Votes
Amendements
| Amendement | Vote / Lien | Décision | Résumé |
|---|---|---|---|
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000001
Dossier : 1
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
Le texte adopté par la commission des affaires sociales fixe à 350 heures le plancher du nombre d'heures de travail requis pour accéder au régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle dans les collectivités d'outre-mer régies par l'article 73 de la Constitution. |
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000011
Dossier : 11
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
Le présent amendement vise à créer, à titre expérimental, un guichet unique d’accompagnement des artistes, techniciens et structures culturelles à Mayotte. L’adaptation du régime de l’intermittence ne produira ses effets que si les acteurs locaux sont effectivement accompagnés dans leurs démarches. Or, à Mayotte, la complexité administrative constitue aujourd’hui un frein majeur à la professionnalisation du secteur culturel. Les artistes et les petites structures doivent composer avec plusieurs interlocuteurs : services de l’État, opérateur public de l’emploi, organismes sociaux, dispositifs de formation, collectivités territoriales. Cette dispersion contribue à l’incompréhension des règles applicables, à la difficulté de déclarer correctement les heures travaillées et au maintien d’une partie du secteur dans l’informel. La création d’un guichet unique permettrait de centraliser l’information, de sécuriser les démarches et de faciliter l’accès aux droits sociaux, à la formation professionnelle et aux dispositifs existants d’accompagnement. L’expérimentation proposée pour une durée de cinq ans permettrait d’évaluer l’efficacité de ce dispositif avant une éventuelle généralisation à d’autres territoires ultramarins confrontés aux mêmes difficultés. |
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000002
Dossier : 2
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
Le texte adopté par la commission des affaires sociales fixe à 350 heures le plancher du nombre d'heures de travail requis pour accéder au régime d'assurance chômage des intermittents du spectacle dans les collectivités d'outre-mer régies par l'article 73 de la Constitution. |
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000003
Dossier : 3
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
L'article 2 de la proposition de loi entend créer, au sein du code des transports, un nouveau dispositif d'aide à la mobilité dédié aux intermittents du spectacle résidant dans les collectivités d'outre-mer régies par l'article 73 de la Constitution ainsi qu'à Saint-Martin, dénommé "passeport pour la mobilité des professionnels du spectacle vivant, de l'audiovisuel et du cinéma". |
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000004
Dossier : 4
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
Cet amendement propose, par cohérence, de supprimer le rapport prévu à l'article 3 bis pour le réintégrer au sein de l'article 5. |
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000005
Dossier : 5
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
Cet amendement propose, par cohérence, d'intégrer le rapport prévu à l'article 3 bis au sein de l'article 5. |
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000006
Dossier : 6
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
Le présent amendement vise à mettre en cohérence les contrats de convergence et de transformation avec l’objectif poursuivi par la présente proposition de loi : permettre un accès effectif des artistes et techniciens ultramarins au régime des intermittents du spectacle. La loi n° 2017‑256 du 28 février 2017, dite loi ÉROM, a été adoptée pour réduire les écarts de développement entre les outre-mer et l’Hexagone. Près de dix ans après son adoption, cette ambition de convergence demeure inaboutie. La Cour des comptes rappelle que les contrats de convergence et de transformation (CCT) constituent, en principe, la déclinaison opérationnelle des plans de convergence, élaborés par l’État et les collectivités territoriales pour une durée de dix à vingt ans, afin de réduire ces écarts de développement. Or le rapport de la Cour des comptes de juillet 2025 sur les CCT souligne que ces contrats n’ont pas pleinement joué leur rôle stratégique. La Cour relève que les crédits sont très largement fléchés par l’administration centrale, que 85 % des crédits sont déterminés dès le mandat de négociation adressé aux préfets, et que la marge locale de négociation est donc réduite. Elle indique aussi que le pilotage local se limite pour l’essentiel à une partie du programme 123, qui ne représente que 21 % des crédits apportés par l’État. La Cour constate également que les ambitions stratégiques attachées par la loi aux CCT sont restées « sans portée concrète », que les plans de convergence ressemblent souvent à des catalogues d’orientations générales sans hiérarchisation, sans chiffrage et sans cibles définies, et que les CCT se réduisent trop souvent à une juxtaposition de politiques sectorielles (Cour des comptes, Les contrats de convergence et de transformation (CCT). Exercices 2019 et suivants, rapport n° S2025‑0786, publié le 24 juillet 2025). Cette critique est à notre sens particulièrement importante pour les politiques culturelles ultramarines. L’accès au régime des intermittents ne dépend pas seulement d’un seuil d’heures : il dépend aussi de l’existence d’un volume suffisant d’activité culturelle déclarée, de lieux de création et de diffusion, de formations, de productions audiovisuelles et cinématographiques, de scènes, de festivals, de commandes publiques et de dispositifs de soutien accessibles localement. En dehors de la réponse exceptionnelle apportée à Mayotte par la loi de reconstruction, les territoires ultramarins attendent une impulsion réelle de la République : non seulement en matière de soutien financier, mais aussi en matière d’opportunités nouvelles, de relocalisation d’activités, d’accès aux opérateurs nationaux et de structuration économique des filières. Le présent amendement propose donc que les CCT, lorsqu’ils comportent un volet culturel, soient explicitement articulés avec l’objectif d’adaptation du régime des intermittents et avec la création d’heures de travail déclarées dans les territoires ultramarins. L’État doit assumer son rôle central pour fédérer l’ensemble des contributions publiques pour relancer la culture ultramarine et ses acteurs. |
