visant à garantir la transparence du calcul des contributions des collectivités territoriales au financement des établissements d’enseignement privés sous contrat d’association

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Amendement rédactionnel.

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Cet amendement vise à supprimer la possibilité pour les établissements d'enseignement général du second degré privés d'obtenir des subventions (en dehors de leurs dotations de fonctionnement) de la part des communes, des départements, des régions ou de l’État. 

Malgré le mythe du creuset républicain, le système éducatif français est l’un des plus reproducteur des inégalités. Les entorses à la carte scolaire et le rôle de l’enseignement privé sous contrat ne font, sauf exception, qu’aggraver ce phénomène qui fait du « code postal un facteur prédictif de l’échec scolaire » aux dires mêmes de l’OCDE. La logique de compétition s’est aggravée ces dernières années comme le relève le service statistique du ministère dans une note sur les IPS en 2022, à tel point que le système français ne permet plus la mixité scolaire des enfants issues de différentes catégories sociales. Des ghettos scolaires de riches côtoient des ghettos scolaires de pauvres dans certaines villes sans que ne s’opère ni rencontre, ni mélange des enfants. L’abandon de l’ambition de généralisation du logement social et d’encadrement des loyers prolonge ce séparatisme scolaire dans la géographie de l’habitat, la généralisation de la sous-traitance et de l'Ubérisation achèvent de dessiner les contours d’une société profondément fracturée entre ceux qui naissent avec tout entre les mains et ceux qui n’auront rien.

Cette situation n’est pas le reflet uniquement d’une ségrégation résidentielle : selon les calculs du Monde, pas moins de 7 852 collèges se situaient en 2021-2022 à moins de trois kilomètres à vol d’oiseau d’un autre établissement à l’IPS sensiblement différent (avec un écart d’au moins 20 points). Seule la moitié du niveau de ségrégation scolaire est due à la ségrégation résidentielle initiale, induite par l’application stricte de la carte scolaire. Comme le montre le chercheur Youssef Souidi, si la ségrégation entre collèges publics a légèrement reculé, celle entre le public et le privé n’a cessé d’augmenter ces vingt dernières années, portée par des stratégies parentales, des dérogations, et des mécanismes de sélection implicites dans l’enseignement privé.

La France ne se distingue pas au niveau européen par le nombre d’élèves scolarisés dans le privé – elle est dans la moyenne de l’OCDE – mais par l’ampleur du financement public qu’elle y consacre, sans contreparties pédagogiques ou sociales. D’après l’OCDE, la France finance davantage son école privée que la moyenne des pays les plus riches.  En 2024, 73 % du financement des écoles privées provient de sources publiques, contre 59% en moyenne dans l’OCDE. En 2026, la dotation de l’Etat à l’enseignement scolaire privé de 1er et de 2nd degré (hors collectivités) représentait 8,8 milliards d’€.

Autrement dit, la France investit massivement dans l’enseignement privé sans exiger en retour ni transparence, ni mixité sociale. En laissant ces établissements sélectionner les élèves selon leur niveau ou leurs ressources, l’État finance, sur fonds publics, la reproduction – voire l’aggravation – des inégalités scolaires.

Lorsque presque un collège REP+ sur deux comprend une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), seulement 5% des collèges privés en sont dotés. De même, les unités locales pour l’inclusion scolaire (Ulis) sont présentes dans plus de 60% des collèges en REP+ contre moins de 20% dans l’enseignement privé

La dérégulation du privé sous contrat contribue aussi à la diffusion d’une idéologie ultra-conservatrice, souvent en rupture avec les principes républicains. Trente ans après la fin de la "guerre scolaire", il est urgent d’ouvrir une réforme structurelle de l’enseignement privé sous contrat. Car aujourd’hui, l’État subventionne un système qui peut contredire les valeurs mêmes qu’il est censé incarner.

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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à pondérer la dotation de fonctionnement des établissements d'enseignement privés du premier et du second degré ayant passé avec l’État un contrat d'association à l'enseignement public, selon la mixité sociale de leurs classes afin d'éviter que l'enseignement privé sous contrat ne devienne un outil de ségrégation scolaire et attribuer ainsi prioritairement les dotations de l’État vers les établissements accueillant les publics les moins favoriser. 

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Le groupe Écologiste et Social regrette que malgré le mythe du creuset républicain, le système éducatif français est l’un des plus reproducteur des inégalités. Les entorses à la carte scolaire et le rôle de l’enseignement privé sous contrat ne font, sauf exception, qu’aggraver ce phénomène qui fait du « code postal un facteur prédictif de l’échec scolaire » aux dires mêmes de l’OCDE. La logique de compétition s’est aggravée ces dernières années comme le relève le service statistique du ministère dans une note sur les IPS en 2022, à tel point que le système français ne permet plus la mixité scolaire des enfants issues de différentes catégories sociales. Des ghettos scolaires de riches côtoient des ghettos scolaires de pauvres dans certaines villes sans que ne s’opère ni rencontre, ni mélange des enfants. L’abandon de l’ambition de généralisation du logement social et d’encadrement des loyers prolonge ce séparatisme scolaire dans la géographie de l’habitat, la généralisation de la sous-traitance et de l'Ubérisation achèvent de dessiner les contours d’une société profondément fracturée entre ceux qui naissent avec tout entre les mains et ceux qui n’auront rien.

