Votes
Amendements
| Amendement | Vote / Lien | Décision | Résumé |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000105
Dossier : 105
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à supprimer la disposition prévue par l’article visant à permettre aux collectivités de réaliser des aménagements cyclables de manière plus souple. Cet article remplace la liste actuelle des aménagements cyclables par une formulation plus générale, renvoyant à des aménagements « adaptés aux besoins et contraintes de la circulation ». Cette évolution réduit la précision et la portée normative du dispositif, au détriment de la lisibilité des exigences en matière de sécurité des cyclistes. Elle renvoie à un arrêté ministériel le soin de définir les types d’aménagements applicables. Ce transfert du niveau législatif vers le niveau réglementaire fragilise la stabilité du cadre juridique et introduit une incertitude sur le niveau d’exigence des règles dans le temps. Dans leur ensemble, ces modifications sont de nature à conduire à des interprétations plus souples des exigences de sécurité et à des niveaux de protection hétérogènes selon les territoires, alors même que la sécurité des cyclistes constitue un enjeu majeur de politique publique. Amendement travaillé avec la fédération des usagers de la bicyclette (FUB) |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000120
Dossier : 120
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Rejeté
02/07/2026
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Des projets d’infrastructures se heurtent régulièrement à des procédures contentieuses qui retardent des travaux attendus par des milliers d’usagers, ce qui a été le cas dans les départements de l’Ain et de la Saône-et-Loire avec un contentieux de plus de quatre ans concernant la construction d’un nouveau pont interdépartementale à Fleurville. Considérant que les projets d’infrastructures publiques, en particulier ceux portés par les collectivités territoriales, constituent un levier essentiel de continuité, de sécurité et de qualité du service public rendu aux usagers, notamment dans les domaines des transports et des mobilités, du grand cycle de l’eau, des énergies, des télécommunications et des équipements publics locaux ; Considérant que la concrétisation de ces projets se heurte, de manière croissante, à une insécurité juridique résultant de contentieux longs et complexes, notamment en matière environnementale ; Considérant que la durée excessive de ces procédures est susceptible de compromettre durablement la réalisation d’infrastructures pourtant autorisées, entraînant des surcoûts importants pour les finances publiques et des préjudices significatifs pour les populations concernées, mettant ainsi en péril l’intérêt général et les besoins essentiels des populations concernées ; Considérant la décision du 21 novembre 2025 du Conseil d’État (Conseil d’État, 21 novembre 2025, Département de l’Ain et autre, n° 495622) qui a précisé la méthodologie d’appréciation de la condition tenant à l’absence de solution alternative satisfaisante lorsqu’un projet est susceptible de porter atteinte à des espèces protégées, stipulant qu’une solution alternative ne peut être regardée comme satisfaisante que si elle est appropriée aux besoins à satisfaire, aux moyens susceptibles d’être employés par le maître d’ouvrage public et aux objectifs poursuivis par le projet. Considérant cette méthodologie issue de la jurisprudence dépourvue de portée normative générale, laissant subsister une incertitude tant pour les porteurs de projets que pour les juridictions ; En application de l’article L. 3211‑3 du code général des collectivités territoriales, il semble important de renforcer la sécurité juridique des projets d’infrastructures publiques nécessaires à la continuité, à la sécurité ou à l’amélioration du service public et tendant à ce que soient codifiés au sein du code de l’environnement, les critères jurisprudentiels permettant d’apprécier l’existence d’une solution alternative satisfaisante. Cet amendement tend à adapter les règles procédurales applicables aux recours dirigés contre les autorisations environnementales délivrées pour des projets d’infrastructures locaux nécessaires à la continuité, à la sécurité ou à l’amélioration du service public. Sans remettre en cause le droit constitutionnel au recours juridictionnel effectif, elle prévoit un traitement prioritaire de ces contentieux afin d’en maîtriser les délais et d’éviter le blocage prolongé de projets d’intérêt général local. Enfin, il étend expressément à ces projets les mécanismes d’annulation partielle et de sursis à statuer, afin de permettre la poursuite de l’exécution des autorisations environnementales dans leurs parties non entachées d’illégalité. Ainsi, il poursuit un objectif d’équilibre entre la protection de l’environnement, le respect du droit au recours et les exigences de continuité et d’efficacité du service public. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000149
Dossier : 149
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Rejeté
02/07/2026
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L’article 21 modifie l’article L. 228‑2 du code de l’environnement relatif à la prise en compte des aménagements cyclables lors des opérations de voirie en agglomération. Les dispositions du 1° apportent des modifications substantielles à cet article. Elles remplacent la liste actuelle des aménagements cyclables par une formulation plus générale, renvoyant à des aménagements « adaptés aux besoins et contraintes de la circulation ». Cette évolution réduit la précision et la portée normative du dispositif, au détriment de la lisibilité des exigences en matière de sécurité des cyclistes. Elle renvoie à un arrêté ministériel le soin de définir les types d’aménagements applicables. Ce transfert du niveau législatif vers le niveau réglementaire fragilise la stabilité du cadre juridique et introduit une incertitude sur le niveau d’exigence des règles dans le temps. Dans leur ensemble, ces modifications sont de nature à conduire à des interprétations plus souples des exigences de sécurité et à des niveaux de protection hétérogènes selon les territoires, alors même que la sécurité des cyclistes constitue un enjeu majeur de politique publique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000151
Dossier : 151
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Tombé
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à augmenter le taux plafond du versement mobilité de + 0,15 % pour chaque catégorie de taille de commune ou d’établissement public. Le versement mobilité est une contribution patronale, versée par toutes les entreprises qui emploient au moins 11 salariés et dont le but est le financement des infrastructures de transport en commun. Ce versement représente la première source de financement des transports en commun. La plupart des AOM s’en sont d’ailleurs saisies fortement. En moyenne, 62 % des AOM instituent le taux plafond et 100 % dans les grandes villes. Les associations d’élus revendiquent depuis plusieurs années une majoration du plafond. Dans un contexte d’inflation des coûts d’entretien et d’investissement dans les infrastructures de transport et alors que les Français empruntent davantage les transports publics qu’avant, il parait opportun d’augmenter ce taux. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000152
Dossier : 152
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à donner la possibilité aux AOM souhaitant mettre en place un Service Express Régional Métropolitain, de majorer de 0,15 % le taux du versement mobilité. Les Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) constituent un levier majeur de transformation des mobilités du quotidien. En proposant une offre renforcée de transports collectifs ferroviaires et routiers, articulée avec les autres modes de déplacement, ils répondent à un triple objectif de cohésion territoriale, de décarbonation des déplacements et d’amélioration de l’accès à l’emploi, aux services et aux équipements publics. La réalisation d’un SERM implique toutefois des investissements particulièrement importants de la part des collectivités territoriales et de leurs groupements compétents. Au-delà des infrastructures ferroviaires, les projets nécessitent la création ou la modernisation de pôles d’échanges multimodaux, le développement de réseaux de transport urbain et interurbain complémentaires, l’aménagement de parcs-relais, ainsi que l’acquisition de matériels roulants et de systèmes d’exploitation performants. Or les ressources financières actuellement à la disposition des autorités organisatrices de la mobilité ne permettent pas toujours de faire face à ces besoins d’investissement, alors même que les bénéfices des SERM s’étendent largement au tissu économique local. Les entreprises bénéficient en effet directement d’une amélioration de l’accessibilité des bassins d’emploi, d’une réduction des difficultés de recrutement liées à la mobilité et d’une diminution des coûts induits par la congestion routière. Le versement mobilité constitue, à ce titre, un outil particulièrement adapté pour accompagner le financement de ces projets structurants. Son produit est directement affecté au développement des transports publics et repose sur un principe de solidarité territoriale entre les acteurs économiques et les services de mobilité dont ils retirent un bénéfice direct. Il est ainsi proposé d’autoriser les AOM qui s’engagent dans un projet de SERM à appliquer un taux majoré de versement mobilité de 0,15 %. Cette faculté permettrait de dégager des ressources pérennes destinées à financer les investissements nécessaires à la réalisation de ces infrastructures d’intérêt local. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000154
Dossier : 154
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Non soutenu
02/07/2026
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Cet amendement vise à garantir l’effectivité de l’obligation prévue par l’article 18 pour les donneurs d’ordre assujettis. En l’absence de sanction, l’obligation de recourir à une part minimale de prestations de transport routier de marchandises réalisées au moyen de véhicules à faibles ou très faibles émissions risque de demeurer insuffisamment contraignante. L’amendement prévoit donc une amende administrative proportionnée, plafonnée à 0,1 % du chiffre d’affaires hors taxes réalisé en France au titre des prestations concernées, en cas de non-respect de l’obligation ou de défaut de transmission des informations annuelles aux services de l’État.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000155
Dossier : 155
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à intégrer les indicateurs de report modal et de performances économiques des politiques de mobilité au reporting annuel des AOM auprès du comité des partenaires. L’article 13 crée l’obligation annuelle pour les AOM d’établir un rapport « sur les moyens et ressources dévolus à la mise en œuvre de la compétence d’organisation de la mobilité. » qu’elle transmet au comité des partenaires. L’article L1231‑5 du code des transports dispose que ce comité des partenaires associe des représentants des organisations professionnelles d’employeurs, des représentants des organisations syndicales de salariés, des représentants des associations présentes sur le territoire, notamment les associations d’usagers ou d’habitants, ainsi que des habitants tirés au sort. Les représentants des employeurs disposent d’au moins 50 % des sièges au sein du comité. Si ce retour annuel est important pour piloter au mieux l’organisation des mobilités à venir, il pourrait être complété par la notion de performance de la dépense publique. En ce sens, nous proposons de l’élargir à l’efficience économique des investissements et services déployés par rapport au report modal généré. Cette dimension permettrait aux AOM de mieux arbitrer leurs investissements en faveur des modes les plus performants selon la typologie de leurs territoires, tout en associant les employeurs, les associations d’usagers et les habitants à ces décisions. Le présent amendement vise à éclairer les autorités organisatrices et les comités des partenaires qu’elles composent sur leurs investissements en intégrant des indicateurs d’efficience économique et de report modal généré par les politiques de mobilité qu’elles engagent. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000165
Dossier : 165
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Retiré
02/07/2026
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Cet amendement vise à simplifier les conditions de perception du versement mobilité additionnel par les syndicats mixtes de transport. Le droit actuel renvoie à la notion "d’aire urbaine" d’au moins 50 000 habitants et aux communes multipolarisées des grandes aires urbaines, zonage désormais obsolète. Cette référence complexifie la mise en place du versement mobilité additionnel et crée des effets de frontière peu lisibles. L’amendement remplace ce critère par une référence au ressort territorial des autorités organisatrices de la mobilité membres du syndicat mixte, afin de mieux tenir compte des bassins de mobilité et de faciliter le financement de services dépassant les limites d’une seule AOM. Amendement travaillé avec Régions de France.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000167
Dossier : 167
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Non soutenu
02/07/2026
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Cet amendement vise à permettre aux acheteurs publics et privés soumis aux obligations de verdissement de leurs flottes de prendre en compte, dans une limite de 15 %, les cycles et cycles à pédalage assisté affectés à un usage professionnel. Cette faculté de substitution reconnaît le rôle des vélos professionnels, notamment des vélos à assistance électrique, dans la décarbonation des déplacements et des activités de service, en particulier pour les trajets de proximité, la logistique urbaine légère, les interventions techniques ou les déplacements professionnels de courte distance. Elle offre une souplesse opérationnelle aux acteurs concernés, sans remettre en cause l’objectif principal de renouvellement des flottes par des véhicules à faibles ou très faibles émissions, puisque la prise en compte des cycles est plafonnée à 15 % de l’obligation annuelle. Amendement travaillé avec la Fédération professionnelle de cyclologistique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000170
Dossier : 170
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Rejeté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à assurer une meilleure contribution de l’activité touristique au financement du réseau de transports des communes concernées en leur permettant, par décision du conseil municipal, d’instaurer une taxe de séjour additionnelle reversée à l’autorité organisatrice de mobilité compétente. À l'heure ou le renforcement de l’offre de transports du quotidien nécessite de mobiliser de nouvelles ressources, la contribution des visiteurs constitue une mesure de justice territoriale. Cette nouvelle possibilité s’inscrit dans une logique d’autonomisation des collectivités territoriales en leur permettant, si elles le souhaitent, de lever des recettes afin de financer des services de mobilité à l’échelon local. Au sujet d’un autre dispositif (au taux substantiellement plus élevé, et obligatoire) le rapport de l’Inspection générale des finances sur les perspectives financières d’Île‑de‑France Mobilités précisait qu’« une telle taxe additionnelle représente un faible surcoût pour les voyageurs » rapporté au coût d’une chambre et que « peu d’effets macroéconomiques significatifs sont à attendre ». A titre d'exemple, une surtaxe de 20% de la taxe de séjour rapporterait un million d'euros au niveau du syndicat des mobilités Pays Basque Adour. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000173
Dossier : 173
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparenté vise à instaurer une taxe additionnelle à la taxe de séjour perçue par le bloc communal au profit des AOM. Face aux besoins de financements colossaux des autorités organisatrices de la mobilité pour assurer le développement de leurs infrastructures de transports, notamment à travers le déploiement des services express régionaux métropolitains, ou pour mener à bien le renforcement de l’offre de transports alternatifs à la voiture, la Conférence « Ambition France Transport » qui a rendu ses conclusions au début de l’été 2025, propose des pistes de financements pertinentes. Tandis que le modèle de financement des AOM est aujourd’hui particulièrement fragile, il paraît indispensable de garantir un financement pérenne des services de mobilité, en diversifiant leurs ressources et en mettant à contribution des catégories plus larges de contribuables. Cette mesure, qui traduit une des recommandations de la conférence « Ambition France Transport » , permet de tirer des bénéfices issus de la chaîne de valeur générée au niveau local par l’offre de transports. Cet amendement a été travaillé avec l’Union des Transports Publics et Ferroviaires |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000177
Dossier : 177
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Tombé
02/07/2026
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Les plans d’action commune en matière de mobilité solidaire (PAMS) associent, en l’état du droit, « les organismes publics et privés » intervenant auprès des publics en situation de vulnérabilité. Les structures de l’économie sociale et solidaire (ESS), personnes morales de droit privé, entrant déjà dans cette catégorie, le présent amendement ne modifie pas le périmètre des organismes associés, mais en clarifie la portée. Cette clarification n’est pas superflue : sur le terrain, la mention des « organismes privés » est fréquemment comprise comme renvoyant aux seuls opérateurs économiques classiques, et la contribution propre de l’ESS est régulièrement omise dans la composition des instances de coordination. Or celle-ci recouvre une diversité de formes (associations, coopératives, mutuelles, fondations et sociétés commerciales d’utilité sociale) dont plusieurs sont, dans le champ de la mobilité solidaire, les premiers opérateurs de terrain. La réduire aux seules associations, comme le fait souvent l’usage, conduirait à écarter, par exemple, les coopératives de covoiturage ou d’autopartage solidaires. Alors que moins d’une dizaine de PAMS ont été signés, que la mobilité solidaire souffre d’une mise en œuvre lacunaire et d’un périmètre diversement interprété, il importe que la loi indique sans ambiguïté aux autorités organisatrices que ces acteurs sont des partenaires à part entière. Cet amendement, travaillé avec la Filière française de la mobilité inclusive, solidaire et durable (FFMISD), revêt avant tout une portée d’abord interprétative : il sécurise la place des acteurs de l’ESS sans rien retrancher à celle des autres parties prenantes, publiques comme privées. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000179
Dossier : 179
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Tombé
02/07/2026
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Le présent amendement poursuit le même objectif que l’amendement précédent : mettre fin à l’inertie qui caractérise le déploiement des plans d’action commune en matière de mobilité solidaire (PAMS). Créés par la loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 mais dépourvus de toute échéance, ces plans sont à ce jour moins d’une dizaine à avoir été signés. À la différence d’une date butoir directement inscrite dans la loi, cet amendement de repli confie au pouvoir réglementaire le soin de fixer l’échéance par décret. Le but est le même : borner dans le temps une obligation jusqu’ici théorique tout en laissant au Gouvernement la faculté d’arrêter une date jugée raisonnable, au terme d’une concertation avec les autorités organisatrices au regard de leurs capacités effectives. Cet amendement a été travaillé avec la Filière française de la mobilité inclusive, solidaire et durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000182
Dossier : 182
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Adopté
02/07/2026
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L’article 13 impose aux autorités organisatrices de la mobilité d’établir chaque année un rapport sur les moyens et les ressources dévolus à l’exercice de leur compétence d’organisation de la mobilité, indiquant notamment les recettes fiscales et tarifaires ainsi que les dépenses de fonctionnement et d’investissement. Ce rapport est transmis au comité des partenaires qui associe notamment les employeurs (premiers financeurs des AOM au titre du versement mobilité), les organisations syndicales, les associations d’usagers et des habitants tirés au sort. Ce retour annuel gagnerait à dépasser la seule présentation des recettes et des dépenses pour éclairer la performance de la dépense publique. Les auditions ont mis en évidence la multiplication des rapports dépourvus d’indicateurs partagés d’efficience économique et de report modal, qui prive les autorités organisatrices comme les comités des partenaires des éléments nécessaires pour mesurer le rendement réel des investissements selon la typologie des territoires. Travaillé avec l’Association des acteurs du vélo public (AAVP), le présent amendement complète ce rapport par des indicateurs d’efficience économique et de report modal généré. Il vise à permettre aux autorités organisatrices et aux comités des partenaires d’arbitrer leurs investissements en faveur des modes les plus performants, tout en associant les employeurs, les usagers et les habitants à ces décisions. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000183
Dossier : 183
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement vise à maintenir en vigueur la rédaction actuelle de l’article L. 228‑2 du code de l’environnement, qui impose la réalisation d’aménagements cyclables lors des opérations de création ou de rénovation de voies en agglomération. Issu de la loi « LAURE » de 1996 et enrichi par la loi d’orientation des mobilités de 2019, cet article garantit aujourd’hui, au niveau législatif, une liste précise d’aménagements : pistes, bandes cyclables, voies vertes, zones de rencontre ou marquages au sol, à retenir en fonction des besoins et contraintes de la circulation. Le 1° de l’article 21 modifie substantiellement ce dispositif : il supprime cette liste pour lui substitue des aménagements « adaptés aux besoins et contraintes de la circulation » dont les types seraient désormais déterminés par décret en Conseil d’État. Il supprime en outre la seconde phrase du premier alinéa, relative à la circulation des cyclistes sur les voies en site propre. Ce transfert du niveau législatif vers le niveau réglementaire affaiblit la précision et la portée normative de la garantie offerte aux cyclistes : la liste des aménagements sécurisés ne figurerait plus dans la loi et le niveau d’exigence pourrait varier dans le temps au gré du pouvoir réglementaire. Surtout, la rédaction retenue a explicitement pour objet d’autoriser des aménagements en « trafic mixte », moins coûteux, dans lesquels cyclistes et véhicules motorisés partagent la même chaussée, là où le droit en vigueur impose des aménagements dédiés. Une telle évolution est de nature à conduire à des niveaux de protection hétérogènes selon les territoires et, dans un contexte de hausse de la mortalité cycliste et de contraction des moyens consacrés au vélo, à un recul de la sécurité des cyclistes, alors même que celle-ci constitue un enjeu majeur de politique publique et que près de 40 000 kilomètres d’aménagements cyclables manquent encore en France. Travaillé avec la Fédération Française des Usagères et usagers de Bicyclette, le présent amendement entend éviter un recul du niveau de protection des cycliste et propose en conséquence de conserver le droit en vigueur |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000185
Dossier : 185
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Retiré
02/07/2026
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Le contrôle de légalité exercé par le représentant de l’État constitue un levier essentiel d’effectivité des obligations posées par l’article L. 228‑2 du code de l’environnement, qui impose la réalisation d’aménagements cyclables à l’occasion des travaux de voirie en agglomération. Or, en l’état du droit, le a du 1° du I de l’article L. 2131‑2 du code général des collectivités territoriales exclut de l’obligation de transmission au préfet les délibérations relatives à l’ouverture, au redressement et à l’élargissement des voies communales. Ces décisions échappent ainsi au contrôle de légalité, alors même qu’elles peuvent avoir une incidence directe sur l’existence, la qualité ou la continuité des aménagements cyclables. Le présent amendement proposé en collaboration avec la FUB introduit une exception ciblée à cette exclusion : les délibérations ayant une incidence sur la réalisation, la modification ou la suppression d’aménagements ou d’itinéraires cyclables redeviendraient transmissibles. Il renforce la transparence des décisions locales et garantit un meilleur respect du droit existant, sans alourdir excessivement les obligations des collectivités, le surcroît de transmission étant circonscrit aux seules décisions affectant les aménagements cyclables |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000187
Dossier : 187
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Retiré
02/07/2026
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Le présent amendement du groupe Socialistes et apparentés propose d’inscrire dans la loi-cadre la nécessité pour les feuilles de routes établies conjointement par les représentants des filières économiques, le Gouvernement et les représentants des filières ferroviaires et fluviales, de respecter un objectif chiffré de part modale de fret ferroviaire et fluvial. Dans le cadre de la stratégie nationale bas-carbone, l’État souhaite investir dans le transport ferroviaire de marchandises. La stratégie nationale pour le fret ferroviaire a donné comme objectif le doublement de la part modale du fret ferroviaire d’ici 2030, en passant de 9 % en 2019 à 18 %. À plus long terme, l’État se donne pour objectif d’atteindre une part modale pour le fret ferroviaire de 25 % à l’horizon 2050. Pour le transport fluvial, la 3e stratégie nationale bas-carbone préconise une augmentation de 50 % de la part modale du fret fluvial d'ici 2030, ce qui représenterait une part modale de 3,45%, contre 2,3% aujourd'hui. En cohérence avec ces engagements, cet amendement propose d’inscrire dans cette loi-cadre des objectifs minimum chiffrés à respecter. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000191
Dossier : 191
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à renforcer la lutte contre la consommation de substances ou plantes classées comme stupéfiants des conducteurs de transports publics routiers de personnes en ajoutant un volet sensibilisation et en préservant les droits des salariés et l’impartialité de la procédure. Cet amendement prévoit : – de rendre obligatoire l’organisation d’une campagne de sensibilisation et de prévention sur les risques d’usage des substances ou plantes classées comme stupéfiants avant la réalisation d’un premier test de dépistage. – d’assurer la confidentialité et le secret du résultat du test de dépistage – d’inscrire dans le règlement de l’entreprise les conséquences disciplinaires potentielles d’un test positif et de permettre au salarié de solliciter l’accompagnement d’un représentant du personnel ou d’un salarié de son choix. – de permettre au salarié en cas de test positif de solliciter un second test de dépistage à la charge de l’employeur sauf en cas de confirmation du test initial. Cet amendement a été travaillé avec CFDT FTGE |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000196
Dossier : 196
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement des députés socialistes et apparentés est un amendement de précision rédactionnelle visant à clarifier et sécuriser le rôle des autorités portuaires dans le cadre des négociations des accords de place et des plans de développement du transport fluvial. L'article L5422-19-1 du code des transports, dans sa rédaction issue du texte adopté par le Sénat, prévoit que les plans de développement du transport fluvial et les accords de place sont négociés par les représentants des organisations professionnelles des entreprises présentes sur le port concerné « sous l'égide de l'autorité portuaire mentionnée à l'article L. 5331-5 qui y participe directement ». Or, les autorités portuaires ne sont pas parties contractantes dans les relations commerciales entretenues entre transporteurs maritimes, manutentionnaires et transporteurs fluviaux. La formulation actuelle, qui leur confère un rôle de participation directe à ces négociations, est susceptible de créer une confusion quant à leur positionnement institutionnel et de fragiliser juridiquement le dispositif. Afin de lever cette ambiguïté, le présent amendement propose de substituer à la notion de participation « sous l'égide » de l'autorité portuaire celle d'une négociation conduite « en coordination avec » celle-ci. Cette modification permet à l'autorité portuaire de conserver pleinement son rôle de régulateur neutre et d'arbitre impartial, garant de l'équilibre entre les différents usages portuaires, de la transparence des pratiques et du respect des règles de concurrence, sans pour autant s'immiscer dans des relations commerciales dont elle n'est pas partie.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000199
Dossier : 199
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement des députés socialistes et apparentés est un amendement de précision rédactionnelle visant à clarifier et sécuriser le rôle des autorités portuaires dans le cadre des négociations des accords de place et des plans de développement du transport fluvial. Il propose à cet effet de supprimer la référence aux plans stratégiques des ports. Cette suppression permet d'alléger le dispositif et d'éviter une rigidité inutile. En effet, les accords de place doivent pouvoir se conclure avec agilité, sans être systématiquement conditionnés à un document stratégique dont l'élaboration peut s'avérer longue et contraignante, au risque de retarder la mise en œuvre concrète des engagements pris par les acteurs de la filière. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000200
Dossier : 200
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement des députés socialistes et apparentés est le fruit d'une concertation étroite avec les acteurs de la filière portuaire. Il poursuit un double objectif : rendre les nouvelles dispositions pleinement opérantes et les sécuriser sur le plan juridique. Il propose à cet effet la suppression de l'alinéa prévoyant un renvoi à un décret en Conseil d'État. Ce mécanisme, par sa lourdeur procédurale et son inadéquation à la réalité opérationnelle du secteur portuaire, aurait constitué un frein au déploiement rapide et efficace du dispositif. Cette suppression permet de gagner en réactivité tout en préservant la sécurité juridique de l'ensemble du dispositif. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000203
Dossier : 203
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement des députés socialistes et apparentés est un amendement de précision rédactionnelle visant à clarifier et sécuriser le rôle des autorités portuaires dans le cadre des négociations des accords de place et des plans de développement du transport fluvial. Il comporte deux modifications distinctes. D'une part, il propose de remplacer le mot « sont » par les mots « peuvent être », introduisant ainsi une faculté là où existait une obligation automatique. Cette modification rend le dispositif plus souple et mieux adapté aux réalités locales, en laissant aux acteurs concernés la liberté d'apprécier l'opportunité de conclure un accord de place selon le contexte propre à chaque port. D'autre part, il prévoit un transfert de compétence du ministre vers le préfet de région pour l'homologation de ces accords. Ce transfert est pleinement justifié par la nature même du transport fluvial, qui s'inscrit avant tout dans un bassin d'emploi et un territoire délimité. Autorité déconcentrée de l'État, le préfet de région est en effet mieux placé pour apprécier les enjeux locaux et homologuer les accords dans des délais compatibles avec les besoins des acteurs économiques concernés.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000251
Dossier : 251
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Rejeté
02/07/2026
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L’ouverture progressive du secteur ferroviaire a conduit à l’intervention d’un nombre croissant d’entreprises ferroviaires, d’entreprises de travaux ferroviaires et de prestataires participant à des missions directement liées à la sécurité des circulations. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de garantir un niveau homogène de prévention des conduites addictives pour l’ensemble des personnels exerçant des fonctions essentielles à la sécurité ferroviaire, indépendamment de leur employeur. Le présent amendement vise ainsi à donner une base législative à la mise en œuvre de dispositifs de prévention et de contrôle de l’usage de substances stupéfiantes applicables aux agents exerçant ces fonctions de sécurité, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État après consultation des organisations représentatives des personnels et de la médecine du travail. Il ne crée aucune différence de traitement entre les entreprises du secteur ferroviaire. Il tend, au contraire, à garantir un niveau homogène d’exigence en matière de sécurité, dans l’intérêt des voyageurs, des personnels et de l’ensemble des usagers du réseau ferré. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000253
Dossier : 253
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Non soutenu
02/07/2026
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Afin que la procédure de test soit respectueuse de la dignité du salarié contrôlé, il convient que les tests ne s’effectuent pas devant les clients usagers du service ou devant le collectif de travail. Certains accords d’entreprise dans les groupes qui pratiquent de telles campagnes de tests rappellent cette obligation de confidentialité. Si les tests sont généralisés par la loi, il convient que celle-ci garantisse le respect de ce principe. Cet amendement a le soutien de la Fédération Générale des Transports et de l’Environnement – CFDT. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000254
Dossier : 254
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Non soutenu
02/07/2026
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L’article L. 228‑2 du code de l’environnement qui impose la réalisation d’itinéraires cyclables à l’occasion des réalisations ou rénovations de voies urbaines. Or, son application demeure encore trop inégale selon les territoires. Dans de nombreux cas, les associations d’usagers, les riverains et acteurs concernés ne sont informés des projets de voirie lorsque les travaux sont déjà programmés, voire engagés. Il devient alors difficile de faire valoir l’obligation de prévoir des aménagements cyclables adaptés. En l’état du droit, certaines décisions relatives à la voirie communale sont exclues du champ des actes transmissibles au représentant de l’État au titre du contrôle de légalité, ce qui limite sa capacité de contrôle. L’amendement introduit donc une exception ciblée afin de rendre transmissibles les décisions de voirie communale qui ont pour effet d’affecter des aménagements ou itinéraires cyclables. Il renforce la transparence des décisions locales, et permet un contrôle plus effectif du respect du droit existant, sans alourdir de manière excessive les obligations pesant sur les collectivités territoriales. Amendement travaillé avec la Fédération française des Usagers de la Bicyclette. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000255
Dossier : 255
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Retiré
02/07/2026
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés vise à permettre aux régions qui le souhaitent de délibérer en vue d’appliquer sur leur territoire une taxe additionnelle à la taxe de séjour dans la limite de 200 %. Il vise ainsi une meilleure contribution de l’activité touristique au financement du réseau de transports des communes concernées. Un tel dispositif est déjà applicable en région Île-de-France depuis la loi de finances pour 2024 au regard des importants investissements à réaliser dans la région sur les réseaux de transport et afin de ne pas faire peser ce coût excessivement sur les assujettis au versement mobilité. Cet amendement, qui concerne également la Corse, la Martinique et la Guyane, est une boîte à outils dans l’esprit des amendements proposés par notre groupe au bénéfice des collectivités territoriales. Il reviendra aux élus régionaux, au regard des contraintes particulières de leurs territoires, de juger de la pertinence de l’application d’un tel dispositif dans la région et, le cas échéant, du taux appliqué. Certaines régions pourraient même ainsi mieux partager l’effort de financement entre versement mobilité et taxe de séjour, se traduisant par une moindre fiscalité pour les entreprises locales. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000257
Dossier : 257
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Adopté
02/07/2026
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La loi d'orientation des mobilités du 24 décembre 2019 (LOM) a créé les plans d'action commune en matière de mobilité solidaire (PAMS), instrument de coordination territoriale au bénéfice des personnes éloignées de la mobilité en raison de leur situation économique, sociale ou géographique. Mais elle en a laissé l'adoption à la seule initiative des autorités concernées, sans échéance. Le résultat est connu : moins d'une dizaine de plans signés à ce jour. À ce rythme, la couverture du territoire relève d'un horizon lointain, et l'ambition de la LOM risque de rester lettre morte. Les publics concernés ne peuvent attendre. Pour qui ne dispose ni de véhicule, ni de moyens, ni d'une offre de transport accessible, chaque instant sans solution est un temps d'éloignement supplémentaire de l'emploi, du soin et des services publics. Une politique de mobilité solidaire n'a de portée que si elle se déploie effectivement, partout, et dans un délai à la fois raisonnable et prévisible. Le présent amendement complète en conséquence le premier alinéa des articles L. 1215-3 et L. 1215-4 du code des transports afin de fixer une date butoir d'adoption des PAMS au 31 décembre 2028. Cet horizon laisse aux autorités organisatrices le temps de la concertation et de l'élaboration, tout en convertissant une faculté restée largement théorique en une obligation gravée dans la loi. Cet amendement a été travaillé avec la Filière française de la mobilité inclusive, solidaire et durable (FFMISD) |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000259
Dossier : 259
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement, vise à accélérer la trajectoire de décarbonation des prestations de transport routier de marchandises en fixant l'échéance finale à 2035 au lieu de 2036. D'une part, il rétablit le taux d'incorporation initial de 1 % dès 2027 initialement prévu dans le projet de loi déposé par le Gouvernement puis abaissé par le Sénat à 0,5 %, afin de donner une impulsion forte et immédiate au marché. Cette impulsion est d'ailleurs grandement renforcée depuis la revalorisation des certificats d'économies d'énergies annoncée dans le plan d'électrification du Gouvernement et entrée en vigueur depuis le 1er juin. D'autre part, cet amendement aligne la fin de cette trajectoire transitoire sur l'année 2035, date clé de la réglementation européenne pour la fin de vente des véhicules thermiques. Enfin, la version du Sénat a permis d'étendre l'obligation de recourir à des véhicules à émission nulle, initialement réservée au poids lourds, aux VUL. Cette initiative, qui va dans le bon sens, rend d'autant plus nécessaire le maintien de la trajectoire initiale proposée par le Gouvernement dans la mesure où les VUL s'électrifient plus rapidement que les poids lourds (8,45% de parts de marché pour les VUL au 1er trimestre 2026 contre 2% pour les poids lourds.) Ainsi, si l'électrification des poids lourds se fait moins rapidement qu'espérée, l'intégration des VUL permet aux entreprises de remplir les objectifs de verdissement de leur prestation plus rapidement. La trajectoire proposée et adoptée au Sénat ne fait donc pas de sens, il convient alors de revenir à la trajectoire initiale ambitieuse du Gouvernement. Voici le sens de cet amendement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000260
Dossier : 260
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement met en œuvre la recommandation n° 5 de la mission d'information sur la décarbonation des poids lourds, présentée en commission de développement durable et de l'aménagement du territoire au mois de mai 2026, qui vise à étendre la trajectoire de verdissement des prestations de transport routier de marchandises aux acheteurs publics. En effet, l'article 18 introduit une trajectoire vertueuse et progressive pour les donneurs d'ordre privés. Il serait ainsi paradoxal et injustifié que la commande publique, qui doit pourtant faire preuve d'exemplarité dans notre transition écologique et énergétique, soit exonérée d'un tel effort de décarbonation. Cet amendement impose donc aux acheteurs publics (État, collectivités territoriales, établissements publics) d'intégrer les mêmes objectifs minimaux de recours à des véhicules à émission nulle dans leurs marchés de transport de marchandises. Afin de se conformer aux exigences de l'article 40 de la Constitution concernant la création d'une potentielle perte de recettes publiques pour l'État, le présent amendement est assorti d'un gage financier. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000266
Dossier : 266
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Tombé
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à intégrer les services de vélos publics prévus dans les investissements long terme pour optimiser les déplacements domicile – travail. L’article L1214‑1 du code des transports dispose que « Le plan de mobilité détermine les principes régissant l’organisation de la mobilité des personnes et du transport des marchandises, la circulation et le stationnement dans le ressort territorial de l’autorité organisatrice de la mobilité. Il est élaboré par cette dernière en tenant compte de la diversité des composantes du territoire ainsi que des besoins de la population, en lien avec les collectivités territoriales limitrophes. Le plan de mobilité vise à contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre liées au secteur des transports, selon une trajectoire cohérente avec les engagements de la France en matière de lutte contre le changement climatique, à la lutte contre la pollution de l’air et la pollution sonore ainsi qu’à la préservation de la biodiversité. » L’article 15 du présent projet de loi vise à intégrer au plan de mobilité un volet relatif aux capacités d’accueil de services réguliers de transports collectifs prévus par les AOM, ce qui concoure effectivement à orienter les usagers vers les modes de transport public lourds, fortement capacitaires. Dans la mesure où les services de vélo opérés par les autorités organisatrices de la mobilité participent elles aussi à la décarbonation des mobilités, au report modal, à l’intermodalité, comme le démontre le dernier rapport du vélo public cofinancé par l’ADEME et publié en novembre 2025 par l’Association des Acteurs du Vélo Public avec le concours du Réseau Vélo & Marche, du CEREMA, d’Agir Transport, du GART, de l’UTPF, il nous semble pertinent de compléter cette approche par une planification des services de vélos partagés prévus par la collectivité dans les années à venir pour intégrer pleinement les services de location opérés par les AOM comme l’une des solutions permettant le report modal et l’intermodalité dans les politiques de mobilité. Le présent amendement vise à intégrer un volet relatif à la location de vélo mis à la disposition des usagers par les autorités organisatrices dans les plans de mobilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000301
Dossier : 301
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent amendement s’inscrit dans la continuité du renforcement des exigences de sécurité applicables aux conducteurs assurant des missions de transport de personnes, engagé notamment dans le cadre du plan « Joana ». Les services de transport scolaire et périscolaire concernent des publics particulièrement vulnérables, au premier rang desquels les enfants, pour lesquels l’exigence de sécurité doit être portée à son niveau le plus élevé. À ce titre, il apparaît nécessaire d’adapter le dispositif de dépistage prévu à l’article L. 3318‑1 afin de tenir compte de la sensibilité particulière de ces missions. Par conséquent, cet amendement propose de renforcer la fréquence des tests de dépistage des substances ou plantes classées comme stupéfiants pour les conducteurs affectés au transport scolaire ou périscolaire, en la portant à un minimum de deux contrôles par an, réalisés à des dates non fixes et inconnues des conducteurs, selon les mêmes modalités que celles prévues pour l’ensemble des conducteurs concernés. Cette évolution vise à garantir un niveau d’exigence renforcé et dissuasif, propre à sécuriser davantage les trajets quotidiens des enfants et à prévenir toute prise de risque liée à l’usage de substances stupéfiantes dans l’exercice de ces fonctions. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000303
Dossier : 303
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02/07/2026
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Le présent amendement vise à introduire un mécanisme de contrôle administratif des obligations de dépistage des substances ou plantes classées comme stupéfiants applicable aux conducteurs de transports publics routiers de personnes Il apparaît en effet nécessaire de garantir que les obligations mises à la charge des entreprises de transport en matière de dépistage ne demeurent pas purement déclaratives, mais fassent l’objet d’une vérification effective et régulière par l’autorité publique compétente. À cette fin, l’amendement confie au représentant de l’État dans le département une mission de contrôle du respect de ces obligations par les employeurs concernés. Il lui permet de demander la communication de tout document ou élément justificatif attestant de la bonne exécution des tests prévus par l’article L. 3318‑1 du code des transports. En cas de manquement constaté, l’autorité administrative peut mettre en demeure l’employeur de se conformer à ses obligations dans un délai déterminé, puis, à défaut de régularisation, prononcer une sanction administrative. Ce dispositif vise ainsi à assurer l’effectivité du cadre légal existant, à renforcer la responsabilité des employeurs du secteur du transport de personnes et à garantir un niveau élevé de sécurité des usagers, en particulier dans les transports collectifs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000308
Dossier : 308
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Rejeté
02/07/2026
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Cet amendement de repli du groupe de la France Insoumise a été travaillé avec le think tank Forum Vies Mobiles. Le système de transport français repose aujourd’hui largement sur l’utilisation de la voiture. Cette situation crée une dépendance forte, notamment des habitants des territoires ruraux, à ce moyen de transport qui coûte pourtant très cher et qui exclut de nombreuses catégories de population (mineurs, personnes en situation de handicap, personnes non-titulaires du permis, personnes âgées…). L’utilisation de la voiture individuelle est également un facteur important de pollution et aggrave la dépendance du pays au pétrole. En effet, elle représente plus de 50 % de la consommation de pétrole et 16 % des émissions de CO2 nationales. Plusieurs études sérieuses ont été menées pour développer un système alternatif de mobilités, et de nombreuses collectivités territoriales sont déjà volontaires pour expérimenter sur le sujet. Cependant, l’éclatement des compétences entre régions, départements, intercommunalités et communes rend impossible toute approche systémique, en l’absence d’un cadre juridique dédié. Le présent amendement propose donc qu’un rapport soit produit pour évaluer l’opportunité et les modalités de mise en oeuvre d’une expérimentation de territoires à mobilité alternative. Ce rapport devra analyser notamment les conditions de création de structures de gouvernance intégrées associant les collectivités territoriales et les opérateurs de mobilité, la faisabilité technique, ainsi que les impacts sociaux, économiques et environnementaux d’une telle organisation. Le Gouvernement devra remettre au Parlement ce rapport dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000031
Dossier : 31
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Retiré
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à donner la possibilité aux AOM mettant la gratuité des transports collectifs, de majorer de 0,3 % le taux du versement mobilité. Les transports en commun sont utilisés par environ 59 % de la population française, mais le coût peut être un obstacle significatif pour beaucoup, en particulier pour les ménages à faible revenu. Le système de financement actuel des transports publics urbains est basé sur les recettes de la vente de billets (10‑30 %) les contributions des collectivités locales (30‑40 %) et le Versement Mobilité (VM) financé par les entreprises (40‑50 %). Certaines collectivités peuvent également avoir négocié une « prime transports » avec le tissu entrepreneurial local. La gratuité des transports en commun a déjà été mise en place dans certaines villes françaises et étrangères avec des résultats encourageants. Dans ces villes, on a constaté une augmentation de la fréquentation des transports en commun et des zones d’activité, une réduction de la pollution, une amélioration de l’accès à l’emploi et aux services essentiels pour les personnes à faible revenu ainsi que de multiples externalités positives liées notamment à l’amélioration des modes de vie, comme la consolidation du maillage sociale et de l’autonomie de ceux pour lesquels elle est la plus précaire ou le développement parallèle de mobilités douces. Cependant, il est également important de prendre en compte les défis liés à la mise en œuvre de la gratuité des transports. Cette mesure entraîne une baisse des recettes pour les opérateurs de transport, ce qui induits des complications pour financer une éventuelle augmentation de l’offre. Néanmoins, en particulier dans les petites villes et villes moyennes, les recettes tarifaires ne forment qu’une faible partie des ressources des Autorités organisatrices de la mobilité (AOM). Face à ces défis, il est pertinent de prévoir un dispositif d’accompagnement qui compense la gratuité du titre de transport. Dans ce contexte, l’augmentation du Versement Mobilité (VM), sans être le seul, semble être un outil particulièrement intéressant. Actuellement, le VM représente de 0,5 % à 2 % de la masse salariale brute pour une entreprise (hors île de France). Cette contribution, payée par les employeurs qui emploient plus de 11 salariés, est destinée à financer les transports publics. En augmentant le VM, on pourrait compenser la perte de revenus due à la gratuité des transports. Par ailleurs, il est important de noter que la prise en charge des abonnements de transport par l’employeur représente actuellement un coût non négligeable pour les entreprises. En instaurant la gratuité des transports, on pourrait donc également générer des économies pour les employeurs, qui n’auraient plus à rembourser ces abonnements. Cet amendement propose de majorer le versement mobilité pour les AOM qui mettent en place la gratuité totale des transports. La majoration du versement mobilité doit être vue comme une compensation de la disparition de la prise en charge de l’abonnement de transport par l’employeur résultant de la mise en place de la gratuité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000318
Dossier : 318
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Rejeté
02/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de renforcer significativement les capacités de financement des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) en relevant les plafonds du versement mobilité prévu à l’article L.2333-67 du code général des collectivités territoriales. Le versement mobilité constitue aujourd’hui la principale ressource affectée au financement des transports publics locaux. Créé pour succéder au versement transport, il est acquitté par les employeurs de plus de 11 salariés et représente une contribution essentielle au fonctionnement et à l’investissement des réseaux. Dans les grandes agglomérations, il peut représenter jusqu’à 37 % des ressources d’Île-de-France Mobilités et environ 45 % des budgets transports hors Île-de-France dans les principales métropoles. Il finance ainsi directement la RATP, la SNCF et les opérateurs privés, et demeure un levier central de financement du service public de mobilité. Cependant, les besoins de financement explosent. Les travaux de planification des mobilités et les retours des autorités organisatrices montrent une impasse budgétaire structurelle, estimée à plusieurs milliards d’euros par an à l’échelle des AOM, liée à la fois au développement des réseaux (métros, tramways, bus à haut niveau de service, SERM) et à la régénération des infrastructures existantes. Les travaux récents du secteur estiment à environ 34 milliards d’euros les besoins d’investissement hors Île-de-France sur la période 2025-2035, soit près de 2 milliards d’euros par an, auxquels s’ajoutent les besoins liés aux services express régionaux métropolitains (SERM), évalués entre 30 et 40 milliards d’euros sur la même période selon les contributions consolidées des AOM locales. Dans le même temps, les collectivités ont vu leur capacité d’autofinancement fortement contrainte par les efforts demandés dans les dernières lois de finances. Dans ce contexte, le présent amendement vise à rehausser les taux plafonds du versement mobilité pour donner aux AOM une capacité réelle d’investissement, garantir la modernisation des réseaux et éviter le décrochage des infrastructures de transport collectif. Il s’agit également d’assurer une équité entre territoires, le plafond francilien ayant déjà été relevé à 3,20 % pour Île-de-France Mobilités, créant une asymétrie avec les autres AOM. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000319
Dossier : 319
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement vise à intégrer le développement de parking-relais sécurisés vélo dans les objectifs des plans de mobilité élaborés par les collectivités territoriales. L’organisation du stationnement, et en particulier le stationnement sécurisé, est l’un des éléments structurants de la politique de mobilité d’une AOM pour soutenir le développement de la pratique du vélo. En effet, le vol de vélo est le deuxième frein à la pratique du vélo, renforcé par l’essor des VAE et des vélo-cargo. Les parkings-relais sécurisés pour les vélos favorisent l’utilisation des transports en commun en étendant l’aire de chalandise des arrêts de transport collectif ; le vélo est un mode de rabattement idéal pour les rejoindre. Proposer du stationnement sécurisé permettra aussi aux automobilistes de stationner leur vélo, et ainsi transformer ces lieux en de véritables pôles d’échanges multimodaux. Les AOM sont pour la plupart déjà conscientes de l’enjeu de report modal qui est l’un des objectifs du plan de mobilité. Île-de-France Mobilités a révisé son schéma directeur du stationnement vélos en février 2020 et décidé de multiplier par 5 le nombre de stationnements vélos disponibles, avec toutes les gares équipées à la fois en stationnement libre-accès et fermé et sécurisé d’ici 2030 (soit 100 000 places). La Métropole Aix-Marseille-Provence s’est donnée pour objectif de déployer 3600 places d’ici 2024 dont 60% sécurisées sur une cinquantaine de pôles d’échanges, parking relais, aires de covoiturage et dans les principales zones d’activité. La disposition envisagée permet de généraliser cette prise de conscience à toutes les AOM. Le but d’inscrire cet objectif dans la loi est une meilleure appropriation des sujets de l’intermodalité vélo-TC et du stationnement sécurisé vélo par les autorités organisatrices de la mobilité.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000032
Dossier : 32
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à augmenter le taux plafond du versement mobilité de + 0,5 % pour chaque catégorie de taille de commune ou d’établissement publique. Le versement mobilité est une contribution patronale, versée par toutes les entreprises qui emploient au moins 11 salariés et dont le but est le financement des infrastructures de transport en commun. Ce versement représente la première source de financement des transports en commun. La plupart des AOM s’en sont d’ailleurs saisies fortement. En moyenne, 62 % des AOM instituent le taux plafond et 100 % dans les grandes villes. Les associations d’élus revendiquent depuis plusieurs années une majoration du plafond. Dans un contexte d’inflation des coûts d’entretien et d’investissement dans les infrastructures de transport et alors que les Français empruntent davantage les transports publics qu’avant, il parait opportun d’augmenter ce taux. Il est ainsi proposé que son taux soit fixé au maximum à : 1,05 % des salaires dans un commune ou établissement public de 10 000 à 100 000 habitants ; 1,35 % des salaires dans un commune ou établissement public de 50 000 à 100 000 habitants et où l’autorité organisatrice de la mobilité a décidé de réaliser une infrastructure de transport collectif en site propre. 1,5 % des salaires dans un commune ou établissement public de plus de 100 000 habitants ; 2,25 % des salaires dans un commune ou établissement public de plus de 100 000 habitants et où l’autorité organisatrice de la mobilité a décidé de réaliser une infrastructure de transport collectif en mode routier ou guidé. 1,05 % des salaires dans les communes et les établissements publics compétents pour l’organisation de la mobilité de moins de 10 000 habitants et dont le territoire comprend une ou plusieurs communes classées communes touristiques |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000322
Dossier : 322
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02/07/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à fixer un objectif national clair : garantir qu'à l'horizon 2035 l'ensemble des ports maritimes relevant de l'État soient effectivement raccordés au réseau ferroviaire national et en capacité d'accueillir des trafics réguliers de marchandises. Cette mesure participe de la reconstruction d'une politique ambitieuse du fret ferroviaire, condition indispensable à l'atteinte des objectifs climatiques de la France et au renforcement de la compétitivité de ses places portuaires. En effet, alors que plus de 85 % des marchandises entrant ou sortant des ports français sont encore acheminées par la route, le développement du fret ferroviaire constitue un enjeu majeur de souveraineté industrielle, de décarbonation des transports et de réduction de la congestion routière. La faiblesse des dessertes ferroviaires portuaires contribue au retard français en matière de report modal. À titre de comparaison, la part du ferroviaire dans les pré et post-acheminements portuaires atteint des niveaux nettement supérieurs dans plusieurs grands ports européens.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000326
Dossier : 326
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02/07/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à abaisser de dix à cinq millions d’euros le seuil de chiffre d’affaires au-delà duquel les commissionnaires de transport sont assujettis à l’obligation de recours progressif à des véhicules utilitaires à émission nulle. Le secteur du transport de marchandises représente l’une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. L’atteinte des objectifs climatiques fixés par la France suppose que l’ensemble des acteurs économiques disposant d’un pouvoir d’organisation des flux logistiques contribuent à la transition vers des modes de transport moins émetteurs. Les commissionnaires de transport jouent un rôle central dans la structuration des chaînes logistiques et dans les choix opérés en matière de transport routier. Limiter cette obligation aux seules entreprises réalisant plus de dix millions d’euros de chiffre d’affaires conduirait à exclure un nombre important d’acteurs dont les décisions ont pourtant un impact significatif sur les émissions du secteur. L’abaissement du seuil à cinq millions d’euros permet d’élargir le champ des entreprises concernées, d’accélérer le verdissement du transport routier de marchandises et de renforcer l’efficacité environnementale du dispositif prévu par le présent article. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000033
Dossier : 33
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à garantir un accès minimal à une solution de mobilité dans l’ensemble des territoires, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Dans de nombreux territoires, l’absence de transport collectif structurant limite fortement l’accès à l’emploi, aux services publics et aux soins, générant d’importantes inégalités territoriales. L’autopartage électrique constitue aujourd’hui une solution particulièrement efficace pour répondre à cet enjeu, en permettant la mise à disposition d’un véhicule mutualisé à coût maîtrisé, sans nécessiter d’infrastructures lourdes. Cette solution est en plein essor : d’après le Baromètre national de l’autopartage, un million de Français seraient inscrits à un service d’autopartage en 2025. Ce modèle permet d’apporter une réponse concrète, économique et écologique aux besoins de mobilité des territoires, en garantissant un accès à un véhicule à une distance raisonnable des habitants. Il est donc proposé de généraliser l’intégration de solutions d’autopartage électrique dans les plans de mobilité simplifiés des territoires dépourvus d’alternatives de transport collectif. Cet amendement a été élaboré avec la Filière Française de la Mobilité Inclusive, Solidaire et Durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000349
Dossier : 349
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02/07/2026
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Cet amendement du groupe la France insoumie vise à abaisser de cinquante à dix millions d’euros le seuil de chiffre d’affaires à partir duquel les entreprises donneuses d’ordre sont soumises à l’obligation de recours progressif à des véhicules utilitaires à émission nulle. Dans sa rédaction actuelle, l’article 18 concentre l’effort de décarbonation sur les plus grandes entreprises. Si cette orientation est justifiée, le seuil retenu de cinquante millions d’euros de chiffre d’affaires limite excessivement le nombre d’acteurs concernés et réduit la portée effective du dispositif. De nombreuses entreprises de taille intermédiaire disposent d’un pouvoir significatif sur l’organisation des flux logistiques et les conditions d’exécution des prestations de transport. Leurs choix influencent directement le renouvellement des flottes, le recours aux véhicules à émission nulle ainsi que l’évolution des pratiques du secteur. En fixant le seuil à dix millions d’euros de chiffre d’affaires, le présent amendement permet d’élargir sensiblement le périmètre des entreprises assujetties tout en maintenant un niveau d’exigence compatible avec les capacités économiques et organisationnelles des entreprises concernées. Cette évolution renforcerait l’efficacité environnementale du dispositif et contribuerait davantage à l’atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000035
Dossier : 35
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à associer les acteurs de l’ESS et des associations dans les PAMS. Dans le cadre de l’élaboration des « plans d’action commun en matière de mobilité solidaire » (PAMS), introduit dans le code des transports par la LOM, « sont associés les organismes publics et privés intervenant dans l’accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale ainsi que des personnes en situation de handicap ou dont la mobilité est réduite ». Ces organismes associés ont été introduit, au sein du code des transports, dans les articles L1215‑3 et L1215‑4 sur la mobilité solidaire. Au sein de ces 2 articles, il serait d’intérêt d’associer plus distinctement les acteurs de l’économie sociale et solidaire et les associations œuvrant dans le champ de la mobilité solidaire. Cet amendement a été travaillé avec les acteurs de la Filière Française de la Mobilité Inclusive Solidaire et Durable (FFMISD). A noter que les membres de la filière attirent l’attention sur le fait que les collectivités territoriales, ayant déléguées leur compétence transport à l’AOM régionale, mériteraient néanmoins d’être intégrées pour les actions qui concernent leur propre territoire au sein des organismes associés. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000351
Dossier : 351
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02/07/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à prévoir une trajectoire de réduction du transport routier de marchandises. En effet, le secteur des transports est le seul secteur où les émissions ont augmenté depuis 1990 (+3 %) car l’amélioration de la performance environnementale des véhicules ne compense pas l’augmentation de la circulation. Il est donc insuffisant d’agir sur la performance environnementale des véhicules et il est donc nécessaire de prévoir une trajectoire de réduction du transport routier de marchandises, une progression du transport ferroviaire et fluvial, et le recours à des véhicules décarbonés pour le transport routier de marchandises incompressible. Il y a urgence à agir : aujourd’hui, en France, près de 90 % du transport intérieur de marchandises est réalisé par la route (contre près de 9 % pour le ferroviaire et 2 à 3 % pour le fluvial). Et les plus de 600 000 poids lourds en circulation en France aujourd’hui représentent 22 % des émissions du secteur des transports (secteur des transports qui représente lui-même près d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre de la France). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000356
Dossier : 356
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02/07/2026
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Article additionnel La circulation en sens interdit sur autoroute expose immédiatement les autres usagers à un risque de collision frontale d’une exceptionnelle gravité. Lorsque ce comportement est commis sous l’empire d’un état alcoolique ou après usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, il révèle une dangerosité renforcée qui justifie une aggravation spécifique des peines prévues par le code de la route.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000358
Dossier : 358
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02/07/2026
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Article additionnel |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000359
Dossier : 359
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02/07/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à instituer une contribution de report modal financée par les donneurs d’ordre pour les prestations de transport routier de marchandises réalisées sur une distance supérieure à 300 kilomètres et pour lesquelles existe une offre de transport ferroviaire ou d’autoroute ferroviaire permettant l’acheminement des marchandises dans des conditions compatibles avec les contraintes logistiques du donneur d’ordre. Il prévoit que le produit de cette contribution est intégralement affecté au financement du fret ferroviaire, des installations terminales embranchées, des plateformes de transport combiné et des services d’autoroutes ferroviaires. En effet, la France s’est fixé pour objectif de doubler la part modale du fret ferroviaire, pour qu’elle passe de 9 à 18 %. Pourtant, des milliers de poids lourds continuent chaque jour de parcourir de longues distances sur des axes où existent déjà des solutions ferroviaires performantes. Sur les trajets de longue distance, le transport routier bénéficie encore d’un avantage économique qui ne reflète ni ses coûts environnementaux ni les nuisances qu’il génère pour la collectivité. Cette situation freine le développement du fret ferroviaire et compromet l’atteinte des objectifs climatiques nationaux. Le présent amendement vise à instaurer un signal économique favorisant le recours au rail lorsque celui-ci constitue une alternative crédible au transport routier. Les recettes générées permettraient d’accélérer le développement des infrastructures de fret, des installations terminales embranchées et des autoroutes ferroviaires. Il s’agit non de pénaliser les transports de proximité ou les flux ne disposant d’aucune alternative, mais d’encourager le report vers les modes les plus sobres pour les trajets où celui-ci est immédiatement réalisable. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000036
Dossier : 36
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Retiré
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à instaurer une date butoir pour l’instauration des PAMS en 2028. Alors même que seuls 8 plans d’action communs en matière de mobilité solidaire (PAMS), adoptés lors de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) ont été décidés sur le territoire national, il devient impératif qu’un calendrier de mise en œuvre soit acté. Cet amendement propose une date butoir de délibération et de vote des PAMS, fixée au 31/12/2028, laissant suffisamment de temps aux Autorités Organisatrice de la Mobilité (AOM) pour les concevoir et les adopter. Cet amendement a été travaillé avec les acteurs de la Filière Française de la Mobilité Inclusive Solidaire et Durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000360
Dossier : 360
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02/07/2026
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Cet amendement vise à interdire le transit routier de marchandise sur le territoire français à partir de 2030. Avec 34 % des émissions françaises soit 126,8 millions de tonnes équivalent CO2, le secteur des transports reste le principal émetteur de gaz à effet de serre dans notre pays. Il est également un contributeur majeur de la pollution de l’air (oxydes d’azote, particules fines…) à l’origine de plus de 40000 décès prématurés en France chaque année. À eux seuls les poids lourds représentent 27,9 millions de tonnes de CO2 en 2023, soit 22 % des émissions du transport. Réglementer leur circulation constitue ainsi un enjeu majeur de la bifurcation écologiques. En interdisant le transit routier de marchandise sur le territoire français soit 16 % du trafic intérieur de marchandise total il vient en complément des mesures adoptées précédemment dans cet article. L’adoption de cet amendement devra s’accompagner de la réalisation des infrastructures intermodales nécessaires au transbordement des marchandises depuis les poids lourds vers le fret ferroviaire et inversement. La Suisse qui a depuis plus de trente ans fait le choix de préserver son territoire et ses habitants du transit des poids lourds ses routes est de ce point de vue un modèle à suivre et pourra inspirer avantageusement les politiques publiques à mettre en place pour atteindre cet objectif. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000361
Dossier : 361
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02/07/2026
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Le présent amendement du groupe La France Insoumise vise à prévoir des sanctions en cas de non-respect des obligations prévues par l’article 18. En effet, l’article 18 prévoit une trajectoire de décarbonation du transport routier de marchandises, en imposant une part croissante d’utilisation de véhicules à émission nulle par les donneurs d’ordre. Le texte prévoit que les donneurs d’ordre assujettis à cette obligation rendent compte aux services de l’État du respect de cette obligation, mais il ne prévoit actuellement aucune sanction en cas de non-respect. En l’absence de sanctions imposées, cette mesure perdrait toute son efficacité et ne remplirait pas son objectif de décarbonation du transport routier. En effet, la Loi d’Orientation des Mobilités de 2019 ne prévoyait aucune sanction pour les entreprises ne respectant pas la trajectoire de verdissement des flottes d’entreprises. Deux enquêtes menées par l’ONG Transport&Environnement parues en 2023 et 2024 ont souligné que deux tiers des entreprises ne respectaient pas ces objectifs. Il a donc fallu attendre un deuxième texte de loi, cinq années plus tard, pour que des sanctions soient enfin prévues. La décarbonation du transport routier étant un enjeu urgent, nous ne pouvons pas attendre 5 ans de plus et un autre texte pour faire respecter la trajectoire prévue par cet article. Le présent amendement vise donc à prévoir dès maintenant des sanctions en cas de non-respect de cette obligation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000363
Dossier : 363
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02/07/2026
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Cet amendement de repli vise à interdire le transit routier de marchandise sur le territoire français à partir de 2030 exception faite des poids lourds électriques ou à hydrogène. Avec 34 % des émissions françaises soit 126,8 millions de tonnes équivalent CO2, le secteur des transports reste le principal émetteur de gaz à effet de serre dans notre pays. Il est également un contributeur majeur de la pollution de l’air (oxydes d’azote, particules fines…) à l’origine de plus de 40000 décès prématurés en France chaque année. À eux seuls les poids lourds représentent 27,9 millions de tonnes de CO2 en 2023, soit 22 % des émissions du transport. Réglementer leur circulation constitue ainsi un enjeu majeur de la bifurcation écologiques. En interdisant le transit routier de marchandise sur le territoire français pour les poids lourds non décarbonés il vient en complément des mesures adoptées précédemment dans cet article. L’adoption de cet amendement devra s’accompagner de la réalisation des infrastructures intermodales nécessaires et à l’installation de borne de recharge pour les poids lourds électriques. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000371
Dossier : 371
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02/07/2026
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Cet amendement vise à garantir des conditions de concurrence équitables entre les opérateurs de transport intervenant dans le cadre de services publics de transport transfrontaliers. L’article 14 ouvre la possibilité pour une collectivité territoriale ou un groupement de collectivités territoriales de conclure avec un État limitrophe une convention portant sur l’organisation et la coordination transfrontalières de services publics de transport de personnes. Ces conventions doivent permettre de développer des services utiles aux usagers et aux territoires frontaliers, sans créer de déséquilibres entre les opérateurs appelés à les exécuter. Il est donc nécessaire que les conditions d’exécution des contrats prévoient des règles et garanties équivalentes pour l’ensemble des opérateurs concernés. Cette exigence vise à prévenir les situations de concurrence déloyale pouvant résulter de différences importantes dans les conditions d’exercice des prestations de transport. Cet amendement permet ainsi d’assurer que le développement des services transfrontaliers s’effectue dans un cadre équilibré, protecteur pour les entreprises de transport et respectueux des conditions normales de concurrence. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000372
Dossier : 372
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02/07/2026
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La trajectoire pluriannuelle de recours à des véhicules utilitaires à émission nulle dans le transport public routier de marchandises constitue une avancée utile pour structurer la décarbonation du secteur et mieux répartir la valeur entre donneurs d’ordre et transporteurs. Le dispositif de suivi prévu à l’article 18 est essentiel pour garantir l’effectivité de cette trajectoire. Toutefois, le mécanisme d’attestation retenu est trop rigide et inadapté aux réalités opérationnelles des entreprises. En imposant un formalisme unique, il complexifie inutilement la mise en œuvre du dispositif. Le présent amendement propose donc un dispositif plus souple, fondé sur la transmission régulière d’informations permettant d’assurer la traçabilité des prestations réalisées, sans alourdir excessivement les obligations des acteurs. Il laisse également davantage de place à des modalités simples et déjà utilisées, notamment via les documents de facturation. Il privilégie ainsi une logique de résultat, en laissant aux parties prenantes la possibilité de s’appuyer sur les outils les plus efficaces pour atteindre les objectifs fixés par le texte. Cet amendement a été travaillé avec l’OTRE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000038
Dossier : 38
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Retiré
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à étendre le périmètre d’application de l’article 18 pour inclure les opérateurs de transport de marchandises pour compte propre ayant pour origine le territoire métropolitain. En l’état actuel du projet de loi, le dispositif prévu pour la mise en place d’une trajectoire pluriannuelle de recours à des poids lourds électriques pour les donneurs d’ordre ne couvre pas les opérateurs qui fonctionnent sans facturation de prestations de transport car ils disposent de leurs propres flottes. Ainsi, cet amendement propose de revenir sur cette exclusion afin d’inclure les entreprises de transport dont c’est la principale activité, en conservant le même indicateur mais en l’appliquant aux factures de carburant. Cet amendement a été élaboré avec T&E France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000381
Dossier : 381
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Rejeté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à instaurer une écocontribution kilométrique sur les prestations de transport routier de marchandises commandées par les principaux acteurs économiques. Inspirée des dispositifs existants dans plusieurs pays européens et de la contribution poids lourds mise en place en Alsace, cette mesure vise à appliquer le principe du pollueur-payeur au secteur du transport de marchandises. En effet, alors que le transport routier assure près de 90 % du transport intérieur de marchandises en France, ses coûts environnementaux, sanitaires et d’infrastructure demeurent insuffisamment pris en compte dans les choix logistiques des grands donneurs d’ordre. L’objectif n’est pas de pénaliser l’activité économique mais de rétablir une concurrence plus équitable entre les différents modes de transport. Aujourd’hui, le fret ferroviaire représente moins de 10 % du transport intérieur de marchandises en France contre près de 18 % en moyenne dans l’Union européenne. Les recettes dégagées permettront de financer la modernisation du réseau ferroviaire, le développement du fret ferroviaire, la réouverture des lignes capillaires fret et le renforcement des infrastructures fluviales. Elles contribueront ainsi à construire une véritable alternative au tout-routier, indispensable à l’atteinte des objectifs climatiques de la France et à la réindustrialisation des territoires. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000382
Dossier : 382
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement vise à créer un marché sanctuarisé pour le fret ferroviaire sur le modèle de ce qui est prévu pour les poids lourds électrique ou à hydrogène. Alors qu’en 1947, 75 % des marchandises transitaient en France par le rail, ce taux stagnent autour de 10 % depuis plus de 10 ans. De 1990 à 2015, le transport routier de marchandises a crû de 40 % tandis que le transport ferroviaire baissait de 34 %. Ainsi, entre 1980 et 2014, la longueur du réseau ferroviaire exploité a été réduit de 22 %. Cet effondrement du fret s’explique en partie par la concurrence déloyale imposée par le transport routier qui bénéficie d’un cadre fiscal avantageux, avec des péages seulement sur les autoroutes et la possibilité pour les chauffeurs étrangers de faire le plein avant d’entrer en France, pour ne pas payer de taxes. Le redressement du fret en France passe donc par la création d’un marché sanctuarisé pour les prestations de transport réalisées par le fret ferroviaire. Sur le modèle de la mesure prévue pour les transports réalisés par des véhicules électriques ou hydrogène, cet amendement met en place un objectif annuel minimum de recours par les donneurs d’ordre au fret ferroviaire pour la réalisation de transport de fret, décliné dans une trajectoire pluriannuelle progressive pour aboutir à l’horizon 2036 à un équilibre de 40 % de transport routier non décarboné, de 30 % de transport routier à émissions nulle et de 30 % de fret ferroviaire à l’horizon 2036 pour le transport de marchandise en France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000383
Dossier : 383
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Adopté
02/07/2026
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Le présent article instaure un dépistage régulier de la consommation de stupéfiants pour les conducteurs de transports publics routiers de personnes. Si cette mesure contribue à renforcer la sécurité des usagers, elle ne saurait constituer, à elle seule, une politique efficace de prévention des conduites à risque. Cet amendement prévoit donc qu’avant la mise en œuvre de la première campagne de dépistage, l’employeur élabore un plan d’actions associant sensibilisation, information et prévention sur les risques liés à l’usage de substances ou de plantes classées comme stupéfiants. Il s’agit de privilégier une approche préventive, complémentaire au contrôle, afin d’accompagner les salariés, de prévenir les situations à risque et de renforcer durablement la sécurité dans les transports publics. Cet amendement est issu d’une proposition de la CFDT |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000386
Dossier : 386
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent article prévoit d’équiper les seuls véhicules neufs de transport en commun d’un dispositif empêchant leur démarrage en cas de dépistage positif aux stupéfiants. Au 1er janvier 2025, le parc français comptait environ 66 600 autocars et 28 000 autobus, dont la durée de vie moyenne est d’environ quinze ans. Réserver cette obligation aux seuls véhicules neufs conduirait donc à laisser circuler, pendant de nombreuses années encore, une grande partie de la flotte sans ce dispositif de sécurité. Cet article peut aussi poser des questions en matière d’équité territoriale. Les collectivités territoriales et opérateurs disposant des moyens financiers nécessaires pour renouveler rapidement leur flotte bénéficieront les premiers de cette mesure de sécurité, tandis que les territoires les plus contraints financièrement continueront à exploiter des véhicules plus anciens qui en seront dépourvus pendant de nombreuses années. Cet amendement du groupe Ecologiste et Social propose donc de supprimer la mention aux véhicules neufs, afin de ne pas restreindre la sécurisation des autocars et autobus. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000404
Dossier : 404
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Non soutenu
02/07/2026
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Le présent amendement vise à permettre à Île-de-France Mobilités d’exercer pleinement ses compétences en matière de réalisation, d’aménagement et de gestion des gares routières et autres infrastructures de transport routier en Île-de-France, en prévoyant le transfert à titre gratuit de la propriété de certains équipements dont elle assure déjà la gestion. Cette mesure s’inscrit pleinement dans les objectifs poursuivis par le projet de loi-cadre relatif au développement des transports. Alors que celui-ci renforce les responsabilités des autorités organisatrices de la mobilité en matière de planification, d’aménagement et de gestion des infrastructures de transport routier, il apparaît nécessaire de leur donner les moyens juridiques et opérationnels leur permettant d’exercer effectivement ces compétences. En particulier, les dispositions relatives aux gares routières appellent une clarification de la maîtrise foncière des équipements concernés afin de garantir la mise en œuvre effective des missions confiées aux autorités organisatrices de la mobilité. Sont concernés par le présent amendement les aménagements de transport routier ayant déjà fait l’objet d’un transfert de gestion au profit d’Île-de-France Mobilités en application de l’article L. 2123‑3 du code général de la propriété des personnes publiques. Pour ces équipements, un dialogue a d’ores et déjà été conduit avec les collectivités territoriales concernées et a permis d’aboutir à des accords sur les modalités de gestion. Île-de-France Mobilités assure aujourd’hui l’exploitation de ces infrastructures, directement ou par l’intermédiaire de contrats conclus avec des opérateurs de transport. Dans ce contexte, le transfert de propriété apparaît comme le prolongement naturel des responsabilités déjà exercées par l’autorité organisatrice. Il permettra de renforcer la cohérence entre les compétences de gestion assumées par Île-de-France Mobilités et les moyens juridiques nécessaires à leur exercice, tout en facilitant les opérations d’aménagement, de modernisation et de développement des infrastructures concernées. Afin de garantir une mise en œuvre progressive et concertée du dispositif, le transfert de propriété interviendrait à titre gratuit, par décret pris dans un délai de six mois suivant la promulgation de la loi et après concertation avec les collectivités territoriales concernées. Les gares routières n’ayant pas encore fait l’objet d’un transfert de gestion au profit d’Île-de-France Mobilités ne sont pas incluses dans le périmètre du présent amendement. Leur éventuel transfert de propriété pourra intervenir ultérieurement, à la demande d’Île-de-France Mobilités et après concertation avec les collectivités concernées, permettant ainsi une adaptation progressive du dispositif aux réalités opérationnelles du territoire francilien. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000406
Dossier : 406
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Non soutenu
02/07/2026
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Le contrôle de légalité constitue un levier essentiel pour assurer l’effectivité des obligations prévues à l’article L 228‑2 du code de l’environnement, qui impose la réalisation d’aménagements cyclables à l’occasion des travaux de voirie. Or, en l’état actuel du droit, les décisions relatives aux requalifications de voirie sont exclues du champ des actes transmissibles au représentant de l’État. Cette exclusion limite la capacité de contrôle, alors même que ces décisions peuvent avoir un impact direct sur l’existence, la qualité ou la continuité des aménagements cyclables. Le présent amendement vise donc à introduire une exception ciblée à cette exclusion, afin de rendre transmissibles les décisions ayant une incidence sur les aménagements cyclables. Il permet ainsi de renforcer la transparence des décisions locales et de garantir un meilleur respect du droit existant, sans alourdir de manière excessive les obligations pesant sur les collectivités territoriales. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000041
Dossier : 41
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Tombé
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à sanctionner le non respect de la trajectoire d’ici deux ans La trajectoire de décarbonation de la flotte de poids lourds est nécessaire et bienvenue. Cependant il parait peu concevable de rester dans une procédure uniquement incitative. Aussi il est proposé d’ajouter une alinéa prévoyant une sanction dont les modalités d’application précises seront définies par décret, permettant ainsi au Gouvernement de concerter avec les acteurs de la filière. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000414
Dossier : 414
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Tombé
02/07/2026
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L'article L. 3116-3-1 du code des transports permet la délivrance d'une attestation d'honorabilité aux conducteurs et aux personnels des services de transport en contact avec des mineurs ou des majeurs protégés. Ce dispositif participe à l'objectif de protection des publics les plus vulnérables en permettant de vérifier l'absence de certaines condamnations incompatibles avec l'exercice de ces fonctions. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000416
Dossier : 416
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Rejeté
02/07/2026
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Garantir à toutes les Françaises et à tous les Français la possibilité de se déplacer, en leur proposant des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle, sur l’ensemble du territoire — qu’il s’agisse des zones urbaines, périurbaines ou rurales — s’impose aujourd’hui comme un impératif d’action publique. Il s’agit tant d’un enjeu social et économique que d’un enjeu climatique, alors que la France est liée par des engagements internationaux et sa stratégie nationale bas carbone à l’horizon 2050.
