Votes
Amendements
| Amendement | Vote / Lien | Décision | Résumé |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001032
Dossier : 1032
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à accompagner concrètement les entreprises dans la décarbonation progressive de leurs flottes de véhicules poids lourds et véhicules utilitaires légers, en maintenant et en prolongeant le dispositif de suramortissement applicable à l’acquisition de véhicules neufs utilisant des énergies propres. La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) souligne que la transition énergétique dans le transport de marchandises s’inscrira nécessairement dans le temps long. Cette réalité s’explique à la fois par la lente montée en puissance des offres industrielles de véhicules à faibles émissions et par l’insuffisante maturité des réseaux de distribution des énergies alternatives, tant électriques que gaz renouvelables ou hydrogène. À cela s’ajoute une caractéristique propre au secteur du transport de marchandises : près de la moitié des véhicules poids lourds en circulation en France sont exploités sous le régime du transport pour compte propre, notamment dans les secteurs du commerce de gros, de la logistique intégrée ou de la distribution. Ces véhicules affichent des kilométrages annuels relativement faibles, ce qui rallonge considérablement les cycles de renouvellement, souvent compris entre 8 et 10 ans. Dans ce contexte, les signaux économiques et fiscaux doivent s’inscrire dans la durée pour accompagner efficacement les choix d’investissement des entreprises. La transition vers des motorisations bas carbone reste par ailleurs extrêmement coûteuse. À titre d’exemple, un poids lourd électrique représente aujourd’hui un investissement trois fois supérieur à celui d’un équivalent diesel. Cette différence de coût constitue un frein majeur pour les entreprises, en particulier les PME, alors même qu’elles sont pleinement engagées dans des démarches de réduction de leur empreinte environnementale. Le dispositif de suramortissement constitue à ce titre un levier indispensable. En réduisant le coût net d’investissement, il permet aux entreprises de franchir le cap technologique sans compromettre leur compétitivité ou leur équilibre financier. Sa prolongation offrirait de la visibilité aux acteurs économiques et leur permettrait d’anticiper et planifier, dans la durée, le verdissement de leurs flottes. Dans un contexte où l’atteinte des objectifs climatiques suppose une mobilisation de tous les secteurs, et où l’effort de transformation du transport de marchandises est particulièrement exigeant, il est essentiel que l’État maintienne des dispositifs de soutien efficaces, lisibles et stables dans le temps. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001033
Dossier : 1033
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Rejeté
15/01/2026
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La taxe sur le verdissement des flottes d’entreprises de plus de 100 véhicules légers, instituée par la loi de finances 2025, a été intégrée dans la partie législative du code des impositions des biens et des services. Actuellement, l'article L421-132-5 dudit code prévoit que les véhicules utilitaires légers (faisant partie de la catégorie des véhicules qui ne sont pas des véhicules de tourisme) répondant aux critères les faisant entrer dans la catégorie des véhicules à faible empreinte carbone, bénéficient d'une majoration de leur durée d’utilisation de 150 % (c’est -à-dire qu’un véhicule utilitaire léger à faible empreinte carbone est comptabilisé pour 2,5 véhicules dans le calcul de la taxe). Le décret n° 2025-574 du 24 juin 2025 a défini les véhicules à faible empreinte carbone comme ceux justifiant d'un score environnemental prenant en compte notamment leur lieu de fabrication : il s’agit donc concrètement de véhicules utilitaires légers électriques de fabrication européenne. Cet aménagement s'inscrit dans une volonté du législateur d'encourager les entreprises à recourir à ce type de véhicule afin de réduire le montant de la taxe due, voire d'en être exonérées. Or, à l'exception de quelques petites silhouettes type Citroën Berlingo, Renault Kangoo ou Peugeot Partner, aucun véhicule utilitaire léger ne rentre dans la catégorie des véhicules à faible empreinte carbone en l’état actuel du marché automobile. Les entreprises sont ainsi dans une situation où la loi ne colle pas aux réalités de terrain avec un dispositif de taxation dont le pan incitatif est privé de tout effet puisque l’offre constructeur n’existe pas, en conséquence de quoi ne subsiste que son angle punitif. Pour tenir compte, d’une part de cette quasi-inexistence sur le marché de véhicules utilitaires légers électriques de fabrication européenne, et d’autre part, de l’insuffisance de l’offre de véhicules utilitaires légers électriques classés à très faibles émissions, le présent amendement propose de modifier le tableau de l'article L421-132-5 du code des impositions sur les biens et les services de façon à : - Appliquer une majoration de 150 % à tous les véhicules utilitaires légers électriques, c’est-à-dire à très faibles émissions (concrètement : des VUL électriques) ; - Appliquer une majoration de 200 % à tous les véhicules utilitaires légers électriques à faible empreinte carbone ; - Maintenir la majoration de 100 % pour les véhicules utilitaires légers à faibles émissions (concrètement : des VUL hybrides).
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001043
Dossier : 1043
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement s’inscrit dans la logique de l’article 18 du projet de loi de finances pour 2026, qui réforme les tarifs réduits d’accise sur l’électricité applicables aux activités à forte intensité énergétique. Ce texte abaisse notamment le tarif applicable aux activités électro-sensibles de 5 € à 3 €/MWh à compter du 1er janvier 2026. Les centres de données, désormais reconnus comme activités électro-sensibles au sens du code des impositions sur les biens et services, ne bénéficient cependant pas de ce tarif dans la rédaction actuelle. Le présent amendement vise donc à aligner le tarif applicable à ces infrastructures sur celui prévu pour la catégorie électro-sensible, afin d’assurer une cohérence réglementaire et de préserver la compétitivité du marché français du cloud et du traitement de données face à la concurrence européenne. À défaut, l’absence de réajustement du tarif applicable risquerait de freiner la dynamique d’investissement dans les infrastructures numériques et de compromettre l’attractivité du territoire pour les acteurs du cloud et du traitement de données, alors que plus de 109 milliards d’euros d’investissements ont été annoncés lors du Sommet de Paris sur l’intelligence artificielle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001049
Dossier : 1049
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Tombé
15/01/2026
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En l’état actuel des textes en vigueur, les véhicules électriques et hydrogène sont exclus du malus masse dans leur ensemble. Le législateur a prévu dans la loi de finances pour 2025 de limiter cette exonération aux seuls véhicules électriques à faible empreinte carbone, à compte du 1er juillet 2026. Le projet de loi de finances pour 2026 entend introduire une limitation identique pour les véhicules hydrogène à compter du 1er janvier 2028. Les véhicules à faible empreinte carbone sont définis comme les véhicules légers à très faibles émissions (électrique ou hydrogène) atteignant un score environnemental de 60 points minimum. En application de cette définition, seuls 35 % des véhicules électriques commercialisés en France seraient exonérés du malus masse. A l’inverse, 65 % des modèles électriques commercialisés en France y seraient soumis. Cette mesure va à l’encontre des objectifs de la planification écologique qui a fixé un objectif ambitieux de 15 % de véhicules 100 % électriques roulant en 2030 (contre seulement 1 % aujourd’hui). L’atteindre nécessite une accélération des immatriculations de véhicules électriques. Or, l’application du malus masse aux véhicules électriques pénalise l’achat de ce type de véhicules. Le signal envoyé aux consommateurs est celui d’une fiscalité punitive sur l’électrique. Le malus appliqué s’élève en moyenne à 3 200 €, avec un plafond pouvant atteindre 21 000 € selon les modèles, entraînant une hausse significative du prix des véhicules électriques concernés. Il convient donc d’exonérer l’ensemble des véhicules légers électriques et hydrogène du champ de ce malus masse. La présente proposition d’amendement vise donc à clarifier que l’exonération du malus masse n’est pas limitée aux seuls véhicules à faible empreinte carbone mais s’appliquera bien à l’ensemble des véhicules électrique et hydrogène, y compris les véhicules à faible empreinte carbone. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001052
Dossier : 1052
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer les alinéas 16 à 18 de l’article 5 du projet de loi de finances pour 2026, lesquels prévoient la suppression du crédit d’impôt en faveur du rachat du capital d’une société par ses salariés. Si le groupe LIOT partage la nécessité de revoir certaines niches fiscales, il serait contre-productif de supprimer un dispositif qui contribue activement à la pérennité des entreprises, renforce l’implication et la stabilité des salariés, et permet de surmonter un obstacle financier souvent décisif. Au contraire, il convient de renforcer et de compléter les outils existants de l’économie sociale et solidaire (ESS), qui participent à une dynamique économique durable et inclusive. Le modèle des SCOP (société coopérative et participative), caractérisé par une détention majoritaire du capital et des droits de vote par les salariés, constitue à ce titre un levier particulièrement pertinent. Dans un contexte marqué par de nombreux départs à la retraite de dirigeants de PME et par une volonté affirmée de réindustrialisation des territoires, ce modèle offre une solution concrète et vertueuse pour assurer la transmission des entreprises tout en maintenant l’emploi et les savoir-faire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001073
Dossier : 1073
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Non soutenu
15/01/2026
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Le texte initial du projet de loi de finances 2026 prévoyait dans son article 5 de soumettre à l’impôt sur le revenu les indemnités journalières perçues par les assurés atteints d’une affection de longue durée (ALD). La version issue du Sénat prévoit que ces assurés soient exonérés à hauteur de 50%. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001095
Dossier : 1095
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l'article 15 quater, introduit au Sénat, qui prévoit un suramortissement pour le renouvellement des flottes des compagnies aériennes. Car dans les faits, cet article procède en réalité à la création d'une niche fiscale massive et disproportionnée pour les compagnies aériennes, sans véritable effet sur la transition du secteur. Le remplacement d’appareils anciens par des avions plus récents, certes moins gourmands en carburant, se ferait de toute manière et ne nécessite pas une incitation fiscale aussi coûteuse. Ainsi, cette mesure reviendrait essentiellement à offrir un cadeau budgétaire aux compagnies aériennes, sans contrepartie réelle en termes d’implantation, d’activité ou de réduction d’émissions. Comme l'indiquait M. le Ministre Roland Lescure en Séance publique le 27 octobre : « à ce niveau-là, ce n’est même plus un effet d’aubaine ! Vous remplacez un vieux coucou par un avion moderne et vous obtenez 30 % de réduction d’impôt. Tous les avions modernes consomment entre 15 % et 20 % de moins que les vieux coucous, sachant que les avions que l’on remplace aujourd’hui ont généralement 30 ou 40 ans. » Ces « amendements sont surtout un superbe cadeau aux compagnies aériennes. Est-ce que cela conduira Ryanair à s’installer en France ? J’en doute ! À ce compte-là, la France n’est plus un paradis fiscal, c’est l’Eldorado des compagnies aériennes… » Par ailleurs, cette incitation n’entraînera pas la disparition effective des appareils les plus polluants : ils continueront d’être exploités ailleurs ou viendront simplement augmenter la capacité globale des flottes pour répondre à la hausse du trafic aérien. Sans régulation ambitieuse pour limiter l’usage des avions les plus émetteurs et contenir la croissance du trafic, ce suramortissement ne ferait qu’ajouter une niche fiscale supplémentaire au bénéfice d’un secteur déjà fortement émetteur. En l’état, cette mesure ne contribue donc aucunement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’aviation, mais bien seulement au creusement du déficit budgétaire. Elle doit donc être supprimée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001096
Dossier : 1096
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer la modification des articles L. 322‑56 et L. 322‑57 du code des impositions sur les biens et services, prévue par les alinéas 7 à 42 de l’article 17 du présent projet de loi de finances pour 2026. Sous couvert d’une « adaptation technique », le Gouvernement cherche à réduire la contribution fiscale des installations nucléaires de base (INB), tout en introduisant des planchers et plafonds de taxe ajustables par simple arrêté ministériel, afin d’encourager le développement de petits réacteurs modulaires et innovants. Autrement dit, il s’agit de faciliter encore davantage la relance du nucléaire, à travers, cette fois-ci, un allègement fiscal sur mesure, au moment même où la France devrait concentrer ses moyens financiers sur la sobriété, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Le groupe Écologiste et Social continue, et continuera, à s’opposer à cette logique de faveur sans limite accordée à une filière atomique déjà massivement soutenue par l’État, qui détourne des ressources publiques considérables au profit d’une technologie à l’agonie, dangereuse, ruineuse et incapable de répondre aux urgences climatiques et énergétiques de la décennie à venir. Sur le plan démocratique, les dispositions de cet article sont également préoccupantes. En déléguant au pouvoir réglementaire la modulation du montant effectif de la taxe, le Gouvernement contourne une nouvelle fois le contrôle du Parlement sur la question du nucléaire. Enfin, le signal politique envoyé est profondément contradictoire : au moment où la sûreté, la gestion des déchets et le démantèlement des installations nucléaires existantes nécessitent davantage de ressources, le Gouvernement choisit d’affaiblir la fiscalité du nucléaire, au détriment des financements dédiés à la sécurité et à la transition énergétique. En conséquence, le groupe Écologiste et Social propose la suppression pure et simple de ces dispositions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001161
Dossier : 1161
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l'assujettissement des véhicules électriques et à hydrogène au malus sur la masse (dit "malus masse"), dont les entrées en vigueur sont prévues respectivement au 1er juillet 2026 et au 1er janvier 2028. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001167
Dossier : 1167
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Adopté
15/01/2026
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L’article 11 quater, adopté en première lecture au Sénat, a prorogé jusqu’au 31 décembre 2028 le crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte. Il est proposé d’assouplir certaines conditions d’éligibilité afin de faciliter le soutien aux projets de production de composants et de matières premières critiques, en particuliers de terres rares. Cet assouplissement permet de clarifier que le C3IV permettra de soutenir des projets d’usines sur le territoires français pour les terres rares pour lesquels la condition de chiffres d’affaires dans les secteurs du crédit d’impôt est trop restrictive. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000117
Dossier : 117
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Non soutenu
15/01/2026
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L’article 11 sexies du PLF 2026 institue une contribution sur les revenus publicitaires et les recettes tirées de la valorisation des données des utilisateurs situés en France, due par les entreprises exploitant un service de réseau social en ligne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001176
Dossier : 1176
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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L’article 10 du projet de loi de finances prévoit une exonération d’impôt sur les sociétés limitée aux indemnités versées pour les animaux affectés à la reproduction, sous réserve que ces indemnités soient utilisées dans un délai de deux ans – contre un délai d’un an dans le texte initial – pour reconstituer le cheptel. Il est proposé d’élargir cette exonération à l’ensemble des animaux faisant l’objet d’une mesure d’abattage, sans distinction selon leur finalité économique, dès lors que les décisions administratives d’abattage ne reposent pas sur cette distinction. La finalité des animaux n’étant pas déterminée au moment de l’abattage, une limitation de l’exonération aux seuls animaux reproducteurs apparaît techniquement incohérente. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001184
Dossier : 1184
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à plafonner à 600 000 € l’abattement de 30 % sur les résidences principales existant dans l’assiette de l’IFI, transformé par le Sénat en « Contribution des hauts patrimoines » revenant à un impôt sur la fortune improductive. L’abattement de 30 % sur la résidence principale, que ce soit dans le cadre de l’IFI ou de ce nouvel impôt sur la fortune, profite davantage aux plus hauts patrimoines, creusant les inégalités fiscales. Pour renforcer la progressivité et l’équité de l’impôt, il est proposé de le plafonner à 600 000 €. Cette mesure préserverait l’allègement pour les ménages intermédiaires tout en limitant les avantages excessifs pour les plus fortunés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001186
Dossier : 1186
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15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à renforcer l’obligation pour les héritiers de conserver les parts de société transmises par le pacte Dutreil de 6 à 8 ans, ainsi qu’une nouvelle condition pour bénéficier de cette exonération : le maintien de l’emploi. Aujourd’hui, en France, pendant que la moitié de la population n’hérite pas ou très peu, 0,1 % des héritiers les plus riches reçoit en moyenne 13 millions d’euros, soit 180 fois l’héritage médian. Et pourtant, grâce aux nombreuses niches fiscales, ces super-héritiers ne paient en moyenne que 10 % de droits de succession. L’héritage est donc véritablement une machine à concentrer les richesses, une transmission de rentes et d’inégalités. Pour rappel, le rapport d’Oxfam à l’automne 2024 indiquait que plus de 160 milliards d’euros pourraient s’envoler en exonérations fiscales dans les 30 prochaines années via les différentes niches fiscales liées à l’héritage. Parmi celles-ci, le pacte Dutreil est l’une des plus emblématiques. Ce dispositif, permettant d’exonérer jusqu’à 75 % de la transmission d’actions d’entreprises familiales, devait préserver le tissu économique. En réalité, il est devenu un paradis fiscal légal pour les grandes fortunes, puisqu’en moyenne ses bénéficiaires touchent l’équivalent de 2 millions d’euros, et qu’entre 2018 et 2019, 40 % des transmissions Dutreil portaient sur des montants supérieurs à 60 millions d’euros. Le dispositif Dutreil permet actuellement une exonération de 75 % des droits de donation ou de succession lors de la transmission d’une entreprise, sous réserve du respect d’un engagement collectif de conservation des titres ainsi que du maintien de la direction de l’entreprise pendant trois ans. Entre 2018 et 2019, 40 % des montants transmis via des pactes Dutreil concernaient des patrimoines supérieurs à 60 millions d’euros. Les bénéficiaires de cette niche perçoivent en moyenne 2 millions d’euros, et le coût réel pour les finances publiques a été estimé certaines années entre 2 et 3 milliards d’euros par an, bien au-delà du chiffre officiel de 500 millions d’euros, inchangé depuis dix ans. Cet amendement introduit une nouvelle condition pour bénéficier de l’exonération Dutreil : le maintien de l’emploi. Plus précisément, nous proposons, d’imposer rigoureusement aux bénéficiaires de s’engager à conserver les emplois des salariés en poste à la date de la transmission pendant une durée minimale de deux ans, et à garder l’entreprise durant huit ans et non plus quatre (droit en vigueur) ou six ans (comme le propose le présent article 3 quater issu du Sénat). Alors qu’en France, un quart des milliardaires proviennent de seulement trois familles, et que les 0,1 % des super-héritiers ne paient en moyenne que 10 % d’impôt sur leurs transmissions, il est légitime d’exiger un engagement social minimal en contrepartie. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001202
Dossier : 1202
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’article prévoyant d’avancer à 2028 la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), initialement prévue pour 2030. Cette mesure constitue un nouveau cadeau fiscal accordé aux grandes entreprises, puisque la CVAE n’est acquittée que par les sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse 500 000 €. Par ailleurs, cette suppression fragilise directement les collectivités territoriales, qui voient disparaître une ressource essentielle à leur fonctionnement. La compensation financière promise par l’État demeure incomplète. Ainsi, la disparition de la CVAE affaiblit durablement l’autonomie financière des collectivités. Nous proposerons durant ce PLF, comme lors du précédent, de rétablir graduellement la CVAE, en ciblant d’abord les grandes entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. L’article actuel ne va ni dans le sens de la justice fiscale, ni dans celui de la soutenabilité des finances publiques et locales. Nous souhaitons donc sa suppression. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001215
Dossier : 1215
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Non soutenu
15/01/2026
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L’article 21 du PLF 2026 vise à verdir la fiscalité des déchets à travers notamment une taxe sur les plastiques. Celle-ci risque d’alourdir les charges des collectivités territoriales, déjà fortement sollicitées sur les questions environnementales. En l’état, cette réforme ferait peser une pression financière supplémentaire sur les collectivités en charge de le retrait et la gestion des déchets, sans leur laisser le temps ni les moyens d’adapter leurs infrastructures. Le coût de traitement des déchets plastiques augmenterait, alors que de nombreux territoires, notamment ruraux ou périurbains, peinent déjà à atteindre les objectifs de tri et de valorisation. Par ailleurs, cette mesure intervient sans garantie de compensation financière ou de soutien technique suffisant de l’État. Elle risque ainsi de déséquilibrer les budgets locaux, de freiner les investissements dans l’innovation environnementale et, in fine, de pénaliser les usagers via une hausse des taxes locales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001228
Dossier : 1228
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement s’inscrit dans la continuité du travail effectué par le groupe Rassemblement National lors des précédents examens des projets de loi de finances, qui ont tous été sous la précédente législature obérés par l’enclenchement à répétition du 49‑3. Malgré l’urgence d’une solution pour les territoires, aucun vote n’avait été permis avant la dissolution du mois de juin 2024. Cependant, le vendredi 8 novembre 2024, elle a été votée en séance publique grâce à l’adoption de ce même amendement. Après la censure, le nouveau Gouvernement ne l’a pas reprise dans le projet, alors que la représentation nationale l’avait approuvée. Les annonces du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale précisent que l’Assemblée nationale pourra délibérer sur ce budget sans mise sous silence d’initiative gouvernementale, ce pourquoi il paraît impérieux d’enfin inscrire dans la loi une diminution de la taxe générale sur les activités polluantes (ci-après « TGAP »), ainsi que le Rassemblement National l’a portée en première lecture de ce PLF à la fois en commission et en séance, et en nouvelle lecture en commission. Sous l’impulsion du pouvoir macroniste, l’article 8 du projet de loi de finances de 2019 a défini une augmentation annuelle des taux de la TGAP de 2021 à 2025, et ceci de manière exponentielle. Cette explosion de la fiscalité a engendré des conséquences dramatiques pour le pouvoir d’achat des Français et surtout des plus modestes. Cette taxation est emblématique de l’écologie punitive et de la décroissance qui frappent tous les Français, et qui, dans certains cas, aggravent le délitement du service public. C’est précisément le cas dans les départements de la Dordogne et de la Gironde, où le SM3D et le SMICVAL ont décidé l’arrêt de la collecte en porte-à-porte des ordures ménagères, avec des modalités de concertation insuffisantes et discutables. Cet enlisement et l’inaction des gouvernements successifs en la matière contribuent au maintien d’une véritable fracture sociale et à de vifs déchirements entre élus, ce que révèle le nombre grandissant de manifestations dans ces départements. Face à cette situation éminemment pénalisante, des citoyens exaspérés ont manifesté leur contestation en constituant des associations, et des municipalités tentent courageusement de contrer ce dispositif injuste avec les moyens dont elles disposent. Le mécontentement des opposants à ces énièmes contraintes illégitimes est parfaitement justifié. Tout d’abord, ils pointent l’incohérence écologique de ces mesures. D’une part, les maires redoutent l’explosion de dépôts sauvages contre lesquels ils peuvent difficilement lutter. D’autre part, les administrés relèvent, à juste titre, l’absence de vertu environnementale d’un mécanisme imposant l’utilisation individuelle et répétée d’un véhicule en vue de conduire les déchets jusqu’à la zone de dépôt, parfois éloignée des espaces résidentiels. De plus, il est pertinemment relevé que ce mode opératoire est dépourvu d’inclusivité à l’égard des personnes non véhiculées, âgées et à mobilité réduite. En outre, les riverains redoutent des nuisances sonores, olfactives et visuelles ainsi que la prolifération de nuisibles à proximité de leur habitation. En conclusion, les contribuables éprouvent un sentiment d’injustice et de fracture sociale et fiscale, puisqu’ils paient toujours plus pour bénéficier de toujours moins de service public. Pour justifier partiellement la mise en œuvre de cette mesure teintée d’idéologie, certains syndicats invoquent l’insoutenabilité financière de la TGAP et répercutent son poids sur les ménages. Nous proposons donc une nouvelle fois l’annulation de l’augmentation votée par le Parlement dans le cadre de la loi de finances pour 2019. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001234
Dossier : 1234
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la transformation de l’impôt sur la fortune immobilière en une « contribution des hauts patrimoines », s’apparentant à un retour de l’impôt sur la fortune. La réforme proposée modifie profondément la nature de l’imposition du patrimoine en étendant son assiette à des actifs jusqu’alors exclus, tels que les liquidités, les biens meubles corporels, les actifs numériques ou certains droits incorporels. Avant même notre désaccord de fond, une telle transformation fiscale, aux conséquences économiques, juridiques et comportementales majeures, ne saurait être introduite par voie d’amendement en projet de loi de finances, sans étude d’impact approfondie, ni concertation préalable. En outre, l’élargissement de l’assiette à des actifs mobiles et difficilement localisables accroît les risques d’optimisation et d’évasion fiscales, tout en complexifiant significativement le contrôle et le recouvrement de l’impôt, au détriment de la sécurité juridique des contribuables comme de l’efficacité administrative. Enfin, cette réforme remet en cause l’équilibre retenu lors de la transformation de l’ISF en IFI, qui visait à préserver l’attractivité du territoire, l’investissement productif et la stabilité du cadre fiscal. Introduire une nouvelle imposition patrimoniale enverrait un signal négatif aux ménages et aux investisseurs, contraire à l’objectif de croissance de l’économie. Pour l’ensemble de ces raisons, il est proposé de supprimer l’article 3 bis. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001235
Dossier : 1235
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la nouvelle contribution spécifique sur les revenus publicitaires des réseaux sociaux. Si la question de la juste contribution fiscale des grandes plateformes numériques est légitime, la réponse apportée consiste une nouvelle fois à instituer une taxe additionnelle, venant s’ajouter à un empilement déjà important de prélèvements. Cette logique de multiplication des taxes nuit à la lisibilité du système fiscal, à sa stabilité et à sa cohérence d’ensemble, en particulier dans un secteur déjà fortement régulé et fiscalisé. La création d’une imposition nationale supplémentaire s’inscrit en outre à rebours des efforts engagés depuis plusieurs années pour privilégier des solutions coordonnées au niveau international, notamment dans le cadre de l’OCDE et de l’Union européenne. En s’écartant de cette approche, la France s’expose à des risques accrus de contentieux, de double imposition et de mesures de rétorsion, sans garantie sur le rendement effectif et pérenne de la taxe. Par ailleurs, la définition large de l’assiette, fondée sur la valorisation des données et la localisation des utilisateurs, soulève de fortes incertitudes juridiques et opérationnelles, tant pour les entreprises concernées que pour l’administration fiscale, renforçant l’insécurité normative. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001236
Dossier : 1236
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement, adopté en commission des finances, vise à supprimer l’article 16 sexies qui instaure une taxe nouvelle sur les billets de croisière incluant une escale sur le territoire français. Cet article procède une nouvelle fois à la création d’un prélèvement supplémentaire, venant alourdir encore la fiscalité pesant sur une activité économique déjà fortement encadrée. Cette logique d’accumulation de taxes sectorielles nuit à la lisibilité et à la stabilité de notre système fiscal, sans s’inscrire dans une réflexion globale sur les instruments existants ni sur leur efficacité réelle. Au-delà du principe, cette taxe fait peser un risque direct sur l’attractivité des ports français et sur l’économie locale des territoires littoraux, qui bénéficient largement des retombées économiques des escales de croisière en matière d’emploi, de tourisme et d’activité commerciale. En renchérissant le coût des escales en France, le dispositif proposé incite mécaniquement les opérateurs à privilégier des ports concurrents situés dans d’autres États, au détriment des territoires français. Enfin, l’objectif environnemental affiché ne saurait justifier, à lui seul, la création d’une imposition nationale supplémentaire, alors même que des outils de régulation, de normes environnementales et de tarification portuaire existent déjà ou peuvent être renforcés de manière plus ciblée et plus efficace. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001244
Dossier : 1244
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à fixer à 50 € le montant de la taxe sur les importations de pays hors-UE d’articles à faible valeur. Dans le cadre de la réforme de l’Union douanière, la Commission européenne a pour ambition d’instaurer un prélèvement sur l’importation d’articles à faible valeur destinés à des particuliers, principalement issus d’achats réalisés sur certaines plateformes de e-commerce. Dans le PLF 2026 et son article 22, la France entend anticiper la mise en place d’un tel malus dans les plus brefs délais, en instituant dès 2026 une taxe de 2 € par article importé d’hors UE (montant rehaussé à 5 € au Sénat). Cette mesure concerne avant tout l’importation de produits achetés sur les sites des géants chinois de fast-consommation SHEIN et TEMU. Le groupe Écologiste et Social dénonce ce modèle de consumérisme à outrance qui représente une menace directe pour notre modèle de commerce français. Les boutiques de proximité sont aujourd’hui très largement en danger de disparition du fait d’une concurrence extrême de la part du commerce en ligne qui ne connaît pas les mêmes contraintes fiscales notamment. Nous souhaitons aussi rappeler que la fast-consommation, et en particulier la fast-fashion, a des impacts humains, sociaux et environnementaux destructeurs : – exploitation de la main d’œuvre ouvrière (travail forcé des peuples ouïghours, des mineurs, absence de contrat de travail, horaires dépassant les 75h/semaine) ; – des prix cassés pour inciter, souvent les plus jeunes, à consommer encore et encore des articles de mauvaise qualité dont ils se lassent immédiatement ; – un marketing ultra-agressif, avec plus de 50 milliards de publicités sur internet ; – la destruction de l’environnement, la contamination des cours d’eau et des océans aux microplastiques, l’utilisation de quantités astronomiques d’eau et d’énergies fossiles pour produire les vêtements et pour les transporter partout à travers le monde, sans compter des émissions de gaz à effet de serre extrêmement élevées. Un article acheté sur SHEIN coûte en moyenne 7,40 €, et un article acheté sur TEMU 13 € : les acheteurs sont donc incités à dépenser souvent beaucoup d’argent pour de nombreux articles qu’ils ne portent ou n’utilisent que quelques fois avant de les jeter. À contrario de ce modèle, pour le groupe Écologiste et Social, la priorité doit être à la sobriété : consommer moins et mieux. Nous soutenons ainsi un modèle plus durable, d’achats qui durent dans le temps et que l’on ne rachète pas tous les ans. C’est dans cette perspective que cet amendement d’appel que nous proposons, fixe le montant de la taxe à 50 € sur ces produits importés pour les rendre moins attractifs que l’achat de produits qui résistent dans le temps, qui ne se démodent pas, qui sont confectionnés dans des conditions dignes, et qui soutiennent nos commerces de proximité et nos techniques et savoir-faire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001245
Dossier : 1245
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à fixer à 25 € le montant de la taxe sur les importations de pays hors-UE d’articles à faible valeur. Dans le cadre de la réforme de l’Union douanière, la Commission européenne a pour ambition d’instaurer un prélèvement sur l’importation d’articles à faible valeur destinés à des particuliers, principalement issus d’achats réalisés sur certaines plateformes de e-commerce. Dans le PLF 2026 et son article 22, la France entend anticiper la mise en place d’un tel malus dans les plus brefs délais, en instituant dès 2026 une taxe de 2 € par article importé d’hors UE (montant rehaussé à 5 € au Sénat). Cette mesure concerne avant tout l’importation de produits achetés sur les sites des géants chinois de fast-consommation SHEIN et TEMU. Le groupe Écologiste et Social dénonce ce modèle de consumérisme à outrance qui représente une menace directe pour notre modèle de commerce français. Les boutiques de proximité sont aujourd’hui très largement en danger de disparition du fait d’une concurrence extrême de la part du commerce en ligne qui ne connaît pas les mêmes contraintes fiscales notamment. Nous souhaitons aussi rappeler que la fast-consommation, et en particulier la fast-fashion, a des impacts humains, sociaux et environnementaux destructeurs : – exploitation de la main d’œuvre ouvrière (travail forcé des peuples ouïghours, des mineurs, absence de contrat de travail, horaires dépassant les 75h/semaine) ; – des prix cassés pour inciter, souvent les plus jeunes, à consommer encore et encore des articles de mauvaise qualité dont ils se lassent immédiatement ; – un marketing ultra-agressif, avec plus de 50 milliards de publicités sur internet ; – la destruction de l’environnement, la contamination des cours d’eau et des océans aux microplastiques, l’utilisation de quantités astronomiques d’eau et d’énergies fossiles pour produire les vêtements et pour les transporter partout à travers le monde, sans compter des émissions de gaz à effet de serre extrêmement élevées. Un article acheté sur SHEIN coûte en moyenne 7,40 €, et un article acheté sur TEMU 13 € : les acheteurs sont donc incités à dépenser souvent beaucoup d’argent pour de nombreux articles qu’ils ne portent ou n’utilisent que quelques fois avant de les jeter. À contrario de ce modèle, pour le groupe Écologiste et Social, la priorité doit être à la sobriété : consommer moins et mieux. Nous soutenons ainsi un modèle plus durable, d’achats qui durent dans le temps et que l’on ne rachète pas tous les ans. C’est dans cette perspective que cet amendement d’appel que nous proposons, fixe le montant de la taxe à 25 € sur ces produits importés pour les rendre moins attractifs que l’achat de produits qui résistent dans le temps, qui ne se démodent pas, qui sont confectionnés dans des conditions dignes, et qui soutiennent nos commerces de proximité et nos techniques et savoir-faire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001285
Dossier : 1285
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement, proposé au Sénat par le groupe SER procède à une réécriture de l’article 24 relatif à la taxe sur les services d’accès à des contenus audiovisuels à la demande. Cette taxe concerne à la fois les services de streaming (Netflix, Prime Video etc.) et les plateformes hébergeant des contenus amateurs (Kick, Onlyfans…). La taxe s’applique à la somme des prix payés par les utilisateurs en contrepartie de l’accès aux contenus audiovisuels, le taux étant majoré pour les vidéos à caractère pornographique ou incitant à la violence. Les modifications proposées sont les suivantes : Premièrement, au regard de l’essor de cette économie numérique, il est proposé d’augmenter le taux de la taxe applicable à ces services et de la porter à 7,5 % au lieu de 5,15 %. Le taux majoré pour les contenus à caractère pornographique ou incitant à la violence est porté à 20 % au lieu de 15 % . Deuxièmement, le seuil de déclenchement de la taxe est fixé à 50 000 euros de revenus générés. Surtout, l’exemption est supprimée pour les créateurs de contenus à caractère pornographique ou incitant à la violence. En effet, il est difficile de comprendre le sens de cette exemption, alors même que la protection des mineurs et la lutte contre toutes les formes de violence sur les plateformes sont érigées en priorités tant au niveau national qu’à l’échelle européenne. Cette exemption est donc incohérente avec l’action de régulation menée par l’ARCOM et, plus globalement, par les pouvoirs publics. À travers cet amendement, l’objectif est de renforcer la souveraineté économique et culturelle de notre pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001312
Dossier : 1312
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rehausser de 5 à 10 centimes le montant de la taxe devant être acquittée par les premiers producteurs de déchets, les industriels, afin de répondre à certains angles morts des politiques actuelles en matière de prévention des déchets. L’article 21 ter vise à créer une taxe en amont sur les produits manufacturés sans filière de récupération (hors alimentation, énergie, produits de première nécessité ou soumis à la responsabilité élargie du producteur), dans la lignée de la proposition n°5 du rapport d’information du Sénat sur l’application de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. La mise en place progressive de la tarification incitative en matière de gestion des déchets, censée encourager la réduction et le tri, a été aussi génératrice d’inégalités dans certains territoires. En liant le coût du service à la quantité de déchets produits, elle tend à faire peser une part croissante du financement sur les ménages, alors même que certains, particulièrement vulnérables, n’ont qu’une marge de manœuvre limitée pour réduire certains types de déchets. L’incompréhension face à un système de gestion des déchets perçu comme injuste et opaque est proportionnelle au laxisme encore flagrant à l’encontre des premiers générateurs de déchets, les industriels. Ne pas s’attaquer aux principaux émetteurs de déchets revient non seulement à retarder davantage le respect des engagements pris par la France en matière de réduction des déchets, mais cela représente également un manque à gagner important pour les collectivités, alors que les dépenses du service public de gestion des déchets augmentent continuellement depuis 20 ans malgré une baisse majeure de recettes pour les collectivités. En amont, l’étape de la production est, en effet, particulièrement émettrice de gaz à effet de serre. L’extraction de matières premières, leur transformation en produit, le conditionnement et le transport sont ainsi responsables de 62 % des émissions mondiales de GES. Si le recyclage et la valorisation des déchets peuvent contribuer à limiter leur impact environnemental, la réduction à la source demeure le levier le plus efficace pour atteindre les objectifs climatiques et écologiques. Or, certains produits non manufacturés ou composés de matériaux complexes ne disposent d’aucune filière de tri ou de valorisation, entraînant leur élimination directe et un coût supplémentaire pour les collectivités. Le présent amendement propose donc de rehausser le montant de la taxe spécifique sur les produits non manufacturés ne relevant d’aucune filière de tri, afin de responsabiliser les metteurs sur le marché et d’encourager la création de nouvelles filières de valorisation. Le groupe Écologiste et Social suggère vivement que le produit de cette taxe soit affecté aux collectivités pour soutenir la revalorisation à échelle locale, afin de renforcer l’accompagnement de ces dernières dans la gestion des déchets.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001321
Dossier : 1321
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Rejeté
15/01/2026
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L'article 10 quater adopté au Sénat crée un crédit d’impôt destiné à soutenir les dépenses liées à la mécanisation collective pour les exploitants agricoles membres de coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Cette mesure peut représenter un réel avantage pour les exploitants. Cependant, dans la rédaction actuelle, la manière dont ce dispositif est financé suscite des inquiétudes car son financement s'appuie sur la réduction de 20 000 € du plafond de l’exonération fiscale sur les plus-values de cession de matériels agricoles, actuellement prévu à l’article 151 septies du code général des impôts. Le régime fiscal prévu par cet article du CGI est un outil reconnu et largement utilisé dans le secteur agricole. Il joue un rôle important pour le renouvellement des équipements, l’amélioration de la performance et la transition vers des pratiques plus durables. Réduire ce plafond pour financer un nouveau dispositif pourrait donc nuire à long terme à la compétitivité et à la modernisation des exploitations Par ailleurs, la diminution du plafond proposée par le Sénat revient à fragiliser l’augmentation de 100 000 € instaurée par la loi de finances pour 2024, dont l’objectif était de renforcer l’efficacité du dispositif, de neutraliser les effets de l’inflation et d’assurer que l’outil fiscal reste adapté aux besoins et à la réalité économique des exploitations agricoles. Comme l'ensemble des acteurs économiques, les agriculteurs ont besoin de stabilité fiscale pour leur de planifier leurs investissements et d’assurer la modernisation durable de leurs exploitations. C'est pourquoi cet amendement propose de ne pas faire reposer le financement du crédit d’impôt pour les dépenses de mécanisation collective sur la diminution du plafond d’exonération des plus-values professionnelles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001324
Dossier : 1324
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15/01/2026
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Il est proposé de supprimer la disposition visant à augmenter les plafonds de ressources des ménages éligibles au bail réel solidaire. En effet cette mesure conduirait à ouvrir ce dispositif à plus de 90 % de la population et lui ôterait son caractère social. De manière mécanique, ils hypothèqueraient son avenir. Les mesures favorisant le développement du BRS – TVA à 5,5 %, les prêts bonifiés de très long terme accordés aux organismes de foncier Solidaire, les soutiens forts d’un certain nombre de collectivités territoriales – sont la contrepartie d’un ciblage du dispositif sur des ménages modestes. Le déplafonnement ouvrirait la porte à la suppression de ces aides. À vouloir faire bénéficier tout le monde du Bail Réel Solidaire, on prend le risque que parmi les ménages éligibles, ceux aux plus hauts revenus évincent les ménages modestes qui sont pourtant la cible originelle de ce dispositif d’accession sociale à la propriété. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001346
Dossier : 1346
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement des députés Socialistes et apparentés vise à supprimer le report différencié d’entrée en vigueur de la redevance sur les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), introduit par le Sénat. Le II de l’article 20 prévoit que certaines parties de l’article 20 (1° bis et 2° bis du I) n’entrent en vigueur qu’au 1er janvier 2027, tandis que le reste du texte s’applique au 1er janvier 2026. Cette différenciation entraîne un report injustifié de la mise en œuvre de la redevance sur les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), qui constitue un outil essentiel pour prévenir la pollution des eaux et protéger la santé publique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001362
Dossier : 1362
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Voir le scrutin
15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l'article 15 bis, introduit au Sénat, qui prévoit une exonération de taxe sur les billets d'avion (TSBA) pour certaines liaisons aériennes de petits aéroports régionaux soumis à des obligations de service public, dès lors que le trafic annuel est inférieur à 150 000 passagers. Si cet article se présente comme un dispositif en faveur du « désenclavement » de certaines zones, il est en réalité profondément contestable sur le plan écologique, économique et de cohérence des politiques publiques. Sur le plan environnemental, le subventionnement indirect des énergies fossiles et en particulier de l’aviation ne peut pas constituer une solution durable à l'accès à la mobilité et au « désenclavement » dans l'Hexagone. L'aviation est effectivement le moyen de transport le plus polluant, au regard du nombre de passagers concernés. L’exonération de TSBA pour certaines liaisons revient à favoriser l’usage de ce mode de transport extrêmement polluant, au détriment du nécessaire développement des alternatives de transport durables (transports en commun : ferroviaire, autobus ou plus largement mobilité décarbonée). Une telle mesure de soutien à l'aviation détourne des modes de transport alternatifs des voyageurs, alors même qu'un taux de remplissage plus important permettrait de développer l'offre et d'en réduire le prix. Par ailleurs, l'exonération de TSBA prive les pouvoirs publics de recettes - certes limitées - mais qui n'en pourraient pas moins être utiles pour développer l'offre durable. En somme, soutenir ces liaisons aériennes plutôt qu’une véritable politique de mobilité intégrée est contradictoire avec les objectifs de réduction des émissions définis par la loi et les engagements climatiques nationaux et européens. Sur le plan de l'aménagement du territoire, si les petites plateformes régionales jouent un rôle parfois utile, cela ne doit pas se traduire par un allégement fiscal spécifique à l’aviation bénéficiant à une minorité d'usagers, mais plutôt par des politiques de transport intégrées et durables, adaptées aux besoins des populations locales dans leur grande majorité. Rien ne justifie, en 2026, la création d'une niche fiscale brune supplémentaire dans un secteur non soutenable. Sur le plan économique et budgétaire, même si l'impact de cette exonération est limitée une fois considérée à l’échelle nationale, la mesure entérine une politique de subvention à l’aviation plutôt que de renforcer la cohérence écologique du budget. Dans un contexte de contraintes budgétaires fortes et d’impératifs climatiques, il est incohérent d’affaiblir un instrument fiscal sans replacer cette dépense dans une stratégie de transition énergétique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001364
Dossier : 1364
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer totalement la fiscalisation des indemnités journalières versées aux personnes atteintes d’affections de longue durée (ALD). Ces indemnités, aujourd’hui exonérées d’impôt sur le revenu, étaient intégralement fiscalisées dans le PLF initialement déposé par le Gouvernement, et le sont à hauteur de 50 % dans la version de l’article 5 issue du Sénat, alors même que celles-ci constituent un soutien vital pour des malades souvent confrontés à une perte de revenus importante. Après des années de politiques fiscales favorisant les plus aisés, le Gouvernement a choisi de faire peser l’effort budgétaire sur les personnes les plus fragiles. Cette stratégie revient à faire payer les malades pour financer des allègements accordés aux plus riches. Les personnes concernées, atteintes de pathologies graves comme la sclérose en plaques, le cancer ou l’insuffisance cardiaque, verraient ainsi leurs impôts augmenter. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001366
Dossier : 1366
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet amendement, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale (après l’article 23), a pour objet de préciser l’articulation entre, d’une part, les modalités de recouvrement de l’accise sur les produits à fumer et à vapoter et, d’autre part, la réglementation sectorielle. Cette articulation repose, comme pour tous les produits soumis à accise, sur la mise en place d’un régime économique qui assure le fonctionnement du régime suspensif de l’accise entre, d’une part, la production ou l’importation et, d’autre part, la fourniture au détaillant.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001437
Dossier : 1437
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Tombé
15/01/2026
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La défiscalisation des indemnités journalières figure dans le projet de loi de finances pour 2026 parmi les « dépenses fiscales dont la justification ou l’efficacité peut être questionnée ». La non-taxation des indemnités journalières versées aux personnes atteintes de pathologies graves et invalidantes répond à un objectif économique et social pourtant clair : limiter la chute brutale de leurs revenus, lesquels sont souvent divisés par deux pendant la période de maladie. Cette dépense fiscale ne constitue en réalité qu’une atténuation minimale des conséquences économiques de la maladie. Dans un budget qui alterne entre cadeaux fiscaux aux plus riches et augmentation de la pression fiscale sur les classes populaires, la mesure présentée dans cet article en représente l’acmé, le symbole même d’un budget profondément antisocial. Les 800 millions d’euros d’économies réalisées au détriment des personnes en affection de longue durée apparaissent d’autant plus insupportables que, dans le même temps, plus de 6 milliards d’euros d’impôts pesant sur les plus fortunés ont été supprimés par la majorité sénatoriale. Combinée à un projet de loi de financement de la sécurité sociale défavorable aux malades, cette mesure inflige une double peine aux personnes en affection de longue durée. La proposition présentée par le Sénat comme une solution intermédiaire, consistant à n’exonérer les indemnités journalières de l’impôt sur le revenu qu’à hauteur de 50 %, ne saurait constituer un compromis acceptable. C’est pourquoi la suppression de cette mesure s’impose à la fois comme une nécessité sociale et morale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001442
Dossier : 1442
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement complète l'amendement de suppression de l'alinéa 4, dans la mesure où l'alinéa 8 prévoit la fiscalisation complète des indemnités journalières pour les travailleurs indépendants. La défiscalisation des indemnités journalières figure dans le projet de loi de finances pour 2026 parmi les « dépenses fiscales dont la justification ou l’efficacité peut être questionnée ». La non-taxation des indemnités journalières versées aux personnes atteintes de pathologies graves et invalidantes répond à un objectif économique et social pourtant clair : limiter la chute brutale de leurs revenus, lesquels sont souvent divisés par deux pendant la période de maladie. Cette dépense fiscale ne constitue en réalité qu’une atténuation minimale des conséquences économiques de la maladie. Dans un budget qui alterne entre cadeaux fiscaux aux plus riches et augmentation de la pression fiscale sur les classes populaires, la mesure présentée dans cet article en représente l’acmé, le symbole même d’un budget profondément antisocial. Les 800 millions d’euros d’économies réalisées au détriment des personnes en affection de longue durée apparaissent d’autant plus insupportables que, dans le même temps, plus de 6 milliards d’euros d’impôts pesant sur les plus fortunés ont été supprimés par la majorité sénatoriale. Combinée à un projet de loi de financement de la sécurité sociale défavorable aux malades, cette mesure inflige une double peine aux personnes en affection de longue durée. La proposition présentée par le Sénat comme une solution intermédiaire, consistant à n’exonérer les indemnités journalières de l’impôt sur le revenu qu’à hauteur de 50 %, ne saurait constituer un compromis acceptable. C’est pourquoi la suppression de cette mesure s’impose à la fois comme une nécessité sociale et morale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001468
Dossier : 1468
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer cet article prévoyant de pérenniser le dispositif des clubs de jeux à Paris. Alors que les clubs de jeux d’argent sont interdits à Paris depuis plusieurs décennies, une dérogation avait été instaurée en 2017, dans le cadre d’une expérimentation. Depuis, elle a été prolongée à plusieurs reprises. Or, comme nous montre l’expérience du passé, le développement de ces clubs de jeux d’argent participe à la fraude : en effet, s’ils ont prospéré au début des années 2000’, ces lieux ont finalement tous été fermé suite à des affaires de fraude fiscale et de blanchiment d’argent. De plus, nous nous opposons philosophiquement au développement des clubs de jeux, fréquentés par une clientèle très aisée. En effet, ces lieux favorisent l’apparition de comportement d’addiction aux jeux d’argent et conduisent des joueurs à perdre des sommes non-négligeables, parfois en les conduisant même à recourir à des intermédiaires financiers illégaux qui alimentent l'addiction au pari. Pour ces raisons, nous nous opposons à la pérennisation des clubs de jeux d’argent à Paris.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001469
Dossier : 1469
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Retiré
15/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent la suppression de cet article visant à remplacer l’IFI par une « contribution sur les hauts patrimoines ». Cette contribution sur les hauts patrimoines correspond à l'impôt sur la « fortune improductive » proposée par le Modem à l’Assemblée et votée dans une alliance contre-nature entre les socialistes et le RN. Ce dispositif est une fumisterie : Cette “contribution des hauts patrimoines” est scandaleuse. Alors que la concentration toujours plus forte du patrimoine appellerait à l'instauration d’un ISF renforcé, le Sénat préfère réduire l’efficacité et le rendement de l’actuel IFI, pourtant déjà largement insuffisant. Même la Ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a dû admettre que cette réforme de l’IFI diminuerait de 600M€ le rendement de l'impôt, au bénéfice des ménages les plus aisés. Encore une fois, lorsqu’il s’agit de défendre les riches et les puissants de ce pays, le Sénat se couche sur ses objectifs de réduction du déficit. Finalement, « l’argent magique », formule que lança Macron à une soignante du CHU de Rouen pour justifier la baisse des dotations à l’hôpital public, existe bel et bien ! Il n’est simplement pas utilisé pour le bien commun. Alors qu’il est urgent de renforcer notre fiscalité sur le patrimoine des très riches, nous ne pouvons pas accepter cette « contribution sur les hauts patrimoines » injuste, qui renforcera encore les inégalités tout en vidant les caisses de l’Etat. Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons la suppression de cet article.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001471
Dossier : 1471
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Rejeté
15/01/2026
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Le nouvel impôt sur la fortune improductive créé par le Sénat s'inspire d'un amendement voté par l'Assemblée nationale en première lecture du Projet de Loi de Finances. Mais il en diffère sensiblement en matière de seuil de déclenchement. Les sénateurs ont en effet décidé de le relever de 1,3 M€ à 2,57 M€, ce qui a pour conséquence immédiate d'en réduire le rendement, par rapport à l'impôt sur la fortune immobilière, de 600 millions d'euros. Il convient donc, tant pour des raisons de justice fiscale, de capacité contributive des assujettis et de rendement budgétaire, de rétablir le seuil qui prévalait pour l'ISF et pour l'IFI, à 1,3 M€. Rappelons qu'au seuil de déclenchement de l'IFI, seuls 0,5% des foyers fiscaux étaient concernés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001472
Dossier : 1472
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Rejeté
15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de renforcer la restriction du pacte Dutreil prévue à cet article en le plafonnant à deux millions d’euros, de sorte qu’il bénéficie avant tout aux TPE et PME, et qu’il cesse d’être un passoire fiscale pour ultra-riches. Notre amendement donne en outre la possibilité aux héritiers de s’acquitter si besoin des droits de succession en cédant des parts à l’État. Le pacte Dutreil permet la défiscalisation de la donation en ligne directe de 75 % des parts d’une entreprise à la condition que l’héritier exerce une fonction de direction. Cette exonération fiscale massive pour éviter les cessions d’entreprises à la mort de son dirigeant propriétaire a démontré ses effets pervers, aux dépens de nos finances publiques. Cette niche est d'autant plus absurde qu'en cas de non-respect des engagements de l'héritier, l'exonération n'est même pas remise en cause. Le pacte Dutreil abîme considérablement la progressivité des droits de succession. Comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport de juin 2024, pour la transmission en ligne directe d’un patrimoine de 2,5 millions d’euros, alors que le taux moyen devrait être de 30%, le taux moyen effectif n’est que de 15%. C’est ainsi, à l’aide des mécanismes dérogatoires, 375 000 € qui sont soustraits à la puissance publique. Ce pacte favorise en effet la construction de dynasties familiales dans les directions d’entreprises par stratégie d’évitement de l’impôt, au mépris d’un critère de crédibilité et de compétence. Il a répandu en France ce que la littérature économique appelle « l’effet Carnegie » : la désincitation au travail et au développement provoquée par le bénéfice d'un héritage assurant fortune. Ce dispositif, qui grève chaque année le budget de l’État de plus de 4 milliards d'euros, est d’autant plus inquiétant que le nombre de pactes Dutreil a fortement augmenté depuis une quinzaine d’années, comme le pointe le Conseil d’Analyse économique. Cependant, la cession d’une partie des parts de la société à d’autres acteurs privés est de nature à remettre en cause la direction politique de la société, en particulier vis-à-vis d’autres sociétés prédatrices, potentiellement étrangère. Par ailleurs, l’empressement lié à la vente et le volume de part alors vendu est de nature à engendrer une revente sous le cours de long-terme, altérant de fait la valorisation du patrimoine ainsi hérité. Afin de pallier cette double difficulté, nous proposons que l’État puisse accepter en guise de paiement de droits sur la succession l’équivalent en part de la société considérée. L’État n’étant pas sujet aux mêmes tensions de liquidité que les particuliers, il pourra alors prendre le temps de la revente, s’assurer d’un prix correct et que les acquéreurs ne sont pas de nature à menacer l’avenir de la société. Libéré du risque que ferait peser les droits de succession sur la continuité des entreprises, les héritiers pourront alors s’acquitter de leur contribution à la société, plutôt que de s’y soustraire comme c’est aujourd’hui le cas. Il leur sera même possible d’être eux-mêmes les acquéreurs des parts qu’ils ont cédés à l’État, en mobilisant la survaleur extraite au travers de leur société. Afin de mettre un terme aux exonérations à tour de bras qui empêchent les bénéficiaires d’héritages dorés de participer à la solidarité nationale, nous proposons donc de plafonner le pacte Dutreil à 2 millions d’euros afin que seules les transmissions de TPE et PME puissent en bénéficier et de permettre aux héritiers de céder leurs parts à l’État afin de s’acquitter de droits de succession. Pour respecter les obligations de l’article 40 de la Constitution, nous précisons que cette prise de participation n’induira pas d’autres charges que des charges de gestion. La réalité des entreprises et de leur gestion étant bien diverse, la clause d'absence de nomination de représentants de l’Etat ou de commissaires du Gouvernement supplémentaires au sein des instances de gouvernance ou de direction des sociétés concernées est un carcan prévu à des fins de recevabilité aux yeux de l'article 40. Nous appelons le Gouvernement à lever le gage. Le coût annuel du pacte Dutreil étant de 5Md€, l’amendement engendre un surcroît de recettes en tout état de cause inférieur à ce montant. Il permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001473
Dossier : 1473
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Adopté
15/01/2026
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Par cet amendement, nous proposons de faire entrer en vigueur dès la promulgation de la présente loi de finances la redevance spécifique dédiée à la pollution de l’eau par les PFAS. En effet, si le Sénat a utilement ajouté une redevance relative à la pollution des PFAS dans l’eau, celle-ci n’entrerait en vigueur qu’à partir de 2027. Or, les PFAS sont des polluants éternels, qui mettent gravement en cause la santé de nos concitoyens (diminution de la réponse immunitaire à la vaccination, débalancement des lipides dans le sang comme le cholestérol, baisse du poids de naissance et augmentation du risque de cancer du rein). Toutes les études empiriques, - et notamment celles de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) - dévoilent la présence de PFAS chez tous les adultes et enfants français. Or, les PFAS se dégradent très peu, c’est pourquoi il est possible d’en retrouver des traces dans l’environnement, y compris des substances qui ont été interdites depuis plusieurs années. C’est pourquoi il faut lutter au plus vite pour répondre à cet enjeu majeur de santé publique. Nous proposons donc la mise en place de la redevance spécifique dédiée à la pollution de l’eau par les PFAS dès la promulgation de la présente loi de finances. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001474
Dossier : 1474
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Adopté
15/01/2026
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L’article 793 du CGI prévoit une exonération de 75 % de la valeur des bois et forêts et des parts de groupement forestier en cas de transmission à titre gratuit. Depuis sa création, ce dispositif distingue la valeur du sol de la valeur des arbres afin de taxer aux droits de mutation la seule valeur du sol estimée à 25 %. La valeur des arbres est quant à elle taxée à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du forfait forestier. Cette distinction entre le sol et les arbres a été mise en place afin de dissuader les propriétaires de pratiquer des coupes excessives avant de transmettre les biens, et ainsi de diminuer la valeur des biens transmis. Il s’agit donc d’une mesure de protection de la surface forestière. Par ailleurs, l’application d’un document de gestion durable pour une durée de trente ans à compter de la transmission est une condition pour bénéficier de l’exonération et vise avant tout à assurer une gestion durable et multifonctionnelle (économique, sociale et environnementale) en forêt privée, ce qui garantit une gestion équilibrée et permet l’adaptation progressive des forêts au changement climatique. L’article 10 octies vient remettre en cause ce raisonnement, en conditionnant l’application de ce taux à la mise en œuvre d’une gestion sylvicole contribuant significativement l’augmentation du puits de carbone ou à l’amélioration de l’état de conservation de l’habitat forestier. Au-delà du fait que ces critères sont subjectifs et très difficilement vérifiables, ce texte conduit à une remise en cause de l’esprit du texte non souhaitable. Il convient donc de supprimer purement et simplement cet article |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001479
Dossier : 1479
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer la disposition proposant de renforcer le tarif réduit sur l’accise sur l’électricité dont bénéficient certains centres de données (datacenters). Pour rappel, cette dépense permet aux centres de stockage de données répondant aux conditions prévues par l’article L. 312‑70 du code des impositions sur les biens et services de bénéficier d’un tarif réduit sur l’accise sur l’électricité de 12 €/MWh au lieu du tarif normal de 20,90 €/MWh. D’après RTE, la consommation d’électricité des datacenters en France s’élevait à 10 TWh en 2022, soit 2 % de la consommation française totale en électricité. Au tarif normal de 20,90 €/MWh, les datacenters devraient donc s’acquitter d’une accise sur l’électricité de 209 M€. L’article 18 du projet de loi de finances pour 2026 propose de porter ce tarif à 10 €/MWh, ce qui constituerait un coût supplémentaire pour les finances publiques de plusieurs millions d’euros. Rappelons que ces tarifs constituent autant de diminutions des recettes fiscales de l’État. Ils doivent donc être réservés en priorité à des infrastructures présentant un intérêt national ou collectif le justifiant. Conformément au principe d’égalité devant l’impôt, et considérant que l’intérêt d’un datacenter pour la collectivité ne peut pas être établi a priori, il n’est pas justifié de proposer aux datacenters une diminution de l’impôt. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001480
Dossier : 1480
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Rejeté
15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire LFI propose d'élargir cet article en appliquant le Pacte Dutreil aux seuls actifs professionnels. La niche Dutreil permet d’exonérer d’impôt la donation en ligne directe de 75% des parts d’une entreprise à la condition que l’héritier exerce une fonction de direction. Cependant, aucun contrôle n’est ensuite effectué par l’administration : en cas de non-respect des engagements de l’héritier, la niche fiscale n’est pas remise en question. Cette situation conduit à des abus multiples. Aujourd’hui, l’économie française s’organise de plus en plus autour d’un « capitalisme d’héritage ». Ainsi, une note de la Fondation Jean Jaurès de septembre 2025 indique que parmi les 100 premières fortunes françaises, on compte près de 60% d’héritiers. Loin de la « start-up nation » fantasmée par Macron, cette reproduction du patrimoine fait de la figure du « self-made-man » un mythe : 73 % des créateurs de start-up viennent d’une famille favorisée, 80% ont fait des grandes études, financées par leur famille. Le pacte Dutreil abîme considérablement la progressivité des droits de succession et profite essentiellement très grandes donations. Cet amendement vise à faire bénéficier de cette dépense fiscale les seuls actifs professionnels. Une évolution du droit en ce sens permettrait d’inciter les entreprises à l’investissement réel et au développement des actifs productifs. De même, restreindre cette niche fiscale coûteuse (4Md d’euros) est une manière d’éviter les abus et les comportements d’optimisation fiscale. Afin de financer la solidarité nationale et d’inciter à l’investissement dans notre appareil productif, nous proposons donc de mettre un terme au détournement du Pacte Dutreil dans la transmission de holding et de société de gestion de patrimoine financer. Il s’agit alors de réserver l’utilisation du Pacte Dutreil aux seuls actifs professionnels. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001481
Dossier : 1481
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI propose de supprimer l’article 23 de ce PLF qui entend fiscaliser l’ensemble des produits à fumer. Le gouvernement avance en effet une disposition cherchant à fiscaliser les produits à fumer, principalement les vapoteuses et les cigarettes électroniques, en définissant un tarif d’accise de 3 c€/mL pour les produits contenant jusqu’à 15 milligrammes de nicotine et 5 c€/mL au-delà. Cette mesure, inique, s’en prend à des dispositifs – tel que la vapoteuse – qui sont pourtant, pour de nombreux fumeurs, un outil de transition pour arrêter définitivement ou réduire leur consommation de tabac. Des études scientifiques ont régulièrement démontré que les dispositifs de cigarettes électroniques tout en restant nocives le sont moins que le tabac fumé. En effet, contrairement au tabac, la cigarette électronique ne brûle rien. La fumée de tabac contient elle, des milliers de substances chimiques, dont beaucoup sont toxiques ou cancérigènes (comme le goudron ou le monoxyde de carbone). Ces substances sont absentes ou beaucoup moins présentes dans la vapeur. Cette taxe sur les « produits à fumer » impactera proportionnellement plus, comme toujours avec les impôts assis sur la consommation populaire, les catégories modestes de notre population. Le gouvernement cherche donc une nouvelle fois à faire des économies sur le dos des personnes le plus dans le besoin. Pourtant, accompagner les fumeurs de tabac à transiter vers ces formes moins néfastes de cigarette offre une possibilité de prévenir des maladies graves ou des décès prématurés. Environ 73 000 décès sont associés au tabagisme et plus d'un cancer sur trois est dû au tabagisme. Or, ces derniers représentent plus de 27 milliards d'euros de prise en charge par an, soit 13,4% des dépenses totales de l'Assurance maladie. En réalité, cette proposition gouvernementale ne vient que satisfaire les vieilles revendications des lobbies du tabac, qui voient leurs produits de plus en plus concurrencés par les autres produits à fumer, comme les cigarettes électroniques. Ainsi, pour l’ensemble de ces raisons, en particulier, celles ayant trait à la santé publique, nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001482
Dossier : 1482
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer le tarif réduit sur l’accise sur l’électricité dont bénéficient certains centres de données (datacenters) au titre des tarifs réduits pour les procédés et activités industriels (article L. 312‑64 du code des impositions sur les biens et services). Pour rappel, cette dépense permet aux centres de stockage de données répondant aux conditions prévues par l’article L. 312‑70 du code des impositions sur les biens et services de bénéficier d’un tarif réduit sur l’accise sur l’électricité de 12 €/MWh au lieu du tarif normal de 20,90 €/MWh. D’après RTE, la consommation d’électricité des datacenters en France s’élevait à 10 TWh en 2022, soit 2 % de la consommation française totale en électricité. Au tarif normal de 20,90 €/MWh, les datacenters devraient donc s’acquitter d’une accise sur l’électricité de 209 M€. Rappelons que ces tarifs constituent autant de diminutions des recettes fiscales de l’État. Ils doivent donc être réservés en priorité à des infrastructures présentant un intérêt national ou collectif le justifiant. Conformément au principe d’égalité devant l’impôt, et considérant que l’intérêt d’un datacenter pour la collectivité ne peut pas être établi a priori, il n’est pas justifié de proposer aux datacenters une diminution de l’impôt. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001489
Dossier : 1489
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Par cet amendement le groupe la France insoumise souhaite supprimer cet article adopté au Sénat qui triple les abattements fiscaux dont bénéficient les chaînes de télévision diffusées sur la TNT, les faisant passer de 10 à 30 millions d'euros. Cette disposition constitue une extension injustifiée d'une niche fiscale au profit de groupes audiovisuels privés qui, pour nombre d'entre eux, réalisent déjà des bénéfices confortables grâce aux recettes publicitaires. En effet, cet avantage fiscal bénéficiera notamment à des chaînes qui diffusent massivement de la publicité. Il n'existe aucune justification d'intérêt général à subventionner par l'impôt des entreprises commerciales prospères du secteur audiovisuel. Cette mesure est d'autant plus choquante qu'elle profitera à des chaînes qui portent gravement atteinte au débat démocratique et à la cohésion sociale. Comme l'ont démontré les travaux de notre collègue insoumis Aurélien Saintoul, certaines chaînes, à l'image de CNews détenue par le groupe Bolloré, se sont spécialisées dans la diffusion de contenus polémiques, de discours de haine et de désinformation systématique. L'Arcom a d'ailleurs sanctionné à plusieurs reprises CNews pour manquement à ses obligations d'honnêteté et de rigueur de l'information, pour propos haineux et pour non-respect du pluralisme. Cette chaîne a contribué à banaliser les discours d'extrême droite, à stigmatiser les populations musulmanes et immigrées, et à dégrader le niveau du débat public. Il est inacceptable que l'argent public, par le biais d'avantages fiscaux triplés, vienne soutenir des groupes médiatiques qui utilisent leurs antennes pour diffuser la haine, diviser les Français et saper les fondements de notre démocratie. Le groupe Bolloré a fait de ses médias des instruments de propagation d'une idéologie réactionnaire et xénophobe incompatible avec les valeurs républicaines. Dans un contexte où les services publics manquent cruellement de moyens, où l'audiovisuel public est étranglé financièrement, et où les médias indépendants peinent à survivre, il est particulièrement scandaleux d'offrir 20 millions d'euros supplémentaires d'avantages fiscaux à des groupes privés puissants appartenant à une poignée de multimillionnaires. Pour toutes ces raisons nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001496
Dossier : 1496
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Par cet amendement, les députés insoumis proposent de supprimer l'allongement de la durée de report des plus-values dans le cadre du régime d'apport-cession, qui n'est dans le fond qu'une niche fiscale de plus au service de la finance de marché. L'apport-cession est un dispositif qui consiste à apporter les titres d'une société auprès d'une autre société en vue de bénéficier du régime de report d'imposition des plus-values, en élargissant les conditions de reports, et la durée de conservation par la holding des titres apportés ou de leur réemploi, cela vient élargir la disponibilité de cette niche. En conséquence, nous demandons la suppression de cette mesure. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001508
Dossier : 1508
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Non soutenu
15/01/2026
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Le régime d’exonération des plus-values professionnelles visées à l’article 151 septies du CGI constitue un levier fiscal indispensable au renouvellement des agroéquipements et donc à la compétitivité des exploitations agricoles. Toutefois, une récente décision de la Cour administrative d’appel de Paris du 28 mars 2025 est de nature à fragiliser ce dispositif fiscal. En effet, la cour a estimé que les recettes de cession des actifs immobilisés constituent des recettes annuelles, attachées à l’activité normale et courante de l’exploitation, dont il convient de tenir compte pour l’appréciation des seuils d’exonération en application de l’article 151 septies. Conduite sur le fondement des règles comptables en vigueur à l’époque des faits, cette analyse est confortée par la nouvelle définition comptable du résultat exceptionnel par le plan comptable général (applicable de façon obligatoire aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025). Sur la base de cette nouvelle définition comptable et de cette récente jurisprudence fiscale, il apparait de façon évidente que les recettes réalisées lors de la vente de l’actif immobilisé par un agriculteur ne constitueront plus, à l’avenir, des recettes exceptionnelles, dès lors que ces ventes interviennent dans le cadre du renouvellement courant du matériel utilisé par l’entreprise pour l’exercice de son activité. Si la Cour administrative d’appel de Paris a prononcé une décision favorable au contribuable, au seul motif de l’opposabilité de la doctrine fiscale permettant de faire abstraction des recettes provenant de la cession d’éléments de l’actif immobilisé, cette doctrine administrative ne saurait perdurer sans fondement comptable et une interprétation déjà contestée localement et validée, sur le fonds, par plusieurs cours et tribunaux. Enfin, alors même que la loi de finances pour 2024 a permis un relèvement significatif des seuils d’exonération des plus-values, que la loi de finances pour 2025 a procédé à un nouveau rehaussement en cas de cession à un jeune agriculteur, la prise en compte des produits issus de la cession des immobilisations serait de nature à réduire à néant les effets des mesures précédemment adoptées. Aussi, il est proposé de préciser, s’agissant de l’appréciation des seuils de recettes pour l’application du régime d’exonération des plus-values professionnelles (151 septies du CGI), qu’il doit être fait abstraction des produits provenant de la cession d'éléments de l'actif immobilisé. Cet amendement a été préparé avec la FNSEA.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001509
Dossier : 1509
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Rejeté
15/01/2026
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Le Sénat a adopté un crédit d’impôt au titre des dépenses de mécanisation collective engagées par les entreprises agricoles adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Ce dispositif est mis en place à budget constant par une réduction de 20 000 euros des plafonds d’exonération du régime des plus-values professionnelles prévus à l’article 151 septies du CGI. Le régime fiscal de l’article 151 septies du CGI constitue un levier indispensable au renouvellement des agroéquipements et à la compétitivité des exploitations agricoles qui dans leur grande majorité relèvent du régime de l’IR. Une revalorisation des mêmes plafonds a été adoptée par les lois de finances pour 2024 et 2025 afin de renforcer l’efficacité de ce dispositif tout en s’adaptant à l’évolution économique des entreprises agricoles. Une telle diminution des plafonds d’exonération est inadmissible et incompréhensible. En effet, elle revient à remettre en cause les récents relèvements des seuils d’exonération à peine adoptés qui permettent simplement de rattraper les effets négatifs de l’inflation. De plus, ce crédit d’impôt temporaire qui vient affaiblir un dispositif pérenne qui a montré sa pertinence ne répond pas aux réalités économiques des exploitations : son taux comme son plafond sont totalement déconnectés de la réalité des dépenses facturées par les CUMA et un nombre infime d’agriculteurs pourra en bénéficier. En outre, le crédit d’impôt proposé au titre des dépenses éligibles serait plafonné à 3 000 € par année. Cependant, pour atteindre ce plafond pourtant peu élevé, les dépenses exposées devraient être d’un niveau significatif, à savoir 40 000 € par an. Ce niveau de dépenses est en réalité invraisemblable et déconnecté du niveau des investissements réalisés par les exploitants. Exemple : Avec une exploitation de taille moyenne de 150 hectares, et un chantier de moisson facturé par la coopérative 105 €/ha (tarif 2025). La facture atteint alors 15 750€ pour la totalité de la surface moissonnée, un montant très éloigné des 40 000 € de dépenses éligibles. Dans ce cas, le crédit d’impôt ne serait alors que de 1 181 €, soit un montant très inférieur à celui du plafond maximum, lequel s’établit à 3 000 € et ne sera que rarement atteint. La mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux doit faire l’objet d’une étude préalable d’impact en adéquation avec les attentes des exploitants agricoles et leurs effets sur les exploitations. Ce qui n’a manifestement pas été le cas pour le présent crédit d’impôt. De surcroît, le dispositif proposé vient en concurrence avec d’autres mécanismes de mécanisation en commun (copropriété d’équipements, entreprises de prestations de travaux agricoles constituées entre agriculteurs…) qui se trouvent doublement pénalisées : elles ne bénéficient pas du nouveau crédit d’impôt et subissent la diminution des plafonds d’exonération. Là encore, une telle mesure doit être mieux étudiée au plan technique et mieux évaluée au plan budgétaire pour atteindre l’objectif qu’elle se propose d’atteindre sans déstabiliser les différentes formules déjà choisies par les agriculteurs au bénéfice des seules CUMA. En conséquence, il est donc proposé de supprimer ce dispositif et de demander au Ministre d’engager, dès cette année, de réelles réflexions sur la mise en place de dispositifs fiscaux utiles et efficients à la compétitivité des exploitations agricoles françaises en lien avec les organisations professionnelles. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001519
Dossier : 1519
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Retiré
15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de rétablir et pérenniser la contribution sur l’IS des grandes entreprises à la solidarité nationale mise en place dans la loi de finances pour 2025. La loi de finances pour 2025 a instauré une majoration de l’impôt sur les grandes entreprises : Cette surtaxe devait permettre de dégager plus de 8 milliards d’euros supplémentaires. Il est probable que ces recettes étaient largement surestimées, notamment en raison de la capacité des multinationales à jouer sur leur comptabilité pour sous-déclarer un bénéfice l’année de la surtaxe, bénéfice qui réapparaîtra lorsque la surtaxe aura disparu. Si cette contribution aux grandes entreprises était bien la moindre des choses, elle n’est aujourd'hui ni suffisante ni assez ambitieuse. Notre pays a besoin d’investir massivement ces prochaines années dans la bifurcation écologique (34 milliards supplémentaires par an simplement pour atteindre nos objectifs climatiques selon le rapport Pisani-Ferry Mahfouz). Pour cela, l’État a besoin de recettes stables et durables. Les grandes entreprises ont les moyens de participer à la solidarité nationale. En 2024, elles sont versées 98 milliards d’euros de dividendes et de rachat d’actions, ce qui constitue un record historique en France comme en Europe ! De plus, celles-ci profitent largement des aides d’État, chiffrées à 211 milliards d’euros par an selon la Commission d’enquête sénatoriale Olivier Rietmann et Fabien Gay. Les niches fiscales sur l’IS en constituent une partie non-négligeable. Une note du CAE de 2021 montre que le CIR, principale dépense fiscale sur l’IS, coûte à nos finances publiques plus de 8 milliards d’euros et bénéfice essentiellement aux grandes entreprises. L’attractivité de notre pays dépend bien plus de la qualité de ses services publics, aujourd’hui mis à mal par huit ans de macronisme, que de son niveau d’imposition sur les plus riches ou les sur les multinationales. Pour dégager ces marges budgétaires essentielles à l’avenir de notre pays, pour mettre un terme aux effets d’évitement des multinationales, et pour garantir le fonctionnement de nos services publics, nous proposons donc de pérenniser la contribution exceptionnelle d’IS aux grandes entreprises.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001524
Dossier : 1524
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Retiré
15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de rétablir et d’étendre la contribution sur l’IS des grandes entreprises à la solidarité nationale mise en place dans la loi de finances pour 2025 jusqu'à ce que l'objectif absurde des macronistes de passer sous les 3 % de déficit public soit réalisé. La loi de finances pour 2025 a instauré une majoration de l’impôt sur les grandes entreprises : Cette surtaxe devait permettre de dégager plus de 8 milliards d’euros supplémentaires. Il est probable que ces recettes étaient largement surestimées, notamment en raison de la capacité des multinationales à jouer sur leur comptabilité pour sous-déclarer un bénéfice l’année de la surtaxe, bénéfice qui réapparaîtra lorsque la surtaxe aura disparu. Si cette contribution aux grandes entreprises était bien la moindre des choses, elle n’est aujourd'hui ni suffisante ni assez ambitieuse. Notre pays a besoin d’investir massivement ces prochaines années dans la bifurcation écologique (34 milliards supplémentaires par an simplement pour atteindre nos objectifs climatiques selon le rapport Pisani-Ferry Mahfouz). Pour cela, l’État a besoin de recettes stables et durables. Les grandes entreprises ont les moyens de participer à la solidarité nationale. En 2024, elles sont versées 98 milliards d’euros de dividendes et de rachat d’actions, ce qui constitue un record historique en France comme en Europe ! De plus, celles-ci profitent largement des aides d’État, chiffrées à 211 milliards d’euros par an selon la Commission d’enquête sénatoriale Olivier Rietmann et Fabien Gay. Les niches fiscales sur l’IS en constituent une partie non-négligeable. Une note du CAE de 2021 montre que le CIR, principale dépense fiscale sur l’IS, coûte à nos finances publiques plus de 8 milliards d’euros et bénéfice essentiellement aux grandes entreprises. L’attractivité de notre pays dépend bien plus de la qualité de ses services publics, aujourd’hui mis à mal par huit ans de macronisme, que de son niveau d’imposition sur les plus riches ou les sur les multinationales. Alors que le PSMT prévoit une trajectoire de « rétablissement des finances publiques » jusqu’en 2029, la moindre des choses est que les grandes entreprises participent aux restrictions budgétaires que souhaite imposer le Gouvernement. Pour dégager des marges budgétaires essentielles à l’avenir de notre pays, pour limiter les effets d’évitement des multinationales, et pour garantir le fonctionnement de nos services publics, nous proposons donc de créer un mécanisme de pérennisation conditionnelle de la contribution exceptionnelle d’IS aux grandes entreprises.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001531
Dossier : 1531
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement de repli du groupe LFI vise à maintenir le taux actuel de la contribution exceptionnelle d’IS. Il est insupportable que le gouvernement fasse mine de demander un effort colossal aux multinationales, alors qu’il sait parfaitement que leurs feuilles d’impôt vont diminuer entre 2025 et 2026. Le texte présenté par le Gouvernement contient une nouvelle mesure en faveur des plus riches et des grandes entreprises. En effet, le gouvernement propose un rabot de la contribution exceptionnelle d’IS en divisant son taux par deux. Cette nouvelle faveur envers les grandes multinationales françaises et étrangères coûtera plus de 4 milliards d’euros aux finances publiques de l’État en 2026 ! Alors que la situation financière n’a pas évolué depuis la dernière loi de finances et que le gouvernement a même décidé d’aggraver l’austérité contre nos services publics en réduisant les dépenses de 30 milliards d’euros, ce rabot est incompréhensible ! Si l’effort demandé aux ultras riches et aux multinationales était de 10 milliards lors du PLF 2025, il est tombé à seulement 5,9 milliards dans ce PLF. Les riches et les multinationales voient donc ce fameux effort divisé par deux dans ce nouveau budget, et leur feuille d'impôt diminuer, pour le plus grand bonheur de leurs actionnaires ! Pourtant, les grandes entreprises ont les moyens de participer davantage à la solidarité nationale. En 2024, elles sont versées 98 milliards d’euros de dividendes et de rachat d’actions, ce qui constitue un record historique en France comme en Europe ! De plus, celles-ci profitent largement des aides d’État, chiffrées à 211 milliards d’euros par an selon la Commission d’enquête sénatoriale Olivier Rietmann et Fabien Gay. Les niches fiscales sur l’IS en constituent une partie non-négligeable. Une note du CAE de 2021 montre que le CIR, principale dépense fiscale sur l’IS, coûte à nos finances publiques plus de 8 milliards d’euros et bénéfice essentiellement aux grandes entreprises. C’est pourquoi nous proposons de conserver le taux sur la surtaxe de l’IS mis en œuvre lors de la Loi de finances 2025. Cette disposition rapporterait 8 milliards d’euros, autant d’argent que nous pourrons investir dans nos services publics, notre recherche ou la bifurcation écologique ! |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001533
Dossier : 1533
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à supprimer cet article. Cet article, proposé initialement par le Gouvernement lors de la discussion budgétaire au Sénat, vise à étendre l’exonération fiscale sur les intérêts versés par une entreprise aux associés minoritaires au titre des sommes d’argents mises à disposition, c’est-à-dire prêtées, à l'entreprise. En effet, aujourd'hui, seuls les associés majoritaires n’ont pas à payer d’impôt sur ces intérêts perçus. Cette proposition, scandaleuse et sans fondement, raisonne à l’envers. Au lieu d’étendre une (énième) niche fiscale vers les associés minoritaires, il aurait fallu fiscaliser l’ensemble des intérêts perçus par les actionnaires. Cette disposition est une nouvelle mesure pour protéger les plus riches de l’impôt. Nous ne pouvons que nous y opposer. À ce titre, nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001549
Dossier : 1549
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement des députés LFI propose de mettre un terme aux exonérations de plus-values des actionnaires majoritaires dans le cadre des prêts de liquidité aux entreprises détenues. Cette mesure n'est qu'une invitation à employer son capital dans un jeu de spéculation dans les entreprises détenues avec à la clef une exonération fiscale des bénéfices, au détriment du financement de la solidarité nationale. La mesure sénatoriale annonçait vouloir mettre en place une cohérence de traitement entre les détenteurs majoritaires et les associés. Un prétexte commode pour élargir les défiscalisations sur les revenus du capital des plus aisés. Nous nous joignons toutefois à cette volonté de cohérence et proposons donc que ni les actionnaires majoritaires, ni les associés ne puissent défiscaliser les gains issus des intérêts de l'argent qu'ils ont prêté à des entreprises qu'ils détiennent. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001551
Dossier : 1551
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à supprimer la fiscalisation des indemnités journalières des ALD, une mesure honteuse qui redémontre que ce gouvernement veut s'en prendre aux plus fragiles d'entre nous plutôt qu'aux milliardaires, et que certains dirigeants politiques qui se réclament pourtant de gauche sont prêts à les accompagner dans leur sombre besogne. Pour financer ses cadeaux aux plus riches, par exemple la division par deux de la surtaxe d’IS sur les très grandes entreprises, le gouvernement s’attaque de façon odieuse aux personnes atteintes de maladies chroniques ou graves. En effet, alors que celles-ci bénéficient aujourd’hui d’une exonération complète d’impôt sur le revenu sur leurs indemnités journalières versées par l’Assurance-maladie, le PLF prévoit de les fiscaliser. Ces malades verront donc, dès le 1er janvier, leurs impôts sensiblement augmenter. Cette mesure jugée « technique » par Bercy impactera près de 14 millions de Français reconnus par l’Assurance-maladie, comme relevant de ce dispositif. Ces patients souffrent notamment de diabète, cancer, insuffisance cardiaque, sclérose en plaques ou maladies chroniques invalidantes. Jusqu’à où ira le gouvernement pour satisfaire l’appétit insatiable des riches, des rentiers et des capitalistes ? S'en prendre aux malades graves et chroniques pour faire des économies est une ligne rouge que notre groupe n'acceptera jamais. Nous proposons donc de supprimer la fiscalisation des indemnités journalières des ALD qui aurait pour unique effet de faire peser une charge insupportable et illégitime sur les personnes gravement malades de notre pays.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001569
Dossier : 1569
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Tombé
15/01/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI s’oppose à la suppression de la réduction d’impôts pour les frais de scolarité payés par les familles. Dans ce PLF, le gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux demandeurs de titres de séjour, aux micro-entrepreneurs, et désormais aux parents d’enfants scolarisés. L’article 5 du projet de loi de finances prévoit ainsi de supprimer la réduction d’impôt visant à aider les parents payant des frais de scolarité à leurs enfants. Déjà écrasées par les années d’inflation, par la flambée du prix de l’énergie décidée par le gouvernement Bayrou lors de la dernière loi de finances et par le coût de l’immobilier qui progresse partout, les familles sont les nouvelles sacrifiées par la macronie. Les dépenses d’éducation pèsent déjà lourdement sur les budgets des familles les plus modestes : selon la CNAF, elles représentent 600 euros par an pour le primaire, 890 pour le collège et plus de 1 120 euros pour le lycée. Cette même étude constate que 16 % des familles sont même contraintes à devoir emprunter de l’argent à leurs proches pour passer cette période de l’année. La volonté de suppression est d'autant plus insupportable que le coût de cette aide fiscale aux parents est modeste ! Celle-ci n'a pas été revalorisée depuis 2003, c'est-à-dire plus de 20 ans ! Selon l’OCDE, la France continue d’être le pays où le système scolaire est le plus inégalitaire. La capacité financière des familles est un élément central, sans être l’unique, dans la perpétuation des inégalités intergénérationnelles. La République se doit de garantir à tous les enfants, quels que soient leurs milieux d’origine, la capacité à étudier dans des conditions dignes et égales. Pour matérialiser cette ambition, notre groupe a proposé de multiples amendements pour rendre la cantine et l’école intégralement gratuite. Dans cette même logique, nous nous opposons à la suppression de réduction d’impôt bénéficiant aux familles payant des frais pour leurs enfants scolarisés. À l’inverse, nous sommes porteurs d’un projet d’une école gratuite qui puisse assurer l’égalité entre tous ! |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001578
Dossier : 1578
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Tombé
15/01/2026
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Par cet amendement la France insoumise souhaite modifier l'abattement fiscal dont bénéficient les retraités, afin que le plafond de 3 000 € s'applique par personne au sein du foyer fiscal et non pour l’ensemble du foyer fiscal. Si la réécriture opérée par le Sénat a permis d'éviter la suppression pure et simple de l'abattement de 10 % pour l'ensemble des retraités, telle qu'elle était initialement prévue par le gouvernement, le dispositif adopté présente une injustice qui doit être corrigée. En effet, en fixant un plafond de 3 000 € par foyer fiscal, et non par retraité, cet article pénalise particulièrement les couples de retraités modestes. Concrètement, un couple dont chaque membre perçoit une pension de 1 500 € par mois (soit 18 000 euros par an chacun) se verra privé de l'abattement, alors que chacun individuellement se situe largement en dessous du seuil. Un couple percevant 3 000 € de pensions mensuelles cumulées n'a rien d'un foyer aisé. En étant à 1 500 € il ce situe même à un niveau de vie médian bien inférieur à celui de l’ensemble des retraités qui se situait à 1970 euros en 2024 selon la DREES. Il s'agit de retraités aux carrières souvent hachées, aux pensions incomplètes, qui ont déjà subi de plein fouet la désindexation des pensions et la hausse du coût de la vie, notamment de l'énergie et de l'alimentation. Appliquer le plafond par foyer fiscal plutôt que par personne revient à faire supporter l'effort fiscal à des retraités qui n'ont pas les moyens de le supporter. Nous proposons donc de le modifier pour rendre cette mesure plus juste. En fixant le plafond de 3 000 € par retraité et non par foyer fiscal, un couple de retraités pourrait continuer à bénéficier de l'abattement tant que chacun des conjoints perçoit une pension inférieure à 3 000 € mensuels, soit un plafond effectif de 6 000 € pour le couple. Cette modalité est équitable, lisible et protège les petites classes moyennes et populaires retraitées d'une ponction fiscale injustifiée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001588
Dossier : 1588
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement de la France Insoumise, qui s’inscrit dans notre volonté de réduire les niches fiscales injustes, propose de supprimer la réduction d’impôt « IR-PME ». Nos PME ont besoin de carnets de commande pleins, pas d’exonérer d’impôt leurs détenteurs. Le dispositif « Madelin », également appelé « IR-PME » consiste en un investissement sous forme de souscription au capital de petites et moyennes entreprises (PME). Il permet aux investisseurs de bénéficier d’une réduction fiscale s’ils investissent dans ces entreprises. La France se place à la première place des pays accord le plus de niches fiscales de tout l’OCDE ! En effet, les dépenses fiscales et divers crédits d’impôts pèsent ainsi de manière considérable sur le budget de l’État : plus de 85 milliards d’euros en 2025, soit près de 4 fois le budget du ministère de l’Écologie ! Or, il semblerait que le Gouvernement n’ait pas pris connaissance de ce chiffre alarmant puisqu’il souhaite, dans ce PLF, élargir les conditions ouvrant le droit au bénéfice de cette niche « Madelin ». À l'origine, cette niche « IR-PME » avait pour objet d’inciter les ménages aisés à investir dans les TPE et PME. Or, ce dispositif manque sa cible : les investissements privés n'ont pas augmenté et les TPE et PME, du fait de l'austérité, ont un carnet de commandes exsangue ! Cette situation n'était pourtant pas difficile à prévoir : les ménages aisés disposent d’autres moyens d’optimisation bien plus efficaces et rentables, par exemple par le placement de leurs revenus dans des holdings. Il est donc regrettable de constater que les députés macronistes se soient opposés, en Commission, à la mise en place de la taxe zucman, seul dispositif réaliste pour limiter l’évitement fiscal des plus riches au détriment des plus petites entreprises. Enfin, cette niche profite uniquement aux plus aisés de notre pays qui ont les moyens de pouvoir investir dans des titres d'entreprises. La proposition gouvernementale constitue donc un nouveau cadeau fiscal alors qu’il impose dans le même temps une austérité sans précédent à l’ensemble de la population. Notre amendement vise donc à supprimer définitivement cette niche fiscale inutile, qui pèse sur le budget de l’Etat et qui n’a jamais pu démontrer son efficacité réelle sur l’investissement dans les TPE/PME, malgré les réformes incessantes du dispositif par les macronistes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001590
Dossier : 1590
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir la taxe plastique telle que prévue dans la version initiale du projet de loi de finances pour 2026. Le présent amendement vise à répondre au retard préoccupant de la France en matière de recyclage des emballages plastiques. En application du droit européen, les États membres doivent atteindre un taux de recyclage de 50 % des emballages plastiques à l’horizon de la fin de l’année 2025. Or, avec un taux de seulement 25,9 % en 2023, la France demeure très en deçà de cet objectif et se classe avant-dernière parmi les États membres de l’Union européenne. Ce retard entraîne par ailleurs une charge financière significative pour les finances publiques. La France acquitte chaque année environ 1,5 milliard d’euros au titre de la ressource propre européenne assise sur les déchets plastiques non recyclés, sans que les mécanismes nationaux n’incitent suffisamment à la réduction de ces déchets à la source. En l’état actuel du droit, la fiscalité des déchets repose principalement sur les exploitants des installations de stockage et d’incinération, ce qui revient, de manière indirecte, à faire peser l’effort financier sur les collectivités territoriales. Cette situation apparaît inéquitable dès lors que les producteurs d’emballages à usage unique ne sont pas directement mis à contribution, alors même qu’ils sont à l’origine de ces flux de déchets. Le présent amendement propose donc l’instauration d’une taxe spécifique sur les emballages plastiques non recyclés. Celle-ci serait fixée à un niveau initialement modéré, à hauteur de 30 euros par tonne la première année, très inférieur au montant de référence de 800 euros par tonne retenu au niveau européen, et ferait l’objet d’une montée en puissance progressive afin de permettre aux acteurs économiques d’adapter leurs pratiques et de limiter progressivement leur consommation de plastique. Dans un souci de pragmatisme, cette taxe s’appliquerait dans un premier temps aux emballages ménagers, avant d’être étendue aux emballages professionnels à compter de 2029, laissant ainsi le temps nécessaire à cette filière pour s’organiser et investir dans des solutions de recyclage. Enfin, compte tenu de leur contribution particulièrement importante aux déchets plastiques, notamment dans l’espace public, le tarif de la taxe serait doublé pour les bouteilles en plastique destinées aux boissons, afin d’inciter plus fortement à leur réduction et à leur recyclage. En l’absence de généralisation d’un dispositif de consigne, l’augmentation de la contribution des éco-organismes en fonction des quantités d’emballages en plastique mis sur le marché par leurs adhérents reste l’un de seuls leviers pour limiter la pollution plastique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001592
Dossier : 1592
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement de la France Insoumise, qui s’inscrit dans notre volonté de limiter les niches fiscales injustes et inutiles, s’oppose à l’augmentation du plafond de financement accompagnant la réduction d’impôt « IR-PME ». Le dispositif « Madelin », également appelé « IR-PME » consiste en un investissement sous forme de souscription au capital de petites et moyennes entreprises (PME). Il permet aux investisseurs de bénéficier d’une réduction fiscale s’ils investissent dans ces entreprises dans la limite de 15 millions d’euros par entreprise. Or, le PLF 2026 prévoit d’augmenter ce plafond à 16.5 millions. Les niches fiscales et les divers crédits d’impôts pèsent pourtant de manière considérable sur le budget de l’État : plus de 85 milliards d’euros en 2025, soit près de 4 fois le budget du ministère de l’Écologie ! Or, il semblerait que le Gouvernement n’ait pas pris connaissance de ce chiffre alarmant puisqu’il décide, à travers ce dispositif, d’élargir les conditions ouvrant le droit au bénéfice de cette niche « Madelin ». Si le Parlement décide de voter l’article 8 du présent PLF, c’est encore des centaines de millions d’euros qui échapperont à l’impôt ! À l'origine, cette niche avait pour objet d’inciter les ménages aisés à investir dans les TPE et PME. Or, ce dispositif manque sa cible : les investissements privés n'ont pas augmenté et les TPE et PME, du fait de l'austérité, ont un carnet de commandes exsangue ! Cette situation n'était pourtant pas difficile à prévoir : les ménages aisés disposent d’autres moyens, bien plus efficaces, pour optimiser leurs revenus, par exemple via le placement de leurs revenus dans des holdings. Enfin, cette niche profite uniquement aux plus riches de notre pays qui ont les moyens de pouvoir investir dans des titres d'entreprises. La proposition gouvernementale constitue donc un nouveau cadeau fiscal alors qu’il impose dans le même temps une austérité sans précédent. Notre amendement propose donc de rétablir le plafond de financement dont peuvent bénéficier les entreprises à 15 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001598
Dossier : 1598
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement, porté par l’ensemble du groupe LFI, prévoit de supprimer la diminution de fiscalité des « managements packages », ces instruments financiers visant à aligner la rémunération des dirigeants ou salariés sur la performance de l’entreprise. Nous nous opposons de manière résolue au développement de ce mécanisme, qui aligne les salaires sur la « performance », c’est-à-dire le taux de rentabilité, des entreprises. Cette notion de “performance” est calculée de manière discutable, souvent à partir du “ROE” (rentabilité des capitaux propres) et jamais à partir de la valeur réelle créée, ou du bonheur apporté. Elle ne fait que renforcer cette logique capitalistique et néolibérale d’un processus de production au seul service d’une petite oligarchie actionnariale. De plus, cette forme de rémunération s'avère dangereuse pour les travailleurs qui voient leurs salaires dépendre de la gestion et des choix stratégiques d'actionnaires étrangers ou de capitalistes nationaux aux vues court terministes. Pour l’ensemble de ces raisons que nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000160
Dossier : 160
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à substituer à la contribution sur les hauts patrimoines, voté au Sénat en remplacement de l’IFI, l’impôt sur la fortune financière défendu par le Rassemblement national.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001604
Dossier : 1604
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet article vise à mettre fin à l’exonération de l’IFER mobile relatives aux stations radioélectriques de téléphonie mobile construites en zone de montagne entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2020. Ce dispositif d’exonération fiscale, en application depuis 2017, a été utile particulièrement pour activer un mouvement de construction de stations radioélectriques de téléphonie mobile en zone rurale. Pour autant de nombreux investissements vont être nécessaires notamment dans le cadre des Jeux Olympiques d’hiver de 2030, pour lesquels la qualité des réseaux de montagne sera un enjeu majeur d’image, de sécurité et d’attractivité. Cette exonération était inscrite dans le plan Montagne II et a permis le déploiement de milliers de sites 4G dans les zones les plus coûteuses et les moins rentables du réseau. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001605
Dossier : 1605
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI prévoit de supprimer le régime - exorbitant au droit commun - de réduction fiscale prévue pour les dons versés au château de Chambord. Cet article vise, effectivement, à passer la réduction fiscale d’impôt sur le revenu sur les dons de 66% à 75% lorsqu’ils sont au profit du château de Chambord. C’est une spécialité de la droite de lancer des super défiscalisations au profit du patrimoine français, mais pas de n’importe quel patrimoine : celui de l’ancienne royauté ou du haut clergé, comme ce fut déjà le cas lors du PLF 2024. Cette disposition spécifique est à mettre en comparaison de la défiscalisation pour les Restos du Coeur : il est tout aussi louable pour la droite de lustrer le château des monarques que de permettre à chacun de manger à sa faim. Ce double standard doit cesser ! Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons de supprimer cette niche fiscale sur les dons relatifs au château de Chambord. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000161
Dossier : 161
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’alourdissement des procédures liées à la responsabilité élargie du producteur (REP) introduit au Sénat, un dispositif déjà opaque et coûteux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001611
Dossier : 1611
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Adopté
15/01/2026
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Le groupe LFI regrette que les mesures proposées dans cet article 10 du projet de loi de finances actuels soient trop restrictives. En l’état, il est proposé une exonération d’impôts sur les sociétés uniquement pour les animaux affectés à la reproduction et lorsque l’indemnité est utilisée dans l’année pour la reconstitution du cheptel. Nous souhaitons donc étendre cette exonération d’impôts sur les sociétés à l’ensemble des animaux concernés par une mesure d’abattage et non les seuls animaux destinés à la reproduction. Les mesures d’abattage ne distinguent pas entre les animaux en fonction de leur finalité, il paraît donc légitime que l’exemption d’impôt sur les sociétés soit également étendue à l’ensemble des animaux concernés par les mesures d’abattage. En outre, un éleveur ou une éleveuse décide en fonction de différents facteurs de la finalité de ses animaux, mais cette finalité n’est pas décidée au moment de l’abattage. Rappelons enfin, que l’abattage de tout ou partie de son troupeau pour un éleveur ou une éleveuse est un épisode traumatique. Cette exonération d’impôts sur les sociétés à l’usage de cette indemnité pour la reconstitution du cheptel est bien la moindre des choses, et ne saurait se substituer à une vraie aide, que l'article 40 nous interdit de proposer. Concernant la conditionnalité de reconstitution de cheptel, groupe LFI considère que le délai d’un an est trop restrictif. À titre d’exemple, de nombreux élevages laitiers touchés par la dermatose nodulaire contagieuse en juillet en Savoie et Haute-Savoie prévoyaient d'acheter des animaux en Franche-Comté dès la levée des restrictions aux mouvements d'animaux en octobre. Or, un cas de dermatose nodulaire contagieuse a été déclaré dans le Jura mi-octobre, entraînant la mise en place d'une nouvelle zone réglementée, dont les bovins ne peuvent plus sortir pendant au moins trois mois afin de contenir la diffusion de la maladie. Les élevages savoyards et haut-savoyards ne peuvent donc pas reprendre leur activité. De plus, on constate une forte réduction des cheptels, diminuant ainsi le nombre d’animaux disponibles pour procéder à la reconstitution d’un cheptel. Aussi, le groupe LFI se félicite que le délai soit porté à deux années. La conditionnalité de reconstitution demeure, mais le délai permettra une reconstitution progressive et réaliste du cheptel. Cet amendement a été travaillé avec la Confédération paysanne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000162
Dossier : 162
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la nouvelle TGAP « Amont » introduite au Sénat qui cible les filières non astreintes à la responsabilité élargie du producteur (REP). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001623
Dossier : 1623
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Non soutenu
15/01/2026
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La taxe sur les services d’accès à des contenus audiovisuels à la demande (taxe S-VOD), affecté au Centre national du cinéma (CNC), touche les plateformes de streaming payantes. Elle a été conçue pour la location de vidéos puis pour les plateformes de vidéos à la demande. Désormais un autre modèle a émergé avec des plateformes qui ne sont plus que des intermédiaires. La plateforme encaisse un abonnement, puis reverse une fraction de l’abonnement au créateur de contenu et conserve en parallèle une commission. Partant, les utilisateurs paient un abonnement propre à chaque créateur dont ils veulent accéder au contenu. Pour l’essentiel il s’agit de plateformes de contenus musicaux ou de contenus pour adultes. L’assiette de la taxe est « la somme des contreparties » des accès, autrement dit les prix payés par les utilisateurs. Le taux est de 5,15 % majoré à 15 % pour les contenus à caractère pornographiques ou d’incitation à la violence (l’auteur de cet amendement tient à souligner la nécessité de revenir sur ce dernier point puisque ce contenu est constitutif d’un délit. Il devrait tout simplement être supprimé et non pris en compte dans le calcul de l’assiette d’une taxe). Pour l’année 2025, le rendement de cette taxe est estimé à 145,6 millions d’euros. L’article 24 prévoit de fractionner la taxe pour que les créateurs et les intermédiaires soient redevables de la taxe à proportion de ce qu’ils encaissent. Toutefois, le seuil d’assujettissement pour les créateurs est fixé à 200.000 € de revenus annuels, ce qui ne toucherait qu’une faible partie des créateurs de contenus. C’est la raison pour laquelle, l’auteur de cet amendement propose d’abaisser le seuil de la taxe à 50 000 euros. Son rendement n’en sera que plus fort et permettra au CNC de renforcer son action. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001628
Dossier : 1628
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Rejeté
15/01/2026
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Les sénateurs ont voulu créer une "contribution des hauts patrimoines" en la limitant aux actifs considérés comme "improductifs". Les auteurs de cet amendement considèrent qu'il n'y a pas lieu d'opérer de distinction entre les actifs dits "improductifs" et ceux qui produisent directement des fruits au bénéfice de leur propriétaire, considérés comme "productifs". Se voulant une incitation à restructurer les hauts patrimoines afin qu'ils produisent des fruits, au motif que cela contribuerait à l'intérêt général (par exemple par la mise en location de logements), cet impôt ne fait en réalité que conforter l'accumulation de richesses au sommet de l'échelle sociale, car la valeur extraite de l'affectation du patrimoine à des activités "productives" dépasse largement leur utilité sociale. L'exemple le plus éclairant de ce phénomène est celui des multipropriétaires, qui bénéficient d'un effet "boule de neige" de leur fortune par la seule addition de biens immobiliers supplémentaires à leur portefeuille, qui peuvent déjà faire valoir plusieurs avantages fiscaux (déficit foncier, amortissement de Loueur en Meublé Non Professionnel, dispositif Denormandie...), et qui détiennent deux tiers du parc immobilier français. Il n'y a donc pas lieu d'exonérer de cet impôt les détenteurs de hauts patrimoines qui possèdent des biens immobiliers, même lorsqu'ils sont mis en location. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000164
Dossier : 164
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la taxe « petits colis », dont le montant a été porté de 2 à 5 € au Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001656
Dossier : 1656
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Depuis des siècles, les monuments du centre des monuments nationaux incarnent la grandeur du patrimoine français. Aujourd’hui, nombre de ces monuments emblématique sont gravement menacés et nécessitent d’être restaurés. Face à ce défi patrimonial et financier, la mobilisation collective est indispensable. La préservation de tels joyaux ne peut reposer uniquement sur les financements publics ou institutionnels. Afin d’encourager et de valoriser la générosité populaire autour de ces projets d’intérêt national, le présent amendement propose d’instaurer une majoration exceptionnelle de la réduction d’impôt pour les dons effectués au profit de la restauration, de la sécurisation et de l’entretien de ces monuments rattachés au centre des monuments nationaux, sur le modèle du dispositif mis en place à la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris. Cette mesure vise à reconnaître l’engagement des donateurs et à faciliter la contribution de tous à la sauvegarde d’un trésor patrimonial universel, transmis de génération en génération. Elle affirme également la volonté de la Nation de protéger et de valoriser son patrimoine historique face aux menaces du temps et du climat. En permettant à chacun de participer à cet effort collectif, cette disposition traduit concrètement l’attachement de la France à la conservation de son patrimoine commun et à la transmission de son histoire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001670
Dossier : 1670
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Adopté
15/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI souhaitent conditionner l'éligibilité au crédit d’impôt relatif aux travaux sylvicoles à la valorisation du bois en France, que cette valorisation soit à destination d’une personne physique ou d’une personne morale. Ce conditionnement, plus strict que le territoire de l'UE prévu à cet article, permet de véritablement relancer une filière industrielle française en difficulté. La revalorisation du bois en France est une nécessité économique : alors que la France est le quatrième pays le plus boisé d’Union européenne, la seule filière bois présente un déficit commercial de 8,5 milliards d’euros par an. Nous exportons des grumes, et importons des meubles. C'est pourtant le processus de valeur ajoutée qui crée des emplois, apporte des recettes fiscales, et permet à des territoires de prospérer. Au bout de huit ans, l'industrie est passée sous les 10 % du PIB. La macronie s'est montrée parfaitement incompétente a réindustrialiser le pays, la réindustrialisation de la filière bois passera par des mécanismes permettant la valorisation de nos arbres sur le territoire national. C’est pourquoi les députés du groupe LFI proposent que le crédit d’impôt relatif aux travaux sylvicoles soit conditionné d’une part à une meilleure gestion des travaux forestiers et d’autre part à la valorisation du bois résultant de ces travaux en France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001673
Dossier : 1673
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Rejeté
15/01/2026
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Par cet amendement, la France insoumise souhaite supprimer cet article adopté au Sénat qui prolonge pour la quatrième année consécutive le crédit d'impôt « Haute Valeur Environnementale » (HVE), initialement prévu pour s'achever en 2025. Créé par la LFI 2021, ce dispositif fiscal n'a cessé d'être prolongé sans qu'aucune évaluation sérieuse de son efficacité n'ait jamais été réalisée, sans examen critique des résultats obtenus. Or, ce crédit d'impôt repose sur une certification HVE largement contestée et symptomatique des stratégies de greenwashing. La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB) et l'UFC-Que Choisir ont demandé l'annulation de cette certification, dénonçant un référentiel bien trop peu exigeant qui induit les consommateurs en erreur sur la réalité des pratiques environnementales des exploitations certifiées. En effet, le label HVE permet d'obtenir une certification environnementale avec des critères nettement moins stricts que ceux de l'agriculture biologique, tout en bénéficiant d'une communication valorisante auprès des consommateurs et d'avantages fiscaux. Cette certification peut être obtenue sans abandon des pesticides de synthèse et avec des exigences environnementales minimales, ce qui en fait davantage un outil de communication qu'un véritable levier de transition écologique de l'agriculture. Financé par l'impôt, à hauteur d'environ 13 millions d'euros par an, un dispositif qui cautionne des pratiques agricoles loin d’être vertueuses sur le plan environnemental est inacceptable. Dans un contexte de crise climatique et d'effondrement de la biodiversité, où la transformation en profondeur de notre modèle agricole est une urgence absolue, les moyens publics doivent être orientés vers des dispositifs réellement ambitieux, comme le soutien à la conversion et au maintien en agriculture biologique et paysanne. Prolonger indéfiniment ce crédit d'impôt sans évaluation et malgré les critiques convergentes quant à son inefficacité environnementale constitue un gaspillage d'argent public et un renoncement à l’impératif de faire face au dérèglement climatique. Pour toutes ces raisons nous demandons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000168
Dossier : 168
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la CVAE dès 2026, dans le cadre du plan de suppression des impôts de production du Rassemblement national. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001706
Dossier : 1706
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Rejeté
15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe insoumis propose de supprimer la reconduction de la niche "JEI", une niche couteuse et incarnant le fantasme macroniste de la "start-up nation" qui a largement démontré son échec depuis 2017. Le développement d'un écosystème "start-up" a été porté par deux dynamiques : Dans les deux cas de figure, la niche JEI n'a pas vraiment d'impact : elle a simplement promis une fiscalité plus faible sur la phase de lancement à qui jouerait ce jeu de l'égo et de l'avidité. Elle a en revanche pesé sur nos finances publiques. Il est donc plus que temps d'arrêter cette niche inefficace en la reconduisant tout simplement pas. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001707
Dossier : 1707
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Adopté
15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI à l’Assemblée nationale propose la suppression de l’article 17 bis qui poursuit le transfert à la DGFiP du recouvrement des créances relevant des douanes, la DGDDI. Nous sommes de longue date opposés au transfert de compétence de la DGDDI vers la DGFiP. Les douanes détiennent une compétence spécifique de haut niveau, liée à des tâches qui se distinguent largement des opérations de la DGFiP. Les récents scandales autour de la multinationale chinoise Shein soulignent bien la nécessité d’une douane hautement qualifiée, compétente et suffisamment doté en personnel pour agir efficacement. Or, la DGFiP n’a pas les moyens du contrôle. Rien n’a véritablement été prévu pour former ses personnels, et ses outils informatiques dépendent de cabinets de conseil plus soucieux de signer de nouvelles missions que de délivrer des applicatifs opérationnels. Ainsi, les premiers transferts, opérés dès 2023, se sont soldés par un échec patent : un recul des douanes dans son rôle, et une incapacité de la DGFiP d’absorber les nouvelles tâches, faute de moyens et de personnel formé et dédié. On observe, en conséquence, une baisse de recette de ces taxes de plusieurs milliards d’euros par an que des augmentations de taux viennent légèrement masquer. Les agents des douanes souffrent également de cette réorganisation absurde qui nie leurs qualifications et leur expertise dans ce domaine. Cela est d’autant plus scandaleux que ce transfert se déroule dans un contexte de baisse des moyens pour notre administration fiscale. Dans le PLF 2026, ce n’est pas moins de plus de 560 postes qui seront supprimés à la DGFiP. Pire, depuis 2017 ce n’est pas moins de 13 575 postes qui ont été supprimés au sein des services de la DGFiP. Nous plaidons pour un renforcement de nos douanes afin de contrôler que les biens arrivant sur notre sol soient conformes à nos normes environnementales et sanitaires. À l’inverse, cet article affaiblit nos services douaniers et fiscaux. Nous ne pouvons nous y résoudre. En ce sens, nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001710
Dossier : 1710
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Rejeté
15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe insoumis marque son hostilité à la prorogation de l’autorisation du gouvernement à légiférer par ordonnance concernant la transformation en taxes des redevances pour services rendus qui financent les missions de la direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC), ainsi que la recodification des taxes sur les biens et services.