Cette situation n’est pas le reflet uniquement d’une ségrégation résidentielle : selon les calculs du Monde, pas moins de 7 852 collèges se situaient en 2021-2022 à moins de trois kilomètres à vol d’oiseau d’un autre établissement à l’IPS sensiblement différent (avec un écart d’au moins 20 points). Seule la moitié du niveau de ségrégation scolaire est due à la ségrégation résidentielle initiale, induite par l’application stricte de la carte scolaire. Comme le montre le chercheur Youssef Souidi, si la ségrégation entre collèges publics a légèrement reculé, celle entre le public et le privé n’a cessé d’augmenter ces vingt dernières années, portée par des stratégies parentales, des dérogations, et des mécanismes de sélection implicites dans l’enseignement privé.

La France ne se distingue pas au niveau européen par le nombre d’élèves scolarisés dans le privé – elle est dans la moyenne de l’OCDE – mais par l’ampleur du financement public qu’elle y consacre, sans contreparties pédagogiques ou sociales. D’après l’OCDE, la France finance davantage son école privée que la moyenne des pays les plus riches.  En 2024, 73 % du financement des écoles privées provient de sources publiques, contre 59% en moyenne dans l’OCDE. En 2026, la dotation de l’Etat à l’enseignement scolaire privé de 1er et de 2nd degré (hors collectivités) représentait 8,8 milliards d’€.

Autrement dit, la France investit massivement dans l’enseignement privé sans exiger en retour ni transparence, ni mixité sociale. En laissant ces établissements sélectionner les élèves selon leur niveau ou leurs ressources, l’État finance, sur fonds publics, la reproduction – voire l’aggravation – des inégalités scolaires. Cet amendement vise à supprimer l'article 1 de la présente proposition de loi qui n'aurait pour conséquence que d'aggraver la situation.

Lorsque presque un collège REP+ sur deux comprend une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), seulement 5% des collèges privés en sont dotés. De même, les unités locales pour l’inclusion scolaire (Ulis) sont présentes dans plus de 60% des collèges en REP+ contre moins de 20% dans l’enseignement privé

La dérégulation du privé sous contrat contribue aussi à la diffusion d’une idéologie ultra-conservatrice, souvent en rupture avec les principes républicains. Trente ans après la fin de la "guerre scolaire", il est urgent d’ouvrir une réforme structurelle de l’enseignement privé sous contrat. Car aujourd’hui, l’État subventionne un système qui peut contredire les valeurs mêmes qu’il est censé incarner.

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La présente proposition de loi poursuit un objectif légitime : celui de renforcer la transparence sur les contributions versées par les collectivités territoriales au titre du financement des classes sous contrat d’association des établissements d’enseignement privés.

Cet objectif doit être soutenu car il s’inscrit dans le respect d’un principe auquel nous sommes profondément attachés : la liberté d’enseignement. Cette liberté suppose que les familles puissent choisir l’établissement de leurs enfants et que les établissements privés sous contrat, qui participent au service public de l’éducation, bénéficient d’un cadre de financement clair, lisible et équitable.

C'est pourquoi, lorsqu’une collectivité engage de l’argent public, les citoyens, les familles et les établissements doivent pouvoir connaître les montants versés et comprendre les modalités de calcul retenues.

Mais cette exigence de transparence ne doit pas se traduire par une charge administrative supplémentaire pour nos petites communes. Dans ces collectivités, où les équipes sont réduites et les moyens administratifs restreints, les élus locaux et les agents communaux font déjà face à un empilement permanent de normes, de procédures et d’obligations. Ajouter une formalité de plus, ce serait une nouvelle fois faire peser sur les communes rurales le coût concret de décisions prises loin de leurs réalités quotidiennes.

 

C'est pourquoi, le présent amendement propose, dans les communes de moins de 3500 habitants, que l'exigence de publication soit regardée comme satisfaite lorsque les informations concernées figurent dans un document budgétaire soumis à l’organe délibérant.

Ainsi, la transparence serait préservée, mais s'inscrirait dans les procédures budgétaires existantes. Cette solution évite ainsi d’imposer une contrainte disproportionnée aux communes rurales tout en garantissant une information claire et accessible.

Tel est l'objet du présent amendement.

 

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Les données de comptabilité analytique permettent de mieux comprendre l’utilisation des ressources publiques. Rendre ces informations accessibles permet de renforcer le contrôle des citoyens et des autorités publiques permettent d'améliorer l'évaluation des politiques publiques.

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Afin d'assurer le contrôle citoyen sur l'utilisation des fonds publics, le présent amendement vise à assurer le fait que l'établissement de la comptabilité analytique soit respecté, en intégrant un mécanisme de sanctions. Le montant de l'amende a été calqué sur celui adopté par l'Assemblée nationale dans la proposition de loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire.

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Afin de s'assurer de la bonne utilisation des fonds, cet amendement vise à rendre obligation l'identification des dépenses et des recettes pour chaque activité réalisée par les établissements.

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Un contrôle purement interne n'apporte aucune garantie d'exactitude. Cet amendement comble cette lacune en ajoutant l'obligation de faire certifier sa comptabilité par un commissaire aux comptes. Cette obligation concerne des milliers d'entreprises et d'associations chaque année, et doit être étendue à l'enseignement privé. L’utilisation des fonds publics doit être particulièrement surveillée, surtout dans le contexte d’une crise dans le secteur de l’enseignement public, et leur bon usage doit être garanti.

