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Amendements
| Amendement | Vote / Lien | Décision | Résumé |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000001
Dossier : 1
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer l’effectivité du droit à la prise en charge des agriculteurs en situation de souffrance psychique. En l’état du texte, aucune garantie de délai n’est prévue entre le signalement et le premier contact avec un professionnel qualifié, alors même que l’urgence peut être vitale dans certaines situations. L’instauration d’un délai maximal de 24 heures permet d’assurer la réactivité du dispositif et d’éviter toute rupture dans la chaîne de prévention. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000010
Dossier : 10
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à encadrer le port visible d’armes lors des contrôles de l’Office français de la biodiversité (OFB) sur les exploitations agricoles, lorsque ceux-ci ne relèvent pas d’une procédure judiciaire ou d’un danger avéré. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000011
Dossier : 11
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Date inconnue
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Le présent amendement propose que le Gouvernement remette au Parlement un rapport exhaustif sur l’impact des contrôles administratifs et environnementaux sur le mal-être agricole, en particulier ceux effectués par l’Office français de la biodiversité (OFB), les DDT, les services vétérinaires ou les organismes payeurs de la PAC. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000012
Dossier : 12
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Date inconnue
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Cet amendement vise à compléter les missions du guichet unique départemental de santé mentale agricole en lui confiant la possibilité de recueillir, de manière confidentielle, les témoignages d’agriculteurs faisant état d’un impact psychologique préoccupant lié au déroulement d’un contrôle administratif ou environnemental (OFB, DDT, services vétérinaires, organismes payeurs de la PAC, etc.). |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000013
Dossier : 13
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Date inconnue
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La création d’un réseau national de sentinelles agricoles constitue une avancée reconnue, mais son efficacité dépendra directement de la qualité de la formation qui leur sera dispensée. Or, toutes les données disponibles montrent que la détresse agricole ne naît presque jamais d’un facteur exclusivement psychologique. Elle prend d’abord racine dans des difficultés économiques, administratives et réglementaires qui s’accumulent, jusqu’à devenir insurmontables. Les études de la MSA comme celles de Santé publique France démontrent que les situations de souffrance apparaissent le plus souvent à la suite d’une chute de revenu, d’un endettement croissant, de procédures complexes et répétées ou encore du poids des normes. Solidarité Paysans, qui accompagne chaque année plusieurs milliers d’exploitants, observe que les crises psychiques sont presque toujours l’aboutissement d’une dégradation économique ou administrative et que les premières interventions efficaces portent sur la mise en ordre des dettes, la compréhension des démarches obligatoires ou l’accompagnement lors d’un contrôle. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000015
Dossier : 15
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer les dispositifs de soutien à l’accompagnement psychologique et d’aide au répit administratif, proposés par la MSA, afin d’assurer à tout agriculteur en situation d’épuisement professionnel une aide qui vise à prévenir le burn-out, l’isolement et les situations graves, mais aussi à aider durablement en cas de crise (dettes, problème de santé, de surcharge de travail). Le baromètre Vox Agri 2025 met en évidence une dégradation profonde du moral des agriculteurs. Confrontés à l’inflation, à l’érosion de leurs marges et à un sentiment croissant d’abandon, ils expriment une lassitude durable et une forte inquiétude quant à leur avenir. Dans ce contexte tendu, les risques de surcharge mentale et d’isolement se multiplient. Les exploitants et salariés agricoles sont davantage exposés au stress chronique, avec des conséquences directes sur leur vie familiale, leur santé mentale et, in fine, la pérennité même de leur activité. Cette situation appelle un renforcement des dispositifs d’accompagnement, en particulier ceux qui permettent d’alléger la pression quotidienne et de prévenir l’épuisement professionnel au sein du monde agricole. En 2023, le dispositif d’aide au répit a permis d’accompagner 4 514 bénéficiaires, soit 15 % de plus qu’en 2022, dont 3 613 exploitants et 901 salariés agricoles. Cette progression constante démontre l’utilité concrète du dispositif ainsi que la demande croissante de soutien face aux situations d’épuisement professionnel dans le monde agricole. Quant à l’aide au répit administratif, le succès rencontré incite à pérenniser le dispositif. Née à la suite des manifestations de 2024, elle permet de financer une prestation ponctuelle de secrétariat administratif, visant à soutenir les chefs d’exploitation épuisés qui se sont dessaisis de la gestion administrative. En 2024, plus de 6.000 personnes ont bénéficié de cette aide au répit en France, un chiffre en augmentation de 30% par rapport à 2023. L’amendement vise donc à pérenniser ces dispositifs. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000016