Outre notre opposition de fait aux ordonnances, ce texte prévoit deux ans pour réaliser ces ordonnances, quand l’espérance de vie du gouvernement se compte en jours et en semaines. Aussi, les parlementaires ne sont même pas en mesure de savoir quel gouvernement se retrouvera par ce texte autorisé à légiférer par ordonnance : un non-sens institutionnel et démocratique ! Nous n’accordons aucune confiance à ce gouvernement, ni à un Président qui foule au pied l’esprit de notre Constitution, de notre République, et de notre démocratie. Nous refusons d’accorder à l’exécutif un blanc-seing pour modifier la loi par ordonnances, d’autant plus dans le cadre d’une discussion budgétaire. Si ce sujet est d’importance, que le gouvernement dépose un projet de loi, non contraint par les règles relatives aux lois de finances, en la matière. Cela permettra à l’Assemblée d’enfin pouvoir débattre sur le sujet, et à la démocratie d’enfin exister quelque peu en France.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001712
Dossier : 1712
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Rejeté
15/01/2026
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À travers cet amendement, le groupe LFI vise à rétablir l’article 4 dans sa rédaction initiale, permettant ainsi de récupérer 4 milliards d’euros sur les plus grandes entreprises et les multinationales. En effet, alors même le Sénat est le premier à s’inquiéter du déficit et du niveau de dette de notre pays, ces questions ne semblent plus prioritaires lorsqu'il s'agit de défendre les plus riches et les grands groupes. En supprimant la surtaxe d’impôt sur les sociétés prévu dans le PLF présenté par le Gouvernement, il décide ainsi de priver l’Etat de plus de 4 milliards d’euros de recettes fiscales. L'article 4 du PLF était pourtant déjà largement en retrait par rapport à la Loi de finances pour 2025, en divisant le taux de cette surtaxe par deux pour l'année 2026 ! Même restreinte et limitée, cette surtaxe va déjà trop loin pour le Sénat, qui décide purement et simplement de supprimer cet article. Pourtant, “l’effort exceptionnel” demandé aux très grandes entreprises ne représenterait - au mieux - que 3% des 132Md€ de bénéfices réalisés par le CAC 40 en 2024 : tout cela ressemble vraisemblablement plus à une aumône exceptionnelle ! Pour ces raisons, nous proposons de rétablir l’article 4 dans sa rédaction initiale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001714
Dossier : 1714
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement des député.es du groupe insoumis vise à supprimer cet article. Cet article fixe à 30 % le taux de suramortissement pour les avions neufs qui seront acquis par les compagnies aériennes entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2029. Cette disposition vise, selon ses auteurs, à favoriser le remplacement plus vite des aéronefs moins performants sur le plan environnemental. Cet argument n’est pas convaincant. La flotte remplacée sera revendue sur le marché de l’occasion à des pays moins riches, et continuera à polluer encore de longues années. C'est d'ailleurs ce qu'à récemment démontré le Conseil d’analyse économique (CAE) dans une note de juillet 2025, le développement du marché de l’occasion peut conduire à annuler les effets du remplacement de véhicules anciens et fortement émetteurs vers des technologies plus propres. Cette mesure n’apparaît donc que comme une énième mesure d’aide aux avionneurs privés et au développement du transport aérien, qui participe pourtant gravement au désastre écologique en cours. L’avion qui pollue le moins, c’est celui que l’on n’a pas à construire et que l’on ne prend pas, et en aucun cas celui qui a été financé avec de généreuses défiscalisations au profit des entreprises privées. Pour ces raisons, nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001718
Dossier : 1718
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à supprimer cet article, qui exonère la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) aux aéroports accueillant moins de 150 000 passagers par an. La TSBA est une taxe internationale prélevée sur les billets d’avion qui a pour objectif de financer l’organisation des Nations Unis, l’Unitaid : cette agence onusienne vise à favoriser l’accès des médicaments aux pays en voie de développement. Au regard de l’impact de l’aviation commercial sur l’environnement, une écocontribution est adossée à cette taxe depuis 2020. Ainsi, la TSBA poursuit des objectifs humanitaires et environnementaux. Elle n’a pas vocation à servir la compétitivité de certains pôles et aéroports. De même, lorsque certains aéroports desservent des zones enclavées sans autre accès que l’avion (par exemple, au sein des outre-mer), le droit relatif aux délégations de service public permet déjà de compenser les surcoûts engagés. De plus, cette taxe reste aujourd’hui largement en retrait par rapport à ce qui peut se faire dans d’autres pays. Ainsi, une étude réalisée par T&E en 2024, le niveau de taxation sur les billets d'avion est « dérisoire comparé à ceux pratiqués par plusieurs autres pays européens ». En France, les voyageurs en classe économique paient 2,60 € de taxe pour un vol à l'intérieur de l'Europe, alors qu'ils paient 15,50 € en Allemagne, 15,40 € au Royaume-Uni, et 29 € aux Pays-Bas. Pour ces raisons, nous pensons que cet article détourne la taxe de son ambition initiale, tout en ayant un impact négatif sur nos émissions carbone. En ce sens, nous proposons sa suppression. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001723
Dossier : 1723
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Tombé
15/01/2026
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À travers cet amendement, le groupe de la France Insoumise propose l’extension de la taxe « réseaux sociaux » à l’ensemble des GAFAM. Les géants du numérique, en particulier les grandes entreprises américaines constituant les GAFAM, ont mis la publicité au cœur de leur business-model. En inondant Internet de publicité personnalisée, ces entreprises dégagent des profits gigantesques et transforment le web en un vaste marché des données personnelles. Pire, ces revenus immenses sont peu, voire pas du tout fiscalisés en raison de la dissociation entre la localisation des utilisateurs et la domiciliation fiscale des groupes concernés. Selon le CEPII, l’évitement fiscal des multinationales atteint plus de 36 milliards d’euros, soit 1.6 % du PIB, un montant 30 fois supérieur à ce qu’il était au début des années 2000’ (CEPII, 2019). Depuis 2019, ces chiffres ont dû encore s’alourdir. Ces multinationales du numérique participent d’une hégémonie de l’Empire américain dans le monde. On le voit : dès lors que leurs intérêts sont en cause – par une régulation, même à minima – les Etats Unis multiplient les pressions et les menaces. La sanction envers Thierry Breton, ancien commissaire européen chargé du marché intérieur et du numérique, décidé par l’administration Trump n’est qu’un exemple parmi d'autres de cette volonté d’intimidation envers l’Europe et la France. Pour lutter contre l’évitement fiscal de ces grandes entreprises du numérique, qui aiment à se penser au-dessus des lois, nous proposons d’étendre cette taxe à l’ensemble des entreprises numériques faisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le monde, et 25 millions en France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001725
Dossier : 1725
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe la France Insoumise a pour objet de supprimer cet article visant à créer une nouvelle niche fiscale, coûteuse et disproportionnée, au profit des acheteurs de logement au sein du fort des Têtes situé à Briançon. Le Sénat a ainsi voté la mise en place d’une réduction d’impôt de 30 % sur l’impôt sur le revenu (avec un plafond à 400 000€) appliquée au prix de revient de logement pour les personnes qui achètent au sein du fort des Têtes situé dans la commune de Briançon dans les Hautes-Alpes, zone destinée à constituer le village olympique des JOH 2030. C’est un avantage fiscal énorme et largement disproportionné par rapport à l’objectif poursuivi, et qui participe à masquer le vrai coût des JO pour la collectivité, au profit du Comité d’organisation des Jeux olympiques et des sponsors privés. Nous proposons donc de supprimer cette disposition, qui instaure un avantage fiscal disproportionné et injuste, pour un nombre restreint de ménages aisés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000173
Dossier : 173
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Si la définition d’un actif numérique donnée par l’article L. 54‑10‑1 du code monétaire et financier cible essentiellement les crypto-monnaies, elle ne s’y limite pas. Ainsi, pour ne pas pénaliser les entreprises à haute valeur ajoutée technologique, utilisant des ressources numériques comme des éléments de codes type learning management ou des assets de jeux vidéos assimilables dans certains cas à des actifs numériques, le présent amendement vise à apporter une exception lorsque l’actif numérique participe directement à l’activité économique et productive de l’entreprise. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001732
Dossier : 1732
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe insoumis vise à supprimer cet article qui prévoit une baisse inique et contre-productive de la fiscalité sur les plus-values immobilières. En effet, cet article diminue le taux global sur les plus-values immobilières de 36.2% à 15%. Selon les rédacteurs de cet article, cette baisse de la fiscalité permettrait de « fluidifier » le marché de l’immobilier. Cet argument n’est en rien convaincant, et ce, à plusieurs titres : - Cette réduction de l’impôt est également de nature à favoriser les inégalités de patrimoines au profit de ceux qui possèdent déjà un nombre important de logements. Or, le logement est déjà fortement concentré en France : 24 % des ménages détiennent 70 % des logements présents sur le marché. C’est cette sur-concentration, créant une rareté artificielle, qui explique la hausse des prix et l’immobilisme du marché de l’immobilier. Ce n’est donc pas la fiscalité des plus-values immobilières qui augmente les prix immobiliers, bien au contraire ! Cet article va renforcer le phénomène qu’il dénonce, tout en favorisant les plus riches de notre pays ! Nous proposons donc logiquement sa suppression. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001733
Dossier : 1733
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Tombé
15/01/2026
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À travers cet amendement, le groupe de la France Insoumise propose de relever cette taxe « réseaux sociaux » de 3% à 15%. Les géants du numérique, en particulier les grandes entreprises américaines constituant les GAFAM, ont mis la publicité au cœur de leur business-model. En inondant Internet de publicité personnalisée, ces entreprises dégagent des profits gigantesques et transforment le web en un vaste marché des données personnelles. Pire, ces revenus immenses sont peu, voire pas du tout fiscalisés en raison de la dissociation entre la localisation des utilisateurs et la domiciliation fiscale des groupes concernés. Selon le CEPII, l’évitement fiscal des multinationales atteint plus de 36 milliards d’euros, soit 1.6 % du PIB, un montant 30 fois supérieur à ce qu’il était au début des années 2000’ (CEPII, 2019). Depuis 2019, ces chiffres ont dû encore s’alourdir. Ces multinationales du numérique participent d’une hégémonie de l’Empire américain dans le monde. On le voit : dès lors que leurs intérêts sont en cause – par une régulation, même à minima – les Etats Unis multiplient les pressions et les menaces. La sanction envers Thierry Breton, ancien commissaire européen chargé du marché intérieur et du numérique, décidé par l’administration Trump n’est qu’un exemple parmi d'autres de cette volonté d’intimidation envers l’Europe et la France. Pour lutter contre l’évitement fiscal de ces grandes entreprises du numérique, qui aiment à se penser au-dessus des lois, nous proposons de relever cette taxe au taux de 15%. Face à l'extrême droite américaine et à ses sbires technologiques, la soumission ou la vassalité serait une faillite politique, morale, et économique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001741
Dossier : 1741
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Non soutenu
15/01/2026
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En l’état actuel des textes en vigueur, les véhicules électriques et hydrogène sont exclus du malus masse dans leur ensemble. Le législateur a prévu dans la loi de finances pour 2025 de limiter cette exonération aux seuls véhicules électriques à faible empreinte carbone, à compte du 1er juillet 2026. Le projet de loi de finances pour 2026 entend introduire une limitation identique pour les véhicules à hydrogène à compter du 1er janvier 2028. Cet amendement a été élaboré avec Mobilians. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001756
Dossier : 1756
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001757
Dossier : 1757
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Adopté
15/01/2026
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001758
Dossier : 1758
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Adopté
15/01/2026
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001759
Dossier : 1759
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000176
Dossier : 176
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Voir le scrutin
15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à exclure un certain nombre de véhicules, notamment les véhicules familiaux de familles nombreuses, du malus automobile porté par le présent article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001760
Dossier : 1760
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001761
Dossier : 1761
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001762
Dossier : 1762
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001763
Dossier : 1763
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Adopté
15/01/2026
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001764
Dossier : 1764
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Adopté
15/01/2026
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001765
Dossier : 1765
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001766
Dossier : 1766
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Tombé
15/01/2026
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001767
Dossier : 1767
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001768
Dossier : 1768
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001769
Dossier : 1769
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000177
Dossier : 177
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer trajectoire de convergence progressive des fiscalités appliquées à l’électricité et au gaz introduite au Sénat. Si l’opération est neutre du point de vue des finances publiques, elle va peser lourdement sur les personnes obligées de se chauffer au gaz. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001770
Dossier : 1770
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001771
Dossier : 1771
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Adopté
15/01/2026
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001772
Dossier : 1772
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001793
Dossier : 1793
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement entend maintenir la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises aux niveaux votés l’an passé. Les taux de 20,6% pour les entreprises réalisant entre 1 et 3 Mds€ de CA et de 40,2% pour celles dépassant 3 Mds€ serait donc reconduit. Le contexte nous l’impose. L’an passé, la France s’est hissée en tête du classement européen des versements de dividendes, près de 100 Mds€ pour les entreprises du CAC 40. Ces grandes entreprises sont de fait largement protégées par une politique de l’offre qui créé à bien d’égards des injustices. Outre le fait que le taux marginal de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, contributions exceptionnelles comprises, est passé de 44% en 2017 à 26% en 2017, on observe une dégressivité du taux implicite d’imposition sur les sociétés (c’est à dire la charge réelle de l’impôt par rapport aux profits induits par l’activité de l’entreprise). Comme l’ont démontré les travaux du CPO et de l’INSEE, Alors que le taux s’élève à 21% pour les PME, il n’est que de 14% pour les grandes entreprises. Ces dernières ont donc une capacité contributive bien plus importante. Maintenir cette contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises permettrait de faire peser équitablement l’effort. De plus, cette contribution ne pénalise pas l’investissement productif : elle limite uniquement la redistribution de dividendes vers une minorité aisée. Pour s’en passer, il faudrait réviser les différentes niches mitant l’assiette de l’impôt sur les sociétés. On nous rappelle à ce titre régulièrement que la France a un IS supérieur à la moyenne européenne (25% pour 21,1%). C’est vrai. Mais ce qu’il faut regarder, c’est la part dans le PIB et cette dernière est systématiquement inférieur à la moyenne de l’OCDE. Environ 2,8% contre 3,9% en 2024. Dans la mesure où 8 milliards d'euros de recettes peuvent être attendues à la suite de l'adoption d'un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu'il fait exception à la règle de l'entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001794
Dossier : 1794
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Retiré
15/01/2026
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Le présent amendement de repli vise à pérenniser la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, en maintenant cette taxe à un rendement de 4 milliards d'euros. Face à la dégradation de nos finances publiques, nous nous devons de graver dans le marbre un impôt efficace et qui a fait ses preuves. Le présent amendement reconduit donc les taux proposé par le gouvernement dans son projet de loi de finances. Dans la mesure où 4 milliards d'euros de recettes peuvent être attendues à la suite de l'adoption d'un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu'il fait exception à la règle de l'entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001795
Dossier : 1795
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement de repli à pour objet de rétablir, dans la version présenté par le gouvernement dans le projet de loi de finances pour 2026 initiale, la prorogation de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. Dans la mesure où 4 milliards d'euros peuvent être attendues à la suite de l'adoption d'un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu'il fait exception à la règle de l'entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001797
Dossier : 1797
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Voir le scrutin
15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à augmenter à huit ans la durée d’engagement de conservation individuelle des titres bénéficiant d’un pacte Dutreil. À l’origine, la durée cumulée de la conservation des titres était de 16 ans. Aujourd’hui, elle est de 6 ans (2 ans d’engagement collectif et 4 ans d’engagement individuel). Le Sénat a augmenté cette durée à de deux ans en fixant l’engagement individuel à 6 ans. Nous proposons de le mettre à 8. La durée totale de conservation des titres sera donc de 10 ans. Une telle mesure va également dans le sens d’un maintien des actifs sur le sol français et permettra de décourager les héritiers désireux de vendre leurs titres une fois le pacte terminé. Cette pratique documentée par la Cour des comptes relève d’une forme optimisation fiscale injustifiée. Dans la mesure où cette amendement permettra de mettre fin à une pratique d'optimisation fiscale, 50 à 100 millions d'euros de recettes peuvent être attendues à la suite de son adoption. Participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu’il fait exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001814
Dossier : 1814
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet amendement vise à s’opposer à une réforme brutale et insuffisamment préparée de la fiscalité des plus-values immobilières. La rédaction actuelle de cette réforme produit des effets de seuil absurdes et favorise la spéculation immobilière. La baisse du taux d’imposition forfaitaire de 19 % à 9 % réduira significativement le produit de cette imposition tout en bénéficiant principalement aux contribuables les plus aisés. À l’inverse, dans la continuité du rapport Sansu-Mattéi sur la fiscalité du patrimoine, le groupe GDR défend, d’une part, l’exonération proportionnelle à la part de la valeur de la résidence principale cédée effectivement réinvestie dans l’acquisition d’une nouvelle résidence principale. D’autre part, il propose l’instauration d’un plafond d’exonération de la plus-value de cession de la résidence principale. Au-delà de ce plafond, le montant de la plus-value serait soumis aux règles d’imposition de droit commun, et bénéficierait, le cas échéant, d’une exonération partielle ou totale en fonction de la durée de détention. Enfin, conformément à la vingt-et-unième recommandation du rapport Sansu-Mattéi, plutôt que de procéder à de nouvelles modifications de la chronique des abattements pour durée de détention, les rapporteurs préconisent d’aller au-delà de cette approche dite « paramétrique » en engageant la réforme systémique. Celle-ci consisterait à supprimer les abattements pour durée de détention et à les remplacer par une actualisation de la valeur d’acquisition du bien. Cette actualisation pourrait notamment reposer sur la prise en compte de l’érosion monétaire, via l’évolution de l’indice des prix à la consommation, du renchérissement du marché immobilier, via l’indice du coût de la construction, ou encore de l’évolution du rendement des biens immobiliers, au moyen de l’indice de référence des loyers pour les biens bâtis et de l’indice national des fermages pour les biens non bâtis. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001819
Dossier : 1819
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Non soutenu
15/01/2026
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Le Sénat a adopté un crédit d’impôt au titre des dépenses de mécanisation collective engagées par les entreprises agricoles adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Ce dispositif est mis en place à budget constant par une réduction de 20 000 € des plafonds d’exonération du régime des plus-values professionnelles prévus à l’article 151 septies du CGI. Le régime fiscal de l’article 151 septies du CGI constitue un levier indispensable au renouvellement des agroéquipements et à la compétitivité des exploitations agricoles qui dans leur grande majorité relèvent du régime de l’IR. Une revalorisation des mêmes plafonds a été adoptée par les lois de finances pour 2024 et 2025 afin de renforcer l’efficacité de ce dispositif tout en s’adaptant à l’évolution économique des entreprises agricoles. Une telle diminution des plafonds d’exonération est inadmissible et incompréhensible. En effet, elle revient à remettre en cause les récents relèvements des seuils d’exonération à peine adoptés qui permettent simplement de rattraper les effets négatifs de l’inflation. De plus, ce crédit d’impôt temporaire qui vient affaiblir un dispositif pérenne qui a montré sa pertinence ne répond pas aux réalités économiques des exploitations : son taux comme son plafond sont totalement déconnectés de la réalité des dépenses facturées par les CUMA et un nombre infime d’agriculteurs pourra en bénéficier. En outre, le crédit d’impôt proposé au titre des dépenses éligibles serait plafonné à 3 000 € par année. Cependant, pour atteindre ce plafond pourtant peu élevé, les dépenses exposées devraient être d’un niveau significatif, à savoir 40 000 € par an. Ce niveau de dépenses est en réalité invraisemblable et déconnecté du niveau des investissements réalisés par les exploitants. Exemple : Avec une exploitation de taille moyenne de 150 hectares, et un chantier de moisson facturé par la coopérative 105 €/ha (tarif 2025). La facture atteint alors 15 750€ pour la totalité de la surface moissonnée, un montant très éloigné des 40 000 € de dépenses éligibles. Dans ce cas, le crédit d’impôt ne serait alors que de 1 181 €, soit un montant très inférieur à celui du plafond maximum, lequel s’établit à 3 000 € et ne sera que rarement atteint. La mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux doit faire l’objet d’une étude préalable d’impact en adéquation avec les attentes des exploitants agricoles et leurs effets sur les exploitations. Ce qui n’a manifestement pas été le cas pour le présent crédit d’impôt. De surcroît, le dispositif proposé vient en concurrence avec d’autres mécanismes de mécanisation en commun (copropriété d’équipements, entreprises de prestations de travaux agricoles constituées entre agriculteurs…) qui se trouvent doublement pénalisées : elles ne bénéficient pas du nouveau crédit d’impôt et subissent la diminution des plafonds d’exonération. Là encore, une telle mesure doit être mieux étudiée au plan technique et mieux évaluée au plan budgétaire pour atteindre l’objectif qu’elle se propose d’atteindre sans déstabiliser les différentes formules déjà choisies par les agriculteurs au bénéfice des seules CUMA. En conséquence, il est donc proposé de supprimer ce dispositif et de demander au Ministre d’engager, dès cette année, de réelles réflexions sur la mise en place de dispositifs fiscaux utiles et efficients à la compétitivité des exploitations agricoles françaises en lien avec les organisations professionnelles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001821
Dossier : 1821
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer le 13° du II de l’article 13, qui modifie l’article L. 421-135 du code des impositions sur les biens et services afin d’augmenter, entre 2026 et 2028, les barèmes de la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques des véhicules de tourisme détenus par les entreprises. Cette taxe, due chaque année par les sociétés propriétaires ou locataires de véhicules de tourisme, verrait son montant maximal passer de 650 euros en 2026 à 950 euros en 2028. Autrement dit, une entreprise détenant plusieurs véhicules thermiques se verrait imposer plusieurs milliers d’euros supplémentaires chaque année, sans que cela ne soit corrélé à une amélioration réelle des performances environnementales du parc automobile. Il s’agit d’un alourdissement pur et simple de la fiscalité pesant sur les entreprises, et notamment sur les petites et moyennes structures, qui n’ont pas les moyens de renouveler leur flotte vers des motorisations électriques ou hybrides. . Cette taxe pénalise ceux qui produisent, travaillent et emploient sur le territoire national, au moment même où les marges des entreprises sont déjà sous tension. Cette augmentation de la taxe relève d’une logique punitive et idéologique ; plutôt que d’encourager la production et l’innovation, le Gouvernement choisit de taxer toujours davantage ceux qui font tourner l’économie réelle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001846
Dossier : 1846
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social, adopté en commission, vise à proroger jusqu’en 2030 et avec un taux à 30 % la réduction d’impôt sur les souscriptions au capital d’entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS) et au capital de sociétés foncières solidaires. Les foncières solidaires font preuve de leur utilité dans de nombreux domaines. On peut par exemple citer Terre de Liens qui protège le foncier agricole et contribue à installer des agriculteurs ou Solidarités nouvelles pour le logement qui agit pour l’insertion et l’accès de toutes et tous au logement. Ces foncières solidaires ESUS ayant conclu un mandat SIEG (Service d’Intérêt Économique Général, proche d’une délégation de service public) bénéficient de l’incitation fiscale dite « IR-SIEG » définie à l’article 199 terdecies-0 AB du CGI. Cette incitation permet d’attirer davantage d’actionnariat solidaire pour financer leurs activités dans l’immobilier très social, d’autant plus essentielles dans le contexte de crise du logement que nous connaissons. Par ailleurs, il est important de noter qu’en signant un mandat SIEG, les foncières solidaires sont tenues par un principe de non-surcompensation : l’exercice de leur activité rapporte davantage aux collectivités et à l’État qu’elles ne coûtent en dépense fiscale. La dépense fiscale a d’ailleurs été estimée à moins de 13M€ par l’IGF, qui a évalué le dispositif en 2023 et a souligné son efficacité. Dans le PLF pour 2026 initialement présenté par le Gouvernement, il était prévu que le taux de cette incitation baisse à 18 % au 1er janvier 2026. Cela signifierait une baisse des souscriptions citoyennes dans les foncières SIEG, et donc une baisse des logements très sociaux construits, des agriculteurs installés, des personnes en situation de vulnérabilité accompagnées vers le logement en 2026. Dans la copie issue du Sénat, il est désormais prévu une prolongation jusqu’en 2027 et un taux de 25 %. Afin de donner visibilité et soutien aux acteurs, le présent amendement propose de proroger jusqu’en 2030 et avec un taux de 30 %.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001847
Dossier : 1847
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15/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste & Social propose de supprimer la disposition visant à augmenter les plafonds de ressources des ménages éligibles au bail réel solidaire. En effet cette mesure conduirait à ouvrir ce dispositif à plus de 90% de la population et lui ôte son caractère social. De manière mécanique, ils hypothèqueraient son avenir. Les mesures favorisant le développement du BRS – TVA à 5,5%, les prêts bonifiés de très long terme accordés aux organismes de foncier Solidaire, les soutiens forts d’un certain nombre de collectivités territoriales – sont la contrepartie d’un ciblage du dispositif sur des ménages modestes. Le déplafonnement ouvrirait la porte à la suppression de ces aides. A vouloir faire bénéficier tout le monde du Bail Réel Solidaire, on prend le risque que parmi les ménages éligibles, ceux aux plus hauts revenus évincent les ménages modestes qui sont pourtant la cible originelle de ce dispositif d’accession sociale à la propriété. Cet amendement est proposé par l'USH. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001852
Dossier : 1852
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15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à maintenir les taux initiaux de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises à 20,6 % et 41,2 % (prévus en loi de finances 2025) pour l’ensemble des exercices clos à compter du 31 décembre 2025, jusqu’à l’exercice au titre duquel le déficit public revient à 3 % du PIB. Le Gouvernement propose dans le projet de loi de finances pour 2026 d’abaisser ces taux à 10,3 % et 20,6 %, réduisant de moitié l’effort de contribution demandé aux plus grandes entreprises. Une telle baisse, dans le contexte actuel de dégradation des finances publiques et de tensions sur la trajectoire budgétaire, serait à la fois inopportune sur le plan financier et injuste sur le plan économique et social. Alors que le déficit public reste supérieur à 5 % du PIB et que l’État demande de nouveaux efforts aux collectivités territoriales, aux ménages et aux petites entreprises, il est indispensable que les groupes réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires continuent à contribuer à hauteur de leur capacité réelle. Le maintien des taux initialement prévus garantit un rendement budgétaire durable. Il constitue une mesure permettant de soutenir la consolidation des comptes publics. Ce dispositif conserve par ailleurs le caractère temporaire et exceptionnel de la contribution, sa durée étant strictement conditionnée au retour du déficit public sous le seuil de 3 % du PIB, conformément aux critères européens. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001853
Dossier : 1853
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15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à maintenir la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises instaurée par la loi de finances pour 2025 jusqu’à ce que le déficit public de la France soit revenu à 3% du PIB. Cette prolongation conditionnée permet de garantir la contribution des grandes entreprises au redressement des finances publiques dans une période de déficit prolongé, tout en préservant le caractère temporaire et ciblé du dispositif. Le maintien des taux fixés par le Gouvernement (10,3 % et 20,6 %) assure une stabilité fiscale pour les redevables et contribue à la soutenabilité budgétaire du pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001855
Dossier : 1855
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15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à prolonger et maintenir les taux de la contribution des grandes entreprises compte tenu du contexte budgétaire difficile actuel. La loi de finances pour 2025 a instauré une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, applicable aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 1 milliard d’euros en France. Ce dispositif, conçu pour renforcer les recettes publiques dans un contexte de dégradation des finances de l’État, prévoit un rendement de 4 milliards d’euros pour l’année 2026, avec des taux différenciés selon la caractéristique des entreprises. Cependant, face à l’injustice de la politique fiscale actuelle qui fait supporter la plus grande partie des efforts au plus modestes, il est proposé de maintenir les taux de la contribution des grandes entreprises dans un souci de justice fiscale. Cette mesure permettra un rendement linéaire supplémentaire de 4 milliards d’euros pour 2026. Cette estimation repose sur l’hypothèse d’une assiette stable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001857
Dossier : 1857
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l'article 12 unvicies, introduit au Sénat, qui procède à la création d'une réduction d'impôt sur le revenu de 30 % en faveur des contribuables domiciliés fiscalement en France qui acquièrent un logement au sein du Fort des Têtes à Briançon dans le contexte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030, sous condition de conservation et d’occupation ou de location pendant 15 ans. Si l’objectif affiché est de soutenir le financement de la réhabilitation de ce site et d’encourager l’installation de résidents après les Jeux, plusieurs objections majeures de principe et d’efficacité économique militent pour la suppression pure et simple de cette mesure. En premier lieu, l'avantage fiscal proposé profitera avant tout à des contribuables disposant d’une forte capacité d’investissement dans un marché immobilier déjà tendu et fortement valorisé. La localisation stratégique — au cœur d’un projet olympique majeur — garantit que ces biens attireront déjà des investisseurs riches, qui bénéficieront donc avec cet article de surcroît d’une réduction d’impôt substantielle, pouvant atteindre 400 000 €, sans créer de réelle plus-value sociale ou territoriale. Cela revient à subventionner les investissements des ménages déjà favorisés, sans que l’avantage fiscal ne serve un objectif d’intérêt général. Il s'agit en somme ni plus ni moins que d'une distorsion de la politique fiscale en faveur des contribuables les plus aisés, au détriment des principes d’égalité devant l’impôt. Par ailleurs, dans un contexte où de nombreuses mesures de politique publique cherchent à répondre à la crise du logement ou à soutenir les ménages modestes, octroyer une réduction d’impôt ciblée sur un projet immobilier spécifique apparaît comme un effet d’aubaine pour des acquéreurs qui auraient acquis le bien de toute façon ou profité de la dynamique du marché post-olympique. Cela risque d’augmenter la spéculation immobilière locale plutôt que de répondre à des besoins de logement durable ou accessible. Enfin, en conditionnant cette niche fiscale à un lieu précis et à une opération de valorisation patrimoniale, on crée une inégalité de traitement entre les territoires et les contribuables. D’autres zones déficitaires en logements ou en besoins sociaux ne bénéficient pas d’un traitement similaire, alors même que des investissements publics pourraient y générer des retombées socio-économiques plus larges. Pour toutes ces raisons, nous proposons la suppression de cet article injuste socialement, coûteux pour les finances publiques et inefficace pour l'accès au logement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001863
Dossier : 1863
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001875
Dossier : 1875
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001879
Dossier : 1879
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Rejeté
15/01/2026
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Le Sénat a adopté un crédit d’impôt au titre des dépenses de mécanisation collective engagées par les entreprises agricoles adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Ce dispositif est mis en place à budget constant par une réduction de 20 000 € des plafonds d’exonération du régime des plus-values professionnelles prévus à l’article 151 septies du CGI. Le régime fiscal de l’article 151 septies du CGI constitue un levier indispensable au renouvellement des agroéquipements et à la compétitivité des exploitations agricoles qui dans leur grande majorité relèvent du régime de l’IR. Une revalorisation des mêmes plafonds a été adoptée par les lois de finances pour 2024 et 2025 afin de renforcer l’efficacité de ce dispositif tout en s’adaptant à l’évolution économique des entreprises agricoles. Une telle diminution des plafonds d’exonération est inadmissible et incompréhensible. En effet, elle revient à remettre en cause les récents relèvements des seuils d’exonération à peine adoptés qui permettent simplement de rattraper les effets négatifs de l’inflation. De plus, ce crédit d’impôt temporaire qui vient affaiblir un dispositif pérenne qui a montré sa pertinence ne répond pas aux réalités économiques des exploitations : son taux comme son plafond sont totalement déconnectés de la réalité des dépenses facturées par les CUMA et un nombre infime d’agriculteurs pourra en bénéficier. En outre, le crédit d’impôt proposé au titre des dépenses éligibles serait plafonné à 3 000 € par année. Cependant, pour atteindre ce plafond pourtant peu élevé, les dépenses exposées devraient être d’un niveau significatif, à savoir 40 000 € par an. Ce niveau de dépenses est en réalité invraisemblable et déconnecté du niveau des investissements réalisés par les exploitants. Exemple : Avec une exploitation de taille moyenne de 150 hectares, et un chantier de moisson facturé par la coopérative 105 €/ha (tarif 2025). La facture atteint alors 15 750 € pour la totalité de la surface moissonnée, un montant très éloigné des 40 000 € de dépenses éligibles. Dans ce cas, le crédit d’impôt ne serait alors que de 1 181 €, soit un montant très inférieur à celui du plafond maximum, lequel s’établit à 3 000 € et ne sera que rarement atteint. La mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux doit faire l’objet d’une étude préalable d’impact en adéquation avec les attentes des exploitants agricoles et leurs effets sur les exploitations. Ce qui n’a manifestement pas été le cas pour le présent crédit d’impôt. De surcroît, le dispositif proposé vient en concurrence avec d’autres mécanismes de mécanisation en commun (copropriété d’équipements, entreprises de prestations de travaux agricoles constituées entre agriculteurs…) qui se trouvent doublement pénalisées : elles ne bénéficient pas du nouveau crédit d’impôt et subissent la diminution des plafonds d’exonération. Là encore, une telle mesure doit être mieux étudiée au plan technique et mieux évaluée au plan budgétaire pour atteindre l’objectif qu’elle se propose d’atteindre sans déstabiliser les différentes formules déjà choisies par les agriculteurs au bénéfice des seules CUMA. En conséquence, il est donc proposé de supprimer ce dispositif et de demander au Ministre d’engager, dès cette année, de réelles réflexions sur la mise en place de dispositifs fiscaux utiles et efficients à la compétitivité des exploitations agricoles françaises en lien avec les organisations professionnelles. Cet amendement a été proposé par la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001881
Dossier : 1881
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement propose de réécrire l'article 10 quater afin qu'il modifie l'article 151 septies du code général des impôts non plus pour créer un crédit d'impôt au titre des dépenses de mécanisation collective mais pour sécuriser et préserver le régime d’exonération des plus-values professionnelles. Le régime d’exonération des plus-values professionnelles visées à l’article 151 septies du CGI constitue un levier fiscal indispensable au renouvellement des agroéquipements et donc à la compétitivité des exploitations agricoles. Toutefois, une récente décision de la Cour administrative d’appel de Paris du 28 mars 2025 est de nature à fragiliser ce dispositif fiscal. En effet, la cour a estimé que les recettes de cession des actifs immobilisés constituent des recettes annuelles, attachées à l’activité normale et courante de l’exploitation, dont il convient de tenir compte pour l’appréciation des seuils d’exonération en application de l’article 151 septies. Conduite sur le fondement des règles comptables en vigueur à l’époque des faits, cette analyse est confortée par la nouvelle définition comptable du résultat exceptionnel par le plan comptable général (applicable de façon obligatoire aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025). Sur la base de cette nouvelle définition comptable et de cette récente jurisprudence fiscale, il apparait de façon évidente que les recettes réalisées lors de la vente de l’actif immobilisé par un agriculteur ne constitueront plus, à l’avenir, des recettes exceptionnelles, dès lors que ces ventes interviennent dans le cadre du renouvellement courant du matériel utilisé par l’entreprise pour l’exercice de son activité. Si la Cour administrative d’appel de Paris a prononcé une décision favorable au contribuable, au seul motif de l’opposabilité de la doctrine fiscale permettant de faire abstraction des recettes provenant de la cession d’éléments de l’actif immobilisé, cette doctrine administrative ne saurait perdurer sans fondement comptable et une interprétation déjà contestée localement et validée, sur le fonds, par plusieurs cours et tribunaux. Enfin, alors même que la loi de finances pour 2024 a permis un relèvement significatif des seuils d’exonération des plus-values, que la loi de finances pour 2025 a procédé à un nouveau rehaussement en cas de cession à un jeune agriculteur, la prise en compte des produits issus de la cession des immobilisations serait de nature à réduire à néant les effets des mesures précédemment adoptées. Aussi, il est proposé de préciser, s’agissant de l’appréciation des seuils de recettes pour l’application du régime d’exonération des plus-values professionnelles (151 septies du CGI), qu’il doit être fait abstraction des produits provenant de la cession d’éléments de l’actif immobilisé. Cet amendement a été proposé par la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001887
Dossier : 1887
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à aligner favorablement le taux de détention d’une sous-filiale par une filiale sur celui d’une filiale par la société mère pour l’émission de bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE), soit 75 %. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001893
Dossier : 1893
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Retiré
15/01/2026
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Cet amendement d'appel vise à alerter le Gouvernement sur les besoins de précision de l'évolution du régime d'apport-cession adoptée au Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001895
Dossier : 1895
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement du groupe écologiste et social propose des ajustements visant à relever l’ambition des dispositifs relatif à la TGAP pour le stockage. Notre groupe propose de maintenir la reconduction de cette taxe graduelle basée sur le principe pollueur-payeur et l’accroissement de son taux, destiné à inciter encore davantage la réduction de l’enfouissement des déchets pour favoriser la hiérarchie des modes de traitement et orienter plus massivement les flux de déchets vers la valorisation matière (réutilisation, réparation, recyclage). Le présent amendement revient à la version initiale proposée par le Gouvernement, en supprimant la réduction de tarif adoptée au Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001896
Dossier : 1896
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Tombé
15/01/2026
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L’article 21 du projet de loi de finances codifie au sein du CIBS une grande partie des politiques fiscales comportementales relatives à la gestion des déchets et à l’économie circulaire : refonte et prorogation de la TGAP, instauration d’une taxe sur les emballages plastiques non recyclés, aménagement de la TVA concernant les opérations de collecte et de traitement des déchets.
En outre, le présent amendement propose de ne plus totalement exempter les CSR de la TGAP et de leur appliquer un taux réduit de TGAP équivalent à celui prévu pour les installations d’incinération performantes. Le groupe écologiste et social appelle le Gouvernement à accompagner cette mesure d’un soutien massif aux collectivités territoriales assurant la compétence du service public de gestion des déchets, afin de leur donner les moyens d’investir dans de nouvelles installations de tri et de valorisation matière qui permettront de réduire les flux de déchets envoyés à l’élimination.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001897
Dossier : 1897
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement du Groupe écologiste et social vise à supprimer la nouvelle exonération de TGAP introduite par le Sénat pour des ICPE réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous soutenons que les installations performantes dans la valorisation des déchets ou performantes dans la réduction de leurs émissions polluantes doivent pouvoir bénéficier de tarifs réduits de TGAP, mais une exonération pure et simple telle qu’adoptée par le Sénat contrevient au principe pollueur-payeur puisqu’il ne permet pas de répondre à l’objectif de réduire la quantité de déchets receptionnés dans ces installations, et donc générés en amont de leur élimination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001898
Dossier : 1898
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Rejeté
15/01/2026
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(amendement de repli) Le présent amendement du Groupe écologiste et social réintroduit la création d’une taxe plastique dans une version identique à celle proposée initialement par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001899
Dossier : 1899
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement du groupe écologiste et social rétablit la création d’une taxe plastique telle que proposée par le Gouvernement tout en ajoutant des ajustements visant à relever l’ambition. Nous proposons de réhausser les recettes de la taxe sur les emballages plastiques non recyclés.
Le présent amendement a été rédigé sur la base de recommandations de ZeroWasteFrance. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001920
Dossier : 1920
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Adopté
15/01/2026
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L’article 793 du CGI prévoit une exonération de 75 % de la valeur des bois et forêts et des parts de groupement forestier en cas de transmission à titre gratuit. Depuis sa création, ce dispositif distingue la valeur du sol de la valeur des arbres afin de taxer aux droits de mutation la seule valeur du sol estimée à 25 %. La valeur des arbres est quant à elle taxée à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du forfait forestier. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001945
Dossier : 1945
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001954
Dossier : 1954
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001958
Dossier : 1958
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001965
Dossier : 1965
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001971
Dossier : 1971
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Rejeté
15/01/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe parlementaire LFI propose de poursuivre la visée de cet article en recentrant le pacte Dutreil sur les TPE et PME, qui constituent le véritable appareil productif de notre pays. Pour cela, nous plafonnons l’exonération à 2 millions d’euros, afin que cette niche cesse d’être le principal moyen d’évasion fiscale des milliardaires. La niche Dutreil permet d’exonérer d’impôt la donation en ligne directe de 75% des parts d’une entreprise à la condition que l’héritier exerce une fonction de direction. Cependant, aucun contrôle n’est ensuite effectué par l’administration : en cas de non-respect des engagements de l’héritier, la niche fiscale n’est pas remise en question. Cette situation conduit à des abus multiples. Aujourd’hui, l’économie française s’organise de plus en plus autour d’un « capitalisme d’héritage ». Ainsi, une note de la Fondation Jean Jaurès de septembre 2025 indique que parmi les 100 premières fortunes françaises, on compte près de 60% d’héritiers. Loin de la « start up nation » chère au Président Emmanuel Macron, cette reproduction du patrimoine fait de la figure du « self made man » un mythe : 73 % des créateurs de start-up viennent d’une famille favorisée, 80% ont fait des grandes études, financées par leur famille. Le Pacte Dutreil abîme considérablement la progressivité des droits de succession et profite essentiellement très grandes donations. L’efficacité du dispositif est tout sauf démontré, comme le détaillait la Cour des comptes : « L’absence de données précises sur les entreprises bénéficiant du pacte Dutreil et sur les modalités de mise en œuvre de ce dispositif empêche de tirer des conclusions robustes sur sa pertinence économique ». Avec la prudence qui la caractérise, elle avançait que « le volume, très important, de souscriptions de pactes « Dutreil donation » par rapport aux pactes « Dutreil succession pourrait être un indice de comportements d’optimisation fiscale ». Pis, le nombre de recours au Dutreil a explosé au cours des dernières années : nous sommes passé de 2 000 pactes signés en 2018 pour 3 000 en 2022. Au regard de l’austérité dont souffrent les classes populaires et nos services publics, la conservation d’un mécanisme d’évasion fiscale, sans pertinence économique, est proprement indécente ! Cet amendement, de repli, vise donc à plafonner cet avantage fiscal, afin qu’il continue à bénéficier aux petites et moyennes entreprises. Ce sont ces entreprises qui se retrouvent confrontés le plus souvent à une difficulté de trésorerie pour payer l’impôt. Afin de financer la solidarité nationale et de mettre à contribution les très grands héritiers dont le seul mérite est d’être bien né, nous proposons donc de plafonner le pacte Dutreil à 2 millions d’euros afin que les transmissions de TPE et PME puissent en bénéficier dans la même mesure que les grands groupes, et pas seulement dans une fraction bien moindre du fait de leur valorisation. Par ailleurs, nous appelons le Gouvernement à réévaluer le coût de cette niche, ce qui n’a jamais été fait en 12 ans, alors que la Cour des comptes dénonce une « évaluation à hauteur de 500 M€ – qualifiée d’» ordre de grandeur » » et conclut que « Son coût réel n’est donc jamais calculé. ». L’absence de réel calcul du coût de cette niche fiscale importante dans les voies et moyens du Projet de Loi de Finances est de nature à altérer sérieusement la sincérité des débats budgétaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002006
Dossier : 2006
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002009
Dossier : 2009
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002010
Dossier : 2010
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à réviser la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel, afin de faire davantage contribuer les activités de plaisance au financement de la protection du littoral, de la mer et du patrimoine maritime.
Le dispositif proposé permettrait d’ajuster le barème de la taxe pour cibler en priorité les embarcations les plus puissantes et les plus polluantes, tout en instaurant une contribution minimale, de nature symbolique (30€/an), pour les petits bateaux à partir d’une longueur de coque de cinq mètres. Cette seule mesure permettrait ainsi d’élargir la perception de la taxe à 191 439 navires supplémentaires, ce qui rapporterait plus de 5,7 millions d’euros de recettes supplémentaires sur un an. Il s’agit ainsi d’assurer une participation de l’ensemble des usagers, dans un esprit de justice contributive, sans pénaliser la plaisance familiale et populaire. Cette réforme vise également à faire pleinement contribuer les plus grosses unités, notamment les yachts.
Les recettes supplémentaires issues de cette révision seraient affectées au Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres, dont les missions sont essentielles à la préservation du patrimoine naturel et maritime de notre pays. Elles viendraient renforcer ses capacités d’action pour l’acquisition et la protection d’espaces côtiers menacés, la restauration des milieux dégradés, la lutte contre l’érosion, ainsi que la garantie d’un accès libre et durable du public au littoral.
En augmentant la participation du secteur des loisirs nautiques, cette mesure permettrait de mieux concilier l’usage récréatif de la mer avec la nécessaire protection de notre environnement littoral et marin. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002011
Dossier : 2011
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15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France insoumise renforce la mise en place d’une taxe sur les polluants éternels, ou PFAS, qui restent à ce jour autorisés, et risquent de demeurer utilisés dans les ustensiles de cuisine. Les PFAS, ou polluants éternels, (substances per- et polyfluoroalkylées) sont une famille de produits chimiques largement utilisés dans de nombreux secteurs industriels, comme les revêtements antiadhésifs, les emballages alimentaires, les mousses extinctrices et les textiles résistants à l'eau. Leur particularité est qu’ils ne se dégradent pas dans l’environnement et se retrouvent dans tous les milieux (eau, air, chaîne alimentaire…). Or, la présence de polluants éternels est dangereuse pour la santé humaine et peut provoquer des lésions hépatiques, des maladies thyroïdiennes, de l’obésité, des problèmes de fertilité et des cancers. En février 2023, à l’issue d’un travail inédit, le journal Le Monde a rendu public une cartographie des pollutions aux PFAS qui estime à 2 300 le nombre de sites dangereux en Europe où la concentration de PFAS atteint un niveau supérieur à 100 ng/L, niveau que les experts estiment dangereux pour la santé. Les PFAS sont un enjeu majeur de santé tout comme de finances publiques. Le ministère de la Santé estime que pour surveiller dans l’eau du robinet le seul acide trifluoroacétique (TFA), qui est le plus petit et le plus courant des polluants éternels, il faudrait engager près de 3,5 millions d’euros. Le rapport commis par le député centriste Isaac-Sibille et remis au Gouvernement le 4 janvier 2024 recommande d’appliquer le principe du pollueur-payeur. Nous proposons un seuil de concentration de 100 ng/litre conformément à l’annexe I de la directive-cadre européenne sur l’eau de 2020 pour que la pollution donne lieu à une redevance avec un montant de 30 euros par unité. Cette contribution sera la bienvenue pour inciter les entreprises à développer des alternatives moins polluantes et moins dangereuses pour la santé. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une déclinaison du principe pollueur-payeur, appliqué aux grandes entreprises industrielles. Nous reprenons donc la recommandation d’Isaac-Sibille, et proposons une redevance sur les PFAS, qui pourra être mise à contribution pour garantir des espaces naturels qui ne mettent pas la santé en danger. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002028
Dossier : 2028
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à proroger jusqu’en 2030 et avec un taux à 25 % la réduction d’impôt sur les souscriptions au capital d’entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS) et au capital de sociétés foncières solidaires. Les foncières solidaires ESUS ayant conclu un mandat SIEG (Service d’Intérêt Économique Général, proche d’une délégation de service public) bénéficient de l’incitation fiscale dite « IR-SIEG » définie à l’article 199 terdecies-0 AB du CGI. Cette incitation permet d’attirer davantage d’actionnariat solidaire pour financer leurs activités dans l’immobilier très social, d’autant plus essentielles dans le contexte de crise du logement que nous connaissons. Par ailleurs, il est important de noter qu’en signant un mandat SIEG, les foncières solidaires sont tenues par un principe de non-surcompensation : l’exercice de leur activité rapporte davantage aux collectivités et à l’État qu’elles ne coûtent en dépense fiscale. La dépense fiscale a d’ailleurs été estimée à moins de 13 M€ par l’IGF, qui a évalué le dispositif en 2023 et a souligné son efficacité. Dans le PLF pour 2026 initialement présenté par le Gouvernement, il était prévu que le taux de cette incitation baisse à 18 % au 1er janvier 2026. Cela signifierait une baisse des logements très sociaux construits, des agriculteurs installés, des personnes en situation de vulnérabilité accompagnées vers le logement en 2026. Dans la copie issue du Sénat, il est désormais prévu une prolongation jusqu’en 2027 au taux de 25 %. Afin de donner visibilité et soutien aux acteurs, le présent amendement propose de proroger jusqu’en 2030, et non jusqu’en 2027. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002038
Dossier : 2038
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Tombé
15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI se félicite de cette introduction propose de mettre un terme aux versements dans les Plans d'Épargne Retraite (PER), au-delà d'un certain âge, en l'occurrence 64 ans. À l'inverse, nous défendons une vie digne pour chaque personne après une vie de labeur. Pour cela, nous proposons une retraite dès 60 ans, au moins au niveau du SMIC pour toutes les carrières complètes, et un minimum vieillesse au-dessus du seuil de pauvreté. Par la garantie d'une meilleure accessibilité de l’espace public, d'une offre de transport adaptée et d'alternatives au tout numérique, nous nous assurerons que la société reconnaisse la valeur des personnes âgées et combatte l’âgisme. Les plans épargne retraite, sous leurs formes diverses, sont des dispositifs inutiles, complexes et majoritairement utilisés à des finalités d’optimisation fiscale. En plus d’être un moteur d’inégalités en permettant de se soustraire à la retraite par répartition socialisée, les régimes des PER sont, en effet, des instruments d’optimisation de la fiscalité successorale. Ces conclusions sont partagées par les députés Courson et Gérard sur le sujet. Ces plans d’épargne instituent, par ailleurs, un système de retraites par capitalisation, dangereux et inutile, le tout au frais des contribuables ! Le PER représente à lui seul 1,2 milliard d’euros d’exonérations fiscales. Si nous reprenons l’ensemble des dispositifs, cette somme devrait être encore plus importante ! C’est un système qui bénéficie mécaniquement aux plus riches : selon les données de l’INSEE, la part des cadres détenant un produit d’épargne-retraite s’élevait à 34,1 % et atteignait 48,9 % pour les professions libérales, contre 19 % en moyenne en 2024 pour les ménages. À l’inverse, les employés et les ouvriers non qualifiés ne sont que 10 % et 11,8 % à détenir un contrat de retraite supplémentaire. Et pour cause, les pauvres épargnent moins : selon l’INSEE, les 20 % les plus aisés ont une capacité d’épargne de 28,4 % de leurs revenus en moyenne, contre 2,7 % pour les 20 % les moins aisés. Cette situation est illégitime : comment justifier que l’État favorise fiscalement des dispositifs allant à l’encontre du régime général de retraite et profitant essentiellement aux ménages les plus aisés de la population ? La moindre des choses est d'admettre que passé un certain âge, on n'épargne plus pour sa retraite, on est en retraite. Il est alors temps d'arrêter d'abonder un PER pour profiter d'exonérations fiscales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002042
Dossier : 2042
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Adopté
15/01/2026
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L’article 10 du présent projet de loi de finances pour 2026, adopté par le Sénat en première lecture, entend proroger le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique prévu à l’article 244 quater L du code général des impôts (CGI) de trois années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2028. Il entend par ailleurs augmenter le montant du crédit d’impôt de 4 500 € à 6 000 € et le montant des aides cumulées de 5 000 € à 7 000 €.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002043
Dossier : 2043
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Conformément aux recommandations du rapport visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, cet amendement vise à élargir le régime des BSPCE en l’ouvrant aux entreprises de moins de vingt ans – contre quinze actuellement. Alors que les entreprises de la French Tech fleurissent, la capacité d’attirer en plus grand nombre les meilleurs talents est un des enjeux majeurs. Il est nécessaire de sécuriser une politique compétitive pour nos talents et ainsi renforcer l’attractivité du système d’intéressement des salariés au capital pour concurrencer à armes égales avec les offres salariales proposées par les entreprises américaine ou asiatique. Ce raisonnement vaut également pour les entreprises de plus de 15 ans. Or, de nombreuses pépites françaises créées au début des années 2010 vont bientôt atteindre ce seuil des 15 ans. Au moment où ces entreprises deviennent des acteurs majeurs de leurs secteurs respectifs, il serait particulièrement dommageable de ne pas soutenir leur attractivité. L’objectif de cet amendement se rattache donc à notre ambition de soutien à l’innovation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002044
Dossier : 2044
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Conformément aux recommandations du rapport Midy visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, cet amendement vise à ouvrir le régime des BSPCE à des entreprises détenues à plus de 75 % par des fonds d’investissement – dans une limite de 85 %. Alors que les entreprises de la French Tech fleurissent, la capacité d’attirer en plus grand nombre les meilleurs talents est un des enjeux majeurs. Il est nécessaire de sécuriser une politique compétitive pour nos talents et ainsi renforcer l’attractivité du système d’intéressement des salariés au capital pour concurrencer à armes égales avec les offres salariales proposées par les entreprises américaine ou asiatique. Ce raisonnement s’applique tant aux entreprises détenues par des personnes physiques que par des fonds. L’objectif de cet amendement technique se rattache donc à notre ambition de souveraineté numérique et de soutien à l’innovation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002054
Dossier : 2054
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002056
Dossier : 2056
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002062
Dossier : 2062
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002065
Dossier : 2065
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002092
Dossier : 2092
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Rejeté
15/01/2026
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Créé afin d’éviter que les héritiers d’un chef d’entreprise ne soient contraints à la transmission de l’entreprise de devoir la céder à un tiers ou de devoir prélever des sommes excessives sous forme de dividendes, le pacte Dutreil permet une exonération de 75 % de la valeur des parts ou actions transmises conditionnée au respect d’engagements de conservation et à l’exercice d’une fonction de direction par l’un des héritiers, donataires ou légataires durant la phase d’engagement collectif et pendant trois ans à compter de la transmission. Comme l’a souligné la Cour des comptes dans un rapport remis à la Commission des finances sur les droits de succession en juin 2024, le pacte Dutreil, dont l’évaluation budgétaire n’a pas été réalisée de façon fiable depuis 2006, a pour effet de réduire considérablement le taux effectif d’imposition des personnes détenant les plus gros patrimoines, les biens professionnels étant très fortement concentrés dans les derniers millièmes de la population en termes de revenus. Cet amendement vise à restreindre l’assiette de l’exonération prévue à l’article 787 B du CGI à la seule fraction de la valeur des parts ou actions transmises correspondant à la détention de biens professionnels nécessaires à l’exercice de l’activité des sociétés transmises, afin d’éviter que des biens personnels ne bénéficient de l’exonération en étant inscrits à l’actif de l’entreprise. Cette rédaction se veut volontairement plus généraliste que l’actuel article 3 quater afin d’éviter toute omission. Cet amendement a été adopté en Séance lors de la 1ère lecture avant le rejet de la 1ère partie du texte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002093
Dossier : 2093
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Rejeté
15/01/2026
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Le régime d’apport-cession (art. 150‑0 B ter) a vu croître fortement les plus-values placées en report, avec un seuil de réinvestissement de 60 % et un délai de 2 ans souvent inadapté à l’investissement productif. Conformément aux recommandations du rapport d’information sur la loi fiscale (RALF), le présent amendement : élève le seuil de réinvestissement à 80 % et porte le délai à 5 ans, en cohérence avec les cycles d’investissement ; introduit une proportionnalité : la fraction non réinvestie devient imposable, le report demeurant sur la fraction réinvestie ; supprime la purge au décès en organisant la transmission du report aux ayants droit ; renforce l’encadrement réglementaire et l’évaluation annuelle du dispositif. Cet amendement a été adopté en Séance lors de la 1ère lecture avant le rejet de la 1ère partie du texte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002095
Dossier : 2095
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à introduire une « conjugalisation » du plafonnement de l’abattement de 10 % sur les pensions et retraites, prévu au a du 5 de l’article 158 du code général des impôts. Actuellement, ce plafond, fixé à 4 399 euros par foyer fiscal, s’applique indifféremment aux contribuables célibataires et aux couples soumis à imposition commune. Cette situation conduit à une inégalité horizontale entre les foyers de taille différente : un couple percevant deux pensions bénéficie du même plafond qu’un retraité isolé. Le présent amendement tire les conséquences de cette observation en prévoyant un plafond différencié. Cette mesure, explicitement évoquée dans le rapport sur l’application de la loi fiscale (RALF 2025), permettrait de rétablir l’équité horizontale entre foyers de tailles différentes, sans remettre en cause le principe de l’abattement ni son taux de 10 %. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002096
Dossier : 2096
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à introduire une « conjugalisation » du plafonnement de l’abattement de 10 % sur les pensions et retraites, prévu au a du 5 de l’article 158 du code général des impôts. Actuellement, ce plafond, fixé à 4 399 euros par foyer fiscal, s’applique indifféremment aux contribuables célibataires et aux couples soumis à imposition commune. Cette situation conduit à une inégalité horizontale entre les foyers de taille différente : un couple percevant deux pensions bénéficie du même plafond qu’un retraité isolé. Le présent amendement tire les conséquences de cette observation en prévoyant un plafond différencié. Cette mesure, explicitement évoquée dans le rapport sur l’application de la loi fiscale (RALF 2025), permettrait de rétablir l’équité horizontale entre foyers de tailles différentes, sans remettre en cause le principe de l’abattement ni son taux de 10 %. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002100
Dossier : 2100
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement supprime l’article 11, qui anticipe la suppression totale de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) à 2028 au lieu de 2030. Le groupe LIOT s’oppose depuis l’origine à cette suppression, qui prive les collectivités d’une ressource économique stable et directement liée à l’activité des entreprises. Le coût de cette mesure est estimée à 1,1 milliard d’euros en 2026 pour le budget général de l’État. En 2027 et 2028, le coût serait de 2,2 Md€. La situation des finances publiques ne permet pas à l’État de reprendre une telle trajectoire de baisse pour la CVAE. Il est donc proposé de supprimer l’article 11 en attendant que le déficit public revienne sous les 3 points de PIB. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002104
Dossier : 2104
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement vise à étendre l’éligibilité au prêt à taux zéro (PTZ) des acquisitions de logements anciens sous condition de travaux aux départements d’outremer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte), classés en zones tendues. Cette mesure d’extension temporaire, jusqu’à fin 2027 en cohérence avec la prorogation du PTZ votée en LFI pour 2024, permettrait de favoriser la rénovation et de lutter contre la vacance, problématique majeure en outre-mer. Cette mesure s’appliquerait à compter du 1er janvier 2026. En effet, les DROM font face à une situation structurellement différente de celle de l’Hexagone. Ainsi, la Martinique et la Guadeloupe sont les premiers départements français en matière de vacance de logements au niveau national et font face à des enjeux majeurs de parc immobilier privé dégradé, et d’indisponibilité foncière, en particulier en centre-ville. La vacance importante du parc privé est à la fois une cause et une conséquence du caractère indigne puisque, non occupés et non réhabilités, les logements se dégradent très vite. Environ 30 000 logements sont potentiellement indignes en Martinique. Dans l’ensemble des DROM, ce nombre est estimé à 120 000 logements en 2022. La réalité des outre-mer impose de trouver des solutions efficaces pour résorber de façon massive le parc de logements dégradés, et remobiliser le parc vacant pour palier la cherté et la rareté du foncier en outre-mer. Ces solutions se traduisent d’une part par l’amélioration des dispositifs existants destinés à répondre à des situations individuelles et collectives notamment en sécurisant les enveloppes budgétaires et renforçant la mise en œuvre opérationnelle des projets et, d’autre part, par la création ou l’adaptation de dispositifs d’intervention en réponse aux problématiques de massification de la réhabilitation. Si la mesure d’extension du PTZ dans le neuf, en LFI pour 2025, aux logements individuels et collectifs sur l’ensemble du territoire permet une parfaite intégration des outre-mer, le taux élevé de logements dégradés et vacants en centres urbains dans ces départements appelle à proposer à leur profit l’ouverture du PTZ dans l’ancien sous condition de travaux, actuellement pas éligibles du fait de leur classement en zone « tendue ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002105
Dossier : 2105
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement tire les conséquences des échanges avec les professionnels sur différents points importants, totalement interdépendants et absolument nécessaires pour rendre viable le statut du bailleur privé tel qu’il est envisagé. Il reprend aussi l’essentiel des recommandations du rapport parlementaire Daubresse – Cosson, également fruit d’échanges nourris avec les professionnels. Le 6° permet d’imputer le déficit foncier créé par l’amortissement sur le revenu global. Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez d’épargne pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent sans emprunt, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements écarte de facto la classe moyenne de l’investissement immobilier tel qu’envisagé par le rapport Daubresse – Cosson. Le 6° permet également le doublement du déficit foncier pour les investisseurs recourant à l’amortissement. Ce doublement, qui figurait dans l’amendement initial présenté au Sénat, apparaît utile pour favoriser l’acquisition par des investisseurs ayant recours à l’emprunt. Rappelons également que le plafond de déficit foncier n’a pas été réévalué depuis 25 ans. Le 4° propose de plafonner l’avantage fiscal tiré de l’amortissement à 8000 € par an et par foyer fiscal. Pour mémoire, le rapport Daubresse – Cosson ne prévoyait aucun plafond de ce type. Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable que le plafonnement de l’avantage fiscal tiré de l’amortissement (que propose l’amendement) car il défavorise la classe moyenne par rapport aux ménages aisés : tous sont soumis au même plafond brut, alors que l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41 % que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17 % statistiquement. Aussi, une logique de plafonnement de l’avantage fiscal s’avère plus pertinente. Le 5° propose de supprimer la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value, qui constitue un frein important au moment de l’investissement. En effet, par cette réintégration, c’est le principe même de l’avantage lié à l’amortissement qui est « effacé » au moment de la revente du bien. Les 2° et 3° permettent : De maintenir un plafond de loyer et de ressources du locataire de niveau intermédiaire, mais en calquant ces niveaux sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantages, trop complexe à mettre en œuvre (les loyers Loc’Avantages figurent dans un arrêté de 430 pages !) D’augmenter de 0,5 % les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à augmenter un peu la rentabilité, et à tenir compte, notamment pour le neuf, du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires. Enfin, le 1° consiste en une évolution rédactionnelle : les logements rénovés à neuf étaient logés dans la partie logements anciens (j) alors qu’ils relèvent du même régime fiscal que les logements neufs (les logements rénovés à neufs sont taxés en TVA 20 %) et sont soumis aux mêmes exigences réglementaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002106
Dossier : 2106
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Tombé
15/01/2026
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Le statut du bailleur privé voté à l’Assemblée nationale puis au Sénat a permis d’affiner les débats, s’agissant de la rentabilité susceptible de permettre une réelle augmentation de la production de logements neufs et de l’achat de logements anciens à rénover en profondeur pour les remettre à niveau, notamment du point de vue de la performance énergétique. Le présent amendement tire les conséquences des échanges nourris avec les professionnels sur 5 points majeurs. 1. Il permet, par son 1°, d’intégrer la production d’immeubles « équivalents neufs » après rénovation dans le même statut que le neuf, de sorte à encourager la production de logements par des rénovations de très bonne qualité. 2. Il permet ensuite, par son 2° et son 3°, d’augmenter de 0,5 % les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à atteindre un niveau suffisant de rentabilité, en tenant compte du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires (et donc de la baisse de 15 % environ des loyers par rapport au marché). 3. Il permet aussi, par son 2° et son 3°, de calquer le plafond de loyer et de ressources du locataire sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantage. En effet, dans le dispositif Loc’Avantage, les loyers sont définis par rapport aux loyers de marché, qui varient. Le propriétaire a donc beaucoup de mal à anticiper l’évolution du loyer de son bail. Cela ne pose pas beaucoup de problème pour Loc’Avantages, puisque le dispositif ne concerne pas ou presque le neuf, que l’engagement n’est que de 6 ans et que les locataires déménagent peu (ce qui signifie que le même locataire reste souvent en place du début à la fin). En revanche, pour le dispositif du bailleur privé, cela poserait problème puisque les bailleurs qui achèteraient dans le neuf en VEFA ne connaîtront pas le loyer exact de mise en location, que l’engagement est plus long (9 ans) et qu’il y aura davantage de changements de locataires, puisque l’objectif est que la mise en location soit longue (ce à quoi l’amortissement incite naturellement), comme pour les institutionnels. Il est donc logique que le plafond de loyer soit plus prévisible, et calqué sur celui dont bénéficient les investisseurs institutionnels du logement intermédiaire, défini à l’article 279‑0 bis A du CGI. 4. Il permet, par son 4°, d’augmenter le plafond d’amortissement ou d’avantage fiscal. Pour mémoire, le rapport Cosson-Daubresse ne prévoyait aucun plafond de ce type. Un plafond figurait dans l’amendements présenté à l’Assemblée, à hauteur de 10 000 € pour l’avantage fiscal perçu du fait de l’amortissement. Aucun plafond ne figurait au Sénat. Dans les deux cas, par sous-amendement, le Gouvernement a fait adopter un plafond de l’amortissement à hauteur de 8 000 €. Cela revient à un maximum d’investissement de 278 000 € pour un logement neuf, et de 330 000 € environ pour un logement ancien avec travaux. Ces plafonds sont donc inférieurs à ceux du dispositif Denormandie (400 000 € d’investissement – euros de 2018, pas actualisé depuis). Quant au LMNP, ce sont les revenus fonciers qui sont plafonnés, à 77 700 €, soit, avec un rendement de 10 % (ce qui est déjà très élevé), à un investissement de 777 000 €. Le 3° propose donc d’ajuster le plafonnement, en visant la possibilité d’investissements jusqu’à 500 000 € (2 biens en zone assez tendue). Deux options théoriques existent : soit garder un plafond pour l’amortissement, en le portant à 16 000 € pour le neuf et l’ancien, soit plafonner l’avantage fiscal résultant de l’amortissement à 6 000 €. Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable : l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41 % que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17 % statistiquement. Aussi, l’amendement propose une logique de plafonnement de l’avantage fiscal. 5. Il permet enfin, par son 5°, d’imputer le déficit foncier créé par l’amortissement sur les revenus globaux, dans la limite d’un plafond de 21 400 €, qui est le plafond existant quand il y a des travaux de rénovation énergétique. Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez de cash pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent cash, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements (et même, d’après l’écriture actuelle de l’article 12 octies, des intérêts d’emprunt) vise en pratique à écarter la classe moyenne de l’investissement immobilier, davantage encore qu’aujourd’hui. Pour mémoire, cette non-imputation ne figure dans aucun des amendements initiaux de l’Assemblée ou du Sénat. Elle a été ajoutée par des sous-amendements du Gouvernement, déposés quelques heures avant les débats. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002107
Dossier : 2107
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement tend à supprimer l’article 13, qui renforce de manière anticipée le malus CO₂, le malus masse et les taxes annuelles sur les véhicules. Sous couvert de « verdissement », ces mesures pénaliseraient directement les ménages périurbains et ruraux, pour lesquels la voiture individuelle reste indispensable à la vie quotidienne et à l’activité économique. La hausse simultanée des barèmes et la suppression du plafonnement entre malus alourdiraient fortement le coût d’acquisition des véhicules thermiques, alors même que l’offre de véhicules électriques demeure onéreuse. Dans de nombreux territoires dépourvus d’alternatives de transport, ces évolutions reviendraient à instaurer une fiscalité punitive sans effet réel sur les émissions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002108
Dossier : 2108
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à réduire de 50 % la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) pour les vols au départ ou à destination des territoires d’Outre-mer et de la Corse. En effet, dans un contexte de vie chère, la hausse du tarif de solidarité en vigueur depuis 2025 a un impact négatif majeur dans ces territoires, tant pour les passagers que pour le développement économique. L’avion représente un enjeu crucial de continuité territoriale C’est pourquoi, le présent amendement tend à limiter la hausse de la TSBA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002109
Dossier : 2109
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement propose d’exonérer du tarif de solidarité les vols entre la Corse et l’Hexagone, ainsi que ceux entre les Outre-mer et l’Hexagone. Ces liaisons ne peuvent être assimilées à des vols internationaux classiques : elles constituent des liaisons de continuité territoriale indispensables pour les résidents ultramarins et corses. L’application du tarif de solidarité à ces trajets reviendrait à renchérir le coût du transport aérien pour des populations déjà confrontées à des contraintes géographiques fortes et à des coûts de vie accrus. Adopté en séance publique lors du PLF 2025, cet amendement n’avait pas été repris dans la version finale issue du 49‑3. Sa reprise dans le PLF 2026 permettra de rétablir l’équité et la cohérence du dispositif fiscal applicable aux transports insulaires et ultramarins. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002110
Dossier : 2110
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à exonérer du tarif de solidarité les passagers bénéficiant du tarif « résident Corse », dispositif essentiel de la continuité territoriale. Le tarif résident, réservé aux personnes ayant leur résidence principale effective en Corse, permet aux insulaires de se déplacer vers le continent à des conditions soutenables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002111
Dossier : 2111
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à exonérer du tarif de solidarité les passagers bénéficiant du tarif « résident Corse », dispositif essentiel de la continuité territoriale. Le tarif résident, réservé aux personnes ayant leur résidence principale effective en Corse, permet aux insulaires de se déplacer vers le continent à des conditions soutenables. Il concerne également les jeunes étudiants, les mineurs scolarisés sur le continent et les enfants de parents séparés résidant de part et d’autre de la mer. Soumettre ces billets à la taxe de solidarité reviendrait à fragiliser la mobilité quotidienne des résidents insulaires, en contradiction avec les principes mêmes de la continuité territoriale. Cet amendement, adopté lors du PLF 2025 mais écarté du texte final à la suite du 49‑3, est donc repris dans le PLF 2026 pour garantir une application juste et équilibrée du tarif de solidarité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002150
Dossier : 2150
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à mettre fin à l’affectation d’une fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre, dit ETS1, au bénéfice des autorités organisatrices de la mobilité (AOM). Depuis 2021, l’État a déjà consenti des efforts significatifs pour aider les AOM hors Île-de-France et Île-de-France Mobilités :
Par ailleurs, les recettes du versement mobilité sont structurellement plus dynamiques que l’inflation (6 % par an en moyenne depuis les années 1990 contre moins de 2 % par an pour l’inflation sur la même période). Elles renforcent donc la capacité des AOM à financer par elles-mêmes l’augmentation de leur offre de transports en commun.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002152
Dossier : 2152
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Adopté
15/01/2026
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La présente proposition de rédaction vise à préciser le dispositif adopté au Sénat à l’article 18 ter du projet de loi de finances pour 2026, en le rendant pleinement opérationnel et en renforçant sa robustesse juridique, via l’instauration d’une procédure de mise en concurrence pour désigner l’opérateur chargé du rachat du surplus d’électricité produite. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002155
Dossier : 2155
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Rejeté
15/01/2026
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Dans son rapport sur la question, Bercy indique que "pour le B100, HVO et GNV, aucun potentiel décarbonant significatif à l’échappement ou sur le cycle de vie n’est observé". Ces biocarburants sont pourtant massivement subventionnés (https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/Publications/2025/Etudes/250710_DGE_Panorama_Technologies_PL.pdf). Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir des dispositions présentes dans le PLF pour 2026 initialement déposé par le Gouvernement en matière de suppression du tarif particulier pour le carburant B100 ou de réduction progressive de l’avantage fiscal pour le carburant E85. Sur le plan économique et de la conformité au droit européen, la Cour des comptes indique, concernant la niche fiscale sur la TICPE du B100 : « En prenant pour référence les tarifs de TICPE appliqués aux carburants essence et diesel les plus consommés (soit respectivement le gazole B7 et l’essence SP95), ces tarifs réduits représentent une dépense fiscale de près de 300 M€. Comme la Cour l’a déjà signalé lors d’une enquête précédente, ces réductions de taxe ne sont pas fixées en fonction des surcoûts de production des biocarburants. Elles conduisent en fait à une surcompensation significative de ces surcoûts, qui n’est pas conforme à la règlementation européenne ». D’autres chiffres sont avancés cette année, avec une niche fiscale pour le B100 représentant un manque à gagner de 130 M€, et 430 M€ pour l’E85. Sur le plan environnemental, les cultures destinées aux biocarburants continuent de s’étendre dans le monde, alors que leur production mondiale émet 16 % de CO₂ en plus par rapport aux carburants fossiles qu’ils sont censés remplacer (source : Transport et Environnement). Pour alimenter un seul poids lourd au B100, il est nécessaire de recourir à 20‑30 ha de surface agricole. Le B100 a de très faibles intérêts environnementaux, comme le montre une étude de la Direction Générale des Entreprises, rattachée à Bercy. La difficulté à établir la traçabilité des matières premières génère une incertitude importante sur le bilan environnemental complet (source : rapport de 2022 de l’IDDRI). La culture de colza qui sert à la production de bio-éthanol est très consommatrice de produits phytosanitaires. C’est « la deuxième culture française la plus traitée » aux pesticides, et elle absorbe en moyenne 170 kilos par hectare d’engrais azoté (source : rapport de 2022 de l’IDDRI). En juillet 2025, la FNSEA a travaillé pour autoriser les néonicotinoïdes pour les betteraves. Lesquelles betteraves servent ensuite à produire des biocarburants, qui bénéficient d’un colossal soutien public. Donc la FNSEA troque la santé des Françaises et des Français contre des bénéfices défiscalisés sur les biocarburants. Le B100 ne présente aucun gain d’émission en termes de polluants de l’air, en termes de Nox et de particules (source : rapport de l’IDDRI) Sur le plan social, pour le E85, seuls 400 000 véhicules sont concernés, soit 1 % du parc automobile français. Les camions roulant au B100 représentent 6 % des ventes de camions neufs au premier semestre 2025. Il s’agit donc d’une infime partie des véhicules. Surtout, le changement fiscal ne devrait pas entraîner de hausse des prix à la pompe pour les transporteurs. En effet, les fournisseurs de B100 bénéficient d’ores et déjà d’avantages financiers via les crédits TIRUERT. Le dispositif oblige les fournisseurs de carburants fossiles à verser des crédits aux fournisseurs de biocarburants. Supprimer la niche fiscale sur le B100, c’est supprimer une double subvention, mais le B100 restera fortement soutenu. Sur le plan agricole, au sein des biodiesels consommés en France, le colza est ultra-majoritaire et importé aux trois-quarts, au détriment de la balance commerciale française. Les exemptions de taxe bénéficient donc en priorité à des producteurs étrangers. Un rapport de la Cour des Comptes estime que le marché des biocarburants est « Un marché important pour les agro-industries et pour les agriculteurs, qui ne bénéficie pas aux revenus agricoles ». Ou encore que notre politique en matière de biocarburant est « Une stratégie plus favorable aux agro-industries qu’aux agriculteurs ». Sur les 130 M€ de niche fiscale sur le B100, 85 M€ se retrouvent dans les marges du groupe Avril, présidé par Arnaud Rousseau, également patron de la FNSEA, d’où un lobbying féroce. Sur le plan de la souveraineté de la France, ces biocarburants ne permettent pas la souveraineté énergétique : les deux-tiers de la demande en bioéthanol et biodiesel français sont importés (source : Transport et Environnement). En France en 2025, 20 000 poids lourds B100 sont en circulation. Si l’ensemble de la production française d’huile de colza était allouée au PL, seul 15 % du parc pourrait être alimenté. Surtout, les biocarburants sont en compétition avec la souveraineté alimentaire (aujourd’hui, la culture de plantes destinées à être brûlées comme carburant occupe 32 millions d’hectares de terres, soit environ la superficie de l’Italie, pour répondre à seulement 4 % de la demande mondiale en énergie pour les transports. D’ici 2030, cette superficie devrait augmenter de 60 % pour atteindre 52 millions d’hectares, soit la superficie de la France.). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002157
Dossier : 2157
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir la suppression du sur-amortissement pour le B100 et le biogaz, initialement prévue dans la copie initiale du projet de loi de finances pour 2026 présentée par le Gouvernement. Le sur-amortissement est un amortissement supplémentaire, calculé en pourcentage de la valeur du véhicule. Ce sur-amortissement permet de générer une déduction fiscale pour les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu, à condition que le véhicule utilise une énergie "verte". Seulement, ce dispositif est aujourd'hui très large, car il peut concerner des véhicules roulant au gaz naturel pour véhicule (qui est une énergie fossile), ou au B100, un biocarburant dont les performances environnementales sont discutables et les soutiens fiscaux aussi nombreux que coûteux. C'est pourquoi le Gouvernement proposait initialement, aux alinéas 1 à 3 de l'article 13, de "recentrer le dispositif de déduction exceptionnelle en faveur des poids lourds et véhicules utilitaires légers qui utilisent des énergies propres. Le présent article propose de réserver son bénéfice aux seuls véhicules à émission nulle, fonctionnant exclusivement à l’électricité ou à l’hydrogène, qui sont des technologies ne générant aucune émission directe de CO₂ à l’usage. Ce recentrage vient renforcer la cohérence du dispositif d’incitation à l’acquisition des poids lourds et véhicules propres les moins polluants, avec la trajectoire de réduction des émissions issues du transport routier, en concentrant les incitations sur les motorisations les plus vertueuses au regard des émissions de gaz à effet de serre (GES)." Comme l'indique Transport et Environnement, en 2025, les subventions aux énergies fossiles restent supérieures à celles pour l’électrique. Ce dispositif fiscal participe de cette logique. Cet amendement rapporteraient jusqu'à 60 millions d'euros, qui pourraient utilement être fléchés vers le leasing social, ou l'électrification des poids lourds, y compris par ce même dispositif de sur-amortissement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002158
Dossier : 2158
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir et avancer à 2026 la suppression du sur-amortissement pour le B100 et le biogaz, initialement prévue dans la copie initiale du projet de loi de finances pour 2026 présentée par le Gouvernement pour 2027. Le sur-amortissement est un amortissement supplémentaire, calculé en pourcentage de la valeur du véhicule. Ce sur-amortissement permet de générer une déduction fiscale pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu, à condition que le véhicule utilise une énergie « verte ». Seulement, ce dispositif est aujourd’hui très large, car il peut concerner des véhicules roulant au gaz naturel pour véhicule (qui est une énergie fossile), ou au B100, un biocarburant dont les performances environnementales sont discutables et les soutiens fiscaux aussi nombreux que coûteux. C’est pourquoi le Gouvernement proposait initialement, aux alinéas 1 à 3 de l’article 13, de « recentrer le dispositif de déduction exceptionnelle en faveur des poids lourds et véhicules utilitaires légers qui utilisent des énergies propres. Le présent article propose de réserver son bénéfice aux seuls véhicules à émission nulle, fonctionnant exclusivement à l’électricité ou à l’hydrogène, qui sont des technologies ne générant aucune émission directe de CO₂ à l’usage. Ce recentrage vient renforcer la cohérence du dispositif d’incitation à l’acquisition des poids lourds et véhicules propres les moins polluants, avec la trajectoire de réduction des émissions issues du transport routier, en concentrant les incitations sur les motorisations les plus vertueuses au regard des émissions de gaz à effet de serre (GES). » Ce recentrage vertueux n’a pas à attendre fin 2026 : il est souhaitable de le faire au plus tôt. Comme l’indique Transport et Environnement, en 2025, les subventions aux énergies fossiles restent supérieures à celles pour l’électrique. Ce dispositif fiscal participe de cette logique. Cet amendement rapporteraient jusqu’à 60 millions d’euros, qui pourraient utilement être fléchés vers le leasing social, ou l’électrification des poids lourds, y compris par ce même dispositif de sur-amortissement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002159
Dossier : 2159
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir la suppression du système de plafonnement du montant d’imposition d’un même véhicule lorsqu’il cumule un malus CO₂ et un malus poids, initialement prévue dans la copie initiale du projet de loi de finances pour 2026 présentée par le Gouvernement. Comme l’indique à juste titre l’exposé des motifs du PLF initial, ce « dispositif de plafonnement du cumul des deux malus, inutilement complexe et favorisant les véhicules lourds et fortement émetteurs » convient d’être « supprimé en 2028 ». Il est proposé de revenir à cette intention initiale, cohérente avec nos engagements climatiques et nos objectifs de maîtrise des émissions du secteur des transports. Le plafonnement du cumul des deux malus est effectivement problématique à plusieurs égards. Sur le plan environnemental, le malus CO₂ et le malus poids poursuivent des objectifs complémentaires : – le premier vise à réduire les émissions directes ; – le second à limiter la prolifération des véhicules lourds, plus dangereux, plus polluants et plus consommateurs de ressources. Leur cumul est donc légitime et cohérent. En plafonnant ce cumul, on réduit artificiellement le signal-prix adressé aux constructeurs comme aux acheteurs et on neutralise une partie de l’effet incitatif voulu par le législateur. Par ailleurs, dans les faits, le plafonnement bénéficie principalement — et parfois exclusivement — aux modèles dépassant largement les seuils réglementaires, c’est-à-dire des SUVs et véhicules très puissants dont l’impact climatique et la consommation de ressources sont parmi les plus élevés du marché. Le plafonnement revient donc à créer un traitement fiscal plus favorable pour les véhicules les plus nuisibles, ce qui va à rebours de l’objectif de transition écologique et du principe de contribution équitable à l’effort climatique. Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France. Les véhicules lourds et fortement motorisés constituent une part croissante de ces émissions. Il convient donc d’agir urgemment. Sur le plan économique et de la justice sociale, le plafonnement limite mécaniquement les recettes du malus, alors même qu’elles sont destinées à financer des politiques de mobilité plus durables et à compenser les externalités négatives du secteur automobile. Sa suppression permettrait de restaurer un niveau de recettes cohérent avec l’impact réel des véhicules concernés, et de réduire une dépense fiscale injustifiée dont ne bénéficient que des ménages aux plus hauts niveaux de revenus. Sur le plan de la simplicité et de la lisibilité du droit, le plafonnement complexifie et alourdit l’architecture du malus environnemental, en imposant au contribuable comme à l’administration un calcul incohérent. Sa suppression simplifierait le système fiscal, le rendrait plus prévisible et renforcerait son acceptabilité. Pour toutes ces raisons — environnementales, budgétaires, administratives et d’équité fiscale — il est nécessaire de revenir à la solution la plus cohérente : la suppression pure et simple du plafonnement du cumul des malus CO₂ et poids, conformément à l’esprit et aux objectifs du projet de loi de finances initial. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002160
Dossier : 2160
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à revenir sur la suppression de la majoration de la redevance pour pollution de l'eau d’origine non domestique des industriels non raccordés au réseau public de collecte des eaux usées, pour les entreprises les plus polluantes. Le II ter de l'article L. 213-10-2 du code de l'environnement prévoit une majoration de 40 % lorsque le niveau théorique de pollution lié à l'activité dépasse un seuil et, soit lorsque le suivi régulier des rejets n'est pas contrôlé périodiquement par le redevable, soit lorsque le dispositif de suivi régulier des rejets n'est pas agréé par l'agence de l'eau ou par un organisme mandaté. En d'autres termes, cette majoration est prévue pour les industries polluantes qui ne contrôlent pas correctement leur pollution. L'exposé des motifs justifie cette suppression car cette majoration serait redondante avec la procédure de taxation d’office prévue à l’article L. 213-11-6 du code de l’environnement. Néanmoins, l'article L. 213-11-6 ne mentionne pas le taux de 40 %, et cette taxation reste à la main de l'administration fiscale. Supprimer la majoration, c'est prendre le risque que certaines taxations d'office ne soient pas engagées, ou que le niveau de taxation soit inférieur, ce qui n'est pas justifié au regard des enjeux de transition écologique et de santé publique. Tel est l'objet de cet amendement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002162
Dossier : 2162
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Tombé
15/01/2026
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Cet article adopté en séance par le Sénat, contre l’avis de la Commission et du Gouvernenent, intervient en dehors de toute étude d’impact préalable, concertation et a minima consultation des parties prenantes, en particulier des metteurs sur le marché qui en financent le fonctionnement via des écocontributions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002184
Dossier : 2184
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Adopté
15/01/2026
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L'objet de cet article est de créer une niche fiscale sur l’huile végétale hydrotraitée (HVO) en l’ajoutant à la liste des biocarburants bénéficiant d’une réduction fiscale. L'objet de cet amendement est de supprimer cet article. Les HVO sont déjà très subventionnés par d'autres politiques publiques. Le HVO bénéficie de crédits TIRUERT, qui se vendent à un prix élevé (actuellement autour de 1 100 €/m3), la demande étant tirée par le secteur aérien. Le HVO bénéficie donc déjà d’un soutien de près de 1,10 €/L, un niveau similaire au soutien accordé au B100 par la combinaison des mécanismes de TIRUERT et de réduction d’accise. Une aide supplémentaire n'est donc pas nécessaire. En outre, si le bilan environnemental du HVO est meilleur que celui du B100, il reste très imparfait. S'il permet une réduction de 80% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à du diesel fossile, le HVO actuellement consommé en France est à quasi 80% produit à partir de matières premières non conventionnelles. De plus, un tiers des importations des HVO (qui sont pour 90% importées) viennent d'Asie, des importations qui sont donc soumises à des risques importants de fraude à l'huile de palme qui feraient chuter très nettement les gains d'émissions (La Malaisie exportait 3 fois plus d'huiles de cuisson usagées qu'elle n'en collectait en 2023 par exemple - voir https://www.transportenvironment.org/uploads/files/202406_UCO_trade_briefing_final.pdf). Sur le plan de la souveraineté, 90 % des matières premières avancées utilisées pour le HVO en France sont importées. Développer les HVO risque de réduire notre souveraineté énergétique, au lieu de la renforcer. Malgré ces défauts, cet article crée une niche fiscale inutile et très couteuse : un tel mécanisme représenterait un coût estimé à 200M d’euros par an aux finances publiques. Il faut donc supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002197
Dossier : 2197
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Adopté
15/01/2026
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Afin de permettre la mise en œuvre de la nouvelle redevance pour pollution de l’eau par des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), cet amendement précise les modalités de mesure des rejets de ces substances par les industriels. En complément des obligations déjà prévues par le code de l’environnement, il confie au pouvoir réglementaire le soin de définir ces modalités dans certains cas spécifiques. L’objectif est de permettre la prise en compte des mesures de rejets de PFAS déjà réalisées par les industriels, notamment dans le cadre des campagnes de surveillance imposées en 2024 par l’arrêté du ministre de la transition écologique du 20 juin 2023, ainsi que des mesures prescrites à certaines installations par arrêté préfectoral. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002198
Dossier : 2198
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Voir le scrutin
15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à annuler l’augmentation de l’abattement sur la redevance pour consommation d’eau potable accordé aux irrigants qui n’ont pas d’autre solution que le raccordement au réseau d’eau potable. Sont notamment concernées certaines cultures de maraîchage, d’horticulture et d’arboriculture. Le Gouvernement avait prévu un abattement de de 20 000 m3 d’eau par an, tandis que le Sénat a porté ce volume à de 50 000 m3 d’eau par an. Le seuil de 20 000 m³ d’eau par an a été défini afin de couvrir l’essentiel des exploitations concernées par une forte augmentation de leur consommation d’eau potable, tout en maintenant une incitation à la sobriété hydrique. D’après les éléments transmis par le Gouvernement, le relèvement de l’abattement de 20 000 à 50 000 m³ ne bénéficierait qu’à une dizaine d’exploitations supplémentaires. En effet, le besoin moyen en eau d’une exploitation maraîchère intensive est estimé entre 1 500 et 3 000 m³ par hectare et par an pour l’irrigation. Ainsi, une exploitation maraîchère de 10 hectares consomme en moyenne environ 20 000 m³ d’eau par an. Par ailleurs, selon le recensement agricole de 2020, la surface moyenne des exploitations spécialisées en maraîchage et horticulture est de 11 hectares, ce qui confirme la pertinence du seuil initialement retenu. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002200
Dossier : 2200
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement apporte une correction technique aux modalités de constatation des paramètres fiscaux indexés sur l’inflation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002208
Dossier : 2208
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Non soutenu
15/01/2026
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En l’état actuel des textes en vigueur, les véhicules électriques et hydrogène sont exclus du malus masse dans leur ensemble. Le législateur a prévu dans la loi de finances pour 2025de limiter cette exonération aux seuls véhicules électriques à faible empreinte carbone, à compte du 1er juillet 2026. Le projet de loi de finances pour 2026 entend introduire une limitation identique pour les véhicules hydrogène à compter du 1er janvier 2028. Cet amendement a été réalisé avec le concours de Mobilians. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002225
Dossier : 2225
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer plusieurs parties de l’article 13 relatif au verdissement de la fiscalité sur les véhicules, qui prévoit de poursuivre le verdissement du transport terrestre en mobilisant différents leviers incitatifs. Ce verdissement de la fiscalité sur les véhicules se traduit par la mise en place ces dernières années de quatre taxes sur les véhicules de tourisme : deux « malus (malus masse et malus CO2) et deux taxes annuelles (taxe annuelle CO2 et taxe annuelle polluants). Ces dispositifs, bien qu’animés par un objectif louable de transition écologique, induisent des effets particulièrement défavorables pour les entreprises du secteur du transport de marchandises, qui ne sont pas suffisamment pris en compte dans le texte actuel. Les mesures fiscales envisagées reposent sur une logique de pénalisation de l’usage de véhicules thermiques, dans le but d’inciter au renouvellement des flottes au profit de véhicules électriques. Or, cette logique ne tient pas compte de plusieurs réalités économiques et techniques qui rendent cette transition particulièrement difficile pour les transporteurs. D’une part, le coût d’acquisition des véhicules électriques lourds reste très élevé, et leur autonomie limitée ne permet pas, dans l’état actuel des technologies, de répondre pleinement aux besoins logistiques des entreprises opérant sur de longues distances. D’autre part, le déploiement d’infrastructures de recharge adaptées à ces véhicules reste insuffisant sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales et les grands axes de fret. Par ailleurs, ces taxes ne prennent pas en compte l’augmentation du coût de la main d’œuvre générées par les temps de recharge parfois longs où coûteux de ces véhicules. En pénalisant financièrement des entreprises qui n’ont aujourd’hui pas d’alternative réaliste, le dispositif crée une charge budgétaire disproportionnée, susceptible d’affaiblir durablement la compétitivité de tout un secteur, essentiel à l’économie nationale. En l’absence de progressivité suffisante, ces taxes frappent indistinctement les petites et grandes entreprises, sans tenir compte de leur capacité d’adaptation ou d’investissement. Par ailleurs, ces taxes frappent également lourdement nombre de particuliers, ne disposant pas d’alternatives efficaces et à un prix raisonnable pour remplacer leurs véhicules thermiques. Certains territoires, en particulier dans les zones rurales, sont de plus sous-dotés en infrastructures de recharge. Ces usagers, pourtant souvent contraints par des impératifs professionnels ou géographiques, se trouvent soumis à une charge fiscale injuste et disproportionnée. Plutôt qu’un mécanisme purement punitif, il conviendrait d’adopter une fiscalité incitative et réellement progressive, laissant aux acteurs du transport ainsi qu’aux particuliers le temps et les moyens de transformer leurs pratiques de déplacement dans des conditions économiquement viables. C’est pourquoi la suppression de cette partie de l’article est proposée, afin de permettre la réécriture d’un dispositif plus équilibré, à la fois respectueux des objectifs climatiques et des contraintes concrètes des entreprises et particuliers concernés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002273
Dossier : 2273
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement instaure un plafond différencié de l'abattement proportionnel de 10% sur les pensions de retraites selon la domiciliation fiscale du contribuable : 3 000 € pour les personnes domiciliées fiscalement en France et 3 500 € pour les personnes domiciliées fiscalement hors de France. Le projet de loi de finances pour 2026, après examen en première lecture au Sénat, prévoit de réformer l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite, en abaissant son plafond à 3 000 euros. Or, ce nouveau dispositif ne tient pas compte de la diversité des situations des bénéficiaires, selon qu’ils soient domiciliés fiscalement en France ou à l'étranger. En l'état, la mesure amendée par le Sénat ne protège donc pas suffisamment les retraités les plus modestes établis hors de France. L'introduction d'un abattement forfaitaire supérieur pour les personnes domiciliées hors de France permettra de mieux prendre en compte ces différences de situation et d'assurer une plus grande équité de traitement entre retraités selon leur pays de résidence. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002337
Dossier : 2337
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet article vise à mettre fin à l’exonération de l’IFER mobile relatives aux stations radioélectriques de téléphonie mobile construites en zone de montagne entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2020. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002338
Dossier : 2338
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Tombé
15/01/2026
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Cet article introduit de fait une double imposition. En effet, la monétisation ou valorisation qui peut être faite des données des utilisateurs correspond bien à l’acte d’achat de publicité en ligne qui fait d’ores et déjà l’objet d’une taxation à travers la Taxe sur les services numériques (TSN) de 2019. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002396
Dossier : 2396
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement apporte des corrections techniques et légistiques à l’article 11 quater, issu de l’amendement n° 2666 du Gouvernement adopté en première lecture au Sénat, qui proroge pour trois ans, soit jusqu’au 31 décembre 2028, le crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV), en l’adaptant au nouvel encadrement européen des aides d’État (Clean Industrial Deal State Aid Framework - CISAF). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002397
Dossier : 2397
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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L’article 4 bis du présent projet de loi de finances proroge la possibilité pour les entreprises de déduire de leur résultat imposable les amortissements constatés en comptabilité au titre des fonds commerciaux acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2025, aux amortissements comptabilisés au titre de fonds commerciaux acquis jusqu’au 31 décembre 2029. Afin de garantir la continuité du dispositif en l’absence d’adoption de la loi de finances pour 2026 au 31 décembre 2025, le présent amendement prévoit que cette prorogation s’applique à tout exercice clos à compter du 1er janvier 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002398
Dossier : 2398
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de rétablir l’article 19 qui majore pendant trois ans le tarif de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les centrales de production d’énergie électrique d’origine photovoltaïque mises en service au plus tard au 1er janvier 2021, et reporte son application entre 2027 et 2029 pour tenir compte de l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2026 postérieurement au 1er janvier de l’année. Cette majoration, affectée au budget général de l’État, permettra de dégager un rendement supplémentaire évalué à 50 M€ par an sur les trois prochaines années, soit un total de 150 M€. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002478
Dossier : 2478
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002487
Dossier : 2487
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’article 3 ter, qui remet en cause l’équilibre du pacte Dutreil en excluant les actifs numériques de son champ d’exonération. Le pacte Dutreil est un dispositif structurant qui joue un rôle essentiel dans la transmission de nos entreprises, en particulier des PME et des entreprises familiales ancrées dans nos territoires. Dès lors, dans un contexte économique marqué par l’incertitude, la priorité ne doit pas être d’ajouter de l’instabilité fiscale pour nos entreprises, mais au contraire de sécuriser et d’encourager la transmission des outils de production. Introduire une exclusion ciblée fragilise la cohérence du dispositif, envoie un signal négatif aux entreprises investissant dans les technologies numériques et alourdit inutilement les contraintes pesant sur la transmission d’entreprises françaises. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002488
Dossier : 2488
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’article 3 quater, qui introduit de nouvelles restrictions et un allongement des obligations dans le cadre du pacte Dutreil. Le pacte Dutreil est un dispositif structurant qui joue un rôle essentiel dans la transmission de nos entreprises, en particulier des PME et des entreprises familiales ancrées dans nos territoires. Dès lors, dans un contexte économique marqué par l’incertitude, la priorité ne doit pas être d’ajouter de l’instabilité fiscale pour nos entreprises mais au contraire de sécuriser et d’encourager leur transmission. L’exclusion extensive de certains actifs et l’allongement de la durée d’engagement de détention alourdissent significativement les contraintes pesant sur les transmissions, sans garantie d’un gain économique réel, et peuvent décourager des projets entrepreneuriaux pourtant essentiels à la vitalité de notre tissu productif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002489
Dossier : 2489
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’article 3 quinquies, qui durcit substantiellement les conditions d’application du pacte Dutreil en remettant en cause des mécanismes aujourd’hui intégrés et sécurisés par la pratique. Le pacte Dutreil est un dispositif structurant qui joue un rôle essentiel dans la transmission de nos entreprises, en particulier des PME et des entreprises familiales ancrées dans nos territoires. Dès lors, dans un contexte économique marqué par l’incertitude, la priorité ne doit pas être d’ajouter de l’instabilité fiscale pour nos entreprises mais au contraire de sécuriser et d’encourager leur transmission. La suppression du pacte « réputé acquis » et l’introduction d’une clause anti-abus extensive fondée sur des critères de financement par endettement créent une insécurité juridique susceptible de freiner des opérations de transmission ou de réorganisation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002490
Dossier : 2490
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Adopté
15/01/2026
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L'article 10 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit l'exonération d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés de la différence entre l’indemnité perçue au titre de l’abattage sanitaire des animaux et leur valeur nette comptable inscrite à l’actif au moment de cet abattage. L’objet de cet amendement rédactionnel est de clarifier la portée de la mesure en simplifiant sa rédaction. En effet, il doit être clair pour les agriculteurs que le non-emploi de la totalité de l’indemnité dans un délai de 24 mois ne les prive pas d’exonération. Ce délai permet uniquement de déterminer la limite de cette exonération. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002503
Dossier : 2503
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002508
Dossier : 2508
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel permettant d'éviter que des dispositions caduques demeurent dans le code général des impôts. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002526
Dossier : 2526
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel visant à alléger la rédaction de l'article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002529
Dossier : 2529
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002530
Dossier : 2530
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Rejeté
15/01/2026
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La transformation par le Sénat de l'IFI en nouvel impôt patrimonial appelé "contribution des hauts patrimoines", recentré sur les actifs jugés improductifs, relève fortement le seuil d'entrée : la contribution n'est due qu'au-delà de 2,57M€ de patrimoine net, au lieu de 1,3M€ pour l'IFI. Dans un contexte où il est plus que nécessaire que la France se dote d'une meilleure justice fiscale, le présent amendement vise à maintenir le seuil d'entrée à 1,3M€. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002531
Dossier : 2531
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à rétablir l'article 4 du PLF2026 dans sa version initiale, qui proposait de prolonger pour une année la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, instaurée par l'article 48 de la loi de finances pour 2025. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 4 milliards d'euros et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002532
Dossier : 2532
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à rétablir et compléter l'article 4 du PLF2026 dans sa version initiale. Aussi, il propose de prolonger pour une année la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, instaurée par l'article 48 de la loi de finances pour 2025. Le rendement de cette mesure est estimé à 4Mds€.) Il prévoit également d'ajouter une nouvelle tranche de contribution exceptionnelle afin que les grandes entreprises ayant un chiffre d'affaires supérieur ou égal à 6 milliards d'euros participent davantage à l'effort temporaire demandé. Dans ce contexte, le taux de la contribution exceptionnelle sera fixé à 41,2%, soit le même taux que précédemment appliqué pour les grandes entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur ou égal à 3 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002533
Dossier : 2533
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l'alinéa 5 qui prévoit que les contribuables qui reprennent ou créent des activités dans des quartiers prioritaires de la politique de la ville soient exonérés d'impôt sur le revenu ou d'impôt sur les sociétés. Si la mesure est justifiable, elle a dans certains territoires des effets négatifs entraînant l'installation excessive d'activités sur des territoires définis au détriment d'autres qui pourtant, nécessitent d'accueillir l'installation d'activités ou de maintenir un taux d'activités sans lequel ils se retrouveraient en difficulté. Elle crée une distorsion et des effets inéquitables par simple application de périmètres géographiques définis de façon trop centralisée, impactant directement la liberté du commerce et de l’industrie, étant précisé par ailleurs que d’autres mesures nationales et locales favorisent déjà très largement les implantations d’activité dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002534
Dossier : 2534
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Non soutenu
15/01/2026
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La loi de finances pour 2025 prévoit d’abaisser le seuil de déclenchement du malus poids à 1,5 tonne en 2026. Les consommateurs comme les entreprises ont plus que jamais besoin de visibilité dans les dispositifs, à plus forte raison dans le contexte actuel de transition énergétique et écologique qui impose des investissements importants pour les acteurs de la filière. Les chefs d’entreprises évoluent toujours dans un climat d’incertitude et d’attentisme. Dans un tel contexte, une augmentation irréaliste de la fiscalité aurait un effet délétère sur l’activité des entreprises. La dynamique de reprise et de soutien aux entreprises est plus que jamais nécessaire, en donnant notamment des perspectives aux consommateurs et aux entreprises pour stabiliser le marché. Les entreprises de la filière mobilités ont subi une hyperfiscalisation, sans commune mesure avec nos voisins européens, des blocages et « stop and go » dus aux incessants changements réglementaires (durcissement du malus CO2 et du malus poids, réforme des avantages en nature, taxe sur le verdissement des flottes, suppression des exemptions pour les cartes grises, ...), sans concertation et évaluation préalable, condamnant les clients, particuliers comme professionnels, à l’attentisme. Cette situation, n'offrant aucune projection, entraîne des pertes considérables pour tous les acteurs, les entreprises, dont les commandes chutent, mais également l’Etat, qui subit une perte de recettes fiscales et de TVA significative. Les dernières refontes du malus ont pour conséquence de toucher 66% des ventes de véhicules en 2025, 72% en 2026 et 77% en 2027, avec des recettes évaluées à plus de 700 millions en 2025 et plus d’un milliard d’euros en 2027. Avec le passage du seuil de déclenchement du malus poids de 1,6 tonne à 1,5 tonne tel que prévu par la loi de finances pour 2025, le malus poids ciblera désormais une clientèle familiale, de classe moyenne, qui choisit des modèles comme la Dacia Sandero, la Peugeot 3008 ou la Dacia Duster. Par ailleurs, l’intégration des véhicules électriques dans le spectre du malus poids est incohérent, tant sur le principe que pour son efficacité environnementale et son coût, pour les professionnels comme pour les particuliers. L’entrée en vigueur d’une telle mesure, prévue au 1er janvier 2026 et malgré une réfaction, pénaliserait encore le verdissement du parc ainsi que la situation économique des acteurs de la filière. Aussi et, compte tenu des orientations prises au niveau européen ainsi que des difficultés rencontrées par les entreprises pour verdir leur parc, il est contre-productif de pénaliser le développement des véhicules hybrides rechargeables, qui contribuent largement au renouvellement des véhicules pendant cette période de transition. Cet amendement de repli a donc pour objet de maintenir le seuil de déclenchement du malus poids à 1,6 tonne durant une année supplémentaire et d’en exclure tous les véhicules électriques ainsi que les hybrides rechargeables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002535
Dossier : 2535
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Non soutenu
15/01/2026
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La loi de finances pour 2025 prévoit d’abaisser le seuil de déclenchement du malus poids à 1,5 tonne en 2026. Les consommateurs comme les entreprises ont plus que jamais besoin de visibilité dans les dispositifs, à plus forte raison dans le contexte actuel de transition énergétique et écologique qui impose des investissements importants pour les acteurs de la filière. Les chefs d’entreprises évoluent toujours dans un climat d’incertitude et d’attentisme. Dans un tel contexte, une augmentation irréaliste de la fiscalité aurait un effet délétère sur l’activité des entreprises. La dynamique de reprise et de soutien aux entreprises est plus que jamais nécessaire, en donnant notamment des perspectives aux consommateurs et aux entreprises pour stabiliser le marché. Les entreprises de la filière automobile ont subi une hyperfiscalisation, sans commune mesure avec nos voisins européens, des blocages et « stop and go » dus aux incessants changements réglementaires (durcissement du malus CO2 et du malus poids, réforme des avantages en nature, taxe sur le verdissement des flottes, suppression des exemptions pour les cartes grises, ...), sans concertation et évaluation préalable, condamnant les clients, particuliers comme professionnels, à l’attentisme. Cette situation, n'offrant aucune projection, entraîne des pertes considérables pour tous les acteurs, les entreprises, dont les commandes chutent, mais également l’Etat, qui subit une perte de recettes fiscales et de TVA significative. Les dernières refontes du malus ont pour conséquence de toucher 66% des ventes de véhicules en 2025, 72% en 2026 et 77% en 2027, avec des recettes évaluées à plus de 700 millions en 2025 et plus d’un milliard d’euros en 2027. Avec le passage du seuil de déclenchement du malus poids de 1,6 tonne à 1,5 tonne tel que prévu par la loi de finances pour 2025, le malus poids ciblera désormais une clientèle familiale, de classe moyenne, qui choisit des modèles comme la Dacia Sandero, la Peugeot 3008 ou la Dacia Duster. Par ailleurs, l’intégration des véhicules électriques dans le spectre du malus poids est incohérent, tant sur le principe que pour son efficacité environnementale et son coût, pour les professionnels comme pour les particuliers. L’entrée en vigueur d’une telle mesure, prévue au 1er janvier 2026 et malgré une réfaction, pénaliserait encore le verdissement du parc ainsi que la situation économique de la filière. Aussi et, compte tenu des orientations prises au niveau européen ainsi que des difficultés rencontrées par les entreprises pour verdir leur parc, il est contre-productif de pénaliser le développement des véhicules hybrides rechargeables, qui contribuent largement au renouvellement des véhicules. Cet amendement a donc pour objet de maintenir le seuil de déclenchement du malus poids à 1,6 tonne durant deux années supplémentaires et d’en exclure tous les véhicules électriques ainsi que les hybrides rechargeables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002538
Dossier : 2538
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Adopté
15/01/2026
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002540
Dossier : 2540