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Depuis des années, les dotations des collectivités sont en baisse. Les derniers budgets ont particulièrement renforcé cette baisse de dotation. Afin de ne pas accroitre la charge de travail des collectivités sur des missions secondaires, et dans l'objectif de leur permettre de se concentrer sur leurs missions principales tout en garantissant le principe de libre administration, le présent amendement vise à supprimer l'article 1er. Si la garantie du bon usage des fonds publics est fondamental, les rédacteurs de l'amendement considèrent qu'en ce qui concerne les contributions versées au titre des dépenses de fonctionnement des classes sous contrat d'association, la législation actuelle assure parfaitement cette garantie.

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Le sous-investissement dans l'enseignement public conduit un certain nombre de familles en ayant les moyens financiers à scolariser leurs enfants dans l'enseignement privé. Cette dynamique entraîne et renforce la ségrégation scolaire et permet une éducation à plusieurs vitesses. 

Afin de garantir l'égalité de tous face au service public de l'éducation, le présent amendement vise à restreindre les contributions des collectivités aux montants prévus par la loi et les règlements ainsi qu'à limiter les subventions. En effet, certains établissements privés, alors qu'ils participent à cette dynamique de ségrégation scolaire, sont abreuvés de fonds publics alors que leur service n'est restreint qu'à une partie aisée de la population. 

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Amendement rédactionnel.

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à inscrire dans la loi les catégories exhaustives des dépenses entrant dans le calcul du forfait communal.

La circulaire n° 2012-025 du 15 février 2012 ne fixe qu'une liste non exhaustive des dépenses intégrées au calcul du forfait communal. Il en résulte que chaque collectivité territoriale retient un périmètre et un mode de calcul différents. La mission d'information Vannier-Weissberg a documenté des pressions croissantes d'établissements privés sur les communes pour élargir l’assiette, y compris pour y intégrer les frais de cantine, l'Association des maires de France évoquant à ce sujet des « discussions de marchands de tapis ».

Cet amendement vise à mettre fin à cette insécurité juridique en inscrivant dans la loi les catégories exhaustives de dépenses éligibles.

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à abroger la loi Carle.

La loi n° 2009-1312 du 28 octobre 2009, dite loi Carle, codifiée à l'article L. 442-5-1 du code de l'éducation, oblige une commune à financer la scolarisation d'un enfant domicilié sur son territoire dans une école privée d'une autre commune, dès lors qu'elle ne dispose pas de capacités d'accueil suffisantes dans ses propres écoles publiques ou que certaines contraintes familiales sont réunies. L'article L. 442-5-2, qui organise le règlement des litiges afférents par le représentant de l'État dans le département, devient sans objet du fait de la présente abrogation et est abrogé en conséquence. Ce mécanisme produit des effets pervers documentés par la mission d'information sur le financement public de l'enseignement privé (rapport d'information n° 2423) : il contribue à la constitution de déserts d'écoles publiques dans les communes rurales et périurbaines, en rendant économiquement rationnelle pour ces communes la non-ouverture ou la fermeture de leurs propres classes. Il transfère par ailleurs une charge financière sur des communes qui n'ont pas choisi d'implanter d'écoles privées sous contrat sur leur territoire.

La présente proposition de loi ne remédie pas à cette réalité. Cet amendement propose de mettre fin à la dynamique de déstabilisation de la carte scolaire publique que cette disposition alimente.

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Par cet amendement le groupe parlementaire La France Insoumise propose de conditionner le forfait communal à un indicateur de mixité social fondé sur l’indice de position sociale.

À la rentrée 2022, l'IPS moyen des collégiens du secteur public était de 100, contre 114 dans le secteur privé sous contrat (rapport d'information n° 2423), et la part d'élèves issus de milieux très favorisés dans le privé sous contrat est passée de 26,4 % à 40,2 % entre 2000 et 2021, tandis que celle des élèves défavorisés reculait de 24,8 % à 15,8 %.

Les établissements privés sous contrat, qui perçoivent à ce titre une contribution communale obligatoire au titre de l'article L. 442-5 du code de l'éducation, ne concourent pourtant pas à l'objectif de mixité sociale inscrit à l'article L. 111-1 du même code. Un financement communal obligatoire ne saurait rester sans contrepartie en matière de mixité sociale.

Le présent amendement transpose au forfait communal le dispositif de la proposition de loi n° 418 visant à la refondation du modèle de financement public des établissements privés sous contrat afin de garantir la mixité sociale en leur sein, déposée par M. Vannier et les membres du groupe La France Insoumise le 15 octobre 2024, qui institue un indicateur de mixité sociale (IMS) fondé sur l'IPS, assorti d'un barème de diminution compris entre 10 % et 50 % selon l'écart constaté avec la moyenne pondérée des établissements publics du même secteur de carte scolaire et du même cycle.

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Cet amendement de rapport du groupe parlementaire La France Insoumise souhaite porter le sujet de la modulation du forfait communal en fonction de la mixité sociale.

À la rentrée 2022, l'IPS moyen des collégiens du secteur public était de 100, contre 114 dans le secteur privé sous contrat (rapport d'information n° 2423), et la part d'élèves issus de milieux très favorisés dans le privé sous contrat est passée de 26,4 % à 40,2 % entre 2000 et 2021.