Cet amendement a été proposé par France Urbaine et s’inscrit par ailleurs dans la jurisprudence de l’Etat employeur mentionnée dans le rapport d'information déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire sur la recevabilité financière des initiatives parlementaires et la recevabilité organique des amendements à l’Assemblée nationale.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000042
Dossier : 42
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à sanctionner le non respect du reporting. En effet il propose que le défaut de transmission des informations nécessaires au contrôle du respect de l’obligation de la trajectoire de décarbonation soit passible d’une amende d’un montant maximal de 0,1 % du chiffre d’affaires réalisé en France hors taxes du dernier exercice clos. Ainsi, cette mesure permettra de rendre plus efficace le reporting pour évaluer le respect de la trajectoire et inciter les transporteurs à se conformer à leurs obligations. Amendement travaillé avec T & E |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000424
Dossier : 424
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent amendement du groupe insoumis vise à doubler les plafonds autorisés pour le versement mobilité des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) locale hors Ile-de-France. Le versement mobilité représente une recette majeure pour les AOM, et permet notamment d’assurer le financement des transports en commun tout en proposant des prix raisonnables aux usagers. Augmenter les plafonds autorisés permettrait donc de soutenir les AOM pour le développement de transports en commun efficaces et accessibles à toutes et tous. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000428
Dossier : 428
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Tombé
02/07/2026
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L'article L. 3116-3-1 du code des transports permet la délivrance d'une attestation d'honorabilité aux conducteurs et aux personnels des services de transport en contact avec des mineurs ou des majeurs protégés. Ce dispositif contribue à renforcer la sécurité et la protection des publics les plus vulnérables en permettant de vérifier l'absence de certaines condamnations incompatibles avec l'exercice de ces fonctions. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000434
Dossier : 434
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Tombé
02/07/2026
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L’article L. 3116-3-1 du code des transports permet la délivrance d’une attestation d’honorabilité pour les personnes exerçant des missions de transport impliquant un contact avec des mineurs ou des majeurs protégés. Ce dispositif vise à renforcer la protection de ces publics, en permettant à l’administration compétente de l’État de vérifier, dans un cadre sécurisé, que les personnes concernées ne font pas l’objet d’une inscription ou d’une condamnation incompatible avec l’exercice de ces missions. Dans sa rédaction actuelle, l’article prévoit que l’État peut être saisi par le responsable de la collectivité territoriale compétente pour l’organisation et le fonctionnement du transport public concerné. Or, l’organisation des services de transport public ne relève pas toujours directement d’une collectivité territoriale. Dans certains territoires dont l'Île-de-France, cette compétence est exercée par une autorité organisatrice de la mobilité qui n’entre pas dans la catégorie des collectivités territoriales. Cet amendement, travaillé avec Île-de-France Mobilités et le SYTRAL, vise donc à lever l'incertitude sur la capacité de ces autorités organisatrices à mobiliser le dispositif d’attestation d’honorabilité.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000439
Dossier : 439
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Rejeté
02/07/2026
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Cet amendement vise à intégrer systématiquement l’étude du rabattement vélo dans les prérogatives de l’AOM liées à ses compétences de planification des gares routières. Le développement de gares routières sur le territoire doit être l'occasion de renforcer leur effet réseau. Il est primordial que les services de transport soient accueillis dans des nœuds de mobilité concentrant plusieurs services, et de plusieurs types, permettant de favoriser les interconnexions entre services locaux et services longues distances. Cette intermodalité est d’autant plus optimale lorsqu’elle intègre les modes actifs, via un rabattement. L’article 15, qui confie une compétence générale de planification et de création de gares routières aux autorités organisatrices de la mobilité locale, doit être l'occasion d'intégrer une étude dédiée incluant un schéma d’accessibilité d’accès détaillant les itinéraires cyclables et marchables sécurisés de rabattement dans un périmètre de 3 à 5km. Cet amendement a été travaillé avec la Fédération française des Usagers de la Bicyclette et le Réseau vélo et marche. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000444
Dossier : 444
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Rejeté
02/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de rééquilibrer la composition du comité des partenaires afin de mieux refléter la diversité des acteurs concernés par les politiques de mobilité. Dans sa rédaction actuelle, l'article L. 1231-5 du code des transports garantit aux représentants des organisations professionnelles d'employeurs au moins 50 % des sièges au sein du comité. Cette place prépondérante accordée aux employeurs apparaît disproportionnée au regard des missions de cette instance, qui est appelée à se prononcer sur des sujets touchant directement les usager.es, les salarié.es et les habitantes et habitants des territoires. Les transports publics constituent un service essentiel permettant l'accès à l'emploi, à la formation, aux soins et aux services publics. Les choix relatifs à l'offre de mobilité, à l'accessibilité des réseaux ou à l'évolution des tarifs concernent au premier chef les usager·es et les salarié·es qui les utilisent quotidiennement. Il est donc légitime que leurs représentants disposent d'une place au moins équivalente à celle des employeurs dans les instances de concertation. Le présent amendement vise ainsi à renforcer la représentation des organisations syndicales de salariés et des associations, notamment d'usagers et d'habitants, afin de garantir un dialogue plus équilibré entre les différentes parties prenantes. Il contribue à renforcer la légitimité démocratique du comité des partenaires et à assurer une meilleure prise en compte des enjeux sociaux, territoriaux et environnementaux dans les politiques de mobilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000446
Dossier : 446
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Adopté
02/07/2026
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L’article L1214-1 du Code des transports dispose que "Le plan de mobilité détermine les principes régissant l'organisation de la mobilité des personnes et du transport des marchandises, la circulation et le stationnement dans le ressort territorial de l'autorité organisatrice de la mobilité. Il est élaboré par cette dernière en tenant compte de la diversité des composantes du territoire ainsi que des besoins de la population, en lien avec les collectivités territoriales limitrophes. Le plan de mobilité vise à contribuer à la diminution des émissions de gaz à effet de serre liées au secteur des transports, selon une trajectoire cohérente avec les engagements de la France en matière de lutte contre le changement climatique, à la lutte contre la pollution de l'air et la pollution sonore ainsi qu'à la préservation de la biodiversité." Il semble pertinent de compléter cette approche par une planification des services de vélos partagés prévus par la collectivité dans les années à venir pour intégrer pleinement les services de location opérés par les AOM comme l’une des solutions permettant le report modal et l’intermodalité dans les politiques de mobilité. Le présent amendement vise à intégrer un volet relatif à la location de vélo pis à la disposition des usagers par les autorités organisatrices dans les plans de mobilité. Cet amendement a été travaillé avec l’Association des acteurs du vélo public. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000454
Dossier : 454
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à sécuriser juridiquement les nouveaux échanges de données mensuels entre les AOM et l’URSSAF Caisse Nationale à la suite de l’expérimentation réussie négociée par Elisabeth BORNE, ministre des Transports en 2019, dans le cadre de la loi d’Orientation des Mobilités. Le 4 juin 2019, dans le cadre des discussions parlementaires relatives à loi d’Orientation des mobilités, la ministre des Transports, Elisabeth BORNE a annoncé le lancement par l’Urssaf Caisse Nationale d’une expérimentation concernant la transmission mensuelle des données du versement mobilité aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM). Cette expérimentation, débutée en octobre 2020, a abouti, le 19 septembre 2022, au déploiement d’un nouveau fichier de données détaillées par établissement pour toutes les AOM qui lèvent le versement mobilité et désormais le versement mobilité régional et rural. Afin de sécuriser ces nouveaux échanges de données mensuels, il est nécessaire de faire évoluer les articles L. 2333-70 et L.2531-6 du code général des collectivités territoriales qui fixent les modalités de transmission des données du versement mobilité pour Ile-de-France Mobilités et les autres AOM. Les dispositions étant spécifiques concernant le versement mobilité ou le versement mobilité régional et rural recouvré par les Mutualités sociales agricoles, la transmission des données sera trimestrielle comme l’est actuellement le reversement aux AOM. Cet amendement a été travaillé avec le GART. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000455
Dossier : 455
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Non soutenu
02/07/2026
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Les conventions prévues à l’article 14 permettent aux collectivités territoriales de coopérer avec des États limitrophes pour assurer la continuité et la cohérence de l’offre de transport au sein des bassins de mobilité transfrontaliers. Dans ce cadre, plusieurs opérateurs peuvent intervenir sur un même service, tout en étant soumis à des cadres juridiques, sociaux et fiscaux distincts. Cette situation peut engendrer des écarts dans les conditions d’exécution des contrats et créer des déséquilibres entre opérateurs, au détriment des acteurs français, soumis à des exigences strictes en matière sociale et environnementale. Ainsi, le présent amendement vise à garantir que les conditions d’exécution des contrats respectent des règles et garanties identiques pour tous les opérateurs, afin de préserver le pavillon français et assurer une concurrence loyale. Cet amendement a été travaillé avec l'OTRE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000461
Dossier : 461
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Non soutenu
02/07/2026
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La mise en place d’une trajectoire pluriannuelle de recours par les donneurs d’ordre à des prestations de transport routier au moyen de poids lourds électriques, est une première étape positive vers une meilleure répartition de la valeur entre donneurs d’ordre et transporteurs. A l’heure où des investissements significatifs doivent être réalisés pour accélérer la décarbonation du transport routier, ces objectifs offrent ainsi un cadre lisible et réaliste, de nature à accompagner et sécuriser les efforts engagés par les entreprises de transport. Le dispositif de reporting prévu par l’article 18 constitue, à cet égard, un élément essentiel pour assurer le suivi effectif de la mise en œuvre de cette trajectoire. Toutefois, le mécanisme d’attestation tel que proposé est excessivement rigide et peu adapté aux réalités opérationnelles du secteur. En imposant un formalisme unique, il limite inutilement les modalités de justification dont disposent les acteurs. À l’inverse, la mise en place d’un dispositif déclaratif global, fondé par exemple sur une transmission périodique d’informations, offrirait une plus grande souplesse aux transporteurs, tout en garantissant un niveau de traçabilité suffisant. Une telle approche permettrait également de recourir à des modalités simples et déjà existantes, telles qu’une mention sur les documents de facturation ou tout autre support adapté. Cet amendement privilégie ainsi la logique d’obligation de résultat poursuivie par le texte, en laissant au donneur d’ordre et au transporteur le soin de définir contractuellement les moyens, les modalités de justification et les outils de suivi les plus pertinents pour atteindre les objectifs fixés.... Cet amendement a été travaillé avec l’OTRE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000464
Dossier : 464
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Rejeté
02/07/2026
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Près de trente ans après l’adoption de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) et six ans après les précisions apportées par la loi d’orientation des mobilités (LOM), les articles L.228-2 et L.228-3 du code de l’environnement ont fait l’objet d’une appropriation progressive par les acteurs de l’aménagement. Une jurisprudence s’est notamment construite autour de l’article L.228-2 du code de l’environnement , contribuant à sécuriser son interprétation et à conforter sa place dans la hiérarchie des normes. Pour autant, plusieurs éléments conduisent à s’interroger sur l’effectivité réelle de ces dispositions. Les résultats du Baromètre vélo traduisent un sentiment largement partagé d’insécurité sur de nombreuses voiries. Le réseau d’aménagements cyclables demeure très incomplet, en particulier hors des centres urbains, avec une couverture particulièrement faible en milieu rural et périurbain. Les pratiques des gestionnaires de voirie apparaissent hétérogènes, tant dans l’application de l’article L.228-2 que dans l’appréciation des notions de faisabilité technique et financière prévues à l’article L.228-3. Dans ce contexte, une évolution du cadre juridique ne peut être envisagée sans un diagnostic préalable approfondi. Cet amendement propose donc la remise, dans un délai de six mois, d'un rapport conjoint de l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD) et du CEREMA afin d'analyser les pratiques des gestionnaires de voirie, d'identifier les principaux freins à l'application de ces dispositions et d'éclairer le législateur sur les marges de progrès possibles.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000468
Dossier : 468
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à faciliter l’organisation de services de mobilité entre AOM locales contiguës, aujourd’hui de compétence régionale, tout en préservant le rôle de coordination de la région. L'article 14 bis tel que voté par le Sénat procède d'une intention louable, qui est celle de reconnaître dans le code des transports la faculté pour les autorités organisatrices de la mobilité locales de coopérer entre elles pour organiser des services interterritoriaux. Néanmoins, les AOM recourent déjà depuis longtemps à de telles conventions de coopération, en s'appuyant notamment sur les mécanismes de délégation de compétence régionale prévus par les articles L. 1231-4 du code des transports et L. 1111-8 du code général des collectivités territoriales. L'article 14 bis consacre ainsi législativement une pratique juridiquement possible et effectivement mise en œuvre, mais ne lève aucun des obstacles qui en freinent aujourd'hui le déploiement. Le frein principal, bien connu des praticiens, tient à ce que dès qu'une ligne franchit le ressort territorial d'une AOM locale, elle est qualifiée de service d'intérêt régional et relève de la compétence exclusive de la région, quand bien même il s'agirait d'une simple ligne interterritoriale entre deux AOM contiguës. Les AOM locales ne peuvent alors intervenir que sur le fondement d'une délégation de compétence accordée par la région, dispositif lourd, subordonné à la volonté de cette dernière, et peu adapté aux besoins de réactivité et de souplesse que requiert la coopération entre territoires limitrophes. C'est précisément ce mécanisme de délégation préalable qui bloque les coopérations entre AOM contiguës, en raison de sa lourdeur, et que l'article 14 bis, en l'état, ne remet pas en cause. Le présent amendement prend le problème à sa racine en substituant à l'article 14 bis voté par le Sénat une disposition créant un droit direct à la coopération au bénéfice des AOM dont les ressorts territoriaux sont contigus. Ce droit s'exerce sans qu'il soit nécessaire de recourir à une délégation de compétence régionale préalable, sous deux conditions cumulatives directement énoncées dans le nouvel article L. 1231-6 : Le service envisagé ne doit pas revêtir un caractère structurant pour l'organisation des mobilités à l'échelle régionale ; Ces deux conditions, vérifiables au cas par cas, permettent de circonscrire le champ de la dérogation aux seuls projets de proximité qui ne remettent pas en cause l'organisation régionale des mobilités. Le rôle de la région est pleinement préservé. La convention lui est transmise dès sa conclusion, et elle dispose d'un délai de deux mois pour s'y opposer, en motivant son refus, si elle estime que l'une des deux conditions n'est pas remplie. À défaut d'opposition recevable dans ce délai, son accord est réputé acquis. Lorsque les AOM parties à la convention relèvent de régions différentes, l'opposition de l'une d'elles ne produit d'effet qu'à l'égard de la portion du service située dans son ressort, laissant les AOM libres d'apprécier si la convention conserve un objet cohérent pour la portion non contestée. Ce mécanisme garantit à la région un droit de regard effectif sur les projets susceptibles d'affecter ses compétences, tout en mettant fin aux situations de blocage injustifié sur des projets de proximité qui n'y ressortissent pas. Cet amendement a été travaillé avec le GART. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000469
Dossier : 469
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02/07/2026
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Le présent amendement vise à sécuriser juridiquement le dispositif de dépistage des stupéfiants instauré par cet article. Si l’objectif de prévention des accidents dans les transports collectifs de voyageurs est pleinement légitime, un résultat positif à un test salivaire ne constitue pas toujours une preuve certaine d’un usage volontaire de stupéfiants. Des faux positifs peuvent résulter d’une défaillance technique du dispositif, d’une erreur de manipulation ou encore de la prise de certains médicaments. Dans ces conditions, il apparaît nécessaire de prévoir une procédure de vérification du résultat avant toute sanction disciplinaire fondée sur ce seul test. Cette garantie permet de concilier l’impératif de sécurité des usagers avec les droits fondamentaux des salariés et limite le risque de contentieux prud’homaux. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000049
Dossier : 49
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02/07/2026
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Le présent amendement est un amendement d’appel. Il vise à examiner la pertinence d’étendre aux autorités organisatrices régionales de la mobilité l’obligation d’établir chaque année un rapport sur les moyens et les ressources dévolus à la mise en œuvre de leur compétence d’organisation de la mobilité. En effet, en l’état, l’article 13 du projet de loi prévoit d’élargir le champ de cette obligation aux autorités organisatrices de la mobilité mentionnées à l’article L. 1231‑3 du code des transports, c’est-à-dire aux régions. Or celles-ci sont déjà soumises à de nombreux cadres de suivi, de dialogue et de concertation portant sur l’organisation, le financement et l’évolution des services de mobilité, notamment ferroviaires, interurbains et scolaires. L’ajout d’un rapport annuel supplémentaire risque ainsi de créer une formalisation redondante, sans garantir une amélioration réelle de la transparence ou de la qualité de l’information disponible. Il conduirait surtout à alourdir les obligations administratives pesant sur les régions, alors même que celles-ci doivent concentrer leurs moyens humains et financiers sur l’organisation concrète des services de transport et sur l’amélioration de l’offre proposée aux usagers. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’objectif de transparence financière applicable aux autorités organisatrices de la mobilité ; en revanche, il convient d’éviter la multiplication de documents de suivi lorsque les informations relatives au financement, aux recettes, aux dépenses et à l’organisation des services font déjà l’objet d’échanges réguliers dans des cadres existants. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000492
Dossier : 492
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à garantir un accès minimal à une solution de mobilité dans l’ensemble du territoire national, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Dans de nombreux territoires, l’absence de transport collectif structurant limite fortement l’accès à l’emploi, aux services publics et aux soins, générant des inégalités territoriales fortes. L’autopartage électrique constitue aujourd’hui la solution la plus efficiente pour répondre à cet enjeu, en permettant la mise à disposition d’un véhicule mutualisé à coût maîtrisé, sans nécessiter d’infrastructures lourdes. Cette solution est en plein essor : d’après le Baromètre national de l’Autopartage, un million de Français seraient inscrits à un service d’autopartage en 2025. Ce modèle permet d’apporter une solution concrète, économique et écologique, pour les territoires, en garantissant un accès à un véhicule à distance raisonnable des habitants. Il est donc proposé de généraliser l’intégration de solutions d’autopartage électrique dans les plans de mobilité simplifiés des territoires dépourvus d’alternatives de transports collectifs. Cet amendement a été travaillé avec la Filière Française de la Mobilité Inclusive, Solidaire et Durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000494
Dossier : 494
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Adopté
02/07/2026
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Dans le cadre de l’élaboration des « plans d’action commun en matière de mobilité solidaire » (PAMS), introduit dans le code des transports par la LOM, « sont associés les organismes publics et privés intervenant dans l’accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité économique ou sociale ainsi que des personnes en situation de handicap ou dont la mobilité est réduite ». Ces organismes associés ont été introduits, au sein du code des transports, dans les articles L1215‑3 et L1215‑4 sur la mobilité solidaire. Au sein de ces 2 articles, il serait d’intérêt d’associer plus distinctement les acteurs de l’économie sociale et solidaire et les associations œuvrant dans le champ de la mobilité solidaire. Cet amendement du groupe Écologiste et Social a été travaillé avec les acteurs de la Filière Française de la Mobilité Inclusive Solidaire et Durable (FFMISD). A noter que les membres de la filière attirent l’attention sur le fait que les collectivités territoriales, ayant délégué leur compétence transport à l’AOM régionale, mériteraient néanmoins d’être intégrées pour les actions qui concernent leur propre territoire au sein des organismes associés |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000495
Dossier : 495
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02/07/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vient corriger la modification de trajectoire de fret zéro émission pour les chargeurs adoptée au Sénat. En effet, le décalage d’un an dans la mise en œuvre ne doit pas se faire au détriment de l'objectif 2030, qui est cohérent avec les objectifs du dispositif européen VECTO (outil de calcul de la consommation d’énergie des véhicules). Maintenir ce recul marquerait un affaiblissement majeur du texte. Le décalage de la trajectoire avec un début en 2027 nie les objectifs climatiques de la France d'ici 2030.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000497
Dossier : 497
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02/07/2026
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En France, en 2023, les poids lourds diesel ont généré 27,9 Mt CO2e, soit 23,4 % des émissions du transport routier et 7,5 % des émissions du transport national. Un tracteur routier électrique a une empreinte carbone inférieure de 85 % 1 à celle d’un tracteur routier diesel (134 gCO2/km contre 891 gCO2/km). Pour un seul camion électrique, la consommation évitée est de 8 000 à 30 000 litres de carburant par an. La consommation annuelle d’un poids lourd électrique correspond à celle de plusieurs dizaines de voitures électriques, typiquement de l’ordre de 20 à 50 selon les usages. Une consommation non négligeable, la crise en Iran illustre aujourd’hui la nécessité de réduire drastiquement la dépendance au pétrole pour une plus grande résilience du secteur. Dans ce contexte, la conversion vers les énergies à la fois produites en France ou en Europe et disponibles en quantité suffisante est une priorité. La conversion du parc de poids lourds diesel à l’électrique permet de réduire la consommation de fossiles. Le présent amendement du groupe Écologiste et Social et propose de rajouter une obligation de recours minimal à des véhicules utilitaires lourds à émission nulle pour les opérateurs de transport de marchandises pour compte propre ayant pour origine le territoire métropolitain. Cet amendement a été travaillé avec T&E France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000498
Dossier : 498
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Adopté
02/07/2026
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Ce projet de loi-cadre est une opportunité pour accélérer la décarbonation des poids lourds, et en particulier pour faire progresser la demande en poids-lourds électriques. Cet amendement vise toutefois à sanctionner l’absence de reporting de la part des chargeurs sur leurs obligations. Le reporting est obligatoire mais rien ne le garantit. Ainsi, nous proposons de sanctionner le non-respect de l’atteinte des objectifs de la loi. D’après Carbone 4, une sanction dont le montant serait fixé à 0,5 % du montant total des prestations aurait un effet incitatif, le niveau de sanction serait en effet bien supérieur au coût d’application de la mesure. Il s’agit tout simplement de garantir l’application de la loi. Cet amendement a été travaillé avec T&E France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000500
Dossier : 500
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent amendement vise à mettre en œuvre certaines recommandations du rapport du Haut-Commissariat au Plan sur les grands projets d’infrastructures, publié en janvier 2026.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000501
Dossier : 501
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Adopté
02/07/2026
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L’article 21 du projet de loi, tel que modifié au Sénat, propose de revenir sur l'article L. 228-2 du code de l'environnement qui énumère aujourd'hui exhaustivement les aménagements cyclables que les collectivités doivent réaliser en cas de rénovation ou de création de voirie.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000502
Dossier : 502
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Rejeté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à demander au Gouvernement un rapport sur les conditions de mise en œuvre, à titre expérimental, de « territoires à mobilité alternative » permettant de construire des solutions intégrées pour réduire la dépendance à la voiture individuelle. Le secteur des transports représente environ 30 % de la consommation d’énergie et des émissions de CO₂ en France, dont plus de 50 % de la consommation de pétrole est liée à la voiture individuelle. Outre l’enjeu climatique, le système automobile actuel pèse lourdement sur le budget des ménages avec un coût global estimé à 305 milliards d’euros par an (environ 10 % du PIB). De plus, il engendre des risques d’exclusion sociale majeurs, en particulier dans les zones rurales où 70 % de la population réside et où le vieillissement de la population accentue la perte d’autonomie liée à l’impossibilité de conduire. Si des travaux de modélisation montrent qu’une alternative est techniquement possible partout sur le territoire (transports collectifs cadencés, réorganisation partielle de la voirie, services de mobilités unifiés), l’éclatement actuel des compétences entre les différentes autorités organisations de la mobilité empêche le déploiement de solutions pleinement intégrées. Ce rapport devra ainsi identifier les leviers juridiques et techniques permettant aux collectivités de coordonner l’ensemble des acteurs de la mobilité au sein d’un périmètre donné, afin d’évaluer les conditions de mise en œuvre et de permettre le déploiement futur de ce modèle, en réponse aux objectifs de transition écologique et de cohésion territoriale. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000503
Dossier : 503
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Non soutenu
02/07/2026
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Il s’agit de ne pas limiter la compétence du comité des partenaires aux seules réformes tarifaires substantielles alors que celui-ci n’est aujourd’hui consulté en matière de tarifs que sur le taux de couverture des dépenses d'exploitation des services de mobilité par les recettes Sa compétence serait donc étendue à toute évolution tarifaire. Les impacts socio-économiques et évaluations a posteriori ne seraient requis en revanche qu’en cas de réforme substantielle. Cet amendement a été travaillé en lien avec la CFDT. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000509
Dossier : 509
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Adopté
02/07/2026
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Par cet amendement, travaillé avec l’Association des Acteurs du Vélo Public (AAVP), le groupe La France insoumise propose de renforcer l'information mise à disposition des autorités organisatrices de la mobilité et des comités des partenaires sur les résultats concrets des politiques de mobilité financées par des fonds publics. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000051
Dossier : 51
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Non soutenu
02/07/2026
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Il convient désormais de rendre ces nouvelles dispositions pleinement opérantes et sécurisées sur le plan juridique. Le présent amendement de précision rédactionnelle permet aux préfets de régions, plutôt qu’aux ministres chargés des transports et de la mer, de rendre obligatoires les plans de développement du transport fluvial et les accords de place lorsque les circonstances le justifient. Cet amendement a été travaillé avec toutes les fédérations portuaires/maritimes (UNIM, Armateurs de France, TLF Overseas, AUTF, E2F, UPF, AMCF) et la DGITM. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000519
Dossier : 519
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Retiré
02/07/2026
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Le recours aux ordonnances prive le Parlement de sa compétence législative directe. Cet article doit être supprimé pour préserver le principe parlementaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000052
Dossier : 52
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Non soutenu
02/07/2026
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Il convient désormais de rendre ces nouvelles dispositions pleinement opérantes et sécurisées sur le plan juridique. Dans la mesure où les plans stratégiques des ports ne présentent pas de caractère prescriptif et à des fins de simplification, le présent amendement propose de supprimer cette référence. Cet amendement a été travaillé avec toutes les fédérations portuaires/maritimes (UNIM, Armateurs de France, TLF Overseas, AUTF, E2F, UPF, AMCF) et la DGITM. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000520
Dossier : 520
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000522
Dossier : 522
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000523
Dossier : 523
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000524
Dossier : 524
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000525
Dossier : 525
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000527
Dossier : 527
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000528
Dossier : 528
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000529
Dossier : 529
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000053
Dossier : 53
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Non soutenu
02/07/2026
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Il convient désormais de rendre ces nouvelles dispositions pleinement opérantes et sécurisées sur le plan juridique. Le présent amendement de précision rédactionnelle propose de supprimer le renvoi à un décret en Conseil d’État, devenu sans objet compte tenu du niveau de précision atteint par la loi. Cet amendement a été travaillé avec toutes les fédérations portuaires/maritimes (UNIM, Armateurs de France, TLF Overseas, AUTF, E2F, UPF, AMCF) et la DGITM. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000530
Dossier : 530
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000531
Dossier : 531
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000532
Dossier : 532
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000533
Dossier : 533
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000534
Dossier : 534
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000536
Dossier : 536
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000537
Dossier : 537
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Retiré
02/07/2026
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Amendement de cohérence |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000054
Dossier : 54
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Non soutenu
02/07/2026
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Il convient désormais de rendre ces nouvelles dispositions pleinement opérantes et sécurisées sur le plan juridique. Le présent amendement de précision rédactionnelle propose de faire évoluer le rôle des autorités portuaires dans la négociation des accords de place et des plans de développement. Il est essentiel que les négociations entre les représentants des acteurs économiques se déroulent en coordination avec l’autorité portuaire, et non sous son égide. En effet, l’autorité portuaire doit conserver son rôle de régulateur neutre et d’arbitre impartial, garant de l’équilibre entre les usages, de la transparence et du respect des règles de concurrence. En se positionnant comme coordinateur, elle apporte le cadre stratégique, les données techniques et les contraintes d’aménagement nécessaires, sans intervenir dans la formation des compromis économiques entre représentant des organisations professionnelles. Cette approche permet à la fois de sécuriser juridiquement l’accord, de préserver l’égalité de traitement entre acteurs et de renforcer la responsabilité collective des opérateurs dans la mise en œuvre des engagements adoptés. Cet amendement a été travaillé avec toutes les fédérations portuaires/maritimes (UNIM, Armateurs de France, TLF Overseas, AUTF, E2F, UPF, AMCF) et la DGITM. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000543
Dossier : 543
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02/07/2026
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Les autorités organisatrices de mobilité pourrait prendre en compte les besoins des familles, notamment en terme d'accessibilité et de prise en compte de leur particularité. En effet, les enfants peuvent être mal considérés par les usagers et les transports peuvent être particulièrement mal adaptés à ce jeune public. Il convient donc de mieux les intégrer dans les mobilités. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000544
Dossier : 544
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Tombé
02/07/2026
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Le fait que la région est partie à la convention des autorités organisatrices de la mobilité n'est-il pas déjà le cas dans toutes les AOM ? |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000545
Dossier : 545
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Tombé
02/07/2026
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Alinéa superfétatoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000546
Dossier : 546
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02/07/2026
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Cet amendement vise à permettre aux autorités organisatrices de mobilité (AOM) de se constituer en syndicat mixte intercommunal. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000547
Dossier : 547
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02/07/2026
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Le 4° l'article L. 1214-2 du code des transports dispose que le plan mobilité doit prévoir une diminution du trafic automobile (« 4° La diminution du trafic automobile et le développement des usages partagés des véhicules terrestres à moteur »). Cet objectif a assez peu de sens à l'heure où la route représente plus de 80 % des modes de transport des personnes et des marchandises.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000548
Dossier : 548
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02/07/2026
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La mesure présentée semble tout à fait superfétatoire compte-tenu de l’ensemble des critères évoqués à l’article L.1214-1 du code des transports qui prévoie déjà plus de dix points sur le contenu du plan de mobilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000549
Dossier : 549
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02/07/2026
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La création d'un comité de concertation pour la gestion des grandes gares routières et autres grands aménagements de transport routier est-elle nécessaire ? N'est-ce pas la création d'un énième comité qui ralentit la décision ? |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000550
Dossier : 550
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02/07/2026
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Le présent alinéa dispose que l'AOM doit prendre en compte le niveau de fréquentation, le nombre d'habitant, l'existence d'autre mobilités pour tout aménagement. N'est-ce pas tout à fait superfétatoire ? Il parait logique que l'AOM entreprendra des travaux en fonction de données chiffrées tangibles et des besoins sur le territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000551
Dossier : 551
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02/07/2026
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Amendement de suppression pour des mesures de simplification. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000555
Dossier : 555
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02/07/2026
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Cet amendement vise à laisser les collectivités territoriales libres de mettre en place des aménagements pour les vélos. En effet, cet aménagement peut être particulièrement contraignant pour de petites communes aux moyens limités. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000557
Dossier : 557
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02/07/2026
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Par cet amendement, le groupe de la France insoumise propose d’instaurer une obligation minimale d’acquisition de véhicules à émission nulle pour les entreprises exploitant des services librement organisés de transport routier de voyageurs. Alors que l’article 18 du présent projet de loi prévoit l’introduction d’un seuil minimal de véhicules utilitaires à émission nulle dans le secteur du transport routier de marchandises, il apparaît nécessaire d’étendre cette dynamique au transport collectif de voyageurs. Les autocars et autobus constituent en effet un levier essentiel de la décarbonation des mobilités. Cet amendement vise ainsi à accélérer le renouvellement des flottes vers des véhicules à émission nulle afin de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. Selon la FNTV, sur les 66 000 véhicules en service en France, seulement 300 sont électrifiés et 3000 roulent au biogaz, symbole de l’immense défi qui attend le secteur pour la décarbonation. Cette transition offre aussi des possibilités industrielles avec des entreprises françaises de pointe s’agissant des constructions de cars et bus électriques et notamment les entreprises comme Bluebus. Ainsi, instaurer un seuil minimal relevé chaque année, permet à ce type d’entreprise de pouvoir planifier leurs carnets de commande. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000558
Dossier : 558
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02/07/2026
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Le présent amendement vise à permettre aux acheteurs publics et privés soumis aux obligations de verdissement de leurs flottes de prendre en compte, dans une limite de 15 %, les cycles et cycles à pédalage assisté affectés à un usage professionnel. Cette faculté de substitution reconnaît le rôle des vélos professionnels, notamment des vélos à assistance électrique, dans la décarbonation des déplacements et des activités de service, en particulier pour les trajets de proximité, la logistique urbaine légère, les interventions techniques ou les déplacements professionnels de courte distance. Elle offre une souplesse opérationnelle aux acteurs concernés, sans remettre en cause l’objectif principal de renouvellement des flottes par des véhicules à faibles ou très faibles émissions, puisque la prise en compte des cycles est plafonnée à 15 % de l’obligation annuelle. Cet amendement a été travaillé avec Les Boîtes à vélo. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000560
Dossier : 560
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02/07/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe de la France insoumise propose d’instaurer une obligation minimale d’acquisition de véhicules à émission nulle pour les entreprises exploitant des services librement organisés de transport routier de voyageurs. Alors que l’article 18 du présent projet de loi prévoit l’introduction d’un seuil minimal de véhicules utilitaires à émission nulle dans le secteur du transport routier de marchandises, il apparaît nécessaire d’étendre cette dynamique au transport collectif de voyageurs. Les autocars et autobus constituent en effet un levier essentiel de la décarbonation des mobilités. Cet amendement vise ainsi à accélérer le renouvellement des flottes vers des véhicules à émission nulle afin de contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. Selon la FNTV, sur les 66 000 véhicules en service en France, seulement 300 sont électrifiés et 3000 roulent au biogaz, symbole de l’immense défi qui attend le secteur pour la décarbonation. Cette transition offre aussi des possibilités industrielles avec des entreprises françaises de pointe s’agissant des constructions de cars et bus électriques et notamment les entreprises comme Bluebus. Ainsi, instaurer un seuil minimal relevé chaque année, permet à ce type d’entreprise de pouvoir planifier leurs carnets de commande. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000562
Dossier : 562
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Adopté
02/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de compléter le contenu des plans de mobilité afin d’y intégrer un volet consacré aux services de location de vélos mis à disposition des usagers par les autorités organisatrices de la mobilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000564
Dossier : 564
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe La France insoumise propose de rendre systématique l’usage de dispositif anti-démarrage pour les transports publics. Le dépistage de l’usage de stupéfiants constitue un enjeu majeur de sécurité dans les transports publics. À l’image des dispositifs d’éthylotest anti-démarrage (EAD) déjà déployés dans certains véhicules de transport collectif, il apparaît nécessaire de prévoir des dispositifs empêchant le démarrage du véhicule lorsqu’un conducteur est contrôlé positif aux stupéfiants. Cet amendement du groupe La France Insoumise vise à rendre cette obligation systématique pour l’ensemble des véhicules neufs concernés. En ajoutant ce caractère systématique, il garantit qu’aucune entreprise de transport ne puisse s’en exonérer. La sécurité des usagers exige une application uniforme de cette mesure. Si son installation demeurait facultative, des considérations financières pourraient conduire certains opérateurs à ne pas s’équiper, au détriment de la prévention des risques et de la sécurité des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000565
Dossier : 565
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Rejeté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe LFI propose de supprimer cet article, qui assouplie l'obligation d'aménagement cyclable. Cet article modifie les articles L. 228-2 et L. 228-3 du code de l'environnement relatifs aux aménagements cyclables réalisés à l'occasion des créations ou rénovations de voirie. Sous couvert de clarification juridique, cette rédaction affaiblit en réalité les obligations aujourd'hui imposées aux gestionnaires de voirie en matière de développement des infrastructures cyclables. Le droit actuel repose sur un principe clair : lorsqu'une voie urbaine est créée ou rénovée, des aménagements cyclables doivent être réalisés. Cette obligation a permis le développement progressif d'infrastructures indispensables à la pratique du vélo et à la sécurisation des déplacements du quotidien. La nouvelle rédaction en revanche substitue à cette exigence des aménagements « adaptés aux besoins et contraintes de la circulation », notion particulièrement imprécise qui risque de multiplier les dérogations et de fragiliser les recours permettant aujourd'hui de garantir l'effectivité des politiques cyclables. Alors que le secteur des transports représente près d'un tiers des émissions françaises de gaz à effet de serre et que le développement des mobilités actives constitue un levier essentiel de la transition écologique, il est nécessaire de renforcer les obligations pesant sur les gestionnaires de voirie plutôt que de les assouplir. Pour La France insoumise, le vélo constitue un mode de déplacement essentiel, accessible, bon pour la santé, le pouvoir d'achat et le climat. Il doit bénéficier d'infrastructures continues, sécurisées et protégées sur l'ensemble du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000568
Dossier : 568
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Retiré
02/07/2026
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Ce projet de loi comprend 22 articles regroupés en cinq titres, articulant des dispositions présentant une certaine diversité d’objet et de portée, produisant à première vue un effet catalogue, cependant elles déclinent une inspiration commune, s’appuyant sur une véritable colonne vertébrale, exprimant la volonté du Gouvernement de promouvoir l’intermodalité et la décarbonation des transports. Ce point nodal au cœur du projet et de sa philosophie appelle une proposition légitime, celle que l’intitulé du texte affiche ostensiblement et expressément cette ambition pour l’avenir. L’objet de cet amendement rédactionnel est donc d’intégrer au titre du projet de loi cadre l’affirmation de cette ambition. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000570
Dossier : 570
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement a pour objet d'élargir le périmètre de l'obligation de recours aux véhicules à émission nulle aux activités de transport de marchandises pour compte propre. Cette extension répond directement aux conclusions de la mission flash sur la décarbonation des poids lourds, qui recommandait d'engager l'ensemble des acteurs de la filière logistique, sans exclure les flottes privées. En effet, en restreignant ce dispositif aux seuls donneurs d'ordre du transport public (agissant pour le compte d’autrui), la rédaction actuelle crée une distorsion de concurrence entre les entreprises qui externalisent leur logistique et celles qui la gèrent en interne. De plus, une telle rédaction supprime un levier de décarbonation majeur, le compte propre représentant une part prépondérante des flottes de véhicules utilitaires (légers et lourds) en France. Enfin, pour garantir la faisabilité opérationnelle de cette mesure sans pour autant créer de charge administrative, le présent amendement adapte l'indicateur pour le compte propre en s'appuyant sur un critère simple et vérifiable : la part de la facturation énergétique (carburant ou électricité) dédiée aux véhicules à émission nulle au sein de l'entreprise. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000571
Dossier : 571
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Tombé
02/07/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe La France insoumise souhaite préserver le niveau actuel d'exigence de l'article L. 228-2 du code de l'environnement en matière d'aménagements cyclables. La rédaction proposée par l'article 21 remplace les dispositions actuelles par une formulation générale prévoyant uniquement la réalisation d'aménagements « adaptés aux besoins et contraintes de la circulation », dont la définition serait ensuite renvoyée à un décret en Conseil d'État. Le développement des infrastructures cyclables constitue pourtant un enjeu majeur de sécurité routière, de santé publique, de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et d'amélioration du pouvoir d'achat. Les collectivités et les gestionnaires de voirie doivent disposer d'obligations claires, stables et directement opposables. La loi doit fixer les principes fondamentaux de la politique cyclable et ne peut se contenter de renvoyer au décret la définition même des aménagements devant être réalisés. Cet amendement a été travaillé avec la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000573
Dossier : 573
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02/07/2026
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Le présent amendement vise à lever un frein technique et psychologique majeur pour les entreprises de transport s’engageant dans la transition écologique : l’impact négatif de leurs investissements de décarbonation sur leur notation financière auprès de la Banque de France. L’acquisition d’un poids lourd à motorisation nulle en émission (électrique ou à hydrogène) représente un effort en capital considérable, souvent deux à trois fois supérieur à celui d’un véhicule thermique équivalent. En l’état actuel des modèles d’évaluation, l’endettement substantiel contracté par une TPE ou une PME du transport pour verdir sa flotte dégrade mécaniquement ses ratios financiers courants. Cette détérioration artificielle de son profil de risque se traduit par une baisse de sa cotation Banque de France, pénalisant par ricochet son accès global au crédit pour l’exploitation de son activité quotidienne. Pour briser ce cercle vicieux, cet amendement propose que lors de l’évaluation de la capacité des entreprises à honorer leurs engagements financiers, la Banque de France doit prendre en compte de manière favorable les investissements spécifiquement réalisés pour l’acquisition de véhicules de transport de marchandises d’un poids supérieur ou égal à 3,5 tonnes utilisant des énergies propres. En sanctuarisant la trajectoire de décarbonation dans les grilles d’analyse financière du régulateur, cette mesure offre une sécurité indispensable aux transporteurs : elle garantit que leur courage économique et environnemental ne sera pas sanctionné par les systèmes de notation bancaire. C’est un élément essentiel pour ces acteurs aux marges très faibles et qui ne disposent généralement pas d’une trésorerie suffisante pour pouvoir assumer l’investissement supplémentaire qu’entraine l’achat de poids lourds à émission nulle. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000574
Dossier : 574
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent amendement, qui s'appuie directement sur les conclusions de la mission flash sur la décarbonation des poids lourds menée avec Gérard Leseul et présenté en mai 2026, propose un acte de clarté politique et de responsabilité écologique pour l’avenir de notre transport routier. Pour réussir la transition énergétique, le rôle de l'État n'est pas de subventionner indéfiniment toutes les technologies, mais de donner un cap clair et lisible aux investisseurs. Cet amendement introduit donc un choix stratégique fort à travers un double levier fiscal :
Enfin, cet amendement répond à une exigence de bon sens budgétaire. Il est politiquement et économiquement anormal que l’argent public soutienne aujourd'hui deux fois plus, sur son cycle de vie, un camion roulant aux biocarburants qu'un camion 100 % électrique. Sans pénaliser les choix du passé, nous devons impérativement réorienter les mécanismes de suramortissement vers la seule technologie de rupture capable de garantir une baisse de 79 % des émissions de gaz à effet de serre : le véhicule zéro émission. C'est, en somme, un amendement d'efficacité économique, de souveraineté industrielle et de vérité écologique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000576
Dossier : 576
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent amendement vise à instituer un mécanisme fiscal incitatif pour récompenser les entreprises de transport routier qui engagent leur flotte de poids lourds dans la transition énergétique, en agissant directement sur leur compétitivité globale. Plutôt que de restreindre l’incitation fiscale à la seule électricité consommée par les bornes de recharge — ce qui engendrerait des complexités techniques de suivi et de sous-comptage —, cet amendement propose de créer un véritable « bonus de transition » global. Pour ce faire, le présent amendement propose de créer un tarif réduit de l’accise sur l’électricité fixé à 15,68 € par mégawattheure (MWh). Ce montant correspond très exactement à une réduction de 25 % par rapport au tarif normal de 20,90 €/MWh applicable aux catégories professionnelles prévu à l’article L. 312‑37 du même code. Ce tarif préférentiel, bénéficiera de manière globale à toute entreprise de transport routier de marchandises ou de voyageurs pour l’ensemble de ses sites et consommations, dès lors qu’elle exploite au moins un véhicule lourd zéro émission (motorisation exclusivement électrique) d’un poids supérieur à 3,5 tonnes (camions, porteurs, tracteurs routiers, autocars ou autobus). En ciblant le segment des poids lourds — dont l’électrification exige les investissements les plus lourds —, ce signal-prix puissant permettra de déclencher le premier acte d’achat chez les transporteurs en amortissant le surcoût du véhicule par une baisse immédiate de leurs charges d’électricité courantes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000577
Dossier : 577
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent amendement vise à lever le principal verrou financier qui bloque la transition énergétique du transport routier : l'accès au crédit pour l'achat de poids lourds zéro émission. Si les dispositifs de suramortissement et de baisse de fiscalité énergétique sont nécessaires, ils interviennent en cours ou en fin d'exercice comptable. Or, le secteur du transport routier, majoritairement composé de TPE et de PME, se heurte immédiatement au mur du financement initial. Un poids lourd électrique ou à hydrogène représentant un investissement de deux à trois fois supérieur à son équivalent thermique, les banques commerciales manifestent une forte frilosité à financer ces actifs à des taux compétitifs, de surcroit lorsque leurs clients sont des entreprises de petite taille, aux bénéfices peu élevés et à la trésorerie généralement faible. Afin d'y remédier, cet amendement crée un mécanisme de « Prêt vert bonifié Poids Lourds », décliné sur le modèle éprouvé des prêts à taux zéro. Par le biais d'un crédit d'impôt incitatif accordé aux établissements de crédit, l'État prend à sa charge le coût de la bonification des taux d'intérêt. Ce dispositif permettra aux transporteurs d'emprunter à des conditions très avantageuses pour acquérir ou louer (LOA, crédit-bail) des véhicules de plus de 3,5 tonnes exclusivement électriques ou à hydrogène. En complément de ce dispositif fiscal proposé dans le présent amendement, l'intervention opérationnelle de Bpifrance sous forme de garantie publique ou de co-financement pourrait éventuellement être recherchée par le Gouvernement pour sécuriser totalement les lignes de crédit ainsi accordées par les banques partenaires aux PME du secteur. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000578
Dossier : 578
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement, travaillé en lien avec l’ONG Transport & Environment (T&E), vise à garantir la transparence et l’exploitabilité réelle des données relatives à la décarbonation du transport routier. L’article 18 introduit une obligation légitime de suivi statistique. Pour que les services de l’État puissent vérifier réellement et efficacement le respect de la loi sans créer une bureaucratie excessive, il est indispensable que ces données soient transmises dans un format numérique ouvert et standardisé. Par ailleurs, afin d’éviter que certains grands donneurs d’ordres ne préfèrent le secret à la transparence, cet amendement instaure une amende administrative proportionnelle à la taille de l’entreprise, plafonnée à 0,1 % de son chiffre d’affaires annuel hors taxes. Cette approche garantit une sanction juste, équitable et dissuasive pour les grands acteurs économiques, tout en restant proportionnée pour les structures plus modestes. Il ne s’agit pas là de sanctionner une entreprise qui ne parviendrait pas à respecter l’objectif annuel de recours à des véhicules zéro émission (électriques ou à hydrogène) pour la réalisation de prestations de transport routier de fret, mais simplement d’obliger au respect du reporting de ce recours. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000579
Dossier : 579
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement constitue le second volet du dispositif de mise en conformité de la trajectoire de décarbonation introduite par l’article 18. En parfaite complémentarité avec l’amendement visant à sanctionner dès l’entrée en vigueur de la loi le défaut de transparence et d’accès aux données (reporting), cet amendement prévoit d’introduire une sanction financière progressive sur le fond de l’obligation, à savoir le respect des objectifs de verdissement des prestations de transport. Afin de concilier ambition écologique et réalisme économique, et pour ne pas pénaliser prématurément les acteurs alors que le marché industriel des poids lourds électriques est encore en phase de déploiement, cet amendement propose une approche pragmatique : une période de tolérance et d’adaptation de trois ans, entre 2027 et 2030. Ce n’est qu’à compter du 1er janvier 2030 qu’un mécanisme d’amende administrative proportionnelle sera activé en cas de manquements avérés. Pour être pleinement dissuasif face aux grands donneurs d’ordres sans asphyxier les structures plus modestes, le plafond de cette amende est indexé sur le chiffre d’affaires hors taxes de l’entreprise, à hauteur de 0,5 %. Il convient de noter que cette sanction s’articule parfaitement avec la flexibilité prévue au dernier alinéa du V du présent article : une entreprise ne pourra être sanctionnée si elle justifie avoir compensé l’indisponibilité des véhicules électriques par un recours équivalent aux modes ferroviaire ou fluvial. Ce signal législatif lointain et équilibré offre une visibilité totale aux acteurs économiques pour planifier sereinement leurs investissements d’ici la fin de la décennie. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000580
Dossier : 580
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Non soutenu
02/07/2026
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Les procédures de déclaration d'utilité publique (DUP) applicables aux grandes infrastructures de transport se heurtent à une difficulté récurrente : le périmètre des emprises expropriables, tel qu'il résulte de l'article L. 132-1 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique, est interprété restrictivement par le juge administratif comme se limitant aux seules parcelles strictement nécessaires à la réalisation de l'ouvrage principal. Cette interprétation exclut les emprises requises pour les ouvrages accessoires, les mesures compensatoires et les engagements de l'État pris à la suite de la DUP, alors même que ces éléments conditionnent la régularité juridique et environnementale de l'opération. Il en résulte une situation paradoxale : un maître d'ouvrage peut se voir dans l'impossibilité d'acquérir par voie d'expropriation des parcelles indispensables à l'exécution des prescriptions imposées par les autorités administratives compétentes – prescriptions environnementales, mesures de compensation des atteintes à la biodiversité prévues à l'article L. 163-1 du code de l'environnement, engagements figurant dans les dossiers publiés à la suite de la DUP – faute que ces emprises entrent dans le champ de l'utilité publique déclarée. Cette lacune génère des blocages opérationnels, des contentieux et des retards dans la réalisation de projets d'intérêt national. Le présent amendement remédie à cette difficulté en complétant l'article L. 132-1 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique afin d'y inscrire explicitement que sont regardées comme nécessaires à la réalisation de l'opération déclarée d'utilité publique les parcelles requises pour la mise en œuvre des ouvrages, aménagements et engagements accessoires qui y sont afférents. Un décret en Conseil d'État précisera les catégories d'ouvrages et d'engagements concernés, garantissant ainsi la sécurité juridique du dispositif. Cette clarification législative s'inscrit dans la continuité des objectifs du présent projet de loi en matière de simplification et d'accélération de la réalisation des infrastructures de transport.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000581
Dossier : 581
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Rejeté
02/07/2026
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Par cet amendement, le groupe la France insoumise souhaite éviter que les dérogations prévues pour la réalisation d’itinéraires cyclables alternatifs ne conduisent à contourner les obligations de création d’aménagements cyclables lors des opérations de création ou de requalification de voirie. Les travaux de voirie constituent des opportunités essentielles pour développer des infrastructures cyclables continues et sécurisées. Si des adaptations peuvent être envisagées dans certains cas particuliers, elles ne doivent pas conduire à affaiblir les obligations existantes en matière de mobilités actives. Cet amendement garantit donc que les exceptions visées par l'article 21 demeurent strictement reservées aux itinéraires alternatifs et ne puissent servir à remettre en cause l'aménagement de voies cyclables lors des requalification des voieries. Cet amendement a été travaillé avec la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000583
Dossier : 583
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Non soutenu
02/07/2026
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Le présent amendement d’appel propose d’étendre à l’État, à ses établissements publics et aux sociétés à capitaux majoritairement publics l’obligation de recours à des véhicules à émission nulle pour le fret routier qu’ils commandent. L’article 18 crée une obligation de recours à des véhicules à émission nulle pour le fret routier commandé par les grands donneurs d’ordre, selon une trajectoire croissante jusqu’en 2036. Toutefois, le II en réserve l’application aux seuls acteurs privés. L’État, ses établissements publics et les sociétés à capitaux majoritairement publics se trouvent ainsi exclus du champ de l’obligation, alors même qu’ils comptent parmi les principaux donneurs d’ordre de transport du pays. Cette situation n’est pas justifiée. L’État ne saurait imposer aux entreprises privées une trajectoire de décarbonation qu’il ne s’applique pas à lui-même pour le fret qu’il commande. En orientant ses propres marchés de transport vers les véhicules à émission nulle, la puissance publique soutient la structuration de l’offre et la montée en charge de la filière, au bénéfice de l’ensemble des donneurs d’ordre soumis à la même trajectoire. Le seuil de facturation à partir duquel la sphère publique est assujettie est renvoyé à un décret, par parallélisme avec le régime applicable aux donneurs d’ordre privés. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000588
Dossier : 588
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Rejeté
02/07/2026
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La déclaration d’utilité publique (DUP) consiste en une mise en balance des avantages et inconvénients d’un projet pour la société. Compte tenu de la gravité de l’atteinte portée au droit de propriété par l’expropriation, la loi encadre le délai de validité de la DUP. Actuellement, ce délai est en principe de cinq ans, renouvelable une fois. Pourtant, en dix ans, le contexte politique, juridique et physique d’un projet peut beaucoup évoluer, aboutissant à des expropriations pour des projets qui ne correspondent plus toujours à une réelle nécessité. Dans un contexte de changement climatique, l’hydrologie d’une rivière par exemple peut complètement changer en 10 ans. Son état de pollution peut également beaucoup évoluer du fait d’activités déjà implantées. De même, dans un contexte d’effondrement de la biodiversité, l’implantation d’une espèce peut évoluer et une espèce qui n’était pas protégée peut le devenir du fait de sa raréfaction. La modification de ces paramètres peut changer l’équilibre des intérêts à mettre en balance. Outre les changements de contexte environnementaux, le contexte économique d’un territoire et le contexte d’aménagement dans lesquels s’inscrit le projet peuvent également beaucoup évoluer. Par exemple, un projet de route qui peut être d’utilité publique à un stade T, du fait de sa contribution à un objectif d’améliorer le désenclavement d’un territoire, peut devenir en dix ans bien moins utile du fait de l’atteinte de l’objectif via d’autres moyens, comme le développement d’autres modes de transports, notamment ferroviaires. C’est d’autant plus le cas pour les DUP emportant reconnaissance de la raison impérative d’intérêt public majeur tel que prévu dans la version initiale de l’article 19 du présent projet de loi, supprimé du fait de l’adoption d’une disposition similaire dans la loi de simplification de la vie économique du 26 mai 2026. Cet intérêt public majeur requiert une analyse plus précise que celle de l’utilité publique, puisque le droit de l’Union Européenne précise qu’il doit rester exceptionnel de porter atteinte à des espèces protégées. L’intérêt public doit être « impératif », ce qui signifie que l’ouvrage doit être réellement nécessaire et pas simplement utile, il ne doit pas être possible de s’en dispenser. Une telle « impérativité » peut évoluer assez rapidement dans le temps. De plus, son appréciation à un stade anticipée impliquera nécessairement une appréciation plus superficielle car moins précise. Il est donc d’autant plus important de pouvoir la réévaluer dans un délai plus court. Le groupe Ecologiste propose donc de raccourcir la durée de la validité de ces DUP emportant reconnaissance de la raison impérative d’intérêt public majeur à deux ans, renouvelable une fois.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000589
Dossier : 589
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Rejeté
02/07/2026
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L’article 19 du projet de loi initial prévoyait la possibilité pour l’Etat de reconnaître le caractère de projet répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur (une des trois conditions permettant d’obtenir une dérogation à l’interdiction de détruire les espèces protégées) à un stade très amont du projet, dans l’acte de déclaration d’utilité publique ou de déclaration de projet. Cet article a été supprimé du fait de l’adoption d’un article similaire dans la loi de simplification de la vie économique du 26 mai 2026. Cette possibilité, qui existait déjà pour certaines opérations d’aménagement, les projets industriels, les projets d’énergie renouvelable, les projets nucléaires et les projets de transports d’électricité, est donc généralisée à tous types de projets. Les décisions adminstratives n’ont pas toute l’obligation d’être motivées. Si l’article L.121-3 du code de l’expropriation prévoit que la décision refusant de déclarer d'utilité publique la réalisation d'un projet ou d'une opération doit être motivée, il n’est pas explicitement prévu que la décision déclarant l’utilité publique le soit. Etant donné l’importance de l’enjeu, le présent amendement précise que cette décision devra l’être. Cela sécurisera par ailleurs la conformité de ces dispositions au droit européen. En effet, dans son avis sur ce projet de loi, le Conseil d’Etat « rappelle que l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur, qui répond à un niveau d’exigence élevé, ne saurait être déduite de la seule circonstance que le projet peut être déclaré d’utilité publique ou bénéficier d’une déclaration de projet et qu’elle doit être justifiée sur la base d’informations circonstanciées à chaque projet, dans des conditions prévues par le décret en Conseil d’Etat auquel renvoient les dispositions proposées. ». Il importe donc de prévoir explicitement la motivation de la reconnaissance de la raison impérative d’intérêt public majeur. C’est ce que propose le présent amendement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000059
Dossier : 59
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Adopté
02/07/2026
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L’article L. 1231‑5 du code des transports, dans sa rédaction issue de la loi d’orientation des mobilités, autorise mais ne garantit pas la présence d’associations d’usagers du vélo dans les comités de partenaires. Or, elles disposent d’une expertise de terrain directement utile aux délibérations du comité portant sur l’offre de service, l’intermodalité et les conditions de déplacement des voyageurs. Leur présence garantie dans tous les comités de partenaires renforcerait le développement de ce moyen de transport, essentiel à la décarbonation du secteur. Amendement travaillé avec la Fédération française des Usagers de la Bicyclette. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000590
Dossier : 590
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Non soutenu
02/07/2026
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Le groupe soutient l'objectif de décarbonation du transport routier de marchandises. La réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports est un impératif environnemental que nul ne conteste. C'est précisément parce que cet objectif est sérieux qu'il ne doit pas être compromis par une mise en œuvre unilatérale susceptible d'en annuler les bénéfices tout en pénalisant l'économie française. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000591
Dossier : 591
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Non soutenu
02/07/2026
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En première lecture, le Sénat a élargi l'obligation de recours à des véhicules à émission nulle à l'ensemble des véhicules utilitaires, légers comme lourds, alors qu'elle ne visait initialement que les poids lourds.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000593
Dossier : 593
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Non soutenu
02/07/2026
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Cet amendement vise à mettre en œuvre certaines recommandations du rapport du Haut-Commissariat au Plan sur les grands projets d’infrastructures, publié en janvier 2026. Ce rapport recommande de rendre suspensifs certains recours devant le juge administratif, en fixant au juge un délai maximal de 10 mois pour statuer. Le rapport souligne « D’abord, tel est en pratique le cas pour les porteurs de projet dépendant d’un financement bancaire, celui-ci n’étant débloqué qu’une fois l’autorisation purgée de recours. Ensuite, l’effet suspensif du recours rend le référé inutile : c’est une procédure en moins pour chacune des parties prenantes et toute dissonance entre juge des référés et juge du fond est ainsi évitée, ce qui apparaît particulièrement opportun pour ce type de grands projets. Enfin, c’est une sécurité pour le maître d’ouvrage lui-même et une condition à la sérénité des débats, qui ne peut être assurée lorsque les travaux sont en cours alors même que le juge n’a pas encore statué. À l’expiration de ce délai de dix mois, le maître d’ouvrage aurait la possibilité d’assumer son risque et de démarrer les travaux sans attendre la décision finale du juge. Cette mesure, qui peut apparaître de prime abord comme un facteur de ralentissement de la vie des projets, doit en réalité être comprise comme un facteur de leur sécurisation et mise en perspective avec le gain de temps résultant de la suppression d’un degré de juridiction et de la fixation d’un délai de dix mois pour juger. ». Le délai maximum de dix mois a été instauré par le Décret n° 2026-302 du 21 avril 2026 relatif à la simplification de la procédure contentieuse en matière environnementale et à l'accélération de certains projets. Le présent amendement propose de transcrire dans la loi le caractère suspensif de ces recours durant ce délai. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000600
Dossier : 600
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Non soutenu
02/07/2026
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Le transport scolaire constitue pour de nombreux élèves, en particulier au sein des territoires ruraux et périurbains, la condition même de l’accès à l’école. Il ne saurait être appréhendé comme un simple service de déplacement : il est le prolongement direct du service public de l’éducation nationale, dont il conditionne l’effectivité quotidienne pour des centaines de milliers de familles. Or, la faculté ouverte à la Région de déléguer l’organisation des transports scolaires à des autorités de second rang génère en pratique des inégalités territoriales profondes. Au sein d'un même territoire régional, les conditions de prise en charge peuvent varier considérablement d’une agglomération à l’autre : tarification à la charge des familles, nombre de passages, critères d’éligibilité, amplitude horaire. Des élèves scolarisés dans des établissements identiques, relevant parfois du même bassin de vie, se trouvent ainsi soumis à des conditions d’accès radicalement différentes selon le seul critère de leur lieu de résidence. Ces inégalités pèsent en premier lieu sur les familles les plus éloignées des centres urbains, pour lesquelles l’absence ou la dégradation du transport scolaire se traduit directement par une contrainte sur la mobilité de leurs enfants, voire par un renoncement à certaines filières ou établissements. Le présent amendement n’entend pas remettre en cause la libre organisation des services par les délégataires. Il impose à la Région, dans le cadre de la convention de délégation qu’elle conclut librement, de définir des critères minimaux d’harmonisation opposables à l’ensemble des délégataires, afin de garantir que le service public de l’éducation soit accessible dans des conditions équitables pour tous les élèves du territoire régional. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000601
Dossier : 601
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Non soutenu
02/07/2026
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Avec plus de 20 millions de Français en situation de précarité de mobilité en 2024, un accès facilité à une mobilité à un coût raisonnable est plus que jamais une priorité. Pourtant, 12 millions de personnes n’ont pas accès à un moyen de transport en commun à moins de 10 minutes de leur domicile selon une étude de l’association UFC-Que Choisir parue fin 2024. La voiture individuelle s’impose ainsi bien souvent comme une évidence coûteuse pour nos concitoyens résidant en zones peu denses et très peu denses : 80 % des 1 000 milliards de kilomètres de déplacements quotidiens étaient parcourus en voiture selon les chiffres du ministère des Transports en 2022. Lors de sa déclaration de politique générale devant le Sénat le 15 octobre dernier, le Premier ministre Sébastien Lecornu rappelait que « la question de la desserte des territoires est capitale pour éviter qu’un sentiment de relégation ne se développe davantage chez des millions de nos concitoyens ». Si la création de nouvelles infrastructures lourdes, notamment ferroviaires, n’est, bien souvent, pas adaptée, notamment au sein des territoires ruraux, le covoiturage a progressivement pris de l’ampleur et propose désormais une alternative fiable et peu coûteuse dans ces territoires. Pour les conducteurs au quotidien tout d’abord, grâce au partage des frais engagés (carburant, usure de la voiture, etc.), le covoiturage constitue un puissant levier en matière de pouvoir d’achat notamment dans un contexte d’inflation des prix du carburant. Pour les passagers, ce sont des trajets qui sont accessibles à un coût maîtrisé, alors que la part du budget des ménages consacrée aux transports est bien supérieure au sein des territoires ruraux qu’en zone urbaine. Ces trajets se concentrant dans leur immense majorité sur de longues distances, bien souvent supérieures à 150 km, le potentiel du covoiturage reste largement inexploité à courte et moyenne distance notamment au sein des territoires ruraux et en zone périurbaine. Dans sa rédaction actuelle, l’article L. 3132‑1 du code des transports encadre ainsi strictement la définition du covoiturage : seuls les trajets effectués pour le compte du conducteur peuvent constituer un covoiturage, et ce, malgré l’existence d’un critère encadrant la rétribution du conducteur avec la stricte limite du partage des frais engagés pour ledit trajet. Pourtant, dans les zones peu denses et très peu denses, s’assurer que la demande en matière de covoiturage de passagers corresponde aux offres préexistantes des conducteurs semble peu réaliste. Cet amendement propose donc de donner la possibilité aux passagers de proposer des trajets de covoiturage à des conducteurs. Cela permettrait de gagner en souplesse. Tout en maintenant évidemment le caractère non-onéreux de ce trajet (à l'exception des éventuels coûts de mise en relation) et la règle du partage des frais, cet amendement modifie donc l’article L. 3132‑1 afin de supprimer cette mention du trajet effectué pour le compte du conducteur, étendant ainsi le périmètre des trajets pouvant faire l’objet d’un covoiturage, pour faciliter le recours au covoiturage lors des déplacements de tous les jours. Cet amendement a été travaillé avec Blablacar. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000606
Dossier : 606
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Non soutenu
02/07/2026
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Le présent amendement de précision rédactionnelle propose de faire évoluer le rôle des autorités portuaires dans la négociation des accords de place et des plans de développement, en prévoyant que ces négociations entre les représentants des acteurs économiques se déroulent en coordination avec l’autorité portuaire, et non sous son égide. En effet, l’autorité portuaire doit conserver son rôle de régulateur neutre et d’arbitre impartial, garant de l’équilibre entre les usages, de la transparence et du respect des règles de concurrence. En se positionnant comme coordinateur, elle apporte le cadre stratégique, les données techniques et les contraintes d’aménagement nécessaires, sans intervenir dans la formation des compromis économiques entre représentants des organisations professionnelles. Cette approche permet à la fois de sécuriser juridiquement l’accord, de préserver l’égalité de traitement entre acteurs et de renforcer la responsabilité collective des opérateurs dans la mise en œuvre des engagements adoptés. Le présent amendement a été travaillé avec les fédérations portuaires et maritimes (UNIM, Armateurs de France, TLF Overseas, AUTF, E2F, UPF, AMCF). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000607
Dossier : 607
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Adopté
02/07/2026
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Dans la mesure où les plans stratégiques des ports ne présentent pas de caractère prescriptif, le présent amendement propose de supprimer cette référence dans une logique de simplification. Le présent amendement a été travaillé avec les fédérations portuaires et maritimes (UNIM, Armateurs de France, TLF Overseas, AUTF, E2F, UPF, AMCF). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000608
Dossier : 608
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Non soutenu
02/07/2026
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Le présent amendement propose de supprimer le renvoi à un décret en Conseil d’État, non nécessaire compte tenu du niveau de précision atteint par la loi. Le présent amendement a été travaillé avec les fédérations portuaires et maritimes (UNIM, Armateurs de France, TLF Overseas, AUTF, E2F, UPF, AMCF). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000609
Dossier : 609
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Non soutenu
02/07/2026
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Le présent amendement permet aux préfets de régions, plutôt qu’aux ministres chargés des transports et de la mer, de rendre obligatoires les plans de développement du transport fluvial et les accords de place lorsque les circonstances le justifient, afin de faciliter la prise en compte des enjeux des territoires. Le présent amendement a été travaillé avec les fédérations portuaires et maritimes (UNIM, Armateurs de France, TLF Overseas, AUTF, E2F, UPF, AMCF). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000613
Dossier : 613
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Non soutenu
02/07/2026
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Le présent amendement vise à renforcer la planification en matière de gares routières à l'échelle régionale, afin de contribuer à développer l'usage des transports en commun et à la décarbonation des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000614
Dossier : 614
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Non soutenu
02/07/2026
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Le présent amendement vise à garantir que l'autorité organisatrice de la mobilité soit informée et puisse intervenir dans le cadre d'une procédure de fermeture lancée par le gestionnaire ou propriétaire d’une gare routière ou ou d’un autre aménagement de transport routier, étant donné l'importance de ces services pour les usagers. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000617
Dossier : 617
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Rejeté
02/07/2026
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Les progrès réalisés dans le domaine des aéronefs sans équipage ouvrent de nouvelles perspectives pour la logistique, en particulier dans les territoires ruraux ou difficiles d’accès. Plusieurs pays, notamment les États-Unis, expérimentent déjà la livraison de médicaments, de matériels médicaux ou de colis par drone. Ces solutions permettent d’améliorer les délais de livraison, de réduire certains coûts logistiques et de répondre à des besoins spécifiques dans les territoires les plus isolés. La France dispose de compétences industrielles reconnues dans le domaine des drones civils et d’un cadre réglementaire européen permettant le développement de ces technologies. Toutefois, leur déploiement demeure limité. Le présent amendement propose d’autoriser, à titre expérimental et pour une durée de cinq ans, des services de livraison automatisée par drone, dans un cadre strict garantissant la sécurité des opérations et le respect de la réglementation européenne. Cette expérimentation permettra d’évaluer l’intérêt de ces nouvelles solutions pour le désenclavement des territoires, l’accès aux soins, la logistique du dernier kilomètre et le développement d’une filière industrielle française de haute technologie. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000618
Dossier : 618
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Rejeté
02/07/2026
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Amendement de cohérence par rapport aux travaux au Sénat |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000620
Dossier : 620
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Non soutenu
02/07/2026
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Tel est l'objet du présent amendement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000621
Dossier : 621
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Non soutenu
02/07/2026
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Tel est l'objet du présent amendement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000638
Dossier : 638
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Rejeté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à renforcer la lutte contre la consommation de substances ou plantes classées comme stupéfiants des conducteurs de transports publics routiers de personnes en ajoutant un volet sensibilisation et en préservant les droits des salariés et l’impartialité de la procédure. Cet amendement prévoit : – de rendre obligatoire l’organisation d’une campagne de sensibilisation et de prévention sur les risques d’usage des substances ou plantes classées comme stupéfiants avant la réalisation d’un premier test de dépistage. – d’assurer la confidentialité et le secret du résultat du test de dépistage – d’inscrire dans le règlement de l’entreprise les conséquences disciplinaires potentielles d’un test positif et de permettre au salarié de solliciter l’accompagnement d’un représentant du personnel ou d’un salarié de son choix. – de permettre au salarié en cas de test positif de solliciter un second test de dépistage à la charge de l’employeur sauf en cas de confirmation du test initial. Cet amendement a été travaillé avec CFDT FTGE |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000662
Dossier : 662
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000663
Dossier : 663
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000665
Dossier : 665
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000667
Dossier : 667
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000668
Dossier : 668
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Tombé
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000669
Dossier : 669
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000670
Dossier : 670
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000671
Dossier : 671
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. La deuxième phrase de l’alinéa 11 mentionne déjà des spécifications relatives à l’interconnexion avec les autres modes et réseaux de transport », ce qui implique de favoriser l’intermodalité. Il est donc inutile de le mentionner dans une autre phrase. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000672
Dossier : 672
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000673
Dossier : 673
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000674
Dossier : 674
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000675
Dossier : 675
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000676
Dossier : 676
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000677
Dossier : 677
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Adopté
02/07/2026
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Amendement de précision rédactionnelle visant à mentionner que l’Autorité de régulation des transports rend son avis sur la fermeture d’une gare routière ou de tout autre aménagement de transport routier dans un délai de trois mois à compter de la saisine des membres du comité de concertation mentionné à l’article L. 3114‑7-1 du code des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000678
Dossier : 678
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000679
Dossier : 679
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000699
Dossier : 699
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement vise à généraliser et à rendre effective l’attestation d’honorabilité exigée des conducteurs de transport collectif routier au contact de publics vulnérables. L’article L. 3116‑3‑1 du code des transports, créé par l’article 25 de la loi n° 2025‑379 du 28 avril 2025 relative au renforcement de la sûreté dans les transports, soumet les conducteurs de transport collectif routier en contact avec des mineurs ou des majeurs en situation de vulnérabilité à un contrôle de leurs antécédents judiciaires, par la consultation du bulletin n° 2 du casier judiciaire et du fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Ce dispositif demeure inabouti. D’une part, il n’est pas encore opérationnel, faute de publication du décret en Conseil d’État qui doit en fixer les modalités. D’autre part, son champ est trop étroit : limité au transport comprenant un contact « habituel », et reposant sur une saisine par la collectivité organisatrice. Le présent amendement corrige ces limites en allégeant le dispositif. Il étend le contrôle aux contacts permanents ou occasionnels avec des mineurs ou des majeurs vulnérables ; il aligne les conditions opérationnelles de délivrance des attestations qui servent de base à ce dispositif sur le modèle éprouvé du secteur médico-social prévu par le code de l’action sociale et des familles, en reprenant sa rédaction, ce qui permettra une mise en œuvre plus rapide et fluide par le biais d’un SI existant qui a démontré son efficacité ; il substitue à un contrôle annuel un contrôle à intervalles réguliers ; et il coordonne en conséquence le III de l’article. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000007
Dossier : 7
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Non soutenu
02/07/2026
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Cet amendement propose d’instituer une taxe additionnelle à la taxe de séjour, dont le produit serait affecté au financement des infrastructures et services de transport. Dans leur rapport d’information de juillet 2023 sur les modes de financement des AOM, les sénateurs Hervé Maurey et Stéphane Sautarel ont proposé de permettre à ces autorités d’instituer une majoration de la taxe de séjour pour les hébergements haut de gamme. Selon eux, une telle mesure serait cohérente avec l’objectif de faire contribuer les touristes au financement des services de transport dont ils bénéficient, tout en ayant un impact économique limité pour les établissements concernés. Le rapport final de la conférence nationale sur le financement des mobilités formule une recommandation similaire, en évoquant la création de nouvelles ressources fiscales locales dédiées, parmi lesquelles une taxe additionnelle à la taxe de séjour, sur le modèle mis en place en Île-de-France. En effet, la loi de finances pour 2024 a institué, au profit d’Île-de-France Mobilités (IDFM), une taxe additionnelle de 200 % à la taxe de séjour applicable à Paris et aux communes de la région francilienne. Cette mesure permet de renforcer le financement du réseau de transport public tout en reposant sur une logique de contribution équitable des visiteurs. Par principe d’équité territoriale, il apparaît nécessaire d’offrir la même faculté aux autorités organisatrices de la mobilité situées en dehors de l’Île-de-France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000700
Dossier : 700
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000701
Dossier : 701
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement propose de faire évoluer le rôle des autorités portuaires dans la négociation des accords de place et des plans de développement. Il est essentiel que les négociations entre les représentants des acteurs économiques se déroulent en coordination avec l’autorité portuaire, et non sous son égide. En effet, l’autorité portuaire doit conserver son rôle de régulateur neutre et d’arbitre impartial, garant de l’équilibre entre les usages, de la transparence et du respect des règles de concurrence. En se positionnant comme coordinateur, elle apporte le cadre stratégique, les données techniques et les contraintes d’aménagement nécessaires, sans intervenir dans la formation des compromis économiques entre représentant des organisations professionnelles. Cette approche permet à la fois de sécuriser juridiquement l’accord, de préserver l’égalité de traitement entre acteurs et de renforcer la responsabilité collective des opérateurs dans la mise en œuvre des engagements adoptés. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000702
Dossier : 702
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendements supprime, pour les accords de place et les plans de développement du transport fluvial, la référence aux plans stratégiques des ports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000703
Dossier : 703
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000704
Dossier : 704
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000705
Dossier : 705
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement vise ainsi à recentrer sur les véhicules lourds l’obligation fixée aux donneurs d’ordre de prestations de transport routier de marchandises de recourir à des véhicules électriques. Les véhicules utilitaires légers (VUL) sont concernés par des objectifs de verdissement des flottes, à travers la taxe annuelle incitative instaurée en loi de finances pour 2025. En outre, ces véhicules sont très majoritairement utilisés en compte propre. Seuls 150 000 à 200 000 VUL sur environ 3 millions détenus par des personnes morales sont utilisés pour du transport effectué pour autrui, visé par l’article 18. Le cas particulier des donneurs d’ordre qui n’auraient recours qu’à des prestations de transport routier par VUL pourra faire l’objet d’un traitement particulier par la voie réglementaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000706
Dossier : 706
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000707
Dossier : 707
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Adopté
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000709
Dossier : 709
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Tombé
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000710
Dossier : 710
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Tombé
02/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000711
Dossier : 711
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Adopté
02/07/2026
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Cet amendement vise à supprimer les conditions dans lesquelles le recours à des prestations de transport ferroviaire ou fluvial pourrait satisfaire l’obligation de l’article 18 pour les donneurs d’ordre. Si la décarbonation du transport de marchandises nécessite à la fois d’électrifier les poids lourds mais aussi de développer les modes massifiés, l’appréciation d’une impossibilité de recours à des poids lourds électriques apparaît particulièrement complexe à qualifier dans les faits. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000712
Dossier : 712
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Retiré
02/07/2026
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Ce projet de loi-cadre, attendu par l’ensemble des acteurs de la mobilité, fixe les principes du financement de nos réseaux. Il ne saurait pour autant laisser de côté un autre aspect majeur des politiques de mobilité : permettre, concrètement, à chacun de se déplacer. Des millions de nos concitoyens demeurent aujourd’hui privés de mobilité faute de véhicule, faute de moyens, faute de maîtrise des outils numériques, ou parce qu’ils vivent là où l’offre de transport est rare. Pour eux, l’enjeu n’est pas la ligne à grande vitesse : c’est le trajet quotidien vers l’emploi, le soin, la formation ou le service public. Cette réalité recouvre une double exclusion, géographique et sociale : celle des territoires insulaires, ruraux et d’accès difficile, et celle des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité. Y répondre relève autant de l’équité que de la cohésion territoriale et rappelle que nous ne légiférons pas seulement pour les métropoles. La loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 a posé l’ambition d’une mobilité solidaire, sans en définir clairement le contenu. Cette imprécision a nourri une mise en œuvre lente et une dispersion des moyens, certaines collectivités réduisant la mobilité solidaire au seul handicap, d’autres à la seule gratuité pour les demandeurs d’emploi. Une politique pleinement efficace devrait pourtant articuler ses deux dimensions indissociables : le savoir se déplacer qui recouvre accompagnement, information, lutte contre l’illectronisme et le pouvoir se déplacer, qui se concentre sur des solutions matérielles, adaptées et économiquement accessibles. Cette exigence répond à l’impératif écologique, les réponses les plus sobres en carbone étant aussi, le plus souvent, les plus accessibles. C’est pourquoi le présent amendement demande au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport évaluant les conditions de déploiement d’une politique de mobilité solidaire, les modalités d’accompagnement les plus efficaces et les incidences pour les collectivités appelées à les porter. Il vise à éclairer la représentation nationale sur les voies permettant de garantir, partout et pour tous, l’effectivité du droit à la mobilité. Cet amendement a été travaillé avec les acteurs de la Filière française de la mobilité inclusive, solidaire et durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000079
Dossier : 79
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Non soutenu
02/07/2026
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Le présent amendement, suggéré par Régions de France, a pour principal objet de rendre plus attractif le versement mobilité additionnel (VMA) en simplifiant son assiette. La mise en place des services de mobilité pour les déplacements longs du quotidien, notamment les déplacements liés au travail ou à l’éducation, dépassent bien souvent les limites administratives d’une seule autorité organisatrice de la mobilité (AOM) et nécessite une coordination entre plusieurs d’entre elles. Les syndicats mixtes dits « SRU », créés par la loi du même nom, constituent une forme pertinente de coopération. Toutefois, les conditions leur permettant de lever le VMA sont aujourd’hui trop complexes. En particulier, elles font référence à un zonage INSEE, celui des aires urbaines, obsolète depuis 2020. L’amendement supprime cette référence, ce qui placera tous les territoires sur un pied d’égalité, évitera les effets de frontière, et simplifiera considérablement la perception du VMA ainsi que les simulations préalables à son instauration. L’amendement améliore par ailleurs la gouvernance des syndicats mixtes « SRU » en – permettant aux communes non AOM qui continuent à organiser des services de mobilité d’y participer – limitant la perception du VMA au ressort territorial des AOM membres – associant à titre consultatif les communautés de communes non AOM sur le ressort territorial desquelles le VMA est perçu, via leur invitation à un comité de partenaires rendu obligatoire sur le même modèle que ce qui existe déjà pour les AOM locales et régionales. Il autorise également la modulation du VMA en fonction de l’offre de transport, facilitant ainsi le recours aux syndicats mixtes « SRU » pour le déploiement des services express régionaux métropolitains (SERM). Il ne revient pas en revanche sur le principe de non-cumul du VMA et du VM (versement mobilité « classique » perçu par les AOM) dans les grandes agglomérations, principe qui limite la pression fiscale dans ces territoires qui concentrent les emplois. La règle est toutefois adaptée pour supprimer la référence au zonage INSEE obsolète. Il n’implique aucune perte de recettes pour l’État ni pour les collectivités territoriales. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000081
Dossier : 81
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement du groupe socialistes et apparentés vise à accélérer la trajectoire de décarbonation des prestations de transport routier de marchandises en fixant l’échéance finale à 2035 au lieu de 2036. D’une part, il rétablit le taux d’incorporation initial de 1 % dès 2027 initialement prévu dans le projet de loi déposé par le Gouvernement puis abaissé lors de son examen au Sénat à 0,5 %, afin de donner une impulsion forte et immédiate au marché. Cette impulsion est d’ailleurs grandement renforcée depuis la revalorisation des certificats d’économies d’énergies annoncée dans le plan d’électrification du Gouvernement et entrée en vigueur depuis le 1er juin. D’autre part, cet amendement aligne la fin de cette trajectoire transitoire sur l’année 2035, date clé de la réglementation européenne pour la fin de vente des véhicules thermiques. Enfin, la version du texte issu du Sénat a permis d’étendre l’obligation de recourir à des véhicules à émission nulle, initialement réservée au poids lourds, aux VUL. Cette initiative, qui va dans le bon sens, rend d’autant plus nécessaire le maintien de la trajectoire initiale proposée par le Gouvernement dans la mesure où les VUL s’électrifient plus rapidement que les poids lourds (8,45 % de parts de marché pour les VUL au 1er trimestre 2026 contre 2 % pour les poids lourds.) Ainsi, si l’électrification des poids lourds se fait moins rapidement qu’espérée, l’intégration des VUL permet aux entreprises de remplir les objectifs de verdissement de leur prestation de transport plus rapidement. La trajectoire proposée et adoptée au Sénat ne fait pas de sens. Il convient alors de revenir à la trajectoire initiale ambitieuse du Gouvernement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000082
Dossier : 82
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement du groupe socialistes et apparentés vise à élargir le périmètre de l’obligation de recours aux véhicules à émission nulle aux activités de transport de marchandises pour compte propre. Cette extension répond directement aux conclusions de la mission flash sur la décarbonation des poids lourds, qui recommandait d’engager l’ensemble des acteurs de la filière logistique, sans exclure les flottes privées. En effet, en restreignant ce dispositif aux seuls donneurs d’ordre du transport public (agissant pour le compte d’autrui), la rédaction actuelle crée une distorsion de concurrence entre les entreprises qui externalisent leur logistique et celles qui la gèrent en interne. De plus, une telle rédaction supprime un levier de décarbonation majeur, le compte propre représentant une part prépondérante des flottes de véhicules utilitaires (légers et lourds) en France. Enfin, pour garantir la faisabilité opérationnelle de cette mesure sans pour autant créer de charge administrative, le présent amendement adapte l’indicateur pour le compte propre en s’appuyant sur un critère simple et vérifiable : la part de la facturation énergétique (carburant ou électricité) dédiée aux véhicules à émission nulle au sein de l’entreprise. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000083
Dossier : 83
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Adopté
02/07/2026
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Le présent amendement du groupe socialistes et apparentés met en œuvre la cinquième recommandation de la mission flash sur la décarbonation des poids lourds, présentée en commission de développement durable et de l'aménagement du territoire au mois de mai 2026, qui vise à étendre la trajectoire de verdissement des prestations de transport routier de marchandises aux acheteurs publics. En effet, l'article 18 introduit une trajectoire vertueuse et progressive pour les donneurs d'ordre privés. Il serait ainsi paradoxal et injustifié que la commande publique, qui doit pourtant faire preuve d'exemplarité dans notre transition écologique et énergétique, soit exonérée d'un tel effort de décarbonation. Cet amendement impose donc aux acheteurs publics, qu’il s’agisse de l’État, des collectivités territoriales, ou les établissements publics, d'intégrer les mêmes objectifs minimaux de recours à des véhicules à émission nulle dans leurs marchés de transport de marchandises.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000084
Dossier : 84
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent amendement du groupe socialistes et apparentés vise à lever un frein technique et psychologique majeur pour les entreprises de transport s’engageant dans la transition écologique : l’impact négatif de leurs investissements de décarbonation sur leur notation financière auprès de la Banque de France. L’acquisition d’un poids lourd à motorisation nulle en émission (électrique ou à hydrogène) représente un effort en capital considérable, souvent deux à trois fois supérieur à celui d’un véhicule thermique équivalent. En l’état actuel des modèles d’évaluation, l’endettement substantiel contracté par une TPE ou une PME du transport pour verdir sa flotte dégrade mécaniquement ses ratios financiers courants. Cette détérioration artificielle de son profil de risque se traduit par une baisse de sa cotation Banque de France, pénalisant par ricochet son accès global au crédit pour l’exploitation de son activité quotidienne. Pour briser ce cercle vicieux, cet amendement propose que lors de l’évaluation de la capacité des entreprises à honorer leurs engagements financiers, la Banque de France doit prendre en compte de manière favorable les investissements spécifiquement réalisés pour l’acquisition de véhicules de transport de marchandises d’un poids supérieur ou égal à 3,5 tonnes utilisant des énergies propres. En sanctuarisant la trajectoire de décarbonation dans les grilles d’analyse financière du régulateur, cette mesure offre une sécurité indispensable aux transporteurs : elle garantit que leur courage économique et environnemental ne sera pas sanctionné par les systèmes de notation bancaire. C’est un élément essentiel pour ces acteurs aux marges très faibles et qui ne disposent généralement pas d’une trésorerie suffisante pour pouvoir assumer l’investissement supplémentaire qu’entraine l’achat de poids lourds à émission nulle. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000085
Dossier : 85
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent amendement du groupe socialistes et apparentés s'appuie directement sur les conclusions de la mission flash sur la décarbonation des poids lourds présentées en mai 2026. Il vise à créer un suramortissement à 150 % pour les poids lourds électriques et à hydrogène tout en programmant l'extinction progressive du suramortissement pour les énergies de transition. Pour réussir la transition énergétique, le rôle de l'État n'est pas de subventionner indéfiniment toutes les technologies, mais de donner un cap clair et lisible aux investisseurs. Cet amendement introduit donc un choix stratégique fort à travers un double levier fiscal : Le choix du futur : en portant le suramortissement à 150 % pour les poids lourds électriques et à hydrogène, nous créons le choc de compétitivité indispensable pour inciter massivement les transporteurs à basculer vers le zéro émission. La fin de l'ambiguïté : en programmant l'extinction progressive du suramortissement pour les énergies de transition (biocarburants et biogaz), nous actons la fin d'un modèle transitoire. Les gisements de biomasse sont limités : la responsabilité politique commande de les réserver aux secteurs aérien et maritime, qui n'ont aucune autre solution d'électrification. Enfin, cet amendement répond à une exigence de bon sens budgétaire. Il est politiquement et économiquement anormal que l’argent public soutienne aujourd'hui deux fois plus, sur son cycle de vie, un camion roulant aux biocarburants qu'un camion 100 % électrique. Sans pénaliser les choix du passé, nous devons impérativement réorienter les mécanismes de suramortissement vers la seule technologie de rupture capable de garantir une baisse de 79 % des émissions de gaz à effet de serre : le véhicule zéro émission. C'est, en somme, un amendement d'efficacité économique, de souveraineté industrielle et de vérité écologique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000087
Dossier : 87
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Rejeté
02/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à instituer un mécanisme fiscal incitatif pour récompenser les entreprises de transport routier qui engagent leur flotte de poids lourds dans la transition énergétique, en agissant directement sur leur compétitivité globale. Plutôt que de restreindre l’incitation fiscale à la seule électricité consommée par les bornes de recharge — ce qui engendrerait des complexités techniques de suivi et de sous-comptage —, cet amendement propose de créer un véritable « bonus de transition » global. Pour ce faire, le présent amendement propose de créer un tarif réduit de l’accise sur l’électricité fixé à 15,68 € par mégawattheure (MWh). Ce montant correspond très exactement à une réduction de 25 % par rapport au tarif normal de 20,90 €/MWh applicable aux catégories professionnelles prévu à l’article L. 312‑37 du même code. Ce tarif préférentiel, bénéficiera de manière globale à toute entreprise de transport routier de marchandises ou de voyageurs pour l’ensemble de ses sites et consommations, dès lors qu’elle exploite au moins un véhicule lourd zéro émission (motorisation exclusivement électrique) d’un poids supérieur à 3,5 tonnes (camions, porteurs, tracteurs routiers, autocars ou autobus). En ciblant le segment des poids lourds — dont l’électrification exige les investissements les plus lourds —, ce signal-prix puissant permettra de déclencher le premier acte d’achat chez les transporteurs en amortissant le surcoût du véhicule par une baisse immédiate de leurs charges d’électricité courantes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000088
Dossier : 88
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Rejeté
02/07/2026
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Le présent amendement du groupe socialistes et apparentés vise à lever le principal verrou financier qui bloque la transition énergétique du transport routier : l’accès au crédit pour l’achat de poids lourds zéro émission. Si les dispositifs de suramortissement et de baisse de fiscalité énergétique sont nécessaires, ils interviennent en cours ou en fin d’exercice comptable. Or, le secteur du transport routier, majoritairement composé de TPE et de PME, se heurte immédiatement au mur du financement initial. Un poids lourd électrique ou à hydrogène représentant un investissement de deux à trois fois supérieur à son équivalent thermique, les banques commerciales manifestent une forte frilosité à financer ces actifs à des taux compétitifs, de surcroit lorsque leurs clients sont des entreprises de petite taille, aux bénéfices peu élevés et à la trésorerie généralement faible. Afin d’y remédier, cet amendement crée un mécanisme de « Prêt vert bonifié Poids Lourds », décliné sur le modèle éprouvé des prêts à taux zéro. Par le biais d’un crédit d’impôt incitatif accordé aux établissements de crédit, l’État prend à sa charge le coût de la bonification des taux d’intérêt. Ce dispositif permettra aux transporteurs d’emprunter à des conditions très avantageuses pour acquérir ou louer (LOA, crédit-bail) des véhicules de plus de 3,5 tonnes exclusivement électriques ou à hydrogène. En complément de ce dispositif fiscal proposé dans le présent amendement, l’intervention opérationnelle de Bpifrance sous forme de garantie publique ou de co-financement pourrait éventuellement être recherchée par le Gouvernement pour sécuriser totalement les lignes de crédit ainsi accordées par les banques partenaires aux PME du secteur. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000094
Dossier : 94
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Retiré
02/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à demander un rapport au Gouvernement qui explore les possibilités de financement des AOM par de nouvelles recettes fiscales. Ce rapport permettrait notamment d’explorer le financement des AOM à travers un déplafonnement du versement mobilité pour les AOM concernées par un projet de SERM, la création d’une taxe de séjour additionnelle reversée aux AOM en zone touristique, d’une taxe spéciale d’équipement (TSE) destinée au financement des SERM, ou encore d’une affectation d’une partie des recettes des droits de mutation aux AOM. À l’heure ou le renforcement de l’offre de transports du quotidien nécessite de mobiliser de nouvelles ressources, de telles pistes pourraient constituer des mesures de justice sociale et territoriale. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000010
Dossier : 10
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à inclure le transport collectif et les mobilités solidaires dans l’article 1 fixant les objectifs de l’État dans les lois de programmation. Si le premier alinéa cite les infrastructures de transport ferroviaire, routier, cyclable, fluvial et portuaire, il parait opportun d’y inclure plus largement le sujet des mobilités solidaires et du transport collectif. En effet, encourager les services de mobilité solidaire est indispensable pour l’accès aux transports des publics en situation de vulnérabilité économique, social ou de handicap. Le transport est un facteur essentiel d’accès aux droits, notamment pour se soigner, de réduction de l’isolement, d’insertion sociale et professionnelle. Pour ces raisons la mobilité solidaire doit être au cœur de nos politiques de transport pour favoriser un accès égalitaire aux solutions de mobilité mises en place sur les territoires. Permettre la mobilité pour tous et partout c’est aussi promouvoir une transition écologique plus juste à travers un accès facilité aux transports collectifs. Il s’agit également de s’assurer que des infrastructures liées aux transports publics urbains puissent être incluses dans le périmètre d’intervention des futures lois de programmation. Leur intégration explicite dans les lois de programmation permettrait de renforcer la cohérence des investissements dans l’ensemble des transports publics urbains, afin de garantir une cohérence dans le réseau urbain et péri-urbain, le développement de la multimodalité, et une stabilité dans l’engagement financier de l’État. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000101
Dossier : 101
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à inscrire dans la loi un moratoire sur les fermetures de lignes ferroviaires jusqu'en 2033. De nombreuses dessertes locales disparaissent aujourd'hui faute d'investissements suffisants, privant certains territoires d'un moyen de transport pourtant essentiel. Il est ainsi proposé de temporiser les fermetures de lignes ferroviaires jusqu'en 2033, fin du contrat de performance conclu entre l'Etat et SNCF Réseaux. Cette suspension permettrait d'étudier des solutions de modernisation et de résolution des éventuelles problématiques amenant à envisager la fermeture des lignes avant toute décision définitive. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000102
Dossier : 102
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à intégrer au rapport stratégique d’orientation confié au Haut Comité du Système de Transport Ferroviaire la stratégie de l’État en matière de gestion et de développement des gares. Cette intégration doit permettre d’apporter visibilité et robustesse à la stratégie relative aux gares. Cet amendement a été travaillé avec la CFTD FGTE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000107
Dossier : 107
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Rejeté
01/07/2026