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à proroger pour l’exercice 2026 la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, instaurée pour 2025, sans en modifier le taux, tout en excluant les entreprises de taille intermédiaire (ETI) de son champ d’application. Il poursuit un double objectif : • Assurer la continuité du dispositif en maintenant le taux appliqué en 2025, alors que le projet de loi de finances initial pour 2026 prévoyait un abaissement du niveau de contribution – mesure qui avait fait l’objet d’un amendement défendu par le groupe LIOT lors des travaux en première lecture ; • Affiner le ciblage économique du dispositif, en excluant les ETI, conformément à la proposition de notre collègue M. LABARONNE, adoptée en commission des Finances en première lecture. Cette distinction permet de préserver la compétitivité des ETI, essentielles à la structuration du tissu productif national, tout en maintenant une participation renforcée des très grandes entreprises, dont les marges et bénéfices demeurent particulièrement élevés. Le maintien du taux de 2025, combiné à l’exclusion des ETI, permettrait de garantir un rendement évalué à près de 6 milliards d’euros, contre 4 milliards dans le dispositif initial. Cette contribution temporaire, ciblée et équilibrée, répond à un impératif de responsabilité budgétaire dans le contexte du redressement de nos finances publiques, sans pénaliser les acteurs économiques les plus exposés à la concurrence. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002541
Dossier : 2541
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à proroger pour l’exercice 2026 la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, instaurée pour 2025, sans en modifier le taux, tout en excluant les entreprises de taille intermédiaire (ETI) de son champ d’application. Il poursuit un double objectif : • Assurer la continuité du dispositif en maintenant le taux appliqué en 2025, alors que le projet de loi de finances initial pour 2026 prévoyait un abaissement du niveau de contribution – mesure qui avait fait l’objet d’un amendement défendu par le groupe LIOT lors des travaux en première lecture ; • Affiner le ciblage économique du dispositif, en excluant les ETI, conformément à la proposition de notre collègue M. LABARONNE, adoptée en commission des Finances en première lecture. Cette distinction permet de préserver la compétitivité des ETI, essentielles à la structuration du tissu productif national, tout en maintenant une participation renforcée des très grandes entreprises, dont les marges et bénéfices demeurent particulièrement élevés. Le maintien du taux de 2025, combiné à l’exclusion des ETI, permettrait de garantir un rendement évalué à près de 6 milliards d’euros, contre 4 milliards dans le dispositif initial. Cette contribution temporaire, ciblée et équilibrée, répond à un impératif de responsabilité budgétaire dans le contexte du redressement de nos finances publiques, sans pénaliser les acteurs économiques les plus exposés à la concurrence. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002546
Dossier : 2546
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002549
Dossier : 2549
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002556
Dossier : 2556
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Adopté
15/01/2026
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L’article 5 porte sur diverses suppressions et rationalisations de dépenses fiscales. L’objet de cet amendement est de maintenir deux dépenses fiscales qui vont dans le sens d’un accompagnement au développement des plus petites entreprises, par ailleurs mises à contribution dans le cadre du budget 2026. Le présent amendement vise donc : - d’une part à maintenir le crédit d’impôt relatif au rachat d’entreprise par les salariés alors même que le gouvernement, le Parlement et les partenaires sociaux s’accordent à considérer la transmission d’entreprise comme un enjeu majeur ; - d’autre part, à disposer que le crédit d’impôt au titre des dépenses engagées pour la formation du chef d’entreprise, s’applique aux heures de formation effectuées jusqu'au 31 décembre 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002562
Dossier : 2562
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002592
Dossier : 2592
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002601
Dossier : 2601
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002620
Dossier : 2620
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement apporte une modification technique à l’article 199 sexdecies du code général des impôts (CGI) relatif au crédit d’impôt en faveur des services à la personne, afin de clarifier le traitement des services fournis à l’extérieur du domicile du contribuable, éligibles au crédit d’impôt lorsqu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à son domicile. Par sa décision n° 442046 du 30 novembre 2020, le Conseil d’État a annulé les commentaires administratifs, référencés BOI‑IR‑RICI‑150‑10 (§ 80), qui admettaient que des prestations de services réalisées à l’extérieur du domicile du contribuable soient éligibles au crédit d’impôt en faveur des services à la personne, en principe réservé aux services fournis au domicile du contribuable, dès lors que ces prestations étaient comprises dans une offre incluant un ensemble d’activités effectuées au domicile. L’article 3 de la loi n° 2021‑1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022 a rétabli, dès l’imposition des revenus de l’année 2021, le champ antérieur à la décision des services éligibles au crédit d’impôt, en inscrivant dans la loi les commentaires administratifs annulés. Ainsi, le crédit d’impôt est applicable aux services mentionnés aux 2°, 4° et 5° du I et aux 8° à 10°, 15°, 16°, 18° et 19° du II de l’article D. 7231‑1 du code du travail dès lors qu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence. Le présent amendement précise que la notion d’ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence s’entend de services fournis au contribuable par un même salarié, association, entreprise ou organisme. Il prévoit par ailleurs que les services éligibles fournis à l’extérieur du domicile, lorsqu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence, n’ouvrent droit au crédit d’impôt que lorsque le montant annuel des dépenses engagées au titre des services éligibles fournis à l’extérieur du domicile n’excède pas, pour chaque ensemble de services, le montant annuel des dépenses engagées au titre des services éligibles fournis au domicile. Enfin, pour les personnes âgées, handicapées ou celles qui ont besoin d’une aide personnelle à leur domicile ou d’une aide à la mobilité dans l’environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile, le présent amendement propose d’assimiler la livraison de repas à domicile à un service fourni à la résidence du contribuable afin de la rendre éligible, par nature, au crédit d’impôt services à la personne, y compris si elle n’est pas comprise dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002679
Dossier : 2679
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer les dispositions assimilant les produits du vapotage aux droits d’accises applicables au tabac et encadrant leur distribution. Le tabagisme demeure l’un des principaux fléaux de santé publique, responsable de plus de 75 000 décès chaque année en France. À l’inverse, le vapotage s’est imposé comme un outil reconnu de réduction des risques, accompagnant efficacement le sevrage tabagique. Dépourvue de tabac et de combustion, la cigarette électronique ne saurait être considérée comme un « produit à fumer ». Or, l’article en question prévoit d’appliquer au vapotage la même fiscalité que celle du tabac et d’en restreindre l’accès. En confondant un instrument de sortie du tabac avec la source même du tabagisme, il crée une confusion néfaste pour la santé publique. En réduisant l’écart de prix entre cigarette et e-liquide, cette mesure risquerait de détourner les fumeurs de la vape et d’inciter certains vapoteurs à reprendre le tabac. Une telle fiscalisation irait donc à rebours des objectifs de lutte contre le tabagisme. Elle pénaliserait les fumeurs les plus modestes, pour qui la vape représente une alternative moins coûteuse, et fragiliserait une filière française indépendante, innovante et créatrice de plus de 20 000 emplois et 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Introduite sans concertation et avant la révision européenne des directives fiscales prévue en 2028, cette mesure risquerait en outre de générer une instabilité réglementaire et d’alimenter le marché parallèle. Il convient, pour préserver la cohérence de notre politique de santé publique et soutenir une filière nationale responsable, de supprimer les dispositions introduisant cette sur-fiscalisation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002680
Dossier : 2680
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à permettre à la Guadeloupe et à la Martinique, de bénéficier, au même titre que La Réunion, d'une majoration de l'abattement sur les bénéfices des exploitations situées dans des territoires particulièrement défavorisés au regard du taux de pauvreté. Il s'agit d'une nouvelle disposition introduite par le Sénat, avec double avis favorable de la commission et du Gouvernement, qui doit en toute cohérence être étendue à la Guadeloupe et à la Martinique. En effet, la même logique s'applique pour la Guadeloupe et la Martinique que pour La Réunion. La Guadeloupe et la Martinique sont des territoires particulièrement frappés par la pauvreté et la grande pauvreté, par la vie chère, par les crises sociales, sans compter les évènements climatiques majeurs récurrents, autant de facteurs qui fragilisent le tissu économique et social. En 2024, selon les chiffres Eurostat en progression, la pauvreté concerne 33,3 % des ménages guadeloupéens, et 23,9 % des Martiniquais. C'est pourquoi, la limite et le taux de l'abattement doivent donc être majorés en Guadeloupe et en Martinique, comme pour La Réunion, pour les bénéfices provenant d’exploitations situées dans les communes appartenant à un EPCI particulièrement défavorisé au regard du taux de pauvreté.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002692
Dossier : 2692
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement, adopté en commission des finances, vise à revenir sur l’augmentation particulièrement significative de la TGAP adoptée involontairement par le Sénat pour l’incinération des déchets. Cette augmentation de la fiscalité aurait pour effet de rendre l’incinération plus coûteuse, y compris lorsqu’elle est réalisée dans des installations modernes et performantes prévoyant la valorisation énergétique des déchets non recyclables. Cette mesure réduirait ainsi l’intérêt, pour les collectivités, de recourir à ces équipements vertueux et pourrait les conduire à se tourner vers des solutions de traitement moins efficaces sur le plan environnemental, telles que l’enfouissement. Par ailleurs, cette trajectoire ne permettrait pas d’atteindre les objectifs nationaux du service public de gestion des déchets fixés par la « Loi AGEC ». En effet, les collectivités se situent en bout de chaîne : elles doivent traiter un flux de déchets résiduels qu’elles ne maîtrisent pas. Or, pour la part de déchets non recyclables, aucune alternative n’existe aujourd’hui en dehors de l’incinération ou de l’enfouissement. La valorisation énergétique des déchets non recyclables, par l'incinération, offre pourtant des bénéfices environnementaux et économiques concrets : elle permet de produire localement de l’énergie bas carbone et ainsi de sécuriser nos approvisionnements énergétiques. Alourdir la fiscalité des collectivités, et donc in fine des ménages, sur l’incinération viendrait donc fragiliser la compétitivité de l’une des sources françaises d’énergie renouvelable et de récupération. Enfin, définir dès maintenant une hausse substantielle de la TGAP apparaît prématurée. En effet, l’éventuelle inclusion des unités de valorisation énergétique dans le système européen des quotas de carbone, pour laquelle une décision de la Commission européenne est attendue mi 2026, fait peser de nombreuses incertitudes sur la filière. A ce stade, nul ne peut anticiper précisément l’ampleur des charges nouvelles qui en découleraient. Tel est l'objet de cet amendement travaillé avec la Fédération Nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement (FNADE). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002706
Dossier : 2706
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Retiré
15/01/2026
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Le crédit d’impôt audiovisuel (CIA) permet à ce jour à une société de production de déduire de son imposition sur les sociétés 25 % de certaines dépenses de production. Alors que le secteur connaît une crise profonde qui met à mal sa pérennité à moyen terme, le rehaussement du taux du CIA aurait des effets importants et immédiats. Les représentants du secteur de l’animation considèrent en effet que le relèvement du taux du CIA serait un levier extrêmement puissant pour relancer l’activité du secteur alors que le système français de soutien, auparavant très efficace, est aujourd’hui limité par une forte concurrence internationale, et des dispositifs fiscaux souvent plus avantageux qu’en France. Le relèvement du taux de CIA aurait ainsi des effets positifs directs sur la compétitivité à l’international du secteur français de l’animation. Cet amendement vise donc à rehausser le taux du crédit d’impôt audiovisuel de 25 % à 30 % pour les œuvres audiovisuelles d’animation. Le CNC évalue le surcoût fiscal de cette mesure (associée à un rehaussement du plafond du CIA à 10 000 € par minute) à 12,7 millions d’euros par an. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002726
Dossier : 2726
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement a pour objet de réécrire le dispositif du renouvellement des flottes aériennes afin d’inciter les compagnies à investir dans des appareils de nouvelle génération, plus sobres et moins bruyants, en précisant que ce dispositif s’applique uniquement au remplacement du matériel répondant aux normes environnementales les plus exigeantes en matière de réduction des émissions et d’empreinte sonore. Il propose, pour les acquisitions réalisées entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2029, un suramortissement fiscal à hauteur de 30 % de la valeur d’origine pour les avions neufs qui se conforment aux dernières normes environnementales les plus exigeantes existantes, tant en termes de réduction des émissions de CO2 (CAEP/10 Standard CO2, Volume III Annexe 16) que d’empreinte sonore (Chapitre 14, Volume I Annexe 16), se traduisant ainsi par une réduction d’au moins 15 % des émissions de dioxyde de carbone par rapport aux aéronefs actuellement en service – ce seuil constituant une moyenne et pouvant être largement dépassé par certains avions de nouvelle génération – et une diminution d’environ 30 % de l’empreinte sonore grâce aux progrès réalisés en matière de motorisation et d’aérodynamisme. Ce mécanisme, inspiré des dispositions en vigueur depuis 2019 dans le secteur maritime, est limité à trois ans, encadré et plafonné à 50 millions d’euros annuel par groupe fiscal éligible, et contribue ainsi à la fois à la transition écologique, à la souveraineté économique et à la mobilisation des investissements dans les filières stratégiques. Afin d’éviter tout effet d’aubaine et de limiter la croissance du parc aérien, la déduction s’applique uniquement aux avions de nouvelle génération acquis en remplacement d’appareils existants. Dans le même sens, elle est étalée sur une durée minimale de cinq ans, réservant ainsi l’accès au dispositif aux entreprises qui s’engagent durablement dans le renouvellement et la décarbonation de leur flotte. Cette mesure s’inscrit pleinement dans la stratégie de décarbonation du transport aérien à l’horizon 2050, fixée par la feuille de route Destination 2050 adoptée par les acteurs européens du secteur et cohérente avec les objectifs du paquet législatif européen Fit for 55. L’amendement traduit ainsi dans la loi les engagements pris par la France en matière de transition énergétique et vise à renforcer l’alignement de la politique nationale avec les objectifs européens de neutralité carbone. Le renouvellement des flottes constitue à ce titre un pilier majeur pour réduire l’empreinte sonore et les émissions de CO2 du secteur, et représente à lui seul 27% de l’objectif de décarbonation du transport aérien dans la feuille de route Destination 2050, et près de 50% des objectifs définis pour les compagnies françaises à l’horizon 2030. Or ce renouvellement représente un coût très élevé pour les compagnies européennes, qui, sans dispositif de soutien, se trouvent en position de faiblesse dans un contexte de concurrence internationale inéquitable. En effet, certaines compagnies aériennes hors Union européenne bénéficient de subventions importantes pour l’achat de nouveaux avions. Cette distorsion compromet gravement les efforts des compagnies européennes en faveur d'une transition écologique équitable et efficace, tout en laissant la concurrence internationale, soutenue par des subventions, prendre une avance déloyale. Afin de renforcer la souveraineté industrielle de l’Europe, le dispositif prévoit une bonification de dix points pour les avions principalement conçus, assemblés ou produits dans un État membre de l’Union européenne. Cette disposition vise à orienter les investissements vers la filière aéronautique européenne et à soutenir sa compétitivité. Cet amendement a été travaillé avec Air France KLM |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002732
Dossier : 2732
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement de repli à la suppression de l'article 21 bis vise à éviter l'élargissement du champ de la filière REP ameublement aux produits des arts de la table et des équipements de la cuisine. Cette disposition adoptée sans concertation préalable avec les acteurs concernés, alors même que les metteurs sur le marché financent déjà les filières REP existantes, impacterait directement les industriels et les consommateurs. Les produits visés par ces nouvelles obligations bénéficient déjà aujourd’hui de dispositifs de collecte et de recyclage efficaces. Les éventuelles difficultés qui pourraient être identifiées peuvent par ailleurs être résolues par de simples ajustements des dispositifs existants, sans création d’une nouvelle obligation. Enfin, l’intégration de ces produits dans la REP ameublement entraînerait une écocontribution supplémentaire, générant des hausses de coûts pour les consommateurs, bénéfice environnemental démontré. C'est pourquoi cet amendement vise à supprimer l'élargissement du champ de la filière REP ameublement aux produits des arts de la table et des équipements de la cuisine |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002739
Dossier : 2739
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet amendement vise à empêcher la prolongation jusqu'en 2028 et une nouvelle augmentation du "malus écologique" sur les véhicules - aussi bien les véhicules de particuliers que les poids lourds ou des véhicules utilitaires légers. Certains territoires, notamment ruraux, n'ont pas accès aux transports en commun et la voiture n'est alors pas un choix de transport, mais une nécessité pour faire ses courses, se soigner, accéder à l'éducation et à la culture ... Bref, pour vivre. Une politique fiscale toujours plus répressive n'est pas acceptable. Par ailleurs, la poursuite et le durcissement du malus écologique sont un signal négatif envoyé à la filière automobile, secteur déjà en crise. Comme pour les ZFE, le malus écologique est le syndrome d'une transition écologique qui se fait CONTRE une certaine partie de la population. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002740
Dossier : 2740
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à exonérer les véhicules de collection du malus automobile prévu à l'article 13. Il y a environ 400.000 véhicules de collection recensés en France qui répondent tous à un cahier des charges strict prévu dans la circulaire douanière du 8 septembre 2014. Ces véhicules ont notamment comme particularité d'être sans "modification substantielle" et dont la production a cessé. En exonérant de malus écologique les véhicules de collection, il s'agit de valoriser notre patrimoine industriel et automobile. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002741
Dossier : 2741
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l'article 21 bis qui prévoit un élargissement de la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) Ameublement. Nos entreprises ont besoin d'un allégement des normes et de la fiscalité et non de la multiplication des contraintes administratives. Par ailleurs, cet amendement alerte sur le fonctionnement de la REP en général qui donne lieu à des lourdeurs administratives et des absurdités pour les commerçants. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002756
Dossier : 2756
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Non soutenu
15/01/2026
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Il s’agit d’un amendement de repli par rapport à la suppression de l’article qui a la préférence de l’auteur de cet amendement. Cet amendement de repli conserve les dispositions de l’article 3 quater tel qu’issu du Sénat en précisant la liste des biens somptuaires exclus de l’assiette du pacte Dutreil. Par ailleurs, il s'agit également d'inclure les biens culturels dans le champ de la taxation des holdings patrimoniales, avec une exception dont la portée serait trop restrictive, aurait des conséquences graves pour l’ensemble du monde de l’art et de la culture, et ce à plusieurs égards. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002798
Dossier : 2798
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Rejeté
15/01/2026
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Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) suscitent une préoccupation sanitaire et environnementale croissante en raison de leur persistance, de leur toxicité et de leur ubiquité dans : les produits phytosanitaires, les mousses anti-incendie, les produits grand public (ustensiles de cuisson, cosmétiques, textiles, cires de ski, etc.), les processus industriels. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002799
Dossier : 2799
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à abaisser l’exonération du pacte Dutreil de 75 % à 50 % au dessus de 50 millions d’euros d’actifs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002800
Dossier : 2800
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social, nourri des réflexions issues de l’examen de la proposition de loi visant à un meilleur encadrement du pacte Dutreil dont notre collègue Nicolas Sansu était le rapporteur, vise à exclure les holdings et sociétés de gestion du pacte Dutreil. Il exclut également la possibilité d’intégrer des biens personnels dans le champ de l’exonération de droits de mutation. Le pacte Dutreil est un dispositif fiscal permettant de transmettre une entreprise familiale avec une exonération de 75 % des droits de mutation à titre gratuit, sous conditions. Il s’applique aux transmissions par donation ou succession d’entreprises exerçant une activité opérationnelle. En contrepartie, les bénéficiaires s’engagent à conserver les titres pendant au moins quatre ans et à assurer la direction de l’entreprise. Ce mécanisme vise à favoriser la pérennité des entreprises familiales lors des changements de génération, et constitue aujourd’hui un outil central de la transmission d’entreprise en France. Pour autant, force est de constater que ce pacte Dutreil se solde par un double échec : il représente un manque à gagner pour l’État d’environ 3 milliards d’euros par an, et n’a pas empêché la revente du tissu industriel français à des grands groupes. Pis, ce mécanisme est aujourd’hui dévoyé et exploité par les détenteurs de holdings et de sociétés de gestion de patrimoine pour défiscaliser les trois-quarts de la transmission de ces sociétés. Ainsi, il semble nécessaire que les exonérations appliquées ne concernent pas les holdings et sociétés de gestion, qui ne participent pas à l’objectif d’intérêt général qui fonde ce pacte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002808
Dossier : 2808
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Adopté
15/01/2026
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L’article 11 septies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, supprime l’exonération de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) mobile dont bénéficient les stations radioélectriques de téléphonie mobile en zone de montagne. Le présent amendement propose de maintenir cette exonération, justifiée par la différence de traitement qui subsiste dans l’accès au réseau mobile entre les zones densément peuplées et certaines zones de montagne moins denses. Cette dépense fiscale, qui concernerait moins de 9 000 stations, représente une perte de recettes relativement marginale et contribue à l’aménagement numérique du territoire dans les zones prioritaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002835
Dossier : 2835
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Rejeté
15/01/2026
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Cet article substitue à l’IFI une « contribution des hauts patrimoines » dont l’assiette et les exonérations conduisent à une contraction significative du nombre de redevables et du rendement de l’impôt, sans garantir une meilleure efficacité économique. Le relèvement du seuil d’assujettissement à 2,57 millions d’euros exonérerait près des deux tiers des contribuables actuellement soumis à l’IFI et entraînerait une perte de recettes estimée à 600 millions d’euros, les placements financiers à moyen et long termes étant exclus de l’assiette. En outre, le critère d’imposition retenu, fondé sur une distinction imprécise entre patrimoines productifs et improductifs, soulève des interrogations constitutionnelles au regard de l’exigence d’un critère objectif et rationnel, justifiant la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002837
Dossier : 2837
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Rejeté
15/01/2026
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Cet article restreint le champ du pacte Dutreil en excluant les actifs numériques du bénéfice de l’exonération de 75 % des droits de mutation à titre gratuit, sans qu’aucune évaluation préalable de ses effets n’ait été conduite. Une telle modification, ciblant une catégorie d’actifs sans analyse de son impact sur les entreprises concernées et leurs conditions de transmission, fragilise la cohérence du dispositif existant. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002840
Dossier : 2840
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Adopté
15/01/2026
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Cet article modifie le régime de l’article 787 B du CGI en supprimant le mécanisme du pacte réputé acquis et en introduisant une exclusion ciblée liée aux opérations de family buy out, sans évaluation préalable de ses effets juridiques et économiques. Alors que des pistes plus consensuelles existent pour renforcer le dispositif (exclusion des biens somptuaires, allongement de la durée de l’engagement individuel), cette réforme partielle et technique fait peser un risque important d’effets de bord non évalués. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002849
Dossier : 2849
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Tombé
15/01/2026
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Il s’agit d’un amendement de repli par rapport à la suppression de l’article qui a la préférence de l’auteur de cet amendement. En effet, cet article remet en cause le régime fiscal du plan d’épargne retraite (PER) en supprimant les avantages fiscaux liés aux versements effectués par le titulaire d’un PER après qu’il a atteint 70 ans. Une telle évolution affecte l’équilibre du dispositif sans évaluation globale de ses effets sur les comportements d’épargne ni sur la lisibilité du cadre fiscal. Cet amendement de repli prévoit donc de porter cet âge limite de 70 ans à 75 ans. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002850
Dossier : 2850
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Adopté
15/01/2026
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Cet article conditionne partiellement l’exonération de droits de mutation applicable aux parts de groupements forestiers à de nouveaux critères de gestion durable définis en dehors du cadre existant. Or, le dispositif actuel prévoit déjà des exigences de gestion sylvicole durable par renvoi au code forestier, notamment l’existence d’un plan ou d’un règlement de gestion durable, rendant cette évolution redondante. Un éventuel renforcement des conditions devrait relever d’une modification du code forestier. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002851
Dossier : 2851
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Adopté
15/01/2026
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Cet article procède à une refonte d’ampleur du régime d’imposition des plus-values immobilières, affectant simultanément les taux, les mécanismes d’abattement et les conditions d’exonération, sans garantie quant à ses effets sur le fonctionnement du marché immobilier. Selon les conclusions de la Cour des comptes, la substitution des abattements pour durée de détention par la seule prise en compte de l’érosion monétaire conduirait, sur longue période, à un surcroît d’imposition, sans certitude quant à un effet incitatif sur les cessions. Compte tenu de la sensibilité de ces paramètres et de l’absence d’évaluation probante des effets attendus, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002875
Dossier : 2875
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir la taxe plastique telle que prévue dans la version initiale du projet de loi de finances pour 2026. Le présent amendement vise à répondre au retard préoccupant de la France en matière de recyclage des emballages plastiques. En application du droit européen, les États membres doivent atteindre un taux de recyclage de 50 % des emballages plastiques à l’horizon de la fin de l’année 2025. Or, avec un taux de seulement 25,9 % en 2023, la France demeure très en deçà de cet objectif et se classe avant-dernière parmi les États membres de l’Union européenne. Ce retard entraîne par ailleurs une charge financière significative pour les finances publiques. La France acquitte chaque année environ 1,5 milliard d’euros au titre de la ressource propre européenne assise sur les déchets plastiques non recyclés, sans que les mécanismes nationaux n’incitent suffisamment à la réduction de ces déchets à la source. En l’état actuel du droit, la fiscalité des déchets repose principalement sur les exploitants des installations de stockage et d’incinération, ce qui revient, de manière indirecte, à faire peser l’effort financier sur les collectivités territoriales. Cette situation apparaît inéquitable dès lors que les producteurs d’emballages à usage unique ne sont pas directement mis à contribution, alors même qu’ils sont à l’origine de ces flux de déchets. Le présent amendement propose donc l’instauration d’une taxe spécifique sur les emballages plastiques non recyclés. Celle-ci serait fixée à un niveau initialement modéré, à hauteur de 30 euros par tonne la première année, très inférieur au montant de référence de 800 euros par tonne retenu au niveau européen, et ferait l’objet d’une montée en puissance progressive afin de permettre aux acteurs économiques d’adapter leurs pratiques et de limiter progressivement leur consommation de plastique. Dans un souci de pragmatisme, cette taxe s’appliquerait dans un premier temps aux emballages ménagers, avant d’être étendue aux emballages professionnels à compter de 2029, laissant ainsi le temps nécessaire à cette filière pour s’organiser et investir dans des solutions de recyclage. Enfin, compte tenu de leur contribution particulièrement importante aux déchets plastiques, notamment dans l’espace public, le tarif de la taxe serait doublé pour les bouteilles en plastique destinées aux boissons, afin d’inciter plus fortement à leur réduction et à leur recyclage. En l’absence de généralisation d’un dispositif de consigne, l’augmentation de la contribution des éco-organismes en fonction des quantités d’emballages en plastique mis sur le marché par leurs adhérents reste l’un de seuls leviers pour limiter la pollution plastique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002884
Dossier : 2884
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Rejeté
15/01/2026
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L’article 10 sexies du PLF subordonne le bénéfice du crédit d’impôt au titre d’investissements forestiers (ou Dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement en forêt – « DEFI ») à ce que les opérations de valorisation et de vente du bois résultant des acquisitions, souscriptions ou travaux ouvrant droit au crédit d’impôt soient réalisées uniquement avec des personnes physiques résidant dans l’Union européenne ou avec des personnes morales établies dans l’Union européenne. Aussi, cet article modifierait profondément la nature du crédit d’impôt, serait facilement contournable (puisqu’il suffirait de réexporter ensuite le bois à l’extérieur de l’Union européenne pour respecter la condition), ne paraît pas compatible avec les libertés de circulation des marchandises et des capitaux, et est redondante avec des dispositifs de labellisation comme le label « Transformation UE ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002885
Dossier : 2885
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Adopté
15/01/2026
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L’article 10 septies institue un crédit d’impôt pour la gestion durable des haies qui serait largement redondant avec les aides déjà existantes : – d’une part, le « bonus haies » prévu dans le cadre de la politique agricole commune, a été revalorisé de 7 euros à 20 euros par hectare en 2025, pour un coût supplémentaire de 20 millions d’euros ; – d’autre part, le « Pacte en faveur de la haie » a été doté de 45 millions d’euros en crédits de paiement en 2024, de 40 millions d’euros en 2025, et devrait bénéficier de 27,9 millions d’euros en 2026 ; – en outre, la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a créé une certification garantissant la gestion durable des haies. Aussi, instituer un crédit d’impôt supplémentaire nuirait à la cohérence de l’action publique et entraînerait des charges administratives supplémentaires pour les exploitants agricoles tout en comportant des risques d’effets d’aubaine. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002886
Dossier : 2886
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Adopté
15/01/2026
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L’article 11 sexies institue une taxe sur les réseaux sociaux qui par son assiette et son taux se rapproche fortement de la taxe sur certains services numériques (TSN ou taxe GAFAM) déjà en vigueur. Dans un contexte géopolitique tendu, une telle taxe risque de porter préjudice aux intérêts économiques de la France, alors que l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis est fragile. Par ailleurs, une taxe n’est pas l’outil adapté pour répondre aux problématiques que soulèvent les réseaux sociaux par rapport à la protection des enfants et de la vie privée et par rapport à la situation oligopolistique des plateformes numériques : les règlements européens sur les marchés numériques (DMA) et sur les services numériques (DSA) constituent une réponse plus adaptée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002887
Dossier : 2887
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Adopté
15/01/2026
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L’article 15 quater institue un suramortissement des avions de transport de passagers, de fret et de courrier et des avions cargos dont l’acquisition permet une réduction des émissions de CO2. Peuvent bénéficier de la déduction les avions qui qui permettent une réduction d’au moins 15 % des émissions de CO2 par rapport aux aéronefs qu’ils remplacent. Cependant, les avions neufs représentent déjà en moyenne des émissions de CO2 inférieures de 15 % : aussi, cette déduction n’aurait aucun effet incitatif et comporterait un effet d’aubaine massif et très coûteux pour les finances publiques. Par ailleurs, la loi de finances pour 2025 a institué un crédit d’impôt au titre de l’incorporation de carburants d’aviation durables. Cette nouvelle déduction serait ainsi redondante avec le dispositif créé l’année dernière. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002888
Dossier : 2888
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Rejeté
15/01/2026
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L’article 24 bis exclut de l’assiette de la taxe sur la publicité télévisuelle et autres ressources liées à la diffusion de services de télévision les frais de régie et étend le bénéfice de l’abattement de 30 millions d’euros actuellement applicable aux sommes perçues par les éditeurs de services de télévision qui ne bénéficient pas de ressources procurées par la diffusion de messages publicitaires à ceux dont « la diffusion du service se fait auprès d’au moins 95 % de la population du territoire métropolitain, selon des modalités établies par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ». Cependant, l’exclusion des frais de régie de l’assiette de la taxe pourrait entraîner des effets pervers car elle créerait une distorsion de concurrence entre les éditeurs de télévision selon que leur régie soit internalisée ou externalisée. Par ailleurs, la diffusion des services de télévision auprès de 95 % de la population découle d’une obligation légale : le fait d’accorder un avantage fiscal sur la base de critères qui constituent par ailleurs des obligations légales n’apparaît pas justifié. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002892
Dossier : 2892
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Adopté
15/01/2026
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Par cet amendement, le groupe Écologiste et Social propose de faire entrer en vigueur dès la promulgation de la présente loi de finances la redevance spécifique dédiée à la pollution de l’eau par les PFAS. Cet amendement s'inscrit dans la continuité de l'adoption de la loi PFAS présenté par le Groupe Écologiste et Social lors de sa journée d'initiative parlementaire de février 2025. En effet, le Sénat a ajouté une redevance relative à la pollution des PFAS dans l’eau, or celle-ci n’entrerait en vigueur qu’à partir de 2027. En complète contradiction avec la représentation nationale qui a voté pour une entrée en vigueur de cette redevance en 2026 lors du vote de la loi PFAS en février 2025 et lors de la première lecture du PLF 2026. Les PFAS sont des polluants éternels, qui mettent gravement en cause la santé de nos concitoyens (diminution de la réponse immunitaire à la vaccination, débalancement des lipides dans le sang comme le cholestérol, baisse du poids de naissance et augmentation du risque de cancer du rein). Toutes les études empiriques, – et notamment celles de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) – dévoilent la présence de PFAS chez tous les adultes et enfants français. Nous proposons donc la mise en place de la redevance spécifique dédiée à la pollution de l’eau par les PFAS dès la promulgation de la présente loi de finances. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002893
Dossier : 2893
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Adopté
15/01/2026
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L’article 12 vicies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, proroge de deux ans, jusqu’au 31 décembre 2028, la date jusqu’à laquelle certains logements financés, acquis ou aménagés avec l’aide de l’État peuvent bénéficier d’une extension de dix ans d’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB). L’exonération de TFPB – et son extension – pèsent principalement sur les finances du bloc communal et représentent un coût important, évalué en 2024 à plus de 1,3 milliard d’euros par la direction générale des finances publiques (DGFiP). Le dispositif, qui n’arrive à expiration qu’au 31 décembre 2026, gagnerait à faire l’objet d’une évaluation approfondie avant d’envisager sa prolongation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002900
Dossier : 2900
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Adopté
15/01/2026
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L’article 15 sexies porte de 50 à 100 millions d’euros la fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre affectée aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM). Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui contribue à aggraver le déficit budgétaire de l’État en le privant de cette ressource publique. L’affectation d’une partie du produit des « quotas carbone » aux AOM, prévue par l’article 120 de la loi de finances pour 2025, est récente – un décret du 7 novembre 2025 et des arrêtés des 16 et 18 décembre 2025 en précisent la mise en œuvre – et gagnerait à faire l’objet d’une première évaluation, avant d’envisager le renforcement du dispositif. Par ailleurs, les AOM disposent de la faculté, également récente, d’instaurer un versement mobilité régional pour financer leur politique de transport en application de l’article 118 de la loi de finances pour 2025. Six régions se sont d’ores et déjà saisies de ce nouveau levier de financement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002903
Dossier : 2903
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15/01/2026
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Cet article introduit par le Sénat crée une nouvelle catégorie d’aéroports (entre 5 000 et 1 million de passagers annuels) afin de les distinguer des grandes plateformes et de leur maintenir un régime spécifique de financement public, en particulier pour la prise en charge des coût de sûreté. Si les difficultés financières rencontrées par certains aéroports régionaux peuvent exister, la réponse proposée n’est ni soutenable, ni cohérente au regard des objectifs climatiques de la France. Le transport aérien est l’un des modes de transport les plus émetteurs de gaz à effet de serre, et sa trajectoire est incompatible avec nos engagements climatiques nationaux et européens. Dans ce contexte, continuer à organiser, sans condition, un soutien public pérenne au fonctionnement d’infrastructures aériennes, y compris de petite taille, revient à entretenir un modèle de mobilité carboné dont il est précisément urgent d’organiser la réduction. Enfin, faire peser sur le budget de l’État le maintien du modèle aéroportuaire, sans trajectoire de transformation, détourne des ressources publiques qui devraient être prioritairement mobilisées pour financer la transition écologique des transports. Pour toutes ces raisons, cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002918
Dossier : 2918
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15/01/2026
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Cet amendement vise à s’opposer à la mise en place d’un statut du bailleur privé. Le logement constitue aujourd’hui le premier poste de dépense des ménages en France : il représente en moyenne 27 % de leurs revenus, et peut atteindre jusqu’à 50 % pour certains foyers, notamment les locataires dans les zones tendues. Dans ce contexte de crise aiguë du logement, toute politique publique devrait prioritairement viser à réduire le coût du logement pour les ménages et à renforcer l’offre de logements accessibles.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002928
Dossier : 2928
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15/01/2026
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Le présent amendement proposé par le groupe UDR vise à supprimer l’impôt sur la fortune immobilière. Cet impôt, dont le rendement annuel avoisine 1,9 milliard d’euros pour environ 164 000 foyers fiscaux, constitue aujourd’hui une exception en Europe et un symbole de fiscalité punitive. En effet, l’IFI taxe les biens immobiliers non affectés à une activité professionnelle, qu’ils soient détenus directement ou indirectement, en France ou à l’étranger. En pratique, il s’agit d’un impôt sur le capital déjà constitué et déjà taxé (à l’acquisition, à la détention et à la transmission) qui aboutit à une double imposition du patrimoine immobilier. Cette fiscalité, issue d’une logique idéologique plutôt qu’économique, pénalise la détention de patrimoine immobilier et décourage l’investissement, alors même que la plupart des grandes économies européennes (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Suède, Danemark, Pays-Bas) ont supprimé tout impôt sur la fortune depuis plus d’une décennie pour stimuler l’attractivité et l’investissement national. La suppression de l’IFI permettrait d’enrayer l’exil fiscal des investisseurs et des cadres supérieurs et de réorienter l’épargne domestique vers des usages productifs. Au-delà de son faible rendement budgétaire, l’IFI présente une grande inefficacité économique. En frappant un capital souvent peu liquide (immobilier détenu à titre personnel ou familial), il conduit nombre de contribuables à désinvestir ou à vendre des biens, fragilisant le marché immobilier et réduisant les recettes connexes de TVA, de droits de mutation et d’impôt sur le revenu. Sa suppression libérera une part d’épargne contrainte (estimée à près de 2 milliards d’euros par an) qui sera réinjectée dans l’économie réelle, notamment via la rénovation de logements, la consommation, la création d’entreprises, l’investissement locatif ou patrimonial… Ce regain d’activité engendrera à moyen terme des effets de retour fiscaux positifs via la croissance du PIB, l’impôt sur les sociétés, la TVA et l’impôt sur le revenu. Sur le plan social, l’IFI touche également des ménages qui ne relèvent pas des « grandes fortunes », mais de la classe moyenne supérieure patrimoniale, souvent propriétaires de leur résidence principale ou d’un bien locatif dont la valeur a artificiellement augmenté sous l’effet du marché. En supprimant cet impôt, le législateur choisit de protéger ces foyers, de reconnaître la valeur du travail et de l’épargne accumulée, et de restaurer un climat de confiance fiscale. La suppression de l’IFI représente donc un choix stratégique de compétitivité et un effort budgétaire modeste pour l’État au regard des bénéfices attendus en termes d’investissement, d’attractivité et de dynamisme du patrimoine national. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002934
Dossier : 2934
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 3 ter qui exclue les actifs numériques du bénéfice du Pacte Dutreil. Pour rappel, le dispositif Dutreil repose sur un critère central tenant à l’existence d’une activité économique effective et à la poursuite de l’exploitation de l’entreprise transmise. Il a pour finalité de permettre la transmission des entreprises sans remettre en cause la continuité de l’exploitation, indépendamment de la nature juridique ou technologique des actifs nécessaires à l’activité. L’éligibilité au dispositif est ainsi appréciée au regard de l’activité exercée et de l’affectation des actifs à l’exploitation, et non de leur mode de représentation ou de détention. L’exclusion générale des actifs numériques s’écarte de cette approche, alors même que nombre de ces actifs constituent des éléments essentiels de l’outil de production et sont directement affectés à l’activité de l’entreprise. En les privant du bénéfice du dispositif, cette exclusion est susceptible de remettre en cause les conditions de poursuite de l’exploitation à l’occasion de la transmission. En pratique, une telle mesure est de nature à contraindre les héritiers, afin d’acquitter les droits de mutation, à céder tout ou partie des actifs numériques exclus du dispositif, y compris lorsque ceux-ci sont indispensables à la poursuite de l’activité. Dans un contexte de marchés largement internationalisés, ces cessions peuvent conduire à la reprise de ces actifs par des opérateurs étrangers. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002938
Dossier : 2938
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’alinéa portant de quatre à six ans la durée minimale de conservation des titres exigée pour le bénéfice du dispositif prévu à l’article 787 B du code général des impôts. La durée actuelle de conservation constitue déjà une contrainte substantielle, adaptée à l’objectif de stabilité de l’actionnariat et à la prévention des opérations de transmission à caractère principalement fiscal. L’allongement proposé rigidifie excessivement le dispositif, sans démonstration d’une insuffisance du délai en vigueur ni d’un lien direct entre la durée supplémentaire et l’objectif poursuivi de lutte contre les abus. De plus, un engagement de conservation porté à six ans est susceptible de figer durablement la situation de l’entreprise transmise, en limitant sa capacité à procéder, dans les premières années suivant la transmission, aux réorganisations nécessaires à son adaptation économique. Dès lors cette contrainte accrue est susceptible de dissuader le recours au dispositif Dutreil, en particulier pour les transmissions familiales d’entreprises confrontées à des cycles économiques rapides ou à des besoins d’investissement à court ou moyen terme. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002978
Dossier : 2978
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Les Démocrates a pour objectif de réviser le statut de bailleur immobilier fixant le taux d’amortissement à 4 % pour les logements acquis neufs et 3,5 % pour les logements anciens sous la condition de réaliser des travaux. Une première version de cet amendement a été adoptée en Commission des finances. Ont été précisés : - le montant de l'avantage fiscal limité à 8 000 € par an et par foyer fiscal ; - le zonage des logements à loyer libre qui devront être situés en zone tendue. Le constat actuel est que, d’une part, l’accroissement du déséquilibre entre les prix et les loyers écarte les investisseurs immobiliers – réduisant ainsi l’intérêt de la location pour les bailleurs – et que, d’autre part, le parc locatif à destination de résidence principale de longue durée est en attrition, accélérée sur les dernières années, surtout dans les métropoles attractives et touristiques. Dans la continuité des propositions de réforme de la fiscalité locative formulées par la mission d’Annaïg Le Meur de mai 2024, le présent amendement s’appuie sur les propositions du rapport du député Mickael Cosson et du sénateur Marc-Philippe Daubresse, remis au Gouvernement en juin 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002982
Dossier : 2982
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à modifier le statut du bailleur privé en recentrant le dispositif en direction des bâtiments d'habitation collectif. Il propose également en contrepartie de l'avantage fiscal, une location minimale du bien de 12 ans contre 9 ans dans la version adoptée par le Sénat. Enfin, cet amendement vise à mieux encadrer le dispositif de réduction fiscale et éviter certains effets d’aubaine notamment constatés sur le dispositif « PINEL » et mis en lumière par la Cour des comptes. Il est ainsi proposé de conditionner l’avantage fiscal de l’amortissement du bien prévu dans cet amendement, à un bail conclu avec un locataire autre qu’un parent ou allié jusqu’au deuxième degré (parents, enfants, grands-parents, petits-enfants, frères et sœurs). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002990
Dossier : 2990
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Les Démocrates rétablit l’article 4 de la copie initiale du Gouvernement qui reconduit partiellement, pour une année, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises introduite par la loi de finances pour 2025. L’amendement a également pour vocation de produire des recettes supplémentaires pour compenser la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026, pour un montant de 4 milliards d’euros. Afin d’accompagner les effets des mesures d’économies mises en œuvre et conformément à son caractère exceptionnel, la contribution est divisée par deux par rapport à l’an dernier. Cette contribution est ciblée sur les 400 plus grandes entreprises, à savoir celles dont le chiffre d’affaires réalisé en France est supérieur ou égal à 1 Md€ et qui sont redevables de l’impôt sur les sociétés, de sorte qu’elle ne concerne pas la grande majorité des entreprises. Pour répartir équitablement l’effort entre les entreprises, elle prévoit deux niveaux d’imposition en fonction du chiffre d’affaires. Pour les redevables dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 1 Md€ et inférieur à 3 Md€, le taux de la contribution sera de 10,3 % pour le second exercice clos à compter du 31 décembre 2025, contre 20,6 % pour le premier exercice. Pour les redevables dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 3 Md€, ce taux sera de 20,6 % pour le second exercice, contre 41,2 % pour le premier. Le présent amendement ajuste également les mécanismes de lissage du taux de la contribution exceptionnelle instaurés par la loi de finances pour 2025, pour prendre en compte les entreprises dont le chiffre d’affaires serait inférieur aux seuils d’assujettissement aux différents taux au titre de l’un des deux exercices, et dépasserait ces seuils de moins de 100 M€ au titre de l’autre exercice. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002992
Dossier : 2992
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Les Démocrates adopté par la Commission des finances a pour objet de supprimer l’article 9 quinquies, introduit au Sénat, qui vise à étendre le bénéfice de la réduction d’impôt au titre de dons et versements aux œuvres aux contribuables non-résidents.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003005
Dossier : 3005
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Adopté
15/01/2026
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L'article 10 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit l'exonération d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés de la différence entre l’indemnité perçue au titre de l’abattage sanitaire des animaux et leur valeur nette comptable inscrite à l’actif au moment de cet abattage. L’objet de cet amendement cosigné par le groupe Les Démocrates est de clarifier la portée de la mesure en simplifiant sa rédaction. En effet, il doit être clair pour les agriculteurs que le non-emploi de la totalité de l’indemnité dans un délai de 24 mois ne les prive pas d’exonération. Ce délai permet uniquement de déterminer la limite de cette exonération. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003007
Dossier : 3007
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003009
Dossier : 3009
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Tombé
15/01/2026
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Le Sénat a adopté un amendement exonérant à hauteur de 50 % les indemnités allouées à des personnes atteintes d’une affection comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse. Ce dispositif ne s’appliquerait qu’aux contribuables pour lesquels ces indemnités constituent des revenus imposés dans la catégorie des traitements et salaires, les indemnités perçues par les travailleurs indépendants continuant d’être entièrement imposables en application de cet article. Le présent amendement inclut donc ces travailleurs non-salariés relevant de l’impôt sur le revenu dans le champ de la modification adoptée par le Sénat, en prévoyant une exonération à hauteur de 50 % d’impôt sur le revenu des indemnités versées aux personnes atteintes d’une affection nécessitant un traitement prolongé et une prise en charge thérapeutique particulièrement coûteuse. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003010
Dossier : 3010
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à conserver la réduction d’impôt pour frais de scolarité. Il apparaît nécessaire de ne pas alourdir la charge fiscale pesant sur les familles dans un contexte où les frais de scolarité, notamment ceux relatifs aux fournitures ou aux repas, ont particulièrement augmenté ces dernières années. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003012
Dossier : 3012
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement, de repli dans le cas où cet article serait maintenu, vise à conserver l’application de l’abattement spécial pour les personnes âgées de 65 ans et plus. En effet, la suppression de l’abattement spécial applicable aux contribuables âgés de plus de 65 ans, compte tenu de sa conception au bénéfice des ménages modestes – puisqu’il s’applique pour les ménages disposant de moins de 28 170 euros de revenus –, serait susceptible d’entraîner l’entrée dans l’imposition de plusieurs centaines de milliers de contribuables aujourd’hui non imposables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003013
Dossier : 3013
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Retiré
15/01/2026
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L’article 9 bis, introduit par le Sénat, prévoit que l’appréciation de la notion d’ensemble de services s’effectue au niveau du foyer fiscal, indépendamment du nombre ou de l’identité des structures ou prestataires intervenant. Il convient tout d’abord de rappeler que le crédit d’impôt en faveur des services à la personne (CISAP) a été conçu pour soutenir les contribuables ayant recours à un prestataire pour réaliser des activités directement au domicile. Les prestations accomplies hors du domicile n’y ouvrent droit qu’à titre exceptionnel, seulement lorsqu’elles s’inscrivent dans un ensemble cohérent de services comprenant des interventions effectuées au domicile. C’est précisément pour encadrer l’éligibilité de prestations accomplies presque exclusivement à l’extérieur que le législateur a introduit la notion d’ensemble de services dans la loi de finances pour 2022. Pour être admises au bénéfice du CISAP, ces dernières doivent impérativement être rattachées à une offre globale incluant une prestation principale effectuée chez le contribuable et fournie par un même prestataire, garantissant ainsi le caractère unitaire et accessoire des activités réalisées à l’extérieur. Or, le présent article modifie profondément ce cadre : en prévoyant que l’appréciation de la notion d’ensemble de services doit désormais s’effectuer au niveau du foyer fiscal, et non plus au niveau de la prestation, il en neutralise pratiquement la portée. En l’absence d’exigence d’unicité du prestataire, un contribuable pourrait en effet cumuler des services rendus hors du domicile par plusieurs organismes dès lors qu’il bénéficie par ailleurs du CISAP pour une prestation réalisée chez lui, même par un intervenant différent et même lorsque cette prestation ne dispose d’aucun lien avec celles réalisées à l’extérieur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003014
Dossier : 3014
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003015
Dossier : 3015
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Adopté
15/01/2026
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003016
Dossier : 3016
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Adopté
15/01/2026
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L’article 9 quinquies, introduit par le Sénat, ouvre la possibilité pour les contribuables non résidents de bénéficier de la réduction d’impôt pour les dons effectués par des particuliers, prévue à l’article 200 du CGI, à condition que la prise en compte de ces dons et versements ne soit pas de nature à minorer l’impôt dû par le contribuable dans son État de résidence. Il convient tout d’abord de souligner que l’extension de la réduction d’impôt au titre des dons des particuliers aux contribuables non-résidents a été examinée puis écartée dans le rapport de juillet 2020 remis par le Gouvernement au Parlement sur la réforme de la fiscalité des non-résidents, au motif qu’une telle mesure conduirait à l’octroi d’un avantage disproportionné à ces contribuables. Ceux-ci ne disposant en effet pas d’une obligation fiscale illimitée en France, ils ne peuvent, en conséquence, disposer d’avantages fiscaux illimités. Par ailleurs, l’ouverture, strictement encadrée, de certains avantages fiscaux aux contribuables non-résidents s’inscrit dans le cadre d’une réforme d’ensemble de la fiscalité des non-résidents, achevée par la loi de finances initiale pour 2021. Dans la perspective de préserver la stabilité du cadre fiscal ainsi défini, il n’apparaît pas opportun de remettre en cause les paramètres du régime d’imposition applicable aux non-résidents. C’est pourquoi le présent amendement propose de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003018
Dossier : 3018
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Retiré
15/01/2026
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Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003019
Dossier : 3019
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à garantir le fait que le statut du bailleur privé sera effectivement utilisé par les contribuables, en le rendant plus attractif. Pour cela, il procède aux modifications suivantes : – il limite l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France ; – il prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %. Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf ; – il propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif ; – il précise que la location doit être effective et continue, l’objectif étant d’éviter qu’un contribuable puisse revendiquer le bénéfice de l’amortissement alors que l’engagement de location est entrecoupé de périodes de vacances injustifiées causées par la seule volonté du propriétaire ; – il rend impossible le bénéfice du mécanisme de l’amortissement lorsque le logement est loué à un membre de son foyer fiscal ou à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus ; – il propose une modification afin d’éviter une double déduction des dépenses relatives aux travaux de rénovation énergétique, à la fois au titre du mécanisme d’amortissement créé par cet article et au titre des dépenses d’amélioration et de réparation existant pour la location nue (a et b de l’article 31 du code général des impôts) ; – il propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal. Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire ; – et il prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent. Il propose également quelques modifications rédactionnelles afin de garantir la bonne application juridique du dispositif. Surtout, il procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. Une application rétroactive du dispositif pourrait en effet constituer un effet d’aubaine pour les contribuables ayant acquis un logement entre le 1er janvier 2026 et la date de promulgation de la loi, situation susceptible, le cas échéant, d’entraîner la censure de l’ensemble de l’article par le Conseil constitutionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003020
Dossier : 3020
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003021
Dossier : 3021
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement propose de ne limiter l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003022
Dossier : 3022
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer une précision non nécessaire tenant à la date de location du logement, celle-ci étant déjà prévue à l’alinéa 6. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003023
Dossier : 3023
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %. Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003026
Dossier : 3026
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à garantir le fait que le statut du bailleur privé sera effectivement utilisé par les contribuables, en le rendant plus attractif. Pour cela, il procède aux modifications suivantes : – il prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %. Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf ; – il propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif ; – il propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal. Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire ; – et il prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003029
Dossier : 3029
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003030
Dossier : 3030
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003031
Dossier : 3031
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à préciser que la valeur du prix d’acquisition du logement s’entend exclusivement de la valeur hors foncier, en cohérence avec l’alinéa 7. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003032
Dossier : 3032
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement opère deux corrections importantes : – il précise que la location doit être effective et continue, l’objectif étant d’éviter qu’un contribuable puisse revendiquer le bénéfice de l’amortissement alors que l’engagement de location est entrecoupé de périodes de vacances injustifiées causées par la seule volonté du propriétaire ; – il rend impossible le bénéfice du mécanisme de l’amortissement lorsque le logement est loué à un membre de son foyer fiscal ou à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003033
Dossier : 3033
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à préciser que la période de location est celle mentionnée à l’alinéa 6, soit neuf ans. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003034
Dossier : 3034
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003035
Dossier : 3035
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003036
Dossier : 3036
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003037
Dossier : 3037
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement propose de ne limiter l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003038
Dossier : 3038
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer une précision non nécessaire tenant à la date de location du logement, celle-ci étant déjà prévue à l’alinéa 19. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003039
Dossier : 3039
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003040
Dossier : 3040
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à préciser que la période de location est celle mentionnée à l’alinéa 19, soit neuf ans. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003041
Dossier : 3041
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à éviter une double déduction des dépenses relatives aux travaux de rénovation énergétique, à la fois au titre du mécanisme d’amortissement créé par cet article et au titre des dépenses d’amélioration et de réparation existant pour la location nue (a et b de l’article 31 du code général des impôts). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003042
Dossier : 3042
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003043
Dossier : 3043
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal. Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003044
Dossier : 3044
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent. Cet amendement garantit ainsi que le mécanisme d’amortissement sera effectivement utilisé par les contribuables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003045
Dossier : 3045
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Tombé
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003046
Dossier : 3046
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Adopté
15/01/2026
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L’article 12 septdecies, introduit par le Sénat, revient, pour les chambres d’hôtes, sur les modifications introduites par la loi n° 2024‑1039 du 19 novembre 2024, en rétablissant leur éligibilité au régime « micro-BIC » jusqu’à un chiffre d’affaires de 188 700 euros et en leur accordant à nouveau un abattement de 71 % au titre de l’impôt sur le revenu. D’une part, un abattement porté à 71 % jusqu’à 188 700 euros de revenus constitue un régime particulièrement dérogatoire par rapport au droit commun, qui est de 50 % d’abattement pour 77 700 euros de revenus pour les locations meublées hors meublés de tourisme non classés. À ce titre, les chambres d’hôtes bénéficient déjà d’une fiscalité attractive par rapport aux meublés de tourisme non classés, ces derniers étant soumis à un abattement de 30 % jusqu’à 15 000 euros de revenus. D’autre part, les chambres d’hôtes réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 77 700 euros peuvent opter pour le régime en réel BIC, particulièrement favorable fiscalement lorsqu’elles supportent des charges importantes. Il est généralement admis qu’à partir de 80 000 euros de recettes, ce régime est beaucoup plus avantageux que celui du « micro-BIC », l’abattement forfaitaire ayant été conçu à des fins de simplicité pour les activités qui génèrent un chiffre d’affaires limité. C’est pourquoi le présent amendement propose de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003047
Dossier : 3047
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003051
Dossier : 3051
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer les restrictions introduites par le Sénat dans l’application du pacte Dutreil. En effet le pacte Dutreil a démontré son efficacité pour assurer la continuité des entreprises, en particulier les PME familiales. Avec un usage de l’ordre de 5 000 à 6 000 transmissions en 2024, il évite des cessions contraintes au moment des successions. Et la Cour des comptes constate un effet réel sur la pérennité du contrôle familial. De plus, il concerne largement l’économie de proximité. Le commerce y est surreprésenté, et le dispositif est mobilisé dans une très grande majorité des transmissions au sein des entreprises familiales. En durcissant ses conditions d’accès, le texte fragilise des transmissions souvent déjà complexes et financièrement contraintes, et accroît le risque de cessions forcées ou de démantèlements d’entreprises au moment des successions. Or, en restreignant un dispositif largement utilisé par l’économie de proximité on pénalise des entreprises qui investissent et emploient localement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003054
Dossier : 3054
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR propose la suppression de la baisse du plafond de l’abattement prévu pour les pensions et retraites. Les retraités ont déjà contribué toute leur vie active au financement de la solidarité nationale. Ils ne doivent pas être à nouveau mis à contribution ou instrumentalisés par des dispositifs fiscaux dont les effets sont mal ciblés et peu lisibles. Plutôt que d’ajouter une nouvelle mesure fiscale, il conviendrait de mieux valoriser le travail et l’épargne de ceux qui ont contribué à la richesse du pays. Supprimer cette baisse, c’est rappeler que les retraités ne doivent pas être une variable d’ajustement budgétaire, mais une génération à laquelle la Nation doit sa reconnaissance et stabilité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003058
Dossier : 3058
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement constitue une solution d’équilibre entre la rédaction initiale du Gouvernement et celle adoptée par le Sénat. S’agissant du vapotage, le projet de loi de finances prévoyait l’instauration dès 2026 d’une accise anticipant la révision en cours de la directive européenne sur les produits nicotiniques, attendue à l’horizon 2028. Une telle anticipation apparaît prématurée alors que les discussions européennes sont toujours en cours. Elle conduirait en outre à assimiler les produits du vapotage, reconnus comme des outils efficaces de sevrage tabagique, aux produits du tabac. Il est donc proposé de supprimer toute possibilité d’assujettissement de ces produits à des accises, conformément à la position adoptée par l’Assemblée nationale, tandis que le Sénat avait retenu une ouverture purement théorique assortie d’un taux nul. Concernant les produits issus du chanvre, et notamment le CBD, la fiscalité envisagée viendrait fragiliser une filière agricole en développement, qui constitue un complément de revenu croissant pour de nombreux exploitants. Alors que 25 000 hectares sont cultivés en France, 80 à 85 % du CBD consommé reste importé. L’instauration d’une accise pénaliserait la production nationale, sans tenir compte du maintien d’une TVA déjà fortement augmentée, et alors même que le cannabidiol est reconnu comme non stupéfiant par le droit européen, notamment à la suite de l’arrêt « Kanavape » de la Cour de justice de l’Union européenne. Par ailleurs, la rédaction actuelle assimile l’ensemble des produits soumis à accises à des produits « à fumer », alors que seuls les produits combustibles peuvent être qualifiés comme tels. Cette confusion méconnaît la différence fondamentale entre le tabac, responsable de dizaines de milliers de décès chaque année, et la cigarette électronique, qui s’inscrit dans une logique de réduction des risques. L’amendement propose donc de préciser les définitions applicables, sans incidence sur le périmètre fiscal de l’article. Enfin, l’amendement rétablit un dispositif d’agrément pour la vente des produits du vapotage et du CBD, supprimé par le Sénat, afin de garantir un encadrement effectif du marché. Cet agrément, applicable aux ventes physiques et en ligne, permettrait de renforcer la protection de la santé publique, d’assurer la traçabilité et la sécurité des produits, de faire respecter l’interdiction de vente aux mineurs et d’exclure les lieux de vente inappropriés, tout en soutenant le développement d’une filière française responsable, majoritairement composée de PME et de TPE implantées dans les territoires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003070
Dossier : 3070
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Non soutenu
15/01/2026
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Le Sénat a adopté un crédit d’impôt au titre des dépenses de mécanisation collective engagées par les entreprises agricoles adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA).
La mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux doit faire l’objet d’une étude préalable d’impact en adéquation avec les attentes des exploitants agricoles et leurs effets sur les exploitations. Ce qui n’a manifestement pas été le cas pour le présent crédit d’impôt.
Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003082
Dossier : 3082
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Rejeté
15/01/2026
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La suppression de la CVAE bénéficie avant tout aux grandes entreprises : près des deux tiers des gains sont captés par environ 10 000 grands groupes. À l’inverse, nous défendons le maintien de cet impôt et le retour direct de son produit aux collectivités territoriales. En 2020, la CVAE rapportait près de 20 milliards d’euros aux collectivités territoriales. Or, depuis le 1er janvier 2023, son produit n’est plus reversé aux collectivités, celles-ci percevant en contrepartie une compensation fondée sur l’attribution d’une fraction de TVA, bien moins dynamique et déconnectée de l’activité économique locale.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003105
Dossier : 3105
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à étendre le champ de l’accise aux dispositifs de vapotage qui ciblent les jeunes ainsi qu’aux produits à base de cannabidiol (CBD). Initialement conçus comme des outils d’aide au sevrage tabagique, les dispositifs de vapotage ont vu leur positionnement évoluer. Une part croissante de l’offre, notamment les dispositifs sans nicotine, se caractérise par des arômes attractifs, des formats jetables, un design ludique et une forte présence sur les réseaux sociaux, visant principalement un public très jeune. Cette stratégie contribue à banaliser l’acte d’inhalation, à installer des comportements de consommation précoces et à créer une familiarisation avec le geste et les usages du tabac. Plusieurs travaux de santé publique ont mis en évidence le risque de passerelle entre l’usage du vapotage chez les adolescents et l’entrée ultérieure dans le tabagisme. Dans ce contexte, l’exclusion des dispositifs sans nicotine du champ de l’accise favorise leur accessibilité et participe à un environnement propice à l’initiation des plus jeunes. Par ailleurs, la consommation de produits à base de CBD connaît une croissance rapide. Or, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a proposé de classer le cannabidiol comme substance présumée toxique pour la reproduction humaine, au regard d’effets observés sur la fertilité et le développement. Dans ce cadre, l’inclusion des dispositifs de vapotage sans nicotine et des produits contenant du CBD dans le champ de l’accise poursuit un objectif de protection de la santé publique, de prévention de l’entrée des jeunes dans les conduites tabagiques et de cohérence de la fiscalité avec les risques associés à ces produits. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003106
Dossier : 3106
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à élargir le périmètre de l’accise aux dispositifs de vapotage destinés aux jeunes publics ainsi que les produits contenant du cannabidiol (CBD). Conçus à l’origine comme des instruments d’accompagnement au sevrage tabagique, les dispositifs de vapotage ont progressivement évolué vers une offre diversifiée. Ces produits se distinguent fréquemment par des saveurs sucrées, des formats jetables, un marketing ludique et une promotion active sur les réseaux sociaux, ciblant prioritairement les adolescents et les jeunes adultes. Les données issues de la recherche en santé publique soulignent par ailleurs l’existence d’un risque de transition entre l’expérimentation du vapotage à l’adolescence et l’initiation ultérieure au tabac. Dans ce contexte, une taxation spécifique sur les dispositifs de vapotage est nécessaire pour lutter contre leur attractivité et à leur large diffusion auprès des plus jeunes, renforçant ainsi un environnement favorable à l’entrée dans les usages tabagiques. Parallèlement, le marché des produits à base de CBD connaît un essor rapide. Or, des travaux récents, notamment ceux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), ont conduit à envisager le classement du cannabidiol comme substance présumée toxique pour la reproduction humaine, en raison d’effets potentiels sur la fertilité et le développement observés lors d’études scientifiques. Dès lors, l’intégration des dispositifs de vapotage sans nicotine et des produits contenant du CBD dans le champ de l’accise s’inscrit dans une démarche de protection de la santé publique. Elle vise à prévenir l’initiation précoce des jeunes à des pratiques à risque, à limiter la diffusion de produits aux effets sanitaires incertains et à aligner la fiscalité applicable sur les risques potentiels associés à leur consommation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003107
Dossier : 3107
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à fixer à 15 centimes d’euros par millilitre l’accise sur les liquides du vapotage. En l’état, le projet de loi de finances prévoit de créer une accise sur les liquides du vapotage à montants différenciés selon la concentration de nicotine : 3 centimes par millilitre pour les liquides faiblement nicotinés et 5 centimes par millilitre pour les liquides fortement nicotinés.La création de cette accise vient corriger une exception fiscale française : la France ne taxe pas les liquides du vapotage alors que dix-neuf pays européens ont déjà fiscalisé ces produits et une proposition de directive européenne prévoit une taxation de ces produits dès 2028. Au demeurant, la taxation des liquides du vapotage répond à une raison sanitaire : si les cigarettes électroniques peuvent être dans certains cas des moyens de sevrage tabagique efficaces, ces produits ne sont pas sans risque, notamment pour les jeunes et les non-fumeurs. Toutefois, les montants proposés par le Gouvernement posent question. Une accise de 3 à 5 centimes d’euros par millilitre serait particulièrement faible alors que nos voisins européens adoptent des taux plusieurs fois supérieurs (20 centimes d’euros par millilitre en Allemagne, 15 centimes par millilitre en Belgique, 15 à 20 centimes par millilitre en Espagne, 50 centimes par millilitre en Irlande). D’autre part, le principe même de définir deux tranches différenciée n’a pas de sens en matière de prévention. En effet, le consommateur de liquide du vapotage fortement nicotiné est avant tout un consommateur ayant développé une forte addiction à la nicotine, à l’inverse du consommateur ayant recours à des liquides plus faiblement dosés. La fiscalisation de ces produits devrait être la même quel que soit le niveau de nicotine, dans la mesure où les produits du vapotage peuvent être dans certains cas un moyen de sevrage efficace. Aussi, cet amendement propose de fixer l’accise sur les liquides du vapotage à 15 centimes par millilitre pour l’ensemble des produits. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003114
Dossier : 3114
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de proposer un compromis entre le texte initial du Gouvernement et le texte issu du Sénat : – il maintient l’allègement de trajectoire de hausse sur la mise en décharge ; – il reprend une trajectoire de tarifs moins dynamique en ce qui concerne la taxe sur les déchets incinérés, tout en maintenant une modulation selon la performance de l’installation, afin de garantir l’efficacité environnementale de la mesure et de préserver un différentiel incitatif entre incinération et stockage conforme à la hiérarchie des modes de traitement des déchets. En cohérence, un autre amendement à l’article 21 propose de supprimer l’exemption au bénéfice de certaines installations de valorisation énergétique par traitement thermique ayant mis en place un captage des gaz, d’autant que l’absence de rejet atmosphérique direct ne constitue pas un critère pertinent au regard de l’objectif de la taxe, qui est d’orienter les flux vers les modes de traitement les plus vertueux et d’éviter les effets d’aubaine. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003116
Dossier : 3116
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Adopté
15/01/2026
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Cet article réduit l’accise du biocarburant HVO, aujourd'hui de 60,75 euros / mégawattheure (MWh,) pour la fixer à 12,91 euros / MWh, soit un niveau très proche de celle du B100. Outre son coût direct, évalué par le Gouvernement à 95 millions d’euros, cette mesure risque de favoriser les ventes de HVO au point de déstabiliser les autres biocarburants et d'entraîner des pertes industrielles pour les producteurs français concurrents. Selon le Gouvernement, ces effets indirects pourraient entraîner un coût d'1,2 milliard d'euros par an. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003117
Dossier : 3117
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la hausse en 2028, prévue par le texte du Gouvernement, du malus sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et de la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques, comme l’avait voté l’Assemblée nationale en première lecture, sur la proposition du Gouvernement lui-même. Comme l’indiquait l’exposé sommaire de l’amendement n° I-4032 du Gouvernement, « en application du principe de prévisibilité triannuelle des barèmes, l’absence de barème spécifique pour l’année 2028, pour chacune de ces taxes, vaut engagement à ne pas augmenter la fiscalité sur cette année ». Il s’agit d’éviter de pénaliser la filière automobile française dans un contexte de concurrence commerciale accrue sur le plan international. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003118
Dossier : 3118
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Adopté
15/01/2026
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Cet article restreint le bénéfice du suramortissement visant à soutenir l’acquisition de poids lourds et de véhicules utilitaires légers peu polluants et la transformation de ces véhicules à motorisation thermique en véhicules à motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible à hydrogène, aux véhicules affectés à une activité en France. Dans la mesure où une telle restriction n'est pas conforme au droit européen, il est proposé de la supprimer. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003119
Dossier : 3119
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Adopté
15/01/2026
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Cet article prévoit une exonération du tarif de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers pour les vols en provenance du territoire français métropolitain ou ultramarin dont le trafic annuel est inférieur à 150 000 passagers commerciaux et qui assurent une liaison soumise à une obligation de service public en application du règlement précité du 24 septembre 2008, soit les lignes dites d’ « aménagement du territoire ». Or, outre qu'une telle exonération doit être soumise à l'autorisation de la Commission européenne, la loi de finances pour 2025 a d'ores et déjà prévu un tarif réduit pour ces lignes, qui doit entrer en vigueur au plus tard un mois après la réception de l'autorisation de la Commission européenne. Le maintien de cet article reviendrait ainsi à prévoir deux tarifs différents pour les mêmes lignes. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003121
Dossier : 3121
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Adopté
15/01/2026
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Cet article crée une taxe sur les billets de croisière incluant une escale sur le territoire français, de 15 euros par personne et par escale touristique dans un port maritime français. Or bien que l’exposé sommaire de l’amendement indique que cette taxe ciblerait les « croisières internationales », la rédaction de cet article a une portée bien plus large puisqu’elle conduirait à taxer « toute escale dans un port maritime français ». Le dictionnaire de l’Académie française définissant l’escale comme une « halte dans un port pour embarquer et débarquer des passagers », les navires transportant des passagers entre les îles françaises et le continent seraient touchés par cette taxe, ce qu’il faut éviter pour préserver la continuité territoriale. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003122
Dossier : 3122
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Adopté
15/01/2026
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Cet article revient sur la hausse de 4,40 euros par mégawattheure (MWh) de l’accise sur le gaz naturel combustible et la baisse de 3 euros / MWh de l’accise sur l’électricité pour les ménages adoptées par le Sénat. En effet, une telle hausse de l’accise sur le gaz naturel combustible, sans concertation, apparaît précipitée, d’autant qu’elle frapperait sans distinction de ressources tous les ménages. Il convient également de rappeler que le montant de cette accise a d’ores et déjà été doublé en loi de finances pour 2024. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003123
Dossier : 3123
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Tombé
15/01/2026
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Il s’agit de rétablir la trajectoire de la taxe sur les déchets incinérés proposée par le Gouvernement dans le texte initial. En effet, la trajectoire qui figurait par erreur dans les amendements adoptés par le Sénat ferait peser une charge financière excessive sur les collectivités territoriales et réduirait l’incitation à privilégier l’incinération dans des installations performantes à l’enfouissement ou à l’incinération dans des installations moins performantes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003124
Dossier : 3124
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Adopté
15/01/2026
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Cet article introduit une contribution d’office pour les producteurs relevant d’une filière de responsabilité élargie du producteur (REP) qui ne s’acquittent pas de l’éco-contribution ou n'affichent pas leur identifiant unique, élargit le champ de la filière REP de l’ameublement, en y incluant les produits des arts de la table et d’équipements de la cuisine et rend obligatoire la mention de l’identifiant unique attribué à tout producteur participant à une filière REP sur ses factures. Or l'obligation d'une mention de l'identifiant unique sur les facteurs ne semble pas pleinement relever du domaine de la loi de finances. De plus, l'obligation d'affichage de l'identifiant unique constitue une nouvelle obligation très lourde, dont il n'est pas démontré qu'elle permette de lutter efficacement contre la fraude aux éco-contributions. Enfin, un taux de de contribution de 5 % du montant hors taxes des ventes en cas de défaut d'affichage de l'identifiant unique est excessif. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003125
Dossier : 3125
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Adopté
15/01/2026
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Cet article soumet à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), au taux de 0,05 euro par unité mise sur le marché, les metteurs sur le marché des produits manufacturés polluants destinés aux ménages ne bénéficiant d’aucune filière de recyclage, y compris visé par les mécanismes de responsabilité élargie du producteur. Il s’agit de faire contribuer à la gestion des déchets les metteurs sur le marché de ces produits. Cependant, cette mesure entraînerait une hausse des prix pour les consommateurs. De plus, il semble préférable de responsabiliser les producteurs par la création de nouvelles filières de responsabilité élargie. En effet, à l’inverse de l’éco-contribution, qui finance directement les efforts d’une filière en faveur de l’éco-conception et du traitement des déchets, la TGAP abonde le budget général de l’État. La contribution d'une TGAP amont aux progrès de l’éco-conception paraît donc plus aléatoire que celle de l’éco-contribution. C'est pourquoi il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003131
Dossier : 3131
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent article exclut de l'assiette de la taxe sur les éditeurs de services de télévision (TST-E) les frais de régie et étend le bénéfice de l’abattement de 30 millions d’euros actuellement applicable aux sommes perçues par les éditeurs de services de télévision qui ne bénéficient pas de ressources procurées par la diffusion de messages publicitaires à ceux dont « la diffusion du service se fait auprès d’au moins 95 % de la population du territoire métropolitain, selon des modalités établies par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ». Sans préjuger de la pertinence ou non d'une telle mesure, il convient toutefois d'établir - en amont de son instauration - toutes les externalités qu'elle pourrait avoir, notamment vis à vis des ressources du CNC auquel la TST-E est affectée, et donc possiblement des acteurs et secteurs que le Centre soutient. Il faut pour cela que toutes les parties prenantes possiblement concernées par cette mesure soient entendues, afin que la solution la plus adaptée à toutes soit identifiée et mise en œuvre. Faute de données précises et chiffrées à ce jour sur cette mesure, il convient donc de ne pas l'instaurer via ce PLF.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003145
Dossier : 3145
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Adopté
15/01/2026
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L’article 10 quater du projet de loi de finances, adopté à l'Assemblée nationale puis au Sénat en première lecture, crée un crédit d’impôt en faveur des entreprises agricoles au titre de leurs dépenses de mécanisation collective. Cette création est le fruit d’un consensus transpartisan auquel l'auteur de cet amendement et le groupe Les Démocrates ont grandement contribué. Afin d’assurer que les agriculteurs puissent effectivement bénéficier de ce crédit d’impôt, le présent amendement du groupe Les Démocrates procède à plusieurs modifications du dispositif. Il précise notamment les dépenses éligibles au crédit d’impôt ainsi que ses modalités d’imputation, afin d’écarter tout risque d’insécurité juridique pour les exploitants agricoles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003147
Dossier : 3147
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement du groupe Les Démocrates vise à modifier l’article 151 octies D du code général des impôts créé par cet article en remplaçant le mécanisme de report d’imposition par un sursis d’imposition. Cette modification est essentielle pour garantir une meilleure sécurité économique pour les entrepreneurs et éviter des situations financières désavantageuses. Le report d’imposition, tel que prévu actuellement, peut entraîner des difficultés financières pour les entrepreneurs. En effet, lors de la revente de l’entreprise, si le prix de vente est inférieur à la valeur des immobilisations, l’entrepreneur peut se retrouver à payer une plus-value élevée, ce qui est économiquement injustifié. Le sursis d’imposition, en revanche, permet de différer l’imposition jusqu’à la réalisation effective de la plus-value, offrant ainsi une plus grande flexibilité et sécurité financière.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003155
Dossier : 3155
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Adopté
15/01/2026
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L’article 793 du code général des impôts prévoit une exonération de 75 % de la valeur des bois et forêts et des parts de groupement forestier en cas de transmission à titre gratuit. Depuis sa création, ce dispositif distingue la valeur du sol de la valeur des arbres, afin de taxer aux droits de mutation la seule valeur du sol estimée à 25 %. La valeur des arbres est quant à elle taxée à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du forfait forestier. Cette distinction entre le sol et les arbres a été mise en place afin de dissuader les propriétaires de pratiquer des coupes excessives avant de transmettre les biens, et ainsi de diminuer la valeur des biens transmis. Il s’agit donc d’une mesure de protection de la surface forestière. Par ailleurs, l’application d’un document de gestion durable pour une durée de trente ans à compter de la transmission est une condition pour bénéficier de l’exonération : elle vise avant tout à assurer une gestion durable et multifonctionnelle (économique, sociale et environnementale) au sein de la forêt privée, ce qui garantit une gestion équilibrée et permet l’adaptation progressive des forêts au changement climatique. L’article 10 octies adopté au Sénat vient remettre en cause ce raisonnement : il modifie la logique de ce dispositif, en conditionnant l’application de ce taux à la mise en œuvre d’une gestion sylvicole contribuant « significativement » à l’augmentation du puits de carbone ou à l’amélioration de l’état de conservation de l’habitat forestier. Cet article introduit donc une évolution majeure, transformant un mécanisme patrimonial/de gestion vers un mécanisme de « paiement » conditionné à des résultats écologiques difficiles à normaliser. Favoriser la transition, augmenter la capacité à stocker le carbone de nos forêts et améliorer l'état de conservation de l'habitat forestier sont des objectifs louables, mais en l'état cet article risque d'inciter à la vente/fragmentation ou à des montages d’évitement, et risque donc de s'avérer contre-productif. Cet amendement porté par le groupe Les Démocrates vise donc à supprimer cette disposition. Il a été élaboré avec Fransylva. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003163
Dossier : 3163
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 13, qui alourdit encore la fiscalité pesant sur les automobilistes sous couvert de « verdissement » du parc automobile. Depuis plusieurs années, le Gouvernement multiplie les hausses de taxes et les restrictions environnementales qui frappent directement les classes moyennes et les habitants des zones rurales : mise en place des zones à faibles émissions (ZFE), interdisant progressivement les véhicules anciens ; suppression progressive de la niche fiscale sur le gazole professionnel ; durcissement continu des malus CO₂ et du « malus masse » ; et désormais, recentrage des aides fiscales et des déductions sur les seuls véhicules électriques ou à hydrogène, technologies encore coûteuses, inaccessibles pour la majorité des ménages et quasiment toutes produites à l’étranger. Sous prétexte d’écologie, cette politique se traduit par une fiscalité punitive, sans effet réel sur les émissions mondiales mais avec des effets sociaux désastreux. Alors que les Français subissent déjà l’inflation, la hausse des carburants et des coûts de mobilité, il est irresponsable d’ajouter de nouvelles contraintes fiscales et réglementaires. L’écologie ne peut pas consister à tabasser fiscalement les Français pour les pousser à changer de véhicule, alors même qu’ils n’ont ni les moyens d’acheter une voiture électrique, ni de transports alternatifs disponibles. Cet amendement propose donc de supprimer l’article 13 du projet de loi de finances pour 2026, afin de mettre fin à cette logique punitive et d’ouvrir la voie à une politique de transition écologique fondée sur le bon sens, la liberté et la justice sociale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003170
Dossier : 3170
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Non soutenu
15/01/2026
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L’objet de cet amendement est de supprimer la catégorie fiscale des produits du vapotage, ainsi que le dispositif d’accise afférent. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003171
Dossier : 3171
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement complète le dispositif adopté par le Sénat modifiant le mécanisme dit « d’apport-cession » qui permet au contribuable de bénéficier, sous certaines conditions, d’un report d’imposition sur la plus-value d’apport réalisée à l’occasion de l’apport de titres à une société holding qu’il contrôle. Le dispositif adopté par le Sénat vise à renforcer les exigences de réinvestissement et de conservation des titres ou biens acquis en remploi, tout en préservant l’attractivité de cet outil pour le financement de l’économie. Ainsi, il porte de 60 % à 70 % la part du produit de cession des titres apportés à la holding devant faire l’objet d’un réinvestissement pour conserver le bénéfice du report d’imposition sur la plus-value d’apport, afin de garantir qu’une part plus substantielle de cette plus-value soit réinvestie dans l’économie. Dans la même perspective, il resserre le champ des réinvestissements éligibles, en excluant certaines activités bancaires, financières et immobilières. En contrepartie de ces exigences accrues sur les conditions de réinvestissement, il allonge de deux ans à trois ans le délai pour procéder à celui-ci après la cession des titres apportés pour offrir plus de temps pour sélectionner les cibles d’investissement faisant l’objet du remploi. En outre, il augmente de 1 à 5 ans la durée de conservation des biens ou titres acquis en remploi dans le cadre d’un réinvestissement direct, afin de l’aligner sur le délai exigé en cas de réinvestissement intermédié. Le présent amendement apporte des précisions rédactionnelles concernant le champ des activités exclues du bénéfice de l’apport-cession, procède à des coordinations nécessaires, et ajuste l’entrée en vigueur du dispositif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003173
Dossier : 3173
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement complète le dispositif adopté par le Sénat afin d’exclure certains biens du bénéfice de l’exonération partielle des droits de mutation à titre gratuit du pacte Dutreil, lorsque ces biens ne sont pas utilisés pour l’activité professionnelle de la société faisant l’objet de la transmission. Outre des précisions rédactionnelles, le présent amendement prévoit que ces biens somptuaires ne peuvent bénéficier de l’exonération partielle qu’à condition d’être exclusivement affectés à l’activité professionnelle. Il prévoit également que cette exclusion du bénéfice de l’exonération partielle s’applique aux mêmes biens détenus par l’intermédiaire d’une filiale contrôlée par la société faisant l’objet de la transmission, afin d’éviter des schémas de contournement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003179
Dossier : 3179
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Rejeté
15/01/2026
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L'article 24 du PLF concerne la « taxe sur les services d'accès à des contenus audiovisuels à la demande ». Cette taxe concerne les services de vidéo à la demande par abonnement payant, qui permettent d’avoir accès à un catalogue de vidéos. Elle s’applique sur la somme des abonnements payés par les utilisateurs, le taux est majoré pour les vidéos sont à caractère pornographique ou d’incitation à la violence. Cette taxe concerne actuellement les plateformes de streaming (Netflix, Amazon Prime...), l'article 24 prévoit d'élargir le champ de cette taxe aux plateformes qui hébergent des contenus "amateurs" pour lesquels les fournisseurs de contenus sont rémunérés. Parmi ces plateformes il y a Kick, plateforme sur laquelle Jean Pormanove est décédé en direct, ou OnlyFans... etc.. L'article 24 du PLF prévoit la mise en place d’une exemption pour l'ensemble des contenus pour lequel les sommes imposables encaissées au cours d’une année civile sont inférieures ou égales à 200 000 €. Cet amendement propose de supprimer l'exemption pour les contenus à caractère pornographique ou d’incitation à la violence, comme c'est le cas pour les autres moyens de diffusion, et maintient l'abattement pour les autres contenus diffusés. Le rendement attendu de cette taxe est de 120 millions d’euros en 2026.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003196
Dossier : 3196
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Les Démocrates a pour objectif de réviser le statut de bailleur immobilier fixant le taux d’amortissement à 4 % pour les logements acquis neufs et 3,5 % pour les logements anciens sous la condition de réaliser des travaux. Une première version de cet amendement a été adoptée en Commission des finances. Cette version précise que le zonage des logements à loyer libre devront être situés en zone tendue. Le constat actuel est que, d’une part, l’accroissement du déséquilibre entre les prix et les loyers écarte les investisseurs immobiliers – réduisant ainsi l’intérêt de la location pour les bailleurs – et que, d’autre part, le parc locatif à destination de résidence principale de longue durée est en attrition, accélérée sur les dernières années, surtout dans les métropoles attractives et touristiques. Dans la continuité des propositions de réforme de la fiscalité locative formulées par la mission d’Annaïg Le Meur de mai 2024, le présent amendement s’appuie sur les propositions du rapport du député Mickael Cosson et du sénateur Marc-Philippe Daubresse, remis au Gouvernement en juin 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003197
Dossier : 3197
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à augmenter les plafonds de déductions au titre des amortissements à hauteur de 10 000 euros pour les LLI, de 12 000 euros pour les PLS et de 14 000 euros pour les PLUS. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003198
Dossier : 3198
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise, d’une part, à augmenter les plafonds de déductions au titre des amortissements à hauteur de 10 000 euros pour les LLI, de 12 000 euros pour les PLS et de 14 000 euros pour les PLUS et, d’autre part, à appliquer un déficit foncier à 10 700 euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003199
Dossier : 3199
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à augmenter les plafonds de déductions au titre des amortissements à hauteur de 10 000 euros pour les LLI. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003200
Dossier : 3200
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à augmenter les plafonds de déductions au titre des amortissements à hauteur de 12 000 euros pour les PLS. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003201
Dossier : 3201
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à augmenter les plafonds de déductions au titre des amortissements à hauteur de 14 000 euros pour les PLUS. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003202
Dossier : 3202
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise, d’une part, à augmenter les plafonds de déductions au titre des amortissements à hauteur de 10 000 euros pour les LLI, et, d’autre part, à appliquer un déficit foncier à 10 700 euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003203
Dossier : 3203
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise, d’une part, à augmenter les plafonds de déductions au titre des amortissements à hauteur de 12 000 euros pour les PLS et, d’autre part, à appliquer un déficit foncier à 10 700 euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003204
Dossier : 3204
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise, d’une part, à augmenter les plafonds de déductions au titre des amortissements à hauteur de 14 000 euros pour les PLUS et, d’autre part, à appliquer un déficit foncier à 10 700 euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003214
Dossier : 3214
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Tombé
15/01/2026
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Le transport fluvial est un acteur majeur de la transition énergétique : un bateau qui transporte jusqu’à l’équivalent de deux cent camions en un seul voyage, consomme trois à quatre fois moins d’énergie, et donc émet trois à cinq fois moins de CO2 que le même transport réalisé par camion. Toutefois, au regard de la longévité des moteurs, le verdissement des carburants qu'ils utilisent constitue un enjeu majeur. Pour cette raison, le présent amendement propose d'inclure dans le champ de la TIRUERT les carburants utilisés pour les besoins de cette activité au même titre que certains autres carburant au titre du présent article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003217
Dossier : 3217
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Retiré
15/01/2026
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L'article 10 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit l'exonération d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés de la différence entre l’indemnité perçue au titre de l’abattage sanitaire des animaux et leur valeur nette comptable inscrite à l’actif au moment de cet abattage. L’objet de cet amendement rédactionnel est de clarifier la portée de la mesure en simplifiant sa rédaction. En effet, il doit être clair pour les agriculteurs que le non-emploi de la totalité de l’indemnité dans un délai de 24 mois ne les prive pas d’exonération. Ce délai permet uniquement de déterminer la limite de cette exonération. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003219
Dossier : 3219
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à renforcer le soutien à l’électrification tout en le recentrant sur les véhicules électriques contribuant à notre résilience. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003232
Dossier : 3232
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Rejeté
15/01/2026
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L’article 22 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit d’instaurer une taxe sur chaque article contenu dans un colis de faible valeur (inférieure à 150 euros) importé sur le territoire national depuis un pays extra-européen. Cet article vient mettre fin à l’exemption douanière actuellement en vigueur sur les petits colis, en anticipant la mise en application de l’initiative de la Commission européenne visant à instaurer un prélèvement sur ces articles à l’échelle de l’Union douanière. Le montant de cette nouvelle taxe avait été initialement fixé à 2 euros par le Gouvernement Lecornu, montant relevé à 5 euros lors de l’examen du texte budgétaire au Sénat. La lutte contre la concurrence déloyale exercée par les pays asiatiques (qui exportent des produits de faible qualité à des prix cassés) est tout à fait louable, mais cette mesure n’est pas de nature à faire face à la déferlante de ces produits sur le marché français. Les importateurs pourront aisément contourner cette taxe, qui sera donc complètement inefficace, en utilisant de plus gros colis. Les plateformes pourront de même installer des entrepôts au sein d’un autre pays européen pour pouvoir ensuite les exporter sur le marché français sans avoir à s’acquitter de la taxe. Dans les faits, il s’agit seulement d’une énième taxe qui va impacter les Français, en premier lieu les plus modestes, une mesure décidée par l’État pour récupérer de l’argent dans les poches du contribuable, sans pour autant protéger les petits commerces de proximité de la concurrence étrangère. Le Sénat a fait le choix d’augmenter le montant de cette taxe à 5 euros par article, afin d’accroître le rendement de ce nouveau prélèvement. Le Rassemblement National s’étant opposé à la proposition initiale du Gouvernement, celle d’une taxe à 2 euros par article importé, notre position est identique s’agissant de la proposition sénatoriale : nous refusons d’aggraver le fardeau fiscal pesant sur nos compatriotes les plus modestes. Cet amendement propose donc la suppression de l’article 22. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000328
Dossier : 328
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Non soutenu
15/01/2026
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Le Sénat a récemment adopté un crédit d’impôt destiné à soutenir les dépenses de mécanisation collective engagées par les exploitations agricoles adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Cependant, ce dispositif a été instauré à budget constant, au prix d’une réduction de 20 000 euros des plafonds d’exonération du régime des plus-values professionnelles, prévu à l’article 151 septies du Code général des impôts. Or, ce régime fiscal constitue un levier essentiel pour encourager le renouvellement des agroéquipements et préserver la compétitivité des exploitations agricoles, qui, pour la plupart, relèvent du régime de l’impôt sur le revenu. Les lois de finances pour 2024 et 2025 ont d’ailleurs revalorisé ces plafonds afin de renforcer l’efficacité de ce dispositif et de l’adapter à l’évolution économique des entreprises agricoles. Dans ce contexte, la diminution des plafonds d’exonération apparaît non seulement inadmissible, mais aussi incompréhensible. Elle revient en effet à remettre en cause les relèvements récents des seuils d’exonération, qui permettaient à peine de compenser les effets négatifs de l’inflation. Par ailleurs, ce crédit d’impôt temporaire, qui affaiblit un dispositif pérenne ayant fait ses preuves, ne semble pas répondre aux réalités économiques des exploitations. Son taux et son plafond sont en effet totalement déconnectés des dépenses réelles facturées par les CUMA, et seuls quelques agriculteurs pourront en bénéficier. Le crédit d’impôt proposé est ainsi plafonné à 3 000 euros par an, mais pour atteindre ce plafond, les dépenses engagées devraient s’élever à 40 000 euros annuellement — un montant irréaliste et sans commune mesure avec les investissements réellement consentis par les exploitants. Prenons l’exemple d’une exploitation de taille moyenne, d’une superficie de 150 hectares, pour laquelle un chantier de moisson facturé par la coopérative s’élève à 105 euros par hectare (tarif 2025). La facture totale pour la moisson atteint alors 15 750 euros, un montant très éloigné des 40 000 euros de dépenses éligibles nécessaires pour bénéficier pleinement du crédit d’impôt. Dans ce cas, le crédit d’impôt ne s’élèverait qu’à 1 181 euros, soit bien en deçà du plafond maximal de 3 000 euros, qui ne sera que rarement atteint. La création de nouveaux dispositifs fiscaux devrait systématiquement s’accompagner d’une étude d’impact préalable, afin de s’assurer qu’ils répondent aux attentes des exploitants et qu’ils ne produisent pas d’effets contre-productifs sur les exploitations. Cela n’a manifestement pas été le cas pour ce crédit d’impôt. De plus, ce dispositif entre en concurrence avec d’autres mécanismes de mécanisation collective, tels que la copropriété d’équipements ou les entreprises de prestations de travaux agricoles constituées entre agriculteurs. Ces alternatives se trouvent ainsi doublement pénalisées : elles ne bénéficient pas du nouveau crédit d’impôt et subissent en outre la réduction des plafonds d’exonération. Une telle mesure aurait mérité une analyse technique plus approfondie et une évaluation budgétaire plus rigoureuse, afin d’atteindre son objectif sans déséquilibrer les différentes formules déjà adoptées par les agriculteurs, au profit exclusif des CUMA. En conséquence, il est proposé de supprimer ce dispositif et d’inviter le Ministre à engager, dès cette année, une réflexion approfondie avec les organisations professionnelles agricoles. L’objectif est de concevoir des dispositifs fiscaux véritablement utiles et efficaces, capables de renforcer la compétitivité des exploitations agricoles françaises. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003292
Dossier : 3292
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement porté par le groupe Les Démocrates vise à rétablir les montants des accises sur l’électricité et sur le gaz, tels que proposés dans la version initiale du budget, avant sa modification par le Sénat, afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises. La fiscalité sur le gaz représente déjà plus de 30 % de la facture de gaz des ménages français, plaçant la France parmi les pays les plus lourdement taxés d’Europe dans le domaine : la France se place ainsi en 5e position en Europe, selon Eurostat. Si l'objectif proposé au Sénat est louable pour l'électricité, les modifications apportées sur le projet de loi de finances pour 2026 aboutiraient à augmenter cette part de facture pour le gaz - pour atteindre 34 % pour un client chauffé au gaz. Cette hausse supplémentaire ne prévoit ici aucun dispositif pour les consommateurs qui, à date, disposent de peu de leviers pour réduire rapidement les conséquences d’une augmentation de facture, comme c’est le cas des ménages (⅔ des logements raccordés au gaz ne sont pas électrifiables), ou pour les entreprises qui ne peuvent opérer de bascule rapide vers l’électricité. Cette mesure en l'état pose donc de réelles difficultés en matière de justice sociale et territoriale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003293
Dossier : 3293
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement supprime les dispositions par lesquelles l’article 21 fixe une trajectoire de hausse des tarifs sur la gestion des déchets. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003314
Dossier : 3314
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15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer le dispositif transformant l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) en élargissant son assiette pour créer un "impôt sur la fortune improductive" adopté par le Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003315
Dossier : 3315
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer le dispositif durcissant les conditions de transmissions de l'avantage fiscal accordé au titre du pacte Dutreil en supprimant la possibilité de s'appuyer sur un pacte "réputé acquis" et sur les schémas type family buy - out (FBO), adopté par le Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003322
Dossier : 3322
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Tombé
15/01/2026
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Le crédit d’impôt international (C2I) soutient les productions étrangères – films, séries et œuvres d’animation – dont la fabrication est partiellement ou totalement réalisée en France. Destiné aux sociétés françaises exécutant ces prestations pour le compte de donneurs d’ordre étrangers, ce dispositif a démontré son efficacité depuis sa création en 2009. D’après l’étude indépendante réalisée par EY pour le CNC en 2025 (« Évaluation de l’impact des crédits d’impôt relevant du CNC de 2017 à 2023 », juillet 2025) en 2023, le C2I a généré près de 1,9 milliard d’euros de retombées économiques pour une dépense fiscale de 254 millions d’euros, soit un effet de levier de 7,4 euros de dépenses totales et 1,31 euro de recettes fiscales et sociales pour chaque euro de crédit d’impôt. Entre 2017 et 2023, plus de 6 milliards d’euros ont ainsi été investis en France grâce au dispositif, évitant une délocalisation de ces dépenses vers d’autres pays. Par ailleurs, près de 40 % des jours de tournage sont réalisés en région ou dans les outre-mer, soutenant une économie locale diversifiée (hébergement, restauration, transport, artisanat, logistique). Au-delà de leur impact économique, les œuvres ayant bénéficié du C2I participent activement au rayonnement culturel et touristique de la France : une large majorité de visiteurs étrangers déclarent avoir été influencés par des films ou séries tournés en France. Cette mesure, qui n’entraîne aucun coût supplémentaire en 2026, vise à sécuriser durablement l’attractivité fiscale et économique de la France pour les grandes productions audiovisuelles internationales. Les productions internationales nécessitant des temps de préparation longs, les décisions pour les tournages prévus en 2027-2028 seront prises dès 2026. Or, le dispositif actuel est limité aux dépenses engagées avant le 31 décembre 2026, créant une incertitude préjudiciable à l’attractivité du pays. Dans un contexte où quinze pays – contre trois en 2019 – proposent désormais des incitations fiscales plus avantageuses que la France, il apparaît indispensable de prolonger dès à présent le C2I jusqu’au 31 décembre 2031. Cette prorogation offrirait la visibilité nécessaire aux producteurs internationaux et assurerait la cohérence de l’action publique en faveur des infrastructures de tournage et d’animation soutenues par le plan France 2030. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003326
Dossier : 3326
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir le dispositif Madelin pour les investissements indirects via des FCPI. L’objectif est de soutenir le financement de nos PME dans un contexte économique morose et à un coût très faible pour les finances publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003333
Dossier : 3333
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer cet article relatif à l'avantage fiscal accordé au titre du pacte Dutreil en excluant les actifs numériques (crypto-actifs) de l'assiette de l'exonération, adopté par le Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003334
Dossier : 3334
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer cet article relatif à l'exclusion de l'exonération Dutreil une liste de biens somptuaires considérés comme étant des biens personnels non affectés à l'activité opérationnelle des sociétés, et à l'allongement la durée de l'engagement individuel de conservation des titres de 4 à 6 ans, adopté par le Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003354
Dossier : 3354
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Rejeté
15/01/2026
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L'article 24 du PLF concerne la « taxe sur les services d'accès à des contenus audiovisuels à la demande ». Cette taxe concerne les services de vidéo à la demande par abonnement payant, qui permettent d’avoir accès à un catalogue de vidéos. Elle s’applique sur la somme des abonnements payés par les utilisateurs, le taux est majoré pour les vidéos sont à caractère pornographique ou d’incitation à la violence. Cette taxe concerne actuellement les plateformes de streaming (Netflix, Amazon Prime...), l'article 24 prévoit d'élargir le champ de cette taxe aux plateformes qui hébergent des contenus "amateurs" pour lesquels les fournisseurs de contenus sont rémunérés. Parmi ces plateformes il y a Kick, plateforme sur laquelle Jean Pormanove est décédé en direct, ou OnlyFans... etc.. L'article 24 du PLF prévoit la mise en place d’une exemption pour l'ensemble des contenus pour lequel les sommes imposables encaissées au cours d’une année civile sont inférieures ou égales à 200 000 €. Cet amendement propose de supprimer l'exemption pour les contenus à caractère pornographique ou d’incitation à la violence, comme c'est le cas pour les autres moyens de diffusion, et baisse l'abattement pour les autres contenus diffusés à hauteur de 50 000€. Le rendement attendu de cette taxe est de 150 millions d’euros en 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003359
Dossier : 3359
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement écarte l’extension de l’accise sur les tabacs aux produits du vapotage. Compte tenu des enjeux de santé publique révélés récemment par l’ANSES, il rétablit le dispositif de taxation dédié aux produits à fumer à base de plantes ne contenant pas de tabac, supprimé par le Sénat. En cohérence, il maintient le placement sous régime suspensif d’accise de la filière de distribution des produits à fumer à base de plantes ne contenant pas de tabac ainsi que l’agrément pour les détaillants et l’interdiction de la vente au détail. S’agissant des produits du vapotage, seule est maintenue l’obligation d’agrément des détaillants, qui est toutefois considérablement assouplie, en autorisant notamment la vente à distance et en supprimant les obligations tenant à la collecte de l’accise. Seule l’interdiction de vente autours des lieux sensibles à protéger est conservée. Enfin, il procède aux coordinations techniques et rédactionnelles rendues nécessaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003362
Dossier : 3362
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l’article 3 bis instaurant une « contribution des hauts patrimoines ». Cet article conduit à créer, de fait, un nouvel impôt en incluant de nouvelles catégories d'actifs au sein de l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière. Sont notamment concernés : les liquidités et divers placements financiers, les actifs numériques, certains droits de la propriété littéraire, artistique ou industrielle, ou encore l'ensemble des biens meubles corporels. Dans un souci de stabilité et lisibilité de notre législation fiscale, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003363
Dossier : 3363
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15/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil. L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont l'exclusion des actifs numériques du bénéfice de l'exonération prévue par le présent article. Le Pacte Dutreil constitue un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE. Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003364
Dossier : 3364
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil. L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont l’exclusion de certains biens désignés comme « non professionnels » et l’augmentation de la durée de conservation des titres et parts de société de 4 à 6 ans. Le Pacte Dutreil constitue un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE. Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003365
Dossier : 3365
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer la restriction du régime fiscal du Plan épargne retraite (PER). L'examen au Sénat a conduit à restreindre le bénéfice des avantages fiscaux du PER aux versements effectués après 70 ans. Cette disposition, adoptée sans évaluation préalable, nuit à la lisibilité de nos règles fiscales applicables à un outil d'épargne de plus en plus populaire chez les Français (plus de 11 millions de titulaires d'un PER en 2025). Aussi dans un souci de stabilité de notre cadre fiscal, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003366
Dossier : 3366
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à rendre pleinement opérant le statut du bailleur privé. Le présent amendement ajuste le statut du bailleur privé créé par le Sénat afin de le rendre viable et de répondre à la crise du logement dans notre pays. Sur la base des recommandations du rapport Daubresse-Cosson, d'échanges nourris avec les professionnels du secteur et en tenant compte de la nécessité d'encadrer le dispositif tout en maintenant l'objectif d'un statut du bailleur privé ambitieux, le présent amendement propose les ajustements suivants : L'imputation du déficit foncier créé par l’amortissement sur le revenu global. Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez d’épargne pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent sans emprunt, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements écarte de facto la classe moyenne de l’investissement immobilier tel qu’envisagé par le rapport Daubresse – Cosson. Le doublement du déficit foncier pour les investisseurs recourant à l’amortissement. Ce doublement, qui figurait dans l’amendement initial présenté au Sénat, apparaît utile pour favoriser l’acquisition par des investisseurs ayant recours à l’emprunt. Rappelons également que le plafond de déficit foncier n’a pas été réévalué depuis 25 ans. Le plafonnement de l’avantage fiscal tiré de l’amortissement à 8000 € par an et par foyer fiscal. Pour mémoire, le rapport Daubresse – Cosson ne prévoyait aucun plafond de ce type. Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable que le plafonnement de l’avantage fiscal tiré de l’amortissement (que propose l’amendement) car il défavorise la classe moyenne par rapport aux ménages aisés : tous sont soumis au même plafond brut, alors que l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41 % que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17 % statistiquement. Aussi, une logique de plafonnement de l’avantage fiscal s’avère plus pertinente. La suppression de la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value, qui constitue un frein important au moment de l’investissement. En effet, par cette réintégration, c’est le principe même de l’avantage lié à l’amortissement qui est « effacé » au moment de la revente du bien. Le maintien d'un plafond de loyer et de ressources du locataire de niveau intermédiaire, mais en calquant ces niveaux sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantages, trop complexe à mettre en œuvre (les loyers Loc’Avantages figurent dans un arrêté de 430 pages). L'augmentation de 0,5 % les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à augmenter un peu la rentabilité, et à tenir compte, notamment pour le neuf, du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires. Enfin, il procède à une évolution rédactionnelle : les logements rénovés à neuf étaient logés dans la partie logements anciens (j) alors qu’ils relèvent du même régime fiscal que les logements neufs (les logements rénovés à neufs sont taxés en TVA 20 %) et sont soumis aux mêmes exigences réglementaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003368