La présente proposition de loi, en se limitant à la transparence du calcul des contributions, ne traite pas de cet enjeu majeur, alors même que les contreparties exigées des établissements bénéficiaires de financements publics relèvent précisément du même objectif de transparence et de connaissance que celui qu'elle promeut.

Le présent amendement demande au Gouvernement d'évaluer les conditions de mise en œuvre d'un mécanisme de modulation des contributions communales et départementales/régionales en fonction de la mixité sociale des établissements bénéficiaires.

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Cet amendement des député.e groupe parlementaire La France vise à obliger le versement en nature de la contribution communale à chaque fois que cela est matériellement possible

La circulaire n° 2012-025 du 15 février 2012 prévoit déjà que les dépenses de fonctionnement des classes sous contrat peuvent être prises en charge en dépenses ou en nature, mais cette faculté n'est, en pratique, pratiquement jamais mise en œuvre. Le rapport de la mission d'information cite pourtant l'exemple de la ville de Marseille, qui a pris l'initiative de financer pour ses écoles publiques la mise à disposition d'un « kit de fournitures » à la rentrée, et envisage d'étendre cette mesure aux écoles privées sous contrat, la somme correspondante étant alors déduite du forfait et la dépense réalisée en nature plutôt qu'au travers d'une somme ajustée par parité. Les rapporteurs estimaient que ce mode opératoire pourrait être étendu, voire généralisé, pour les dépenses qui s'y prêtent.

Cette systématisation présente un triple avantage : elle garantit l'affectation effective des fonds publics à l'usage pour lequel ils sont versés, dans un contexte où le rapport relève que les collectivités n'ont aujourd'hui aucune capacité à identifier la manière dont le forfait est ventilé par les établissements bénéficiaires ; elle met fin aux discussions sur la valorisation monétaire des prestations ; elle constitue, selon les mots du secrétariat général de l'enseignement catholique lors de son audition rapporteur, une démarche à forte portée symbolique, porteuse de cohésion et redonnant tout son sens au principe même du forfait, en lui conférant une réalité matérielle et tangible pour les élèves.

C'est pourquoi cet amendement des député.es membres du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'obliger le versement en nature de la contribution communale à chaque que cela est matériellement possible

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'exclure les dépenses des établissements REP et REP+ du calcul du forfait communal et de la règle d'équilibre national des financements publics.

Le réseau français des villes éducatrices souligne que les communes ayant un grand nombre d'élèves scolarisés en REP supportent un coût par élève élevé dans le public et sont contraintes de verser le même montant aux établissements privés, qui scolarisent pourtant des élèves aux profils socio-éducatifs très différents ; selon France Urbaine, certaines collectivités sont alors amenées à réduire les dépenses qu'elles consacrent à leurs propres établissements publics, faute de moyens suffisants pour financer à due proportion les établissements privés.

Intégrer les dépenses REP dans l'assiette du forfait revient ainsi à faire financer, par les communes les plus défavorisées (dont la totalité des écoles peut relever de l'éducation prioritaire) un secteur privé qui n'assume pas les mêmes obligations au prix d'un effet d'éviction sur l'investissement public lui-même. La modification de l'article L. 442-9 assure la même exclusion pour les contributions des départements et des régions au second degré.

C'est pourquoi cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'exclure les dépenses des établissements REP et REP+ du calcul du forfait communal et de la règle d'équilibre national des financements publics.

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à obliger les collectivités territoriales à distinguer dans leurs référentiels budgétaires et comptables les dépenses consacrées aux établissements publics de celles consacrées aux établissements privés sous contrat.

Alors que les établissements d’enseignement privé sous contrat bénéficient grandement de financements publics, le montant exact de ces financements est difficile à estimer. En effet, au niveau des collectivités territoriales, aucun dispositif ne permet de suivre les montants versés au titre du forfait d’externat ou des dépenses facultatives. Ainsi, le rapport Vannier-Weissberg publié en avril 2024 alertait sur l’impossibilité pour l’AMF, la direction des affaires financières du ministère de l’éducation nationale ou la DGCL de produire des éléments chiffrés.

La lisibilité budgétaire et comptable des contributions des collectivités territoriales est un impératif répondant à un souci de transparence de la dépense publique, d’autant plus dans un contexte d’augmentation de la dépense allouée aux établissements d’enseignement privé et de la variabilité territoriale de ces contributions.

C’est pourquoi cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à obliger les collectivités territoriales à distinguer dans leurs référentiels budgétaires et comptables les dépenses consacrées aux établissements publics de celles consacrées aux établissements privés sous contrat et à distinguer les dépenses obligatoires des dépenses facultatives.

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à supprimer l’obligation de certification des informations fournies par les collectivités par la Cour des comptes et les chambres régionales des comptes territorialement compétentes.

L’obligation de certification du montant des contributions et des modalités de calcul du montant des collectivités territoriales s’inscrit dans la continuité de l’expérimentation issue de la loi NOTRe de 2015. Cette mesure représente un coût annuel important pour les petites collectivités, chiffré par la Cour des comptes entre 560 000 euros et 700 000 euros pour une région, 145 000 euros et 345 000 euros pour un département et 100 000 euros et 540 000 euros pour une commune.