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La France s’est dotée, avec le décret du 25 novembre 2024 relatif au transport routier automatisé de marchandises, d’un cadre de sécurité applicable aux poids lourds automatisés. Ce qui manque désormais, c’est l’infrastructure qui permettra leur déploiement : équipements de communication entre les véhicules et la route, zones d’essai, corridors dédiés. Le présent amendement inscrit ces trois catégories d’investissements dans le périmètre des lois de programmation prévues à l’article 1er, sur le réseau routier national et, pour les corridors prioritaires, sur le réseau transeuropéen de transport. Il prévoit que ce volet identifie les financements nécessaires, notamment ceux susceptibles d’être assurés par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000108
Dossier : 108
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Rejeté
01/07/2026
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L'article 4 reporte les échéances du contrat de performance de SNCF Réseau sans traiter de l'avenir des petites lignes, celles que l'Union internationale des chemins de fer classe de 7 à 9 et qui assurent la desserte fine du territoire. Leur équilibre économique reste fragile, alors qu'elles jouent un rôle essentiel dans l'aménagement du territoire. Les progrès de la conduite automatisée et de l'assistance à la conduite pourraient contribuer à en réduire les coûts d'exploitation, sans rien céder sur la sécurité ni la qualité de service. Le présent amendement demande au Gouvernement de remettre au Parlement, dans un délai de deux ans, un rapport sur le déploiement de ces technologies sur ces lignes, élaboré avec SNCF Réseau, les régions et l'Autorité de régulation des transports. Plutôt que de laisser disparaître certaines dessertes, il s'agit d'examiner dans quelle mesure l'innovation peut servir leur modernisation, leur viabilité économique et leur maintien au service des territoires. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000109
Dossier : 109
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Rejeté
01/07/2026
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Les véhicules à délégation de conduite et les services de mobilité automatisée ne peuvent se déployer sans infrastructure de communication entre les véhicules et la route. Or ces équipements se concentrent naturellement là où le trafic est dense, au risque d'écarter durablement les territoires ruraux et périurbains, alors que ce sont eux qui pourraient le plus utilement bénéficier d'une mobilité automatisée pour compléter une offre de transport limitée. Le présent amendement inscrit le déploiement de ces infrastructures dans le périmètre des lois de programmation prévues à l'article 1er, en le ciblant sur les communes peu denses ou très peu denses et sur les couronnes des aires d'attraction des villes. Il prévoit que les sections de voirie prioritaires soient identifiées au regard de l'accès aux services publics, aux soins, à l'emploi et aux commerces, et que les projets de voirie financés par l'État intègrent dès leur conception les spécifications techniques nécessaires, afin d'éviter des reprises coûteuses ultérieures. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000112
Dossier : 112
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Rejeté
01/07/2026
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Le développement de la conduite automatisée ne concerne pas le seul transport routier. Il touche aussi le ferroviaire, le fluvial et les transports collectifs, à des rythmes et selon des besoins différents. Faute de vision d'ensemble, ces évolutions risquent d'être conduites en ordre dispersé, sans cohérence entre les modes ni anticipation des investissements nécessaires. Le présent amendement inscrit dans les lois de programmation prévues à l'article 1er un volet consacré à la conduite automatisée couvrant l'ensemble de ces modes. Ce volet fixe des objectifs de déploiement à cinq et dix ans, recense les infrastructures, les besoins d'expérimentation et de normalisation ainsi que les investissements publics et privés nécessaires, et précise les bénéfices attendus en matière de sécurité, de mobilité, de compétitivité et d'aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000113
Dossier : 113
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Retiré
01/07/2026
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L'Agence de financement des infrastructures de transport de France est un établissement public dont le conseil d'administration réunit des représentants de l'État, des parlementaires et des élus locaux, dont les fonctions ne sont pas rémunérées. Dans un souci de cohérence et de bonne gestion des deniers publics, le présent amendement étend cette gratuité à la présidence du conseil d'administration, qui exercera désormais ses fonctions sans rémunération, à l'instar des autres membres. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000012
Dossier : 12
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à encourager le fléchage des recettes publiques spécifiques aux concessions autoroutières vers les infrastructures de transport bas carbone. En effet, dans un contexte de crise climatique préoccupant dont les causes sont en grande partie imputables à la consommation d’énergie fossile et dont les effets se font notamment sentir sur la résilience de nos infrastructures de transport (inondations, chaleurs extrême déformant les routes et les rails, cyclones...), la France doit réduire drastiquement son emprunte carbone. Cela passe notamment par une politique de sobriété dans le domaine des transports alors que nos déplacements engendrent un tiers des gaz à effet de serre du pays selon l’ADEME. Il est à ce titre indispensable d’encourager le développement de services de transport décarbonés tout en s’assurant que ces moyens de mobilité restent accessibles au plus grand nombre. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000124
Dossier : 124
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à prémunir le gestionnaire d’infrastructure, SNCF Réseau, de tout risque de déséquilibre économique par le biais d’une tarification à perte. En introduisant la notion d’enjeux d’aménagement du territoire, l’article soulève la question de la péréquation tarifaire, seule à même de garantir une équitable desserte des territoires. Cet amendement permet, d’une part, de prémunir le gestionnaire d’infrastructure, SNCF Réseau, de tout risque de déséquilibre économique par le biais d’une tarification à perte. L’amendement ouvre, d’autre part, la possibilité, pour le gestionnaire d’infrastructure, de mutualiser une part de ces recettes par le biais d’un « fond de dessertes » à même de financer d’éventuels efforts tarifaires. Cet amendement a été travaillé avec la CFDT. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000125
Dossier : 125
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Non soutenu
01/07/2026
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Les trains d'équilibre du territoire (TET) constituent la seule offre ferroviaire reliant des bassins de vie enclavés aux grandes métropoles et au réseau à grande vitesse. Pour des dizaines de territoires, ils sont essentiels, faute d'alternative crédible. La ligne de nuit Paris-Briançon, la ligne Paris-Aurillac ou encore la ligne Paris-Rodez relient des populations qui ne disposent ni d'aéroport accessible, ni d'autoroute, ni de ligne à grande vitesse. La suppression ou la dégradation de ces services n'y redéploye pas les voyageurs vers d'autres modes : elle les prive purement et simplement de mobilité longue distance dans des conditions acceptables. Or l'état actuel de ces lignes est préoccupant. Le matériel roulant des Intercités de nuit date pour l'essentiel des années 1970 et 1980. Les opérations de maintenance se multiplient mais sans empêcher véritablement la dégradation et la régularité de ces lignes. Des trains sont régulièrement remplacés par des cars de substitution pendant des semaines entières, en raison de travaux sur des lignes adjacentes dont la planification ne tient pas compte de l'impact sur les dessertes nocturnes. Ce phénomène prive concrètement des habitants de leur accès à la capitale pendant des durées que personne ne trouverait acceptables sur les axes à grande vitesse. La loi de programmation que la présente loi-cadre appelle à produire est l'occasion de mettre fin à cette situation en inscrivant dans le droit des obligations précises : des engagements chiffrés sur la régularité, la fréquence, la capacité et le renouvellement du matériel. Le présent amendement vise également à encadrer la pratique des substitutions par autocar, qui fragilise durablement la fréquentation de ces lignes et affaiblit la confiance des voyageurs. Il s’agit, sur ce point, de donner un cadre qui protège les usagers et responsabilise les opérateurs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000126
Dossier : 126
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Non soutenu
01/07/2026
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Les trains de nuit connaissent depuis plusieurs années un regain d'intérêt partout en Europe. Ils répondent à une double exigence : offrir une alternative crédible aux déplacements aériens sur les longues distances et renforcer la cohésion territoriale en reliant directement des territoires éloignés des grands centres urbains. Pour de nombreux territoires insuffisamment desservis par la grande vitesse ferroviaire, les trains de nuit constituent un outil essentiel de désenclavement - la liaison Paris-Briançon en est une illustration parfaite. Ils permettent de rejoindre la capitale, et inversement, sans recourir à l'avion ou à la voiture, tout en optimisant le temps de déplacement. Malgré ces atouts, les trains de nuit demeurent aujourd'hui les grands absents de la planification ferroviaire nationale. Leur développement repose principalement sur des décisions ponctuelles, sans stratégie de long terme ni programmation claire des investissements nécessaires. Le présent amendement vise donc à intégrer pleinement les services ferroviaires de nuit dans la future loi de programmation. Il prévoit l'élaboration d'un plan national de développement fixant des objectifs de création ou de réouverture de lignes, organisant le renouvellement du matériel roulant et garantissant un financement pérenne. En donnant aux trains de nuit une place explicite dans la stratégie nationale des transports, cet amendement contribue à la décarbonation des mobilités, au renforcement de la cohésion territoriale et à la relance durable d'un mode de transport particulièrement adapté aux longues distances. Cet amendement a été travaillé avec le Collectif « La colère des sans trains ». |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000127
Dossier : 127
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Non soutenu
01/07/2026
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Les critères classiques d'allocation des investissements ferroviaires (volume de trafic, rentabilité socioéconomique, densité de population desservie…) défavorisent structurellement les territoires de montagne. Pourtant, ces territoires présentent des contraintes techniques spécifiques qui justifient un traitement différencié : les lignes y sont jalonnées d'ouvrages tels que les tunnels ou les viaducs, dont l'entretien est proportionnellement bien plus coûteux que sur le réseau de plaine. De même, les pentes prononcées imposent des contraintes d'exploitation particulières. Ces caractéristiques font que le coût moyen d'entretien par kilomètre est significativement plus élevé que la moyenne nationale. Si les critères d'équité territoriale que la loi de programmation devra définir ne prennent pas en compte ces réalités, le risque est de perpétuer des allocations de ressources qui pénalisent durablement les lignes de montagne. Un critère fondé sur le seul nombre de voyageurs conduira toujours à prioriser les axes denses au détriment des axes alpins, pyrénéens ou massif-centraliens. Par ailleurs, les lignes de montagne jouent un rôle de premier plan dans la décarbonation des mobilités touristiques. La France accueille chaque année plusieurs dizaines de millions de séjours en montagne, dont une part très majoritaire est encore réalisée en voiture. Améliorer la qualité et la fréquence des liaisons ferroviaires vers les massifs est une contribution directe à la réduction des émissions de CO2 du secteur des transports. Le présent amendement vise à inscrire une réalité géographique et économique dans les critères que le législateur devra respecter lorsqu'il programmera les investissements. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000128
Dossier : 128
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Non soutenu
01/07/2026
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Les Jeux Olympiques et Paralympiques constituent une opportunité d'accélérer des investissements d'infrastructure dont les bénéfices, pour être durables, doivent dépasser l'événement qui les a rendus possibles. L'histoire des grands événements sportifs nous enseigne cependant que cet héritage n'est pas automatique. Des infrastructures construites ou rénovées pour les Jeux ont connu, après leur clôture, une dégradation rapide du niveau de service faute de programmation d'entretien adaptée. Les programmes d'investissement engagés dans la perspective de 2030 sur les lignes desservant les Alpes françaises ont été justifiés publiquement, notamment, par la nécessité d'accueillir spectateurs, athlètes et délégations dans des conditions satisfaisantes. Ces justifications sont légitimes. Mais elles ne sauraient constituer la seule raison d'être d'investissements qui, par leur nature et leur montant, engagent les territoires concernés pour plusieurs décennies. Les habitants, les saisonniers et les touristes qui fréquenteront ces lignes bien après la cérémonie de clôture ont le droit d'attendre que les améliorations réalisées leur bénéficient durablement. La présente loi-cadre, en imposant à la future loi de programmation d'intégrer explicitement ces investissements dans la trajectoire ordinaire d'entretien et d'exploitation, crée une garantie juridique contre le scénario du déclin post-olympique. Elle oblige à penser l'après-Jeux au moment même où les crédits sont engagés, ce qui est la condition d'une politique cohérente d'aménagement du territoire. Elle consolide également la légitimité des investissements consentis en les inscrivant non comme une exception liée à un calendrier sportif, mais comme un rattrapage durable au bénéfice de territoires qui en avaient durablement besoin. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000129
Dossier : 129
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Non soutenu
01/07/2026
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L'article 1er du présent projet de loi a le mérite d'inscrire pour la première fois les aménagements cyclables dans le champ explicite de la future loi de programmation des infrastructures de transport. Mais une reconnaissance de principe, sans traduction financière contraignante, risque de demeurer formelle. Le bilan établi par la Cour des comptes sur la mise en œuvre de la loi d'orientation des mobilités est sans appel : les ambitions affichées par les pouvoirs publics en matière de développement du vélo ne sont, à ce jour, pas suivies de financements à la hauteur des besoins identifiés. Des dizaines de milliers de kilomètres d'aménagements cyclables programmés dans les schémas directeurs des collectivités locales et dans le schéma national des véloroutes restent aujourd'hui inachevés, faute de ressources mobilisées dans la durée. L'absence de pluriannualité budgétaire est le principal facteur d'inachèvement de ces schémas. Les collectivités locales ne peuvent engager sereinement des programmes d'aménagement cyclable, qui s'étalent par nature sur plusieurs années, sans visibilité sur la pérennité des cofinancements de l'État. Cette incertitude conduit à des arbitrages défavorables au vélo chaque fois que les budgets annuels sont sous tension. Le présent amendement vise à inscrire dans la loi de programmation un volet dédié, assorti d'objectifs chiffrés de résorption des discontinuités et d'un financement fléché dont le niveau ne peut être inférieur aux engagements antérieurs de l'État. Il répond directement aux demandes formulées par les associations d'usagers, notamment l'Association française pour le développement des véloroutes et des voies vertes, avec laquelle cet amendement a été travaillé. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000013
Dossier : 13
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01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à acter la création d’un établissement public industriel et commercial national chargé de gérer et moderniser le réseau routier national dont les autoroutes une fois les contrats de concession arrivés à échéance entre 2032 et 2036. Ces contrats conclus dans les années 50 à 70 ont été particulièrement avantageux pour les sociétés d’autoroute et les renégociations par avenant tout au long de cette période n’ont pas bénéficié à l’État. S’ajoute à cela un suivi économique et financier très parcellaire des contrats. Alors que le gouvernement semble esquisser une prolongation des contrats de concession, il est indispensable d’anticiper dès à présent, l’échéance de ces contrats et le retour de la gestion de ces axes par la puissance publique. Selon un rapport du Sénat qui cite l’ART, entre 2022 et 2036, les actionnaires des groupes privés d’autoroutes toucheront 40 milliards d’euros de dividendes. En 2023, les sociétés d’autoroute ont fait un bénéfice de plus de 4,4 milliards d’euros. Ces recettes, dans une période budgétaire contrainte pour la France et les ménages pourraient constituer une solution aux besoins d’investissement massifs dans le domaine des transports et face aux enjeux d’adaptation au changement climatique : réfection des routes, régénération et entretien du réseau ferroviaire, financement et modernisation des transports en commun, baisse des tarifs pour les usagers… |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000131
Dossier : 131
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Non soutenu
01/07/2026
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La décarbonation du transport ferroviaire suppose de proposer des alternatives aux matériels diesel qui circulent encore sur de nombreuses lignes non électrifiées. Or, dans les territoires ruraux et de montagne, l'électrification complète des infrastructures représente souvent un coût disproportionné au regard du trafic observé. Les technologies ferroviaires à hydrogène offrent désormais une solution crédible pour moderniser ces dessertes tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Elles permettent de maintenir une offre ferroviaire performante sans supporter le coût élevé du déploiement de nouvelles caténaires. Le présent amendement vise donc à faire de l'hydrogène une solution prioritairement étudiée lors de la modernisation des lignes non électrifiées, afin que la transition écologique du rail bénéficie prioritairement aux territoires les moins denses et les plus enclavés.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000132
Dossier : 132
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01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à mieux intégrer les liaisons ferroviaires transversales dans la stratégie nationale d’investissement en matière d’infrastructures de transport, en cohérence avec les objectifs de cohésion territoriale et de transition écologique poursuivis par le projet de loi. En l’état, l’article 1er organise la programmation des investissements sans distinguer les lignes structurantes d’aménagement du territoire, en particulier les liaisons interrégionales transversales. Pourtant, ces lignes jouent un rôle essentiel dans le désenclavement des territoires, notamment ruraux, et dans le développement d’alternatives crédibles à la voiture individuelle. Elles constituent un maillon indispensable de l’équilibre du réseau ferroviaire national, en complément des grands axes radiaux. Or, ces infrastructures ont historiquement souffert d’un sous-investissement chronique et demeurent aujourd’hui particulièrement exposées aux risques de dégradation ou de fermeture, faute de reconnaissance explicite dans les priorités nationales. Le présent amendement propose donc, d’une part, de reconnaître explicitement les liaisons transversales entre infrastructures de transport dans les objectifs de l’action de l’État et, d’autre part, d’identifier les lignes ferroviaires structurantes d’aménagement du territoire, incluant notamment les liaisons interrégionales transversales. Il vise ainsi à orienter plus clairement les futures lois de programmation vers leur préservation, leur modernisation et leur développement. Une telle évolution permettra de renforcer la cohérence territoriale du réseau, d’améliorer l’accessibilité des territoires et de soutenir le report modal vers des mobilités plus durables. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000133
Dossier : 133
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01/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés prévoit d’instaurer une taxe sur le chiffre d’affaires des entreprises ferroviaires concurrentes de la SNCF afin de rétablir une équité avec SNCF Voyageurs. En effet, si toutes les entreprises ferroviaires contribuent au financement du réseau via les péages ferroviaires, seul l’opérateur historique le finance deux fois à travers la mécanique imposant à SNCF Voyageurs de reverser une part importante de ses bénéfices directement à SNCF Réseau à travers un fonds de concours. Les opérateurs alternatifs ne seront redevables de cette taxe qu’après cinq années d’exploitation sur le réseau ferroviaire français, laissant ainsi du temps pour qu’ils fassent les ajustements nécessaires en termes de stratégie commerciale et de s’adapter au marché ; et uniquement s’ils dépassent les 50 millions d’euros lors de l’exercice précédent l’année de l’instauration de la taxe et maintiennent ce niveau de chiffre d’affaires les années suivantes. Pour des raisons de recevabilité financière, l’amendement n’affecte pas les recettes de cette contribution mais les auteurs souhaitent bien sûr que « le rail paie le rail » et donc que les sommes récoltées y soient destinées. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000134
Dossier : 134
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01/07/2026
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Dans sa rédaction actuelle, l’alinéa 3 ne s’intéresse qu’aux investissements projetés en matière de régénération, de modernisation et de performance des réseaux. Or les lois de programmation doivent permettre d’identifier l’ensemble des investissements nécessaires pour répondre aux besoins de mobilité, décarboner les transports et développer l’intermodalité. C’est le sens du présent amendement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000135
Dossier : 135
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01/07/2026
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La conférence Ambition France Transport avait préconisé, en matière de financement, outre la réallocation d’une part plus importante de ressources existantes prélevées sur les transports depuis le budget général de l’État vers l’Agence de financement des infrastructures (TICPE, TSBA…), l’allocation de ressources nouvelles prélevées sur les transports : écocontribution territoriale sur les poids lourds et/ou mise en place des majorations ciblées des péages poids lourds sur les autoroutes , hausse du malus poids, suppression progressive du taux réduit de TICPE, taxe sur la livraison de colis à domicile en zone urbaine… Le présent amendement souhaite donc rappeler la nécessité de dégager des ressources nouvelles en vue de favoriser la décarbonation de nos modes de transport, notamment l'investissement ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000136
Dossier : 136
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Adopté
01/07/2026
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Les services express régionaux métropolitains (SERM) devaient faire l’objet d’une conférence de financement. Or, le financement des SERM n’a été que trop peu abordé lors de la conférence de financement de 2025. Les SERM deviennent ainsi un simple label sans engagement financier précis. Les collectivités territoriales, en particulier les régions et les métropoles, demandent une meilleure visibilité sur les engagements financiers de l’État en matière de SERM et sur les ressources affectées. Le présent amendement propose en conséquence d’organiser, avant le 31 décembre 2026, une conférence nationale de financement des services express régionaux métropolitains. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000137
Dossier : 137
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01/07/2026
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Cet amendement a pour objectif de favoriser le développement de l’offre de trains d’équilibre du territoire. Ces trains sont indispensables à la desserte du territoire sur les lignes non rentables. Ce sont 7 lignes de jours et 8 lignes de nuits. Ces lignes de nuit, relancées depuis quelques années, peinent encore à atteindre leur plein développement. Des obstacles majeurs existent en matière d’infrastructure et de matériels roulants et il est regrettable que ce texte n’aborde pas cette question centrale. Les Françaises et les Français sont extrêmement attachés aux trains de nuit, qui offrent une solution de transport très adaptée et les taux d’occupation, comme dans le Paris-Berlin de nouveau relancé, sont importants. Aussi, nous demandons que le développement des TET, avec une attention particulière sur les trains de nuit, puisse être une priorité de l’action du Gouvernement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000139
Dossier : 139
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01/07/2026
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Une partie des recettes publiques spécifiques générées par les modes de transport est déjà affectée par nature au financement des transports : il s’agit par exemple du versement mobilité, de la taxe d’aménagement du territoire sur les autoroutes, du dividende SNCF versé, d’une part minoritaire de la TICPE… Le projet de loi repose ainsi principalement sur des leviers de financement indirect et déjà existants, sans apport budgétaire nouveau de l’État. Il prévoit la redistribution des recettes issues de la fin des concessions autoroutières à horizon 2032, estimées à environ 2,5 milliards d’euros par an et reversées à l’AFITF, sans précision sur leur affectation. La taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers et énergétiques (TICPE) est complètement absente du texte. Or, sur l’ensemble des recettes publiques de transport, celles affectées aux dépenses publiques de transports peuvent être estimées à une part comprise entre 40 et 50%. Si l’on souhaite que la présente loi marque un progrès véritable dans la garantie de financement à long terme des infrastructures de transport, il convient donc de préfixer à 60% au moins la part de recettes spécifiques à affecter aux dépenses de transports. c'ets le sens du présent amendement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000014
Dossier : 14
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à préciser que les lois de programmation veillent à l’accès effectif des infrastructures de transport public aux personnes handicapées ou dont la mobilité est réduite, en particulier les gares ferroviaires et les pôles d'échanges multimodaux. Le développement des transports collectifs ne peut être dissocié de leur accessibilité effective. Une enquête de l’APF révèle que 9 personnes sur 10 éprouvent des difficultés d’accessibilité dans leurs déplacements au quotidien. Cet amendement rappelle que les investissements programmés doivent contribuer à la mise en conformité des infrastructures avec les exigences d'accessibilité applicables. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000141
Dossier : 141
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01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à demander au Gouvernement un rapport détaillant les scénarios envisageables pour baisser les péages ferroviaires, notamment à travers la suppression de la redevance de marché. Le niveau des péages français est le plus élevé de l’Union européenne, et particulièrement sur les lignes les plus rentables avec un taux de couverture de plus de 120 %, notamment du fait de la redevance de marché. L’article 10 examiné précédemment complète l’article L. 2122‑5 du code des transports relatif au document de référence du réseau en lui attribuant, dans sa version initiale, la nécessité de prendre en compte « les enjeux d’aménagement du territoire et peut prévoir des dispositifs incitatifs à cet effet ». À travers cet amendement, il est proposé de compléter le rapport sur la tarification et le financement du réseau ferré national remis en février 2024 par l’IGF et l’IGEDD afin d’étudier spécifiquement l’un de ces dispositifs incitatifs que constituerait la suppression de la redevance de marché, que certains qualifient de « surpéage ». Il estime à 2 milliards d’euros la perte de recettes pour SNCF Réseau. Dès lors, ce rapport pourrait mettre en évidence les mécanismes de compensation envisageables pour le gestionnaire d’infrastructures. La baisse des péages constitue l’un des principaux leviers pour assurer le choc d’offre auquel aspire l’ensemble du secteur, tout en garantissant des prix plus raisonnables pour les voyageurs puisque ceux-ci représentent en moyenne 40 % du coût des billets. Cette réflexion doit aboutir et les parlementaires doivent pouvoir disposer de ses conclusions avant la présentation de la première loi de programmation, afin de bénéficier du maximum d’informations et de légiférer en connaissance de cause. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000146
Dossier : 146
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Retiré
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à permettre aux communautés de communes qui mettent en place des services de transport à la demande, du covoiturage, de l’autopartage ou des services de location de vélos de lever le versement mobilité à un taux réduit (0,3% maximum des salaires). La loi d’orientation des mobilités a conditionné l’instauration du versement mobilité à l’organisation d’au moins une ligne régulière au sein du ressort territorial de l’AOM. Or, la ligne régulière n’est pas nécessairement le service de mobilité le plus adapté pour les communautés de communes, notamment celles situées dans les zones les moins denses. Cet amendement vise donc à donner les outils nécessaires aux AOM concernées pour mettre en œuvre une véritable offre de mobilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000147
Dossier : 147
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Adopté
01/07/2026
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L’article 12 du présent projet de loi prévoit l’indexation automatique des tarifs des transports publics sur l’inflation, avec pour conséquence l’augmentation annuelle systématique des prix des billets et abonnements. Cette disposition porte tout d’abord atteinte au pouvoir d’achat des usagers, au risque d’accentuer encore les difficultés des ménages en renchérissant le prix de services de transports quotidiens essentiels. Ainsi, en appliquant la logique de l’article 12, un abonnement TER à 200 euros mensuel en 2022 serait fixé en 2026 à 228 euros soit une hausse de 336 euros sur l’année. Plusieurs régions ont déjà augmenté leur tarif bien au-delà de l’inflation, ce qui fait acter par le Conseil économique social et environnemental (CESE) que « la charge de financement est reportée, pour l’essentiel, sur les usagers via l’indexation automatique des tarifs sans contrepartie d’offre massifiée ni mécanisme de solidarité ». Cette mesure est par ailleurs déconnectée des réalités locales. Supprimer l’intervention obligatoire des collectivités territoriales dans la fixation des prix revient à dépolitiser les choix des élus locaux dans l’augmentation tarifaire des moyens de transports dont ils ont la charge. Si le développement des réseaux peut justifier une augmentation tarifaire, il revient alors aux AOM d’expliquer et d’assumer leur choix. Les auteurs proposent en conséquence la suppression de cet article . |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000148
Dossier : 148
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Tombé
01/07/2026
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Le présent amendement de repli prévoit que l’indexation automatique des tarifs des transports en commun sur l’inflation ne s’applique ni aux abonnements des usagers qui utilisent les transports chaque jour, notamment entre leur domicile et leur travail, ni aux populations en situation de précarité et bénéficiant de tarifs sociaux. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000015
Dossier : 15
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à garantir une affectation claire des recettes des concessions autoroutières en consacrant au moins 50 % de celles-ci au report modal vers des modes de transport bas-carbone. Le secteur des transports constituant l’un de principaux émetteur de gaz à effet de serre, les auteurs de l’amendement estiment nécessaire de favoriser le report modal, notamment vers le ferroviaire, les transports en commun, le vélo ou encore les mobilités partagées afin d’atteindre nos objectifs de décarbonation. Investir dans les mobilités bas-carbone permet de réduire notre dépendance aux énergies fossiles, de limiter l’exposition des ménages aux fluctuations des prix des énergies fossiles et d’améliorer, à terme, le pouvoir d’achat des ménages grâce à des alternatives de transport plus propres et plus accessibles. Si la volonté du Gouvernement est réellement d’accélérer la transition écologique, il est nécessaire que la loi flèche ces recettes vers des actions de décarbonation. Fixer un seuil minimal de 50 % permet d’éviter de faire de l’affichage en garantissant au moins un certain niveau de financement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000157
Dossier : 157
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement de repli vise à permettre aux autorités organisatrices de la mobilité d’instituer le versement mobilité lorsqu’elles organisent un service de transport à la demande, et non uniquement lorsqu’elles organisent un service régulier de transport public de personnes. Dans de nombreux territoires peu denses ou ruraux, la mise en place d’une ligne régulière n’est pas adaptée aux besoins réels de déplacement des habitants, ni soutenable au regard des coûts d’exploitation. Le transport à la demande peut constituer une solution plus efficace mieux adaptée aux réalités locales. Il n’est donc pas cohérent de priver les AOM de la capacité de financer ce type de service au seul motif qu’elles n’organisent pas de ligne régulière, ni de les inciter à mettre en place une ligne régulière peu pertinente dans le seul but de pouvoir instituer le versement mobilité. Cet amendement ajoute donc l’organisation d’un service de transport à la demande parmi les conditions permettant d’instituer le versement mobilité, afin de mieux tenir compte de la diversité des territoires et des solutions de mobilité mises en œuvre localement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000016
Dossier : 16
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à mettre en place une conférence nationale de financement des services express régionaux métropolitains. Les services express régionaux métropolitains (SERM) ont été érigés en priorité nationale, présentés comme la réponse structurante aux enjeux de mobilités du quotidien, de transition écologique et de désaturation des grandes agglomérations. Pourtant, derrière cette ambition unanimement affichée, une question essentielle demeure sans réponse : celle de leur financement. Le législateur avait pourtant pris ses responsabilités en prévoyant explicitement l’organisation d’une conférence nationale de financement des SERM, afin de poser les bases d’un modèle économique pérenne. Cette exigence traduisait une évidence : de tels projets, par leur ampleur, ne peuvent reposer ni sur des annonces ni sur des équilibres implicites, mais nécessitent un cadre financier clair, partagé et soutenable. Les travaux récents relatifs au financement des mobilités ont largement éludé la question spécifique des SERM, alors même qu’ils constituent l’un des volets les plus structurants – et les plus coûteux – de la politique de transport. Cette absence ne peut être interprétée autrement que comme un angle mort préoccupant, voire comme le symptôme d’une difficulté persistante à assumer collectivement le financement de ces services. Dans le même temps, les collectivités territoriales, en particulier les régions et les métropoles, sont appelées à porter des projets ambitieux, sans disposer de la visibilité nécessaire sur les engagements financiers de l’État ni sur les ressources mobilisables à moyen et long terme. Cette situation crée une tension croissante entre les objectifs affichés et les capacités réelles de mise en œuvre. Le présent amendement tire les conséquences de ce décalage. En proposant d’organiser, avant le 31 décembre 2026, une conférence nationale de financement des services express régionaux métropolitains, il ne crée pas une obligation nouvelle mais vise, en réalité, à donner corps à un engagement déjà inscrit dans la loi et resté sans suite |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000166
Dossier : 166
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement vise à garantir que les lois de programmation relatives aux infrastructures de transport, et donc les choix d'investissements, soient compatibles avec les objectifs de la France en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de préservation des écosystèmes. Amendement travaillé avec France Nature Environnement.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000168
Dossier : 168
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement vise à permettre aux autorités organisatrices de la mobilité d’instituer le versement mobilité lorsqu’elles organisent un service de transport à la demande, ou organisent ou contribuent au développement de services relatifs aux usages partagés des véhicules terrestres à moteur, et non uniquement lorsqu’elles organisent un service régulier de transport public de personnes. Dans de nombreux territoires peu denses ou ruraux, la mise en place d’une ligne régulière n’est pas adaptée aux besoins réels de déplacement des habitants, ni soutenable au regard des coûts d’exploitation. Le transport à la demande et l'autopartage peuvent constituer une solution plus efficace mieux adaptée aux réalités locales. Il n’est donc pas cohérent de priver les AOM de la capacité de financer ces services au seul motif qu’elles n’organisent pas de ligne régulière, ni de les inciter à mettre en place une ligne régulière peu pertinente dans le seul but de pouvoir instituer le versement mobilité. Cet amendement les ajoute donc parmi les conditions permettant d’instituer le versement mobilité, afin de mieux tenir compte de la diversité des territoires et des solutions de mobilité mises en œuvre localement.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000169
Dossier : 169
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Tombé
01/07/2026
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L’inflation ne traduit pas nécessairement une hausse équivalente des coûts d’exploitation supportés par les services de transport. Une indexation mécanique des tarifs risquerait donc de faire peser sur les usagers une charge supplémentaire sans lien direct avec la réalité économique de chaque réseau. Cet amendement de repli propose donc de fonder l’évolution des tarifs sur un indice représentatif de l’évolution des coûts d’exploitation des services de transport. Sur le modèle des indices existants dans d’autres secteurs comme le bâtiment, il permettra de mieux refléter les coûts effectivement supportés pour l’exécution des services de transport. Il reviendra au pouvoir réglementaire de préciser les modalités de calcul et d’actualisation, après avis de l’Autorité de régulation des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000017
Dossier : 17
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à intégrer les enjeux environnementaux dans les choix relatifs aux infrastructures de transports Dans son rapport de 2025, le Haut Conseil pour le Climat insiste sur l’impact climatique des projets de transport routier. Il y souligne que le rythme de diminution des émissions du secteur des transports (représentant 34 % des émissions nationales) entre 2023 et 2024 est « inférieur à la baisse nécessaire sur la période 2024-2030 pour atteindre les cibles du projet SNBC 3 » et a fortiori par rapport au rythme des réductions défini pour ce secteur pour 2028. Dans sa réponse à ce rapport, le Gouvernement s’est engagé à un travail de refonte de l’évaluation socio-économique des projets de transports. Des travaux ont eu lieu en ce sens, pour revoir le référentiel. Le présent amendement vise à retranscrire dans la loi cet engagement et ces travaux. En effet, la formulation actuelle de l’article encadrant les choix en matière d’infrastructures de transport financés par de l’argent pulic est déséquilibréé : les choix relatifs aux infrastructures «sont fondés» sur l'efficacité économique et sociale de l'opération, alors qu’ils «tiennent compte» seulement des impératifs de protection de l'environnement. Il est donc proposé de rééquilibrer en mettant les enjeux environnementaux au même niveau que les enjeux économiques et sociaux. Cette meilleure intégration des enjeux environnementaux à un stade très amont de la décision permettra d’éviter des conflits par la suite. Le deuxième alinéa propose de mettre ces choix en matière d’infrastructures de transports en cohérence avec les grandes stratégies de l’Etat en matière de climat et de biodiversité. Cet amendement a été travaillé avec FNE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000171
Dossier : 171
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Adopté
01/07/2026
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L’article 1er affirme déjà la priorité à la régénération et à la modernisation des réseaux dans la détermination des investissements projetés (alinéa 3). Cette priorité n’apparaît cependant pas à l’alinéa 5, qui affecte au financement des infrastructures de transport la totalité des recettes publiques spécifiques aux concessions autoroutières. Le présent amendement met ces deux dispositions en cohérence. Il précise que ces ressources nouvelles — d’un montant substantiel à l’échéance des concessions historiques — seront affectées par priorité à la régénération et à la modernisation des infrastructures existantes. Il prévient ainsi le risque que ces recettes soient orientées vers de nouveaux projets de développement au détriment du rattrapage de la « dette grise » accumulée sur les réseaux ferroviaire, routier et fluvial, dont la conférence Ambition France Transports a évalué les besoins de remise à niveau à environ trois milliards d’euros supplémentaires par an. Il conforte de la sorte la priorité, unanimement partagée, donnée à la performance et à la résilience des infrastructures existantes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000180
Dossier : 180
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Retiré
01/07/2026
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L’article 1er pose le principe de lois de programmation pluriannuelles fixant les objectifs de l’État en matière d’infrastructures de transport. Ces lois determineront les investissements projetés « en donnant la priorité à la régénération, au développement, à la modernisation, à la performance et à l’adaptation des réseaux au changement climatique ». Issu des travaux de la conférence « Ambition France Transports », dont l’un des quatre ateliers était consacré au financement des mobilités du quotidien, le texte demeure malgré tout centré sur les seules infrastructures de réseau. Or la décarbonation des mobilités et le report modal ne se réduisent pas à l’entretien et à la modernisation des réseaux existants : ils supposent également des investissements dans les solutions d’intermodalité et de rabattement vers les mobilités collectives et actives, ce que le Sénat a d'ailleurs bien compris en Commission du développement durable. Le présent amendement prolonge donc cette logique, sans revenir sur les apports de la commission, en inscrivant explicitement dans le périmètre de la loi de programmation les investissements concourant à la décarbonation des transports et au report modal. Le report modal visé est conséquent : la présence d’un service de mobilité partagée au sein d’un pôle d’échanges pouvant tripler la part des trajets effectués en intermodalité, alors que la moitié des déplacements réalisés en zone peu dense n’excèdent pas cinq kilomètres. Une telle inscription assurerait la cohérence entre planification budgétaire de long terme, objectifs climatiques et de santé publique, et offrirait aux acteurs économiques comme aux collectivités une visibilité qui peut aujourd'hui faire défaut à une politique des mobilités actives tributaire d’arbitrages budgétaires annuels. Leurs externalités positives (sanitaires, environnementales et économiques) sont, au demeurant, susceptibles d’en financer largement le déploiement, ce que souligne l'AAVP avec qui a été travaillé cet amendement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000181
Dossier : 181
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Retiré
01/07/2026
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L’article 11 fait évoluer la gouvernance locale des services express régionaux métropolitains (SERM). Il prévoit que l’État, les autorités organisatrices de la mobilité, les maîtres d’ouvrage et les personnes morales participant au financement ou à la coordination du projet constituent une structure locale de gouvernance. Cette structure a pour mission de « veiller à la livraison de l’ensemble des services, ouvrages, matériels et infrastructures de transport nécessaires à la réalisation de ce projet ». Le texte ne précise toutefois pas les leviers dont ces structures disposent pour optimiser le coût et la qualité des SERM. Or les services de vélo opérés par les AOM (en libre-service comme en location longue durée) constituent un outil de rabattement et d’intermodalité particulièrement adapté aux pôles d’échanges, pour un investissement sans commune mesure avec celui des modes lourds. Les auditions ont montré que les projets de SERM n’intègrent pas spontanément cette dimension, l’enjeu du rabattement domicile-gare n’ayant fait l’objet d’une attention soutenue que récemment ; la présence d’un service de vélo au sein d’un pôle d’échanges peut pourtant tripler la part des trajets réalisés en intermodalité. Élaboré en lien avec l’Association des acteurs du vélo public (AAVP), le présent amendement invite les structures locales de gouvernance à analyser la pertinence des services de location de vélos dans le déploiement de leurs projets de SERM, afin d’en optimiser l’efficience économique et la qualité du service rendu aux usagers. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000186
Dossier : 186
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Non soutenu
01/07/2026
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Le présent amendement complète le périmètre des investissements couverts par les futures lois de programmation des infrastructures de transport, défini à l’article 1er. Le Sénat a déjà enrichi cet article pour y intégrer, s’agissant du réseau ferré national, le réseau structurant et les lignes de desserte fine du territoire (lignes classées de 7 à 9 par l’Union internationale des chemins de fer). Il convient d’y reconnaître également les lignes de rabattement, c’est-à-dire les lignes ferroviaires qui permettent aux territoires riverains d’accéder aux gares nouvelles, en particulier celles du réseau à grande vitesse. Ces lignes conditionnent l’efficacité même de l’investissement consenti dans les gares nouvelles : faute de desserte de rabattement performante, une part importante de leur potentiel demeure captée par la route, au détriment des objectifs d’équité territoriale et de décarbonation que poursuit la présente loi. Leur reconnaissance répond directement au besoin de désenclavement des territoires ruraux aujourd’hui captifs de la voiture. Cet enjeu concernera toutes les lignes appelées à desservir les futures gares nouvelles, ou les gares existantes prochainement raccordées à la grande vitesse — à l’exemple de celles concernées par le Grand Projet du Sud-Ouest ou la ligne nouvelle Montpellier–Perpignan. Sur nombre de ces axes, une desserte routière saturée double déjà l’itinéraire ferroviaire : la demande de mobilité y est avérée et le report modal réaliste. Plusieurs de ces liaisons font d’ores et déjà l’objet d’études d’opportunité, sans disposer d’un cadre programmatique susceptible de les porter. D’une portée strictement programmatique, cet amendement précise les objectifs des futures lois de programmation, sans ouvrir de crédits ni créer de charge publique, dans le prolongement direct des dispositions déjà adoptées par le Sénat à l’article 1er. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000189
Dossier : 189
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Rejeté
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose d’introduire un objectif chiffré de report modal dans le cadre des lois de programmation des infrastructures de transport. Le texte actuel ne comporte aucun objectif contraignant de bascule entre la route et le rail, alors même que la réduction de la part modale du transport routier constitue un levier central de la décarbonation du secteur des transports, qui représente environ 30 % des émissions nationales de gaz à effet de serre selon le Ministère de la Transition écologique. Le transport ferroviaire constitue l’un des modes les plus efficaces sur le plan environnemental, tant pour les voyageurs que pour le fret. Pourtant, sa part dans le transport de marchandises demeure autour de 9 % selon la SDES, ce qui traduit une marginalisation persistante du rail dans les chaînes logistiques nationales. Selon la SDES toujours, en 2025, le fret ferroviaire progresse de 6,7% par rapport à 2024. Les travaux de planification publique, notamment ceux du Conseil d’orientation des infrastructures, soulignent la nécessité de renforcer les investissements dans le ferroviaire afin d’accompagner la transition écologique et d’améliorer la performance des réseaux existants. Toutefois, ces orientations restent principalement financières et ne fixent pas d’objectifs de résultat en matière de report modal. Dans ce contexte, la fixation d’un objectif d’augmentation de 40 % du transport ferroviaire d’ici 2030 permet de donner une traduction concrète aux engagements de réduction des émissions du secteur des transports et d’inscrire la programmation des infrastructures dans une logique de résultats mesurables. Cet amendement vise ainsi à conditionner plus clairement les politiques d’investissement public à l’atteinte d’objectifs climatiques et de transformation effective des mobilités, en cohérence avec les orientations de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Cet amendement a été travaillé en lien avec le collectif « La colère des sans trains ». |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000190
Dossier : 190
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Tombé
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose d’inscrire explicitement le développement des services ferroviaires de nuit parmi les priorités des investissements ferroviaires structurants prévus par les lois de programmation. Les trains de nuit connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt majeur, confirmant leur pertinence sociale, territoriale et environnementale. Selon les données du Réseau Action Climat, l’année 2024 a marqué un record avec plus de 1 million de passagers transportés en France, soit un niveau inédit depuis leur quasi-disparition progressive dans les années 2000. Cette dynamique s’accompagne toutefois d’une offre insuffisante : les trains de nuit affichent un taux de remplissage moyen de 76 %, dépassant 80 % sur certaines lignes structurantes comme Paris–Toulouse et Paris–Nice, traduisant une saturation de la capacité existante et une demande non satisfaite. Cette tension sur l’offre conduit déjà à des reports vers des modes de transport plus émetteurs ou à des renoncements de déplacement. Elle est aggravée par les incertitudes pesant sur plusieurs liaisons internationales. Ainsi, plusieurs lignes ont fermé depuis décembre 2025, notamment les liaisons Vienne–Paris et Berlin–Paris, en raison du retrait des partenaires français et de l’arrêt des commandes publiques pour l’exploitation de ces lignes. Sur le plan climatique, le train constitue l’un des modes de transport les plus efficaces. Selon les données de l’Agence européenne pour l'environnement, le transport ferroviaire émet en moyenne près de 20 fois moins de gaz à effet de serre par passager-kilomètre que le transport aérien, ce qui en fait un levier central de la stratégie de décarbonation des mobilités longues distances. Malgré ce potentiel, le développement du train de nuit reste aujourd’hui contraint par un déficit de matériel roulant et une absence de cadre de planification dédié. Les analyses du Réseau Action Climat montrent qu’un changement d’échelle permettrait de transporter entre 3,6 et 5,8 millions de voyageurs par an selon les niveaux d’investissement, et d’éviter jusqu’à 800 000 tonnes de CO₂ dans les scénarios les plus ambitieux, grâce à la substitution de trajets aériens et routiers sur longues distances. Dans ce contexte, l’intégration explicite des services ferroviaires de nuit dans la planification nationale des infrastructures est un incontournable dans la perspective d'enclencher la bifurcation écologique. Elle répond à un double impératif : la nécessité de renforcer une offre de mobilité bas carbone accessible et la cohérence des politiques publiques avec les objectifs climatiques nationaux et européens. Cet amendement a été travaillé avec le collectif "La colère des sans trains". |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000194
Dossier : 194
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Rejeté
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de sanctuariser les lignes ferroviaires dites de desserte fine du territoire, correspondant aux catégories 7 à 9 de la classification faite par l'Union internationale des chemis de fer (UIC), en affirmant leur priorité dans la programmation des investissements publics. Elles correspondent en général au réseau capillaire, généralement régoinal, avec une faible charge de trafic. Ces lignes représentent une part essentielle du maillage ferroviaire national et assurent la desserte de nombreux territoires ruraux et périurbains, pour lesquels le train constitue souvent l’unique alternative à la voiture individuelle. Leur état est particulièrement préoccupant : selon SNCF Réseau, une part importante de ces lignes nécessite des opérations de régénération lourdes afin de garantir leur maintien en service dans des conditions satisfaisantes. Les travaux du Conseil d’orientation des infrastructures (COI 2023) confirment cette situation en estimant que les besoins de régénération des lignes de desserte fine du territoire s’élèvent à environ 600 millions d’euros par an, contre 400 millions effectivement investis en 2024, soit un écart d’environ 200 millions d’euros annuels. Cet écart traduit un sous-financement structurel qui fragilise directement la pérennité de ces infrastructures. Dans le même temps, les orientations actuelles de programmation des investissements tendent à concentrer les efforts sur les axes structurants, au risque d’accentuer les inégalités territoriales et de conduire à une érosion progressive du réseau secondaire par défaut de maintenance suffisante. Or, la préservation de ces lignes constitue un enjeu d’aménagement du territoire, de transition écologique et d’égalité d’accès aux mobilités. Elles jouent un rôle déterminant dans la réduction de la dépendance à la voiture individuelle et dans la lutte contre l’enclavement de nombreux bassins de vie. Le présent amendement vise donc à garantir une priorité explicite aux lignes UIC 7 à 9 dans la programmation des investissements ferroviaires, afin d’assurer leur régénération, leur maintien en service et leur contribution au service public de transport dans l’ensemble des territoires. Cet amendement a été travaillé avec le collectif "La colère des sans trains". |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000197
Dossier : 197
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Tombé
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise souhaite garantir le contrôle démocratique de l’utilisation des financements publics consacrés aux infrastructures de transport. Alors que les lois de programmation définissent les priorités nationales en matière d’investissements ferroviaires, routiers, fluviaux et portuaires, leur mise en œuvre opérationnelle repose largement sur l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). Cette agence est amenée à répartir plusieurs milliards d’euros de crédits publics entre les territoires et les différents modes de transport. Il apparaît dès lors indispensable que le Parlement, qui vote la loi et autorise les ressources publiques, puisse contrôler la manière dont ces orientations sont effectivement appliquées. Le présent amendement instaure ainsi une obligation annuelle de reddition des comptes devant la représentation nationale et prévoit que les orientations stratégiques de l’Agence soient soumises à l’examen préalable du Parlement. Il renforce ainsi la transparence de l’action publique, le respect des critères d’équité territoriale prévus par la présente loi et l’association des représentant·es de la Nation aux choix structurants pour l’avenir des mobilités. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000198
Dossier : 198
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01/07/2026
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L'article 1er prévoit des lois de programmation fixant les objectifs d'investissement en infrastructures sur dix ans. Ce cadre est bienvenu dans son principe. Il est cependant insuffisant si les engagements qu'il contient ne sont pas assortis d'une traduction budgétaire contraignante. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000201
Dossier : 201
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01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise souhaite hiérarchiser les priorités d’investissement. Alors que l’état des infrastructures existantes, notamment ferroviaires mais également routières, nécessite des efforts massifs de remise à niveau, il apparaît indispensable de privilégier leur entretien et leur régénération avant toute création de nouvelles capacités routières. Cette orientation permet une meilleure utilisation des fonds publics et contribue à la réduction de l’artificialisation des sols ainsi qu’à l’atteinte des objectifs climatiques de la France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000202
Dossier : 202
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Tombé
01/07/2026
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En première lecture au Sénat, les rapporteurs spéciaux, Marie-Claire Carrère-Gée et Hervé Maurey avaient défendu un amendement visant à reconnaître explicitement la possibilité pour SNCF Réseau de prendre en compte les impératifs d’aménagement du territoire dans l’attribution des sillons ferroviaires en situation de saturation du réseau. Toutefois, leur volonté a été amoindrie par l’adoption de sous-amendements. Le présent amendement vise donc à revenir à la logique poursuivie par les deux sénateurs. Il supprime l’exigence d’un avis conforme de l’ART lorsque le gestionnaire d’infrastructure souhaite intégrer des objectifs d’aménagement du territoire dans les accords-cadres. Il rend également obligatoire, et non plus facultative, la prise en compte de ces objectifs dans les décisions d’attribution par SNCF Réseau, lorsque les demandes de sillons excèdent les capacités disponibles. Cette évolution permettra de sécuriser juridiquement la prise en compte des enjeux de cohésion et de desserte des territoires dans l’allocation des capacités ferroviaires. En effet, l’ART avait considéré que le cadre juridique actuel limitait SNCF Réseau à fonder ses décisions d’attribution des sillons sur des critères essentiellement économiques et tarifaires, excluant toute considération liée à l’aménagement du territoire. Cette interprétation révèle une insuffisance du droit en vigueur qu’il convient de corriger afin de permettre une meilleure valorisation des opérateurs ferroviaires contribuant à l’aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000204
Dossier : 204
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe LFI propose de mentionner les lignes de desserte fine du territoire, indépendamment de leur classement administratif ou technique, dans les lois de programmation. Les lignes de desserte fine du territoire jouent un rôle essentiel pour l’accès aux services publics, à l’emploi et à la mobilité du quotidien dans de nombreux territoires ruraux, périurbains et de montagne. Selon Forum Vies Mobiles (FMV) : "le réseau ferré national français s’étend sur 28 000 km de lignes, dont 12 000 km sont constitués de petites lignes, ou « lignes de desserte fine du territoire » Parmi celles-ci, 7 500 km sont ouverts aux voyageurs et empruntés par une centaine de lignes commerciales, aux performances et aux trafics souvent limités. Inégalement exploitées, nombre d’entre elles recèlent pourtant un potentiel stratégique pour relier les territoires ruraux aux grandes agglomérations, en passant par des zones périurbaines. Alors que la desserte des gares « 100% petites lignes » stagne, leur fréquentation a bondi de 35% entre 2016 et 2024.". Leur prise en compte explicite dans les lois de programmation constitue donc une garantie nécessaire contre leur déclassement progressif et leur abandon faute d’investissements suffisants.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000021
Dossier : 21
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à renforcer la gouvernance en ajoutant des représentants parlementaires dans le conseil d’administration de l'AFITF. L’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) occupe une place centrale dans la mise en œuvre de la politique nationale des transports. Elle assure le financement d’investissements stratégiques concourant à la modernisation des réseaux ferroviaires, routiers, fluviaux, portuaires et aux mobilités du quotidien. À travers les crédits qu’elle mobilise, l’Agence participe directement à l’aménagement du territoire, à la compétitivité économique du pays et à la transition écologique. Au cours des dernières années, le volume des financements confiés à l’AFITF s’est significativement accru, sous l’effet notamment de la montée en puissance des investissements ferroviaires, du développement des Services Express Régionaux Métropolitains (SERM), de la régénération des infrastructures existantes et des engagements pris en matière de décarbonation des transports. Cette évolution renforce le rôle stratégique de l’Agence dans l’allocation de ressources publiques particulièrement importantes. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de renforcer le contrôle démocratique exercé sur les orientations et les décisions de l’AFITF. Le Parlement, qui vote les ressources affectées à l’Agence et contrôle l’action du Gouvernement, doit pouvoir disposer d’une représentation plus importante au sein de son conseil d’administration afin de mieux assurer le suivi de l’emploi des fonds publics et l’évaluation de leur efficacité. Le doublement du nombre de parlementaires siégeant au conseil d’administration permettrait d’améliorer l’association de la représentation nationale aux choix d’investissement structurants pour les territoires, tout en favorisant une meilleure prise en compte des attentes exprimées par les élus et les citoyens. Cette évolution contribuerait également à renforcer la transparence des décisions de l’Agence et à consolider la légitimité de ses interventions. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000214
Dossier : 214
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Tombé
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe la France insoumise souhaite que les salarié·es du secteur des transports participent quotidiennement au fonctionnement des infrastructures et à la mise en œuvre des politiques publiques de mobilité.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000217
Dossier : 217
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01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de compléter les objectifs des lois de programmation des infrastructures de transport en y intégrant explicitement le report modal du transport de voyageurs et de marchandises de la route vers le ferroviaire et le fluvial, aux côtés de l’adaptation des réseaux au changement climatique. Le secteur des transports est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France, représentant environ 32 % des émissions nationales en 2023 selon le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA). Dans ce contexte, la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) fixe un objectif de réduction très significative des émissions du secteur à l’horizon 2030 et 2050, reposant notamment sur une baisse de la part modale de la route au profit des modes massifiés. Le transport routier est aujourd’hui largement dominant dans le transport de marchandises, avec environ 88 % des tonnes-kilomètres réalisées par la route en France, selon les données du ministère de la Transition écologique. Le ferroviaire représente environ 9 % et le fluvial autour de 2 à 3 %. Cette structure modale contribue fortement aux émissions du secteur et constitue un levier majeur de décarbonation. Pour le transport de voyageurs, la route (voiture individuelle et autocars) représente également la très grande majorité des déplacements, avec plus de 80 % des trajets intérieurs en part modale. À l’inverse, le ferroviaire, bien que représentant moins de 10 % des déplacements, est l’un des modes les moins émetteurs, avec des émissions moyennes estimées à environ 1 à 3 gCO₂e/passager-km pour le train contre environ 150 gCO₂e/passager-km pour une voiture thermique moyenne, selon les données de l’ADEME. Le report modal constitue donc un levier central de la planification écologique. L’Autorité de régulation des transports a notamment estimé que les investissements dans la modernisation et la performance du réseau ferroviaire pourraient permettre une hausse significative de la fréquentation du rail à moyen terme, tandis que la Stratégie nationale bas-carbone prévoit un doublement de la part modale du fret ferroviaire à horizon 2050 et une forte croissance du transport fluvial pour les flux massifiés. Enfin, les travaux du Conseil d’orientation des infrastructures (rapport 2023) et de la conférence « Ambition France Transports » (2025) soulignent que la priorité doit être donnée à la régénération et à la modernisation des infrastructures existantes permettant le report modal, notamment le réseau ferroviaire structurant, les lignes capillaires fret et les voies navigables. Dans ce contexte, inscrire explicitement le report modal parmi les objectifs des lois de programmation permet de garantir la cohérence des investissements publics avec les engagements climatiques de la France et de renforcer la priorité donnée aux modes de transport les moins émetteurs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000218
Dossier : 218
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01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose d’inscrire explicitement les objectifs climatiques, écologiques et de transformation des mobilités au cœur des lois de programmation des infrastructures de transport. Le secteur des transports est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France, représentant environ 32 % des émissions nationales en 2023 selon le CITEPA. Malgré les engagements pris dans le cadre de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), la trajectoire actuelle reste insuffisante pour atteindre les objectifs de réduction fixés à l’horizon 2030 et 2050. Le report modal constitue un levier central de cette transition. Aujourd’hui, la route représente près de 90 % des flux de marchandises et plus de 80 % des déplacements de voyageurs, tandis que le ferroviaire et le fluvial restent largement minoritaires malgré des émissions très inférieures. À titre d’exemple, l’ADEME estime les émissions moyennes du train à environ 1 à 3 gCO₂e/passager-km, contre environ 150 gCO₂e/passager-km pour une voiture thermique. Par ailleurs, les infrastructures de transport ont un impact direct sur la biodiversité, notamment par la fragmentation des habitats naturels, l’artificialisation des sols et les effets d’emprise. L’intégration de la préservation et de la restauration de la biodiversité dans les objectifs de programmation permet d’assurer la cohérence des investissements publics avec les engagements nationaux et européens en matière environnementale. Enfin, la sobriété des mobilités constitue un axe structurant de la planification écologique, visant à réduire les besoins de déplacement contraints et à favoriser les modes les moins émetteurs. Le présent amendement est donc un appel à l'action urgente pour la bifurcation écologique des transport, alors que la France vient de subir le mardi 22 juin 2026 la plus chaude jamais enregistrée, et sa deuxième canicule en moins d'un mois. Face à un gouvernement qui n'a rien atténué, rien adapté, rien préparé, l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon en 2027 permettra d'enfin, après 30 ans d'alertes scientifiques, de répondre à la hauteur des enjeux. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000219
Dossier : 219
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01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise affirme la nécessité d’une reprise en main publique des autoroutes à l’issue de l’expiration des concessions historiques d'ici 2031, afin de mettre fin à un système de gestion qui repose largement sur la captation d’une rente d’infrastructures essentielles par des acteurs privés. Depuis la privatisation des sociétés concessionnaires en 2006, la gestion des principaux réseaux autoroutiers a été confiée à des groupes privés tels que Vinci Autoroutes, Eiffage et APRR, qui ont "déboursé à peine 15,5 miliards d'euros pour acquérir le tiroir-caisse du réseau de 9310km d'autoroutes", selon Reporterre. Ce modèle a conduit à une situation de quasi-monopole sur des infrastructures naturelles non reproductibles, caractérisées par des flux de revenus stables, indexés sur les péages, et une rentabilité élevée. Selon Reporterre toujours, ils se sont largement remboursés "en augmentant les prix des péages - au total 80% en trente ans - et leurs profits, préférant remonter des dividendes plutôt que de rembourser la dette des sociétés concessionnaires." Au total, "le montant des dividendes touchés par les actionnaires de ces sociétés entre 2022 et 2036 est estimé par le Sénat à 40 milliards d’euros.". L’Autorité de régulation des transports a ainsi relevé que la rentabilité des concessions a généré des gains très supérieurs aux anticipations initiales, représentant des dizaines de milliards d’euros de flux supplémentaires sur la durée des contrats. Dans ce contexte, la fin progressive des concessions ouvre une opportunité historique de réorienter le modèle de gouvernance de ces infrastructures stratégiques. De plus, plusieurs travaux parlementaires et institutionnels ont mis en évidence les déséquilibres de ces contrats. Le rapport sénatorial présenté en octobre 2024 souligne ainsi « le désarmement de l’État » face aux concessionnaires et une situation de négociation asymétrique au moment où s’engage la perspective de la fin des concessions entre 2031 et 2036. Il y est également relevé que les sociétés concessionnaires disposent de moyens juridiques et financiers largement supérieurs à ceux de l’administration, contribuant à une gestion marquée par une forme d’opacité et de déséquilibre dans la définition des obligations de remise en état des infrastructures. Ce même rapport met en lumière des zones d’incertitude majeures, notamment sur la notion de « bon état » des infrastructures à restituer, ainsi que sur les montants en jeu liés aux investissements dits de « seconde génération », évalués entre 1 et 5 milliards d’euros selon les estimations. Il souligne également l’existence de désaccords persistants entre les services de l’État et les opérateurs sur les obligations de maintenance, illustrant la difficulté structurelle de contrôle public de ces concessions. Le maintien d’une logique de concession privée prolonge un système dans lequel les usagers financent à long terme des infrastructures déjà amorties, sans que la puissance publique puisse répondre aux besoins d'intérêts généraux liés aux transports. Cet amendement vise donc à poser le principe d’une gestion publique des autoroutes à l’issue des concessions historiques, afin de transformer une rente privée en outil de financement de la transition des mobilités. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000220
Dossier : 220
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01/07/2026
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Le présent amendement vise à garantir un niveau minimal d'investissement dans les infrastructures de transport, afin de répondre à l'urgence de leur régénération et de leur modernisation.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000221
Dossier : 221
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Adopté
01/07/2026
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Le présent amendement du groupe La France Insoumise vise à clarifier l’affectation des recettes spécifiques aux autoroutes pour le financement des infrastructures de transport, quelle que soit la forme que ces recettes prendront à la fin des concessions autoroutières actuellement en place. Il entend ainsi assurer que ces recettes renforcent le financement des infrastructures de transport, que les concessions autoroutières soient renouvelées ou non. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000225
Dossier : 225
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Rejeté
01/07/2026
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L'ouverture à la complémentarité ne doit pas se traduire par une simple redistribution des parts de marché entre opérateurs. Elle doit permettre de développer l'offre ferroviaire globale, d'attirer de nouveaux voyageurs vers le train et de renforcer l'aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000228
Dossier : 228
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Rejeté
01/07/2026
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Le renouvellement du matériel roulant constitue aujourd'hui un enjeu majeur pour le développement du transport ferroviaire français. De nombreux opérateurs, qu'il s'agisse des services conventionnés ou des nouveaux services librement organisés, font face à des délais particulièrement importants pour les phases d'essais, d'homologation et d'autorisation de mise en circulation des nouvelles rames. Ces délais ralentissent l'arrivée de matériels plus modernes, plus performants et plus accessibles aux voyageurs. Ils retardent également le développement de nouvelles dessertes ferroviaires et peuvent fragiliser la compétitivité de la filière industrielle française. Dans ce contexte, plusieurs acteurs du secteur soulignent la nécessité de renforcer les capacités françaises d'essais et d'expérimentation ferroviaires, afin de réduire les délais de mise sur le marché tout en maintenant les plus hauts standards de sécurité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000233
Dossier : 233
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01/07/2026
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La compétitivité économique du pays repose largement sur la qualité et la disponibilité de ses infrastructures. Or les délais de réalisation des projets demeurent excessifs au regard de ceux observés chez plusieurs de nos partenaires européens. Le présent amendement du groupe Droite républicaine vise, d'une part, à mieux prendre en compte les enjeux de souveraineté et de compétitivité dans la définition des priorités d'investissement et, d'autre part, à faire de la réduction des délais de réalisation un objectif explicite des futures lois de programmation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000240
Dossier : 240
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Adopté
01/07/2026
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Les petites lignes ferroviaires jouent un rôle essentiel dans la cohésion territoriale, l'accès aux services publics, la mobilité du quotidien et la transition écologique. Pourtant, elles demeurent insuffisamment prises en compte dans les priorités d'investissement, alors même qu'elles constituent souvent la seule offre de transport collectif pour de nombreux habitants des territoires ruraux, périurbains et des villes moyennes. Le présent amendement du groupe Droite Républicaine vise à inscrire explicitement dans les lois de programmation l'objectif de maintien, de modernisation et de développement des petites lignes ferroviaires. Il affirme ainsi la nécessité d'assurer un traitement équilibré entre les différents modes de transport et de garantir un accès équitable à la mobilité sur l'ensemble du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000243
Dossier : 243
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement vise à préciser le périmètre des investissements couverts par les lois de programmation des infrastructures de transport, en intégrant les ouvrages d’art qui sont associés aux réseaux routiers départementaux et communaux structurants. Cet amendement a été travaillé en collaboration avec Départements de France |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000244
Dossier : 244
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Tombé
01/07/2026
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Il est prévu une concertation avec les autorités organisatrices de la mobilité 3 ans avec le démarrage des travaux sur les lois de programmation, et trois avant la première loi de programmation. Cet amendement a été travaillé avec Départements de France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000245
Dossier : 245
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Retiré
01/07/2026
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Le développement du transport ferroviaire constitue une priorité majeure pour répondre aux enjeux de mobilité, d'aménagement du territoire et de transition écologique. Toutefois, cette dynamique ne peut conduire à une multiplication systématique de nouvelles infrastructures lorsque des installations existantes peuvent être mobilisées ou modernisées. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000246
Dossier : 246
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Rejeté
01/07/2026
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Le renouvellement progressif du matériel roulant ferroviaire représente, pour les années à venir, plusieurs milliards d'euros d'investissements publics et privés. Ces investissements constituent un enjeu majeur non seulement pour la modernisation du réseau ferroviaire, mais également pour l'avenir de l'industrie ferroviaire française. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000249
Dossier : 249
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Tombé
01/07/2026
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Le présent article prévoit les modalités d’évolution de la tarification des services de transport public. Toutefois, les décisions tarifaires ne peuvent relever d’un simple mécanisme automatique ou purement technique. La fixation des tarifs constitue une décision majeure pour les usagers des transports collectifs, en particulier dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et des dépenses contraintes liées à la mobilité quotidienne. Pour de nombreux Français, notamment les salariés, étudiants ou retraités, les transports publics représentent une dépense indispensable dont l’évolution doit faire l’objet d’un véritable débat au sein des autorités organisatrices de la mobilité. Le présent amendement vise donc à garantir qu’une délibération annuelle explicite soit organisée par l’autorité organisatrice de la mobilité sur la politique tarifaire applicable au réseau concerné. Cette disposition permet de renforcer la transparence des décisions tarifaires, la responsabilité des exécutifs locaux et la prise en compte des réalités propres à chaque territoire, qu’il s’agisse des coûts d’exploitation, du niveau de service proposé ou des enjeux d’accessibilité sociale des transports publics. Elle garantit enfin que les évolutions tarifaires demeurent pleinement intégrées dans une réflexion globale sur l’attractivité et l’usage des transports collectifs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000252
Dossier : 252
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Rejeté
01/07/2026
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000256
Dossier : 256
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à introduire un « Taux de retombées économiques, sociales et écologiques » afin de calculer une autre forme de rentabilité du ferroviaire en prenant en compte les externalités négatives évitées, les retombées sociales et économiques, les richesses directes et indirectes créées. Le TRESE doit traduire la richesse créée par le ferroviaire pour être valorisée en tant que telle dans les comparaisons modales et les choix d’investissements. Cette proposition d’un nouveau taux a un double intérêt : 1. Définir au plus proche des réalités le coût réel des infrastructures en valorisant les externalités positives ; Le transport ferroviaire et les infrastructures qui le permettent ont une utilité sociale, économique mais également démocratique. En effet, la desserte des territoires est une condition d’égale accès à la mobilité, aux services ou encore à l’emploi. Cet égal accès concourt à la construction d’une société démocratique. Ce nouvel indicateur permet également d’intégrer, dans le débat public et l’évaluation économique des projets, la valeur démocratique des infrastructures. En effet, les bénéfices sociaux et sociétaux, valorisés, des infrastructures permet de définir, réellement, leur apport pour la collectivité publique, pour les citoyennes et les citoyens. Cet amendement a été travaillé avec la CFDT FGTE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000264
Dossier : 264
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Tombé
01/07/2026
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les accords-cadres pluriannuels continuent le levier le plus structurant pour répartir l’effort des dessertes des territoires. le texte se borne à permettre au gestionnaire d’infrastructure d’y intégrer des objectifs d’aménagement du territoire. Le présent amendement rend cette intégration systématique, sous le contrôle de l’avis conforme de l’Autorité de régulation des transports, afin de garantir une contribution effective de l’ensemble des opérateurs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000279
Dossier : 279
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01/07/2026
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Le présent amendement vise à doter le Parlement des éléments d’évaluation nécessaires à la défense des territoires insuffisamment desservis par le réseau ferroviaire à grande vitesse, avant l’examen de la première loi de programmation prévue par le présent texte. L’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire domestique, effective depuis le 5 janvier 2023, fragilise structurellement les dessertes à grande vitesse qui irriguent les territoires ruraux et les villes moyennes sans bénéficier de la rentabilité des grandes liaisons à fort trafic. Le droit existant, tel que modifié par le présent texte, ouvre des pistes mais ne les articule pas en une stratégie d’ensemble. Or la première loi de programmation, qui devra déterminer les investissements et les ressources affectées aux infrastructures de transport pour les dix prochaines années, ne peut être élaborée sans une évaluation précise des conditions de viabilité de ces dessertes et des leviers disponibles pour en assurer le maintien. Le présent amendement demande au Gouvernement de produire cette évaluation dans un délai compatible avec le calendrier législatif de la loi de programmation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000288
Dossier : 288
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Tombé
01/07/2026
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L’article prévoit d’indexer les tarifs de transports en commun sur l’inflation. En cas de forte inflation, cette mesure pourrait entraîner une forte hausse des tarifs qui pèserait plus fortement sur les plus défavorisés. De tels effets entraveraient la capacité à se déplacer et mettraient en difficulté des ménages et personnes déjà fragilisés par l’inflation. Cet amendement de repli du groupe Ecologiste et Social propose donc que les bénéficiaires de tarifs sociaux ou de dispositifs de solidarité soient exclus du mécanisme d’indexation automatique, afin de favoriser l’accessibilité financière des transports en commun pour les publics les plus vulnérables et de garantir l’effectivité du droit à la mobilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000029
Dossier : 29
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01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise créer une contribution sur les billets de train des lignes ouvertes à la concurrence dont les recettes seraient intégralement affectées à un fonds pour l’aménagement ferroviaire du territoire. L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs a été décidée par l’adoption du nouveau pacte ferroviaire en 2018. Cette ouverture à la concurrence se développe avec des disparités sur le territoire et a des répercussions sur l’ensemble de la desserte ferroviaire du pays. En effet, en situation de monopole, la SNCF pratiquait une véritable péréquation permettant de maintenir un niveau de desserte élevé sur des lignes déficitaires grâce aux recettes des lignes rentables. L’arrivée de la concurrence a d’ores et déjà contraint la SNCF à diminuer ses prix sur la ligne Paris-Lyon, qui était la plus rentable, avec pour répercussion, puisqu’elle ne peut faire de déficits et doit opérer comme une entreprise privée avec les objectifs de rentabilité demandés par son actionnaire unique, de diminuer le nombre de trains sur des lignes moins attractives financièrement. Pour parer cette situation, il est proposé de créer une contribution sur les billets de train des lignes ouvertes à la concurrence dont les recettes seraient intégralement affectées à un fonds pour l’aménagement ferroviaire du territoire, dont bénéficieraient les entreprises ferroviaires qui accepteraient de faire circuler des trains sur des lignes déficitaires. Soumis à l’article 40, il est suggéré donc la création de ce fonds à travers l’objet de cet amendement. Cette contribution s’élèverait à 25 % du montant de la baisse des prix constatée avant l’arrivée de la concurrence, permettant aux voyageurs de continuer à bénéficier de 75 % de la baisse du prix constatée. Alors que la demande de train n’a jamais été aussi forte dans notre pays, il est absolument nécessaire de trouver les moyens de développer le transport ferroviaire de voyageurs dans tous les territoires et de perpétuer la logique positive de la péréquation à l’aune de l’ouverture à la concurrence, qui risque d’accroître encore le malthusianisme ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000294
Dossier : 294
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Non soutenu
01/07/2026
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Le présent amendement vise à permettre au gestionnaire d’infrastructure de mettre en place un dispositif dit « play ou pay » qui consiste à imposer la réalisation de dessertes d’aménagement du territoire lorsqu’une entreprise demande une capacité ou à lui imposer le paiement d’une redevance additionnelle si elle refuse de prendre en charge une telle desserte. Un tel dispositif permettra d’inciter réellement les entreprises ferroviaires à prendre en charge les dessertes d’aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000295
Dossier : 295
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Non soutenu
01/07/2026
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Le présent amendement vise à mieux intégrer les liaisons ferroviaires transversales dans la stratégie nationale d’investissement en matière d’infrastructures de transport, en cohérence avec les objectifs de cohésion territoriale et de transition écologique poursuivis par le projet de loi. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000299
Dossier : 299
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Adopté
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de renforcer la transparence et l’anticipation sur les risques de dégradation et de fermeture des lignes ferroviaires, en particulier des dessertes de proximité. Le réseau ferré national compte environ 28 000 km de lignes, dont 7 600 km de lignes de desserte fine du territoire, essentielles à la cohésion territoriale et à l’accès aux mobilités quotidiennes. Ce réseau fait l’objet d’un vieillissement structurel important, malgré des efforts de régénération. Selon les données récentes de SNCF Réseau et du ministère des Transports, environ 1 200 km de voies ont été neutralisées ou fermées depuis 2019 en raison de leur état ou de leur fin de vie, illustrant l’accélération des arbitrages sur les lignes secondaires . Par ailleurs, une part significative du réseau de lignes classiques et de desserte fine présente des besoins de renouvellement importants, dans un contexte où les investissements nécessaires à la régénération sont estimés à plusieurs milliards d’euros par an. Ces évolutions conduisent trop souvent à des fermetures ou réductions de service décidées dans l’urgence, faute d’anticipation suffisante des besoins d’investissement. Le présent amendement vise donc à instaurer un rapport annuel recensant les lignes présentant un risque de dégradation ou de fermeture à horizon de cinq ans, ainsi que les travaux nécessaires et leurs délais de réalisation, afin de renforcer la planification publique et d’éviter les fermetures subies de dessertes essentielles à l’aménagement du territoire. Cet amendement a été travaillé avec le collectif "La colère des sans trains". |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000030
Dossier : 30
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à supprimer l’article 12 qui prévoit l’indexation automatique des tarifs des transports publics sur l’inflation. Une telle disposition porte tout d’abord atteinte au pouvoir d’achat des usagers, en instituant une hausse mécanique des tarifs, indépendante de leur situation économique ou de la qualité du service rendu. En période d’inflation élevée, ce mécanisme accentue encore les difficultés des ménages en renchérissant le prix d’un service essentiel du quotidien. À titre d’illustration, les derniers chiffres de l’UFC-Que Choisir montrent une inflation de 2,3 % du fait de la flambée des prix des carburants, essence et gazole, mais aussi du fioul (+44 % par rapport à mars 2025). En inflation cumulée, la hausse des prix est encore plus marquée. D’après l’Insee, celle-ci s’élève à 13,9 % entre le début de l’année 2022 et la fin du mois de février 2026. Ainsi, en appliquant la logique de l’article 12, un abonnement TER mensuel de 200 euros en 2022 atteindrait 228 euros en 2026, soit une hausse de 336 euros sur l’année. Par ailleurs, cette mesure est déconnectée des réalités locales. Aujourd’hui, les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) disposent de la prérogative d’adapter les tarifs en fonction des besoins du territoire, du niveau de service et des contraintes économiques locales. Supprimer l’intervention obligatoire des collectivités territoriales dans la fixation des prix revient à dépolitiser les choix des élus locaux en matière d’évolution tarifaire des moyens de transport dont ils ont la responsabilité. Si le développement des réseaux peut justifier une augmentation des tarifs, il revient alors aux AOM de débattre de ce choix politique auprès des usagers. Enfin, il convient de rappeler que l’indexation automatique des tarifs ne garantit pas, à elle seule, une amélioration du service. Dans certains cas, les usagers pourraient ainsi être contraints de payer davantage alors même que l’offre se dégrade, qu’il s’agisse de retards, de suppressions de trains ou d’une diminution de l’offre. Pour l’ensemble de ces raisons, il est proposé de supprimer cet article afin de préserver le pouvoir d’achat des usagers et de maintenir la compétence pleine et entière des collectivités territoriales pour fixer démocratiquement les tarifs des moyens de transport dont elles ont la charge. Cet amendement a été élaboré avec l’UFC-Que Choisir. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000300
Dossier : 300
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Tombé
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de renforcer la prise en compte des enjeux d’aménagement du territoire dans l’attribution des capacités ferroviaires en situation de saturation du réseau. Le cadre actuel d’allocation des sillons repose encore largement sur des logiques de régulation économique, alors même que les dessertes ferroviaires jouent un rôle essentiel dans l’égalité d’accès aux mobilités et la cohésion des territoires. L’Autorité de régulation des transports (ART) a d’ailleurs déjà relevé que le droit en vigueur limite la capacité du gestionnaire d’infrastructure à fonder ses décisions sur des critères réellement territoriaux. Dans ce contexte, le présent amendement vise à renforcer la portée des objectifs d’aménagement du territoire en permettant à SNCF Réseau de les intégrer pleinement dans les décisions d’attribution des sillons, notamment lorsque les capacités du réseau sont contraintes. Il prévoit ainsi de rendre obligatoire la prise en compte de ces critères en cas de saturation du réseau, et de lever les contraintes procédurales excessives limitant leur application effective. L’objectif est de faire de la contribution des opérateurs à la desserte des territoires un critère déterminant dans l’accès aux capacités ferroviaires, afin de garantir une répartition plus équitable des ressources du réseau au service de l’intérêt général. Cet amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000302
Dossier : 302
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Rejeté
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose d’intégrer explicitement les coûts mutualisés de gestion du réseau ferroviaire dans la logique de coût complet servant au calcul des redevances d’infrastructure. La gestion du réseau ne se limite pas aux coûts directement liés à la circulation des trains. Elle repose également sur des missions essentielles et structurelles, relevant d’une approche système, notamment en matière de sécurité, de sûreté et d’innovation. Ces fonctions impliquent des activités de coordination, de recherche et de pilotage qui bénéficient à l’ensemble des opérateurs ferroviaires. Comme le soulignent les organisations syndicales du secteur, et notamment la CFDT-FGTE Transports Environnement, ces éléments constituent des « coûts cachés » de la gestion du réseau qui doivent être pleinement intégrés dans l’analyse économique de l’infrastructure. Le présent amendement vise ainsi à garantir une prise en compte plus complète et transparente du coût réel du réseau, afin d’assurer une répartition plus juste des charges entre ses utilisateurs. Cet amendement a été travaillé avec la CFDT-FGTE Transports Environnement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000305
Dossier : 305
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Rejeté
01/07/2026
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Le présent amendement du groupe de la France insoumise vise à supprimer les dispositions de l’article 11 qui étendent les compétences de la Société des grands projets (SGP) au financement, à la coordination et à la maîtrise d’ouvrage des services express régionaux métropolitains (SERM). Créée pour assurer la réalisation du Grand Paris Express, la Société des grands projets répondait à un objectif précis et circonscrit. Le présent projet de loi transforme progressivement cet établissement en opérateur national des grands projets de transport, en lui attribuant des missions qui relèvent déjà du groupe SNCF et des collectivités territoriales. Ce choix participe à l’émiettement de la gouvernance ferroviaire française. Alors que le réseau souffre d’un sous-investissement chronique, les moyens publics sont dispersés entre une multitude d’acteurs dont les compétences se recoupent. Cette fragmentation complexifie les prises de décision, allonge les délais de réalisation et affaiblit le pilotage public du système ferroviaire. Le développement des services express régionaux métropolitains nécessite au contraire une stratégie nationale cohérente reposant sur le renforcement du groupe SNCF, acteur historique du transport ferroviaire et détenteur des compétences techniques, industrielles et opérationnelles nécessaires à la conception, à la réalisation et à l’exploitation des infrastructures ferroviaires. Plutôt que d’étendre indéfiniment le champ d’intervention de la Société des grands projets, il convient d’engager un mouvement de réintégration de ses missions, de ses moyens humains, de son expertise et de ses capacités d’ingénierie au sein du groupe SNCF. Cette réintégration permettrait de reconstituer une maîtrise publique unifiée des grands projets ferroviaires, de renforcer SNCF Réseau et de garantir une meilleure articulation entre la construction des infrastructures et leur exploitation future. La Société des grands projets avait vocation à réaliser un projet exceptionnel ; elle n’a pas vocation à devenir un opérateur permanent se substituant progressivement aux missions du service public ferroviaire. À terme, sa dissolution et le transfert de ses compétences au groupe SNCF constituent une perspective plus pertinente pour assurer l’efficacité de l’action publique et la cohérence du développement ferroviaire. Le présent amendement supprime donc les dispositions qui renforcent les prérogatives de la Société des grands projets et réaffirme la nécessité d’une maîtrise publique intégrée du rail autour du groupe SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000306
Dossier : 306
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Rejeté
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de renforcer l’association des parties prenantes à la mise en œuvre des Services express régionaux métropolitains (SERM), projets structurants pour l’organisation des mobilités et l’aménagement des territoires. La réussite de ces projets suppose une gouvernance ancrée dans les réalités locales. À ce titre, il est nécessaire de garantir des échanges réguliers entre les autorités organisatrices, les opérateurs et les représentants de la société civile locale, afin de s’assurer de l’adéquation des choix d’infrastructures et de services avec les besoins réels des populations et des acteurs socio-économiques. Une attention particulière doit également être portée aux territoires périphériques, souvent moins bien desservis, afin de favoriser leur intégration aux dynamiques de mobilité par des solutions de rabattement efficaces vers les SERM. Cet amendement vise ainsi à consolider une logique de gouvernance partagée, garantissant transparence, concertation et efficacité des projets au service de l’intérêt général. Cet amendement a été travaillé avec la FTGE-CFDT. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000309
Dossier : 309
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Retiré
01/07/2026
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Le Sénat a ajouté cet alinéa 2 qui vient étendre le périmètre des infrastructures routières concernées par ce projet de loi à l'ensemble des réseaux (réseau national non concédé, départemental, intercommunal et communal). Ces réseaux relevant d’autres gestionnaires que l’Etat, cela pourrait diluer les financements de l’Etat destinés aux infrastructures stratégiques dont il a la responsabilité.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000310
Dossier : 310
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à mettre en cohérence les futures lois de programmation prévues par l’article 1er avec le contrat de performance entre l’Etat et SNCF Réseau, prévu à l’article L2111-10 du code des transports. Ce contrat de performance a pour objectif de mettre en œuvre la politique de gestion du réseau ferroviaire et la stratégie de développement de l'infrastructure ferroviaire dont l'État définit les orientations. Il détermine notamment les objectifs de performance, de qualité et de sécurité fixés à SNCF Réseau ; les orientations en matière d'exploitation, d'entretien et de renouvellement du réseau ferré national ; les indicateurs de suivi de l'état du réseau, de sa performance, de l'activité et de la productivité de SNCF Réseau, ainsi que, le cas échéant, les objectifs fixés à SNCF Réseau en termes de valeurs cibles associées à ces indicateurs ; et enfin, la trajectoire financière de SNCF Réseau dont les moyens financiers alloués aux différentes missions de SNCF Réseau. Dans le même temps, les lois de programmation prévues par le présent article ont vocation à fixer, sur une période longue, les priorités d’investissement et les orientations stratégiques de l’État en matière d’infrastructures de transport. Il est donc évident qu’un lien étroit entre ces deux documents et que des mécanismes d’actualisation doivent être posés. Il apparaît dès lors nécessaire d’assurer une articulation claire entre ces deux instruments de pilotage du système ferroviaire. À défaut, les objectifs fixés par la loi de programmation pourraient ne pas être pleinement pris en compte dans le contrat de performance conclu entre l’État et SNCF Réseau.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000311
Dossier : 311
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Adopté
01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de supprimer l’article 12, qui introduit une indexation automatique des tarifs des transports publics sur l’inflation. Une telle automaticité revient à institutionnaliser des hausses tarifaires régulières, indépendamment des décisions des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) et de la situation sociale des usagers, alors même que les transports collectifs constituent un service essentiel à l’accès à l’emploi, aux études et aux services publics. Or, les données récentes montrent déjà une forte pression financière sur les usagers. En 2023, les dépenses de transport des ménages ont atteint environ 13 % de leur budget total, soit plus de 190 milliards d’euros au niveau national, avec une hausse marquée des dépenses en transport collectif (+19 % en 2023 selon les comptes des transports), notamment sous l’effet des revalorisations tarifaires et du retour de fréquentation après crise sanitaire . Dans le même temps, malgré le reflux récent de l’inflation, celle-ci reste significative sur les services. Selon les dernières données provisoires de l’INSEE, les prix à la consommation augmentent encore de +2,4 % sur un an en mai 2026, après +2,2 % en avril et +2,5 % selon l’indice harmonisé. Si la période de forte inflation de 2022‑2023 a été partiellement résorbée, la dynamique actuelle confirme une inflation durable, notamment sur les services (+2,0 % sur un an en mai 2026), qui incluent les dépenses contraintes du quotidien comme les transports. La guerre au Moyen-Orient a déjà provoqué depuis février 2026 une hausse du prix du carburant dépassant les 2 € le litre (+ 42,1 % sur un an pour le gazole, selon l’Insee, + 17,8 % pour l’essence), et l’indice des prix à la consommation a, quant à lui, bondi de 2,2 % sur un an en avril. Dans ce contexte, la Cour des comptes souligne que les transports publics sont déjà fortement soutenus par la puissance publique, la part des recettes usagers couvrant souvent moins de la moitié des coûts d’exploitation dans les réseaux urbains, le reste étant financé par les collectivités ou des dispositifs fiscaux dédiés. Cette fragilité financière rend d’autant plus problématique l’instauration d’un mécanisme automatique d’augmentation des tarifs. Enfin, les politiques tarifaires récentes montrent que les hausses ne sont ni neutres ni mécaniquement alignées sur l’inflation : elles sont déjà décidées politiquement, parfois en dessous, parfois au-dessus de l’évolution des prix, selon les arbitrages des AOM. Le présent amendement vise donc à préserver la capacité des autorités organisatrices de définir librement leur politique tarifaire, en fonction des réalités sociales et territoriales, et à éviter une automaticité qui réduirait l’accès aux transports publics et fragiliserait leur rôle dans la transition écologique. Cet amendement a été travaillé avec le collectif « la colère des sans trains ». |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000313
Dossier : 313
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Rejeté
01/07/2026
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Le présent amendement propose de préciser que les dispositifs incitatifs prévus dans le document de référence du réseau pourront être financiers (comme la fluctuation des péages ferroviaires), mais aussi potentiellement non-financiers (comme l’attribution prioritaire de sillons). Cette précision permet de donner une assise juridique à une meilleure prise en compte de l’aménagement du territoire dans l’allocation des trajets, en en faisant un critère structurant. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000314
Dossier : 314
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à préciser que les ressources nouvelles liées à l’échéance des concessions historiques seront affectées par priorité à la régénération et à la modernisation des infrastructures existantes. Il prévient ainsi le risque que ces recettes soient orientées vers de nouveaux projets de développement au détriment du rattrapage de la « dette grise » accumulée. Il conforte la priorité, unanimement partagée, donnée à la performance et à la résilience des infrastructures existantes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000315
Dossier : 315
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement vise à permettre aux communautés de communes qui n’organisent pas de lignes régulières, cette offre de mobilité n’étant pas adaptée à leur territoire à lever le versement mobilité à un taux maximal de 0,3 % afin de financer des services de transport à la demande, de mobilité active ou partagée. La loi d’orientation des mobilités de 2019 a conditionné l’instauration du versement mobilité à l’organisation d’au moins une ligne régulière au sein du ressort territorial de l’AOM. Or, la ligne régulière n’est pas nécessairement le service de mobilité le plus adapté pour les communautés de communes, notamment celles situées dans les zones les moins denses. Cet amendement vise donc à permettre aux communautés de communes qui mettent en place des services de transport à la demande, du covoiturage, de l’autopartage ou des services de location de vélos de lever le versement mobilité à un taux réduit. Cet amendement a été déposé sur proposition du GART |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000317
Dossier : 317
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Tombé
01/07/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe La France insoumise propose de protéger les usager.e.s les plus précaires des effets de l’indexation automatique des tarifs des transports publics prévue à l’article 12. Cet article organise une hausse mécanique des tarifs indexée sur l’inflation. Dans un contexte où les prix restent élevés (+2,4 % sur un an en mai 2026 selon l’INSEE), ce mécanisme revient à programmer des augmentations régulières, indépendamment des décisions des autorités organisatrices et des réalités sociales des territoires. Les dépenses de transport constituent déjà un poste lourd dans le budget des ménages, autour de 13 % des dépenses annuelles selon les comptes des transports, et pèsent particulièrement sur les ménages modestes, pour lesquels les déplacements ne sont pas un choix mais une obligation pour travailler, étudier ou accéder aux services publics. Or, des dispositifs de tarification sociale existent déjà dans de nombreux réseaux pour les enfants, les jeunes, les étudiants, les apprentis, les seniors, ainsi que pour les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires du RSA. Ces publics bénéficient déjà, de manière variable selon les territoires, de réductions importantes voire de gratuités partielles. Le présent amendement vise simplement à sanctuariser cette logique : l’indexation ne doit pas s’appliquer à ces catégories. Il s’agit d’éviter que la hausse automatique des tarifs ne frappe en priorité celles et ceux qui subissent déjà les effets de la précarité et de la crise du pouvoir d’achat, tout en laissant inchangé le principe général d’indexation pour les autres usager.e.s. Cet amendement a été travaillé avec le collectif « la colère des sans trains ». |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000323
Dossier : 323
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Adopté
01/07/2026
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Aujourd’hui, un retard conséquent a été accumulé dans la modernisation du réseau. Le diagnostic, rappelé lors de la conférence Ambition France Transports, est clair et partagé, et les conséquences sur les voyageurs ne sont plus à démontrer. Enrayer le vieillissement et le risque d’obsolescence du réseau ferroviaire national structurant nécessitera d’importants efforts d’investissement en matière de régénération et de modernisation du réseau. Il y a urgence à agir. Selon SNCF Réseau : « le réseau ferroviaire a atteint un point où le report des investissements risque de le fragiliser de manière irréversible. Plus les opérations de régénération sont retardées, plus le réseau se dégrade, plus les travaux de remise à niveau se complexifient et plus les coûts augmentent ». Concrètement, le gestionnaire de réseau anticipe que dès 2028, près de 4 000 km de lignes seraient concernées par l’effondrement irréversible de la qualité de service avec des conséquences sur plus de 2 000 trains par jour. Il est donc proposé de prioriser la modernisation et la régénération des infrastructures. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000327
Dossier : 327
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Retiré
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à déterminer un plan pluriannuel d’acquisition de matériel roulant ferroviaire et un plan de préservation et de modernisation des gares ferroviaires. Le présent projet de loi sera déterminant dans le développement des transports et des mobilités au sens large pour les années à venir. A ce titre, il est indispensable que ces lois de programmation prévoient des objectifs chiffrés d'acquisition du matériel roulant dans le domaine ferroviaire, en lien avec les objectifs de développement fixés, et d'un plan de préservation et de modernisation des gares. Ces deux axes sont essentiels pour renforcer l'expérience usager et assurer le développement du ferroviaire dans la durée.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000328
Dossier : 328
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Non soutenu
01/07/2026
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L’objet de cet amendement vise à intégrer au rapport stratégique d’orientation confié au Haut Comité du Système de Transport Ferroviaire la stratégie de l’État en matière de gestion et de développement des gares. Cette intégration doit permettre d’apporter visibilité et robustesse à la stratégie relative aux gares. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000330
Dossier : 330
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Non soutenu
01/07/2026
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Les communes et intercommunalités rurales ou périurbaines qui ont des interactions indispensables avec les territoires métropolitains doivent être directement intégrées à la gouvernance des transports du quotidien et notamment des services express métropolitains. Cet amendement vise à ouvrir la gouvernance de la société nationale SNCF pour une meilleure prise en compte de la réalité des territoires les moins denses dans les choix stratégiques et socio-économiques en matière de transports. La composition du conseil d’administration de la Société publique SNCF (groupe) doit évoluer compte tenu de son rôle incontournable dans la réalisation des services régionaux et locaux de transports collectifs (rôle incontournable de ses filiales SNCF Réseau et SNCF Gares et Connexions, principal opérateur ferroviaire par sa filiale SNCF Voyageurs et l’un des principaux opérateurs de transport urbain et interurbain par sa filiale Keolis). La taille aujourd’hui très restreinte du conseil d’administration de la SNCF (12 membres) permet d’envisager une telle extension tout en maintenant l’effectif du conseil dans les normes des grandes sociétés (15 ou 18 membres). Cette disposition appellera une modification du décret n° 2019‑1585 du 30 décembre 2019 approuvant les statuts de la société nationale SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000336
Dossier : 336
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Non soutenu
01/07/2026
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Le présent amendement vise à garantir que les futures lois de programmation prévues par le présent article intègrent une trajectoire crédible de rattrapage du sous-investissement chronique qui affecte le réseau ferré national. Si le texte prévoit que les investissements ferroviaires concernent à la fois le réseau structurant et les lignes classées de 7 à 9 de l’Union internationale des chemins de fer, il ne fixe en revanche aucun objectif de résorption du retard de régénération accumulé au cours des dernières décennies ni aucun niveau minimal d’investissement permettant d’y répondre. Or les différents audits et expertises réalisés ces dernières années ont mis en évidence l’existence d’un besoin massif de renouvellement des infrastructures ferroviaires afin d’éviter la multiplication des ralentissements, des dégradations de performance et, à terme, des fermetures de fait de certaines lignes. Dans un contexte où les besoins de régénération du réseau sont largement supérieurs aux montants actuellement envisagés, il apparaît nécessaire que les lois de programmation comportent un plan de résorption du retard de régénération pour la période 2026‑2031 et définissent un niveau minimal annuel d’investissement consacré à la régénération, à la modernisation et à la performance du réseau ferré national. Cet amendement vise ainsi à donner une traduction concrète à la priorité accordée à la régénération des infrastructures ferroviaires et à garantir la pérennité du réseau au service de la cohésion territoriale, de la mobilité du quotidien et de la transition écologique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000338
Dossier : 338
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Non soutenu
01/07/2026