Dossier : 3368
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l'instauration d'une écocontribution qui fragiliserait nos filières industrielles. Cet article est le fruit d'un amendement adopté au Sénat contre l'avis de la commission et du gouvernement. Il élargit la filière d’écocontribution « REP Ameublement » aux produits des arts de la table, aux accessoires et aux produits d’équipements de la cuisine. Elaborée sans concertation avec les entreprises directement concernées, cette disposition impacterait directement les industriels du secteur mais aussi les consommateurs puisque le coût de cette contribution serait répercuté sur les prix et donc le pouvoir d'achat des ménages. Aussi, le présent amendement propose la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003373
Dossier : 3373
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement vise à clarifier le dispositif d’exonération d’impôt relatif aux indemnités d’abattage prévu par le présent article. L’article 10 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit l’exonération d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés de la différence entre l’indemnité perçue au titre de l’abattage sanitaire des animaux et leur valeur nette comptable inscrite à l’actif au moment de cet abattage. L’objet de cet amendement rédactionnel est de clarifier la portée de la mesure en simplifiant sa rédaction. En effet, il doit être clair pour les agriculteurs que le non-emploi de la totalité de l’indemnité dans un délai de 24 mois ne les prive pas d’exonération et que ce délai permet uniquement de déterminer la limite de cette exonération. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003375
Dossier : 3375
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à empêcher une hausse de la fiscalité sur les familles en maintenant la réduction d’impôt pour frais de scolarité. La suppression de la réduction d’impôt sur les frais de scolarité conduirait à une augmentation d’impôt pour des millions de familles. D’autant plus qu’en raison de la non-adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026 et du principe de non-rétroactivité fiscale, cette disposition n’aurait pas vocation à s’appliquer à l’exercice budgétaire en cours. Aussi, il apparait nécessaire de la supprimer afin de respecter le principe d’annualité budgétaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003402
Dossier : 3402
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à empêcher l’augmentation de l’impôt sur le revenu des retraités. L’article issu du Sénat prévoit le maintien de l’abattement de 10 %, contrairement à la version initiale du Gouvernement, avec un abaissement du plafond à 3000 euros. De plus, l’article 6 prévoit de recentrer l’abattement spécial. Ces deux mesures conjuguées se traduiraient par une hausse de l’impôt sur le revenu de millions de retraités. D’autant plus qu’en raison de la non-adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026 et du principe de non-rétroactivité fiscale, cet article n’aurait pas vocation à s’appliquer à l’exercice budgétaire en cours. Aussi, il apparait souhaitable de le supprimer afin de respecter le principe d’annualité budgétaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003403
Dossier : 3403
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à faire obstacle à un nouveau durcissement du malus automobile. L’article 13 prévoit une nouvelle hausse de fiscalité sur les automobilistes à partir de 2028 qui constitue également une source d’incertitude et d’instabilité pour les entreprises de la filière. En première lecture, nous avions obtenu que le Gouvernement revienne par amendement sur ce durcissement du malus en 2028. Cette avancée n’a cependant pas été entérinée au Sénat. Aussi, le présent vise à supprimer les barèmes prévus, pour l’année 2028, pour le malus CO2, la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003405
Dossier : 3405
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil. L’examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont la suppression du pacte réputé acquis et de la possibilité de cumuler de l’exonération avec le recours au mécanisme de family buy out (FBO). Le Pacte Dutreil n’est pas un cadeau aux entreprises mais un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d’entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE. Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d’un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003409
Dossier : 3409
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Adopté
15/01/2026
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L'article 4 quinquies du projet de loi de finances pour 2026 instaure la neutralité fiscale des apports en société d’entreprises individuelles ayant opté pour l’impôt sur les sociétés (IS). L’objet de cet amendement du groupe Les Démocrates est de prévoir une application du dispositif pour les apports et options réalisées à compter du 1er janvier 2026, quand bien même la loi de finances n’est définitivement adoptée que dans le courant de l’année. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003412
Dossier : 3412
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe UDR vise à supprimer la contribution sur les revenus publicitaires et les recettes issues de la valorisation des données des utilisateurs situés en France, due par certaines grandes plateformes de réseaux sociaux. En effet, les entreprises concernées disposent d’un pouvoir de marché leur permettant de répercuter le coût de cette taxe sur leurs clients. En pratique, cette charge pèsera principalement sur les entreprises utilisatrices des réseaux sociaux, parmi lesquelles de nombreuses PME françaises pour lesquelles ces outils constituent un levier essentiel de développement économique. Par ailleurs, l’instauration d’une telle mesure unilatérale expose la France à des mesures de rétorsion de la part des États dont sont originaires les entreprises visées. De telles représailles affecteraient en priorité les entreprises françaises, notamment celles tournées vers l’export. Dès lors, cette contribution risque de pénaliser indirectement le tissu économique national sans atteindre durablement les acteurs qu’elle entend cibler. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003426
Dossier : 3426
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à renforcer le dispositif proposé par l'article 12 octies en permettant d'appliquer le taux d'amortissement à la valeur complète d'acquisition du bien immobilier. Cela va dans le sens de la reconnaissance du rôle social du bailleur en lui garantissant une rentabilité minimale de son investissement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003428
Dossier : 3428
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement propose de réhausser le plafond d'amortissement à 10 000€ par an et par logement avec pour objectif d'assurer une rentabilité minimale à tout investissement locatif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003444
Dossier : 3444
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Rejeté
15/01/2026
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Les enjeux de transition énergétique imposent d’accélérer l’électrification des usages afin de substituer progressivement des énergies décarbonées aux énergies fossiles. La France dispose à cet égard d’un atout majeur, avec une production d’électricité à 95% décarbonée grâce à son parc nucléaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003462
Dossier : 3462
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Adopté
15/01/2026
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L’article 4 ter prévoit l’extension aux intérêts versés à des associés minoritaires de la dérogation permettant de déduire ces intérêts de l’assiette de l’impôt sur les sociétés dans la limite du taux que l’entreprise emprunteuse aurait pu obtenir auprès d’établissements financiers indépendants. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003463
Dossier : 3463
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement procède à la suppression des mesures défavorables de la taxe incitative relative à l’utilisation d’énergie renouvelable dans les transports (TIRUERT) qui devaient entrer en vigueur au 1er janvier 2026 pour une application d’une année, avant que cette taxe ne soit remplacée par un nouveau dispositif. Compte tenu de la non-adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026, le maintien de ce dispositif s’apparenterait à une mesure rétroactive défavorable contraire à la Constitution, d’autant que les approvisionnements ont déjà été contractualisés pour l’année 2026. Compte tenu du caractère annuel de la taxe, il n’est pas non plus possible d’envisager une entrée en vigueur en cours d’année. Les objectifs pour l’année 2027 seront par conséquent fixés en cohérence dans le dispositif non fiscal remplaçant la TIRUERT. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003464
Dossier : 3464
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Adopté
15/01/2026
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Le I de l’article 24 prévoit de nouvelles modalités de répartition de la taxe en cas de distribution des contenus audiovisuels par un tiers. Le II du même article prévoit, pour la période transitoire 2022–2025, l’exclusion de l’assiette de la taxe des sommes encaissées par une plateforme puis reversées aux créateurs lorsque ces sommes n’excèdent pas un certain seuil. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003465
Dossier : 3465
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de rétablir l’article 19 qui majore pendant trois ans le tarif de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les centrales de production d’énergie électrique d’origine photovoltaïque mises en service au plus tard au 1er janvier 2021, et reporte son application entre 2027 et 2029 pour tenir compte de l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2026 postérieurement au 1er janvier de l’année. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003467
Dossier : 3467
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement rétablit l’article 8 du projet de loi de finances pour 2026 dans sa version initiale, afin de maintenir les différents ajustements de la réduction d’impôt « IR-PME » visant à mieux cibler les entreprises dont le besoin en fonds propres est le plus important, conformément aux évaluations récentes du dispositif, tout en proposant plusieurs assouplissements souhaités par les acteurs. Pour rappel, la réduction d’impôt dire « IR-PME » constitue une aide d’Etat dont certains volets, notamment intermédiés, sont soumis à l’autorisation de la Commission européenne. Par une décision du 26 juin 2020, les dispositifs d’aides à l’investissement dans les entreprises solidaires et d’utilité sociale (ESUS) et via les fonds d’investissement de proximité (FIP) et fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) ont été autorisés jusqu’au 31 décembre 2025, leur prorogation ne pouvant intervenir qu’au terme d’une évaluation. Cette dernière, menée par l’IGF et dont le rapport a été rendu public, conclut à l’inefficacité du volet intermédié, à l’exception des FIP Corse et Outre-mer, notamment en raison de son rôle marginal pour les levées de fonds du capital investissement, ses effets limités sur le financement des entreprises, et les évolutions des pratiques d’investissement des épargnants qui se tournent davantage vers l’assurance vie pour investir dans le non coté. Si la Commission européenne a accepté de proroger jusqu’au 30 septembre 2026 le dispositif actuel de l’IR-PME, elle a pris acte des conclusions de cette évaluation préconisant un resserrement du dispositif. En l’absence d’une telle réforme, la réduction d’impôt ne pourra pas être reconduite à nouveau selon les mêmes modalités. Par conséquent, le Gouvernement préconise un rétablissement du dispositif initialement proposé, qui concentre le soutien à l’investissement intermédié via les FCPI sur le financement en fonds propres des jeunes entreprises innovantes (JEI), compte tenu des besoins de financement spécifiques de celles-ci. La préservation des JEI s’inscrit en cohérence avec les évolutions récentes décidées par le législateur en lois de finances pour 2024 et 2025 au bénéfice de ces entreprises. En outre, le présent amendement préserve les assouplissements proposés initialement par le Gouvernement, qui visent à faciliter et étoffer les conditions d’investissement des FCPI dans les JEI, en : - autorisant l’utilisation par le fonds de tous les instruments éligibles au quota d’investissement, y compris les avances en comptes courants, sans obligation de détention minimale du capital de la société ; - allongeant la période d’investissement dont bénéficie le fonds pour atteindre le quota d’investissement requis, actuellement fixée à 30 mois, pour la porter à 48 mois. Cet assouplissement est également étendu aux FIP investissant en Corse et en Outre-mer, soit l’intégralité du volet intermédié de la réduction d’impôt ; - relevant de 15 M€ à 16,5 M€ le plafond de financement dont peuvent bénéficier l’ensemble des entreprises dont l’investissement direct ou intermédié ouvre droit au bénéfice de la réduction d’impôt afin de mieux répondre à leurs besoins en fonds propres. Pour tenir compte de la prolongation des débats au-delà du 1er janvier 2026, l’amendement ajuste son entrée en vigueur au lendemain de la date de publication de la présente loi de finances. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003468
Dossier : 3468
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de mettre à jour l’alinéa d’entrée en vigueur de l’article 13 du projet de loi de finances pour tenir compte, d’une part, de sa non-entrée en vigueur avant le 1er janvier 2026 et, d’autre part, de la réécriture proposée par un autre amendement au 2° du II de l’article s’agissant du report au 1er janvier 2027 du dispositif « anti-abus » en matière de taxes à l’immatriculation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003469
Dossier : 3469
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de tenir compte de la non-adoption de la loi de finances au 1er janvier 2026 : |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003470
Dossier : 3470
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement propose de modifier les conditions d’application de l’article 7 ter du projet de loi de finances pour 2026 adopté par le Sénat en première lecture, qui ouvre temporairement, et sous conditions, le bénéfice de la mesure dérogatoire prévue par l’article 15 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021, pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2026, à savoir la possibilité, pour les entreprises en difficulté, de bénéficier sous conditions du crédit d’impôt pour investissement productif outre-mer prévu à l’article 244 quater W du code général des impôts (CGI). Le bénéfice de la mesure prévue à l’article 7 ter du projet de loi de finances est conditionné à la signature d’un contrat de location avec option d’achat conclu avec une société dont le capital n’est pas détenu en partie par la Caisse des dépôts et consignations entre le 1er janvier et le 31 décembre 2022, et à la formulation d’une option d’achat à compter du lendemain de la publication de la présente loi et le 31 décembre 2026. En l’absence d’adoption de la loi de finances pour 2026 en fin d’année 2025, le présent projet d’amendement propose donc d’adapter cette condition dans le temps et de retenir une période de formulation de l’option d’achat compatible avec l’entrée en vigueur de la loi de finances. Enfin, il prévoit les mesures d’adaptation nécessaires pour faire suite à la suppression de l’article 7 du projet de loi de finances pour 2026, qui proposait d’abaisser le taux de droit commun du crédit d’impôt pour investissement outre-mer. Cet article ayant été supprimé au Sénat en première lecture, l’alinéa 7 de l’article 7 ter, qui prévoyait de maintenir le taux actuel pour la mesure dérogatoire susmentionnée, n’est plus nécessaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003471
Dossier : 3471
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de tenir compte de l’entrée en vigueur au 1er janvier 2026 de certaines dispositions de la loi de finances pour 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003473
Dossier : 3473
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de procéder à une coordination rédactionnelle au sein de l’article L. 2333-95 du code général des collectivités territoriales (CGCT). De plus, il revient sur un dispositif d’exonération introduit au cours de la discussion parlementaire qui n’est pas cohérent avec l’objectif incitatif de la taxe visant à favoriser le recyclage des déchets puis, dans une moindre mesure, leur valorisation et, enfin, surtout, à décourager les pratiques les moins vertueuses, d’autant que l’outil adéquat pour la question des rejets des émissions dans l’air est la TGAP-émissions et non la TGAP-déchets. Il procède enfin à des ajustements légistiques liés à la non adoption du projet de loi de finances pour 2026 avant le 1er janvier 2026, ce qui nécessite de modifier les dispositions codifiées qui sont entrées en vigueur au 1er janvier 2026, plutôt que les dispositions de la loi de finances pour 2025 qui les avaient instaurées avec une entrée en vigueur différée à cette date. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003474
Dossier : 3474
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement apporte des corrections techniques et légistiques à l’article 11 quater, issu de l’amendement n° 2666 du Gouvernement adopté en première lecture au Sénat, qui proroge pour trois ans, soit jusqu’au 31 décembre 2028, le crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV), en l’adaptant au nouvel encadrement européen des aides d’État (Clean Industrial Deal State Aid Framework - CISAF). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003475
Dossier : 3475
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Adopté
15/01/2026
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Afin de tenir compte de la non-adoption du projet de loi de finances au 1er janvier 2026, le présent amendement décale la date d’entrée en vigueur de l’article 17, portant diverses mesures de correction, clarification et coordination en matière de fiscalité sectorielle, au 1er mars 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003476
Dossier : 3476
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à prendre en compte la non-adoption du projet de loi de finances au 1er janvier 2026 et à maintenir le report du 1er janvier 2026 au 1er janvier 2027 de la mise en place du dispositif anti-contournement des malus CO2 et masse. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003477
Dossier : 3477
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement décale au 1er mars 2026 l’entrée en vigueur de l’article 20, portant aménagement des redevances des agences de l'eau, initialement prévue au 1er janvier 2026, afin de tirer les conséquences de l’absence d’adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000348
Dossier : 348
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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En première lecture, l'Assemblée nationale voté l’élargissement de l’assiette de l’IFI à plusieurs catégories de biens : certains actifs financiers (sommes, rentes ou valeurs d’assurance-vie placées en fonds en euros, liquidités et placements financiers assimilés), actifs numériques et biens meubles corporels. Il paraît essentiel de rappeler les conséquences très défavorables de cet article. Par exemple, les actifs financiers et l’assurance-vie ne sont pas improductifs. Les contrats d’assurance-vie en euros financent directement les entreprises et l’État, et ne peuvent donc être considérés comme improductifs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003480
Dossier : 3480
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement rétablit le dispositif fiscal prévu par l’article 15 du projet de loi de finances de manière à sécuriser les ressources financières d’Île-de-France Mobilités (IDFM). En application de la loi de finances pour 2025, la majoration d’accise sur les carburants affectée à cet établissement, qui n’était pas compatible avec le droit de l’Union européenne, a été définitivement supprimée au 1er janvier 2026. Il est donc nécessaire de prévoir des ressources alternatives pour l’établissement public. À cette fin, l’amendement prévoit d’affecter à IDFM une majoration de la taxe régionale à l’immatriculation, dont le quantum serait fixé par délibération de l’établissement dans la limite de 13 €. Cette majoration permettra d’assurer la continuité du financement des transports collectifs, tout en conservant un prélèvement qui frappe le même public que celui qui supportait historiquement la majoration d’accise. Ce prélèvement pèsera par ailleurs plus particulièrement sur les véhicules de transport routier les plus polluants puisque le montant global de la taxe dépend de la puissance fiscale de ceux-ci. En raison de son entrée en vigueur en cours d’année, le montant de la majoration de la taxe régionale à l’immatriculation est exceptionnellement fixé par la loi, pour l’année 2026, à 14 €, afin de permettre à l’établissement de bénéficier d’un rendement équivalent à une année pleine et ainsi compenser la totalité de la perte de recettes liée à la suppression de la majoration d’accise qui est, elle, entrée en vigueur au 1er janvier 2026. À compter de 2027 et jusqu’à délibération de l’établissement dans la limite du plafond de 13 €, le montant de la majoration sera fixé à 12 €. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003481
Dossier : 3481
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Retiré
15/01/2026
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L’article 4 bis du présent projet de loi de finances proroge la possibilité pour les entreprises de déduire de leur résultat imposable les amortissements constatés en comptabilité au titre des fonds commerciaux acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2025, aux amortissements comptabilisés au titre de fonds commerciaux acquis jusqu’au 31 décembre 2029. Afin de garantir la continuité du dispositif en l’absence d’adoption de la loi de finances pour 2026 au 31 décembre 2025, le présent amendement prévoit que cette prorogation s’applique à tout exercice clos à compter du 1er janvier 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003482
Dossier : 3482
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Adopté
15/01/2026
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Afin de tenir compte de la non-adoption du projet de loi de finances au 1er janvier 2026, le présent amendement décale la date d’entrée en vigueur de l’article 16 quinquies au 1er janvier 2027. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003483
Dossier : 3483
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de prévoir une entrée en vigueur rétroactive de l’article 16 quater au 1er janvier 2026. Cet article, adopté au Sénat en première lecture, ouvre la possibilité pour les redevables de la taxe incitative relative à l’utilisation d’énergie renouvelable dans les transports (TIRUERT) d'obtenir des droits à comptabilisation à raison des quantités d'hydrogène fournies pour les besoins du raffinage de produits pétroliers ou de l'hydrotraitement de la biomasse. Il permet aux producteurs d'hydrogène décarboné consommé dans le processus de raffinage de carburants de valoriser eux-mêmes cet hydrogène en demandant l'émission de certificats qui seront ensuite revendus à des redevables de la TIRUERT. Afin de donner une pleine portée à ce dispositif et de la visibilité aux opérateurs concernés qui sont susceptibles de demander des droits à comptabilisation dès le début de l’année 2026, il est nécessaire de maintenir son entrée en vigueur au 1er janvier 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003486
Dossier : 3486
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Adopté
15/01/2026
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L’article 12 quater a pour objet de limiter le dynamisme des bases d'imposition des établissements industriels, en cohérence les objectifs de limitation de la charge fiscale du secteur industriel et de renforcement de la compétitivité des entreprises françaises et de l’attractivité des territoires. De plus, il présente l'avantage d'harmoniser la méthode de revalorisation annuelle des locaux industriels avec celle des autres locaux professionnels alors que la différence de taux entre ces secteurs est à un point historiquement bas, limitant ainsi l'effort sur les finances des collectivités territoriales. En raison de l’absence de publication de la loi de finances avant le 1er janvier 2026, le présent amendement reporte la date d’application de ce dispositif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003487
Dossier : 3487
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Adopté
15/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000349
Dossier : 349
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Tombé
15/01/2026
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Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, le Sénat a adopté un amendement visant à rapprocher les tarifs normaux d’accise applicables à l’électricité et au gaz naturel. Cet amendement prévoit une baisse des accises sur l’électricité, à hauteur de 3 €/MWh pour les particuliers et de 0,42 €/MWh pour les entreprises, compensée par une hausse de 3,67 €/MWh des accises sur le gaz naturel pour l’ensemble des consommateurs. Si cette mesure est présentée comme neutre pour le budget de l’État, elle entraînerait en réalité une augmentation des charges pour de nombreux ménages et entreprises, en particulier pour les clients fortement dépendants du gaz, sans distinction de situation économique ni de capacité d’adaptation. Elle pénaliserait notamment des ménages en situation de précarité énergétique, des locataires du parc social ainsi que des entreprises de services et des industries pour lesquelles le gaz demeure indispensable, faute d’alternatives techniques ou économiques immédiates. Par ailleurs, la fiscalité pesant sur le gaz en France est déjà supérieure à la moyenne européenne pour les entreprises, ce qui fragilise la compétitivité de nombreuses unités industrielles face à leurs concurrents européens. Le présent amendement vise ainsi à éviter la hausse des coûts liés au gaz naturel, qui pèserait sur l’activité économique et le pouvoir d’achat sans produire de bénéfice environnemental avéré. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003490
Dossier : 3490
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement propose de supprimer l’article 24 quater du projet de loi de finances pour 2026 qui proroge le crédit d’impôt pour dépenses de production exécutive d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles (dit « cinéma international »), prévu à l’article 220 quaterdecies du code général des impôts (CGI), jusqu’au 31 décembre 2028. Le Gouvernement est favorable à ce dispositif qui encourage la localisation de productions en France, dans un contexte de forte concurrence internationale. Toutefois, ce crédit d’impôt s’applique aux dépenses correspondant à des opérations ou prestations effectuées en France jusqu’au 31 décembre 2026. Dès lors, une prorogation d’ensemble du dispositif dès aujourd’hui serait prématurée et contraire aux orientations de la loi de programmation des finances publiques 2023-2027, dont l’article 7 prévoit que les dépenses fiscales ne peuvent être prorogées que pour une période maximale de 3 ans et à la condition d’avoir fait l’objet d’une évaluation, présentée par le Gouvernement au Parlement, des principales caractéristiques des bénéficiaires des mesures, qui précise l’efficacité et le coût de celles-ci. Surtout, la prorogation du dispositif jusqu’au 31 décembre 2028 serait incohérente avec l’instauration d’une clause grand-père proposée à l’article 24 quinquies dans la mesure où, par exemple, les délais de prise en compte des dépenses seraient incompatibles avec le droit de reprise de l’administration. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003492
Dossier : 3492
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 16 ter qui intègre le biogaz carburant (bioGNV) dans le mécanisme de la taxe incitative relative à l'utilisation d'énergie renouvelable dans les transports (TIRUERT). Dans un contexte économique caractérisé par de fortes tensions sur les prix des énergies et face aux enjeux environnementaux, une forte part du biogaz produit en France est aujourd'hui déjà soutenue par le Gouvernement. D'une part, un mécanisme spécifique au développement du biogaz – quel que soit son usage - est mis en place dans le cadre des certificats de production de biogaz. D'autre part, le gaz naturel à usage de carburant (bioGNV) bénéficie d'un tarif d’accise plus de onze fois inférieur à celui de l’accise sur les gazoles et plus de quatorze fois inférieur celui appliqué sur les essences. En outre, le bioGNV a vocation à être intégré dans le dispositif non fiscal d'incitation à la réduction de l'intensité carbone des carburants (IRICC), dispositif qui doit se substituer à la TIRUERT au 1er janvier 2027. À cet égard, les acteurs de la filière bioGNV sont étroitement associés aux discussions sur le projet d'IRICC afin de donner notamment à la filière GNV de la visibilité pour anticiper les effets d'une telle intégration et éviter de déstabiliser le marché. Dès lors, instaurer un tel dispositif pour une seule année dans la TIRUERT qui a vocation à disparaître l'année prochaine induit une complexité de gestion et de contrôle disproportionnée au regard de l'objectif. Enfin, eu égard aux faibles conditions d'éligibilité, une forte part du biogaz produit en France entièrement aidé par l’État accéderait au marché des carburants durables. La filière bénéficierait ainsi d'un double système d'aide qui la rendrait fortement compétitive au détriment des filières de biocarburants - notamment nationales - dont les produits bénéficient fortement au secteur agricole. Pour toutes ces raisons, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003493
Dossier : 3493
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 16 bis qui exclut du champ d'application de la TIRUERT le carburant alkylate. Cette mesure induirait une différence de traitement injustifiée au sein de la TIRUERT par rapport à d'autres carburants qui sont aussi utilisés pour les besoins de travaux agricoles, forestiers ou de jardinage ou encore dans le domaine du bâtiment et du génie civil. En effet, la mise à la consommation de gazole non routier (GNR), utilisé aux mêmes fins que l'essence alkylate, entre dans le champ d'application de la TIRUERT. En outre, la TIRUERT a vocation a être remplacée par un dispositif non fiscal d'incitation à la réduction de l'intensité carbone des carburants (IRICC) à compter du 1er janvier 2027. Dès lors, instaurer un tel dispositif pour une seule année induirait une complexité de gestion et de contrôle disproportionnée au regard de l'objectif poursuivi. Le Gouvernement poursuit des pistes de réflexions spécifiques liées à l’impossibilité de mélanger l'essence alkylate et les biocarburants. Pour toutes ces raisons, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003494
Dossier : 3494
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Voir le scrutin
15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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L’article 12 sexies adopté par le Sénat a pour objet d’augmenter les plafonds de ressources pour l’accès des ménages au bail réel solidaire (BRS) en les portant au niveau des plafonds de ressources du logement locatif intermédiaire (LLI), plus élevés d’environ 15 %. La vocation du BRS est d’être un dispositif d’accession sociale à la propriété, destiné aux ménages dont les ressources ne leur permettent pas d'acquérir un bien dans le marché libre. Les plafonds aujourd'hui applicables au BRS permettent de couvrir plus de 80% de la population et ont déjà été récemment relevés par arrêtés du 11 décembre 2023. Ainsi, le présent amendement vise à supprimer les dispositions prévues par cet article 12 sexies. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003495
Dossier : 3495
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement propose de supprimer l’article 12 quinquies du projet de loi de finances pour 2026, adopté par le Sénat en première lecture, qui étend le dispositif de prêt à taux zéro (PTZ) finançant les opérations de primo-accession à la propriété dans l’ancien aux acquisitions faisant l’objet d’un contrat de bail réel solidaire (BRS), sans condition portant sur la localisation du bien ou la réalisation de travaux. En l’état du droit, le prêt à taux zéro dans l’ancien (PTZ « ancien ») peut déjà financer des opérations de BRS, toutes conditions remplies par ailleurs. En effet, le PTZ « ancien » permet de financer l’acquisition en première propriété d’une résidence principale, lors de la revente d’un logement acquis dans le cadre d’un BRS. Dans cette situation, le nouvel acquéreur, qui devient titulaire du BRS, peut donc bénéficier du PTZ dans les conditions fixées à l'article L. 31-10-2 du code de la construction et de l'habitation (CCH), à savoir sous condition de travaux et de localisation du logement dans une zone détendue. Pour autant, un élargissement du PTZ « ancien » à toutes les opérations auxquelles sont adossées des BRS, sans condition de localisation ni de travaux, n’est pas envisageable dans un contexte budgétaire contraint, d’autant que le dispositif, modifié à de nombreuses reprises, a désormais besoin de stabilité. Enfin, il est rappelé que plusieurs dispositifs d'incitation fiscale ont déjà été mis en place par le législateur pour encourager le développement des BRS sur le territoire (taux réduit de 5,5 % de taxe sur la valeur ajoutée, abattement facultatif de taxe foncière sur les propriétés bâties). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003496
Dossier : 3496
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Adopté
15/01/2026
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L’article 10 ter adopté par le Sénat a pour objet de ne pas imposer dans la tranche supérieure du foyer, lors de la cessation de l'une des activités agricoles exercées par le contribuable, l'excédent du bénéfice de l'année de cette activité cessée par rapport à la moyenne triennale des bénéfices de cette même activité. En droit actuel, l'excédent du bénéfice de l'année de cette activité par rapport à la moyenne triennale des bénéfices de cette même activité doit être imposé dans la tranche supérieure du foyer, ce qui constitue la contrepartie d'un régime dérogatoire. En revanche, cet excédent n'est plus retenu dans le calcul de la moyenne triennale des années suivantes, évitant ainsi la double imposition. Supprimer l'imposition dans la tranche supérieure de cet excédent aboutirait à transformer en avantage définitif une mesure de lissage de revenu qui est censée, par sa conception, s'appliquer uniquement lorsque l'activité se poursuit et prendre fin lorsque l'activité cesse. Par ailleurs, le régime actuel de l’imposition selon la moyenne triennale peut déjà, dans certains cas limitatifs, être maintenu en cas d’apports ou de restructurations (fusion ou scission). Ces dérogations existant actuellement se justifient car elles répondent à un objectif de poursuite de la même activité économique au sein d’une nouvelle structure. Ainsi, le présent amendement vise à supprimer les dispositions prévues par cet article 10 ter. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003497
Dossier : 3497
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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L’article 9 sexies adopté par le Sénat a pour objet de proroger jusqu'au 31 décembre 2027 le crédit d'impôt pour les travaux d'adaptation du logement à la perte d'autonomie ou au handicap, prévu au 1 de l’article 200 quater A du code général des impôts. En effet, ce crédit d’impôt a été maintenu temporairement par la loi de finances pour 2024 dans le cadre du déploiement, à compter du 1er janvier 2024, d’une aide budgétaire ayant vocation à être unique, « MaPrimAdapt’ », à destinations des ménages aux revenus les plus modestes. Ce maintien, jusqu'au 31 décembre 2025, au profit des seuls ménages intermédiaires, tenait au besoin exprimé par l'Agence nationale de l'habitat (Anah) d'une mise en place progressive de l'aide budgétaire dite « MaPrimAdapt’ ». Une nouvelle prorogation n’est donc pas justifiée en maintenant deux dispositifs concurrents visant à soutenir une même politique publique. Ainsi, le présent amendement vise à supprimer les dispositions prévues par cet article 9 sexies dans un souci de rationalisation de l’action publique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003498
Dossier : 3498
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de supprimer l’article 9 quater qui prévoit de rendre éligible la société Radio France à la réduction d’impôt sur le revenu en faveur du mécénat des particuliers et à la réduction d’impôt sur la fortune immobilière (IFI) au titre de certains dons, pour la gestion de ses quatre formations musicales. En effet, le régime fiscal du mécénat des particuliers, déjà très coûteux pour l’État (2 Md€ en 2024), est réservé aux seuls organismes d’intérêt général dont la gestion est désintéressée. Or, les sociétés commerciales comme Radio France ne remplissent pas cette condition. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003503
Dossier : 3503
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à corriger des erreurs rédactionnelles et à tirer les conséquences du retard dans l’adoption du projet de loi de finances pour 2026. Il prévoit que la majoration d’accise sur les combustibles et l’électricité prévue à partir du 1er février s’appliquera à partir du 1er août 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003504
Dossier : 3504
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de décaler du 1er février 2026 au 1er août 2026, la prochaine date d’évolution des tarifs normaux d’accise sur les énergies prévues par le présent article. En effet, il est rappelé que les tarifs et taxes sur l’électricité ne peuvent être opérationnellement modifiés que deux fois l’an et avec un délai de prévenance suffisant des fournisseurs, de manière à mettre à jour les logiciels de facturation à temps et d’éviter les factures rectificatives en masse. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003505
Dossier : 3505
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement propose de modifier les conditions d’agrément applicables aux investissements réalisés en application de l’article 7 quinquies du projet de loi de finances pour 2026, adopté par le Sénat en première lecture, qui ouvre temporairement le bénéfice des réductions d’impôt prévues aux articles 199 undecies B et 244 quater Y du code général des impôts (CGI), d’une part, aux acquisitions d’immeubles, autres que ceux à usage d’habitation, situés en Nouvelle-Calédonie et faisant l’objet de travaux de réhabilitation lourde, exploités dans le cadre de l’ensemble des activités visées aux a à l du I de l’article 199 undecies B du CGI, et d’autre part, aux travaux de réhabilitation lourde, sans acquisition préalable, d’immeubles autres que ceux à usage d’habitation, détruits lors des émeutes et qui sont exploités dans le cadre d’une activité mentionnée aux a à l du I de l’article 199 undecies B du CGI. Il prévoit ainsi de porter le seuil d’agrément, par programme d’investissement, à 2 000 000 € d’euros au lieu de 1 000 000 € ou 250 000 € actuellement, afin de permettre aux entreprises de Nouvelle-Calédonie de bénéficier de l’aide fiscale au titre de la réhabilitation de leurs immeubles dans des délais plus courts et, partant, de relancer plus rapidement l’économie calédonienne. En raison de leurs caractéristiques spécifiques, le relèvement de ce seuil ne concerne toutefois pas les investissements consistant en l’acquisition et la réhabilitation lourde d’immeubles détruits en Nouvelle-Calédonie et exploités dans les secteurs éligibles au sens du I de l’article 199 undecies B du CGI visés au III de l’article 217 undecies du code général des impôts (investissements réalisés dans les secteurs dits « sensibles » et dans le secteur des transports). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003506
Dossier : 3506
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de reporter la date d’entrée en vigueur du dispositif au 1er mars 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003507
Dossier : 3507
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet d’ajuster et sécuriser le dispositif de la taxe institué à l’article 22. Il réduit le montant unitaire de la taxe afin d’en garantir la proportionnalité et l’acceptabilité, tout en conservant son effet incitatif. En outre, il finalise le rapprochement de cette taxe avec les règles de la taxe sur la valeur ajoutée s’agissant du territoire de taxation, des modalités déclaratives et des obligations de transmissions de données aux redevables s’imposant aux transitaires en douane. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003509
Dossier : 3509
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Non soutenu
15/01/2026
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Ce sous-amendement vise à interpeler sur la nécessité d'atténuer pour les entreprises le choc de cette surtaxe qui devait être exceptionnelle lors de sa création l'année dernière. Il divise les taux par deux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003511
Dossier : 3511
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Rejeté
15/01/2026
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Ce sous-amendement vise à élargir l’assiette de l’impôt sur la fortune proposé par le groupe Socialiste aux actions et parts sociales de sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés. Il n’est plus possible de proposer un impôt sur la fortune efficace sans y inclure la fortune financière professionnelle. En effet, la réalité des patrimoines des contribuables les plus fortunés est aujourd’hui celles de patrimoines très largement composés, jusqu’à 90 %, d’actions d’entreprises, qualifiées de biens professionnels. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003520
Dossier : 3520
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Rejeté
15/01/2026
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L’article 19 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit de porter le montant de l’Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER) applicable aux installations solaires photovoltaïques mises en service avant le 1er janvier 2021 et dont la puissance électrique installée est supérieure ou égale à 100 kWc de 8,51 € à 16,05 € par kWc, soit une hausse de 88 %. Cela ferait une différence colossale de 400% pour le prix de l’FER entre les anciennes installations et les nouvelles. Cette mesure aura des conséquences économiques et industrielles particulièrement lourdes pour la filière solaire, déjà soumise à une fiscalité plus élevée que les autres modes de production d’énergie décarbonée. Faire peser rétroactivement une hausse fiscale sur des installations existantes, dont le mode de financement a été construit sur la base du taux d’IFER en vigueur lors de leur mise en service, reviendrait à remettre en cause la stabilité du cadre économique et réglementaire sur lequel repose la confiance des investisseurs, et ce pour un gain extrêmement modeste pour l’Etat, puisqu’estimé à environ 50 millions d’euros. De plus, avec des consommations électriques qui continueront d’augmenter tendanciellement, la priorité doit aujourd’hui être de défendre un mix énergétique décarboné. Alors que la filière solaire s’industrialise avec le développement de gigafactories et de projets hybrides (solaire + stockage), affaiblir ce secteur stratégique irait à l’encontre de nos objectifs affichés de décarbonation et de souveraineté énergétique. Cet amendement vise donc revenir sur cette hausse rétroactive de fiscalité pour les installations photovoltaïques, et à la rendre bien plus supportable en diminuant son montant et sa durée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003523
Dossier : 3523
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent sous-amendement a pour objet de maintenir l’exclusion des objets d’art, de collection ou d’antiquité du champ de l’impôt sur la fortune non professionnelle, en cohérence avec ce qui était initialement voté au Sénat et qui serait remis en cause par la réécriture globale proposée par cet amendement. Les biens culturels font en effet l’objet, de longue date, d’un traitement fiscal spécifique, fondé sur leur nature particulière. Contrairement aux actifs patrimoniaux purement financiers ou immobiliers, leur détention ne relève pas d’une logique de rente, mais participe à la conservation, à la circulation et à la transmission du patrimoine artistique, tout en générant des retombées économiques, sociales et fiscales significatives. Une intégration des œuvres d’art, objets de collection ou d’antiquité dans l’assiette de l’impôt sur la fortune non professionnelle produirait des effets profondément déstabilisateurs pour l’ensemble du secteur. Le marché de l’art repose largement sur des structures de détention et de gestion patrimoniale – holdings familiales, sociétés de gestion ou fondations – utilisées pour des objectifs de conservation, de prêt, d’assurance, de transmission et de mise à disposition des œuvres, conformément aux usages du secteur et sans finalité spéculative. Dans un contexte de concurrence internationale accrue, une telle évolution placerait la France en situation de désavantage fiscal, alors que les principales places du marché de l’art excluent explicitement les œuvres de toute imposition patrimoniale équivalente, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suisse, à Singapour ou à Hong Kong. Elle ferait peser un risque élevé de délocalisation des collections, des ventes et des activités, au détriment des galeries, maisons de ventes, experts, artistes et institutions culturelles françaises. Par ailleurs, l’évaluation fiscale des œuvres poserait des difficultés administratives majeures, chaque bien étant unique et soumis à des variations de valeur importantes, pour un rendement fiscal incertain voire marginal, sans rapport avec les coûts de contrôle et de contentieux générés. Le présent sous-amendement vise donc à préserver l’équilibre du droit fiscal, à éviter une remise en cause non intentionnelle de l'exception culturelle française et à maintenir l’exclusion des œuvres d’art, objets de collection ou d’antiquité de l’assiette de l’impôt sur la fortune non professionnelle, sans remettre en cause l'objectif de justice fiscale poursuivi par cette réforme. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003532
Dossier : 3532
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent sous-amendement vise à exonérer de l’assiette de l’impôt sur la fortune non professionnelle les objets d’antiquité, d’art et de collection. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000354
Dossier : 354
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Retiré
15/01/2026
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Le Sénat a adopté un crédit d’impôt au titre des dépenses de mécanisation collective engagées par les entreprises agricoles adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Ce dispositif est mis en place à budget constant par une réduction de 20 000 € des plafonds d’exonération du régime des plus-values professionnelles prévus à l’article 151 septies du CGI. Le régime fiscal de l’article 151 septies du CGI constitue un levier indispensable au renouvellement des agroéquipements et à la compétitivité des exploitations agricoles qui dans leur grande majorité relèvent du régime de l’IR. Une revalorisation des mêmes plafonds a été adoptée par les lois de finances pour 2024 et 2025 afin de renforcer l’efficacité de ce dispositif tout en s’adaptant à l’évolution économique des entreprises agricoles. Une telle diminution des plafonds d’exonération est inadmissible et incompréhensible. En effet, elle revient à remettre en cause les récents relèvements des seuils d’exonération à peine adoptés qui permettent simplement de rattraper les effets négatifs de l’inflation. De plus, ce crédit d’impôt temporaire qui vient affaiblir un dispositif pérenne qui a montré sa pertinence ne répond pas aux réalités économiques des exploitations : son taux comme son plafond sont totalement déconnectés de la réalité des dépenses facturées par les CUMA et un nombre infime d’agriculteurs pourra en bénéficier. En outre, le crédit d’impôt proposé au titre des dépenses éligibles serait plafonné à 3 000 € par année. Cependant, pour atteindre ce plafond pourtant peu élevé, les dépenses exposées devraient être d’un niveau significatif, à savoir 40 000 € par an. Ce niveau de dépenses est en réalité invraisemblable et déconnecté du niveau des investissements réalisés par les exploitants. De surcroît, le dispositif proposé vient en concurrence avec d’autres mécanismes de mécanisation en commun (copropriété d’équipements, entreprises de prestations de travaux agricoles constituées entre agriculteurs…) qui se trouvent doublement pénalisées : elles ne bénéficient pas du nouveau crédit d’impôt et subissent la diminution des plafonds d’exonération. Là encore, une telle mesure doit être mieux étudiée au plan technique et mieux évaluée au plan budgétaire pour atteindre l’objectif qu’elle se propose d’atteindre sans déstabiliser les différentes formules déjà choisies par les agriculteurs au bénéfice des seules CUMA. En conséquence, il est donc proposé de supprimer ce dispositif et de demander au Ministre d’engager, dès cette année, de réelles réflexions sur la mise en place de dispositifs fiscaux utiles et efficients à la compétitivité des exploitations agricoles françaises en lien avec les organisations professionnelles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003541
Dossier : 3541
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Rejeté
15/01/2026
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Dans un objectif de redressement de nos finances publiques et d’une plus juste répartition des efforts, le présent amendement propose de rétablir la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises prévue à l’article 4 du projet de loi de finances pour 2026, selon la logique retenue par l’Assemblée nationale en première lecture, en portant par ailleurs le seuil d’assujettissement à 1,5 Md€ afin de ne pas concerner les entreprises de taille intermédiaire. Cette contribution concernerait les 400 plus grandes entreprises pour un rendement d’environ 6,3 Md€, contre 8 Md€ en 2025 et un objectif initial de 4 Md€ en PLF 2026. Par ailleurs, le présent amendement ajuste les mécanismes de lissage du taux de la contribution exceptionnelle pour faire bénéficier de ce mécanisme favorable les entreprises dont le chiffre d’affaires serait inférieur aux seuils d’assujettissement aux différents taux au titre de l’un des deux exercices, et dépasserait ces seuils de moins de 100 M€ au titre de l’autre exercice, y compris pour l’imposition due au titre du premier exercice clos à compter du 31 décembre 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003542
Dossier : 3542
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement sécurise les conditions de mise en œuvre du régime spécifique d’imposition des « management packages » et instaure deux modifications anti-abus de nature à assurer l’application effective du régime : - d’une part, le texte voté par le Sénat précise que la durée de détention minimum des titres pendant deux ans permettant de bénéficier du régime d’imposition est, en présence d’opérations intercalaires, appréciée à partir de la date d’acquisition des titres initiaux, sans tenir compte de ce type d’opérations. Le présent amendement propose de réserver un tel mécanisme de neutralisation aux seules restructurations subies par les managers et non à toute opération d’apport, pour éviter le risque de contournement du cadre fiscal (notamment via l’apport des titres à une holding) ; - d’autre part, l’adoption du présent amendement permettrait d’imposer tout complément de prix reçu par un manager ultérieurement à la cession de ses titres l’année au cours de laquelle ce complément de prix est reçu, sans recalcul de la limite d’imposition selon le régime des plus-values mobilières au moment de cette perception. Il n’y a lieu de déterminer la limite d'imposition qu’une seule fois, à la cession des titres. Enfin, l’amendement améliore la rédaction du texte existant en l’harmonisant avec les rédactions qui figurent d’ores et déjà dans le code général des impôts, en particulier s’agissant du report d’imposition, de la prise en compte des soultes en cas de report ou encore de la définition du complément de prix. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003543
Dossier : 3543
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement précise les dispositions de l’article 8 ter adopté par le Sénat en première lecture, dont l’objet est de parachever le régime prévu par l’article 93 de la loi de finances pour 2025 visant à sécuriser l’imposition des gains réalisés par les salariés ou dirigeants sur les instruments d’intéressement dont ils bénéficient au titre de « management packages ». Tout d’abord, le présent amendement complète les dispositions relatives au retrait des titres de « management packages » qui ont été logés dans un PEA ou PEA‑PME avant l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2025, cette dernière prohibant, depuis le 15 février 2025, d’inscrire des titres de « management packages » dans un PEA ou PEA‑PME. Dans cette perspective, l’article 8 ter introduit au Sénat précise de façon bienvenue les conditions dans lesquelles les titres qui y ont été inscrits avant l’entrée en vigueur de cette interdiction peuvent en être retirés. Il propose ainsi que le retrait de ces titres soit neutre au plan fiscal, à condition qu’il intervienne avant tout fait générateur entraînant l’imposition du gain selon les modalités prévues par le régime issu de la loi de finances pour 2025 (article 163 bis H). Outre des améliorations rédactionnelles, le présent amendement explicite les conditions de la mise en œuvre de ces retraits de façon neutre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003544
Dossier : 3544
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement tend à adapter les modalités de calcul de la majoration prévue en cas de retard de paiement ou paiement incomplet à la suite de l’envoi d’un avis de paiement afin de remplacer le forfait du 10 % du montant dû par un intérêt de retard, qui a l’avantage d’être proportionné à l’importance de ce retard et de mieux refléter les ordres de grandeurs applicables dans les autres domaines de télépéage existants en Europe. Il permet également d’ajuster les modalités de recouvrement de la taxe. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003545
Dossier : 3545
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement permet de tenir compte de la prolongation, qui vient d’être adoptée par la Commission, de la période pendant laquelle les véhicules utilitaires lourds à émissions nulles peuvent bénéficier d’une exonération du tarif d’infrastructure de le taxe (cf. la directive (UE) 2025/2459 du Parlement européen et du Conseil du 26 novembre 2025 modifiant la directive 1999/62/CE). Il procède également à des ajustements rédactionnels et de cohérence sur l’entrée en vigueur du dispositif prévu à l’article 14. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003546
Dossier : 3546
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de répondre aux demandes exprimées par les acteurs socio-économiques dans le cadre de la concertation menée par l’Etat sur les projets de texte d’application de l’éco-contribution. Ces demandes visent, s’agissant des évolutions de tarifs de l’écocontribution et des modifications du réseau taxable, à instaurer un délai de quatre mois entre la délibération approuvant les nouveaux tarifs ou les modifications du réseau et leur entrée en vigueur effective afin de permettre aux acteurs socio-économiques de s’organiser pour prendre en compte ces modifications. Dans le même esprit, l’amendement pose également le principe d’une concertation dans un délai raisonnable lorsque le réseau taxable est modifié et la publication régulière de rapports sur la mise en œuvre et les investissements réalisés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003552
Dossier : 3552
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Adopté
15/01/2026
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Par cohérence avec le dispositif adopté par le Sénat, le présent sous-amendement complète l’amendement n° 3173 par une mesure de coordination, afin de prévoir, en cas de transmission d’une entreprise individuelle, le même allongement de quatre à six ans du délai de l’engagement individuel de conservation. Il procède également à une modification rédactionnelle clarifiant la condition d’affectation exclusive à l’activité professionnelle. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003553
Dossier : 3553
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Non soutenu
15/01/2026
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Ce sous-amendement vise à interpeler sur la nécessité d'atténuer pour les entreprises le choc de cette surtaxe qui devait être exceptionnelle lors de sa création l'année dernière. Il divise les taux par deux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003554
Dossier : 3554
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Non soutenu
15/01/2026
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La référence au chiffre d’affaires pour déterminer le champ d’application de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises aboutit à toucher plus durement les entreprises ayant une forte activité sur le territoire français alors même que ce sont celles qui contribuent le plus à l’économie locale et nationale, et qui sont les plus fortes contributrices à l’impôt sur les sociétés en France. Le présent amendement permet aux entreprises ayant choisi de maintenir leur activité sur le territoire français de bénéficier d’une diminution du montant de cette contribution en fonction de leur contribution à l’effort national. Cette réduction dépend de la proportion du chiffre d’affaires réalisé sur le territoire français par rapport au chiffre d’affaires total du redevable ou de son groupe, étant précisé qu’elle ne s’applique que pour les groupes qui réalisent au moins 50 % de leur chiffre d’affaires mondial en France. Lorsque l’entité appartient à un groupe GloBE, la notion de groupe retenue pour le calcul de cette réduction, est celle utilisée pour les besoins de la réglementation Pilier 2 de l’OCDE applicable en France, à la suite de la transposition par la loi de finances pour 2024 de la directive européenne (UE)2022/2523 du 15 décembre 2022 |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003558
Dossier : 3558
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Rejeté
15/01/2026
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Ce sous-amendement propose d'ajouter une nouvelle tranche de contribution exceptionnelle afin que les grandes entreprises ayant un chiffre d'affaires supérieur ou égal à 6 milliards d'euros participent davantage à l'effort temporaire demandé. Dans ce contexte, le taux de la contribution exceptionnelle sera fixé à 41,2%, soit le même taux que précédemment appliqué pour les grandes entreprises réalisant un chiffre d'affaires supérieur ou égal à 3 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003568
Dossier : 3568
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement modifie l’entrée en vigueur de l’article afin de tirer les conséquences de la non-adoption de la loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003569
Dossier : 3569
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Adopté
15/01/2026
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Afin de maintenir le soutien au financement en fonds propres des entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS) ainsi que des sociétés foncières solidaires (SFS), l’article 8 quinquies proroge de deux ans la bonification du taux de la réduction d’impôt, en le maintenant à 25 % au lieu de 18 %, jusqu’au 31 décembre 2027. Le présent amendement apporte des précisions relatives à l’entrée en vigueur de cette prorogation, compte tenu de la non-adoption du projet de loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre 2025, et de la décision du 17 septembre 2025 de la Commission européenne qui autorise déjà la prorogation du taux de 25 % applicable aux ESUS jusqu’au 30 septembre 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003570
Dossier : 3570
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Adopté
15/01/2026
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La nouvelle rédaction de l’alinéa 12 proposée par l’amendement que le présent sous-amendement modifie soulève plusieurs difficultés. En effet, les charges de personnel interne à la Cuma — qu’il s’agisse de la conduite, de l’entretien et des réparations ou de la gestion administrative — ne font pas l’objet d’une facturation distincte et, même en comptabilité analytique, sont réparties selon des modalités diverses propres à chaque Cuma. Ces impacts sont d’autant plus importants que la facturation, qui constitue la preuve opposable en cas de contrôle, ne prévoit pas de telles subdivisions. Exemple 1 : Le coût d’un mécanicien salarié de la Cuma pourrait être considéré comme une charge relevant du 3. et donc, en conséquence, exclue du dispositif, alors même que ce salarié permet d’assurer en interne l’entretien et la réparation du matériel, en limitant le recours à des prestations externes d'entretien et de réparation éligibles au titre du point 2. et en réduisant le coût global des opérations. Exemple 2 : Le coût d’un personnel administratif salarié, ou — plus fréquemment — l’indemnisation d’un agriculteur chargé du suivi des utilisations, de la facturation et de l’encaissement, pourrait également être considéré comme ne relevant pas du 2. Dans ces deux situations, et contrairement à ce qui peut se faire dans le cadre d’un groupement d’employeurs, il est impossible d’isoler de manière distincte, selon une règle commune, objective et contrôlable, la part de la facturation relevant respectivement des points 2. et 3. Un autre problème concerne les frais de gestion (comptabilité, bâtiments, etc.) et d’assurance, qui ne sont pas liés à un matériel spécifique mais à la gestion de la coopérative ; ces dépenses pourraient être exclues du point 2. La FNCuma propose que ces éléments de déclinaison concrète soient travaillés avec l’administration fiscale dans le cadre de la doctrine d’application de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003573
Dossier : 3573
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Adopté
15/01/2026
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Certaines dispositions de l’article 8 bis devront être soumises à l’approbation de la Commission européenne s’agissant du volet intermédié (souscriptions via les fonds communs de placement dans l’innovation). Celui-ci constitue en effet une aide d’Etat devant être formellement approuvée par ladite Commission dès lors que certains de ces paramètres dérogent aux conditions posées dans le règlement général d’exemption par catégories (RGEC).
Aussi, le présent amendement procède à l’ajustement technique nécessaire en précisant que, s’agissant des versements afférents aux souscriptions de parts de FCPI qui investiraient dans ces nouvelles jeunes entreprises d’innovation à impact (JEII), sont éligibles à la réductions d’impôts les seuls versements réalisés à compter d’une date fixée par décret, qui ne peut être postérieure de plus de deux mois à la date de réception par le Gouvernement de la réponse de la Commission européenne permettant de considérer la disposition lui ayant été notifiée comme étant conforme au droit de l’Union européenne.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003578
Dossier : 3578
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Non soutenu
15/01/2026
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Ce sous-amendement procède à des aménagements rédactionnels. Il vise à corriger une erreur de rédaction du présent amendement, qui taxait le CBD à hauteur de 51,4%, à rebours de la volonté originelle de l’amendement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003579
Dossier : 3579
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement complète le dispositif fiscal adopté par le Sénat en faveur de l’investissement locatif abordable pour le locataire et de la construction de logements neufs. Ainsi, outre des améliorations rédactionnelles et des précisions, il introduit : - une référence aux plafonds de loyer et de ressources du locataire appliqués dans le Pinel en matière de logement locatif intermédiaire ; - une majoration du plafond de l’amortissement en cas de location sociale ou très sociale ; - un ciblage au profit des logements acquis neufs dans un bâtiment d’habitation collectif, afin de concilier la nécessaire relance de la construction neuve avec les objectifs de zéro artificialisation nette des sols en 2050 ; - dans la perspective de lutter contre les montages abusifs, il exclut les mises en location de bien réalisées au sein du cercle familial. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003580
Dossier : 3580
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement conforte l’avantage fiscal pour l’acquisition d’un logement ancien en vue de réaliser un investissement locatif sous la forme d’un mécanisme d’amortissement, en visant les acquisitions de biens nécessitant des travaux de rénovation d’une ampleur conséquente pour contribuer à accroître l’offre locative. L’objectif ainsi poursuivi est d’inciter à l’acquisition de biens aujourd’hui exclus du marché locatif, en raison des travaux de remise en état qui dissuadent les propriétaires de les rénover, tout en favorisant la location abordable, grâce au plafonnement du loyer et des ressources du locataire. Ainsi, outre des modifications rédactionnelles, il est proposé de viser les réhabilitations de logements anciens, qui, lorsqu’elles n’aboutissent pas à la production d’un immeuble neuf au sens de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), doivent consister en des réhabilitations lourdes répondant à des conditions de performance énergétique exigeantes et à des critères de sécurité d’usage, de qualité sanitaire et d’accessibilité proche du neuf, et pour lesquelles les travaux d’amélioration réalisés doivent représenter au moins 30 % du prix d’acquisition du bien. En complément, pour accompagner pleinement la rénovation des logements pour les autres types de biens, le dispositif de doublement de la capacité d’imputation du déficit foncier sur le revenu global au titre des dépenses de rénovation énergétique est prolongé de deux ans. Cette mesure contribuera à inciter à la rénovation de ces logements, et bénéficiera également à leurs propriétaires actuels. Par ailleurs, en cohérence avec la proposition du Gouvernement pour les logements neufs, il introduit : - une référence aux plafonds de loyer et de ressources du locataire appliqués dans le Pinel en matière de logement locatif intermédiaire ; - une majoration du plafond de l’amortissement en cas de location sociale ou très sociale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003581
Dossier : 3581
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de permettre aux bailleurs privés de cumuler le dispositif Loc’Avantages avec leur statut fiscal de bailleur privé. Cette disposition vise à renforcer l’attractivité de la location à loyers modérés, encourager la mise en location de logements rénovés, soutenir l’investissement privé dans le parc locatif ancien, tout en garantissant la sécurité juridique et fiscale des bailleurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003582
Dossier : 3582
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de permettre aux bailleurs privés de cumuler le dispositif Loc’Avantages avec leur statut fiscal de bailleur privé. Cette disposition vise à renforcer l’attractivité de la location à loyers modérés, encourager la mise en location de logements rénovés, soutenir l’investissement privé dans le parc locatif ancien, tout en garantissant la sécurité juridique et fiscale des bailleurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003584
Dossier : 3584
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de proroger le dispositif Denormandie jusqu’en 2030. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003585
Dossier : 3585
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Tombé
15/01/2026
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Ce sous-amendement corrige une imprécision rédactionnelle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003586
Dossier : 3586
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Adopté
15/01/2026
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Ce sous-amendement corrige une imprécision rédactionnelle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003595
Dossier : 3595
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Rejeté
15/01/2026
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Ce sous-amendement vise à exclure du champ de la taxe prévue à cet article 23 les dispositifs sans nicotine, notamment le cannabidiol (CBD), donc sans risque de dépendance à la nicotine. Ces produits peuvent contribuer à la réduction du tabagisme. Il s’agit également d’une mesure de soutien au monde agricole, notamment à la filière émergente du chanvre et à son dynamisme, avec 2 000 points de vente à travers tous les territoires, dans un contexte de difficultés majeures pour l’agriculture et d’évolution des activités rurales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003596
Dossier : 3596
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer une exonération, introduite par le Sénat, à la redevance sur la consommation d’eau potable accordée aux entreprises exerçant une activité industrielle, commerciale ou artisanale. Cette exonération s’appliquerait à hauteur de 75 % du montant de la taxe dû en 2026, 50 % en 2027 et 25 % en 2028, avant de disparaître en 2029 et entraînerait une perte de recette pour les agences de l’eau de l’ordre de 16 millions d’euros pour l’année 2026. Or, cette exonération est redondante avec une aide budgétaire prévue par décret afin d’atténuer les conséquences de la réforme de la fiscalité de l’eau pour les entreprises industrielles les plus impactées par la hausse de la redevance sur la consommation d’eau potable, soit celles pour lesquelles le coût de la redevance sur la consommation d’eau potable dépasse 0,75 % de leur valeur ajoutée. Le Gouvernement propose, en effet, de verser, au titre des années d’activité 2025 à 2027, une aide annuelle transitoire et dégressive à ces entreprises, afin d’atténuer progressivement l’impact de la redevance lorsque celle-ci devient disproportionnée par rapport à l’activité économique de l’entreprise. À la différence du système budgétaire proposé par le Gouvernement, qui est fondé sur le poids de la fiscalité de l’eau dans la valeur ajoutée, le mécanisme voté au Sénat ne permet pas de cibler l’aide sur les entreprises les plus impactées du fait de leur consommation d’eau potable. Ce mécanisme bénéficierait ainsi à des entreprises qui, en dépit de la réforme de 2025, restent très rentables. Enfin, la hausse des redevances des agences de l’eau entrée en vigueur début 2025 a pour objet de permettre aux agences de l’eau de financer des projets en faveur de la sobriété des usages, dont les redevables sont eux-mêmes in fine bénéficiaires. Le mécanisme adopté par le Sénat viendrait ainsi amputer la capacité des agences à financer des investissements nécessaires au bénéfice des redevables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003597
Dossier : 3597
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale (après l’article 23), a pour objet de préciser l’articulation entre, d’une part, les modalités de recouvrement de l’accise sur les produits à fumer et à vapoter et, d’autre part, la réglementation sectorielle. Cette articulation repose, comme pour tous les produits soumis à accise, sur la mise en place d’un régime économique qui assure le fonctionnement du régime suspensif de l’accise entre, d’une part, la production ou l’importation et, d’autre part, la fourniture au détaillant.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000036
Dossier : 36
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Non soutenu
15/01/2026
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Il est proposé de supprimer la disposition visant à augmenter les plafonds de ressources des ménages éligibles au bail réel solidaire. En effet cette mesure conduirait à ouvrir ce dispositif à plus de 90% de la population et lui ôte son caractère social. De manière mécanique, ils hypothèqueraient son avenir. Les mesures favorisant le développement du BRS – TVA à 5,5%, les prêts bonifiés de très long terme accordés aux organismes de foncier Solidaire, les soutiens forts d’un certain nombre de collectivités territoriales – sont la contrepartie d’un ciblage du dispositif sur des ménages modestes. Le déplafonnement ouvrirait la porte à la suppression de ces aides. A vouloir faire bénéficier tout le monde du Bail Réel Solidaire, on prend le risque que parmi les ménages éligibles, ceux aux plus hauts revenus évincent les ménages modestes qui sont pourtant la cible originelle de ce dispositif d’accession sociale à la propriété. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000364
Dossier : 364
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Non soutenu
15/01/2026
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La TGAP sur les déchets ménagers résiduels est considérée par les élus locaux comme une fiscalité totalement injuste et inefficace, appliquée à un service public local essentiel pour la salubrité publique. Elle est injuste, car elle s’applique sur des déchets ménagers qui, pour les deux tiers, sont composés de produits en fin de vie non recyclables ou sous la responsabilité principale d’éco-organismes qui, pour la plupart, n’atteignent par leurs objectifs de collecte sélective et de recyclage. Au-delà de l’injustice, taxer les collectivités en charge de la gestion des déchets et les contribuables locaux plutôt que les metteurs sur le marché ou leurs éco-organismes, n’a aucun impact en termes d’éco-conception, de réparabilité, de réemployabilité ou de recyclabilité de ces produits ou sur les performances des éco-organismes assurant ou finançant la gestion des gisements concernés (emballages, textiles, Déchets électriques ou d’ameublement). Par ailleurs, la TGAP sur les collectivités rapporte déjà près de 600 millions d’euros à l’Etat, augmentant d’autant la taxe ou la redevance d’enlèvement des ordures ménagères, qui ne cesse d’augmenter et représente 500 euros par famille et par an. Les contribuables locaux perçoivent donc à juste titre cette TGAP comme une taxe purement punitive et de rendement qui n’a aucun impact sur les metteurs sur le marché à l’origine de ces produits, ni sur les comportements individuels de consommation. Enfin, contrairement aux redevances de l’eau prélevées sur la facture des usagers et affectées aux agences de l’eau, les recettes de TGAP (600 millions sur les déchets ménagers, et 400 millions sur les déchets d’activités économiques) sont massivement affectées au budget général de la France plutôt que d’être fléchées sur le développement de l’économie circulaire française. Une nouvelle augmentation de la taxe sur le service public de gestion des déchets est inacceptable pour les collectivités qui subissent déjà ses effets injustement et qui n’ont d’autre choix que de répercuter son montant sur la fiscalité locale liée aux déchets. Cela impact directement le pouvoir d’achat des contribuables locaux sans produire d’effets quant à l’accélération de l’économie circulaire. La nouvelle augmentation proposée dans le Projet de loi de finances 2026 pèserait lourdement sur le budget des collectivités dès l'année prochaine avec des hypothèses de réduction des déchets prises par le gouvernement (-8% par an environ) grandement surestimées par rapport aux évolutions constatées (-2% par an sur les 15 dernières années). C’est pourquoi, cet amendement propose, en l’absence de rééquilibrage à ce stade de la TGAP entre metteurs sur le marchés, éco organismes et collectivités, de stabiliser le montant de la TGAP payée par les seules collectivités en bout de chaîne et d’appliquer la baisse du taux de TVA prévue à cet article, pour atténuer partiellement les effets de la fiscalité nationale sur ce service public locale de première nécessité dont les prélèvements simultanés de la TVA, de la TGAP, et des frais de gestion représente en moyenne plus de 20% du coût de la gestion des déchets ménagers. Cet amendement a été travaillé en coordination avec AMORCE. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000372
Dossier : 372
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Non soutenu
15/01/2026
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La Taxe Générale sur les Activités Polluantes sur le volet déchets a fortement augmenté entre 2020 et 2025, faisant porter une charge financière difficilement supportable pour les collectivités, principales contributrices de cette taxe (plus de 70 % des recettes de la TGAP Déchets proviennent directement ou indirectement des collectivités). La forte augmentation de la TGAP Déchets entre 2020 et 2025 a été acceptée par les collectivités en échange de promesses de montée en puissance des filières REP, ce qui ne s’est pas avéré. Selon les calculs d’Intercommunalités de France, la TGAP Déchets a ainsi coûté près de 850 millions d’euros pour les collectivités en 2025, contre 300 en 2019. Toujours selon Intercommunalités de France, la hausse proposée de la TGAP par l’article 21 du PLF 2026 alourdirait la charge pesant sur les collectivités à plus de 1,35 milliards d’euros en 2030, si les tonnages incinérés ou enfouis restent inchangés, soit une augmentation d’environ 60% en 5 ans. Les associations de collectivités sont unanimes dans leur opposition à cette charge supplémentaire sur la fiscalité déchets. Par ailleurs, l’incinération ou l’enfouissement des déchets restent les seuls exutoires pour des déchets n’ayant pas trouvé d’autres valorisations plus en amont dans la hiérarchie de traitement des déchets. Les collectivités et les opérateurs doivent donc gérer un flux de déchets non recyclés, parfois non recyclables, et non triés sur lequel elles n’ont que très peu de marge de manœuvre, se retrouvant en bout de chaîne de traitement. La hausse proposée de la TGAP Déchets dans cet article n’aidera en rien la réduction de ce flux de déchets ultimes. La baisse constatée des déchets enfouis ou incinérés au cours des dernières années tient plutôt de l’extension des consignes de tri, du développement du tri des biodéchets et aux exigences de recyclabilité des produits mis sur le marché. A contrario, cette augmentation de la TGAP sur l’enfouissement et les unités de valorisation énergétique (UVE) ne fera qu’alourdir la charge financière portée par les collectivités et opérateurs. Ce lourd coût financier supplémentaire se répercutera sur la fiscalité déchets payée par les contribuables, alors que la généralisation du geste de tri visait à l’effet inverse. Enfin, cette taxe gagnerait en efficacité si elle était fléchée vers des politiques publiques de déchets, plutôt que de concourir au budget général de l’Etat. Les collectivités exemplaires s’en retrouveraient récompensées et les recettes de la TGAP aideraient, via par exemple le Fonds Economie Circulaire de l’ADEME, à développer encore davantage les actions de prévention, réduction, collecte et traitement des déchets dans les collectivités. Cet amendement a été préparé par Intercommunalités de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000406
Dossier : 406
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Adopté
15/01/2026
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Au lieu d’apporter un soutien renforcé aux sportifs professionnels dans la gestion de leur après-carrière, la modification proposée supprimerait la possibilité de déduire fiscalement les dépenses engagées pour leur reconversion. Or, dans la majorité des disciplines, les revenus des sportifs demeurent modestes, parfois précaires et discontinus : seules quelques exceptions dans des sports très médiatisés connaissent des rémunérations substantielles. La période de reconversion est fondamentale pour ces professionnels qui, après avoir consacré des années à la pratique de leur sport, doivent s’adapter et investir dans la construction d’une nouvelle trajectoire professionnelle. Mettre fin à la déduction de leurs dépenses de formation ou d’accompagnement dans ce moment clé, c’est instaurer une iniquité fiscale et pénaliser leur volonté de réussir une transition sereine. À l’heure où l’engagement des sportifs français a été mis à l’honneur lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 et qu'il sera prochainement sous les projecteurs avec les Jeux olympiques et paralympiques de 2030, il serait contradictoire et regrettable de retirer un dispositif essentiel pour la transition professionnelle après leur carrière. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000420
Dossier : 420
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à soutenir le verdissement des flottes automobiles en France, en privilégiant les véhicules les plus vertueux et les plus adaptés aux usages du quotidien, tout en veillant à la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs et à la pérennité de la filière automobile. Il encourage l’adoption de solutions de mobilité durable et accessibles. Depuis le 1er janvier 2022, un véhicule de tourisme immatriculé pour la première fois en France, neuf ou importé, est soumis à une taxe au poids ou « Taxe sur la masse en ordre de marche » (TMOM, ou malus masse). L’objectif d’une telle mesure est d'encourager les consommateurs à s'orienter vers les véhicules particuliers les plus légers. Mais l’article 97 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 a mis fin, au 1er janvier 2025, à l’exonération des véhicules hybrides rechargeables de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂, instaurant à la place un abattement de 200kg dans le calcul du malus masse pour les véhicules dont l’autonomie est supérieure à 50 kilomètres.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000425
Dossier : 425
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Tombé
15/01/2026
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Le statut du bailleur privé voté à l’Assemblée nationale puis au Sénat a permis d’affiner les débats, s’agissant de la rentabilité susceptible de permettre une réelle augmentation de la production de logements neufs et de l’achat de logements anciens à rénover en profondeur pour les remettre à niveau, notamment du point de vue de la performance énergétique. Le présent amendement tire les conséquences des échanges nourris avec les professionnels sur 4 points majeurs. Par ordre d’importance : 1. Il permet, par son 4°, d’imputer le déficit foncier créé par l’amortissement sur les revenus globaux, dans la limite du plafond actuel de 10 700€ (et 21 400€ en cas de travaux de rénovation énergétique, via la prolongation de 2025 à 2027 de ce doublement du plafond, inscrite dans l’article 12 octies). Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez de cash pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent cash, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements (et même, d’après l’écriture actuelle de l’article 12 octies, des intérêts d’emprunt) vise en pratique à écarter la classe moyenne de l’investissement immobilier, davantage encore qu’aujourd’hui. Pour mémoire, cette non-imputation ne figure dans aucun des amendements initiaux de l’Assemblée ou du Sénat. Elle a été ajoutée par des sous-amendements du Gouvernement, déposés quelques heures avant les débats. Le 4° permet également le doublement du déficit foncier pour les investisseurs recourant à l’amortissement. Ce doublement, qui figurait dans l’amendement initial présenté au Sénat, apparaît utile pour favoriser l’investissement des investisseurs ayant recours à l’emprunt. 2. Il permet, par son 3°, d’augmenter le plafond d’amortissement ou d’avantage fiscal. Pour mémoire, le rapport Cosson-Daubresse ne prévoyait aucun plafond de ce type. Un plafond figurait dans l’amendements présenté à l’Assemblée, à hauteur de 10 000€ pour l’avantage fiscal perçu du fait de l’amortissement. Aucun plafond ne figurait au Sénat. Dans les deux cas, par sous-amendement, le Gouvernement a fait adopter un plafond de l’amortissement à hauteur de 8 000€. Cela revient à un maximum d’investissement de 278 000€ pour un logement neuf, et de 330 000€ environ pour un logement ancien avec travaux. Ces plafonds sont donc inférieurs à ceux du dispositif Denormandie (400 000€ d’investissement – euros de 2018, pas actualisé depuis). Quant au LMNP, ce sont les revenus fonciers qui sont plafonnés, à 77 700€, soit, avec un rendement de 10% (ce qui est déjà très élevé), à un investissement de 777 000€. Le 3° propose donc d’ajuster le plafonnement. Deux options existent pour permettre un investissement jusqu’à 500 000€ (2 biens en zone assez tendue) : soit garder un plafond pour l’amortissement, en le portant à 16 000€ pour le neuf et l’ancien, soit plafonner l’avantage fiscal résultant de l’amortissement à 6 000€. Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable car il défavorise la classe moyenne par rapport aux ménages aisés : tous sont soumis au même plafond brut, alors que l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41% que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17% statistiquement. Aussi, une logique de plafonnement de l’avantage fiscal serait plus pertinente. 3. Il permet, par son 1° et son 2°, de maintenir un plafond de loyer et de ressources du locataire de niveau intermédiaire, mais en calquant ces niveaux sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantage. En effet, le dispositif Loc’Avantage, qui implique un conventionnement avec l’Anah pour 6 ans, implique une variation du loyer au fil du temps, selon les loyers de marché. Le propriétaire a donc beaucoup de mal à anticiper l’évolution du loyer de son bail. Cela ne pose pas beaucoup de problème pour Loc’Avantages, puisque l’engagement est de 6 ans et que les locataires déménagent peu (ce qui signifie que le même locataire reste souvent en place du début à la fin). En revanche, pour le dispositif du bailleur privé, cela poserait problème puisque l’engagement est plus long (9 ans) et que l’objectif est que la mise en location soit longue (ce à quoi l’amortissement incite naturellement), dans le même esprit qu’un investisseur institutionnel. Il est donc logique que le plafond de loyer soit plus prévisible, et calqué sur celui dont bénéficient les investisseurs institutionnels. 4. Il permet, par son 1° et son 2°, d’augmenter de 0,5% les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à augmenter un peu la rentabilité, et à tenir compte, notamment pour le neuf, du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000428
Dossier : 428
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet d’exonérer réellement d’impôts, de droits et de prélèvements de toute nature les indemnités versées aux éleveurs dans le cadre des crises sanitaires animales, sans Le dispositif actuellement prévu à l’article 75-0 A du code général des impôts (CGI) s’avère inadapté face à l’ampleur des crises sanitaires récentes et à la diversité des situations rencontrées. Les indemnités versées par l’État constituent un soutien vital pour des exploitations frappées de plein fouet, qui perdent l’intégralité de leur chiffre d’affaires en raison d’abattages sanitaires. Par Ces exonérations ne doivent pas être subordonnées au renouvellement du cheptel. De nombreux éleveurs, confrontés à un abattage total prescrit par l’administration, ne sont pas en |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000472
Dossier : 472
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet amendement de compromis vise à : |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000055
Dossier : 55
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Voir le scrutin
15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à maintenir le seuil de déclenchement de l’imposition à 1,3 M€ comme cela est le cas actuellement. Pour rappel, en près de 20 ans, entre 2003 et 2022, le revenu moyen des 0,1 % de Français les plus aisés a plus que doublé en euros courants (+ 119 %), soit une augmentation bien supérieure à l’inflation, et « 2,6 fois plus forte que pour le reste des foyers fiscaux (+ 46 %) », selon l’Insee. Ainsi, ces foyers à très hauts revenus gagnent en moyenne 167 fois plus que le quart des foyers les plus modestes (contre 95 fois plus en 2003). Surtout, le plus choquant est de constater qu’en 20 ans, le taux d’imposition des foyers à très hauts revenus a baissé, alors qu’il reste stable pour les autres contribuables. De 29,2 % en 2003, le taux moyen d’imposition des ultrariches a été ramené à 25,7 % en 2022, selon l’Insee, en raison notamment de la baisse du taux marginal le plus élevé et de l’instauration du PFU. Dans le contexte de prospérité phénoménale de ces ménages que l’Insee détaille d’une part ; et dans le contexte budgétaire national difficile que nous connaissons d’autre part, une baisse supplémentaire de la fiscalité des ultra-riches serait incompréhensible. Aussi, le présent amendement vise à éviter une telle injustice et à maintenir le seuil de déclenchement de l’imposition à 1,3 M€, comme cela est le cas actuellement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000567
Dossier : 567
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Adopté
15/01/2026
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000568
Dossier : 568
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet amendement vise à maintenir l’exemption du malus masse pour les véhicules de tourisme micro-hybrides. Aujourd’hui, les micro-hybrides ont un abattement de 100 kg sur leur masse en ordre de marche. Or, le PLF 2026 voudrait conditionner cet abattement à compter de 2027 à une puissance maximale nette du moteur électrique supérieure à 30 kilowatts. À cause de cette mesure, un grand nombre de véhicules seront pénalisés par un malus masse qui pèsera sur les entreprises et notre industrie automobile. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000057
Dossier : 57
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à conserver le principe actuel selon lequel toutes les personnes physiques ayant leur domicile fiscal en France sont imposables à l’IFI (ou dans le cas présent à ce nouvel impôt sur la fortune) sur l’ensemble de leurs biens soumis à l’IFI (ou à ce nouvel impôt), qu’ils soient situés en France ou à l’étranger. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000578
Dossier : 578
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Tombé
15/01/2026
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Amendement de repli Cet amendement vise à geler l’augmentation du malus qui pèse sur les automobiles. Il convient ainsi de garder les montants fixés du 1er mars 2025 jusqu’au 31 décembre 2028 pour offrir une stabilité aux consommateurs et à toute la filière automobile. Le I. vise spécifiquement le malus carbone. Le II. vise le malus poids. L’augmentation continuelle des malus nuit au marché automobile et au renouvellement du parc automobile. Ainsi, l’âge moyen du parc automobile français pourrait atteindre les 13 ans en 2025, avec des véhicules de plus en plus âgés et donc moins performants en termes d’émissions polluantes que des véhicules neufs. Aussi, il convient non pas d’augmenter la fiscalité sur le malus carbone mais de créer un moratoire pour permettre au parc automobile d’être plus attractif. Ce moratoire du malus permettra ainsi de faire baisser le coût des voitures, d’attirer à nouveau la clientèle et par-là de créer de nouvelles rentrées fiscales via la TVA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000579
Dossier : 579
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Non soutenu
15/01/2026
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Amendement de repli. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000580
Dossier : 580
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à s’assurer que les véhicules hybrides rechargeables, hydrogènes et électriques seront bien exclus du malus masse. La rédaction proposée dans ce PLF, mentionne les « véhicules à faible empreinte carbone » qui sont définis aux articles L. 224‑6‑5 à L. 224‑6‑8 et dont la rédaction pourrait être amenée à évoluer, notamment par voie règlementaire. Il convient donc de préciser davantage quels sont les véhicules exclus de ce malus. Il s’agit par là de ne pas pénaliser les industriels qui s’engagent dans cette transition et ont massivement investi dans différentes technologie : l’électrique et l’hybride. C’est par ailleurs une mesure pragmatique. L’électrique ne convient pas à tous les usages et l’hybride vient apporter une solution supplémentaire. La France doit prôner une neutralité technologique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000582
Dossier : 582
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Non soutenu
15/01/2026
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L’article 793 du CGI prévoit une exonération de 75 % de la valeur des bois et forêts et des parts de groupement forestier en cas de transmission à titre gratuit. Depuis sa création, ce dispositif distingue la valeur du sol de la valeur des arbres afin de taxer aux droits de mutation la seule valeur du sol estimée à 25 %. La valeur des arbres est quant à elle taxée à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du forfait forestier. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000059
Dossier : 59
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15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à maintenir dans l’assiette de la contribution des hauts patrimoines les biens meubles et immeubles non affectés à une activité commerciale ou industrielle et d'élargir celle-ci aux biens immobiliers loués car il n’est pas question d’être moins-disant que l'IFI actuelen créant un privilège fiscal pour les rentiers. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000060
Dossier : 60
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à intégrer dans l’assiette de l’impôt sur la fortune revisité les objets d’art dont la valeur dépasse 250 000 euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000061
Dossier : 61
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à limiter les possibilités de déductions des dettes contractées par le redevable pour déterminer la valeur nette imposable, en supprimant la déductibilité des dettes contractées pour des travaux d’amélioration, de construction ou d’agrandissement, qui sont généralement plus coûteux que les simples frais de réparation ou d’entretien, qui sont déjà pris en compte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000618
Dossier : 618
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Adopté
15/01/2026
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L’article 11 sexies du PLF 2026 institue une contribution sur les revenus publicitaires et les recettes tirées de la valorisation des données des utilisateurs situés en France, due par les entreprises exploitant un service de réseau social en ligne. Si l’on comprend la logique qui sous-tend cet article 11 sexies, il ne peut cependant être maintenu : - Si la France se singularisait par cette initiative fiscale, ciblant spécifiquement les entreprises américaines, elle provoquera une réaction déjà annoncée des Etats-Unis, sous la forme de rétorsions commerciales à l’encontre des produits français emblématiques tels que les vins et spiritueux. A contrario, elle ouvrirait davantage le marché américain à nos compétiteurs européens, comme l’Espagne et l’Italie dans le domaine des vins et spiritueux ; -Enfin, une telle taxe pèsera en réalité sur les entreprises françaises, puisque les coûts d’achat de la publicité en ligne seront majorés de cette contribution. C’est la compétitivité de nos entreprises qui en serait encore amoindrie ; Pour toutes ces raisons, il convient de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000620
Dossier : 620
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Rejeté
15/01/2026
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L’article 10 quater vise à instaurer une incitation fiscale afin d’encourager le taux d’utilisation du matériel agricole par le recours à la mutualisation de ces équipements au sein de coopératives agricoles, selon la rédaction issue des travaux de l’Assemblée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000622
Dossier : 622
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Rejeté
15/01/2026
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L’article 10 quater vise à instaurer une incitation fiscale afin d’encourager le taux d’utilisation du matériel agricole par le recours à la mutualisation de ces équipements au sein de coopératives agricoles, selon la rédaction issue des travaux de l’Assemblée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000623
Dossier : 623
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Adopté
15/01/2026
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L’article 793 du CGI prévoit une exonération de 75 % de la valeur des bois et forêts et des parts de groupement forestier en cas de transmission à titre gratuit. Depuis sa création, ce dispositif distingue la valeur du sol de la valeur des arbres afin de taxer aux droits de mutation la seule valeur du sol estimée à 25 %. La valeur des arbres est quant à elle taxée à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du forfait forestier. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000685
Dossier : 685
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement vise à conserver la réduction d’impôt pour frais de scolarité. Alors même que ce Gouvernement est incapable de faire des économies, il est inconcevable de le laisser accroître encore davantage la pression fiscale sur les familles modestes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000686
Dossier : 686
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la fiscalisation des indemnités journalières des affections longue durée (ALD). Alors même que ce Gouvernement est incapable de faire des économies, il est inconcevable de le laisser faire la poche des malades pour réduire un déficit qu’il a largement contribué à accroître. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000688
Dossier : 688
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Adopté
15/01/2026
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L’article 11 septies du projet de loi de finances pour 2026, introduit par le Sénat, prévoit la suppression de l’exonération d’IFER mobile applicable aux stations radioélectriques déployées en zone de montagne entre 2017 et 2020. Cette exonération, introduite par la loi Montagne II, répondait à un objectif clair : rendre économiquement possibles les déploiements de réseaux mobiles dans les zones de montagne, caractérisées par des coûts d’installation et d’exploitation nettement supérieurs à la moyenne nationale. Les opérateurs ont engagé leurs investissements sur la base de ce cadre fiscal stable, précisément défini et limité dans le temps. Depuis 2017, près de 14 000 sites ont ainsi été déployés dans les massifs. La remise en cause de cette exonération entraînerait pour le secteur plusieurs dizaines de millions d’euros de charges supplémentaires, pesant principalement sur des sites structurellement peu rentables. Elle risquerait, de ce fait, de fragiliser le maintien et le développement de la couverture mobile dans des territoires déjà contraints. Cette mesure apparaît d’autant plus inopportune à l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030, pour lesquels les territoires de montagne constitueront une vitrine internationale et dont la réussite reposera en grande partie sur la qualité et la robustesse des réseaux de communications électroniques. Enfin, il convient de rappeler que l’IFER mobile constitue déjà une imposition dynamique, dont le produit est passé de 125 millions d’euros en 2011 à 370 millions d’euros en 2024, et qui est appelée à croître encore avec les déploiements liés à la 5G. C’est pourquoi, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000715
Dossier : 715
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Le présent article, issu du Sénat, prévoit un abaissement du plafond de l’abattement proportionnel de 10 % sur les pensions et retraites à 3000 euros, tout en conservant le recentrage de l’abattement spécial sur les personnes de plus de 65 ans et les invalides. Bien que cette mesure soit moins violente que la réforme proposée initialement par le Gouvernement, elle n’en demeure pas moins porteuse d’un accroissement de la pression fiscale sur les retraités. Par conséquent, le présent amendement supprime cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000793
Dossier : 793
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement a pour objet de réécrire le dispositif du renouvellement des flottes aériennes introduit au Sénat afin d’inciter les compagnies à investir dans des appareils de nouvelle génération, plus sobres et moins bruyants, en précisant que ce dispositif s’applique uniquement au remplacement du matériel répondant aux normes environnementales les plus exigeantes en matière de réduction des émissions et d’empreinte sonore. Il propose, pour les acquisitions réalisées entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2029, un suramortissement fiscal à hauteur de 30 % de la valeur d’origine pour les avions neufs qui se conforment aux dernières normes environnementales les plus exigeantes existantes, tant en termes de réduction des émissions de CO2 (CAEP/10 Standard CO2, Volume III Annexe 16) que d’empreinte sonore (Chapitre 14, Volume I Annexe 16), se traduisant ainsi par une réduction d’au moins 15 % des émissions de dioxyde de carbone par rapport aux aéronefs actuellement en service – ce seuil constituant une moyenne et pouvant être largement dépassé par certains avions de nouvelle génération – et une diminution d’environ 30 % de l’empreinte sonore grâce aux progrès réalisés en matière de motorisation et d’aérodynamisme. Ce mécanisme, inspiré des dispositions en vigueur depuis 2019 dans le secteur maritime, est limité à trois ans, encadré et plafonné à 50 millions d’euros annuel par groupe fiscal éligible, et contribue ainsi à la fois à la transition écologique, à la souveraineté économique et à la mobilisation des investissements dans les filières stratégiques. Afin d’éviter tout effet d’aubaine et de limiter la croissance du parc aérien, la déduction s’applique uniquement aux avions de nouvelle génération acquis en remplacement d’appareils existants. Dans le même sens, elle est étalée sur une durée minimale de cinq ans, réservant ainsi l’accès au dispositif aux entreprises qui s’engagent durablement dans le renouvellement et la décarbonation de leur flotte. Cette mesure s’inscrit pleinement dans la stratégie de décarbonation du transport aérien à l’horizon 2050, fixée par la feuille de route Destination 2050 adoptée par les acteurs européens du secteur et cohérente avec les objectifs du paquet législatif européen Fit for 55. L’amendement traduit ainsi dans la loi les engagements pris par la France en matière de transition énergétique et vise à renforcer l’alignement de la politique nationale avec les objectifs européens de neutralité carbone. Le renouvellement des flottes constitue à ce titre un pilier majeur pour réduire l’empreinte sonore et les émissions de CO2 du secteur, et représente à lui seul 27% de l’objectif de décarbonation du transport aérien dans la feuille de route Destination 2050, et près de 50% des objectifs définis pour les compagnies françaises à l’horizon 2030. Or ce renouvellement représente un coût très élevé pour les compagnies européennes, qui, sans dispositif de soutien, se trouvent en position de faiblesse dans un contexte de concurrence internationale inéquitable. En effet, certaines compagnies aériennes hors Union européenne bénéficient de subventions importantes pour l’achat de nouveaux avions. Cette distorsion compromet gravement les efforts des compagnies européennes en faveur d'une transition écologique équitable et efficace, tout en laissant la concurrence internationale, soutenue par des subventions, prendre une avance déloyale. Afin de renforcer la souveraineté industrielle de l’Europe, le dispositif prévoit une bonification de dix points pour les avions principalement conçus, assemblés ou produits dans un État membre de l’Union européenne. Cette disposition vise à orienter les investissements vers la filière aéronautique européenne et à soutenir sa compétitivité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000795
Dossier : 795
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’entrée en vigueur du malus masse sur les véhicules électriques au 1er juillet 2026 ainsi que l’entrée en vigueur du malus masse sur les véhicules à hydrogène à compter du 1er janvier 2028. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000798
Dossier : 798
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet amendement vise à soutenir le verdissement des flottes automobiles en France tout en veillant à la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs et à la stabilité de la filière automobile française. Il encourage l’adoption de solutions de mobilité durables et accessibles. En France, un véhicule de tourisme immatriculé pour la première fois, neuf ou importé, est soumis à une taxe au poids (taxe sur la masse en ordre de marche, ou malus masse), afin d'encourager économiquement les consommateurs à s'orienter vers les véhicules les plus légers. Alors que les micro-hybrides jouissent d’un abattement de 100kg sur leur masse en ordre de marche, dans la mise en œuvre du malus, le projet de loi de finances pour 2026 vient conditionner cet abattement à compter de 2027 à une puissance maximale nette du moteur électrique supérieure à 30 kilowatts. De ce fait, un nombre important de modèles de véhicules vertueux sera demain soumis au malus masse, faisant mécaniquement augmenter leur prix d’achat. Une telle disposition portera un coup à la dynamique d’électrification et au verdissement du parc, nuira à la cohérence de la politique de soutien en la matière, et fragilisera le tissu industriel. Cette situation impactera directement les constructeurs français qui investissent massivement depuis des années pour développer ces modèles de véhicules et contribuent à la transition énergétique, ainsi que l’activité, l’emploi et la pérennité de nombreux sites de production. Par ailleurs, la fixation du seuil à 30kW ne paraît à ce jour pas pertinente. Elle vient pénaliser des véhicules accessibles économiquement pour les familles françaises mais vertueux sur le plan environnemental, et favorise à l’inverse des modèles beaucoup plus puissants - et onéreux. C’est pourquoi cet amendement propose d’abaisser le seuil d’assujettissement à l’abattement à 14kW, qui s’avère en effet plus approprié en ce qu’il permet de préserver des modèles de tension supérieure, accessibles, mais vertueux, et poursuivre la dynamique d’électrification et de verdissement.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000799
Dossier : 799
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Non soutenu
15/01/2026
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Cet amendement vise à soutenir le verdissement des flottes automobiles en France, en privilégiant les véhicules les plus vertueux et les plus adaptés aux usages du quotidien, tout en veillant à la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs et à la pérennité de la filière automobile. Il encourage l’adoption de solutions de mobilité durable et accessibles. Depuis le 1er janvier 2022, un véhicule de tourisme immatriculé pour la première fois en France, neuf ou importé, est soumis à une taxe au poids ou « Taxe sur la masse en ordre de marche » (TMOM, ou malus masse). L’objectif d’une telle mesure est d'encourager les consommateurs à s'orienter vers les véhicules particuliers les plus légers. Mais l’article 97 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 a mis fin, au 1er janvier 2025, à l’exonération des véhicules hybrides rechargeables de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂, instaurant à la place un abattement de 200kg dans le calcul du malus masse pour les véhicules dont l’autonomie est supérieure à 50 kilomètres. Or, les véhicules hybrides rechargeables répondent un besoin de mobilité particulier. Ils accompagnent également les automobilistes dans la transition de leurs usages et constituent généralement une première étape vers l’acquisition d’un véhicule 100% électrique. Il est alors essentiel de continuer à soutenir la décarbonation avec des véhicules électrifiés vertueux et de poursuivre une politique incitative pour les consommateurs. Cet amendement propose donc d’alléger la fiscalité pesant sur l’acquisition de véhicules hybrides rechargeables les plus vertueux, en proposant une exemption au malus pour les hybrides rechargeables qui atteignent un score environnemental minimal dont le seuil est défini par décret et dont l’autonomie est au moins égale à 80km. Ce seuil semble pertinent en ce qu’il couvre les usages quotidiens moyens, notamment dans les zones où les bornes de recharge sont encore peu implantées, afin d'offrir une autonomie suffisante pour que chacun puisse recharger son véhicule. Face à l’impérieux enjeu de la souveraineté industrielle, ce dispositif donne de la visibilité aux constructeurs automobiles qui ont investi dans cette technologie, notamment en France, et qui sont aujourd’hui confrontés à une concurrence internationale intense et à de fortes difficultés économiques, sources de vives inquiétudes pour l’emploi dans nos territoires.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000819
Dossier : 819
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15/01/2026 00:00
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Adopté
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de s’opposer à un nouveau durcissement du malus automobile prévu à compter de 2028. L’article 13 institue en effet une hausse de la fiscalité automobile, qui pèserait directement sur les ménages, en particulier ceux dépendant de véhicules familiaux, souvent plus lourds et indispensables aux déplacements du quotidien. Une telle évolution risque d’accentuer les contraintes pesant sur des foyers qui ne disposent pas d’alternative crédible à l’usage de la voiture. Au-delà de son impact sur les usagers, cette trajectoire fiscale crée une incertitude préjudiciable pour l’ensemble de la filière automobile. L’industrie a besoin de visibilité, de stabilité législative et de règles durables pour adapter ses investissements, ses chaînes de production et ses stratégies d’innovation. La multiplication des durcissements programmés fragilise cette capacité d’adaptation et nuit à la compétitivité du secteur. Dans ce contexte, le présent amendement vise à supprimer les barèmes applicables en 2028 au titre du malus CO₂, de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et de la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques, afin de préserver à la fois le pouvoir de mobilité des familles et la nécessaire stabilité réglementaire dont l’industrie automobile a impérativement besoin. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000857
Dossier : 857
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement a pour objet d’exonérer réellement d’impôts, de droits et de prélèvements de toute nature les indemnités versées aux éleveurs dans le cadre des crises sanitaires animales, sans condition liée au renouvellement du cheptel. Le dispositif actuellement prévu à l’article 75-0 A du code général des impôts (CGI) s’avère inadapté face à l’ampleur des crises sanitaires récentes et à la diversité des situations rencontrées. Les indemnités versées par l’État constituent un soutien vital pour des exploitations frappées de plein fouet, qui perdent l’intégralité de leur chiffre d’affaires en raison d’abattages sanitaires. Par ailleurs, le respect par les éleveurs des mesures de prévention et de lutte contre les maladies animales contribue à la protection de l’ensemble du cheptel national. Ces exonérations ne doivent pas être subordonnées au renouvellement du cheptel. De nombreux éleveurs, confrontés à un abattage total prescrit par l’administration, ne sont pas en mesure de reprendre leur activité. Dans la mesure où ces indemnités visent à réparer un préjudice, il serait contraire à leur nature indemnitaire d’en conditionner le bénéfice à la poursuite de la même activité |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000861
Dossier : 861
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Non soutenu
15/01/2026
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Les navires à passagers faisant escale en europe sont sousmis à plusieurs mécanismes contraignants de réduction des émissions : le système européen d’échange de quotas de CO2, la zone SECA en Méditerranée, l’abaissement des teneurs en soufre des carburants et l’obligation croissante de branchement électrique à quai prévue par le règlement AFIR. L’article 16 sexies instaure une taxe de 15 euros par passager et par escale applicable aux navires de croisière faisant étape sur le territoire français, entraînant une hausse substantielle et généralisée du coût des escales dans les ports nationaux. Dans un contexte de concurrence internationale particulièrement vive dans le domaine maritime, et alors que les installations portuaires constituent des infrastructures stratégiques, l’instauration d’une telle taxe serait de nature à porter atteinte à leur activité économique sans pour autant mitiger les effets négatifs de ces activités. Cette taxe risque en effet d’inciter les armateurs à privilégier les ports étrangers offrant des conditions fiscales plus favorables. Ces mêmes ports disposant souvent d’exigences environnementales moins contraignantes. Cela parait aller à l’encontre des efforts particulièrement importants consentits par l’Etat et les collectivités en matière d’installation de connexions électriques à quai. En effet ces travaux qui permettent de limiter la polution locale et globale en incitant les armateurs à équiper leur flotte et à faire escale dans des ports rendus plus atractifs car plus vertueux supposent de rester compétitifs, notament sur le plan fiscal. Aussi, les gestionaires portuaires sont d’ores et déjà en mesured’imposer, progressivement et selon les particularités de chaque territoire, la conectabilité des navires faisant escale. Il apparait donc judicieux de laisser aux territoires le choix de la stratégie à définir en matière d’acceuil, plutôt que d’instaurerune nouvelle taxe indiscriminée, susceptible de compromettre tant les dynamiques locales que les capacités portuaires nationales sans pour autant réduire la polution globale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000883
Dossier : 883
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Non soutenu
15/01/2026
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L’article 11 du projet de loi de finances pour 2026 propose d’anticiper à 2028 la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Cependant, dans un contexte de fortes contraintes sur les finances publiques, une telle mesure n'apparaît pas opportune. Le présent amendement propose donc la suppression de l’article 11, afin de préserver les marges de manœuvre budgétaires de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000893
Dossier : 893
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Retiré
15/01/2026
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La loi n° 2005-157 du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux avait introduit une exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) bénéficiant spécifiquement aux zones humides, afin de renforcer les outils de préservation de ces milieux naturels essentiels. Cette mesure visait à reconnaître et à encourager les pratiques de gestion durables mises en œuvre par les titulaires de droits réels ou personnels sur ces parcelles, tout en leur permettant de s’engager activement dans la préservation de la biodiversité et des ressources en eau. Supprimée par la loi de finances pour 2014, cette exonération avait été rétablie en 2016 par la loi n° 2016-1087 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, témoignant de son utilité environnementale et socioéconomique. Les zones humides rendent en effet des services écosystémiques irremplaçables : elles limitent les inondations et les sécheresses, améliorent la qualité de l’eau par filtration et épuration, stockent du carbone et constituent des réservoirs majeurs de biodiversité. Leur rôle est reconnu à la fois par les politiques européennes (règlement sur la restauration de la nature, BCAE2) et nationales (Plan national d’actions en faveur des milieux humides, Stratégie nationale biodiversité, Stratégie nationale bas carbone). Dans un contexte de changement climatique, où la gestion durable des ressources naturelles devient un impératif, le maintien de cette exonération représente un signal fort adressé aux acteurs socioéconomiques concernés – notamment les agriculteurs – pour reconnaître leur contribution à la préservation de ces milieux fragiles. L’amendement propose donc de maintenir l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties bénéficiant spécifiquement aux zones humides, prévue à l’article 1395 B bis du code général des impôts. Cette mesure s’inscrit pleinement dans les objectifs de reconquête de la biodiversité, d’adaptation au changement climatique et de soutien aux pratiques agricoles respectueuses des écosystèmes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000921
Dossier : 921
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à s’opposer à la proposition du Gouvernement de supprimer la réduction d’impôt relatives aux indemnités perçues en cas d’affection longue durée (ALD), dont la version amendée par le Sénat (fiscalisation à 50 %) demeure problématique. En effet, il est difficilement acceptable de demander des efforts aux personnes souffrant d’ALD d’une part tout en refusant toute mesure de justice fiscale d’autre part (ISF, taxe Zucman, etc.). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000922
Dossier : 922
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Adopté
15/01/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à s’opposer à la proposition du Gouvernement de supprimer la réduction d’impôt pour frais de scolarité des enfants à charge dans l’enseignement secondaire et supérieur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000923
Dossier : 923
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Rejeté
15/01/2026
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés vise à supprimer cet article qui prévoit la reprise de la suppression progressive de la CVAE. La diminution des impôts dits de production depuis 2021 représente chaque année un cadeau de 15 milliards d’euros aux entreprises, sans aucune contrepartie. Déjà diminuée de moitié, le Gouvernement souhaite engager la suppression progressive de la seconde moitié de cet impôt entre 2026 et 2028. Alors qu’il n’est acquitté que par les entreprises réalisant plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires, une telle proposition continuera de privilégier en premier lieu les grandes entreprises au détriment du reste de l’économie. Le conseil des prélèvements obligatoires lui-même, dans un rapport remis le mois dernier, démontrait les limites de la suppression de la CVAE pour renforcer la compétitivité de nos entreprises, en particulier industrielles, lui privilégiant une mesure sur la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S). En outre, la suppression de la CVAE, en ce qu’elle est une des composantes de la contribution économique territoriale (CET), affaiblit les ressources des collectivités territoriales qui perdent ainsi une part importante de recettes fiscales, dont la compensation n’est pas intégralement assurée par l’État. Une situation que les dispositions de l’article 33 du présent PLF va même accroître en neutralisant la dynamique de produit. Notre groupe souhaite rétablir graduellement la CVAE en la ciblant sur les grandes entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Dans l’attente nous proposons donc la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000925
Dossier : 925
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Retiré
15/01/2026
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Cet article 9 ter prévoit que les prestations de livraison de repas à domicile puissent ouvrir droit au CISAP, même lorsqu’elles ne s’inscrivent pas dans une offre de services incluant des activités réalisées au domicile. Etant donné qu’il élargit de fait le champ du CISAP, cet article tendra à en accroître le coût dans un contexte où de nombreux efforts sont demandés aux plus modestes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000926
Dossier : 926
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement vise à maintenir, pour l’année 2026, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises au même niveau qu’en 2025, sans réduire les taux. L’objectif est de garantir que les entreprises les plus profitables participent pleinement à l’effort collectif, conformément aux principes de justice fiscale, de solidarité nationale et de redistribution. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000929
Dossier : 929
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Tombé
15/01/2026
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Cet amendement vise à préserver l’exonération fiscale dont bénéficient les indemnités versées aux personnes atteintes d’une affection comportant un traitement prolongé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000932
Dossier : 932
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Voir le scrutin
15/01/2026 00:00
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Rejeté
15/01/2026
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Ce dispositif proposé par le Groupe socialistes et apparentés, s’inspire et renforce une proposition initialement introduite par le MODEM en première lecture. Le dispositif vient élargir l’assiette de l’IFI en y intégrant la fortune financière dite non professionnelle : placements dans des fonds d’investissement, assurance vie, etc. Il modifie la règle de l’abattement pour résidence principal, en la transformant en un abattement plafonné forfaitairement à 1 million d’euros, applicable à une résidence principale ou secondaire, permettant de prendre en compte des cas fréquent d’une maison familiale qui viendrait à ne plus être occupée à titre principal notamment par des propriétaires seniors. Cet impôt reste tout à fait supportable pour les plus aisés (le taux n’est que au maximum de 1,5 % sur la tranche supérieure à 10 millions quand le niveau de rendement du capital des multimillionnaires dépasse généralement les 6 %) et les biens dits professionnels sont complétement exonérés. Aussi, n’est assujettis que le patrimoine au-delà de 800 000 €, seuil auquel peut s’ajouter un abattement allant jusqu’à 1 million d’euro comme mentionné plus haut. Cet amendement de justice fiscale permettrait notamment de générer le rendement nécessaire pour le financement de la transition énergétique, les services publics et la réduction du déficit. Il a été adopté en commission des finances. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000934
Dossier : 934
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Rejeté
15/01/2026
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Cet amendement de suppression a été adopté en commission. L’article 9 bis prévoit que l’appréciation de la notion « d’ensemble de services » s’effectue au niveau du foyer fiscal, indépendamment du nombre ou de l’identité des structures ou prestataires intervenant, et non plus au niveau de la prestation elle-même. Cela neutralise pratiquement la portée de cette notion « d’ensemble de services » qui avait justement pour but d’encadrer l’éligibilité de prestations accomplies presque exclusivement à l’extérieur. En effet, pour être admises au bénéfice du crédit d’impôt, les prestations accomplies à l’extérieur devaient impérativement être rattachées à une offre globale incluant une prestation principale effectuée chez le contribuable et fournie par un même prestataire, garantissant ainsi le caractère unitaire et accessoire des activités réalisées à l’extérieur. Dès lors, en l’absence d’exigence d’unicité du prestataire, un contribuable pourrait en effet cumuler des services rendus hors du domicile par plusieurs organismes dès lors qu’il bénéficie par ailleurs du crédit d’impôt pour une prestation réalisée chez lui, même par un intervenant différent et même lorsque cette prestation ne dispose d’aucun lien avec celles réalisées à l’extérieur. Une telle évolution irait dans le sens d’une augmentation significative du coût du CISAP puisqu’elle reviendrait à étendre très largement le champ du crédit d’impôt, une disposition particulièrement problématique dans le contexte budgétaire actuel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000937
Dossier : 937
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Tombé
15/01/2026