La mission d’information sénatoriale sur cette expérimentation émettait un avis divergent de celui de la Cour des Comptes en proposant de ne faire entrer que les seules régions dans une démarche obligatoire de certification et de laisser aux autres collectivités le libre choix de la certification, s'appuyant notamment sur le fait que la certification n’est pas l’unique dispositif permettant de fiabiliser les comptes des collectivités territoriales.

Ainsi, si l’objectif de transparence des comptes des collectivités territoriales est essentiel, la mesure proposée par la présente proposition de loi revient à faire porter une nouvelle charge financière importante aux petites communes sans évaluer d'autres dispositifs et dont le résultat sera la multiplication des contentieux entre les établissements d’enseignement privés sous contrat et les collectivités territoriales.

C’est pourquoi cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à supprimer l’obligation de certification des informations fournies par les collectivités par la Cour des comptes et les chambres régionales des comptes territorialement compétentes.

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose de fixer la date d’entrée en vigueur au 1e janvier 2029.

L’obligation de transparence du calcul des contributions que met en place le présent article nécessite une période d’adaptation pour les collectivités territoriales. De plus, du fait du calendrier électoral cette mesure entrera en vigueur sous un gouvernement différent. Ainsi, il convient de laisser le temps à ce gouvernement de mettre en place son programme concernant le financement des établissements privés sous contrat.
Le candidat insoumis à l'élection présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon, propose notamment :
- D’abroger la loi Carle
- De conditionner le forfait communal à un indicateur de mixité sociale fondé sur l’IPS
- D’exclure les dépenses REP/REP+ du calcul du forfait communal
Dans l'attente de la mise en œuvre de cette politique par le futur gouvernement insoumis, nous proposons de fixer la date d’entrée en vigueur de cet article au 1e janvier 2029.

Tel est l’objet de cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise.

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'obliger les établissements privés sous contrat bénéficiant de contributions publiques à tenir une comptabilité analytique permettant d’assurer la traçabilité des fonds publics.

Le rapport de la mission d'information sur le financement public de l'enseignement privé a révélé que les établissements privés sous contrat perçoivent des produits de natures différentes, censés financer des charges bien distinctes : les contributions des familles, dont l'article R. 448-8 du code de l'éducation limite l'objet aux frais afférents au caractère propre de l'établissement, ainsi qu'à l'amortissement et aux grosses réparations des bâtiments ; le forfait d'externat, qui ne doit financer que les dépenses de fonctionnement de matériel et la rémunération des personnels non enseignants ; et les subventions d'investissement, fléchées vers des projets spécifiques.

En pratique, ces produits sont versés sur une caisse commune, sans comptabilité permettant d'en garantir la traçabilité : la direction régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur indique ainsi que « l'absence de comptabilité analytique engendre de facto une fongibilité des fonds », ce que confirme la direction générale des finances publiques (rapport précité). La Cour des comptes, ayant interrogé 42 établissements, relève que les documents comptables ne permettent pas systématiquement de s'assurer de la correcte imputation des charges sur le seul forfait d'externat.

Le secrétariat général de l'enseignement catholique a lui-même reconnu, lors de son audition, que les établissements se trouvent « très fréquemment hors la loi » s'agissant de l'emploi des contributions des familles, dont une partie finance en réalité des dépenses de fonctionnement qui devraient relever du forfait d'externat.

Ainsi, il est nécessaire que les établissements privés établissent une comptabilité analytique distinguant les produits selon les charges qu'ils financent. Cela permettrait à la fois aux établissements de sécuriser juridiquement leurs pratiques et aux collectivités territoriales de s'assurer que leur contribution finance effectivement les dépenses pour lesquelles elle est versée.

C'est pourquoi cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'obliger les établissements privés sous contrat bénéficiant de contributions publiques à tenir une comptabilité analytique.

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Amendement rédactionnel.

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à permettre l’application de l’obligation de tenue d’une comptabilité analytique à l’ensemble des établissements privés sous contrat

D’après le rapport de la mission d'information sur le financement public de l'enseignement privé la part du financement public des établissements privés s’élève à 75%. Cependant les DDFiP font remonter des manques de transmission des documents comptables et un contenu rendant difficile le contrôle de l’utilisation des fonds publics.

La transparence de l’usage des financements des établissements d’enseignement privés sous contrat est un impératif répondant à un souci de traçabilité de la dépense publique et d’information des familles sur l’utilisation de leur contribution, d’autant plus dans un contexte d’augmentation de la dépense publique allouée aux établissements privés. Pourtant la formulation actuelle du présent article ouvre la porte à une application différenciée de l’obligation de comptabilité analytique, donc à une diminution de l’effectivité en terme de transparence et de traçabilité, selon la catégorie ou la taille des établissements.

C’est pourquoi le présent amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à permettre l’application de l’obligation de tenue d’une comptabilité analytique à l’ensemble des établissements privés sous contrat.

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Cet amendement de repli du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'obliger les établissements privés sous contrat bénéficiant de contributions publiques à tenir une comptabilité analytique permettant d’assurer la traçabilité des fonds publics.