Dossier : 16
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Date inconnue
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La détresse psychique des agricultrices et agriculteurs ne peut être combattue efficacement sans une mobilisation complète de l’ensemble des acteurs présents sur le terrain. Si la proposition de loi crée un guichet unique départemental pour mieux coordonner les réponses sociales et professionnelles, elle ne garantit pas encore l’intégration pleine et entière des acteurs du soin, alors même que les troubles psychiques relèvent de parcours sanitaires complexes et exigeant une coordination de tous les instants. Cet amendement vise donc à associer, de manière structurée, les équipes de psychiatrie de secteur, les centres médico-psychologiques et les établissements autorisés en psychiatrie, ainsi que les professionnels de santé de premier recours et les structures d’exercice coordonné dans l’ensemble des acteurs coordonnés par le guichet ainsi crée. Ces acteurs sont ceux qui, quotidiennement, assurent le repérage thérapeutique, la continuité des soins et l’accompagnement des situations les plus critiques. Leur absence de la gouvernance du guichet unique créerait un risque de cloisonnement préjudiciable pour les personnes en souffrance, et empêcherait de garantir l’articulation indispensable entre dispositifs sociaux, professionnels et sanitaires. Concrètement, il associe : les équipes de psychiatrie de secteur, responsables du suivi territorial et du repérage spécialisé ; Cet amendement donne ainsi toute sa portée au guichet unique en associant pleinement le soin en santé mentale dans le groupe des acteurs coordonnés par le guichet : non pas un dispositif supplémentaire, mais un véritable point de convergence entre ceux qui accompagnent les agriculteurs au quotidien et ceux qui les soignent. Il s’inscrit dans l’exigence de dignité, de proximité et de justice territoriale qui doit guider l’action publique en faveur de celles et ceux qui nourrissent la Nation. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000017
Dossier : 17
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de garantir que le guichet unique départemental de santé mentale agricole ne fonctionne pas en silo, mais en articulation directe avec l’ensemble des acteurs sanitaires qui interviennent réellement dans la prise en charge de la santé mentale sur le territoire. Concrètement, il crée une instance de coordination territoriale réunissant obligatoirement : les équipes de psychiatrie de secteur, responsables du suivi territorial et du repérage spécialisé ; En associant ainsi l’ensemble des acteurs de soins à la gouvernance locale, l’amendement garantit que les orientations prises ne reposent pas uniquement sur la coordination sociale et professionnelle, mais intègrent pleinement les exigences médicales et psychiatriques. Il permet d’éviter les ruptures de parcours, de sécuriser la continuité des prises en charge et d’assurer que chaque agricultrice et agriculteur bénéficie d’une réponse réellement intégrée, cohérente et adaptée aux spécificités de son territoire. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000018
Dossier : 18
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Date inconnue
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Le conseil d’administration de la mission nationale pour la santé mentale des agricultrices et agriculteurs, tel que prévu dans la proposition de loi, associe les acteurs agricoles, les collectivités territoriales et l’État. Toutefois, il ne comprend pas plusieurs acteurs majeurs du pilotage national de la santé mentale, dont l’expertise est indispensable pour définir une stratégie cohérente et opérationnelle. Cet amendement élargit donc la composition du conseil d’administration afin d’y intégrer : le délégué interministériel à la santé mentale et à la psychiatrie, qui assure la cohérence interministérielle de la politique nationale ; |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000019
Dossier : 19
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Date inconnue
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Le présent amendement est issu des discussions qui se sont tenues en commission des affaires sociales. Il vise à prévenir les situations de conflits d'intérêts, lorsque les structures d'aide et d'accompagnement sont également créancières des exploitations. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000002
Dossier : 2
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Date inconnue
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La transmission « en continu » de données sensibles, en l’absence de garanties explicites d’anonymisation et de respect du règlement général sur la protection des données (RGPD), expose le dispositif à un risque juridique majeur. En encadrant strictement ces transmissions, le présent amendement sécurise juridiquement préserve les droits fondamentaux des agriculteurs. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000020
Dossier : 20
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Date inconnue