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Depuis sa création en 2009, le crédit d’impôt international (C2I) est un outil stratégique de la politique culturelle et économique de la France. Il vise à soutenir la production en France d'œuvres cinématographiques ou audiovisuelles initiées par des producteurs étrangers. Il s’agit d’attirer sur notre territoire des productions cinématographiques et audiovisuelles internationales d’envergure, au bénéfice direct de l’économie locale et du rayonnement de notre pays.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000946
Dossier : 946
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15/01/2026
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Créé afin d’éviter que les héritiers d’un chef d’entreprise ne soient contraints à la transmission de l’entreprise de devoir la céder à un tiers ou de devoir prélever des sommes excessives sous forme de dividendes, le pacte Dutreil permet une exonération de 75 % de la valeur des parts ou actions transmises conditionnée au respect d’engagements de conservation et à l’exercice d’une fonction de direction par l’un des héritiers, donataires ou légataires durant la phase d’engagement collectif et pendant trois ans à compter de la transmission. Comme l’a souligné la Cour des comptes dans un rapport remis à la Commission des finances sur les droits de succession en juin 2024, le pacte Dutreil, dont l’évaluation budgétaire n’a pas été réalisée de façon fiable depuis 2006, a pour effet de réduire considérablement le taux effectif d’imposition des personnes détenant les plus gros patrimoines, les biens professionnels étant très fortement concentrés dans les derniers millièmes de la population en termes de revenus. Cet amendement, présenté en commission par Charles de Courson, vise à restreindre l’assiette de l’exonération prévue à l’article 787 B du CGI à la seule fraction de la valeur des parts ou actions transmises correspondant à la détention de biens professionnels nécessaires à l’exercice de l’activité des sociétés transmises, afin d’éviter que des biens personnels ne bénéficient de l’exonération en étant inscrits à l’actif de l’entreprise. Cette rédaction se veut volontairement plus généraliste que l’actuel article 3 quater afin d’éviter toute omission. Cet amendement a été adopté en Séance lors de la 1ère lecture avant le rejet de la 1ère partie du texte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000950
Dossier : 950
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Non soutenu
15/01/2026
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Le présent amendement vise à exclure les articles de secondemain, les produits reconditionnés, les œuvres d’arts et les objetsde collection du champ de la taxe sur les importations de petitscolis prévue à l’article 22. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000951
Dossier : 951
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Tombé
15/01/2026
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Le présent amendement, vise à porter de 2 euros à 25 euros la taxe sur les petits colis en provenance de pays tiers. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000959
Dossier : 959
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Rejeté
15/01/2026
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Il est proposé de supprimer la disposition visant à augmenter les plafonds de ressources des ménages éligibles au bail réel solidaire. En effet cette mesure conduirait à ouvrir ce dispositif à plus de 90% de la population et lui ôte son caractère social. De manière mécanique, ils hypothèqueraient son avenir. Les mesures favorisant le développement du BRS – TVA à 5,5%, les prêts bonifiés de très long terme accordés aux organismes de foncier Solidaire, les soutiens forts d’un certain nombre de collectivités territoriales – sont la contrepartie d’un ciblage du dispositif sur des ménages modestes. Le déplafonnement ouvrirait la porte à la suppression de ces aides. Le risque de cet élargissement de l'accès au Bail Réel Solidaire est une éviction des ménages modestes qui sont pourtant la cible originelle de ce dispositif d’accession sociale à la propriété. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001011
Dossier : 1011
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à réformer la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), dont une partie est affectée aux départements pour le financement des services d’incendie et de secours (SIS), afin de permettre aux SIS de retrouver des marges de manœuvre financières pour pouvoir faire face aux défis qui s’annoncent pour la sécurité civile, qu’il s’agisse du réchauffement climatique ou du vieillissement de la population. Il s’agit d’une part de doubler le taux de la fraction attribuée aux SIS, d’autre part de réformer la clé de répartition de ce financement entre les départements (toujours basée sur les immatriculations de 2003) en prévoyant une actualisation tous les 5 ans, et enfin d’augmenter légèrement le taux de la TSCA sur les contrats dont émane la part SIS de la TSCA. Cette mesure permettrait d’augmenter les ressources des services d’incendie et de secours de 1,479 milliard d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001019
Dossier : 1019
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement de repli des député-es du groupe Écologiste et social propose de rehausser la fraction de TSCA destinée aux services d’incendie et de secours à 9 %. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000102
Dossier : 102
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14/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir la rédaction de l'article 3 prévue par le PLF pour 2026 initialement déposé par le Gouvernement, et à étendre l’assiette de la taxe sur les actifs détenus par les holdings patrimoniales aux biens professionnels. Si le Gouvernement semble enfin reconnaître, du bout des lèvres, l’ampleur du problème posé par les montages d’optimisation fiscale des plus grandes fortunes, en proposant une taxe sur les holdings patrimoniales, son approche demeure largement insuffisante. En effet, le Gouvernement affirme vouloir s’attaquer aux stratégies de contournement de l’impôt reposant sur la thésaurisation de revenus non distribués dans des holdings. Pour ce faire, il avance deux outils : la taxe sur le patrimoine financier, hors actifs professionnels, des holdings patrimoniales et la reconduction de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR). Tout d’abord, on s’étonne que le gouvernement cite la CDHR comme réponse à la thésaurisation dans les holdings, puisque cette thésaurisation vise justement à ce que les ultra-riches ne déclarent pas, ou très peu, de revenus, cette contribution ne change donc rien à l’injustice fiscale persistante dans notre pays. Ensuite, si la taxe sur les holdings patrimoniales est une première avancée, elle n’est pas à la hauteur. Certes, elle cible un mécanisme d’optimisation bien connu, l’interposition de holdings pour stocker et réinvestir des bénéfices sans passer par l’impôt sur le revenu, mais le dispositif proposé est criblé d’exonérations et de restrictions d’assiette, au premier rang desquelles l’exclusion des biens professionnels. En particulier, le choix d’exclure les titres de participation de l’assiette en vide largement la portée. C’est pourtant à travers ces titres que les grandes fortunes concentrent la majeure partie de leur capital financier. Concrètement lorsqu’une holding patrimoniale d’un membre de la direction d’une entreprise détient des actions de l’entreprise, celles-ci sont exonérées d’impôt. De plus, il est très facile de requalifier fiscalement un titre de placement en titre de participation afin de bénéficier de l’exonération. A cela s’ajoutent d’autres exemptions : certains immeubles, les placements dans les PME, les investissements dans des fonds de capital investissement, ainsi que les liquidités récemment acquises ou issues de la vente de titres. Ces exclusions créent une faille béante dans le dispositif, offrant une voie royale de contournement à celles et ceux que la taxe était justement censée viser, et réduisant considérablement sa portée comme son rendement. Le gouvernement l’évalue à 1 milliard pour 2026, auquel s’ajouterait 1,7 milliard d’euros issus de la reconduction de la CDHR (dont 0,2 milliard en raison du versement en 2026 du solde l’impôt dû au titre de 2025), pourtant le Haut Conseil des finances publiques estime que le produit combiné de cette taxe et de la prolongation de la CDHR atteindrait tout juste 1,3 milliard d’euros. Par ailleurs, il faut garder à l’esprit que cibler les holdings patrimoniales n’empêchera pas les plus aisés de développer d’autres stratégies de contournement de l’impôt. C’est pourquoi nous défendons en priorité la taxe Zucman, impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches, qui a l’avantage de ne laisser aucune échappatoire. Mais si le Gouvernement refuse cette voie, il doit au moins accepter d’étendre la taxation des holdings patrimoniales aux patrimoines professionnels. Le message est clair : vous affirmez vouloir lutter contre l’optimisation fiscale, alors choisissez. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001028
Dossier : 1028
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14/01/2026
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Cet article introduit au Sénat vise à fusionner en une taxe unique affectée au bloc communal les taxes sur les logements vacants et celle sur les résidences secondaires. Cet outil fiscal apparait toutefois comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus d’un an. C’est pourquoi cet amendement vise à permettre à toutes les communes qui n’entrent pas dans le champ de la taxe sur les logements vacants (TLV) d’instaurer une taxe communale sur les logements vacants. Si la TLV permet dans les communes de plus de 50 000 habitants où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements de mieux lutter contre la vacance anormalement longue et donc d’accroitre l’offre de logements disponibles, pour les autres communes le seul levier fiscal disponible pour mener une véritable politique en faveur du logement est d’assujettir les logements vacants à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Cet outil fiscal apparait comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus de deux ans. C’est pourquoi cet amendement propose de donner la possibilité aux communes qui le souhaitent de délibérer en faveur de l’instauration d’une taxe communale sur les logements vacants . Pour cela, il est prévu de sortir les logements vacants du champ de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de les soumettre à une nouvelle taxe dont le taux sera fixée par délibération. Afin d’éviter le risque de taxations abusives, sans abandonner pour autant la réponse à la problématique de certains territoires, ce taux ne pourra pas être supérieur à deux fois celui de la THRS. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001065
Dossier : 1065
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à augmenter le taux d’imposition des deux tranches les plus hautes de l’impôt sur le revenu et à créer une nouvelle tranche d’imposition à 60 % pour les revenu supérieurs à 250 000 € par an. La justice fiscale est au cœur des préoccupations des citoyens. Outre le résultat des urnes, de nombreuses enquêtes d’opinion font valoir que la nécessité de rendre plus juste et plus égalitaire notre système d’imposition est largement partagée. Ainsi, 73 % des Français jugent que le système fiscal actuel ne permet pas la redistribution des richesses entre les différentes catégories de la population (sondage ELABE pour BFMTV, le 25 septembre 2025). L’impôt sur le revenu est celui qui est le plus juste et qui réduit le plus les inégalités, puisqu’il est progressif. Pourtant, il ne représente que 7 % des recettes des prélèvements obligatoires (IGF, Les prévisions de recettes des prélèvements obligatoires, juillet 2024). La TVA et la CSG quant à elles, impôts injustes puisqu’elles sont payées par tous sans considération pour la situation économique, représentent respectivement 17 % et 12 % des prélèvements obligatoires. Toutefois, pour être rendu plus juste et plus égalitaire, il est nécessaire de renforcer la progressivité de l’impôt sur le revenu. 32,8 % des contribuables ont une tranche marginale d’imposition à 0 %, 50,3 % à 11 %, 15,6 % à 30 %, 1 % à 41 % et 1,48 % à 45 % (DGFIP, L’impôt sur les revenus de 2023 a été moins dynamique que les revenus, DGFIP Statistiques, n°32, Avril 2025). 83,1 % des contribuables se trouvent donc sur les deux premières tranches. Si l’on ne prend en compte que ceux qui payent des impôts, plus de la moitié des contribuables ont un taux marginal d’imposition à 11 % et près des deux-tiers ont un taux marginal d’imposition situé sur la seconde (11 %) ou la troisième tranche (30 %). L’essentiel de la contribution fiscale repose donc sur les classes moyennes. À titre de comparaison, la dernière tranche d’imposition à 45 % ne concerne que 0,2 % des foyers fiscaux (DGFIP, L’impôt sur les revenus de 2023 a été moins dynamique que les revenus, DGFIP Statistiques, n°32, Avril 2025). Cet amendement vise donc, d’une part à augmenter le taux d’imposition sur les deux dernières tranches de l’impôt sur le revenu et d’autre part, à créer une nouvelle tranche d’imposition à 60 % pour les revenus supérieurs à 250 000 € par an. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001108
Dossier : 1108
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Adopté
14/01/2026
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L’article 2 conforte dans son principe la CDHR codifiée par l’article 244 du CGI mais omet de reconduire certaines exceptions et retraitements qui figuraient dans le II de l’article 10 de la Loi de Finances du 14 février 2025 pour les revenus 2025 et en particulier les vingt-sixièmes à dernier alinéas du I de l’article 199 undecies B et l’article 199 undecies C dans son ensemble, c’est-à-dire les réductions d’impôts attachées aux investissements productifs ou aux logements sociaux outre-mer financés via des schémas locatifs externalisés faisant intervenir des contribuables soumis à l’IRPP en tant que porteurs temporaires des actifs. En omettant de retraiter (d’extourner) ces réductions d’impôt, le législateur semble considérer que l’intégralité de ces réductions d’impôt revient aux contribuables porteurs du projet. C’est méconnaitre l’obligation légale de rétrocession à l’exploitant ultramarin de la majeure partie de l’avantage fiscal constaté par le porteur. Ainsi à l’article 199 undecies B, le taux minimal légal varie de 56% (investissements de plein droit) à 66% (investissements soumis à agrément préalable) et à l’article 199 undecies C ce taux légal minimal est de 70%. Dans la pratique les taux de rétrocession atteignent 75 à 82% pour les investissements soumis à agréments mentionnés à l’article 199 undecies B comme à l’article 199 undecies C. Ce taux réel de rétrocession apparait dans les décisions d’agréments. Tant en termes de justice fiscale que de préservation de la collecte de l’épargne vers les investissements outre-mer, il est juste et nécessaire de retraiter la part de la réduction d’impôts rétrocédée par le contribuable à l’exploitant ultramarin : - Pour sa part réelle pour les investissements bénéficiant d’un agrément (puisque ce taux est calculé et validé par les services du Ministère du Budget dans le cadre de l’agrément) ; |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001162
Dossier : 1162
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Tombé
14/01/2026
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Dans un contexte marqué par une inflation persistante et une pression croissante sur le pouvoir d’achat des ménages les plus précaires, il est nécessaire d'adapter le barème de l’impôt sur le revenu afin de garantir une plus grande justice fiscale. Cette mesure permet de limiter les effets de l’inflation pour les premiers déciles de revenu et pas uniquement sur le premier, tout en préservant la progressivité de l’impôt sur le revenu. Cet amendement vise à s'opposer à l'année blanche proposée par le présent budget.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001178
Dossier : 1178
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation pour les premières tranches. Après des années de cadeaux fiscaux consentis aux contribuables les plus aisés, qui ont largement contribué à la situation budgétaire actuelle, il serait profondément injuste que la facture de ces choix pèse désormais sur les plus modestes et sur les classes moyennes. Cette demande d’indexation est une première étape, et n’est que le maintien d’une mesure technique simple et pratiquée chaque année. Dans un contexte où les plus aisés paient une proportion très inférieure de leur revenu, via les diverses niches fiscales existantes, nous devons mettre en place une réforme globale de la fiscalité, afin de garantir une plus grande progressivité de l’impôt, selon les revenus des foyers, mais aussi de réduire l’impôt pour les personnes concernées par les premières tranches. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001179
Dossier : 1179
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation pour les premières tranches et à augmenter le taux d’imposition pour les deux tranches les plus hautes. Après des années de cadeaux fiscaux consentis aux contribuables les plus aisés, qui ont largement contribué à la situation budgétaire actuelle, il serait profondément injuste que la facture de ces choix pèse désormais sur les plus modestes et sur les classes moyennes. Cette demande d’indexation est une première étape, et n’est que le maintien d’une mesure technique simple et pratiquée chaque année. Dans un contexte où les plus aisés paient une proportion très inférieure de leur revenu, via les diverses niches fiscales existantes, nous devons mettre en place une réforme globale de la fiscalité, afin de garantir une plus grande progressivité de l’impôt, selon les revenus des foyers, mais aussi de réduire l’impôt pour les personnes concernées par les premières tranches. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001183
Dossier : 1183
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation pour les premières tranches ; à augmenter le taux d’imposition pour les deux tranches les plus hautes et à créer une nouvelle tranche intermédiaire d’imposition (en lieu et place de la tranche actuelle à 30 % pour les revenus compris entre 29 315 € et 83 823 €). Après des années de cadeaux fiscaux consentis aux contribuables les plus aisés, qui ont largement contribué à la situation budgétaire actuelle, il serait profondément injuste que la facture de ces choix pèse désormais sur les plus modestes et sur les classes moyennes. Cette demande d’indexation est une première étape, et n’est que le maintien d’une mesure technique simple et pratiquée chaque année. Dans un contexte où les plus aisés paient une proportion très inférieure de leur revenu, via les diverses niches fiscales existantes, nous devons mettre en place une réforme globale de la fiscalité, afin de garantir une plus grande progressivité de l’impôt, selon les revenus des foyers, mais aussi de réduire l’impôt pour les personnes concernées par les premières tranches. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001191
Dossier : 1191
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14/01/2026 00:00
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Adopté
14/01/2026
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Le présent amendement vise à maintenir à 18 % - et non à 19 % - le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance applicable aux garanties automobiles facultatives, en supprimant la hausse prévue par l’article 27 sexies. Cette augmentation représenterait près de 200 M€ de surcoût pour les assurés et se traduirait mécaniquement par une hausse des cotisations, pénalisant en priorité les ménages les plus modestes, au risque de les conduire à réduire leur niveau de protection. De plus, les primes ayant déjà été notifiées aux assurés, une modification en cours d’exercice créerait une forte incompréhension et une instabilité préjudiciable à la lisibilité du dispositif. Le présent amendement vise donc à préserver le pouvoir d’achat, garantir un niveau de couverture suffisant et assurer la stabilité fiscale, en revenant au taux de 18 %. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001233
Dossier : 1233
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Voir le scrutin
14/01/2026 00:00
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Adopté
14/01/2026
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Le présent amendement du groupe Horizons & Indépendants vise à proroger l’exonération fiscale et sociale des pourboires jusqu’en 2028, comme l'Assemblée nationale l'a fait en première lecture. Instauré par la loi de finances pour 2022, ce dispositif fiscal a permis de soutenir le pouvoir d’achat des professionnels particulièrement affectés par les conséquences de la crise sanitaire, en exonérant d’impôt sur le revenu les pourboires qu’ils perçoivent. Cette mesure, initialement prévue jusqu’au 31 décembre 2025, a démontré son efficacité tant pour améliorer les revenus des salariés concernés que pour renforcer l’attractivité de leurs métiers. Or, les secteurs d’activité concernés continuent de faire face à d’importantes difficultés de recrutement et à des enjeux de revalorisation des conditions de travail. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de maintenir ce soutien fiscal qui constitue un levier concret d’amélioration de la rémunération nette des salariés. En conséquence, le présent amendement propose de prolonger de deux années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2028, l’exonération fiscale et sociale des pourboires, afin d’accompagner durablement les professionnels concernés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001237
Dossier : 1237
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14/01/2026 00:00
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Adopté
14/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’article 27 quaterdecies, qui relève le plafond de la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation. Cette mesure se traduirait par une hausse du coût de la carte grise pour les ménages. Or, la détention d’un véhicule constitue, pour une large part des classes moyennes et des ménages modestes, une nécessité quotidienne liée à l’accès à l’emploi, aux services publics et à la vie familiale, en particulier dans les territoires périurbains et ruraux. En augmentant une taxe forfaitaire acquittée lors de l’immatriculation, l’article proposé accroît une charge fiscale peu visible mais fortement ressentie, qui pèse de manière disproportionnée sur les ménages n’ayant pas d’alternative crédible à l’usage de la voiture individuelle. Cette hausse intervient dans un contexte de tensions persistantes sur le pouvoir d’achat, marqué par l’augmentation des coûts de l’énergie, de l’assurance et de l’entretien des véhicules. Pour l’ensemble de ces raisons, et afin de ne pas alourdir la pression fiscale pesant sur les classes moyennes, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001246
Dossier : 1246
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à modifier l’article 1407 ter du code général des impôts afin de relever le plafond de majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires (et des logements vacants désormais comme le prévoit l’article 27 ter adopté au Sénat) de 60 % à 100 %, afin de lutter contre les logements vacants et permettre aux collectivités locales d’étendre ce levier fiscal. Face à la rareté des logements et à la multiplication de logements vacants, la problématique de la double résidence engendre un coût social. Dans de nombreuses villes, l’offre de logement ne parvient plus à répondre à la demande, notamment dans les zones touristiques, où le nombre d’habitations vacantes se heurte aux besoins des habitants locaux, qui peinent à trouver un logement face à la prédominance de résidences secondaires inoccupées. La part consacrée au logement pour les ménages s’est également fortement accrue depuis 20 ans, et l’absence d’une politique volontariste du logement a conduit à une érosion de la construction ces dernières années. Étendre la taxe d’habitation des logements secondaires apparaît également comme un levier fiscal indispensable pour nos communes, afin de pouvoir continuer d’assurer la continuité de nos services publics et de préserver leurs investissements. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001292
Dossier : 1292
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement vise à indexer sur l’inflation les deux premières tranches d’impôt sur le revenu. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001426
Dossier : 1426
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14/01/2026 00:00
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Rejeté
14/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France Insoumise propose de pérenniser la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), instauré par la Loi de finances pour 2025. La CDHR instaure une contribution permettant d’assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus. Cet impôt différentiel n’impacte donc qu’une minorité de contribuables ayant un revenu fiscal très élevé, entre 250 000 euros (célibataire) et 500 000 euros (pour un couple). En donnant un caractère exceptionnel et temporaire à cette contribution différentielle (qui n’est donc pas un nouvel impôt) les macronistes en ont sapé les fondements. En effet, la durée limitée de la CDHR a permis à celles et ceux correspondant à l’assiette de ce nouvel impôt de repousser la réalisation de certaines plus-values à l’année prochaine. Ainsi, si le gouvernement estimait obtenir un rendement de l’ordre de 2 milliards d’euros, une récente étude de l’IPP évalue plutôt à 1,2 milliard d’euros les recettes collectées. En pérennisant cet impôt, cette évasion fiscale n'aura plus de sens. En raison d’une confiance aveugle envers les grandes fortunes et les multinationales, la macronie est devenue la championne du dérapage budgétaire par surestimation des recettes fiscales ! En ciblant les 1 % des ménages les plus aisés, la CDHR garantit une forme de progressivité, certes imparfaite, de l’impôt sur le revenu. Si les hauts revenus payaient leur juste part d’impôt, cette mesure ne devrait pas rapporter un seul centime ! C’est donc une mesure de justice fiscale qui est d’autant plus nécessaire à pérenniser que les inégalités n’ont cessé de progresser depuis l’arrivée au pouvoir de Macron en 2017, et que les modes d’évitement fiscal n’ont cessé de se sophistiquer. En 2023, le niveau de vie moyen des 10 % les plus riches était 7,3 plus élevé que les 10 % les plus pauvres, alors que ce ratio n’atteignait que 6,3 en 2016, et même 5,9 au début des années 2000. Ce dispositif doit donc être maintenu tant pour son rendement budgétaire important que pour accroître la progressivité de l'impôt et donc la justice fiscale dans notre pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001430
Dossier : 1430
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à prolonger la CDHR piour toute les années pour lesquelles le déficit est au-dessus de la barre des 3 %. Si le gouvernement est si préoccupé par l’état de nos finances publiques, il est naturel qu’il demande en priorité un effort à celles et ceux qui ont le plus de moyens ! Pourtant, dans ce PLF, le gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde, sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux micro-entrepreneurs, aux parents d’enfants scolarisés en supprimant les aides sur les frais d’inscription scolaire… Toute l’hypocrisie de la macronie se matérialise dans ce PLF, qui fait peser son austérité sur les classes moyennes et populaires, pendant que certains continuer de se gaver sur le dos de tout le pays ! Aussi, lors de la dernière loi de finances, les riches et les multinationales ont dû contribuer à hauteur de 10.5 milliards d’euros. Aujourd’hui, Lecornu a divisé la facture par deux ! Seulement 4.2 milliards d’euros sont réclamés aux plus riches et aux grandes entreprises ! Cette austérité est justifiée au nom du respect des sacro-saintes règles européennes interdisant les Etats à dépasser 3 % de déficit public. Tel le médecin de l’Antiquité recommandant la saignée à ses patients pour guérir, la Commission exige des coupes budgétaires insupportables qui ne feront qu'aggraver notre situation économique. Nous réfutons l’efficacité de telles méthodes qui n’ont eu de succès nulle part. À cause du dogmatisme de la Troïka, la Grèce possède toujours un PIB réel inférieur de 17 % par rapport à son niveau de 2008 ! À l’inverse, en appliquant une politique de relance de l’investissement et de taxation des plus riches, le Portugal est désormais l’un des seuls pays dégageant un excédent budgétaire en Europe et connaissant une croissance, de l’ordre de 2.3 %, qui ferait pâlir de jalousie notre ministre de l'Économie. Inspirons-nous des exemples qui fonctionnent : relançons l’investissement public, la consommation populaire et faisons contribuer celles et ceux qui ont les capacités de le faire, c’est-à-dire les plus aisés de la population. Si, comme cela a été inscrit dans le PSMT, l’objectif pour le gouvernement est de retourner sous la barre des 3 % en 2029, il apparaît naturel que ceux et celles qui ont le plus profité des cadeaux fiscaux mis en œuvre par Macron et qui n’ont jamais été aussi riches contribuent à hauteur de leurs moyens à la solidarité nationale. C’est précisément ce que permet la CHDR, qui ne touche que 24 milles contribuables, soit 0,2 % du total de ceux payant l’impôt sur le revenu ! En ciblant les ménages les plus aisés, la CDHR garantit une forme de progressivité, certes imparfaite, de l’impôt sur le revenu. C’est donc une mesure de justice fiscale qui est d’autant plus nécessaire à pérenniser. Ainsi, les plus riches de notre pays seront mis à contribution jusqu'au respect par la France de la règle des 3 %, comme le réclament les institutions européennes et le gouvernement derrière elles. Cet amendement vise donc à prolonger la CDHR jusqu'à ce que le déficit passe sous la barre des 3 % de déficit public. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001433
Dossier : 1433
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI prévoit de mettre en place l’impôt sur le revenu en quatorze tranches, pour développer une meilleure progressivité du système d’impôt sur le revenu, et lisser les effets de pallier. La démonstration de la régressivité de notre système d’impôt, que cela soit par les travaux de Thomas Piketty, ou par l’étude “Quels impôts les milliardaires paient-ils ?” de l'Institut des Politiques Publiques, est sans appel : les prélèvements proportionnels, tels que les cotisations sociales ou la CSG pèsent très peu sur les revenus du capital et sur les hauts salaires, alors qu'ils pèsent proportionnellement bien plus sur les moyens et bas salaires. Il en va de même des impôts sur la consommation telle que la TVA. Les très haut revenus bénéficient d'exonérations et mettent en œuvre des stratégies d'évitement, voire d'évasion fiscale. La disproportion est explosive : les milliardaires français ne paient de 2 % d’impôt sur leur revenu économique, contre 50 % pour la moyenne des Français. Il faut mettre un terme à ce système anti-redistributif ! La politique menée par Emmanuel Macron n'a fait qu'accentuer ce caractère régressif du système fiscal. Par les cadeaux fiscaux évidents aux plus riches, mais aussi par une utilisation accrue de la TVA, impôt antisocial par excellence du fait que les plus précaires consomment la quasi-totalité de leur revenu, alors que les plus riches en épargnent une large part. Le barème actuel, en cinq tranches, est inadapté à une véritable progressivité de l’impôt sur le revenu, en particulier lorsque le taux marginal passe brutalement de 11 % à 30 % à partir de 29 315 €. Nous proposons donc de refondre l’impôt sur le revenu en un barème en 14 tranches, ce qui permet à la fois de renforcer cet impôt, de le rendre très progressif, et d’augmenter le reste à vivre des personnes gagnant moins de 4 000 € nets par mois. Au moment où le gouvernement cherche à renforcer l’austérité au nom du déficit, cette réforme permet en outre de dégager 5,2 milliards d’euros de recettes supplémentaires, selon le simulateur LexImpact. Il s’agit de moyens massifs : ces 5,2 milliards d’euros, c’est 500 millions de plus que la totalité du budget du ministère de la Culture, structurellement sous-doté pour répondre à sa mission de transmission et de progression de la conscience humaine. Autant de moyens qui pourront être investi dans les services publics, le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, que la droite veut vendre à la découpe. Nous proposons donc une refonte en profondeur du barème de l’impôt sur le revenu, premier pas vers une progressivité réelle de l’impôt en France. Pour finaliser cette réforme, nous proposons d’adopter en parallèle la progressivité de la Cotisation sociale généralisée. Il est possible pour chacune et chacun d’estimer les effets de cette réforme d’ampleur, conjuguée à une progressivité de la CSG, sur le site https://impots.lafranceinsoumise.fr/ |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001435
Dossier : 1435
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Tombé
14/01/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe parlementaire LFI propose d’indexer sur l’inflation les deux plus petites tranches de l’impôt sur le revenu pour ne pas faire peser le poids de l’austérité gouvernementale sur les classes moyennes. Pour financer à rebours ses généreuses baisses d’impôt aux plus riches, le gouvernement a décidé d’infliger aux Français une « année blanche » austéritaire, notion euphémistique qui ne veut rien dire d’autres qu’une augmentation déguisée de l’impôt et une baisse des prestations sociales. Conséquence des réformes successives, l’IR est passé de 14 tranches en 1986 à 5 tranches aujourd’hui : son barème est déjà trop peu progressif. Nous avions proposé sa réforme pour retrouver sa progressivité. A défaut de faire adopter cette mesure qui aurait redonné du pouvoir d'achat aux classes et dégagé 5 milliards d'euros de nouvelles recettes, il est primordial d’indexer les deux plus petites tranches de l’IR sur l’inflation, sans quoi les classes moyennes verront leur impôt injustement augmenter. Refuser d’indexer l’IR sur l’inflation, reviendrait selon l’OFCE à ce que les ménages de la classe moyenne subissent en moyenne une perte de 100 euros de leurs revenus disponibles. La consommation populaire, rapportée au niveau d’inflation, ne cesse de reculer deux ans, à tel point que les recettes de TVA se retrouvent sous estimées pour l’année 2025. Cette nouvelle augmentation d’impôt impactera prioritairement les classes moyennes et populaires : ce serait une nouvelle mesure récessive qui minerait la croissance de notre économie. Un potentiel gel quasi total du barème de l’IR toucherait tout le monde uniformément, quels que soient les revenus des ménages, aussi il pèserait en proportion plus fortement sur les ménages modestes. En plus d’être injuste, cette mesure est économiquement contre-productive. Nous proposons donc d’indexer les deux premières tranches au niveau de l’inflation. Ce coût budgétaire modeste peut être compensé par la baisse du barème sur les deux dernières tranches de façon à faire peser la baisse de fiscalité des plus modestes sur les 1% des revenus les plus élevés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001439
Dossier : 1439
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14/01/2026 00:00
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Rejeté
14/01/2026
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Cet amendement de repli du groupe LFI vise à rétablir la taxe holding dans sa rédaction initiale, après qu’elle ait été honteusement vidée de sa substance par la droite sénatoriale. Initialement proposée par le Gouvernement, cette taxe brillait déjà par son hypocrisie : en excluant les biens professionnels, elle était loin d’être à la hauteur de l’évitement fiscal agressif auquel prenait part les milliardaires de notre pays. En réalité, elle n’avait qu’un seul objectif : tuer dans l’œuf la taxe Zucman, soutenue pourtant par 86 % des citoyennes et citoyens. Pourtant, le Sénat restreint encore davantage ce nouvel impôt en le recentrant uniquement sur les biens somptuaires (yachts, chevaux de course, vins, logements mis à disposition de la personne détentrice de la société…). Pire encore, la droite sénatoriale exclut de l’assiette les logements mis sur le marché locatif à titre onéreux, puisqu’elle considère cela comme une « activité professionnelle », alors qu’il ne s’agit en réalité que d’une activité de rente. Le rendement de cette « taxe holding » ainsi réduite à peau de chagrin diminuerait donc de 800 à 900M€ par rapport à la proposition initiale du Gouvernement, qui était déjà particulièrement modeste. On rappellera, à toutes fins utiles, que la taxe Zucman devait rapporter plus de 20Md€ à nos finances publiques. Une nouvelle fois, le Sénat préfère protéger les intérêts des plus riches et des fraudeurs fiscaux en limitant les mécanismes permettant de lutter contre ces comportements inacceptables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001465
Dossier : 1465
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14/01/2026 00:00
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Rejeté
14/01/2026
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Cet amendement de la France Insoumise vise à rétablir la rédaction de cet article et à intégrer les biens professionnels de la holding dans l’assiette taxable pour que ce dispositif puisse devenir réellement efficace face à l’optimisation fiscale agressive des plus riches, et en particulier des milliardaires. En vidant de sa substance cette taxe sur les holdings, le Gouvernement se moque de la représentation nationale. En l’état, ce dispositif ne présente aucun intérêt. L’économiste Gabriel Zucman a mis en lumière les mécanismes d’évitement à l’impôt des plus riches : ceux-ci dissimulent les revenus gigantesques qu’ils touchent chaque année derrière des « actifs professionnels » fictifs et improductifs. En les exonérant de l’assiette de l’impôt, on ignore l’immense majorité des sommes ainsi optimisées. D’ailleurs, le très faible rendement de cette nouvelle taxe, 2.5 milliards prévus par le gouvernement dans son PLF, alors que ce même gouvernement communiquait 1,5 milliard à la presse deux jours plus tôt, souligne son caractère factice et inefficcace. Pire en encore, d’après l’avis du HCFP, ce rendement est largement surévalué par le gouvernement : le haut conseil table plutôt un apport de quelques centaines de millions d'euros ! Cet apport budgétaire est risible comparé aux 20 milliards que rapporterait une taxe Zucman incluant les biens professionnels. Le Président Macron, ayant mené une politique en faveurs des plus riches depuis plus de 8 ans, n’est pas prêt à faire amende honorable et à revenir à la raison. Alors que nos services publics sont à genoux sous l’effet des politiques austéritaires des dernières années, le Président et son gouvernement s’obstinent à préserver celles et ceux qui ont vu leur fortune exploser de manière scandaleuse par rapport au reste de la population. En effet, depuis maintenant un quart de siècle, la hausse moyenne du patrimoine des plus riches augmente spontanément de 6 % à 8 % par an. Cette hausse en France s’est largement accélérée pour atteindre 10 % par an en moyenne annuelle depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017. Plutôt que de s’attaquer aux retraités en gelant leurs pensions, plutôt que de sacrifier le financement des services publics qui bénéficient à tous, plutôt que de sacrifier notre ambition climatique en sabrant le fond vert : ayons enfin le courage de vraiment demander aux 0,004% des plus riches de contribuer, eux aussi, à la solidarité nationale ! C’est pourquoi nous proposons de réintégrer les biens professionnels, qui ne sont souvent que de simples couvertures juridiques, dans l’assiette de la taxe holding proposée dans ce PLF par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001619
Dossier : 1619
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14/01/2026 00:00
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Rejeté
14/01/2026
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Par cet amendement, la France insoumise souhaite supprimer l'article adopté au Sénat qui autorise les communes et les EPCI à exonérer de taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS) les meublés de tourisme et les chambres d'hôtes. Ce changement ne représente rien d'autre qu’un cadeau aux professionnels de l'hébergement touristique qui n'en ont nullement besoin. Actuellement, un logement meublé loué qui ne constitue pas la résidence principale du contribuable est soumis à la fois à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, sauf dans les zones de revitalisation rurale (ZRR). Ce principe de double imposition est parfaitement justifié : il s'agit d'une activité économique lucrative qui utilise le foncier et les services publics locaux, et qui doit donc contribuer au financement des collectivités. Rien ne justifie d'offrir aux propriétaires de meublés de tourisme et de chambres d'hôtes la possibilité d'échapper à cette imposition. Ces activités sont rentables et bénéficient déjà de régimes fiscaux avantageux, notamment via les régimes micro-BIC. Dans de trop nombreux territoires, elles contribuent justement à la spéculation immobilière et à la raréfaction des logements disponibles pour les résidents permanents. L'argument avancé au Sénat que le vote de cet article permettrait de soutenir le secteur du tourisme ne tient pas. La France demeure le premier pays le plus visité au monde, et ce depuis plusieurs années. Aucune taxe n'a jamais empêché notre pays d'exceller dans l'accueil touristique, ni dissuadé les visiteurs du monde entier de venir découvrir nos territoires. L'attractivité touristique de la France repose sur son patrimoine, sa culture, ses paysages, la qualité de ses infrastructures et de ses services publics, pas sur le niveau des taxes pesant sur les professionnels de l'hébergement. Au contraire, le rendement de ces taxes permet précisément aux collectivités territoriales d'aménager leurs territoires, d'entretenir leur patrimoine, de proposer des services publics de qualité, et de faire face aux coûts induits par l'afflux touristique (voirie, déchets, sécurité, animation culturelle, etc). Ces investissements publics sont autant d'atouts pour notre attractivité touristique. Dans un contexte où les collectivités territoriales sont étranglées financièrement, où de nombreux services publics locaux sont menacés, et où les inégalités territoriales se creusent, il est irresponsable d'amputer leurs ressources fiscales au profit d'acteurs économiques qui n'ont pas besoin d'aide. Pour toutes ces raisons nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001621
Dossier : 1621
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14/01/2026 00:00
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Adopté
14/01/2026
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Le présent amendement vise à corriger une erreur d'unité dans le calcul de la redevance communale des mines applicable à l’hydrogène naturel. Le tarif de 220 € s’applique par millier de mètres cubes et non par centaine de mètres cubes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001624
Dossier : 1624
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Tombé
14/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de réviser la clé de répartition et de revaloriser de trois points la fraction de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) reversée aux départements pour le financement des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Les SDIS sont en première ligne face aux conséquences du réchauffement climatique et à la multiplication des risques naturels et technologiques. Incendies de forêts plus fréquents et plus précoces, inondations, tempêtes ou épisodes de sécheresse : les interventions se diversifient et s’intensifient. Parallèlement, les missions de secours à la personne, déjà majoritaires, ont atteint plus de 86 % des interventions, dans un contexte de vieillissement de la population. Le financement des SDIS repose aujourd’hui à près de 60 % sur les départements, qui reçoivent pour cela une fraction de la TSCA. Celle-ci est fixée depuis 2006 à 6,45 % du produit de la taxe sur les contrats d’assurance automobile. Or, cette fraction n’a jamais été revalorisée depuis près de vingt ans, alors même que les coûts d’exploitation explosent (énergie, carburant, alimentation, matériel) et que la charge opérationnelle augmente considérablement. De plus, la clé de répartition de cette recette fiscale, fondée sur le nombre de véhicules terrestres à moteur immatriculés dans chaque département au 31 décembre 2003, n’a jamais été actualisée. Elle est désormais totalement déconnectée des réalités démographiques et territoriales contemporaines : ainsi, des départements comme l’Hérault, qui comptaient moins d’un million d’habitants en 2000 et plus de 1,23 million en 2023, continuent de percevoir une dotation calculée sur des données vieilles de deux décennies. Les représentants des sapeurs-pompiers alertent sans cesse sur le fait que le financement des SDIS est à bout de souffle. Sans réforme, le modèle français de sécurité civile, aujourd’hui envié pour son efficacité et son maillage territorial, risque de s’effriter. Face à cette situation, les députés LFi souhaitent donc revaloriser de trois points la fraction de TSCA reversée aux départements pour renforcer le financement structurel des SDIS, mettre à jour la clé de répartition, afin de la rendre conforme à la réalité démographique actuelle et d'enfin pérenniser le modèle de sécurité civile dans un contexte de dérèglement climatique et de pression accrue sur les services publics locaux. Les SDIS sont déjà le service public le moins coûteux de France ; ils ne doivent pas devenir un service public low cost. Renforcer leur financement, c’est préserver la sécurité des citoyens et soutenir l’engagement quotidien des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000163
Dossier : 163
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement vise à indexer l’entièreté du barème de l’impôt sur le revenu et celui de la contribution sociale généralisée sur l’inflation estimée pour 2025, soit + 1,1 %, conformément à la pratique budgétaire et à la logique de neutralité fiscale ; là où le Sénat n’a réindexé que la première tranche du barème de l’IR. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001636
Dossier : 1636
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Tombé
14/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose dans la continuité de cet article adopté au Sénat étendre à tout le territoire la Taxe d’Habitation sur les résidences secondaires, la rendre progressive et permettre aux communes qui le souhaitent d’augmenter la majoration à 300%. Tout d'abord nous nous félicitons de la fusion des taxes sur les logements vacants en une taxe locale affectée au bloc communal voté au Sénat. Le vote de cet amendement que nous proposons chaque année renforce les moyens des collectivités, en les dotant d’un outil de fiscalité pour lutter contre la vacance des logements, tout en réduisant la tension sur le marché locatif. Avec le présent amendement nous proposons d'aller encore plus loin. La France compte plus de 3,7 millions de résidences secondaires, soit près de 10 % du parc de logements : un record européen et mondial par habitant. Ce développement massif contribue à raréfier l’offre de résidences principales dans les grandes métropoles, sur le littoral et en montagne. Il provoque un cercle vicieux : baisse du nombre de logements disponibles, flambée des prix, éviction des ménages modestes et extension de l’artificialisation de nouvelles surfaces. Dans le même temps, 350 000 personnes sont sans abri, et des millions d’autres peinent à se loger. À Paris, le nombre d’offres de logements locatifs a chuté de 74 % en trois ans, dans d’autres villes et régions comme la Bretagne ou le Pays basque, le marché locatif s’assèche et les loyers explosent sous l’effet de la spéculation et de la multiplication des résidences secondaires. En parallèle, le parc de résidences secondaires profite essentiellement aux ménages les plus aisés : plus de la moitié de ces logements appartiennent à 10 % des propriétaires. Face à cette situation, la taxe actuelle demeure trop faible pour réguler efficacement le marché. En autorisant une majoration pouvant atteindre 300 %, le présent amendement redonne aux communes un levier fiscal puissant pour inciter à la remise sur le marché des résidences secondaires, pour réguler la spéculation immobilière et renforcer les finances locales, les projets d’urbanisme, d’infrastructure ou de logement social. Cette hausse de majoration vise à donner de nouvelles possibilités et non une obligation pour les communes, nous leur faisons confiance pour décider quel taux est le plus adéquat. L’amendement introduit également une fiscalité plus équitable : la majoration de la taxe pourra être modulée en fonction du nombre de biens détenus et de la surface, afin de mieux cibler les multipropriétaires spéculateurs. Enfin, notre amendement propose que l’ensemble des villes qui le souhaitent puissent mettre en place cette taxe. Là encore, rien n’oblige les communes à le faire, nous faisons confiance à l’échelon local pour mettre en œuvre la politique la plus juste au niveau du logement. Avec cet amendement qui permet donc la hausse de la majoration possible sur la THRS, son application sur tout le territoire et son caractère progressif, les députés insoumis répondent à l’urgence sociale et proposent de corriger une situation devenue intenable pour les habitants permanents. Cet amendement a été travaillé avec la Fondation pour le Logement des Défavorisés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001655
Dossier : 1655
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14/01/2026 00:00
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Rejeté
14/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI souhaitent que soit réellement mise en place la révision annuelle des valeurs locatives cadastrales afin de rendre la taxe foncière plus juste et conforme à la réalité du marché immobilier. La taxe foncière, devenue l’un des rares leviers fiscaux des collectivités territoriales après la suppression de la taxe d’habitation et de la CVAE, repose sur une base d’imposition totalement déconnectée des réalités actuelles. En effet, aucune révision générale des valeurs locatives n’a été menée depuis 1970 : la base imposable utilisée par les communes correspond toujours à la valeur locative cadastrale au 1er janvier 1978. Cette situation engendre des distorsions et inégalités criantes. Ainsi, à Marseille, les habitants du quartier populaire de la Belle-de-Mai paient parfois davantage de taxe foncière que ceux du Roucas Blanc, l’un des quartiers les plus aisés de la ville. Cette anomalie s’explique par le fait que l’impôt reste fondé sur des valeurs cadastrales datant de plus d’un demi-siècle, totalement déconnectées de l’évolution réelle des prix de l’immobilier. Dans leur rapport sur la fiscalité locale rendu en septembre 2023, les députés Jean-René Cazeneuve, Jean-Paul Mattei et Nicolas Sansu soulignent la nécessité de rénover la taxe foncière et, en priorité, de réviser ses bases d’imposition. Ils rappellent que les valeurs actuelles « ne reflètent que très imparfaitement le revenu fictif que rapporterait un immeuble ». La Cour des comptes comme la Direction générale des finances publiques (DGFiP) ont, elles aussi, appelé à une réévaluation rapide pour corriger les déséquilibres territoriaux et sociaux qui en résultent. La loi de finances pour 2020 avait prévu la révision des valeurs locatives des logements à horizon 2026, sur la base des valeurs constatées en 2025. Cette réforme a cependant été reportée, compromettant à nouveau la mise en place d’un système fiscal équitable et actualisé. Qui sait si elle verra bien le jour. Le présent amendement vise donc à rendre effective et annuelle la révision des valeurs locatives cadastrales, dès 2026, afin de garantir une équité fiscale réelle entre collectivités, de mieux refléter la valeur réelle des biens dans la base d’imposition et d’assurer des recettes justes et dynamiques pour les collectivités locales. Pour asseoir le calcul de l’impôt sur une base fiable, nous proposons donc de mettre en place la révision annuelle des valeurs locatives cadastrales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000017
Dossier : 17
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14/01/2026 00:00
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Adopté
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu ainsi que des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d’inflation à 1,1 % pour 2025. Il prévoit également d’ajuster les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source (PAS) en fonction de l’évolution du barème de l’IR. La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu constituerait une hausse d’impôt déguisée pour tous les contribuables. Sans cette mesure, qui doit être adoptée chaque année en loi de finances, l’ensemble des foyers soumis à l’impôt sur le revenu verrait leur pouvoir d’achat rogné par l’inflation. Dans un souci d’équité fiscale, il est proposé d’indexer l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu. Cet amendement a été adopté par l'Assemblée nationale en première lecture lors de la séance publique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001791
Dossier : 1791
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Rejeté
14/01/2026
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Le présent amendement vise d’une part à rétablir la taxe sur les holdings patrimoniales tel que le gouvernement l’a présenté dans la première version du projet de loi de finances pour 2026, et d’autre part à en élargir l’assiette pour faire entrer dans son périmètre les biens professionnels. Quant au rétablissement de l’ancienne mouture, il s’agit d’un préalable nécessaire. La version amendée par le Sénat a véritablement vidé la taxe de sa substance, taxe qui était par ailleurs faiblement pressurisante à l’origine. En ne laissant dans son assiette que les biens immobiliers et somptuaires, le rendement estimé passerait de 1 milliards à 100 millions d’euros. Pour trouver de nouvelles recettes, nous devons la rétablir en intégrant ainsi les actifs financiers qui ont été exclus par le Sénat. De plus, en l’état, la taxe ne clarifie pas le risque d’optimisation fiscale liée à la transformation du patrimoine immobilier en patrimoine professionnel. Une holding qui possède à la fois des SCI et des sociétés opérationnelles peut faire louer son immobilier à ses sociétés opérationnelles, ce qui risquerait de faire sortir du champ de la présente taxe un certain nombre de biens. Nous devons ainsi revenir à la version originale de cet impôt. Toutefois, elle demeure extrêmement moins disante par rapport au besoin de justice fiscale exprimé par les français. Le débat quant à la taxation des biens professionnels doit être relancé. Ils sont épargnés par de nombreux impôts ou niches fiscales (IFI, Dutreil…) alors que leur concentration chez les ultra-riches frôle l’indécence : les 1% les plus riches détiennent 2/3 du patrimoine professionnel total. Or, 1000 milliards d’euros de patrimoine professionnel sont justement contenus dans des holdings. C’est un tiers du PIB français qui est mis entre quelques mains. Devant cet état de fait, nous ne pouvons plus rester apathiques. La taxe sur les holdings patrimoniales doit être élargie.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001840
Dossier : 1840
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Retiré
14/01/2026
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Inclure les biens culturels dans le champ de la taxation des holdings patrimoniales, avec une exception dont la portée serait trop restrictive, aurait des conséquences graves pour l’ensemble du monde de l’art et de la culture, et ce à plusieurs égards. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001844
Dossier : 1844
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Rejeté
14/01/2026
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Le redevable de la taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales (« TPF ») varie selon le lieu d’établissement de la société holding. Lorsque la société holding est établie en France, le redevable de la TPF est la société elle-même. Toutefois, lorsqu’elle n’est pas établie en France, le redevable de la TPF est la personne physique domiciliée fiscalement en France qui contrôle la holding au sens du texte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000187
Dossier : 187
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Adopté
14/01/2026
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Depuis des années, le millefeuille territorial français entre les différentes strates de collectivités locales est source d’une véritable gabegie pour les finances publiques. Si ces dernières investissent effectivement et mènent des politiques publiques utiles à nos concitoyens, l’inflation des dépenses de fonctionnement dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons n’est plus supportable. Le Rassemblement national plaide pour la suppression de la strate régionale, dont les compétences sont enchevêtrées, pléthoriques et peu efficaces, ainsi que des EPCI dont la création est venue s’ajouter aux trois strates existantes sans jamais tenir ses promesses ni d’économie, ni de simplification. Concernant ces derniers, un rapport sénatorial du 23 septembre 2025 a montré que leurs dépenses ont crû de 57 % depuis 2019, sans baisse par ailleurs sur les autres blocs. Un simple retour à la moyenne des dépenses de fonctionnement des EPCI et des régions permettrait une économie de respectivement 3,96 milliards d’euros et 0,94 milliards d’euros. En conséquence, le présent amendement prévoit de baisser le prélèvement sur recettes de l’État au titre de la dotation globale de fonctionnement de 4,9 milliards d’euros. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où cette baisse du prélèvement sur recettes au titre de la dotation globale de fonctionnement suppose la réaffectation de cette baisse au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des finances publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000188
Dossier : 188
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Tombé
14/01/2026
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L’application effective de la durée légale du travail de 1 607 heures dans la fonction publique territoriale demeure incomplète, malgré les obligations fixées par la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique. S’il y a eu des améliorations depuis 2022, des efforts restent à faire : la cible est atteinte à 95 % pour les communes, 92 % pour les départements et seulement 80 % pour les régions. Ainsi, selon les constats rappelés par la Cour des comptes, de nombreuses collectivités maintiennent encore des régimes dérogatoires, conduisant à une durée moyenne effective inférieure à 35 heures hebdomadaires. Cela crée une inégalité entre agents publics et un surcoût injustifié pour les finances locales ; puis par extension pour le budget de l’État. La Cour estime que la stricte application des 35 heures permettrait un gain d’environ 1,27 milliard d’euros par an, correspondant à environ 57 000 emplois équivalents temps plein. Cet amendement tire les conséquences de cette évaluation en ajustant d’autant la dotation globale de fonctionnement versée par l’État, afin d’inciter les collectivités à mettre pleinement en œuvre la durée légale du travail et à rationaliser la dépense publique dans un souci d’équité et d’efficacité. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où cette baisse du prélèvement sur recettes au titre de la dotation globale de fonctionnement suppose la réaffectation de cette baisse au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des finances publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001928
Dossier : 1928
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Rejeté
14/01/2026
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Le présent amendement vise à exclure les objets d’art, de collection ou d’antiquité de l’assiette de l’imposition applicable aux holdings patrimoniales, afin de mettre cette taxation en cohérence avec les principes déjà retenus par l’impôt sur les fortunes improductives, qui exclut ces biens de son champ d’application. Les biens culturels se distinguent en effet fondamentalement des actifs patrimoniaux purement financiers ou immobiliers. Leur détention ne relève pas d’une logique de rente, mais participe à la conservation, à la circulation et à la transmission du patrimoine artistique, tout en générant des retombées économiques, sociales et fiscales significatives. Le marché de l’art s’appuie ainsi largement sur des structures juridiques – holdings familiales, sociétés de gestion ou fondations – utilisées pour des objectifs de conservation, de prêt, d’assurance, de gestion patrimoniale et de mise à disposition des œuvres, conformément aux usages du secteur. Dans un contexte de forte concurrence internationale, l’inclusion de ces biens dans l’assiette de la taxation des holdings patrimoniales pourrait produire des effets non souhaités, en affaiblissant l’attractivité de la France, alors que les grandes places du marché de l’art excluent explicitement les œuvres de toute taxation patrimoniale équivalente, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suisse, à Singapour ou à Hong Kong. Une telle évolution ferait peser un risque réel de délocalisation des collections, des ventes et des activités, au détriment des galeries, maisons de ventes, experts, artistes et institutions culturelles implantés sur le territoire national. Par ailleurs, l’évaluation fiscale des œuvres soulèverait des difficultés administratives considérables, chaque bien étant unique et soumis à des fluctuations de valeur importantes, pour un rendement fiscal incertain voire marginal. Le présent amendement vise ainsi à exclure les objets d’art, de collection ou d’antiquité de l’assiette de l’imposition des holdings patrimoniales afin de préserver un écosystème culturel essentiel, de garantir la cohérence de notre droit fiscal et de maintenir l’attractivité de la France dans un marché international hautement concurrentiel, sans remettre en cause l’objectif de lutte contre les fortunes improductives. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001966
Dossier : 1966
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Tombé
14/01/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe parlementaire LFI propose d’indexer sur l’inflation l’ensemble des tranches de l’impôt sur le revenu pour ne pas prendre le risque de faire peser le poids de l’austérité gouvernementale sur les classes moyennes. Le contexte budgétaire que nous connaissons aujourd'hui découle des allègements fiscaux accordés ces dernières années aux foyers les plus fortunés. Il est donc injuste de faire porter le poids de ces décisions passées sur les ménages modestes et les classes moyennes. Suite au refus en commission, comme en première lecture du socle commun et du RN d’indexer uniquement les plus faibles tranches du barème qui concerne les personnes gagnant moins de 2500 € par mois, nous proposons cet amendement de sécurité. En étant adopté, nous garantissons le gel de l’ensemble des tranches d’impôt sur le revenu et donc que les deux premières tranches d’imposition qui concernent les classes moyennes évoluent bien au même rythme que l’inflation. Nous ne renonçons bien évidemment pas à mieux faire participer les riches au financement de la solidarité nationale, ce qui sera fait pas l'intermédiaire de dispositifs fiscaux spécifiques sur les très hauts revenus, et en particuliers sur les revenus du capital soustraits au travailleurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001975
Dossier : 1975
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Retiré
14/01/2026
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Cet amendement a pour objectif de rétablir, sur l’ensemble les trois premières tranches, l’indexation sur l’inflation de l’impôt sur le revenu ainsi des réductions d’impôts résultant de l’application du coefficient familial. De ce fait, cette mesure soutiendrait le pouvoir d'achat des contribuables consommateurs ce qui aurait pour effet d'améliorer la consommation des ménages, d'engranger des recettes de TVA supplémentaires, estimées à 300 M d'euros, et permettrait ainsi de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002085
Dossier : 2085
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement a pour objet d’ajuster l’indexation de la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu (IR) sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac de 2025 par rapport à 2024 définitivement constatée par l’INSEE, qui devrait s’établir à 0,9 % au lieu de la prévision antérieure de 1 %. Cette mesure vise à garantir que l’indexation de la limite supérieure de la première tranche du barème de l’IR neutralise bien les effets de l’inflation sur le niveau d’imposition des ménages relevant de la tranche à 11 %, en maintenant le même niveau d’imposition, à revenus identiques, en euros constants sans aller au-delà de cette seule neutralisation. Par ailleurs, pour tenir compte de l’absence d’adoption avant le 31 décembre 2025 du projet de loi de finances pour 2026, le présent amendement clarifie la date d’entrée en vigueur de l’indexation et ajuste la date d’application des nouvelles grilles de taux par défaut du prélèvement à la source qui en résultent. Cette modification permettra de limiter l’effet de trésorerie défavorable pour les contribuables relevant de ces grilles tout en laissant aux professionnels le temps nécessaire pour adapter les logiciels de liquidation de la paie et des revenus de remplacement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002086
Dossier : 2086
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement a pour objectif de rétablir, sur les trois premières tranches, l’indexation sur l’inflation de l’impôt sur le revenu ainsi des réductions d’impôts résultant de l’application du coefficient familial. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002087
Dossier : 2087
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Tombé
14/01/2026
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La décote de l’impôt sur le revenu constitue un mécanisme correcteur destiné à alléger la charge fiscale des contribuables modestes. Concrètement, elle consiste à réduire l’impôt brut lorsque celui-ci est inférieur à un certain montant (1964 euros pour un célibataire et 3 249 euros pour un couple). Son objectif est d’atténuer l’entrée dans l’impôt et de préserver la progressivité du barème. Toutefois, dans sa conception actuelle, la décote n’est ni pleinement conjugalisée, ni familialisée. Elle repose en effet sur le retranchement à hauteur de 45,25 % de l’impôt dû à deux sommes forfaitaires : 889 euros pour les contribuables imposés seuls, et 1 470 euros pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune. Ainsi, un couple ne bénéficie pas du double du montant applicable à un contribuable seul, et les familles avec enfants ne voient pas leur nombre de parts pris en compte. Cette règle aboutit à une situation paradoxale : à revenu comparable, un couple modeste ou une famille peut être davantage imposé qu’un célibataire. Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), dans son rapport d’octobre 2024 Conforter l’égalité des citoyens devant l’imposition des revenus, a mis en évidence cette iniquité. Pour y remédier, ce dernier recommande explicitement de conjugaliser et familialiser la décote. Cette réforme aurait des effets concrets et massifs : selon l’évaluation, elle permettrait à 4,9 millions de foyers fiscaux supplémentaires de bénéficier d’une décote, pour un coût budgétaire estimé à 2,8 milliards d’euros (1,3 milliard d’euros pour la conjugalisation et 1,5 milliard d’euros pour la familiarisation). Le présent amendement traduit fidèlement cette recommandation en multipliant par le nombre de parts fiscales du foyer, la somme forfaitaire de la décoté individualisé. En corrigeant une anomalie technique qui fragilise les ménages modestes, cette réforme renforce la cohérence du barème de l’impôt sur le revenu, améliore sa progressivité et redonne confiance aux familles et aux classes moyennes dans un système fiscal plus équitable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002088
Dossier : 2088
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Tombé
14/01/2026
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L’exonération des pourboires de l’impôt sur les revenus arrive à échéance au 31 décembre 2025. Le présent amendement prévoit de reporter l’extinction de cette dépense à fin 2027. Cet amendement a été adopté en commission des finances lors de la 2nde lecture. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002089
Dossier : 2089
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Rejeté
14/01/2026
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Le présent amendement vise à clarifier la définition des titres de placement afin de lever toute ambiguïté sur leur qualification comptable et fiscale. Sont ainsi qualifiés de titres de placement les actifs détenus dans une logique de rendement ou de plus-value, et non de contrôle ou de participation stratégique. L’amendement crée en outre une taxe annuelle de 2 % sur la valeur nette des titres de placement inscrits à l’actif des sociétés holdings familiales, afin de limiter les comportements d’optimisation consistant à loger des portefeuilles financiers importants dans des structures non opérationnelles bénéficiant d’une fiscalité plus favorable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002125
Dossier : 2125
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Non soutenu
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002133
Dossier : 2133
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés vise à réécrire les dispositions proposées par le Sénat en matière de taxation de la vacance locative et qui manquent grandement d’ambition. Il propose ainsi de rationaliser et de renforcer les mesures fiscales visant à lutter contre la vacance ou la sous-occupation des logements, afin de contribuer à leur cession ou à leur mise à bail dans un contexte de crise aiguë de l’accès au logement. Ainsi cet amendement propose de fusionner les deux taxes sur les logements vacants dans un souci de simplification et de lisibilité : les deux taxes ont le même objet (lutter contre la sous-occupation des logements en zone tendue) mais un périmètre d’application, un taux, une assiette et un bénéficiaire différents. La fusion des deux taxes dans une seule taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV), qui serait due pour chaque logement vacant depuis au moins une année, permettrait également de réduire les comportements d’optimisation du statut d’occupation (résidence secondaire ou logement vacant). En cohérence, l’amendement prévoit la possibilité pour le conseil municipal de majorer de 5 % à 60 % la THLV, comme c’est le cas pour la THRS. Pour rappel, la taxe sur les logements vacants (TLV) est perçue par l’État dans les communes situées en zones tendues. Elle est due pour chaque logement vacant depuis au moins une année au 1er janvier de l’année d’imposition. La taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) est pour sa part perçue par les communes et les intercommunalités qui ne sont pas situés en zone tendue. Elle est due pour chaque logement vacant depuis deux années au 1er janvier de l’année d’imposition. Son taux est identique à celui de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale (THRS). La cohabitation de ces taxes entraîne une certaine confusion. Elle ne donne pas aux collectivités en secteur tendu les moyens d’engager efficacement des actions pour réduire la vacance et augmenter l’offre de logements. Enfin, l’amendement instaure une majoration progressive de la THRS et de la THLV en fonction du nombre de locaux imposables au titre desquels une même personne est assujettie à l’une ou l’autre de ces deux taxes. Il s’agit d’imposer plus fortement les multipropriétaires de logements vacants ou sous-occupés afin de décourager l’accumulation de logements sous‑utilisés, de favoriser leur remise sur le marché et ainsi également de réduire indirectement la pression sur les espaces naturels, agricoles et forestiers. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002134
Dossier : 2134
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement de repli des députés Socialistes et apparentés vise à fusionner les deux taxes sur les logements vacants dans un souci de simplification et de lisibilité : les deux taxes ont le même objet (lutter contre la sous-occupation des logements en zone tendue) mais un périmètre d’application, un taux, une assiette et un bénéficiaire différents. La fusion des deux taxes dans une seule taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV), qui serait due pour chaque logement vacant depuis au moins une année, permettrait également de réduire les comportements d’optimisation du statut d’occupation (résidence secondaire ou logement vacant). En cohérence, l’amendement prévoit la possibilité pour le conseil municipal de majorer de 5 % à 60 % la THLV, comme c’est le cas pour la THRS. Pour rappel, la taxe sur les logements vacants (TLV) est perçue par l’État dans les communes situées en zones tendues. Elle est due pour chaque logement vacant depuis au moins une année au 1er janvier de l’année d’imposition. La taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) est pour sa part perçue par les communes et les intercommunalités qui ne sont pas situés en zone tendue. Elle est due pour chaque logement vacant depuis deux années au 1er janvier de l’année d’imposition. Son taux est identique à celui de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale (THRS). La cohabitation de ces taxes entraîne une certaine confusion. Elle ne donne pas aux collectivités en secteur tendu les moyens d’engager efficacement des actions pour réduire la vacance et augmenter l’offre de logements. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002138
Dossier : 2138
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés vise à substituer à la disposition proposée par le Sénat en matière de taxation de la vacance des logements, la création d’une contribution unifiée sur les logements non affectés à la résidence principale en fusionnant deux dispositifs : la taxe sur les logements vacants et la taxe sur les résidences secondaires, en une seule imposition locale, plus lisible, plus souple et plus efficace à la main des collectivités en zone ultra-tendue. Dans le contexte de crise du logement que connaît la France, cet amendement a pour objectif d’inciter à la mise sur le marché des locaux à usage d’habitation aujourd’hui non occupés à titre principal. Il vise à créer une contribution unifiée sur les logements non principaux en fusionnant la taxe sur les logements vacants et la taxe sur les résidences secondaires. La France connaît une crise du logement d’une ampleur sans précédent, particulièrement marquée dans les zones tendues où l’offre disponible ne parvient plus à répondre à la demande, qu’il s’agisse de logements accessibles à l’achat ou à la location longue durée. Dans ces territoires à forte pression résidentielle — littoraux, centres urbains, zones touristiques, métropoles — une part croissante du parc immobilier est mobilisée à des fins non résidentielles permanentes : résidences secondaires, locations de courte durée, logements vacants spéculatifs. Cette dynamique contribue à raréfier l’offre de logements accessibles, à faire grimper les prix, et à fragiliser la cohésion sociale locale, notamment dans les communes confrontées à une désertification résidentielle ou à une éviction des ménages locaux. Le présent amendement vise donc à créer une contribution unifiée sur les logements non principaux, fusionnant deux dispositifs, la taxe sur les logements vacants et la taxe sur les résidences secondaires, en une seule imposition locale, plus lisible, plus souple et plus efficace à la main des collectivités (communes et EPCI) en zone ultra-tendue. Cette contribution, qui échappe à la règle de liaison des taux prévue à l’article 1636 B sexies, est soumise à des règles propres encadrant la fixation de son taux et le rythme de son éventuelle augmentation. Elle constituera, dans les zones marquées par des difficultés spécifiques d’accès au logement et par de fortes contraintes sur l’augmentation de l’offre, une incitation renforcée à la mise sur le marché des locaux à usage d’habitation aujourd’hui non occupés à titre principal. Cette approche s’inscrit dans une logique d’équité fiscale et d’outil incitatif, visant à réintégrer sur le marché des milliers de logements aujourd’hui inoccupés. Les expériences étrangères — notamment dans des villes comme Vancouver, Barcelone, Bruxelles, Berlin ou Amsterdam — démontrent que la fiscalité incitative sur les logements sous-utilisés ou vacants permet, lorsqu’elle est bien calibrée, de réduire efficacement la pression immobilière, de libérer du foncier habitable, et de rétablir un équilibre durable entre résidents permanents et usages secondaires. Cette contribution constitue un levier fiscal au service d’une politique publique essentielle : garantir l’accès au logement dans les territoires où il est devenu un droit théorique plutôt qu’une réalité concrète. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002346
Dossier : 2346
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Rejeté
14/01/2026
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR vise à supprimer l’article 2 du projet de loi de finances pour 2026, qui prévoit la prorogation de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Instituée à titre temporaire, dans le cadre de la LFI 2025, cette contribution devait initialement cesser d’être perçue l’année suivante. Sa prorogation continue s’apparente à une fiscalité d’exception devenue permanente, contraire à la parole donnée et à la lisibilité de notre système fiscal. Sa suppression se justifie par plusieurs considérations : - Elle réduit la complexité du système fiscal, en supprimant un impôt additionnel qui se cumule avec l’impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée (CSG) ; - Sa suppression envoie un signal favorable à l’attractivité et à l’investissement, à un moment où la France doit retenir les talents et les capitaux au lieu de les décourager. En somme, cet amendement réaffirme que la fiscalité exceptionnelle ne doit pas devenir la norme. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002436
Dossier : 2436
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Non soutenu
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002452
Dossier : 2452
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Adopté
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002454
Dossier : 2454
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Adopté
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002455
Dossier : 2455
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Adopté
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002474
Dossier : 2474
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Adopté
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002480
Dossier : 2480
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Non soutenu
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002482
Dossier : 2482
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Non soutenu
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002502
Dossier : 2502
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Non soutenu
14/01/2026
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Amendement rédactionnel, tenant compte de la suppression, proposée à l’alinéa 46 du présent article, du troisième alinéa du III de l’article 52 de la loi n° 2004‑1484 du 30 décembre 2004 de finances pour 2005. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002505
Dossier : 2505
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Non soutenu
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002506
Dossier : 2506
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Non soutenu
14/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002644
Dossier : 2644
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Non soutenu
14/01/2026
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Le gouvernement souhaite, à travers le présent article, taxer les holdings présentant un caractère patrimonial, tout en excluant du champ d’application de cette nouvelle taxe les sociétés opérationnelles. Le présent amendement a pour but de confirmer expressément l’exclusion du champ d’application de cette taxe les sociétés dont l’activité principale est industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002742
Dossier : 2742
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Adopté
14/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l'article 27 sexies qui prévoit une hausse de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) concernant les assurances automobiles. Bien que cette taxe soit payée directement par les assureurs, sa hausse (aussi faible soit-elle) risque de se répercuter directement sur les assurés et donc sur les conducteurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002743
Dossier : 2743
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Adopté
14/01/2026
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Cet amendement vise a supprimer l'article 27 quaterdecies qui prévoit une nouvelle hausse du plafond du tarif de la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation de véhicules. A terme, c'est une nouvelle hausse de la "taxe carte grise" qui va se répercuter sur les conducteurs et qui contribue à un sentiment de fiscalité punitive contre eux. Dans de nombreux territoires, la voiture n'est ni un luxe, ni un choix, c'est une nécessité pour se soigner, pour travailler, pour faire ses courses, pour accéder à l'éducation et la culture.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002906
Dossier : 2906
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Non soutenu
14/01/2026
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Le Gouvernement propose, à l’article 27, un nouveau report de la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation. Face à la tentation de l’immobilisme, le présent amendement vise à engager, dès le 1er janvier 2027, une révision des valeurs locatives des locaux d’habitation, réforme sans cesse repoussée alors que la fiscalité locale repose en grande partie sur des bases fiscales obsolètes. Ainsi, pour renouveler des valeurs locatives dont la plupart sont fondées sur une évaluation datant des années 1970, il est proposé d’opérer une révision pas à pas, à chaque vente d’un bien. La valeur locative de chaque local d’habitation sera donc révisée à l’occasion de la vente de ce local afin de lisser le renouvellement des valeurs locatives. Il s’agit d’une mesure réaliste tant l’horizon auquel doit intervenir cette réforme capitale semble s’éloigner continument. Cette révision progressive sera mise en œuvre jusqu’à ce que la révision de l’ensemble des locaux d’habitation, prévue par la loi de finances pour 2020, intègre les nouvelles valeurs locatives dans les bases d’imposition locales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002908
Dossier : 2908
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Non soutenu
14/01/2026
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L’article 27 sexies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, augmente d’un point de pourcentage le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) pesant sur les contrats d’assurances relatifs aux automobiles. En outre, il augmente à due concurrence le taux de la fraction qualifiée conventionnellement de « TSCA‑SDIS », reversée par les départements aux services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), afin de renforcer les moyens de ces derniers. Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui renchérirait le coût des assurances pour les automobilistes et grèverait leur pouvoir d’achat. Par ailleurs, la fraction de « TSCA-SDIS » n’est pas juridiquement affectée aux SDIS. Une augmentation de ces ressources libres d’emploi ne s’accompagnerait pas nécessairement d’un soutien financier accru des départements aux SDIS. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002910
Dossier : 2910
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Non soutenu
14/01/2026
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L’article 27 quaterdecies porte le plafond du tarif de la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation de véhicules (cartes grises) de 60 euros à 70 euros par cheval administratif. Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui affecte le pouvoir d’achat des Français, en particulier dans les zones où l’offre de transport est insuffisante et rend nécessaire l’utilisation de la voiture. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002912
Dossier : 2912
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Adopté
14/01/2026
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Amendement de coordination avec l’article 27 sexdecies, qui étend le champ d’application du versement mobilité régional (VMR) à l’outre-mer. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002923
Dossier : 2923
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Retiré
14/01/2026
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L’article 27 septdecies prolonge de cinq ans l’expérimentation de la recentralisation du revenu de solidarité active (RSA). Trois départements participent à cette expérimentation, prévue par la loi de finances pour 2022 : la Seine-Saint-Denis et les Pyrénées-Orientales depuis le 1er mars 2022, l’Ariège depuis le 1er janvier 2023. La date d’échéance actuellement prévue est le 31 décembre 2026, une évaluation de l’expérimentation devant être conduite par l’État et chacun des départements six mois avant son terme, c’est-à-dire au cours de la première moitié de l’année 2026. Dans l’attente de ces travaux, le présent amendement propose de maintenir le terme initial de l’expérimentation, fixée au 31 décembre 2026, avant d’envisager son éventuelle prolongation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002925
Dossier : 2925
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Tombé
14/01/2026
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Les situations de squat constituent une vacance subie par le propriétaire, qui ne peut ni occuper ni louer son bien. Il serait manifestement injuste que celui-ci soit redevable de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires du seul fait d’une occupation illégale. Le présent amendement vise à reconnaître explicitement ce cas de force majeure et à protéger les propriétaires victimes d’occupation sans droit ni titre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002991
Dossier : 2991
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Tombé
14/01/2026
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L’article 2 prévoit la prorogation de la contribution différentielle sur les hauts revenus en 2026. Cet amendement du groupe Les Démocrates adopté par la Commission des finances vise à clarifier la prorogation de cette contribution pour les années suivantes tant que le déficit public restera supérieur à 3 % du PIB. Il s’agit de limiter l’effet d’éviction possible à la CDHR si le bornage de la contribution n’était pas suffisamment clair et d’affirmer que la justice fiscale doit prévaloir tant que les finances publiques ne seront pas rétablies. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002994
Dossier : 2994
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Adopté
14/01/2026
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Le présent amendement a pour objet d’assurer la coordination rédactionnelle du présent article avec celle de l’article L. 5785‑2‑1 du code des transports. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002997
Dossier : 2997
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Les Démocrates revalorise la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu (IR) afin d'éviter à près de 200 000 ménages d'être soumis à l'impôt sous le seul effet de l'inflation constatée en 2025. Il ajuste ainsi l’indexation de la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac de 2025 par rapport à 2024 définitivement constatée par l’INSEE, qui devrait s’établir à 0,9 % au lieu de la prévision antérieure de 1 %. Cette mesure vise à garantir que l’indexation de la limite supérieure de la première tranche du barème de l’IR neutralise bien les effets de l'inflation sur le niveau d'imposition des ménages relevant de la tranche à 11 %, en maintenant le même niveau d'imposition, à revenus identiques, en euros constants sans aller au-delà de cette seule neutralisation. Par ailleurs, pour tenir compte de l’absence d’adoption avant le 31 décembre 2025 du projet de loi de finances pour 2026, le présent amendement clarifie la date d’entrée en vigueur de l’indexation et ajuste la date d’application des nouvelles grilles de taux par défaut du prélèvement à la source qui en résultent. Cette modification permettra de limiter l’effet de trésorerie défavorable pour les contribuables relevant de ces grilles tout en laissant aux professionnels le temps nécessaire pour adapter les logiciels de liquidation de la paie et des revenus de remplacement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002998
Dossier : 2998
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement prévoit l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que les seuils et limites qui lui sont associés, sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac prévue en 2025, qui s’établit à 0,9 % selon les dernières données de l’INSEE. Il s'agit du niveau d'inflation retenu dans le PLFSS afin d'indexer les pensions de retraites ainsi que les tranches de CSG. Bien que cet article, en indexant la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, permet d’éviter que près de 200 000 foyers fiscaux ne deviennent imposables du seul fait de l’absence de revalorisation du barème, 18 % des foyers fiscaux continueraient néanmoins à subir les effets du gel, soit près de 40 % des foyers s’acquittant effectivement de l’impôt sur le revenu. En conséquence, cet amendement propose de réécrire cet article afin de prévoir l’indexation de l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, tout en ajustant les conditions de son entrée en vigueur en tenant compte de la date d’adoption de la loi de finances pour 2026 au cours de l’année 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003000
Dossier : 3000
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14/01/2026 00:00
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Rejeté
14/01/2026
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Ce présent amendement vise à rétablir l’écriture de la taxe sur les holdings patrimoniales telle que présentée par le Gouvernement, avec deux modifications prenant compte des débats parlementaires : 1. la première modification vise à éviter la double imposition qui résulterait, pour un associé ayant son domicile fiscal en France, de l’assujettissement de la holding étrangère à une imposition comparable à celle instaurée par le présent projet de loi de finances et de sa participation dans cette holding – cette disposition a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat ; 2. la seconde modification vise à exclure de l’assiette la trésorerie des holdings ayant pour objectif d’être réinvesties dans les 3 ans, la fixation de l’assiette étant un élément de débat entre la version du texte du Gouvernement et celle du Sénat. Par cet amendement, le groupe Les Démocrates souhaite rétablir un dispositif nécessaire pour lutter contre la suroptimisation fiscale tout en évitant de pénaliser les holdings qui perçoivent des dividendes en vue de financer des projets d’investissement à moyen terme. Cet amendement permet également de générer des recettes supplémentaires pour compenser la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026, pour 1 milliard d’euros selon le chiffrage annoncé par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003006
Dossier : 3006
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003052
Dossier : 3052
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Non soutenu
14/01/2026
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L’article 27 duodecies assouplit les règles de liaison des taux de fiscalité locale en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), en prévoyant que : – les communes dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les communes du département l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peuvent excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %) ; – les EPCI à fiscalité propre dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen national constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les EPCI de leur catégorie l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peut excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %). Le présent amendement propose de maintenir l’équilibre du droit existant, alors qu’un assouplissement supplémentaire de la règle de liaison des taux pourrait entraîner une hausse substantielle et imprévue de la fiscalité pesant sur certains contribuables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003099
Dossier : 3099
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Rejeté
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rendre pérenne la contribution différentielle sur les hauts revenus. En effet, ce projet de loi de finances est très inégalitaire : aux plus riches, il est demandé seulement un effort fiscal ponctuel. Mais pour les classes populaires et moyennes, qu’il s’agisse du gel des pensions, des hausses de franchise médicale ou de la dégradation aggravée des services publics et de notre système de santé, ce sont des mesures qui vont de fait s’imposer et provoquer une perte de pouvoir d’achat durable. Il semble donc important d’ancrer dans le temps cette mesure afin qu’elle soit réellement une mesure de justice fiscale, même si les mesures les plus pertinentes pour assurer la redistribution des richesses doivent cibler prioritairement le patrimoine, comme nous le proposons dans d’autres amendements, et notamment la taxe Zucman. Le problème de manque de recettes qui a causé le déficit que nous connaissons actuellement n’est pas conjoncturel mais structurel : il résulte de la politique menée depuis 2017 visant à diminuer les impôts des plus riches et des grandes entreprises. Cette politique menée au nom de « l’attractivité » s’est révélée être un puits sans fond de cadeaux fiscaux aux plus riches, accompagnées de baisses des dépenses publiques pour les personnes les plus modestes et les classes moyennes qui ont provoqué une explosion des inégalités. Ainsi, le patrimoine des 500 plus grosses fortunes françaises est passé de 20 % du PIB en 2017 à 45 % du PIB en 2022. Dans le même temps, la pauvreté et la précarité ont explosé. C’est donc de mesures fiscales pérennes, ciblant les plus aisés et les grandes entreprises, dont nous avons besoin, pour ne pas reproduire dans le futur les mêmes erreurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003146
Dossier : 3146
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Adopté
14/01/2026
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Conformément à l’objectif du dispositif visant à accompagner la trajectoire de redressement des comptes publics, cet amendement du groupe Les Démocrates propose de maintenir la contribution différentielle applicable à certains contribuables titulaires de hauts revenus (CDHR), ainsi que son dispositif d’acompte, jusqu’à l’année au titre de laquelle le déficit public des administrations publiques sera inférieur à 3 % du produit intérieur brut. Il prévoit également plusieurs ajustements techniques afin de tirer les conséquences de l’absence d’adoption en 2025 du projet de loi de finances pour 2026 sur les dispositions de l’article 2. Ainsi, il propose de reporter à l’imposition des revenus de l’année 2026 l’entrée en vigueur de certaines modifications apportées par le présent article. Il prévoit par ailleurs, pour l’imposition des revenus de l’année 2026, de ne pas prendre en compte les revenus soumis aux prélèvements libératoires mentionnés au c du 1° du IV de l’article 1417 du code général des impôts pour le champ d’application et le calcul de la CDHR, lorsque ces prélèvements libératoires ont été effectués entre le 1er janvier 2026 et la date de publication de la loi de finances pour 2026.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003193
Dossier : 3193
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Rejeté
14/01/2026
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Le présent amendement vise à modifier le vecteur de compensation de l’accompagnement financier du Gouvernement en faveur des régions à travers le financement des créations de places en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) qui s’inscrit dans le cadre du protocole État-Régions signé le 14 mars 2022 et des engagements du Ségur de la santé. Cet amendement supprime ainsi la compensation opérée par une fraction d’accise sur les énergies au profit d’une compensation d’un même montant qui sera porté par les crédits de la mission « Santé » et qui fera l’objet d’un amendement gouvernemental en seconde partie du projet de loi de finances pour 2026. Conformément au protocole précité, ces crédits qui seront nouvellement imputés sur le programme 204 « Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins » permettront de couvrir les dépenses d’investissement et de fonctionnement associés à ces créations de places. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003285
Dossier : 3285
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Rejeté
14/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la taxe sur les actifs non affectés à une activité opérationnelle. Dans sa rédaction initiale déjà, cette mesure s’inscrivait dans une logique de matraquage fiscal contraire à l’attractivité économique, car les holdings patrimoniales jouent un rôle essentiel dans la structuration et la transmission des entreprises familiales notamment et dans le financement de l’économie réelle. En taxant le patrimoine financier qu’elles détiennent, le PLF prenait ainsi le risque d’affaiblir les entreprises familiales, souvent actionnaires de long terme et garantes d’une gestion prudente et d’inciter à la délocalisation des capitaux, alors que la concurrence fiscale européenne demeure forte. Telle que modifiée par le Sénat, cette taxe est désormais conçue pour avoir un rendement appelé à tendre vers zéro pour les finances publiques, perdant ainsi toute justification budgétaire et s’apparentant davantage à une mesure de nature quasi-pénale qu’à un instrument fiscal de rendement. Dès lors qu’elle ne répond plus à un objectif de financement des politiques publiques, cette taxe ne peut être analysée que comme un signal dissuasif adressé aux détenteurs de capital et aux investisseurs de long terme, au détriment de l’attractivité économique du territoire national. Alors que le pays souffre déjà d’un niveau de prélèvements obligatoires record et d’un exode croissant des talents et des capitaux, instaurer une nouvelle taxe sur le patrimoine financier revient à pénaliser ceux qui investissent, innovent et transmettent. La politique fiscale doit encourager la création de richesse, non la sanctionner. C’est pourquoi il est proposé de supprimer purement et simplement l’article 3. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003337
Dossier : 3337
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Adopté
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Ensemble pour la République vise à indexer à hauteur de 1,1% l’intégralité des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que l’ensemble des seuils et limites qui y sont associés. Il prévoit ainsi de revenir sur l’indexation de la première tranche et l’étant à toutes les tranches. Il prévoit également, pour les revenus perçus ou réalisés à compter du 1er janvier 2026, l’ajustement de toutes les tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source, afin d’assurer leur parfaite cohérence avec l’évolution du barème de l’impôt sur le revenu. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003340
Dossier : 3340
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Non soutenu
14/01/2026
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L’article 27 undecies prévoit plusieurs modifications techniques du cadre juridique applicable à la taxe d’aménagement, issues des travaux de la mission d’information sénatoriale du 12 novembre 2025 relative aux dysfonctionnements dans la collecte de la taxe d’aménagement menée par M. Sautarel et Mme Briquet. Le III de cet article prévoit son application à compter du 1er janvier 2026. Si la rétroactivité des dispositions favorables aux contribuables ne pose pas de difficulté, tel n’est pas le cas des mesures désavantageuses. Il est proposé de ne pas faire une application rétroactive de ces dernières, en l’espèce la réduction du périmètre des magasins et boutiques d’une surface inférieure à 400 m² éligibles à une exonération de taxe d’aménagement (b) du 3° du I de l’article) et la taxation d’office sans mise en demeure préalable des personnes ayant procédé à une construction sans déclaration légale (1° et 2° du II de l’article). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003343
Dossier : 3343
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14/01/2026 00:00
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Adopté
14/01/2026
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L’article 2 quater adopté en première lecture au Sénat proroge le régime d’exonération applicable aux pourboires. L’article 5 de la loi n° 2021‑1900 du 30 décembre 2021 de finances réserve le bénéfice de l’exonération aux salariés dont la rémunération mensuelle n’excède pas celle mentionnée à l’article L. 241‑13 du code de la sécurité sociale (rémunération mensuelle inférieure à 1,6 SMIC). Compte tenu des modifications apportées à ce dernier article par l’article 40 de la loi n° 2025‑1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, le présent amendement procède aux coordinations nécessaires pour maintenir cette condition d’éligibilité à l’avantage fiscal. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003370
Dossier : 3370
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu ainsi que des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d'indice des prix à la consommation hors tabac à 0,9% pour 2025. Il prévoit également d’ajuster les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source (PAS) en fonction de l’évolution du barème de l’IR. La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu constituerait une hausse d’impôt déguisée pour tous les contribuables. Bien que cet article, en indexant la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, permet d’éviter que près de 200 000 foyers fiscaux ne deviennent imposables du seul fait de l’absence de revalorisation du barème, 18 % des foyers fiscaux continueraient néanmoins à subir les effets du gel, soit près de 40 % des foyers s’acquittant effectivement de l’impôt sur le revenu. Dans un souci d’équité fiscale, il est proposé d’indexer l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003371
Dossier : 3371
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Tombé
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu ainsi que des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d'inflation à 1% pour 2025. Il prévoit également d’ajuster les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source (PAS) en fonction de l’évolution du barème de l’IR. La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu constituerait une hausse d’impôt déguisée pour tous les contribuables. Bien que cet article, en indexant la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, permet d’éviter que près de 200 000 foyers fiscaux ne deviennent imposables du seul fait de l’absence de revalorisation du barème, 18 % des foyers fiscaux continueraient néanmoins à subir les effets du gel, soit près de 40 % des foyers s’acquittant effectivement de l’impôt sur le revenu. Dans un souci d’équité fiscale, il est proposé d’indexer l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003372
Dossier : 3372
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Adopté
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à prolonger l'exonération des pourboires pour trois ans, jusqu'en 2028. La loi de finances pour 2022 prévoyait d'exonérer, d'impôt sur le revenu et de cotisations et contributions sociales, les sommes remises volontairement par les clients pour le service. Cette mesure rencontre l'attrait tant des entreprises que des salariés. Elle stimule l'attractivité des métiers aujourd'hui en tension, particulièrement dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration. Tout en constituant un soutien au pouvoir d'achat pour les employés dont les pourboires représentent parfois une part importante de la rémunération. Cette exonération arrive à échéance au 31 décembre 2025, après avoir été prorogée pour un an lors de l'adoption de la loi de finances pour 2025. Si le Sénat a adopté une prolongation d'un an, jusqu'au 31 décembre 2026, il semble souhaitable de la prolonger dans la durée. Une prolongation jusqu'en 2028 s'inscrit dans l'esprit de la loi organique relative aux lois de financement de la sécurité sociale (LOLFSS) et de la loi de programmation des finances publiques (LPFP) qui bornent les exonérations sociales et fiscales à trois ans. Dans le débat budgétaire, la Droite Républicaine défendre une priorité : la revalorisation du travail et la lutte contre l'assistanat. C'est le sens de cet amendement dont l'adoption contribuerait à valoriser l'engagement des salariés dans leur travail et pour un service de qualité auprès des clients. Cet amendement, porté par notre groupe en première lecture, a été adopté en séance publique à l'Assemblée nationale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003404
Dossier : 3404
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Adopté
14/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à éviter une hausse de la fiscalité sur les automobilistes. Cet article prévoit ouvre la voie à une hausse de la fiscalité sur l’immatriculation de véhicules avec le relèvement du plafond du tarif régional de la taxe « cartes grises ». Alors qu’un durcissement des malus automobiles dans les années à venir est déjà prévu par la loi, cette possibilité donnée aux Régions, dont certaines ont déjà augmenté leurs tarifs pour atteindre le plafond, conduirait à alourdir sans nul doute la fiscalité pesant sur l’achat de véhicules en France et pénaliserait encore davantage la filière automobile française et européenne. Aussi, le présent amendement propose de maintenir le droit existant. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003427
Dossier : 3427
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement vise à prolonger l’exonération fiscale et sociale des pourboires instauré par la loi de finance pour 2022 jusqu’à 2027. En effet l’article 5 de la loi n° 2021‑1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022 prévoyait une exonération temporaire des pourboires des cotisations et contributions sociales ainsi que de l’impôt sur le revenu et autres contributions auxquelles ces sommes perçues par le personnel en contact avec la clientèle pourraient être assujetties pour les années 2022 et 2023. Après une première prolongation d’un an dans le cadre de la loi n° 2023‑1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, puis d’un an dans le cadre de la loi n°2025‑127 du 14 février 2025 de finances 2025, cette mesure arrive à échéance au 31 décembre 2025. Il s’agit d’une mesure de pouvoir d’achat concrète et efficace pour les travailleurs des secteurs de l’hôtellerie-restauration. Cette mesure permet également de renforcer l’attractivité des métiers de l’hôtellerie restauration, ce secteur étant un métier en tension avec un enjeu économique et social majeur pour le tourisme français. Cet amendement vise ainsi à prolonger une mesure utile au pouvoir d’achat des salariés et utile aux entreprises du secteur dans le contexte de pénurie de main d’œuvre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003455
Dossier : 3455
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Rejeté
14/01/2026
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L’article 3 adopté par le Sénat prévoit l’instauration d’une taxe sur les actifs non affectés à une activité opérationnelle des holdings patrimoniales. Le présent amendement procède à certains ajustements indispensables à son application. Il met tout d’abord en cohérence le dispositif de la taxe, pour tenir compte de la suppression par le Sénat de l’imposition, plafonnée à la valeur des actifs d’une sous-holding détenue par la holding, de la valeur vénale des titres de cette sous-holding, ou de la valeur vénale des titres d’une société fille à travers laquelle la holding détient la sous-holding. Par ailleurs, compte tenu de l’assiette de la taxe adoptée par le Sénat, le présent amendement supprime l’exonération des actifs détenus par les organismes de placement collectif, par les sociétés de capital-risque, et par les sociétés d’investissements immobiliers cotées, qui n’est plus pertinente. Par ailleurs, des ajustements sont proposés : - afin de préciser que, pour apprécier la détention indirecte d’une société par une personne physique à travers une autre société considérée détenue au sens du dispositif, cette autre société est réputée détenue en totalité ; - afin de clarifier que, contrairement au cas des sociétés holdings dont le siège est établi hors de France, la taxe s’applique sur les actifs non professionnels détenus par les holdings établies en France y compris lorsqu’elles n’ont aucun associé personne physique domicilié en France ; - afin de confirmer, pour l’application de plusieurs dispositions du présent article 3, que la personne physique s’entend au sens élargi, à savoir le cercle familial proche et les associés liés par un pacte en matière de distributions ; - pour clarifier la façon de traiter les dettes correspondant à des prêts in fine pour déterminer la valeur vénale des logements retenue dans l’assiette, et en définissant dans quelles situations de contrôle entre sociétés ces dernières ne sont pas autorisées à déduire les dettes consenties entre elles pour déterminer la valeur des logements soumise à la taxe ; - et afin d’améliorer la rédaction des dispositions relatives à l’assiette de la taxe, en indiquant à une seule reprise que l’assiette de la taxe comprend les seuls biens non professionnels. Enfin, l’entrée en vigueur de la taxe est ajustée pour tenir compte de l’adoption tardive de la loi de finances pour 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003458
Dossier : 3458
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14/01/2026 00:00
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Adopté
14/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir l’article 27 dans la rédaction que le Gouvernement a retenue en première partie du présent projet de loi de finances. Compte tenu des effets de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels, un report d’un an de l’intégration de cette actualisation – tel que proposé dans le texte initial – est justifié afin de s’assurer de l’efficacité et de la bonne mise en œuvre des nouveaux mécanismes atténuateurs. Le présent amendement, en rétablissant la rédaction initiale des IV et V de l’article 27, reporte donc l’intégration de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels dans les bases d’imposition de 2026 à 2027. Enfin, en cohérence avec le séquençage prévu dans le texte initial du PLF 2026, le présent article adapte également le calendrier de la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation (RVLLH) en la reportant de trois ans.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003460
Dossier : 3460
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Adopté
14/01/2026
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Le présent amendement réécrit l’article 27 ter du présent projet de loi de finances dont l’objectif est de simplifier la fiscalité applicable aux logements vacants. Il propose de substituer aux deux taxes existantes, la taxe sur les logements vacants (TLV) en zone tendue et la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) en zone non tendue, une seule imposition affectée au bloc communal distincte de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). La taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH) ainsi créée renforcera les outils à la disposition des collectivités territoriales pour conduire une politique de lutte contre les logements vacants, dans l’objectif de remise sur le marché de logements inoccupés et de zéro artificialisation nette des sols, en cohérence avec les compétences des communes et de leurs groupements en matière d’aménagement et d’urbanisme. Dans une logique incitative, le dispositif veille à garantir une différenciation entre les zones où le déséquilibre entre l’offre et la demande de logements est le plus marqué et celles où il l’est moins, à travers des délais de vacances et des taux plafonds distincts. Ce dispositif permet aux communes ou, le cas échéant, leurs groupements de taxer différemment les résidences secondaires et les logements vacants. Les dispositions relatives aux prises en charge des dégrèvements sont adaptées en conséquence et clarifiées. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003479
Dossier : 3479
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Voir le scrutin
14/01/2026 00:00
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Adopté
14/01/2026
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Dans un contexte de chute du rendement de la taxe d’aménagement et afin d’accélérer le recouvrement des cotisations les plus significatives, l’article 27 terdecies abaisse le seuil de surface retenu pour définir les « grand projets » donnant lieu au versement d’un acompte de taxe d’aménagement. Il fixe ce seuil à 3 000 m² au lieu de 5 000 m². En raison de l’absence de publication de la loi de finances pour 2026 avant le 1er janvier 2026, le présent amendement adapte les dispositions d’entrée en vigueur de l’article 27 terdecies afin de ne pas créer une charge fiscale rétroactive pour les porteurs de grands projets en matière de taxe d’aménagement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003484
Dossier : 3484
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Adopté
14/01/2026
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L’article 27 quinquies procède à une correction technique de l’article 1501 bis du CGI pour figer la date de référence au 1er janvier 2021 pour l’ensemble des quais et terre-pleins, indépendamment de la date d’achèvement, comme c’est le cas pour les autres installations évaluées par une méthode fondée sur un barème (autoroutes, ports de plaisance, etc.). En raison de l’absence de publication de la loi de finances pour 2026 avant le 1er janvier 2026, le présent amendement adapte les dispositions d’entrée en vigueur de l’article 27 quinquies afin de ne pas créer une charge fiscale rétroactive pour les ports, hors ports de plaisance. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003531
Dossier : 3531
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Rejeté
14/01/2026
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Le sous-amendement vise à : |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003533
Dossier : 3533
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14/01/2026
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Le présent sous-amendement des députés Socialistes et apparentés et travaillé avec la ville de Paris vise à renforcer la fonction incitative de la taxe en permettant aux communes éligibles d’augmenter le taux de la taxe dans la limite de plafonds plus ambitieux et plus susceptibles de générer un effet de pente de nature à induire une modification du comportement des assujettis. En effet, une telle taxe est comportementale par nature et ne vise donc pas l’atteinte d’un rendement mais bien un changement de stratégie des acteurs, ici une cession, occupation pour soi-même ou mise à bail du bien afin de répondre aux difficultés de logement dans les communes concernées. Cela suppose donc que les montants plafonds de la taxe soient suffisant et puissent évoluer suffisamment rapidement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003534
Dossier : 3534
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14/01/2026
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Le présent sous-amendement des députés Socialistes et apparentés et travaillé avec la ville de Paris vise à renforcer la fonction incitative de la taxe en permettant aux communes qui ne répondent pas au premier critère d’éligibilité à la taxe de majorer également par délibération le montant de cette dernière dans la limite d’un plafond de 70 % plutôt que de 50 % En effet, une telle taxe est comportementale par nature et ne vise donc pas l’atteinte d’un rendement mais bien un changement de stratégie des acteurs, ici une cession, occupation pour soi-même ou mise à bail du bien afin de répondre aux difficultés de logement dans les communes concernées. Cela suppose donc que les taux plafonds de la taxe soient suffisant pour générer une telle réaction. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003535
Dossier : 3535
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14/01/2026
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Le présent sous-amendement des députés Socialistes et apparentés et travaillé avec la ville de Paris vise à renforcer la fonction incitative de la taxe en fixant le taux de la taxe à 100 % lorsque la vacance se prolonge au-delà de trois ans. En effet, une telle taxe est comportementale par nature et ne vise donc pas l’atteinte d’un rendement mais bien un changement de stratégie des acteurs, ici une cession, occupation pour soi-même ou mise à bail du bien afin de répondre aux difficultés de logement dans les communes concernées. Cela suppose donc que les taux plafonds de la taxe soient suffisants et évoluent suffisamment rapidement pour générer une telle réaction. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003536
Dossier : 3536
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Rejeté
14/01/2026
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Le présent sous-amendement des députés Socialistes et apparentés et travaillé avec la ville de Paris vise à renforcer la fonction incitative de la taxe. En effet, une telle taxe est comportementale par nature et ne vise donc pas l’atteinte d’un rendement mais bien un changement de stratégie des acteurs, ici une cession, occupation pour soi-même ou mise à bail du bien afin de répondre aux difficultés de logement dans les communes concernées. Cela suppose donc que les taux plafonds de la taxe soient suffisants et évoluent suffisamment rapidement pour générer une telle réaction. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003537
Dossier : 3537
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14/01/2026
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Le présent sous-amendement des députés Socialistes et apparentés et travaillé avec la ville de Paris vise à sécuriser la dissociation fiscale et opérationnelle entre la TVLH et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), afin de permettre au bloc communal de mobiliser ces deux instruments de manière autonome, différenciée et complémentaire |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003538
Dossier : 3538
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14/01/2026
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Le présent sous-amendement des députés Socialistes et apparentés et travaillé avec la Ville de Paris vise à : 1° renforcer la fonction incitative de la taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH) dans les territoires en tension résidentielle, en relevant les plafonds de taux et en réduisant la durée de vacance conduisant à imposition ; 2° sécuriser la dissociation fiscale et opérationnelle entre la TVLH et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), afin de permettre au bloc communal de mobiliser ces deux instruments de manière autonome, différenciée et complémentaire. Comme toute imposition incitative, cette taxe ne pourra réellement être efficace que si les taux plafonds permis et leur évolution dans le temps, sont de nature à induire un changement de comportement des acteurs, ici par la cession, l’occupation en propre ou la mise à bail des logements vacants afin de répondre aux difficultés de logement dans ces territoires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003539
Dossier : 3539
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14/01/2026 00:00
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Rejeté
14/01/2026
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L’article 27 duodecies assouplit les règles de liaison des taux de fiscalité locale en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), en prévoyant que : – les communes dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les communes du département l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peuvent excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %) ; – les EPCI à fiscalité propre dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen national constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les EPCI de leur catégorie l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peut excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %). Le présent amendement propose de maintenir l’équilibre du droit existant, alors qu’un assouplissement supplémentaire de la règle de liaison des taux pourrait entraîner une hausse substantielle et imprévue de la fiscalité pesant sur certains contribuables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003540
Dossier : 3540
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Adopté
14/01/2026
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L’article 27 undecies prévoit plusieurs modifications techniques du cadre juridique applicable à la taxe d’aménagement, issues des travaux de la mission d’information sénatoriale du 12 novembre 2025 relative aux dysfonctionnements dans la collecte de la taxe d’aménagement Le III de cet article prévoit son application à compter du 1er janvier 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003547
Dossier : 3547
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14/01/2026
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Le présent sous-amendement apporte des modifications rédactionnelles à l’amendement n° I-3146 qui a pour objet de maintenir la contribution différentielle sur les hauts revenus ainsi que son dispositif d’acompte, jusqu’à l’année au titre de laquelle le déficit public des administrations publiques sera inférieur à 3 % du produit intérieur brut. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003548
Dossier : 3548
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14/01/2026
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L’amendement n° 3000 vise à rétablir, telle que figurant dans le projet initial du gouvernement, la rédaction de l’article 3 du présent projet de loi, qui prévoit l’instauration d’une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. S’agissant de la prise en compte des disponibilités dans l’assiette de la taxe, le présent sous-amendement relève de 15 % à 25 % la fraction de la valeur vénale des actifs venant en déduction de ces disponibilités, afin de mieux prendre en compte la réalité des besoins de trésorerie pour l’activité professionnelle. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003549
Dossier : 3549
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Rejeté
14/01/2026
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L’amendement n° 3000 vise à rétablir, telle que figurant dans le projet initial du gouvernement, la rédaction de l’article 3 du présent projet de loi, qui prévoit l’instauration d’une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003551
Dossier : 3551
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Rejeté
14/01/2026
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L’amendement n° 3000 vise à rétablir, telle que figurant dans le projet initial du gouvernement, la rédaction de l’article 3 du présent projet de loi, qui prévoit l’instauration d’une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. Le présent sous-amendement prévoit certains ajustements à la rédaction de cet amendement, pour améliorer le dispositif de la taxe. Il ajuste l’entrée en vigueur de la taxe pour tenir compte de l’adoption tardive de la loi de finances pour 2026 et prévoit en conséquence un versement anticipé de la taxe due au titre du premier exercice clos à compter du 31 décembre 2026, qui doit intervenir à la date de paiement du dernier acompte de l'impôt sur les sociétés de cet exercice. Par ailleurs, le sous-amendement procède à un ajustement rédactionnel, afin d’assurer l’applicabilité des dispositions de l’amendement n° 3000 qui visent à exclure de l’assiette de la taxe les disponibilités réinvesties, dans les trois ans de leur perception, dans le capital d'une jeune PME européenne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000414
Dossier : 414
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Non soutenu
14/01/2026
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L’article 3 avait pour finalité initiale de soumettre à taxation les seules holdings patrimoniales passives, c’est-à-dire celles ne disposant ni d’activité opérationnelle, ni d’une fonction d’animation des sociétés dont elles détiennent les titres, et dont les bénéfices proviennent exclusivement des loyers des immeubles dont elles sont propriétaires ou des produits de leurs placements financiers (dividendes ou plus-values issues de la cession de ces actifs).