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Cet amendement de repli vise à garantir que les futures lois de programmation prévues à l’article 1er intègrent pleinement les enjeux liés à l’évolution de l’offre des trains d’équilibre du territoire, à leur qualité de service, à leur contribution à l’aménagement équilibré du territoire ainsi qu’aux objectifs nationaux de transition écologique. Il prévoit également la remise annuelle d’un rapport au Parlement afin de renforcer l’information de la représentation nationale sur l’évolution de l’offre, la fréquentation, la qualité de service et les perspectives de développement de ces services ferroviaires stratégiques pour de nombreux territoires. Les trains d’équilibre du territoire constituent un outil essentiel de cohésion nationale, d’aménagement du territoire et de décarbonation des mobilités. Ils assurent des liaisons structurantes entre métropoles, villes moyennes et territoires ruraux, contribuant ainsi à l’égalité d’accès aux services publics, à l’emploi et aux opportunités sur l’ensemble du territoire national. À cet égard, des lignes telles que l’Aubrac et la Cévenole, qui irriguent notamment le département de la Lozère, illustrent parfaitement le rôle indispensable des trains d’équilibre du territoire. Elles constituent souvent la seule offre ferroviaire de longue distance pour des territoires ruraux et de montagne, tout en participant à leur attractivité économique, touristique et résidentielle. Si plusieurs dispositions du présent projet de loi renforcent la prise en compte des enjeux d’aménagement du territoire dans les politiques ferroviaires, aucune ne vise spécifiquement les trains d’équilibre du territoire, pourtant organisés directement par l’État. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000339
Dossier : 339
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Non soutenu
01/07/2026
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Le présent amendement vise à prévoir l’élaboration d’un plan national de développement des services ferroviaires de nuit et à assurer une information régulière du Parlement sur l’évolution de l’offre et les perspectives de développement de ces services. Les services ferroviaires de nuit connaissent depuis plusieurs années un regain d’intérêt en France et en Europe. Ils répondent à une demande croissante des voyageurs pour des solutions de mobilité décarbonées sur les longues distances, constituent un outil efficace de report modal depuis les modes de transport les plus émetteurs de gaz à effet de serre et permettent de valoriser les capacités ferroviaires disponibles durant la période nocturne. Ils contribuent également au désenclavement et à l’attractivité de nombreux territoires. À cet égard, le projet de train de nuit « tri-branche » desservant notamment Marvejols et Millau, avant de rejoindre respectivement Aurillac et Alès, est particulièrement attendu en Lozère. Il illustre le potentiel des services ferroviaires de nuit pour renforcer les liaisons entre territoires ruraux, améliorer leur accessibilité et favoriser leur développement économique et touristique. Malgré ce potentiel, le présent projet de loi ne comporte aucune disposition spécifiquement consacrée au développement des services ferroviaires de nuit. Le présent amendement vise à prévoir l’élaboration d’un plan national de développement des services ferroviaires de nuit et à assurer une information régulière du Parlement sur l’évolution de l’offre et les perspectives de développement de ces services. Il a pour objectif de donner une visibilité de long terme au développement des trains de nuit et de favoriser l’émergence de projets répondant aux besoins des territoires, à l’image du projet de train de nuit « tri-branche » attendu par de nombreux acteurs locaux en Lozère. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000340
Dossier : 340
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Non soutenu
01/07/2026
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Les services ferroviaires de nuit connaissent depuis plusieurs années un regain d’intérêt en France et en Europe. Ils répondent à une demande croissante de mobilités décarbonées sur les longues distances, contribuent au report modal depuis les modes de transport les plus émetteurs de gaz à effet de serre et permettent une utilisation optimisée des capacités ferroviaires durant la période nocturne. Ils constituent également un outil essentiel d’aménagement du territoire en renforçant l’accessibilité de nombreuses villes moyennes et de territoires éloignés des grands pôles urbains. À ce titre, le projet de train de nuit « tri-branche » desservant notamment Marvejols et Millau, avant de rejoindre respectivement Aurillac et Alès, est particulièrement attendu en Lozère. Il illustre le rôle que peuvent jouer les trains de nuit pour renforcer la desserte des territoires ruraux et de montagne tout en développant une offre ferroviaire attractive sur les longues distances. Si le présent projet de loi comporte plusieurs dispositions relatives au développement du transport ferroviaire et à la planification des investissements dans les infrastructures, il ne prévoit aucune orientation spécifique concernant les services ferroviaires de nuit. Cet amendement de repli vise donc à garantir que les futures lois de programmation prévues à l’article 1er prennent en compte le développement des trains de nuit au regard des objectifs de décarbonation des mobilités, d’aménagement équilibré du territoire et de renforcement de l’offre ferroviaire sur les longues distances. Il prévoit également la remise annuelle d’un rapport au Parlement afin d’assurer un suivi régulier de l’évolution de l’offre, de la fréquentation et des perspectives de développement de ces services. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000341
Dossier : 341
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Non soutenu
01/07/2026
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La transition vers une mobilité plus durable suppose de garantir au réseau ferroviaire des ressources pérennes, prévisibles et cohérentes avec les objectifs nationaux de décarbonation des transports. Alors que la fiscalité applicable aux transports, et notamment la fiscalité énergétique, constitue une ressource majeure pour les finances publiques, seule une part limitée de ces recettes contribue aujourd’hui au financement du réseau ferroviaire. Cette situation apparaît insuffisamment cohérente avec les objectifs de report modal vers les modes de transport les moins émetteurs de gaz à effet de serre. Par ailleurs, le changement climatique met en évidence la nécessité d’accélérer la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire. Les épisodes de fortes chaleurs, de plus en plus fréquents et intenses, entraînent régulièrement des ralentissements de circulation afin de préserver l’intégrité des infrastructures, affectant ainsi la régularité, la fiabilité et l’attractivité du transport ferroviaire. L’adaptation du réseau aux conséquences du dérèglement climatique constitue désormais un enjeu majeur de continuité du service public ferroviaire. Le présent amendement vise à renforcer le lien entre les recettes issues des transports et le financement du réseau ferré national en prévoyant que les futures lois de programmation définissent une trajectoire de renforcement de cette contribution. Il prévoit également une information renforcée du Parlement et des citoyens grâce à la publication annuelle par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France d’un bilan détaillé de l’utilisation de ces ressources. Cet amendement poursuit ainsi un double objectif : assurer un financement plus stable du réseau ferroviaire afin d’accélérer sa régénération, sa modernisation et son adaptation au changement climatique, tout en renforçant la cohérence entre les politiques de financement des transports et les objectifs nationaux de transition écologique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000342
Dossier : 342
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Non soutenu
01/07/2026
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Le présent amendement vise à consacrer une priorité au financement de la régénération, de la modernisation et du développement du réseau ferroviaire national lors de l’affectation de ces recettes. Le projet de loi prévoit que les recettes publiques spécifiques aux concessions autoroutières soient intégralement affectées au financement des infrastructures de transport à l’issue des contrats actuellement en vigueur. Toutefois, il ne précise pas les orientations devant guider l’utilisation de cette ressource appelée à jouer un rôle croissant dans le financement des politiques de mobilité. Dans un contexte marqué par l’importance des besoins d’investissement du réseau ferré, cette orientation apparaît cohérente avec les objectifs de décarbonation des transports, de report modal vers les modes les moins émetteurs de gaz à effet de serre et d’aménagement équilibré du territoire poursuivis par le présent projet de loi. Elle permettrait de faire du retour progressif des concessions autoroutières dans le domaine public un levier durable au service du renforcement de l’offre ferroviaire et de la transition écologique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000343
Dossier : 343
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Non soutenu
01/07/2026
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L’ouverture à la concurrence des services ferroviaires de voyageurs conduit les autorités organisatrices à effectuer des choix structurants pour l’avenir des dessertes, de la qualité de service et de l’offre de mobilité proposée aux usagers. Or les représentants des usagers, les collectivités territoriales concernées et les associations représentatives demeurent souvent insuffisamment associés à ces procédures alors même qu’ils sont directement concernés par leurs conséquences. Le présent amendement vise à renforcer la transparence et l’appropriation territoriale des procédures de mise en concurrence en permettant l’association, à titre consultatif, des représentants des usagers et des acteurs locaux aux travaux préparatoires à l’analyse des offres. Cette participation contribuerait à une meilleure prise en compte des attentes des voyageurs et des spécificités territoriales tout en respectant les exigences de confidentialité propres aux procédures de passation des contrats ferroviaires. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000344
Dossier : 344
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Non soutenu
01/07/2026
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L’ouverture à la concurrence des services ferroviaires ne doit pas conduire à fragiliser les mécanismes de solidarité qui permettent aujourd’hui d’assurer une desserte équilibrée des territoires. Le maintien d’une offre ferroviaire accessible sur l’ensemble du territoire repose en effet sur des mécanismes de péréquation qui permettent de concilier performance économique, continuité du service public et égalité d’accès aux mobilités. Dans un contexte d’ouverture à la concurrence, il importe de veiller à ce que les procédures de mise en concurrence ne favorisent pas une concentration progressive de l’offre sur les seules dessertes les plus rentables au détriment des territoires ruraux, de montagne ou plus éloignés des grands pôles urbains. Le présent amendement vise ainsi à garantir que les critères retenus dans le cadre de ces procédures demeurent compatibles avec les objectifs d’équité territoriale, de cohésion nationale et de droit à la mobilité poursuivis par le présent projet de loi. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000346
Dossier : 346
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Non soutenu
01/07/2026
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Le présent amendement vise à prévoir que les futures lois de programmation identifient les dérogations réglementaires, techniques et d’aménagement susceptibles de faciliter le développement des dispositifs d’arrêt ferroviaire à la demande lorsque les conditions de sécurité le permettent. Dans de nombreux territoires ruraux et de montagne, la faible densité de population rend difficile le maintien ou le développement d’une desserte ferroviaire répondant pleinement aux besoins des habitants. Les dispositifs d’arrêt ferroviaire à la demande constituent une réponse pragmatique permettant de concilier accessibilité des territoires, maîtrise des coûts d’exploitation et performance du service ferroviaire. Ils permettent de maintenir ou de développer une desserte de proximité tout en adaptant les arrêts aux besoins réels des voyageurs. Toutefois, leur déploiement demeure aujourd’hui limité par diverses contraintes réglementaires, techniques ou liées à l’aménagement des points d’arrêt. Dans certains territoires, ces contraintes empêchent la mise en œuvre de solutions pourtant attendues par les habitants alors même qu’elles pourraient être déployées sans compromettre les exigences de sécurité. En Lozère, où les lignes de trains d’équilibre du territoire jouent un rôle essentiel dans le désenclavement du département, le recours à des dispositifs d’arrêt à la demande pourrait constituer une réponse concrète pour améliorer l’accès au train dans certaines communes, sous réserve des adaptations réglementaires et techniques nécessaires. Il s’agit non pas d’abaisser les exigences de sécurité, mais de lever les obstacles qui freinent aujourd’hui le déploiement de solutions innovantes permettant de garantir l’effectivité du droit à la mobilité et de renforcer l’accessibilité des territoires les plus fragiles. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000350
Dossier : 350
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01/07/2026
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Les lignes ferroviaires de desserte fine du territoire constituent un outil essentiel de cohésion territoriale et de transition écologique. Pourtant, de nombreux territoires ruraux et de montagne demeurent aujourd’hui privés d’une offre ferroviaire adaptée, malgré l’existence d’emprises ferroviaires existantes dont la réactivation permettrait de répondre à des besoins réels de mobilité quotidienne. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000362
Dossier : 362
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01/07/2026
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La France dispose d'une filière ferroviaire reconnue au niveau mondial, portée par des industriels, des centres de recherche et des établissements d'enseignement de premier plan. Pourtant, les capacités d'essais, d'homologation et de certification des matériels roulants demeurent aujourd'hui insuffisantes au regard des besoins croissants de la filière. Les travaux de la mission flash de l'Assemblée nationale consacrée aux capacités d'essais ferroviaires ont mis en évidence un déficit d'infrastructures disponibles, partagé à l'échelle de l'Union européenne, qui allonge les délais de développement des nouveaux matériels roulants et limite les capacités d'innovation des industriels. Dans un contexte d'ouverture du marché ferroviaire, de transition écologique et de réindustrialisation, la France doit renforcer sa capacité à concevoir, tester, homologuer et certifier les technologies ferroviaires de demain. Le présent amendement prévoit ainsi que les lois de programmation intègrent les investissements nécessaires à la création d'un campus national d'innovation ferroviaire, réunissant infrastructures d'essais, plateformes d'expérimentation, capacités d'homologation et de certification, afin de conforter la souveraineté technologique de la France, d'accélérer l'innovation et de renforcer la compétitivité de l'industrie ferroviaire française. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000364
Dossier : 364
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01/07/2026
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Cet amendement vise à préciser que les investissements projetés dans le cadre des lois de programmation relatives aux infrastructures de transport doivent être déterminés au regard de différentes hypothèses d’évolution de la demande de transport de voyageurs et de marchandises. Il s’agit de garantir que la programmation des investissements tienne compte non seulement des besoins actuels, mais aussi des évolutions prévisibles des mobilités, des flux de marchandises et des spécificités territoriales. Cette approche permet d’assurer une meilleure adaptation des infrastructures aux besoins différenciés des territoires, qu’ils soient urbains, périurbains, ruraux, industriels, portuaires ou frontaliers, et de renforcer la pertinence des choix d’investissement à long terme. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000365
Dossier : 365
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement vise à préciser le contenu du travail de concertation prévu dans le cadre des lois de programmation relatives aux infrastructures de transport. Il prévoit que cette concertation permette d’identifier les priorités de développement, de modernisation, de maintenance et d’interconnexion des infrastructures routières, ferroviaires, fluviales et portuaires. Cette précision vise à garantir que les choix d’investissement soient établis au plus près des besoins des territoires et qu’ils contribuent à améliorer la performance, la sécurité et la résilience des réseaux de transport. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000366
Dossier : 366
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01/07/2026
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Cet amendement vise à intégrer la numérisation et la simplification administrative parmi les orientations devant être prises en compte par les lois de programmation relatives aux infrastructures de transport. Les entreprises de transport et les acteurs intervenant dans le développement, la gestion ou l’exploitation des infrastructures sont confrontés à des démarches administratives souvent complexes, dispersées et chronophages. Cette situation peut ralentir la réalisation des projets, freiner l’innovation et peser sur la compétitivité des entreprises du secteur. La mise en place d’une stratégie de numérisation et de simplification administrative doit permettre de fluidifier les procédures, de réduire les délais de traitement, d’améliorer l’accès aux informations utiles et de faciliter les relations entre les acteurs économiques, les gestionnaires d’infrastructures et les administrations concernées. Cet amendement vise ainsi à faire de la simplification administrative un levier de performance, de modernisation et de compétitivité pour l’ensemble du secteur des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000367
Dossier : 367
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01/07/2026
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Cet amendement vise à faire du report modal un axe central de la stratégie de décarbonation des infrastructures et des chaînes de transport. La réduction de l’empreinte environnementale des transports ne pourra être atteinte sans un développement significatif des alternatives au transport routier lorsque celles-ci sont pertinentes, en particulier le transport ferroviaire, le transport fluvial et les solutions intermodales. Cela suppose une programmation des investissements permettant de renforcer les infrastructures nécessaires au report modal, d’améliorer leur interconnexion et de garantir leur accessibilité aux acteurs économiques. Le déploiement d’un maillage logistique national performant constitue à cet égard une condition essentielle. Il doit permettre de mieux articuler les plateformes logistiques, les ports, les voies fluviales, les terminaux ferroviaires et les réseaux routiers, afin d’offrir aux entreprises des solutions crédibles, fiables et compétitives pour transférer une partie des flux de marchandises vers des modes moins émetteurs. Cet amendement vise ainsi à inscrire le report modal au cœur des choix de programmation des infrastructures de transport, afin d’accompagner la décarbonation du secteur tout en préservant l’efficacité des chaînes logistiques et la compétitivité des entreprises. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000368
Dossier : 368
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01/07/2026
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Cet amendement vise à renforcer le suivi de la mise en œuvre des lois de programmation relatives aux infrastructures de transport. Afin que ces lois ne se limitent pas à fixer des orientations générales, il est nécessaire qu’elles prévoient des indicateurs permettant d’évaluer concrètement l’atteinte des objectifs fixés, l’état d’avancement des investissements programmés et leur adéquation aux besoins des territoires. Ces indicateurs permettront également de nourrir la clause de revoyure prévue par le présent article, en donnant au Parlement, à l’État, aux collectivités territoriales et aux acteurs du secteur des éléments objectifs d’évaluation. L’amendement contribue ainsi à renforcer la transparence, le pilotage et l’efficacité de la programmation des investissements en matière d’infrastructures de transport. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000369
Dossier : 369
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01/07/2026
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Cet amendement vise à renforcer l’information et le contrôle du Parlement dans l’élaboration des lois de programmation relatives aux infrastructures de transport. Compte tenu de leur portée stratégique, financière et territoriale, ces lois de programmation doivent pouvoir être examinées sur la base d’une information complète concernant les objectifs poursuivis, les investissements envisagés, les modalités de financement retenues et les indicateurs permettant d’en suivre la mise en œuvre. La remise préalable d’un rapport par le Gouvernement permettrait d’éclairer les parlementaires avant l’examen du texte et de garantir un débat démocratique approfondi sur les choix structurants en matière d’infrastructures de transport. Cet amendement prévoit également que ce rapport puisse donner lieu à un débat devant le Parlement, dans les conditions prévues à l’article 50-1 de la Constitution, afin d’associer pleinement la représentation nationale aux grandes orientations de la politique de programmation des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000385
Dossier : 385
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01/07/2026
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Le présent amendement inscrit parmi les objectifs des futures lois de programmation le développement d'infrastructures nationales d'essais, de validation, d'homologation et de certification des matériels roulants ferroviaires. Les travaux conduits dans le cadre de la mission flash de l'Assemblée nationale consacrée aux capacités d'essais ferroviaires ont mis en évidence un déficit d'infrastructures disponibles en France et, plus largement, à l'échelle de l'Union européenne. Cette situation allonge les délais de développement et de mise sur le marché des nouveaux matériels roulants et conduit une partie des campagnes d'essais à être réalisée sur des installations situées à l'étranger. Dans un contexte d'ouverture du marché ferroviaire, de réindustrialisation et d'accélération de l'innovation, il apparaît nécessaire de renforcer les capacités nationales afin de conforter la souveraineté industrielle de la filière, d'améliorer sa compétitivité et de sécuriser les procédures d'essais et d'homologation prévues par le droit de l'Union européenne. Le présent amendement n'emporte aucune dépense immédiate. Il fixe une orientation stratégique pour les futures lois de programmation, qui permettront de définir les investissements nécessaires au renforcement des capacités françaises d'essais ferroviaires. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000387
Dossier : 387
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement vise à garantir la neutralité de l’article 1er quant au modèle de gestion du réseau autoroutier actuellement concédé à l’échéance des concessions historiques, attendue entre 2031 et 2036. Dans sa rédaction issue du Sénat, l’alinéa 5 affecte au financement des infrastructures de transport les « recettes publiques spécifiques aux concessions autoroutières ». En rattachant la ressource à l’existence même des concessions, cette formulation présuppose le maintien du régime concessif. Elle conduirait, si le législateur décidait de ne pas renouveler les concessions au profit d’une gestion en régie publique tout en maintenant un péage, à priver de base légale l’affectation de ces recettes. Celles-ci ne seraient alors plus des recettes de concessions, mais des recettes perçues directement ou par une société à capitaux publics. Or l’article a vocation à s’appliquer dès la première loi de programmation suivant l’entrée en vigueur de la loi, soit potentiellement avant que le choix du modèle post-concession ne soit arrêté. Maintenir une rédaction visant les seules concessions reviendrait à orienter implicitement ce choix vers leur renouvellement, alors qu’il appartiendra aux décideurs publics qui seront aux responsabilités de le trancher en pleine connaissance des options disponibles. Cet amendement complète donc l’alinéa 5 pour viser, à parité, la gestion en régie publique des autoroutes comme le régime concessif. Cette rédaction n’exclut ni ne privilégie aucun modèle. Elle préserve l’intégralité des options ouvertes aux futurs décisionnaires – renouvellement des concessions, société publique nationale ou régie directe – tout en sécurisant, dans tous les cas, l’affectation de la ressource au financement des infrastructures de transport. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000388
Dossier : 388
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01/07/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de garantir une hausse de l’affectation des recettes issues des modes de transport les plus polluants vers le financement des mobilités bas carbone. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000393
Dossier : 393
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01/07/2026
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Le développement de matériels roulants toujours plus performants suppose de disposer d'infrastructures adaptées permettant leur validation, leur homologation et leur certification dans des délais compatibles avec les besoins de la filière. Les travaux conduits dans le cadre de la mission flash de l'Assemblée nationale consacrée aux capacités d'essais ferroviaires ont mis en évidence l'insuffisance des infrastructures d'essais disponibles en France et, plus largement, à l'échelle européenne. Cette situation conduit certains industriels à réaliser une partie de leurs essais à l'étranger, avec des conséquences sur les délais de développement, la compétitivité de la filière et l'attractivité du territoire. Le présent amendement demande au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport permettant d'évaluer les conditions de création d'une infrastructure nationale d'essais ferroviaires, son articulation avec les installations existantes et les bénéfices qu'elle pourrait apporter en matière de souveraineté industrielle, d'innovation et de compétitivité. Cet amendement de repli, sans incidence financière, vise à éclairer le Parlement avant toute décision d'investissement et à préparer les futures lois de programmation des infrastructures de transport. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000395
Dossier : 395
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01/07/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à intégrer la prise en compte de la trajectoire de réchauffement de référence d’adaptation au changement climatique (TRACC) par la loi de programmation. Pour sortir d’une logique de réponse au cas par cas et construire une stratégie d’adaptation au changement climatique, les gestionnaires d’infrastructures de transport doivent pouvoir se référer à un niveau de résilience cible, dont la définition relève de la responsabilité de l’État. Cette prise en charge non négligeable prend la forme d’une analyse des vulnérabilités des réseaux de transport national selon les hypothèses de la trajectoire de réchauffement de référence d’adaptation au changement climatique (TRACC). Dans son rapport public annuel 2024 consacré à l’adaptation, la Cour des comptes recommande ainsi de prendre la TRACC comme nouvelle référence. De même, dans son avis sur le PNACC3, le Haut Conseil pour le climat recommande d’inscrire « le PNACC et la TRACC aux niveaux législatif et réglementaire ». En matière d’adaptation, le coût de l’inaction a déjà dépassé celui de l’action. Avec cet amendement, il est proposé d’inverser cette tendance pour assurer la résilience des transports et des mobilités et pousser à l’élaboration de scénarios d’adaptation des principaux réseaux de transport par le Conseil d’Orientation des Infrastructures sur la base desquels contractualiser des trajectoires d’investissement avec les gestionnaires (SNCF Réseau, VNF et les DIR). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000004
Dossier : 4
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Non soutenu
01/07/2026
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La loi de programmation constitue le bon véhicule pour inscrire dans la durée une priorité aujourd’hui absente du texte : le redéploiement des trains de nuit, mode d’accès massifié et faiblement émetteur vers les massifs. Les Alpes françaises accueilleront les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030, dont l’un des engagements structurants est une accessibilité décarbonée des sites. Or l’offre de nuit vers les Alpes du Nord demeure résiduelle, là où elle pourrait constituer une part substantielle de l’acheminement des spectateurs et, au-delà de l’événement, un héritage pérenne pour les habitants et l’économie touristique. Le présent amendement n’ouvre aucune dépense : il fixe une priorité que la programmation aura ensuite à décliner. Il s’inscrit dans la logique d’aménagement du territoire déjà retenue par le texte. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000401
Dossier : 401
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement vise affirmer la priorité absolue donnée à la modernisation et de la régénération des infrastructures, notamment ferroviaires, et non à leur développement. Il serait incohérent, tant économiquement qu’écologiquement, de construire une nouvelle ligne sur un itinéraire existant, qui plus est lorsque les lignes ont un besoin cruel d’être rénovées. Aujourd’hui, un retard conséquent a été accumulé dans la modernisation du réseau. Le diagnostic, rappelé lors de la conférence Ambition France Transports, est clair et partagé, et les conséquences sur les voyageurs ne sont plus à démontrer. Enrayer le vieillissement et le risque d’obsolescence du réseau ferroviaire nécessitera d’importants efforts d’investissement en matière de régénération et de modernisation du réseau. Quant au développement, il n’apparaît pas comme une priorité aujourd’hui au vu des capacités offertes pas notre réseau existant. La France s’est dotée d’un réseau ferré dense de près de 28 000 kilomètres qui maille l’ensemble de notre territoire, ponctué de quelques 3 000 gares et haltes ferroviaires. Cet amendement vise donc à acter dans la loi-cadre la priorité absolue donnée à la modernisation et de la régénération des infrastructures, et non leur développement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000405
Dossier : 405
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Rejeté
01/07/2026
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Les concessions autoroutières historiques arriveront à échéance, de manière échelonnée, à compter de la décennie 2030. Le choix du modèle de gestion appelé à leur succéder – renouvellement des concessions, exploitation en régie publique ou autre forme – constitue une décision majeure, aux enjeux financiers et patrimoniaux considérables, dont dépend notamment le financement des infrastructures de transport prévu à l’article 1er de la présente loi. Au regard des critiques nourries sur l’équilibre économique des contrats de concession actuels, une décision de cette portée ne saurait être prise sans une double légitimation, citoyenne et parlementaire. Cet amendement prévoit, d’une part, qu’une consultation publique préalable soit organisée à moyens constants, selon les modalités éprouvées du code des relations entre le public et l’administration, afin d’associer les citoyens au choix du modèle de gestion du réseau autoroutier. Il prévoit, d’autre part, que toute nouvelle concession ne puisse être conclue qu’après y avoir été autorisée par une loi, garantissant un débat et un vote de la représentation nationale. Cette exigence relève de la compétence du législateur. Aux termes de l’article 34 de la Constitution, la loi fixe les règles concernant le régime de la propriété et détermine les principes fondamentaux du régime des obligations civiles et commerciales. L’attribution d’une concession portant sur le domaine public autoroutier, qui engage durablement l’usage et la valorisation d’un bien public, se rattache à ce domaine. Le législateur est ainsi fondé à subordonner une telle décision à une autorisation préalable. L’amendement ne préjuge pas du modèle de gestion des autoroutes qui sera retenu. Il se borne à garantir la légitimité démocratique du choix concessif dans l’hypothèse où ce modèle serait celui retenu par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000411
Dossier : 411
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Adopté
01/07/2026
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Les alinéas 13 et 14 confèrent au gestionnaire d’infrastructure le pouvoir de retirer les capacités attribuées à un opérateur ferroviaire dont les perturbations répétées dégradent de façon significative, durable et régulière les circulations des autres opérateurs. Or le droit positif permet déjà de traiter de telles situations. L’article L 1263‑2 du code des transports ouvre à tout gestionnaire d’infrastructure la faculté de saisir l’Autorité de régulation des transports d’un différend dès lors qu’il s’estime victime d’un traitement inéquitable, d’une discrimination ou de tout autre préjudice liés à l’accès au réseau. Cette voie, qui porte notamment sur la gestion opérationnelle des circulations, permet de soumettre au régulateur les perturbations répétées imputables à un opérateur, sous le contrôle d’une autorité indépendante. Cet amendement supprime en conséquence ces alinéas. Le règlement des différends liés aux perturbations de circulation relève en effet, par sa nature, de l’appréciation du régulateur, plutôt que d’un pouvoir de retrait de capacités exercé directement par le gestionnaire d’infrastructure – lequel appartient au même groupe que l’opérateur historique et peut à ce titre, être présumé partial. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000427
Dossier : 427
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Retiré
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à faire des mobilités du quotidien un critère de référence concernant les dessertes ferroviaires, en veillant à une meilleure adéquation entre les horaires des trains et les besoins des usagers. Le développement du transport ferroviaire ne pourra pleinement contribuer au report modal que si l’offre proposée répond aux besoins concrets des usagers. Dans les territoires ruraux et de montagne en particulier, le train ne constitue une véritable alternative à la voiture que lorsque ses horaires sont compatibles avec les déplacements du quotidien, notamment pour se rendre au travail, dans un établissement d’enseignement, à un rendez-vous Or certaines dessertes demeurent insuffisamment adaptées aux horaires de la vie quotidienne. En Lozère, par exemple, les voyageurs arrivant à Mende depuis l’ouest peuvent rejoindre leur lieu de travail dans des conditions satisfaisantes grâce à une arrivée aux alentours de 8 h 30, tandis que les |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000044
Dossier : 44
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à supprimer l’indexation automatique des tarifs des transports publics sur l’inflation pour les publics précaires. L’article 12 porte atteinte au pouvoir d’achat des usagers, en instituant une hausse mécanique des tarifs, indépendante de leur situation économique ou de la qualité du service rendu. En période d’inflation élevée, ce mécanisme accentue encore les difficultés des ménages en renchérissant le prix d’un service essentiel du quotidien. À titre d’illustration, les derniers chiffres de l’UFC-Que Choisir montrent une inflation de 2,3 % du fait de la flambée des prix des carburants, essence et gazole, mais aussi du fioul (+44 % par rapport à mars 2025). En inflation cumulée, la hausse des prix est encore plus marquée. D’après l’Insee, celle-ci s’élève à 13,9 % entre le début de l’année 2022 et la fin du mois de février 2026. Ainsi, en appliquant la logique de l’article 12, un abonnement TER mensuel de 200 euros en 2022 atteindrait 228 euros en 2026, soit une hausse de 336 euros sur l’année. Par ailleurs, cette mesure est déconnectée des réalités locales. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000440
Dossier : 440
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement vise affirmer la priorité absolue donnée à la modernisation et de la régénération des infrastructures, notamment ferroviaires, et non à leur développement. Il serait incohérent, tant économiquement qu’écologiquement, de construire une nouvelle ligne sur un itinéraire existant, qui plus est lorsque les lignes ont un besoin cruel d’être rénovées. Aujourd’hui, un retard conséquent a été accumulé dans la modernisation du réseau. Le diagnostic, rappelé lors de la conférence Ambition France Transports, est clair et partagé, et les conséquences sur les voyageurs ne sont plus à démontrer. Enrayer le vieillissement et le risque d’obsolescence du réseau ferroviaire nécessitera d’importants efforts d’investissement en matière de régénération et de modernisation du réseau. Quant au développement, il n’apparaît pas comme une priorité aujourd’hui au vu des capacités offertes pas notre réseau existant. La France s’est dotée d’un réseau ferré dense de près de 28 000 kilomètres qui maille l’ensemble de notre territoire, ponctué de quelques 3 000 gares et haltes ferroviaires. Cet amendement vise donc à acter dans la loi-cadre la priorité absolue donnée à la modernisation et de la régénération des infrastructures, et non leur développement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000443
Dossier : 443
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Retiré
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à acter le principe d’une priorisation des investissements de régénération, performance, modernisation et adaptation au changement climatique des réseaux existants par rapport aux projets d'infrastructures nouvelles.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000445
Dossier : 445
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Adopté
01/07/2026
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Le dispositif de retrait des capacités par le gestionnaire d’infrastructure vise à donner au gestionnaire d’infrastructure la possibilité de contraindre une entreprise générant des désordres de manière répétée sur le réseau à produire la preuve de sa capacité à résoudre dans un délai raisonnable les problématiques générant ces désordres. Cet amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000448
Dossier : 448
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Tombé
01/07/2026
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Le présent amendement vise à garantir que le gestionnaire d’infrastructure prenne en compte la contribution des opérateurs ferroviaires à la desserte d’aménagement des territoires dans l’attribution des sillons ferroviaires lorsque les capacités du réseau sont saturées. cet amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000449
Dossier : 449
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Non soutenu
01/07/2026
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L'affectation obligatoire et totale des recettes publiques issues des concessions autoroutières au financement des infrastructures de transport contrevient au principe d'universalité budgétaire, consacré par l'article 6 de la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001. Selon ce principe, les recettes de l'État ont vocation à alimenter le budget général sans affectation préétablie à une catégorie de dépenses déterminée.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000045
Dossier : 45
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01/07/2026
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Les épisodes de chaleur extrême se multiplient ces dernières années. Les températures observées à bord des trains non équipés de dispositifs adaptés peuvent atteindre des niveaux incompatibles avec le confort des voyageurs et susceptibles de présenter des risques pour les personnes les plus vulnérables. Le présent amendement vise à garantir que toute acquisition future de matériel roulant ferroviaire neuf destinée au transport de voyageurs intègre, dès la phase de passation du marché, des exigences de climatisation ou de régulation thermique adaptées aux conditions climatiques actuelles et futures. Cette obligation s’inscrit dans l’objectif d’adaptation des transports au changement climatique poursuivi par le projet de loi et contribue à améliorer la qualité, l’attractivité et la résilience du transport ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000450
Dossier : 450
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Rejeté
01/07/2026
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L’article 1er renvoie au principe d’une loi de programmation des investissements dans les infrastructures de transport couvrant une période au moins décennale. Dans ce cadre, il flèche les investissements qui devront être dédiés à "la régénération, la modernisation et la performance des réseaux". Cette approche, centrée sur l’optimisation des infrastructures existantes, ne permet pas d’embrasser pleinement les enjeux contemporains de transformation du système de transport. La décarbonation des mobilités implique des investissements qui dépassent le seul spectre des infrastructures et réseaux : développement de solutions intermodales et d’innovations, aménagements favorisant les mobilités collectives et actives, liens avec l’urbanisme. L’objectif est de répondre aux besoin des utilisateurs pour pérenniser la pratique. Cela offrirait une meilleure visibilité aux acteurs économiques et aux collectivités territoriales, afin de sécuriser les investissements nécessaires à la décarbonation du secteur, à une optimisation de l’intermodalité et de l’utilisation de l’offre de mobilité opérée par les autorités organisatrices de la mobilité. Cet amendement a été travaillé avec l’Association des acteurs du vélo public. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000451
Dossier : 451
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement vise à supprimer la taxe spéciale d’équipement, destinée à financer les nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, car elle contrevient au principe d’égalité devant l’impôt. Lorsqu’il est saisi du principe d’égalité devant l’impôt, le Conseil constitutionnel examine, de manière spécifique au principe d’égalité devant les charges publiques, le caractère objectif et rationnel des critères qui fondent la différence de traitement. Or, si la distance en véhicule depuis la mairie des communes concernées par la taxe semble bien constituer un critère objectif, son caractère rationnel est contestable. En effet, le critère mène à des différences de traitement entre des contribuables placés dans des conditions semblables. Par exemple, deux foyers voisins résidant respectivement dans la commune d’Urrugne et d’Ascain sont traités différemment, le premier étant dans l’obligation de payer la TSE et le second n’y étant pas soumis, alors même que leurs conditions d’accès à la nouvelle gare desservie par la LGV sont identiques. Le dispositif de financement des lignes ferroviaires doit donc être repensé, et cette taxe supprimée. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000453
Dossier : 453
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Retiré
01/07/2026
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Cet amendement vise à la remise d’un rapport au Parlement sur l’opportunité d’ouvrir la possibilité pour les AOM de recourir à une taxe spéciale d’équipement pour financer les projets de SERM La loi n° 2023-1269 du 27 décembre 2023 relative aux services express métropolitains a lancé une dynamique pour la création de projets de SERM sur l’’ensemble du territoire ; la question du financement se pose désormais. Comme le résume le rapport de l’atelier sur le modèle économique des AOM et des SERM de la conférence « Ambition France Transports » : « en somme, il s’agit de développer les mobilités à l’échelle d’une aire urbaine correspondant au lieu de vie et de travail des habitants. C’est une nécessité sociale, économique et environnementale. » La Société des Grands Projets (SGP) a rappelé lors de son audition que l’ambition des SERM est de développer le concept d’étoile ferroviaire, issu de la LOM, en y intégrant davantage d’intermodalité, pour répondre aux besoins de mobilité des voyageurs qui habitent dans un rayon d’environ 80 km à la ronde d’une métropole. La possibilité de recours à une TSE pour les AOM est d’autant plus pertinente qu’elle répond aux besoins quotidiens des personnes qui y contribueront. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000457
Dossier : 457
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Non soutenu
01/07/2026
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L'article 1er pose le principe de lois de programmation pluriannuelles en matière d'infrastructures de transport et indique que celles-ci donnent la priorité à la régénération, au développement, à la modernisation, à la performance et à l'adaptation des réseaux. Cette liste de priorités, aussi légitime soit-elle, ne garantit pas que la régénération des réseaux existants ne sera pas sacrifiée au profit de grands projets neufs plus visibles politiquement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000459
Dossier : 459
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Rejeté
01/07/2026
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L’article 3 de la loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 prévoit la remise annuelle au Parlement, préalablement au débat d’orientation des finances publiques, d’un rapport sur la mise en œuvre de la programmation financière et opérationnelle des investissements de l’État dans les transports. L’article 1er du projet de loi institue de nouvelles lois de programmation des infrastructures de transport, portant sur une période d’au moins dix ans. Afin d’assurer la continuité et la cohérence du suivi parlementaire des investissements de l’État, il est nécessaire que ces nouvelles lois de programmation soient intégrées au rapport annuel existant, plutôt que de donner lieu à un dispositif de suivi distinct. Cet amendement ne crée donc pas un nouveau rapport. Il élargit le champ d’un rapport déjà prévu, dans un objectif de rationalisation et de lisibilité du contrôle parlementaire. Il précise en outre que l’intégration des données des nouvelles lois de programmation intervient à compter de la première année suivant leur entrée en vigueur, afin d’articuler dans le temps les deux générations de programmation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000465
Dossier : 465
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01/07/2026
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L'ouverture du marché ferroviaire ne peut produire pleinement ses effets que si l'ensemble des entreprises ferroviaires disposent d'un accès suffisant à l'information économique nécessaire à l'élaboration de leurs projets. À ce jour, les nouveaux entrants doivent réaliser leurs propres études de marché afin d'évaluer le potentiel économique des différentes dessertes, alors que les opérateurs déjà présents disposent naturellement d'une connaissance beaucoup plus fine de ces marchés. Sans remettre en cause le secret des affaires ni les informations commercialement sensibles, il apparaît souhaitable que l'Autorité de régulation des transports publie périodiquement des indicateurs agrégés relatifs à la performance économique des principales dessertes ferroviaires exploitées en services librement organisés. Cette meilleure transparence permettra de réduire les asymétries d'information, de faciliter l'arrivée de nouvelles offres complémentaires lorsque des capacités d'infrastructure sont disponibles et d'améliorer la connaissance du marché par l'ensemble des acteurs. Elle contribuera ainsi à une ouverture plus équilibrée du marché ferroviaire, dans le respect des principes de transparence, de neutralité et de complémentarité des dessertes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000467
Dossier : 467
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Retiré
01/07/2026
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Les services express régionaux métropolitains représentent un effort d'investissement considérable, dont le financement demeure l'un des principaux points d'incertitude. Les ressources traditionnelles - concours de l'État, versement mobilité, participations diverses des collectivités - ne suffiront pas, à elles seules, à en couvrir l'ampleur. Or la réalisation d'un service express régional métropolitain génère, dans les territoires qu'il dessert, une valorisation foncière et immobilière directement liée à l'amélioration de l'accessibilité. Cette valorisation, qui résulte d'un investissement public, demeure aujourd'hui largement captée par les propriétaires privés. Sa mobilisation, même partielle, au profit du financement des infrastructures constitue un levier mobilisable - mais encore inexploité pour les services express régionaux métropolitains. Plusieurs outils permettraient de mobiliser ce levier : constitution de réserves foncières en amont des projets, captation de la plus-value foncière générée aux abords des gares et des axes desservis, etc. Cet amendement pose le principe selon lequel le déploiement des services express régionaux métropolitains prend en compte ces leviers de valorisation foncière, afin que cette piste de financement, aujourd'hui insuffisamment mobilisée, soit pleinement intégrée à la réflexion sur leur mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000470
Dossier : 470
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01/07/2026
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Cet amendement vise à associer les parties prenantes à l’avancement des projets de SERM qui seront structurants pour les territoires concernés. Il est indispensable que des échanges réguliers puissent avoir lieu entre les représentants de la société civile locale et la gouvernance de tels projets afin d’en vérifier l’adéquation aux besoins des populations et des acteurs socio-économiques, en y incluant les territoires périphériques qui pourraient bénéficier de solutions de rabattement vers le futur SERM. Cet amendement a été travaillé en lien avec la CFDT. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000471
Dossier : 471
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Non soutenu
01/07/2026
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Le conseil de surveillance de la Société des grands projets est composé, en l'état du droit, des seuls représentants de l'État et élus des collectivités territoriales. Si deux députés et deux sénateurs siègent au comité stratégique institué auprès de ce conseil, ce comité est expressément limité aux enjeux du réseau de transport public du Grand Paris et des contrats de développement territorial afférents. Depuis la loi du 27 décembre 2023 relative aux services express régionaux métropolitains, la Société des grands projets exerce des compétences élargies à l'ensemble du territoire national. Les collectivités et les autorités organisatrices de la mobilité peuvent la solliciter pour prendre part à l'élaboration de leurs projets de SERM, et l'État ou les collectivités peuvent la désigner comme maître d'ouvrage. Ces attributions à portée nationale excèdent par définition le périmètre du comité stratégique existant, de sorte qu'aucune instance de gouvernance de l'établissement ne comprend de représentant du Parlement pour en assurer le suivi. Le présent amendement propose d'introduire, au sein du conseil de surveillance, un député et un sénateur avec voix consultative, désignés par les commissions compétentes de chaque assemblée, afin de remédier à cette lacune. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000475
Dossier : 475
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Retiré
01/07/2026
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Le présent amendement vise à systématiser, lors des phases d’études de tout nouveau projet de ligne à grande vitesse, la réalisation d’une étude sur la conception et l’exploitation d’une infrastructure à vitesse dite intermédiaire (200 à 250km/h de vitesse maximale) ou sur tout autre alternative technologique susceptible d’engendrer les coûts de construction et d’exploitation moindre qu’une LGV. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000478
Dossier : 478
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01/07/2026
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Face à l'ouverture progressive du réseau ferroviaire à la concurrence, il est indispensable que ces lois de programmation garantissent que les infrastructures ferroviaires resteront dans le domaine public. Il s'agit d'un enjeu de souveraineté et de maitrise des infrastructures essentiels de nos territoires. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000479
Dossier : 479
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Adopté
01/07/2026
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Le présent amendement propose de consacrer le rôle nécessaire des lignes ferroviaires transversales et des lignes à desserte fine dans l’aménagement du territoire. Il prévoit également un programme de remise en service des liaisons ferroviaires relevant de cette catégorie ayant cessé d’être exploitées, et la remise d’un rapport annuel au Parlement sur l’état de ces lignes qui sont essentielles aux mobilités locales. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000480
Dossier : 480
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01/07/2026
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Ce projet de loi cadre donne la priorité à la régénération et à la modernisation des infrastructures. Toutefois, elle ne met pas en place d’obligation d’étudier des alternatives aux projets routiers, lorsqu’elles sont possibles.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000481
Dossier : 481
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01/07/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et social vise à préciser que les lois de programmation doivent garantir l’accessibilité de l’ensemble du territoire à tous les citoyens et citoyennes et réduire les situations de précarité de déplacement.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000483
Dossier : 483
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01/07/2026
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Les trains de nuit internationaux sont une activité fragile. Le cadre de compétition existant depuis 2008 et 2016 a abouti à la disparition d’une grande partie de l’offre de nuit en Europe. Fragiles économiquement, les trains de nuit internationaux ont besoin d’être commercialisés de manière visible dans les différents pays traversés. Pour rappel, la SNCF a demandé 5,6 millions d’euros de subventions par an en 2024 et 2025 pour opérer les trains de nuit Paris-Vienne/Berlin, mais elle n’affiche pas ces trains sur SNCF-Connect. De tels défauts de commercialisation sont inacceptables et pourtant généralisés : les trains de nuit internationaux desservant la France depuis 2010 ont bien souvent été invisibles sur les plateformes de vente SNCF, ce qui les fragilise et a participé à leur démantèlement. À l’inverse, le Parlement allemand a demandé à son opérateur public DB de coopérer avec les opérateurs étrangers pour que l’Allemagne continue à être desservie par les trains de nuit. Cela a marqué le retour de nombreux trains de nuit vers l’Allemagne, qui est aujourd’hui bien mieux desservie que la France en trains de nuit internationaux. C’est aujourd’hui enfin le moment de demander à la SNCF de coopérer en faveur des trains de nuit souhaitant desservir le territoire national. C’est une action positive pour conserver des trains de nuit internationaux après l’abandon par la SNCF du Paris-Vienne et du Paris-Berlin. Il sera également positif de coopérer pour les trains de nuit nationaux. Les trains de nuit sont un marché actuellement très minoritaire. En conséquence l’aide qu’apportera le groupe SNCF aux opérateurs de trains de nuit ne met pas en danger la maison SNCF. Cet amendement du groupe Écologiste et Social est issu d’échanges avec le collectif « Oui au train de nuit ». |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000486
Dossier : 486
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social a pour objectif de rendre obligatoire une évaluation préalable des conséquences économiques, sociales et environnementales ainsi qu’une concertation avec les collectivités locales préalable à tout projet de suppression de ligne de desserte fine du territoire ou desserte ferroviaire d’intérêt local.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000487
Dossier : 487
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à prévoir la faculté d’intégrer les lignes de covoiturage au sein des services express régionaux métropolitains (SERM).
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000488
Dossier : 488
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Non soutenu
01/07/2026
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Les trains de nuit internationaux sont une activité fragile. Le cadre de compétition existant depuis 2008 et 2016 a abouti à la disparition d’une grande partie de l’offre de nuit en Europe. Fragiles économiquement, les trains de nuit internationaux ont besoin d’être commercialisés de manière visible dans les différents pays traversés. Pour rappel la SNCF a demandé 5,6 millions d’euros de subventions par an en 2024 et 2025 pour opérer les trains de nuit Paris-Vienne/Berlin, mais elle n’affichait même pas ces trains sur SNCF-Connect. De tels défauts de commercialisation sont inacceptables et pourtant généralisés : les trains de nuit internationaux desservant la France depuis 2010 ont bien souvent été invisibles sur les plateformes de vente SNCF, ce qui les fragilise et a participé à leur démantèlement. À l’inverse le Parlement Allemand a demandé à son opérateur public DB de coopérer avec les opérateurs étrangers pour que l’Allemagne continue à être desservie par les trains de nuit. Cela a marqué le retour de nombreux trains de nuit vers l’Allemagne, qui est aujourd’hui bien mieux desservie que la France en trains de nuit internationaux. C’est aujourd’hui enfin le moment de demander à la SNCF de coopérer en faveur des trains de nuit souhaitant desservir le territoire national. C’est une action positive pour conserver des trains de nuit internationaux après l’abandon par la SNCF du Paris-Vienne et du Paris-Berlin. Il sera également positif de coopérer pour les trains de nuit nationaux. Les trains de nuit sont un marché actuellement très minoritaire. En conséquence l’aide qu’apportera le groupe SNCF aux opérateurs de trains de nuit ne met pas en danger la maison SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000489
Dossier : 489
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social propose la suppression de l’article 12.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000496
Dossier : 496
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Non soutenu
01/07/2026
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Au regard de l'urgence des travaux de maintenance du réseau ferroviaire, et des investissements nécessaires pour le développement de ces réseaux dans nos régions, il est important que les contrats de plan État-Région (CPER) prévoient une part importante du budget relatif aux infrastructures pour le transport ferroviaire. Flécher précisément cet objectif dans les lois de programmation du développement des transports constituerait un pas important pour le développement du ferroviaire à l'échelle régionale. Tel est l'objet de cet amendement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000005
Dossier : 5
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Non soutenu
01/07/2026
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L’article 1er identifie déjà nommément les lignes classées de 7 à 9 par l’Union internationale des chemins de fer parmi les investissements à programmer. Le présent amendement en tire les conséquences en demandant que la première loi de programmation leur consacre une trajectoire spécifique. L’enjeu n’est pas théorique. La ligne de la vallée de l’Arve, entre La Roche-sur-Foron et Saint-Gervais-les-Bains Le Fayet, voie unique mise en service en 1890 traversant un territoire classé en plan de protection de l’atmosphère, attend depuis l’engagement présidentiel de 2020 une modernisation chiffrée à 260 millions d’euros. Le report récent du chantier à l’horizon 2030‑2031 fait peser un risque sérieux sur la pérennité de cet engagement, alors même que la ligne Marseille-Briançon, dans les Alpes du Sud, bénéficie pour les mêmes Jeux d’une accélération et d’un financement sécurisé de plus de cinq cents millions d’euros. La programmation pluriannuelle a précisément pour fonction de garantir la visibilité et la continuité de ces engagements par-delà les échéances électorales. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000504
Dossier : 504
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement vise à renforcer le dispositif d’incitation capacitaire adopté au Sénat pour encourager les entreprises ferroviaires à desservir tous les territoires en prévoyant :
- La suppression du caractère facultatif de la prise en compte de critères relatifs aux enjeux d’aménagement du territoire dans les accords-cadres en cas de saturation des capacités.
Cet amendement a été travaillé avec la SNCF.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000505
Dossier : 505
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Rejeté
01/07/2026
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Le présent amendement du groupe de la France insoumise vise à rendre obligatoire l’instauration du versement mobilité par les autorités organisatrices de la mobilité. Alors que les transports publics sont confrontés à des besoins d’investissement considérables et à une hausse continue de leurs coûts d’exploitation, il n’est plus acceptable que leur principal outil de financement demeure facultatif. Avec près de 4,8 milliards d’euros de recettes annuelles, le versement mobilité constitue un levier essentiel pour financer les réseaux de transport du quotidien. Laisser à chaque collectivité le choix de l’instaurer ou non entretient des inégalités territoriales et fragilise durablement le financement des mobilités. Garantir l’existence de cette ressource dans l’ensemble des territoires est une condition nécessaire au développement d’une offre de transport accessible, décarbonée et de qualité. Depuis la loi d’orientation des mobilités, plus de la moitié des communautés de communes sont devenues autorités organisatrices de la mobilité. Toutefois, plusieurs centaines d’entre elles n’ont pas instauré le versement mobilité, faute de moyens ou de volonté politique, ce qui limite leur capacité à développer une offre de transport adaptée aux besoins des habitants. Rendre ce prélèvement obligatoire permettrait de garantir à l’ensemble des AOM une ressource pérenne pour financer les mobilités du quotidien, à condition que les autorités organisatrices de la mobilité disposent des capacités suffisantes pour la mise en œuvre de ce dispositif. Par cet amendement, il s’agit donc de retrouver une certaine égalité dans le financement des transports en commun à l’échelle du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000510
Dossier : 510
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01/07/2026
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Amendement sémantique. Il s'agit de mode de transport maritime et d'infrastructure portuaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000511
Dossier : 511
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01/07/2026
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Le désenclavement de nos territoires doit être la priorité des prochaines lois de programmation des transports. Le désenclavement est une nécessité pour bon nombre de Français car un territoire enclavé est un territoire qui se meurt : les services publics disparaissent, les familles se rapprochent des établissements scolaires plus adaptés, le travail s'éloigne vers des pôles urbains plus concentrés, l'économie stagne voire régresse.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000512
Dossier : 512
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01/07/2026
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Les lois de programmation de transport ne seront efficaces que si la fiscalité prélevée est justement réemployée. En l'occurence, les recettes publiques spécifiques aux concessions autoroutières doivent exclusivement financer la route. La route finance la route. Il y a une acceptabilité sociale à payer un péage à condition que ce soit pour entretenir les routes. Pour des questions de justice fiscale, il convient donc de financer exclusivement la route et ses infrastructures grâce aux concessions autoroutières. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000513
Dossier : 513
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Retiré
01/07/2026
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Cet amendement vise à supprimer l'indemnité annuelle de fonction du président de l'AFITF pour que cette fonction soit exercée à titre gratuit. Arrêté du 13 septembre 2005 relatif à l'indemnité allouée au président du conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transports de France fixe à 42 000 euros annuels le montant de l'indemnité du président de l'AFITF. Cet amendement interroge donc la pertinence de cette rémunération alors même qu' en 2024, l'AFIFT « n'emploie que 5 ETP et qu'elle reste étroitement subordonnée à l'administration centrale » ainsi que le faisait remarquer la Cour des Comptes en 2024. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000514
Dossier : 514
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01/07/2026
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Cet amendement vise à fixer des lois de programmation de transports tous les cinq ans. Il s'agit par-là de s'aligner sur un choix opéré par la plupart des pays européens qui nous entourent (à l'exception de l'Allemagne). Cette période de cinq ans permet également de se calquer sur la durée d'un quinquennat. Par ailleurs, ces cinq années seront similaires aux programmations pluriannuelles de l'énergie qui elles aussi sont censées être discutées tous les cinq ans, ainsi que le dispose l'article L. 141-4 du code de l'énergie : « I. - La programmation pluriannuelle de l'énergie est révisée au moins tous les cinq ans pour deux périodes de cinq ans et, le cas échéant, les années restant à courir de la période pendant laquelle intervient la révision ». |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000515
Dossier : 515
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement vise à attirer l’attention de ce projet loi cadre transport sur la nécessité d’une programmation en faveur de nos ouvrages d’art. En 2020, dans une mission d’information sénatoriale, l’alarme était donnée. Nos ouvrages d’art sont en mauvais état à cause d’un sous-investissement. Ce rapport établissait ainsi qu’ « En 2019, la commission [du développement durable] avait estimé à plus de 25 000 le nombre de ponts en mauvais état structurel (…) trois ans plus tard, ce chiffre doit malheureusement être réévalué à la hausse : en réalité 30 000 à 35 000 ouvrages seraient en mauvais état structurel. » Le nombre de ponts en mauvais état structurel a donc augmenté entre 20 % et 40 %. Concernant les communes, en 2026, « seuls 28 % des ponts communaux sont en bon état, tandis que près de 30 % présentent des désordres structurels significatifs ». Si un programme national ponts doté de 110M€ a été mis en place pour aider les communes, le Gouvernement reconnaissait dans une réponse à une question écrite formulée par Mme. Nathalie Da Conceicao Carvalho qu’ « Il est [...] exact que l’enveloppe n’est pas dimensionnée pour couvrir à terme l’ensemble des coûts de réparation des ponts les plus endommagés ». Cette loi de programmation doit prendre en compte ces ouvrages d’art. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000516
Dossier : 516
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01/07/2026
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Une loi cadre transport ne peut pas omettre les territoires ultramarins dont les spécificités en font des territoires avec des besoins différents de la métropole. Il est absolument indispensable de permettre à tous les habitants ultra-marins de bénéficier d'un développement des transports pour permettre leur désenclavement. Cette programmation prendra donc en compte : les réseaux routiers, notamment dans les territoires comme en Guyane où les constructions de routes sont extrêmement complexes voire impossibles, les réseaux maritimes et aériens notamment sur les questions fiscales qui peuvent pénaliser les voyages entre la métropole et les territoires ultra-marins.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000517
Dossier : 517
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01/07/2026
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Amendement de simplification. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000518
Dossier : 518
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Tombé
01/07/2026
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Amendement de simplification. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000521
Dossier : 521
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01/07/2026
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L'entretien des routes secondaires en France doit être un sujet majeur des prochaines années.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000526
Dossier : 526
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01/07/2026
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La performance de nos réseaux doit prendre en compte la remise en état de nos ouvrages d'art en France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000535
Dossier : 535
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Tombé
01/07/2026
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Les dynamismes géographiques et économiques doivent guider les infrastructures de transport des prochaines années. En effet, un territoire mal desservit nuit au dynamisme économique. À titre d'exemple, il y a depuis plus de vingt ans un projet de développement d'une deux fois deux voies entre Alès et Nimes. Malgré de nombreuses demandes, la réalisation de cette route tarde et fait peser un risque en termes d'attractivité pour la ville d'Alès. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000538
Dossier : 538
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Tombé
01/07/2026
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Dans un projet de loi cadre transport, il parait indispensable de considérer le désenclavement comme l'une des priorités des prochaines années. Il faudrait d'ailleurs que ce soit un désenclavement de tous les territoires : métropolitains et ultramarins. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000539
Dossier : 539
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01/07/2026
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Une loi de programmation des transports doit pouvoir s'appuyer sur les besoins de nos territoires. Il conviendrait donc que l'ensemble des collectivités françaises évoquent leurs besoins en termes de mobilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000542
Dossier : 542
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Adopté
01/07/2026
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Pour financer les autorités organisatrices de mobilité, le présente texte propose d'indexer la politique tarifaire de la dite autorité sur l'inflation. Pour des questions de pouvoir d'achat mais aussi de libre administration de ces autorités il est proposé de supprimer cette mesure. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000569
Dossier : 569
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Tombé
01/07/2026
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Depuis 2020, le Conseil d'orientation des infrastructures éclaire et conseille le gouvernement en matière de politique des transports. Il a pour mission de transmettre des propositions sur les orientations et les priorités dans le financement des infrastructures de transport. Constitué d’élus locaux, de parlementaires, de techniciens et d’experts, le Conseil d'orientation des infrastructures travaille de manière collégiale, dans un objectif de consensus. À ce titre, le conseil mène un véritable travail de fond concernant le financement et les grandes orientations en matière de mobilités. Au vu du travail du Conseil d’orientation des infrastructures et de ses missions, il apparait indispensable de lui consacrer un rôle stratégique dans la définition des lois de programmation des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000587
Dossier : 587
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement vise à associer le Conseil d’orientation des infrastructures à l’élaboration des lois de programmation des infrastructures de transport. L’article 1er prévoit que ces lois font l’objet d’un travail de concertation avec les autorités organisatrices de la mobilité. Le présent amendement y associe également le Conseil d’orientation des infrastructures, défini à l’article L. 1212‑1 du code des transports.
Depuis 2020, le Conseil d'orientation des infrastructures éclaire et conseille le gouvernement en matière de politique des transports. Il a pour mission de transmettre des propositions sur les orientations et les priorités dans le financement des infrastructures de transport. Constitué d’élus locaux, de parlementaires, de techniciens et d’experts, le Conseil d'orientation des infrastructures travaille de manière collégiale, dans un objectif de consensus. À ce titre, le conseil mène un véritable travail de fond concernant le financement et les grandes orientations en matière de mobilités. Au vu du travail du Conseil d’orientation des infrastructures et de ses missions, il apparait indispensable de lui consacrer un rôle stratégique dans la définition des lois de programmation des transports
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000594
Dossier : 594
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Rejeté
01/07/2026
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Les systèmes de radiocommunication ferroviaire constituent une infrastructure critique dont la défaillance peut paralyser l’ensemble du trafic national. Dans la nuit du 23 au 24 juin 2026, une panne du système GSM-R a immobilisé la totalité du réseau ferroviaire allemand pendant plusieurs heures. Les premiers éléments disponibles privilégient la piste d’une mise à jour logicielle défectueuse – incident qui démontre qu’une défaillance d’origine numérique, qu’elle soit accidentelle ou malveillante, peut avoir des conséquences systémiques immédiates sur la continuité du trafic ferroviaire à l’échelle d’un pays entier. Le réseau ferré national français repose sur les mêmes technologies et présente une exposition comparable. Le GSM-R a vocation à être remplacé par le Future Railway Mobile Communication System (FRMCS), standard de nouvelle génération dont le déploiement est en cours à l’échelle européenne. Cette transition ne saurait toutefois suffire à elle seule : la résilience de ces systèmes face aux cybermenaces et aux défaillances numériques doit faire l’objet d’une planification budgétaire explicite, indépendamment du calendrier de ce renouvellement. En l’état, les lois de programmation ne sont pas tenues de prévoir des investissements dédiés à la sécurisation de ces systèmes. Le présent amendement remédie à cette lacune en les intégrant dans le périmètre obligatoire des investissements à programmer, en coordination avec la stratégie nationale de cybersécurité des opérateurs d’importance vitale. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000595
Dossier : 595
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Non soutenu
01/07/2026
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Les intrusions sur les voies ferrées constituent une source majeure de perturbations du trafic, d’accidents corporels et de dommages aux matériels roulants. Les collisions avec des animaux ou des personnes présents sur les voies génèrent chaque année des centaines d’incidents entraînant retards, immobilisations de rames et coûts de maintenance significatifs. Ce risque est particulièrement prononcé sur les lignes à faible trafic, classées de 7 à 9 par l’Union internationale des chemins de fer, qui traversent souvent des zones rurales et forestières peu surveillées et dont les abords sont insuffisamment équipés. Des solutions techniques existent pourtant – engrillagement des abords de voies, dispositifs d’effarouchement sonore ou visuel de la faune, systèmes de détection d’intrusion – mais leur déploiement demeure inégal sur le réseau, faute d’une planification budgétaire dédiée. Ces équipements relèvent directement de la sécurité et de la performance du réseau, deux priorités au cœur des lois de programmation prévues par ce projet de loi cadre. Le présent amendement intègre donc la protection physique des voies dans le périmètre obligatoire des investissements que ces lois de programmation doivent déterminer, afin que cet enjeu fasse l’objet d’une programmation cohérente à l’échelle nationale. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000598
Dossier : 598
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Tombé
01/07/2026
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La gratuité totale des transports publics constitue un choix tarifaire structurant, dont les effets financiers s’étendent bien au-delà de l’exercice budgétaire au cours duquel elle est décidée. Dans un contexte de finances publiques – nationales comme locales – contraintes, ce choix appelle une rigueur particulière. Dans un rapport publié en septembre 2025, la Cour des comptes a alerté sur les effets de la gratuité des transports urbains, aujourd’hui pratiquée dans 46 réseaux couvrant 2,8 millions d’usagers. Elle relève que les recettes tarifaires ne couvrent plus que 41 % des dépenses de fonctionnement des réseaux urbains, et seulement 26 % en y incluant les investissements. Elle souligne que la première attente des usagers est non pas la gratuité mais la qualité de l’offre – fréquence, rapidité, confort – et que la priorité donnée à la gratuité peut se faire au détriment de ces investissements. Le présent amendement ne remet pas en cause la liberté des autorités organisatrices de définir leur politique tarifaire, garantie par l’article L. 1221‑5 du code des transports. Il introduit une obligation de transparence et de motivation financière préalable, afin que la décision de gratuité, qui fait peser des risques en matière de capacité d'investissement dans des infrastructures majeures, soit le cas échéant prise en pleine connaissance de ses conséquences sur l’équilibre financier du service et les modalités concrètes de compensation des recettes supprimées. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000605
Dossier : 605
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Non soutenu
01/07/2026
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Cet amendement vise à renforcer le dispositif d’incitation capacitaire adopté au Sénat pour encourager les entreprises ferroviaires à desservir tous les territoires en prévoyant :
Le présent amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000611
Dossier : 611
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Tombé
01/07/2026
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Alors que les concessions autoroutières vont arriver à échéance entre 2031 et 2036, la question de leur avenir s’avère majeure, étant donné le caractère stratégique des infrastructures de transports autoroutier, et l'importance des enjeux d'entretien, de modernisation, et d'adaptation au dérèglement climatique ainsi qu'à l'évolution des habitudes et besoins en matière de mobilité. Le présent amendement vise à garantir que le travail de concertation prévu en matière de concessions autoroutières repose sur une analyse objective et documentée de l’équilibre économique du modèle autoroutier concédé, à travers la répartition des coûts d’entretien du réseau, de la rentabilité des sociétés concessionnaires ainsi que des sommes reversées à l’État. Une telle évaluation permettra d’éclairer les travaux de concertation par des données transparentes et partagées, de mieux apprécier la répartition de la valeur créée par l’exploitation des autoroutes et d’identifier, le cas échéant, les leviers susceptibles d’améliorer l’efficience économique du système au bénéfice des usagers et des finances publiques. Cet amendement poursuit ainsi un objectif de transparence, de bonne information du débat public et d’aide à la décision des pouvoirs publics. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000616
Dossier : 616
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement vise à demander au Gouvernement un rapport évaluant les modalités d'une meilleure prise en compte de l'avis des autorités organisatrices de la mobilité dans les décisions de construction de lignes ferroviaires nouvelles traversant leur territoire. L'article 1er prévoit déjà une concertation des AOM sur les lois de programmation, au plus tard trente-six mois avant le démarrage physique des travaux. Mais cette concertation, qui porte sur l'ensemble du contenu de ces lois, ne garantit pas que les besoins spécifiques exprimés par les AOM des territoires concernés soient effectivement pris en compte dans la décision finale de construction d'une ligne donnée. Au-delà de cette difficulté procédurale, c'est la priorité même donnée aux différents investissements qui est ici interrogée. Dans les choix budgétaires de l'État, les transports du quotidien, et en particulier le train, doivent occuper une place centrale. Or les montants engagés pour la construction de lignes nouvelles sont considérables. Il est donc indispensable de pouvoir évaluer, à l'échelle locale aussi, la pertinence de ces investissements au regard des besoins réels de mobilité des territoires traversés, plutôt que de les arrêter selon une seule logique nationale. Cette exigence renvoie directement au principe d'égalité devant le service public : un développement du réseau ferroviaire qui ne bénéficierait qu'à une partie de la population, au détriment des besoins de mobilité quotidienne exprimés par d'autres territoires, contreviendrait à ce principe. Les conclusions de la Mission d'information sur le rôle du transport ferroviaire dans le désenclavement des territoires ont d'ailleurs souligné la nécessité de mieux articuler les grands projets d'infrastructures avec les besoins de mobilité de proximité, afin que le développement du réseau ne se traduise pas par un accroissement des inégalités territoriales d'accès à la mobilité. Associer plus étroitement les AOM, qui connaissent au mieux les besoins de leur territoire, aux décisions de construction de lignes nouvelles s'inscrit dans cette logique, qu'il s'agisse d'un avis conforme ou d'autres mécanismes plus souples. Cet amendement demande donc un rapport évaluant ces pistes, en vue d'une future loi de programmation garantissant une répartition équitable des investissements entre grands projets et transports du quotidien. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000619
Dossier : 619
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Non soutenu
01/07/2026
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Le présent amendement vise à prévoir que les commandes de matériel roulant prennent en compte les conditions de confort d'usage en période forte chaleur, dans le cadre de normes définies par décret. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000062
Dossier : 62
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à intégrer les trains de nuit dans la planification nationale. L’État élabore un plan national de développement des services ferroviaires de nuit, incluant la remise en service ou la création de liaisons nocturnes, la programmation pluriannuelle des investissements nécessaires et un financement pérenne. Chaque année le Parlement se voir remettre un rapport sur l’état de ce plan par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000622
Dossier : 622
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement précise le périmètre des investissements couverts par les lois de programmation des infrastructures de transport, en y intégrant explicitement les ouvrages d’art associés au réseau routier. Le réseau routier constitue le premier support des mobilités du quotidien, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains où il concentre l’essentiel des déplacements. Or les ouvrages d’art qui en assurent la continuité (ponts, tunnels, murs de soutènement) font face à des besoins considérables d’entretien, de réparation et de sécurisation. De nombreux travaux, à la suite notamment du rapport de la mission d’information du Sénat sur la sécurité des ponts (juin 2019), ont documenté l’état préoccupant d’une part significative de ces ouvrages, en particulier ceux relevant des collectivités territoriales, dont beaucoup ne disposent pas des moyens d’en assurer la surveillance et la remise à niveau. En mentionnant explicitement ces ouvrages dans le périmètre des lois de programmation, cet amendement garantit leur prise en compte dans la définition des investissements futurs, au titre de la sécurité des usagers. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000623
Dossier : 623
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Rejeté
01/07/2026
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Les alinéas 3 et 4 de l’article 1er énumèrent les priorités assignées aux investissements déterminés par les lois de programmation : régénération, développement, modernisation, performance et adaptation des réseaux au changement climatique. Cet amendement cantonne les investissements en faveur du développement aux lignes de desserte fine du territoire. Cette clarification répond directement à l’avertissement formulé par le Conseil d’orientation des infrastructures dans son rapport « Grands projets : le temps des choix » d’avril 2026. Le Conseil y rappelle que la priorité des priorités doit être la régénération et la modernisation des réseaux existants (deuxième réseau ferroviaire, premier réseau routier et premier réseau navigable d’Europe), menacés par des décennies de sous-investissement. Le Conseil a rappelé que « les recettes des péages ferroviaires ou le fonds de concours du groupe SNCF ne sauraient suffire à couvrir l’effort supplémentaire d’1,5 milliard d’euros d’investissement dès 2028 (en valeur constante) qu’a préconisé la Conférence Ambition France Transports pour le ferroviaire ». Par conséquent, faire figurer le développement parmi les priorités de la programmation, au même niveau que la régénération, et sans préciser pour quel type d’infrastructure, entretient précisément le risque d’éviction que le Conseil dénonce. En orientant sa portée, cet amendement garantit que l’effort de programmation se concentre d’abord sur la remise à niveau et la pérennisation des réseaux existants, sans préjudice des projets de développement des lignes de desserte fine que les lois de programmation pourront, par ailleurs, prévoir. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000624
Dossier : 624
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Rejeté
01/07/2026
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L’exposé des motifs du projet de loi érige la lutte contre le changement climatique en deuxième défi des mobilités, en rappelant que le secteur des transports est le premier émetteur national de gaz à effet de serre (32 % des émissions en 2024) et que la décarbonation repose avant tout sur le report modal vers les modes les moins émetteurs, conditionné par la régénération et la modernisation des infrastructures. Or aucune disposition du texte ne traduit cette ambition en une trajectoire d’ensemble. Les seules trajectoires chiffrées figurant dans la loi, à l’article 18, sont circonscrites au transport routier de marchandises. L’article 1er, qui définit pourtant le contenu des futures lois de programmation des infrastructures, ne mentionne le changement climatique qu’au titre de l’adaptation des réseaux, sans viser la réduction des émissions ni le report modal. Cet amendement comble cette discordance en assignant aux lois de programmation l’intégration d’une trajectoire de réduction des émissions et de report modal, articulée avec la stratégie nationale bas-carbone. Sans fixer de cible chiffrée dans l’article, il impose que la programmation des investissements soit construite pour y concourir, donnant ainsi une portée normative à l’objectif affiché dans l’exposé des motifs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000625
Dossier : 625
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement inscrit les outre-mer dans la programmation pluriannuelle des infrastructures de transport prévue à l’article 1er, dont ils sont aujourd’hui absents. Le texte affiche, parmi ses objectifs, la réduction des inégalités territoriales et la cohésion des territoires métropolitains et ultramarins, mais aucune disposition de l’article 1er ne la traduit. L’étude d’impact confirme que la quasi-totalité des dispositifs du projet de loi (réseau ferré national, services express régionaux métropolitains, transport fluvial de conteneurs) sont, par construction, sans objet dans les territoires ultramarins, faute d’infrastructures correspondantes. La programmation des investissements conserve en revanche toute sa pertinence outre-mer s’agissant du réseau routier, des infrastructures portuaires et des mobilités du quotidien, domaines dans lesquels les besoins de régénération et de développement y sont particulièrement aigus. L’amendement inscrit en conséquence les investissements réalisés dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution parmi ceux que déterminent les lois de programmation, en visant les infrastructures routières et portuaires et les mobilités du quotidien, qui correspondent aux réalités ultramarines. Il complète les critères d’équité territoriale et de répartition mis en œuvre par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, pour qu’ils tiennent compte des spécificités ultramarines (insularité, éloignement) et des besoins de continuité territoriale qui en résultent. Il garantit ainsi que la programmation pluriannuelle bénéficie effectivement aux outre-mer, en cohérence avec l’objectif de cohésion territoriale que le texte fixe. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000626
Dossier : 626
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Tombé
01/07/2026
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L’article 1er prévoit que les lois de programmation font l’objet d’un travail de concertation avec les autorités organisatrices de la mobilité, au plus tard trente-six mois avant le démarrage physique des travaux et, par exception, trois mois avant la première loi de programmation. Or les autorités organisatrices de la mobilité ne couvrent pas l’ensemble des acteurs concernés par la programmation des infrastructures. Le réseau routier, que l’article 1er inclut expressément dans son champ (réseau national non concédé, départemental, intercommunal et communal), est géré par des collectivités et des autorités qui, pour nombre d’entre elles, ne disposent pas du statut d’autorité organisatrice de la mobilité. Tel est notamment le cas des départements, gestionnaires d’un réseau routier majeur. Cet amendement associe en conséquence les gestionnaires d’infrastructures de transport routier à la concertation préalable, afin que la programmation des investissements soit élaborée avec l’ensemble des acteurs responsables des réseaux qu’elle couvre. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000627
Dossier : 627
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Rejeté
01/07/2026
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La compétitivité économique du pays repose largement sur la qualité et la disponibilité de ses infrastructures. Or les délais de réalisation des projets demeurent excessifs au regard de ceux observés chez plusieurs de nos partenaires européens. Le présent amendement du groupe Droite républicaine vise, d’une part, à mieux prendre en compte les enjeux de souveraineté et de compétitivité dans la définition des priorités d’investissement et, d’autre part, à faire de la réduction des délais de réalisation un objectif explicite des futures lois de programmation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000632
Dossier : 632
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Adopté
01/07/2026
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L’article 10 impose au gestionnaire d’infrastructure de prévoir, dans le document de référence du réseau, des dispositifs incitatifs en faveur des enjeux d’aménagement du territoire. Cet amendement substitue à cette obligation une simple faculté. Cette évolution assure la cohérence du dispositif avec le principe d’indépendance de gestion du gestionnaire d’infrastructure, consacré par la directive 2012/34/UE établissant un espace ferroviaire unique européen et confirmé par le règlement (UE) 2026/1184 sur l’utilisation des capacités de l’infrastructure ferroviaire. Imposer au gestionnaire le contenu de sa politique tarifaire incitative excède ce que le droit de l’Union permet d’inscrire dans la loi nationale. Cette clarification demeure sans incidence pratique pour le transport ferroviaire de voyageurs, puisque le gestionnaire d’infrastructure a mis en place de tels dispositifs de sa propre initiative depuis 2021 et les a renforcés dans le cadre de la tarification 2027‑2029. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000633
Dossier : 633
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement met le dispositif d’accès au réseau en conformité avec le droit de l’Union. Aux termes du règlement (UE) 2026/1184 sur l’utilisation des capacités de l’infrastructure ferroviaire, il revient aux États membres de définir des orientations stratégiques, qui peuvent imposer au gestionnaire d’infrastructure de réserver des volumes de capacité minimaux pour certains types de services, au titre des priorités de la politique nationale des transports. C’est à cette faculté que l’amendement rattache la réservation de capacités au bénéfice des dessertes pertinentes en matière d’aménagement du territoire, en la subordonnant à l’existence de telles orientations. En revanche, le gestionnaire d’infrastructure ne saurait imposer lui-même des dessertes d’aménagement du territoire aux entreprises ferroviaires. En vertu du règlement (CE) 1370/2007 relatif aux services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route, seules les autorités organisatrices compétentes (l’État et les régions) peuvent organiser des services publics assurant le maintien de dessertes que les services librement organisés ne permettent pas de garantir. La rédaction proposée respecte cette répartition des compétences. Enfin, la faculté de départager des demandes concurrentes d’accords-cadres au moyen de critères d’aménagement du territoire est, par nature, susceptible d’interprétations divergentes. L’amendement la subordonne en conséquence à l’avis conforme de l’Autorité de régulation des transports, garante du respect du principe de non-discrimination. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000634
Dossier : 634
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à inclure le transport collectif et les mobilités solidaires dans l’article 1 fixant les objectifs de l’État dans les lois de programmation. Si le premier alinéa cite les infrastructures de transport ferroviaire, routier, cyclable, fluvial et portuaire, il parait opportun d’y inclure plus largement le sujet des mobilités solidaires et du transport collectif. En effet, encourager les services de mobilité solidaire est indispensable pour l’accès aux transports des publics en situation de vulnérabilité économique, social ou de handicap. Le transport est un facteur essentiel d’accès aux droits, notamment pour se soigner, de réduction de l’isolement, d’insertion sociale et professionnelle. Pour ces raisons la mobilité solidaire doit être au cœur de nos politiques de transport pour favoriser un accès égalitaire aux solutions de mobilité mises en place sur les territoires. Permettre la mobilité pour tous et partout c’est aussi promouvoir une transition écologique plus juste à travers un accès facilité aux transports collectifs. Il s’agit également de s’assurer que des infrastructures liées aux transports publics urbains puissent être incluses dans le périmètre d’intervention des futures lois de programmation. Leur intégration explicite dans les lois de programmation permettrait de renforcer la cohérence des investissements dans l’ensemble des transports publics urbains, afin de garantir une cohérence dans le réseau urbain et péri-urbain, le développement de la multimodalité, et une stabilité dans l’engagement financier de l’État. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000640
Dossier : 640
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Adopté
01/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000641
Dossier : 641
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Adopté
01/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000647
Dossier : 647
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Adopté
01/07/2026
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Introduit en séance publique au Sénat, l’alinéa 2 précise que les infrastructures de transport routier comprennent l’ensemble du réseau routier, national non concédé, départemental, intercommunal ou communal. Cette mention est redondante avec l’alinéa 1, qui inscrit déjà sans restriction le « routier » dans le champ des lois de programmation. Surtout, en limitant le réseau national à sa part « non concédée », elle introduit une confusion sur le périmètre de ces lois, en pouvant être lue a contrario comme excluant le réseau autoroutier concédé, alors même que l’article 1er affecte aux infrastructures de transport les recettes spécifiques aux concessions autoroutières (alinéa 5). Cette grille de lecture ne rend au demeurant plus compte de l’évolution du réseau : à la suite de la loi n° 2022‑217 du 21 février 2022 dite « 3DS », des collectivités territoriales sont devenues propriétaires de tronçons d’autoroute non concédés conservant leur statut autoroutier. Le présent amendement supprime donc l’alinéa 2, |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000649
Dossier : 649
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Adopté
01/07/2026
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Dans sa rédaction actuelle, l’alinéa 3 de l’article 1er prévoit que les lois de programmation déterminent les investissements projetés, en donnant la priorité à la régénération, au développement, à la modernisation, à la performance et à l’adaptation des réseaux au changement climatique. Le présent amendement recentre cette disposition sur la fonction propre d’une loi-cadre de programmation : déterminer non pas la liste des investissements eux-mêmes, mais les priorités qui doivent les gouverner. En prévoyant que les lois de programmation déterminent les priorités des investissements projetés, il précise que ces lois ont pour objet de hiérarchiser les finalités de l’investissement — au premier rang desquelles la régénération et la modernisation des réseaux existants — plutôt que d’arrêter un inventaire de projets. Cette clarification est conforme au consensus dégagé par la conférence « Ambition France Transports » et aux constats répétés de la Cour des comptes et du Conseil d’orientation des infrastructures sur la nécessité de résorber en priorité la dette accumulée sur les réseaux existants. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000650
Dossier : 650
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Rejeté
01/07/2026
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Dans sa rédaction actuelle, l’alinéa 3 de l’article 1er énumère les finalités prioritaires des investissements déterminés par les lois de programmation en faisant figurer le développement des réseaux avant leur modernisation. Le présent amendement rétablit l’ordre logique de ces priorités en plaçant la modernisation immédiatement après la régénération, et donc avant le développement. Il marque ainsi que l’effort doit porter en premier lieu sur les réseaux existants — leur régénération puis leur modernisation — avant d’aller à leur développement. Cette hiérarchie traduit le consensus dégagé par la conférence « Ambition France Transports », qui a appelé à une priorité renforcée aux investissements dans la performance et la sécurité des infrastructures existantes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000651
Dossier : 651
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Tombé
01/07/2026
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Dans sa rédaction actuelle, l’alinéa 3 de l’article 1er fait figurer le développement des réseaux en deuxième position parmi les finalités prioritaires des investissements déterminés par les lois de programmation, immédiatement après la régénération. Le présent amendement place le développement en dernier rang de cette énumération. Il marque ainsi que l’effort d’investissement doit porter prioritairement sur les réseaux existants — leur régénération, leur modernisation, leur performance et leur adaptation au changement climatique —, le développement de nouvelles infrastructures n’intervenant qu’ensuite. Cette hiérarchie traduit le consensus dégagé par la conférence « Ambition France Transports », qui a appelé à une priorité renforcée aux investissements dans la performance et la sécurité des infrastructures existantes, ainsi que les constats répétés de la Cour des comptes et du Conseil d’orientation des infrastructures sur la nécessité de résorber d’abord la dette accumulée sur ces réseaux. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000652
Dossier : 652
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Adopté
01/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000658
Dossier : 658
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement vise à supprimer la disposition offrant la possibilité à SNCF Réseau de retirer les capacités ferroviaires d’un opérateur dont les défaillances répétées perturbent les circulations d’autres opérateurs et font peser sur eux des obligations de prise en charge disproportionnées. La possibilité de sanctionner le manque de régularité par une suppression de sillons, apparaît difficilement conciliable avec le cadre européen. Ce dernier ne prévoit tout au plus que la sous-utilisation chronique de capacités allouées puisse motiver la suppression de sillons. Cette possibilité est déjà présente dans le droit national à l’article 25 du décret n° 2003-194. Par ailleurs, une telle disposition va plus loin que les dispositions prévues à l’article 35 et à l’annexe VI de la directive 2012/34/UE établissant un espace ferroviaire unique européen. Celles-ci prévoient que le gestionnaire d’infrastructure établit, en concertation avec les entreprises ferroviaires, un barème clair de malus pour sanctionner le manque d’irrégularité, dit système d’amélioration des performances. Ainsi, la possibilité de sanctionner le manque de régularité par des pénalités financières devrait être préférée dans une approche graduée. En tout état de cause, la suppression de sillons pour motif de manque de régularité devrait s’accompagner de la définition de critères objectifs et de seuils précis, qu’il est difficile d’anticiper aujourd’hui faute de situation concrète justifiant une telle mesure. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000660
Dossier : 660
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Adopté
01/07/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000068
Dossier : 68
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Rejeté
01/07/2026
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La réussite des services express régionaux métropolitains (SERM) repose d’abord sur une réalité simple : sans investissements de développement clairement identifiés et financés dans la durée, ils resteront des annonces sans effet tangible pour les usagers. Or, à ce stade, la programmation nationale demeure largement centrée sur la régénération du réseau existant, ce qui, si elle est indispensable, ne permet pas à elle seule de faire émerger une offre nouvelle, plus fréquente et plus lisible dans les grandes aires urbaines.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000682
Dossier : 682
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement vise à clarifier les missions confiées à la Société des grands projets (SGP) dans le cadre des services express régionaux métropolitains (Serm). La formulation actuelle pourrait en effet être interprétée comme établissant une priorité implicite entre les missions de financement et de coordination. Or, tant la loi relative aux Serm de 2023 que les travaux préparatoires et les auditions conduites dans le cadre du présent projet de loi confirment que la fonction première de la SGP est d’assurer la coordination des projets. La réussite des Serm repose en effet avant tout sur la capacité à organiser le dialogue entre les autorités organisatrices de la mobilité (AOM), l’État, les maîtres d’ouvrage et les usagers. La définition des besoins, la cohérence des offres de transport et l’articulation des calendriers constituent des facteurs déterminants de succès : même en présence de financements, un défaut de coordination compromettrait la réalisation des projets. La SGP intervient ainsi comme un tiers de confiance et un outil de mise en cohérence, permettant de structurer des projets complexes dont la gouvernance peut être fragmentée. Le présent amendement vise donc à rappeler que la mission première de la SGP consiste à coordonner les projets de Serm, quand les AOM sollicitent son expertise. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000069
Dossier : 69
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Tombé
01/07/2026
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Le présent amendement travaillé avec l'ADF vise à réaffirmer un principe de cohérence dans le financement des infrastructures de transport : celui selon lequel les ressources issues d’un mode de transport doivent prioritairement contribuer à son propre entretien et à son développement.
En pratique, sur les 2,5 milliards d’euros de recettes autoroutières affectées au financement des transports, près de 1,5 milliard d’euros seraient orientés vers le ferroviaire, au détriment du réseau routier.
Une telle situation apparaît difficilement justifiable au regard du sous-financement structurel du réseau routier départemental et du bloc communal, qui constitue pourtant le premier support des mobilités du quotidien, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains où les alternatives sont limitées. Elle l’est d’autant plus pour les usagers que la route concentre l’essentiel des déplacements, alors même que seul un Français sur deux a utilisé le train au cours des douze derniers mois, selon une étude de l’Ifop de 2024.
Sans remettre en cause la nécessaire complémentarité entre les modes de transport, le présent amendement propose de mieux encadrer l’affectation des ressources issues des concessions autoroutières, en veillant à ce qu’une part significative de ces recettes contribue, effectivement, au financement des infrastructures routières, notamment départementales et communales.
Il s’agit ainsi de donner un cap plus clair à la politique de financement des mobilités, dans un souci d’équité territoriale, de lisibilité pour les contribuables et d’efficacité de la dépense publique.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000697
Dossier : 697
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Adopté
01/07/2026
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Le présent amendement prévoit que chaque projet de loi de programmation pris en application de la présente loi‑cadre soit soumis pour avis au Conseil d’orientation des infrastructures (COI), celui‑ci consultant à cette fin les autorités organisatrices de la mobilité (AOM). En confiant au COI un avis sur chaque projet de loi de programmation, l’amendement institutionnalise une pratique éprouvée et conforte la qualité technique de la décision publique. La consultation des autorités organisatrices de la mobilité garantit en outre que la programmation des infrastructures s’articule avec les besoins de déplacement des territoires et avec l’organisation locale des mobilités, conformément à la vocation d’aménagement du territoire du présent texte. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000698
Dossier : 698
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Adopté
01/07/2026
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L’alinéa 7 de l’article 1er confie à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France la répartition des ressources sur l’ensemble du territoire national, selon des critères d’équité territoriale et de répartition par mode de transport définis par les lois de programmation. Le présent amendement complète en premier lieu ces critères en y inscrivant expressément l’aménagement du territoire. Si l’équité territoriale assure une répartition équilibrée des moyens entre les territoires, elle ne recouvre pas à elle seule la finalité d’aménagement qui doit présider au choix et au financement des infrastructures : désenclavement des territoires les plus fragiles, cohésion entre les espaces urbains, périurbains et ruraux, et accompagnement des dynamiques locales de développement. En faisant figurer l’aménagement du territoire parmi les critères mis en œuvre par l’Agence, l’amendement conforte l’objet même de la loi et donne à la programmation des infrastructures une portée pleinement territoriale. Le présent amendement traduit en second lieu dans la loi l’engagement, figurant dans l’exposé des motifs, de réformer « sans attendre la promulgation de la première loi de programmation » la reddition de comptes de l’AFIT France, par un renforcement de la qualité, de la transparence et de la publicité de l’information relative aux investissements qu’elle finance, formalisé dans un contrat d’objectifs et de performance communiqué au Parlement. Il reprend le calendrier de l’article 3 de la loi d’orientation des mobilités et donne suite aux recommandations de la conférence Ambition France Transports et de l’Autorité de régulation des transports en faveur d’un suivi parlementaire annuel de l’exécution. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000071
Dossier : 71
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Retiré
01/07/2026
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Le développement des services express régionaux métropolitains (SERM), prévus à l’article L. 1215-6 du code des transports, est aujourd’hui présenté comme une priorité nationale pour répondre aux enjeux de transition écologique, de désengorgement des grandes agglomérations et d’amélioration des mobilités du quotidien. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000715
Dossier : 715
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement inscrit les outre-mer dans la programmation pluriannuelle des infrastructures de transport prévue à l’article 1er, dont ils sont aujourd’hui absents. Le texte affiche, parmi ses objectifs, la réduction des inégalités territoriales et la cohésion des territoires métropolitains et ultramarins, mais aucune disposition de l’article 1er ne la traduit. L’étude d’impact confirme que la quasi-totalité des dispositifs du projet de loi (réseau ferré national, services express régionaux métropolitains, transport fluvial de conteneurs) sont, par construction, sans objet dans les territoires ultramarins, faute d’infrastructures correspondantes. La programmation des investissements conserve en revanche toute sa pertinence outre-mer s’agissant du réseau routier, des infrastructures portuaires et des mobilités du quotidien, domaines dans lesquels les besoins de régénération et de développement y sont particulièrement aigus. L’amendement inscrit en conséquence les investissements réalisés dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution parmi ceux que déterminent les lois de programmation, en visant les infrastructures routières et portuaires et les mobilités du quotidien, qui correspondent aux réalités ultramarines. Il complète les critères d’équité territoriale et de répartition mis en œuvre par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, pour qu’ils tiennent compte des spécificités ultramarines (insularité, éloignement) et des besoins de continuité territoriale qui en résultent. Il garantit ainsi que la programmation pluriannuelle bénéficie effectivement aux outre-mer, en cohérence avec l’objectif de cohésion territoriale que le texte fixe. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000716
Dossier : 716
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Tombé
01/07/2026
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Ce sous-amendement du groupe socialistes et apparentés vise à clarifier la rédaction proposée par cet amendement, en rappelant les priorités d’investissement. Conformément à la préconisation issue de la conférence Ambition France Transports, qui donnait la priorité « aux investissements dans la performance et la sécurité des infrastructures existantes » et au dernier rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures, qui pointe le « risque d’éviction des programmes de régénération et de modernisation des réseaux existants dans l’affectation des crédits publics, au bénéfice de projets d’infrastructures nouvelles », le projet de loi initial du Gouvernement ne citait pas le développement de nouvelles infrastructures dans les priorités établies pour les lois de programmation prévues dans l’article 1. L’amendement de la rapporteure vise à traduire ce consensus en inscrivant dans l’article 1 que l’effort d’investissement doit porter prioritairement sur les réseaux existants — leur régénération, leur modernisation, leur performance et leur adaptation au changement climatique. Ce sous-amendement clarifie sa rédaction en priorisant les investissements au dernier rang duquel, le développement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000717
Dossier : 717
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Adopté
01/07/2026
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Ce sous-amendement vise à ce que le rapport évoqué fasse l’objet d’une présentation devant les commissions permanentes compétentes de chaque assemblée. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000718
Dossier : 718
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Adopté
01/07/2026
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Ce sous-amendement vise à préciser que le COI consulte les autorités organisatrices de la mobilité afin de mieux prendre en compte leurs priorités locales. En effet, il est essentiel que les décisions, notamment celles concernant la construction de lignes ferroviaires nouvelles traversant leur territoire, prennent en compte les besoins et priorités de la population locale. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000719
Dossier : 719
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Adopté
01/07/2026
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Cet amendement propose de soumettre la définition des segments pertinents en matière d’aménagement du territoire à l’avis conforme de l’Autorité de régulation des transports, qui est l’autorité compétente pour s’assurer que cette définition respecte le principe de non-discrimination et le droit d’accès au réseau. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000720
Dossier : 720
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Adopté
01/07/2026
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Ce sous-amendement se justifie par son texte même. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000073
Dossier : 73
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement travaillé avec l'ADF vise à préciser le périmètre des investissements couverts par les lois de programmation des infrastructures de transport, en intégrant les ouvrages d’art qui sont associés aux réseaux routiers départementaux et communaux structurants.