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Le présent amendement place le guichet départemental unique sous l'autorité du directeur général de l'agence régionale de santé. Le guichet départemental unique est chargé de coordonner la mise en œuvre de la stratégie de prévention du mal-être et du risque suicidaire dans le monde agricole à l'échelle du département. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000021
Dossier : 21
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000022
Dossier : 22
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à porter une attention particulière aux salariés agricoles, conjoints collaborateurs et aidants familiaux qui connaissent également, à l'instar des chefs d'exploitations, des souffrances psychiques et des risques suicidaires. Alors que le nombre d’exploitants agricoles diminue, celui des salariés agricoles, notamment, augmente. Cette tendance apparaît nettement dans les chiffres de la MSA relatifs aux effectifs annuels de la population protégée au titre du risque maladie des régimes agricoles. Cette hausse du salariat agricole résulte de l’agrandissement des exploitations et de leur industrialisation croissante. La filière porcine illustre particulièrement bien cette évolution : entre 2000 et 2020, le nombre d’élevages de porcs a chuté de près de 80 %, tandis que la part du salariat dans l’emploi agricole y est passée de 8 % à 31 %, parallèlement à une concentration de la production porcine dans des exploitations de plus en plus grandes. Cette transformation s’inscrit dans un cadre de politiques agricoles favorisant l’industrialisation au nom de la compétitivité internationale, souvent au détriment de notre souveraineté alimentaire et de la santé des agriculteurs. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire d’accorder une attention particulière aux salariés agricoles, qui ne bénéficient pas toujours d’une implantation locale ou d’une représentation syndicale aussi forte que celle des exploitants. À titre d’illustration, en 2025, seuls 6 % des électeurs inscrits pour les collèges des salariés de la production agricole ont participé aux élections des chambres d’agriculture, contre 30 % dans les collèges des chefs d’exploitation et assimilés. Par ailleurs, les données de la MSA montrent une surreprésentation des salariés agricoles parmi les personnes souffrant de troubles névrotiques, de l’humeur ou de troubles addictifs. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer la prise en compte du mal-être et des souffrances psychiques de ces salariés, dont les conditions de travail sont parfois particulièrement difficiles, tant sur le plan matériel qu’économique. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000023
Dossier : 23
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à assurer une bonne représentation du pluralisme syndical au sein de la mission nationale pour la santé mentale agricole. Les modes de scrutin utilisés pour élire les administrateurs des caisses départementales de la MSA et les représentants des chambres d’agriculture constituent un obstacle majeur à la représentativité de la pluralité du monde agricole. En effet, les scrutins, tel qu’ils sont prévus dans ces instances entraînent une surreprésentation de la liste arrivée en tête, au détriment des syndicats minoritaires, même lorsqu’ils représentent une part significative de l’électorat. Cette situation révèle un problème structurel de pluralisme, qui nécessite des modifications législatives pour réformer les modes de scrutin de ces instances, comme le propose Mme Lepvraud dans sa proposition de loi visant à améliorer la représentativité dans les chambres d’agriculture. Si ce texte ne fait pas l’objet de telles réformes, il est essentiel de veiller à ce que la composition de la mission nationale pour la santé mentale des agriculteurs ne reproduise pas cette surreprésentation. À travers les représentants de la MSA ou des chambres d’agriculture, la composition de la mission nationale, telle que décrite dans cet article, pourrait conduire à une surreprésentation du syndicat majoritaire. Pour garantir une gouvernance équilibrée et fidèle à la diversité du monde agricole, il est nécessaire que les représentants de la MSA et des chambres d’agriculture soient sélectionnés de manière à respecter le poids réel de chaque syndicat au niveau national ou, à défaut, à assurer un équilibre en incluant des représentants des syndicats sous-représentés. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000024
Dossier : 24
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à renforcer l'accès au service de remplacement pour les agriculteurs et agricultrices en situation de souffrance psychique. Il prévoit ainsi de porter à 100% le taux du crédit d'impôt au titre des dépenses engagées pour assurer un remplacement pour congé, pour les agriculteurs et agricultrices en situation de souffrance psychique. Le service de remplacement est un outil essentiel pour prévenir la souffrance psychique et le risque suicidaire en agriculture, il doit être encore renforcé. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000025
Dossier : 25