En effet, pour déterminer le champ d’application de la taxe, le projet de loi assimile à des « revenus passifs » l’ensemble des dividendes, quelle qu’en soit l’origine, y compris ceux versés par les filiales opérationnelles des holdings animatrices. Or, pour des raisons d’organisation et de gestion, ces holdings sont amenées à créer des filiales dont elles détiennent la totalité du capital ou le contrôle, afin de réaliser leurs opérations de développement. Ainsi, dans cette configuration, une holding qui réaliserait directement ces opérations ne serait pas assujettie à la taxe. En revanche, dès lors qu’elle les conduit indirectement par l’intermédiaire de filiales, elle entre dans le champ d’application de celle-ci, du fait que les dividendes versés par ses filiales sont considérés comme des « revenus passifs ». Cet amendement vise donc à limiter le champ d’application de la taxe aux seules holdings véritablement passives, c’est-à-dire celles ne détenant pas d’actifs opérationnels, tels que des titres de participation représentant au moins 50 % de leur actif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000048
Dossier : 48
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Rejeté
14/01/2026
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Cet amendement vise à étendre l’assiette de la taxe sur les holdings patrimoniales en incluant, parmi les actifs immobiliers et les biens somptuaires déjà visés par le texte du Sénat, ceux qui sont actuellement exclus au motif qu’ils sont affectés à une activité professionnelle, ainsi qu’à intégrer une fraction des actifs financiers (titres de placement et titres de participation), et des disponibilités, détenus par les holdings patrimoniales. Dès la première lecture, la proposition du Gouvernement s’est révélée décevante. En effet, si dans la version initiale du projet de loi de finances, le Gouvernement semblait enfin reconnaître, timidement, l’ampleur du problème posé par les montages d’optimisation fiscale des plus grandes fortunes en proposant la création d’une taxe sur les holdings patrimoniales, le dispositif retenu était en réalité criblé d’exonérations et de restrictions d’assiette. L’exclusion des biens professionnels, en particulier, vidait largement la mesure de sa portée. L’examen du texte par le Sénat est venu aggraver encore ces insuffisances. Les modifications adoptées ont considérablement réduit le champ de la taxe, en la limitant à une liste restreinte de biens somptuaires, en excluant la trésorerie de l’assiette et en relevant le seuil d’assujettissement à la taxe. Une mesure déjà insuffisante a ainsi été transformée en un dispositif largement inopérant. Sa portée comme son rendement s’en trouvent drastiquement réduits. C’est pourquoi le présent amendement vise, a minima, à élargir l’assiette de la taxation des holdings patrimoniales à une partie du patrimoine professionnel, afin de restaurer un minimum d’efficacité et de cohérence du dispositif. Enfin, il convient de rappeler que le ciblage des seules holdings patrimoniales n’empêchera pas les plus aisés de développer d’autres stratégies de contournement de l’impôt. C’est pourquoi nous défendons en priorité la taxe Zucman, impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches, qui a l’avantage de ne laisser aucune échappatoire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000050
Dossier : 50
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Rejeté
14/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir le seuil de détention de la personne physique, définie dans l’article comme le cercle familial proche, à 33,33 % des droits de vote ou droits financiers, comme le proposait initialement l’article proposé par le Gouvernement, et non 50 %, comme cela a été modifié par le Sénat. Quel que soit le niveau de détention de la personne physique, il ne semble pas légitime qu’une holding détenant des biens somptuaires en vue d’échapper à l’impôt soit exemptée de la présente taxe. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000051
Dossier : 51
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Rejeté
14/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer des possibilités évidentes pour le redevable de se soustraire à la présente taxe sur les holdings patrimoniales, en attestant (sans que cela ne puisse être aisément vérifié) que son « but principal » n’est pas de contourner la législation fiscale française. Le présent amendement correspond à l’intention de nos collègues législateurs au Sénat, dans la mesure où l’on peut lire dans l’exposé des motifs de l’amendement introduisant les dispositions ici modifiées que les associés ne doivent pas être « redevables de la taxe s’ils sont en mesure d’apporter la preuve que la détention de parts de holding à l’étranger n’a pas pour but d’éviter l’impôt ». Aussi, la formulation hasardeuse de « but principal » convient d’être corrigée pour qu’il soit clairement établi qu’il n’y a pas de volonté de contourner la législation fiscale française. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000603
Dossier : 603
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement a pour objet de rétablir à 18 % – au lieu de 19 % – le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) appliquée aux assurances automobiles facultatives, en supprimant la hausse d’un point prévue par l’article 27 sexies (nouveau). En l’état, cette augmentation de 18 % à 19 % représenterait un surcoût d’environ 200 M€ pour les assurés. Une telle mesure se traduirait mécaniquement par une hausse des cotisations des garanties non obligatoires, ce qui pénaliserait en premier lieu les ménages les plus fragiles. Ceux-ci pourraient être menés à résilier tout ou partie de leurs garanties facultatives, réduisant ainsi leur niveau de protection en cas d’accident. Par ricochet, cette réaction des assurés pourrait diminuer le rendement budgétaire attendu de la mesure, en réduisant l’assiette effective de taxation. Par ailleurs, les montants de primes ayant déjà été communiqués aux assurés début décembre, une modification à ce stade créerait une forte incompréhension, légitime, de la part des assurés. Au-delà des difficultés techniques que rencontrerait l’administration pour mettre en œuvre l’évolution attendue dans des délais contraints, cette hausse tardive entraînerait une perte de lisibilité pour nos concitoyens, susceptible d’alimenter l’incompréhension, voire de générer des réclamations. Le présent amendement vise donc à préserver le pouvoir d’achat, maintenir un niveau de couverture assurantielle suffisant pour les ménages, et garantir une stabilité et une lisibilité indispensables à la bonne information des assurés, en revenant au taux de TSCA de 18 %. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000617
Dossier : 617
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Adopté
14/01/2026
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Le présent amendement vise à préserver la neutralité de l’impôt sur le revenu face à l’inflation. Il prévoit l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que de l’ensemble des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d’inflation fixée à 1,1 % pour l’année 2025. Il propose également d’ajuster, dans les mêmes proportions, les limites des tranches de revenus applicables aux grilles de taux par défaut du prélèvement à la source, afin d’assurer une cohérence complète entre le barème de l’impôt sur le revenu et ses modalités de recouvrement. En l’absence de revalorisation, l’impôt sur le revenu augmenterait mécaniquement sous l’effet de l’inflation. Une telle situation reviendrait à accroître la pression fiscale de manière indirecte et non assumée, entraînant une érosion du pouvoir d’achat. L’indexation du barème constitue une exigence de justice fiscale et de lisibilité pour les ménages. Elle permet d’éviter toute augmentation dérobée de l’impôt et de garantir que l’évolution de la fiscalité demeure transparente et cohérente avec la réalité économique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000681
Dossier : 681
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Tombé
14/01/2026
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Le présent amendement prévoit de reporter l’extinction de l’exonération des pourboires de l’impôt sur le revenu à fin 2027. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000876
Dossier : 876
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Non soutenu
14/01/2026
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Dans un contexte de fragilité économique et de pression fiscale record, le projet de loi de finances pour 2026 prévoit la création d’une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000945
Dossier : 945
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14/01/2026 00:00
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Rejeté
14/01/2026
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Ce présent amendement vise à rétablir l’écriture de la taxe sur les holdings patrimoniales telle que présentée par le Gouvernement, en incluant quelques ajustements évoqués au cours des débats parlementaires : 1. la première modification vise à éviter la double imposition qui résulterait, pour un associé ayant son domicile fiscal en France, de l’assujettissement de la holding étrangère à une imposition comparable à celle instaurée par le présent projet de loi de finances et de sa participation dans cette holding – cette disposition a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat ; 2. la seconde modification vise à exclure de l’assiette la trésorerie des holdings ayant pour objectif d’être réinvesties dans les 3 ans, la fixation de l’assiette étant un élément de débat entre la version du texte du Gouvernement et celle du Sénat. 3. La troisième modification intègre à l’assiette de la taxe les placement en OPCVM ou autre fonds d’investissements alternatifs, s’apparentant davantage à de la thésaurisation dans la holding pour éviter l’imposition qu’à une dynamique de construction d’un patrimoine industriel d’ensemble. 4. La quatrième supprime pour des raisons équivalente la dérogation qui était prévue pour les sommes mobilisées pour des souscription au capital d’entreprises, afin d’éviter que n’échappe au dispositif les plus-value de cessions « recyclées » dans des investissements n’ayant aucun lieu avec le patrimoine industriel de l’individu détenteur de la holding. 6. Cinquièmement, est supprimé un abattement forfaitaire n’ayant aucune justification conceptuelle. 7. Enfin, une précision relative à la définition des activités industrielles, libérales et commerciale et apportée. Par cet amendement, inspiré de la proposition formulée en commission par le groupe Les Démocrates, le Groupe socialiste propose de « limiter la casse » au sein d’un PLF dont les rares avancées fiscales proposées par le Gouvernement ont été détricotée à l’Assemblée et au Sénat. Cet amendement permet également de générer des recettes supplémentaires pour compenser la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026, pour 2 milliard d’euros selon le chiffrage annoncé par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000989
Dossier : 989
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Rejeté
14/01/2026
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L’article 3 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit la création d’une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. Dans sa rédaction actuelle, le champ d’application de cette taxe est bien plus large et n’exclut pas de taxer des sociétés cotées sur un marché réglementé. Pourtant, pour la détermination de l’assiette, le texte prévoit déjà l’exclusion des sociétés cotées pour la prise en compte des participations dans les filiales détenues par la société imposable. Cela se justifie car il n’y a pas, pour les sociétés cotées, de suspicion de thésaurisation patrimoniale compte tenu des règles qui encadrent les marchés réglementés. Le présent amendement propose donc d’exclure les sociétés cotées du champ de la taxe sur les holdings patrimoniales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001080
Dossier : 1080
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Non soutenu
13/01/2026
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Cet article revient à écrêter la dynamique de TVA au bénéfice des collectivités (en diminuant les versements opérés par l’État du taux d’inflation). Cette mesure touchera l’ensemble des collectivités et réduira encore les moyens d’action des collectivités départementales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000111
Dossier : 111
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13/01/2026 00:00
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Adopté
13/01/2026
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Cet amendement, proposé par la FNCAUE, permet de corriger l’erreur de rédaction de l'amendement n°1173 rect. du Sénat, que les rapporteur s'étaient engagés à modifier en CMP. Il vise à garantir l’application du dispositif d’avances remboursables aux Départements ainsi qu’aux communes et EPCI. L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001238
Dossier : 1238
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Non soutenu
13/01/2026
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Le présent amendement propose de préserver la compensation versée en contrepartie de la suppression de la première et troisième catégorie de l’impôt sur les spectacles. Cette compensation, instaurée en 2015 (article 21 de la loi de finances pour 2015) permet de ne pas faire subit de préjudice budgétaire à des collectivités accueillant de grands évènements sportifs notamment. En effet, les collectivités territoriales soutiennent l’attractivité touristique de la nation par la construction et l’entretien de grands équipements sportifs et culturels. Elles sont également amenées à subir les coût supplémentaires induits par l’organisation de grands évènements sur leurs territoires, sans être compensées par une recette à la hauteur ni des charges ni des enjeux. Dans l’exposé des motifs de l’article 34, il est indiqué que ces compensations sont supprimées afin d’orienter prioritairement le soutien de l’Etat vers les collectivités les plus en difficulté. Or, au-delà du fait que cette compensation vient équilibrer une suppression de fiscalité qui n’a pas vocation à être péréquatrice mais bien à financer les services publics de proximité, cette suppression entrainerait une perte de recette importante pour les collectivités indifféremment de leurs niveaux de richesse. Si, au niveau national, la mesure peut sembler modeste (20 M€) son impact est concentré dans quelques villes petites (Guingamp, …) et grandes (Saint Denis), qui subissent les charges d’accueil d’évènements sportifs, notamment footballistiques. L’amputation de capacité d’autofinancement dans ces communes (outre celles citées : Le Mans, Villeneuve d’Ascq, Montbéliard, Villeurbanne, Troyes, Tomblaine (57), …). Elle ne peut être ignorer : elle est susceptible de dépasser un 1% des recettes de fonctionnement des communes concernées. Cet amendement a été travaillé en coordination avec France Urbaine. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001277
Dossier : 1277
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Tombé
13/01/2026
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Le présent amendement prévoit en 2026 de revaloriser la DGF à hauteur de l’évolution prévisionnelle de l’indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac, afin de compenser l’inflation de 2026. Les mesures catégorielles continuent de peser sur nos collectivités et leurs finances sans participation de l’État à due proportion, telle que pour l’augmentation du point d’indice, le SEGUR ou encore, pour les départements, l’augmentation du RSA. Ces mesures nécessaires pour le pouvoir d’achat des bénéficiaires pèsent de manière importante sur les budgets des collectivités territoriales. Face à un contexte économique et social particulièrement difficile, les collectivités locales jouent un rôle essentiel de bouclier social, afin d’amortir les impacts de différentes crises, de continuer d’assurer les services publics et de préserver l’investissement. Les collectivités sont également des acteurs indispensables pour la transition écologique sur l’ensemble du territoire, comme le démontre le rapport Pisani-Ferry ou encore le chapitre IV « Un impact du changement climatique et de la transition énergétique à intégrer dans la programmation des finances publiques » du rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques de 2024 de la Cour des Comptes. En 2024 comme en 2025, le Fonds vert a été rapidement pris dans l’étau des restrictions budgétaires prises par le Gouvernement. Une réduction des investissements qui pénalise fortement et durablement les collectivités territoriales dans leur transition écologique. Après une année 2025, où l’État a demandé de nombreux efforts aux collectivités locales, avec DILICO, la réduction du fonds vert, ou encore le gel de FCTVA, cet amendement vise à pouvoir préserver la capacité d’action des collectivités locales face à l’inflation, en assurant une évolution juste de la DGF. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001318
Dossier : 1318
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Tombé
13/01/2026
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Cet amendement vise à mettre en cohérence la hausse de la DSR (150 M€) et de la DSU (140M€) fixée à l’article 72 du présent projet de loi avec le gel de l’enveloppe globale de DGF (à périmètre constant), telle qu’arrêté au présent article.
Ce PLF 2026 prévoit en effet une augmentation des dotations de péréquation communales à un niveau similaire à celui de la LFI pour 2025 mais sans financement associé. Ce faisant, il conduit à ce que l’augmentation de la DSR et de la DSU soit effectuée par prélèvement sur la dotation forfaitaire. Or, en 2025, il s’avère que plusieurs centaines de communes ont désormais une dotation forfaitaire égale à zéro.
Ces communes sans dotation forfaitaire ne pourront ainsi pas participer au financement de la péréquation, ce qui est paradoxal, ou plus précisément « antipéréquateur », étant donné que ce sont, schématiquement les communes dites « riches » qui ne disposent plus de dotation forfaitaire.
Ainsi, le présent amendement, afin d’éviter que le financement de la péréquation soit paradoxalement antipéréquateur (solliciter plus fortement la dotation forfaitaire de communes moins riches que celles qui n’en disposent plus), propose d’ajuster l’enveloppe de DGF à due concurrence de l’augmentation de DGR et de DSU. On observera qu’il s’agit d’une augmentation de 0,89%, nécessaire pour éviter un financement antipéréquateur de la DSU/DSR mais insuffisant pour maintenir le pouvoir d’achat global des budgets locaux (hypothèse d’inflation de 1,3% retenu dans le présent PLF). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001376
Dossier : 1376
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Tombé
13/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la réduction de la compensation afférente à l’abattement de 50 % applicable aux valeurs locatives des établissements industriels. En effet, la réduction de cet abattement n'est pas suffisamment justifiée dans l'exposé des motifs du présent projet de loi de finances pour 2026 au regard de la situation économique. De plus, une telle réduction pourrait avoir des impacts négatifs sur les projets de développement économique productif des communautés d'agglomérations, notamment dans des territoires fragilisés comme les territoires ultramarins. La communauté d'agglomération Cap Excellence en Guadeloupe redoute les conséquences prévisibles d'une telle réduction sur son projet "Terre d'industrie" et sur les zones d'activité économique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001410
Dossier : 1410
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13/01/2026 00:00
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Adopté
13/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe insoumis proposent de supprimer cet article liminaire. Ce gouvernement illégitime doit cessé de saccager nos services publics et d'assommer les classes populaires et moyennes au nom d’un déficit que la macronie a elle-même organisée. Les débats budgétaires, prétendument tant souhaités par la macronie et ses béquilles qui craignent un retour aux urnes, ne peut prendre que deux chemins qui amènent à la même destination. Soit le budget est adopté par une "grande coalition" du PS à DR en passant par la macronie, soit il est mis en œuvre par ordonnance. Dans les deux cas, il s'agira d'un budget de malheur qui promettra du sang et des larmes au peuple. Pour sortir de cet étau que seuls les hypocrites prétendent ne pas voir, nous proposons donc de supprimer cet article liminaire, essentiel au budget, et, dans une toute autre mesure, nous appelons à la censure du gouvernement et la destitution du Président de la République. Seules ces ruptures pourront protéger le peuple. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001418
Dossier : 1418
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Tombé
13/01/2026
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Le PLF initial prévoit de reconduire le montant de DGF du bloc communal (communes et EPCI) à son niveau de 2025. Après les revalorisations de 320 millions d’euros en 2023 et 2024, et de 150 millions d’euros en 2025, le PLF 2026 renoue ainsi avec le gel appliqué à la DGF de 2018 à 2022. Le présent amendement propose au contraire de revaloriser la DGF du bloc communal à hauteur de l’inflation prévisionnelle pour 2026, soit + 1,3 %. La DGF des communes et des EPCI augmenterait ainsi d’environ 248 millions d’euros par rapport à 2025. Il est en effet rappelé qu’en cas de gel de l’enveloppe, l’ensemble des besoins à couvrir au sein de la DGF, et en premier lieu la progression de la péréquation (hausses de la DSU et de la DSR), sont financés intégralement par les communes et les intercommunalités, ce qui entraîne des baisses de dotations pour une partie d’entre elles. De 2018 à 2022, le gel de l’enveloppe avait ainsi entraîné la baisse des DGF individuelles pour environ la moitié des communes chaque année, en totale opposition avec la promesse présidentielle d’un maintien des montants de DGF pour toutes les collectivités, à situation individuelle inchangée. En 2025, la revalorisation de 150 M€ de la DGF n’a couvert que la moitié de la progression de la DSU et de la DSR (300 M€ au total), entraînant de nouvelles baisses de DGF pour plus du tiers des communes (36 %). Pour 2026, le PLF prévoit d’augmenter la péréquation de 290 M€. La revalorisation de la DGF du bloc communal à hauteur de l’inflation (soit environ 248 M€) proposée dans le présent amendement permettrait ainsi de prendre en charge une partie du renforcement de la solidarité en faveur des communes fragiles ; elle permettrait donc de limiter les baisses de dotations pour les communes et EPCI appelés à financer la part des besoins non couverts par cette revalorisation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001420
Dossier : 1420
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Non soutenu
13/01/2026
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Le dispositif prévu à l’article 33 du projet de loi de finances pour 2026 limite le taux d’évolution du montant transféré, pour chaque exercice, en réduisant la progression annuelle de la TVA, lorsqu’elle est positive, du taux d’inflation. Cette minoration ne peut, à elle seule, conduire à un taux d’évolution négatif pour le montant affecté aux collectivités locales. Cet amendement a été rédigé par le Conseil départemental des Yvelines. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001421
Dossier : 1421
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Non soutenu
13/01/2026
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Le dispositif prévu à l’article 33 du projet de loi de finances pour 2026 applique une formule d’évolution fondée sur la croissance annuelle de la TVA diminuée du taux d’inflation. Lorsque la croissance est inférieure à l’inflation, la formule conduit donc à un taux d’évolution négatif et à un maintien du produit au niveau de l’année précédente. Cette situation se traduit par une absence de prise en compte de la progression réelle de l’activité économique et par un maintien au niveau de ressources de l’année précédente, qui peut être amenée à baisser. Ce mécanisme présente plusieurs limites : Cet amendement a été rédigé par le Conseil départemental des Yvelines. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001576
Dossier : 1576
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13/01/2026 00:00
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Adopté
13/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose de supprimer les nouveaux plafonnements et minorations des dotations et compensations de l’État versées aux collectivités territoriales, dites « variables d’ajustement », introduites dans le projet de loi de finances pour 2025. Ces mécanismes consistent, chaque année, à ponctionner une partie des dotations dues aux collectivités pour équilibrer artificiellement les enveloppes budgétaires locales. Cette pratique, devenue systématique, se traduit par une baisse progressive des ressources garanties aux collectivités et par un désengagement de l’État dans le financement des compétences qu’il leur a lui-même transférées. Le présent article prévoit ainsi par exemple de minorer les dotations de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) et le Fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle (FDPTP), pour un montant total de 527M€ après 487M€ l'année dernière et 70M€ "seulement" en 2024. Ces minorations affecteront directement les parts communale, intercommunale, régionale et départementale de ces compensations, pourtant destinées à garantir la neutralité budgétaire des réformes fiscales successives. Ces prélèvements opérés au détriment des collectivités, s’apparentent à une ponction déguisée sur leurs moyens d’action. Ils contredisent le principe même de compensation intégrale et stable des transferts de compétences, reconnu par la Constitution et la loi organique relative aux lois de finances. Depuis plusieurs années, les collectivités locales sont confrontées à une érosion constante de leurs marges de manœuvre, entre la perte de leurs leviers fiscaux, la stagnation de la DGF et désormais la contraction de leurs compensations historiques. Ce choix budgétaire revient à faire financer la stabilité des concours de l’État par les collectivités elles-mêmes, ce qui n’est ni soutenable, ni conforme à l’esprit de la décentralisation. Pour toutes ces raisons, le présent amendement vise à supprimer l’ensemble des plafonnements et minorations de dotations et compensations des collectivités territoriales, afin de rétablir la sincérité et la stabilité du financement local, et de garantir aux communes, départements, régions et intercommunalités les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions au service des citoyens. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001583
Dossier : 1583
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Tombé
13/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose de revaloriser la dotation globale de fonctionnement (DGF) à hauteur de l’inflation prévisionnelle pour 2026, fixée à +1,3 % par le Gouvernement. Cette revalorisation représenterait une hausse d’environ 248 millions d’euros de la DGF du bloc communal par rapport à 2025. Depuis le premier mandat d’Emmanuel Macron, les dotations de l’État aux collectivités affichent une stabilité en trompe-l’œil : en réalité, leur érosion est continue, car les dépenses locales augmentent mécaniquement sous l’effet de l’inflation, tandis que les ressources demeurent figées. Entre 2018 et 2025, le cumul des pertes liées à l’absence d’indexation de la DGF dépasse 4,5 milliards d’euros, et l’Association des maires de France (AMF) évalue à 71 milliards d’euros le manque à gagner cumulé sur la DGF entre 2014 et 2024. Chaque année, l’écart entre inflation et DGF se creuse : 1,4 milliard d’euros manquaient en 2022, 1,3 milliard en 2023, plus de 500 millions en 2024, et encore 500 millions en 2025. Le projet de loi de finances pour 2026 rompt avec les hausses modestes, déjà insuffisantes accordées ces dernières années — +320 M€ en 2023 et 2024, +150 M€ en 2025 — et marque un retour au gel appliqué de 2018 à 2022. Cette stagnation est d’autant plus problématique que la péréquation verticale (hausse de la DSU et de la DSR) est financée à enveloppe constante, c’est-à-dire par les communes elles-mêmes. En cas de gel, la progression de la péréquation se traduit par une baisse des DGF individuelles : entre 2018 et 2022, environ la moitié des communes ont ainsi vu leur DGF diminuer chaque année, en contradiction avec la promesse présidentielle d’un maintien des dotations « à situation inchangée ». En 2025, la revalorisation de 150 millions d’euros n’a couvert que la moitié de la progression de la péréquation (300 M€), provoquant une nouvelle baisse de DGF pour 36 % des communes. Pour 2026, le PLF prévoit une augmentation de la péréquation de 290 M€. Sans revalorisation globale de la DGF, cette progression sera de nouveau financée par les communes et intercommunalités, au détriment de leurs marges de manœuvre. C’est pourquoi le présent amendement propose, a minima, de revaloriser la DGF du bloc communal à hauteur de l’inflation. Une telle mesure permettrait de préserver les équilibres financiers locaux, de soutenir la péréquation sans pénaliser les collectivités contributrices, et de maintenir la capacité d’investissement des communes et intercommunalités, essentielle à la vitalité économique et sociale du pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001589
Dossier : 1589
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13/01/2026 00:00
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Adopté
13/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent d'inscrire l'indexation de la dotation globale de fonctionnement des collectivités territoriales sur l'inflation à partir de l'année 2026. Nous souhaitons ainsi automatiser la liaison entre DGF et inflation afin de couvrir durablement les hausses des dépenses de nos collectivités. Depuis la réduction drastique des dotations locales réalisée sous François Hollande, les recettes de fonctionnement des collectivités stagnent en apparence et diminuent en réalité, car elles ne sont pas indexées sur l'inflation. Le Gouvernement réalise de la péréquation verticale (certaines dotations internes à la DGF augmentent pour certaines collectivités) sur le dos d'une péréquation horizontale (en les finançant par les autres collectivités). Les revalorisations annoncées sont faites à enveloppe fixe et donc financées par les collectivités elles-mêmes. La non-indexation des dotations locales sur l'inflation est en soi une contribution contrainte de la sphère locale à la réduction du déficit public creusé par la politique fiscale et sociale d'Emmanuel Macron. En 2022, il manquait 1,4 milliard d'euros de DGF pour suivre l'inflation ; en 2023, il en manquait encore 1,3 milliard ; en 2024, il manquait plus de 500 millions d'euros ; pour 2025, c'est encore 500 millions d'euros en moins pour les collectivités du fait de la hausse des coûts liés à l'inflation ! En 2026, elle stagne et donc régresse en euros constants. Pour rappel, de 2018 à 2022, le gel de l'enveloppe avait ainsi entraîné la baisse des DGF individuelles pour environ la moitié des communes chaque année, en totale opposition avec la promesse présidentielle d'un maintien des montants de DGF pour toutes les collectivités, à situation individuelle inchangée. En 2025, la revalorisation de 150 M€ de la DGF n'a couvert que la moitié de la progression de la DSU et de la DSR (300 M€ au total), entraînant de nouvelles baisses de DGF pour plus du tiers des communes (36 %). Une réforme globale de la DGF et de la fiscalité locale est nécessaire. En attendant, nous proposons de rendre plus juste et lisible la DGF en sortant de la minoration permanente qu'elle subit. C'est pourquoi nous demandons d'inscrire dans le code général des collectivités territoriales le principe d'une indexation sur l'inflation de la DGF. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001666
Dossier : 1666
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Non soutenu
13/01/2026
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale. Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées. À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités. Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données. Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001721
Dossier : 1721
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Non soutenu
13/01/2026
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. Amendement suggéré par l'Association des Départements de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000180
Dossier : 180
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Tombé
13/01/2026
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Le présent amendement vise à rétablir l’article 31 dans sa rédaction gouvernementale, afin de conserver la rebudgétisation de la fraction de TVA affectée aux régions et ainsi d’en maîtriser le coût. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000181
Dossier : 181
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13/01/2026 00:00
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Rejeté
13/01/2026
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Le présent amendement vise à exclure les EPCI de l’avance de trésorerie de l’État au bénéfice des communes et EPCI ayant subi une forte baisse du produit de la taxe d’aménagement, portée par le présent article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001843
Dossier : 1843
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Non soutenu
13/01/2026
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l’activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l’environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), structures d’ingénierie territoriale. Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d’aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l’Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d’aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées. À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n’est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités. Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données. Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002080
Dossier : 2080
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Retiré
13/01/2026
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Pour rappel, depuis 2025, les fractions de TVA des EPCI à fiscalité propre – versées en compensation de la suppression de la THRP et de la CVAE- sont indexées sur l’évolution de la TVA nationale en années n-1 (et non plus en année n). Cela a conduit les intercommunalités à subir un « gel » de leurs fractions TVA en 2025 car elles ont perçu les montants « corrigés » des fractions perçues en 2024 et a représenté l’année dernière un manque à gagner de 1,2 milliard d’€ pour les collectivités concernées. Cet article ne remet pas en cause cette évolution (indexation sur l’évolution de la TVA nationale en années n-1), mais prévoit que le taux d’évolution du montant transféré soit calculé, pour chaque exercice, en minorant la dynamique annuelle de la TVA, lorsqu’elle est positive, par le taux d’inflation. Il prévoit par ailleurs que le versement d’une année N ne peut être inférieur à celui de l’année précédente du seul fait de ce calcul. Cela va réduire mécaniquement la compensation de suppression d’impositions locales décidées par l’État, et ce, seulement quelques années après leur application (2021 pour la THRP, 2023 pour la CVAE). Ce manque à gagner pour les collectivités concernées pénalisera les budgets locaux ainsi que l’intérêt d’accueillir au sein de son territoire de nouvelles activités nouvelles. Cette mesure est tout à fait inconcevable, notamment car elle remet en cause la compensation fiscale impôts anciennement dynamiques supprimés par l’État contre l’avis des collectivités (THRP et CVAE), il y a quelques années seulement. Cela risque d’affaiblir significativement les finances des intercommunalités et porter un coup inacceptable à leur engagement et leurs actions en faveur de la réindustrialisation du pays. C’est pourquoi le présent amendement propose de rétablir à compter de 2026 la dynamique des fractions de TVA nationale versées notamment aux intercommunalités en compensation de la suppression de la THRP et de la CVAE uniquement sur l’évolution de la TVA nationale perçue en N-1. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002083
Dossier : 2083
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Adopté
13/01/2026
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Comme en 2025, le présent amendement vise à obtenir du Gouvernement des précisions sur la nature juridique du DILICO. S’agit-il d’une imposition de toute nature ? Cet amendement a été adopté en commission des finances lors de la 1ère et de la 2nde lecture. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002114
Dossier : 2114
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Tombé
13/01/2026
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Le PLF initial prévoyait initialement de reconduire le montant de DGF du bloc communal (communes et EPCI) à son niveau de 2025. Après les revalorisations de 320 millions d’euros en 2023 et 2024, et de 150 millions d’euros en 2025, le PLF 2026 renouait ainsi avec le gel appliqué à la DGF de 2018 à 2022. A la suite des travaux du Sénat, le rebudgétisation de la fraction régionale de TVA a été supprimée. Le présent amendement souhaite veiller que la redéfinition du montant de DGF tient bien compte de l’inflation prévisionnelle pour 2026, soit + 1,3 %. La DGF des communes et des EPCI augmenterait ainsi d’environ 248 millions d’euros par rapport à 2025. Il est en effet rappelé qu’en cas de gel de l’enveloppe, l’ensemble des besoins à couvrir au sein de la DGF, et en premier lieu la progression de la péréquation (hausses de la DSU et de la DSR), sont financés intégralement par les communes et les intercommunalités, ce qui entraîne des baisses de dotations pour une partie d’entre elles. De 2018 à 2022, le gel de l’enveloppe avait ainsi entraîné la baisse des DGF individuelles pour environ la moitié des communes chaque année, en totale opposition avec la promesse présidentielle d’un maintien des montants de DGF pour toutes les collectivités, à situation individuelle inchangée. En 2025, la revalorisation de 150 M€ de la DGF n’a couvert que la moitié de la progression de la DSU et de la DSR (300 M€ au total), entraînant de nouvelles baisses de DGF pour plus du tiers des communes (36 %). Pour 2026, le PLF prévoit d’augmenter la péréquation de 290 M€. La revalorisation de la DGF du bloc communal à hauteur de l’inflation (soit environ 248 M€) proposée dans le présent amendement permettrait ainsi de prendre en charge une partie du renforcement de la solidarité en faveur des communes fragiles ; elle permettrait donc de limiter les baisses de dotations pour les communes et EPCI appelés à financer la part des besoins non couverts par cette revalorisation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002115
Dossier : 2115
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Tombé
13/01/2026
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En 2025, la DCRTP et la DTCE des Régions représentent 293 M€ et constituent des ressources à part entière de leur budget. Entre 2017 et 2025, la DCRTP et la DTCE des Régions ont enregistré une baisse de 505 M€, soit une perte cumulée de 2,3 Md€. Pour 2026, le Gouvernement propose d’appliquer une nouvelle baisse de leur DCRTP de – 180 M€, pour atteindre 97,7 M€, soit une baisse de – 65 %, et une baisse de leur DTCE de – 7,9 M€, pour atteindre 7,9 M€, soit une baisse de – 58 %. Cette baisse est injuste à double titre. D’une part, elle vise à financer principalement des mesures en faveur du bloc communal dont la situation financière est nettement plus favorable. D’autre part, cette mesure est contre péréquatrice car concentrée sur un nombre de Régions de plus en plus restreint et sur celles qui étaient les plus perdantes au moment de la suppression de la taxe professionnelle. Les Régions portent ainsi à elles seules 36 % de la baisse au titre des variables d’ajustement alors que la Cour des comptes dans le second fascicule de son rapport annuel sur les finances publiques locales démontre qu’en 2025 « proportionnellement, ce sont les régions, dont la situation financière s’érode, qui sont le plus mises à contribution : elles supportent 21,2 % de l’effort, alors qu’elles ne représentent que 12 % des produits et 11,3 % des charges de fonctionnement » et recommande de « mieux teni compte de leurs situations respectives » (des collectivités territoriales) pour éviter la « répartition peu équitable de la contribution 2025 ». Sur les cinq premiers mois de l’année 2025, les dépenses d’investissement des Régions « sont en fort recul » de – 14,8 %. Cette baisse est « à relier à la dégradation de leur situation financière au cours des deux dernières années, à laquelle vient s’ajouter la contribution au redressement des finances publiques ». Afin d’éviter d’aggraver la situation financière des Régions et la chute de leurs investissements, le présent amendement vise à figer le montant de la DCRTP et de DTCE sur celui qui leur a été versé en 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002262
Dossier : 2262
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Tombé
13/01/2026
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En 2025, la DCRTP et la DTCE des Régions représentent 293 M€ et constituent des ressources à part entière de leur budget. Entre 2017 et 2025, la DCRTP et la DTCE des Régions ont enregistré une baisse de 505 M€, soit une perte cumulée de 2,3 Md€. Pour 2026, le Gouvernement propose d’appliquer une nouvelle baisse de leur DCRTP de - 180 M€, pour atteindre 97,7 M€, soit une baisse de - 65 %, et une baisse de leur DTCE de - 7,9 M€, pour atteindre 7,9 M€, soit une baisse de - 58 %. Cette baisse est injuste à double titre. D’une part, elle vise à financer principalement des mesures en faveur du bloc communal dont la situation financière est nettement plus favorable. D’autre part, cette mesure est contre-péréquatrice car concentrée sur un nombre de Régions de plus en plus restreint et sur celles qui étaient les plus perdantes au moment de la suppression de la taxe professionnelle. Les Régions portent ainsi à elles seules 36 % de la baisse au titre des variables d’ajustement alors que la Cour des comptes dans le second fascicule de son rapport annuel sur les finances publiques locales démontre qu’en 2025 « proportionnellement, ce sont les régions, dont la situation financière s’érode, qui sont le plus mises à contribution : elles supportent 21,2 % de l’effort, alors qu’elles ne représentent que 12 % des produits et 11,3 % des charges de fonctionnement » et recommande de « mieux tenir compte de leurs situations respectives » (des collectivités territoriales) pour éviter la « répartition peu équitable de la contribution 2025 ». Sur les cinq premiers mois de l’année 2025, les dépenses d’investissement des Régions « sont en fort recul » de - 14,8 %. Cette baisse est « à relier à la dégradation de leur situation financière au cours des deux dernières années, à laquelle vient s’ajouter la contribution au redressement des finances publiques ». Afin d’éviter d’aggraver la situation financière des Régions et la chute de leurs investissements, le présent amendement vise à figer le montant de la DCRTP et de DTCE sur celui qui leur a été versé en 2025. Cet amendement a été travaillé avec Régions de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002263
Dossier : 2263
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Tombé
13/01/2026
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Les évaluations associées au présent au projet de loi de finances anticipent une baisse du produit de TVA en 2025, qui, en raison des modifications apportées par la LFI 2025, sera répercutée aux fractions de TVA allouées aux collectivités territoriales en 2026 (la dynamique de TVA leur étant allouée correspondant à celle de l’année N-1). La fraction de TVA ayant remplacé la part régionale de CVAE représente plus de 36 % de leurs recettes (11 Md€) et représente également leur dernière recette dynamique. En effet, les recettes carbonées des Régions, correspondant à leurs parts variables de TICPE et au produit issu des cartes grises (plus de 8 Md€), comme la Cour des comptes le constate, sont confrontées à une baisse durable en raison du verdissement des modes de déplacement. La Cour des comptes dans le second fascicule de son rapport annuel sur les finances publiques locales démontre qu’en 2025 « proportionnellement, ce sont les régions, dont la situation financière s’érode, qui sont le plus mises à contribution : elles supportent 21,2 % de l’effort, alors qu’elles ne représentent que 12 % des produits et 11,3 % des charges de fonctionnement » et recommande de « mieux tenir compte de leurs situations respectives » (des collectivités territoriales) pour éviter la « répartition peu équitable de la contribution 2025 ». La Banque postale estime, pour sa part, que les recettes de fonctionnement des Régions seront en baisse de - 0,6 % en 2025. Sur les cinq premiers mois de l’année 2025, les dépenses d’investissement des Régions « sont en fort recul » de - 14,8 %. Cette baisse est « à relier à la dégradation de leur situation financière au cours des deux dernières années, à laquelle vient s’ajouter la contribution au redressement des finances publiques ». Afin d’éviter d’aggraver la situation financière des Régions et la chute de leurs investissements, le présent amendement vise à éviter en 2026 toute baisse de la fraction de TVA des Régions ayant remplacé la part régionale de CVAE. Cet amendement a été travaillé avec Régions de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002264
Dossier : 2264
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Tombé
13/01/2026
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Après le gel des fractions de TVA allouées aux collectivités territoriales en 2025, le Gouvernement propose qu’à compter de l’exercice 2026, la dynamique de la fraction de TVA ex-DGF soit diminuée du taux d’inflation, lorsque la TVA nationale est positive. Au regard des faibles dynamiques de TVA ces dernières années qui étaient inférieures, ou seulement très légèrement supérieures, au taux d’inflation, cette disposition aura pour conséquence de s’approcher, dans la durée, d’un gel des dynamiques de TVA allouées aux collectivités territoriales. Pour les Régions, les conséquences seront d’autant plus importantes, dans la mesure où la fraction de TVA ayant remplacé la part régionale de CVAE représente plus de 36 % de leurs recettes et que la TVA représente leur dernière recette dynamique (leurs recettes carbonées, les parts variables de TICPE et les recettes issues des cartes grises, comme la Cour des comptes le constate, sont confrontées à une baisse durable). Par ailleurs, le produit qui serait retenu au titre de ce dispositif serait affecté au fonds de sauvegarde des Départements alors même que la capacité de désendettement des Régions en 2024 (6,3 ans) est supérieure à celle des Départements (6,1 ans). Enfin, la Cour des comptes dans le second fascicule de son rapport annuel sur les finances publiques locales démontre qu’en 2025 « proportionnellement, ce sont les régions, dont la situation financière s’érode, qui sont le plus mises à contribution : elles supportent 21,2 % de l’effort, alors qu’elles ne représentent que 12 % des produits et 11,3 % des charges de fonctionnement » et recommande de « mieux tenir compte de leurs situations respectives » (des collectivités territoriales) pour éviter la « répartition peu équitable de la contribution 2025 ». Cet amendement a été travaillé avec Régions de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002265
Dossier : 2265
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Adopté
13/01/2026
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale. Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées. À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités. Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données. Cet amendement est issu d'une proposition de la Fédération nationale des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002458
Dossier : 2458
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13/01/2026 00:00
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Adopté
13/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002599
Dossier : 2599
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Tombé
13/01/2026
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Cet amendement vise à mettre en cohérence la hausse de la DSR (150 M€) et de la DSU (140M€) fixée à l’article 72 du présent projet de loi avec le gel de l’enveloppe globale de DGF (à périmètre constant), telle qu’arrêté au présent article.
Ce PLF 2026 prévoit en effet une augmentation des dotations de péréquation communales à un niveau similaire à celui de la LFI pour 2025 mais sans financement associé. Ce faisant, il conduit à ce que l’augmentation de la DSR et de la DSU soit effectuée par prélèvement sur la dotation forfaitaire. Or, en 2025, il s’avère que plusieurs centaines de communes ont désormais une dotation forfaitaire égale à zéro. Ces communes sans dotation forfaitaire ne pourront ainsi pas participer au financement de la péréquation, ce qui est paradoxal, ou plus précisément « antipéréquateur », étant donné que ce sont, schématiquement les communes dites « riches » qui ne disposent plus de dotation forfaitaire. Ainsi, le présent amendement, afin d’éviter que le financement de la péréquation soit paradoxalement antipéréquateur (solliciter plus fortement la dotation forfaitaire de communes moins riches que celles qui n’en disposent plus), propose d’ajuster l’enveloppe de DGF à due concurrence de l’augmentation de DGR et de DSU. On observera qu’il s’agit d’une augmentation de 0,89%, nécessaire pour éviter un financement antipéréquateur de la DSU/DSR mais insuffisant pour maintenir le pouvoir d’achat global des budgets locaux (hypothèse d’inflation de 1,3% retenu dans le présent PLF). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002609
Dossier : 2609
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Tombé
13/01/2026
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Cet amendement vise à éviter une nouvelle ponction sur la « Dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle » (DCRTP) des communes et de leurs groupements (EPCI).
Au moins 5 raisons se cumulent pour motiver le présent amendement :
• Le niveau de ponction proposé s’élève à -188 M€ pour les communes et à -130 M€ pour les EPCI, soit une baisse sur une seule année de, respectivement, -99,9% et -17,5% de la compensation qui leur est due ;
• Si l’on raisonne au niveau du bloc communal dans son ensemble, la baisse est de -34% ; elle entraine une disparition de plus de la moitié des bénéficiaires (communes et EPCI voyant leur DCRTP mise à zéro) en une seule année, entre 2025 et 2026 ;
• Il s’agit là de chiffres moyens, si l’on regarde les choses individuellement, le caractère déraisonnable de la ponction apparaît encore plus clairement. Pour ne prendre qu’une seule illustration (exemple qui est loin d’être un cas isolé), celui de la ville d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), la ponction s’élève à 4,4 M€ et elle équivaut à 3% des recettes de fonctionnement de la ville (autrement dit, à elle seule, cette mesure a un impact supérieur au seuil de prélèvement de 2% considéré comme maximal par le Conseil constitutionnel) ;
• La DCRTP n’est pas allouée à toutes les collectivités mais aux « perdants » de la réforme de la taxe professionnelle, c’est-à-dire à ceux dont la somme des recettes fiscales attribuées en compensation de la suppression de la taxe professionnelle se sont avérées insuffisantes. Certains ont ainsi pu bénéficier d’une pleine dynamique de ces recettes fiscales (CFE, TasCom, IFER, …) tandis que d’autres (attributaires de DCRTP) ont eu à subir le non-respect de l’engagement de compensation. Il apparaît incompréhensible que ce PLF persiste dans la voie d’une mise à contribution des « perdants » ;
• Enfin, s’agissant des EPCI et de la répartition du prélèvement (calculs individuels de diminution de DCRTP), le texte précise qu’elle s’effectue au prorata des recettes réelles de fonctionnement (RRF). Or, s’agissant des EPCI, le niveau des RRF ne reflète aucunement un niveau relatif de richesse mais est seulement la conséquence d’un degré d’intégration intercommunal plus ou moins abouti. Ponctionner d’autant plus que l’intégration est importante constitue un magnifique exemple de contradiction de politiques publiques : d’un côté, la dotation d’intercommunalité est maximisée lorsque le coefficient d’intégration est élevé, d’un autre côté, la DCRTP est d’autant plus ponctionnée que l’intégration est élevée.
Concrètement l’adoption de cet amendement conduirait à un recalibrage des prélèvements sur les variables d’ajustement égal à 269 M€, soit un niveau demeurant très largement supérieur à celui des LFI 2024, 2023 ou encore 2022.
Cet amendement a été travaillé avec France urbaine, Intercommunalités de France et l’Association des maires et des présidents d’intercommunalité de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002615
Dossier : 2615
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Tombé
13/01/2026
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés, également adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, vise à supprimer le dispositif prévoyant une réduction de la compensation aux collectivités territoriales de l’abattement de 50 % sur la base des locaux industriels assujettis à la taxe foncière (dit PSR locaux industriels). Initialement fixé à 25%, le Sénat a voté une réduction à 19,3% du coefficient, qui équivaut à une amputation de 690 M€ dans les budgets des collectivités territoriales, soit une baisse de 16% du montant de la compensation par rapport au montant budgété en LFI 2025 (4,29 Md€).
En plus de la diminution pour moitié de la contribution sur la valeur ajoutée (CVAE), la loi de finances pour 2021, en son article 29, comportait une seconde mesure permettant une réduction significative des impôts économiques des entreprises : la réduction de moitié des bases des locaux industriels assujettis à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et la cotisation foncière des entreprises (CFE), dont le coût estimé pour les collectivités territoriales s’élevait dès l’origine à plus de 3 milliards d’euros (1,75 milliard d’euros au titre de la TFPB et 1,54 milliard au titre de la CFE).
Le B de l’article 29 précité prévoyait, à compter de 2021, une compensation pour la perte de recettes sous la forme d’un prélèvement sur recettes (PSR) égal, chaque année et pour chaque collectivité territoriale ou établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, au produit obtenu en multipliant la perte de bases résultant, chaque année, de l’application de l’abattement forfaitaire par le taux de TFPB et de CFE appliqué en 2020.
Sous l’effet de la revalorisation des valeurs locatives, le PSR représentait 4,3 milliards d’euros en 2024 (2,3 milliards d’euros au titre de la TFPB et 2 milliards d’euros au titre de la CFE).
La réduction du PSR prévue pour 2026 apparaît incompréhensible : elle revient à remettre une fois encore en cause un engagement pourtant inscrit dans la loi, au moment de la réforme, au motif que l’évolution des bases est dynamique.
Il convient de rappeler que les collectivités n’étaient nullement demandeuses de cette réforme coûteuse. Elle s’inscrit d’ailleurs dans la continuité des réformes fiscales locales engagées depuis 2017, qui ont entraîné une perte progressive et massive de leviers fiscaux et une recentralisation dénoncée, entre autres, par la Cour des comptes elle-même dans son rapport de janvier 2025 sur l’évolution de la répartition des impôts locaux entre ménages et entreprises et la déterritorialisation de l’impôt.
Aussi, le présent amendement entend demander le respect des engagements pris il y a quatre ans seulement à l’occasion de la réforme des impôts de production calculée comme le prévoit la loi de finances pour 2021.
En conséquence, il revient sur la réduction du PSR en supprimant le V de cet article qui applique un coefficient de 0,75 au montant de la compensation.
À titre de coordination légistique, son adoption nécessitera un ajustement des montants de prélèvements sur recettes (PSR) inscrits à l’article 35 du PLF (première partie). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002619
Dossier : 2619
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13/01/2026 00:00
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Rejeté
13/01/2026
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Le présent amendement vise à repérimétrer le plafond de 2% de recettes réelles de fonctionnement des collectivités et EPCI impactées tant par le IV du présent article (minoration du PSR-VLEI) que par le b) du 2° du B du III (minoration de la DCRTP).
En d’autres termes, il complète le plafond introduit au Sénat en le faisant agir non pas seulement sur un dispositif (la minoration du PSR-VLEI) mais sur la somme de deux dispositifs (minoration du PSR-VLEI et minoration de la DCRTP).
Il est motivé par le fait que ce qui conduit à mettre en difficulté certaines collectivités (tout particulièrement appartenant à des territoires industriels) n’est pas uniquement l’impact d’une mesure mais de l’application simultanée de plusieurs mesures.
A noter que même avec cet élargissement du plafonnement, un EPCI pourrait voir ses recettes baisser de 4% uniquement du fait de la mise en œuvre du présent article et de l’article 76 (Dilico). Or, pour mémoire, lors de la contribution des collectivités au redressement des comptes publics (baisse de DGF entre 2013 et 2017), le législateur s’était efforcé de contenir l’impact annuel à 1,13% des recettes de fonctionnement (des EPCI).
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002623
Dossier : 2623
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Tombé
13/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer le caractère dynamique du PSR de compensation afférente à l’abattement de 50% applicable aux valeurs locatives des établissements industriels (dit PSR locaux industriels) pour le seul exercice 2026.
Il permet une économie budgétaire importante (de l’ordre de 250 M€) sans pour autant être synonyme de reniement des engagements de l’Etat, moins de 5 ans après les avoir formalisés et garantis dans la Loi.
Il permet de trouver un juste équilibre entre, d’une part, la prise en compte de la nécessité d’associer les collectivités locales au redressement des finances publiques globales et, d’autre part, le souci de ne pas déraisonnablement affaiblir le lien entre la politique de développement économique des territoires et les retombées fiscales qui en résultent, incitant les intercommunalités à ne plus accueillir ni à développer d’activités industrielles, à rebours de nos objectifs partagés de réindustrialisation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002648
Dossier : 2648
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13/01/2026 00:00
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Rejeté
13/01/2026
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Cet amendement vise à maintenir la possibilité pour les EPCI de bénéficier de son reversement en année N. Le manque à gagner pour les collectivités territoriales du fait de cet article est officiellement estimé à 939M€ De même, l’uniformisation du calendrier en N+1 pour les EPCI ayant fait le choix d’un reversement de FCTVA en année N est un retour sur les incitations à l’intercommunalités. Il semble donc incohérent aujourd’hui de revenir sur cette disposition sauf à envoyer des messages contradictoires : encourager l’intégration intercommunale en augmentant la dotation d’intercommunalité d’une part, mais ponctionner leurs ressources d’autre part. Enfin, cette nouvelle mesure ciblant les EPCI ignore le fait que ce sont eux qui ont été le plus mis à contribution par la loi de finances pour 2025, avec pour conséquence, selon la note de conjoncture de la Banque Postale de septembre 2025, une diminution historique de leur épargne nette. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002655
Dossier : 2655
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13/01/2026 00:00
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Rejeté
13/01/2026
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Le fonds de compensation pour la taxe à la valeur ajoutée (FCTVA) assure aux collectivités territoriales et à leurs groupements la compensation, à un taux forfaitaire, de la TVA qu’ils acquittent sur leurs dépenses d’investissement, voire sur certaines dépenses de fonctionnement.
Le présent amendement a pour objet d’intégrer des dépenses de fonctionnement effectuées dans le cadre de l’exercice de la compétence « GEMAPI » qu’il s'agisse de la gestion courante des ouvrages et éléments de régulation hydraulique et/ou de protection contre les inondations, de la restauration de cours d’eau et de l’entretien des milieux aquatiques dans l’assiette du FCTVA.
Ce faisant, cet amendement soutient ainsi les budgets locaux des collectivités dans leurs efforts environnementaux, alors qu’ils sont confrontés la baisse des crédits affectés au programme « paysage, eau et biodiversité », ainsi qu’au programme « prévention des risques », qui est en discordance avec l’ampleur des dernières catastrophes naturelles (sécheresse et inondations notamment). Les enjeux liés à l’adaptation et à la lutte contre les changements climatiques nécessitent des nombreuses dépenses importantes tant en fonctionnement quand en investissement.
La mesure permet de dégager en faveur des collectivités de nouvelles ressources destinées à financer leurs projets d’investissement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002657
Dossier : 2657
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13/01/2026 00:00
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Rejeté
13/01/2026
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Le présent amendement propose de préserver la compensation versée en contrepartie de la suppression de la première et troisième catégorie de l’impôt sur les spectacles. Cette compensation, instaurée en 2015 (article 21 de la loi de finances pour 2015) permet de ne pas faire subit de préjudice budgétaire à des collectivités accueillant de grands évènements sportifs notamment. En effet, les collectivités territoriales soutiennent l’attractivité touristique de la nation par la construction et l’entretien de grands équipements sportifs et culturels. Elles sont également amenées à subir les coût supplémentaires induits par l’organisation de grands évènements sur leurs territoires, sans être compensées par une recette à la hauteur ni des charges ni des enjeux. Dans l’exposé des motifs de l’article 34, il est indiqué que ces compensations sont supprimées afin d’orienter prioritairement le soutien de l’Etat vers les collectivités les plus en difficulté. Or, au-delà du fait que cette compensation vient équilibrer une suppression de fiscalité qui n’a pas vocation à être péréquatrice mais bien à financer les services publics de proximité, cette suppression entrainerait une perte de recette importante pour les collectivités indifféremment de leurs niveaux de richesse. Si, au niveau national, la mesure peut sembler modeste (20 M€) son impact est concentré dans quelques villes petites (Guingamp, …) et grandes (Saint Denis), qui subissent les charges d’accueil d’évènements sportifs, notamment footballistiques. L’amputation de capacité d’autofinancement dans ces communes (outre celles citées : Le Mans, Villeneuve d’Ascq, Montbéliard, Villeurbanne, Troyes, Tomblaine (54), …). Elle ne peut être ignorer : elle est susceptible de dépasser un 1% des recettes de fonctionnement des communes concernées. Quant à l’exposé des motifs qui indique que « l’exigence d’une allocation optimale de la ressource publique doit prévaloir, en orientant prioritairement le soutien de l’État vers les collectivités les plus en difficulté. C’est dans cet esprit que le Gouvernement s’est engagé à renforcer le caractère péréquateur de son intervention », il ni correct ni acceptable. En effet une des communes les plus impactées, Saint-Denis figure parmi les communes dites « DSU cibles », identifiant les villes les plus défavorisées. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002663
Dossier : 2663
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Tombé
13/01/2026
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées.
Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement.
Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme.
Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement.
La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale. Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées. À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités. Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données. Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002810
Dossier : 2810
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Adopté
13/01/2026
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa et réparer ainsi une erreur d'écriture. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002939
Dossier : 2939
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Adopté
13/01/2026
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L’article 32 prévoyait, dans sa rédaction initiale, de modifier le fonctionnement du fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée des collectivités territoriales (FCTVA) via : – une exclusion des dépenses de fonctionnement des dépenses éligibles FCTVA liées à l’entretien des bâtiments publics, de la voirie et des réseaux et à la fourniture de services informatiques ; – un décalage d’un an du versement du FCTVA à plusieurs catégories d’intercommunalités ; – un élargissement de l’assiette du FCTVA afin que soient éligibles les contributions des collectivités versées dans le cadre des concessions d’aménagement lorsqu’elles sont destinées à financer un équipement public ainsi que les redevances versées aux sociétés publiques locales d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) dans le cadre de la construction, la reconstruction, la réhabilitation et la rénovation d’écoles élémentaires ou maternelles publiques. Il est proposé de confirmer le maintien dans l’assiette du FCTVA, introduit au Sénat, des dépenses de fonctionnement précitées. Il est également proposé de maintenir les autres dispositions initialement incluses dans l’article et confirmées par le Sénat. En revanche, le rapporteur général propose de supprimer l’ajout du Sénat visant à rendre éligibles au FCTVA les dépenses effectuées dans le cadre d’opérations réalisées en régie, qui apparaît inapplicable. En effet, la rédaction retenue ne définit pas précisément les opérations en régie visées. Or les dépenses en régie ne peuvent, de manière générale, être intégrées au FCTVA dans la mesure où elles comprennent des dépenses de personnel difficiles à isoler des dépenses de personnel et pour lesquelles la TVA n’est pas imputable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002944
Dossier : 2944
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Adopté
13/01/2026
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Le présent amendement rétablit l’article 33 dans sa version adoptée, en première lecture, par l’Assemblée nationale. Par conséquent, il tend à : – minorer la dynamique des fractions de TVA transférées aux collectivités territoriales, lorsqu’elle est positive, par le taux d’inflation constaté au titre de l’année précédente, en étendant ce mécanisme d’écrêtement à la fraction de TVA octroyée aux régions en compensation de leur perte de dotation globale de fonctionnement (DGF) – cette modification tien compte du refus, exprimé à l’Assemblée nationale comme au Sénat, de transformer cette fraction de TVA en DGF régionale (article 31 du projet de loi) ; – affecter la dynamique de TVA non versée aux collectivités territoriales en application des changements de calcul précités au fonds de sauvegarde des départements (FSD), dont la limite de 600 millions d’euros – contre 300 millions d’euros dans le texte initial ; – supprimer le dispositif de « contemporéanisation » du versement des fractions de TVA, rendu sans objet par la modification du mode de calcul des fractions de TVA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002977
Dossier : 2977
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13/01/2026 00:00
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Adopté
13/01/2026
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Dans sa version initiale, l’article 34 augmente de 50 %, à compter de 2026, la compensation apportée par l’État aux collectivités territoriales au titre de l’exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) dont bénéficient les terrains à usage agricole en métropole à hauteur de 30 %. Les amendements adoptés au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement induisent, par rapport au texte initial, un surcoût de 100 millions d’euros pour l’État au titre de 2025 puis de 50 millions d’euros chaque année à compter de 2026. Ils ont pour effet : – d’appliquer rétroactivement, à compter de l’année 2025, la compensation de l’exonération de TFNB aux collectivités territoriales ; – de doubler la hausse de la compensation attribuée aux collectivités territoriales au titre de leur perte de TFNB prévue à l’article 34, sans lien avec l'augmentation du taux d'exonération de TFNB dont bénéficient les terrains agricoles en application de l'article 66 de la loi de finances pour 2025. Le présent amendement propose de rétablir l’article 34 dans sa version initiale, en ce qu’il permet un soutien équilibré aux collectivités territoriales sans induire de hausse massive des dépenses de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002980
Dossier : 2980
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13/01/2026 00:00
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Adopté
13/01/2026
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L’article 34 ter élargit le bénéfice du prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre mis en place par l’article 79 de la loi de finances pour 2021. Celui‑ci bénéficie aux collectivités et à leurs groupements contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) ayant subi une contraction substantielle de leurs bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) depuis 2012. Le dispositif proposé, qui se concentre sur les communes et exclut les EPCI sans justification apparente, n’est assorti d’aucune évaluation de son coût ni de son effet sur les montants perçus par les collectivités territoriales. Surtout, il tend à attribuer à l’État un rôle de réassureur des déséquilibres du FNGIR plutôt que de réformer cet outil de péréquation horizontale lui‑même. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002985
Dossier : 2985
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13/01/2026 00:00
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Adopté
13/01/2026
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L’article 34 quater modifie l’année de référence servant à déterminer le montant du versement du prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre mis en place par l’article 79 de la loi de finances pour 2021. Celui‑ci bénéficie aux collectivités territoriales et à leurs groupements lorsque ceux-ci sont contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), tout en ayant subi une contraction substantielle de leurs bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) depuis 2012. Le dispositif proposé n’est assorti d’aucune évaluation de son coût ni de son effet sur les montants perçus par les collectivités territoriales. Surtout, il tend à attribuer à l’État un rôle de réassureur des déséquilibres du FNGIR plutôt que de réformer cet outil de péréquation horizontale lui‑même. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003079
Dossier : 3079
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Adopté
13/01/2026
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Cet amendement vise à tirer les conséquences du fait que la loi de finances pour 2026 ne sera adoptée que postérieurement au 31 décembre 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003210
Dossier : 3210
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Adopté
13/01/2026
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Le présent amendement vise à modifier la valeur de référence retenue pour le calcul du montant de la minoration soumise au plafond. Il est proposé de retenir, comme valeur de référence, la compensation qui aurait été versée à 100% au titre de l’année N, et non la compensation effectivement versée au titre de l’année N-1. En effet, la rédaction actuelle ne tient pas compte de la dynamique des bases fiscales entre les années N-1 et N, qu’elle soit haussière ou baissière. Or, la compensation a connu une évolution particulièrement dynamique ces dernières années, notamment en raison de la revalorisation annuelle des valeurs locatives foncières. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003223
Dossier : 3223
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13/01/2026 00:00
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Rejeté
13/01/2026
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Le présent amendement vise à rétablir les dispositions du texte initial du projet de loi de finances pour 2026 qui permettent de recentrer l’assiette des dépenses éligibles au fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) aux seules dépenses d’investissement. Cet amendement supprime par ailleurs la disposition introduite en première lecture au Sénat élargissant l’assiette du FCTVA aux dépenses d’investissement relatives aux travaux en régie. Une telle mesure représenterait une hausse importante du coût du FCTVA sans contrôle fiable des dépenses nouvellement éligibles. En effet, réalisés par les services de la collectivité, les travaux en régie ne sont pas adossés à des montants facturés par des tiers mais à des évaluations internes des coûts réalises par les collectivités. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003339
Dossier : 3339
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13/01/2026 00:00
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Rejeté
13/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer le dispositif introduit par le Sénat prévoyant que les collectivités territoriales ayant subi une perte importante de taxe d’aménagement entre 2024 et 2025 puissent bénéficier d’une avance de l’État en 2026 égale au tiers de ce montant. Ce dispositif doit en effet être écarté au motif : - qu'il impose de distinguer la perte due à un retard de versement des baisses mécaniques de rendement liées à la contraction de l’assiette avec la diminution des mises en chantier ; - que la compensation envisagée ne s’apparente pas à une compensation formelle puisqu'elle est remboursable ; - qu'un dispositif d'avances anticipées est déjà prévu par la législation en vigueur et qu'il est à la fois plus souple, plus adapté et pérenne. Le Gouvernement demeure pleinement engagé à ce que les dysfonctionnements rencontrés sur les retards de dossiers qui ont pu conduire à des retards de versements soient résolus selon un plan d’action volontariste, et que le processus soit rendu plus fiable et lisible pour les élus. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003360
Dossier : 3360
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13/01/2026 00:00
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Rejeté
13/01/2026
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La dotation de continuité territoriale (DCT) pour la Corse est inscrite au sein de la mission « Relations avec les collectivités territoriales » (MRCT) en seconde partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2026. Deux abondements exceptionnels de cette dotation ont été votés lors de l’examen du texte en première lecture par le Sénat : - l’un via la création d’un nouveau prélèvement sur recettes au profit de la Corse, en première partie du PLF pour 2026 (objet de l’article 34 quinquies) ; - l’autre sur le programme 122 « Concours spécifiques et administration » de la MRCT, en seconde partie du PLF pour 2026 (état B). Le Gouvernement propose donc de supprimer la mesure votée en première partie du PLF pour 2026 au profit de la mesure adoptée en seconde partie du PLF pour 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003369
Dossier : 3369
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Tombé
13/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à assurer l’équité de l’effort demandé aux Régions dans le cadre du projet de loi de finances. À l’issue de l’examen au Sénat, l’effort demandé aux collectivités territoriales, notamment aux communes et aux Départements, a été sensiblement réduit par rapport au projet de loi initial. Cependant, certaines évolutions adoptées conduisent à produire des inégalités entre collectivités. C’est le cas des différentes dispositions votées concernant les Régions. Si le Sénat a adopté la non minoration de la DCRTP (soit un allègement de 180M€), il a également maintenu un effort de 500M€ pour l’ensemble des Régions au titre du Dilico, soit un quasi doublement par rapport à 2025. Or, seules quelques Régions sont encore concernées par cette dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) tandis que toutes le sont par le Dilico. Aussi, dans un souci d’équité entre les Régions, il est proposé, par cet amendement, de maintenir l’effort initial prévu par le Gouvernement sur la DCRTP et de, via un autre amendement à l’article 76, réduire de 200 millions d’euros le Dilico pour l’ensemble des Régions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003508
Dossier : 3508
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Tombé
13/01/2026
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Cet amendement met à jour les prévisions sous-jacentes au projet de loi de finances pour 2026 concernant le solde public et les grands agrégats de finances publiques présentés dans l’article liminaire pour tenir compte de la non adoption du projet de loi de finances au 31 décembre 2025. Cette actualisation inclut ainsi à la fois l’annulation de l’effet des mesures qui ne peuvent plus être prises rétroactivement mais aussi la diminution du rendement des mesures en recettes pour lesquelles la mise en place postérieurement au 1er janvier vient amputer le rendement initial. L’ensemble conduit à dégrader le solde public de 1,7 Md€ en 2026. Les mesures ne pouvant plus être prises sont : · La forfaitisation de l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite ; · La transformation de l’impôt sur la fortune immobilière en un impôt sur la fortune improductive ; · Diverses mesures de rationalisation des dépenses fiscales présentées à l’article 5, notamment la fiscalisation des indemnités journalières pour les affections de longue durée et la suppression de la réduction d’impôt sur les frais de scolarité. La principale mesure dont le rendement est réduit par l’entrée en vigueur ultérieure au 1er janvier 2026 est la taxe sur les petits colis. Au total, la prévision de solde public s’établirait désormais à −5,4 % du PIB en 2026, en dégradation de 0,1 % du PIB par rapport au texte issu de son examen au Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000390
Dossier : 390
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Tombé
13/01/2026
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L’article 31 du PLF 2026 prévoit une réduction de 10,3 % de la compensation de la réduction de moitié des valeurs locatives des locaux industriels soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la cotisation foncière des entreprises (CFE), avec un plafonnement de à 2 % des recettes de fonctionnement. Lors de la diminution des valeurs locatives des locaux industriels décidée par l’Etat en 2021, les collectivités avaient été compensées de la perte de recettes correspondante sur les produits de CFE et de TFPB. L’Etat s’était en outre engagé sur une compensation dynamique, basée sur l’évolution des bases industrielles constatées localement, afin d’inciter les collectivités à agir pour l’accueil et du développement des activités industrielles sur leur territoire. La mesure prévue à l’article 31 du PLF viendrait brutalement priver les collectivités de la totalité de la croissance des bases observée depuis 2021. Pour certaines collectivités, la compensation se situerait même sous son niveau de 2021. Cette mesure constitue donc un retour inacceptable sur les engagements de compensation pris par l’Etat en 2021. Elle affaiblit encore un peu plus le lien entre les actions de développement économique menées par les collectivités, notamment les intercommunalités et leurs retombées fiscales. Elle affaiblit enfin le soutien apporté par les collectivités aux activités industrielles. Cet amendement propose donc de supprimer la baisse de la compensation de la réduction de moitié des valeurs locatives des locaux industriels et a été préparé en coordination avec les Intercommunalités de France.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000392
Dossier : 392
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Tombé
13/01/2026
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L’article 31 du PLF 2026 prévoit une réduction de 308 M€ de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) des communes et des intercommunalités, soit une diminution moyenne de 34 %. Cette baisse amplifie très fortement celle déjà opérée en 2025 (-202 M€, soit -18 %). La DCRTP, instaurée en 2011, dans la foulée de la suppression de la taxe professionnelle (TP) pour compenser les collectivités les plus touchées par la réforme, est désormais perçue par un nombre très limité de collectivités. Du fait des règles de répartition de la baisse de la DCRTP entre collectivités, basée sur le poids de leurs recettes de fonctionnement, les diminutions enregistrées individuellement, difficilement prévisibles lors de l’élaboration des budgets locaux, pourront excéder largement la diminution moyenne de 28 %, voire se traduire par la disparition pure et simple de cette ressource pour certaines collectivités. Ainsi, près de 40 % des communes et des intercommunalités pourraient perdre l’intégralité de leur DCRTP en 2026. Cet amendement propose donc de supprimer la baisse de la DCRTP et a été préparé en coordination avec les Intercommunalités de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000440
Dossier : 440
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Adopté
13/01/2026
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées.
Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement.
Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme.
Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa.
La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale.
Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités.
Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %.
La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue.
Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées.
À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités.
Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données.
Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000606
Dossier : 606
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Adopté
13/01/2026
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000680
Dossier : 680
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Tombé
13/01/2026
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Le présent amendement d’appel prévoit de dégrader le solde structurel présenté à l’article liminaire du présent projet de loi de finances en raison des incertitudes pesant sur les recettes attendues de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Depuis plusieurs années, l’augmentation du taux d’épargne et la trop faible consommation des ménages constituent les indicateurs économiques du manque de confiance que les Français placent dans les politiques menées. Traduction de cette défiance, les recettes de TVA sont systématiquement surévaluées : fin 2023, elles étaient inférieures de 2,2 milliards d’euros à la prévision de la loi de finances initiales ; de 2,9 milliards d’euros fin 2024 ; et le Haut Conseil des finances publiques les estime inférieures en 2025 à 3,2 milliards d’euros par rapport à la LFI. Alors que les politiques menées demeurent inchangées, il n’y a aucune raison de penser que cette défiance se résorbe d’elle-même, et que la consommation reprenne. Selon la trajectoire identifiée, nous pouvons légitimement supposer que la surévaluation du Gouvernement est autour de 3,5 milliards d’euros pour l’année 2026. Par conséquent, le présent amendement d’appel prévoit de dégrader le solde structurel présenté par l’article liminaire du même montant, dans un souci de transparence et d’honnêteté vis-à-vis de nos concitoyens. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000855
Dossier : 855
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Non soutenu
13/01/2026
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Le présent amendement vise à revaloriser la Dotation Générale de Fonctionnement des collectivités territoriales à hauteur de l’évolution prévisionnelle de l’indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac, afin de compenser l’inflation de 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000927
Dossier : 927
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Adopté
13/01/2026
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000010
Dossier : 10
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Rejeté
10/01/2026
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Cet amendement vise à rationaliser le fonctionnement de l’ARCOM, dont les effectifs ont augmenté depuis la fusion du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) et de l’ex-Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI). Au regard de ses missions, essentiellement centrées sur le suivi des contenus audiovisuels, la réception de plaintes et la production de rapports d’évaluation, il n’apparaît pas nécessaire de maintenir un effectif aussi élevé pour assurer son fonctionnement. Cet amendement vise à proportionner les moyens de l’autorité à l’effectivité de ses missions, dans un souci d’efficacité de la dépense publique. La réduction du plafond d’emplois permettrait de réaliser une économie d’environ 10 millions d’euros sur la masse salariale, parmi les 50 millions d’euros de subventions que reçoit l’ARCOM (rapport de l’ARCOM de 2024). Cette réduction n’altère en rien les missions de régulation mais encourage une gestion plus efficiente. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001005
Dossier : 1005
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement vise à revenir sur la suppression de la prise en charge par l'État des cotisations salariales pour les apprentis dans le secteur public non industriel et commercial. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001006
Dossier : 1006
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement vise à revenir sur la dissolution de l'Institut national de la consommation (INC). Par cet amendement, le groupe EPR souhaite interpeller le Gouvernement sur le devenir du magazine mensuel, « 60 Millions de consommateurs ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001007
Dossier : 1007
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la limitation du bénéfice du revenu de solidarité active (RSA) à vingt-quatre mois pour les auto-entrepreneurs. Par cet amendement, le groupe EPR demeure profondément engagé pour l'entreprenariat et s'opposera à toute mesure de désincitation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001017
Dossier : 1017
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Tombé
10/01/2026
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Cet amendement de repli vise à modifier le dispositif de lissage « DILICO 2 » prévu à l’article 76, afin de maintenir les paramètres du DILICO 1 voté en 2025. Le nouveau dispositif proposé dans le PLF 2026 constituerait une ponction injuste et mal calibrée sur les collectivités locales. Non seulement son montant global serait doublé à 2 milliards d’euros, mais les reversements seraient étalés sur cinq ans au lieu de trois, et assortis de conditions restrictives liées à l’évolution des dépenses locales. Ainsi, la contribution des communes atteindrait 720 millions d’euros (contre 250 millions d’euros en 2025), celle des départements 280 millions d’euros (contre 220 millions), et celle des régions 500 millions d’euros (contre 280 millions). Compte tenu des modifications du Sénat (maintien des paramètres de versement de 2025, maintien du niveau de contribution des EPCI au niveau de 2025, etc.), il est proposé de reconduire tout simplement l’ensemble dispositif 2025 (mêmes montants, mêmes critères) afin de permettre notamment le remboursement des 30 % prévus dans le LFI 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001307
Dossier : 1307
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement vise à améliorer l’utilité des objectifs et indicateurs de performance du programme 203 Infrastructures et services de transports. Il est ainsi proposé de créer 5 indicateurs pour les objets mentionnés dans le dispositif de l’amendement, qui répondent aux préoccupations sociales et environnementales les plus importantes pour le secteur des transports. Afin de ne pas surcharger la documentation budgétaire et de ménager les services, il est proposé de supprimer d’autres indicateurs peu lisibles et compréhensibles. Il s’agit de : – L’indicateur « Réduction de l’empreinte carbone des opérations de construction et de régénération des routes » ; – L’indicateur « Réduction des émissions du secteur du transport routier de marchandises » ; – L’indicateur « Contrôle des transports routiers ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000135
Dossier : 135
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Il propose d’assigner un nouvel objectif, assorti d’un indicateur de performance, au programme 201 Remboursements et dégrèvements d’impôts locaux relatif aux dégrèvements de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) consécutifs à des erreurs dans la déclaration des propriétaires sur la plate-forme « Gérer mes biens immobiliers » (GMBI), prévue par l’article 1418 du code général des impôts. Dans le rapport d’information sur les dysfonctionnements dans la gestion des impôts locaux qu’elle a présenté à la commission des finances le 18 juin 2025 avec M. David Amiel, la rapporteure spéciale analyse le lancement difficile de cette plateforme, consécutif à la suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales, qui avait entraîné 1,4 milliard d’euros de dégrèvements à la charge exclusive de l’État en 2023. Si ces dégrèvements sont heureusement en baisse, ils gardent un niveau élevé. En 2025, ils devraient atteindre 900 millions d’euros. Pour 2026, les documents annexés au projet de loi de finances les évaluent à 745 millions d’euros. Il serait ainsi pertinent de faire de la réduction de ces restitutions de THRS indues un objectif du programme. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001440
Dossier : 1440
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Non soutenu
10/01/2026
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En créant un indicateur sur le taux d’appels traités par la plateforme téléphonique Viols-Femmes-Information gérée par le collectif féministe contre le viol (CFCV), le présent amendement permet de mieux distinguer les différentes mesures financées par le programme 137 pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Cet amendement, déjà adopté en première lecture au PLF 2025, est à nouveau porté par les co-rapporteures de la Délégation aux droits des femmes sur le PLF 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000180
Dossier : 180
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social appelle à supprimer le présent article et à rétablir l’attribution de l’AAH (l’allocation aux adultes handicapés) aux personnes handicapées en détention, que cette nouvelle version du projet de loi de finances envisage injustement de supprimer. Cette suppression est à l’image des propositions mortifères envisagées par ce projet de loi de finances : aller grapiller des économies sur le dos des personnes les plus marginalisées de notre pays, ici, les personnes handicapées en détention. En plus de précariser des personnes subissant déjà une double exclusion de notre société et qui peinent déjà à faire valoir leurs droits en prison, la fin du bénéfice de l’AAH pour les personnes handicapées détenus représenterait une rupture d’égalité manifeste à l’encontre même des engagements internationaux de la France. A ce titre, nous rappelons que l’article 28 de la Convention internationale des droits des personnes handicapées oblige les États signataires à garantir des conditions d’existence digne aux personnes handicapées. Les personnes handicapées incarcérées souffrent déjà de conditions de vie -ou plutôt de survie- désastreuses avec des locaux inaccessibles et un défaut grave d’accès aux soins et à l’accompagnement nécessaires. Doit-on rappeler que seulement un tiers des personnes détenus bénéficient de l’aide effective d’un intervenant extérieur ? Que des détenus âgés et/ou handicapés ne peuvent même pas se doucher ou accéder aux espaces de promenade par manque d’accessibilité des locaux ? Que leur réinsertion sera d’autant plus mise en difficultés par le manque d’inclusion cumulé des personnes handicapées et anciennes détenues dans notre société ? Envisager de couper l’un des seuls moyens de subsistance aux détenus handicapés pour faire quelques millions d’économie est profondément indigne de ce Gouvernement. Nous appelons donc à supprimer cette disposition qui est à l'opposé du respect des droits humains des personnes handicapées et détenues. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001905
Dossier : 1905
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Adopté
10/01/2026
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Le ministère de la Justice annonçait dans le PAP 2023 en introduction de son fascicule « Projets annuels de Performances 2023 » ne plus procéder à une évaluation de la récidive en prétextant que « 2018 étant la dernière année pour laquelle les données définitives sont disponibles, 2016 est la dernière année pour laquelle le taux de récidive à deux ans peut être évalué. » Dans le PLF 2024, il annonçait finalement qu’ « un indicateur de taux de récidive à 2 ans a été construit à partir des données du casier judiciaire » et ajoutait que « 2020 étant la dernière année pour laquelle les données définitives sont disponibles, 2018 est la dernière année pour laquelle le taux de récidive à deux ans peut être évalué. » Ce ressuscitement du taux de récidive à 2 ans qui faisait sans aucun doute écho à l’amendement qui avait été déposé par le Groupe Rassemblement National au précédent PLF et qui avait été rejeté. Mais l’indicateur proposé en marge du PLF 2024 souffre de plusieurs vices qu’il convient de corriger. Outre la récidive, il est important de connaître les chiffres de la réitération dans le cadre de la mise en œuvre des politiques judiciaires. La réitération est une donnée plus significative que la récidive qui est une notion très encadrée par la loi. En effet, la récidive concerne des infractions identiques et est encadrée par des règles procédurales strictes, comme par exemple être expressément visé dans l’acte de poursuite. La réitération concerne la répétition successive de délits qui peuvent être de nature différente les uns des autres. Les chiffres de la réitération sont parfois communiqués par le ministère de la Justice afin d’apprécier la réitération dans la durée et les parcours délinquants. Le présent amendement a donc pour but de créer un indicateur de la réitération délictuelle sur 5 ans. Il a un caractère stratégique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001906
Dossier : 1906
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Adopté
10/01/2026
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L’indicateur de performance « Taux de détenus radicalisés par rapport à la population carcérale totale » doit permettre de connaître l’état et l’évolution de la radicalisation en milieu carcéral et dans notre société, d’évaluer les besoins réels et dimensionner les programmes de prévention de la radicalisation violente (PPRV), et d’adapter notre politique pénale et diverses politiques publiques. Le seul taux existant à ce jour en matière de radicalisation n’est pas satisfaisant car il ne concerne que les « détenus radicalisés ayant suivi un programme de prévention de la radicalisation violente », programme sur lesquel il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire. Cependant, nous ne connaissons ni le taux réel de radicalisation dans nos prisons, ni la performance de ce programme, or ces taux apparaissent bien plus importants que celui en vigueur, par définition restrictif. Mode de calcul : Le numérateur prend en compte le cumul du nombre de détenus de droit commun repérés susceptibles de radicalisation évalués en commission pluridisciplinaire unique (CPU) au cours de l’année N. Le dénominateur prend en compte le nombre moyen de personnes incarcérées sur l’année N. Sources de données : mission de lutte contre la radicalisation violente (MLRV) et Ministère de la Justice |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001907
Dossier : 1907
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Adopté
10/01/2026
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Cet indicateur de « Performance des programmes de prévention de la radicalisation violente [Stratégique] » doit permettre d’évaluer la performance des programmes de déradicalisation (PPRV) et d’adapter notre politique pénale et diverses politiques publiques. Le seul taux existant à ce jour en matière de radicalisation n’est pas satisfaisant car il ne concerne que les « détenus radicalisés ayant suivi un programme de prévention de la radicalisation violente », programme sur lesquel il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire et qui doit être évalué. Mode de calcul : Le numérateur prend en compte le nombre de détenus radicalisés ayant suivi un programme de prévention de la radicalisation violente et n’ayant commis aucun acte de violence durant les 5 années suivantes. Le dénominateur prend en compte le nombre de détenus radicalisés ayant suivi un programme de prévention de la radicalisation violente. Sources de données : mission de lutte contre la radicalisation violente (MLRV) et Ministère de la Justice Fréquence : Annuelle |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001908
Dossier : 1908
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Adopté
10/01/2026
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Le ministère de la Justice annonçait dans le PAP 2023 en introduction de son fascicule « Projets annuels de Performances 2023 » ne plus procéder à une évaluation de la récidive en prétextant que « 2018 étant la dernière année pour laquelle les données définitives sont disponibles, 2016 est la dernière année pour laquelle le taux de récidive à deux ans peut être évalué. » Dans le PLF 2024, il annonçait finalement qu’ « un indicateur de taux de récidive à 2 ans a été construit à partir des données du casier judiciaire » et ajoutait que « 2020 étant la dernière année pour laquelle les données définitives sont disponibles, 2018 est la dernière année pour laquelle le taux de récidive à deux ans peut être évalué. » Ce ressuscitement du taux de récidive à 2 ans qui faisait sans aucun doute écho à l’amendement qui avait été déposé par le Groupe Rassemblement National au précédent PLF et qui avait été rejeté. Mais l’indicateur proposé en marge du PLF 2024 souffre de plusieurs vices qu’il convient de corriger. Cet indicateur ne démontre en rien la performance de la politique judiciaire du gouvernement, notamment des différents régimes de peines et plus particulièrement des peines de substitution. Or la performance des différents régimes de peine doit impérativement être évaluée afin de pouvoir statuer sur leur pertinence respective et pouvoir recentrer notre politique pénale avec un objectif d’efficience tant au regard des finances publiques que du devoir de sécurité de l’État envers nos concitoyens. Un indicateur fiable de la récidive doit donc être créé sans délai. Il a un caractère stratégique. Il devra considérer le taux de récidive par an jusqu’à 5 ans pour chacun des régimes de peine, sans exception, et permettre de mesurer dans le temps l’évolution de chacun des taux de récidive par peine au regard des réformes judiciaires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001920
Dossier : 1920
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Non soutenu
10/01/2026
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L'objectif de cet amendement est de créer deux nouveaux indicateurs de performances au sein de l'objectif "garantir l'efficience du dispositif d'aide juridictionnelle" du programme 101 "accès au droit et à la justice" de la mission justice. Ces nouveaux indicateurs, dédiés procédures liées à des violences sexistes et sexuelles et à des violences intrafamiliales, sont nécessaires pour une meilleure lisibilité et une meilleur visibilité de nos besoins en matière d'aides juridictionnelles. Leur mise en oeuvre est essentielle pour garantir une lisibilité renforcée de l'activité juridictionnelle dans ces domaines mais aussi pour assurer une visibilité précise et objectivée de nos besoins en matière d'aide juridictionnelle. L'absence de tels indicateurs ne nous permet pas aujourd'hui d'évaluer correctement l'ampleur des demandes, d'anticiper l'évolution des besoins et donc, in fine, d'allouer de manière cohérente et suffisantes les crédits nécessaires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001956
Dossier : 1956
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Non soutenu
10/01/2026
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Quelques mois après son élection, le Président de la République Emmanuel Macron fixait l’objectif ambitieux de « former 80 % de la population aux gestes des premiers secours ». Les rapporteurs spéciaux regrettent que le taux de formation de la population française aux gestes des premiers secours reste encore très faible. En septembre 2024, la Croix-Rouge pointait que seulement 20 % des Français se sentent préparés aux « crises et catastrophes », et qu’à peine 1 sur 10 dit maitriser les gestes de premiers secours, un taux parmi les plus bas d’Europe. Former une plus grande partie de la population aux gestes de premiers secours permettrait pourtant de sauver de nombreuses vies et de faire des citoyens et citoyennes le premier maillon de la chaîne de secours. De manière plus générale la sensibilisation et la formation de la population aux situations de crises est essentielle au regard du changement climatique et de ses conséquences, notamment l’intensification et la multiplication des évènements climatiques extrêmes. Nous proposons donc de créer un nouvel indicateur permettant à la représentation nationale de connaître la part de la population formée aux gestes qui sauvent. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001977
Dossier : 1977
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet amendement propose d’ajouter un objectif de performance, comprenant deux indicateurs, aux objectifs les plus représentatifs de la mission Aide publique au développement. Le but de ces indicateurs est de pouvoir disposer d’informations concernant le degré de coopération en matière migratoire des pays bénéficiaires de notre aide publique au développement, à la fois concernant le taux de transformation de l’instruction des laissez-passer consulaires et l’exécution réelle des retours forcés menés après la prononciation d’une OQTF. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000002
Dossier : 2
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Adopté
10/01/2026
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Le présent amendement s’oppose à la décision de maintenir en 2026 le montant des aides personnalisées au logement (APL) à leur niveau de 2025. Dans un contexte de hausse continue du coût de la vie et de forte tension sur le marché locatif, cette mesure constitue une atteinte directe au pouvoir d’achat des ménages les plus modestes. Les APL représentent un soutien essentiel pour des millions de nos concitoyens qui peinent à se loger dignement. En gelant leur montant, le Gouvernement envoie un signal négatif à l’ensemble des territoires confrontés à la précarité et aux difficultés économiques, renforçant ainsi le sentiment d’abandon et la fracture sociale déjà profonde dans certaines zones. Cette décision est d’autant plus incompréhensible que l’exécutif ne met en œuvre aucune politique efficace de régulation des loyers ni de maîtrise du coût du logement. Au contraire, la multiplication des normes contraignantes — telles que la RE2020, la progressive interdiction de location des logements les plus énergivores sur le fondement du DPE, souvent contestable, et la mise en œuvre de la Zéro Artificialisation Nette (ZAN) — contribue à réduire l’offre locative et à accroître la tension sur les loyers. Face à l’urgence sociale que représente la crise du logement, le présent amendement propose de rétablir une indexation automatique et régulière des APL afin d’assurer que cette aide suive l’évolution du coût réel du logement et des charges supportées par les ménages. Il s’agit d’un choix de justice sociale, de cohésion nationale et de responsabilité économique, afin que le droit au logement ne devienne pas une simple variable d’ajustement budgétaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002172
Dossier : 2172
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Adopté
10/01/2026
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L’article 65 bis modifie la répartition de la fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre affectée aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM), tout en excluant les AOM régionales du bénéfice de ces financements. Les nouvelles règles de répartition seraient fondées, d’une part, sur un indice synthétique construit sur la base de critères de densité et de revenu par habitant et, d’autre part, sur la population de l’AOM affectataire. L’affectation d’une partie du produit des « quotas carbone » aux AOM, prévue par l’article 120 de la loi de finances pour 2025, est récente – un décret du 7 novembre 2025 et des arrêtés des 16 et 18 décembre 2025 en précisent la mise en œuvre – et gagnerait à faire l’objet d’une première évaluation, avant d’envisager la réforme du dispositif. En outre, l’exclusion des AOM régionales du bénéfice de ces financements est susceptible de nuire au développement de l’offre de transport. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002173
Dossier : 2173
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Adopté
10/01/2026
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L’article 65 ter modifie la répartition du produit de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) lors du renouvellement d’un parc éolien terrestre ou d’une centrale photovoltaïque. Le rapporteur général souscrit à l’objectif porté par cet article permettant notamment d’intéresser financièrement les communes à l’installation d’infrastructures énergétiques sur leur territoire. La rédaction adoptée par le Sénat soulève toutefois des difficultés importantes, qui justifient la suppression de l'article 65 ter. En premier lieu, les exposés sommaires des amendements à l’origine de cet article mentionnent à la fois l’IFER sur les éoliennes et l’IFER sur les centrales photovoltaïques, alors que leurs dispositifs tendent à modifier uniquement la répartition du produit de cette première. En deuxième lieu, la définition proposée du « renouvellement » des installations n’exclut pas les situations dans lesquelles la « modification substantielle ou notable » du parc a pour effet de réduire la puissance installée et, in fine, le produit d’IFER dû aux collectivités territoriales bénéficiaires. Enfin, il apparaît que la possibilité offerte aux EPCI de diminuer unilatéralement le montant des attributions de compensation (AC) aux communes ne respecte pas leur autonomie financière. En effet, le versement d’AC est une contrepartie à un transfert de compétences et non pas une compensation financière d’affectation de ressources. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002212
Dossier : 2212
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Adopté
10/01/2026
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En premier lieu, le rapporteur général relève que cet article, introduit par le Sénat, propose de priver les auto-entrepreneurs du bénéfice du RSA au-delà d’une période de 24 mois. Or, le RSA est un revenu de subsistance, se fondant sur l’alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946 qui repose sur le principe de sécurité matérielle et le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. En outre, il introduit une différence de traitement entre les bénéficiaires du RSA micro entrepreneurs et les autres bénéficiaires du RSA, qui n’est pas justifiée. Pour ces raisons, ce dispositif pourrait faire l’objet d’une censure du Conseil constitutionnel. En second lieu, le rapporteur général observe que le Gouvernement prévoit de renforcer les mesures d’accompagnement de ces bénéficiaires du RSA dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, adopté par le Sénat en novembre et qui sera examiné en séance par l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines. Pour ces raisons, le rapporteur général propose la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002214
Dossier : 2214
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002215
Dossier : 2215
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10/01/2026
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L'article 65 propose de supprimer la prise en charge par l'État de la part salariale des cotisations sociales dues par les apprentis dans le secteur public non industriel et commercial. Cette mesure représenterait une économie pour l'État de 17 millions d'euros, répartie sur les dépenses de personnel de l'ensemble des ministères, justifiée par le fait qu'une telle prise en charge n'existe que dans le secteur public et non dans le secteur privé. Elle conduirait néanmoins à une perte de salaire importante pour les 11 000 apprentis du secteur public concernés (en moyenne, environ 177 euros sur un salaire mensuel de 1 800 euros). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002216
Dossier : 2216
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002217
Dossier : 2217
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002218
Dossier : 2218
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Adopté
10/01/2026
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002219
Dossier : 2219
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002220
Dossier : 2220
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002221
Dossier : 2221
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002222
Dossier : 2222
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002223
Dossier : 2223
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002224
Dossier : 2224
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002229
Dossier : 2229
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Adopté
10/01/2026
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Cet article introduit par amendement au Sénat confère au Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) un accès dérogatoire au secret professionnel en matière fiscale, pour les taxes qui lui sont affectées mais dont le recouvrement relève de la DGFiP. Selon les auteurs de l’amendement, l’accès à ces informations permettrait au CNC de pouvoir établir son budget et, en cas de contentieux, de disposer des informations nécessaires à la couverture financière d’éventuels dégrèvements qui pourraient en résulter. Toutefois, les ressources du CNC présentent une stabilité relative et l’établissement dispose par ailleurs d’une trésorerie significative, dont le niveau est notamment justifié par la nécessité de faire face à d’éventuels contentieux fiscaux. Dans ces conditions, le CNC semble disposer des capacités financières suffisantes pour assumer les conséquences de tels contentieux. Dès lors, l’octroi d’un accès dérogatoire au secret fiscal, fondé sur ce seul objectif, apparaît disproportionné.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002231
Dossier : 2231
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Adopté
10/01/2026
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Cet article ne porte pas sur les ressources de l’État ni sur les impositions de toute nature affectées à une personne morale autre que l’État. Il s’agit donc d’un cavalier budgétaire puisque cette mesure ne relève pas du domaine exclusif ou du domaine partagé du projet de loi de finances. Ce dispositif pourrait donc faire l’objet d’une censure du Conseil constitutionnel. L'amendement propose donc de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002232
Dossier : 2232
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002233
Dossier : 2233
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Rejeté
10/01/2026
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Cet article vise à créer un congé d'accompagnement spécifique pour les salariés de plus de 59 ans concernés par les plans de transformation des imprimeries de presse quotidienne. Ce congé, d'une durée de 36 mois, interviendrait à la suite des dispositifs d'accompagnement prévus par le droit commun en cas de licenciement économique ou de rupture conventionnelle dans le cadre d'un accord collectif (congé de reclassement et congé de mobilité). Ce dispositif s'apparente à un système de préretraite pour les salariés concernés, qui serait principalement financé par l’État. Le Gouvernement prévoit d'ailleurs un financement du dispositif à hauteur de 15 millions d'euros sur trois ans. Ce dispositif coûteux paraît particulièrement avantageux pour les salariés concernés et sans contreparties significatives pour les entreprises en bénéficiant. Les difficultés du secteur de la presse ne suffisent pas à justifier cette prise en charge par l’État d'un système de préretraite. Sur le plan juridique par ailleurs, cet article encourt la censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire. En effet, la nature de la disposition est manifestement étrangère au domaine de la loi de finances. Selon l’auteur de cet amendement, l'incidence, à titre secondaire, de cet article sur le budget de l’État ne saurait, à elle seule, suffire à rendre l’article recevable.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002234
Dossier : 2234
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002235
Dossier : 2235
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002236
Dossier : 2236
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002237
Dossier : 2237
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002238
Dossier : 2238
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002239
Dossier : 2239
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Tombé
10/01/2026
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Cet amendement rétablit les mesures d’économies proposées par le Gouvernement et supprimées par le Sénat : l’inéligibilité au compte personnel de formation (CPF) des bilans de compétences et le plafonnement des droits mobilisables pour l’ensemble des formation non certifiantes, y compris la validation des acquis de l’expérience (VAE). Il reprend en outre les mesures d’économies votées par le Sénat : la restriction du recours au CPF pour financer la préparation aux épreuves du permis de conduire ainsi que le plafonnement des droits mobilisables pour les formation certifiantes inscrites au répertoire spécifique. Il procède enfin à plusieurs modifications rédactionnelles. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002240
Dossier : 2240
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002241
Dossier : 2241
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Adopté
10/01/2026
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002242
Dossier : 2242
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Rejeté
10/01/2026
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L’article 67 du projet de loi de finances prévoit qu’à compter du 1er juillet 2026, les aides personnelles au logement (APL) destinées aux étudiants étrangers non ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen – actuellement versées sans conditions de ressources – seraient réservées à ceux d’entre eux qui sont titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux. Cet amendement propose d’étendre ce recentrage des APL, justifié par des raisons de bonne gestion des fonds publics et de réciprocité vis-à-vis des États étrangers, en intégrant également dans la mesure les ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Une telle mesure ne serait nullement contraire au droit de l’Union européenne. En effet, aux termes du considérant 10 de la directive 2004/38 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, il convient « d’éviter que les personnes exerçant leur droit de séjour ne deviennent une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale de l’État membre d’accueil pendant une première période de séjour. L’exercice du droit de séjour des citoyens de l’Union et des membres de leur famille, pour des périodes supérieures à trois mois, devrait, dès lors, rester soumis à certaines conditions ». En outre, dans un arrêt C-67/14 – Alimanovic du 15 septembre 2015, la Cour de justice de l’Union européenne a établi que la liberté de circulation des personnes et les directives et règlements qui en font application « ne s’opposent pas à une réglementation d’un État membre qui exclut du bénéfice de certaines prestations spéciales en espèces à caractère non contributif […] et qui sont également constitutives d’une prestation d’assistance sociale […] alors que ces prestations sont garanties aux ressortissants de cet État membre qui se trouvent dans la même situation ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000253
Dossier : 253
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer le dispositif de lissage « DILICO 2 », une ponction injuste et mal calibrée qui pèserait lourdement sur les finances des collectivités locales. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000261
Dossier : 261
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Non soutenu
10/01/2026
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L'auteure de cet amendement s’oppose aux deux mesures inscrites dans cet article du projet de loi de finances 2026. Déroger à la revalorisation annuelle des APL fragiliserait encore plus des étudiants souvent précaires. De plus, réserver les APL aux seuls étudiants extra-communautaires titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux reviendrait à les rendre inéligibles à cette aide. Selon la Fondation pour le logement, parmi les quelque 320 000 étudiants extra-communautaires en France, seuls 2 % environ remplissent les critères pour bénéficier des bourses sur critères sociaux. Cette faible éligibilité s’explique par des conditions d’accès particulièrement restrictives : titre de séjour temporaire, deux ans de domiciliation exigés, ou encore le statut de réfugié, autant de critères difficiles à réunir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000277
Dossier : 277
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose la suppression de cet article honteux qui prévoit trois jours de carences pour les agents de la fonction publique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000302
Dossier : 302
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Rejeté
10/01/2026
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Par cet amendement, la France Insoumise exprime son refus de mettre en place des plafonds des autorisations d’emplois de l’État, a fortiori quand ces derniers viennent minorer le nombre d'agents pour faire fonctionner nos services publics. En apparence, nous avons une augmentation de +8 167 ETPT par rapport au plafond autorisé par la loi de finances pour 2025. Cette hausse sur le papier n'est qu'un artifice comptable. Elle a la poursuite de l’intégration des AESH et des accompagnateurs scolaires dans les plafonds d’emplois, ce qui est tout sauf une bonne nouvelle. En réalité, en termes de schéma d’emplois, c’est-à-dire de solde global des créations et des suppressions d’emplois sur l’État, ce budget prévoit une suppression nette de 3 000 emplois. Ces suppressions sont particulièrement concentrées sur le Ministère de l’Action et des comptes publics (-565 ETP) et de le Transition écologique (-216 ETP). Le gouvernement justifie ces coupes par des mesures de « rationalisation » de l’action publique, ce qui est une manière quelque peu euphémistique de demander plus aux agents, avec toujours moins de moyens. Le ministère de l'Écologie est la principale victime de ces coupes budgétaires : les effectifs portés par la mission « Écologie, développement et mobilité durables » connaîtront une baisse en PLF 2026, après une première suppression de 322 ETP en 2025 ! Alors que la COP 30 débute au Brésil cette semaine, le Gouvernement démontre une nouvelle fois toute son hypocrisie en tenant – à l’international - un discours écologique volontaire tout en décidant de supprimer toujours plus de moyen au sein du Ministère censé mettre en œuvre notre politique environnementale. Alors que le montant baisse au global, les seuls ministères en augmentation sont les ministères régaliens : ministère de la Justice (+1 600 ETP), ministère de l’Intérieur (+1 550 ETP), ministère des Armées et des anciens combattants (+800 ETP). Ce n’est qu’une démonstration de plus de la volonté des macronistes de mettre à bas l’Etat-providence. Nous demandons par conséquent la suppression de cet article, premier pas pour mettre en place un budget défini par les besoins. Il est grand temps de garantir une véritable amélioration des conditions de travail et de rémunération des serviteurs de l'Etat afin de garantir l'existence d'une République sociale dans ce pays. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000303
Dossier : 303
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Rejeté
10/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI prévoient de supprimer le plafond d'emplois pour les opérateurs de l’État, qui n’ont pas à être arbitrairement limités par les gouvernements néolibéraux dans la bonne réalisation des missions de service public qui leur sont confiées. Pour les opérateurs de l’État, ce projet de loi de finances prévoit une suppression de 1 735 emplois après la destruction de 1 005 postes l’année dernière. Au nom d’une fantasmée « rationalisation administrative », les macronistes prévoit la poursuite de leur idéologie destructrice : la casse des services publics. Pourtant, ces agentes et agents remplissent des missions qui servent l'intérêt général et doivent à ce titre être préservés. On retrouve parmi ces opérateurs que le gouvernement vise des grands établissements publics comme les universités, France travail, Météo France, le CNRS ou l’INSERM. Après avoir déclenché une cabale médiatique contre certains de ces opérateurs, les macronistes poursuivent leur travail de sape avec ces suppressions d’emplois. Au moment où le chômage remonte en France du fait de l’échec patent de la politique de l’offre, les macronistes baissent les plafonds dans la mission « Travail, emploi et administration des ministères sociaux », qui comprend « l’accès et le retour à l’emploi » ainsi que le « Soutien des ministères sociaux » de 1 250 postes ! Pour les services de retour à l'emploi, la situation est intenable : il y avait l’année dernière 5,1 millions de personnes en recherche d'emploi de catégorie A, B ou C. Désormais ce sont 5,6 millions de personnes, et le nombre d’agents pour assurer leur suivi et leur conseils ne cesse de se réduire. Désormais les conseillers dits "renforcés" suivent en parallèle 70 demandeurs d'emploi, les conseillers "guides" doivent suivre en parallèle 150 personnes, et les conseillers "de suivis" doivent assurer le suivi de 200 à 350 personnes. Un tel volume de suivi par employé ne permet pas un travail personnalisé, cas par cas, permettant d'aider au mieux les demandeurs d'emploi. Et pourtant, c'est dans ces effectifs que le gouvernement souhaite tailler au nom du déficit. Ce travail à contre-sens ne fera que renforcer les inégalités dans la recherche d'emploi, et se soldera par un manque à gagner important pour l’État en impôt sur le revenu, et pour la sécurité sociale en cotisations. Nous proposons donc de supprimer ces blocages de recrutement pour l'ensemble des opérateurs de l’État, et plus largement de mettre fin à la logique néolibérale de casse des services publics. Si l’État délègue la réalisation d’une mission de service public, la moindre des choses est que l’opérateur dispose de la liberté et des moyens pour permettre la bonne réalisation de cette mission, le reste n’est que l’organisation de la défaillance de services publics pour mieux justifier leur destruction. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000304