Le réseau routier constitue le premier support des mobilités du quotidien, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains où il concentre l’essentiel des déplacements. Les routes départementales et communales assurent ainsi une fonction essentielle de desserte fine du territoire et de continuité des mobilités.
Or, ces infrastructures, et en particulier les ouvrages d’art, font face à des besoins croissants en matière d’entretien, de modernisation et de sécurisation, dans un contexte de contraintes financières accrues pour les collectivités territoriales.
En les mentionnant explicitement dans le cadre des priorités fixées par les lois de programmation, le présent amendement vise à garantir une meilleure prise en compte de ces réseaux dans la définition des investissements futurs, dans un objectif d’équité territoriale et d’efficacité de l’action publique en matière de mobilités.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000074
Dossier : 74
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Tombé
01/07/2026
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Il est prévu une concertation avec les autorités organisatrices de la mobilité 3 ans avant le démarrage des travaux sur les lois de programmation, et trois avant la première loi de programmation.
Or, il est nécessaire d’inclure les gestionnaires des routes dans cette concertation, notamment les Départements qui n’ont pas le statut d’AOM. Tel est l'objet du présent amendement travaillé avec l'ADF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000075
Dossier : 75
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Adopté
01/07/2026
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Les services express régionaux métropolitains (SERM) ont été érigés en priorité nationale, présentés comme la réponse structurante aux enjeux de mobilités du quotidien, de transition écologique et de désaturation des grandes agglomérations. Pourtant, derrière cette ambition unanimement affichée, une question essentielle demeure sans réponse : celle de leur financement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000076
Dossier : 76
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Adopté
01/07/2026
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Alors que les prix des carburants demeurent élevés et pèsent fortement sur le pouvoir d’achat des ménages et leur mobilité, il ne semble pas pertinent de renchérir également le coût des transports collectifs, qui constituent précisément une alternative à l’usage individuel de la voiture. Par ailleurs, l’inflation ne traduit pas nécessairement une hausse équivalente des coûts d’exploitation supportés par les services de transport. Une indexation mécanique des tarifs risquerait donc de faire peser sur les usagers une charge supplémentaire sans lien direct avec la réalité économique de chaque réseau. L’accès à des transports collectifs abordables constitue en outre un facteur majeur d’attractivité et de développement économique des territoires. Il conditionne l’accès à l’emploi, à l’éducation et à la formation, et aux services publics. Renchérir le coût des transports peut donc fragiliser les mobilités du quotidien et accroître les inégalités entre les usagers comme entre les territoires. À l’heure où la réduction des émissions de gaz à effet de serre suppose d’encourager le report modal vers les transports collectifs, la priorité doit être de rendre ces services plus accessibles, plus attractifs et plus lisibles pour les usagers. L’augmentation facilitée des tarifs irait à rebours de cet objectif, en particulier pour les ménages modestes, les jeunes, les familles et les personnes dépendantes des transports publics pour leurs déplacements du quotidien. Cet amendement a le soutien de l’Association des Maires de France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000008
Dossier : 8
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Rejeté
01/07/2026
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L’article 1er précise que « les objectifs de l’action de l’État dans les infrastructures de transport ferroviaire, routier y compris cyclable, fluvial et portuaire sont fixés par des lois de programmation […] ». Cet amendement propose de compléter ce premier alinéa en ajoutant la mention des infrastructures de transport « collectif », afin de s’assurer que des infrastructures liées aux transports publics urbains puissent être incluses dans le périmètre d’intervention des futures lois de programmation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000009
Dossier : 9
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à préciser que les recettes publiques spécifiques aux concessions autoroutières sont affectées au financement des infrastructures de transport dès la première loi de programmation, mais également lors des lois suivantes. Il est ainsi précisé que ces recettes pourront continuer à être mobilisées après la première loi de programmation pour les projets à venir en matière de transport. Il s’agit de pérenniser, dans le temps, le fléchage de ces recettes vers le transport. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000090
Dossier : 90
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Tombé
01/07/2026
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Cet amendement, proposé par Départements de France, vise à préciser le périmètre des investissements couverts par les lois de programmation des infrastructures de transport, en intégrant les ouvrages d’art qui sont associés aux réseaux routiers départementaux et communaux structurants. Le réseau routier constitue le premier support des mobilités du quotidien, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains où il concentre l’essentiel des déplacements. Les routes départementales et communales assurent ainsi une fonction essentielle de desserte fine du territoire et de continuité des mobilités. Or, ces infrastructures, et en particulier les ouvrages d’art, font face à des besoins croissants en matière d’entretien, de modernisation et de sécurisation, dans un contexte de contraintes financières accrues pour les collectivités territoriales. En les mentionnant explicitement dans le cadre des priorités fixées par les lois de programmation, le présent amendement vise à garantir une meilleure prise en compte de ces réseaux dans la définition des investissements futurs, dans un objectif d’équité territoriale et d’efficacité de l’action publique en matière de mobilités. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000091
Dossier : 91
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Tombé
01/07/2026
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Il est prévu une concertation avec les autorités organisatrices de la mobilité 3 ans avec le démarrage des travaux sur les lois de programmation, et trois avant la première loi de programmation. Cet amendement, proposé par Départements de France, suggère qu’il est nécessaire d’inclure les gestionnaires des routes dans cette concertation, notamment les Départements qui n’ont pas le statut d’AOM. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000093
Dossier : 93
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Rejeté
01/07/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à inscrire dans la loi-cadre le principe selon lequel la loi de programmation peut prévoir la création de ressources fiscales additionnelles afin de financer les infrastructures et les services de transports dans les territoires caractérisés par des contraintes spécifiques d’aménagement du territoire. À l'heure ou le renforcement de l’offre de transports du quotidien nécessite de mobiliser de nouvelles ressources, il est nécessaire de donner de nouvelles marges de manœuvre fiscales aux acteurs à l'échelle locale: l'instauration d'une taxe de séjour additionnelle permettant de financer les services de transports est un exemple de mesure adaptée aux contraintes spécifiques des zones touristiques. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000099
Dossier : 99
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Retiré
01/07/2026
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Cet amendements du groupe Socialistes et apparentés vise à demander au gouvernement un rapport relatif à la transparence et au contrôle des décisions de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). Les critiques récentes de l'AFITF ont mis en avant un besoin de transparence dans les décisions liées au financement de grands projets d'infrastructures de transport. Dans l'esprit de l'article 1 du projet de loi-cadre, il paraît essentiel de poser la question d'un contrôle public de ces décisions d'investissement, qui doivent découler d'un travail de priorisation, notamment par le biais d'une reddition de comptes devant le parlement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000117
Dossier : 117
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Retiré
30/06/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à demander un rapport au Gouvernement qui explore les possibilités pour l’État de se positionner comme pilote dans gestion d’une plateforme unique de distribution de billets, dans le cadre d’une redéfinition du rôle de l’État stratège dans le pilotage de la politique ferroviaire. La question de la billettique renvoie à un problème plus large : celle de l’organisation du système ferroviaire dans son ensemble, systématiquement mise sur la table par les experts interrogés dans le cadre de la mission d’information sur le rôle du transport ferroviaire dans le désenclavement des territoires. L’ouverture à la concurrence n’a été ni réfléchie, ni accompagnée, et les conséquences de cette impréparation pour les usagers et acteurs du secteur commencent à peine à être mesurées : complexité pour les voyageurs dans la réservation et la gestion de trajets assurés par plusieurs opérateurs, correspondances et horaires sous-optimaux, mise en danger du système de péréquation tarifaire de la SNCF pour assurer son objectif d’aménagement du territoire, défaut de stratégie d’ensemble pour les financements des travaux d’infrastructures, absence de lisibilité pour les industriels dans la construction de nouvelles rames faute de cahier des charges unique pour la conception des futures rames et de contrats-cadres unifiés... Nous assistons à un retour en arrière absurde consistant à recréer les conditions d’inefficacité du système qui avaient poussé à la création d’une SNCF unique et intégrée à la fin des années 1930. Le rapport permettrait de lancer une véritable réflexion sur le rôle de l’État sur des questions comme la billettique, afin d’envisager à moyen terme un véritable rôle de stratège pour l’État dans le domaine ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000123
Dossier : 123
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Rejeté
30/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à la remise d’un rapport sur l’opportunité de « repopulariser » le « billet populaire de congés annuels » en revoyant ses modalités d’utilisation, dans l’objectif de le rendre disponible à l’ensemble des résidents fiscaux et en généralisant son taux de réduction à 50 %. Le billet populaire de congés annuels et aujourd’hui trop méconnu et encore moins utilisé puisque seuls 24 000 billets ont été commandés l’année dernière. Ce rapport propose au Gouvernement de réfléchir aux actions qu’il pourrait mettre en œuvre, et les coûts afférents, pour que les salariés aient véritablement accès à ce billet à tarif réduit. Il est aussi proposé de réfléchir à : – la hausse du taux de réduction de 25 % à 50 % – l’extension des conditions d’éligibilité à l’ensemble des résidents fiscaux en France, et non plus aux seuls salariés ou chefs d’entreprises. – une extension à l’ensemble des opérateurs ferroviaires, – la fin de la condition des 200km minimum. » |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000158
Dossier : 158
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Tombé
30/06/2026
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Cet amendement vise à préciser que la dégradation substantielle d’une desserte ferroviaire structurante doit également s’apprécier au regard de son accessibilité économique. Une desserte peut être maintenue en apparence tout en devenant moins accessible pour les usagers si son coût augmente fortement. L’amendement permet donc de prendre en compte la capacité réelle des voyageurs à accéder au service, au même titre que la fréquence, le temps de parcours, la régularité ou l’accessibilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000159
Dossier : 159
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Non soutenu
30/06/2026
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L’article 10 repose sur la notion de « dessertes ferroviaires pertinentes en matière d’aménagement du territoire », en particulier pour garantir une bonne desserte du territoire dans le contexte de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, qui n’est pas définie, alors même qu’elle conditionnera l’application concrète des mécanismes prévus par l’article. Cet amendement vise donc à sécuriser l’application de l’article en prévoyant que ces critères tiennent notamment compte de la desserte des villes moyennes, des sous-préfectures constituant un pôle de centralité pour leur bassin de vie, des bassins de vie insuffisamment desservis. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000164
Dossier : 164
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Retiré
30/06/2026
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Cet amendement vise à préciser le fait générateur de l’obligation d’information prévue par l’article 10. Dans sa rédaction actuelle, le dispositif est déclenché en cas de « difficulté économique persistante ». Cette notion est trop imprécise, et pourrait viser des situations dans lesquelles une desserte demeure bénéficiaire, mais serait considérée comme insuffisamment rentable par l’opérateur au regard de ses propres objectifs économiques. Or, l’information de la région ou de l’État doit être réservée aux situations dans lesquelles l’équilibre économique de la desserte est effectivement compromis. En retenant le critère de déficit comptable, objectif et vérifiable, cet amendement sécurise le dispositif, évite les interprétations extensives et concentre l’alerte sur les situations de perte réelle. Cet amendement a été travaillé avec Régions de France. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000208
Dossier : 208
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30/06/2026
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L’article 10 crée un mécanisme permettant aux entreprises ferroviaires d’informer les autorités publiques de leurs difficultés économiques sur une desserte d’aménagement du territoire. Ce dispositif est utile, mais il ne prévoit aucun délai minimal de maintien avant l’abandon effectif de la desserte, ni de droit de préemption formellement opposable pour les collectivités. Le risque que des opérateurs ferroviaires privés, agissant dans le cadre des services librement organisés, abandonnent des dessertes moins rentables dès que leur situation économique se dégrade est réel et documenté. La mission d’information sur le désenclavement des territoires a mis en évidence l’absence d’un filet de sécurité suffisant pour ces dessertes essentielles aux populations rurales. Sans période minimale de maintien, une annonce de cessation peut précéder de peu l’abandon effectif, sans laisser le temps aux autorités publiques d’organiser la reprise. Cet amendement crée ce filet de sécurité, en garantissant aux territoires le temps nécessaire pour trouver une solution de continuité de service. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000210
Dossier : 210
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Rejeté
30/06/2026
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L’ouverture du marché des services ferroviaires librement organisés de voyageurs ne doit pas avoir pour seul effet une redistribution des parts de marché entre opérateurs. Elle doit permettre de développer l’offre ferroviaire nationale, d’attirer de nouveaux voyageurs vers le train et d’améliorer la desserte des territoires. Le présent amendement consacre dans le code des transports un principe de complémentarité ferroviaire. Il affirme que l’attribution des capacités de l’infrastructure doit prioritairement favoriser le développement de nouvelles dessertes ou le renforcement de l’offre existante, plutôt que la simple duplication de services déjà proposés. Cette orientation vise à accroître le nombre de circulations proposées aux voyageurs, à optimiser l’utilisation des capacités de l’infrastructure et à favoriser une ouverture du marché créatrice d’offre supplémentaire au bénéfice des usagers et de l’aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000212
Dossier : 212
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Adopté
30/06/2026
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Cet amendement vise à renforcer le dispositif d’incitations tarifaires adopté au Sénat pour encourager les entreprises ferroviaires à desservir tous les territoires : En prévoyant une obligation pour SNCF Réseau à mettre en place des mesures incitatives et à procéder à des baisses et des augmentations de la redevance de marché selon que les dessertes sont d’aménagement du territoire ou rentables ; En précisant que les majorations de redevances peuvent être fixées dans la « seule » limite de leur soutenabilité financière pour une entreprise ferroviaire efficacement gérée, afin d’éviter qu’elles ne soient abusivement limitées par des considérations relatives au taux de couverture des coûts complets qui ne sont pas prévues par la directive 2012/34/CE du 21 novembre 2012 établissant un espace ferroviaire unique européen. Cette précision permettra de clarifier le cadre dans lequel l’ART exerce son contrôle et de lui restituer la plénitude de son pouvoir d’appréciation sur les majorations susceptibles d’être appliquées. Le II procède par ailleurs à une modification rédactionnelle. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000213
Dossier : 213
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Rejeté
30/06/2026
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L’Union européenne examine un dispositif comparable, d’application directe, dans le cadre du paquet relatif aux droits des voyageurs. Faire entrer en vigueur dès 2027 une obligation nationale, alors que la norme européenne n’est pas stabilisée, exposerait la France à devoir réécrire sa législation et placerait son opérateur national en première ligne. Le présent amendement reporte l’entrée en vigueur au 31 décembre 2030, horizon prévisible du cadre européen. L’entrée en vigueur dès le 31 décembre 2027 d’un dispositif national alors que les négociations européennes sont toujours en cours pourrait conduire la France à modifier à nouveau sa législation dans un délai rapproché, créant ainsi une insécurité juridique pour les opérateurs concernés et des coûts d’adaptation supplémentaires. Le présent amendement propose donc de reporter l’entrée en vigueur de ces dispositions au 31 décembre 2030 afin de permettre la prise en compte des évolutions du cadre européen en cours de négociation et de garantir une meilleure stabilité des règles applicables à l’ensemble des acteurs du secteur ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000248
Dossier : 248
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Rejeté
30/06/2026
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L’article 10 vise à renforcer la prise en compte des enjeux d’aménagement du territoire dans la politique tarifaire applicable aux circulations ferroviaires. Cette orientation apparaît essentielle dans un contexte où certaines villes moyennes et certains bassins de vie connaissent un affaiblissement progressif de leur desserte ferroviaire. Or, de nombreux opérateurs privilégient naturellement les liaisons les plus rentables et les dessertes directes entre grandes métropoles. Cette logique peut conduire à réduire progressivement le nombre d’arrêts intermédiaires pourtant indispensables à l’équilibre territorial du réseau ferroviaire national. Le présent amendement vise donc à permettre que les mécanismes de modulation tarifaire prennent également en considération les efforts réalisés par les opérateurs pour maintenir ou développer des dessertes utiles aux territoires intermédiaires et aux villes moyennes. Une telle orientation permettrait de mieux valoriser les services ferroviaires participant concrètement au désenclavement territorial, à l’accès à l’emploi, aux études, aux services publics et à l’activité économique locale. Cet amendement s’inscrit pleinement dans une logique d’aménagement équilibré du territoire et de développement du transport ferroviaire au bénéfice de tous les Français, y compris dans les territoires éloignés des grands axes métropolitains. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000262
Dossier : 262
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Adopté
30/06/2026
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Le présent amendement propose de fixer au 1er janvier 2030 l’entrée en vigueur de l’obligation faite aux fournisseurs de services numériques multimodaux (FSNM), au premier rang desquels figure SNCF Connect, de commercialiser les titres de transport proposés par les services librement organisés (SLO) concurrents de SNCF Voyageurs. Ce décalage vise à mettre le calendrier national en cohérence avec les travaux actuellement menés au niveau de l’Union européenne. Le paquet législatif relatif aux passagers, présenté par la Commission européenne le 13 mai 2026, traite en effet du même sujet. Les négociations viennent seulement de débuter et l’application de ce nouveau cadre ne pourrait intervenir, dans l’hypothèse la plus rapide, qu’à partir de 2030. Le règlement européen consacré à la billettique ferroviaire, intégré à ce paquet, pourrait retenir des règles sensiblement différentes de celles prévues par l’article 9 bis. Ses dispositions ne seraient d’ailleurs applicables qu’un an après sa publication. Le texte européen envisage notamment d’identifier les fournisseurs de services de billetterie ferroviaire en ligne considérés comme « indispensables ». Cette qualification concernerait les plateformes verticalement intégrées à un opérateur ferroviaire représentant au moins 50 % des services de transport ferroviaire de voyageurs de l’État membre, calculés en voyageurs-kilomètres. Ces plateformes seraient alors tenues de s’ouvrir aux entreprises ferroviaires qui en feraient la demande. Le futur règlement pourrait également prévoir plusieurs formes d’ouverture, sans se limiter à la vente directe. Il pourrait s’agir de l’affichage des offres des opérateurs tiers, de la redirection des voyageurs vers leurs propres canaux de vente ou de la commercialisation directe des trajets ayant pour origine ou pour destination l’État membre dans lequel la plateforme est qualifiée d’« indispensable ». Le cadre européen devrait en outre couvrir différents canaux et formats d’accès, y compris les interfaces de vente directement intégrées aux opérateurs. Il aurait également vocation à encadrer les relations contractuelles entre les entreprises ferroviaires et les distributeurs, sur la base de conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires, conformément aux principes dits « FRAND ». Dans ce contexte, une entrée en vigueur du dispositif national au 31 décembre 2027 ferait apparaître un risque sérieux de divergence entre le droit français et le futur règlement européen. Ces écarts pourraient concerner le champ des acteurs concernés, la nature des obligations mises à leur charge ou encore les conditions économiques dans lesquelles l’ouverture des plateformes devrait être organisée. L’objectif consistant à faciliter le parcours des voyageurs n’est pas remis en cause. Toutefois, une mise en œuvre dès 2027 exposerait SNCF Connect à plusieurs difficultés. Sur le plan juridique, toute différence entre le dispositif national et le règlement européen finalement adopté pourrait conduire à l’inapplicabilité de certaines dispositions françaises. Elle pourrait également favoriser la multiplication des contentieux devant l’Autorité de régulation des transports afin de déterminer les règles effectivement opposables aux opérateurs. Sur le plan opérationnel, l’ouverture de SNCF Connect aux opérateurs SLO suppose des développements techniques complexes et coûteux. Les travaux engagés sur le fondement de la loi française pourraient devoir être repris si le règlement européen adoptait une architecture ou des modalités d’ouverture différentes. Le calendrier prévu au 31 décembre 2027 paraît, par ailleurs, trop resserré pour permettre la conception, les tests et le déploiement de solutions capables d’intégrer, dans des conditions satisfaisantes, les systèmes de distribution propres à l’ensemble des entreprises ferroviaires. Sur le plan économique, l’application anticipée de cette obligation créerait une différence de traitement au sein de l’Union européenne. Le groupe SNCF pourrait être le seul opérateur ferroviaire historique tenu d’ouvrir la plateforme de distribution qui lui est liée, alors que les opérateurs historiques d’autres États membres, notamment italiens et espagnols, pourraient conserver la possibilité de refuser à SNCF Voyageurs l’accès à leurs propres plateformes jusqu’à l’entrée en vigueur des règles européennes. En l’absence de réciprocité, cette situation placerait donc l’opérateur historique français dans une position défavorable au bénéfice de ses concurrents européens. Elle pourrait également affecter les capacités du groupe SNCF, et par conséquent celles de l’État actionnaire, à participer au financement de la régénération du réseau ferré national. Le report au 1er janvier 2030 permettrait ainsi d’attendre la stabilisation du cadre européen avant de rendre cette obligation applicable. Il donnerait également aux opérateurs le temps nécessaire pour adapter leurs outils aux futures règles communes et éviterait que la France n’instaure de façon anticipée un régime susceptible d’être rapidement remis en cause. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000263
Dossier : 263
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Adopté
30/06/2026
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Le présent amendement vise à maintenir la durée actuelle de trois ans pour le cycle tarifaire. L’établissement des tarifs sur une période trop longue limiterait la capacité du gestionnaire d’infrastructure à ajuster ses recettes en fonction de l’évolution de la conjoncture économique ou de nouvelles obligations réglementaires susceptibles d’accroître ses charges. Le cycle de trois ans permet de concilier la visibilité nécessaire aux entreprises ferroviaires avec la faculté, pour le gestionnaire d’infrastructure, d’adapter régulièrement sa tarification à l’évolution de ses coûts et de son environnement économique. Il est donc proposé de conserver cette périodicité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000027
Dossier : 27
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Rejeté
30/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à la remise d’un rapport sur l’opportunité de « repopulariser » le « billet populaire de congés annuels » en revoyant ses modalités d’utilisation, notamment pour le rendre véritablement disponible à l’ensemble des salariés, plus facilement utilisable et disponible pour l’ensemble des trains circulant sur le réseau ferré national. Le billet populaire de congés annuels et aujourd’hui trop méconnu et encore moins utilisé puisque seuls 24 000 billets ont été commandés l’année dernière. Ce rapport propose au Gouvernement de réfléchir aux actions qu’il pourrait mettre en œuvre, et les coûts afférents, pour que les salariés aient véritablement accès à ce billet à tarif réduit de 25 % actuellement en vigueur et qu’il soit facile d’utilisation. Cette politique née du Front populaire mérite d’être réactualisée, d’autant qu’elle est complémentaire des cartes de réduction des opérateurs ferroviaires qui proposent des réductions proches du montant du billet congés annuels. Mais si ces cartes s’adressent aux voyageurs réguliers, nous devons favoriser l’usage du train pour tous, y compris les très occasionnels. « |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000274
Dossier : 274
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Retiré
30/06/2026
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Le présent amendement complète le mécanisme introduit à l’article L. 2121‑12‑1 du code des transports en créant le cadre juridique d’une convention de financement conjoint entre l’État et les régions pour le maintien des dessertes ferroviaires structurantes en difficulté économique. Le droit existant ne prévoit pas de cadre explicite permettant à plusieurs régions de contribuer conjointement au maintien d’une desserte transversale à grande vitesse d’intérêt multi-régional. Or plusieurs de ces liaisons, comme la liaison Strasbourg–Marseille, qui traverse notamment les territoires de l’Ain et du Jura, ne relèvent de la compétence exclusive d’aucune région prise isolément, rendant toute initiative unilatérale insuffisante. Le modèle d’un TGV à financement régional conjoint est déjà mis en œuvre en Bretagne mais repose sur des arrangements conventionnels, dépourvus d’assise législative. Le présent amendement crée ce cadre, en cohérence avec les règles de concurrence européennes applicables depuis l’ouverture à la concurrence du 5 janvier 2023. Tel est son objet. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000277
Dossier : 277
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Tombé
30/06/2026
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L’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire domestique crée un risque structurel pour les dessertes intermédiaires situées sur des lignes à grande vitesse rentables. Les nouveaux opérateurs, en optimisant leurs plans de transport sur les seuls segments commercialement attractifs, peuvent délaisser les arrêts intermédiaires qui ne contribuent pas à leur rentabilité, comme les gares de Lons-le-Saunier ou de Bourg-en-Bresse sur la liaison Strasbourg–Marseille, sans pour autant quitter la ligne concernée. Le droit existant, tel que modifié par le présent article, permet déjà au document de référence du réseau de prendre en compte les enjeux d’aménagement du territoire et de prévoir des dispositifs incitatifs à cet effet. Le présent amendement précise et renforce cette faculté en permettant au gestionnaire d’infrastructure de subordonner l’attribution de capacités sur les lignes structurantes à un engagement de desserte intermédiaire de la part des entreprises ferroviaires candidates. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000278
Dossier : 278
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Adopté
30/06/2026
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L’ouverture à la concurrence du marché ferroviaire domestique crée un risque structurel pour les dessertes intermédiaires situées sur des lignes à grande vitesse rentables. Les nouveaux opérateurs, en optimisant leurs plans de transport sur les seuls segments commercialement attractifs, peuvent délaisser les arrêts intermédiaires qui ne contribuent pas à leur rentabilité, comme les gares de Lons-le-Saunier ou de Bourg-en-Bresse sur la liaison Strasbourg–Marseille, sans pour autant quitter la ligne concernée. Le présent amendement introduit un mécanisme dit « play or pay » : l’entreprise ferroviaire s’engage à effectuer ces arrêts ou contribue financièrement à leur maintien. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000028
Dossier : 28
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Retiré
30/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à imposer l’affichage de l’empreinte carbone sur les services numériques multimodaux. Le développement des plateformes numériques de mobilité offre aux voyageurs une plus grande liberté de choix dans leurs déplacements. Afin de permettre un achat éclairé, il convient que l’usager puisse disposer d’une information environnementale simple, harmonisée et comparable entre les différentes solutions proposées. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000293
Dossier : 293
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Rejeté
30/06/2026
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Sous couvert d’assurer l’interopérabilité des données des autorités organisatrices de la mobilité, cet article ouvre la voie à une standardisation des formats numériques principalement dictée par les exigences des grandes plateformes privées du numérique. Dans le secteur des transports, le développement des titres dématérialisés et des services de mobilité intégrés conduit déjà à une dépendance croissante envers des acteurs tels qu’Apple ou Google, dont les portefeuilles numériques (wallets) deviennent progressivement des intermédiaires incontournables pour l’accès aux services publics de transport. L’interopérabilité ne doit pas devenir le prétexte à l’alignement des systèmes publics sur les standards techniques imposés par quelques multinationales en situation dominante. Une telle évolution risquerait d’accroître la captation de données publiques, de renforcer les positions monopolistiques de ces entreprises et de réduire la capacité des autorités organisatrices de la mobilité à maîtriser leurs propres outils numériques. Les services publics de transport doivent conserver leur autonomie technologique et leur capacité à définir leurs propres standards, dans le respect des principes de souveraineté numérique, d’ouverture des systèmes et de maîtrise publique des données. Pour ces raisons, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000296
Dossier : 296
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Tombé
30/06/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe la France insoumise souhaite limiter l’emprise des grandes plateformes privées sur la gestion numérique des titres de transport. L’interopérabilité des titres de transport constitue une condition essentielle du développement des mobilités du quotidien et de la simplification des parcours des voyageurs. Toutefois, l’intégration des titres de transport dans des portefeuilles numériques exploités par de grandes plateformes privées ne doit pas conduire à la création de péages numériques imposés aux autorités organisatrices de mobilité ou aux entreprises de transport. Les recettes des transports publics ont vocation à financer l’exploitation, l’entretien et le développement du réseau. Elles ne doivent pas être détournées au profit d’acteurs numériques exerçant une position d’intermédiation. Le présent amendement vise ainsi à garantir que l’accès aux fonctionnalités de stockage, de présentation ou de validation des titres de transport dans les portefeuilles numériques demeure libre de toute redevance imposée aux opérateurs de transport, afin de préserver les ressources consacrées au service public de mobilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000297
Dossier : 297
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Adopté
30/06/2026
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L’interopérabilité des systèmes de billettique constituent une avancée pour les usager·es des transports publics. Elles ne doivent cependant pas conduire à l’émergence de marchés secondaires de revente des titres de transport. Le développement de portefeuilles numériques exploités par de grandes plateformes privées crée un risque de commercialisation ou de revente de titres de transport en dehors des canaux définis par les autorités organisatrices de la mobilité. Une telle évolution remettrait en cause la maîtrise publique de la politique tarifaire et pourrait favoriser des pratiques spéculatives contraires à l’objectif d’accessibilité du service public des transports. Le présent amendement du groupe LFI vise donc à garantir que l’interopérabilité des systèmes numériques ne puisse être utilisée pour organiser ou faciliter la revente de titres de transport dématérialisés. Il préserve la capacité des autorités organisatrices à définir seules les conditions de circulation, de transfert et d’utilisation des titres qu’elles émettent. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000298
Dossier : 298
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Rejeté
30/06/2026
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Le présent amendement vise à donner une portée effective à l’objectif d’aménagement du territoire poursuivi par le présent article. L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs a permis l’émergence de nouvelles offres mais a également favorisé une concentration des dessertes sur les liaisons les plus rentables entre grandes métropoles. Cette évolution risque d’accentuer les inégalités territoriales et de marginaliser davantage les villes moyennes et les territoires ruraux. Afin de rééquilibrer les incitations économiques, le présent amendement prévoit que les opérateurs qui consacrent moins de la moitié de leurs circulations à des dessertes comportant un arrêt dans ces territoires soient systématiquement soumis à une majoration des redevances d’infrastructure. Ce mécanisme permet de faire contribuer davantage les opérateurs les plus concentrés sur les marchés rentables au financement du réseau ferroviaire, tout en encourageant le développement d’une offre plus équilibrée sur l’ensemble du territoire national. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000415
Dossier : 415
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30/06/2026
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Le marché de la distribution des titres ferroviaires français se caractérise par une très forte domination de SNCF Connect, qui concentre l’essentiel des ventes de billets, notamment de trains à grande vitesse, dont 93 % sont commercialisés en ligne. À titre indicatif, la part de marché cumulée des plateformes indépendantes (Trainline, Kombo, Omio, etc.) est estimée entre 8 et 12 %. SNCF Connect agit par ailleurs comme une agence de voyages proposant la quasi-totalité de l’offre ferroviaire française, mais aussi des titres de transport urbain et local, y compris non opérés par SNCF Voyageurs, ainsi que d’autres services de mobilité (bus, covoiturage, location de véhicules, taxis, VTC, etc.) et des prestations complémentaires telles que la réservation d’hôtels. Le voyageur peut ainsi légitimement penser que l’ensemble de l’offre de transport est disponible sur SNCF Connect et se tourner naturellement vers cette plateforme lorsqu’il souhaite voyager en train. Pourtant, SNCF Connect choisit de ne pas commercialiser certaines offres ferroviaires, en particulier celles des opérateurs alternatifs qui cherchent à se développer sur le marché français de la grande vitesse, tels que Trenitalia et Renfe aujourd’hui, et Velvet, Kevin Speed ou Le Train demain. Si ces opérateurs demeureront minoritaires à l’échelle nationale, ils représentent déjà, sur certaines lignes, une part significative des trains et des sièges disponibles. En 2026, l’offre de Trenitalia représente ainsi près d’un tiers des trains circulant entre Paris et Lyon. Or, faute d’être distribuées sur SNCF Connect, ces offres restent largement méconnues des voyageurs, alors même que les TGV de SNCF Voyageurs sont souvent complets tandis que des places demeurent disponibles chez les opérateurs alternatifs. Les voyageurs ne bénéficient donc pas pleinement des effets de l’ouverture à la concurrence : davantage de places, plus d’horaires et des tarifs plus attractifs. Les études montrent ainsi que près de 60 % des utilisateurs de SNCF Connect ont déjà été confrontés à des trains SNCF complets aux dates souhaitées et que, parmi eux, environ 70 % ont renoncé à voyager en train, reporté leur déplacement ou utilisé un mode de transport plus polluant, plutôt que de recourir à une autre plateforme ou à l’offre d’un opérateur alternatif. La stratégie de SNCF Connect, dont le développement a pourtant été soutenu par des financements publics, a ainsi pour effet concret de prolonger le monopole historique de SNCF Voyageurs au détriment des voyageurs et du développement du transport ferroviaire. Ces constats ont conduit les sénateurs membres de la « Mission d’information sur la billettique dans les transports » à recommander une ouverture large des systèmes de billettique, afin que toutes les plateformes puissent, de droit, distribuer l’offre de l’ensemble des opérateurs, sous réserve de certaines garanties, et que tous les opérateurs puissent réciproquement, de droit, être distribués par toutes les plateformes, y compris SNCF Connect, moyennant le paiement de commissions. Ce dispositif a été intégré au projet de loi-cadre sur le développement des transports et adopté par le Sénat. Toutefois, son entrée en vigueur a été reportée au 31 décembre 2027, prolongeant pendant plus de 18 mois les effets négatifs du cadre actuel au détriment des voyageurs, alors même que les opérateurs alternatifs sont engagés dans une phase décisive de leur développement en France. Aucune justification objective ne semble pourtant motiver ce report, sinon la résistance de l’opérateur historique. SNCF Connect distribue déjà des offres et services non opérés par SNCF Voyageurs ; cette ouverture ne nécessite donc aucun développement technique inédit. Le présent amendement propose en conséquence de supprimer ce report d’entrée en vigueur afin de faire prévaloir l’intérêt des voyageurs, de soutenir le développement du ferroviaire et d’encourager le report modal dans le cadre de la décarbonation des mobilités. Cet amendement a été travaillé avec l’Association Française du rail. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000418
Dossier : 418
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30/06/2026
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Le marché de la distribution des titres ferroviaires français se caractérise par une très forte domination de SNCF Connect, qui concentre l’essentiel des ventes de billets, notamment de trains à grande vitesse, dont 93 % sont commercialisés en ligne. À titre indicatif, la part de marché cumulée des plateformes indépendantes (Trainline, Kombo, Omio, etc.) est estimée entre 8 et 12 %. SNCF Connect agit par ailleurs comme une agence de voyages proposant la quasi-totalité de l’offre ferroviaire française, mais aussi des titres de transport urbain et local, y compris non opérés par SNCF Voyageurs, ainsi que d’autres services de mobilité (bus, covoiturage, location de véhicules, taxis, VTC, etc.) et des prestations complémentaires telles que la réservation d’hôtels. Le voyageur peut ainsi légitimement penser que l’ensemble de l’offre de transport est disponible sur SNCF Connect et se tourner naturellement vers cette plateforme lorsqu’il souhaite voyager en train. Pourtant, SNCF Connect choisit de ne pas commercialiser certaines offres ferroviaires, en particulier celles des opérateurs alternatifs qui cherchent à se développer sur le marché français de la grande vitesse, tels que Trenitalia et Renfe aujourd’hui, et Velvet, Kevin Speed ou Le Train demain. Si ces opérateurs demeureront minoritaires à l’échelle nationale, ils représentent déjà, sur certaines lignes, une part significative des trains et des sièges disponibles. En 2026, l’offre de Trenitalia représente ainsi près d’un tiers des trains circulant entre Paris et Lyon. Or, faute d’être distribuées sur SNCF Connect, ces offres restent largement méconnues des voyageurs, alors même que les TGV de SNCF Voyageurs sont souvent complets tandis que des places demeurent disponibles chez les opérateurs alternatifs. Les voyageurs ne bénéficient donc pas pleinement des effets de l’ouverture à la concurrence : davantage de places, plus d’horaires et des tarifs plus attractifs. Les études montrent ainsi que près de 60 % des utilisateurs de SNCF Connect ont déjà été confrontés à des trains SNCF complets aux dates souhaitées et que, parmi eux, environ 70 % ont renoncé à voyager en train, reporté leur déplacement ou utilisé un mode de transport plus polluant, plutôt que de recourir à une autre plateforme ou à l’offre d’un opérateur alternatif. La stratégie de SNCF Connect, dont le développement a pourtant été soutenu par des financements publics, a ainsi pour effet concret de prolonger le monopole historique de SNCF Voyageurs au détriment des voyageurs et du développement du transport ferroviaire. Ces constats ont conduit les sénateurs membres de la « Mission d’information sur la billettique dans les transports » à recommander une ouverture large des systèmes de billettique, afin que tous les opérateurs puissent, de droit, être distribués par toutes les plateformes, y compris SNCF Connect, moyennant le paiement de commissions. Ce dispositif a été intégré au projet de loi-cadre sur le développement des transports et adopté par le Sénat. Toutefois, son entrée en vigueur a été reportée au 31 décembre 2027, prolongeant pendant plus de 18 mois les effets négatifs du cadre actuel au détriment des voyageurs, alors même que les opérateurs alternatifs sont engagés dans une phase décisive de leur développement en France. Aucune justification objective ne semble pourtant motiver ce report, sinon la résistance de l’opérateur historique. SNCF Connect distribue déjà des offres et services non opérés par SNCF Voyageurs ; cette ouverture ne nécessite donc aucun développement technique inédit. Il conviendrait donc de de supprimer le report de cette entrée en vigueur, ou a minima d’en réduire la durée, afin de faire prévaloir l’intérêt des voyageurs, de soutenir le développement du ferroviaire et d’encourager le report modal dans le cadre de la décarbonation des mobilités. Néanmoins, le présent amendement de repli vise, a minima, à sécuriser opérationnellement l’entrée en vigueur du dispositif à la date indiquée pour s’assurer que la commercialisation sur SNCF Connect de l’offre des opérateurs alternatifs qui en font la demande puisse effectivement débuter en pratique à cette date. A cette fin, il prévoit que l’opérateur sollicitant la commercialisation de son offre peut, de droit, obtenir l’ouverture des discussions contractuelles et techniques nécessaires à cette commercialisation, sans attendre la date d’entrée en vigueur du dispositif. A défaut, il peut saisir l’Autorité de régulation des transports qui fixe alors les conditions dans lesquelles la commercialisation est effectuée. Cet amendement a été travaillé avec l’Association Française du Rail. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000437
Dossier : 437
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Rejeté
30/06/2026
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Le présent amendement vise à garantir que l’information de la région ou de l’État en cas de difficulté économique persistante d’une desserte ferroviaire demeure un mécanisme strictement subsidiaire. Cet amendement a été travaillé avec l'Association Française du Rail. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000442
Dossier : 442
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Rejeté
30/06/2026
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L’alinéa qu’il est proposé de supprimer permet aux outils de type Wallet, appartenant à des géants américains, de distribuer directement des titres de transports de la mobilité du quotidien. Il est de nature à créer une situation très déséquilibrée dans le paysage de la distribution et pose des questions majeures de souveraineté. Il convient de le supprimer. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000447
Dossier : 447
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Adopté
30/06/2026
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L'ouverture à la concurrence du marché ferroviaire de voyageurs fait peser une menace structurelle sur les dessertes TGV les moins rentables, dont l'existence reposait précédemment sur des mécanismes de péréquation interne à la SNCF. Il faut désormais trouver d’autres solutions pour sauver ces dessertes. En l'état du texte, la modulation des redevances d'infrastructure en faveur des dessertes d'aménagement du territoire reste une simple faculté, c'est-à-dire, en pratique, une garantie fragile face aux logiques de marché. Cet amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000466
Dossier : 466
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Tombé
30/06/2026
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Pour limiter les temps de trajets et favoriser les dessertes dites “structurantes”, certaines entreprises ferroviaires choisissent de privilégier les trajets directs, sans arrêts intermédiaires. Or les villes concernées risquent aujourd'hui de ne plus être desservies. Ces arrêts intermédiaires sont pourtant essentiels pour assurer un maillage fin du territoire. Le présent amendement propose donc de faire de ces arrêts un critère structurant lors de l’allocation des trajets, en conditionnant l’obtention de certains sillons très demandés à certaines dessertes, pour préserver l’aménagement du territoire.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000477
Dossier : 477
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Retiré
30/06/2026
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Cet amendement vise à renforcer le dispositif d’incitations tarifaires adopté au Sénat pour encourager les entreprises ferroviaires à desservir tous les territoires : – En prévoyant une obligation pour SNCF Réseau à mettre en place des mesures incitatives et à procéder à desbaisses et des augmentations de la redevance de marché selon que les dessertes sont d’aménagement du territoire ou rentables ; – En précisant que les majorations de redevances peuvent être fixées dans la « seule » limite de leur soutenabilité financière pour une entreprise ferroviaire efficacement gérée, afin d’éviter qu’elles ne soient abusivement limitées par des considérations relatives au taux de couverture des coûts complets qui ne sont pas prévues par la directive 2012/34/CE du 21 novembre 2012 établissant un espace ferroviaire unique européen. Cette précision permettra de clarifier le cadre dans lequel l’ART exerce son contrôle et de lui restituer la plénitude de son pouvoir d’appréciation sur les majorations susceptibles d’être appliquées. – Le II procède par ailleurs à une modification rédactionnelle. Cet amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000484
Dossier : 484
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Rejeté
30/06/2026
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Jusqu’en 2024, il était possible d’acheter sur SNCF Connect un trajet vers n’importe quelle gare TGV en Espagne, en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas… Depuis un changement d’outil en mai 2024, ces réservations sont impossibles, empêchant de nombreux trajets en correspondance vers l’étranger. C’est le cas également pour le train de nuit Paris-Vienne : sur SNCF Connect, rien n’indique aux voyageurs que les billets sont en vente chez l’opérateur autrichien ÖBB. Par conséquent, fin 2025, les deux uniques trains de nuit internationaux desservant la France ont été supprimés. Ce besoin est aussi criant pour les trains vers l’Espagne et l’Italie, deux des pays les plus prisés en avion, et où le train représente encore une très faible part de marché face à l’avion (respectivement 7 % et 8 % selon l’Autorité de Régulation des Transports). Cet amendement du groupe Écologiste et social propose donc d’obliger la principale plateforme de distribution en France, SNCF Connect, à vendre les trains des entreprises ferroviaires des pays voisins. Cela permettra notamment d’afficher sur les plateformes en position dominante les trains avec lesquels une correspondance est possible depuis la France pour voyager en Europe. Un tel amendement obligerait, par exemple, SNCF Connect à vendre un billet de bout à bout entre Paris et Madrid, principale liaison aérienne depuis la France avec 2,7 millions de passagers transportés en 2024 dans le sens France > Espagne. Aujourd’hui la plateforme distribue bien le TGV Inoui Paris-Barcelone, mais ne propose aucun billet sur le tronçon Barcelone-Madrid, pourtant opéré par trois entreprises ferroviaires : Renfe, Iryo et… Ouigo Espagne, une filiale de la SNCF. Pour faire apparaître les voyages trans-européens, il est en effet indispensable que les offres complètes apparaissent. La SNCF – acteur de poids sur le continent – a un rôle à jouer pour cela. Elle gagnera à accepter cette mission qui permettra le déploiement massif du voyage en train transfrontalier. Cela correspond à une demande sociale actuellement non satisfaite pour les voyages en Europe. Cet amendement est issu d’échanges avec le collectif « Oui au train de nuit » et le Réseau Action Climat. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000540
Dossier : 540
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Retiré
30/06/2026
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Amendement d'appel. En cas de difficulté économique persistante, il est envisagé de supprimer des dessertes qui ne seraient plus rentables, pénalisant particulièrement les territoires ruraux qui font déjà les frais du recul des services publics. Ces territoires ruraux ne bénéficieront donc plus des flux ferroviaires qui sont pourtant essentiels pour leur dynamisme économique et démographique. Cet amendement vise donc à interroger cette politique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000058
Dossier : 58
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Adopté
30/06/2026
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L’article 9 bis modifie les obligations pesant sur les fournisseurs de services numériques multimodaux (SNMM), notamment en matière de vente et d’interopérabilité des titres de transport. Ces outils numériques – applications de calcul d’itinéraires, plateformes de billettique multimodale – constituent aujourd’hui le principal point d’entrée des voyageurs dans l’offre de mobilité. Or, si les SNMM intègrent progressivement les différents modes de transport collectif, ils n’ont pas d’obligation d’afficher les services vélo disponibles à proximité des points d’arrêt ou de départ : stationnements sécurisés, vélos en libre-service, services de location. Cette lacune nuit à l’intermodalité vélo-transports collectifs, en rendant ces services peu visibles pour les voyageurs qui planifient leur déplacement. Cet amendement rend obligatoire, pour tout fournisseur de service numérique multimodal, l’affichage des stationnements sécurisés pour les vélos, des services de vélos en libre-service et des services de location de vélos disponibles à proximité des points d’origine et de destination de l’itinéraire calculé. Cette obligation s’applique dans la limite des données mises à disposition par les gestionnaires de ces services, dans le cadre du règlement délégué (UE) 2017/1926 relatif à la fourniture de services d’informations sur les déplacements multimodaux. Amendement travaillé avec la Fédération française des Usagers de la Bicyclette. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000585
Dossier : 585
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Adopté
30/06/2026
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Cet amendement reporte au 1er janvier 2030 l’entrée en vigueur des obligations introduites par l’article 9 bis, notamment celle qui impose à une plateforme de distribution de commercialiser les titres de ses concurrents directs sur un même itinéraire. Cette obligation a vocation à s’inscrire dans un cadre européen aujourd’hui en cours d’élaboration. La Commission européenne a en effet présenté, le 13 mai 2026, un paquet de trois règlements, intitulé « Passenger Package », qui poursuit notamment le même objectif à l’échelle de l’Union : imposer aux plateformes de distribution dominantes de commercialiser les titres des opérateurs concurrents, y compris sur les liaisons intérieures. Ce règlement, d’application directe, s’imposera uniformément à l’ensemble des opérateurs européens. Faire entrer en vigueur l’obligation nationale dès le 31 décembre 2027 conduirait à imposer aux acteurs français, pendant plusieurs années, une règle aux contours susceptibles de différer du futur cadre européen, dont l’adoption puis l’entrée en application requièrent encore plusieurs années. Reporter l’échéance au 1er janvier 2030 permet d’attendre la stabilisation de ce règlement et de garantir aux opérateurs une mise en conformité unique et stable. Ce report est d'autant plus justifié qu'une telle obligation ne pèse pas, à ce jour, sur la plupart des opérateurs historiques européens. Une entrée en vigueur dès 2027 soumettrait ainsi l'opérateur national à une contrainte que ses homologues n'assument pas encore de manière généralisée, en amont d'un cadre commun appelé précisément à harmoniser cette obligation pour l'ensemble des acteurs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000603
Dossier : 603
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Non soutenu
30/06/2026
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Le présent amendement vise à renforcer le dispositif d’incitations tarifaires adopté au Sénat pour encourager les entreprises ferroviaires à desservir tous les territoires, en prévoyant ces dispositions :
Le présent amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000604
Dossier : 604
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Non soutenu
30/06/2026
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Le présent amendement vise à revenir sur des dispositions adoptées au Sénat qui tendent à définir les dessertes structurantes afin de garantir la continuité et la qualité des dessertes à grande vitesse. Ainsi, cet amendement fige les dessertes sans contrepartie pour les opérateurs, à rebours de la logique du SLO (Service Librement Organisé) et fait peser de nouvelles contraintes sur SNCF Réseau. Le gestionnaire d’infrastructures se voit confier un objectif d’égalité d’accès, la responsabilité d’assurer une consistance des dessertes et de procéder à une évaluation territoriale préalable reposant sur une analyse socio-économique dès qu’une évolution de desserte envisagée impacte une desserte structurante. Outre le fait que ce processus d’analyse risque d’être long et sujet à interprétations contradictoires, la notion de desserte structurante n’est par ailleurs pas définie en droit. Si l’objectif d’encourager les entreprises ferroviaires à desservir tous les territoires est légitime, ces dispositions présentent un risque conventionnel, et de confondre les obligations du gestionnaire d’infrastructures et des opérateurs. D’autres amendements portent donc sur cet objectif précisément. Le présent amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000629
Dossier : 629
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Adopté
30/06/2026
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L’article 10 porte de trois à cinq ans la durée du cycle de tarification de l’infrastructure ferroviaire fixée à l’article L. 2111‑25 du code des transports, et organise, à titre transitoire, la mise en œuvre de cet allongement. t amendement supprime ces dispositions afin de maintenir le cycle tarifaire à sa durée actuelle de trois ans. L’allongement du cycle à cinq ans présente un inconvénient majeur pour le gestionnaire d’infrastructure : il fige le niveau des redevances sur une période trop longue, sans permettre de les adapter aux aléas de la conjoncture économique ni aux évolutions réglementaires susceptibles d’alourdir ses charges. Un tel rigidité expose le gestionnaire à un risque financier accru, alors même que ses besoins de financement de la régénération du réseau sont déjà considérables. Le cycle de trois ans actuellement en vigueur constitue un meilleur compromis. Il offre aux entreprises ferroviaires une visibilité suffisante sur la trajectoire des redevances, tout en préservant la capacité du gestionnaire d’infrastructure à ajuster sa tarification à intervalles raisonnables. Le présent amendement propose en conséquence d’y revenir. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000630
Dossier : 630
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Tombé
30/06/2026
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Cet amendement vise à sécuriser l’opérateur de tout contentieux dans sa démarche de définition des segments de marché spécifiques pour les services assurant des dessertes ferroviaires pertinentes en matière d’aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000631
Dossier : 631
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Adopté
30/06/2026
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L’article 10 prévoit que, pour les dessertes ferroviaires pertinentes en matière d’aménagement du territoire ayant pour objet d’assurer des arrêts intermédiaires, SNCF Réseau peut appliquer une « modulation tarifaire ». Cette notion de modulation tarifaire est source d’ambiguïté. Elle est susceptible de renvoyer à deux régimes juridiques distincts, celui de la segmentation de marché et celui des réductions de redevances, qui obéissent à des conditions différentes. Cet amendement clarifie la rédaction en prévoyant que SNCF Réseau peut appliquer, pour ces dessertes, une tarification adaptée, et en supprimant par cohérence la référence à la faculté de ne pas définir de segment spécifique, par cohérence avec le reste de l’alinéa. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000643
Dossier : 643
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Adopté
30/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000654
Dossier : 654
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Adopté
30/06/2026
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L’alinéa 9 l’article 10 renvoie au gestionnaire d’infrastructure la responsabilité de garantir le maintien de dessertes ferroviaires d’aménagement du territoire. Il confère ainsi indirectement à SNCF Réseau un rôle d’organisateur de service qui ne relève pas de ses missions. En particulier, le gestionnaire d’infrastructure ne peut imposer aux entreprises ferroviaires la réalisation ou le maintien d’un schéma de desserte déterminé. Une telle responsabilité est incompatible avec le cadre européen applicable au secteur ferroviaire, qui distingue les missions du gestionnaire d’infrastructure de celles des entreprises ferroviaires et des autorités publiques compétentes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000655
Dossier : 655
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Adopté
30/06/2026
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L'alinéa 10 vise à donner une définition des "dessertes structurantes". Une mission sur les dessertes d'aménagement du territoire présidée par Dominique Bussereau doit rendre ses conclusions début juillet : il parait utile d'attendre celles-ci avant d'intégrer dans la loi une définition des dessertes structurantes ou d'aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000656
Dossier : 656
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Adopté
30/06/2026
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Dans sa rédaction issue du Sénat, l’article 10 prévoit, au sein des dispositions relatives aux dessertes structurantes, que le gestionnaire d’infrastructure veille à ce que ses décisions d’allocation de capacité, de programmation des travaux ou d’évolution de l’offre n’entraînent pas de dégradation substantielle de ces dessertes. Le présent amendement transfère cette garantie au sein de l’article L. 2122‑5 du code des transports, relatif au document de référence du réseau. Ce document, opposable et soumis au contrôle de l’Autorité de régulation des transports, constitue le support adéquat pour encadrer les décisions de répartition des capacités et de programmation des travaux du gestionnaire d’infrastructure et en assurer la transparence. Ce rattachement prolonge la modification déjà apportée à ce même article par l’alinéa 15, qui prévoit que le document de référence du réseau prenne en compte les enjeux d’aménagement du territoire. L’amendement étend en outre le bénéfice de cette garantie : au-delà des seules dessertes structurantes à grande vitesse, elle s’applique à l’ensemble des dessertes ferroviaires pertinentes en matière d’aménagement du territoire, notion qui structure l’article 10. L’appréciation au regard de la fréquence, du temps de parcours, de la régularité et de l’accessibilité de ces dessertes est conservée. Il en résulte un dispositif mieux ancré juridiquement, notamment au regard du droit de l’Union européenne, plus opérationnel et de portée territoriale élargie. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000657
Dossier : 657
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Adopté
30/06/2026
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L’alinéa 12 de l’article 10, introduit par le Sénat, prévoit que toute modification substantielle d’une desserte à grande vitesse fait l’objet d’une évaluation territoriale préalable, analysant ses conséquences socio-économiques et sa compatibilité avec les objectifs d’équité territoriale, transmise aux autorités organisatrices concernées et rendue publique. Le présent amendement supprime cette disposition. La portée juridique de cette évaluation préalable est incertaine : la notion de « modification substantielle » n’est pas définie, l’autorité chargée de la conduire n’est pas désignée et aucune conséquence n’est attachée à ses conclusions. Il en résulte une formalité dont l’effet normatif est faible, mais qui crée une charge procédurale et un risque d’insécurité juridique. En soumettant les évolutions d’offre à une démarche préalable, elle s’articule en outre malaisément avec le principe de libre organisation des services librement organisés garanti par le droit de l’Union. Cette disposition fait par ailleurs largement double emploi avec les garanties que l’article confie déjà au document de référence du réseau, placé sous le contrôle de l’Autorité de régulation des transports. . La suppression de l’alinéa 12 parachève ainsi la clarification de l’article opérée par les amendements supprimant les alinéas 9 à 11 et recentrant les garanties d’aménagement du territoire sur le document de référence du réseau. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000693
Dossier : 693
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Adopté
30/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000694
Dossier : 694
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Adopté
30/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000695
Dossier : 695
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Adopté
30/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000696
Dossier : 696
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Adopté
30/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000713
Dossier : 713
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Rejeté
30/06/2026
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Ce présent sous-amendement du groupe Ecologiste et social propose de fixer au 1er janvier 2029 l’entrée en vigueur de l’obligation faite aux fournisseurs de services numériques multimodaux (FSNM), au premier rang desquels figure SNCF Connect, de commercialiser les titres de transport proposés par les services librement organisés (SLO) concurrents de SNCF Voyageurs. En effet à les négociations du paquet européen concernant la billettique et les droits des passagers (« Passenger’s package ») ont déjà commencé avec la proposition de la Commission européenne le 13 mai 2026. Le Conseil et le Parlement ont déjà manifesté leur intention de travailler avec célérité sur le projet, laissant entrevoir un aboutissement des négociation fin 2027, et une application automatique fin 2028. Par ailleurs il n’existe pas de difficulté technique majeure pour SNCF Connect pour intégrer les opérateurs de service SLO. Un délais supplémentaire ne semble pas nécessaire à cet égard. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000078
Dossier : 78
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Non soutenu
30/06/2026
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Le présent amendement, suggéré par Régions de France, vise à préciser le fait générateur de l’obligation d’information prévue par l’article 10. Dans sa rédaction actuelle, le dispositif est déclenché en cas de « difficulté économique persistante ». Cette notion est trop imprécise. Elle pourrait viser des situations dans lesquelles une desserte demeure bénéficiaire, mais serait considérée comme insuffisamment rentable par l’opérateur au regard de ses propres objectifs économiques. Or l’information de la région ou de l’État doit être réservée aux situations dans lesquelles l’équilibre économique de la desserte est effectivement compromis. Tel est le cas lorsque son exploitation présente un déficit comptable. En retenant ce critère objectif et vérifiable, le présent amendement sécurise le dispositif, évite les interprétations extensives et concentre l’alerte sur les situations de perte réelle. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000103
Dossier : 103
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés a pour objectif de renforcer la transparence de SNCF Réseau sur les perspectives de fermetures de lignes à horizon cinq ans. Le présent amendement impose ainsi à l’opérateur de livrer une liste précise des lignes dont la fermeture est envisagée dans les cinq prochaines années ainsi qu’une estimation des coûts et de la durée des travaux que ces fermetures nécessiteraient. Cette transparence renforcée permettrait aux usagers et pouvoirs publics d’anticiper les difficultés qu’engendrent ces fermetures et d’agir au mieux pour prévenir toute fermeture soudaine de ligne. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000104
Dossier : 104
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Tombé
29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialiste et apparentés prévoit que l’ensemble des informations concernant l’identification, les repérages, les localisations, les prélèvements, les mesures de protection prises, pour couvrir le risque lié à la présence de substances dangereuses pour la santé humaine et pour l’environnement (notamment risque amiante), soit également transmises sous le même format aux représentants des travailleurs appelés à travailler sur ces matériels. Cette transmission doit permettre d’assurer le meilleur suivi possible en matière de sécurité et de santé au travail en cas de changement d’employeur. Par ailleurs les instances de représentation du personnel et les organisations syndicales représentatives ayant une connaissance historique de ces dossiers, une telle transmission permettra une vérification indirecte et par là même une plus grande complétude des informations transmises aux personnes publiques destinataires. Cet amendement a été travaillé avec la CFDT FGTE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000114
Dossier : 114
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Rejeté
29/06/2026
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L'article 2 institue une prise en charge renforcée du coût de raccordement des infrastructures de recharge ouvertes au public implantées sur les installations annexes des routes du réseau transeuropéen et du réseau routier national. Cette aide accélère le déploiement, mais elle traite de la même manière toutes les bornes, quelle que soit leur contribution à l'équilibre du système électrique. Or certaines infrastructures sont capables de restituer de l'électricité au réseau public de distribution ou à une installation de consommation, en particulier lors des périodes de pointe. Elles rendent alors un service à la collectivité et concourent aux objectifs de flexibilité de la programmation pluriannuelle de l'énergie. Le présent amendement prévoit que l'arrêté fixant le niveau de la prise en charge tienne compte de cette capacité de restitution, afin d'orienter le soutien public vers les équipements les plus utiles à la stabilité du réseau. Les véhicules électriques constituent à terme plusieurs centaines de gigawattheures de capacités de stockage réparties sur l’ensemble du territoire. Le développement d’infrastructures permettant la restitution de cette énergie contribue à limiter le recours aux moyens de production thermiques fossiles mobilisés lors des pointes de consommation, à renforcer la sécurité d’approvisionnement du système électrique français et à valoriser les investissements publics consentis en faveur de l’électrification des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000115
Dossier : 115
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Rejeté
29/06/2026
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L'électrification du transport routier de marchandises ne dépend pas seulement de la puissance des bornes : elle suppose des lieux où les poids lourds peuvent à la fois recharger et stationner en sécurité. La recharge d'un poids lourd demande du temps, qui coïncide souvent avec les périodes de repos obligatoire des conducteurs ; or les aires de stationnement sécurisées font aujourd'hui défaut sur une large partie du réseau. Le présent amendement prévoit que le déploiement des infrastructures de recharge ouvertes au public sur les installations annexes des routes du réseau transeuropéen de transport et du réseau routier national soit conduit en cohérence avec le développement, sur ces mêmes installations, d'aires de stationnement sécurisées répondant aux besoins de recharge des poids lourds et au repos de leurs conducteurs. Cette articulation, encouragée par le droit de l'Union, évite de traiter séparément deux besoins indissociables et tire le meilleur parti des emprises existantes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000116
Dossier : 116
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Rejeté
29/06/2026
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La transition du transport routier de marchandises vers des véhicules à émission nulle se heurte à un obstacle particulier : la recharge des poids lourds exige des puissances bien supérieures à celles des véhicules légers, donc des raccordements plus lourds et plus coûteux. Si le soutien public au raccordement ne tient pas compte de cette spécificité, les bornes adaptées aux poids lourds risquent d'être les dernières installées, au détriment de la décarbonation du fret. Le présent amendement complète l'article 2 afin que le niveau de la prise en charge tienne compte de l'adaptation de l'infrastructure de recharge aux besoins des véhicules utilitaires lourds à émission nulle. Il s'agit d'orienter une part du soutien vers les équipements de forte puissance nécessaires à l'électrification du transport de marchandises, sans lesquels le réseau de recharge resterait conçu pour les seuls véhicules légers. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000121
Dossier : 121
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Rejeté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés prévoit que les dérogations envisagées aux interdictions et prescriptions des risques n’emportent pas de risque supplémentaire pour les travailleuses et les travailleurs qui interviendront dans ce périmètre, soit au stade du chantier, soit au stade de l’exploitation. Une telle analyse de risque doit être prévue dès la phase d’enquête publique. Cet amendement a été travaillé avec la CFDT FGTE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000130
Dossier : 130
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Tombé
29/06/2026
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L'article 6 bis introduit par le Sénat apporte une réponse utile aux difficultés liées à la présence d'amiante dans une partie du matériel ferroviaire ancien. Il permet la poursuite de la circulation de ces matériels jusqu'à la fin de leur durée de vie utile, sous réserve d'une information complète des exploitants sur la présence et la localisation des substances dangereuses. Toutefois, le dispositif est aujourd'hui limité aux seuls transferts réalisés dans le cadre d'un contrat de service public, principalement dans le contexte de l'ouverture à la concurrence des services conventionnés. Cette restriction exclut les transferts vers les opérateurs de services librement organisés ou de fret, ainsi que les autres opérations de cession ou de location de matériel ferroviaire. Cette limitation apparaît difficilement justifiable dès lors que les enjeux sanitaires et environnementaux liés à la présence d'amiante sont identiques, quel que soit le cadre juridique du transfert. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000140
Dossier : 140
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Non soutenu
29/06/2026
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L’article 4 modifie l’article L. 2111-10-1 du code des transports, qui encadre la trajectoire financière de SNCF Réseau depuis le Nouveau pacte ferroviaire de 2018. Cette réforme avait accompagné la transformation du groupe ferroviaire et la reprise par l’État de 35 milliards d’euros de dette de SNCF Réseau. En contrepartie, SNCF Réseau a été soumis à une règle dite de soutenabilité ou « règle d’or » : à partir du 1er janvier 2027, le ratio entre sa dette financière nette et sa marge opérationnelle ne devait pas dépasser un plafond fixé dans ses statuts. Ce plafond a été fixé à 6. Autrement dit, la dette nette ne devait pas représenter plus de six années de marge opérationnelle. Compte tenu en particulier des besoins accrus de régénération du réseau, ce ratio n’est pas soutenable. Il s’établissait de fait en 2025 à 7,4 contre une cible de 6,3 au contrat de performance. SNCF Réseau prévoit encore un ratio de 6,9 au 31 décembre 2028. Si l’article 4 décale de deux ans l’entrée en vigueur de cette obligation, il ne remet pas en cause cette fameuse règle d'or et la logique mortifère d'autofinancement du système ferroviaire imposé sur fond de désengagement de l'Etat. Parce qu’ils contestent cette « règle d’or » absurde et insoutenable, les auteurs de l’amendement propose la suppression du présent article. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000142
Dossier : 142
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Non soutenu
29/06/2026
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Au lieu d’assurer lui-même le financement de la modernisation du réseau, l’État organise avec cet article un contournement comptable de la « règle d’or » imposée à SNCF Réseau par le recours à des investisseurs privés, qui se financeront par des mécanismes liés au trafic, notamment un possible « surpéage » sur les sections concernées. Les auteurs de l’amendement n’y sont évidemment pas favorables. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000143
Dossier : 143
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Non soutenu
29/06/2026
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Le présent amendement vise à mettre en cohérence les termes de l’article avec l’exposé des motifs du projet de loi qui indique que le champ de pertinence de ce montage concerne exclusivement le financement du déploiement du système ERTMS. En l’absence d’une telle précision, le même type de montage pourrait être utilisé dans le cadre de toute opération de modernisation du réseau. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000144
Dossier : 144
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Non soutenu
29/06/2026
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Cet article propose de permettre des dérogations aux plans de prévention des risques technologiques (PPRT) pour les projets d’infrastructures ferroviaires faisant l’objet d’une déclaration d’utilité publique. Si le texte vise le projet spécifique de l’étoile ferroviaire lyonnaise et son raccordement à Saint-Fons à l’Est de l’agglomération lyonnaise, il ouvre possiblement la voie à la multiplication des dérogations au risque de porter atteinte à l’efficacité des PPRT. Les auteurs de l’amendement proposent en conséquence la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000145
Dossier : 145
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Non soutenu
29/06/2026
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Cet amendement de repli vise à ce que les dérogations envisagées aux interdictions et prescriptions des risques n’emportent pas de risque supplémentaire pour les travailleuses et les travailleurs qui interviendront dans ce périmètre, soit au stade du chantier, soit au stade de l’exploitation. Une telle analyse de risque doit être prévue dès la phase d’enquête publique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000150
Dossier : 150
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Tombé
29/06/2026
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Cet amendement vise à compléter l’éventuelle réécriture d’une partie de l’article 9 lors de son examen en commission, afin de garantir que soit prise en compte la situation des voyageurs ayant réservé un emplacement pour leur vélo, que ce soit dans le train initial ou dans l’un des trains de correspondance. Les emplacements vélo à bord des trains font l’objet d’une réservation obligatoire sur la quasi-totalité des grandes lignes, et les places disponibles sont souvent en nombre limité. En cas de changement de train subi le voyageur se retrouve dans une situation absurde : son droit à poursuivre le voyage est reconnu, mais il ne peut pas embarquer son vélo faute de réservation valide sur le nouveau train. Cette situation pénalise particulièrement les voyageurs ayant organisé un déplacement combinant train et vélo, et constitue un frein concret au développement de l’intermodalité vélo-train, pourtant encouragée par les politiques publiques. Cet amendement prévoit donc que le droit à un emplacement vélo dans les mêmes conditions à bord du train de substitution, dans la limite des places disponibles, est prévu par les conventions que vont signer les entreprises ferroviaires. Cet amendement a le soutien de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000153
Dossier : 153
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Rejeté
29/06/2026
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Cet amendement vise à renforcer le caractère dissuasif des sanctions applicables aux manquements au régime des écocontributions poids lourds. La manipulation d’un équipement de télépéage visant à éluder le paiement de la taxe et la falsification de documents de bord nécessaires à la détermination de la catégorie fiscale du poids lourd sont déjà sanctionnés. L’article 3 y ajoute le fait de se prévaloir indûment d’une exonération. Ces comportements peuvent constituer des fraudes organisées, susceptibles de procurer un avantage économique important. Une amende forfaitaire de 7 500 euros peut se révéler insuffisamment dissuasive pour les personnes morales. L’amendement prévoit donc que, pour les personnes morales, l’amende puisse être portée jusqu'à 0,1 % du chiffre d’affaires hors taxes réalisé en France au titre de l’activité de transport routier de marchandises, à 0,2% en cas de récidive. Cette rédaction permet au juge de proportionner la sanction à la taille économique de l’entreprise concernée.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000156
Dossier : 156
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement vise à rendre effective l’information des régions concernées par l’apport en jouissance de biens immobiliers à la filiale créée par SNCF Réseau. Dans sa rédaction actuelle, l’article prévoit que la ou les régions où sont situés les biens concernés sont informées une fois l’apport réalisé. Or, être informé a posteriori ne permet pas aux régions d’apprécier les conséquences de l’opération sur l’exploitation du réseau ferré national dans leur ressort. L’amendement prévoit donc qu'elles soient informées avant la délivrance de l’autorisation de l’État, afin que cette information intervienne à une étape utile de la procédure.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000160
Dossier : 160
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Tombé
29/06/2026
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Compte tenu du caractère stratégique du réseau ferré national et du contexte géopolitique international particulièrement instable, cet amendement propose d’assurer que les financements apportés par des partenaires externes demeurent disponibles pendant toute l’exécution du contrat. Des partenaires soumis à un droit étranger, tels que certains fonds de pension étrangers, pourraient en effet être exposés à des contraintes juridiques ou financières, voire à des mesures de gel ou de restriction des financements. L’amendement prévoit donc un contrôle renforcé lorsque les partenaires externes sont soumis à un droit étranger ou contrôlés par une entité établie hors de l’Union européenne, afin de garantir la continuité du financement et de préserver l’exercice par SNCF Réseau de ses missions de gestionnaire d’infrastructure. Cet amendement a le soutien de la Fédération Générale des Transports et de l'Environnement - CFDT.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000161
Dossier : 161
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Tombé
29/06/2026
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Cet amendement vise à mieux associer les représentants du personnel au suivi des risques liés à la présence de substances dangereuses, notamment d’amiante, dans les matériels transférés ou mis à disposition. L’accès à ces informations est nécessaire pour garantir la continuité du suivi en matière de santé et de sécurité au travail, en particulier en cas de changement d’employeur ou d’opérateur. Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Générale des Transports et de l'Environnement - CFDT.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000162
Dossier : 162
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement vise à encadrer l’usage commercial des données transmises en application de l’article 9, en limitant leur utilisation ou leur valorisation commerciale aux seules finalités strictement nécessaires à l’exécution du service, à l’information des voyageurs et à l’exercice de leurs droits. Ces données sont nécessaires à l’information des voyageurs et à l’exercice de leurs droits, notamment en matière d’assistance, de remboursement, de réacheminement, etc. Elles ne doivent pas pouvoir faire l’objet d’une valorisation commerciale autonome, sans lien avec le service de transport ou les droits des voyageurs. Cet amendement a le soutien de la Fédération Générale des Transports et de l’Environnement – CFDT. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000018
Dossier : 18
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à imposer aux sociétés autoroutières la communication aux usagers, des informations concernant le péage en flux libre (section concernée, prix). En effet, ce nouveau système de péage sans barrière présente des lacunes en matière d’information des usagers qui ne s’aperçoivent pas toujours qu’ils circulent sur des tronçons autoroutiers payants. Cette méconnaissance entraine des amendes particulièrement conséquentes en cas de non-paiement du péage. Il est donc indispensable de renforcer la transparence de ce type de péage auprès des conducteurs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000019
Dossier : 19
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à demander un rapport au gouvernement pour évaluer le dispositif de péage en flux libre. Il est indispensable d’analyser les difficultés rencontrées par certains usagers pour s’acquitter du péage en flux libre, l'impact des délais restreints pour payer et les amendes particulièrement élevées (375 euros dans les deux mois) en cas de retards. Il est aussi essentiel d’analyser le manque d’informations pour les usagers qui font face à des signalisations insuffisantes sur les routes. Ce rapport permettra d’émettre des propositions pour améliorer la transparence pour les usagers et éviter des frais supplémentaires pour les conducteurs de bonne foi. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000195
Dossier : 195
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à renforcer la transparence sur l’état et la performance du réseau ferroviaire en imposant à SNCF Réseau la publication annuelle d’un rapport détaillé. Ce rapport présenterait, pour chaque ligne et chaque mode de transport, les données relatives à l’état des infrastructures ainsi que les principaux résultats économiques et d’exploitation. Destiné aux autorités organisatrices de mobilités, aux usagers et plus largement au public, ce rapport permettra d’identifier les lignes fragilisées ou menacées, d’anticiper les difficultés et d’éclairer les choix de programmation et d’investissement. Garantissant un accès transparent à ces informations, il contribuera à prévenir des décisions de fermeture ou de déclassement prises sans information suffisante des parties prenantes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000205
Dossier : 205
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29/06/2026
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Le contrat de performance actuel entre l'État et SNCF Réseau pour la période 2021-2030 se concentre essentiellement sur des indicateurs financiers et sur les lignes du réseau structurant. Les lignes classées UIC 7 à 9, dites lignes de desserte fine du territoire, n'y font l'objet d'aucun indicateur incitant, alors qu'elles constituent pour des millions de Français des territoires ruraux et périurbains le seul lien ferroviaire disponible. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000206
Dossier : 206
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29/06/2026
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Les usagers, les élus locaux et les autorités organisatrices de la mobilité ne disposent aujourd'hui d'aucune information régulière et détaillée sur les suppressions de trains par ligne et par cause. Ces données ne sont publiées qu'annuellement, dans le rapport d'activité de SNCF Réseau, sans granularité suffisante pour permettre un contrôle effectif. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000207
Dossier : 207
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29/06/2026
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Le texte initial de l'article 5 prévoit une simple information des régions après la réalisation de l'apport de biens immobiliers à la filiale de SNCF Réseau. Cette disposition est manifestement insuffisante : informer après le fait accompli ne constitue pas une consultation, et ne permet aucun contrôle effectif par les autorités organisatrices régionales de la mobilité sur les décisions qui affectent directement leur territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000022
Dossier : 22
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés a pour objectif de compléter le contenu du contrat de performance du gestionnaire d’infrastructures ferroviaires, et notamment sa compatibilité avec la stratégie nationale bas carbone et le respect des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. Il insiste également sur la nécessité d’en faire une évaluation, tant par SNCF Réseau que par l’Autorité de régulation des transports, et d’accroître le rôle du Parlement alors qu’il n’est aujourd’hui qu’informé de la publication du contrat. Le rôle de l’Autorité de régulation des transports est par ailleurs complété en ce qu’il est proposé que son avis comprenne des indicateurs quant à la compatibilité entre les engagements financiers du contrat de performance et le niveau d’investissements requis pour éviter la dégradation du réseau, et que les recommandations qu’elle émet au Gouvernement lors de l’élaboration du contrat soient jointes à son avis définitif. Cet amendement est ainsi complémentaire de certains articles de la proposition de loi n° 334 du 11 janvier 2022 déposée par M. Philippe Tabarot, alors sénateur, et qui visait à mieux intégrer les objectifs de développement du fret ferroviaire dans le contrat de performance. Il en reprend d’ailleurs quelques dispositions. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000226
Dossier : 226
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29/06/2026
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Cet amendement de repli du groupe LFI vise à ce que les recettes supplémentaires qui pourraient être issues de l'application du présent article soient affectées à renforcer le financement des alternatives à la voiture individuelle. En effet, le présent article prévoit notamment que les sociétés d'autoroute peuvent obtenir communication par l’administration fiscale de l'adresse du domicile ou du siège social des automobilistes visés par une procédure de recouvrement pour non-paiement du péage. Nous nous opposons à cette disposition qui pose un problème de protection des données personnelles et privilégions, face à ce type de problème, la nationalisation des autoroutes. A titre de repli, nous proposons que l'augmentation des recettes qui résulterait de l'application du présent article bénéficie en priorité aux politiques de mobilité du quotidien. En effet, alors que les collectivités territoriales et les autorités organisatrices de la mobilité sont confrontées à des besoins massifs de financement pour développer les transports collectifs, rénover les infrastructures ferroviaires, renforcer l'offre de trains régionaux et accompagner le développement des services express régionaux métropolitains, leurs ressources demeurent insuffisantes. Il est donc proposé d'affecter les recettes supplémentaires générées par le présent article aux collectivités compétentes en matière de mobilité afin de renforcer le financement des alternatives à la voiture individuelle. Cette mesure répond à un objectif de justice territoriale et de transition écologique en faisant contribuer davantage les recettes issues de l'usage de l'automobile au financement des transports publics. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000227
Dossier : 227
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29/06/2026
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Cet amendement d'appel du groupe LFI vise à l'augmentation des moyens des DREAL (directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement). En effet, l’efficacité des dispositifs de contrôle et de sanction prévus par la présente loi dépend directement des moyens humains dont disposent les services chargés de les mettre en œuvre. Les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) jouent un rôle central dans le contrôle des activités de transport routier. Leurs agentes et agents veillent notamment au respect des temps de conduite et de repos, à la lutte contre le travail illégal, au respect des règles de cabotage, à la sécurité des véhicules ainsi qu’à la protection des conditions de travail des salarié·es du secteur. Or, les effectifs de ces services ont connu une baisse continue au cours des dernières années, réduisant les capacités de contrôle sur le terrain alors même que le secteur des transports connaît une intensification de la concurrence et des phénomènes de fraude. Le présent amendement vise donc à permettre au Parlement de disposer, par le biais d'un rapport, d'une évaluation précise des conséquences de cette diminution des effectifs et des besoins nécessaires pour restaurer une véritable police publique des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000023
Dossier : 23
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29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à supprimer cet article. Cet article autorise SNCF Réseau à créer, avec des partenaires externes donc privés, une filiale chargée de l’exécution et du financement de la modernisation du réseau ferré national, et à lui apporter en jouissance des biens du domaine public ferroviaire pour une durée pouvant atteindre soixante-dix ans. Cette ouverture du financement et de la gestion du réseau à des partenaires privés présente trois risques majeurs : Elle fragilise d’abord la gestion unifiée du réseau ferré national, alors même que la réforme de 2018 visait précisément à la consolider autour de SNCF Réseau l’opérateur d’infrastructure de réseau ; Elle s’opère sans véritable association des régions, qui sont simplement « informées » après la réalisation de l’apport, alors qu’elles sont les premières concernées par la continuité du service ferroviaire ; Enfin, elle fait porter, in fine, le coût de la rentabilité attendue par ces partenaires privés sur le financement du réseau, alors que l’article 1er de la présente loi pose déjà le principe d’un financement par des ressources publiques pérennes et programmées. D’une façon plus générale, il est important de rappeler que l’expérience des partenariats public-privé dans les grandes infrastructures (qu’il s’agisse du secteur autoroutier ou ferroviaire) a montré les limites de ce type de montage : coûts complets souvent supérieurs à un financement public direct, rigidité des engagements contractuels sur plusieurs décennies, dilution du pilotage stratégique de l’infrastructure et faible association des collectivités concernées. Le présent article reproduit cette même logique, en ouvrant le financement et l’exécution de la modernisation du réseau ferré national à des partenaires externes, sans qu’aucune garantie ne soit apportée sur les conditions financières de cette association ni sur les contreparties exigées en termes de gouvernance. Le réseau ferré national est un bien commun stratégique, dont la maîtrise publique doit primer sur la recherche de financements de court terme. Le présent amendement propose donc la suppression de l’article 5, et invite à privilégier les voies de financement public pérenne déjà prévues par l’article 1er de la présente loi. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000230
Dossier : 230
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29/06/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à ce que le produit des amendes administratives et pénales prononcées à l’encontre des entreprises de transport routier de marchandises ou de voyageurs ayant fait l’objet d’une condamnation définitive pour méconnaissance des dispositions relatives au temps de travail, au temps de conduite et de repos, au travail dissimulé ou aux règles de détachement des travailleurs, sont affectées à un fonds territorial pour le développement des transports collectifs, géré par l’autorité organisatrice de la mobilité compétente dans le bassin de mobilité où les infractions ont été constatées. Ce fonds finance prioritairement le développement de l’offre de transports publics, l’amélioration de leur accessibilité, ainsi que les investissements favorisant le report modal vers les mobilités collectives et décarbonées. Cet amendement vise à mettre en œuvre un principe simple : les entreprises qui ont tiré un avantage économique du non-respect répété du droit social doivent contribuer à financer les alternatives de mobilité bénéficiant à l’intérêt général.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000231
Dossier : 231
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29/06/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à la suppression des alinéas 2 à 7 de l'article 3. Ces alinéas prévoient que les sociétés d'autoroutes peuvent obtenir communication par l’administration fiscale de l'adresse du domicile ou du siège social des automobilistes visés par une procédure de recouvrement pour non-paiement du péage. Cette disposition pose un important problème de protection des données personnelles qui n'est pas justifié par l'objectif poursuivi. Les adresses connues par l'administration fiscale n'ont pas vocation à être transmises à des sociétés privées comme les sociétés d'autoroutes. La solution à ce type de problème passe plutôt, comme nous le proposons, par la nationalisation des autoroutes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000237
Dossier : 237
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Rejeté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à la suppression de l'article 5 qui a pour objectif de favoriser l'investissement de fonds privés pour assurer le financement de la modernisation et du développement du réseau ferré, par le recours aux montages de filiale à quasi-fonds propres (ou “subsidiary quasi equity” – SQE). Il prévoit ainsi que SNCF Réseau peut créer avec des partenaires privés externes une filiale pour assurer des missions d’exécution et, le cas échéant, de financement de la modernisation du réseau ferré national. Il prévoit aussi qu’après y avoir été autorisée par l’État, SNCF Réseau peut apporter en jouissance à cette filiale (comportant donc des partenaires privés) des biens immobiliers dont elle est attributaire ou qu’elle a acquis au nom de l’État, et qui peuvent appartenir au domaine public. Introduire ainsi des investisseurs privés dans le financement de la modernisation du réseau ferré, en leur apportant en jouissance des biens publics, ouvre la voie à une dilution de la maîtrise publique du réseau ferré. Nous nous y opposons. Ce dispositif cache par ailleurs un artifice comptable toxique pour SNCF Réseau. Le montage proposé permettrait de mobiliser des financements privés pour assurer la modernisation du réseau ferroviaire sans avoir recours à l'endettement, son usage étant contraint par la « règle d'or » absurde de SNCF Réseau qui limite artificiellement l’endettement de SNCF Réseau sans tenir compte des besoins de financement. Selon l'étude d'impact, « les quasi-fonds propres ainsi engagés sont comptabilisés différemment de la dette classique, ce qui permettrait d'éviter que ce financement privé soit comptabilisé comme de la dette dans les ratios financiers de SNCF Réseau ». Ce dispositif permettrait donc le contournement de la “règle d’or” mais continuerait par ce levier à endetter davantage SNCF Réseau, tout en opérant, selon le CESE, des « montages quasi-privatisants (PPP, transfert de propriété de ligne) sur le domaine public ferroviaire sans débat démocratique véritable ». C’est toute la maîtrise publique du système ferroviaire qui en serait affaiblie. Nous n'avons besoin, ni de "règle d'or" absurde, ni d'investisseurs privés dont les intérêts ne sont par définition pas guidés par l'intérêt général, mais de maîtrise publique et d'investissements publics dans le réseau ferré définis en fonction des besoins. C'est pourquoi nous nous prononçons pour la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000238
Dossier : 238
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement de repli du groupe LFI vise à garantir que les opérations de valorisation immobilière permises par cet article ne conduisent pas à une dégradation de l'accès des usagers au service public ferroviaire. Il prévoit ainsi que lorsqu'un bien immobilier apporté en jouissance à la filiale créée en application du présent article comprend une gare ferroviaire ouverte au service des voyageurs, cet apport ne peut avoir pour effet de réduire les horaires d'ouverture au public de cette gare ni de restreindre l'accès des usagers aux services ferroviaires qui y sont proposés. La création des filiales prévues à l'article 5 ne doit pas en effet avoir pour conséquence indirecte la fermeture de gares ou la réduction de leur ouverture au public. Cet amendement n'impose pas le maintien d'une présence humaine permanente dans les gares concernées. Il garantit simplement que les voyageurs continuent à pouvoir accéder aux bâtiments voyageurs et aux services ferroviaires dans des conditions au moins équivalentes à celles existant avant l'opération d'apport en jouissance. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000239
Dossier : 239
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Rejeté
29/06/2026
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Cet amendement de repli du groupe LFI prévoit que la création de filiales en application de l'article 5 ainsi que les transferts d’activités qui en résultent ne peuvent avoir pour effet de diminuer les garanties salariales, les droits collectifs, les avantages acquis, les conditions de travail ou le niveau de protection sociale des salariés concernés. Les salariés transférés conservent le bénéfice de l’ensemble des stipulations conventionnelles et contractuelles dont ils bénéficiaient antérieurement. L'article 5 permet en effet à SNCF Réseau de créer des filiales associant des partenaires externes privés afin de réaliser des opérations de modernisation du réseau ferré national. Cette disposition ne doit en aucun cas servir de vecteur à une dégradation des droits des cheminot·es ou à une mise en concurrence sociale au sein du groupe public ferroviaire. Le présent amendement vise donc à garantir que la création de ces filiales et les éventuels transferts d’activités ou de personnels qui en découleraient ne puissent entraîner aucune régression salariale ou sociale pour les salarié·es concerné·es. Il affirme le principe de continuité des droits et des garanties collectives, indispensable à la préservation du modèle social ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000024
Dossier : 24
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à accorder les termes de l’article avec l’exposé des motifs du projet de loi qui indique que le champ de pertinence de ce montage concerne exclusivement le financement du déploiement du système ERTMS. En l’absence d’une telle précision, le même type de montage pourrait être utilisé dans le cadre de toute opération de modernisation du réseau, ce qui renverrait à un champ d’application très large. Amendement travaillé avec la CFDT – FGTE Transports Environnement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000241
Dossier : 241
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Rejeté
29/06/2026
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Cet amendement de repli du groupe LFI vise à garantir que les dispositifs de simplification administrative susceptibles d'accompagner la création de filiales prévues par l'article 5 ne puissent en aucun cas conduire à un affaiblissement des protections accordées aux travailleurs ou des exigences de sécurité applicables aux infrastructures ferroviaires. La modernisation du réseau ferré national constitue un objectif partagé. Toutefois, l'accélération des procédures ne saurait justifier une remise en cause des règles relatives à la santé et à la sécurité au travail, ni des obligations de prévention des risques technologiques, industriels ou environnementaux. Cet amendement affirme explicitement que les éventuelles simplifications administratives doivent demeurer compatibles avec l'ensemble des garanties prévues par le droit du travail et le droit de la prévention des risques. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000247
Dossier : 247
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29/06/2026
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L’article 9 vise à améliorer les échanges de données entre acteurs du secteur ferroviaire afin de faciliter les déplacements des voyageurs. Cette évolution doit également permettre une meilleure information du public lors de l’achat des billets. Dans le cadre de trajets comprenant plusieurs segments ou plusieurs opérateurs, les voyageurs doivent pouvoir connaître clairement les conditions exactes de leur déplacement avant l’achat de leur titre de transport. Les modalités de correspondance, les éventuelles ruptures de parcours ou encore l’identité des transporteurs intervenant sur le trajet doivent être présentées de manière lisible et compréhensible. Cette exigence de transparence apparaît indispensable afin d’éviter toute confusion pour les usagers et de renforcer la confiance dans l’organisation des déplacements ferroviaires. Le présent amendement vise ainsi à garantir une information claire et accessible des voyageurs au moment de l’achat du billet, notamment pour les trajets complexes ou comprenant plusieurs segments. Une telle mesure contribue directement à améliorer la qualité du service rendu aux usagers et la lisibilité globale de l’offre ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000025
Dossier : 25
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à se prémunir dans le cadre de ces montages de toute contrainte relevant d’une législation nationale portant un principe d’extraterritorialité (législation américaine par exemple). Une telle disposition est prudente en termes de garantie de souveraineté et compte tenu de l’appétence de fonds de pension nord-américains pour ce type de montages. Amendement travaillé avec la CFDT – FGTE Transports Environnement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000026
Dossier : 26
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Rejeté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à supprimer cet article. Cet article propose de permettre des dérogations aux plans de prévention des risques technologiques (PPRT) pour les projets d’infrastructures ferroviaires faisant l’objet d’une déclaration d’utilité publique. Il semble viser le projet de l’étoile ferroviaire lyonnaise et son raccordement à Saint-Fons à l’Est de l’agglomération lyonnaise, au cœur de la vallée de la chimie. Une modification législative, similaire à celle déjà existante pour les énergies renouvelables, a été retenue. Elle prévoit d’étendre la faculté du préfet d’accorder une dérogation aux interdictions et prescriptions fixées par les PPRT pour les projets d’installation d’énergies renouvelables et aux projets ferroviaires. L’efficacité du PPRT tient à son caractère uniforme (aucune dérogation pour aucune raison – ou presque). Or cette proposition vient ébrécher cette efficacité. Il est légitime de se demander pourquoi simplifier le PPRT pour un projet ferroviaire et de s’interroger sur le précédent crée par une telle disposition. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000261
Dossier : 261
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement vise à supprimer une disposition introduite par le Sénat permettant aux régions, en leur qualité d’autorités organisatrices de la mobilité, d’obtenir de SNCF Voyageurs le transfert en jouissance, à titre gratuit, des terrains afférents aux centres de maintenance qui demeurent directement affectés au service public ferroviaire. Ce dispositif se substituerait au transfert à la valeur vénale prévu jusqu’à présent.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000267
Dossier : 267
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Rejeté
29/06/2026
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Sous couvert de simplification de la gestion immobilière du groupe public ferroviaire, cet article poursuit en réalité la logique de démantèlement engagée depuis plusieurs années au sein de la SNCF.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000269
Dossier : 269
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Tombé
29/06/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe La France insoumise entend a minima apporter des garanties sociales et démocratiques entourant les opérations de transfert, qui ont des effets significatifs sur l’organisation des entreprises et les conditions de travail des salariés. En effet, de tels transferts entraînent des modifications de l’activité, de l’implantation des sites, de l’emploi ou encore des conditions de travail, sans que les représentants du personnel ne soient systématiquement associés en amont. Cette absence de consultation préalable prive les salariés de leur droit à l'information sur leur devenir. L’amendement propose donc de rendre obligatoire la consultation du comité social et économique compétent lorsque le transfert est susceptible d’avoir de telles conséquences. Cette consultation doit intervenir avant la mise en œuvre du transfert, afin de garantir un examen réel et effectif des impacts sociaux et organisationnels. Afin d’assurer que cette consultation ne soit pas formelle mais utile et constructive, il est prévu que soit présenté préalablement un plan d’accompagnement détaillant les mesures de compensation nécessaires au maintien des conditions d’exploitation et des conditions de travail des personnels concernés. Ce plan permet d’éclairer utilement l’avis du CSE et de garantir que les conséquences sociales des opérations envisagées soient pleinement prises en compte. Cet amendement vise ainsi à renforcer les droits des salariés, à sécuriser les parcours professionnels et à limiter les dégâts causés par l'ouverture à la concurrence de la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000270
Dossier : 270
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Adopté
29/06/2026
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Cet article vise à autoriser la circulation jusqu'à leur fin de vie utile de matériels ferroviaires mis en service avant le 1er janvier 2005 et contenant des substances dangereuses, notamment de l'amiante, dans le cadre des transferts liés à l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional. Sous couvert de sécuriser juridiquement les transferts de matériels roulants entre opérateurs, cet article organise en réalité une dérogation durable aux principes de prévention des risques sanitaires et environnementaux. Alors que l'état du réseau ferroviaire et du matériel roulant nécessite des investissements publics considérables, ce projet de loi ne prévoit aucun engagement financier contraignant supplémentaire pour le ferroviaire. Il renvoie l'essentiel des financements à des textes ultérieurs tout en ouvrant de nouvelles possibilités de recours aux financements privés. La transition écologique et le développement du ferroviaire ne peuvent reposer sur la prolongation de matériels contenant des substances dangereuses. Ils nécessitent au contraire une politique ambitieuse d'investissement public, de renouvellement des équipements et de protection des travailleurs comme des usagers. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000273
Dossier : 273
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29/06/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose la suppression de l’article 7, qui étend les capacités de SNCF Réseau et de sa filiale à passer des actes en la forme administrative pour des opérations d’acquisition immobilière. Sous couvert de simplification administrative, cette disposition poursuit en réalité une logique d’autonomisation accrue de structures issues de la réforme ferroviaire de 2018, dans le cadre de la transformation du groupe SNCF en entités juridiquement distinctes. Cette évolution contribue à fragmenter la gouvernance du réseau ferroviaire et à éloigner les décisions de gestion du foncier public des mécanismes de contrôle démocratique. Nous nous positionnons contre la poursuite de ce démantèlement. En facilitant les acquisitions immobilières par des procédures internes, sans intervention notariale systématique, cet article accroît la technicité et l’opacité des opérations foncières, alors même que ces dernières concernent des actifs stratégiques du service public ferroviaire. Il ne prévoit par ailleurs aucun renforcement des garanties sociales, ni aucune association des représentants du personnel aux conséquences de ces opérations sur l’organisation du travail et l’emploi. Dans un contexte de transformations structurelles du système ferroviaire, le groupe La France insoumise considère que ces évolutions doivent au contraire s’accompagner d’un renforcement du contrôle démocratique, social et parlementaire sur la gestion du domaine public ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000276
Dossier : 276
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29/06/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe La France insoumise entend renforcer le contrôle démocratique et social des opérations immobilières réalisées par SNCF Réseau et sa filiale, dans le cadre des compétences prévues pour la gestion du domaine ferroviaire de l’État. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000280
Dossier : 280
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29/06/2026
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Cet amendement de repli du groupe LFI limite le recours aux actes en la forme administrative à SNCF Réseau et supprime la possibilité, ouverte par cet article, d'y recourir pour SNCF Gares et Connexions. Sous couvert de simplification administrative, cette disposition poursuit en réalité une logique d’autonomisation accrue de structures issues de la réforme ferroviaire de 2018, dans le cadre de la transformation du groupe SNCF en entités juridiquement distinctes. Cette évolution contribue à fragmenter la gouvernance du réseau ferroviaire et à éloigner les décisions de gestion du foncier public des mécanismes de contrôle démocratique. Nous nous positionnons contre la poursuite de ce démantèlement. Recourir aux actes en la forme administrative permet de réaliser des acquisitions immobilières par des procédures internes, sans intervention notariale systématique, et accroit ainsi la technicité et l’opacité des opérations foncières, alors même que ces dernières concernent des actifs stratégiques du service public ferroviaire. Dans un contexte de transformations structurelles du système ferroviaire, le groupe La France insoumise considère que ces évolutions doivent au contraire s’accompagner d’un renforcement du contrôle démocratique, social et parlementaire sur la gestion du domaine public ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000284
Dossier : 284
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29/06/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose la suppression de l’article 8, qui introduit une possibilité de dérogation aux plans de prévention des risques technologiques (PPRT) dans le cadre de projets d’infrastructures ferroviaires faisant l’objet d’une déclaration d’utilité publique. Les PPRT, créés par la loi n° 2003‑699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages, ont été instaurés à la suite de la catastrophe industrielle de l’usine AZF de Toulouse du 21 septembre 2001 (31 morts, plus de 2 500 blessés), afin de mieux protéger les populations vivant à proximité des sites industriels dits Seveso seuil haut. Ces plans visent à réduire l’exposition des personnes aux risques industriels majeurs en encadrant strictement l’urbanisation dans les zones concernées, sur la base d’études de dangers réalisées par les exploitants et sous contrôle de l’État. L’article 8 prévoit que, lorsqu’un projet ferroviaire fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique (DUP) au sens du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique, cette déclaration puisse emporter des dérogations aux prescriptions des PPRT, sans révision préalable du plan, dès lors que ces dérogations ne portent pas atteinte à l’économie générale du plan, n’aggravent pas les risques et ne renforcent pas la vulnérabilité. Or, une telle logique revient à subordonner un outil de prévention des risques industriels majeurs à une procédure d’utilité publique, alors même que le Conseil constitutionnel a rappelé en 2011 que la protection de la santé et de la sécurité des populations constitue un objectif à valeur constitutionnelle. En France, plus de 1 300 établissements classés Seveso sont recensés, dont environ 700 Seveso seuil haut selon le ministère de la Transition écologique, et les PPRT couvrent aujourd’hui plusieurs centaines de sites industriels à forts enjeux de sécurité. Ces dispositifs ont été conçus pour éviter la reproduction de catastrophes industrielles majeures, dans un contexte où les risques chimiques, industriels et logistiques restent élevés. Le présent article introduit donc une dérogation de principe qui affaiblit la loi de 2003, en permettant d’écarter des règles de prévention pourtant établies après une catastrophe industrielle majeure ayant marqué durablement la France. Dans ces conditions, le groupe La France insoumise considère que la réalisation de projets ferroviaires, aussi structurants soient-ils, ne peut justifier un affaiblissement des principes de prévention des risques technologiques, de protection des populations et de sécurité environnementale. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000286
Dossier : 286
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29/06/2026
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise entend garantir le maintien d’un niveau élevé de protection des populations face aux risques technologiques en réaffirmant le caractère strictement encadré des plans de prévention des risques technologiques (PPRT), créés par la loi n° 2003‑699 du 30 juillet 2003 à la suite de la catastrophe industrielle de l’usine AZF de Toulouse du 21 septembre 2001, qui a causé 31 morts et plus de 2 500 blessés. Les PPRT ont pour objet de réduire l’exposition des populations aux risques industriels majeurs, notamment autour des installations classées Seveso seuil haut, en encadrant strictement les usages des sols dans les zones à risques. Le droit en vigueur prévoit déjà une dérogation encadrée permettant, dans les zones de maîtrise de l’urbanisation future, l’implantation d’installations de production d’énergies renouvelables, après avis des collectivités territoriales concernées et sous réserve de conditions strictes fixées par l’autorité administrative. Cette exception constitue une dérogation explicitement définie par la loi du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat. L’article 8 du présent projet de loi introduit une nouvelle possibilité de dérogation au bénéfice de projets d’infrastructures ferroviaires faisant l’objet d’une déclaration d’utilité publique. En multipliant les régimes dérogatoires, le texte affaiblit la cohérence du dispositif de prévention et risque d’affaiblir la portée protectrice des PPRT, dont la finalité est d’éviter toute exposition supplémentaire des populations aux risques industriels. Dans un contexte où la France compte environ 1 300 établissements classés Seveso, dont près de 700 Seveso seuil haut selon le ministère de la Transition écologique, il est indispensable de préserver l’intégrité de ces dispositifs de prévention et d’éviter leur contournement progressif par accumulation de dérogations sectorielles. Le présent amendement vise donc à réaffirmer le principe d’intangibilité des PPRT en limitant strictement les dérogations existantes à celles déjà prévues par la loi, et en excluant toute autre possibilité de dérogation, notamment pour les projets d’infrastructures ferroviaires. Cet amendement a été travaillé à partir d’une proposition du collectif « La colère des sans trains ». |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000287
Dossier : 287
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29/06/2026
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Le présent article instaure un droit à la poursuite du voyage vers la destination finale lorsqu’une correspondance est manquée à la suite d’un retard ou d’une annulation. Pour que ce droit soit pleinement effectif, les entreprises ferroviaires doivent être en mesure de mobiliser rapidement les moyens nécessaires à la prise en charge et au réacheminement des voyageurs. Or, les difficultés rencontrées par les usagers lors des perturbations montrent que les capacités de réaction des opérateurs sont parfois insuffisantes en raison du manque de personnel disponible ou de matériel mobilisable. Le présent amendement vise donc à inscrire dans la loi une obligation de moyens permettant d’assurer l’effectivité du droit au réacheminement créé par cet article. Il rappelle que les droits reconnus aux voyageurs doivent s’accompagner des moyens humains et matériels indispensables à leur mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000289
Dossier : 289
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29/06/2026
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Le présent amendement vise à circonscrire le nouveau droit à la poursuite du voyage aux seuls services ferroviaires à grande vitesse exploités dans un cadre librement organisé. En l’état de sa rédaction, l’article pourrait conduire à faire peser sur les services conventionnés financés par les collectivités publiques (TER, Transilien ou encore Intercités conventionnés) des obligations résultant de ruptures de correspondance intervenues sur des services commerciaux exploités par des entreprises ferroviaires concurrentes. Une telle situation ferait supporter aux autorités organisatrices et aux contribuables les conséquences de choix commerciaux qui ne relèvent pas de leur responsabilité. Le principe de continuité du voyage doit être garanti aux voyageurs, mais il convient de l’organiser prioritairement entre opérateurs intervenant sur le marché de la grande vitesse, où la concurrence est ouverte et où les entreprises disposent d’une plus grande autonomie tarifaire et commerciale. Cet amendement permet ainsi de sécuriser le dispositif tout en préservant les moyens des services ferroviaires du quotidien financés par la puissance publique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000290
Dossier : 290
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29/06/2026
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Cet article poursuit la logique d’ouverture à la concurrence de la distribution des titres de transport en renforçant les droits des opérateurs privés de services numériques multimodaux et des opérateurs de services librement organisés. En imposant aux autorités organisatrices de la mobilité et aux opérateurs publics de nouvelles obligations de commercialisation de services tiers, il contribue à la fragmentation de la chaîne de distribution des titres de transport et réduit la maîtrise publique des politiques tarifaires et de la relation avec les usagers. La mobilité constitue un service d’intérêt général dont l’organisation doit demeurer sous le contrôle des autorités publiques. Le développement d’intermédiaires commerciaux privés ne saurait se faire au détriment des opérateurs publics, de la lisibilité de l’offre pour les usagers ou de la souveraineté sur les données de mobilité. Par ailleurs, les dispositions introduites créent un risque de captation de la valeur générée par les services publics de transport au profit d’acteurs numériques privés, sans garantie suffisante d’amélioration du service rendu aux voyageurs. Pour ces raisons, le présent amendement propose la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000292
Dossier : 292
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Tombé
29/06/2026
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Le présent amendement vise à garantir qu’une plateforme publique de distribution ferroviaire, telle que SNCF Connect, ne soit pas contrainte de supporter seule les coûts induits par la commercialisation des billets d’opérateurs concurrents. L’ouverture accrue des canaux de distribution constitue un objectif légitime pour favoriser l’intermodalité et la lisibilité de l’offre de transport. Toutefois, cette ouverture ne doit pas conduire à faire peser sur l’opérateur historique ou sur le groupe public ferroviaire les coûts liés au développement, à la maintenance, à l’hébergement, à la cybersécurité ou encore au service client nécessaires à la commercialisation de services exploités par des entreprises tierces. Dans un contexte d’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, il apparaît équitable que les entreprises bénéficiant de la visibilité et des fonctionnalités offertes par SNCF Connect contribuent financièrement à leur financement selon des règles transparentes et non discriminatoires. Cet amendement permet ainsi d’éviter toute forme de subvention indirecte au bénéfice d’opérateurs privés utilisant une infrastructure numérique développée grâce à des investissements publics importants. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000312
Dossier : 312
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29/06/2026
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Le présent article autorise SNCF Réseau à créer des filiales associant des partenaires privés afin de financer et de réaliser des opérations de modernisation du réseau ferré national. Si ces montages peuvent contribuer à mobiliser des financements complémentaires au regard des besoins considérables de rénovation et la modernisation du réseau, ils ne doivent pas conduire à renchérir le coût du financement pour SNCF Réseau au profit d'investisseurs privés. Le présent amendement vise donc à encadrer les conditions de rémunération des partenaires privés afin qu'elles demeurent proportionnées aux investissements réalisés et aux risques effectivement assumés. Il prévoit aussi que le recours à ces montages soit subordonné à une évaluation préalable démontrant que leur coût global, sur l'ensemble de la durée de l'opération, n'est pas supérieur à celui d'un financement direct par emprunt de SNCF Réseau. Il s'agit de garantir que l'ouverture à des financements privés permette effectivement d'accélérer la modernisation du réseau ferroviaire, sans créer de surcoût pour SNCF Réseau ni de rente excessive au bénéfice des investisseurs.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000316
Dossier : 316
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Adopté
29/06/2026
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Le déploiement des infrastructures de recharge ouvertes au public progresse au prix d’importantes disparités en termes de localisation et de puissance des équipements installés. Les infrastructures de recharge rapide ou à haute puissance se concentrent principalement sur les autoroutes, les routes nationales, les zones urbaines, tandis que les territoires ruraux disposent fréquemment de bornes de puissance plus faible, qui peuvent répondre aux besoins de recharge de longue durée mais ne permettent pas toujours une recharge suffisamment rapide pour les déplacements du quotidien, les trajets professionnels ou le trafic de transit. Cette situation est d’autant plus préjudiciable que les habitants des territoires ruraux sont davantage dépendants de la voiture individuelle et parcourent en moyenne des distances plus importantes pour accéder à l’emploi, aux services publics, aux commerces et aux soins. Le présent amendement propose en conséquence que le schéma directeur de développement des infrastructures de recharges ouvertes au public pour les véhicules électriques et les véhicules hybrides rechargeables identifie les territoires ruraux insuffisamment couverts par des infrastructures de recharge rapide ou à haute puissance et fixe des objectifs de maillage territorial équilibré. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000353
Dossier : 353
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Rejeté
29/06/2026
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L’article 2 du présent projet de loi prévoit une prise en charge publique pouvant atteindre 75% des coûts de raccordement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques. L’État engage ainsi des fonds publics pour accélérer le déploiement de ces infrastructures et, à terme, de la technologie bidirectionnelle qui permet de restituer l’électricité stockée dans la batterie vers le réseau ou vers le lieu de résidence du propriétaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000354
Dossier : 354
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29/06/2026
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L’article 2 du présent projet de loi prévoit une prise en charge publique pouvant atteindre 75% des couts de raccordement des infrastructures de recharge pour véhicules. Si l’État engage ainsi des fonds publics pour accélérer le déploiement de ces infrastructures et de la technologie bidirectionnelle dite Vehicle-to-Grid et Vehicle-to-Home, aucune donnée publique consolidée n’existe à ce jour sur les conditions dans lesquelles les constructeurs garantissent la batterie en usage bidirectionnel, ni sur les conditions d’accès des consommateurs à cette fonctionnalité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000376
Dossier : 376
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Retiré
29/06/2026
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Cet amendement vise à faciliter et sécuriser la transmission des avis d’infraction aux personnes morales dont les véhicules sont concernés par des infractions constatées par des appareils de contrôle automatique. Les entreprises disposant d’une flotte de véhicules, notamment dans le secteur du transport routier, sont soumises à des obligations de gestion et de désignation du conducteur responsable en application de l’article L. 121-6 du code de la route. Or la transmission matérielle des avis peut générer des délais de traitement, des pertes d’information et des difficultés administratives, alors même que le délai de désignation est strictement encadré. Le présent amendement permet donc la transmission par voie électronique des avis d’infraction aux personnes morales, dans des conditions garantissant la date de mise à disposition, l’identification du destinataire et l’intégrité des informations transmises. Cette mesure simplifie les démarches des entreprises, sécurise le respect de l’obligation de désignation du conducteur et contribue à une meilleure efficacité du traitement des infractions routières. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000378
Dossier : 378
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29/06/2026
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Le présent amendement propose de mettre en place une contribution kilométrique pour les poids lourds.
