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Amendements
| Amendement | Vote / Lien | Décision | Résumé |
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AMANR5L17PO838901BTC2806P0D1N000003
Dossier : 3
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Non renseignée
Date inconnue
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Par cet amendement, il est proposé que le Gouvernement remette au Parlement, dans un délai de deux ans, un rapport évaluant le coût réel du dispositif de compensation prévu par la présente loi ainsi que ses effets sur les communes, en particulier sur les territoires ruraux. En effet, si la présente proposition de loi tend à étendre le bénéfice de cette compensation à l’ensemble des communes concernées, il demeure indispensable de vérifier qu’elle couvre effectivement les charges nouvelles supportées par les collectivités dans le cadre du service public de la petite enfance. L’enveloppe prévue de 86 millions d’euros apparaît largement insuffisante au regard des charges induites, l’Association des maires de France estimant qu’elle ne couvrirait que 50 à 80 % des dépenses nouvelles. Le 12 mai 2025, le Comité des finances locales a d’ailleurs rendu un avis unanimement défavorable sur les modalités de cette compensation. Derrière l’affichage d’un prétendu service public de la petite enfance, le Gouvernement organise en réalité un service public au rabais, qui favorise le développement de structures privées lucratives et ne permet ni de répondre aux besoins des familles ni de garantir un véritable droit à l’accueil des jeunes enfants sur l’ensemble du territoire. Cette insuffisance budgétaire s’inscrit par ailleurs dans un contexte de crise profonde du secteur, marqué par une pénurie de professionnel·les, une dégradation des conditions de travail, des fermetures de places en crèche liées aux difficultés de recrutement, ainsi qu’une montée en puissance des structures privées lucratives. Elle compromet, en pratique, la mise en œuvre effective du service public de la petite enfance et la capacité des collectivités à répondre aux besoins des familles sur l’ensemble du territoire.
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