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à renforcer l'accès au service de remplacement pour les agriculteurs et agricultrices en situation de souffrance psychique. Il prévoit ainsi, pour les agricultrices et agriculteurs en situation de souffrance psychique, la possibilité de bénéficier du crédit d'impôt au titre des dépenses engagées pour assurer un remplacement pour congé jusqu'à 27 jours par an, contre 17 jours tel que la loi le prévoit aujourd'hui. Le service de remplacement est un outil essentiel pour prévenir la souffrance psychique et le risque suicidaire en agriculture, il doit être encore renforcé. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000026
Dossier : 26
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à renforcer l'accès au service de remplacement, notamment pour les agriculteurs et agricultrices en situation de souffrance psychique. Il prévoit ainsi d'une part de porter à 100% le taux du crédit d'impôt au titre des dépenses engagées pour assurer un remplacement pour congé en raison d'une maladie, dont les situations de souffrance psychique. Il prévoit d'autre part d'ouvrir jusqu'à 27 jours par an, contre 17 aujourd'hui, le bénéfice du crédit d'impôt au titre des dépenses engagées pour assurer un remplacement. Le service de remplacement est un outil essentiel pour prévenir la souffrance psychique et le risque suicidaire en agriculture, il doit être encore renforcé. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000027
Dossier : 27
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI précise que la stratégie nationale de prévention du mal-être et du risque suicidaire dans le monde agricole, prévue à l'article 3, intègre un volet spécifique dédié aux départements et régions d’outre-mer, en tenant compte des effets conjoints du changement climatique, de l’insularité, de la dépendance économique et de la cherté de la vie sur la santé mentale des agricultrices et agriculteurs. Dans les départements et régions d’outre-mer, les agricultrices et agriculteurs subissent de plein fouet l’insularité, la dépendance aux importations, des coûts de production et de vie plus élevés, ainsi que les effets déjà bien visibles du changement climatique (cyclones, sécheresses, érosion des sols, dégradation des rendements). Ces facteurs aggravent les difficultés économiques et sociales et pèsent lourdement sur la santé mentale. La mention explicite des spécificités ultramarines dans la stratégie nationale évite que ces territoires soient relégués une fois de plus aux marges des politiques publiques, alors même que la détresse psychique y est nourrie par des facteurs structurels particulièrement violents. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000028
Dossier : 28
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI précise que la mission nationale pour la santé mentale des agricultrices et des agriculteurs, prévue à l'article 3, comprend au moins deux représentants des organisations professionnelles et syndicales agricoles des départements et régions d’outre-mer, en assurant une représentation paritaire des femmes et des hommes. Dans les départements et régions d’outre-mer, les agricultrices et agriculteurs subissent de plein fouet l’insularité, la dépendance aux importations, des coûts de production et de vie plus élevés, ainsi que les effets déjà bien visibles du changement climatique (cyclones, sécheresses, érosion des sols, dégradation des rendements). Ces facteurs aggravent les difficultés économiques et sociales et pèsent lourdement sur la santé mentale. Pourtant, les politiques nationales sont trop souvent élaborées sans représentation directe des Outre-mer dans les instances de pilotage. En imposant la présence d’au moins deux représentants des organisations professionnelles et syndicales agricoles ultramarines au sein de la mission nationale pour la santé mentale, cet amendement vise à donner une voix aux agricultrices et agriculteurs de La Réunion, de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane ou encore de Mayotte dans la définition des priorités. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000029
Dossier : 29
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI intègre aux missions du guichet départemental unique de santé agricole, prévu à l'article 2, la mission d’assurer l’animation d’une cellule de médiation et d’appui socio-économique interinstitutionnelle avec la mutualité sociale agricole, les services fiscaux, les établissements de crédit et les organisations professionnelles agricoles, afin de prévenir et de traiter conjointement les situations de surendettement et de détresse économique des agricultrices et agriculteurs, de leurs conjoints collaborateurs, de leurs aidants familiaux et de leurs salariés agricoles. Il prévoit également que cette cellule de médiation et d’appui socio-économique est habilitée à solliciter auprès des autorités compétentes la mise en œuvre de mesures conservatoires et temporaires de suspension des procédures de saisie ou d’exécution portant sur les biens professionnels agricoles. La détresse psychique des agricultrices et agriculteurs est très souvent liée à des difficultés économiques majeures : endettement massif, dettes sociales et fiscales, procédures de saisie en cours, menaces de ventes forcées. C’est notamment vrai à La Réunion et dans les Outre-mer, où les marges des exploitations sont étroites, les coûts de production plus élevés et les aléas climatiques plus marqués. Dans ce contexte, l’accompagnement psychologique ne peut pas être déconnecté des réalités économiques.