Dossier : 304
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI comptent supprimer cet article antisocial qui prévoit la fin la prise en charge par l’État des cotisations salariales des apprentis dans le secteur public non-industriel et commercial. Un tel article illustre la macronie dans ce qu’elle a de plus cynique. La politique de cadeaux fiscaux aux entreprises, et en particulier de chèques en cas d’embauches d’apprentis a fait exploser le nombre d’apprentis préparant un diplôme dans le supérieur. Nous sommes passés de 152 000 apprentis de cette catégorie en 2016 à 658 000 en 2024. Cette politique, extrêmement coûteuse, a été réalisée aux bénéfices d’entreprises ravies de disposer d’une main d’œuvre peu chère, voire presque gratuite la première année. Elle a permis aux formations supérieures d’augmenter leurs frais de scolarité. Elle a permis à la macronie de gonfler artificiellement ses chiffres de création d’emplois. Mais la politique macroniste a laissé la jeunesse dans la précarité, sans que l’apprentissage n’y remédie. Le revenu des apprentis reste très faible : entre 27 et 78 % du SMIC pour les moins de 26 ans. Des revenus de survie. Puis, après avoir dépensé pour alimenter les profits des entreprises, vient l’heure de l’austérité au détriment des apprentis. Les lois de finances initiales pour 2025, considérées comme adoptées avec la complicité passive du Rassemblement national et du Parti socialiste, prévoyaient une première réduction de l’exonération de CSG/CRDS dont ils bénéficiaient. Non-contents de ce coup de butoir anti-social, les macronistes prévoient désormais la suppression totale de l’exonération dans le PLFSS, associée à la suppression de la prise en charge par l’État des cotisations salariales des apprentis dans le secteur public non-industriel et commercial. Cette mesure n’est pas simplement d’un cynisme cruel, elle est également d’une bêtise crasse : c’est parce que les rémunérations des apprentis (tout comme celles des stagiaires) dans le secteur public sont quasi-systématiquement fixées au minimum légal que cette exonération est mise en place. Elle permet de compenser, bien que trop partiellement, la faiblesse des revenus du secteur public, qui elle-même découle d’années et d’années d’austérité pour nos services publics. La moindre des choses est donc de supprimer cet article qui fait honte à la République sociale.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000305
Dossier : 305
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à supprimer l’article 71 qui prévoit la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC) et sa mise en liquidation au plus tard au 31 mars 2026. L’Institut national de la consommation (INC), créé en 1966 et devenu un établissement public industriel et commercial (EPIC) en 1990, a pour mission d’apporter un appui technique aux organisations de consommateurs, d’une part, et de produire et diffuser des informations, études, enquêtes et essais comparatifs auprès du grand public et des professionnels, d’autre part. Il est connu pour son magazine mensuel, « 60 Millions de consommateurs », qui, avec la mise en liquidation prévue, se trouve menacé de privatisation. L’information du consommateur est une mission de service public, le groupe LFI s’oppose à la privatisation de cette mission qui se traduirait par une perte d’indépendance vis-à-vis des entreprises, des conflits d’intérêts et une dégradation du service. En conséquence, nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000035
Dossier : 35
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Adopté
10/01/2026
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Le présent amendement vise à s’opposer à l’accroissement de la pression fiscale des Français dans le cadre de cette nouvelle « taxe Nahel », introduite par le Sénat. Si la sécurisation de l’indemnisation est un vrai sujet, le Rassemblement national défend le principe du casseur-payeur. Une telle réforme n’ayant pas sa place en loi de finances, il est proposé de supprimer cet article inique pour le contribuable, en attendant un véhicule législatif adapté pour faire en sorte que tous ceux qui commettent des exactions contre le mobilier public payent, quitte à ce qu’ils payent toute leur vie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000353
Dossier : 353
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Tombé
10/01/2026
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Cet amendement vise à augmenter de 25 postes le plafond d’emplois du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), afin de revenir sur la baisse d’effectifs prévue par le projet de loi de finances pour 2026. Le Cerema joue un rôle essentiel dans la territorialisation des politiques environnementales et dans l’adaptation au changement climatique : • Il produit et diffuse une expertise nationale mutualisée, notamment sur la sécurité routière, l’aménagement durable, la gestion du littoral ou l’ingénierie climatique, qui constitue une référence technique commune pour les collectivités et les acteurs locaux. • Il accompagne directement les collectivités dans la mise en œuvre de projets de transition écologique (adaptation au changement climatique, gestion de l’eau, mobilités durables, lutte contre l’artificialisation, gestion des risques naturels, etc.), en leur apportant une ingénierie technique et stratégique de proximité. Le Cerema a su faire évoluer ses missions au-delà de ses compétences historiques en matière d’aménagement, pour proposer des services de conseil et d’appui opérationnels aux territoires confrontés à des défis émergents. Il pilote notamment, aux côtés de l’ADEME, l’expérimentation « Mission adaptation », qui répond aux besoins des collectivités souhaitant engager des travaux d’adaptation au changement climatique. Pour assurer pleinement ses missions d’intérêt général, l’établissement doit disposer des effectifs nécessaires. Or le CEREMA a perdu 20 % de sa dotation et de ses effectifs entre 2017 et 2022 et s’est profondément réformé pour faire face à cette baisse de moyens. La baisse de 25 etp supplémentaire en 2026 mettrait en péril sa capacité à assurer ses missions, et encore plus ses nouvelles missions comme l’AMO en appui au syndicat des eaux de Mayotte. C’est pourquoi le présent amendement augmente le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 159 Expertise, information géographique et météorologie de 25 ETPT. En compensation, il réduit le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 217 Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, du développement et de la mobilité durables de 25 ETPT. La minoration du plafond d’autorisations d’emplois des opérateurs du programme 217 vise à assurer la recevabilité de l’amendement. Le Gouvernement est appelé à lever le gage. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000370
Dossier : 370
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI s’oppose à ce que la puissance publique abandonne l’argent que lui doit la société Air France-KLM, au nom du manque à gagner de cette entreprise pendant la pandémie. Cet article ne fait que suivre la logique de privatisation des profits et de socialisation des pertes qui a saccagé l’État social en 30 ans. Il est inadmissible de poursuivre sur cette voie. Cette mesure est d’autant plus scandaleuse que le groupe Air-France KLM a un résultat net positif de 317M€ en 2024. Il génère donc du profit. Ce n’est alors certainement pas aux contribuables de voler au secours des actionnaires. Si Air France-KLM a besoin de liquidités, que la société mette à contribution ses détenteurs privés, en premier lieu CMA-CGM qui dispose de tant de moyens que le groupe se constitue un empire médiatique. Une solution alternative serait que l’État français détienne une plus grande part du groupe, actuellement de 28 %, contre une contrepartie financière. Mais en aucun cas que l’État paie pour voir cet abondement détenu indirectement par les sociétés privées qui détiennent CMA-CGM. En conséquence, nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000371
Dossier : 371
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement vise à augmenter le plafond d’emploi de l’OFB, opérateur rattaché au programme 113 Paysages, eau et biodiversité, de 71 ETPT. Depuis le 1er janvier 2020, l’Office français de la biodiversité (OFB) assure la préservation et la restauration de la biodiversité et le renforcement de l’efficacité des politiques publiques en matière de police de l’eau et de l’environnement. Il est le principal acteur dans le domaine de la biodiversité, qu’elle soit terrestre, aquatique ou marine. En 2026, l’OFB continuera à œuvrer à la réalisation de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), dont il est pilote de 14 actions, copilote de 20, et partenaire sur de nombreuses autres. Il participe également à la Stratégie nationale des aires protégées (SNAP) et au Plan Eau. Par ailleurs, l’OFB contribue activement à la Mission Adaptation, lancée en novembre 2024, en mettant son expertise de terrain au service des collectivités. À travers la plateforme Mission Adaptation, il conseille et accompagne les acteurs locaux pour intégrer les solutions fondées sur la nature et les enjeux de biodiversité dans leurs stratégies locales d’adaptation. Or, ces objectifs ambitieux sont mis en difficulté par des sous-dotations récurrentes en effectifs. L’OFB a connu une première baisse de 25 ETPT en 2025, suivie d’une nouvelle diminution de 16 ETPT en 2026, alors que la trajectoire initiale pluri-annuelle aurait dû être de +15 ETPT en 2025, au titre du contrat d’objectifs et de performance 2021‑2025 et de +15 ETPT en 2026. Afin de revenir sur ces baisses, l’amendement augmente le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 113 Paysages, eau et biodiversité de 71 ETPT. En compensation, il réduit le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 217 Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, du développement et de la mobilité durables de 71 ETPT. La minoration du plafond d’autorisations d’emplois des opérateurs du programme 217 vise à assurer la recevabilité de l’amendement. Le Gouvernement est appelé à lever le gage. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000373
Dossier : 373
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Tombé
10/01/2026
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Cet amendement vise à augmenter le plafond d’emploi de Météo France, opérateur rattaché au programme 159 Expertise, information géographique et météorologie, de 42 ETPT, afin de doter cet établissement hautement stratégique des moyens humains nécessaires à la pleine réalisation de ses missions. Les effectifs de Météo-France ont chuté, passant de 3 457 ETP en 2010 à 2 583 ETP en 2025, soit une réduction de plus de 25 % en quinze ans. Entre 2018 et 2022, l’établissement a perdu près de 100 ETP chaque année. Une légère reprise a eu lieu en 2023 et 2024 (+48 ETP au total), mais le schéma d’emplois prévu pour 2025 reste inchangé. Ces réductions importantes ont nécessité d’importants efforts de réorganisation et ont conduit à la fermeture de deux tiers des implantations territoriales de Météo-France en France hexagonale. Pour rester au meilleur niveau mondial et répondre aux attentes croissantes de la société, les besoins en investissements humains sont désormais cruciaux. Météo-France est notamment un acteur central dans plusieurs domaines stratégiques. En matière d’Intelligence artificielle, Météo-France développe des solutions souveraines pour améliorer la rapidité et la précision des prévisions. Le premier prototype français de modèle de prévision par apprentissage profond a été conçu en 2024, ouvrant la voie à de nouvelles capacités d’analyse. En matière de cybersécurité, les contraintes budgétaires ont freiné la modernisation des outils informatiques, entraînant une dette technique et des besoins accrus en cybersécurité pour garantir la fiabilité et la continuité des opérations. Par ailleurs, Météo-France est un acteur essentiel de l’adaptation au changement climatique. Par ses informations, ses analyses et son expertise, il contribue directement à l’élaboration des politiques publiques en matière de climat et de prévention des risques. L’établissement joue également un rôle majeur dans la compréhension du réchauffement climatique et dans la lutte contre l’effet de serre. Dans un contexte où les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient, le renforcement de Météo-France constitue un enjeu stratégique. Lors des auditions, la direction de l’établissement a indiqué que 42 ETP supplémentaires seraient indispensables pour préserver la continuité opérationnelle de ses missions, améliorer la sécurité météorologique des personnes et des biens et renforcer notre souveraineté sur ces enjeux C’est pourquoi le présent amendement augmente le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 159 Expertise, information géographique et météorologie de 42 ETPT. En compensation, il réduit le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 217 Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, du développement et de la mobilité durables de 42 ETPT. La minoration du plafond d’autorisations d’emplois des opérateurs du programme 217 vise à assurer la recevabilité de l’amendement. Le Gouvernement est appelé à lever le gage. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000004
Dossier : 4
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Rejeté
10/01/2026
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Cet amendement d’appel conditionne l’éligibilité des aides personnelles au logement (APL, ALF, ALS) pour les ressortissants non français à la justification de cinq années de cotisations ou, à défaut, de la perception de revenus au titre d’une activité professionnelle soumise à cotisations pendant une durée de cinq ans cinq ans. Les aides à l’accès au logement bénéficiaient à près de six millions de ménages fin 2022. Elles représentent un effort budgétaire significatif de 16 milliards d’euros et jouent un rôle majeur de solvabilisation des ménages modestes. Selon des données transmises par le ministère de la Transition écologique, 859 000 ménages étrangers hors Union européenne percevaient, fin 2022, l’une des aides au logement, soit 14,8 % des bénéficiaires (environ un million si l’on inclut les ressortissants de l’UE). Le montant perçu par les ménages hors UE s’élevait à 2,4 milliards d’euros en 2022, soit 16,4 % de la dépense totale d’aides au logement. Parallèlement, le parc locatif social loge 4,6 millions de ménages en 2022 (environ 16 % des ménages en logement ordinaire). Les immigrés y sont structurellement sur-représentés par rapport aux non-immigrés : 30 % des immigrés sont locataires d’un HLM contre 11 % des non-immigrés (2022). Ces écarts tiennent notamment aux revenus plus faibles et à la taille des ménages. La France, qui fait face à un flux migratoire record de 500 000 entrants par an, n’a plus les moyens de financer une immigration massive non solvable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000442
Dossier : 442
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer cet article qui prévoit le gel des APL et supprime leur accès pour les étudiants extra-communautaires non-boursiers. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000480
Dossier : 480
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Adopté
10/01/2026
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés, adopté en commission des affaires économiques et en commission des finances en première lecture, vise à supprimer cet article qui engage la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC). L’INC est un institut public qui s’apprête à fêter son 60e anniversaire, un nombre qui rappelle son apport le plus connu par les Français : le magazine 60 millions de consommateurs. L’établissement est d’abord un centre de ressources et d’expertise pour l’ensemble des acteurs, notamment associatifs, qui accompagnent les consommateurs au quotidien dans l’identification des fraudes et abus et la défense de leurs droits. Au travers de son magazine l’institut a permis, au fil des années, de faire émerger de nombreux scandales en matière de santé ou de sécurité qui ont permis des évolutions de la législation ou de la réglementation, contribuant ainsi à mieux protéger nos concitoyens au quotidien. La suppression de l’INC et la privatisation de son magazine porterait un coup dur et probablement fatal à cette mission, tant la dépendance à des intérêts privés est incompatible par nature avec la préservation d’intérêts économiques rarement alignés avec ceux des consommateurs. Dès lors, il apparaît non seulement essentiel de préserver l’existence et le caractère public de ces outils mais il conviendra également d’en rehausser les moyens. Nous proposons donc la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000481
Dossier : 481
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Adopté
10/01/2026
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Suppression de cet article adopté au Sénat s’attaquant à l’AME. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000484
Dossier : 484
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Non soutenu
10/01/2026
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L’article 65 bis, adopté au Sénat, modifie les modalités de reversement d’une fraction des recettes issues des quotas carbone. Si l’objectif poursuivi est celui de renforcer le soutien financier aux autorités organisatrices de la mobilité, la rédaction de cet article conduit toutefois à exclure les régions de ces reversements lorsqu’elles exercent la compétence mobilité en tant qu’autorités organisatrices de substitution. Cette exclusion aurait un impact financier direct : en 2026, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes auraient reçu respectivement 2,72 M€, 3,8 M€ et 2,92 M€ si les régions avaient été maintenues dans ce dispositif. Ces sommes importantes sont pourtant nécessaires pour soutenir les investissements structurants des régions en faveur des mobilités et du désenclavements des territoires. En France, près de la moitié des EPCI sont en effet couvertes par une région exerçant la compétence mobilité en substitution. Exclure les régions pénalise donc ces territoires ruraux. La suppression de l’article 65 bis permet de revenir à la répartition existante, en assurant un reversement aux régions lorsqu’elles interviennent en substitution des AOM, garantissant ainsi le financement des infrastructures essentielles. Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec l’association « Régions de France ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000485
Dossier : 485
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Adopté
10/01/2026
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Le Groupe socialistes et apparentés s’oppose aux mesures d’économies faisant porter sur les agents contractuels et fonctionnaires le poids des dérapages des comptes publiques, principalement imputable à un décrochage des recettes depuis 2017. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000486
Dossier : 486
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Adopté
10/01/2026
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Cet article créé au Sénat supprime le bénéfice de l’AAH pour les personnes incarcérées. Le Groupe socialistes et apparentés s’oppose à ce dispositif, mêlant stigmatisation et diagnostic erroné des causes du dérapage de nos finances publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000488
Dossier : 488
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Adopté
10/01/2026
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Cet article vise à freiner la progression des aides personnelles au logement (APL) et introduit une mesure relative aux APL versées aux étudiants extra-communautaires. Ce amendement de replis supprime le gel des APL. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000005
Dossier : 5
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Rejeté
10/01/2026
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Cet amendement de repli conditionne l’éligibilité des aides personnelles au logement (APL, ALF, ALS) pour les ressortissants non français à la justification de cinq années de résidence sur le territoire, ou trois ans de cotisations ou, à défaut, de la perception de revenus au titre d’une activité professionnelle soumise à cotisations pendant une durée de trois ans. Les aides à l’accès au logement bénéficiaient à près de six millions de ménages fin 2022. Elles représentent un effort budgétaire significatif de 16 milliards d’euros et jouent un rôle majeur de solvabilisation des ménages modestes. Selon des données transmises par le ministère de la Transition écologique, 859 000 ménages étrangers hors Union européenne percevaient, fin 2022, l’une des aides au logement, soit 14,8 % des bénéficiaires (environ un million si l’on inclut les ressortissants de l’UE). Le montant perçu par les ménages hors UE s’élevait à 2,4 milliards d’euros en 2022, soit 16,4 % de la dépense totale d’aides au logement. Parallèlement, le parc locatif social loge 4,6 millions de ménages en 2022 (environ 16 % des ménages en logement ordinaire). Les immigrés y sont structurellement sur-représentés par rapport aux non-immigrés : 30 % des immigrés sont locataires d’un HLM contre 11 % des non-immigrés (2022). Ces écarts tiennent notamment aux revenus plus faibles et à la taille des ménages. La France, qui fait face à un flux migratoire record de 500 000 entrants par an, n’a plus les moyens de financer une immigration massive non solvable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000500
Dossier : 500
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Non soutenu
10/01/2026
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés et proposé par les Jeunes socialistes vise à supprimer l’article 67 du projet de loi de finances pour 2026. L’article 67 du PLF 2026 prévoit d’exclure les étudiants extra-communautaires de l’éligibilité aux aides personnelles au logement (APL), au motif que cette mesure permettrait de dégager 54 millions d’euros d’économies pour l’État. En ajoutant le gel général des APL à hauteur de 54 millions d’euros également, ce sont 108 millions d’euros d’économies qui seraient réalisées sur le dos des jeunes et des publics les plus précaires. Or, aucun élément chiffré n’est fourni dans l’exposé des motifs du Gouvernement pour justifier cette estimation de 54 millions d’euros d’économies liées à l’éviction des étudiants extra-communautaires. Aucun nombre précis de bénéficiaires actuels ni de projection n’est communiqué. Cette absence de données rend la mesure non seulement opaque, mais également infondée sur le plan budgétaire. Sur le fond, cette restriction introduit une discrimination manifeste entre étudiants selon leur nationalité et leur durée de séjour sur le territoire français. En conditionnant l’accès aux aides au logement à une durée minimale de séjour de deux ans pour les étudiants extra-communautaires, le Gouvernement instaure une inégalité de traitement contraire aux principes de justice sociale et d’égalité républicaine. Les étudiants étrangers en situation régulière participent pleinement à la vie économique nationale. Par le paiement de leur loyer, leurs dépenses courantes et leur contribution à la fiscalité indirecte (TVA, taxe d’habitation sur les résidences universitaires, etc.), ils contribuent à l’économie française tout autant que leurs pairs français ou européens. Les priver de l’accès aux aides personnelles au logement reviendrait à accroître leur précarité, déjà accentuée par les coûts liés à l’expatriation (frais de visa, dépôt de garantie, assurance, etc.). Cette mesure risquerait de fragiliser leur réussite universitaire, en les contraignant à cumuler plusieurs emplois précaires ou à recourir à des solutions de logement indignes. Enfin, cette disposition aurait un effet délétère sur l’attractivité internationale de la France. Dans un contexte de concurrence accrue entre les pays pour attirer les talents et les étudiants étrangers, un tel signal de fermeture serait particulièrement contre-productif pour nos établissements d’enseignement supérieur et notre diplomatie universitaire. Au regard de ces éléments, la suppression de l’article 67 s’impose. Elle constitue un acte de cohérence et de justice, réaffirmant que la solidarité nationale et l’accès au logement doivent demeurer des droits universels, indépendamment de la nationalité, dès lors que les étudiants résident légalement sur le territoire français. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000503
Dossier : 503
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Adopté
10/01/2026
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. Cette disposition introduit une rétroactivité au 1er janvier 2025, que le Gouvernement justifie par la volonté de corriger un déséquilibre contractuel et de réduire les dépenses publiques à hauteur de 150 M€ par an. Une telle approche soulève de très sérieuses problématiques, tant sur le plan juridique qu’économique et politique. Sur le plan juridique, elle menace nécessairement la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, la volonté des acteurs économiques à investir à long terme dans le secteur énergétique français sera fragilisée. Sur le plan économique, cette mesure rétroactive aurait des effets significatifs pour la filière photovoltaïque, qui repose sur des investissements de long terme. Les économies annoncées — environ 150 M€ par an — apparaissent marginales au regard des bénéfices économiques, fiscaux et sociaux qu’apporte la filière solaire aujourd’hui : 60000 emplois locaux, des recettes fiscales pour les collectivités, une réduction significative des importations d’énergie et une contribution à la sécurité d’approvisionnement. Cette mesure fragiliserait également de nombreuses entreprises, notamment des PME territoriales, qui participent activement à la maintenance et à l’exploitation des centrales photovoltaïques. En outre, la stabilité du cadre et la qualité de la « signature » de l’État ont jusqu’à présent permis d’attirer des capitaux pour financer la transition énergétique et notamment des acteurs souhaitant doter la France d’une capacité de production industrielle dans le secteur solaire. Remettre en cause ces engagements menace les projets industriels à venir, notamment les gigafactories, et la cohérence avec le plan de relance, qui vise la réindustrialisation de la France dans les filières stratégiques pour la transition écologique. En conséquence, le présent amendement vise à supprimer les dispositions de l’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 portant sur la révision de certains contrats de production photovoltaïque. Il a pour objectif de préserver la sécurité juridique des contrats conclus avec l’État, la confiance des investisseurs dans la stabilité du cadre public ainsi que la pérennité économique d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la réindustrialisation du pays. En somme, il s’agit de garantir la crédibilité de la France comme partenaire fiable et attractif pour les investissements durables. Cet amendement a été travaillé avec le SER. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000520
Dossier : 520
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Tombé
10/01/2026
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Le présent amendement vise à modifier la composition de l’indice synthétique, lequel serait désormais composé : – du potentiel financier (communes) ou fiscal (EPCI) à hauteur de 60 % (et non 75 %) – du revenu des ménages à hauteur de 40 % (et non 25 %) Ce rééquilibrage permettra une répartition plus harmonieuse des communes et EPCI faisant l’objet d’un prélèvement (légère augmentation du nombre de communes et EPCI prélevés et donc réduction de l’effet de seuil conduisant à ce qu’une majorité soit prélevé au taux plafond de 2 % des recettes réelles de fonctionnement). Surtout, il permettra à ce que des collectivités appartenant à des territoires industriels et dont les habitants cumulent trop souvent les difficultés sociales ne soient plus (ou moins) prélevés. Cela est d’autant plus indispensable que ce PLF concentre de façon inexplicable les contraintes sur ces territoires : article 31 amputant d’une part le PSR dit « compensation des valeurs locatives des établissements industriels » et conduisant à ponctionner très fortement la Dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000538
Dossier : 538
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’article 79 bis, introduit par le Sénat, qui porte à trois jours le délai de carence applicable aux agents publics en cas d’arrêt maladie. Le groupe Écologiste et Social s’est toujours opposé à l’augmentation du nombre de jours de carence, une mesure à la fois injuste et contreproductive. Injuste, car elle pénalise avant tout les agents les plus modestes, pour qui chaque jour non indemnisé représente une perte de revenu significative. Contreproductive, car toutes les études montrent qu’un allongement du délai de carence ne réduit pas l’absentéisme, mais conduit au contraire à des arrêts plus longs, les agents retardant leur départ en congé maladie au détriment de leur santé et du bon fonctionnement du service. L’argument de l’alignement avec le secteur privé est fallacieux : près de 70 % des salariés du privé sont en réalité couverts par leur entreprise dès les premiers jours d’absence. Il n’y a donc aucune équité à invoquer, seulement une baisse de protection déguisée. Les agents publics ne sont pas plus absents que les salariés du privé : cette disposition traduit une nouvelle fois une défiance idéologique envers la fonction publique, que nous dénonçons de longue date. Elle affaiblirait l’État plus qu’elle ne le renforcerait, au moment même où nos services publics ont besoin de soutien, de reconnaissance et de moyens humains. C’est pourquoi le groupe Écologiste et Social propose la suppression de cet article, afin de préserver le droit à la santé et la dignité de l’ensemble des agents publics. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000584
Dossier : 584
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Adopté
10/01/2026
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Le présent amendement du groupe écologiste et social vise à supprimer, pour le projet de loi de finances pour 2026, la reconduction du dispositif de lissage conjoncturel des ressources des collectivités territoriales (DILICO). Initialement prévu à titre exceptionnel dans le cadre du PLF 2025, ce dispositif ne devait pas être prolongé. Sa reconduction en 2026 placerait une nouvelle fois les collectivités territoriales dans une situation d’incertitude budgétaire majeure, au moment même où elles élaborent leurs budgets. Ce dispositif impose aux exécutifs locaux des choix financiers contraints, souvent au détriment des investissements nécessaires à la transition écologique et à la cohésion sociale. Dans son rapport sur les finances publiques locales, la Cour des comptes souligne elle-même « au-delà de 2025, un effet incertain sur les recettes des collectivités et sur le solde de l’État » ainsi qu’« une efficacité incertaine du prélèvement pour réduire le besoin de financement des collectivités ». Par ailleurs, le maintien du DILICO constitue une atteinte à la libre administration et à l’autonomie financière des collectivités territoriales, principes pourtant garantis par la Constitution. En continuant à prélever près de 2 milliards d’euros supplémentaires sur les budgets locaux, l’État accentuerait la pression sur des collectivités déjà fortement sollicitées. Selon André Laignel, président du comité des finances locales, ce sont au total près de 7,5 milliards d’euros d’efforts qui seraient demandés aux collectivités cette année encore. Pourtant, les collectivités territoriales sont des acteurs essentiels de la transition écologique et des boucliers sociaux de proximité. Les fragiliser financièrement, c’est compromettre leur capacité à agir pour la transition écologique et dans leur rôle de bouclier social. C’est pourquoi le groupe écologiste et social propose, par le présent amendement, de mettre un terme à la reconduction du dispositif DILICO dans le PLF 2026, afin de préserver l’autonomie financière des collectivités territoriales et de leur redonner les moyens d’agir au service de la transition écologique et sociale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000593
Dossier : 593
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Tombé
10/01/2026
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Cet amendement vise à restaurer et renforcer l’incitation à la bonne gestion financière des collectivités territoriales dans le cadre du dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales. L’article initial du Gouvernement prévoyait que les reversements issus des contributions mises en réserve soient modulés en fonction de l’évolution des dépenses réelles de fonctionnement et d’investissement des collectivités contributrices, afin d’encourager la soutenabilité budgétaire. Si l’article prévoyait un « malus » pour les collectivités dont les dépenses augmenteraient de manière déraisonnable, aucun « bonus » n’est prévu pour les collectivités qui font des efforts de maitrise de la dépense. Afin de valoriser davantage les comportements vertueux, cet amendement propose de rétablir la proposition du texte initial et de la compléter en prévoyant que la moitié des sommes non reversées aux collectivités ne respectant pas les critères de bonne gestion soit redistribuée, au prorata de leur contribution initiale, entre les collectivités respectant ces critères. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000598
Dossier : 598
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Non soutenu
10/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 65 quinquies, qui instaure un nouveau régime obligatoire de garantie des dommages résultant d’émeutes, financé notamment par une surprime d’assurance généralisée. Si la nécessité d’indemniser rapidement les victimes de dégradations est incontestable, le mécanisme proposé s’éloigne d’un principe fondamental de responsabilité : ce sont ceux qui cassent qui doivent payer. En faisant reposer le financement des dommages sur l’ensemble des assurés, particuliers comme entreprises, le dispositif conduit à une socialisation du coût des violences, sans lien avec les auteurs des dégradations. Cette approche revient à transférer la charge financière des émeutes sur les ménages et les acteurs économiques respectueux des règles, notamment les classes moyennes, déjà fortement mises à contribution par la hausse continue des primes d’assurance. Elle brouille le message de responsabilité individuelle et collective et affaiblit le caractère dissuasif que devrait revêtir la réparation des dommages causés. Enfin, en substituant un mécanisme assurantiel mutualisé à la mise en jeu de la responsabilité des auteurs et à l’indemnisation fondée sur l’action de l’État en matière de maintien de l’ordre, l’article tend à banaliser le coût des violences et à en diluer les conséquences financières. Pour l’ensemble de ces raisons, afin de préserver le principe selon lequel les auteurs des dégradations doivent en assumer le coût et de ne pas faire peser une charge supplémentaire sur les classes moyennes, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000006
Dossier : 6
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Tombé
10/01/2026
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable. Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la loi de finances initiale pour 2026 prévoit encore une ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux, aggravant une trajectoire déjà intenable. Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70 % de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances. Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants. Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement. Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000608
Dossier : 608
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Tombé
10/01/2026
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La transition écologique et la promotion des énergies renouvelables constituent aujourd’hui un enjeu majeur de la politique nationale. Les collectivités territoriales jouent un rôle essentiel dans leur déploiement, bien qu’elles se heurtent à de nombreuses contraintes techniques, financières et réglementaires. Afin d’encourager l’installation d’éoliennes et de centrales photovoltaïques, les lois de finances pour 2019 et 2023 ont fait évoluer la fiscalité professionnelle unique applicable aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Ces réformes ont permis aux communes membres de percevoir automatiquement une quote-part de 20 % de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) générée par les installations éoliennes depuis le 1er janvier 2019, et par les installations photovoltaïques depuis le 1er janvier 2023. Le code général des impôts prévoit aujourd’hui que les communes membres d’un EPCI à fiscalité professionnelle unique peuvent, si elles le souhaitent, reverser une partie de ces recettes à leur intercommunalité (articles 1609 nonies C, I bis, 1 bis et 1 ter). En revanche, l’inverse n’est pas permis : un EPCI ne peut pas, à ce jour, transférer directement une fraction des IFER perçues vers les communes d’implantation ou les communes voisines concernées. Certes, des mécanismes de redistribution existent déjà, comme la révision libre des attributions de compensation prévue au 1° bis du V du même article. Cependant, cette procédure se révèle lourde et contraignante : elle exige une double majorité (les deux tiers du conseil communautaire et la majorité simple des conseils municipaux concernés) et engage durablement les finances de l’intercommunalité. Une fois fixées, les attributions de compensation ne peuvent être modifiées qu’avec un nouvel accord, ce qui limite leur souplesse d’adaptation. En outre, l’augmentation de ces attributions au profit des communes membres diminue mécaniquement le coefficient d’intégration fiscale de l’EPCI, ce qui peut réduire sa dotation globale de fonctionnement (DGF) et ses reversements au titre du fonds de péréquation intercommunal et communal (FPIC). Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de créer un dispositif plus simple et plus flexible permettant un partage équitable des recettes issues de l’IFER éolienne et photovoltaïque, sans incidence négative sur les indicateurs financiers des collectivités concernées. Le présent amendement, adopté lors de l’examen en commission des finances en première lecture, vise donc à autoriser les EPCI à reverser, par convention, une fraction des IFER qu’ils perçoivent aux communes d’implantation des équipements, ainsi qu’aux communes limitrophes. Cette possibilité offrirait un cadre de coopération locale plus souple, adapté aux réalités territoriales et favorable à l’acceptabilité des projets d’énergies renouvelables. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000609
Dossier : 609
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Rejeté
10/01/2026
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La dette publique représente l’un des piliers majeurs de la gouvernance économique et financière de notre pays. Elle traduit non seulement la capacité de l’État à financer ses engagements présents et futurs, mais elle est également un indicateur clé de la confiance des investisseurs et des marchés dans la gestion des finances publiques. Ainsi, la manière dont cette dette est contractée, et les conditions qui l’entourent, revêtent une importance capitale. Les primes et décotes à l’émission des obligations d’État influencent directement le montant réel de la dette. Elles peuvent masquer la réalité de cette dette et induire en erreur aussi bien les institutions nationales que les citoyens. De plus, donner au Gouvernement le pouvoir d’identifier les investisseurs finaux, permet de mieux anticiper les risques liés au comportement des différents types d’investisseurs et de stabiliser la gestion de la dette publique. C’est dans cette optique que l’ajout de l’objectif « Améliorer la transparence de la dette publique » s’inscrit. En y intégrant les indicateurs de performance « Montant des primes à l’émission », « Nationalité et classification des détenteurs de la dette publique » et « Montant des décotes à l’émission », le Parlement vise à s’assurer que chaque euro emprunté est clairement et de manière transparente comptabilisé. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000662
Dossier : 662
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire la France insoumise s'oppose au plafonnement droits mobilisables du compte personnel de formation (CPF) pour financer l'obtention du permis de conduire ou la réalisation d'un bilan de compétences. Après avoir libéralisé le secteur de la formation professionnelle, la macronie s'évertue désormais à la rendre inaccessible ou tout au moins à en faire supporter une part croissante des coûts aux travailleurs. Le Gouvernement a d'abord travaillé à démanteler la politique publique de la formation professionnelle. C'est ainsi qu'il a multiplié les coupes budgétaires et les suppression de postes au sein de l'Agence nationale de la formation professionnelle des adultes, avec plus de 2000 suppressions de postes sous le premier quinquennat Macron, 132 suppression de postes en 2025 et 506 suppressions de plus prévues pour 2026. De manière concomitante à la destruction des services publics chargés de mettre en œuvre la politique de formation professionnelle, la macronie a travaillé à la création d'un marché, notamment au moyen du compte personnel de formation et d'une complète licence accordée à tous les organismes de formation de s'emparer des fonds disponibles sur ces comptes, peu importe la qualité des formations dispensées. Ce marché est désormais en place, structuré et très rentable. Vient donc le temps où le Gouvernement souhaite pénaliser les travailleuses et travailleurs qui souhaiteraient utiliser les fonds de leur CPF pour se former d'une manière qui leur est utile, en obtenant leur permis de conduire ou en réalisant un bilan de compétences. Cette politique vise à empêcher l'utilisation du CPF à des de formation qui ne sont pas immédiatement valorisables par l'employeur. Très concrètement, il s'agit d'empêcher la mobilisation des droits du CPF pour qu'un travailleur réalise une mobilité professionnelle ou acquière des qualifications lui permettant de s'émanciper de la tutelle patronale. Il est proposé à cet article que la part des fonds du CPF pouvant être utilisée afin de financer un permis de conduire ou un bilan de compétences soit plafonnée à un montant fixé par décret. Cette mesure est injuste. Elle vient s'ajouter à l'obligation de participation forfaitaire de 102,23 € imposée par le Gouvernement en 2024 et augmentée l'an dernier. Pour toutes ces raisons, le groupe parlementaire la France insoumise s'oppose au plafonnement du financement d'un permis de conduire ou d'une VAE par les fonds disponibles sur le CPF. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000667
Dossier : 667
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise souhaite supprimer cet article 77 sexies, qui généralise la procédure d'accord préalable de l'assurance maladie pour que les bénéficiaires de l'Aide médicale d’État (AME) puissent bénéficier d'une prise en charge de soins programmés et dits "non urgents". Cet article est issu d'un amendement de la droite sénatoriale qui, chaque année, mène ses attaques sur l'Aide médicale d’État. Il s'agit désormais de compliquer l'accès à la prise en charge de soins pour tous les bénéficiaires de l'AME en étendant à tous ces bénéficiaires le régime d'accord préalable pour le rendre permanent. Ces bénéficiaires devraient obtenir un accord préalable de prise en charge de la part du service du contrôle médical de l'Assurance maladie pour tous les soins inscrits sur la liste de l'article R. 261-3 du code de l'action sociale et des familles (CASF). Ce régime est aujourd'hui limité aux nouveaux entrants à l'AME, le CASF prévoyant que les bénéficiaires de l'AME ne peuvent bénéficier de la prise en charge de nombreux soins programmés et non urgents pour une durée de 9 mois après leur admission en tant que bénéficiaire de l'AME. Ce n'est que lorsque "l'absence de réalisation de ces prestations avant l'expiration de ce délai est susceptible d'avoir des conséquences vitales ou graves et durables sur l'état de santé de la personne" que la prise en charge devient possible, après accord du service du contrôle médical de l'Assurance maladie. Le rapport Evin-Stefanini de 2023 qui inspire ces mesures notait pourtant le faible poids budgétaire de ces soins programmés non urgents, avec une enveloppe dédiée de l'ordre 5 millions d'euros par an (pour environ 2200 dossiers). Les interventions en question sont à 55% des opérations de la cataracte. Suivent les poses de prothèses de genoux pour 6,6% des dossiers. Nous pouvons en déduire que la droite sénatoriale souhaite diminuer les capacités visuelles et la capacité à marcher de bénéficiaires de l'AME. Les régressions pour les bénéficiaires de l'AME ne s'arrêteront pas là, car le Gouvernement dispose d'un décret prêt à être publié et prévoyant l'élargissement de la liste des actes soumis à accord préalable de l'Assurance maladie. Ces actes et prestations sont ceux listés dans le décret n° 2020-1325 du 30 octobre 2020. Cette liste se trouverait étendue aux soins médicaux et de réadaptation pratiqués à l’hôpital et liés à l’obésité, à la chirurgie sur les varices et le traitement non chirurgical des varices, à de nombreux actes de kinésithérapie en orthopédie et rhumatologie, pour les pathologies du visage et de la mâchoire, les troubles ORL tels que des vertiges sévères, les troubles périnéo-sphinctériens, à la rééducation à la déambulation, donc à la marche, chez les personnes âgée, aux dispositifs d’aides auditives ou les lunettes de vue, aux soins dentaires, tels la pose de couronnes sur implant ou d’onlay (prothèse posée après une carie), aux séances d’orthophonie et d’orthoptie. Ces mesures seront donc cumulatives : tous les bénéficiaires de l'AME seront donc privés, par défaut, de davantage de soins sauf à obtenir un accord du service du contrôle médical de l'Assurance maladie. Une telle mesure va considérablement dégrader leur état de santé et leur qualité de vie, en même temps qu'elle engendrera des surcoûts pour l'Assurance maladie, par des prises en charge plus tardives de pathologies s'étant aggravées et par davantage de dossiers soumis au service du contrôle médical. En outre, le motif invoqué pour justifier de telles restrictions ne se fonde sur aucune réalité mais bien sur des fantasmes xénophobes et racistes. Les amendements de la droite sénatoriale à l'origine de la mesure citent le rapport Evin-Stefanini qui lui-même rappelle que le régime de l'accord préalable avait été imaginé pour "limiter, par l'application d'un délai de carence, les risques de tourisme médical" largement imaginé. Notons que ce passage à un régime d'accord préalable permanent irait bien au-delà de ce premier objectif (qui reste illégitime et infondé). Cette orientation politique est un non-sens sanitaire et relève de l'anti-humanisme politique. Cela justifie la suppression du présent article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000668
Dossier : 668
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose la suppression de cet article 79 bis A, qui propose de limiter à 24 mois la possibilité pour les micro-entrepreneurs de bénéficier du revenu de solidarité active (RSA). La droite souhaite créer un régime d'exception pour les micro-entrepreneurs bénéficiaires du RSA, socle ou différentiel. Alors qu'il n'existe pas de limitation de durée pour le bénéfice du RSA tant que le bénéficiaire respecte les critères d'éligibilité, cet article vise à créer une durée maximale spécifique de 24 mois pour les micro-entrepreneurs. Cette mesure a pour objectif de forcer la reprise de n'importe quel emploi, à tout prix, par des personnes ayant une activité sous le statut de micro-entreprise. Cette disposition s'apparente à une véritable mesure disciplinaire. La droite, inconséquente car elle a soutenu le développement de ce statut précaire, souhaite désormais replacer les travailleurs micro-entrepreneurs sous l'autorité patronale directe au sein de l'entreprise. Cette mesure témoigne d'un alignement simpliste sur la volonté et les intérêts irréfléchis du patronat qui ne supporte pas que des travailleurs aient fait le choix de fuir le contrôle de proximité et la domination managériale en se tournant vers un statut d'indépendant. Ce faisant, il réclame de couper les vivres aux indépendants, pour provoquer des reprises d'emploi de mauvaise qualité, précaires, mal rémunérés, pénibles. Très pratiquement, une telle mesure revient à priver de quelques dizaines à quelques centaines d'euros de RSA des micro-entrepreneurs aux faibles revenus. Plus largement, ce sont tous les travailleurs qui sont attaqués. En jetant dans la pauvreté des milliers ou des dizaines de milliers de micro-entrepreneurs, la compétition organisée par le patronat entre les travailleurs sera exacerbée et les salaires tirés à la baisse et des conditions de travail qui vont se dégrader pour toutes et tous. Le revenu de solidarité active est un minima social qui protège, faiblement, contre l'extrême pauvreté. Son bénéfice ne peut être limité dans le temps, sauf à rompre avec les fondamentaux de l'expression de la solidarité nationale et à briser le principe constitutionnel du préambule de la Constitution de 1946 selon lequel la nation garantit à chacun des "moyens convenables d'existence". Pour toutes ces raisons, nous proposons la suppression de cet article 79 bis A qui limite à 2 ans le bénéfice du RSA pour les micro-entrepreneurs. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000670
Dossier : 670
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France Insoumise s’oppose à la suppression de l’allocation adulte handicapé (AAH) pour les personnes détenues. Cet article rattaché, issu d'un amendement de la droite, vient transposer dans la loi les orientations budgétaires du Gouvernement concernant la suppression de l'AAH pour les personnes détenues. L’AAH dont bénéficient les détenus est déjà minorée à 30% de son montant initial, sauf pour les détenus allocataires avec enfant à charge, ascendant à charge ou conjoint/concubin non-travaillant. Les bénéficiaires de l’AAH sont souvent en incapacité de travailler, et les détenus ne font pas exception. Sauf que le coût de la vie en prison n’est pas nul, avoir un apport sur son compte est nécessaire pour cantiner et s’acheter de quoi faire sa lessive, utiliser une plaque de cuisson, un frigo ou tout simplement maintenir un lien social et faire des démarches administratives et juridiques en téléphonant, ce qui coûte jusqu’à 110 euros par mois en moyenne pour 20 min d’appel quotidien. Ainsi, l’Observatoire International des Prisons rappelle que les personnes incarcérées considérées en pauvreté carcérale sont dans des situations de grande vulnérabilité puisque les autres détenus peuvent profiter de leurs avantages pour faire du chantage. Dans le cas des personnes détenues et en situation de handicap, leur position est déjà plus vulnérable du fait du manque d’autonomie personnelle et de la dépendance aux autres, et cette mesure ne va que l’aggraver. Cette attaque fondamentale aux droits des personnes détenues allocataires de l’AAH survient alors que le handicap des détenus est une préoccupation inexistante. Nous considérons de manière générale que les personnes en situation de handicap n'ont pas leur place en détention. La France est régulièrement condamnée par des juridictions internationales pour traitements inhumains et dégradants en prison, elle l’a été en 2013, 2016, 2020, 2023 et 2024 par la Cour Européenne des droits de l’Homme. En effet, les conditions de détention sont indignes imposent aux détenus la surpopulation dont les taux atteignent 200% dans plusieurs établissements, l’insalubrité, la vétusté, les matelas à même le sol, les pratiques de fouille intégrales, résultats de la politique répressive des gouvernements successifs. C’est pourquoi le présent amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise donc à supprimer cet article 79 bis B. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000729
Dossier : 729
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Adopté
10/01/2026
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Le II.- de l'article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. Cette disposition introduit une rétroactivité au 1er janvier 2025, que le Gouvernement justifie par la volonté de corriger un déséquilibre contractuel et de réduire les dépenses publiques à hauteur de 150 M€ par an. Une telle approche soulève de très sérieuses problématiques, tant sur le plan juridique qu’économique et politique. Sur le plan juridique, elle menace nécessairement la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, la volonté des acteurs économiques à investir à long terme dans le secteur énergétique français sera fragilisée. Sur le plan économique, cette mesure rétroactive aurait des effets significatifs pour la filière photovoltaïque, qui repose sur des investissements de long terme. Les économies annoncées, environ 150 M€ par an, apparaissent marginales au regard des bénéfices économiques, fiscaux et sociaux qu’apporte la filière solaire aujourd’hui : 60 000 emplois locaux, des recettes fiscales pour les collectivités, une réduction significative des importations d’énergie et une contribution à la sécurité d’approvisionnement. Cette mesure fragiliserait également de nombreuses entreprises, notamment des PME territoriales, qui participent activement à la maintenance et à l’exploitation des centrales photovoltaïques. En outre, la stabilité du cadre et la qualité de la « signature » de l’État ont jusqu’à présent permis d’attirer des capitaux pour financer la transition énergétique et notamment des acteurs souhaitant doter la France d’une capacité de production industrielle dans le secteur solaire. Remettre en cause ces engagements menace les projets industriels à venir, notamment les gigafactories, et la cohérence avec le plan de relance, qui vise la réindustrialisation de la France dans les filières stratégiques pour la transition écologique. En conséquence, le présent amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer les dispositions du II.- de l’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 portant sur la révision rétroactive de certains contrats de production photovoltaïque. Il a pour objectif de préserver la sécurité juridique des contrats conclus avec l’État, la confiance des investisseurs dans la stabilité du cadre public ainsi que la pérennité économique d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la réindustrialisation du pays. En somme, il s’agit de garantir la crédibilité de la France comme partenaire fiable et attractif pour les investissements durables. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000750
Dossier : 750
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet amendement propose la suppression de l’article 65 bis introduit en première lecture au Sénat. Si l’idée de revaloriser le reversement des ETS aux AOM est louable, cet article prévoit l’exclusion des régions AOM de substitution de ce mécanisme. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000756
Dossier : 756
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la reconduction du dispositif de lissage conjoncturel (Dilico) des recettes fiscales des collectivités. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000773
Dossier : 773
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Non soutenu
10/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 71 du PLF 2026 qui engage la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC), un établissement public créé en 1966 et reconnu comme un centre d’expertise et de ressources au service des consommateurs et des associations de défense des consommateurs. L’INC remplit depuis près de 60 ans une mission d’intérêt général essentielle. Il produit, analyse et diffuse des informations, études et enquêtes ; réalise des essais comparatifs de produits et services ; accompagne les associations de consommateurs ; et met en œuvre des actions d’éducation et de formation aux droits des consommateurs. Son magazine 60 Millions de consommateurs et ses émissions telles que ConsoMag constituent des références incontournables pour nos concitoyens, renforçant leur capacité à faire des choix éclairés dans un marché complexe et ultra-mondialisé. Prononcer la dissolution de l’INC serait un signal négatif, tant pour les consommateurs que pour les salariés de l’institut, qui exercent leur mission avec rigueur et sens du service public. Une privatisation ou une fermeture fragiliserait l’indépendance et l’efficacité d’un acteur clé, exposant le champ des consommateurs à des intérêts privés souvent incompatibles avec la protection de leurs droits. En tant que ministre, je me suis toujours opposée à toute privatisation ou réduction de financement de l’INC. Aujourd’hui, en tant que députée, je réaffirme cet engagement : il est indispensable de préserver l’existence et le caractère public de cet institut, et de continuer à soutenir son rôle central pour la protection et l’information des consommateurs. Pour ces raisons, nous proposons la suppression de l’article 71 et le maintien intégral de l’Institut national de la consommation.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000789
Dossier : 789
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Suite à un amendement du rapporteur spécial, le programme 151 Français à l’étranger et affaires consulaires dispose d’un nouvel indicateur de performances depuis la loi de finances pour 2024. Celui-ci indique le délai moyen de transcription des actes d’état civil en consulat. Comme le rappelle le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, la grande diversité des postes consulaires ne permet pas de mesurer de manière pertinente l’atteinte d’un objectif à partir d’une moyenne mondiale. De plus, les contrôles renforcés et les vérifications auprès de l’état civil local, nécessaires dans certains pays, allongent le délai moyen de transcription et limitent la portée de cet indicateur. Le rapporteur spécial propose donc d’affiner cet indicateur en demandant, non pas le délai moyen au niveau mondial, mais le nombre de consulats dans lequel ce délai est supérieur à 75 jours, c’est-à-dire où il dépasse la cible fixée pour les années à venir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000791
Dossier : 791
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Il vise à transformer un objectif du programme 151 Français à l’étranger et affaires consulaires jusqu’à présent intitulé « Simplifier les démarches administratives ». Le rapporteur spécial estime que la définition d’un tel objectif est trop réductrice, sachant qu’il concerne le service public dont l’ensemble des Français établis à l’étranger sont les usagers. Il lui préfère celui de « l’égal accès des usagers au service public consulaire » dont la simplification des démarches administratives n’est qu’un volet et non le but. C’est pourquoi, il propose de compléter l’unique indicateur relatif à la dématérialisation des services consulaires par un nouveau qui serait relatif au déploiement du service « France Consulaire ». Celui-ci entend répondre à toutes les demandes générales d’information, de clarification ou encore d’aide pour mener à bien une démarche, lorsqu’elles concernent les services aux Français de l’étranger. Il est en cours d’expérimentation dans plusieurs pays. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000793
Dossier : 793
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Tombé
10/01/2026
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Cet amendement vise à exempter les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (Dilico) des recettes fiscales des collectivités, compte tenu de leur situation budgétaire très dégradée et du caractère non-pilotable de la plupart de leurs dépenses de fonctionnement. Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation singulièrement difficile rencontre. Pour autant, l’article 76 prévoit que 280 M€ sont ponctionnés sur la moitié des Départements. Dans ce contexte, le dispositif viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire que connaissent les collectivités départementales. En effet, leurs budgets étant constitués pour 70 % de dépenses quasi non-pilotables et mécaniquement amenées à progresser, leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur la portion congrue de leurs finances. Dans l’hypothèse où l’État s’entêterait à réduire encore les moyens d’action des collectivités, l’investissement sera la première variable d’ajustement de leurs budgets, ajoutant ainsi de la crise à une situation sociale et territoriale déjà fragile. Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, qui par ailleurs ne devait être mis en œuvre qu’une seule année. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000795
Dossier : 795
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et social vise au maintien de l’Institut national de la consommation et de ses activités d’intérêt général.
D’autre part, engager le recul de cette mission d’intérêt général publique c’est laisser le champ libre aux intérêts privés lucratifs au moment où les associations de consommateurs voient leurs moyens reculer (chute de 40% des subventions de la DGCCRF aux associations agréées entre 2010 et 2020).
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000796
Dossier : 796
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Rejeté
10/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et social vise à garantir la progression des aides personnalisées au logement et leur maintien pour les étudiants extra communautaires non boursiers. Présenté comme un effort budgétaire collectif, le gel des prestations sociales, dont les APL, est une sanction pour nos concitoyens précaires, dépendant de celles-ci dans leur vie quotidienne. Elles représentent un outil de prévention des impayés indispensable, et de cohésion sociale. Le niveau de vie des plus précaires baissera d’environ 0,60 % en conséquence de ce gel. Pourtant, ces quinze dernières années, les APL ont augmenté deux fois moins vite que les loyers. 4,1 millions de personnes d’ores et déjà de mal logement, et le quart des ménages les plus modestes consacrent plus de 30 % de leur revenu à leur logement. L’atteinte à ce dispositif d’APL déjà fragilisé, précarisera durablement et aggravera la crise du logement que connaît notre pays. Sous couvert d’assainissement des finances publiques, cette mesure budgétaire est un choix politique portant atteinte à la capacité de vivre dignement des personnes, notamment précaires. D’autre part, la suppression des APL pour les étudiants étrangers extra communautaires est injuste et insensée. Leur population est d’environ 320 000, et la grande majorité n’est pas éligible aux critères sociaux pour cause de conditions difficiles à satisfaire (titre de séjour temporaire, deux années de domiciliation, ou encore statut de réfugié). Ceux-ci seraient privés de 200 euros par mois en moyenne. Les étudiants étrangers sont déjà confrontés à une grande précarité. L’observatoire de la vie étudiante précise que 62 % ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin, contre 22 % des étudiants français. Les conséquences sur les trajectoires des étudiants concernés constitueront une faillite individuelle et collective. Individuelle car renforçant les vulnérabilités à l’origine d’abandons d’études, ou encore de situations de sans-abrisme. Collective car privant la France de talents étrangers nourrissant nos universités par la diversité de leurs savoirs et de leurs expériences. Par conséquent, cet amendement entend remettre en cause l’idée que le rétablissement des finances publiques peut se faire sur le dos de nos concitoyens les plus vulnérables. Il porte une vision juste de l’action publique, conforme à nos valeurs d’égalité et d’équité face à l’effort national. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000797
Dossier : 797
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement, le groupe Écologiste et social demande la suppression d’une disposition qui vise de manière ciblée les avocats intervenant au soutien des demandeurs d’asile en instituant à leur détriment un régime dérogatoire propre au contentieux de l’asile. Une telle exception n'a pas sa place dans notre législation : rien ne permet de considérer que les décisions illégales de l’OFPRA devraient bénéficier d’une protection financière renforcée par rapport à celles des autres administrations. En s’écartant ainsi du principe général posé par la loi du 10 juillet 1991, cette mesure issue du Sénat s’inscrit à dessein dans une logique de dissuasion qui fragilise l’ensemble des acteurs œuvrant, au quotidien, à l’effectivité du droit d’asile et à l’accueil des personnes étrangères en France.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000798
Dossier : 798
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Il entend définir un nouvel objectif pour le programme 151 Français de l’étranger et affaires consulaires, assorti d’un indicateur. Il aurait trait à l’action 02 Accès des élèves français au réseau AEFE et à la langue française pour lequel il est demandé 104,5 millions d’euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) au titre des exonérations de frais de scolarité pour 2026. Ce montant est, pour l’essentiel, constitué des bourses scolaires attribuées, sous conditions de ressources, aux élèves français scolarisés dans les établissements de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE), conformément à l’article L. 452‑2 du code de l’éducation. Ces aides doivent permettre de couvrir tout ou partie des frais de scolarité devant être acquittés par les familles. C’est pourquoi, un indicateur relatif au taux de prise en charge moyen du coût de la scolarisation dans le réseau AEFE serait pertinent. Il permettrait une réflexion ultérieure sur une éventuelle réforme du financement des aides à la scolarisation dans le sens d’une meilleure prise en compte du coût de la vie selon chaque pays de résidence. Par ailleurs, le rapporteur spécial a consacré ses travaux du Printemps de l’évaluation 2024 aux dépenses d’action sociale destinées aux Français de l’étranger, y compris les aides à la scolarité. Il a pu constater une baisse de 23 % du nombre de boursiers depuis 2014. Il s’est interrogé sur la sortie du réseau d’un certain nombre d’enfants de nos compatriotes. Un indicateur de performances qui mesurerait le ratio entre le nombre d’enfants inscrits et celui d’enfants en âge d’être scolarisés permettrait d’observer ce phénomène. Certes, d’autres facteurs jouent sur le choix pour une famille de scolariser son enfant dans le système AEFE ou dans le système d’enseignement local. Néanmoins, un tel indicateur permettrait de déceler des tendances pluriannuelles. Le but n’étant pas tant de mesurer un ratio sur une année N mais son évolution. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000812
Dossier : 812
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet indicateur de performance vise à évaluer l’efficacité réelle du dispositif des maisons ATHOS dans la réhabilitation psychologique et sociale des militaires blessés psychiques. Il permet de mesurer la capacité de ces structures à favoriser la réinsertion professionnelle ou sociale durable des bénéficiaires, objectif central du dispositif. Suivre le taux de reprise d’activité six mois après la sortie permet d’apprécier concrètement l’impact de la prise en charge sur la reconstruction des militaires blessés. Mode de calcul : Le numérateur prend en compte le cumul du nombre de bénéficiaires ayant repris une activité professionnelle, suivi une formation, intégré un service ou un dispositif de reconversion dans les six mois suivant leur sortie d’une maison ATHOS au cours de l’année N. Le dénominateur prend en compte le nombre total de bénéficiaires sortis des maisons ATHOS au cours de l’année N. L’indicateur est exprimé en pourcentage. Sources de données : Institution de gestion sociale des armées (IGeSA), Direction des ressources humaines du ministère des Armées (DRH-MD), Cellules d’aide aux blessés des trois armées (CABAT, CABAM, SABAAE) et, le cas échéant, Défense Mobilité. Fréquence : Annuelle. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000840
Dossier : 840
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Rejeté
10/01/2026
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Par le présent amendement, est créé un indicateur visant à mesurer la proportion d’individus, parmi les jeunes âgés de 18 à 24 ans habitant dans des territoires ruraux, qui n’ont pas suivi de formation au cours des quatre semaines précédant l’enquête et qui ont quitté le système scolaire initial sans diplôme ou en étant titulaires uniquement du diplôme national du brevet. Par territoires ruraux, nous entendons l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, selon la définition actualisée de l’INSEE. En 2017, les territoires ruraux regroupaient 88 % des communes françaises et 33 % de la population. Le PAP 2026 de la mission Enseignement scolaire prévoit déjà un indicateur sur cette question, mais sans inclure de distinction géographique. Il nous semble utile de préciser les données pour les territoires ruraux : en effet, la Cour des comptes, dans un rapport récent sur l’enseignement primaire, relevait l’existence de ségrégations spatiales quant à la réussite scolaire des élèves, qui « apparaissent aussi au travers des parcours scolaires, le milieu rural étant marqué par une proportion de bacheliers généraux et technologiques bien plus faible que le milieu urbain ». Il y a donc tout intérêt à instituer un nouvel indicateur pour mesurer la proportion de jeunes ruraux ayant quitté le système scolaire sans diplôme ou seulement avec le brevet, pour mieux quantifier le phénomène, étape nécessaire pour adapter les politiques publiques d’éducation en faveur de la jeunesse rurale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000841
Dossier : 841
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Rejeté
10/01/2026
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Par le présent amendement, est créé un indicateur visant à mesurer la proportion de titulaires du diplôme national du brevet dans une génération fictive de jeunes, résidant dans des territoires ruraux, qui auraient, à chaque âge, les taux de candidature et de réussite observés l’année considérée. Cette proportion est obtenue en calculant, pour chaque âge, le rapport du nombre de titulaires à la population totale de cet âge, puis en faisant la somme de ces taux par âge : – Numérateur : diplômés du DNB, résidant dans des territoires ruraux, répartis par tranche d’âge à partir de 13 ans ; – Dénominateur : population rurale répartie selon les mêmes tranches d’âge. Par territoires ruraux, nous entendons l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, selon la définition actualisée de l’INSEE. En 2017, les territoires ruraux regroupaient 88 % des communes françaises et 33 % de la population. Le DNB est la première qualification scolaire évaluant nationalement les connaissances et compétences acquises à la fin du collège par les élèves. À ce titre, nous disposons, dans les documents budgétaires, de données sur le taux d’accès au brevet selon le sexe (garçons, filles). Avec l’indicateur que nous souhaitons intégrer via cet amendement, nous disposerons des données annuelles sur le taux d’accès au diplôme national du brevet des jeunes ruraux. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000842
Dossier : 842
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Rejeté
10/01/2026
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Par le présent amendement, est créé un indicateur visant à mesurer la proportion de bacheliers dans une génération fictive de jeunes, résidant dans des territoires ruraux, qui auraient, à chaque âge, les taux de candidature et de réussite observés l’année considérée. Ce taux d’accès est obtenu en calculant, pour chaque âge, le rapport du nombre de lauréats à la population totale de cet âge, puis en faisant la somme de ces taux par âge : – Numérateur : diplômés du baccalauréat, résidant dans des territoires ruraux, répartis par tranche d’âge à partir de 13 ans ; – Dénominateur : population rurale répartie selon les mêmes tranches d’âge Par territoires ruraux, nous entendons l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, selon la définition actualisée de l’INSEE. En 2017, les territoires ruraux regroupaient 88 % des communes françaises et 33 % de la population. Le projet annuel de performances pour 2026 de la mission Enseignement scolaire prévoit déjà un indicateur sur le taux d’accès au baccalauréat, avec des sous-indicateurs permettant de différencier ce taux selon le sexe (filles ; garçons), les différents types de bac, l’appartenance aux catégories socioprofessionnelles défavorisées. Il nous semble pertinent de rajouter un indicateur sur le taux d’accès au baccalauréat des élèves vivant en zone rurale, ce qui permettrait de mesurer clairement l’écart avec la population scolaire générale. La Cour des comptes, dans un récent rapport consacré à l’enseignement primaire, fait le constat d’un milieu rural marqué par une proportion de bacheliers généraux et technologiques bien plus faible que le milieu urbain. L’introduction d’un tel indicateur apporterait des données objectives sur ce sujet important pour notre pays. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000843
Dossier : 843
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Rejeté
10/01/2026
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Le projet annuel de performances de la mission Enseignement scolaire inclut un indicateur s’intéressant à la poursuite d’études des nouveaux bacheliers dans l’enseignement supérieur, en distinguant selon le sexe, l’origine sociale des bacheliers accédant à l’enseignement supérieur (à partir du statut socioprofessionnel des familles). Par cet amendement, nous proposons d’affiner encore davantage les données en mesurant le taux de poursuite d’études des nouveaux bacheliers ruraux dans l’enseignement supérieur. Dans un rapport publié récemment consacré à l’enseignement primaire, la Cour des comptes fait état d’une proportion de bacheliers généraux et technologiques bien plus faible en milieu rural qu’en milieu urbain. À ce titre, il nous semble pertinent d’obtenir des informations précises sur le taux de poursuite d’études des bacheliers ruraux dans l’enseignement supérieur. Mode de calcul : Bacheliers inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur l’année suivant l’obtention du baccalauréat résidant dans des territoires ruraux. Par territoires ruraux, nous entendons l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, selon la définition actualisée de l’INSEE. En 2017, les territoires ruraux regroupaient 88 % des communes françaises et 33 % de la population. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000844
Dossier : 844
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Adopté
10/01/2026
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Par le présent amendement, est créé un indicateur visant à mesurer la proportion d’élèves, résidant dans des territoires ruraux, entrant en 3ème avec au moins un an de retard. L’indicateur se construit à partir du nombre d’élèves, résidant dans des territoires ruraux, scolarisés en classe de 3e à la rentrée N dans les établissements publics, dont l’âge est supérieur à l’âge prévu (14 ans à l’entrée en troisième). Mode de calcul : élèves de 3e, résidant dans des territoires ruraux et scolarisés dans des établissements publics, ayant au moins un an de retard / total des élèves de 3e résidant dans des territoires ruraux et scolarisés dans des établissements publics. Par territoires ruraux, nous entendons l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, selon la définition actualisée de l’INSEE. En 2017, les territoires ruraux regroupaient 88 % des communes françaises et 33 % de la population. L’indicateur existant dans le PAP de la mission Enseignement scolaire prévoit d’évaluer annuellement la proportion d’élèves entrant en 3e avec une année de retard, en déclinant les résultats selon le secteur (REP ; REP + et hors éducation prioritaire). L’amendement propose ainsi d’améliorer cet indicateur en rajoutant une mesure de la proportion d’élèves ruraux entrant en 3ème avec un moins un an de retard scolaire, afin d’affiner les données publiques sur le sujet. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000863
Dossier : 863
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l'instauration d'une "taxe casseurs". L'article 65 quinquies introduit par le gouvernement au Sénat conduit à instaurer une véritable "taxe casseurs" sur les Français les obligeant à payer une surprime à leurs contrats d'assurance pour couvrir le risque de dégradations causées par les émeutes urbaines. Cette disposition pose, à nos yeux, au moins deux problèmes de fond. Le premier étant qu'elle instille l'idée que les Français devraient payer deux fois pour pallier la carence de l'Etat à assurer l'ordre public. En effet, ils y contribuent déjà largement par leurs impôts, puisque nulle mission n'est plus consubstantielle à l'Etat que celle s'assurer la sécurité des biens et des personnes. Le second consiste à faire payer à la majorité le coût des agissements d'une minorité de délinquants. Ce n'est pas acceptable. Notre groupe propose, plutôt qu'une taxe sur les Français qui subissent ces actes, d'instaurer un véritable principe de "casseur-payeur" en suspendant par exemple le droit aux prestations sociales des auteurs d'émeutes, d'incendies, de dégradations. Aussi, nous proposons la suppression pure et simple de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000864
Dossier : 864
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer un délai de résidence minimal de trois ans sur le territoire pour bénéficier des aides personnelles au logement (APL). Personne ne devrait avoir un droit automatique à bénéficier de la solidarité nationale en arrivant en France. Il est légitime de prévoir un délai minimal, en séjour régulier, pour qu’un étranger non ressortissant de l’UE puisse percevoir des prestations sociales non contributives. Une telle condition est d’ores et déjà en vigueur pour le RSA pour lequel la loi prévoit un délai de résidence préalable de cinq ans. Le présent amendement s’inscrit dans la volonté du législateur exprimée lors de l’adoption de dispositions analogues au sein de la loi « contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » en décembre 2023. Le Conseil constitutionnel avait censuré ces dispositions dans décision n° 2023‑863 DC du 25 janvier 2024 les considérant comme des cavaliers législatifs. Lors de l’examen du RIP déposé par les parlementaires Les Républicains, il avait jugé que le délai de 5 ans portait une atteinte « disproportionnée » aux exigences constitutionnelles (décision n° 2024‑6 RIP du 11 avril 2024). Prenant acte de la décision du Conseil constitutionnel, nous proposons l’instauration d’un délai de trois ans. Cette mesure permettra de dégager des économies budgétaires importantes. A titre de point de référence, l’Institut Montaigne chiffrait en 2022 à 2,1 Md€ les économies générées par la mise en place d’un délai de 5 ans pour les allocations familiales et les aides au logement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000865
Dossier : 865
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Tombé
10/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer de l’équité dans l’effort demandé aux collectivités territoriales. L’examen du projet de loi de finances au Sénat a conduit à réduire sensiblement l’effort demandé aux collectivités territoriales au titre du Dilico pour 2026, de 2 milliards d’euros à 890 millions d’euros. Cependant, cet allègement bénéficie intégralement aux communes, exclues du Dilico, et aux Départements et EPCI, qui ont vu leur contribution divisée par deux. Les Régions étant la seule strate de collectivités dont l’effort demandé au titre du Dilico augmentera en 2026 par rapport à 2025. Aussi le présent amendement prévoit, dans un souci d’équité, de réduire de 500 à 300 millions d’euros l’effort demandé aux Régions. Une baisse qui resterait moins importante, par rapport au texte initial, que la version adoptée par le Sénat pour les autres strates. De plus, afin de ne pas dégrader l’équilibre financier du texte, ce moindre effort au titre du Dilico serait gagé sur le retour à la minoration de la DCRTP prévue par le Gouvernement à l’article 31. Là aussi, il s’agit d’une mesure d’équité, le Dilico impacte l’ensemble des Régions tandis que la DCRTP ne concerne que quelques-unes d’entre elles. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000867
Dossier : 867
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Tombé
10/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose d’aligner le régime des arrêts de travail du secteur public sur celui du secteur privé. Cette mesure avait été adoptée par la commission des finances lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025. Elle comportait alors deux volets : l’instauration de trois jours de carence dans la fonction publique ainsi que la mise en place d’un taux de remplacement de 90 %. Soit la norme en vigueur dans le secteur privé. Si l’indemnisation à 90 %, en lieu et place du plein traitement, a bien été adoptée dans la loi de finances pour 2025, le Gouvernement d’alors avait finalement renoncé à l’instauration de trois jours de carence. Si l’absentéisme recule par rapport aux années précédentes, le rapport annuel sur l’état de la fonction publique pour 2025 confirme qu’un écart subsiste entre le nombre moyen de jours d’absence du secteur privé (10,6 en 2024) et celui de la fonction publique (11,1). De plus, il reste significatif selon les versants, notamment concernant la fonction publique territoriale (13,3 jours). Aussi, dans un contexte de hausse continue des dépenses d’indemnités journalières, le présent propose de parachever l’alignement de toutes les fonctions publiques sur le secteur privé. C’est une mesure d’équité et de bon sens, rien ne justifiant une telle disparité. En première lecture, cette disposition a été adoptée par la commission des finances. Selon un rapport de l’IGF et de l’IGAS, publié en juillet 2024, cette mesure permettrait de dégager des économies budgétaires de l’ordre de 289 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000874
Dossier : 874
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement de suppression, nous nous opposons fermement au DILICO imposé aux collectivités par le présent article, qui n'est autre qu'un prélèvement injustifié sur leurs recettes pour les forcer à participer à la cure d'austérité. L'article 76 du budget prévoit en effet qu'à compter de 2026, un prélèvement serait effectué sur le montant des impositions qui sont versé aux collectivités. Le DILICO a suffisamment montré son caractère néfaste l'année passée, rien ne justifie de la conserver et même pire dans le cas présent de l'empirer. Puisque le prélèvement se ferait a priori, ce mécanisme a été considéré par André Laignel, président du Comité des finances locales, comme pire que les "Contrats de Cahors". Le Réseau des élus insoumis et citoyens a lancé un appel à témoignage auprès de ses élus sur l'impact de l'austérité dans les collectivités. De nombreux élus locaux insoumis nous ont ainsi alerté sur les conséquences des baisses de dotations en termes de politiques publiques. Du fait du manque de recettes, ils sont nombreux à être contraints de réduire des services essentiels à la population et à devoir abandonner des politiques publiques malgré les besoins. Le présent article poursuit la logique austéritaire et constitue le premier niveau du plan du gouvernement pour amenuir les budgets locaux à hauteur d'au moins 6,39 milliards d'euros en 2026 ! Il convient de supprimer ce dispositif. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000875
Dossier : 875
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Non soutenu
10/01/2026
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Depuis le 1er janvier 2020, l’Office français de la biodiversité (OFB) assure la préservation et la restauration de la biodiversité. Les missions de l’établissement sont en forte progression avec des enjeux de restauration et de préservation de la biodiversité pour lesquels la France s’est engagée au niveau national comme international et européen, avec le règlement sur la restauration de la nature. Tous ces objectifs sont actuellement mis en difficulté par des sous‑dotations récurrentes en moyens et en effectifs. Les trajectoires identifiées en matière de financement de la SNB, comme en matière d’effectifs, ne sont pas respectées depuis plusieurs années. S’agissant du plafond d’emplois, la rapporteure pour avis note que celui-ci aurait dû évoluer de 15 ETP par an, pendant 3 ans entre 2023 et 2025. Or, seuls les 15 ETP prévus pour 2023 ont été effectifs et l’OFB fait au contraire face à une réduction d’effectifs de 16 ETP en PLF 2026. Cela se traduit par moins d’agents sur le terrain et moins d’actions sur les atlas biodiversité et sur les aires éducatives. Cela place la France en situation difficile au regard des objectifs européens imposés par le règlement sur la restauration de la nature. En effet, le plan français devra être rendu avant la fin 2026 et couvrir la période 2027‑2030, puis prévoir une action jusqu’à 2050. Cet amendement prévoit donc de transférer 45 ETP vers l’OFB, en augmentant le plafond d’emplois des opérateurs du programme 113, et en retirant ces emplois de la Société des grands projets inscrits sur le programme « infrastructure et services de transport ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000877
Dossier : 877
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Rejeté
10/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI souhaite supprimer cet article honteux qui prévoit le gel des APL et supprime leur accès pour les étudiants extra-communautaires non-boursiers. Cet article 67 est particulièrement injuste et inacceptable à l’image du PLF 2026 dans son ensemble et dans la longue série d’attaques contre les aides personnelles au logement et leurs bénéficiaires. Tout d’abord, le gel des APL pour 2026, loin d’être exceptionnel, devient habituel et dépasse aujourd’hui largement les limites de la décence dans la mise à contribution des plus pauvres aux économies budgétaires du pays. Depuis 20 ans, les allocations logement ont subi une succession ininterrompue de mesures de dévalorisation : Absence de revalorisation des loyers-plafonds en 2004 puis 2006. Gel du forfait charges entre 2002 et 2007. En 2012, le barème des APL est indexé non pas sur l’évolution de l’IRL, mais selon un taux forfaitaire de 1 % calé sur la croissance. En 2014, la revalorisation annuelle intervenue au 1er octobre (+0,57 %) et non au 1er janvier, représente un manque à gagner de 9 mois pour les bénéficiaires. Revalorisation de seulement 0,75 % en 2017. Absence de revalorisation en 2018. Depuis octobre 2017, les aides sont réduites forfaitairement pour tous les allocataires de 5 € par mois, pour une économie annuelle de 400 millions d’euros. La « réduction de loyer de solidarité » (RLS) imposée par l’État depuis 2018 dans le parc social s’accompagne d’une baisse de l’APL correspondante : 800 millions d’euros d’économies en 2018, 900 millions en 2019, puis 1,3 milliard d’euros chaque année (ramenée ponctuellement à 1,1 milliard en 2025). La loi de finances pour 2018 prévoyait le gel des prestations au 1er octobre 2018 au lieu de les indexer sur l’inflation : 59 millions d’euros d’économies en 2018 et 226 millions en 2019. La revalorisation des aides au logement est plafonnée à 0,3 % en 2019 et 2020. En 2021, une nouvelle réforme calcule les APL sur la base des revenus des 12 derniers mois (et non plus des données fiscales en année N-2) avec une actualisation des aides tous les 3 mois. Elle a contribué à une forte diminution du nombre de foyers bénéficiaires entre 2020 et 2022 (-7 %), qui s’est poursuivie en 2023 (-1,3 %). En moyenne cela représente une baisse des APL de 13 € par allocataire. Enfin, en 2023, l’IRL est limité à 3,5 % au lieu d’environ 5 % à cause de l’inflation, ce qui a limité d’autant l’indexation des loyers certes, mais aussi l’indexation des allocations logement à la charge de l’État. Mises bout à bout, ce sont des milliards d’euros d’économies qui ont été réalisées sur les allocations logement et les personnes qui en dépendent pour se loger à peu près décemment. Depuis 20 ans, on assiste au décrochage entre les aides personnelles au logement et les dépenses supportées par les ménages, qui s’explique principalement par les actualisations de barèmes insuffisants et aléatoires. Les loyers moyens des bénéficiaires ont progressé de 47 % entre 2001 et 2022. Les loyers-plafonds pris en compte dans le calcul des aides n’ont augmenté que de 20 % depuis 2000. En 2023, 77 % des allocataires supportent des niveaux de loyers supérieurs ou équivalents aux loyers-plafonds des APL (contre 58 % en 2001 et 72 % en 2010) : 89 % dans le parc privé, 62 % dans le parc public. C’est beaucoup trop : cela ne tient plus ! À ce gel inacceptable, cet article prévoit également une mesure discriminatoire contre les étudiants extracommunautaires. Sans aucune justification, il propose d’exclure les étudiants extracommunautaires non-boursiers. Cette mesure toucherait l’écrasante majorité des étudiants étrangers. En 2023‑2024, on comptait environ 313 000 étudiants étrangers hors Union européenne d’après Campus France. Une minorité seulement sont éligibles aux bourses sur critères sociaux, représentant moins de 10 % des étudiants extracommunautaires, d’après les chiffres du SIES (Systèmes d’information et études statistiques). Il s’agit donc de l’écrasante majorité des étudiants étrangers qui perdrait leurs droits aux APL si cet article venait à être adopté. Pourtant, les étudiants étrangers sont confrontés à une précarité bien plus importante. Sans bourse et privés d’un certain nombre d’aides, ils font face à une précarité financière majeure. En 2023, 41 % des étudiants étrangers déclaraient éprouver des difficultés financières telles qu’il leur était impossible de faire face à leurs besoins (alimentation, loyer, gaz ou électricité, etc.) d’après l’Observatoire de la Vie Étudiante, contre 15 % des étudiants de nationalité française. Un quart des étudiants étrangers bénéficient d’une aide alimentaire, un tiers n’ont pas fait la demande mais souhaiteraient y avoir accès, enfin 1 étudiant étranger sur 6 déclare sauter régulièrement des repas pour raisons financières. En matière de logement, les étudiants étrangers sont plus en difficulté pour accéder à un logement digne et abordable, pour des raisons financières, accueillis par un parc privé dont les prix sont plus élevés. Des bailleurs vont même louer leur logement plus cher sur le seul critère de la nationalité, en comparaison à des étudiants français logés dans le même immeuble selon l’étude MalvenuEs en France, 2018. Beaucoup d’étudiants étrangers ne trouvent pas de logement fixe abordable et se retrouvent à la rue, ou survivent via des hébergements précaires. Supprimer l’accès aux APL pour les étudiants étrangers constituerait une attaque grave du droit au logement pour tous, instituant une forme de préférence nationale, et entraînerait des conséquences importantes sur les trajectoires des étudiants concernés : abandon d’études, précarité renforcée, voire des situations de sans-abrisme. Revoir à la baisse les conditions d’accueil des étudiants internationaux qui payent déjà des frais d’inscription différenciés jusqu’à 16 fois supérieur ne peut ce voir autrement que comme une discrimination pure et simple. Fidèle à nos idéaux humanistes, et aux côtés des syndicats étudiants comme l’Union Etudiante ou de lutte pour le droit au logement comme la Fondation pour le Logement des Défavorisés, nous demandons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000889
Dossier : 889
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Non soutenu
10/01/2026
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Le présent article prévoit d'ajuster les modalités de répartition entre les AOM locales des sommes qui leur sont affectées au titre de la mise aux enchères des quotas d'émission de gaz à effet de serre. Il est, pour ce faire, proposé de retenir des critères de revenu par habitant et de densité de population. Si l'on peut se féliciter de l'adoption par le Sénat, en première partie du projet de loi de finances, d'un amendement prévoyant de rehausser le montant de la fraction du produit des quotas carbone affectée aux AOM locales à 100 millions d'euros, le dispositif ici proposé exclut totalement les régions du bénéfice du produit des quotas carbone, y compris celle exerçant la compétence d'AOM par substitution. Une telle disposition pénalise particulièrement des régions comptant peu d'EPCI exerçant la compétence transport, comme l’Occitane et la Nouvelle-Aquitaine. Dès lors nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000903
Dossier : 903
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet indicateur de performance doit permettre de mesurer la part des 13,3 milliards de ressources complémentaires extrabudgétaires dans le budget total de la Mission Défense pour l’année en cours, telle qu’annoncée lors de la présentation et du vote de la LPM 2024‑2030, afin de rendre visible l’impact de cette part sur la sincérité du budget. Mode de calcul : Le numérateur correspond aux 13,3 milliards d’euros de ressources complémentaires extrabudgétaires annoncées lors de la présentation de la LPM 2024‑2030 pour l’année N. Le dénominateur correspond au budget total de la Mission Défense pour l’année N, tel qu’inscrit dans le PLF. L’indicateur correspond au ratio entre le numérateur et le dénominateur, exprimé en pourcentage. Sources de données : Discours et présentation du Ministre des Armées lors du vote de la LPM 2024‑2030 et le bleu budgétaire de la mission défense pour l’année N. Fréquence : Annuelle. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000907
Dossier : 907
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Rejeté
10/01/2026
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Cet amendement propose de moderniser les critères de répartition de la dotation de solidarité rurale (DSR) pour qu’ils soient plus cohérents avec nos objectifs de sobriété foncière. Versée à plus de 33 000 communes pour un montant cumulé de 2,2 milliards d’euros, la dotation de solidarité rurale est en partie inadaptée aux enjeux du ZAN, en raison de critères qui favorisent l’artificialisation des sols. La DSR, composante de la fraction péréquation de la DGF, a pour but principal d’attribuer des ressources aux communes rurales afin de leur permettre de garantir un service public suffisant en comblant la faiblesse des ressources fiscales de leurs territoires. Cette dotation est composée de 3 fractions : la fraction centre-bourg soutenant les communes exerçant des charges de centralité[16], la fraction péréquation en soutien aux communes ayant des ressources fiscales insuffisantes (862 millions d’euros pour 33 000 communes) et la fraction cible offrant un soutien accru aux 10 000 communes particulièrement défavorisées (465 millions d’euros). Malheureusement, l’un des critères utilisés pour la répartition des montants des fractions péréquation et cible semble particulièrement inadapté à l’objectif du ZAN : la longueur de la voirie contribue en effet à 30 % dans l’attribution du montant de ces deux fractions. Ainsi, plus une commune artificialise ses sols en étendant son linéaire de voirie, plus elle bénéficie de ressources. Ce critère est également assez peu évolutif, ne reposant pas sur le dynamisme économique ou démographique du territoire. Le linéaire de voirie a été utilisé à l’origine pour représenter les charges des communes rurales, la voirie représentant un poste important de ces communes. Toutefois, le Comité des Finances Locales (CFL) convient également de la nécessité d’une réforme du critère de voirie, qui rend assez peu compte de la diversité des charges pesant sur les communes rurales. Le CFL souligne également qu’en raison du transfert de la propriété de la voirie communale à l’intercommunalité, les communes perçoivent d’autant moins de fonds de DSR. Les rapporteurs spéciaux Charles Guené et Claude Raynal préconisent ainsi, dans le cadre d’un rapport fait au nom de la commission des finances du Sénat, de remplacer le critère voirie par un critère de superficie pondéré par un critère de densité et de population. Le critère de superficie pondéré par un coefficient de densité et de population est simple à mettre en œuvre et permet de ne plus faire reposer l’attribution de dotation sur un critère artificialisant. Ces éléments d’analyse sont ceux fournis par la Fondation pour la Nature et l’Homme, dans un rapport de 2024 (https ://www.fnh.org/financement-zan-fonds-vert/). Dans la droite ligne des conclusions de ce rapport, la mission d’information sur la mise en œuvre du ZAN proposait de remplacer le critère voirie de la DSR. Cette mesure figurait ensuite dans la PPL transpartisane sur la mise en œuvre du ZAN. Cet amendement est le décalque de cette proposition. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000911
Dossier : 911
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Adopté
10/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’article 79 bis A, introduit au Sénat, qui limite à deux ans le bénéfice du RSA pour les auto-entrepreneurs. Selon les auteurs de l’amendement à l’origine de l’article, la limitation temporelle permettrait de « s’assurer que le RSA ne finance pas durablement des activités économiques non viables. » Un tel argument est triplement inacceptable. Inacceptable parce qu’il fait fi de ce que vivent les auto-entrepreneurs à faibles revenus : il ne s’agit pas d’entrepreneurs en échec, comme le laisse entendre l’article, mais bien souvent de travailleurs précaires, qui enchaînent les petits boulots en jonglant avec d’autres obligations, notamment pour les mères isolées. Inacceptable ensuite car la logique de contrôle de la viabilité économiques de ces auto-entreprises n’est jamais appliquée aux grandes firmes, la droite sénatoriale refusant systématiquement de conditionner les quelque 211 milliards d’euros octroyés sans contrepartie aux entreprises. Inacceptable enfin parce que l’effort budgétaire est encore et toujours demandé aux plus précaires et aux plus stigmatisés, plutôt qu’aux ultra-riches. Pour ces trois raisons, nous appelons à supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000945
Dossier : 945
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Adopté
10/01/2026
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Par cet amendement, le groupe Écologiste et Social propose de supprimer l’article 77 sexies, introduit au Sénat, qui généralise l’accord préalable de l’Assurance maladie pour la prise en charge des frais de santé dans le cadre de l’aide médicale d’Etat (AME). L’AME est une prestation d’aide sociale financée par l’État, qui permet aux personnes en situation administrative irrégulière d’accéder aux soins dans l’attente d’obtenir leur régularisation. Elle s’adresse à un public particulièrement précaire, sous condition très restrictives : absence de titre de séjour, résidence en France depuis au moins trois mois consécutifs et ressources inférieures à 862 € /mois pour une personne seule, soit bien en-deçà du seuil de pauvreté (1288 € / mois). Ce dispositif essentiel reste très largement sous-utilisé. L’enquête Premiers Pas (IRDES, 2019) montre que 49 % des personnes éligible à l’AME n’y ont pas recours, et qu’après cinq ans ou plus de présence en France, 35 % des personnes sans titre de séjour n’ont toujours pas ouvert leurs droits. Ce ne sont pas la fraude ou l’abus qui caractérisent l’AME, mais la méconnaissance du dispositif et la difficulté à faire valoir ses droits. Le dernier rapport annuel de Médecins du Monde (octobre 2025) confirme ces constats : les obstacles administratifs restent majeurs – insuffisance des lieux de dépôt, obligation de prise de rendez-vous, exigences de pièces injustifiées, conditions d’accueil inadaptées, délais d’instruction excessifs ou difficultés d’édition des cartes. Ces entraves privent les personnes concernées d’une couverture maladie effective, pourtant préalable indispensable à l’accès aux soins. L’article 77 sexies impose une procédure administrative supplémentaire en rendant obligatoire l’accord préalable de l’assurance maladie pour tous les bénéficiaires de l’AME, pour une liste de prestations programmées établie par décret. Un tel régime réduirait encore le recours à cette aide vitale, au détriment des droits des personnes concernées et de la santé publique dans son ensemble. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000959
Dossier : 959
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Non soutenu
10/01/2026
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Cet amendement propose de créer deux nouveaux indicateurs de performance au sein de l’objectif « Garantir l’efficience du dispositif d’aide juridictionnelle » du programme 101 « Accès au droit et à la justice » de la mission Justice, afin de connaître le nombre de décisions d’aides juridictionnelles délivrées pour les mineurs ainsi que les majeurs au civil et au pénal. Ils permettront de mieux quantifier et de mieux questionner la mise en œuvre de ce type de décisions, en complément des indicateurs déjà existants. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000975
Dossier : 975
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Retiré
10/01/2026
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Nous nous sommes opposés l’année dernière au dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités territoriales (DILICO) 2025 créé avec le Sénat par amendement LR soutenu par les gouvernements Barnier puis Bayrou. Nous nous opposons encore et toujours à ce dispositif, certes largement mis en oeuvre mais ici le Gouvernement propose une la rustine par cet article 75, pour en assurer la sécurisation juridique rétroactivement. La seule solution pour disposer d’un DILICO conforme à notre droit des collectivités -car il s’agit bien ici d’une régularisation/validation à ce que nous lisons dans l’évaluation préalable des articles – c’est tout simplement de supprimer ce mécanisme. Il demeure indéterminé et injuste pour l’essentiel de nos collectivités. Qu’il ait été annoncé légèrement avant comme via le fonds de réserve promu initialement par le Gouvernement Barnier ou déployé juste au moment de la diffusion du projet de loi de finances 2026 sans consultation des parties prenantes, dont les associations d’élus ou le Comité des finances locales, il demeure un rabot ni fait ni à faire et nous maintenons notre refus de ce dispositif d’intervention unilatéral et injuste. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000137
Dossier : 137
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Non soutenu
09/01/2026
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Il est prévu pour 2026 un prélèvement sur recettes pour la contribution de la France au budget de l’Union européenne de 28,4 milliards d’euros. Soit une hausse de 23 % par rapport à 2025. L’exposé des motifs du PLF 2026 indiquait que ce montant avait été estimé en fonction de la révision à mi-parcours du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021‑2027, pour tenir compte des dépenses liées au financement de certaines priorités, au demeurant légitimes, comme le soutien à l’Ukraine, les technologies stratégiques et les migrations. Mais il précisait aussi que l’ajustement des contributions des États-Membres maintient les « corrections forfaitaires », autrement dit les rabais obtenus par l’Autriche, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, notamment à l’occasion de la négociation sur le plan de relance Next Generation EU. Or le montant total que la France a reçu au titre de ce plan de relance a été beaucoup plus faible que celui obtenu par d’autres pays, comme la Pologne, l’Espagne ou l’Italie. Mais elle devra pourtant participer au remboursement des sommes empruntées par l’UE plus que proportionnellement à ce qu’elle a reçu. La France se trouve par ailleurs dans une situation très dégradée de ses finances publiques, tout en étant un fort contributeur net au budget de l’UE et en voyant ses priorités stratégiques insuffisamment prises en compte dans l’élaboration du futur CFP 2028‑2034. En effet le soutien direct aux agriculteurs de la Politique Agricole Commune fonderait de 387 milliards à 294 milliards, au moment même où se multiplient les accords de libre-échange et les concessions agricoles accordées par l’Union ; et le soutien aux Régions Ultra Périphériques (RUP), essentiellement les territoires d’outre mer français, se verrait lui aussi sérieusement remis en cause. Autrement dit, nous paierons plus et nous recevrons moins ; et l’amendement sénatorial diminuant légèrement la contribution par rapport au texte initial n’y changera rien. En limitant la contribution française au budget de l’UE à hauteur du montant de l’exercice précédent, cet amendement ajustera notre effort aux paramètres du CFP à venir et soulagera les charges publiques de 5,3 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000141
Dossier : 141
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Rejeté
09/01/2026
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Par cet amendement d’appel, le groupe LFI prévoit d’indexer la dotation globale de fonctionnement des collectivités territoriales sur l’inflation. Depuis la réduction drastique des dotations locales réalisée par Hollande, les recettes de fonctionnement des collectivités stagnent en apparence et diminuent en réalité car elles ne sont pas indexées sur l’inflation. Les revalorisations annoncées sont faites à enveloppe fixe et donc financées par les collectivités elles-mêmes. La non-indexation des dotations locales sur l’inflation est en soi une contribution contrainte de la sphère locale à la réduction du déficit public creusé par la politique fiscale et sociale d’Emmanuel Macron. En 2022, il manquait 1,4 milliard d’euros de DGF pour suivre l’inflation ; en 2023, il en manquait encore 1,3 milliards ; en 2024, il manquait plus de 500 millions ; pour 2025, c’est encore 500 millions d’euros en moins pour les collectivités du fait de la hausse des coûts liés à l’inflation ! La hausse prévue en 2026, du fait de la concentration de dispositifs, ne change rien à la sous-dotation des dernières années. Une réforme plus globale de la DGF et de la fiscalité locale est nécessaire. En attendant, nous proposons de rendre plus juste et lisible la DGF en sortant de la minoration permanente qu’elle subie. C’est pourquoi nous demandons d’inscrire dans le code général des collectivités territoriales le principe d’une indexation sur l’inflation de la DGF. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000189
Dossier : 189
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur les spectacles vivants affectée à l’association pour le soutien du théâtre privé (ASTP), dont elle est la principale source de financement. En dépit du relèvement opéré l’année dernière par la loi de finances pour 2025, le plafond fixé est aujourd’hui très en-deçà du rendement prévisionnel de la taxe pour 2026. La différence entre le rendement de la taxe et le plafond de celle-ci représente pourtant autant de moyens en moins pour le financement du théâtre privé dans notre pays. Une telle ressource prélevée sur le spectacle vivant et affectée au secteur culturel ne peut être utilisée pour combler le budget de l’État, alors même que ce secteur subit de plein fouet les restrictions budgétaires, notamment celles des collectivités territoriales. Le groupe écologiste et social a d’autres propositions pour augmenter de manière conséquente les recettes de l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000190
Dossier : 190
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Tombé
09/01/2026
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L’article 36 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse des concours publics alloués à l’audiovisuel public de 70,8 millions d’euros (dont 65 millions d’euros, soit 92 % de la baisse, pour France Télévisions, 4 millions d’euros pour Radio France et environ 1 million d’euros pour l’Ina)? pour atteindre 3,87 milliards d’euros. Cette réduction constitue la troisième baisse consécutive des ressources de l’audiovisuel public. Si elle était adoptée, le budget de l’audiovisuel public en 2026 frôlerait le niveau budgétaire des sociétés publiques de 2008 (3,45 milliards d’euros), malgré une inflation nette de 32,4 % sur la période. Cette drastique restriction budgétaire en 20 ans, fortement accentuée avec la perte de 776 millions d’euros constants depuis 2018, a des effets délétères sur le service public de l’audiovisuel : qualité de l’information et des programmes, diminution des budgets consacrés à la création française, diminution des effectifs en proximité et à l’international, précarité de l’emploi et des formations musicales permanentes de Radio France. Après plusieurs années d’efforts de gestion et d’économies reconnus par les récents rapports de la Cour des comptes sur les différentes entreprises de l’audiovisuel public, celles-ci atteignent aujourd’hui la limite de leurs capacités d’économie à missions constantes. Une nouvelle réduction des concours publics des sociétés de l’audiovisuel public conduirait ces sociétés à renoncer à certaines missions de service public. Dans une période d’ultra concentration des médias privés dans les mains d’industriels aux agendas politiques assumés, et de guerre informationnelle avec des puissances étrangères qui utilisent les réseaux sociaux pour déstabiliser nos fondements républicains, nous avons besoin d’amplifier les sources fiables d’information, donc d’un audiovisuel public suffisamment doté qui fasse vivre dans le paysage audiovisuel français un journalisme rigoureux, basé sur des principes déontologiques solides. Cet amendement propose de mettre en cohérence la dotation de l’audiovisuel public avec la trajectoire des contrats d’objectifs et de moyens arbitrée en 2023 pour la porter au niveau qu’elle aurait dû atteindre en 2026 avec 4,175 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002141
Dossier : 2141
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Adopté
09/01/2026
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L’article 36 bis étend le bénéfice de la réduction d’impôt au titre des dons effectués par les particuliers prévue à l’article 200 du CGI et de la réduction d’impôt au titre du mécénat d’entreprise prévue à l’article 238 bis du même code aux versements réalisés en faveur d’organismes publics ou privés dont la gestion est désintéressée et qui ont pour activité principale la rénovation du patrimoine remarquable des gares ferroviaires. En l’occurrence, il s’agit des dons et du mécénat en faveur de SNCF Gares & Connexions, affectataire des gares françaises, qui sont détenues par l’État. Dans un rapport de 2021 sur la gestion des gares françaises, la Cour des comptes souligne toutefois que SNCF Gares & Connexions gagnerait plutôt à renouveler son partenariat avec l’État et SNCF Gares & Connexions, passant par un soutien public renforcé. En ce sens, les dons et le mécénat ne donneraient pas à l’opérateur la visibilité nécessaire sur les investissements de rénovation des gares à réaliser ; ils ne paraissent pas un outil adapté sur le long terme. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002171
Dossier : 2171
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Adopté
09/01/2026
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Cet article met à la charge des personnes condamnées tout ou partie des frais de justice, en matière pénale, selon des modalités susceptibles d’alourdir significativement le coût de l’accès au juge. Un tel dispositif est de nature à dissuader les justiciables d’exercer les voies de recours, celles-ci étant susceptibles d’engendrer des frais supplémentaires, au détriment du droit à un recours effectif. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002175
Dossier : 2175
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir l’article 43 dans sa rédaction initiale. Le Sénat a abaissé à 35 millions d’euros le montant du prélèvement sur la trésorerie inutilisée des aérodromes affectataires de la taxe sur les nuisances sonores. Or, la version initiale de l’article prévoyait un prélèvement de 80 millions d’euros, au bénéfice du budget général de l’État. Le rétablissement de la rédaction initiale permet de mobiliser plus efficacement des ressources disponibles, sans remettre en cause le financement des actions de lutte contre les nuisances sonores. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002250
Dossier : 2250
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Adopté
09/01/2026
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L’article 32 prévoyait, dans sa rédaction initiale, de modifier le fonctionnement du fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée des collectivités territoriales (FCTVA) via : – une exclusion des dépenses de fonctionnement des dépenses éligibles FCTVA liées à l’entretien des bâtiments publics, de la voirie et des réseaux et à la fourniture de services informatiques ; – un décalage d’un an du versement du FCTVA à plusieurs catégories d’intercommunalités ; – un élargissement de l’assiette du FCTVA afin que soient éligibles les contributions des collectivités versées dans le cadre des concessions d’aménagement lorsqu’elles sont destinées à financer un équipement public ainsi que les redevances versées aux sociétés publiques locales d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) dans le cadre de la construction, la reconstruction, la réhabilitation et la rénovation d’écoles élémentaires ou maternelles publiques. Il est proposé de confirmer le maintien dans l’assiette du FCTVA, introduit au Sénat, des dépenses de fonctionnement précitées. Il est également proposé de maintenir les autres dispositions initialement incluses dans l’article et confirmées par le Sénat. En revanche, le rapporteur général propose de supprimer l’ajout du Sénat visant à rendre éligibles au FCTVA les dépenses effectuées dans le cadre d’opérations réalisées en régie, qui apparaît inapplicable. En effet, la rédaction retenue ne définit pas précisément les opérations en régie visées. Or les dépenses en régie ne peuvent, de manière générale, être intégrées au FCTVA dans la mesure où elles comprennent des dépenses de personnel pour lesquelles la TVA n’est pas imputable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002251
Dossier : 2251
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Adopté
09/01/2026
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Le présent amendement rétablit l’article 33 dans sa version adoptée, en première lecture, par l’Assemblée nationale. Par conséquent, il tend à : – minorer la dynamique des fractions de TVA transférées aux collectivités territoriales, lorsqu’elle est positive, par le taux d’inflation constaté au titre de l’année précédente, en étendant ce mécanisme d’écrêtement à la fraction de TVA octroyée aux régions en compensation de leur perte de dotation globale de fonctionnement (DGF) – cette modification tien compte du refus, exprimé à l’Assemblée nationale comme au Sénat, de transformer cette fraction de TVA en DGF régionale (article 31 du projet de loi) ; – affecter la dynamique de TVA non versée aux collectivités territoriales en application des changements de calcul précités au fonds de sauvegarde des départements (FSD), dont la limite de 600 millions d’euros – contre 300 millions d’euros dans le texte initial ; – supprimer le dispositif de « contemporéanisation » du versement des fractions de TVA, rendu sans objet par la modification du mode de calcul des fractions de TVA. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002252
Dossier : 2252
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Adopté
09/01/2026
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Dans sa version initiale, l’article 34 augmente de 50 %, à compter de 2026, la compensation apportée par l’État aux collectivités territoriales au titre de l’exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) dont bénéficient les terrains à usage agricole en métropole à hauteur de 30 %. Les amendements adoptés au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement induisent, par rapport au texte initial, un surcoût de 100 millions d’euros pour l’État au titre de 2025 puis de 50 millions d’euros chaque année à compter de 2026. Ils ont pour effet : – d’appliquer rétroactivement, à compter de l’année 2025, la compensation de l’exonération de TFNB aux collectivités territoriales ; – de doubler la hausse de la compensation attribuée aux collectivités territoriales au titre de leur perte de TFNB prévue à l’article 34. Le présent amendement propose de rétablir l’article 34 dans sa version initiale, en ce qu’il permet un soutien équilibré aux collectivités territoriales sans induire de hausse massive des dépenses de l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002253
Dossier : 2253
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Rejeté
09/01/2026
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L’article 34 bis crée, au titre de l’année 2026, un prélèvement sur les recettes de l’État (PSR) visant à verser aux collectivités territoriales et aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre une « avance afin de compenser les retards de versement de la taxe d’aménagement ». La perte de taxe d’aménagement subie par les collectivités territoriales et leurs groupements est documentée par divers travaux parlementaires, dont le rapport d’information n° 119 du Sénat de M. Sautarel et Mme Briquet et le rapport d’information n° 1594 de l’Assemblée nationale de Mme Pires Beaune et M. Amiel. Or cette dynamique résulte principalement d’un effet de trésorerie, lié au décalage de la date d’exigibilité de la taxe, et de phénomènes conjoncturels, tels que la baisse de la construction et le transfert de la liquidation de la taxe à la direction générale des finances publiques (DGFiP). Le rôle de réassurance de l’État ne semble, en l’espèce, pas justifié. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002254
Dossier : 2254
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Adopté
09/01/2026
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L’article 34 ter élargit le bénéfice du prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre mis en place par l’article 79 de la loi de finances pour 2021. Celui‑ci bénéficie aux collectivités et à leurs groupements contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) ayant subi une contraction substantielle de leurs bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) depuis 2012. Le dispositif proposé, qui se concentre sur les communes et exclut les EPCI sans justification apparente, n’est assorti d’aucune évaluation de son coût ni de son effet sur les montants perçus par les collectivités territoriales. Surtout, il tend à attribuer à l’État un rôle de réassureur des déséquilibres du FNGIR plutôt que de réformer cet outil de péréquation horizontale lui‑même. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002255
Dossier : 2255
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Adopté
09/01/2026
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L’article 34 quater modifie l’année de référence servant à déterminer le montant du versement du prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre mis en place par l’article 79 de la loi de finances pour 2021. Celui‑ci bénéficie aux collectivités territoriales et à leurs groupements lorsque ceux-ci sont contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), tout en ayant subi une contraction substantielle de leurs bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) depuis 2012. Le dispositif proposé n’est assorti d’aucune évaluation de son coût ni de son effet sur les montants perçus par les collectivités territoriales. Surtout, il tend à attribuer à l’État un rôle de réassureur des déséquilibres du FNGIR plutôt que de réformer cet outil de péréquation horizontale lui‑même. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002256
Dossier : 2256
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Rejeté
09/01/2026
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L’article 34 quinquies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, institue à partir de l’année 2026 un prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au bénéfice de la collectivité de Corse de 60 millions d’euros, au titre de la compensation de la non‑indexation sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de la dotation de continuité territoriale (DCT). La DCT, qui est un concours particulier relevant de la mission Relations avec les collectivités territoriales, a régulièrement fait l’objet d’abondements exceptionnels pour soutenir le territoire au regard de son insularité : 33 millions d’euros au sein de la seconde loi de finances rectificative pour 2022 ; 40 millions d’euros en loi de finances de fin de gestion pour 2023 puis en loi de finances pour 2024 ; 50 millions d’euros en loi de finances pour 2025. En cohérence avec cette pratique, il semble préférable de conserver la hausse de 50 millions d’euros des crédits de la mission Relations avec les collectivités territoriales, proposée par le Gouvernement à l’article 49 (état B), et de supprimer l’article 34 quinquies. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002257
Dossier : 2257
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Retiré
09/01/2026
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Le présent amendement modifie le montant des prélèvements sur les recettes (PSR) de l’État pour tirer les conséquences des avis exprimés par le rapporteur général sur les articles précédents. Par rapport au texte issu du Sénat, les modifications proposées réduisent le montant des PSR de près de 379 millions d’euros. Cet amendement tend à : – maintenir la minoration du montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de 5,18 milliards d’euros, pour tenir compte du rejet de la réintégration dans la DGF de la fraction de TVA « ex-DGF » des régions prévue à l’article 31 du texte initial ; – maintenir le niveau de compensation de la perte de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) des collectivités tel qu’initialement prévu par le projet de loi de finances (– 50 millions d’euros par rapport au projet de loi adopté par le Sénat) ; – conserver l’introduction d’un plafonnement individuel de la minoration du PSR au titre de la compensation de la réduction de 50 % des valeurs locatives des établissements industriels (PSR VLEI), proposé par le Sénat, mais maintenir le coefficient de minoration global de 25 % (– 266 millions d’euros par rapport au projet de loi adopté par le Sénat) ; – ne majorer la dotation « élu local » (DPEL) que de 23 millions d’euros, au lieu des 59,5 millions d’euros adoptés par le Sénat, et, parallèlement, ne diminuer la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) des communes qu’à hauteur de ce montant ; – supprimer les mesures visant à élargir le bénéfice du PSR de compensation des contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) subissant une perte de base de cotisation foncière des entreprises (– 800 000 euros par rapport au projet de loi adopté par le Sénat) ; – supprimer le PSR créé par le Sénat visant à compenser la non-indexation de la dotation de continuité territoriale (DCT) perçue par la Corse (– 62 millions d’euros par rapport au projet de loi adopté par le Sénat). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002305
Dossier : 2305
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement vise à annuler l’augmentation, adoptée par le Sénat, de 50 millions d’euros du plafond de la taxe sur l’exploitation d’infrastructures de transport de longue distance (TEILD) et affectée de manière pérenne à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) pour le financement du programme national des ponts (PNP). En effet, le rendement attendu de cette taxe pour l’année 2026 s’élève seulement à 500 millions d’euros, soit le niveau du plafond fixé par le texte initial.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002306