Calculée à partir de la distance parcourue, cette contribution a notamment le mérite de s’appliquer de façon égale aux transporteurs routiers français et étrangers, contrairement à la TICPE qui est payée seulement lorsque le plein de carburant est fait en France.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000380
Dossier : 380
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29/06/2026
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Le présent amendement du groupe Ecologiste et Social vise à généraliser la possibilité, pour les régions, de mettre en place une contribution kilométrique sur la circulation des véhicules de transport routier de marchandises empruntant les voies du domaine public routier national mises à leur disposition, en supprimant les conditions liées au report de trafic. À la suite du transfert entre 2019 et 2021 à la Collectivité européenne d’Alsace de la voirie nationale non concédée située sur son territoire, l’ordonnance n° 2021-659 du 26 mai 2021, prise sur le fondement de la loi n° 2019-816 du 2 août 2019 relative aux compétences de la Collectivité européenne d’Alsace, a permis à cette collectivité de soumettre à une taxe les véhicules de transport de marchandises utilisant certaines parties de son réseau. La même année, la loi « Climat et résilience » d’août 2021 a ouvert la voie à des contributions régionales visant les poids lourds. En conséquence, en juillet 2023, l’ordonnance prévue par la loi « Climat et résilience » (ordonnance n° 2023-661 du 26 juillet 2023), a mis en place un dispositif juridique commun permettant à la Collectivité européenne d’Alsace, d’une part, et d’autre part, aux régions volontaires et supportant des reports de trafic sur leurs voies depuis des voies soumises à une autre taxe, d’instituer une contribution sur tout ou partie de leur réseau. À l’heure actuelle, seule la région Grand Est a prévu de mettre en place une contribution « poids lourds », à l’horizon 2027, sur certaines parties des fractions du réseau routier national non concédé mises à disposition par l’État depuis le 1er janvier 2025. Les fragilités du modèle de financement des infrastructures routières dans notre pays justifient de rouvrir le débat sur la généralisation des contributions régionales. Le financement de l’AFITF demeure en effet incertain et, à terme, la principale recette affectée de cette agence, la TICPE, est appelée à se tarir compte tenu du verdissement du parc automobile. Pourtant, les besoins en investissements, ne serait-ce que pour enrayer la spirale de dégradation du réseau routier national non concédé, sont très élevés. Et le changement climatique ne fera que les renforcer. Dans ce contexte, il est nécessaire d’identifier une ressource pérenne, à l’abri des aléas budgétaires, pour financer le réseau routier national non concédé. La mise en place de contributions régionales, associée à la mise à disposition des régions de fractions du réseau routier national permise par la loi « 3DS », constitue à ce titre un levier particulièrement pertinent. Cet outil repose en outre sur une logique « utilisateur-payeur » vertueuse d’un point de vue environnemental.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000384
Dossier : 384
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Rejeté
29/06/2026
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La rédaction du Sénat impose à un service numérique multimodal de commercialiser les produits tarifaires des opérateurs concurrents, mais en exclut ceux dont le fournisseur est directement l’opérateur de l’ensemble des services vendus. Il en résulte une asymétrie : la plateforme d’un nouvel entrant, qui ne vend que ses propres trains, échappe à l’obligation, tandis que la plateforme adossée à l’opérateur national y est soumise. Cette différence de traitement n’est justifiée par aucun motif d’intérêt général et place l’opérateur national en situation défavorable, sans contrepartie de réciprocité. Le présent amendement supprime cette exclusion afin que la même obligation s’applique à toutes les plateformes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000389
Dossier : 389
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Rejeté
29/06/2026
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Le présent amendement vise à mieux prendre en compte les disparités territoriales dans le déploiement des infrastructures de recharge.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000390
Dossier : 390
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Retiré
29/06/2026
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000394
Dossier : 394
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Rejeté
29/06/2026
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Le présent amendement reprend les dispositions de l'article 1er de la proposition de loi n° 2271 visant à protéger les usagers des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et à améliorer l'information délivrée aux consommateurs.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000396
Dossier : 396
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Retiré
29/06/2026
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Le présent amendement vise à compléter les principes encadrant les conditions dans lesquelles un fournisseur de service numérique multimodal assure la commercialisation des produits tarifaires des services librement organisés. Le texte prévoit que ces conditions soient raisonnables, équitables, transparentes et proportionnées. Toutefois, ces exigences n’interdisent pas, à elles seules, qu’un fournisseur applique des conditions différentes selon les opérateurs, dès lors que chacune d’elles pourrait être regardée comme répondant individuellement à ces critères. L’ajout du principe de non-discrimination vise ainsi à garantir que des opérateurs placés dans une situation comparable bénéficient de conditions commerciales identiques, qu’il s’agisse notamment de la rémunération, des modalités d’accès aux interfaces techniques ou des délais de mise en œuvre. Cette précision répond aux préoccupations exprimées lors des auditions de la commission par plusieurs acteurs de la distribution numérique de titres de transport, qui ont souligné l’importance de prévenir toute différence de traitement injustifiée entre opérateurs dans un contexte d’ouverture progressive du marché ferroviaire. En consacrant explicitement le principe de non-discrimination, le présent amendement renforce la sécurité juridique du dispositif et contribue à garantir une concurrence loyale entre les acteurs de la distribution numérique des titres de transport, au bénéfice des voyageurs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000398
Dossier : 398
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Non soutenu
29/06/2026
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Les dispositions visées par cet alinéa sont essentielles en ce qu’elles visent à adapter le cadre juridique à la réalité des usages en sécurisant l’existence des services proposés aux usagers des transports par les solutions de dématérialisation et de stockage de titres de transport intégrées aux systèmes d’exploitation mobiles. Elles permettent notamment de distinguer les fournisseurs de services de mobilité des simples supports technologiques. Ces dispositions contribuent à simplifier l’accès aux transports, tant pour les Franciliens que pour les visiteurs internationaux, souvent plus familiers de l’usage de leur téléphone mobile que de l’installation d’applications dédiées. Le présent amendement, de nature rédactionnelle, vise toutefois à harmoniser les termes employés avec ceux du chapitre du code des transports auquel il se rattache. De surcroît, il précise les situations dans lesquelles une solution de dématérialisation et de stockage proposée par un fournisseur entre dans le champ d’application de l’article. En effet, la rédaction initiale était susceptible de créer des divergences d’interprétation en ce qu’elle visait toute solution « nécessaire pour assurer ses fonctionnalités sur certains terminaux ». |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000399
Dossier : 399
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Tombé
29/06/2026
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Le présent amendement vise à renforcer les garanties entourant la transmission des données personnelles des voyageurs entre les distributeurs de titres de transport et les entreprises ferroviaires. L’article 9 prévoit la communication de données d’identité, de coordonnées personnelles et de données de voyage afin de permettre aux entreprises ferroviaires de satisfaire à leurs obligations résultant du règlement (UE) 2021/782 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2021 sur les droits et obligations des voyageurs ferroviaires, notamment en matière d’information des voyageurs, de réacheminement, de remboursement, d’indemnisation et de traitement des réclamations. Il convient de préciser que ces données ne peuvent être utilisées qu’aux seules fins ayant justifié leur transmission. Cette précision s’inscrit dans le prolongement du principe de limitation des finalités consacré par le règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 (RGPD), selon lequel les données à caractère personnel doivent être collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes et ne pas être traitées ultérieurement d’une manière incompatible avec ces finalités. Sans remettre en cause les obligations déjà prévues par le droit européen, le présent amendement renforce la lisibilité du dispositif et apporte une garantie supplémentaire aux voyageurs quant à l’utilisation de leurs données personnelles. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000400
Dossier : 400
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Tombé
29/06/2026
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Dans un contexte d’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs, plusieurs entreprises sont désormais amenées à exploiter des services sur le réseau national. Cette évolution ne doit pas se traduire par une dégradation des droits des voyageur.euses en cas de retard, d’annulation ou de rupture de correspondance. Toutefois, imposer à une entreprise ferroviaire d’assurer la prise en charge de voyageur·euses sans mécanisme de compensation, y compris lorsque la perturbation est imputable à un autre opérateur ou résulte de circonstances extérieures à son périmètre de responsabilité, serait de nature à fragiliser l’effectivité du dispositif et à créer des situations d’iniquité entre entreprises. Le présent amendement instaure donc un principe de compensation financière entre entreprises ferroviaires, afin que le coût du réacheminement soit supporté par l’entreprise à l’origine de la perturbation, selon des modalités précisées par décret en Conseil d’État, lequel encadre également les cas dans lesquels le retard ou l’annulation n’est pas imputable à l’entreprise concernée, notamment en cas de force majeure ou d’événements extérieurs à son périmètre de responsabilité. Cette disposition permet de sécuriser juridiquement le dispositif, de préserver pleinement les droits des voyageur·euses et de garantir une répartition équitable des charges entre opérateurs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000402
Dossier : 402
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Rejeté
29/06/2026
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Le présent amendement vise à compléter le dispositif relatif à la transmission des données personnelles des voyageurs entre les distributeurs de titres de transport et les entreprises ferroviaires. L’article 9 autorise la communication de données d’identité, de coordonnées personnelles et de données de voyage afin de permettre aux entreprises ferroviaires de satisfaire à leurs obligations résultant du règlement (UE) 2021/782 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2021, notamment en matière d’information des voyageurs, de poursuite du voyage, de remboursement, d’indemnisation et de traitement des réclamations. Si le règlement général sur la protection des données (RGPD) prévoit déjà que les données à caractère personnel ne peuvent être conservées plus longtemps que nécessaire au regard des finalités poursuivies, le présent amendement vise à rappeler ce principe dans le dispositif législatif et à préciser que le décret en Conseil d’État prévu par le texte devra également fixer les modalités et la durée de conservation des données transmises. Cette précision renforcera la sécurité juridique du dispositif, garantira une meilleure protection des données personnelles des voyageurs et permettra à la Commission nationale de l’informatique et des libertés d’examiner explicitement ces modalités lors de son avis sur le projet de décret. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000407
Dossier : 407
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Adopté
29/06/2026
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L'alinéa 1 de l'article 3 complète le III de l'article L 330-2 du code de la route afin d'ouvrir l'accès aux données d'immatriculation des véhicules pour la recherche des infractions à la réglementation sur le stationnement. Par l'effet du renvoi opéré au sein de cet article, cette extension bénéficie notamment aux agents des exploitants d'autoroutes et d'ouvrages routiers à péage mentionnés à l'alinéa 14 du I du même article. Une telle extension n'apparaît ni nécessaire, ni souhaitable. Elle élargit l'accès à des données personnelles d'identification au profit d'opérateurs privés, pour une finalité de verbalisation du stationnement qui peut être assurée par les autorités et agents publics déjà compétents. Le gain attendu en matière de constatation des infractions et de recouvrement des amendes n'est pas suffisant pour justifier cet élargissement du cercle des personnes habilitées à accéder au fichier des immatriculations. Le présent amendement supprime en conséquence cet alinéa. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000408
Dossier : 408
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Tombé
29/06/2026
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Le présent amendement reprend une proposition formulée lors des auditions de la commission par plusieurs acteurs de la distribution numérique de titres de transport. L’alinéa 4 adopté par le Sénat prévoit que les services numériques multimodaux ne présentent que les services que l’autorité compétente autorise le fournisseur de service numérique multimodal à commercialiser. Cette restriction est susceptible de limiter la capacité des plateformes à proposer aux voyageurs une vision exhaustive des solutions de transport disponibles sur un itinéraire donné. Or l’un des objectifs poursuivis par le présent projet de loi est précisément de faciliter l’accès des voyageurs à une offre de mobilité plus lisible, plus intégrée et plus concurrentielle. Une limitation de la commercialisation aux seuls services expressément autorisés par chaque autorité organisatrice risque de conduire à une information incomplète du consommateur et de réduire l’intérêt même des services numériques multimodaux, dont la valeur ajoutée réside dans leur capacité à comparer et agréger les différentes offres de transport. La suppression de cette disposition permettra de favoriser une commercialisation plus complète des services de transport, de renforcer la concurrence entre les distributeurs et d’offrir aux voyageurs une information plus exhaustive sur les solutions de mobilité qui leur sont accessibles, conformément aux objectifs de développement de la billettique multimodale. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000410
Dossier : 410
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Adopté
29/06/2026
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Le développement de la mobilité électrique suppose que les usagers puissent connaître le prix de la recharge lorsqu’ils se présentent devant une borne ouverte au public. Or, une enquête publiée récemment par l’association Consommation, logement et cadre de vie, relève que, pour une même recharge, un automobiliste peut acquitter un tarif de 0,36 euro par kilowattheure en accès direct, tandis que le recours à certains opérateurs de mobilité peut porter ce tarif à 1,033 euro par kilowattheure, soit un écart proche de 190 %. Elle constate également, au sein d’un même réseau et dans un même département, des écarts pouvant dépasser 200 % entre des bornes de puissance comparable. Ces différences sont d’autant plus difficiles à appréhender pour les usagers que la recharge peut être facturée au kilowattheure, à la durée ou selon un forfait par session. La CLCV recommande donc une simplification des structures tarifaires et la généralisation du prix au kilowattheure comme référence principale. Elle souligne également la nécessité d’harmoniser les obligations d’information pour l’ensemble des bornes, notamment celles dont la puissance est inférieure à 50 kilowatts, qui représentent la majorité du parc ouvert au public. Le présent amendement répond à cette exigence en imposant, pour tout point de recharge ouvert au public, l’affichage visible et lisible du prix avant le déclenchement de la recharge et son expression en euros par kilowattheure. Il prévoit également la possibilité d’un paiement à l’acte au moyen d’un dispositif simple et universel, sans abonnement ni inscription préalable. Outre les bénéfices pour les usagers, la transparence sur les tarifs permettra aux pouvoirs publics de mieux évaluer les disparités tarifaires et prendre les mesures nécessaires pour remédier aux inégalités territoriales. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000412
Dossier : 412
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Tombé
29/06/2026
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Le présent amendement vise à compléter le dispositif de poursuite du voyage créé par l’article 9 bis afin de prendre en compte les prestations complémentaires associées au billet initial. Le texte garantit au voyageur ayant manqué une correspondance le droit d’être réacheminé vers sa destination finale dans les meilleurs délais. Toutefois, il ne traite pas de la situation dans laquelle le billet comporte une ou plusieurs prestations réservées, telles qu’un emplacement pour un vélo, le transport d’un animal ou une assistance destinée à une personne à mobilité réduite. Or, dans ces hypothèses, la simple possibilité de monter à bord d’un autre train ne permet pas toujours d’assurer une poursuite effective du voyage dans des conditions satisfaisantes. L’absence de place pour un vélo, l’impossibilité d’accueillir un animal dans les conditions prévues ou l’indisponibilité d’une assistance peuvent placer le voyageur dans une situation particulièrement difficile, alors même que la rupture de correspondance ne lui est pas imputable. Le présent amendement propose donc de prévoir que l’entreprise ferroviaire tienne compte, dans toute la mesure du possible, des prestations complémentaires ayant fait l’objet d’une réservation et, lorsque leur maintien s’avère impossible, qu’elle propose au voyageur une solution adaptée. Cette rédaction instaure une obligation de moyens, compatible avec les contraintes d’exploitation des entreprises ferroviaires, tout en garantissant une meilleure prise en compte des situations particulières rencontrées par les voyageurs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000413
Dossier : 413
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’alinéa 10, qui prévoit qu’un gestionnaire de services de transport peut ne pas rémunérer un fournisseur de service numérique multimodal lorsque le gain économique que celui-ci lui apporte est « nul ou négligeable ». Toutefois, cette notion n’est définie ni par le projet de loi ni par le code des transports. Le texte ne précise ni les critères permettant d’apprécier ce gain économique, ni la méthode de calcul retenue, ni la période de référence, ni les modalités de règlement des différends en cas de désaccord entre les parties. En pratique, cette rédaction est susceptible de conduire chaque gestionnaire à apprécier lui-même l’existence ou non d’un gain économique justifiant la rémunération du fournisseur de service numérique multimodal. Une telle appréciation unilatérale est de nature à créer une insécurité juridique importante, à fragiliser les relations contractuelles entre les acteurs et à favoriser le développement de contentieux. Dans ces conditions, le présent amendement propose de supprimer cette disposition, dont les conditions d’application apparaissent insuffisamment encadrées. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000419
Dossier : 419
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Rejeté
29/06/2026
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Le présent amendement supprime le dispositif introduisant un droit, pour les gestionnaires de services librement organisés, d’obtenir de plein droit la commercialisation de leurs produits tarifaires par les fournisseurs de services numériques multimodaux. Au cours des auditions conduites par la commission, plusieurs acteurs de la distribution numérique des titres de transport ont exprimé leur inquiétude quant aux effets concurrentiels de cette disposition. Si l’objectif poursuivi par le législateur est de favoriser l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire et d’améliorer l’accès des voyageurs aux différentes offres, cette évolution ne doit pas conduire à concentrer la distribution de l’ensemble des billets ferroviaires entre les mains d’un nombre très limité de plateformes. Aujourd’hui, les fournisseurs de services numériques multimodaux indépendants se distinguent notamment par leur capacité à commercialiser, au sein d’une même interface, les offres de plusieurs entreprises ferroviaires. Cette faculté constitue l’un de leurs principaux avantages concurrentiels face aux plateformes des opérateurs historiques. En imposant à l’ensemble des fournisseurs de services numériques multimodaux de commercialiser les services librement organisés, y compris aux plateformes déjà très largement implantées sur le marché, le dispositif est susceptible de renforcer encore la concentration de la distribution des billets. Les plateformes bénéficiant déjà d’une forte notoriété et d’une base d’utilisateurs très importante pourraient proposer l’ensemble des offres ferroviaires, réduisant ainsi l’intérêt des voyageurs à recourir à des distributeurs indépendants et affaiblissant durablement la concurrence entre plateformes. Le présent amendement propose donc de supprimer cette disposition. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000420
Dossier : 420
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Rejeté
29/06/2026
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La disposition de l’article 9 bis introduit un mécanisme selon lequel un fournisseur de service numérique multimodal (SNM) proposant une offre sur un axe (ex : Paris-Lyon) pourrait être contraint de commercialiser l’ensemble des offres concurrentes sur cet axe. Cela crée une situation absurde où, pour conserver sa liberté de choix, un service numérique multimodal (SNM) pourrait être tenté de réduire son offre et de supprimer certains modes de transport de son application, ce qui constitue un recul net pour l’intermodalité et la simplicité du parcours usager. Afin de lever cette impasse, cet amendement propose une solution plus proportionnée consistant à introduire une distinction claire selon le mode de transport concerné. En limitant l’obligation de commercialisation au seul mode déjà distribué par la plateforme (en différenciant notamment le ferroviaire du routier) le législateur permettrait de favoriser l’intermodalité sans imposer un référencement universel qui sclérose le marché et freine l’innovation. Ainsi, la distribution accessoire de billets relevant d’un mode de transport différent, par exemple des cars, ne ferait pas obstacle au bénéfice de l’exception pour le mode ferroviaire, dès lors que le fournisseur du SNM opère l’ensemble des services ferroviaires qu’il commercialise sur l’axe concerné. Cet amendement a été rédigé avec l’entreprise de vente en ligne de billets de train Trainline. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000426
Dossier : 426
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Rejeté
29/06/2026
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Le présent amendement vise à permettre que les dispositifs de sécurisation des infrastructures de recharge soient pris en compte parmi les critères retenus pour fixer le niveau de prise en charge des coûts de raccordement. Les infrastructures de recharge pour véhicules électriques sont de plus en plus exposées aux actes de vandalisme et aux vols, en particulier des câbles de recharge contenant du cuivre. Dans la métropole de Lille, près d’une centaine de câbles de bornes de recharge ont ainsi été sectionnés en l’espace de six mois. Le remplacement d’un seul câble représente un coût pouvant atteindre 2 000 euros pour l’exploitant, tandis que la valeur du cuivre dérobé demeure très inférieure aux dommages occasionnés. Au-delà du coût des réparations, ces dégradations entraînent des indisponibilités parfois prolongées des bornes et dégradent la qualité du service rendu aux usagers. Elles contribuent également à diminuer la disponibilité du réseau de recharge, alors que celui-ci constitue un élément essentiel de l’acceptabilité et du développement de la mobilité électrique. Plusieurs analyses estiment par ailleurs que près de 20 % des bornes publiques connaissent des problèmes de disponibilité technique, les actes de vandalisme et les vols de matériaux contribuant désormais de manière croissante à cette situation. Dans ce contexte, il apparaît pertinent que l’arrêté fixant le niveau de soutien public puisse tenir compte des dispositifs destinés à prévenir ces actes de malveillance, afin de favoriser le déploiement d’infrastructures plus résilientes et de préserver la disponibilité des bornes financées, en tout ou partie, par des fonds publics. Le présent amendement ne crée aucune obligation nouvelle à la charge des exploitants. Il permet simplement d’intégrer la sécurisation des infrastructures parmi les critères pouvant être pris en considération pour déterminer le niveau de prise en charge des coûts de raccordement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000043
Dossier : 43
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendements du groupe Socialistes et apparentés vise à ce que le Gouvernement remette au parlement un rapport relatif à la transposition en droit interne de la directive 1999/62/CE, dite « directive Eurovignette », telle que modifiée par la directive (UE) 2022/362 du 25 mai 2022. L’article 7 septies de la directive « Euroivignette » donne la faculté aux États membres d’appliquer une majoration de la redevance d’infrastructure sur certains tronçons routiers régulièrement saturés. Ce dispositif constitue un levier pertinent pour internaliser les coûts liés à la congestion et orienter les flux de transport vers des modes plus durables. Or, il avait été prévu que ce projet de loi transpose dans notre droit interne ces dispositions. Cette option n’a finalement pas été retenue dans la version définitive du projet de loi. Cet amendement vise notamment à obtenir du gouvernement des explications et un calendrier pour la mise en place de la modulation des péages en fonction de la classe des émissions de dioxyde de carbone, notamment pour les poids lourds, de redevances pour coûts externes liées à la pollution atmosphérique due au trafic, ainsi qu'une perspective sur les modèles de gestion des infrastructures routières à même de prendre le relais à l’échéance des contrats actuels de concession et de permettre une taxation efficace du transport de marchandises. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000441
Dossier : 441
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Adopté
29/06/2026
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Il s’agit par cet amendement de revenir sur une disposition adoptée au Sénat qui permet aux régions, en leur qualité d’autorités organisatrices des mobilités, d’obtenir le transfert en jouissance à titre gracieux, en lieu et place du transfert à la valeur vénale comme prévu jusqu’alors, par SNCF Voyageurs des terrains afférents aux centres de maintenance qui restent directement affectés au service public ferroviaire. Si le V de l’article 6 du PJL prévoit la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs, cette disposition de pure forme ne lie pas juridiquement le législateur financier et la compensation de la perte de recette subie par SNCF Voyageurs est donc purement éventuelle. De surcroît, celle-ci ne viserait qu’à compenser la « perte de recettes » et ne constituerait donc pas une « juste et préalable » indemnité car l’indemnisation serait postérieure au transfert et ne correspondrait pas à la valeur vénale des terrains. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000452
Dossier : 452
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Rejeté
29/06/2026
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L'article 2 vise à favoriser le déploiement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques en prenant en charge une partie des coûts de raccordement. Le présent amendement propose d'encourager, lorsque cela est pertinent, l'implantation de ces infrastructures sur d'anciennes emprises ferroviaires désaffectées ou reconverties. Ces emprises présentent souvent des atouts particuliers : elles sont déjà artificialisées, disposent fréquemment de raccordements aux réseaux d'électricité ou de capacités de raccordement à proximité et bénéficient d'une bonne accessibilité. Leur réutilisation permet ainsi de limiter l'artificialisation de nouveaux espaces tout en valorisant un patrimoine ferroviaire devenu sans usage. Cette orientation s'inscrit pleinement dans les objectifs de sobriété foncière, d'optimisation des infrastructures existantes et de développement des mobilités décarbonées poursuivis par le présent projet de loi. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000463
Dossier : 463
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Non soutenu
29/06/2026
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Le I de l'article 2 porte jusqu'à 75 % la prise en charge publique des coûts de raccordement électrique pour les bornes de recharge pour véhicules électriques installées sur les aires des routes nationales non concédées. Quelle qu'en soit la présentation technique, cette disposition revient à faire supporter par le contribuable – via les tarifs d'utilisation des réseaux régulés par la Commission de régulation de l'énergie – une dépense nouvelle au bénéfice d'opérateurs privés commerciaux. C'est, en d'autres termes, une augmentation déguisée de la fiscalité pesant sur l'ensemble des usagers du réseau électrique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000473
Dossier : 473
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Tombé
29/06/2026
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Le nouvel article 9 bis introduit lors de l’examen par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat du projet de loi prévoit une réforme d’ampleur de la billettique ferroviaire. Cette réforme comprend notamment une disposition qui offre la possibilité à l’autorité organisatrice de mobilité de refuser d’autoriser des fournisseurs de service numérique multimodal à vendre certains de leurs services et donc de distribuer certains trajets. Cette possibilité est contraire au principe ancré au I. de l’article L. 1115‑11 qui précise que le fournisseur de service numérique multimodal « peut de droit effectuer, dans les conditions prévues au 1° du I de l’article L. 1115‑10, la délivrance des produits tarifaires des services suivants ». Ce nouvel alinéa de l’article 9 bis visait, selon les débats sénatoriaux, à préserver la possibilité pour les AOM d’être les seules à distribuer leurs abonnements. Cependant, en l’état de la rédaction, tous les trajets sont concernés. Dans le cas où l’AOM n’autoriserait pas le FSNM indépendant à distribuer un trajet et réserve donc cette distribution à son propre SNM ou en exclusivité à un autre acteur privé, trois difficultés claires apparaissent : (i) la possibilité que des voyageurs, par exemple dans le cadre d’un déplacement réalisé à titre touristique, n’aient pas connaissance de l’existence de ces SNM là où les FSNM indépendants proposent à une échelle nationale et internationale l’ensemble des titres de transport ; (ii) la possibilité que des voyageurs ne puissent pas bénéficier d’une offre multimodale et ne puissent pas comparer l’offre proposée avec d’autres offres possibles (comme une offre de bus SLO, de covoiturage, ou autres) contrairement aux plateformes des FSNM indépendants ; et (iii) l’existence de monopoles de distribution sur certains trajets, ce qui est contraire au droit de la concurrence. Afin de préserver la possibilité pour l’AOM de ne pas autoriser la vente des abonnements par des FSNM, comme c’e tait le souhait initial du Sénat, cet amendement propose donc de mieux l’encadrer en precisant que cette absence d’autorisation est possible uniquement dans le cadre de la distribution des abonnements des AOM locales qui sont de die s aux habitants de leurs ressorts territoriaux. Cet amendement a été travaillé avec BlaBlaCar. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000474
Dossier : 474
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Non soutenu
29/06/2026
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Cet alinéa ouvre aux agents de recouvrement des forfaits de post-stationnement un accès direct aux fichiers de l'administration fiscale, afin d'obtenir l'adresse de domicile des contrevenants à partir de leurs seules données d'identité. Ce dispositif crée une interconnexion inédite entre des bases de données aux finalités radicalement différentes, la gestion fiscale d'un côté, la verbalisation du stationnement de l'autre, sans que les garanties habituelles entourant l'accès aux fichiers fiscaux soient réunies. Le risque de fuite de données est réel et sous-estimé. Les systèmes de gestion du stationnement sont exploités par des prestataires privés opérant pour le compte des collectivités territoriales, dans des environnements informatiques dont le niveau de sécurité n'est pas comparable à celui de l'administration fiscale. En autorisant la transmission d'adresses fiscales vers ces systèmes, le législateur crée un vecteur de diffusion de données personnelles sensibles vers des chaînes de traitement insuffisamment sécurisées, exposant les administrés à des risques d'usurpation d'identité et de détournement de données. Cette préoccupation est d'autant plus sérieuse que la disposition n'est assortie d'aucune exigence spécifique de sécurité informatique, d'aucun mécanisme de traçabilité des accès, et d'aucune limitation de durée de conservation des données transmises. Le renvoi à un simple décret en Conseil d'État pris après avis de la CNIL ne saurait suffire à combler ces lacunes. Enfin, le 3° du II prévoit d'étendre ce mécanisme, dès le 1er janvier 2029, au recouvrement des droits de navigation fluviale, confirmant que la brèche ainsi ouverte dans le cloisonnement des fichiers publics a vocation à s'élargir. Le présent amendement supprime le II de l'article 3, laissant subsister ses I, III et IV. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000482
Dossier : 482
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Tombé
29/06/2026
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L'article 6 bis vise à sécuriser juridiquement les transferts de matériels ferroviaires mis en service avant le 1er janvier 2005, notamment dans le cadre de l'ouverture à la concurrence des services ferroviaires régionaux, au regard du règlement européen REACH.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000506
Dossier : 506
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Non soutenu
29/06/2026
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Depuis plus d'une décennie, les collectivités territoriales jouent un rôle structurant dans le déploiement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) ouvertes au public. Leur engagement précoce a été déterminant : en l'absence d'intérêt initial des acteurs privés pour un marché économiquement incertain, elles ont porté la construction d'un maillage territorial cohérent, indispensable au développement du véhicule électrique. Aujourd'hui, 44 % des bornes installées restent portées par des initiatives publiques, notamment dans les zones rurales où la rentabilité économique du service demeure difficile à atteindre. Les objectifs fixés par le règlement européen AFIR pour 2025, voire 2027, sont d'ores et déjà atteints.
Son échéance fixée au 31 décembre 2025 risque toutefois d'interrompre prématurément cette dynamique. Le présent amendement propose en conséquence de la proroger jusqu'au 31 décembre 2030, afin de donner aux collectivités la visibilité nécessaire à la poursuite de leurs investissements, au service des objectifs nationaux et européen de décarbonation des transports. Cet amendement a été travaillé avec la FNCCR. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000507
Dossier : 507
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Non soutenu
29/06/2026
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L’élargissement du dispositif des raccordements anticipés aux réseaux de distribution d’électricité est une mesure indispensable à l’optimisation des investissements sur ces réseaux et présente un enjeu fort dans un contexte d’électrification des territoires.
Les AODE sont ainsi des acteurs incontournables de l’optimisation des investissements sur leurs réseaux et de l’électrification des usages. Dans ces conditions, il convient que la Commission de régulation de l’énergie consulte les associations représentatives des AODE avant de définir les conditions destinées à assurer la pertinence technique et économique des investissements à réaliser dans le cadre des raccordements anticipés.
Cet amendement a été travaillé avec la FNCCR. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000561
Dossier : 561
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Rejeté
29/06/2026
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L’article 8 permet à la déclaration d’utilité publique d’un projet d’infrastructure ferroviaire d’emporter dérogation aux interdictions et prescriptions édictées par les plans de prévention des risques technologiques. Il ouvre ainsi la possibilité de réaliser des aménagements ferroviaires dans des périmètres exposés aux risques industriels majeurs, là où ces plans interdisent ou encadrent strictement toute urbanisation nouvelle. Cette dérogation soulève une difficulté de principe. Les plans de prévention des risques technologiques ont été institués au lendemain de la catastrophe d’AZF pour protéger les personnes contre les conséquences d’accidents industriels majeurs (explosions, incendies, émissions toxiques). Permettre d’y déroger pour faire passer une infrastructure ferroviaire, qui amène des circulations et, le cas échéant, des voyageurs au sein du périmètre à risque, revient à fragiliser cet objectif de protection. La condition selon laquelle la dérogation ne devrait pas « accroître la vulnérabilité » est d’ailleurs largement contradictoire avec son objet même : exposer davantage de personnes à un risque industriel majeur accroît, par définition, la vulnérabilité. Cette fragilité est aggravée par l’absence de garantie procédurale appropriée. L’article ne prévoit aucun avis préalable d’une autorité compétente en matière de risques technologiques avant que la déclaration d’utilité publique ne déroge au plan. Une dérogation aux règles de prévention des risques majeurs, décidée sans évaluation experte du risque, méconnaît l’exigence de prévention qui découle de la Charte de l’environnement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000563
Dossier : 563
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Retiré
29/06/2026
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Le Sénat a introduit cet article 2 bis dont l’effet est de modifié l’article L. 322‑8 du code de l’énergie, associant la mission d'évaluation de l'impact des projets (ENR, bornes de recharge, urbanisme, planification énergétique) à la mission du 4° et plus à celle du 5°. Cet article modifie la portée de cette évaluation déplaçant les débats du contenu de l'évaluation sur l'autorité compétente et le fondement juridique même de cette évaluation. Une telle modification semble de nature à emporter des effets potentiellement négatifs, au premier rang desquels figure un risque de confusion des missions du gestionnaire du réseau de transport d’électricité (RTE).
Selon la logique actuelle du code de l'énergie : Le 4° de l’article L. 322‑8 est historiquement centré sur les fonctions de développement et de gestion du réseau, tandis que le 5° est davantage lié aux fonctions d'expertise, de planification et d'appui aux acteurs publics. Le transfert pourrait brouiller la distinction entre le gestionnaire de réseau et l'expert chargé d'éclairer les décisions publiques. En conséquence, les collectivités pourraient considérer que RTE passe d'un rôle d'évaluation neutre à un rôle de juge et partie dans les projets lui étant soumis, élevant RTE au rang d’un acteur de planification territoriale…Cette critique est susceptible d'être autant portée par les collectivités territoriales, les développeurs d'ENR que les aménageurs.
Une autre conséquence qui doit nous imposer une vigilance particulière est induite par un renforcement indirect mécanique du pouvoir de RTE sur les projets territoriaux. Le texte visant : les projets d'énergies renouvelables ; Au surplus, une telle disposition serait de nature à alimenter un risque politique nuisible au développement et à l’aménagement des territoires, les collectivités étant amenées à dénoncer une forme de « tutelle technique implicite du gestionnaire de réseau sur les choix d'aménagement locaux ». Un autre effet négatif de cette disposition à prévoir réside dans le risque plus que probable d’allonger les délais de développement. En effet, l'obligation d'évaluation du réseau ainsi réformée pourrait conduire les porteurs de projets photovoltaïques, éoliens ou de stations de recharge à davantage de demandes d'études ; Ce risque semble d’autant plus inquiétant dans un contexte où ces créations d’attentes se feraient sans moyens supplémentaires. Notons à ce propos que si le texte élargit le champ à l’urbanisme, à la mobilité électrique et à la planification énergétique. aucune disposition ne prévoit d’effectifs supplémentaires, de financement supplémentaire ni même de nouveaux délais réglementaires. Une telle tension du contexte doit nous faire craindre soit une dégradation de la qualité des avis soit des délais accrus. Enfin une telle disposition nous exposerait inéluctablement à un risque contentieux sur la nature des avis rendus constatant que la rédaction actuelle de l’article 2 bis ne précise pas si l'évaluation est obligatoire ou facultative ; si elle lie les autorités décisionnaires et si elle est opposable aux tiers. De telles imprécisions nourriront forcément du contentieux. La grande fragilité et insécurité de l’article 2 bis tenant au manque de clarté sur les conséquences concrètes de cette nouvelle rédaction pour les collectivités et les porteurs de projets impose sa suppression conservatoire, c’est l’objet du présent amendement.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000057
Dossier : 57
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Tombé
29/06/2026
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L’article 9 instaure un droit à la poursuite du voyage pour les voyageurs ferroviaires ayant manqué une correspondance en raison d’un retard ou d’une annulation non imputable à leur fait. Ce droit leur permet de monter à bord de tout autre train assurant la poursuite de leur trajet, sans surcoût. Cependant, le texte tel que rédigé ne traite pas de la situation des voyageurs qui ont réservé un emplacement vélo dans le train d’origine ou dans l’un des trains de correspondance. Or, les emplacements vélo à bord des trains font l’objet d’une réservation obligatoire sur la quasi-totalité des grandes lignes, et les places disponibles sont souvent en nombre limité. En cas de changement de train subi le voyageur se retrouve dans une situation absurde : son droit à poursuivre le voyage est reconnu, mais il ne peut pas embarquer son vélo faute de réservation valide sur le nouveau train. Cette situation pénalise particulièrement les voyageurs ayant organisé un déplacement combinant train et vélo, et constitue un frein concret au développement de l’intermodalité vélo-train, pourtant encouragée par les politiques publiques. Cet amendement prévoit donc que le droit à la poursuite du voyage emporte, lorsque le voyageur dispose d’une réservation vélo sur le trajet initial, le droit à un emplacement vélo dans les mêmes conditions à bord du train de substitution, dans la limite des places disponibles, et que l’entreprise ferroviaire l’informe sans délai des disponibilités. Cet amendement a le soutien de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000575
Dossier : 575
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement vise à combler un angle mort fiscal majeur de la décarbonation des transports routiers en créant un mécanisme de suramortissement miroir dédié aux infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) acquises ou fabriquées par les entreprises. L’électrification du transport de marchandises ne pourra pas s’opérer sans un déploiement massif et simultané de bornes de recharge à haute puissance sur les sites logistiques et les dépôts des transporteurs. Or, l’installation de ces infrastructures (IRVE) exige des investissements initiaux très lourds (travaux de génie civil, raccordements au réseau, transformateurs), pour lesquels les dispositifs de soutien actuels sont insuffisants. Actuellement, les incitations fiscales se concentrent sur le conteneur (le véhicule), mais ignorent l'infrastructure indispensable à son fonctionnement. Afin de synchroniser le déploiement des bornes et des flottes, cet amendement permet aux entreprises soumises à un régime réel de bénéfice de déduire de leur résultat imposable une somme calculée sur la valeur d'origine des infrastructures de recharge. Par souci de cohérence et d'efficacité, le taux de cette déduction est calqué de manière dynamique sur celui applicable au suramortissement des véhicules lourds zéro émission de plus de 3,5 tonnes. Ce mécanisme incitatif est conçu pour être pragmatique et s'adapter à toutes les réalités de gestion des entreprises : la déduction est répartie de manière linéaire sur la durée d'amortissement ou sur la durée du contrat pour les infrastructures prises en location avec option d'achat (LOA) ou en crédit-bail. Il s'agit d'un signal-prix global et puissant pour encourager les transporteurs à investir simultanément dans le camion électrique et dans son écosystème de recharge. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000596
Dossier : 596
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Non soutenu
29/06/2026
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Le nouveau droit à la poursuite d’un voyage en cas de correspondance ratée en raison d’un retard de train, introduit par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, est bienvenu pour assurer une continuité du trajet aux voyageurs à l’heure d’une billettique fragmentée où différents opérateurs peuvent gérer des segments d’un même trajet. De nombreux trajets comprennent aujourd’hui deux segments ferroviaires avec une correspondance pour les relier. Cependant, des trajets vendus dans le cadre d’une seule prestation commerciale comprennent également un segment réalisé en bus SLO (service librement organisé) puis un segment ferroviaire. Dans cette configuration, le voyageur ne pourrait pas bénéficier du droit créé à l’article 9. Afin de favoriser l’intermodalité et la multimodalité, cet amendement étend ce droit aux voyageurs ayant acheté lors d’une seule transaction commerciale un billet impliquant un premier segment en bus SLO puis une correspondance ferroviaire. Ainsi, le voyageur, indépendamment qu’il ait pris un train ou un bus SLO, ayant manqué sa correspondance ferroviaire, aurait le droit de monter dans tout autre train assurant ainsi la poursuite de son trajet vers sa destination finale dans les meilleurs délais. Le présent amendement a été travaillé avec Blablacar. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000597
Dossier : 597
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Non soutenu
29/06/2026
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Cet amendement propose de supprimer l’alinéa introduit au Sénat précisant que des distributeurs indépendants peuvent ne pas être rémunérés par les opérateurs si leur gain économique est nul ou négligeable. Dans ses décisions n°2026‑013 et 2026‑014 du 18 février 2026, l’Autorité de régulation des transports (ART) a rappelé que « les plateformes numériques de distribution, dont le législateur a souhaité favoriser le développement, contribuent à améliorer la qualité de la distribution ». En agrégeant l’offre et la demande, de telles plateformes rendent l’offre de transport plus accessible et plus attractive. Elles permettent le développement de nouvelles offres en combinant la vente de plusieurs services. La notion de gain économique n’est ainsi pas utilisée par l’ART pour définir l’apport des FSNM. Cet amendement propose donc de tirer un enseignement des décisions du régulateur et de supprimer cette notion inopérante, subjective et difficilement mesurable de gain économique. En l’état du marché, il reviendrait à rendre possible la non-rémunération des entreprises de distribution par SNCF lorsque ces entreprises distribuent des billets d’Intercités par exemple. Pourtant, la plus-value de ces distributeurs est réelle pour l’usager : la meilleure exposition des billets, la possibilité pour le voyageur de comparer les différents moyens de transports possibles pour son trajet ou l’accès à des mobilités complémentaires ne sont pas proposés directement par le distributeur historique SNCF Connect. Cet amendement supprime donc cette disposition qui reviendrait à consolider la place dominante de SNCF Connect et à affaiblir l’ensemble des acteurs indépendants. Cet amendement a été travaillé avec Blablacar. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000599
Dossier : 599
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Non soutenu
29/06/2026
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Le nouveau droit à la poursuite d’un voyage en cas de correspondance ratée en raison d’un retard de train, introduit par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, est bienvenu pour assurer une continuité du trajet aux voyageurs à l’heure d’une billettique fragmentée où différents opérateurs peuvent gérer des segments d’un même trajet. De nombreux trajets comprennent aujourd’hui deux segments ferroviaires avec une correspondance pour les relier. Le présent amendement vise à intégrer au sein de ce dispositif le droit à un hébergement, lorsque tout autre train assurant la poursuite du trajet vers la destination finale dans les meilleurs délais ne circule que le lendemain. Cet amendement a été travaillé avec le Réseau Action Climat. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000602
Dossier : 602
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Non soutenu
29/06/2026
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Il s’agit par cet amendement de revenir sur une disposition adoptée au Sénat qui permet aux régions, en leur qualité d’autorités organisatrices des mobilités, d’obtenir le transfert en jouissance à titre gracieux, en lieu et place du transfert à la valeur vénale comme prévu jusqu’alors, par SNCF Voyageurs des terrains afférents aux centres de maintenance qui restent directement affectés au service public ferroviaire. Le transfert obligerait SNCF Voyageurs à conserver à son bilan des actifs non stratégiques pour l’activité de SNCF Voyageurs et d’assumer la responsabilité inhérente à ces actifs. En effet, la consistance du droit de jouissance conféré aux autorités organisatrices n’est pas clairement définie, sans précision pour ce qui concerne les droits et obligations applicables en matière d’entretien, de travaux, de nouvelles constructions et de restitution. Ainsi, sur le plan environnemental, les obligations en cas de pollution ne sont pas fixées (alors même que les terrains concernés sont susceptibles de relever du régime des installations classées pour la protection de l’environnement), ce qui expose SNCF Voyageurs à des risques alors qu’elle serait privée de tout contrôle sur l’usage des terrains pendant 50 ans. Enfin, cette disposition risque d'être contraire à l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, à valeur constitutionnelle. Le transfert unilatéral qu’elle prévoit, sans contrepartie, pourrait en effet être assimilé à une privation de propriété, qui doit être assortie d’une indemnité juste et préalable. La privation de propriété correspond en principe à une expropriation mais peut aussi résulter d’une disposition ne transférant pas formellement la propriété lorsqu’elle aboutit, « compte tenu de l’ampleur de ses conséquences sur une jouissance normale de la propriété […], à vider le droit de propriété de son contenu » (2015‑518 QPC, 2 février 2016, cons. 14, s’agissant de servitudes). Dans le cas présent, la disposition introduite par le Sénat prive SNCF Voyageurs de la jouissance des terrains concernés, dès lors que cette jouissance est apportée à l’autorité organisatrice et que le transfert peut être unilatéralement décidé par l’autorité organisatrice pour une durée susceptible d’atteindre 50 ans, sans versement d’aucune somme. Le V de l’article 6 du PJL prévoit la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs, disposition de forme, ne vise qu’à compenser la « perte de recettes », sans indemnisation. Le présent amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000061
Dossier : 61
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement vise à sécuriser le déploiement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques ouvertes au public, essentielles au verdissement du secteur des transports. Actuellement, des collectivités territoriales engagées dans l’installation de bornes de recharge peuvent perdre le bénéfice d’une prime financée au titre des certificats d’économies d’énergie lorsque les travaux ou la mise en service ne sont pas achevés dans les délais prévus, parfois limités à six mois. Or, cette situation résulte parfois de délais de raccordement au réseau public d’électricité trop longs, indépendants de leur volonté, en particulier lorsque le raccordement dépend du gestionnaire de réseau. Il n’est pas acceptable qu’une collectivité ayant engagé un projet utile à la transition écologique soit privée de son soutien financier en raison d’un retard qui ne lui est pas imputable. Cette situation pose question sur la volonté de l'Etat de réellement soutenir les collectivités. L’amendement prévoit donc une prorogation de plein droit des délais conditionnant le maintien de la prime, pour une durée égale au retard constaté, lorsque celui-ci n’est pas imputable au bénéficiaire.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000612
Dossier : 612
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Non soutenu
29/06/2026
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Les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) peuvent actuellement élaborer un schéma directeur de développement des infrastructures de recharge ouvertes au public pour les véhicules électriques et les véhicules hybrides rechargeables. Afin de contribuer à la décarbonation des transports et favoriser le développement de l'usage des véhicules électriques et les véhicules hybrides rechargeables, une planification régionale s'avère un levier majeur. Cet amendement rend ainsi obligatoire une disposition existante, et prévoit explicitement que ce schéma vise à garantir l’égalité d’accès de tous les usagers à ces infrastructures, dans une logique de simplification du service à l'usager et de soutien au développement de ces usages. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000628
Dossier : 628
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Adopté
29/06/2026
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L’article 3 crée, à l’article L. 166‑0 FA du livre des procédures fiscales, un dispositif permettant aux agents habilités d’obtenir de l’administration fiscale les coordonnées des personnes physiques et morales concernées, aux fins de la mise en œuvre de la procédure de recouvrement applicable en matière de stationnement. Ce dispositif organise la transmission de données à caractère personnel. S’il renvoie à un décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, il ne fixe pas lui-même, dans la loi, les garanties relatives à la finalité d’utilisation et à la durée de conservation de ces données. Or un traitement de données ne peut être mis en œuvre que pour une finalité déterminée et pour une durée n’excédant pas celle nécessaire à cette finalité, conformément à l’exigence constitutionnelle de protection de la vie privée et aux principes de la réglementation relative aux données à caractère personnel. Cet amendement inscrit ces deux garanties dans la loi. Il limite expressément l’utilisation des données communiquées aux seules fins du recouvrement et impose leur destruction une fois le recouvrement effectué ou la créance éteinte. Il consolide ainsi les garanties protectrices des droits des personnes, sans affecter l’efficacité du dispositif. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000063
Dossier : 63
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement vise à encadrer les conséquences financières de la fin anticipée, pour motif d’intérêt général, du droit personnel de jouissance consenti à la filiale créée par SNCF Réseau. L’article 5 prévoit que SNCF Réseau peut mettre fin à ce droit pour un motif d’intérêt général. Or, en l’absence d’encadrement, le contrat pourrait prévoir une indemnisation trop large, intégrant non seulement les investissements non amortis, mais également le rendement attendu par les partenaires externes. Une telle indemnisation pourrait rendre la reprise pour motif d’intérêt général excessivement coûteuse, voire impossible. L’amendement limite donc l’indemnisation à la part non amortie des investissements effectivement réalisés, déduction faite des recettes perçues et des financements publics mobilisés, et exclut toute garantie de rémunération des partenaires externes.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000639
Dossier : 639
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Adopté
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000642
Dossier : 642
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Adopté
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000644
Dossier : 644
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Adopté
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000645
Dossier : 645
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Adopté
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000646
Dossier : 646
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Adopté
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000648
Dossier : 648
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement supprime le II de l’article 6, qui ouvre un cadre temporaire de régularisation des affectations de biens immobiliers entre les entités du groupe SNCF, par transfert de propriété ou d’affectation à leur valeur nette comptable. Cette disposition, en effet, ouvre la faculté de transfert à l’ensemble des entités du groupe public unifié au sens de l’article L. 2101‑1 du code des transports — soit la société nationale SNCF et toutes les sociétés qu’elle contrôle, directement ou indirectement, y compris celles intervenant dans des secteurs concurrentiels, sans la circonscrire aux sociétés issues des trois établissements publics entre lesquels le foncier avait été réparti en 2020 ; de surcroît, en autorisant les transferts opérés « en tenant compte des usages actuels » des biens, il permet une réallocation du patrimoine excédant la seule correction des affectations héritées de la réforme. Elle retient, ensuite, un critère de valorisation à la valeur nette comptable qui ne garantit pas, à lui seul, que les transferts interviennent à des conditions conformes à la valeur de marché. Rapporté à l'étendue du champ des entités bénéficiaires, dont certaines exercent une activité concurrentielle, ce mode de valorisation expose le dispositif à un risque juridique au regard des règles relatives aux aides d'État. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000653
Dossier : 653
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Adopté
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000659
Dossier : 659
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Tombé
29/06/2026
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Le présent amendement substitue au mécanisme d’apport gracieux en jouissance aux régions des terrains afférents aux ateliers de maintenance appartenant à SNCF Voyageurs, introduit par le Sénat, le maintien de leur cession en pleine propriété aux autorités organisatrices — telle que prévue par le droit en vigueur —, en remplaçant toutefois l’évaluation à la valeur vénale par une évaluation à la valeur nette comptable. Il répond à la difficulté, soulignée tant par les régions que par l’Autorité de régulation des transports, que représente pour les autorités organisatrices le coût du rachat de ces terrains à leur valeur vénale, alors qu’elles ont déjà consenti d’importants investissements pour réussir l’ouverture à la concurrence, notamment le renouvellement du matériel roulant. Sensiblement inférieure à la valeur vénale, la valeur nette comptable allège cette charge tout en préservant le transfert en pleine propriété, gage de sécurité juridique pour les autorités organisatrices. Cette solution maintient par ailleurs une contrepartie financière au profit de SNCF Voyageurs. L’indemnisation à la valeur nette comptable, nette de toutes subventions — déjà retenue pour les ateliers de maintenance eux-mêmes —, garantit la neutralité économique de l’opération et exclut tout avantage indu. En écartant la gratuité, elle prévient en outre les fragilités susceptibles d’affecter, au regard de la protection constitutionnelle du droit de propriété, un apport consenti sans contrepartie. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000661
Dossier : 661
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Tombé
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000664
Dossier : 664
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Tombé
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000666
Dossier : 666
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Tombé
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000680
Dossier : 680
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Adopté
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000681
Dossier : 681
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Adopté
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000683
Dossier : 683
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement intègre au sein du nouvel article L. 2151‑5 du code des transports l’obligation de transmission de données nécessaire à la mise en œuvre du droit à la poursuite du voyage créé par le Sénat au nouvel article L. 2151‑6. À cette fin, il étend l’obligation de communication des données de voyage — aujourd’hui limitée au seul billet direct — au cas du billet combiné garantissant la poursuite du voyage en cas de correspondance manquée. Il supprime, par coordination, l’article L. 2151‑7, qui organisait de manière distincte les modalités de transmission des informations. En effet, le nouvel article L. 2151‑5 institue déjà, à la charge de l’ensemble des acteurs de la distribution, une obligation générale de communication aux entreprises ferroviaires des informations utiles à l’exercice des droits des voyageurs ; il est plus lisible d’y rattacher l’obligation servant le droit à la poursuite du voyage que de la faire reposer sur un dispositif parallèle. L’ensemble des transmissions relève ainsi d’un régime unifié, assorti des mêmes garanties — finalités, durée de conservation et avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés sur le décret d’application. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000684
Dossier : 684
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Adopté
29/06/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000685
Dossier : 685
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement améliore la rédaction du nouvel article L. 2151‑6 du code des transports instituant un droit à la poursuite du voyage afin d’introduire la notion de billet combiné, entendu comme le titre représentant des contrats de transport distincts portant sur des services ferroviaires successifs, achetés dans le cadre d’une seule transaction commerciale. Cette notion permet de définir avec précision le champ du droit à la poursuite du voyage. Les autres modifications précisent que la poursuite du voyage est gratuite pour le voyageur et effectuée dans les meilleurs délais par l’entreprise ferroviaire dont le train a été manqué ou par une autre entreprise ferroviaire, dans un train relevant de la même catégorie de services — service librement organisé, train d’équilibre du territoire ou train express régional — ou, à défaut de train de cette catégorie dans un délai raisonnable, d’une autre catégorie. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000686
Dossier : 686
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement précise les conditions de mise en œuvre du droit à la poursuite du voyage institué par le Sénat à l’article L. 2151‑6 du code des transports, qui permet à tout voyageur en rupture de correspondance, dès lors qu’il a acheté son billet dans le cadre d’une seule transaction commerciale, de poursuivre son trajet jusqu’à sa destination finale, quelle que soit l’entreprise ferroviaire susceptible de le prendre en charge. Il substitue à la règle, posée par le Sénat, de l’absence de toute compensation financière entre entreprises ferroviaires un cadre reposant sur des accords de coopération entre les entreprises ferroviaires définissant les conditions opérationnelles et financières de cette garantie, le cas échéant jusqu’à l’absence de compensation. Cette souplesse est nécessaire : si la prise en charge gratuite paraît envisageable entre services conventionnés relevant d’une même autorité organisatrice — trains express régionaux ou trains d’équilibre du territoire —, voire à bord d’un service librement organisé exploité par la même entreprise ferroviaire, une compensation, au moins partielle, se justifie lorsqu’un voyageur est accueilli à bord d’un service librement organisé exploité par une entreprise concurrente. À défaut, cette dernière transporterait gratuitement des voyageurs dont elle n’a pas perçu le prix du billet, sans que soit encouragée l’amélioration continue de la régularité et de la ponctualité des correspondances. En l’absence d’accord applicable, un décret déterminera les conditions opérationnelles et financières garantissant le droit à la poursuite du voyage. Ce décret précise en outre les délais et les conditions de négociation et de conclusion des accords de coopération, ainsi que les échanges d’informations avec, le cas échéant, le gestionnaire des gares et les distributeurs de billets et leurs responsabilités dans l’information due aux voyageurs. Afin de garantir des conditions d’application équitables, transparentes, non discriminatoires et proportionnées, il est pris après consultation de l’Autorité de régulation des transports. Enfin, l’amendement assure l’effectivité de cette protection en confiant à l’Autorité de régulation des transports, par complément de l’article L. 1263‑2 du code des transports, une compétence de règlement des différends : toute autorité organisatrice ou entreprise ferroviaire pourra la saisir, sans préjudice d’un règlement amiable préalable, de tout différend relatif à l’application de l’article L. 2151‑6, notamment en cas de pratiques discriminatoires ou inéquitables dans la prise en charge des voyageurs en rupture de correspondance. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000687
Dossier : 687
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement crée un article L. 2151‑8 du code des transports qui étend aux titulaires d’un billet combiné l’ensemble des droits reconnus aux voyageurs ferroviaires par le règlement (UE) 2021/782. En l’état du droit de l’Union, les garanties les plus protectrices — assistance, remboursement, indemnisation et traitement des plaintes — sont réservées aux titulaires d’un billet direct, c’est-à-dire d’un titre représentant un contrat de transport unique. Le voyageur qui acquiert, lors d’une seule transaction commerciale, plusieurs titres représentant des contrats de transport distincts pour des services successifs fournis par différentes entreprises ferroviaires — un billet combiné — ne bénéficie pas de ces garanties. Or, dans un contexte d’ouverture à la concurrence où se multiplient les trajets associant plusieurs entreprises ferroviaires, cette différence de traitement n’est pas justifiée du point de vue du voyageur, dont le parcours d’achat est identique. Elle pénalise en outre les nouveaux entrants, rarement en mesure de proposer des billets directs, et incite les voyageurs à se reporter sur l’opérateur assurant l’intégralité du trajet. Le présent amendement assimile donc, pour l’application de ces droits et dans les mêmes conditions, le billet combiné au billet direct. La mise en œuvre de ces droits entre opérateurs distincts est confiée à des accords de coopération entre entreprises ferroviaires, qui en définissent les conditions opérationnelles et financières. À défaut d’accord, un décret pris après consultation de l’Autorité de régulation des transports fixe les conditions applicables, de sorte que l’effectivité des droits du voyageur soit garantie en toute hypothèse. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000688
Dossier : 688
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement confie à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) le contrôle du respect du droit à la poursuite du voyage institué à l’article L. 2151‑6 du code des transports, dans les mêmes conditions que pour assurer le respect des droits et des obligations applicables aux voyageurs ferroviaires. Il étend à cette fin, d’une part, le champ de l’article L. 2151‑3 du même code qui prévoit une amende administrative jusqu’à 15 000 € pour une personne morale et, d’autre part, celui de l’article L. 511‑7 du code de la consommation, qui désignent déjà les agents de la concurrence comme chargés de veiller au respect des droits des voyageurs ferroviaires garantis par le règlement (UE) 2021/782. Les agents de la DGCCRF seront ainsi habilités à rechercher, constater et sanctionner les manquements à l’obligation de garantir la poursuite du voyage des voyageurs en rupture de correspondance. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000689
Dossier : 689
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement vise à ne pas restreindre la nature des titres de transport qu’un service numérique multimodal (SNM) est autorisé à commercialiser. Le texte transmis par le Sénat introduit à cet égard deux limitations convergentes. L’alinéa 4 subordonne l’obligation d’exhaustivité pesant sur le SNM, au titre du 1° du II de l’article L. 1115‑10 du code des transports, aux seuls services « que l’autorité compétente lui autorise de vendre », ouvrant ainsi aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) la faculté de soustraire certains de leurs produits tarifaires à la distribution par les SNM tiers. L’alinéa 14 exclut quant à lui du champ des titres qu’un SNM peut distribuer de droit, en application du 1° du I de l’article L. 1115‑11, les abonnements d’une validité strictement supérieure à une semaine ainsi que les produits reposant sur une facturation a posteriori d’une fréquence inférieure ou égale à un mois, soit, en pratique, les principaux titres destinés aux voyageurs réguliers. En réservant aux SNM des AOM, ou en écartant purement et simplement du périmètre de la vente de droit, l’essentiel des abonnements et des titres conventionnés, ces dispositions restreignent sensiblement l’offre que les plateformes tierces peuvent proposer et contreviennent à la finalité même du cadre des SNM, qui est d’assurer à l’usager un parcours d’achat intégré dans une logique de porte‑à‑porte. Le présent amendement supprime ces deux restrictions afin que l’ensemble des titres de transport demeure distribuable par les SNM. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000690
Dossier : 690
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Adopté
29/06/2026
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L’article 9 bis, dans sa rédaction issue du Sénat, étend le droit d’accès des fournisseurs de service numérique multimodal (FSNM) publics à la distribution des services librement organisés (SLO). Jusqu’à présent, ce droit, prévu au 3° du I de l’article L. 1115‑11 du code des transports, n’était ouvert que pour les trajets dont le point d’origine et la destination finale sont situés dans le ressort territorial d’une même région, ou distants de moins de cent kilomètres et situés dans deux régions limitrophes — un périmètre géographique qui le privait de toute portée et le rendait, de fait, inopérant. Pour y remédier, le Sénat a ouvert l’accès de droit à l’ensemble des SLO au bénéfice de certains FSNM : les agences de voyages et les FSNM « publics », c’est‑à‑dire les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) et les syndicats mixtes. Il a toutefois subordonné cet accès, pour les FSNM publics, à la justification de garanties équivalentes à celles exigées des agences de voyages — condition de nature à priver la mesure d’effet utile, en particulier pour les syndicats mixtes. Le présent amendement lève ces deux obstacles : il substitue, au critère géographique un critère tenant à la qualité du fournisseur (agence de voyages, AOM ou syndicat mixte) et supprime l’exigence de garanties équivalentes à celles exigées des agences de voyages. Les autorités organisatrices se voient ainsi reconnaître un droit effectif d’accès à la distribution des SLO, dans un cadre juridique simplifié. Il supprime enfin l’entrée en vigueur différée au 31 décembre 2027, qui ne se justifie pas, pour ces dispositions, par des contraintes techniques. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000691
Dossier : 691
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Adopté
29/06/2026
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Dans sa rédaction issue du Sénat, l’article 9 bis ouvre aux opérateurs de services librement organisés (SLO) un droit à être distribués par les plateformes commercialisant de tels services : lorsqu’un fournisseur de service numérique multimodal (SNM) assure la vente d’un SLO, le gestionnaire d’un SLO « sur un itinéraire identique ou similaire » peut de droit obtenir la commercialisation de ses produits tarifaires par cette plateforme. Concrètement, SNCF Connect, qui distribue les TGV InOui ou OuiGo, serait tenue de commercialiser les services concurrents exploités sur les mêmes liaisons. Ce critère, défini par référence à l’itinéraire déjà distribué, laisse toutefois subsister d’importantes lacunes. Il ne garantit l’accès qu’aux opérateurs dont la liaison reproduit strictement une liaison déjà commercialisée par la plateforme : un service direct sans équivalent au catalogue — telle une liaison internationale opérée par une entreprise ferroviaire concurrente et desservant le territoire national — en demeurerait exclu, faute de trajet « identique ou similaire » déjà vendu. Il en va de même des liaisons nouvelles ou recréées qui ne sont pas assurées par SNCF Voyageurs, dont rien n’assure qu’elles satisferaient à ce critère, alors même que l’absence de distribution sur les principales plateformes a pu contribuer, par le passé, à la suppression de certains services. Le présent amendement propose que le droit à être distribué bénéficie à tout gestionnaire d’un SLO desservant le territoire national. Il garantit ainsi à l’ensemble des opérateurs de SLO qui le souhaitent un accès effectif et non discriminatoire à la distribution par les plateformes, conformément à l’objectif d’ouverture poursuivi par le présent article. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000692
Dossier : 692
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement vise à garantir que la rémunération du fournisseur de service numérique multimodal (FSNM) qui délivre des titres de transport relève de la seule liberté contractuelle, ce dernier demeurant libre de prélever ou non une commission sur l’opération de vente. L’alinéa 10 introduit, à l’article L. 1115‑10 du code des transports, un III bis qui autorise le gestionnaire des services — en pratique l’autorité organisatrice de la mobilité (AOM) — à ne pas rémunérer le FSNM délivrant ses produits tarifaires lorsque le gain économique qu’il lui apporte est jugé « nul ou négligeable ». En conférant à l’AOM la faculté d’imposer unilatéralement l’absence de toute rémunération, cette disposition fragilise l’équilibre économique de la distribution par les SNM tiers et peut détourner ces derniers de la commercialisation des titres conventionnés. Le présent amendement supprime en conséquence ce III bis, afin que l’existence et le niveau d’une éventuelle commission soient déterminés librement par voie contractuelle entre le FSNM et le gestionnaire du service. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000080
Dossier : 80
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Adopté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés ajoute un nouveau mécanisme de régularisation préalable propre au péage flux libre pour donner un délai supplémentaire de paiement à l’usager. Il est proposé qu’avant tout avis de paiement comportant l’indemnité forfaitaire, l’exploitant adresse au titulaire du certificat d’immatriculation un avis préalable l’invitant à régler le seul montant du péage en ouvrant un délai de quinze jours. L’avis de paiement (avec indemnité minorée) ne pourrait être émis qu’à l’expiration de ce délai, en cas de péage demeuré impayé. Pour rappel, aujourd’hui, le trajet doit être réglé dans les 72 heures et, à défaut, un avis de paiement est adressé au titulaire du certificat d’immatriculation, incluant le péage et une indemnité forfaitaire de 90 euros, réduite à 10 euros si le paiement intervient sous 15 jours. Pour ne pas pénaliser les usagers et compte tenu des délais particulièrement courts permettant de s’acquitter de ce nouveau type de péage, une étape supplémentaire, à indemnité forfaitaire nulle, est proposée. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000086
Dossier : 86
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Adopté
29/06/2026
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Le présent amendement du groupe socialistes et apparentés vise à combler un angle mort fiscal majeur de la décarbonation des transports routiers en créant un mécanisme de suramortissement miroir dédié aux infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) acquises ou fabriquées par les entreprises. L’électrification du transport de marchandises ne pourra pas s’opérer sans un déploiement massif et simultané de bornes de recharge à haute puissance sur les sites logistiques et les dépôts des transporteurs. Or, l’installation de ces infrastructures (IRVE) exige des investissements initiaux très lourds (travaux de génie civil, raccordements au réseau, transformateurs), pour lesquels les dispositifs de soutien actuels sont insuffisants. Actuellement, les incitations fiscales se concentrent sur le conteneur (le véhicule), mais ignorent l'infrastructure indispensable à son fonctionnement. Afin de synchroniser le déploiement des bornes et des flottes, cet amendement permet aux entreprises soumises à un régime réel de bénéfice de déduire de leur résultat imposable une somme calculée sur la valeur d'origine des infrastructures de recharge. Par souci de cohérence et d'efficacité, le taux de cette déduction est calqué de manière dynamique sur celui applicable au suramortissement des véhicules lourds zéro émission de plus de 3,5 tonnes. Ce mécanisme incitatif est conçu pour être pragmatique et s'adapter à toutes les réalités de gestion des entreprises : la déduction est répartie de manière linéaire sur la durée d'amortissement ou sur la durée du contrat pour les infrastructures prises en location avec option d'achat (LOA) ou en crédit-bail. Il s'agit d'un signal-prix global et puissant pour encourager les transporteurs à investir simultanément dans le camion électrique et dans son écosystème de recharge.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000095
Dossier : 95
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Rejeté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à demander au gouvernement de remettre un rapport au Parlement sur l’opportunité de créer un établissement public industriel et commercial (EPIC) national dont la mission serait de gérer l’ensemble du réseau routier national. Étant donné les limites identifiées au système de concessions privées, il convient de préparer la fin des contrats de concessions et de permettre une gestion publique de ces infrastructures stratégiques. Les contrats conclus dans les années 50 à 70 ont été particulièrement avantageux pour les sociétés d’autoroute et les renégociations par avenant tout au long de cette période n’ont pas bénéficié à l’État. S’ajoute à cela un suivi économique et financier très parcellaire des contrats. Selon un rapport du Sénat qui cite l’ART, entre 2022 et 2036, les actionnaires des groupes privés d’autoroutes toucheront 40 milliards d’euros de dividendes. En 2023, les sociétés d’autoroute ont fait un bénéfice de plus de 4,4 milliards d’euros. Ces recettes, dans une période budgétaire contrainte pour la France et les ménages pourraient constituer une solution aux besoins d’investissement massifs dans le domaine des transports et face aux enjeux d’adaptation au changement climatique : réfection des routes, régénération et entretien du réseau ferroviaire, financement et modernisation des transports en commun... Un EPIC disposerait également de la flexibilité nécessaire pour déléguer cette gestion à d'autres opérateurs au niveau local, dans une perspective décentralisatrice. Alors que le gouvernement semble esquisser une prolongation des contrats de concession, il est indispensable d'affirmer dès à présent la nécessité d'une gestion publique de ces axes à l’échéance de ces contrats. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000098
Dossier : 98
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Rejeté
29/06/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à généraliser la possibilité, pour les régions, de mettre en place une écocontribution sur la circulation des véhicules de transport routier de marchandises empruntant les voies du domaine public routier national mises à leur disposition, en supprimant les conditions liées au report de trafic. À la suite du transfert entre 2019 et 2021 à la Collectivité européenne d’Alsace de la voirie nationale non concédée située sur son territoire, l’ordonnance n° 2021-659 du 26 mai 2021, prise sur le fondement de la loi n° 2019-816 du 2 août 2019 relative aux compétences de la Collectivité européenne d’Alsace, a permis à cette collectivité de soumettre à une taxe les véhicules de transport de marchandises utilisant certaines parties de son réseau. La même année, la loi « Climat et résilience » d’août 2021 a ouvert la voie à des écocontributions régionales visant les poids lourds. En conséquence, en juillet 2023, l’ordonnance prévue par la loi « Climat et résilience » (ordonnance n° 2023-661 du 26 juillet 2023), a mis en place un dispositif juridique commun permettant à la Collectivité européenne d’Alsace, d’une part, et aux régions volontaires et supportant des reports de trafic sur leurs voies depuis des voies soumises à une autre taxe d'autre part, d’instituer une écocontribution sur tout ou partie de leur réseau. À l’heure actuelle, seule la région Grand Est a prévu de mettre en place une écocontribution « poids lourds », à l’horizon 2027, sur certaines parties des fractions du réseau routier national non concédé mises à disposition par l’État depuis le 1er janvier 2025. Les fragilités du modèle de financement des infrastructures de transports, et notamment des infrastructures ferroviaires nécessaires à un véritable report modal permettant une baisse durable des émissions du secteur des transports, justifient de rouvrir le débat sur la généralisation des écocontributions à l'échelle des territoires, notamment à l'échelle régionale. Ces écocontributions, qui reposent sur une logique d"utilisateur-payeur" vertueuse d’un point de vue environnemental, doivent être développées et renforcées. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000001
Dossier : 1
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Adopté
25/06/2026
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La compétitivité économique du pays repose largement sur la qualité et la disponibilité de ses infrastructures. Or les délais de réalisation des projets demeurent excessifs au regard de ceux observés chez plusieurs de nos partenaires européens. Le présent amendement du groupe Droite républicaine vise, d'une part, à mieux prendre en compte les enjeux de souveraineté et de compétitivité dans la définition des priorités d'investissement et, d'autre part, à faire de la réduction des délais de réalisation un objectif explicite des futures lois de programmation. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000011
Dossier : 11
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Adopté
25/06/2026
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Cet amendement précise le périmètre des investissements couverts par les lois de programmation des infrastructures de transport, en y intégrant explicitement les ouvrages d’art associés au réseau routier. Le réseau routier constitue le premier support des mobilités du quotidien, en particulier dans les territoires ruraux et périurbains où il concentre l’essentiel des déplacements. Or les ouvrages d’art qui en assurent la continuité (ponts, tunnels, murs de soutènement) font face à des besoins considérables d’entretien, de réparation et de sécurisation. De nombreux travaux, à la suite notamment du rapport de la mission d’information du Sénat sur la sécurité des ponts (juin 2019), ont documenté l’état préoccupant d’une part significative de ces ouvrages, en particulier ceux relevant des collectivités territoriales, dont beaucoup ne disposent pas des moyens d’en assurer la surveillance et la remise à niveau. En mentionnant explicitement ces ouvrages dans le périmètre des lois de programmation, cet amendement garantit leur prise en compte dans la définition des investissements futurs, au titre de la sécurité des usagers. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000012
Dossier : 12
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Adopté
25/06/2026
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L’article 1er prévoit que les lois de programmation font l’objet d’un travail de concertation avec les autorités organisatrices de la mobilité, au plus tard trente-six mois avant le démarrage physique des travaux et, par exception, trois mois avant la première loi de programmation. Or les autorités organisatrices de la mobilité ne couvrent pas l’ensemble des acteurs concernés par la programmation des infrastructures. Le réseau routier, que l’article 1er inclut expressément dans son champ (réseau national non concédé, départemental, intercommunal et communal), est géré par des collectivités et des autorités qui, pour nombre d’entre elles, ne disposent pas du statut d’autorité organisatrice de la mobilité. Tel est notamment le cas des départements, gestionnaires d’un réseau routier majeur. Cet amendement associe en conséquence les gestionnaires d’infrastructures de transport routier à la concertation préalable, afin que la programmation des investissements soit élaborée avec l’ensemble des acteurs responsables des réseaux qu’elle couvre. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000013
Dossier : 13
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Adopté
25/06/2026
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Les alinéas 3 et 4 de l’article 1er énumèrent les priorités assignées aux investissements déterminés par les lois de programmation : régénération, développement, modernisation, performance et adaptation des réseaux au changement climatique. Cet amendement cantonne les investissements en faveur du développement aux lignes de desserte fine du territoire. Cette clarification répond directement à l’avertissement formulé par le Conseil d’orientation des infrastructures dans son rapport « Grands projets : le temps des choix » d’avril 2026. Le Conseil y rappelle que la priorité des priorités doit être la régénération et la modernisation des réseaux existants (deuxième réseau ferroviaire, premier réseau routier et premier réseau navigable d’Europe), menacés par des décennies de sous-investissement. Le Conseil a rappelé que « les recettes des péages ferroviaires ou le fonds de concours du groupe SNCF ne sauraient suffire à couvrir l’effort supplémentaire d’1,5 milliard d’euros d’investissement dès 2028 (en valeur constante) qu’a préconisé la Conférence Ambition France Transports pour le ferroviaire ». Par conséquent, faire figurer le développement parmi les priorités de la programmation, au même niveau que la régénération, et sans préciser pour quel type d’infrastructure, entretient précisément le risque d’éviction que le Conseil dénonce. En orientant sa portée, cet amendement garantit que l’effort de programmation se concentre d’abord sur la remise à niveau et la pérennisation des réseaux existants, sans préjudice des projets de développement des lignes de desserte fine que les lois de programmation pourront, par ailleurs, prévoir. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000014
Dossier : 14
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Rejeté
25/06/2026
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Les concessions autoroutières historiques arriveront à échéance, de manière échelonnée, à compter de la décennie 2030. Le choix du modèle de gestion appelé à leur succéder – renouvellement des concessions, exploitation en régie publique ou autre forme – constitue une décision majeure, aux enjeux financiers et patrimoniaux considérables, dont dépend notamment le financement des infrastructures de transport prévu à l’article 1er de la présente loi. Au regard des critiques nourries sur l’équilibre économique des contrats de concession actuels, une décision de cette portée ne saurait être prise sans une double légitimation, citoyenne et parlementaire. Cet amendement prévoit, d’une part, qu’une consultation publique préalable soit organisée à moyens constants, selon les modalités éprouvées du code des relations entre le public et l’administration, afin d’associer les citoyens au choix du modèle de gestion du réseau autoroutier. Il prévoit, d’autre part, que toute nouvelle concession ne puisse être conclue qu’après y avoir été autorisée par une loi, garantissant un débat et un vote de la représentation nationale. Cette exigence relève de la compétence du législateur. Aux termes de l’article 34 de la Constitution, la loi fixe les règles concernant le régime de la propriété et détermine les principes fondamentaux du régime des obligations civiles et commerciales. L’attribution d’une concession portant sur le domaine public autoroutier, qui engage durablement l’usage et la valorisation d’un bien public, se rattache à ce domaine. Le législateur est ainsi fondé à subordonner une telle décision à une autorisation préalable. L’amendement ne préjuge pas du modèle de gestion des autoroutes qui sera retenu. Il se borne à garantir la légitimité démocratique du choix concessif dans l’hypothèse où ce modèle serait celui retenu par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000015
Dossier : 15
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Rejeté
25/06/2026
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L'alinéa 1 de l'article 3 complète le III de l'article L 330-2 du code de la route afin d'ouvrir l'accès aux données d'immatriculation des véhicules pour la recherche des infractions à la réglementation sur le stationnement. Par l'effet du renvoi opéré au sein de cet article, cette extension bénéficie notamment aux agents des exploitants d'autoroutes et d'ouvrages routiers à péage mentionnés à l'alinéa 14 du I du même article. Une telle extension n'apparaît ni nécessaire, ni souhaitable. Elle élargit l'accès à des données personnelles d'identification au profit d'opérateurs privés, pour une finalité de verbalisation du stationnement qui peut être assurée par les autorités et agents publics déjà compétents. Le gain attendu en matière de constatation des infractions et de recouvrement des amendes n'est pas suffisant pour justifier cet élargissement du cercle des personnes habilitées à accéder au fichier des immatriculations. Le présent amendement supprime en conséquence cet alinéa. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000016
Dossier : 16
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Adopté
25/06/2026
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Cet amendement vise à sécuriser l’opérateur de tout contentieux dans sa démarche de définition des segments de marché spécifiques pour les services assurant des dessertes ferroviaires pertinentes en matière d’aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000017
Dossier : 17
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Adopté
25/06/2026
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L’article 10 prévoit que, pour les dessertes ferroviaires pertinentes en matière d’aménagement du territoire ayant pour objet d’assurer des arrêts intermédiaires, SNCF Réseau peut appliquer une « modulation tarifaire ». Cette notion de modulation tarifaire est source d’ambiguïté. Elle est susceptible de renvoyer à deux régimes juridiques distincts, celui de la segmentation de marché et celui des réductions de redevances, qui obéissent à des conditions différentes. Cet amendement clarifie la rédaction en prévoyant que SNCF Réseau peut appliquer, pour ces dessertes, une tarification adaptée, et en supprimant par cohérence la référence à la faculté de ne pas définir de segment spécifique, par cohérence avec le reste de l’alinéa. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000018
Dossier : 18
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Adopté
25/06/2026
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L’article 10 impose au gestionnaire d’infrastructure de prévoir, dans le document de référence du réseau, des dispositifs incitatifs en faveur des enjeux d’aménagement du territoire. Cet amendement substitue à cette obligation une simple faculté. Cette évolution assure la cohérence du dispositif avec le principe d’indépendance de gestion du gestionnaire d’infrastructure, consacré par la directive 2012/34/UE établissant un espace ferroviaire unique européen et confirmé par le règlement (UE) 2026/1184 sur l’utilisation des capacités de l’infrastructure ferroviaire. Imposer au gestionnaire le contenu de sa politique tarifaire incitative excède ce que le droit de l’Union permet d’inscrire dans la loi nationale. Cette clarification demeure sans incidence pratique pour le transport ferroviaire de voyageurs, puisque le gestionnaire d’infrastructure a mis en place de tels dispositifs de sa propre initiative depuis 2021 et les a renforcés dans le cadre de la tarification 2027‑2029. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000019
Dossier : 19
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Adopté
25/06/2026
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Cet amendement met le dispositif d’accès au réseau en conformité avec le droit de l’Union. Aux termes du règlement (UE) 2026/1184 sur l’utilisation des capacités de l’infrastructure ferroviaire, il revient aux États membres de définir des orientations stratégiques, qui peuvent imposer au gestionnaire d’infrastructure de réserver des volumes de capacité minimaux pour certains types de services, au titre des priorités de la politique nationale des transports. C’est à cette faculté que l’amendement rattache la réservation de capacités au bénéfice des dessertes pertinentes en matière d’aménagement du territoire, en la subordonnant à l’existence de telles orientations. En revanche, le gestionnaire d’infrastructure ne saurait imposer lui-même des dessertes d’aménagement du territoire aux entreprises ferroviaires. En vertu du règlement (CE) 1370/2007 relatif aux services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route, seules les autorités organisatrices compétentes (l’État et les régions) peuvent organiser des services publics assurant le maintien de dessertes que les services librement organisés ne permettent pas de garantir. La rédaction proposée respecte cette répartition des compétences. Enfin, la faculté de départager des demandes concurrentes d’accords-cadres au moyen de critères d’aménagement du territoire est, par nature, susceptible d’interprétations divergentes. L’amendement la subordonne en conséquence à l’avis conforme de l’Autorité de régulation des transports, garante du respect du principe de non-discrimination. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000002
Dossier : 2
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Retiré
25/06/2026
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Le présent amendement vise à étendre aux dessertes du réseau des trains d’équilibre du territoire les garanties prévues en cas de modification substantielle de la desserte. Dans la rédaction de l’article 10 issue des travaux au Sénat, il a été précisé que les modifications substantielles de dessertes à grande vitesse devront être précédées d’une évaluation territoriale préalable, transparente et partagée, portant notamment sur leurs impacts socio-économiques et leur compatibilité avec les objectifs d’équité territoriale. Une telle exigence est légitime. Elle ne saurait toutefois être réservée aux seules lignes à grande vitesse. Dans de nombreux territoires, et notamment dans l’Allier avec la ligne Paris–Clermont-Ferrand, les trains d’équilibre du territoire constituent la principale desserte ferroviaire. Ils assurent le lien entre les villes moyennes, les territoires ruraux et les grands pôles administratifs, économiques, universitaires ou hospitaliers. Leur modification, leur réduction ou leur dégradation peut avoir des conséquences très concrètes sur l’attractivité d’un territoire, l’accès à l’emploi, aux études, aux soins et aux services publics. Ces lignes ne doivent pas être considérées comme des dessertes secondaires : elle sont un outil indispensable de désenclavement et d’aménagement du territoire. Dès lors, il serait paradoxal d’imposer une évaluation territoriale préalable pour les seules dessertes à grande vitesse, tout en laissant de côté les lignes TET, alors même que ces dernières desservent souvent les territoires les plus exposés au risque d’enclavement. Le présent amendement propose donc que toute modification d’une desserte du réseau des trains d’équilibre du territoire soit soumise aux mêmes exigences d’évaluation préalable. L’équité territoriale ne peut pas se limiter aux territoires déjà desservis par la grande vitesse. Elle doit aussi protéger les liaisons nationales structurantes qui permettent à des millions de Français de rester connectés au reste du pays. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000020