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000003
Dossier : 3
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à sécuriser juridiquement l’intervention des sentinelles agricoles, dont le rôle repose sur la détection précoce de situations de souffrance psychique souvent sensibles. Il rappelle l’obligation de confidentialité des acteurs concernés, indispensable à l’instauration d’un climat de confiance avec les agriculteurs, condition essentielle de l’efficacité du dispositif. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000030
Dossier : 30
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit la remise d'un rapport visant à évaluer les conflits d’intérêts qui peuvent exister entre les sentinelles et les agriculteurs et agricultrices. Il évalue notamment les problématiques liées au statut de « créancier » d’une sentinelle vis-à-vis des agriculteurs en difficulté, et formule des propositions visant à prévenir ces conflits d'intérêt. Les situations de conflit d’intérêts entre des sentinelles et des agriculteurs peuvent en effet être fréquentes et sources de tensions. Ces sentinelles sont en effet en grande partie des salariés ou administrateurs d’organismes créanciers des agriculteurs, ou ayant avec les agriculteurs des relations commerciales ou de contrôle. En cas de difficultés économiques, cette position n’est pas propice à instaurer une relation de confiance pour les agriculteurs. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000031
Dossier : 31
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à déléguer le pilotage du guichet départemental unique de santé mentale aux DDT(M) afin de garantir la neutralité du dispositif et donc une orientation vers des réponses adaptées. Dans son rapport sur le fonctionnement des chambres d’agriculture, la Cour des comptes a souligné la multitude d’irrégularités et de dysfonctionnements des chambres, que l’Etat ne contrôle pas suffisamment. Dans ce contexte, il est risqué, par exemple, de confier la mise en œuvre d’une politique aussi sensible aux chambres d’agriculture. Ainsi cet amendement vise à s’assurer que la coordination de ce dispositif soit mise en œuvre par une structure neutre. Cet amendement a été travaillé avec la Confédération Paysanne et Solidarité Paysans. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000032
Dossier : 32
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Non renseignée
Date inconnue
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La présente proposition est un amendement d'appel qui vise à évoquer la nécessité de supprimer les ARS et à les remplacer par des Directions départementales des affaires sanitaires et sociale. Le contexte que nous connaissons nous impose une nécessaire simplification des procédures. Aussi, confier une mission de remise de rapport aux Agences Régionales de Santé a pour conséquence directe de légitimer ces structures. Or, ces structures sont de vraies usines à gaz technocratique sans réelle efficacité. Les ARS participent directement à la bureaucratisation de la santé au détriment du temps médical. Il faut donc supprimer la Loi Bachelot de 2008 qui a créé ces ARS. Au Rassemblement National, nous militons pour la suppression de nombreuses agences d'Etat et une reprise en main de leurs missions par les ministères afin de réaliser de nombreuses économies. S'agissant précisément des ARS, nous proposons que les prérogatives soient exercées par des Directions départementales des affaires sanitaires et sociales, sous l'autorité du Préfet de département. La santé mentale des agriculteurs est un sujet important qui nécessite une réponse efficace et rapide et les ARS ne sont pas la structure la plus adaptée pour y répondre. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000033
Dossier : 33
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer l'article 3 ter. La remise d'un énième rapport par le gouvernement, au parlement, sur l'efficacité d'une stratégie nationale constitue une charge de travail non négligeable pour les services ministériels, dont ils pourraient se passer. Il conviendrait plutôt de leur dégager du temps afin que ces derniers puissent se concentrer sur leur coeurs de métier, à savoir, s'agissant du ministère de l'agriculture, venir en soutien au monde agricole et en mettant en place les conditions permettant au modèle agricole français de conserver sa place dans le monde ainsi qu'à accroitre sa présence sur les marchés agricoles mondiaux. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000034
Dossier : 34