Le rapport de la mission d'information sur le financement public de l'enseignement privé a révélé que les établissements privés sous contrat perçoivent des produits de natures différentes, censés financer des charges bien distinctes : les contributions des familles, dont l'article R. 448-8 du code de l'éducation limite l'objet aux frais afférents au caractère propre de l'établissement, ainsi qu'à l'amortissement et aux grosses réparations des bâtiments ; le forfait d'externat, qui ne doit financer que les dépenses de fonctionnement de matériel et la rémunération des personnels non enseignants ; et les subventions d'investissement, fléchées vers des projets spécifiques.

En pratique, ces produits sont versés sur une caisse commune, sans comptabilité permettant d'en garantir la traçabilité : la direction régionale des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur indique ainsi que « l'absence de comptabilité analytique engendre de facto une fongibilité des fonds », ce que confirme la direction générale des finances publiques (rapport précité). La Cour des comptes, ayant interrogé 42 établissements, relève que les documents comptables ne permettent pas systématiquement de s'assurer de la correcte imputation des charges sur le seul forfait d'externat.

Le secrétariat général de l'enseignement catholique a lui-même reconnu, lors de son audition, que les établissements se trouvent « très fréquemment hors la loi » s'agissant de l'emploi des contributions des familles, dont une partie finance en réalité des dépenses de fonctionnement qui devraient relever du forfait d'externat.

Le présent article créé une obligation de comptabilité analytique sans en préciser les modalités exactes, laissant les établissements libres de s’en servir comme un outil de gestion budgétaire interne sans effet concret sur l’amélioration de la traçabilité des fonds publics. Ainsi, il est nécessaire que la comptabilité analytique établie par les établissements privés distingue les produits selon les charges qu'ils financent. Cela permettrait à la fois aux établissements de sécuriser juridiquement leurs pratiques et aux collectivités territoriales de s'assurer que leur contribution finance effectivement les dépenses pour lesquelles elle est versée.

C'est pourquoi cet amendement de repli du groupe parlementaire La France Insoumise propose d'obliger les établissements privés sous contrat bénéficiant de contributions publiques à tenir une comptabilité analytique.

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Par cet amendement les député.es membres du groupe parlementaire La France Insoumise proposent l’application du présent article aux exercices comptables ouverts à partir du 1e janvier 2027.

La transparence de l’usage des financements des établissements d’enseignement privés sous contrat est un impératif répondant à un souci de traçabilité de la dépense publique et d’information des familles sur l’utilisation de leur contribution, d’autant plus dans un contexte d’augmentation de la dépense publique allouée aux établissements privés.

La période de transition de 3 ans prévue par l’article pour permettre l’adaptation de la comptabilité des établissements d’enseignement privé sous contrat semble excessive. En effet, la mise en place d’un changement de cette nature ne saurait justifier une adaptation s’étalant sur 3 exercices comptables complets. De plus, cette période représente autant de temps au cours duquel l’exigence de transparence, préalable nécessaire au contrôle de la traçabilité des fonds publics ne sera pas contentée.

C’est pourquoi cet amendement propose l’application du présent article aux exercices comptables ouverts à partir du 1e janvier 2027.

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Non renseignée Date inconnue

Par cet amendement de repli les député.es membres du groupe parlementaire La France Insoumise proposent l’application du présent article aux exercices comptables ouverts à partir du 1e septembre 2027.

La transparence de l’usage des financements des établissements d’enseignement privés sous contrat est un impératif répondant à un souci de traçabilité de la dépense publique et d’information des familles sur l’utilisation de leur contribution, d’autant plus dans un contexte d’augmentation de la dépense publique allouée aux établissements privés.

La période de transition de 3 ans prévue par l’article pour permettre l’adaptation de la comptabilité des établissements d’enseignement privé sous contrat semble excessive. En effet, la mise en place d’un changement de cette nature ne saurait justifier une adaptation s’étalant sur 3 exercices comptables complets. De plus, cette période représente autant de temps au cours duquel l’exigence de transparence, préalable nécessaire au contrôle de la traçabilité des fonds publics ne sera pas contentée.

C’est pourquoi cet amendement propose l’application du présent article aux exercices comptables ouverts à partir du 1e septembre 2027.

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Par cet amendement de repli les député.es membres du groupe parlementaire La France Insoumise proposent l’application du présent article aux exercices comptables ouverts à partir du 1e janvier 2028.

La transparence de l’usage des financements des établissements d’enseignement privés sous contrat est un impératif répondant à un souci de traçabilité de la dépense publique et d’information des familles sur l’utilisation de leur contribution, d’autant plus dans un contexte d’augmentation de la dépense publique allouée aux établissements privés.

La période de transition de 3 ans prévue par l’article pour permettre l’adaptation de la comptabilité des établissements d’enseignement privé sous contrat semble excessive. En effet, la mise en place d’un changement de cette nature ne saurait justifier une adaptation s’étalant sur 3 exercices comptables complets. De plus, cette période représente autant de temps au cours duquel l’exigence de transparence, préalable nécessaire au contrôle de la traçabilité des fonds publics ne sera pas contentée.

C’est pourquoi cet amendement du groupe parlementaire insoumis propose l’application du présent article aux exercices comptables ouverts à partir du 1e janvier 2028.

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Par cet amendement le groupe parlementaire La France Insoumise propose de transformer l’obligation de transmission des comptes de résultats en une obligation de transmission de documents plus étendus.