Dossier : 20
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Adopté
25/06/2026
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L'article 10 porte de trois à cinq ans la durée du cycle de tarification de l'infrastructure ferroviaire fixée à l'article L. 2111-25 du code des transports, et organise, à titre transitoire, la mise en œuvre de cet allongement. t amendement supprime ces dispositions afin de maintenir le cycle tarifaire à sa durée actuelle de trois ans. L'allongement du cycle à cinq ans présente un inconvénient majeur pour le gestionnaire d'infrastructure : il fige le niveau des redevances sur une période trop longue, sans permettre de les adapter aux aléas de la conjoncture économique ni aux évolutions réglementaires susceptibles d'alourdir ses charges. Un tel rigidité expose le gestionnaire à un risque financier accru, alors même que ses besoins de financement de la régénération du réseau sont déjà considérables. Le cycle de trois ans actuellement en vigueur constitue un meilleur compromis. Il offre aux entreprises ferroviaires une visibilité suffisante sur la trajectoire des redevances, tout en préservant la capacité du gestionnaire d'infrastructure à ajuster sa tarification à intervalles raisonnables. Le présent amendement propose en conséquence d'y revenir. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000021
Dossier : 21
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Rejeté
25/06/2026
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Les alinéas 13 et 14 confèrent au gestionnaire d'infrastructure le pouvoir de retirer les capacités attribuées à un opérateur ferroviaire dont les perturbations répétées dégradent de façon significative, durable et régulière les circulations des autres opérateurs. Or le droit positif permet déjà de traiter de telles situations. L'article L 1263-2 du code des transports ouvre à tout gestionnaire d'infrastructure la faculté de saisir l'Autorité de régulation des transports d'un différend dès lors qu'il s'estime victime d'un traitement inéquitable, d'une discrimination ou de tout autre préjudice liés à l'accès au réseau. Cette voie, qui porte notamment sur la gestion opérationnelle des circulations, permet de soumettre au régulateur les perturbations répétées imputables à un opérateur, sous le contrôle d'une autorité indépendante. Cet amendement supprime en conséquence ces alinéas. Le règlement des différends liés aux perturbations de circulation relève en effet, par sa nature, de l'appréciation du régulateur, plutôt que d'un pouvoir de retrait de capacités exercé directement par le gestionnaire d'infrastructure - lequel appartient au même groupe que l'opérateur historique et peut à ce titre, être présumé partial. Les alinéas 13 et 14 confèrent au gestionnaire d'infrastructure le pouvoir de retirer les capacités attribuées à un opérateur ferroviaire dont les perturbations répétées dégradent de façon significative, durable et régulière les circulations des autres opérateurs. Or le droit positif permet déjà de traiter de telles situations. L'article L 1263-2 du code des transports ouvre à tout gestionnaire d'infrastructure la faculté de saisir l'Autorité de régulation des transports d'un différend dès lors qu'il s'estime victime d'un traitement inéquitable, d'une discrimination ou de tout autre préjudice liés à l'accès au réseau. Cette voie, qui porte notamment sur la gestion opérationnelle des circulations, permet de soumettre au régulateur les perturbations répétées imputables à un opérateur, sous le contrôle d'une autorité indépendante. Cet amendement supprime en conséquence ces alinéas. Le règlement des différends liés aux perturbations de circulation relève en effet, par sa nature, de l'appréciation du régulateur, plutôt que d'un pouvoir de retrait de capacités exercé directement par le gestionnaire d'infrastructure - lequel appartient au même groupe que l'opérateur historique et peut à ce titre, être présumé partial. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000003
Dossier : 3
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Adopté
25/06/2026
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L'exposé des motifs du projet de loi érige la lutte contre le changement climatique en deuxième défi des mobilités, en rappelant que le secteur des transports est le premier émetteur national de gaz à effet de serre (32 % des émissions en 2024) et que la décarbonation repose avant tout sur le report modal vers les modes les moins émetteurs, conditionné par la régénération et la modernisation des infrastructures. Or aucune disposition du texte ne traduit cette ambition en une trajectoire d'ensemble. Les seules trajectoires chiffrées figurant dans la loi, à l'article 18, sont circonscrites au transport routier de marchandises. L'article 1er, qui définit pourtant le contenu des futures lois de programmation des infrastructures, ne mentionne le changement climatique qu'au titre de l'adaptation des réseaux, sans viser la réduction des émissions ni le report modal. Cet amendement comble cette discordance en assignant aux lois de programmation l'intégration d'une trajectoire de réduction des émissions et de report modal, articulée avec la stratégie nationale bas-carbone. Sans fixer de cible chiffrée dans l'article, il impose que la programmation des investissements soit construite pour y concourir, donnant ainsi une portée normative à l'objectif affiché dans l'exposé des motifs. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000004
Dossier : 4
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Rejeté
25/06/2026
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Cet amendement vise à garantir la neutralité de l’article 1er quant au modèle de gestion du réseau autoroutier actuellement concédé à l’échéance des concessions historiques, attendue entre 2031 et 2036. Dans sa rédaction issue du Sénat, l’alinéa 5 affecte au financement des infrastructures de transport les « recettes publiques spécifiques aux concessions autoroutières ». En rattachant la ressource à l’existence même des concessions, cette formulation présuppose le maintien du régime concessif. Elle conduirait, si le législateur décidait de ne pas renouveler les concessions au profit d’une gestion en régie publique tout en maintenant un péage, à priver de base légale l’affectation de ces recettes. Celles-ci ne seraient alors plus des recettes de concessions, mais des recettes perçues directement ou par une société à capitaux publics. Or l’article a vocation à s’appliquer dès la première loi de programmation suivant l’entrée en vigueur de la loi, soit potentiellement avant que le choix du modèle post-concession ne soit arrêté. Maintenir une rédaction visant les seules concessions reviendrait à orienter implicitement ce choix vers leur renouvellement, alors qu’il appartiendra aux décideurs publics qui seront aux responsabilités de le trancher en pleine connaissance des options disponibles. Cet amendement complète donc l’alinéa 5 pour viser, à parité, la gestion en régie publique des autoroutes comme le régime concessif. Cette rédaction n’exclut ni ne privilégie aucun modèle. Elle préserve l’intégralité des options ouvertes aux futurs décisionnaires – renouvellement des concessions, société publique nationale ou régie directe – tout en sécurisant, dans tous les cas, l’affectation de la ressource au financement des infrastructures de transport. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000006
Dossier : 6
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Adopté
25/06/2026
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Cet amendement inscrit les outre-mer dans la programmation pluriannuelle des infrastructures de transport prévue à l’article 1er, dont ils sont aujourd’hui absents. Le texte affiche, parmi ses objectifs, la réduction des inégalités territoriales et la cohésion des territoires métropolitains et ultramarins, mais aucune disposition de l’article 1er ne la traduit. L’étude d’impact confirme que la quasi-totalité des dispositifs du projet de loi (réseau ferré national, services express régionaux métropolitains, transport fluvial de conteneurs) sont, par construction, sans objet dans les territoires ultramarins, faute d’infrastructures correspondantes. La programmation des investissements conserve en revanche toute sa pertinence outre-mer s’agissant du réseau routier, des infrastructures portuaires et des mobilités du quotidien, domaines dans lesquels les besoins de régénération et de développement y sont particulièrement aigus. L’amendement inscrit en conséquence les investissements réalisés dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution parmi ceux que déterminent les lois de programmation, en visant les infrastructures routières et portuaires et les mobilités du quotidien, qui correspondent aux réalités ultramarines. Il complète les critères d’équité territoriale et de répartition mis en œuvre par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, pour qu’ils tiennent compte des spécificités ultramarines (insularité, éloignement) et des besoins de continuité territoriale qui en résultent. Il garantit ainsi que la programmation pluriannuelle bénéficie effectivement aux outre-mer, en cohérence avec l’objectif de cohésion territoriale que le texte fixe. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000007
Dossier : 7
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Adopté
25/06/2026
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L’article 3 crée, à l’article L. 166‑0 FA du livre des procédures fiscales, un dispositif permettant aux agents habilités d’obtenir de l’administration fiscale les coordonnées des personnes physiques et morales concernées, aux fins de la mise en œuvre de la procédure de recouvrement applicable en matière de stationnement. Ce dispositif organise la transmission de données à caractère personnel. S’il renvoie à un décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, il ne fixe pas lui-même, dans la loi, les garanties relatives à la finalité d’utilisation et à la durée de conservation de ces données. Or un traitement de données ne peut être mis en œuvre que pour une finalité déterminée et pour une durée n’excédant pas celle nécessaire à cette finalité, conformément à l’exigence constitutionnelle de protection de la vie privée et aux principes de la réglementation relative aux données à caractère personnel. Cet amendement inscrit ces deux garanties dans la loi. Il limite expressément l’utilisation des données communiquées aux seules fins du recouvrement et impose leur destruction une fois le recouvrement effectué ou la créance éteinte. Il consolide ainsi les garanties protectrices des droits des personnes, sans affecter l’efficacité du dispositif. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000001
Dossier : 1
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Non renseignée
Date inconnue
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Amendement de repli proposant l’instauration d’un moratoire de 5 ans pour l’entrée en application des ZFE afin que des solutions réalistes et acceptables par tous puissent être trouvées d’ici là. Ce moratoire est indispensable car de nombreux automobilistes vont subir une double peine : être exclus et se voir condamnés à régler une contravention pour avoir, malgré tout, circulé dans une de ces zones. Tout le monde est concerné, pas seulement ceux qui vivent à proximité d’une ZFE : – les entrepreneurs, notamment du bâtiment, qui ne peuvent pas acheter des camionnettes électriques. – les habitants des territoires ruraux qui doivent venir en rdv médical, alors qu’ils sont déjà pénalisés par le manque de médecins près de chez eux, ou en rdv dans les services publiques (préfecture, caisses d’allocations familiales ou de sécurité sociale…) – les familles car les transports en commun ne sont pas adaptés pour tous. Quand vous avez des enfants en bas âge et qu’il faut plier les poussettes dans les bus, ou gérer les escaliers dans les métros, c’est impossible ! – les motos et scooters thermiques sont aussi concernés. Ce sont des travailleurs et des étudiants qui vont être impactés là encore ! Les auteurs de l’amendement considèrent que, dès lors qu’un véhicule est bien entretenu, il est excessif de lui interdire l’accès aux villes, même s’il a 15 ans ! Depuis 2019, la législation oblige déjà les véhicules diesel à effectuer – et à réussir – trois fois de suite un test d’émission de particules fines lors du contrôle technique. Ainsi, si un véhicule a obtenu la validation de son contrôle technique, il devrait être autorisé à circuler sur l’ensemble du territoire national, sans discrimination de mobilité, de revenus ou de moyens financiers. Les ZFE voulaient répondre à la problématique des particules fines dans les grosses Métropoles », mais les transports routiers ne sont responsables que de 35 % de cette pollution. Il faut laisser le remplacement naturel du parc automobile et l’arrivée progressive de véhicules 100 % électriques se faire. D’ailleurs, pour les seules particules fines, l’Ademe soulignait dès 2022 que plus de la moitié des émissions des véhicules routiers ne proviennent plus de l’échappement, mais de l’abrasion des freins et des pneus. Et ça, ça concerne même les véhicules électriques ! |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000010
Dossier : 10
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Non renseignée
Date inconnue
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L’article 10 institue, à l’article L. 2122‑4‑1‑1 A du code des transports, la faculté pour le gestionnaire d’infrastructure de retirer les capacités ferroviaires attribuées à un opérateur dont les perturbations répétées dégradent de façon significative les circulations des autres opérateurs. Cette mesure, dont l’objectif de bon fonctionnement du réseau est légitime, est de nature à compromettre la viabilité même d’un service de transport. Or elle est confiée au seul gestionnaire d’infrastructure, lequel appartient au même groupe que l’opérateur ferroviaire historique, concurrent des nouveaux entrants. En l’absence de garanties, un tel pouvoir est susceptible de porter atteinte au droit d’accès non discriminatoire à l’infrastructure et au principe du contradictoire. Cet amendement entoure cette décision de deux garanties, sans en retirer le principe : l’avis préalable de l’Autorité de régulation des transports, régulateur indépendant déjà compétent en matière d’accès au réseau, et le respect d’une procédure contradictoire permettant à l’opérateur concerné de présenter ses observations avant toute décision. Il renforce ainsi l’impartialité et la sécurité juridique du dispositif. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000100
Dossier : 100
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à créer une taxe spéciale d'équipement sur le modèle de la TSE-EPF et alors que la Société du Grand Paris (SGP) à la possibilité de percevoir une telle taxe pour ses infrastructures de transport. Le présent dispositif propose de créer une "TSE-SERM" destinée au financement des SERM au profit des autorités organisatrices de la mobilité mentionnées à l’article L1231-1 du code des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000106
Dossier : 106
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Date inconnue
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La conduite automatisée est aujourd’hui décrite, partout dans le monde, par une échelle de niveaux allant de l’absence d’automatisation à l’automatisation complète. Cette gradation commande des questions très concrètes : le partage des responsabilités, l’assurance, la qualité même de conducteur. Le droit français connaît déjà la notion de véhicule à délégation de conduite, inscrite aux articles L. 319‑1 à L. 319‑4 du code de la route, ainsi qu’un régime de responsabilité pénale propre à ces véhicules aux articles L. 123‑1 et suivants du même code. Mais il s’en tient à une approche binaire et ne consacre pas, dans la loi, l’échelle graduée des niveaux d’automatisation qui structure pourtant la réalité technique comme le partage des responsabilités. Le présent amendement crée, dans les dispositions générales du code des transports, un chapitre transversal consacré à l’automatisation de la conduite. Il assigne d’abord à son déploiement quatre finalités : la sécurité routière, l’accessibilité des territoires, la mobilité de tous et la réduction des émissions ; et, il le subordonne à une exigence de sécurité au moins équivalente à celle d’une conduite humaine attentive. Il inscrit ensuite dans la loi la typologie des cinq niveaux d’automatisation ainsi que les deux mécanismes propres à l’automatisation conditionnelle, l’alerte précoce de reprise en main et la mise en sécurité automatique du véhicule. Il ouvre la possibilité, pour l’État et les collectivités, de soutenir des expérimentations de services de niveaux 4 ou 5, en priorité dans les territoires ruraux et peu denses. Il prévoit enfin une stratégie nationale de déploiement couvrant l’ensemble des modes de transport. Les véhicules des niveaux 3 à 5 demeurent régis, pour leurs conditions d’utilisation et leur régime de responsabilité, par le code de la route et, lorsqu’ils sont exploités en service de transport, par le régime des systèmes de transport routier automatisé. La définition technique de chaque niveau est renvoyée au décret, dans le respect du cadre européen applicable à la réception des véhicules, à charge pour lui d’établir la correspondance avec les catégories de réception en vigueur. L’échelle ainsi consacrée par la loi vient ordonner et compléter le droit existant, sans le contredire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000011
Dossier : 11
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à fixer une date pour l’examen de la loi de programmation à la suite de l’adoption de la loi cadre dans l’objectif de mettre en œuvre rapidement les dispositions débattues et alors que les infrastructures de transport ont un besoin urgent d’investissement. Il est proposé d’arrêter la date du 31 décembre 2026 pour que le Parlement examine cette loi de programmation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000110
Dossier : 110
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Non renseignée
Date inconnue
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Dans les territoires peu denses, l’absence de solution de transport pèse d’abord sur ceux qui ne conduisent pas : personnes âgées, personnes en situation de handicap, demandeurs d’emploi, jeunes sans véhicule. Les services sans conducteur pourraient y apporter une réponse adaptée et économe. Le cadre des systèmes de transport routier automatisé le permet déjà pour le transport collectif, mais le transport public particulier de personnes (taxis et voitures de transport avec chauffeur) reste, par construction, organisé autour de la présence d’un conducteur à bord. Le présent amendement ouvre, à titre expérimental et pour cinq ans, la possibilité pour les autorités organisatrices de la mobilité de mettre en place de tels services sans conducteur dans les communes peu denses ou très peu denses, sous deux formes : le transport collectif à la demande et, là où l’offre de taxi ou de VTC fait défaut, le transport particulier de personnes. Pour la seule durée de l’expérimentation, il écarte les règles qui imposent la présence d’un conducteur à bord, tout en maintenant l’ensemble des autres exigences, notamment de sécurité. Le transport des mineurs n’est admis que dans des conditions d’accompagnement ou de surveillance fixées par décret en Conseil d’État. Une évaluation est remise au Parlement avant le terme de l’expérimentation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000111
Dossier : 111
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Non renseignée
Date inconnue
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L’accès aux soins est l’un des grands défis des territoires ruraux et peu denses, où l’éloignement des professionnels de santé se conjugue à la raréfaction des transports. Les personnes âgées et les patients suivis régulièrement en sont les premières victimes. Le transport sanitaire, c’est-à-dire le transport prescrit et pris en charge par l’assurance maladie, pourrait y répondre à moindre coût grâce aux véhicules sans conducteur. Mais le droit ne le permet pas aujourd’hui : ce régime suppose un agrément de l’agence régionale de santé et la présence à bord d’un équipage qualifié, qu’un véhicule sans personne à bord ne peut, par construction, satisfaire. Le présent amendement lève cet obstacle à titre expérimental et pour cinq ans, en le circonscrivant strictement. Ne sont visés que les transports réalisés en position assise et ne requérant, pendant le trajet, ni soins ni surveillance, dans la logique du véhicule sanitaire léger, à l’exclusion de l’aide médicale urgente et de tout transport médicalisé. Seules sont écartées les règles qui imposent un équipage à bord ; la loi définit elle-même ce périmètre et le décret adapte les conditions d’agrément. Toutes les autres règles du transport sanitaire, comme le régime de sécurité des systèmes de transport routier automatisé, restent applicables. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000118
Dossier : 118
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe Écologiste et Social propose de rendre enfin pleinement effective l’interdiction de construction de nouveaux aéroports et d’extension des aéroports existants, conformément à l’esprit de la proposition SD-E3 formulée par la Convention citoyenne pour le climat en 2020. Lors de sa traduction législative dans l’article 146 de la loi n° 2021‑1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, codifié à l’article L. 122‑2-1 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique, cette proposition a été largement vidée de sa substance, au point de la rendre totalement inopérante. En effet, les dispositions actuelles de cet article se limite dans les faits aux projets de construction et d’extension d’aéroports qui nécessitent d’exproprier des acteurs privés pour l’acquisition de foncier, par le biais d’une déclaration d’utilité publique (DUP). Or, la majorité des projets aéroportuaire sont aujourd’hui réalisés sur des emprises déjà maîtrisées par les exploitants et ne nécessitent donc pas de recourir à une telle procédure. Le constant est sans appel : aucun projet de création ou d’extension de piste ou d’aérogare nécessitant une déclaration d’utilité publique n’a ainsi été recensé depuis l’entrée en vigueur du dispositif. Dans le même temps, plusieurs projets d’agrandissement se poursuivent sans restriction, notamment à Nice, Paris-Charles-de-Gaulle ou Beauvais. Cette situation n’est plus tenable au regard de nos objectifs climatiques. Pour rappel, le secteur des transports constitue le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre en France. Si le transport routier en représente la plus grande part, le transport aérien concentre une empreinte carbone extrêmement élevée par passager et demeure l’un des secteurs les plus difficiles à transformer pour réduire son empreinte carbone. De surcroît, alors que la crise climatique s’aggrave, le trafic aérien mondial retrouve progressivement ses niveaux d’avant la crise sanitaire. En France, les projets actuels d’augmentation des capacités aéroportuaires pourraient conduire, d’ici 2050, à 45 millions de passagers supplémentaires par rapport à un scénario sans extension, soit une hausse estimée de 32 % des émissions de CO₂ du secteur. Dans ce contexte, il est indispensable de stopper dès à présent tout nouveau projet de création ou d’extension d’infrastructures aéroportuaires. Persister à augmenter les capacités aéroportuaires revient à organiser structurellement une hausse future du trafic aérien, de la pollution atmosphérique et des nuisances sanitaires. C’est rendre encore plus irréaliste l’objectif de baisse des émissions du secteur. C’est faire le choix délibéré d’enfermer notre pays dans une trajectoire incompatible avec l’Accord de Paris. Au-delà de l’enjeu climatique, le développement continu du transport aérien pose également une question de justice sociale et territoriale. En France, près de 40 % de la population n’a jamais pris l’avion. À l’échelle mondiale, c’est plus de 80 %. Continuer à investir dans l’extension des infrastructures aéroportuaires, c’est consacrer des ressources à un modèle dont les bénéfices profitent à une minorité, tandis que ses nuisances environnementales et sanitaires frappent d’abord les riverains et les plus vulnérables. Aussi, les promesses d’une aviation « verte » ne sauraient servir d’alibi à la poursuite sans limite des activités aéroportuaires. À ce jour, les perspectives de développement de carburants alternatifs ou de solutions technologiques restent incertaines, insuffisantes et incapables de garantir une trajectoire compatible avec nos objectifs climatiques. Enfin, contrairement aux arguments avancés par certains acteurs du secteur, la croissance du trafic aérien ne présente pas de bénéfice économique évident pour les territoires. Une note de la Direction générale du Trésor publiée en 2025 rappelait que le secteur aérien ne couvre pas l’ensemble de ses externalités négatives, notamment climatiques. Plusieurs études, dont celle réalisée par New Economics Foundation pour l’association Transport et Environnement, montrent par ailleurs que la croissance du trafic aérien est le plus souvent une conséquence de la croissance économique, et non sa cause. Pour toutes ces raisons, cet amendement vise à donner une portée effective à l’ambition initiale portée par la Convention citoyenne pour le climat, en empêchant réellement toute augmentation des capacités aéroportuaires incompatible avec l’urgence climatique, l’épuisement des ressources et la nécessité de repenser nos mobilités. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000119
Dossier : 119
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à assurer le maintien d’un service optimal d’accueil des usagers des lignes ferroviaires sur l’ensemble du territoire et notamment sur les lignes de desserte fine du territoire et dans les zones rurales. Il s’agit de garantir d’une part la propreté et l’accessibilité des gares, mais aussi d’assurer leur modernisation, afin d’encourager l’intermodalité des modes de déplacement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000122
Dossier : 122
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à sécuriser un une situation induite par l’obligation posée à l’article L2151‑15. En effet, les obligations relatives au droit d’informations des voyageurs et, le cas échéant, la fourniture d’une assistance, le remboursement, la poursuite du voyage ou le réacheminement, l’indemnisation ainsi que le traitement des plaintes, prévues en application du règlement (UE) 2021/782 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2021, supposent le transit de donnée. Or, les données ont une valeur forte, tant d’un point de vue opérationnel, stratégique ou commercial. Au-delà des garanties apportées par l’avis sollicité de la CNIL concernant le décret en Conseil d’État destiné à mettre en œuvre ces dispositions, il convient de fixer des principes généraux par le biais de la loi. Trois principes essentiels doivent être entérinés : 1. Assurer la nature « publique » de ces données. Il convient, en effet, de s’assurer qu’aucun acteur, parmi lesquels les fournisseurs de services numériques (qui peuvent se voir attribuer ce rôle dans le cadre d’appel d’offres), ne soient en position de capter la donnée sans obligation de mise à disposition ; 2. Assurer la fiabilité, la mise à jour et la sécurisation des données ; 3. Assurer la capacité des opérateurs à disposer des données sans contrepartie marchande. Ces données ne doivent, en aucun cas, faire l’objet d’une marchandisation basée sur une valeur vénale. Au-delà des garanties apportées par l’intervention de la Commission nationale de l’informatique et des libertés dans le cadre de l’avis rendu sur le décret en Conseil d’État prévu par le texte, il apparaît nécessaire de fixer dans la loi certains principes directeurs encadrant l’usage de ces données. Le présent amendement vise ainsi à garantir que ces données demeurent accessibles dans un cadre sécurisé, fiable et placé sous responsabilité publique, afin d’éviter toute captation par un acteur privé, notamment parmi les fournisseurs de services numériques multimodaux. Il vise également à garantir que ces données puissent être utilisées par les opérateurs concernés pour l’exécution du service de transport et l’information des voyageurs, sans qu’elles ne puissent faire l’objet d’une valorisation ou d’échanges marchands fondés sur leur valeur commerciale. Cet encadrement vise ainsi à préserver l’intérêt général, à assurer une égalité d’accès aux données nécessaires à l’exploitation du service ferroviaire et à prévenir toute forme de marchandisation de données issues d’un service public essentiel. Cet amendement a été travaillé avec la CFDT FGTE. » |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000138
Dossier : 138
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Date inconnue
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Cet amendement propose un moratoire de 10 ans sur toutes les opérations de déclassement et de déferrement qui font obstacle à la réouverture des lignes fermées. Cet amendement est issu des travaux menés autour de la proposition de loi du groupe GDR présentée à l’Assemblée nationale visant la revitalisation pérenne des lignes ferroviaires de dessertes fines du territoire. Notre pays compte 447 kilomètres de lignes fermées et déclassées et 2 014 kilomètres de lignes fermées qui sont dans le domaine public ferroviaire et sont pour l’essentiel mises à disposition de structures publiques ou associatives dans le cadre d’un projet de reconversion. A cela s'ajoutent 3 765 kilomètres de lignes suspendues non circulées depuis une date antérieure à 2012 et 512 kilomètres de lignes suspendues depuis. Sur ce total, seuls 134 kilomètres font l’objet de projets de réouverture dans le cadre de transferts de lignes aux régions.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000163
Dossier : 163
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Date inconnue
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Cet amendement vise à mieux prendre en compte la situation particulière des trains de nuit dans la tarification d’accès au réseau ferré national. Les trains de nuit contribuent à l’aménagement du territoire, au désenclavement, au report modal depuis l’avion et la voiture, ainsi qu’à la desserte de longues distances. Leur modèle économique demeure toutefois particulièrement sensible au niveau des redevances d’infrastructure, en raison du nombre important de kilomètres parcourus. Les lignes directrices interprétatives publiées par la Commission européenne le 7 mai 2025 invitent à accorder une attention particulière à l’inclusion des trains de nuit dans des segments de marché spécifiques et rappellent que, lorsqu’ils ne sont pas en mesure de supporter des majorations, ils ne devraient acquitter que les coûts directement imputables. Cet amendement prévoit donc que les services ferroviaires de nuit fassent l’objet d’un segment de marché spécifique, afin que leur fragilité économique et leur contribution à l’aménagement du territoire et au report modal soient pleinement prises en compte. Il a le soutien du collectif Oui au train de nuit. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000172
Dossier : 172
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Date inconnue
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Cet amendement vise à créer le cadre juridique nécessaire à la mise en œuvre du projet « REUNION EXPRESS », qui doit doter La Réunion d’une infrastructure ferroviaire que la saturation du réseau routier rend indispensable et qui est fortement attendue par l’ensemble des citoyens. Lors des discussions en séance publique au Sénat, le 16 avril 2026, relatives à ce projet de loi cadre relatif au développement des transports, le ministre des transports a apporté son soutien au projet « REUNION EXPRESS », indiquant à cette occasion que ses services, au travers de la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités, ont apporté leur appui méthodologique pour l’évaluation socio-économique du projet, la validation du modèle financier et la rédaction de la présente proposition de loi créant la Société réunionnaise des grands projets. La mobilité constitue un enjeu majeur pour le développement économique, social et environnemental de La Réunion. Les embouteillages paralysant de plus en plus la circulation sur l’ile démontrent qu'une politique des mobilités essentiellement basée sur le « tout voiture », a largement atteint ses limites. Alors que près de 27.000 nouveaux véhicules sont immatriculés chaque année, et que la circulation augmente en moyenne de 2,5 % par an, il est à craindre, si rien n'est fait dans les prochaines années, que tout déplacement à La Réunion relève inexorablement de la gageure. Approuvé par le décret n° 2011-1609 du 22 novembre 2011, le Schéma d’Aménagement Régional (SAR) de La Réunion a préconisé la réalisation d’un projet ferroviaire régional, d’environ 140 kilomètres, reliant Saint-Benoît à l’Est à Saint-Joseph au Sud, en passant par Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Pierre ainsi que par le port et l’aéroport. Les “États généraux des mobilités”, organisés en 2023 sous l’égide de la Commission nationale du débat public, ont mis en évidence une forte attente citoyenne pour la création d’un réseau ferroviaire à La Réunion. Sur près de 11.000 contributions, 77% des Réunionnais ont placé en priorité la mise en place d’un train express régional. A l’issue de ces travaux, une feuille de route des mobilités a été signée le 29 août 2025 entre la Région et les 5 Autorités Organisatrices de Mobilités (AOM) urbaines de la Réunion (Cirest, Cinor, TO, Civis, Casud), et en présence de l’État, d’Ile de la Réunion Mobilités (IDRM) et de la Commission nationale du débat public (CNDP). Le projet ferroviaire « RÉUNION EXPRESS » a été inscrit dans la feuille de route des mobilités par l’ensemble des collectivités compétentes à la Réunion comme la « colonne vertébrale » des transports en commun à venir. Le projet « RÉUNION EXPRESS » a pour objet de créer un service ferroviaire moderne, performant et interconnecté aux réseaux de transport en commun existants et futurs. Il répondra aux besoins de déplacement du quotidien des habitants et assurera la desserte de l’aéroport et du port. Ce projet permettra de réduire la congestion routière, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer la qualité de vie et de favoriser le développement économique et touristique, dans un contexte de transition écologique et d’adaptation au changement climatique. Conscients de la situation des finances publiques, les Autorités Organisatrices des Mobilités (AOM) signataires ont pris l'engagement par délibération de créer une société de projet, à l'instar de ce qui s'est fait pour le Grand Paris Express. Cette société qui aura la maîtrise d'ouvrage de l'infrastructure et pourra contracter des emprunts de long terme pour son financement. Ce financement serait également complété par des fonds européens (FEDER et autres dispositifs de financements européens au bénéfice des régions ultrapériphériques de l'Union européenne). La société de projet, créée sous la forme d’un établissement public local à caractère industriel et commercial dénommé « Société Réunionnaise des Grands Projets », sera l’acteur clé de la mise en œuvre de cette ambition. Depuis la loi du 3 juin 2010 instituant la Société du Grand Paris, le modèle de société de projet sous forme d’établissement public a démontré son efficacité, et a été étendu, dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités, à plusieurs projets ferroviaires hexagonaux. Cet amendement s’inspire de ces précédents pour doter La Réunion d’une structure de gouvernance robuste et d’un cadre financier adapté, garantissant la viabilité du projet. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000174
Dossier : 174
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Non renseignée
Date inconnue
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Au-delà des garanties apportées par l’intervention de la Commission nationale de l’informatique et des libertés dans le cadre de l’avis rendu sur le décret en Conseil d’État, il apparaît nécessaire de fixer dans la loi certains principes directeurs encadrant l’usage de ces données. Le présent amendement vise ainsi à garantir que ces données demeurent accessibles dans un cadre sécurisé, fiable et placé sous responsabilité publique, afin d’éviter toute captation par un acteur privé, notamment parmi les fournisseurs de services numériques multimodaux. Il vise également à garantir que ces données puissent être utilisées par les opérateurs concernés pour l’exécution du service de transport et l’information des voyageurs, sans qu’elles ne puissent faire l’objet d’une valorisation ou d’échanges marchands fondés sur leur valeur commerciale. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000175
Dossier : 175
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à renforcer la sécurité des véhicules neufs M2 et M3 en imposant l’équipement des véhicules des dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur. Pour des raisons de recevabilité financière le périmètre de cet amendement ne concerne que les véhicules affectés au transport privé mais il est souhaité que le gouvernement permette de garantir un dispositif de sécurité comparable dans les véhicules publics. L’accident de Puisseguin a rappelé une réalité simple : en cas d’incendie, la survie des passagers dépend de leur capacité à évacuer en quelques secondes. Or aujourd’hui, cette évacuation repose encore sur des marteaux introduits dans les années 1960, souvent inutilisables en situation réelle, en particulier par des enfants. Des incendies d’autocars continuent de survenir régulièrement. Dans ces situations, attendre qu’un passager parvienne à briser une vitre dans la fumée et la panique n’est pas une stratégie de sécurité. Des solutions existent, dont une solution française, et sont reconnues par la réglementation internationale et déjà déployées. Pour un coût limité, elles permettent une évacuation immédiate, accessible à tous. Ces dispositifs de bris automatique des vitres peuvent être installés aussi bien sur des véhicules neufs que sur des véhicules existants. Cet amendement propose de garantir que, lorsque l’accident survient, les passagers puissent réellement sortir du véhicule. Ces dispositifs visent à sécuriser les transports en commun, notamment scolaires, dans la droite lignée du Plan Joana publié en avril 2025 après un nouvel accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 15 ans, et qui donne lieu aujourd’hui à la mise en place de stupotests par le biais de l’article 16 du présent projet de loi. Dans le prolongement des mesures visant à renforcer la prévention des accidents, le présent amendement vise ainsi à améliorer la capacité d’évacuation des véhicules de transport collectif en généralisant l’équipement en dispositifs de bris automatique des vitres conformes à la réglementation internationale. Cette proposition d’amendement est portée par la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (FENVAC), le Collectif des victimes de Puisseguin, l’association À la mémoire de nos anges et l’entreprise innovante française Aguila, qui a inventé le concept de Breakee (Bris de vitre automatique) Travaillé avec la FENVAC. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000176
Dossier : 176
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Date inconnue
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Le présent projet de loi-cadre était attendu avec impatience par l’ensemble des acteurs de la mobilité. Mais ce texte, qui fixe les principes du financement de nos réseaux, ne doit pas pour autant laisser de côté un autre aspect majeur des politiques de mobilité : permettre, concrètement, à chacun de se déplacer. Des millions de nos concitoyens demeurent aujourd’hui privés de mobilité, faute de véhicule, faute de moyens, faute de maîtrise des outils numériques, ou parce qu’ils vivent là où l’offre de transport est rare. Pour eux, l’enjeu n’est pas la ligne à grande vitesse : c’est le trajet quotidien vers l’emploi, le soin, la formation ou le service public. Cette réalité recouvre une double exclusion géographique et sociale : celle des territoires insulaires, ruraux et d’accès difficile, et celle des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité économique ou sociale. Y répondre est une exigence autant d’équité que de cohésion territoriale. C'est aussi le signal que nous ne légiférons pas seulement pour les métropoles. Les fractures sociales et territoriales de la dernière décennie ont rappelé le coût démocratique de l’assignation à résidence. La loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 a posé l’ambition d’une mobilité solidaire et créé des outils : les plans d’action commune en matière de mobilité solidaire. Mais elle l’a fait sans en définir clairement le contenu. Cette imprécision a deux effets : une mise en œuvre particulièrement lente (moins d’une dizaine de plans signés depuis 2021) et une dispersion des moyens, certaines collectivités réduisant la mobilité solidaire au seul handicap, d’autres à la seule gratuité pour les demandeurs d’emploi, au détriment de l’ensemble des publics concernés. À cette fin, le présent amendement propose de redéfinir la mobilité solidaire à l’article L. 1111-6 du code des transports. Construite à partir des usages, cette définition articule les deux dimensions indissociables de l’accès à la mobilité : le savoir se déplacer (l’accompagnement, l’information et la lutte contre l’illectronisme, qui exclut une part croissante de la population de services de transport désormais dématérialisés) et le pouvoir se déplacer (des solutions matérielles, adaptées et économiquement accessibles). Cette proposition s'inscrit également dans une logique écologique explicite : les réponses les plus sobres en carbone étant aussi, le plus souvent, les plus accessibles. Conçu comme un dispositif de principe, sans charge nouvelle et renvoyant à un décret la typologie des actions, cet amendement retient le plus petit dénominateur commun susceptible de rassembler largement. Il a été travaillé avec les acteurs de la Filière française de la mobilité inclusive, solidaire et durable (FFMISD).
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000178
Dossier : 178
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Date inconnue
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La loi d'orientation des mobilités du 24 décembre 2019 (LOM) a créé les plans d'action commune en matière de mobilité solidaire (PAMS), instrument de coordination territoriale au bénéfice des personnes éloignées de la mobilité en raison de leur situation économique, sociale ou géographique. Mais elle en a laissé l'adoption à la seule initiative des autorités concernées, sans échéance. Le résultat est connu : moins d'une dizaine de plans signés à ce jour. À ce rythme, la couverture du territoire relève d'un horizon lointain, et l'ambition de la LOM risque de rester lettre morte. Les publics concernés ne peuvent attendre. Pour qui ne dispose ni de véhicule, ni de moyens, ni d'une offre de transport accessible, chaque instant sans solution est un temps d'éloignement supplémentaire de l'emploi, du soin et des services publics. Une politique de mobilité solidaire n'a de portée que si elle se déploie effectivement, partout, et dans un délai à la fois raisonnable et prévisible. Le présent amendement complète en conséquence le premier alinéa des articles L. 1215-3 et L. 1215-4 du code des transports afin de fixer une date butoir d'adoption des PAMS au 31 décembre 2028. Cet horizon laisse aux autorités organisatrices le temps de la concertation et de l'élaboration, tout en convertissant une faculté restée largement théorique en une obligation gravée dans la loi. Cet amendement a été travaillé avec la Filière française de la mobilité inclusive, solidaire et durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000184
Dossier : 184
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Date inconnue
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L'article L. 228-3 du code de l'environnement encadre la réalisation d'aménagements cyclables lors des opérations de création ou de réaménagement de voies hors agglomération. À la différence du régime applicable en agglomération, il n'impose pas systématiquement la réalisation d'un aménagement : le gestionnaire de voirie en évalue le besoin et la faisabilité, et l'aménagement est réalisé en cas de besoin avéré « sauf impossibilité technique ou financière ». Ces clauses dérogatoires limitent fortement la portée de l'obligation. En pratique, l'« impossibilité technique ou financière » est fréquemment mobilisée pour justifier l'absence d'aménagement, y compris lorsque des solutions alternatives existent, ce qui freine le développement d'un réseau cyclable continu et sécurisé, surtout dans les territoires périurbains et ruraux, où la mortalité à vélo est la plus élevée. Les retours associatifs confirment que, depuis son entrée en vigueur en 2019, l'article L. 228-3 n'a eu qu'un effet limité sur la réalisation d'aménagements hors agglomération. Ce constat rejoint la recommandation n° 21 du rapport de l'inspection (IGEDD) « Prévenir les violences et apaiser les tensions pour mieux partager la voie publique », qui préconise d'introduire une obligation de réaliser un aménagement cyclable en cas de création ou de rénovation d'une voie interurbaine, en permettant le cas échéant de recourir à des itinéraires alternatifs. Le rapport souligne que la rédaction actuelle, peu prescriptive, fait reposer le réseau cyclable interurbain sur la seule volonté politique des collectivités, au risque de discontinuités et de disparités de traitement entre territoires. Le présent amendement travaillé avec la FUB supprime en conséquence les clauses subordonnant la réalisation à une appréciation de la faisabilité et à l'absence d'« impossibilité technique ou financière », et substitue à la notion de « réaménagement » celle, plus claire, de « rénovation », par cohérence avec le régime applicable en agglomération. Il renforce ainsi le caractère effectif de l'obligation, dans une logique de sécurisation et de continuité des itinéraires cyclables |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000188
Dossier : 188
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose de préciser le calendrier de mise en œuvre de la première loi de programmation des infrastructures de transport prévue par le présent article. Si le texte prévoit le principe de lois de programmation couvrant l’ensemble des modes de transport (ferroviaire, routier y compris cyclable, fluvial et portuaire) à partir de 2032, en trouvant des ressources via la fin des concessions autoroutières et les recettes de péage, le collectif des « sans trains » alerte sur l’absence de financement pour la période 2026-2032. Or, il y a urgence pour éviter que nos réseaux ferroviaires tombent en désuétude. Selon une note interne de la SNCF obtenue par Reporterre en 2025, il faudrait au minimum 1 milliard d’euros d’argent public par an pour empêcher le « décrochage » du réseau ferré et « l’effondrement irréversible de la qualité de service » dans toutes les régions, dès 2028. La conférence "Ambition France transports" en 2025 évaluait à 3 milliards d'euros par an entre 2026 et 2031 le budget nécessaire pour la remise à niveau et la modernisation des différentes infrastructures (routier, ferroviaire, fluvial et fret compris). Or, le présent projet de loi-cadre ne prévoit pas de financement public massif et immédiat de nos modes de transport les moins carbonés via les lois de programmation, mais une augmentation des tarifs des usagers pour les transports publics urbains, en fonction de l’inflation notamment. Les effets d’annonce creux dans le domaine des transports se multiplient depuis plusieurs années déjà. Déjà en février 2023, Élisabeth Borne promettait 100 milliards d’euros pour le ferroviaire, s’appuyant sur les conclusions du rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI). Cette demande émanait de Jean-Pierre Farandou, alors PDG de la SNCF, qui réclamait 100 milliards d’euros sur 15 ans pour « remettre le réseau ferré d’équerre ». Cet objectif a depuis été largement délaissé au profit de coupes budgétaires successives, réalisées au détriment de l’écologie, transports compris. Selon Contexte, en 2026, les infrastructures et services de transport ont perdu 105 millions d’euros dans la copie du 49.3 du Gouvernement par rapport à celle issue du Sénat. Selon le contrat de performance 2024-2033 entre l’État et SNCF Réseau, rendu public en juin 2026, le budget de régénération du réseau devra être porté à 4,5 milliards d’euros par an en 2028, contre 3,2 milliards en 2024, et atteindre près de 5 milliards d’euros en 2033. Ce même contrat souligne que, dès 2028, le réseau manquera d’environ 1,5 milliard d’euros par an pour assurer sa régénération dans des conditions satisfaisantes, ce qui illustre l’ampleur du sous-financement accumulé. Dans ce cadre, l’État envisage de mobiliser des ressources complémentaires, notamment issues de la renégociation des concessions autoroutières arrivant à échéance entre 2031 et 2036, afin d’abonder le financement du rail. En parallèle, une part croissante du financement repose déjà sur les bénéfices de l’opérateur public et sur les contributions indirectes des usagers, via les mécanismes de fonds de concours et les péages ferroviaires, ce qui interroge la soutenabilité du modèle actuel. Selon Fipeco, "la SNCF coûte au contribuable 20 milliards d'euros chaque année". Dans le même temps, les transports représentent environ 30 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, ce qui en fait le premier secteur émetteur en France. Les objectifs climatiques impliquent donc un report massif vers les modes les moins carbonés, en particulier le rail et les transports collectifs, ainsi qu’une transformation profonde des infrastructures existantes. Dans ce contexte, la mise en place de trajectoires pluriannuelles à la hauteur des enjeux d'ici l'année prochaine est une nécessité. Le présent amendement vise donc à préciser que la première loi de programmation sera déposée avant le 31 décembre 2026 et couvrira la période 2027-2037. Il s’agit de garantir que la programmation prévue par le texte puisse entrer rapidement en phase opérationnelle, en donnant de la visibilité aux acteurs publics, aux collectivités et aux opérateurs sur les priorités d’investissement dans l’ensemble des infrastructures de transport. Cependant, cette loi de programmation sera réactualisée dès l'arrivée au pouvoir de Jean-Luc Melenchon en 2027 : les différents gouvernements macronistes qui se sont succédés ont laissé les infrastructures à l'abandon et il faudra rétablir une trajectoire répondant enfin aux besoins de la bifurcation écologique. Cet amendement a été travaillé à partir d'une proposition du collectif "La colère des sans trains". |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000193
Dossier : 193
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose d’instaurer un moratoire sur toute fermeture de ligne du réseau ferré national avant la mise en place de la loi de programmation des mobilités soutenables couvrant la période 2027-2037. Les travaux du Conseil d’orientation des infrastructures (COI 2023), repris dans la conférence de financement des mobilités, mettent en évidence un besoin accru d’investissements dans les infrastructures de transport, estimé à environ 3 milliards d’euros supplémentaires par an sur la période 2026-2031 pour assurer la régénération et la modernisation des réseaux. Ils détaillent notamment un besoin de 1,5 milliard d’euros par an à compter de 2028 pour le seul réseau ferroviaire structurant, portant l’effort global à environ 4,5 milliards d’euros par an pour le ferroviaire. Ces mêmes travaux évaluent à environ 600 millions d’euros par an le besoin de remise à niveau des lignes de desserte fine du territoire, contre 400 millions d’euros effectivement investis en 2024, soit un écart d’environ 200 millions d’euros par an. Cet écart illustre l’insuffisance persistante des moyens consacrés aux infrastructures du quotidien et la fragilité du modèle actuel de maintenance du réseau. Dans ce contexte, les fermetures de lignes ne résultent pas uniquement de décisions explicites mais aussi d’une dégradation progressive du service liée au sous-investissement dans la régénération, conduisant à des « fermetures de fait » qui fragilisent particulièrement les territoires ruraux et périurbains. Le présent amendement vise donc à garantir qu’aucune fermeture de ligne ne puisse intervenir avant la mise en œuvre d’une programmation pluriannuelle des mobilités soutenables, afin d’assurer une trajectoire de financement stabilisée et à la hauteur des besoins identifiés par les travaux publics récents. Cet amendement a été travaillé avec le collectif "La colère des sans trains". |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000002
Dossier : 2
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Date inconnue
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À cause des ZFE, plus de 10 millions d’automobilistes vont être exclus des grandes agglomérations seulement parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers d’acquérir un véhicule plus récent. Cet amendement propose par conséquent l’instauration d’un moratoire de 10 années pour l’entrée en application des ZFE afin que des solutions réalistes et acceptables par tous puissent être trouvées d’ici là. Ce moratoire est indispensable car de nombreux automobilistes vont subir une double peine : être exclus et se voir condamnés à régler une contravention pour avoir, malgré tout, circulé dans une de ces zones. Tout le monde est concerné, pas seulement ceux qui vivent à proximité d’une ZFE : – les entrepreneurs, notamment du bâtiment, qui ne peuvent pas acheter des camionnettes électriques. – les habitants des territoires ruraux qui doivent venir en rdv médical, alors qu’ils sont déjà pénalisés par le manque de médecins près de chez eux, ou en rdv dans les services publiques (préfecture, caisses d’allocations familiales ou de sécurité sociale…) – les familles car les transports en commun ne sont pas adaptés pour tous. Quand vous avez des enfants en bas âge et qu’il faut plier les poussettes dans les bus, ou gérer les escaliers dans les métros, c’est impossible ! – les motos et scooters thermiques sont aussi concernés. Ce sont des travailleurs et des étudiants qui vont être impactés là encore ! Les auteurs de l’amendement considèrent que, dès lors qu’un véhicule est bien entretenu, il est excessif de lui interdire l’accès aux villes, même s’il a 15 ans ! Depuis 2019, la législation oblige déjà les véhicules diesel à effectuer – et à réussir – trois fois de suite un test d’émission de particules fines lors du contrôle technique. Ainsi, si un véhicule a obtenu la validation de son contrôle technique, il devrait être autorisé à circuler sur l’ensemble du territoire national, sans discrimination de mobilité, de revenus ou de moyens financiers. Les ZFE voulaient répondre à la problématique des particules fines dans les grosses Métropoles », mais les transports routiers ne sont responsables que de 35 % de cette pollution. Il faut laisser le remplacement naturel du parc automobile et l’arrivée progressive de véhicules 100 % électriques se faire. D’ailleurs, pour les seules particules fines, l’Ademe soulignait dès 2022 que plus de la moitié des émissions des véhicules routiers ne proviennent plus de l’échappement, mais de l’abrasion des freins et des pneus. Et ça, ça concerne même les véhicules électriques ! |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000209
Dossier : 209
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Date inconnue
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Les articles L. 3222-1 et L. 3222-2 du code des transports organisent la révision du prix du transport routier de marchandises en fonction des variations du coût des produits énergétiques de propulsion. Si ce mécanisme est juridiquement établi, son application demeure hétérogène. La souplesse laissée aux parties dans la définition des modalités contractuelles d'indexation conduit en pratique à des écarts significatifs d'un contrat à l'autre. Le présent amendement propose de remédier à cette situation en fixant des références temporelles et indiciaires incontestables, fondées sur les publications du Comité national routier, afin de sécuriser et d'harmoniser l'application du dispositif d'indexation. Il répute non écrites les stipulations contractuelles tendant à en écarter ou en limiter l'application. Ce faisant, il préserve la liberté contractuelle des parties sur les éléments qui relèvent légitimement de la négociation commerciale, notamment la part des charges énergétiques retenue dans le prix du transport et les conditions d'entrée en vigueur de l'indexation dans le cadre de relations établies.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000211
Dossier : 211
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Date inconnue
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La présence d’animaux sauvages à proximité des voies ferrées constitue une cause récurrente d’incidents d’exploitation et peut, dans certaines circonstances, compromettre la sécurité des circulations ferroviaires. Si des dispositifs de clôture et des mesures de prévention existent, ils ne permettent pas toujours d’écarter totalement le risque animalier. Par ailleurs, la propagation de certains animaux gitant dans les emprises ferroviaires peut également causer dommages aux installations et aux riverains des emprises ferroviaires. Si SNCF Réseau met d’ores et déjà en œuvre des mesures de prévention et de gestion de ces risques dans le cadre général de sa mission de gestionnaire d’infrastructure, aucune disposition législative ne consacre expressément cette compétence spécifique. Le présent amendement vise à sécuriser juridiquement l’intervention du gestionnaire d’infrastructure ferroviaire, notamment via l’usage d’armes de catégorie C, en matière de prévention du risque animalier. Les modalités d’exercice de cette mission seront précisées par décret, permettant ainsi d’adapter les dispositifs aux spécificités techniques et territoriales du réseau ferroviaire, tout en assurant leur proportionnalité au regard des impératifs de sécurité et de protection de l’environnement. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000215
Dossier : 215
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise propose d'accélérer et de préciser la mise à l'ordre du jour de la loi de programmation des transports, au vu des besoins massifs et urgents d'investissement dans ce secteur. Le présent article prévoit que les objectifs de l'action de l'État en matière d'infrastructures de transport sont définis par des lois de programmation portant sur une période d'au moins dix ans. Toutefois, aucun délai n'est fixé pour la présentation de la première de ces lois de programmation. En l'absence d'échéance précise, le risque est grand que les orientations fixées par le présent texte demeurent sans traduction opérationnelle ni financière pendant plusieurs années. Le collectif des « sans trains » alerte sur l’absence de financement pour la période 2026-2032. Or, il y a urgence pour éviter que nos réseaux ferroviaires tombent en désuétude. Selon une note interne de la SNCF obtenue par Reporterre en 2025, il faudrait au minimum 1 milliard d’euros d’argent public par an pour empêcher le « décrochage » du réseau ferré et « l’effondrement irréversible de la qualité de service » dans toutes les régions, dès 2028. La conférence "Ambition France transports" en 2025 évaluait à 3 milliards d'euros par an entre 2026 et 2031 le budget nécessaire pour la remise à niveau et la modernisation des différentes infrastructures (routier, ferroviaire, fluvial et fret compris). Or, le présent projet de loi-cadre ne prévoit pas de financement public massif et immédiat de nos modes de transport les moins carbonés via les lois de programmation, mais une augmentation des tarifs des usagers pour les transports publics urbains, en fonction de l’inflation notamment. Les effets d’annonce creux dans le domaine des transports se multiplient depuis plusieurs années déjà. Déjà en février 2023, Élisabeth Borne promettait 100 milliards d’euros pour le ferroviaire, s’appuyant sur les conclusions du rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI). Cette demande émanait de Jean-Pierre Farandou, alors PDG de la SNCF, qui réclamait 100 milliards d’euros sur 15 ans pour « remettre le réseau ferré d’équerre ». Cet objectif a depuis été largement délaissé au profit de coupes budgétaires successives, réalisées au détriment de l’écologie, transports compris. Selon Contexte, en 2026, les infrastructures et services de transport ont perdu 105 millions d’euros dans la copie du 49.3 du Gouvernement par rapport à celle issue du Sénat. Selon le contrat de performance 2024-2033 entre l’État et SNCF Réseau, rendu public en juin 2026, le budget de régénération du réseau devra être porté à 4,5 milliards d’euros par an en 2028, contre 3,2 milliards en 2024, et atteindre près de 5 milliards d’euros en 2033. Ce même contrat souligne que, dès 2028, le réseau manquera d’environ 1,5 milliard d’euros par an pour assurer sa régénération dans des conditions satisfaisantes, ce qui illustre l’ampleur du sous-financement accumulé. Dans le même temps, les transports représentent environ 30 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, ce qui en fait le premier secteur émetteur en France. Les objectifs climatiques impliquent donc un report massif vers les modes les moins carbonés, en particulier le rail et les transports collectifs, ainsi qu’une transformation profonde des infrastructures existantes. Dans ce contexte, la mise en place de trajectoires pluriannuelles à la hauteur des enjeux d'ici l'année prochaine est une nécessité. Le présent amendement vise donc à garantir la mise en œuvre rapide du dispositif en imposant au Gouvernement de déposer devant le Parlement une première loi de programmation des infrastructures de transport dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi. Cependant, cette loi de programmation sera réactualisée dès l'arrivée au pouvoir de Jean-Luc Melenchon en 2027 : les différents gouvernements macronistes qui se sont succédés ont laissé les infrastructures à l'abandon et il faudra rétablir une trajectoire répondant enfin aux besoins de la bifurcation écologique.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000216
Dossier : 216
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Date inconnue
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Cet amendement retient la voie la plus solide au regard du droit de l’Union pour protéger les dessertes d’aménagement du territoire. Plutôt que de contraindre directement l’accès au réseau, il permet à l’État ou à la région d’ériger une desserte structurante menacée en service public conventionné, dans le cadre du règlement (CE) n° 1370/2007, avec compensation. L’existence d’un tel contrat de service public ouvre alors le test d’équilibre économique expressément prévu par l’article 11 de la directive 2012/34/UE et le règlement d’exécution (UE) 2018/1795 : un service librement organisé qui compromettrait l’équilibre du contrat peut être limité, après appréciation de l’Autorité de régulation des transports. La protection des territoires est ainsi assurée par des instruments que le droit de l’Union prévoit lui-même, ce qui réduit fortement le risque contentieux. Cet amendement crée une charge pour l’État ; il est en conséquence gagé. Sa portée est volontairement permissive (« peut »), afin de laisser aux autorités compétentes l’appréciation de l’opportunité du conventionnement. Il se combine utilement avec l’amendement instituant un critère de priorité sur infrastructure saturée. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000222
Dossier : 222
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Date inconnue
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En France, la grande vitesse a toujours été conçue comme un outil d’aménagement du territoire. Aujourd’hui, l’opérateur national assure des dessertes structurantes vers les villes moyennes et les territoires ruraux qui ne sont pas rentables, sans aucune contrepartie ni compensation publique — à la différence des services régionaux et des trains d’équilibre du territoire, qui sont conventionnés. L’ouverture à la concurrence, en concentrant les nouveaux entrants sur les seules liaisons rentables, fragilise le financement de ces dessertes. Le projet de loi prévoit des incitations utiles (modulation des péages, accords-cadres), mais laisse sans réponse la question du financement : qui paie l’aménagement du territoire ? Le présent amendement y répond en permettant à l’État d’ériger une desserte structurante menacée en service d’intérêt national, assorti d’obligations de service public et d’une compensation, dans le cadre du règlement (CE) n° 1370/2007 — instrument expressément prévu par le droit de l’Union, qui sécurise la mesure au regard du droit des aides d’État. Cet amendement, qui crée une charge, est gagé. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000223
Dossier : 223
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI propose que l'État définisse, en concertation avec les régions et le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, un plan national d'électrification du réseau ferré national. Alors que le transport ferroviaire est appelé à jouer un rôle central dans l'atteinte des objectifs climatiques de la France, une part importante du réseau ferré national demeure non électrifiée. De nombreuses dessertes voyageurs du quotidien et plusieurs itinéraires stratégiques pour le fret restent ainsi dépendants de matériels thermiques.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000224
Dossier : 224
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Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe LFI prévoit que les recettes supplémentaires qui pourraient être issues de l'application du présent article soient affectées à renforcer le financement des alternatives à la voiture individuelle. En effet, le présent article prévoit notamment que les sociétés d'autoroute peuvent obtenir communication par l’administration fiscale de l'adresse du domicile ou du siège social des automobilistes visés par une procédure de recouvrement pour non-paiement du péage. Nous nous opposons à cette disposition qui pose un problème de protection des données personnelles et privilégions, face à ce type de problème, la nationalisation des autoroutes. A titre de repli, nous proposons que l'augmentation des recettes qui résulterait de l'application du présent article bénéficie en priorité aux politiques de mobilité du quotidien. En effet, alors que les collectivités territoriales et les autorités organisatrices de la mobilité sont confrontées à des besoins massifs de financement pour développer les transports collectifs, rénover les infrastructures ferroviaires, renforcer l'offre de trains régionaux et accompagner le développement des services express régionaux métropolitains, leurs ressources demeurent insuffisantes. Il est donc proposé d'affecter les recettes supplémentaires générées par le présent article aux collectivités compétentes en matière de mobilité afin de renforcer le financement des alternatives à la voiture individuelle. Cette mesure répond à un objectif de justice territoriale et de transition écologique en faisant contribuer davantage les recettes issues de l'usage de l'automobile au financement des transports publics. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000229
Dossier : 229
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit que le produit des amendes administratives et pénales prononcées à l’encontre des entreprises de transport routier de marchandises ou de voyageurs ayant fait l’objet d’une condamnation définitive pour méconnaissance des dispositions relatives au temps de travail, au temps de conduite et de repos, au travail dissimulé ou aux règles de détachement des travailleurs, sont affectées à un fonds territorial pour le développement des transports collectifs, géré par l’autorité organisatrice de la mobilité compétente dans le bassin de mobilité où les infractions ont été constatées. Ce fonds finance prioritairement le développement de l’offre de transports publics, l’amélioration de leur accessibilité, ainsi que les investissements favorisant le report modal vers les mobilités collectives et décarbonées. Cet amendement vise à mettre en œuvre un principe simple : les entreprises qui ont tiré un avantage économique du non-respect répété du droit social doivent contribuer à financer les alternatives de mobilité bénéficiant à l’intérêt général.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000232
Dossier : 232
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit l’interdiction de toute prolongation et de toute nouvelle création de concessions autoroutières. Nous devons en effet retrouver la maîtrise publique des autoroutes qui n'ont aucune vocation à être exploitées par des sociétés privées. Cet amendement s'articule avec notre proposition visant à la renationalisation des autoroutes. La renationalisation des autoroutes est une mesure réaliste, juste et nécessaire pour restituer aux citoyens un bien public privatisé dans des conditions contestables et qui a généré des bénéfices exorbitants captés par des sociétés privées. Elle permettra à l’État de baisser les coûts liés aux péages, et réinvestir leurs recettes dans l’entretien du réseau et la sécurité routière. Le retour dans le giron de l’État de son patrimoine national garantira sa valorisation et sa protection, et permettra de financer la transition écologique en développant des solutions de transport durables à destination de tous les citoyens. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000234
Dossier : 234
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Date inconnue
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La « règle d'or » ferroviaire, instaurée en 2014, vise à limiter le recours à l'endettement pour le financement des investissements ferroviaires. Présentée comme un outil de maîtrise financière, elle constitue en réalité un frein majeur au développement du transport ferroviaire.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000235
Dossier : 235
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe de la France Insoumise propose de repousser l’application de la “règle d’or” ferroviaire à 2031. Instaurée en 2014, cette “règle d'or” vise à limiter le recours à l'endettement pour le financement des investissements ferroviaires. Présentée comme un outil de maîtrise financière, elle constitue en réalité un frein majeur au développement du transport ferroviaire, puisqu’elle crée une limite importante pour les investissements. Pourtant, des investissements majeurs sont nécessaires pour l’adaptation au changement climatique, la régénération des infrastructures, le développement des dessertes du quotidien, la relance du fret ferroviaire et des trains de nuit… Ces investissements répondent à des objectifs d'intérêt général qui ne peuvent être appréciés au seul regard de critères de rentabilité financière. La lutte contre le dérèglement climatique, l'égalité territoriale et le droit à la mobilité nécessitent une intervention publique ambitieuse et durable. L’application de cette “règle d’or” est reportée depuis des années, ce qui souligne à quel point ces limites ne sont pas souhaitables, ni même envisageables actuellement. Plutôt que de reporter de deux ans son application comme le propose le texte, le présent amendement vise à la reporter de quatre ans, pour s'assurer que les investissements nécessaires puissent être faits. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000236
Dossier : 236
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit que le contrat de performance entre l'Etat et SNCF Réseau fixe les objectifs de maintien, de modernisation, d’accessibilité et de présence humaine dans les gares ferroviaires du réseau ferré national, en vue de garantir le maintien de l’ouverture au public de l’ensemble des gares voyageurs et de prévoir les moyens nécessaires à la présence d’agentes et d’agents permettant l’accueil, l’information et l’accompagnement des usagères et des usagers pendant l’amplitude de circulation des trains. En effet, il apparaît indispensable que les gares soient pleinement intégrées aux objectifs fixés par le contrat de performance conclu entre l’État et SNCF Réseau. Les gares constituent un élément essentiel du service public ferroviaire. Elles assurent non seulement l’accès aux trains mais également l’information, l’orientation, la sûreté et l’accompagnement des voyageuses et des voyageurs. Or, de nombreuses gares connaissent une réduction continue des horaires d’ouverture et de la présence humaine. Cette évolution contribue à l'affaiblissement du service public ferroviaire, en particulier dans les territoires ruraux, périurbains et populaires. Le présent amendement vise donc à garantir que le contrat de performance comporte des engagements explicites relatifs au maintien de l’ouverture des gares, à leur modernisation et à la présence humaine nécessaire à l’accueil des usagères et usagers durant l’amplitude du service ferroviaire.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000242
Dossier : 242
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Non renseignée
Date inconnue
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Avec plus de 20 millions de Français en situation de précarité de mobilité en 2024, un accès facilité à une mobilité a un cout raisonnable est plus que jamais une priorité pour nos concitoyens. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000250
Dossier : 250
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Date inconnue
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La France compte aujourd'hui environ 9 000 kilomètres de lignes capillaires et de desserte fine du territoire, dont une grande partie est classée en catégorie 7 à 9 selon les critères de l'UIC. Ces lignes relient des centaines de communes rurales et des villes moyennes au reste du réseau ferré national. Elles constituent souvent le seul mode de transport collectif accessible aux habitants, en particulier aux personnes âgées, aux ménages modestes et aux jeunes sans permis de conduire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000258
Dossier : 258
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Date inconnue
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Le présent amendement de repli poursuit le même objectif que l'amendement précédent : mettre fin à l'inertie qui caractérise le déploiement des plans d'action commune en matière de mobilité solidaire (PAMS). Créés par la loi d'orientation des mobilités du 24 décembre 2019 mais dépourvus de toute échéance, ces plans sont à ce jour moins d'une dizaine à avoir été signés. À la différence d'une date butoir directement inscrite dans la loi, cet amendement de repli confie au pouvoir réglementaire le soin de fixer l'échéance par décret. Le but est le même : borner dans le temps une obligation jusqu'ici théorique tout en laissant au Gouvernement la faculté d'arrêter une date jugée raisonnable, au terme d'une concertation avec les autorités organisatrices au regard de leurs capacités effectives. Cet amendement a été travaillé avec la Filière française de la mobilité inclusive, solidaire et durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000265
Dossier : 265
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Date inconnue
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Cet amendement vise à intégrer dans les lois de programmation l’élaboration d’un schéma national des infrastructures de transport aérien, grandes oubliées de ce PJL. Ce schéma, fixerai, en cohérence avec les autres transports, les orientations de l’État portant sur la modernisation et de développement des réseaux, la réduction des impacts environnementaux, les aides apportées aux collectivités territoriales pour le développement de leurs propres réseaux. L’article 1er de la présente proposition de loi définit le cadre général des lois de programmation pluriannuelle des infrastructures de transport. Il fixe les objectifs de long terme de l’État, les priorités d’investissement et les principes d’équité territoriale applicables aux réseaux ferroviaire, routier, fluvial et portuaire. Or, le transport aérien, pourtant essentiel à la mobilité des personnes et des marchandises, à la connectivité internationale de la France et à l’aménagement équilibré du territoire, demeure absent de ce dispositif Il existe un schéma pour les infrastructures de transport, institué par la loi Grenelle sur l’environnement, mais il ne prend pas en compte les particularités du transport aérien. Alors que certaines petites plateformes aéroportuaires dans les régions, sous-exploitées et bénéficiant d’une bonne acceptabilité sociale pourraient être développées, d’autres sont saturées et font l’objet de rejet par les riverains. Un schéma permettrait une meilleure organisation du transport aérien. À cet égard, à titre d’exemple, il serait souhaitable, afin de mieux répartir le trafic et de répondre à la démocratisation du transport aérien, d’étudier le délestage des plateformes d’Île-de France, en reportant une partie de leur trafic sur l’aéroport existant de Vatry, actuellement sous-exploité, avec une navette ultra-rapide. Le présent amendement vise donc à intégrer explicitement le transport aérien dans le champ de l’article 1er en créant un Schéma national des infrastructures de transport aérien. Cette évolution permettra à l’État redevenu stratège de disposer d’une vision pleinement multimodale de sa politique d’infrastructures et d’assurer une meilleure cohérence entre les différents modes de transport. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000268
Dossier : 268
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Date inconnue
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Cet amendement vise à intégrer dans les lois de programmation l’élaboration d’un schéma national des infrastructures de transport aérien, grandes oubliées de ce PJL L’article 1er de la présente proposition de loi définit le cadre général des lois de programmation pluriannuelle des infrastructures de transport. Il fixe les objectifs de long terme de l’État, les priorités d’investissement et les principes d’équité territoriale applicables aux réseaux ferroviaire, routier, fluvial et portuaire. Or, le transport aérien, pourtant essentiel à la mobilité des personnes et des marchandises, à la connectivité nationale, internationale de la France et à l’aménagement équilibré du territoire, demeure absent de ce dispositif. Aucun schéma national spécifique ne permet aujourd’hui d’orienter de manière cohérente et prospective le développement des infrastructures aéroportuaires. Il existe un schéma pour les infrastructures de transport, institué par la loi Grenelle sur l’environnement, mais il ne prend pas en compte les particularités du transport aérien. Alors que certaines petites plateformes aéroportuaires dans les régions, sous-exploitées et bénéficiant d’une bonne acceptabilité sociale pourraient être développées, d’autres sont saturées et font l’objet de rejet par les riverains. Un schéma permettrait une meilleure organisation du transport aérien. Le présent amendement vise donc à intégrer explicitement le transport aérien dans le champ de l’article 1er . Cette évolution permettra à l’État de disposer d’une vision pleinement multimodale de sa politique d’infrastructures et d’assurer une meilleure cohérence entre les différents modes de transport. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000271
Dossier : 271
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe la France insoumise souhaite limiter l'impact de l'article 6 bis, qui organise le transfert de matériels ferroviaires anciens susceptibles de contenir des substances dangereuses, notamment de l’amiante, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000272
Dossier : 272
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise entend renforcer de manière urgente la protection des travailleurs face aux risques liés à l’amiante dans le matériel ferroviaire ancien transféré dans le cadre des contrats de service public. L’amiante, dont l’usage est interdit en France depuis 1997, est reconnu comme l’un des principaux cancérogènes professionnels : selon l’INRS, il constitue la première cause de cancers professionnels et de décès liés au travail hors accidents, avec 3 000 à 5 000 décès par an en France. Les fibres d’amiante peuvent provoquer des pathologies graves (mésothéliomes, cancers broncho-pulmonaires) avec un délai de latence pouvant atteindre plusieurs décennies. Malgré son interdiction, l’amiante demeure massivement présent dans les équipements et matériels produits avant 1997, y compris dans certains matériels ferroviaires encore en circulation ou transférés entre exploitants. Les opérations de maintenance, de rénovation ou de prolongation de durée de vie exposent encore aujourd’hui des agents et sous-traitants à des risques avérés, comme l’ont rappelé plusieurs alertes syndicales et rapports de prévention récents dans le secteur des transports. Dans ce contexte, les transferts de matériels liés aux réorganisations du secteur ferroviaire rendent indispensable une exigence forte de traitement rapide des risques résiduels. Le présent amendement vise ainsi à imposer un désamiantage complet dans un délai maximal d’un an après transfert, afin de garantir une suppression effective de l’exposition et d’éviter toute prolongation injustifiée du risque sanitaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000275
Dossier : 275
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Date inconnue
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Les péages ferroviaires français sont les plus élevés d’Europe, avec un taux de couverture du coût complet supérieur à 120 % sur les lignes les plus rentables. Cette situation résulte pour partie de l’application d’une redevance de marché. Si ce mécanisme se justifie sur les axes à fort potentiel commercial, son application sans plafonnement aux dessertes transversales structurantes, comme la liaison Strasbourg–Marseille, contribue directement à rendre ces liaisons économiquement insoutenables. Le droit existant, tel que modifié par le présent article, permet déjà à SNCF Réseau de définir des segments de marché spécifiques pour les dessertes pertinentes en matière d’aménagement du territoire, avec un plafonnement des redevances au coût directement imputable. Le présent amendement étend cette logique à la redevance de marché, en posant que son niveau ne peut excéder, pour ces dessertes, le coût directement imputable à leur exploitation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000281
Dossier : 281
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Date inconnue
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Le présent amendement s'inscrit dans la logique du chapitre IV du présent texte, consacré à l'amélioration de la sécurité des voyageurs, en l'étendant aux utilisateurs d'engins de déplacement personnel motorisé. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000282
Dossier : 282
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Date inconnue
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Le présent amendement prolonge la démarche d’amélioration de la sécurité des usagers engagée par le présent texte en y ajoutant un ensemble de mesures de protection des utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisé. L’essor rapide des trottinettes électriques et autres EDPM dans les mobilités urbaines s’est accompagné d’une hausse préoccupante de la sinistralité : 56 décès et 900 blessés graves ont été recensés entre juin 2024 et juin 2025. Ces chiffres appellent une réponse législative que le droit existant n’apporte pas encore de manière suffisante. Le présent amendement y répond par quatre mesures complémentaires. L’obligation de port du casque homologué constitue la protection individuelle la plus efficace contre les traumatismes crâniens, première cause de décès et de séquelles graves dans les accidents impliquant des EDPM. L’obligation de port d’un gilet de haute visibilité hors agglomération et la nuit répond au risque spécifique d’invisibilité de ces usagers dans les conditions de faible luminosité. La limitation de la vitesse maximale par construction à vingt kilomètres par heure réduit la gravité des chocs. Ces mesures s’inscrivent dans une logique de cohérence avec les obligations déjà imposées aux cyclistes mineurs et aux conducteurs de deux-roues motorisés, dont le régime de protection individuelle est comparable. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000283
Dossier : 283
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à introduire dans le projet de loi-cadre relatif au développement des transports le dispositif d’Incitation à la Réduction de l’Intensité Carbone des Carburants (IRICC), destiné à mettre en œuvre les objectifs européens de décarbonation du secteur des transports. Successeur de la TIRUERT, l’IRICC repose sur une trajectoire pluriannuelle de réduction de l’intensité carbone de l’énergie utilisée dans les transports jusqu’en 2035. Cette visibilité de long terme constitue une condition essentielle à l’investissement dans les infrastructures et les capacités de production nécessaires à la transition énergétique des mobilités. Alors que la France est déjà en retard sur la transposition des objectifs transport de la 3ème directive sur les énergies renouvelables, une non-adoption de l’IRICC en 2026 – pour entrée en vigueur au 1er janvier 2027 – compromettrait lourdement des investissements déjà consentis, et bloquerait la réalisation de nouveaux investissements massifs, aujourd’hui prévus sur le territoire national. Le dispositif présente un caractère transversal. Il contribue au développement des infrastructures de recharge électrique et d’avitaillement en hydrogène, à la production de biocarburants, de biométhane et de carburants renouvelables ou bas-carbone destinés notamment aux secteurs maritime et routier. Il participe ainsi à l’atteinte des objectifs nationaux et européens de décarbonation des transports. En permettant notamment aux opérateurs d’infrastructures de recharge de valoriser l’électricité distribuée aux véhicules, l’IRICC contribue à réduire les coûts d’exploitation de ces infrastructures et à accompagner le déploiement d’une mobilité électrique accessible sur l’ensemble du territoire. Enfin, en favorisant la substitution progressive d’énergies produites sur le territoire national aux carburants fossiles importés, le dispositif participe au renforcement de la souveraineté énergétique du pays et à l’amélioration durable de la balance commerciale française. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000285
Dossier : 285
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Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe La France Insoumise vise à conditionner les dérogations prévues par l’article 8 à une concertation préalable avec les habitants des territoires concernés. Cet article entend permettre, pour les projets d’infrastructure ferroviaire, des dérogations aux interdictions et aux prescriptions fixées par les plans de prévention des risques technologiques. Bien qu’il prévoit que ces dérogations ne conduisent pas à aggraver les risques existants ni à accroître la vulnérabilité, il semble important que les habitants qui pourraient être affectés par ces projets puissent donner leur avis sur les potentiels risques pour l’environnement et pour leur sécurité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000291
Dossier : 291
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Date inconnue
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L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs conduit à une multiplication des plateformes d’information et de distribution des billets. Cette fragmentation complique l’accès à une information claire et exhaustive pour les usager·ères, alors même que le report modal vers le rail constitue un impératif écologique. Le présent amendement propose la création d’une plateforme publique nationale d’information ferroviaire placée sous la responsabilité de l’État. Cette plateforme aurait vocation à agréger l’ensemble des informations relatives aux circulations ferroviaires sur le territoire national, indépendamment de l’opérateur concerné. Afin de préserver la liberté commerciale des entreprises ferroviaires et de ne pas créer de distorsion de concurrence, cette plateforme ne réaliserait aucune vente de titres de transport. Elle renverrait systématiquement les voyageur·euses vers les sites ou applications des opérateurs compétents pour l’achat de leurs billets. Cette solution permet de garantir un accès universel à l’information ferroviaire tout en évitant la captation des données de mobilité par des plateformes privées et en affirmant le rôle de l’État comme garant de la lisibilité du service public ferroviaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000003
Dossier : 3
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer les Zone à Faibles Emissions (ZFE). A cause des ZFE, plus de 10 millions d’automobilistes vont être exclus des grandes agglomérations seulement parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers d’acquérir un véhicule plus récent. C’est indispensable car de nombreux automobilistes vont subir une double peine : être exclus et se voir condamnés à régler une contravention pour avoir, malgré tout, circulé dans une de ces zones. Tout le monde est concerné, pas seulement ceux qui vivent à proximité d’une ZFE : – les entrepreneurs, notamment du bâtiment, qui ne peuvent pas acheter des camionnettes électriques. – les habitants des territoires ruraux qui doivent venir en rdv médical, alors qu’ils sont déjà pénalisés par le manque de médecins près de chez eux, ou en rdv dans les services publiques (préfecture, caisses d’allocations familiales ou de sécurité sociale…) – les familles car les transports en commun ne sont pas adaptés pour tous. Quand vous avez des enfants en bas âge et qu’il faut plier les poussettes dans les bus, ou gérer les escaliers dans les métros, c’est impossible ! – les motos et scooters thermiques sont aussi concernés. Ce sont des travailleurs et des étudiants qui vont être impactés là encore ! Les auteurs de l’amendement considèrent que, dès lors qu’un véhicule est bien entretenu, il est excessif de lui interdire l’accès aux villes, même s’il a 15 ans ! Depuis 2019, la législation oblige déjà les véhicules diesel à effectuer – et à réussir – trois fois de suite un test d’émission de particules fines lors du contrôle technique. Ainsi, si un véhicule a obtenu la validation de son contrôle technique, il devrait être autorisé à circuler sur l’ensemble du territoire national, sans discrimination de mobilité, de revenus ou de moyens financiers. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000304
Dossier : 304
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Date inconnue
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En prévision du nouveau cycle des redevances d’infrastructure ferroviaires pour la période 2027‑2029, le groupe La France insoumise souhaite alléger le montant des péages pour les trains de nuit conformément à une communication de la Commission européenne en date de mai 2025 et ce, afin de maintenir leur circulation et préserver leur soutenabilité économique. La Commission indique que les trains de nuit sont une activité ferroviaire spécifique et fragile et qu’il convient qu’ils payent pour péage uniquement les coûts directement engendrés, sans surcote dite « de marché ». Cette préconisation de la Commission est issue de ces « Lignes directrices interprétatives concernant la mise en place de redevances pour l’utilisation de l’infrastructure ferroviaire » (C/2025/2606) en date de mai 2025. Ces lignes directrices visent la directive 2012/34/UE et plus particulièrement les majorations possibles en dehors des coûts directement imputables à l’exploitation du service ferroviaire. Ainsi l’article 32, paragraphe 1, troisième alinéa, de la directive précitée dispose qu’« avant d’approuver la perception de telles majorations, les États membres s’assurent que les gestionnaires de l’infrastructure ont évalué leur pertinence pour des segments de marché spécifiques [...] ». S’agissant de ces segments de marché spécifiques, la Commission européenne s’exprime en ces termes : « Ces trains peuvent avoir un modèle opérationnel et une structure de coûts très différents de ceux des autres services ferroviaires (par exemple, en raison de problèmes d’interopérabilité technique, de coûts de personnel plus élevés et, dans le cas des trains de nuit, d’une utilisation moins fréquente du matériel roulant) et peuvent faire face à une concurrence provenant d’autres modes de transport, ce qui se traduit par une capacité moindre à supporter des majorations ». Et d’ajouter : « ces trains {…} risquent de se voir imputer des coûts allant au-delà de leur capacité contributive ». Les trains de nuit ont déjà subi la suppression, fin 2025, des deux uniques trains de nuit internationaux desservant la France et ce, bien que ces deux lignes soient fréquentées. Pour les préserver, il convient d’améliorer l’équilibre économique. Les trains de nuit sont parmi les trains qui parcourent le plus de kilomètres. Ils sont donc sensibles au coût des péages, qui peuvent atteindre des montants non supportables par l’activité. Il convient donc de supprimer les surcotes « de marché » pour les trains de nuit. Ces surcotes dégradent artificiellement leur résultat financier. Les supprimer améliore de manière visible l’autofinancement de l’activité et pose des bases solides pour leur relance. Les trains de nuit permettant une alternative aux trajets effectués en avion et ayant un impact environnemental beaucoup moindre, ces trajets alternatifs à l’aérien doivent également être encouragés par un signal-prix. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000307
Dossier : 307
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à fixer des références claires, fondées sur les indices du Comité national routier (CNR), permettant de sécuriser et d’harmoniser l’application du dispositif d’indexation du prix du transport routier de marchandises. Les articles L. 3222-1 et L. 3222-2 du code des transports organisent la révision du prix du transport routier de marchandises en fonction des variations du coût des produits énergétiques de propulsion. Si ce mécanisme est juridiquement établi, son application demeure hétérogène. La souplesse laissée aux parties dans la définition des modalités contractuelles d'indexation conduit en pratique à des écarts significatifs d'un contrat à l'autre. Le présent amendement propose de remédier à cette situation en fixant des références temporelles et indiciaires incontestables, fondées sur les publications du Comité national routier, afin de sécuriser et d'harmoniser l'application du dispositif d'indexation. Il répute non écrites les stipulations contractuelles tendant à en écarter ou en limiter l'application. Ce faisant, il préserve la liberté contractuelle des parties sur les éléments qui relèvent légitimement de la négociation commerciale, notamment la part des charges énergétiques retenue dans le prix du transport et les conditions d'entrée en vigueur de l'indexation dans le cadre de relations établies. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000320
Dossier : 320
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à fixer un objectif national clair : garantir qu’à l’horizon 2035 l’ensemble des ports maritimes relevant de l’État soient effectivement raccordés au réseau ferroviaire national et en capacité d’accueillir des trafics réguliers de marchandises. Cette mesure participe de la reconstruction d’une politique ambitieuse du fret ferroviaire, condition indispensable à l’atteinte des objectifs climatiques de la France et au renforcement de la compétitivité de ses places portuaires. En effet, alors que plus de 85 % des marchandises entrant ou sortant des ports français sont encore acheminées par la route, le développement du fret ferroviaire constitue un enjeu majeur de souveraineté industrielle, de décarbonation des transports et de réduction de la congestion routière. La faiblesse des dessertes ferroviaires portuaires contribue au retard français en matière de report modal. À titre de comparaison, la part du ferroviaire dans les pré et post-acheminements portuaires atteint des niveaux nettement supérieurs dans plusieurs grands ports européens. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000321
Dossier : 321
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Date inconnue
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Or, de nombreuses routes nationales en agglomération demeurent aujourd’hui insuffisamment adaptées aux déplacements à vélo, malgré des enjeux importants en matière de sécurité et de continuité des itinéraires. Le présent amendement vise ainsi à fixer un objectif clair et opérationnel : doter, à horizon 2036, l’ensemble des routes nationales non concédées situées en agglomération d’aménagements cyclables sécurisés, ou d’itinéraires alternatifs pertinents. Il s’inscrit dans une logique de planification de long terme et de montée en qualité des infrastructures, en cohérence avec les recommandations techniques de référence et les objectifs nationaux de développement des mobilités actives. Amendement proposé par la FUB
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000324
Dossier : 324
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité du transport privé en imposant l’équipement des véhicules de catégories M2 et M3 en dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur. L’accident de Puisseguin a rappelé une réalité simple : en cas d’incendie, la survie des passagers dépend de leur capacité à évacuer en quelques secondes. Or aujourd’hui, cette évacuation repose encore sur des marteaux introduits dans les années 1960, souvent inutilisables en situation réelle, en particulier par des enfants. Des incendies d’autocars continuent de survenir régulièrement. Dans ces situations, attendre qu’un passager parvienne à briser une vitre dans la fumée et la panique n’est pas une stratégie de sécurité. Des solutions existent, dont une solution française, et sont reconnues par la réglementation internationale et déjà déployées. Pour un coût limité, elles permettent une évacuation immédiate, accessible à tous. Ces dispositifs de bris automatique des vitres peuvent être installés aussi bien sur des véhicules neufs que sur des véhicules existants. Cet amendement propose de garantir que, lorsque l’accident survient, les passagers puissent réellement sortir du véhicule. Prévenir les accidents est indispensable. Garantir l’évacuation lorsqu’ils surviennent est une responsabilité. Ces dispositifs visent à sécuriser les transports en commun, notamment scolaires, dans la droite lignée du Plan Joana publié en avril 2025 après un nouvel accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 15 ans, et qui donne lieu aujourd’hui à la mise en place de stupotests par le biais de l’article 16 du présent projet de loi. Dans le prolongement des mesures visant à renforcer la prévention des accidents, le présent amendement vise ainsi à améliorer la capacité d’évacuation des véhicules de transport collectif en généralisant l’équipement en dispositifs de bris automatique des vitres conformes à la réglementation internationale.