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à poser les premières bases d'une réponse urgente à la crise agricole que traverse notre pays. Le monde agricole français connait effectivement une crise profonde et structurelle qui ne doit pas être abordée que sous l'unique prisme de la santé ou du mal-être. Dans mon département des Vosges en 2020, on dénombrait 2100 exploitations agricoles, en baisse de 33% par rapport à 2010. En nombre d'exploitations, c'est l’élevage, notamment porcin et avicole qui subit les plus fortes diminutions. On constate également un vieillissement de la population agricole : Plus d’un chef exploitant sur cinq a au moins 60 ans. Il est donc urgent de préparer l'avenir et prévenir la crise des vocations : il est urgent de simplifier plus encore le métier d'agriculteur pour les générations futures. De plus, pendant des décennies, l'agriculture française a été méprisée et reléguée au rang de sous-métier par les élites parisiennes. Or, les agriculteurs ne comptent pas leurs heures de travail. Ce sont notamment eux qui, en silence et dès l'aube, travaillent pour le pays sans jamais se plaindre. Sauf que, depuis quelques années, les charges et les normes toutes plus ubuesques les unes que les autres, leurs tombent dessus et les agriculteurs ont donc arrêté de se taire. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000035
Dossier : 35
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Date inconnue
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Le présent amendement est un amendement d'appel qui vise à réaffirmer l'utilité de la loi Duplomb pour défendre le modèle agricole français et enrayer la crise structurelle que connaît le secteur, qui a fatalement un impact sur l'état d'esprit et la profession, entrainant morosité et mal-être. Face à la concurrence internationale déloyale et face aux accords de libre-échange en matière agricole qui sont négociés au niveau européen dans le dos des peuples, il apparaît impératif de réaffirmer les grands principes de la Loi Duplomb dans le présent texte. La loi Duplomb est indispensable à nos agriculteurs et je pense particulièrement aux normes qui ont pu être assouplies afin de leur redonner de l'oxygène. Dans mon département des Vosges, territoire éminemment agricole et d'élevage avec 219 500 hectares de surface utilisée (en 2020) et 240 700 Unités Gros Bétail en 2020, l'allègement des procédures ICPE élevage fait sens. Cette loi relève les seuils à partir desquels les élevages doivent obtenir une autorisation environnementale (ICPE). Par exemple, pour les volailles, le seuil passe de 40 000 à 85 000, et pour les porcs de 2 000 à 3 000 cochons. Moins de structures seront concernées par les autorisations, ce qui réduit significativement la charge administrative et les tracasseries. La Loi Duplomb permet aussi une simplification des enquêtes publiques, préférant des permanences en mairie pour une concertation locale plus efficiente : les démarches sont moins lourdes et les porteurs de projets agricoles, pour les bâtiments d’élevage par exemple, sont plus enclins à se développer. En 2022, on comptait 21 000 arrêts d'activité pour seulement 14 000 installations en France et un nombre d'exploitations agricoles en baisse de près de 40% sur la dernière décennie. Dans les Vosges en 2020, on dénombrait 2100 exploitations agricoles, en baisse de 33% par rapport à 2010. En nombre d'exploitations, c'est l’élevage, notamment porcin et avicole qui subit les plus fortes diminutions. On constate également un vieillissement de la population agricole : Plus d’un chef exploitant sur cinq a au moins 60 ans. Il est donc urgent de préparer l'avenir et prévenir la crise des vocations : il est urgent de simplifier plus encore le métier d'agriculteur pour les générations futures. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000036
Dossier : 36
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Date inconnue
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Cet amendement vise à simplifier la vie des éleveurs confrontés aux zoonoses telles que la tuberculose bovine ou la brucellose. De nombreux abattages totaux sont aujourd’hui imposés, amenant à des drames humains d’éleveurs sans troupeau. Le statut indemne de la France sur ces zoonoses peut être conservé via un abattage partiel et un suivi précis des contaminations. Ces abattages ayant des impacts sur la santé mentale des agriculteurs et agricultrices dont les cheptels sont abattus, un accompagnement psychologique est indispensable.