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000007
Dossier : 7
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
Le présent amendement de repli de l’amendement n° AS2 sollicite un rapport sur la contribution réelle de l’audiovisuel public à la représentation des Outre-mer, au développement d’une activité culturelle et audiovisuelle locale, et à l’accès des professionnels ultramarins au régime des intermittents qui peut en découler. Les contrats d’objectifs et de moyens de l’audiovisuel public constituent un levier central pour fixer les priorités de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, Arte-France et l’INA. Or la visibilité des Outre-mer sur les antennes nationales demeure insuffisante, malgré plusieurs alertes et amendements récents sur ce sujet. La présente proposition de loi invite à aller plus loin : l’enjeu n’est pas seulement de mieux représenter les Outre-mer, mais de faire de l’audiovisuel public un acteur de la création d’activité déclarée dans ces territoires. Commandes, tournages, captations, productions radiophoniques, formations et coproductions locales peuvent générer des heures de travail ouvrant droit aux annexes VIII et X. Près de dix ans après la loi ÉROM, la République doit apporter aux territoires ultramarins une impulsion nouvelle, financière, culturelle et institutionnelle. Le rapport demandé permettra d’identifier les insuffisances actuelles et de proposer des objectifs opérationnels pour que l’audiovisuel public contribue réellement à la convergence culturelle, sociale et économique des Outre-mer, , conformément à l’esprit de la proposition de loi de nos collègues du groupe GDR. |
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000008
Dossier : 8
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
Le présent amendement vise à faire des contrats d’objectifs et de moyens des sociétés et établissements de l’audiovisuel public un levier concret de représentation des Outre-mer, mais aussi de développement de l’activité culturelle et audiovisuelle dans ces territoires. Ainsi nous rappelons nos amendements déjà défendus dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public, qui proposaient d’inscrire dans les conventions stratégiques pluriannuelles une stratégie dédiée à l’outre-mer, afin de renforcer le traitement de l’actualité ultramarine et sa visibilité sur les antennes nationales (voir notamment AM n° 838). Ces amendements relevaient notamment que, malgré l’inscription de la présence des Outre-mer dans la loi, les cahiers des charges et les contrats d’objectifs et de moyens, les résultats demeurent insuffisants. Le présent amendement reprend cette logique, mais l’articule avec la présente proposition de loi relative aux intermittents ultramarins. En effet, la difficulté d’accès au régime des intermittents ne relève pas seulement du seuil d’heures applicable : elle tient aussi à l’insuffisance du volume local d’activité déclarée. La proposition de loi souligne elle-même que les territoires ultramarins subissent l’isolement géographique, la taille réduite du marché du travail culturel, l’insularité, le coût élevé des déplacements et le déficit d’infrastructures de formation et de diffusion. Il est donc nécessaire que les opérateurs de l’audiovisuel public ne se limitent pas à « parler des Outre-mer », mais contribuent à produire depuis les Outre-mer, avec les professionnels ultramarins. La représentation doit se traduire en commandes, productions, coproductions, tournages, captations, emplois techniques, formations et heures de travail déclarées. Près de dix ans après la loi ÉROM, les territoires ultramarins attendent une impulsion réelle de la République en matière de soutien financier, de relocalisation d’activités et d’opportunités nouvelles (voir sur ce point notamment Cour des comptes, Les contrats de convergence et de transformation (CCT). Exercices 2019 et suivants, rapport n° S2025‑0786, publié le 24 juillet 2025). |
|
AMANR5L17PO838901BTC2866P0D1N000009
Dossier : 9
|
Voir le PDF |
Non renseignée
Date inconnue
|
Le présent amendement tend à supprimer l'article 2 de la proposition de loi. L'article 2 institue une aide publique spécifique destinée à financer les titres de transport des intermittents du spectacle, de l'audiovisuel et du cinéma résidant dans les collectivités régies par l'article 73 de la Constitution et à Saint-Martin. Si la question du coût des transports entre l'outre-mer et la métropole est réelle et mérite d'être traitée, le dispositif retenu appelle des réserves de principe et d'efficacité. En premier lieu, rien ne semble justifier que les professionnels du secteur culturel bénéficient, à ce titre, d'un traitement de faveur par rapport à d'autres catégories de travailleurs ultramarins confrontés aux mêmes contraintes d'éloignement et aux mêmes coûts de transport. Des infirmiers, des enseignants, des techniciens ou des étudiants originaires des collectivités d'outre-mer qui doivent se déplacer vers la métropole pour exercer leur activité ou poursuivre leur formation font face aux mêmes réalités tarifaires, sans bénéficier d'un dispositif comparable. Créer une aide catégorielle réservée aux seuls intermittents du spectacle introduit une rupture d'égalité difficile à justifier au regard de l'objectif affiché de continuité territoriale, qui par définition devrait bénéficier à l'ensemble des résidents ultramarins. En second lieu, si le coût élevé des liaisons aériennes entre l'outre-mer et la métropole constitue un frein structurel à la mobilité professionnelle, la réponse appropriée réside dans des mesures de régulation tarifaire négociées avec les opérateurs de transport, applicables à l'ensemble des passagers. Abonder un fonds d'aide sectorielle revient à financer, avec de l'argent public, les billets d'avion à des tarifs qui demeurent excessifs faute d'action sur les prix eux-mêmes — bénéficiant in fine davantage aux compagnies aériennes qu'aux bénéficiaires visés. Une politique de continuité territoriale ambitieuse suppose d'agir sur la structure même des tarifs, non de les subventionner catégorie par catégorie. Enfin, il apparait difficile de pouvoir contrôler l'activité durable des personnes concernées, ce qui pourrait induire un risque d'effet d'aubaine sur ce dispositif. En conséquence, il est proposé de supprimer le présent article. |