Le rapport de la mission d'information sur le financement public de l'enseignement privé a relevé que l’obligation de transmission des comptes des établissements d’enseignement privés sous contrat au directeur départemental ou régional des finances publiques était insuffisante pour assurer la traçabilité des fonds publics. En effet, l’obligation elle-même est méconnue de nombreux acteurs, les documents requis ne sont pas systématiquement transmis par les établissements, sont sommaires et « ne permettent pas d’effectuer les diligences requises par le code de l’éducation ».

Afin de permettre d’assurer la traçabilité des produits et des dépenses nécessaires au contrôle de l’emploi des forfaits de l’État, des collectivités territoriales et des contributions des familles ainsi que pour permettre la bonne application du droit en vigueur les rapporteurs préconisent que l’obligation de transmission s’applique à des documents plus étendus que les seuls comptes de résultats.

Tel est l’objet du présent amendement du groupe parlementaire La France Insoumise.

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose de substituer au titre de la proposition de loi n°2786 l'intitulé suivant : « Proposition de loi visant à multiplier les contentieux entre les établissements privés sous contrat et les collectivités territoriales ».

Comme l'indique le rapport du rapporteur, les contentieux relatifs au forfait communal sont aujourd'hui extrêmement peu nombreux, concernant 0,2% des établissements privés sous contrat par an.

Cette réalité nous permet d’affirmer que les collectivités territoriales respectent bien, dans leur écrasante majorité, leurs obligations légales.

La présente proposition de loi ne vise donc pas à corriger une défaillance identifiée mais à faire naître des prétextes propices à la multiplication des contentieux.

Le titre proposé par les auteurs de ce texte est donc inexact. Le présent amendement propose de le corriger.

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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise à abroger la loi Carle.

La loi n° 2009-1312 du 28 octobre 2009, dite loi Carle, codifiée à l'article L. 442-5-1 du code de l'éducation, oblige une commune à financer la scolarisation d'un enfant domicilié sur son territoire dans une école privée d'une autre commune, dès lors qu'elle ne dispose pas de capacités d'accueil suffisantes dans ses propres écoles publiques ou que certaines contraintes familiales sont réunies. L'article L. 442-5-2, qui organise le règlement des litiges afférents par le représentant de l'État dans le département, devient sans objet du fait de la présente abrogation et est abrogé en conséquence. Ce mécanisme produit des effets pervers documentés par la mission d'information sur le financement public de l'enseignement privé (rapport d'information n° 2423) : il contribue à la constitution de déserts d'écoles publiques dans les communes rurales et périurbaines, en rendant économiquement rationnelle pour ces communes la non-ouverture ou la fermeture de leurs propres classes. Il transfère par ailleurs une charge financière sur des communes qui n'ont pas choisi d'implanter d'écoles privées sous contrat sur leur territoire.

La présente proposition de loi ne remédie pas à cette réalité. Cet amendement propose de mettre fin à la dynamique de déstabilisation de la carte scolaire publique que cette disposition alimente.

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Amendement rédactionnel.

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Il est légitime pour les établissements d’enseignement privé sous contrat de vouloir connaître, en toute transparence, les modalités de calcul des versements qui leur sont attribués par les collectivités territoriales. Cet amendement propose donc, plutôt que de simplement rendre publiques ces modalités, d’instaurer un système de versement simple et homogène pour toutes les communes, fondé sur le coût départemental moyen d’un élève dans le public. Ainsi, le principe de parité entre public et privé serait assurée, en toute transparence et sans disparités de territoires, avec un estimatif fourni par les services de l’Etat.

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Cet amendement vise à abroger la loi "Carle" qui contraint les collectivités locales à devenir les principaux mécènes de l'exode scolaire du public vers le privé. 

Malgré le mythe du creuset républicain, le système éducatif français est l’un des plus reproducteur des inégalités. Les entorses à la carte scolaire et le rôle de l’enseignement privé sous contrat ne font, sauf exception, qu’aggraver ce phénomène qui fait du « code postal un facteur prédictif de l’échec scolaire » aux dires mêmes de l’OCDE. La logique de compétition s’est aggravée ces dernières années comme le relève le service statistique du ministère dans une note sur les IPS en 2022, à tel point que le système français ne permet plus la mixité scolaire des enfants issues de différentes catégories sociales. Des ghettos scolaires de riches côtoient des ghettos scolaires de pauvres dans certaines villes sans que ne s’opère ni rencontre, ni mélange des enfants. L’abandon de l’ambition de généralisation du logement social et d’encadrement des loyers prolonge ce séparatisme scolaire dans la géographie de l’habitat, la généralisation de la sous-traitance et de l'Ubérisation achèvent de dessiner les contours d’une société profondément fracturée entre ceux qui naissent avec tout entre les mains et ceux qui n’auront rien.

Cette situation n’est pas le reflet uniquement d’une ségrégation résidentielle : selon les calculs du Monde, pas moins de 7 852 collèges se situaient en 2021-2022 à moins de trois kilomètres à vol d’oiseau d’un autre établissement à l’IPS sensiblement différent (avec un écart d’au moins 20 points). Seule la moitié du niveau de ségrégation scolaire est due à la ségrégation résidentielle initiale, induite par l’application stricte de la carte scolaire. Comme le montre le chercheur Youssef Souidi, si la ségrégation entre collèges publics a légèrement reculé, celle entre le public et le privé n’a cessé d’augmenter ces vingt dernières années, portée par des stratégies parentales, des dérogations, et des mécanismes de sélection implicites dans l’enseignement privé.