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000037
Dossier : 37
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Date inconnue
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La santé psychique et mentale est indissociable de la santé physique et vice-versa. Les agricultrices, qu’elles soient cheffes d’exploitation, conjointes collaboratrices ou salariées, font aujourd’hui face à des conditions de travail particulièrement éprouvantes. D’une part, elles pâtissent d’un manque de prise en charge particulièrement présent des effets physiques et psychologiques de l’usure professionnelle, qui s’ajoute à une double voire triple journée de travail et une précarité structurelle. D’autre part, les liens entre l’exposition chronique à certains produits phytosanitaires et l’augmentation des troubles de la fertilité, des fausses couches, de l’endométriose, ainsi que de certains cancers hormonodépendants ont été largement étayés scientifiquement. Les femmes agricultrices souffrent pourtant d’un accès encore plus dégradé aux soins en matière de santé sexuelle et gynécologique. Les déserts médicaux, conjugués aux contraintes horaires du travail agricole et au manque d’information, limitent le recours aux dispositifs de prévention et de dépistage. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les agricultrices cumulent souvent plusieurs responsabilités – professionnelles, familiales, domestiques – avec peu de possibilités de répit ou de suivi médical régulier. Autant de contraintes qui peuvent peser sur leur santé mentale. Il convient de mettre à disposition les moyens nécessaires pour les accompagner au mieux. Cette expérimentation ne créée aucun droit irréversible tel que mentionner dans la jurisprudence de la commission des finances (Rapport d’information du Président la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire Eric Coquerel, n° 1891 du 30 septembre 2025, sur la recevabilité financière des initiatives parlementaires et la recevabilité organique des amendements à l’Assemblée nationale, p. 73 et 74).
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000038
Dossier : 38
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Date inconnue
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L’amendement vise à conditionner le maintien du statut au respect des engagements qui y sont attachés. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000039
Dossier : 39
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Date inconnue
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L'amendement vise à mettre l'accent sur le traumatisme que représente souvent un abattage pour cause de crise sanitaire pour un agriculteur. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000004
Dossier : 4
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Date inconnue
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Cet amendement vise à élargir les acteurs compris dans le dispositif. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000040
Dossier : 40
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Date inconnue
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Les agriculteurs et agricultrices sont les premières victimes des pesticides, la maladie provoque une détérioration durable de la santé physique et mentale, générant stress, anxiété, isolement, perte d’autonomie et détresse psychologique. Or, la prise en charge actuelle se concentre principalement sur les dimensions physiques et indemnitaires, laissant de côté un besoin fondamental : le soutien psychique, pour la personne malade et pour ceux et celles qui l’accompagnent au quotidien.
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000041
Dossier : 41
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Date inconnue
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Après l’article L. 1413-1 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 1413-1-1 ainsi rédigé : « Art. L. 1413-1-1. – L’Agence nationale de santé publique met en œuvre un dispositif permanent de surveillance, d’investigation, de recherche épidémiologique et d’analyse des causes potentielles des surincidences de cancers pédiatriques. « Ce dispositif assure notamment : « 1° La détection précoce et systématique de regroupements de cas de cancers chez les mineurs ; « 2° La réalisation rapide d’enquêtes sanitaires, environnementales et épidémiologiques approfondies en cas de signalement, incluant l’analyse des facteurs de risque connus ou suspectés ; « 3° La conduite ou la coordination d’études destinées à améliorer la connaissance des causes potentielles des surincidences observées, notamment en croisant les données sanitaires avec les données environnementales ou d’exposition disponibles; « 4° La publication annuelle d’un rapport public présentant les clusters investigués, les méthodes utilisées, les résultats obtenus, les hypothèses explicatives explorées ainsi que les éventuelles actions correctives recommandées ; « 5° Une coopération renforcée avec les agences régionales de santé, les registres de cancers, les organismes de recherche et les agences spécialisées dans la surveillance de l’environnement.
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000005
Dossier : 5
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Date inconnue
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Cet amendement vise à obtenir un avis professionnel sur la liste des acteurs fixée par arrêté. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000006
Dossier : 6
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Date inconnue
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Cet amendement vise à élargir l’application de loi en l’étendant aux acteurs du monde agricole. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000007
Dossier : 7
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Date inconnue
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Les parlementaires, dans le cadre de leurs déplacements sur le terrain, recueillent les doléances des administrés et au premier chef celles des agriculteurs. Cet amendement vise à les intégrer dans le dispositif national des sentinelles agricoles. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000008
Dossier : 8
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer l’aide apportée aux agriculteurs en détresse psychologique. En effet, ce cinquième objectif semble l’essence même de la raison d’être de cette proposition de loi et il convient à ce titre de le faire figurer dans la liste des missions du guichet unique départemental de santé mentale agricole. |
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AMANR5L17PO838901BTC2200P0D1N000009
Dossier : 9
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Date inconnue
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Cet amendement vise à combler un angle mort majeur de la proposition de loi : la détection précoce des agriculteurs en grande difficulté lors des contrôles administratifs. |