Cette proposition d’amendement est issu d'une proposition de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (FENVAC), le Collectif des victimes de Puisseguin, l’association À la mémoire de nos anges et l’entreprise innovante française Aguila, qui a inventé le concept de Breakee (Bris de vitre automatique)
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000329
Dossier : 329
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Date inconnue
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Cet amendement vise compléter les principes posés par l’article 10. En introduisant la notion d’enjeux d’aménagement du territoire, l’article soulève la question de la péréquation tarifaire, seule à même de garantir une équitable desserte des territoires. L’amendement permet, d’une part, de prémunir le gestionnaire d’infrastructure, SNCF Réseau, de tout risque de déséquilibre économique par le biais d’une tarification à perte. Cette garantie s’inscrit dans la logique du principe, imposé par la loi, de respect du ratio dette / MOP. – L’amendement ouvre, d’autre part, la possibilité, pour le gestionnaire d’infrastructure, de mutualiser une part de ces recettes par le biais d’un « fond de dessertes » à même de financer d’éventuels efforts tarifaires. Cette disposition ne peut se suffire à elle-même. Elle constitue un outil complémentaire à d’éventuelle conventions de dessertes à la main des Autorités Organisatrices de Mobilités. Le présent amendement vise à compléter ces dispositions en apportant deux garanties. D’une part, il prévoit que les dispositifs incitatifs ne compromettent pas l’équilibre financier du gestionnaire d’infrastructure au regard du ratio dette / marge opérationnelle défini à l’article L. – 2111‑10‑1 du code des transports. D’autre part, il ouvre la possibilité pour le gestionnaire d’infrastructure de mutualiser une part de ses recettes afin de contribuer au financement de dessertes répondant aux objectifs d’aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000331
Dossier : 331
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité du transport privé en imposant l’équipement des véhicules de catégories M2 et M3 en dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur. L’accident de Puisseguin a rappelé une réalité simple : en cas d’incendie, la survie des passagers dépend de leur capacité à évacuer en quelques secondes. Or aujourd’hui, cette évacuation repose encore sur des marteaux introduits dans les années 1960, souvent inutilisables en situation réelle, en particulier par des enfants. Des incendies d’autocars continuent de survenir régulièrement. Dans ces situations, attendre qu’un passager parvienne à briser une vitre dans la fumée et la panique n’est pas une stratégie de sécurité. Des solutions existent, dont une solution française, et sont reconnues par la réglementation internationale et déjà déployées. Pour un coût limité, elles permettent une évacuation immédiate, accessible à tous. Ces dispositifs de bris automatique des vitres peuvent être installés aussi bien sur des véhicules neufs que sur des véhicules existants. Cet amendement propose de garantir que, lorsque l’accident survient, les passagers puissent réellement sortir du véhicule. Prévenir les accidents est indispensable. Garantir l’évacuation lorsqu’ils surviennent est une responsabilité. Ces dispositifs visent à sécuriser les transports en commun, notamment scolaires, dans la droite lignée du Plan Joana publié en avril 2025 après un nouvel accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 15 ans, et qui donne lieu aujourd’hui à la mise en place de stupotests par le biais de l’article 16 du présent projet de loi. Dans le prolongement des mesures visant à renforcer la prévention des accidents, le présent amendement vise ainsi à améliorer la capacité d’évacuation des véhicules de transport collectif en généralisant l’équipement en dispositifs de bris automatique des vitres conformes à la réglementation internationale. Cette proposition d’amendement est portée par la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (FENVAC), le Collectif des victimes de Puisseguin, l’association À la mémoire de nos anges et l’entreprise innovante française Aguila, qui a inventé le concept de Breakee (Bris de vitre automatique) |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000332
Dossier : 332
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité du transport privé en imposant l’équipement des véhicules de catégories M2 et M3 en dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur. L’accident de Puisseguin a rappelé une réalité simple : en cas d’incendie, la survie des passagers dépend de leur capacité à évacuer en quelques secondes. Or aujourd’hui, cette évacuation repose encore sur des marteaux introduits dans les années 1960, souvent inutilisables en situation réelle, en particulier par des enfants. Des incendies d’autocars continuent de survenir régulièrement. Dans ces situations, attendre qu’un passager parvienne à briser une vitre dans la fumée et la panique n’est pas une stratégie de sécurité. Des solutions existent, dont une solution française, et sont reconnues par la réglementation internationale et déjà déployées. Pour un coût limité, elles permettent une évacuation immédiate, accessible à tous. Ces dispositifs de bris automatique des vitres peuvent être installés aussi bien sur des véhicules neufs que sur des véhicules existants. Cet amendement propose de garantir que, lorsque l’accident survient, les passagers puissent réellement sortir du véhicule. Prévenir les accidents est indispensable. Garantir l’évacuation lorsqu’ils surviennent est une responsabilité. Ces dispositifs visent à sécuriser les transports en commun, notamment scolaires, dans la droite lignée du Plan Joana publié en avril 2025 après un nouvel accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 15 ans, et qui donne lieu aujourd’hui à la mise en place de stupotests par le biais de l’article 16 du présent projet de loi. Dans le prolongement des mesures visant à renforcer la prévention des accidents, le présent amendement vise ainsi à améliorer la capacité d’évacuation des véhicules de transport collectif en généralisant l’équipement en dispositifs de bris automatique des vitres conformes à la réglementation internationale. Cette proposition d’amendement est portée par la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (FENVAC), le Collectif des victimes de Puisseguin, l’association À la mémoire de nos anges et l’entreprise innovante française Aguila, qui a inventé le concept de Breakee (Bris de vitre automatique) |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000333
Dossier : 333
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité des transports scolaires en imposant l’équipement des véhicules de catégories M2 et M3 en dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur. L’accident de Puisseguin a rappelé une réalité simple : en cas d’incendie, la survie des passagers dépend de leur capacité à évacuer en quelques secondes. Or aujourd’hui, cette évacuation repose encore sur des marteaux introduits dans les années 1960, souvent inutilisables en situation réelle, en particulier par des enfants. Des incendies d’autocars continuent de survenir régulièrement. Dans ces situations, attendre qu’un passager parvienne à briser une vitre dans la fumée et la panique n’est pas une stratégie de sécurité. Des solutions existent, dont une solution française, et sont reconnues par la réglementation internationale et déjà déployées. Pour un coût limité, elles permettent une évacuation immédiate, accessible à tous. Ces dispositifs de bris automatique des vitres peuvent être installés aussi bien sur des véhicules neufs que sur des véhicules existants. Cet amendement propose de garantir que, lorsque l’accident survient, les passagers puissent réellement sortir du véhicule. Prévenir les accidents est indispensable. Garantir l’évacuation lorsqu’ils surviennent est une responsabilité. Ces dispositifs visent à sécuriser les transports en commun, notamment scolaires, dans la droite lignée du Plan Joana publié en avril 2025 après un nouvel accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 15 ans, et qui donne lieu aujourd’hui à la mise en place de stupotests par le biais de l’article 16 du présent projet de loi. Dans le prolongement des mesures visant à renforcer la prévention des accidents, le présent amendement vise ainsi à améliorer la capacité d’évacuation des véhicules de transport collectif en généralisant l’équipement en dispositifs de bris automatique des vitres conformes à la réglementation internationale. Cette proposition d’amendement est portée par la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (FENVAC), le Collectif des victimes de Puisseguin, l’association À la mémoire de nos anges et l’entreprise innovante française Aguila, qui a inventé le concept de Breakee (Bris de vitre automatique) |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000334
Dossier : 334
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité des véhicules neufs M2 et M3 en imposant l’équipement des véhicules de catégories M2 et M3 en dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur. L’accident de Puisseguin a rappelé une réalité simple : en cas d’incendie, la survie des passagers dépend de leur capacité à évacuer en quelques secondes. Or aujourd’hui, cette évacuation repose encore sur des marteaux introduits dans les années 1960, souvent inutilisables en situation réelle, en particulier par des enfants. Des incendies d’autocars continuent de survenir régulièrement. Dans ces situations, attendre qu’un passager parvienne à briser une vitre dans la fumée et la panique n’est pas une stratégie de sécurité. Des solutions existent, dont une solution française, et sont reconnues par la réglementation internationale et déjà déployées. Pour un coût limité, elles permettent une évacuation immédiate, accessible à tous. Ces dispositifs de bris automatique des vitres peuvent être installés aussi bien sur des véhicules neufs que sur des véhicules existants. Cet amendement propose de garantir que, lorsque l’accident survient, les passagers puissent réellement sortir du véhicule. Prévenir les accidents est indispensable. Garantir l’évacuation lorsqu’ils surviennent est une responsabilité. Ces dispositifs visent à sécuriser les transports en commun, notamment scolaires, dans la droite lignée du Plan Joana publié en avril 2025 après un nouvel accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 15 ans, et qui donne lieu aujourd’hui à la mise en place de stupotests par le biais de l’article 16 du présent projet de loi. Dans le prolongement des mesures visant à renforcer la prévention des accidents, le présent amendement vise ainsi à améliorer la capacité d’évacuation des véhicules de transport collectif en généralisant l’équipement en dispositifs de bris automatique des vitres conformes à la réglementation internationale. Cette proposition d’amendement est portée par la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (FENVAC), le Collectif des victimes de Puisseguin, l’association À la mémoire de nos anges et l’entreprise innovante française Aguila, qui a inventé le concept de Breakee (Bris de vitre automatique) |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000335
Dossier : 335
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Date inconnue
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Lors de la précédente réforme ferroviaire, la filiale SNCF Gares & Connexions a été rattachée à SNCF Réseau pour devenir indépendante des opérateurs. C’est un choix qui a fortement amélioré le fonctionnement du ferroviaire et personne aujourd’hui ne songerait à revenir en arrière. C’est le choix antérieur qui était incohérent et peu fonctionnel : au moment de la séparation avec SNCF Réseau, SNCF Voyageurs a peut-être trop eu tendance à conserver les activités « profitables », sans véritable logique d’optimisation globale de l’écosystème ferroviaire. Aujourd’hui le voyageur s’attend à trouver l’ensemble des offres de train sur une plateforme neutre, sans biais d’information ou de vente en faveur d’une offre ou d’une autre. De même le voyageur s’attend à pouvoir acheter en gare l’ensemble des offres. Il ignore bien souvent qu’il existe des vendeurs TGV et des vendeurs TER. Aujourd’hui il est important de simplifier l’acte d’achat pour le voyageur. Pour optimiser le fonctionnement du ferroviaire, les activités à opérer de manière impartiale gagnent à être rattachée à SNCF Réseau qui dispose statutairement de cette obligation de neutralité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000337
Dossier : 337
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Date inconnue
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Les trains d’équilibre du territoire constituent un maillon essentiel de la cohésion nationale et de l’égalité entre les territoires. Assurant des liaisons structurantes entre métropoles, villes moyennes et territoires ruraux, ils contribuent à l’accessibilité de nombreux bassins de vie qui ne bénéficient ni d’une desserte à grande vitesse ni d’alternatives satisfaisantes de transport. Les lignes de l’Aubrac et de la Cévenole, qui desservent notamment le département de la Lozère, illustrent pleinement cette réalité. Elles constituent des infrastructures essentielles pour la mobilité quotidienne des habitants, l’accès aux services publics, le développement économique et touristique ainsi que le désenclavement de territoires ruraux et de montagne. Si plusieurs dispositions du présent projet de loi renforcent la prise en compte des enjeux d’aménagement du territoire dans les politiques ferroviaires, aucune ne vise spécifiquement les trains d’équilibre du territoire, pourtant organisés directement par l’État. Le présent amendement vise à réaffirmer le rôle stratégique de ces services ferroviaires en prévoyant la pérennisation de leur financement, l’amélioration de leur qualité de service, le renforcement de leur fréquence ainsi que la réflexion sur le rétablissement de certaines liaisons interrégionales supprimées au cours des dernières décennies. Il prévoit également la remise annuelle d’un rapport au Parlement afin d’assurer un suivi transparent de l’évolution de l’offre, des moyens consacrés aux trains d’équilibre du territoire et des perspectives de développement de ce réseau indispensable à l’aménagement équilibré du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000034
Dossier : 34
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à préciser et compléter l’article L1111‑6 du code des transports, consacré aux catégories sociales défavorisées et aux actions qui leur sont consacrées en matière de transport. Cette nouvelle définition, aurait pour effet de : • Cibler les catégories sociales en situation de vulnérabilité économique ou sociale et qui ont besoin d’un soutien en matière de mobilité ; • Définir ce qu’est la mobilité solidaire ; • Permettre de définir les actions de mobilité solidaire, dont la liste serait renvoyée à un décret. Cet amendement a été travaillé avec les acteurs de la Filière Française de la Mobilité Inclusive Solidaire et Durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000345
Dossier : 345
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Date inconnue
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La dématérialisation croissante des services ferroviaires ne doit pas conduire à exclure une partie des voyageurs de l’accès effectif aux services de transport. Dans de nombreuses gares, le guichet demeure un point d’accès essentiel à l’information, à l’orientation des voyageurs, à l’accompagnement des personnes vulnérables ainsi qu’à certains dispositifs tarifaires ou titres de transport qui ne peuvent être obtenus par les canaux numériques ou les automates. C’est notamment le cas de certains dispositifs tarifaires mis en place par la région Occitanie au bénéfice de publics spécifiques, tels que les demandeurs d’asile, dont l’accès demeure subordonné à une délivrance en guichet. Lorsque les horaires d’ouverture de celui-ci ne sont pas compatibles avec les horaires des trains, ces voyageurs peuvent se trouver privés de l’accès effectif à des droits pourtant reconnus. Or la réduction progressive des amplitudes d’ouverture de certains guichets peut avoir pour effet de priver certains usagers de l’accès à ces services lorsque les horaires d’ouverture ne sont plus compatibles avec ceux des trains desservant la gare. Le présent amendement vise donc à garantir une accessibilité effective aux services assurés par les guichets ferroviaires, en prévoyant que leurs horaires d’ouverture soient adaptés aux besoins réels des voyageurs et aux horaires des trains. Il accorde une attention particulière aux personnes éloignées des outils numériques, aux publics les plus fragiles ainsi qu’aux voyageurs nécessitant un accompagnement spécifique, afin de garantir l’effectivité du droit à la mobilité sur l’ensemble du territoire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000348
Dossier : 348
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit que les plateformes logistiques nouvelles de grande taille ainsi que les extensions significatives soient raccordées au réseau ferré afin que le transport de marchandises puisse se faire par voie ferroviaire. Une dérogation est néanmoins prévue lorsqu’une impossibilité technique, foncière ou économique manifeste est démontrée. En effet, le présent article vise à réduire les émissions du transport de marchandises en encourageant le recours à des véhicules routiers à émission nulle et au report modal vers le ferroviaire et le fluvial. Toutefois, ces objectifs risquent de demeurer largement théoriques si les grandes infrastructures logistiques continuent d’être implantées sans connexion aux réseaux de transport massifiés comme le rail. De nombreuses plateformes logistiques génèrent quotidiennement plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de mouvements de poids lourds alors même qu’elles sont parfois situées à proximité immédiate d’infrastructures ferroviaires. La localisation et la conception des plateformes logistiques conditionnent pour plusieurs décennies l’organisation des flux de marchandises. Il est donc indispensable d’intégrer dès leur construction la possibilité d’un recours effectif au fret ferroviaire. Cette mesure concrète permet de donner une traduction opérationnelle aux objectifs de report modal affirmés par le présent article et contribue à la décarbonation durable du transport de marchandises. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000352
Dossier : 352
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit d’instituer une contribution de report modal financée par les donneurs d’ordre pour les prestations de transport routier de marchandises réalisées sur une distance supérieure à 300 kilomètres et pour lesquelles existe une offre de transport ferroviaire ou d’autoroute ferroviaire permettant l’acheminement des marchandises dans des conditions compatibles avec les contraintes logistiques du donneur d’ordre. Il prévoit que le produit de cette contribution est intégralement affecté au financement du fret ferroviaire, des installations terminales embranchées, des plateformes de transport combiné et des services d’autoroutes ferroviaires. En effet, la France s’est fixé pour objectif de doubler la part modale du fret ferroviaire, pour qu’elle passe de 9 à 18 %. Pourtant, des milliers de poids lourds continuent chaque jour de parcourir de longues distances sur des axes où existent déjà des solutions ferroviaires performantes. Sur les trajets de longue distance, le transport routier bénéficie encore d’un avantage économique qui ne reflète ni ses coûts environnementaux ni les nuisances qu’il génère pour la collectivité. Cette situation freine le développement du fret ferroviaire et compromet l’atteinte des objectifs climatiques nationaux. Le présent amendement vise à instaurer un signal économique favorisant le recours au rail lorsque celui-ci constitue une alternative crédible au transport routier. Les recettes générées permettraient d’accélérer le développement des infrastructures de fret, des installations terminales embranchées et des autoroutes ferroviaires. Il s’agit non de pénaliser les transports de proximité ou les flux ne disposant d’aucune alternative, mais d’encourager le report vers les modes les plus sobres pour les trajets où celui-ci est immédiatement réalisable. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000355
Dossier : 355
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la prévention des accidents liés à la circulation à contresens, phénomène rare mais particulièrement grave sur le réseau routier, notamment autoroutier. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000357
Dossier : 357
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Date inconnue
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Article additionnel La sécurité sur le réseau autoroutier repose sur la capacité des autorités à prévenir les conducteurs des dangers graves et immédiats, notamment la présence de véhicules circulant à contresens, situation particulièrement accidentogène et souvent mortelle.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000037
Dossier : 37
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à instaurer une date butoir pour l’instauration des PAMS par décret. Alors même que seuls 8 plans d’action communs en matière de mobilité solidaire (PAMS) ont été décidés sur le territoire national, il devient impératif qu’un calendrier de mise en œuvre soit acté. Cet amendement propose qu’une date butoir soit actée par décret. L’objet étant que la date arrêtée, laisse suffisamment de temps aux Autorités Organisatrice de la Mobilité (AOM) pour les concevoir et les adopter. Cet amendement a été travaillé avec les acteurs de la Filière Française de la Mobilité Inclusive Solidaire et Durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000370
Dossier : 370
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer la lisibilité et l’effectivité du régime de sanction applicable aux pratiques de prix abusivement bas dans le transport public routier de marchandises. L’article L. 3221-1 du code des transports impose à tout prestataire de transport public routier de marchandises d’offrir ou de pratiquer un prix permettant de couvrir l’ensemble des charges liées à la prestation de transport. Toutefois, l’article L. 3242-2 du même code se borne aujourd’hui à sanctionner la méconnaissance des obligations résultant de cet article, sans rappeler explicitement le comportement prohibé. Le présent amendement vise donc à préciser que le fait, pour un prestataire de transport, d’offrir ou de pratiquer un prix ne permettant pas de couvrir l’ensemble des charges énumérées à l’article L. 3221-1 est puni d’une amende de 90 000 euros pour une personne physique et de 450 000 euros pour une personne morale. Cette clarification permet de rendre le droit plus lisible, de renforcer le caractère dissuasif de la sanction et de mieux lutter contre les pratiques de prix abusivement bas, qui fragilisent les entreprises de transport routier de marchandises et tirent l’ensemble du secteur vers le bas. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000373
Dossier : 373
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Date inconnue
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Cet amendement vise à garantir la transparence des prix proposés par les opérateurs de plateformes d’intermédiation numérique dans le secteur du transport public routier de marchandises. Les offres de transport déposées par l’intermédiaire de ces plateformes, notamment les bourses numériques de fret, peuvent aujourd’hui ne pas faire apparaître clairement le prix proposé pour la prestation concernée. Cette absence de transparence entretient des pratiques de prix abusivement bas et rend plus difficile le respect de l’obligation, prévue à l’article L. 3221-1 du code des transports, d’offrir ou de pratiquer un prix permettant de couvrir les charges de la prestation de transport. L’amendement impose donc aux opérateurs de plateformes d’intermédiation numérique de transport public routier de marchandises de s’assurer que les offres ou demandes de services diffusées par leur intermédiaire mentionnent le prix proposé. Cette mesure responsabilise l’ensemble des opérateurs numériques concernés, y compris les bourses numériques de fret, sans porter atteinte à la liberté contractuelle, dès lors qu’elle se limite à une obligation de transparence sur le prix proposé. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000374
Dossier : 374
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Date inconnue
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Cet amendement vise à garantir la rémunération effective des temps d’attente subis par les transporteurs lors des opérations de chargement et de déchargement. Le code des transports prévoit déjà qu’un dépassement des durées de chargement ou de déchargement ouvre droit à un complément de rémunération lorsque ce dépassement n’est pas imputable au transporteur. Toutefois, dans les faits, les transporteurs subissent fréquemment des temps d’attente excessifs sans que ces immobilisations donnent lieu à une rémunération effective. Cette situation pèse directement sur l’équilibre économique des entreprises de transport, en particulier les petites et moyennes entreprises, et dégrade les conditions d’exploitation du transport routier de marchandises. Le présent amendement vise donc à préciser qu’à défaut d’accord plus favorable, ce complément de rémunération est calculé sur la base des indicateurs spécifiques publiés par le Comité national routier et fait l’objet d’une facturation séparée. Cet amendement a été travaillé avec l’OTRE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000375
Dossier : 375
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Date inconnue
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Les vols de carburant et de matériel commis au préjudice des transporteurs routiers constituent une atteinte directe à la continuité de leur activité, à la sécurité des conducteurs et à l’équilibre économique des entreprises de transport, en particulier des petites et moyennes entreprises. Ces vols interviennent fréquemment sur des véhicules immobilisés sur des aires de stationnement, des sites de chargement ou de déchargement ou des lieux de dépôt. Ils entraînent non seulement une perte financière immédiate, mais également des retards de livraison, des immobilisations de véhicules, des frais de remise en état et une désorganisation de la chaîne logistique. Le présent amendement vise donc à reconnaître la spécificité de ces vols en les intégrant parmi les circonstances aggravantes prévues à l’article 311-4 du code pénal, lorsque le vol porte sur du carburant contenu dans le réservoir d’un véhicule affecté au transport public routier de marchandises ou sur des équipements nécessaires à l’exploitation de ce véhicule. Il s’agit de mieux protéger les transporteurs routiers contre des actes qui portent atteinte à leur outil de travail et à la continuité des prestations de transport. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000377
Dossier : 377
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer le caractère dissuasif des sanctions applicables aux infractions aux règles du cabotage et à certaines prestations irrégulières de transport routier de marchandises. Le droit en vigueur prévoit une amende de 15 000 euros pour plusieurs manquements commis dans le cadre d’opérations de transport routier, notamment en matière de cabotage. Ce montant peut toutefois apparaître insuffisamment dissuasif lorsque l’infraction porte sur le transport de marchandises de forte valeur. Afin d’éviter que la sanction soit regardée comme un simple coût d’exploitation, le présent amendement prévoit que l’amende encourue puisse être portée à 10 % de la valeur marchande des marchandises transportées lorsque cette valeur excède 150 000 euros. Cette rédaction préserve le plancher actuel de 15 000 euros tout en permettant une sanction plus proportionnée à l’enjeu économique de l’opération irrégulière. Elle cible les prestations de transport routier de marchandises, afin d’éviter toute difficulté d’application aux transports de personnes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000379
Dossier : 379
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI instaure une écocontribution kilométrique sur les prestations de transport routier de marchandises commandées par les principaux acteurs économiques. Inspirée des dispositifs existants dans plusieurs pays européens et de la contribution poids lourds mise en place en Alsace, cette mesure vise à appliquer le principe du pollueur-payeur au secteur du transport de marchandises. En effet, alors que le transport routier assure près de 90 % du transport intérieur de marchandises en France, ses coûts environnementaux, sanitaires et d'infrastructure demeurent insuffisamment pris en compte dans les choix logistiques des grands donneurs d'ordre. L'objectif n'est pas de pénaliser l'activité économique mais de rétablir une concurrence plus équitable entre les différents modes de transport. Aujourd'hui, le fret ferroviaire représente moins de 10 % du transport intérieur de marchandises en France contre près de 18 % en moyenne dans l'Union européenne. Les recettes dégagées permettront de financer la modernisation du réseau ferroviaire, le développement du fret ferroviaire, la réouverture des lignes capillaires fret et le renforcement des infrastructures fluviales. Elles contribueront ainsi à construire une véritable alternative au tout-routier, indispensable à l'atteinte des objectifs climatiques de la France et à la réindustrialisation des territoires. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000391
Dossier : 391
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Date inconnue
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Le présent amendement reprend une recommandation formulée par la Commission de régulation de l'énergie dans ses travaux consacrés au développement de la mobilité électrique.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000392
Dossier : 392
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Date inconnue
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Cet amendement vise à redonner à la SNCF le statut d’opérateur unique du transport ferroviaire et à revenir sur la filialisation de ses activités par le retour à une entreprise intégrée. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000040
Dossier : 40
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Date inconnue
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A cinq reprises les 26 mars 2025[1], 28 mai 2025[2], 20 janvier 2026[3], 14 avril 2026[4] et 15 avril 2026[5], les parlementaires ont renouvelé leur souhait d’abroger les Zones à faibles émissions‑mobilités (ZFE‑m) au sein du projet de loi de simplification de la vie économique. Ces parlementaires partagent la conviction que les ZFE sont une atteinte à notre pacte républicain de liberté, d’égalité et de fraternité. Pourtant, le Conseil constitutionnel a jugé le 21 mai 2026 que cette abrogation des ZFE au sein du projet de loi de simplification de la vie économique était cavalier. Il a donc jugé sur la forme et non pas sur le fond alors même que des millions d’automobilistes attendaient cette mesure. Au 1er juillet 2026, la verbalisation des véhicules crit’air 3 commencera à Lyon et continuera à Grenoble. Dans les autres métropoles, la verbalisation ne devrait commencer qu’au 1er janvier 2027. Face à cette situation d’iniquité entre les Français, la discussion et l’adoption du présent amendement devient une urgence pour bon nombre d’usagers de la route et il convient que le plus grand nombre de parlementaires s’associent pour inscrire cette proposition de loi en semaine de l’Assemblée. La défense des usagers de la route doit dépasser les clivages politiques pour que notre action politique soit au service de tous les Français. Cet amendement reprend donc le dispositif de suppression des ZFE voté à cinq reprises dans le cadre du projet de loi de simplification de la vie économique.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000403
Dossier : 403
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Date inconnue
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Cet article prévoit l’harmonisation nationale de certaines catégories tarifaires applicables aux transports publics, notamment pour les enfants, les jeunes, les seniors, les étudiant·es, les apprenti·es et les stagiaires. Toutefois, cette harmonisation risque de demeurer purement déclarative si aucun mécanisme n’est prévu pour garantir sa mise en œuvre effective par les autorités organisatrices de la mobilité. Le présent amendement instaure donc un délai de mise en conformité de vingt-quatre mois, une procédure de mise en demeure par l’État ainsi qu’un mécanisme de sanction graduée en cas de non-respect persistant des règles définies par décret. Il vise ainsi à assurer l’effectivité du dispositif tout en laissant aux collectivités concernées un délai raisonnable pour adapter leur politique tarifaire. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000409
Dossier : 409
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe la France insoumise souhaite intégrer explicitement les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) parmi les catégories pouvant bénéficier de dispositifs tarifaires harmonisés dans les transports publics. L’accès à la mobilité constitue une condition essentielle de l’accès à l’emploi, à la formation, aux soins et aux services publics. Or, selon les données de l’INSEE (2025), près de 2,3 millions de personnes sont inscrites à France Travail en catégorie A, et environ 1,8 million de foyers perçoivent le RSA (CAF, 2024). Ces publics figurent parmi les plus contraints financièrement et les plus exposés aux difficultés de déplacement. Dans le même temps, les dépenses d’alimentation, de logement et de transport représentent jusqu’à 77 % du revenu disponible des 20 % des ménages les plus modestes, contre moins de 20 % pour les 20 % les plus aisés, selon France Stratégie (Note d’analyse n°119, février 2023, « Alimentation, logement, transport : sur qui l’inflation pèse-t-elle le plus ? »). Parmi ces dépenses, le transport constitue un poste particulièrement sensible, notamment en raison du poids du carburant et des contraintes de déplacement domicile-travail. Cette charge pèse fortement sur les ménages les plus modestes et constitue un frein structurel à l’accès à l’emploi et à l’insertion professionnelle. L’intégration de ces publics dans les catégories tarifaires harmonisées permettrait de renforcer l’équité territoriale et sociale des politiques de mobilité, en garantissant un socle commun d’accès à des tarifs réduits sur l’ensemble du territoire, indépendamment des disparités locales. Cet amendement s’inscrit ainsi dans une logique de justice sociale et d’égalité d’accès aux services publics de transport, tout en favorisant la transition vers des mobilités collectives moins dépendantes de la voiture individuelle. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000417
Dossier : 417
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité des véhicules neufs M2 et M3 en imposant l’équipement des véhicules de catégories M2 et M3 en dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur.
L’accident de Puisseguin a rappelé une réalité simple : en cas d’incendie, la survie des passagers dépend de leur capacité à évacuer en quelques secondes. Or aujourd’hui, cette évacuation repose encore sur des marteaux introduits dans les années 1960, souvent inutilisables en situation réelle, en particulier par des enfants. Des incendies d’autocars continuent de survenir régulièrement. Dans ces situations, attendre qu’un passager parvienne à briser une vitre dans la fumée et la panique n’est pas une stratégie de sécurité.
Des solutions existent, dont une solution française, et sont reconnues par la réglementation internationale et déjà déployées. Pour un coût limité, elles permettent une évacuation immédiate, accessible à tous. Ces dispositifs de bris automatique des vitres peuvent être installés aussi bien sur des véhicules neufs que sur des véhicules existants.
Cet amendement propose de garantir que, lorsque l’accident survient, les passagers puissent réellement sortir du véhicule. Prévenir les accidents est indispensable. Garantir l’évacuation lorsqu’ils surviennent est une responsabilité. Ces dispositifs visent à sécuriser les transports en commun, notamment scolaires, dans la droite lignée du Plan Joana publié en avril 2025 après un nouvel accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 15 ans, et qui donne lieu aujourd’hui à la mise en place de stupotests par le biais de l’article 16 du présent projet de loi.
Dans le prolongement des mesures visant à renforcer la prévention des accidents, le présent amendement vise ainsi à améliorer la capacité d’évacuation des véhicules de transport collectif en généralisant l’équipement en dispositifs de bris automatique des vitres conformes à la réglementation internationale.
Cette proposition d’amendement est portée par la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (FENVAC), le Collectif des victimes de Puisseguin, l’association À la mémoire de nos anges et l’entreprise innovante française Aguila, qui a inventé le concept de Breakee (Bris de vitre automatique)
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000421
Dossier : 421
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à encadrer l’évolution des péages ferroviaires lorsque leur niveau couvre déjà très largement les coûts de la liaison concernée, dans un contexte où les péages français sont – de loin – les plus élevés d’Europe, et où l’ouverture du marché est la plus faible. Cet amendement a été travaillé avec l'Association Française du Rail. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000422
Dossier : 422
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité du transport privé en imposant l’équipement des véhicules de catégories M2 et M3 en dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur.
L’accident de Puisseguin a rappelé une réalité simple : en cas d’incendie, la survie des passagers dépend de leur capacité à évacuer en quelques secondes. Or aujourd’hui, cette évacuation repose encore sur des marteaux introduits dans les années 1960, souvent inutilisables en situation réelle, en particulier par des enfants. Des incendies d’autocars continuent de survenir régulièrement. Dans ces situations, attendre qu’un passager parvienne à briser une vitre dans la fumée et la panique n’est pas une stratégie de sécurité.
Des solutions existent, dont une solution française, et sont reconnues par la réglementation internationale et déjà déployées. Pour un coût limité, elles permettent une évacuation immédiate, accessible à tous. Ces dispositifs de bris automatique des vitres peuvent être installés aussi bien sur des véhicules neufs que sur des véhicules existants.
Cet amendement propose de garantir que, lorsque l’accident survient, les passagers puissent réellement sortir du véhicule. Prévenir les accidents est indispensable. Garantir l’évacuation lorsqu’ils surviennent est une responsabilité. Ces dispositifs visent à sécuriser les transports en commun, notamment scolaires, dans la droite lignée du Plan Joana publié en avril 2025 après un nouvel accident qui a coûté la vie à une jeune femme de 15 ans, et qui donne lieu aujourd’hui à la mise en place de stupotests par le biais de l’article 16 du présent projet de loi.
Dans le prolongement des mesures visant à renforcer la prévention des accidents, le présent amendement vise ainsi à améliorer la capacité d’évacuation des véhicules de transport collectif en généralisant l’équipement en dispositifs de bris automatique des vitres conformes à la réglementation internationale.
Cette proposition d’amendement est portée par la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (FENVAC), le Collectif des victimes de Puisseguin, l’association À la mémoire de nos anges et l’entreprise innovante française Aguila, qui a inventé le concept de Breakee (Bris de vitre automatique)
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000423
Dossier : 423
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à subordonner l’entrée en vigueur de l’article 9 bis à une évaluation préalable de ses conséquences économiques, concurrentielles et opérationnelles. En modifiant en profondeur les règles applicables à la distribution numérique des titres de transport ferroviaire, l’article 9 bis est susceptible de transformer durablement l’organisation du marché de la billettique en France. Ses effets ne se limiteront pas aux relations entre entreprises ferroviaires et services numériques multimodaux, mais concerneront également les conditions de concurrence entre plateformes de distribution, l’innovation, l’investissement numérique et, à terme, le choix offert aux voyageurs. Les auditions conduites par la commission ont fait apparaître des analyses profondément divergentes entre les acteurs du secteur. Certains considèrent que cette réforme favorisera l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires, tandis que d’autres alertent sur le risque qu’elle conduise à une concentration accrue du marché de la distribution des billets autour d’un nombre très limité de plateformes, au détriment de la diversité des acteurs et de l’innovation. Ces effets pourraient avoir des conséquences directes sur les modèles économiques des distributeurs, sur les conditions de commercialisation des offres ferroviaires et, à terme, sur les conditions d’accès des voyageurs aux billets de train. Compte tenu de ces incertitudes et de l’absence d’étude d’impact spécifique sur ces conséquences économiques, il apparaît souhaitable que l’entrée en vigueur de cette réforme soit précédée d’une évaluation objective permettant d’éclairer le Parlement sur ses effets prévisibles et, le cas échéant, d’adapter le dispositif avant son application. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000425
Dossier : 425
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Date inconnue
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Cet amendement retient la voie la plus solide au regard du droit de l'Union pour protéger les dessertes d'aménagement du territoire. Plutôt que de contraindre directement l'accès au réseau, il permet à l'État ou à la région d'ériger une desserte structurante menacée en service public conventionné, dans le cadre du règlement (CE) n° 1370/2007, avec compensation. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000429
Dossier : 429
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Date inconnue
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L’article L. 228‑3 du code de l’environnement prévoit la réalisation d’aménagements cyclables lors des opérations de création ou de réaménagement de voirie hors agglomération, lorsque le besoin est avéré. Toutefois, la possibilité de déroger à cette obligation en cas « d’impossibilité technique ou financière » en limite fortement la portée. En pratique, cette clause est fréquemment mobilisée pour justifier l’absence d’aménagements, y compris dans des situations où des solutions alternatives pourraient être envisagées. Elle contribue ainsi à freiner le développement d’un réseau cyclable continu et sécurisé, en particulier dans les territoires périurbains et ruraux, où la mortalité à vélo est la plus élevée, faute d’aménagements cyclables. Les retours des acteurs associatifs confirment ce constat : depuis son entrée en vigueur en 2019, l’article L. 228‑3 a eu un impact limité sur la réalisation d’aménagements cyclables hors agglomération. Une évolution du cadre juridique apparaît donc nécessaire et s’inscrit dans le sillage de la recommandation n°21 du rapport IGEDD « Prévenir les violences et apaiser les tensions pour mieux partager la voie publique » : « Introduire dans le code de l’environnement une obligation de mettre au point un aménagement cyclable en cas de création ou de rénovation d’une voie interurbaine, en permettant, le cas échéant, au gestionnaire de prévoir des itinéraires alternatifs ou de prendre en compte ceux qui existent. » La justification de la recommandation 21, présentée dans ce même rapport, va dans le même sens que ce constat : « [...] Le caractère peu précis de cette rédaction et sa dimension peu prescriptive pourraient conduire à ce que le réseau cyclable interurbain repose avant tout sur la volonté politique des collectivités pour le développer. Pourraient en résulter des discontinuités entre territoires ruraux, périurbains et urbains mais aussi des disparités de traitement à l’échelle nationale [...] » Le présent amendement vise donc à supprimer cette dérogation afin de renforcer le caractère effectif de l’obligation prévue par la loi. Il s’inscrit dans une logique de sécurisation des itinéraires et de continuité des réseaux, en cohérence avec les objectifs de développement des mobilités actives. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000430
Dossier : 430
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Date inconnue
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L'article 5 ouvre à SNCF Réseau la possibilité de créer une filiale afin de porter certaines activités et de valoriser son patrimoine. Le présent amendement prévoit que cette filiale puisse également contribuer au développement d'infrastructures d'essais, de validation, d'homologation et de certification des matériels roulants ferroviaires lorsque celles-ci présentent un intérêt national. Les travaux conduits dans le cadre de la mission flash de l'Assemblée nationale consacrée aux capacités d'essais ferroviaires ont mis en évidence un déficit de capacités d'essais en France et, plus largement, en Europe. Dans ce contexte, il apparaît utile de permettre, sans créer d'obligation, que la filiale puisse participer à des projets destinés à renforcer les capacités nationales au bénéfice de l'ensemble de la filière. Cette rédaction n'impose aucun investissement particulier et se borne à élargir les possibilités d'intervention de la filiale, dans le respect des règles de concurrence et du droit de l'Union européenne. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000431
Dossier : 431
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Date inconnue
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L'amendement a été travaillé avec l'Association Française du Rail. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000432
Dossier : 432
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à préciser le fait générateur de l’obligation d’information prévue par l’article 10. Cet amendement a été travaillé avec l'Association Française du Rail. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000435
Dossier : 435
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à encadrer l’inclusion, dans un accord-cadre, de capacités comportant des dessertes ferroviaires pertinentes en matière d’aménagement du territoire.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000438
Dossier : 438
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Date inconnue
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À cinq reprises, entre mars 2025 et avril 2026, les parlementaires ont exprimé leur volonté de supprimer les zones à faibles émissions mobilité dans le cadre de l’examen du projet de loi de simplification de la vie économique. Ces votes successifs traduisent une position claire : les ZFE portent atteinte à la liberté de circulation et aggravent les inégalités entre les Français selon leur lieu de résidence et leurs capacités financières. Elles pénalisent les ménages modestes, les habitants des territoires ruraux et périurbains ainsi que les professionnels dépourvus d’alternative. Le Conseil constitutionnel a censuré cette suppression le 21 mai 2026 pour un motif de procédure, sans se prononcer sur le fond. À l’approche de verbalisations, l’intervention du législateur est urgente. Le présent amendement reprend donc, à dispositif constant, les dispositions déjà adoptées à cinq reprises afin de supprimer les ZFE et de rétablir l’égalité entre les usagers de la route. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000456
Dossier : 456
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Date inconnue
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L’intégration des gares routières au sein des agglomérations, en tant que véritables nœuds de mobilité, constitue un enjeu majeur pour assurer la continuité et la fluidité des déplacements, tant pour les usagers du quotidien que pour ceux effectuant des trajets régionaux ou de longue distance. La qualité et le dimensionnement de ces services constituent, en outre, un levier déterminant pour renforcer l’attractivité des transports collectifs et accompagner les objectifs de transition écologique. La rédaction initiale, visant à garantir l’existence d’une gare routière pour les agglomérations de plus de 200 000 habitants, ne permet toutefois pas de tenir pleinement compte de la diversité des situations territoriales. De nombreuses autorités organisatrices de la mobilité (AOM), dont le ressort territorial est inférieur, accueillent néanmoins des flux importants de services librement organisés (SLO) et de transports touristiques. Tel est notamment le cas pour des villes comme Cannes (75 000 habitants) ou encore Annecy (132 000 habitants). Dès lors, le présent amendement prévoit que les AOM dont le ressort territorial compte plus de 100 000 habitants, ou qui accueillent un trafic d’autocars dépassant un seuil fixé par décret, garantissent l’existence d’au moins une gare routière ou d’un aménagement équivalent adapté aux flux de voyageurs. Cet amendement a été travaillé avec l'OTRE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000458
Dossier : 458
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Date inconnue
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Cette proposition vise à renforcer l’équilibre des négociations commerciales dans le transport routier de marchandises, en assurant une répartition plus équitable de la valeur entre donneurs d’ordre et transporteurs. Le secteur repose majoritairement sur des TPE, PME et ETI, qui représentent plus de 75 % de la flotte de poids lourds en circulation. Ces entreprises, essentielles au bon fonctionnement de la chaîne logistique, sont aujourd’hui confrontées à des pratiques tarifaires abusivement basses, fragilisant leur modèle économique. Dans un contexte marqué par des exigences réglementaires croissantes et des investissements particulièrement lourds, notamment liés à la transition énergétique et au développement de l’électromobilité, la juste rémunération des prestations de transport doit être garantie. Le code des transports prévoit d’ores et déjà que tout prestataire de transport public routier de marchandises est tenu de proposer un prix couvrant l’ensemble des charges inhérentes à son activité, notamment celles résultant des obligations légales et réglementaires en matière sociale et de sécurité, les amortissements ou loyers des véhicules, les frais de route des conducteurs, les péages ainsi que les frais liés aux documents de transport. En l’absence de mécanisme dissuasif suffisant, ces dispositions demeurent néanmoins insuffisamment respectées en pratique. Le présent amendement ainsi à mieux qualifier et encadrer la notion de prix abusivement bas dans le secteur du transport routier de marchandises, en prévoyant une sanction administrative sous forme d’amende lorsque le prix proposé ou pratiqué ne permet manifestement pas de couvrir les charges définies par le code des transports. Il s’agit ainsi de garantir des conditions de concurrence loyales, de préserver la viabilité économique des entreprises du secteur et d’accompagner durablement leur transition. Cet amendement a été travaillé avec l’OTRE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000046
Dossier : 46
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à préserver les guichets ferroviaires existants dans les communes de moins de 5000 habitants jusqu’en 2035. Dans de nombreux territoires ruraux, ces guichets constituent un service de proximité indispensable pour l’accès au transport ferroviaire, notamment pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les voyageurs occasionnels et les usagers éloignés des outils numériques. Le maintien de ces guichets participe à l’égalité d’accès au service public ferroviaire, à la cohésion territoriale et à la lutte contre la désertification des services publics dans les zones rurales. Le délai de 2035 vise à offrir une latitude suffisante aux usagers éloignés des outils numériques pour s’y familiariser. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000460
Dossier : 460
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Date inconnue
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L’article L. 228‑3 du code de l’environnement impose la réalisation d’aménagements cyclables lors des opérations de création ou de réaménagement de voirie hors agglomération. Toutefois, la possibilité d’y déroger en cas d’« impossibilité technique ou financière » en limite fortement la portée. En pratique, cette dérogation est fréquemment invoquée et contribue à freiner le développement d’un réseau cyclable continu et sécurisé, notamment dans les territoires ruraux et périurbains où les besoins sont importants et où la mortalité des cyclistes est la plus élevée. Ce constat est partagé par l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), qui recommande, dans son rapport Prévenir les violences et apaiser les tensions pour mieux partager la voie publique, de renforcer le caractère prescriptif de cette obligation afin d’éviter les discontinuités du réseau cyclable entre les territoires. Cet amendement du groupe Ecologiste et Social propose donc de supprimer cette possibilité de dérogation afin de garantir l’effectivité de l’obligation de réaliser des aménagements cyclables hors agglomération et de favoriser la continuité des itinéraires cyclables. Cet amendement est issu d’une proposition de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000462
Dossier : 462
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Date inconnue
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La mise en place d’une trajectoire pluriannuelle de recours par les donneurs d’ordre à des prestations de transport routier au moyen de poids lourds électriques, est une première étape positive vers une meilleure répartition de la valeur entre donneurs d’ordre et transporteurs. A l’heure où des investissements significatifs doivent être réalisés pour accélérer la décarbonation du transport routier, ces objectifs offrent ainsi un cadre lisible et réaliste, de nature à accompagner et sécuriser les efforts engagés par les entreprises de transport. Toutefois, afin de garantir la pertinence et l’efficacité du dispositif, il apparaît nécessaire d’en préciser le périmètre d’application. Cet amendement vise ainsi à préciser que l’obligation doit porter exclusivement sur le contrat conclu entre le donneur d’ordre, propriétaire de la marchandise, et le transporteur exécutant la prestation, afin d’éviter toute complexité excessive ou insécurité juridique, tout en préservant la capacité opérationnelle des entreprises et la fluidité des organisations logistiques. Elle ne saurait, en revanche, s’étendre à l’ensemble de la chaîne logistique, notamment aux sous-traitants auxquels le transporteur pourrait recourir pour l’exécution partielle de la prestation. Cet amendement a été travaillé avec l’OTRE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000047
Dossier : 47
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise intégrer l’enjeu de la sécurité des cyclistes hors-agglomération. L’article L. 228‑3 du code de l’environnement prévoit la réalisation d’aménagements cyclables lors des opérations de création ou de réaménagement de voirie hors agglomération, lorsque le besoin est avéré. Toutefois, la possibilité de déroger à cette obligation en cas « d’impossibilité technique ou financière » en limite fortement la portée. En pratique, cette clause est fréquemment mobilisée pour justifier l’absence d’aménagements, y compris dans des situations où des solutions alternatives pourraient être envisagées. Elle contribue ainsi à freiner le développement d’un réseau cyclable continu et sécurisé, en particulier dans les territoires périurbains et ruraux, où la mortalité à vélo est la plus élevée, faute d’aménagements cyclables. Les retours des acteurs associatifs confirment ce constat : depuis son entrée en vigueur en 2019, l’article L. 228‑3 a eu un impact limité sur la réalisation d’aménagements cyclables hors agglomération. Une évolution du cadre juridique apparaît donc nécessaire et s’inscrit dans le sillage de la recommandation n°21 du rapport IGEDD « Prévenir les violences et apaiser les tensions pour mieux partager la voie publique » : « Introduire dans le code de l’environnement une obligation de mettre au point un aménagement cyclable en cas de création ou de rénovation d’une voie interurbaine, en permettant, le cas échéant, au gestionnaire de prévoir des itinéraires alternatifs ou de prendre en compte ceux qui existent. » La justification de la recommandation 21, présentée dans ce même rapport, va dans le même sens que ce constat : « [...] Le caractère peu précis de cette rédaction et sa dimension peu prescriptive pourraient conduire à ce que le réseau cyclable interurbain repose avant tout sur la volonté politique des collectivités pour le développer. Pourraient en résulter des discontinuités entre territoires ruraux, périurbains et urbains mais aussi des disparités de traitement à l’échelle nationale [...] » Le présent amendement vise donc à supprimer cette dérogation afin de renforcer le caractère effectif de l’obligation prévue par la loi. Il s’inscrit dans une logique de sécurisation des itinéraires et de continuité des réseaux, en cohérence avec les objectifs de développement des mobilités actives. Cet amendement a été travaillé avec la FUB. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000472
Dossier : 472
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Date inconnue
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Les trains d'équilibre du territoire - comme la ligne Paris-Clermont-Ferrand -, constituent pour des millions de voyageurs, en particulier dans les territoires enclavés et les villes moyennes, le seul mode de transport collectif structurant à l'échelle nationale. L'État, en sa qualité d'autorité organisatrice de ces services, définit à la fois les engagements de qualité de service dans la convention d'exploitation et la politique tarifaire applicable aux usagers. Or rien, en l'état du droit, n'interdit à l'État d'augmenter les tarifs d'un service dont la qualité est simultanément dégradée. Cette garantie dépend de la seule appréciation du ministre chargé des transports, qui peut décider discrétionnairement d'y renoncer - comme il l'a fait en 2026 pour les lignes Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Limoges-Toulouse, confrontées à une dégradation persistante de la qualité de service. Ce gel, bienvenu, ne constitue pas une protection pérenne : il peut être levé à tout moment, sans que les usagers disposent d'aucune garantie légale. Le présent amendement introduit une interdiction légale d'augmentation tarifaire sur tout service national de transport ferroviaire de voyageurs faisant l'objet d'une dégradation significative et durable, constatée par l'Autorité de régulation des transports. Il appartient à cette même autorité indépendante de constater le retour à un niveau de service conforme aux engagements contractuels, mettant ainsi fin à l'interdiction. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000476
Dossier : 476
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer la possibilité pour un service de type « Wallet » de vendre directement dans son interface de stockage des titres de transport, à la condition de ne pas être rémunéré à cet effet. Il faut préserver la souveraineté de notre pays, éviter de confier à des GAFAM un tel rôle dans la vente des titres de transports du quotidien et préserver le modèle économique des distributeurs de notre pays. Cet amendement a été travaillé avec la SNCF. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000048
Dossier : 48
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Il convient désormais de rendre ces nouvelles dispositions pleinement opérantes et sécurisées sur le plan juridique. Cet amendement de précision rédactionnelle vise deux objectifs : supprimer le renvoi à un décret en Conseil d’État, et permettre de rendre obligatoires les plans de développement du transport fluvial ainsi que les accords de place par arrêté du préfet de région, plutôt que par arrêté ministériel. Cette approche s’appuie sur des structures administratives existantes afin de gagner en réactivité, dans un souci de simplicité et d’efficacité opérationnelle. En outre, il est proposé de faire évoluer le rôle des autorités portuaires dans la négociation des accords de place et des plans de développement. Il est essentiel que les négociations entre les représentants des acteurs économiques se déroulent en coordination avec l’autorité portuaire, et non sous son égide. En effet, l’autorité portuaire doit conserver son rôle de régulateur neutre et d’arbitre impartial, garant de l’équilibre entre les usages, de la transparence et du respect des règles de concurrence. En se positionnant comme coordinateur, elle apporte le cadre stratégique, les données techniques et les contraintes d’aménagement nécessaires, sans intervenir dans la formation des compromis économiques entre représentant des organisations professionnelles. Cette approche permet à la fois de sécuriser juridiquement l’accord, de préserver l’égalité de traitement entre acteurs et de renforcer la responsabilité collective des opérateurs dans la mise en œuvre des engagements adoptés. Cet amendement a été travaillé avec l’union nationale des industries de la manutention dans les ports français (UNIM). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000485
Dossier : 485
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social a pour objectif d’instaurer un moratoire suspendant la fermeture de lignes ferroviaires d’intérêt local ou régional afin que pour toute décision de fermeture ou de modification des lignes ferroviaires, une évaluation approfondie de leur utilité sociale, territoriale et environnementale soit réalisée.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000490
Dossier : 490
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Date inconnue
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Alors que seuls 8 plans d’action communs en matière de mobilité solidaire (PAMS), adoptés lors de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) ont été décidés sur le territoire national, il devient impératif qu’un calendrier de mise en œuvre soit acté. Cet amendement propose qu’une date butoir soit actée grâce à un décret. L’objet étant que la date arrêtée, laisse suffisamment de temps aux Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM) pour les concevoir et les adopter. Cet amendement a été travaillé avec les acteurs de la Filière Française de la Mobilité Inclusive Solidaire et Durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000491
Dossier : 491
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Date inconnue
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Alors que seuls 8 plans d’action communs en matière de mobilité solidaire (PAMS), adoptés lors de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) ont été décidés sur le territoire national, il devient impératif qu’un calendrier de mise en œuvre soit acté. Cet amendement propose une date butoir de délibération et de vote des PAMS, fixée au 01/01/2029, laissant suffisamment de temps aux Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM) pour les concevoir et les adopter. Cet amendement du groupe Écologiste et Social a été travaillé avec les acteurs de la Filière Française de la Mobilité Inclusive Solidaire et Durable (FFMISD). |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000493
Dossier : 493
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Date inconnue
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Il est proposé que l’article L. 1111-6 du code des transports, consacré aux catégories sociales défavorisées et aux actions qui leur sont consacrées en matière de transport, puisse être complété et précisé.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000499
Dossier : 499
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objectif de flexibiliser les applications de covoiturage pour permettre aux passagers de demander eux-mêmes un trajet pour que l’initiative ne soit pas automatiquement celle du conducteur.
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000005
Dossier : 5
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Date inconnue
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Cet amendement intègre les infrastructures et systèmes de navigation aérienne au champ des lois de programmation des infrastructures de transport, dont elles sont aujourd’hui absentes. La navigation aérienne française accuse un retard d’investissement et de modernisation documenté, qui pèse sur la capacité, la ponctualité et la performance environnementale du trafic aérien, alors même que la modernisation des systèmes de gestion du trafic. La logique de programmation pluriannuelle, de visibilité et de priorité donnée à la régénération et à la modernisation que le texte applique aux autres modes a tout autant de pertinence pour les infrastructures et systèmes de navigation aérienne. Cet amendement respecte toutefois les spécificités du secteur. Il cantonne le financement de ce volet aux ressources propres du budget annexe « Contrôle et exploitation aériens », alimenté par les redevances de navigation aérienne, et exclut ces investissements de la répartition par mode de transport assurée par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France. Il ne crée donc aucune charge nouvelle et ne ponctionne aucune autre ressource du financement des infrastructures terrestres. Il dote ainsi la navigation aérienne d’une trajectoire d’investissement pluriannuelle, dans le respect de l’objet et de l’économie du texte. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000508
Dossier : 508
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Date inconnue
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Le présent amendement étend aux exploitants d'aérodromes l'accès au système d'immatriculation des véhicules (SIV) déjà ouvert, pour le réseau routier soumis à tarification, par l'article 3 du projet de loi. Il en constitue le strict pendant aéroportuaire.
Pour ce faire, il ouvre également aux exploitants d'aérodromes le bénéfice de la procédure de transaction prévue à l'article 529-6 du code de procédure pénale, sur laquelle repose l'ensemble du dispositif de recouvrement du péage à flux libre et que l'article 3 du projet de loi entend précisément conforter.
Cet amendement a été travaillé avec le Groupe ADP. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000541
Dossier : 541
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Date inconnue
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Les ZFE sont d'une profonde injustice pour les Français et n'ont aucun sens quand aucune alternative de mobilité n'est offerte aux utilisateurs.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000055
Dossier : 55
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Date inconnue
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La loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 a introduit, aux articles L. 1272‑1 à L. 1272‑4 du code des transports, une obligation d’équipement en stationnements sécurisés pour les vélos dans certaines gares de voyageurs, pôles d’échanges multimodaux et gares routières parisiennes. Il est cohérent et nécessaire pour favoriser l’intermodalité d’étendre cette obligation aux gares routières ciblées par l’article 15. Cet amendement précise également que les caractéristiques de ces stationnements doivent tenir compte de l’évolution des usages du vélo, notamment du développement de vélos de plus grand gabarit utilisés par les familles avec enfants. Cet amendement a le soutien de la Fédération des usagères et usagers de la bicyclette. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000552
Dossier : 552
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rendre obligatoire le port du casque notamment pour les cyclistes et les utilisateurs de trottinette. Il s'agit d'une mesure de protection à l'égard de ces usagers qui peuvent être très gravement blessés sur la route quand ils ne portent pas de casque. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000553
Dossier : 553
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Date inconnue
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Cet amendement vise à obliger les utilisateurs des trottinettes à s'assurer, compte-tenu des enjeux qui en découlent. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000554
Dossier : 554
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Date inconnue
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000556
Dossier : 556
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe de la France insoumise entend définir précisément ce qu’englobe le terme gare routière. En effet, imposer aux AOM de plus de 200 000 habitants de garantir l’existence d’une gare routière alors même qu’il n’existe aujourd’hui aucune définition claire et précise de ce terme paraît invraisemblable. De ce fait, nous proposons une définition ouverte, mais qui regroupe aussi des critères essentiels, à commencer par des infrastructures de guichets pour un accueil humain des voyageurs et non dématérialisé, mais aussi des aires de stationnement et de repos, des espaces clairement délimités d’attente et un système d’information pour les voyageurs. Enfin, nous ajoutons aussi un point de vigilance sur la présence de toilettes et de points d’eau gratuits pour les voyageurs. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000056
Dossier : 56
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à donner une issue pérenne à l’expérimentation prévue par l’article 40 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 dite « 3DS », en permettant aux Régions participantes de demander le transfert définitif des autoroutes, routes et portions de voies du réseau routier national non concédé mises à leur disposition. Cette évolution permettrait de rapprocher la gestion de ces infrastructures des besoins des territoires, en cohérence avec les compétences régionales en matière de mobilités et d’aménagement. Elle serait strictement encadrée : le transfert serait prononcé par décret, après consultation des collectivités concernées, et demeurerait sans incidence sur les obligations attachées aux itinéraires d’intérêt national ou européen. L’amendement sécurise également les conditions humaines, techniques et financières du transfert. Les services ou parties de services de l’État nécessaires à l’exercice des compétences transférées seraient transférés à la Région dans des conditions fixées par convention. Les effectifs nécessaires devraient être identifiés en amont, afin de garantir la continuité du service public et d’éviter tout transfert de moyens insuffisamment dotés. La compensation financière serait appréciée de manière différenciée : sur trois années pour les dépenses de fonctionnement, d’entretien et d’exploitation, et sur cinq années pour les dépenses de régénération et d’investissement. Cette méthode vise à garantir une évaluation sincère des charges transférées et à éviter qu’une sous-exécution ponctuelle ou un déficit d’investissement préalable ne minore la compensation due aux Régions. Enfin, l’amendement précise l’exercice de l’autorité fonctionnelle du président du conseil régional sur les services de l’État mis à disposition pendant l’expérimentation, dans le respect du statut des agents et de l’autorité hiérarchique de l’État. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000566
Dossier : 566
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Date inconnue
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Cet amendement vise à créer le cadre juridique nécessaire à la mise en œuvre du projet « REUNION EXPRESS », qui doit doter La Réunion d’une infrastructure ferroviaire que la saturation du réseau routier rend indispensable et qui est fortement attendue par l’ensemble des citoyens. Lors des discussions en séance publique au Sénat, le 16 avril 2026, relatives à ce projet de loi cadre relatif au développement des transports, le ministre des transports a apporté son soutien au projet « REUNION EXPRESS », indiquant à cette occasion que ses services, au travers de la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités, ont apporté leur appui méthodologique pour l’évaluation socio-économique du projet, la validation du modèle financier. La mobilité constitue un enjeu majeur pour le développement économique, social et environnemental de La Réunion. Les embouteillages paralysant de plus en plus la circulation sur l’ile démontrent qu'une politique des mobilités essentiellement basée sur le « tout voiture », a largement atteint ses limites. Alors que près de 27.000 nouveaux véhicules sont immatriculés chaque année, et que la circulation augmente en moyenne de 2,5 % par an, il est à craindre, si rien n'est fait dans les prochaines années, que tout déplacement à La Réunion relève inexorablement de la gageure. Approuvé par le décret n° 2011-1609 du 22 novembre 2011, le Schéma d’Aménagement Régional (SAR) de La Réunion a préconisé la réalisation d’un projet ferroviaire régional, d’environ 140 kilomètres, reliant Saint-Benoît à l’Est à Saint-Joseph au Sud, en passant par Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Pierre ainsi que par le port et l’aéroport. Les “États généraux des mobilités”, organisés en 2023 sous l’égide de la Commission nationale du débat public, ont mis en évidence une forte attente citoyenne pour la création d’un réseau ferroviaire à La Réunion. Sur près de 11.000 contributions, 77% des Réunionnais ont placé en priorité la mise en place d’un train express régional. A l’issue de ces travaux, une feuille de route des mobilités a été signée le 29 août 2025 entre la Région et les 5 Autorités Organisatrices de Mobilités (AOM) urbaines de la Réunion (Cirest, Cinor, TO, Civis, Casud), et en présence de l’État, d’Ile de la Réunion Mobilités (IDRM) et de la Commission nationale du débat public (CNDP). Le projet ferroviaire « RÉUNION EXPRESS » a été inscrit dans la feuille de route des mobilités par l’ensemble des collectivités compétentes à la Réunion comme la « colonne vertébrale » des transports en commun à venir. Le projet « RÉUNION EXPRESS » a pour objet de créer un service ferroviaire moderne, performant et interconnecté aux réseaux de transport en commun existants et futurs. Il répondra aux besoins de déplacement du quotidien des habitants et assurera la desserte de l’aéroport et du port. Ce projet permettra de réduire la congestion routière, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer la qualité de vie et de favoriser le développement économique et touristique, dans un contexte de transition écologique et d’adaptation au changement climatique.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000567
Dossier : 567
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité des véhicules neufs M2 et M3 en imposant l’équipement des véhicules de catégories M2 et M3 en dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000572
Dossier : 572
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Date inconnue
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Cet amendement vise à ajouter les infrastructures aériennes. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000582
Dossier : 582
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Date inconnue
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Depuis 2020, le Conseil d'orientation des infrastructures éclaire et conseille le gouvernement en matière de politique des transports. Il a pour mission de transmettre des propositions sur les orientations et les priorités dans le financement des infrastructures de transport. Constitué d’élus locaux, de parlementaires, de techniciens et d’experts, le Conseil d'orientation des infrastructures travaille de manière collégiale, dans un objectif de consensus. À ce titre, le conseil mène un véritable travail de fond concernant le financement et les grandes orientations en matière de mobilités. Au vu du travail du Conseil d’orientation des infrastructures et de ses missions, il apparait indispensable de lui consacrer un rôle stratégique dans la définition des lois de programmation des transports. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000584
Dossier : 584
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Date inconnue
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Les contrats de transport routier de marchandises comportent généralement une clause de révision des prix destinée à tenir compte de l’évolution des coûts supportés par les entreprises de transport, notamment du coût du carburant. Toutefois, les formules de révision utilisées diffèrent selon les donneurs d’ordre. Cette multiplication des méthodes de calcul complexifie inutilement la gestion des contrats, accroît les coûts administratifs des entreprises de transport et constitue une source récurrente de désaccords entre les parties. À l’image des mécanismes d’indexation utilisés dans d’autres secteurs économiques, notamment dans le bâtiment et les travaux publics, le présent amendement propose de mettre en place une formule nationale de révision des prix applicable à l’ensemble des contrats de transport routier de marchandises. Afin de garantir son objectivité et son adaptation aux réalités économiques du secteur, cette formule serait élaborée par le Comité national routier, organisme de référence en matière de coûts du transport routier, après consultation des représentants des transporteurs et des donneurs d’ordre, puis approuvée par le ministre chargé des transports. Cette harmonisation permettra de simplifier les relations contractuelles, de renforcer la transparence des révisions tarifaires et de réduire les coûts de gestion pour l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000586
Dossier : 586
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité des transports scolaires en imposant l’équipement des véhicules de catégories M2 et M3 en dispositifs de bris automatiques de vitres conformes au règlement n°107 de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies, activables par le conducteur. Cet amendement a été travaillé avec la FENVAC. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000592
Dossier : 592
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Date inconnue
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L’article 19 du projet de loi initial prévoyait la possibilité pour l’Etat de reconnaître le caractère de projet répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur (une des trois conditions permettant d’obtenir une dérogation à l’interdiction de détruire les espèces protégées) à un stade très amont du projet, dans l’acte de déclaration d’utilité publique ou de déclaration de projet. Cet article a été supprimé du fait de l’adoption d’un article similaire dans la loi de simplification de la vie économique du 26 mai 2026. Cette possibilité, qui existait déjà pour certaines opérations d’aménagement, les projets industriels, les projets d’énergie renouvelable, les projets nucléaires et les projets de transports d’électricité, est donc généralisée à tous types de projets. Les décisions adminstratives n’ont pas toute l’obligation d’être motivées. Si l’article L.121-3 du code de l’expropriation prévoit que la décision refusant de déclarer d'utilité publique la réalisation d'un projet ou d'une opération doit être motivée, il n’est pas explicitement prévu que la décision déclarant l’utilité publique le soit. Etant donné l’importance de l’enjeu, le présent amendement précise que cette décision devra l’être. Cela sécurisera par ailleurs la conformité de ces dispositions au droit européen. En effet, dans son avis sur ce projet de loi, le Conseil d’Etat « rappelle que l’existence d’une raison impérative d’intérêt public majeur, qui répond à un niveau d’exigence élevé, ne saurait être déduite de la seule circonstance que le projet peut être déclaré d’utilité publique ou bénéficier d’une déclaration de projet et qu’elle doit être justifiée sur la base d’informations circonstanciées à chaque projet, dans des conditions prévues par le décret en Conseil d’Etat auquel renvoient les dispositions proposées. ». Il importe donc de prévoir explicitement la motivation de la reconnaissance de la raison impérative d’intérêt public majeur. C’est ce que propose le présent amendement du groupe Ecologiste et social, rédigé en lien avec FNE.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000006
Dossier : 6
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Date inconnue
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Le report des travaux de modernisation de lignes de desserte fine procède pour partie de la lourdeur et de la séquentialité des procédures applicables, alors que ces opérations se déroulent sur des infrastructures existantes, dans des emprises déjà constituées, et poursuivent un objectif d’intérêt général de premier ordre : la décarbonation des déplacements et l’amélioration de la qualité de l’air dans des vallées soumises à un plan de protection de l’atmosphère. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000060
Dossier : 60
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Date inconnue
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Le rapport parlementaire d’information 2026 sur les causes et les conséquences de la baisse de la natalité en France recommande l’instauration d’une « carte Famille » accessible dès le deuxième enfant, en remplacement de l’actuelle carte « familles nombreuses », afin d’ouvrir des avantages tarifaires à un plus grand nombre de foyers. Cette proposition part du constat que les dispositifs existants, souvent centrés sur les familles d’au moins trois enfants, ne reflètent plus suffisamment la composition des familles françaises, ni les charges supportées par les foyers dès le deuxième enfant. Dans cette perspective, cet amendement prévoit que le décret d’harmonisation des catégories tarifaires définisse également le critère du nombre d’enfants à charge applicable aux catégories tarifaires relatives aux familles, en précisant que ce seuil ne peut être supérieur à deux enfants. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000610
Dossier : 610
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Date inconnue
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L’intégration des gares routières au sein des agglomérations, en tant que véritables nœuds de mobilité, constitue un enjeu majeur pour assurer la continuité et la fluidité des déplacements, tant pour les usagers du quotidien que pour ceux effectuant des trajets régionaux ou de longue distance. La qualité et le dimensionnement de ces services constituent, en outre, un levier déterminant pour renforcer l’attractivité des transports collectifs et accompagner les objectifs de transition écologique. Le présent amendement vise à prendre en compte la diversité des situations territoriales. De nombreuses autorités organisatrices de la mobilité (AOM), dont le ressort territorial compte moins de 200 000 habitants, accueillent néanmoins des flux importants de services librement organisés (SLO) et de transports touristiques. Dès lors, le présent amendement prévoit que les AOM dont le ressort territorial compte plus de 200 000 habitants (rédaction initiale), ou qui accueillent un trafic d’autocars dépassant un seuil fixé par décret, garantissent l’existence d’au moins une gare routière ou d’un aménagement équivalent adapté aux flux de voyageurs. Le présent amendement a été travaillé avec l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens - OTRE. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000615
Dossier : 615
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Date inconnue
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Nos aérodromes civils sont une nécessité pour nos territoires et pour l'avenir des transports. Il convient donc d'empêcher leur fermeture, de les maintenir dans nos territoires. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000064
Dossier : 64
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Date inconnue
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Il convient désormais de rendre ces nouvelles dispositions pleinement opérantes et sécurisées sur le plan juridique. Le présent amendement de précision rédactionnelle propose de faire évoluer le rôle des autorités portuaires dans la négociation des accords de place et des plans de développement. Il est essentiel que les négociations entre les représentants des acteurs économiques se déroulent en coordination avec l’autorité portuaire, et non sous son égide. En effet, l’autorité portuaire doit conserver son rôle de régulateur neutre et d’arbitre impartial, garant de l’équilibre entre les usages, de la transparence et du respect des règles de concurrence. En se positionnant comme coordinateur, elle apporte le cadre stratégique, les données techniques et les contraintes d’aménagement nécessaires, sans intervenir dans la formation des compromis économiques entre représentant des organisations professionnelles. Cette approche permet à la fois de sécuriser juridiquement l’accord, de préserver l’égalité de traitement entre acteurs et de renforcer la responsabilité collective des opérateurs dans la mise en œuvre des engagements adoptés. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000065
Dossier : 65
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Date inconnue
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Il convient désormais de rendre ces nouvelles dispositions pleinement opérantes et sécurisées sur le plan juridique. Dans la mesure où les plans stratégiques des ports ne présentent pas de caractère prescriptif et à des fins de simplification, le présent amendement propose de supprimer cette référence. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000066
Dossier : 66
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Date inconnue
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire. À l’issue d’une concertation étroite entre les acteurs de la filière portuaire, le Sénat a mené un travail de réécriture de cet article. Il convient désormais de rendre ces nouvelles dispositions pleinement opérantes et sécurisées sur le plan juridique. Le présent amendement de précision rédactionnelle propose de supprimer le renvoi à un décret en Conseil d’État, devenu sans objet compte tenu du niveau de précision atteint par la loi. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000067
Dossier : 67
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Date inconnue
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L’article 17 vise à accompagner le développement du report fluvial tout en assurant les modalités de prise en charge des coûts des opérations de chargement et de déchargement des conteneurs sur bateau fluvial effectuées par les entreprises de manutention portuaire.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000708
Dossier : 708
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000714
Dossier : 714
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Date inconnue
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Ce sous-amendement du groupe socialistes et apparentés vise à simplifier la rédaction proposée par cet amendement. Conformément à la préconisation issue de la conférence Ambition France Transports, qui donnait la priorité « aux investissements dans la performance et la sécurité des infrastructures existantes » et au dernier rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures, qui pointe le « risque d’éviction des programmes de régénération et de modernisation des réseaux existants dans l’affectation des crédits publics, au bénéfice de projets d’infrastructures nouvelles », le projet de loi initial du Gouvernement ne citait pas le développement de nouvelles infrastructures dans les priorités établies pour les lois de programmation prévues dans l’article 1. L’amendement de la rapporteure vise à traduire ce consensus en inscrivant dans l’article 1 que l’effort d’investissement doit porter prioritairement sur les réseaux existants — leur régénération, leur modernisation, leur performance et leur adaptation au changement climatique. Ce sous-amendement simplifie sa rédaction, en maintenant la suppression proposée du mot : « développement », qui ne fait pas partie des priorités affichées, sans le rétablir en fin d’alinéa. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000072
Dossier : 72
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Date inconnue
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Cet amendement vise à intégrer les personnes en situation de handicap et, lorsque leur présence est nécessaire, leurs accompagnateurs dans le champ de l’harmonisation des catégories tarifaires prévue par l’article 9 quater. L’accès aux transports constitue une condition essentielle de l’autonomie et de l’inclusion. Or les règles tarifaires applicables aux personnes en situation de handicap et à leurs accompagnateurs peuvent varier selon les réseaux, ce qui nuit à la lisibilité des droits et à la continuité des parcours. L’amendement prévoit donc que le décret définisse également les critères applicables à ces catégories tarifaires, afin de favoriser une meilleure cohérence entre les autorités organisatrices de la mobilité. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000077
Dossier : 77
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Date inconnue
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Le présent amendement, suggéré par Régions de France, vise à donner une issue pérenne à l’expérimentation prévue par l’article 40 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 dite « 3DS », en permettant aux Régions participantes de demander le transfert définitif des autoroutes, routes et portions de voies du réseau routier national non concédé mises à leur disposition. Cette évolution permettrait de rapprocher la gestion de ces infrastructures des besoins des territoires, en cohérence avec les compétences régionales en matière de mobilités et d’aménagement. Elle serait strictement encadrée : le transfert serait prononcé par décret, après consultation des collectivités concernées, et demeurerait sans incidence sur les obligations attachées aux itinéraires d’intérêt national ou européen. L’amendement sécurise également les conditions humaines, techniques et financières du transfert. Les services ou parties de services de l’État nécessaires à l’exercice des compétences transférées seraient transférés à la Région dans des conditions fixées par convention. La compensation financière serait appréciée de manière différenciée : sur trois années pour les dépenses de fonctionnement, d’entretien et d’exploitation, et sur cinq années pour les dépenses de régénération et d’investissement. Cette méthode vise à garantir une évaluation sincère des charges transférées et à éviter qu’une sous-exécution ponctuelle ou un déficit d’investissement préalable ne minore la compensation due aux Régions. Enfin, l’amendement précise l’exercice de l’autorité fonctionnelle du président du conseil régional sur les services de l’État mis à disposition pendant l’expérimentation, dans le respect du statut des agents et de l’autorité hiérarchique de l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000008
Dossier : 8
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Date inconnue
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L’article 4 précise, par l’apport du Sénat, que le contrat conclu entre l’État et SNCF Réseau a vocation à fixer le niveau d’investissement nécessaire à la pérennisation du réseau ferroviaire. Cette intention doit être pleinement traduite dans la loi. D’une part, la formule « a vocation à fixer » revêt une portée incertaine : elle n’impose pas que le contrat fixe effectivement ce niveau. Cet amendement propose une rédaction plus affirmative, afin que la détermination du niveau d’investissement de pérennisation constitue une obligation et non une simple orientation. D’autre part, la pérennisation du réseau ne peut être appréciée le plus justement possible. Le niveau d’investissement nécessaire doit être rapporté à l’état réel du réseau et aux besoins de régénération qui en découlent, faute de quoi il pourrait être fixé à un niveau déconnecté de la dégradation effective de l’infrastructure. L’amendement précise donc que ce niveau est déterminé au regard de l’état du réseau et des besoins de régénération qu’il appelle, notion déjà présente à l’article L 2111‑10 s’agissant du programme triennal des investissements. |
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AMANR5L17PO59048B2740P0D1N000009
Dossier : 9
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Date inconnue
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L’article 10 permet à SNCF Réseau de définir des segments de marché spécifiques pour les services librement organisés assurant des dessertes pertinentes en matière d’aménagement du territoire, sur lesquels le niveau total des redevances ne peut excéder le coût directement imputable à l’exploitation, sauf bénéfice raisonnable. Ce mécanisme s’inscrit dans le cadre de la tarification de l’infrastructure défini par la directive 2012/34/UE, qui autorise les majorations de redevances au-delà du coût direct par segments de marché. Toutefois, l’article 32 de cette directive définit les segments de marché par des critères économiques (différences sensibles de coûts, prix de marché ou exigences de qualité de service). En rattachant un segment à une finalité d’aménagement du territoire sans le relier aux critères de la directive, la rédaction actuelle expose le dispositif à un risque de non-conformité au droit de l’Union. Cet amendement sécurise le dispositif en précisant que les segments de marché créés au titre des dessertes d’aménagement du territoire sont définis selon les critères mentionnés à l’article 32 de la directive. Il préserve ainsi l’intention du législateur – protéger les dessertes d’aménagement du territoire par une tarification adaptée – tout en garantissant la solidité juridique du mécanisme face à un éventuel recours. |
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000092
Dossier : 92
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Date inconnue
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Le présent amendement, proposé par Départements de France, vise à permettre aux départements qui le souhaitent de participer au capital et à la gouvernance des sociétés concessionnaires d’autoroutes lorsque celles-ci gèrent des infrastructures routières situées sur leur territoire. Dans un contexte de contraintes financières croissantes et de besoins importants en matière d’entretien et de modernisation du réseau routier, cette faculté constitue un levier nouveau permettant aux départements de valoriser leur rôle de gestionnaires de réseaux structurants et de dégager des ressources supplémentaires. Cette participation se ferait sans déboursement de trésorerie, mais en contrepartie de l’apport de sections de voirie structurantes dans le périmètre des concessions, tout en contribuant à l’amélioration du service rendu aux usagers. Ce dispositif, encadré afin de ne pas conférer de contrôle aux personnes publiques, s’inscrit dans une logique de partenariat équilibré entre acteurs publics et concessionnaires, et vise à renforcer les capacités d’investissement des départements au bénéfice des mobilités du quotidien.
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AMANR5L17PO419865B2740P0D1N000097
Dossier : 97
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à rouvrir le délai de mise en œuvre du transfert expérimental de certaines routes nationales aux régions, prévu par l’article 38 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 dite « 3DS ». À ce jour, seules trois régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et Occitanie) se sont portées volontaires dans le délai initial, désormais expiré. Le présent amendement porte ce délai à six ans à compter de la publication du décret prévu par la loi, afin de permettre aux autres régions qui le souhaitent de demander la mise à disposition de certaines routes nationales non concédées. Cette prolongation permettra également aux régions nouvellement candidates à l’expérimentation de bénéficier de la faculté d’instituer une écotaxe prévue à l’article 137 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. Cet article autorise en effet les régions participant à l’expérimentation à instaurer une taxe sur la circulation des véhicules de transport routier de marchandises empruntant des voies supportant, ou susceptibles de supporter, un report significatif de trafic en provenance de voies soumises à péage ou à une autre taxe. Or, de nombreux territoires aujourd’hui exclus du dispositif de transfert expérimental de certaines routes nationales subissent un trafic de marchandises particulièrement important sur ces routes inadaptées à un tel usage, notamment dans les zones frontalières. C’est notamment le cas de la route nationale 134, située dans les Pyrénées-Atlantiques, qui relie Pau au tunnel du Somport. Considérée comme un itinéraire gratuit alternatif par de nombreux transporteurs souhaitant éviter les autoroutes à péage, cette route voit transiter chaque jour plusieurs centaines de poids lourds, avec une augmentation du trafic estimée à près de 4 % par an. Cette situation engendre de nombreuses conséquences pour les territoires traversés : nuisances sonores, dégradation accélérée de la voirie (représentant entre 4 et 5 millions d’euros de dépenses annuelles d’entretien), augmentation du risque d’accidents, perturbations de la circulation sur un axe de montagne sinueux, pollution, détérioration des habitations riveraines et perte d’attractivité des communes concernées. Depuis l’ouverture du tunnel du Somport en 2003, une quinzaine d’accidents impliquant des poids lourds ont été recensés sur cet axe, dont plusieurs ont eu des conséquences environnementales majeures. En 2018, l’accident d’un camion-citerne transportant 24 000 litres de chlorite de sodium a entraîné le décès du conducteur ainsi qu’une pollution importante du gave d’Aspe et du Parc national des Pyrénées. En 2022, un accident survenu à Sarrance a provoqué le déversement de goudron après la collision d’un poids lourd avec un mur. La prolongation du délai d’adhésion à cette expérimentation permettrait ainsi aux régions confrontées à de telles situations de disposer de nouveaux leviers pour mieux gérer les flux de transport routier de marchandises et financer les infrastructures concernées. |