La France ne se distingue pas au niveau européen par le nombre d’élèves scolarisés dans le privé – elle est dans la moyenne de l’OCDE – mais par l’ampleur du financement public qu’elle y consacre, sans contreparties pédagogiques ou sociales. D’après l’OCDE, la France finance davantage son école privée que la moyenne des pays les plus riches. En 2024, 73 % du financement des écoles privées provient de sources publiques, contre 59% en moyenne dans l’OCDE. En 2026, la dotation de l’Etat à l’enseignement scolaire privé de 1er et de 2nd degré (hors collectivités) représentait 8,8 milliards d’€.

Autrement dit, la France investit massivement dans l’enseignement privé sans exiger en retour ni transparence, ni mixité sociale. En laissant ces établissements sélectionner les élèves selon leur niveau ou leurs ressources, l’État finance, sur fonds publics, la reproduction – voire l’aggravation – des inégalités scolaires.

Lorsque presque un collège REP+ sur deux comprend une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), seulement 5% des collèges privés en sont dotés. De même, les unités locales pour l’inclusion scolaire (Ulis) sont présentes dans plus de 60% des collèges en REP+ contre moins de 20% dans l’enseignement privé

La dérégulation du privé sous contrat contribue aussi à la diffusion d’une idéologie ultra-conservatrice, souvent en rupture avec les principes républicains. Trente ans après la fin de la "guerre scolaire", il est urgent d’ouvrir une réforme structurelle de l’enseignement privé sous contrat. Car aujourd’hui, l’État subventionne un système qui peut contredire les valeurs mêmes qu’il est censé incarner.

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Le groupe Écologiste et Social regrette que malgré le mythe du creuset républicain, le système éducatif français est l’un des plus reproducteur des inégalités. Les entorses à la carte scolaire et le rôle de l’enseignement privé sous contrat ne font, sauf exception, qu’aggraver ce phénomène qui fait du « code postal un facteur prédictif de l’échec scolaire » aux dires mêmes de l’OCDE. La logique de compétition s’est aggravée ces dernières années comme le relève le service statistique du ministère dans une note sur les IPS en 2022, à tel point que le système français ne permet plus la mixité scolaire des enfants issues de différentes catégories sociales. Des ghettos scolaires de riches côtoient des ghettos scolaires de pauvres dans certaines villes sans que ne s’opère ni rencontre, ni mélange des enfants. L’abandon de l’ambition de généralisation du logement social et d’encadrement des loyers prolonge ce séparatisme scolaire dans la géographie de l’habitat, la généralisation de la sous-traitance et de l'Ubérisation achèvent de dessiner les contours d’une société profondément fracturée entre ceux qui naissent avec tout entre les mains et ceux qui n’auront rien.

Cette situation n’est pas le reflet uniquement d’une ségrégation résidentielle : selon les calculs du Monde, pas moins de 7 852 collèges se situaient en 2021-2022 à moins de trois kilomètres à vol d’oiseau d’un autre établissement à l’IPS sensiblement différent (avec un écart d’au moins 20 points). Seule la moitié du niveau de ségrégation scolaire est due à la ségrégation résidentielle initiale, induite par l’application stricte de la carte scolaire. Comme le montre le chercheur Youssef Souidi, si la ségrégation entre collèges publics a légèrement reculé, celle entre le public et le privé n’a cessé d’augmenter ces vingt dernières années, portée par des stratégies parentales, des dérogations, et des mécanismes de sélection implicites dans l’enseignement privé.

La France ne se distingue pas au niveau européen par le nombre d’élèves scolarisés dans le privé – elle est dans la moyenne de l’OCDE – mais par l’ampleur du financement public qu’elle y consacre, sans contreparties pédagogiques ou sociales. D’après l’OCDE, la France finance davantage son école privée que la moyenne des pays les plus riches.  En 2024, 73 % du financement des écoles privées provient de sources publiques, contre 59% en moyenne dans l’OCDE. En 2026, la dotation de l’Etat à l’enseignement scolaire privé de 1er et de 2nd degré (hors collectivités) représentait 8,8 milliards d’€.

Autrement dit, la France investit massivement dans l’enseignement privé sans exiger en retour ni transparence, ni mixité sociale. En laissant ces établissements sélectionner les élèves selon leur niveau ou leurs ressources, l’État finance, sur fonds publics, la reproduction – voire l’aggravation – des inégalités scolaires. Cet amendement vise à supprimer l'article 1 de la présente proposition de loi qui n'aurait pour conséquence que d'aggraver la situation.

Lorsque presque un collège REP+ sur deux comprend une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), seulement 5% des collèges privés en sont dotés. De même, les unités locales pour l’inclusion scolaire (Ulis) sont présentes dans plus de 60% des collèges en REP+ contre moins de 20% dans l’enseignement privé

La dérégulation du privé sous contrat contribue aussi à la diffusion d’une idéologie ultra-conservatrice, souvent en rupture avec les principes républicains. Trente ans après la fin de la "guerre scolaire", il est urgent d’ouvrir une réforme structurelle de l’enseignement privé sous contrat. Car aujourd’hui, l’État subventionne un système qui peut contredire les valeurs mêmes qu’il est censé incarner.