Dossier : 2306
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Rejeté
09/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir le plafond des redevances sur l’eau affectées aux agences de l’eau au niveau inscrit dans le texte initial, soit 2,40 milliards d’euros. Le Sénat a voté une augmentation de 125 millions d’euros de ce plafond, soit un total de 2,52 milliards d’euros pour l’année 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002307
Dossier : 2307
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Rejeté
09/01/2026
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Cet amendement avait été adopté en première lecture avant le rejet du projet de loi de finances initiale pour 2026. Il vise à annuler les hausses de plafonds proposées par le Gouvernement dans le texte initial et maintenues par le Sénat en première lecture pour les opérateurs bénéficiant de taxes affectées. En effet, le dynamisme de ces recettes n’est pas corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires et contrevient à l’objectif de maîtrise des dépenses publiques. Les opérateurs et organismes divers concernés par le « gel » de leur plafond sont l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le Centre national de la musique (CNM), France compétences et Voies navigables de France (VNF). L’adoption de cet amendement permettrait de reverser 415 millions d’euros au budget général de l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002308
Dossier : 2308
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir le montant du plafond du prélèvement sur les paris sportifs en ligne de la Française des jeux affecté à l’Agence nationale du sport (ANS) à 180,4 millions d’euros. Le Sénat a voté une augmentation de 50 millions d’euros de ce plafond, soit un total de 230 millions d’euros d’euros affectés pour l’année 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002309
Dossier : 2309
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Rejeté
09/01/2026
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Cet amendement a pour objet de supprimer deux nouvelles affectations d’accises sur l’électricité et sur le gaz, adoptées par le Sénat à l’initiative du Gouvernement, au profit du Commissariat à l’énergie atomique, destinées au financement du réacteur nucléaire Jules Horowitz. Sans remettre en cause la nécessité de financer le développement de ce réacteur, la création de circuits de financement supplémentaires pour un même projet introduit une complexité excessive et nuit à la lisibilité budgétaire. En effet, le réacteur Jules Horowitz bénéficie déjà de financements identifiés, d’une part au titre du programme 190 Recherche dans les domaines de l’énergie, du développement et de la mobilité durable de la mission Recherche et enseignement supérieur, et, d’autre part, par l’affectation d’une fraction de la taxe sur les installations nucléaires de base relevant du secteur énergétique et assimilées (TINB-E, TA). Par ailleurs, les accises sur l’électricité et sur le gaz constituent des impositions de toute nature dont la vocation première est le financement du budget général de l’État. En réduire le rendement par la multiplication des affectations ne constitue pas une gestion budgétaire pertinente. Le Gouvernement est appelé à inscrire les crédits correspondants dans le programme 190. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002310
Dossier : 2310
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Rejeté
09/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir à 40 millions d’euros le plafond de la taxe sur les nuisances sonores affectée aux principaux aérodromes de France. L’augmentation de 10 millions d’euros votée par le Sénat ne répond pas à des besoins identifiés, la trésorerie dédiée aux travaux d’insonorisation des aérodromes concernés s’élevant déjà à 110 millions d’euros en 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002311
Dossier : 2311
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’affectation de 90 millions d’euros du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans le but de décarboner le secteur du transport maritime. Cette affectation votée par le Sénat est redondante avec une dotation budgétaire équivalente inscrite sur le programme 205 Affaires maritimes, pêche et aquaculture. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002312
Dossier : 2312
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Rejeté
09/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir le plafond de la redevance hydraulique affectée à Voies navigables de France au niveau inscrit dans le texte initial, soit 150,3 millions d'euros. Le Sénat a supprimé ce plafond. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002313
Dossier : 2313
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement a été voté en première lecture à l’Assemblée nationale avant le rejet du projet de loi de finances pour 2026. La multiplication des taxes affectées, dont le produit échappe au budget général de l’État, constitue une source persistante de complexité et de fragmentation des finances publiques. Ce mécanisme d’autonomie financière, pensé pour sécuriser des politiques publiques, a fini par affaiblir la maîtrise parlementaire sur la dépense et brouiller le principe d’universalité budgétaire. En 2026, divers opérateurs et organismes recevront près de 56,9 milliards d’euros pour financer leurs missions, soit environ 10 % des dépenses de l’État. Or, le dynamisme de ces recettes n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires. Certains voient leurs ressources croître mécaniquement sans lien avec leur activité réelle, ni l’efficacité de leur action, tandis que d’autres continuent de solliciter des crédits budgétaires complémentaires. Cela contribue fortement à la dérive de nos finances publiques et nuit à l’efficacité de la dépense publique. Alors que la dépense publique devrait augmenter de 1,7 % en valeur en 2026 par rapport à 2025, le montant des taxes affectées à des tiers progressera de près de 10 % sur la même période. Le présent amendement propose donc de geler, pour l’exercice à venir, le montant des taxes affectées à des tiers, afin de stopper la dérive mécanique de ces recettes et d’inciter les organismes concernés à une meilleure gestion de leurs moyens existants. Le présent amendement concerne les opérateurs et organismes divers bénéficiant d’une taxe affectée non plafonnée. Il soumet l’ensemble de ces affectations à un plafond fixé pour 2026 au niveau du rendement 2025. Lorsque ce plafond est inférieur au rendement prévu pour l’année 2026, la fraction excédentaire sera reversée au budget général de l’État pour un montant d’environ 510 millions d’euros. Du fait de la nature spécifique du financement de ces organismes, trois exceptions sont prévues pour l’Unédic, affectataire de la contribution sociale généralisée (CSG), les centres techniques industriels et les comités professionnels de développement économique, ainsi que le Comité professionnel des stocks stratégiques pétroliers. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000248
Dossier : 248
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et social vise à rétablir l’article 42, qui a pour objet de sécuriser et de pérenniser le financement des charges de service public de l’énergie en affectant une fraction du produit de l’accise sur les carburants pétroliers (essences, gazoles, carburéacteurs et gaz de pétrole liquéfiés carburant) au financement des missions de service public, notamment celles liées à la cogénération et au biométhane. Il participe ainsi à une meilleure cohérence entre la fiscalité des énergies fossiles et le financement de la transition énergétique, en garantissant la soutenabilité budgétaire des politiques publiques de l’énergie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000249
Dossier : 249
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Rejeté
09/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’article 43, lequel prévoit un prélèvement sur la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA). La taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA), instituée par les articles L 422-49 du code des impositions sur les biens et services et L 6360-2 du code des transports, a pour finalité exclusive le financement des travaux d’insonorisation des logements des riverains exposés aux nuisances sonores des aérodromes. Cette affectation spécifique, prévue par les articles L 571-14 et L 571-17 du code de l’environnement, répond à un impératif de santé publique et de protection de l’environnement, conformément aux principes constitutionnels de précaution et de prévention des risques. Le prélèvement exceptionnel prévu par l’article 43 méconnaît cette affectation légale. Ce prélèvement pourrait faire l’objet de nombreux recours contentieux, pour non-respect de l’affectation légale des fonds. Malgré la revalorisation des plafonds d’aide en 2023, de nombreux logements éligibles n’ont toujours pas bénéficié des travaux d’insonorisation, en raison notamment du reste à charge pour les ménages. Plutôt que de prélever la ressource de TNSA, il est plus juste et efficace de trouver des solutions pour réduire ce reste à charge et atteindre l’objectif d'une couverture totale de logements insonorisés. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000250
Dossier : 250
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Rejeté
09/01/2026
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Cet amendement du Groupe Écologiste et social vise à réintroduire les dispositions de l’article 44 prévoyant l’assujettissement des aérodromes de classe 4 au tarif de péréquation de la taxe sur le transport aérien de passagers, dont ils sont aujourd’hui exonérés. Cette mesure permet de revaloriser la fiscalité aérienne afin de couvrir les coûts croissants de sûreté et de sécurité, tout en renforçant la cohérence du mécanisme de péréquation entre aéroports. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000251
Dossier : 251
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer la possibilité de mettre tout ou partie des frais de justice pénale à la charge de la personne condamnée. Si aujourd’hui, le code de procédure pénale prévoit que l’État prend en charge les frais de justice, il peut néanmoins déjà poursuivre le recouvrement de ceux qui ne relèvent pas de sa charge définitive, comme par exemple l’aide juridictionnelle versée à la victime. À ces frais s’ajoute un droit fixe de procédure pour les personnes condamnées, dont le montant a doublé en février 2025, passant à 254 € pour les condamnations devant le tribunal correctionnel, 338 € devant la cour d’appel et 1 054 € devant la cour d’assises. La loi du 9 juillet 2025 créant l’homicide routier a d'ailleurs introduit une majoration de ce droit fixe en cas de condamnation pour conduite sous l’emprise de stupéfiants, correspondant au montant des analyses toxicologiques maximales nécessaires pour établir la présence de stupéfiants. À ces sommes s’ajouteraient ainsi des frais de justice évalués en moyenne à 572 € par affaire selon le Projet annuel de performances annexé au projet de loi de finances pour 2026. Ces nouveaux frais ne feront qu’accentuer la précarisation d’une population pénale déjà marquée par la pauvreté. Une telle disposition est par ailleurs susceptible d’affecter l’exercice plein et entier des droits de défense. Plus la justice coûte chère, plus les personnes poursuivies seront promptes à accepter des procédures rapides afin d’éviter des frais supplémentaires. De la même manière, ces nouveaux frais seraient susceptibles de dissuader l’exercice des voies de recours lorsqu’elles sont susceptibles d’entraîner de nouveaux frais de justice comme des extractions ou des honoraires d’expertise. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000267
Dossier : 267
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement a pour objet de supprimer le plafond de la taxe sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée à l’association pour le soutien du théâtre privé est plafonné à 8 500 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, en son alinéa 2, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2025 sera de plus de 10 000 000 euros. Il apparait donc nécessaire, si ce n’est indispensable, de déplafonner cette taxe. Cette dernière permet aujourd’hui à l’ASTP de financer ses actions et de renforcer ses missions. Issue à l’origine d’une contribution volontaire de la filière, elle est bien perçue et acceptée de l’ensemble de ses adhérents. En ne supprimant pas son plafond, nous risquons de limiter son acceptabilité et de créer une incompréhension, légitime, de ses contribuables. Dans une logique similaire, un déplafonnement de la taxe sur les spectacles de variétés perçue pour le Centre national de la musique (CNM) doit aussi être envisagé. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000268
Dossier : 268
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Tombé
09/01/2026
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Amendement de repli Cet amendement a pour objet de rehausser le plafond de la taxe sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée à l’association pour le soutien du théâtre privé est plafonné à 8 500 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, en son alinéa 2, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2025 sera de plus de 10 000 000 euros. Il apparait donc nécessaire, si ce n’est indispensable, de rehausser le plafond de cette taxe. Cette dernière permet aujourd’hui à l’ASTP de financer ses actions et de renforcer ses missions. Issue à l’origine d’une contribution volontaire de la filière, elle est bien perçue et acceptée de l’ensemble de ses adhérents. En n’augmentant pas son plafond, nous risquons de limiter son acceptabilité et de créer une incompréhension, légitime, de ses contribuables. Dans une logique similaire, un rehaussement de la taxe sur les spectacles de variétés perçue pour le Centre national de la musique (CNM) doit aussi être envisagé. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000269
Dossier : 269
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Tombé
09/01/2026
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Cet amendement a pour objet de supprimer le plafond de la taxe sur les spectacles de variété perçue au profit du Centre National de la Musique (CNM). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée au Centre national de la musique est plafonné à 58 000 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2026 sera de 59 880 000 euros. Créé au 1er janvier 2020, le Centre national de la musique (CNM) a été institué au meilleur et au pire moment : la crise sanitaire a été pour ce dernier un véritable baptême du feu qu’il a su relever avec brio. L’ensemble des acteurs s’accordent à dire qu’il a été un outil indispensable pour sauver ce secteur pendant cette crise. Il apparait donc nécessaire, si ce n’est indispensable de déplafonner de cette taxe. Cette dernière permet aujourd’hui au CNM de financer ses actions et de renforcer ses missions. Elle est bien perçue et acceptée de l’ensemble de ses adhérents. En ne supprimant pas son plafond, nous risquons de limiter son acceptabilité et de créer une incompréhension, légitime, de ses contribuables. Dans une logique similaire, un déplafonnement de la taxe sur les spectacles sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien du théâtre privé doit aussi être envisagé. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000270
Dossier : 270
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Tombé
09/01/2026
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Amendement de repli Cet amendement a pour objet de rehausser le plafond de la taxe sur les spectacles de variété perçue au profit du Centre National de la Musique (CNM). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée au Centre national de la musique est plafonné à 58 000 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2026 sera de 59 880 000 euros. Créé au 1er janvier 2020, le Centre national de la musique (CNM) a été institué au meilleur et au pire moment : la crise sanitaire a été pour ce dernier un véritable baptême du feu qu’il a su relever avec brio. L’ensemble des acteurs s’accordent à dire qu’il a été un outil indispensable pour sauver ce secteur pendant cette crise. Il apparait donc nécessaire, si ce n’est indispensable de rehausser le plafond de cette taxe. Cette dernière permet aujourd’hui au CNM de financer ses actions et de renforcer ses missions. Elle est bien perçue et acceptée de l’ensemble de ses adhérents. En ne rehaussant pas son plafond, nous risquons de limiter son acceptabilité et de créer une incompréhension, légitime, de ses contribuables. Dans une logique similaire, un rehaussement de la taxe sur les spectacles sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien du théâtre privé doit aussi être envisagé. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000271
Dossier : 271
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Tombé
09/01/2026
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Cet amendement a pour objet de supprimer le plafond de la taxe sur les locations en France de phonogrammes musicaux et de vidéo musiques destinés à l’usage privé du public dans le cadre d’une mise à disposition à la demande sur les réseaux en ligne (dite « Streaming ») perçue au profit du Centre National de la Musique (CNM). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée au Centre national de la musique est plafonné à 21 000 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2026 sera de 21 330 000 euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000272
Dossier : 272
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Tombé
09/01/2026
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Amendement de repli Cet amendement a pour objet de réhausser le plafond de la taxe sur les locations en France de phonogrammes musicaux et de vidéo musiques destinés à l’usage privé du public dans le cadre d’une mise à disposition à la demande sur les réseaux en ligne (dite « Streaming ») perçue au profit du Centre National de la Musique (CNM). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée au Centre national de la musique est plafonné à 21 000 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2026 sera de 21 330 000 euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000297
Dossier : 297
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Non soutenu
09/01/2026
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L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) voit le périmètre de ses missions s’élargir afin d’intégrer les risques et enjeux du système financier et l’émergence de nouvelles menaces et pratiques. Ses missions actuelles – la préservation de la stabilité financière, la protection des clients et la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme – sont étendues et renforcées par les réglementations européennes (i) pour prendre en compte le risque de changement climatique et de perte de biodiversité dans le système de gestion des risques et les engagements des banques et des assureurs, (ii) en matière de résolution avec la mise en place d’un régime harmonisé à l’échelon européen pour la résolution des assureurs, (iii) et dans le domaine de la protection des clients, avec la RIS (Retail investment strategy) et la révision de la directive sur les services de paiement -DSP3. L’ACPR se voit également confier de nouvelles missions dans le cadre de la mise en œuvre de règlementations européennes, telles que le règlement MiCA (Markets in CryptoAssets), DORA (Digital Operational Resilience Act) ou le règlement IA (Intelligence Artificielle). Les ressources de l’ACPR sont constituées des contributions aux frais du contrôle, payées annuellement par les entités qu’elle contrôle. Bien que les sommes collectées soient supérieures à ses besoins de financement, le solde budgétaire de l’autorité est négatif depuis 2021, compte tenu du plafonnement de ses ressources. Les déficits successifs ont pu être financés par des prélèvements sur la réserve accumulée par l’autorité grâce aux excédents des années précédentes et, partiellement, par un relèvement de ce plafond en 2024. Celui-ci, qui a été porté à 220 millions d’euros, n’est cependant pas suffisant pour couvrir le budget de l’ACPR et sa réserve devrait être épuisée dans le courant de l’année 2026. Cet amendement prévoit donc l’augmentation du plafond de ressources de l’ACPR de 10 millions d’euro pour le passer à 230 millions d’euros, ce qui permettra tout juste de couvrir le budget 2026 de l’autorité, qui mène en parallèle de nombreux chantiers de rationalisation et d’optimisation de ses activités afin d’assurer l’ensemble de ses missions, existantes et nouvelles. Cette augmentation, compte tenu de la hausse des contributions encaissées, n’imputera pas les recettes initialement estimées pour le budget de l’État : le montant des recettes attendues sur l’exercice 2025 au titre des contributions pour frais de contrôle devrait en effet s’élever à 251 M€ au lieu de 240M€ initialement estimé. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000310
Dossier : 310
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Non soutenu
09/01/2026
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Cet amendement est un amendement de repli en cas de rejet du déplafonnement de la taxe. Cet amendement vise à augmenter le plafond de la taxe destinée à l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP), qui constitue sa principale source de financement, afin de s’assurer que l’intégralité du produit de la taxe soit reversé au secteur. Actuellement fixé à 8,5 millions d’euros, ce plafond n’est plus en phase avec les réalités économiques d’un secteur en forte croissance. Le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 10,3 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement d’1,8 millions d’euros, ou 17,4 % du produit prévisionnel de la taxe en 2026. C’est une situation bien évidemment injuste pour le secteur, qui a soutenu la mise en place d’une surfiscalité pour garantir sa pérennité et une redistribution des ressources entre les différents acteurs, et non pas abonder le budget général de l’État. La différence entre le rendement de la taxe et ce plafond signifie donc moins de ressources pour financer la filière théâtrale privée, qui fonctionne sur une logique de mutualisation des ressources. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000311
Dossier : 311
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Non soutenu
09/01/2026
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Cet amendement propose de supprimer le plafond de la taxe destinée à l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP), qui constitue sa principale source de financement. Actuellement fixé à 8,5 millions d’euros, ce plafond n’est plus en adéquation avec la réalité économique d’un secteur en plein essor. La différence entre le montant récolté par la taxe et ce plafond se traduit par une réduction des ressources disponibles pour financer la filière théâtrale privée, qui repose sur une logique de mutualisation des moyens. Par ailleurs, l’ASTP est en pleine transformation afin de devenir un outil efficace pour la filière du spectacle vivant, en élargissant le champ des bénéficiaires de ses dispositifs de soutien économique, destinés aux théâtres privés producteurs et aux entrepreneurs de spectacles. Ce renforcement des missions de l’association, au service d’acteurs présents sur l’ensemble du territoire, engendrera un besoin accru de financement, incompatible avec le maintien du plafond de cette taxe. De manière générale, l’auteur de cet amendement s’oppose à une logique de ponction de recettes affectées qui proviennent d’une surfiscalité acceptée par l’ensemble d’un secteur pour assurer sa pérennité et son financement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000312
Dossier : 312
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Non soutenu
09/01/2026
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Cet amendement propose de supprimer le plafond de la taxe destinée au Centre national de la musique (CNM), qui constitue sa principale source de financement. Actuellement fixé à 50 millions d’euros, ce plafond, qui a été relevé à plusieurs reprises par le passé (en 2012, 2014, 2015, 2016 et 2017), n’est plus en adéquation avec les réalités économiques d’un secteur en pleine expansion. La différence entre le rendement de la taxe et son plafond entraîne également une diminution des ressources disponibles pour financer la filière musicale, qui repose sur une logique de mutualisation des moyens. Ce déplafonnement s’inscrit également dans l’objectif du CNM de développer des ressources propres, comme prévu dans son contrat d’objectifs et de performance pour 2024‑2028, adopté par le conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Économie et des Finances) et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. De manière générale, l’auteur de cet amendement s’oppose à une logique de ponction de recettes affectées qui proviennent d’une surfiscalité acceptée par l’ensemble d’un secteur pour assurer sa pérennité et son financement. Il s’inscrit en outre dans la suite des annonces du président de la République lors de la France Music Week en juin 2025, qui a prononcé le souhait d’un rapprochement vers le modèle du CNC, impliquant notamment le déplafonnement des taxes streaming et billetterie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000313
Dossier : 313
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Non soutenu
09/01/2026
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Cet amendement est un amendement de repli en cas de rejet du déplafonnement de la taxe. Cet amendement propose d’augmenter le plafond de la TSV destinée au Centre national de la musique (CNM) à 70 millions d’euros, étant donné que cette taxe constitue sa principale source de financement. Actuellement fixé à 58 millions d’euros, ce plafond ne correspond plus aux réalités économiques d’un secteur en pleine expansion. La différence entre le rendement de la taxe et son plafond se traduit également par une diminution des ressources disponibles pour financer la filière musicale, qui repose sur une logique de mutualisation. Le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 59,9 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement d’1,9 millions d’euros en 2026. C’est une situation bien évidemment injuste pour le secteur, qui a soutenu la mise en place d’une surfiscalité pour garantir sa pérennité et une redistribution des ressources entre les différents acteurs, et non pas abonder le budget général de l’État. Par ailleurs, cela irait à l’encontre du projet, soutenu par le président de la République, de transformer le CNM en un véritable CNC de la musique, ce qui implique le déplafonnement des taxes qui lui sont affectées, ou a minima le relèvement des plafonds des taxes pour éviter tout écrêtement néfaste pour le financement du secteur. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000314
Dossier : 314
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Non soutenu
09/01/2026
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Cet amendement propose de supprimer le plafond de la taxe streaming, destinée au Centre national de la musique (CNM). Actuellement fixé à 21 millions d’euros, ce plafond risque d’être dépassé en 2026, alors que le produit de la taxe connaît une forte dynamique, notamment liée à un meilleur recouvrement. Le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 21,3 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement de 0,3 million d’euros en 2026. Ce déplafonnement s’inscrit également dans l’objectif du CNM de développer des ressources propres, comme prévu dans son contrat d’objectifs et de performance pour 2024‑2028, adopté par le conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Économie et des Finances) et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. De manière générale, l’auteur de cet amendement s’oppose à une logique de ponction de recettes affectées qui proviennent d’une surfiscalité acceptée par l’ensemble d’un secteur pour assurer sa pérennité et son financement. Il s’inscrit en outre dans la suite des annonces du président de la République lors de la France Music Week en juin 2025, qui a prononcé le souhait d’un rapprochement vers le modèle du CNC, impliquant notamment le déplafonnement des taxes streaming et billetterie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000315
Dossier : 315
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Non soutenu
09/01/2026
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Cet amendement est un amendement de repli en cas de rejet du déplafonnement de la taxe. Cet amendement propose d'augmenter le plafond de la taxe streaming destinée au Centre national de la musique (CNM) à 25 millions d'euros. Actuellement fixé à 21 millions d'euros, ce plafond risque d’être dépassé en 2026, alors que le produit de la taxe connaît une forte dynamique, notamment liée à un meilleur recouvrement. Le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 21,3 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement de 0,3 million d’euros en 2026. Ce déplafonnement s'inscrit également dans l'objectif du CNM de développer des ressources propres, comme prévu dans son contrat d’objectifs et de performance pour 2024-2028, adopté par le conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Économie et des Finances) et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. De manière générale, l’auteur de cet amendement s’oppose à une logique de ponction de recettes affectées qui proviennent d’une surfiscalité acceptée par l’ensemble d’un secteur pour assurer sa pérennité et son financement.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000317
Dossier : 317
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Non soutenu
09/01/2026
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Le secteur de la Mode et de l’Habillement, déjà frappé par une lourde crise depuis plusieurs années, est aujourd’hui particulièrement mis en difficulté par les acteurs de l’ultra fast-fashion qui inondent le marché de vêtements produits à bas coûts dans des conditions opaques et expédiés à travers le monde sans considération pour leur empreinte écologique. Le DEFI est le comité professionnel de développement économique qui joue un rôle central dans la promotion, l’innovation et l’accompagnement économique des entreprises de la mode et de l’habillement. Or le PLF 2026 prévoit de prélever 30 %, soit près de 3 millions d’euros, de la taxe affectée au DEFI pour les affecter à l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH) : cela prive la filière des moyens indispensables à son développement international et aux transitions qu’elle opère pour être plus compétitive. Cet amendement vise ainsi à supprimer ce transfert d’une partie de la taxe affectée au DEFI au profit de l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000318
Dossier : 318
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Adopté
09/01/2026
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L’article 36 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse des concours publics alloués à l’audiovisuel public à hauteur de -70,8 M€ par rapport aux moyens inscrits en loi de finances initiale pour 2025, répartis comme suit : -65,3M€ pour France Télévisions, – 4M,1 € pour Radio France et -1,5M€ pour l’Institut National de l’Audiovisuel. Cette réduction constitue la troisième baisse consécutive des ressources de l’audiovisuel public par rapport à la trajectoire arbitrée fin 2023 (4,026 Mds€ en LFI 2024 ; 3,949Mds€ en LFI 2025 ; 3,878Mds€ en PLF2026), inscrite dans les projets de contrats d’objectifs et de moyens (COM) 2024‑2028 et sur la base de laquelle les sociétés étaient pilotées. En 2024 et 2025, les réductions sont intervenues en cours d’exécution budgétaire pour les sociétés : via une annulation de crédits en cours d’année 2024, puis par des réductions successives jusqu’au début de l’année 2025 et la promulgation du PLF en février 2025, soit après l’adoption de leur budget par les sociétés. Ces décisions successives rendent éminemment imprévisibles les concours publics, et par conséquent très complexe le pilotage des sociétés de l’audiovisuel public. Cette difficulté est accentuée par l’absence de COM, ceux de 2024‑2028 ayant été rejetés par le Parlement en novembre 2024, justement en raison de la caducité, dès la première année d’exécution, de la trajectoire des concours publics. Une nouvelle réduction des concours publics des sociétés de l’audiovisuel public les placerait dans un risque d’impasse budgétaire et de trésorerie, alors même que leurs missions ambitieuses n’ont pas évolué et que leur rôle demeure plus essentiel que jamais. La France dispose d’un audiovisuel public de grande qualité, il est nécessaire de l’accompagner face aux défis que représentent la transformation numérique, le développement de l’intelligence artificielle, la lutte contre la désinformation, le renouvellement de l’offre pour s’adapter aux jeunes publics et le renforcement de la proximité. Cet amendement vise à maintenir pour 2026 le montant voté dans la loi de finances pour 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000033
Dossier : 33
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Rejeté
09/01/2026
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Le présent amendement vise à exclure les EPCI de l’avance de trésorerie de l’État au bénéfice des communes et EPCI ayant subi une forte baisse du produit de la taxe d’aménagement, portée par le présent article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000334
Dossier : 334
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la diffusion en ligne d’enregistrements phonographiques musicaux ou de vidéomusiques affectée au Centre national de la musique (CNM). Cette seconde taxe affectée, aux côtés de la taxe sur la billetterie des spectacles, a été créée en loi de finances 2024. Son plafond est fixé à 18M€, il sera probablement très vite dépassé puisque désormais l’ensemble des acteurs de cette économie s’acquittent de cette taxe et de surcroît les usages sont croissants ; le rendement de la taxe a donc logiquement vocation à croître ces prochaines années. La différence entre le rendement de la taxe et le plafond de celle-ci représenterait par ailleurs autant de moyens en moins pour le financement de la filière musicale qui repose sur une logique de mutualisation des ressources et de redistribution entre acteurs de la filière. Ce déplafonnement est, de surcroît, en adéquation avec l’objectif du CNM de développer des ressources recouvrées en propre fixé par son contrat d’objectifs et de performance pour la période 2024‑2028 tel qu’adopté par conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Économie et des Finances), et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000335
Dossier : 335
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la billetterie des spectacles affectée au Centre national de la musique (CNM) dont elle est la principale source de financement. Fixé à 53M€ pour le CNM, le plafond de cette taxe – rehaussé à de multiples reprises par le passé (2012, 2014, 2015, 2016, 2017, 2024) – n’est plus en cohérence avec la réalité économique du secteur dont le chiffre d’affaires s’accroît nettement. La différence entre le rendement de la taxe et le plafond de celle-ci représenterait par ailleurs autant de moyens en moins pour le financement de la filière musicale qui repose sur une logique de mutualisation des ressources et de redistribution. Ainsi la billetterie des évènements les plus importants doit venir en soutien du financement des entreprises qui se situent en amont de la chaîne de valeurs, travaillent à l’émergence de nouveaux artistes et au plus près des populations sur l’ensemble du territoire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000034
Dossier : 34
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Rejeté
09/01/2026
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La France est le dernier grand pays contributeur à ne pas bénéficier de « correction forfaitaire », autrement dit un « rabais » sur sa contribution financière à l’Union européenne. L’Italie, autre pays contributeur net sans rabais a au moins obtenu des sommes bien plus importantes que la France dans le cadre du plan « Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) ». Nous estimons que la France n’aurait jamais dû contribuer financièrement à ce niveau pour un budget européen dont elle a systématiquement été la grande perdante. En outre, il est désormais totalement irresponsable que le Gouvernement français continue à jouer au « Bon Samaritain » alors que notre pays traverse la plus grave crise budgétaire depuis la Libération. Par ailleurs, il est parfaitement faux et malhonnête de considérer que la coopération européenne nécessite un budget en constante augmentation et dont les actions dépassent depuis longtemps les mandats que lui donnent les traités. La Commission européenne doit donc faire les économies qui s’imposent pour faire mieux avec moins d’argent. Ou peut être même, faire moins pour faire mieux. Cet amendement propose donc de diminuer la participation de la France au budget de l’Union européenne de 8,7 milliards d’euros, dont : 5,7 milliards d’euros pour revenir aux crédits de la loi de finances pour 2025 (annulation de la hausse pour 2026), et 3 milliards d’euros pour retrouver la norme historique de contribution nette française au budget de l’UE (autour de 7 Mds €, contre 10 Mds € dernièrement). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000352
Dossier : 352
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Adopté
09/01/2026
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En raison de l’adoption de l’amendement excluant à juste titre le nouvel établissement public du commerce et de l’industrie de la Collectivité de Corse créé par la loi n°2025‑640 du 15 juillet 2025 du champ d’application de l’article 36 du projet de loi de finances pour l’année 2026, il convient de prévoir l’affectation des ressources de TA-CVAE et de TA-CFE dont bénéficiait CCI France jusqu’en 2025 à la Collectivité de Corse qui en exerce la tutelle depuis le 1er janvier 2026. Il est donc procédé à la réduction du plafond d’affectation à CCI France pour une valeur totale de 4 millions d’euros afin de prévoir par un amendement ultérieur de l’article 35 son affectation à la Collectivité de Corse. Le calcul de ce précompte, sans incidence sur le budget de l’État, représente 1,1 % du montant global des ressources affectées, et il correspond au montant moyen affecté à la CCI de Corse par CCI France au cours des 5 dernières années, soit 4,6 millions d’euros, diminué de 15 % afin de tenir compte d’une part, de la baisse des ressources prévue pour le réseau en 2026, et, d’autre part, du mécanisme de solidarité de CCI France en faveur des petites CCI situées en zone de revitalisation rurale (ZRR), réaffirmé lors de son comité directeur du 14 octobre 2025, qui fixe le seuil minimal d’activité consulaire à 2 millions d’euros par CCI, soit avec les deux CCI de Haute-Corse et de Corse-du-Sud comprises dans le périmètre du nouvel établissement public, une valeur plancher de 4 millions d’euros. Barème CCl France : « Il est défini un plancher universel, dénommé « seuil minimal d’activité consulaire » (SMAC) correspondant au minimum vital permettant a une CCI de réaliser ses missions de base qui ne peuvent être financées que par de la ressource fiscale et d’assurer ainsi une continuité territoriale » Nombre de ressortissants – Seuil minimal d’activité consulaire (en euros) : Supérieur à 12 500 – 2 000 000 (euros) En Corse au 11 septembre 2025 : CCI Locale d’Ajaccio et de la Corse-du-Sud : 17 211 ressortissants CCI Locale de Bastia et de la Haute-Corse : 15 549 ressortissants |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000036
Dossier : 36
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Rejeté
09/01/2026
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L’application effective de la durée légale du travail de 1 607 heures dans la fonction publique territoriale demeure incomplète, malgré les obligations fixées par la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique. S’il y a eu des améliorations depuis 2022, des efforts restent à faire : la cible est atteinte à 95 % pour les communes, 92 % pour les départements et seulement 80 % pour les régions. Ainsi, selon les constats rappelés par la Cour des comptes, de nombreuses collectivités maintiennent encore des régimes dérogatoires, conduisant à une durée moyenne effective inférieure à 35 heures hebdomadaires. Cela crée une inégalité entre agents publics et un surcoût injustifié pour les finances locales ; puis par extension pour le budget de l’État. La Cour estime que la stricte application des 35 heures permettrait un gain d’environ 1,27 milliard d’euros par an, correspondant à environ 57 000 emplois équivalents temps plein. Cet amendement tire les conséquences de cette évaluation en ajustant d’autant la dotation globale de fonctionnement versée par l’État, afin d’inciter les collectivités à mettre pleinement en œuvre la durée légale du travail et à rationaliser la dépense publique dans un souci d’équité et d’efficacité. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où cette baisse du prélèvement sur recettes au titre de la dotation globale de fonctionnement suppose la réaffectation de cette baisse au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des finances publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000037
Dossier : 37
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09/01/2026
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Depuis des années, le millefeuille territorial français entre les différentes strates de collectivités locales est source d’une véritable gabegie pour les finances publiques. Si ces dernières investissent effectivement et mènent des politiques publiques utiles à nos concitoyens, l’inflation des dépenses de fonctionnement dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons n’est plus supportable. Le Rassemblement national plaide pour la suppression de la strate régionale, dont les compétences sont enchevêtrées, pléthoriques et peu efficaces, ainsi que des EPCI dont la création est venue s’ajouter aux trois strates existantes sans jamais tenir ses promesses ni d’économie, ni de simplification. Concernant ces derniers, un rapport sénatorial du 23 septembre 2025 a montré que leurs dépenses ont crû de 57 % depuis 2019, sans baisse par ailleurs sur les autres blocs. Un simple retour à la moyenne des dépenses de fonctionnement des EPCI et des régions permettrait une économie de respectivement 3,96 milliards d’euros et 0,94 milliards d’euros. En conséquence, le présent amendement prévoit de baisser le prélèvement sur recettes de l’État au titre de la dotation globale de fonctionnement de 4,9 milliards d’euros. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où cette baisse du prélèvement sur recettes au titre de la dotation globale de fonctionnement suppose la réaffectation de cette baisse au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des finances publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000039
Dossier : 39
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs et au vu du rapport de la Cour des comptes du 11 mars 2024 préconisant la suppression de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur le transport aérien de passagers et du tarif de solidarité de 54 200 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000040
Dossier : 40
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs et au vu du rapport de la Cour des comptes du 11 mars 2024 préconisant la suppression de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le présent à amendement vise à minorer le plafond de l’accise sur les énergies perçue en métropole sur les produits autres que les charbons, les gaz naturels et l’électricité de 323 891 185 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000041
Dossier : 41
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Rejeté
09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs et au vu du rapport de la Cour des comptes du 11 mars 2024 préconisant la suppression de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur la distance parcourue sur le réseau autoroutier concédé de 113 333 400 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000425
Dossier : 425
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Non soutenu
09/01/2026
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Pour rappel, depuis 2025, les fractions de TVA des EPCI à fiscalité propre – versées en compensation de la suppression de la THRP et de la CVAE- sont indexées sur l’évolution de la TVA nationale en années n-1 (et non plus en année n). Cela a conduit les intercommunalités à subir un « gel » de leurs fractions TVA en 2025 car elles ont perçu les montants « corrigés » des fractions perçues en 2024 et a représenté l’année dernière un manque à gagner de 1,2 milliard d’€ pour les collectivités concernées. Cet article ne remet pas en cause cette évolution (indexation sur l’évolution de la TVA nationale en années n-1), mais prévoit que le taux d’évolution du montant transféré soit calculé, pour chaque exercice, en minorant la dynamique annuelle de la TVA, lorsqu’elle est positive, par le taux d’inflation. Il prévoit par ailleurs que le versement d’une année N ne peut être inférieur à celui de l’année précédente du seul fait de ce calcul. Cela va réduire mécaniquement la compensation de suppression d’impositions locales décidées par l’État, et ce, seulement quelques années après leur application (2021 pour la THRP, 2023 pour la CVAE). Ce manque à gagner pour les collectivités concernées pénalisera les budgets locaux ainsi que l’intérêt d’accueillir au sein de son territoire de nouvelles activités nouvelles. Cette mesure est tout à fait inconcevable, notamment car elle remet en cause la compensation fiscale impôts anciennement dynamiques supprimés par l’État contre l’avis des collectivités (THRP et CVAE), il y a quelques années seulement. Cela risque d’affaiblir significativement les finances des intercommunalités et porter un coup inacceptable à leur engagement et leurs actions en faveur de la réindustrialisation du pays. C’est pourquoi le présent amendement propose de rétablir à compter de 2026 la dynamique des fractions de TVA nationale versées notamment aux intercommunalités en compensation de la suppression de la THRP et de la CVAE uniquement sur l’évolution de la TVA nationale perçue en N-1. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000427
Dossier : 427
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Adopté
09/01/2026
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En application de la loi n° 2025‑640 du 15 juillet 2025, portant création, au 1er janvier 2026, de l’établissement public du commerce et de l’industrie de la collectivité de Corse, en substitution de la chambre de commerce et de l’industrie de région de Corse, il convient de prévoir les modalités de financement de ce nouvel établissement au titre de la taxe pour frais de chambres (TFC). À cet effet, il est nécessaire de faire évoluer la rédaction de l’article 1600 du code général des impôts, lequel prévoit actuellement comme affectataire unique CCI France, et comme bénéficiaires finaux, les seules chambres de commerce et d’industrie de région placées sous son contrôle, conformément au 10° de l’article L. 711‑16 du code de commerce. La loi du 15 juillet 2025 organise un transfert de tutelle de l’État vers la collectivité de Corse sur ce nouvel établissement public, en vue de lui conférer un contrôle analogue, permettant de justifier une exception de quasi-régie. Cette exception autorise l’attribution, sans mise en concurrence, des concessions de gestion des ports de commerce et des aéroports de l’île. Dans ce contexte, il apparaît rationnel et cohérent qu’une part du produit de la TFC soit affectée à la collectivité de Corse. Celle-ci déterminera les modalités de mise à disposition de la ressource qui lui sera affectée, au bénéfice de l’établissement public, notamment par la conclusion d’un contrat d’objectifs et de performance, à l’instar de ce que pratique aujourd’hui l’État avec CCI France, placée sous sa tutelle, et/ou d’une convention d’objectifs et de moyens, telle que celle conclue conjointement par l’État et CCI France au profit des chambres de commerce et d’industrie de région. Il est également prévu que les deux composantes de la TFC – la taxe additionnelle à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe additionnelle à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) – puissent être affectées à la collectivité de Corse, dans la limite d’un plafond annuel, selon des modalités analogues à celles prévues pour CCI France. Ces nouvelles modalités d’affectation sont sont sans incidence sur le budget général de l’État, dans la mesure où la part affectée à la collectivité de Corse sera précomptée sur la ressource actuellement attribuée à CCI France, qui n’aura plus à la répartir au profit de la chambre de commerce et d’industrie de région de Corse, laquelle sera supprimée à compter du 1er janvier 2026, conformément à la loi précitée du 15 juillet 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000044
Dossier : 44
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la fraction des produits annuels de la vente de biens confisqués allouée à l’AGRASC de 1 980 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000441
Dossier : 441
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09/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer le plafond mordant appliqué aux agences de l’eau. Le système dit du « plafond mordant » consiste à la fixation annuelle d’un montant plafond pour le produit des taxes et des redevances des agences de l’eau et au versement des recettes excédentes au budget général de l’État. Ce mécanisme budgétaire grève les capacités d’action et d’intervention des agences de l’eau à l’heure où les risques qualitatifs et quantitatifs pour la ressource en eau se multiplient. Des agences de l’eau rapportent devoir refuser des projets plusieurs mois avant la fin de l’année en raison de l’épuisement de leurs ressources budgétaires. C’est également un détournement néfaste des principes pollueur-payeur et prélèveur-payeur au profit du budget général de l’État. Pour l’année 2025, le plafond sur les agences de l’eau a été fixé à 2,247 milliards. Le présent projet de loi de finances pour 2026 prévoit un plafond à 2,522 milliards d’euros. Ce montant ne correspond toujours pas à la promesse du « plan eau » du Gouvernement de 2023 d’augmenter de plafond de recettes des agences de 175 millions d’euros. De même, la mesure 39 de ce plan prévoyait la suppression du plafond de dépenses des agences de l’eau ; il n’en est rien dans la copie gouvernementale. Le présent amendement propose ainsi de supprimer le mécanisme de plafond mordant sur les produits des taxes et des redevances des agences de l’eau. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000045
Dossier : 45
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond des recettes issues de la mise aux enchères des « quotas carbone » allouées à l’ANAH de 140 000 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000451
Dossier : 451
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Non soutenu
09/01/2026
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L’article prévoit la mise à la charge de tout ou partie des frais d’enquêtes à la charge de la personne physique majeure ou de la personne morale condamnée. Les auteurs de cet amendement souhaitent supprimer cet article car une telle mesure aurait pour effet de faire peser sur les personnes détenues ou condamnées une « dette pénale supplémentaire », susceptible de limiter leur capacité à indemniser les victimes et d’aggraver les inégalités économiques. Cette mesure compromet directement la réinsertion sociale, professionnelle et personnelle des personnes détenues. Les auteurs de cet amendement souhaitent supprimer cette disposition, qui introduit une logique de pénalisation financière, incompatible avec les principes de notre procédure pénale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000046
Dossier : 46
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond du prélèvement sur la participation des employeurs à l’effort de construction à l’ANCOLS de 1 290 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000047
Dossier : 47
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la cotisation versée par les organismes HLM à l’ANCOLS de 2 266 800 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000474
Dossier : 474
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Adopté
09/01/2026
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Il est proposé de rétablir cet article affectant une part des recettes de l’accise sur les carburants pétroliers au financement des charges imputables aux missions de service public correspondant au soutien apporté à la production d’électricité par cogénération, ainsi que la production de biométhane, affectation neutre pour le consommateur de carburant. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000476
Dossier : 476
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Adopté
09/01/2026
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L’article prévoit la mise à la charge de tout ou partie des frais d’enquêtes à la charge de la personne physique majeure ou de la personne morale condamnée. Les auteurs de cet amendement souhaitent supprimer cette disposition, qui introduit une logique de pénalisation financière, incompatible avec les principes de notre procédure pénale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000479
Dossier : 479
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Tombé
09/01/2026
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Cet amendement de repli vise à restreindre aux seules affaires criminelles le champ de la mesure visant à mettre à la charge des personnes condamnées les frais de justice. En effet, la mesure peut faire peser sur les personnes condamnées une charge particulièrement lourde susceptible de compromettre leurs chances de réinsertion à l’issue de la peine. Aussi est-il préférable de limiter cette mesure aux seules affaires criminelles. Tel est le sens de cet amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000489
Dossier : 489
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement vient supprimer cet article honteux de facturation des frais d’enquête pénale aux personnes condamnées. Il s’agit, avec l’article 30 qui vient taxer l’accès à la justice, d’une mesure qui nous éloigne de l’État de droit. Alors que Macron faisait, il y a tout juste quelques jours, l’éloge de la figure de Robert Badinter lors de sa panthéonisation, le budget porté par son Gouvernement attaque de façon scandaleuse notre modèle de justice pénale. La disposition gouvernementale propose ainsi de faire payer les frais d’enquête aux personnes condamnées. La macronie n’a plus de honte de rien : pour faire de risibles économies, elle bafoue nos grands principes de libertés en décidant de rendre la justice pénale payante ! La Justice constitue pourtant un élément au service des citoyens, en garantissant les libertés fondamentales et l’égalité devant la loi. C’est un service public qui n’a aucune vocation à trouver une forme de rentabilité, ou parvenir à « rentrer sur ses frais ». De plus, les personnes majoritairement condamnées viennent de milieux modestes, et les enfoncer dans la pauvreté ne fait que renforcer le risque de récidive. Un quart des détenus a quitté l’école avant d’avoir 16 ans, trois quarts avant 18 ans. Les professions intermédiaires et les cadres supérieurs sont nettement moins représentés en prison, à l’inverse des ouvriers et des artisans et commerçants. En faisant payer les personnes condamnées, l’État leur inflige une double peine et perpétue le stigmate qui nuit aux chances de réinsertion au sein de la société. Toute la droite est pourtant si prompte à s’insurger contre cette même justice lors de la condamnation du délinquant Sarkozy afin d’attaquer l’État de droit. Allez donc au bout de votre logique, et défendez le versement par ce repris de justice d’une somme afin de couvrir les frais d’enquête de Mediapart. Pour notre part, nous continueront à défendre un service public de la justice, garante de l’État de droit, au lieu d’alimenter une démagogie malsaine. Cet amendement vise donc à supprimer cet article indigne à notre idéal républicain et l’égalité devant la Justice, principes pourtant au cœur d’un régime démocratique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000049
Dossier : 49
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur la cession de droits d’exploitation audiovisuelle des manifestations sportives allouée à l’ANS de 11 933 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000490
Dossier : 490
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI prévoit de restreindre l’émission d’obligations indexées sur l’inflation, dites OATi ou OAT€i, à des durées lisibles en termes de conjoncture macro-économique, c’est-à-dire 5 ans. Alors que les taux d’emprunts français sont actuellement assez haut du fait de la politique économique catastrophique menée par M. Macron et ses gouvernements, et qu’en parallèle l’inflation est particulièrement basse, l’émission d’OATi peut sembler une bonne méthode pour réduire la charge de la dette française. Toutefois, le surcoût lié à ces OATi lors de la crise inflationniste de 2022‑2023 ne doit pas être occulté. En avril 2023, l’inflation atteignait 5,9 % pour la France et 7 % pour la zone euro. En février 2023, c’était 11,5 % de la dette négociable qui se retrouve ainsi indexée sur l’inflation constatée. Les comptes de cette année ayant été soldés, nous savons désormais que les seules OATi et OAT€i arrivés à échéance en 2023 ont présenté un surcoût de 5,1 milliards d’euros. Malgré cela, l’Agence France Trésor a émis tout au long de l’année 2022, en parallèle des OAT classiques, des OATi, obligations indexées sur l’inflation française, et des OAT€i, indexée sur l’inflation de la zone euro. Ont même été créées le 20 janvier 2022 les obligations de maturité 30 ans indexées sur l’indice européen des prix à la consommation : l’OAT€i 25 juillet 2053. Le taux d’inflation dans 10 ou 15 ans est parfaitement imprévisible. Alors que la durée de vie moyenne de la dette à moyen et long terme est inférieure à 10 ans, il est parfaitement inconséquent d’émettre des obligations indexées de long-terme, qui pourraient être particulièrement coûteuses pour nos finances publiques. Par ailleurs, l’émission massive d’OATi de long terme lie, partiellement, les mains de futurs gouvernements : elle rend beaucoup plus coûteuse pour les finances publiques, et donc dissuade fortement, de mener une politique monétaire expansionniste, alors que cette dernière serait la seule à venir euthanasier le rentier, et relancer l’activité réelle du pays. En raison du risque financier qu’elles provoquent et des reculs démocratiques qu’elles posent, le groupe LFI demande en conséquence à que seules des OATi de court-terme puissent être émises par le Trésor français. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000495
Dossier : 495
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09/01/2026
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Le présent amendement des députés socialistes et apparentés propose de supprimer le plafond de recettes applicable aux agences de l’eau, afin de garantir la pleine mobilisation des redevances perçues au titre de la consommation et de la pollution de l’eau. Ces recettes, affectées à des objectifs environnementaux, financent les actions des agences, notamment en matière de préservation de la ressource, de prévention des risques et d’adaptation au changement climatique. Or, le plafonnement actuel contraint artificiellement leurs ressources : les recettes perçues au-delà du plafond d’affectation sont reversées au budget général de l’État, sans possibilité pour les agences de les mobiliser. Cette situation limite la capacité d’action de ces établissements publics alors même que les enjeux liés à l’eau s’intensifient. La suppression du plafond d’affectation permettrait de rétablir la pleine logique affectataire de ces redevances, et s’inscrit dans la trajectoire annoncée par le Plan Eau de 2023. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000496
Dossier : 496
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09/01/2026
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La loi de finances pour 2025 a supprimé, sans concertation, l’exonération de taxe d’apprentissage dont bénéficiaient les mutuelles relevant du code de la mutualité. Le présent projet de loi de finances pour 2026 poursuit cette logique de suppression d’exonération au détriment de l’ensemble des acteurs de l’ESS. Sont ainsi visées les associations, fondations, fonds de dotation, congrégations, syndicats à activités non lucratives mentionnés au 1 bis de l’article 206 du code général des impôts et aux 5°, 5° bis et 11° de l’article 207 du même code. Ces mesures, décorrélées dans le temps, participent d’une dynamique délétère de fragilisation de ces acteurs, à rebours des besoins de ces structures et de l’intérêt de leurs bénéficiaires finaux. Cette dynamique purement comptable et de courte vue, met en péril la continuité de l’offre de soins, d’accueil et d’accompagnement sur l’ensemble du territoire national. Acteurs de l’ESS, les organismes mutualistes, associatifs et fondatifs gèrent en effet des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux essentiels à l’accès aux soins et à la cohésion sociale. Ils œuvrent au quotidien au plus proche des populations fragiles et de l’ensemble des assurés sociaux, sans discrimination. Dans un contexte de baisse de financements, de précarité croissante, de dégradation des conditions et d’augmentation des besoins, elles représentent une des réponses à la crise démocratique que nous traversons. La suppression de cette exonération entraîne une hausse mécanique de plus de 15 M€ des charges pour les seuls organismes mutualistes, et aurait un impact global de 239 M€ pour l’ensemble du secteur de l’ESS. Cette mesure touche déjà directement les 3 000 établissements gérés par le mouvement mutualiste et impactera en cas d’adoption, plusieurs milliers de structures associatives demain. En alignant les acteurs de l’ESS sur le régime fiscal du secteur lucratif, la mesure accélère de fait la financiarisation du secteur sanitaire et médico-social en cours de développement et compromet sa mission au service de l’intérêt général. Le présent amendement vise donc à rétablir l’exonération de taxe d’apprentissage pour les acteurs de l’ESS, afin de préserver la viabilité économique de ces acteurs et d’assurer la continuité des services rendus à la population. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000499
Dossier : 499
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09/01/2026
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Cet amendement de suppression du groupe socialiste et apparentés vise à supprimer le présent article qui prévoit un prélèvement exceptionnel, au profit du budget général de l’État, sur les soldes excédentaires de la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA). Or, cette taxe, que le groupe propose par ailleurs d’augmenter a été instituée dans un objectif sanitaire et environnemental précis : indemniser les riverains exposés aux nuisances sonores générées par le trafic aérien, par le biais du financement des travaux d’insonorisation des logements situés dans les zones de bruit autour des grands aéroports. Ces ressources constituent donc un financement affecté et ne sauraient être assimilées à une réserve budgétaire ordinaire. Les nuisances sonores aériennes ont des conséquences sanitaires graves, attestées par les travaux de l’ACNUSA et de nombreuses études scientifiques : troubles du sommeil, stress chronique, risques accrus d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires. Pour chaque augmentation de 10 décibels, la surmortalité est estimée à 18 %, et jusqu’à 28 % pour les infarctus du myocarde. Ces effets sont particulièrement marqués la nuit, où les vols perturbent la récupération physiologique. Dans ce contexte, la revalorisation du plafond de prise en charge des travaux d’insonorisation, aujourd’hui limité à 80 %, apparaît indispensable pour mieux protéger la santé des riverains et accélérer la mise en conformité acoustique des logements exposés. Le prélèvement exceptionnel envisagé viendrait affaiblir la capacité d’action du Fonds de compensation et compromettre les évolutions nécessaires. Conserver l’intégralité des recettes issues de la TNSA est donc une condition essentielle pour : • assurer la pérennité du dispositif d’aide à l’insonorisation, • anticiper la montée en charge financière liée à sa réforme, • et garantir la justice environnementale en affectant les ressources du bruit aérien à ceux qui en subissent directement les conséquences. Ponctionner ces fonds reviendrait à faire financer le budget général par les victimes des nuisances sonores, en contradiction totale avec l’esprit et la finalité de cette taxe. Pour toutes ces raisons, le groupe Socialistes et apparentés s’oppose à ce prélèvement et demande la préservation intégrale du produit de la TNSA au bénéfice exclusif des riverains et de la santé publique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000050
Dossier : 50
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe liée aux dossiers de demande concernant les médicaments vétérinaires ou leur publicité allouée à l’ANSéS de 1 072 470 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000505
Dossier : 505
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09/01/2026
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Le présent amendement de repli vise à limiter à 28 millions d’euros le montant du prélèvement exceptionnel prévu par l’article 43 du PLF pour 2026 sur le solde de la « taxe sur les nuisances sonores aériennes » dite « TNSA ». Cette mesure vise à restituer à l’État le montant équivalent à la contribution exceptionnelle consentie en loi de finances rectificatives 2021 et 2022 permettant de soutenir la trésorerie du dispositif durant la crise sanitaire du COVID-19, sans toutefois compromettre la continuité des programmes d’insonorisation des riverains d’aérodromes. La TNSA constitue une taxe affectée, dont le produit est intégralement destiné au financement des opérations d’insonorisation des logements et bâtiments publics exposés aux nuisances sonores générées par le transport aérien. Le solde aujourd’hui non apuré ne traduit pas la baisse des besoins d’insonorisation : il est le résultat des freins législatifs et règlementaires qui compromettent et retardent l’engagement effectif des dépenses affectées au profit des riverains d’aérodromes. comme un reste à charge trop important pour les riverains, des surcoûts liés aux habitats spécifiques (grands ensembles, zones ABF…), ou encore l’aspect restrictif des méthodes d’insonorisations éligibles. Dans ce contexte, le Groupe ADP et l’ACNUSA ont travaillé conjointement, pour permettre de faciliter l’accès au dispositif, plus particulièrement pour les publics et les territoires les plus précaires, qui sont souvent les premiers à renoncer à bénéficier de ces aides. Ainsi, en limitant le prélèvement à hauteur du soutien exceptionnel accordé par l’État en sortie de crise sanitaire, le présent amendement préserve la capacité à mener une politique d’insonorisation ambitieuse au bénéfice des populations. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000506
Dossier : 506
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09/01/2026
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Cet amendement, réalisé par le groupe LFI, propose de faire sortir la France de la contribution nette au budget d’une Union européenne qui impose ses vues aux États membres afin de nourrir son projet néolibéral. Le déficit français sur sa contribution était de 9 milliards, nous nous attendons à ce qu’il évolue dans des proportions similaires à notre participation, et représente l’année prochaine 11,21 milliards d’euros, que nous retranchons donc du PSR-UE. Alors que les macronistes appliquent l’austérité budgétaire au peuple français, ils veulent voir la France abonder 30 milliards d’euros au budget de l’Union européenne. Dans le même temps la commission européenne adopte, en contournant les parlements nationaux, des traités de libre-échange, en particulier avec le Mercosur, dont les conséquences seront néfastes pour la grande majorité des français-e-s. Alors que la souveraineté française n’est pas à vendre, les macronistes réussissent là une prouesse : non seulement ils cèdent notre souveraineté, mais c’est le peuple de France qui paie pour cette cession, puisque la France demeure, et de très loin, contributrice nette au budget de l’Union. Fidèle à la solidarité entre les peuples, le groupe insoumis ne verrait aucune objection à ce que la France soit contributrice nette d’une Europe sociale et écologique respectant la souveraineté de ses États-membres et des peuples. Malheureusement, il n’en est rien : notre contribution nette sert aujourd’hui à financer une PAC à l’hectare qui élimine la majorité des agriculteurs sur l’autel du productivisme, et l’agence Frontex qui tue celles et ceux qui cherchent à rejoindre notre continent. Notre contribution financière est un levier majeur pour mettre un coup d’arrêt à une Union européenne qui cherche à bâtir un tout-marché fondé sur le dumping fiscal, écologique, et social. À ce titre, nous proposons que la France cesse d’être contributrice nette d’une Union qui a le pour seul horizon politique un néolibéralisme autoritaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000509
Dossier : 509
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09/01/2026
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Par cet amendement de repli, les députés LFI prévoient de minorer la contribution de la France au budget de l’Union européenne dans les mêmes proportions que le budget de l’État est minoré dans le PLF, afin de faire participer Bruxelles à l’austérité qu’elle veut nous imposer avec la complicité des macronistes. Le montant du PSR-UE, de 23 098 097 974 € pour 2025, est revalorisé, en euros courants, dans les mêmes proportions que le budget des administrations publiques centrales, soit 3 %. Alors que les macronistes veulent voir la France abonder 30 milliards d’euros au budget de l’Union européenne, cela ne semble pas leur poser question que dans le même temps Bruxelles vienne donner des injonctions d’austérité budgétaire au peuple français. Chaque année depuis 2022 se solde de la même manière : – Bruxelles invite le Gouvernement à réaliser des coupes sans précédent, pudiquement appelées « réformes structurelles permettant d’amoindrir les dépenses publiques. – Le Gouvernement macroniste s’engage dans ce programme de coupes par le PSTAB (ou désormais par le PSMT). – Les macronistes imposent des coupes et le saccage de nos services publics. – Les effets récessifs de ces coupes, et la baisse des recettes décidées par les macronistes provoque un déficit plus élevé que prévu. – Il faut alors redoubler d’ardeur dans les coupes prévue et la sape des services publics et de la sécurité sociale. Cette triste comédie n’a que trop duré ! Il est vital de sortir de toute urgence de la spirale récessionniste dans laquelle les macronistes nous ont plongé. Dans l’attente d’un retour aux urnes permettant de tourner définitivement la page de la macronie, nous proposons donc que pour 2026, le PSR-UE soit revalorisé dans les mêmes proportions que l’est le budget de l’État entre 2025 et 2026. De cette manière, Bruxelles prendra sa juste part de l’effort budgétaire qu’elle tente d’imposer au pays, et aura la chance de goûter à sa propre potion austéritaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000051
Dossier : 51
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe annuelle portant sur les autorisations de médicaments vétérinaires et les autorisations d’établissements pharmaceutiques vétérinaires allouée à l’ANSéS de 924 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000511
Dossier : 511
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09/01/2026
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Cet amendement de repli, des députés du groupe LFI, propose de réduire la contribution de la France à l’Union européenne à hauteur de sa prise en charge des rabais des autres États-membres. Depuis des années, les pays contributeurs nets ont obtenu une réduction de leur contribution à l’Union européenne par rapport à ce qu’ils devraient verser. Ces rabais bénéficient à des pays riches dont le PIB par habitant est supérieur à celui de la France : Allemagne, Autriche, Suède, Pays-Bas et Danemark. La France ne bénéficiant d’aucune réduction, elle est obligée de combler plus d’un quart du manque à gagner occasionné par ces rabais. Cela représente 1,5 milliard d’euros chaque année, soit deux plus que ce que le Gouvernement souhaitent récupérer sur les malades chroniques en arrêt de travail. Par conséquent, cet amendement propose de fixer la contribution de la France à hauteur de ce qu’elle doit payer pour elle et plus pour les privilèges de riches voisins. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000512
Dossier : 512
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09/01/2026
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Par cet amendement d’appel, le groupe LFI demande la suppression de l’article portant sur les relations financières entre l’État et la sécurité sociale, afin de dénoncer la mainmise de l’État sur la sécurité sociale, qui devrait être financée par les cotisations sociales et pilotée par les seules travailleuses et travailleurs. Par la formalisation des transferts financiers entre l’État et la Sécurité sociale, afin de compenser leurs coûteuses exonérations, les gouvernements successifs ont mis notre sécurité sociale sous dépendance financière de l’État. Cette dynamique politique bafoue le principe d’autonomie de la sécurité sociale et met donc en péril l’ensemble de notre modèle de protection sociale. Cette tendance a été aggravée ces dernières années, en particulier par le glissement du CICE en exonérations, et par l’usage de la TVA pour compenser ce manque à gagner de la sécurité sociale. Cette mise sous dépendance financière a des conséquences très concrètes : ce transfert de coûts de l’État à la sécurité sociale, en plus de l’artifice comptable de la CADES, permet par la suite de justifier des attaques antisociales insupportables. Cela passe par la stigmatisation des chômeurs et la réduction de leurs droits, qui abîme notre système d’assurance-chômage. Cela passe par le recul de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans qui dégrade notre système de retraites. Et cela passe par des augmentations des délais de carence pour les arrêts-maladies, et par un moindre remboursement des médicaments, une attaque contre notre système de santé. Depuis la mise en place de l’ONDAM, les droits des travailleurs reculent bien plus qu’ils ne progressent. Il n’a s’agit globalement que d’une mise sous tutelle pour parvenir à remarchandiser la santé, le travail, les retraites, au bénéfice de l’expansion capitaliste, et au détriment du peuple. Pour garantir un système de protection sociale favorable à celles et ceux qui le financent, c’est-à-dire les travailleurs et les travailleuses, il est essentiel de permettre à la sécurité sociale d’être administrée en toute indépendance. Cet amendement d’appel a donc vocation à ouvrir le débat sur le retour à une indépendance, au moins financière, de la sécurité sociale, afin de lui permettre d’être gouvernée par les besoins du peuple, et non par les désirs de rentabilité d’une élite économique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000513
Dossier : 513
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09/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI appelle à supprimer la redirection des excédents de l’Unédic vers l’État, ce qui n’est ni plus ni moins que la subtilisation des cotisations des travailleurs et des assurés à l’assurance-chômage. Alors que le Gouvernement Barnier volait 3,35 milliards d’euros dans les caisses des travailleurs l’an passé, le Gouvernement Lecornu prévoit cette année 4,1 milliards d’euros, tout en annonçant un nouveau recul du droit des chômeurs ! La minoration plusieurs milliards d’euros, correspondant aux excédents de l’Unédic, de la fraction de TVA octroyée à la sécurité sociale en contrepartie des coûteuses exonérations de cotisation décidés par les gouvernements libéraux successifs, est dans le fond la subtilisation des cotisations des travailleurs, et l’organisation d’un déficit artificiel de la sécurité sociale, en parallèle des artifices comptables de la CADES. Cette réaffectation des quelques milliards d’euros au budget général de l’État, viendrait servir à financer la coûteuse transformation de Pôle Emploi en France Travail. C’est une insulte aux travailleurs qui se sont vus réduire leurs droits, réduire leur temps d’indemnisation « et en même temps » augmenter leur durée de cotisation obligatoire. C’est d’autant plus malvenu que France Travail est visiblement définancé, avec des plans de licenciement massifs de cet opérateur de l’État au gré des budgets austéritaires des gouvernements macronistes. La caisse d’assurance-chômage n’a pas vocation à faire des bénéfices, mais à garantir une sécurité à ses assurés. Si des excédents adviennent, cela signifie que les cotisations sont plus importantes que les droits octroyés, en dépit des exonérations importantes mises en place par les gouvernements macronistes précédents. À la constatation de ces excédents, deux possibilités s’ouvrent : – Ou bien les droits ouverts relativement aux cotisations réalisées sont trop faibles, et il s’agit donc d’élargir les droits au chômage, en revenant notamment sur l’allongement des durées de cotisation, passée de 4 à 6 mois sous Macron, ou en allongeant la durée d’indemnisation, passée de 24 à 18 moins sous ce même Macron. – Ou bien les perspectives de cotisations futures sont pessimistes, et il convient alors de mettre en réserve ces excédents afin d’assurer le maintien des droits existants à l’avenir. À l’inverse, la stratégie macroniste qui consiste à venir boucher les trous budgétaires d’un État qui dépense plus de 211 milliards d’euros en aides publiques aux entreprises, n’est, en aucun cas, justifiable : les salariés n’ont pas à cotiser pour que le Gouvernement capte cet argent, et en profite pour financer le CIR ou la niche tonnage ! En l’absence des prélèvements de l’État sur les recettes, le résultat 2024 de l’Unédic aurait été excédentaire de 2,47 milliards d’euros, soit plus de 1000 € par personne qui subit actuellement le chômage. C’est autant de moyens à mettre à dispositions des personnes privées d’emploi par une politique de l’offre macroniste mise en échec. Pour toutes ces raisons, nous appelons à ne pas détourner le fruit des cotisations des travailleurs, et donc à supprimer cet alinéa. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000514
Dossier : 514
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09/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI défend l’octroi de la même fraction de TVA à la Sécurité sociale, afin que cette dernière dispose de financements qui évoluent au même rythme que l’économie, et non qui diminue face à l’inflation. Cet octroi de fraction de TVA est tout sauf un cadeau fait à notre Sécurité sociale : il s’agit de la compensation des exonérations accordés aux patronats par les gouvernements de droite qui se sont succédé entre 2007 et aujourd’hui. Cette mise sous tutelle de la Sécurité sociale, parfaitement inacceptable, crée un rapport de force du Gouvernement qui impose chaque année un nouveau recul du droit des travailleurs. Cette année, le Gouvernement tente d’imposer un recul de la fraction de TVA octroyé, au nom de ses estimations des effets attendus de sa réforme. Cette minoration est honteuse : – D’une part, les macronistes ont démontré leur incompétence dans les estimation de recettes : la TVA est en berne du fait de leur politique d’austérité, en deçà de 10 milliards aux attentes en 2025. La moindre des choses serait donc d’observer dans un premier temps les effets, pour ensuite éventuellement ajuster cette fraction. – D’autre part, le faux déficit de la sécurité social sert de prétexte à de nouveaux reculs. Cette minoration vient précisément alimenter ce déficit, pour justifier les saccages à venir. En conséquence, nous proposons de maintenir, pour l’instant, cet octroi, afin de cesser de menacer notre système de santé, de solidarité et de retraite comme le font les macronistes. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000052
Dossier : 52
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe relative à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants, des matières fertilisantes et de leurs adjuvants et des supports de culture allouée à l’ANSéS de 2 100 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000053
Dossier : 53
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe annuelle sur la vente des produits phytopharmaceutiques allouée à l’ANSéS de 840 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000532
Dossier : 532
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09/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent d’inscrire l’indexation de la dotation globale de fonctionnement des collectivités territoriales sur l’inflation à partir de l’année 2026. Nous souhaitons ainsi automatiser la liaison entre DGF et inflation afin de couvrir durablement les hausses des dépenses de nos collectivités. Depuis la réduction drastique des dotations locales réalisée sous François Hollande, les recettes de fonctionnement des collectivités stagnent en apparence et diminuent en réalité, car elles ne sont pas indexées sur l’inflation. Le Gouvernement réalise de la péréquation verticale (certaines dotations internes à la DGF augmentent pour certaines collectivités) sur le dos d’une péréquation horizontale (en les finançant par les autres collectivités). Les revalorisations annoncées sont faites à enveloppe fixe et donc financées par les collectivités elles-mêmes. La non-indexation des dotations locales sur l’inflation est en soi une contribution contrainte de la sphère locale à la réduction du déficit public creusé par la politique fiscale et sociale d’Emmanuel Macron. En 2022, il manquait 1,4 milliard d’euros de DGF pour suivre l’inflation ; en 2023, il en manquait encore 1,3 milliard ; en 2024, il manquait plus de 500 millions d’euros ; pour 2025, c’est encore 500 millions d’euros en moins pour les collectivités du fait de la hausse des coûts liés à l’inflation ! En 2026, elle stagne et donc régresse en euros constants. Pour rappel, de 2018 à 2022, le gel de l’enveloppe avait ainsi entraîné la baisse des DGF individuelles pour environ la moitié des communes chaque année, en totale opposition avec la promesse présidentielle d’un maintien des montants de DGF pour toutes les collectivités, à situation individuelle inchangée. En 2025, la revalorisation de 150 M€ de la DGF n’a couvert que la moitié de la progression de la DSU et de la DSR (300 M€ au total), entraînant de nouvelles baisses de DGF pour plus du tiers des communes (36 %). Une réforme globale de la DGF et de la fiscalité locale est nécessaire. En attendant, nous proposons de rendre plus juste et lisible la DGF en sortant de la minoration permanente qu’elle subit. C’est pourquoi nous demandons d’inscrire dans le code général des collectivités territoriales le principe d’une indexation sur l’inflation de la DGF. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000054
Dossier : 54
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la fraction des droits de timbre relative aux titres de séjours allouée à l’ANTS de 2 898 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000055
Dossier : 55
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe fixe sur l’immatriculation des véhicules allouée à l’ANTS de 7 240 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000056
Dossier : 56
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur le renouvellement et l’échange du permis de conduire allouée à l’ANTS de 1 400 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000057
Dossier : 57
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la fraction des droits de timbre sur les passeports sécurisés allouée à l’ANTS de 42 408 600 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000058
Dossier : 58
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09/01/2026
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000059
Dossier : 59
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel allouée au CELRL de 8 500 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000060
Dossier : 60
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09/01/2026
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Bien que participant de l’ « exception culturelle » française en matière cinématographique, le Centre national du cinéma et de l’imagerie animée (CNC) apparaît aujourd’hui en complet décalage avec d’une part les attentes de nos concitoyens, et d’autre part la situation budgétaire. Le rendement prévisionnel des taxes qui lui sont affectées s’élèvent à 846 557 000 € en PLF 2026, et viennent automatiquement financer des projets souvent idéologiquement orientés et uniformes pour une rentabilité nulle. L’argent des Français ne saurait durablement être ainsi gaspillé dans une vaste entreprise de propagande. Par conséquent, le présent amendement propose la suppression de l’affectations de ces taxes en vue de la suppression du CNC, pour les réaffecter au budget général. Il ne s’agit pas de supprimer brutalement le soutien public au cinéma, mais de le réduire dans le cadre du nécessaire effort sur les dépenses publiques, et de le réorienter. Nous souhaitons que 50 % de cette somme, dorénavant réaffectée au budget général, puisse continuer à financer des projets intéressants et rentables. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la suppression de l’affectation de la taxe au CNC ne supprime pas la taxe mais la réaffecte au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000061
Dossier : 61
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur les spectacles vivants et de la fraction perçue sur les spectacles de variétés allouées au CNM de 11 600 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000062
Dossier : 62
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur les locations en France de phonogrammes musicaux et de vidéomusiques destinés à l’usage privé du public dans le cadre d’une mise à disposition à la demande sur les réseaux en ligne allouée au CNM de 4 200 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000063
Dossier : 63
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la participation au financement de la formation des professions non salariées (artisans) correspondant à 0,29 % du montant annuel du plafond de la sécurité sociale, dont micro entrepreneurs, allouée à France Compétences de 19 852 145 €, en vue de sa fusion à terme avec France Travail. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000064
Dossier : 64
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09/01/2026
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance allouée à France Compétences de 2 206 351 655 €, en vue de sa fusion à terme avec France Travail. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000066
Dossier : 66
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Tombé
09/01/2026
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L’Office français de la biodiversité incarne une dérive bureaucratique et punitive de la politique écologique qui harcèle les agriculteurs par des contrôles absurdes et humiliants, menés par des agents parfois armés, comme si nos paysans étaient des délinquants. Loin d’aider les exploitants à concilier production et respect de l’environnement, l’OFB s’affirme comme une police verte déconnectée du terrain, mue par une idéologie écologiste punitive plus que par le bon sens et la compréhension des réalités rurales. Symbole de la défiance de l’État envers le monde agricole, l’OFB doit être supprimée, ses quelques missions utiles réinternalisées au sein du ministère en charge des questions écologiques, et la police de l’environnement confiée à la gendarmerie. Par conséquent, le présent amendement propose la suppression de l’affectation des taxes qui viennent le financer, pour la réaffectation des 5 400 000 € de rendement prévisionnel au budget général. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la suppression de l’affectation de la taxe à l’OFB ne supprime pas la taxe mais la réaffecte au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000666
Dossier : 666
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09/01/2026
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Le présent amendement d’appel vise à réaffirmer notre soutien à l’Union européenne. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000669
Dossier : 669
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Tombé
09/01/2026
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Cet amendement, inspiré de celui adopté à l’Assemblée nationale à l’initiative du rapporteur général, vise à appliquer aux taxes affectées le principe d’une année blanche. La multiplication des taxes affectées, dont le produit échappe au budget général de l’État, fragilise la lisibilité des finances publiques et affaiblit le contrôle parlementaire sur la dépense. En 2026, près de 56,9 milliards d’euros, soit environ 10 % des dépenses de l’État, seraient ainsi affectés à divers opérateurs et organismes. La dynamique de ces ressources n’est pas toujours en adéquation avec les besoins réels des bénéficiaires. Certaines recettes progressent mécaniquement, sans lien avec l’activité ou l’efficacité des organismes concernés, contribuant à la dérive des finances publiques. Alors que la dépense publique devrait augmenter de 1,7 % entre 2025 et 2026, le produit des taxes affectées progresserait de près de 10 % sur la même période. Dans un contexte de déficit public durable et d’exigence de transparence budgétaire, il est nécessaire que la représentation nationale reprenne la maîtrise de ces ressources. Deux leviers sont mobilisés à cet effet : – lorsque les taxes affectées font déjà l’objet d’un plafonnement, les hausses de plafond proposées par le Gouvernement pour 2026, à hauteur de 1 milliard d’euros, sont supprimées ; – pour les 66 opérateurs et organismes bénéficiant en 2026 de 32 milliards d’euros de taxes affectées non plafonnées, des plafonds sont institués au niveau du rendement constaté en 2025. Le présent amendement concerne spécifiquement les opérateurs et organismes bénéficiaires de taxes affectées non plafonnées. Il prévoit que l’ensemble de ces affectations soit soumis, pour 2026, à un plafond égal au produit perçu en 2025. Lorsque ce plafond est inférieur au rendement attendu pour 2026, la fraction excédentaire est reversée au budget général de l’État. L’amendement a pour vocation de produire des recettes supplémentaires reversées au budget de l’État pour compenser la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026, pour un montant situé entre 500 et 550 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000684
Dossier : 684
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09/01/2026
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Amendement de repli. Alors que la France doit réaliser un effort budgétaire sans précédent, le Rassemblement National demande un gel du prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne, soit une économie de 5,4 milliards d'euros par rapport à la proposition du gouvernement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000714
Dossier : 714
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09/01/2026
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Les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer cet article. En effet, une accumulation de recettes relatives à la collecte de la TNSA constatée dans certaines trésoreries d’aéroports ne signifie pas mécaniquement que le stock de logements à insonoriser est apuré. De plus, ce surplus peut très bien apparaître comme une opportunité d’une part d’intensifier les campagnes d'information du public, mais également de mieux couvrir les travaux à destination des particuliers en abaissant leur reste à charge. En l’état, l’existence d’un montant plafonné réglementairement conduit la plupart du temps à l’apparition d’un reste à charge pour les propriétaires, ce qui a pour conséquence de décourager certains d’entre eux qui n’ont pas les moyens de couvrir cette dépense. D’après les données de la DGAC, au moins 43 000 logements restent à insonoriser. Ainsi, au contraire de la logique d’économies présentée par le gouvernement, les député.es du groupe LFI souhaitent que ce « surplus » de taxe sur les nuisances sonores aéroportuaires soit également utilisé pour l’insonorisation des logements restants. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000770
Dossier : 770
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Adopté
09/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer le transfert d’une partie de la taxe affectée au DEFI, le comité professionnel de développement économique de la mode et de l’habillement, au profit de l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH). Le secteur de la mode et de l’habillement traverse depuis plusieurs années une crise profonde, marquée par un recul de l’activité, des fermetures d’entreprises et une perte de compétitivité face à la concurrence internationale. Dans ce contexte, il importe de préserver la cohérence de l’action publique. Alors même que le Parlement a été unanime et déterminé à définir les réponses destinées à réduire les effets délétères (économiques, sociaux et environnementaux) de la mode ultra-express, et de son principal acteur Shein, il serait paradoxal d’affaiblir le principal outil collectif de soutien à la filière. Le DEFI joue en effet un rôle central dans la promotion, l’innovation et l’accompagnement économique des entreprises de la mode et de l’habillement. Ses actions contribuent directement à la vitalité des territoires, à la préservation des savoir-faire et à l’attractivité internationale de la création française, qui représente une part significative des exportations industrielles du pays. Réduire ses ressources comme le propose le texte du Gouvernement reviendrait à priver la filière des leviers indispensables à l’accompagnement de sa transition écologique, économiques et de son développement international. En outre, cette ponction du DEFI ne se justifie pas : l’IFTH ne bénéficie pas exclusivement à la mode et à l’habillement, mais à l’ensemble de la filière textile, qui tire plus largement profit de ses travaux. Les professions de la filière habillement, réunies au sein du DEFI et l’IFTH sont par ailleurs à même de trouver une solution équilibrée et négociée par et pour eux. Cette approche permettrait de soutenir l’IFTH tout en préservant la cohérence des politiques publiques, la solidarité entre les filières et la capacité du DEFI à accompagner un secteur stratégique pour l’économie, l’emploi et le rayonnement de la France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000936
Dossier : 936
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Non soutenu
09/01/2026
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR vise à revenir sur l'article 36 du PLF 2026. Cet amendement vise à supprimer le transfert d’une partie de la taxe affectée au DEFI, le comité professionnel de développement économique de la mode et de l’habillement, à l’institut français du textile et de l’habillement (IFTH). L’habillement en France est frappé depuis plusieurs années par une crise très violente, qui a abouti à la fermeture de nombreux commerces partout en France et à la défaillance de plusieurs enseignes majeures du secteur (Jennyfer, Camaïeu, Pimkie, Gap France, etc.). Ces difficultés sont en grande partie dues à la concurrence de l’ultra fast-fashion venue de l’étranger, et en particulier de la Chine à travers des plateformes comme Temu et Shein. C’est d’ailleurs pour lutter contre ces plateformes et défendre le secteur de l’habillement français que ce PLF introduit une taxe de 2€, portée à 5€ par le Sénat, sur les petits colis. Selon le dernier baromètre LSA, les géants du e-Commerce, tels que Temu et Shein, ont réalisé un chiffre d’affaires en France de plus de 3,7 milliards d’euros sur l’année 2024, ce qui correspondrait au chiffre d’affaires cumulé de 22 000 commerces de proximité. Au-delà des destructions d’emplois qui ont déjà eu lieu, ce sont près de 50.000 emplois qui sont encore à risque. Or la diminution des moyens du DEFI ne va faire qu’aggraver la crise de l’habillement. En effet, le DEFI est intégralement dédié à la promotion, au soutien et à la défense de la Mode et de l’Habillement. Cette diminution des ressources empêchera donc le DEFI de soutenir les entreprises du secteur, de financer la création, d’encourager l’exportation, bref, de donner à la mode française les moyens de se défendre et de se développer par l’innovation créative et matérielle. Ainsi, il est incohérent de vouloir à la fois défendre l’habillement français à travers la taxe sur les petits colis et lui « tirer une balle dans le pied » en diminuant les ressources du DEFI. Si l’on peut comprendre le besoin de nouvelles ressources financières pour l’IFTH, la réponse à cette problématique ne peut pas être de diminuer celles du DEFI, ce serait déshabiller Pierre pour habiller Paul. Une solution au problème de financement de l’IFTH devrait plutôt être trouvée dans l’affectation d’une partie des recettes tirées de la taxe sur les petits colis au secteur de l’habillement, pour mener des actions collectives permettant à l’industrie de faire face à la concurrence de l’ultra fast fashion. Cela reviendrait à mettre en place un principe de pollueur payeur cohérent et efficace, en faisant financer par les plateformes de l’ultra fast fashion les actions de défense du secteur. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001001
Dossier : 1001
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Adopté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à prolonger l’exonération fiscale et sociale des pourboires instauré par la loi de finance pour 2022 jusqu’à 2027. En effet l’article 5 de la loi n° 2021‑1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022 prévoyait une exonération temporaire des pourboires des cotisations et contributions sociales ainsi que de l’impôt sur le revenu et autres contributions auxquelles ces sommes perçues par le personnel en contact avec la clientèle pourraient être assujetties pour les années 2022 et 2023. Après une première prolongation d’un an dans le cadre de la loi n° 2023‑1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, puis d’un an dans le cadre de la loi n°2025‑127 du 14 février 2025 de finances 2025, cette mesure arrive à échéance au 31 décembre 2025. Il s’agit d’une mesure de pouvoir d’achat concrète et efficace pour les travailleurs des secteurs de l’hôtellerie-restauration. Cette mesure permet également de renforcer l’attractivité des métiers de l’hôtellerie restauration, ce secteur étant un métier en tension avec un enjeu économique et social majeur pour le tourisme français. Cet amendement vise ainsi à prolonger une mesure utile au pouvoir d’achat des salariés et utile aux entreprises du secteur dans le contexte de pénurie de main d’œuvre. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001003
Dossier : 1003
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer le dispositif transformant l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) en élargissant son assiette pour créer un "impôt sur la fortune improductive" adopté par le Sénat. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001004
Dossier : 1004
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer le dispositif durcissant les conditions de transmissions de l'avantage fiscal accordé au titre du pacte Dutreil en supprimant la possibilité de s'appuyer sur un pacte "réputé acquis" et sur les schémas type family buy - out (FBO), adopté par le Sénat. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001013
Dossier : 1013
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’alinéa portant de quatre à six ans la durée minimale de conservation des titres exigée pour le bénéfice du dispositif prévu à l’article 787 B du code général des impôts. La durée actuelle de conservation constitue déjà une contrainte substantielle, adaptée à l’objectif de stabilité de l’actionnariat et à la prévention des opérations de transmission à caractère principalement fiscal. L’allongement proposé rigidifie excessivement le dispositif, sans démonstration d’une insuffisance du délai en vigueur ni d’un lien direct entre la durée supplémentaire et l’objectif poursuivi de lutte contre les abus. De plus, un engagement de conservation porté à six ans est susceptible de figer durablement la situation de l’entreprise transmise, en limitant sa capacité à procéder, dans les premières années suivant la transmission, aux réorganisations nécessaires à son adaptation économique. Dès lors cette contrainte accrue est susceptible de dissuader le recours au dispositif Dutreil, en particulier pour les transmissions familiales d’entreprises confrontées à des cycles économiques rapides ou à des besoins d’investissement à court ou moyen terme. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001015
Dossier : 1015
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08/01/2026
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Cet amendement des députés Socialistes et apparentés, porté par le groupe SER au Sénat, vise à proposer un calendrier régulier d’abaissement du seuil de déclenchement du malus poids, à raison de 50kg par an, sur 3 ans, en cohérence avec la philosophie de l’article 13 du projet de loi de finances. En effet, l’exposé des motifs du présent article explique que « En premier lieu, concernant les taxes sur les véhicules, le premier objectif poursuivi est de permettre à tous les acteurs concernés (constructeurs, gestionnaires de flottes, professionnels, particuliers) de disposer d’une visibilité sur trois années sur les barèmes des quatre principales taxes sur les véhicules de tourisme ». Malheureusement, cette visibilité sur trois ans n’est pas appliquée à la taxe sur la masse en ordre de marche, ce que vient corriger cet amendement. Concrètement : du point de vue des entreprises, cette proposition vise à engager une dynamique forte d’allègement du parc de voitures thermiques et hybrides vendues en France d’ici leur interdiction en 2035. Seule cette visibilité permet aux constructeurs automobiles d’adapter leur offre et leur développement en conséquence puisque le temps de développement d’un modèle est aujourd’hui généralement de 3 à 4 années ;du point de vue des politiques environnementales, elle permettrait de générer des recettes fiscales propres à financer une transition écologique et sociale, notamment la politique de leasing social ; elle contribuerait à ce qu’émergent progressivement sur le marché des véhicules de plus en plus légers, et donc structurellement plus sobres, mais aussi plus accessibles pour les classes moyennes et les moins favorisées. Tel est l’objet de cet amendement, travaillé notamment à partir de propositions du WWF et de Transport et Environnement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001016
Dossier : 1016
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08/01/2026
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Depuis des siècles, les monuments du centre des monuments nationaux incarnent la grandeur du patrimoine français. Aujourd’hui, nombre de ces monuments emblématique sont gravement menacés et nécessitent d’être restaurés. Face à ce défi patrimonial et financier, la mobilisation collective est indispensable. La préservation de tels joyaux ne peut reposer uniquement sur les financements publics ou institutionnels. Afin d’encourager et de valoriser la générosité populaire autour de ces projets d’intérêt national, le présent amendement propose d’instaurer une majoration exceptionnelle de la réduction d’impôt pour les dons effectués au profit de la restauration, de la sécurisation et de l’entretien de ces monuments rattachés au centre des monuments nationaux, sur le modèle du dispositif mis en place à la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris. Cette mesure vise à reconnaître l’engagement des donateurs et à faciliter la contribution de tous à la sauvegarde d’un trésor patrimonial universel, transmis de génération en génération. Elle affirme également la volonté de la Nation de protéger et de valoriser son patrimoine historique face aux menaces du temps et du climat. En permettant à chacun de participer à cet effort collectif, cette disposition traduit concrètement l’attachement de la France à la conservation de son patrimoine commun et à la transmission de son histoire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001018
Dossier : 1018
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08/01/2026
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Cet amendement s’inscrit dans la continuité du travail effectué par le groupe Rassemblement National lors des précédents examens des projets de loi de finances, qui ont tous été sous la précédente législature obérés par l’enclenchement à répétition du 49‑3. Malgré l’urgence d’une solution pour les territoires, aucun vote n’avait été permis avant la dissolution du mois de juin 2024. Cependant, le vendredi 8 novembre 2024, elle a été votée en séance publique grâce à l’adoption de ce même amendement. Après la censure, le nouveau Gouvernement ne l’a pas reprise dans le projet, alors que la représentation nationale l’avait approuvée. Les annonces du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale précisent que l’Assemblée nationale pourra délibérer sur ce budget sans mise sous silence d’initiative gouvernementale, ce pourquoi il paraît impérieux d’enfin inscrire dans la loi une diminution de la taxe générale sur les activités polluantes (ci-après « TGAP »), ainsi que le Rassemblement National l’a portée en première lecture de ce PLF à la fois en commission et en séance. Sous l’impulsion du pouvoir macroniste, l’article 8 du projet de loi de finances de 2019 a défini une augmentation annuelle des taux de la TGAP de 2021 à 2025, et ceci de manière exponentielle. Cette explosion de la fiscalité a engendré des conséquences dramatiques pour le pouvoir d’achat des Français et surtout des plus modestes. Cette taxation est emblématique de l’écologie punitive et de la décroissance qui frappent tous les Français, et qui, dans certains cas, aggravent le délitement du service public. C’est précisément le cas dans les départements de la Dordogne et de la Gironde, où le SM3D et le SMICVAL ont décidé l’arrêt de la collecte en porte-à-porte des ordures ménagères, avec des modalités de concertation insuffisantes et discutables. Cet enlisement et l’inaction des gouvernements successifs en la matière contribuent au maintien d’une véritable fracture sociale et à de vifs déchirements entre élus, ce que révèle le nombre grandissant de manifestations dans ces départements. Face à cette situation éminemment pénalisante, des citoyens exaspérés ont manifesté leur contestation en constituant des associations, et des municipalités tentent courageusement de contrer ce dispositif injuste avec les moyens dont elles disposent. Le mécontentement des opposants à ces énièmes contraintes illégitimes est parfaitement justifié. Tout d’abord, ils pointent l’incohérence écologique de ces mesures. D’une part, les maires redoutent l’explosion de dépôts sauvages contre lesquels ils peuvent difficilement lutter. D’autre part, les administrés relèvent, à juste titre, l’absence de vertu environnementale d’un mécanisme imposant l’utilisation individuelle et répétée d’un véhicule en vue de conduire les déchets jusqu’à la zone de dépôt, parfois éloignée des espaces résidentiels. De plus, il est pertinemment relevé que ce mode opératoire est dépourvu d’inclusivité à l’égard des personnes non véhiculées, âgées et à mobilité réduite. En outre, les riverains redoutent des nuisances sonores, olfactives et visuelles ainsi que la prolifération de nuisibles à proximité de leur habitation. En conclusion, les contribuables éprouvent un sentiment d’injustice et de fracture sociale et fiscale, puisqu’ils paient toujours plus pour bénéficier de toujours moins de service public. Pour justifier partiellement la mise en œuvre de cette mesure teintée d’idéologie, certains syndicats invoquent l’insoutenabilité financière de la TGAP et répercutent son poids sur les ménages. Nous proposons donc une nouvelle fois l’annulation de l’augmentation votée par le Parlement dans le cadre de la loi de finances pour 2019. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000106
Dossier : 106
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08/01/2026
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Le prélèvement forfaitaire unique, instauré en 2018 pour renforcer l’attractivité des placements, a accentué le déséquilibre entre l’imposition du travail et celle du capital en permettant aux revenus mobiliers d’échapper au barème progressif. Son caractère forfaitaire bénéficie principalement aux détenteurs de hauts revenus du capital et ne corrige pas les inégalités. Le présent amendement tend à réintroduire un élément de progressivité en majorant d’un point le taux du prélèvement forfaitaire unique au-delà d’un premier seuil de revenus du capital, puis de deux points au-delà d’un second seuil. En pratique, la mesure n’affecte pas une majorité des épargnants, et vise ainsi à assurer une contribution accrue des patrimoines les plus élevés dans une logique de justice fiscale. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) est un impôt créé par la loi de finances pour 2018, qui s’applique aux revenus de l’épargne et du capital hors immobilier. Son objectif est de simplifier et d’alléger la fiscalité de l’épargne française. Le taux global du PFU est de 30 %, incluant 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux. Il s’agit d’un taux forfaitaire car ce taux ne prend pas en compte la tranche d’imposition et le revenu fiscal de référence. Dans un contexte budgétaire marqué par la nécessité d’accroître les investissements en matière de santé, de transition énergétique et de défense, il est impératif d’identifier de nouvelles sources de financement sans solliciter davantage les classes moyenne et populaire. L’instauration du prélèvement forfaitaire unique représente un coût estimé à 1,8 milliard d’euros pour l’État, selon le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour 2022, tandis que le rebond des dividendes, passés de 14 milliards d’euros en 2017 à 23 milliards en 2018, a été capté à 62 % par 0,1 % des ménages, selon France Stratégie. Dès lors, il apparaît urgent de faire contribuer davantage les patrimoines les plus élevés en rendant le prélèvement forfaitaire unique plus progressif, à défaut d’une réforme de redistribution plus ambitieuse à court terme. Le présent amendement vise à moduler le taux de flat tax en augmentant son niveau pour les hauts revenus du capital. Avec un dispositif à deux seuils, intégrant un point de plus pour les revenus supérieurs à 1000 € et deux points de plus pour les revenus supérieurs à 1 M€, le taux de PFU augmente progressivement afin d’atteindre une hausse moyenne d’un point supplémentaire en moyenne sur les revenus soumis au PFU. L’immense majorité des épargnants (avec un revenu inférieur à 1000 €) ne seraient pas concernés par cette hausse du taux. La logique de cet amendement vise à introduire un élément de progressivité minimale pour un impôt qui en est dépourvu, tout en préservant l’incitation à investir dans l’économie productive. Il ne diminue pas la capacité d’autofinancement des entreprises, car la flat tax s’applique aux dividendes déjà distribués aux actionnaires et non aux fonds réinvestis. En ciblant les revenus du capital mobiliers les plus élevés avec un supplément d’un puis deux points de PFU, cet amendement rétablit un principe de progressivité et fait mieux contribuer les revenus issus du capital les plus importants. La mesure permettrait de générer un rendement fiscal de 2Md€, nécessaire pour contrebalancer une partie de la hausse du déficit public relative aux mesures votées au Sénat et intégrées dans le présent texte soumis à l’Assemblée nationale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000112
Dossier : 112
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08/01/2026
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Cet article instaure une contribution différentielle sur les très haut patrimoine, supérieurs à 10 milliards d’euros. Il permet de générer un rendement d’environ 6 milliards d’euros, permettant d’absorber la hausse du déficit public prévu par le PLF suite à son passage au Sénat, notamment en lien avec des mesures de coordination suite à l’adoption du PLFSS. Cet amendement permet de faire reposer le financement de notre modèle social par les gagnants des décennies néolibérales (une poignée de multi-milliardaires) où la rémunération du capital a explosé tandis que les services publics étaient sommés de réduire la voilure. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000120
Dossier : 120
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08/01/2026
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Cet amendement vise à recentrer les dépenses de R&D éligibles au CIR sur les dépenses ayant un lien direct avec les efforts de recherches comme le salaire des chercheurs ou l’achat de matériel spécifique. Il prévoit ainsi d’exclure de l’assiette de calcul du CIR : – La catégorie « autres dépenses de fonctionnement » dont l’appréciation fait l’objet de nombreuses largesses ; – L’immobilier, pour lequel le lien avec l’effort de R&D est limité dans la majorité des cas (principalement un effet d’aubaine). Cette mesure permettrait un gain de 1,77 milliard d’euros, permettant de remédier au quart du déficit supplémentaire voté au Sénat. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000122
Dossier : 122
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08/01/2026
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Cet amendement vise à abaisser le plafond de dépenses de R&D de 100 millions d’euros à 20 millions d’euros, avec un taux à 30 % inchangé, afin de recentrer l’effort consenti par l’État pour ce dispositif sur les TPE et PME. La rapporteure spéciale de la mission Remboursements et dégrèvements fait sienne les propositions du Conseil des prélèvements obligatoires dans son rapport de 2022 sur la fiscalité de l’innovation. Cette dépense fiscale, dont le montant devrait atteindre près de 8 milliards d’euros en 2025, est la plus coûteuse pour les finances publiques. Malgré ce dynamisme considérable, les effets du CIR sur la recherche privée sont mitigés, comme l’ont récemment montré une évaluation de France Stratégie de juin 2021, le rapport du CPO précité ainsi qu’un rapport de la mission d’information du Sénat sur l’excellence de la recherche et de l’innovation (juin 2022). Les chiffres de la banque mondiale soulignent que les dépenses de R&D en France en % du PIB sont stables depuis 30 ans alors qu’elles ont cru significativement en Allemagne, aux États-Unis ou au Japon (x1,5) alors que ces pays n’ont pas un CIR aussi généreux que le nôtre. Le rapport du CAE de 2022 explique la faible efficacité du CIR et rappelle que les facteurs « fiscaux » ne sont que des déterminants très secondaires de l’effort en R&D des entreprises : « il ressort de plusieurs études portant sur les déterminants de la localisation de la R&D des entreprises multinationales que les facteurs de coûts (incitations fiscales, coût du travail) sont des déterminants moins importants que la qualité de l’environnement d’innovation : qualité et quantité de personnels de R&D, proximité avec des universités d’excellence, présence d’un écosystème d’entreprises innovantes. » Afin de recentrer ce crédit d’impôt sur les PME, c’est-à-dire sur les entreprises en ayant le plus besoin et qui ont la propension la plus grande à réaliser des innovations de rupture, et d’éviter des effets d’aubaine chez les grandes entreprises, il est donc proposé d’instaurer un plafond de 20 millions d’euros de R&D pour un taux unique de 30 %. D’après le rapport du CAE de 2022, cette réforme diminuerait le coût du CIR d’environ 2,5 milliard d’euros, permettant de compenser une partie du déficit supplémentaire inclus au texte arrivant du Sénat. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000123
Dossier : 123
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08/01/2026
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Le présent amendement vise à porter de 3 % à 6 % le taux prévu à l’article L. 453‑70 du code des impositions sur les biens et services dite « Taxe GAFAM », afin de renforcer la contribution des grandes entreprises numériques à l’effort collectif. La taxe sur les services numériques (TSN) vise précisément les grandes entreprises du numérique, souvent désignées sous le terme de « GAFAM ». Ces entreprises tirent d’importants revenus de leurs activités sur le territoire national tout en contribuant de manière limitée au financement des services publics. Par des mécanismes d’optimisation fiscale, une part importante de leurs profits est transférée vers d’autres juridictions à fiscalité réduite, ce qui crée une distorsion de concurrence avec les entreprises nationales et prive l’État de ressources légitimes. Dans un contexte de forte contrainte budgétaire et de besoin de financement accru des services publics, il est nécessaire que les acteurs économiques les plus profitables, notamment dans le secteur numérique, participent à hauteur de leurs capacités. Cette mesure vise donc à rétablir davantage d’équité fiscale et à mobiliser de nouvelles recettes sans peser sur les ménages ou les PME. Étant donné que le rendement prévisionnel de la taxe pour 2025 est de 800 millions d’euros, on peut estimer que le présent amendement créerait plus de 700 millions d’euros de recettes nouvelles pour le budget de l’État, permettant de compenser plus de 10 % du déficit budgétaire supplémentaire inclus au texte arrivant à l’Assemblée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000126
Dossier : 126
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08/01/2026
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Le présent amendement du Groupe Socialistes et apparentés vise à réhausser le barème des droits de mutation à titre gratuit appliqués aux gros héritages (exonère d’effort supplémentaire 90 % des légataires), afin de financer la hausse des dépenses de protection sociale induites par le vieillissement démographique. Pour se faire, le barème est rendu plus progressif, avec la création d’une tranche à 25 %, et les taux des tranches supérieures sont réhaussées de 1 %. Le rendement de cette mesure est estimée à 1 milliard d’euros. Le vieillissement démographique s’accompagne d’une hausse des dépenses de la Sécurité sociales (pensions, dépenses de santé, autonomie, etc.). Le poids de ces dernières repose actuellement en grande partie sur les actifs d’aujourd’hui, en « sous nombre » eu égard aux dépenses à financer. Cet amendement permet dès lors de générer des ressources pour la Sécurité sociale sans mettre davantage à contribution les actifs, en mobilisant le levier de l’imposition des grandes successions. Il permet de mettre à contribution les plus hauts patrimoines de la génération baby-boom pour financer les dépenses relatives au vieillissement de cette même génération. Cette proposition fait échos à une recommandation formulée par le rapport Vachey sur le financement du grand âge, et reprise dans le rapport du Haut conseil du financement de la protection sociale, du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, et du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge de juin 2025. Il est ainsi proposé d’augmenter la progressivité de l’impôt en ajoutant une tranche au barème (tranche à 25 % sur les héritages compris entre 200 000 € et 552 324 €) et en augmentant de 1 point le barème d’imposition sur les tranches supérieures à 200K€. Dans la mesure où 90 % des Français reçoivent moins de 200 000 € d’héritage (source CAE), cette mesure ne toucherait que les plus grandes fortunes. Le rapport Les droits de succession de la Cour des comptes indique qu’en 2023 les recettes des droits de succession se sont élevées à 16,6 milliards d’euros. Le rendement du présent amendement est estimé à 1 milliard d’euros, soit environ 5 % des recettes actuelles relatives aux DMTG, et environ 15 % du montant nécessaire pour absorber le déficit supplémentaire intégré au texte arrivant à l’Assemblée en nouvelle lecture. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000127
Dossier : 127
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08/01/2026
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Le Crédit d’impôt services à la personne a coûté, en 2024, 6,1Md€ à l’État, en hausse de près d’1 milliard par rapport à 2023. Ce crédit d’impôt a initialement deux vertus : – Stimuler la demande pour des prestations de services – Encourager le travail déclaré Si ces objectifs sont partiellement atteints (cet amendement ne remet pas en question les fondements de ces crédits d’impôts), le mécanisme actuel présente de nombreux écueils et cet amendement propose d’en corriger l’un des principaux : l’accaparement progressif des « produits » de ce crédit d’impôt par des plateformes de mise en relation ou mandataires administratifs, parfois détenues par des fonds d’investissement, au détriment des particuliers employeurs, des employés et de l’État. Une part croissante des prestations de service à domicile sont « intermédiées » par des plateformes, intervenant comme « mandataire ». Sur un modèle désormais connu sous le terme « d’uberisation », ces dernières n’emploient pas les travailleurs (qu’ils soient professeurs particuliers, personnel d’entretien, etc.) mais les mettent en relation avec des particuliers et se limitent à fournir un support administratif. Deux problèmes majeurs coexistent : D’une part la situation de la plupart de ces travailleurs (notamment dans le secteur du service à la personne) est extrêmement précaire eu égard au modèle économique : dépendance à une plateforme, quasi-impossibilité de prendre des congés au risque de perdre ses clients, asymétrie significative du pouvoir de négociation, etc. D’autre part, le crédit d’impôt est « capturé » par les plateformes et les mandataires. Ainsi à titre d’exemple, pour une prestation de 1h de ménage facturée 50 € de l’heure (« remboursée » pour moitié par le crédit d’impôt), le travailleur touche généralement moins de 15 €. Cet amendement ne change pas le taux du crédit d’impôt mais propose d’en limiter l’assiette au salaire réellement touché par l’employé prestant le service. Le salaire retenu dans l’assiette inclut logiquement les cotisations sociales associées mais exclu d’une part les frais prélevés par les plateformes intermédiaires et d’autre part les frais de transports, faisant régulièrement l’objet de manipulation permettant de verser du « salaire déguisé », hors cotisations et droits associés. Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, le crédit d’impôt pour le particulier serait réduit à 7,5 € (50 % des 15 € de salaires réellement versés à l’employé, sur les 50 € facturés au particulier). Ce crédit d’impôt pourrait cependant atteindre 20 € si 40 € des 50 € facturés par la plateforme étaient réellement versés à l’employé. Cet amendement permet dès lors un meilleur partage de la valeur, sans remettre en question le modèle du crédit d’impôt service à la personne. Il permettrait une économie estimée à plus de 200M€ pour l’État, permettant de faire « une partie du chemin » pour absorber la dégradation du déficit intégrée au texte issu du Sénat. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000128
Dossier : 128
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08/01/2026
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Par cet amendement d’appel, les députés du groupe LFI souhaitent ouvrir une réflexion sur la refonte de la taxe foncière, afin de la rendre plus juste socialement et plus efficace fiscalement, tout en renforçant les ressources des collectivités territoriales. Nous proposons qu’une majoration s’applique aux patrimoines nets supérieurs à 800 000 €, soit le seuil de la première tranche de l’ancien impôt de solidarité sur la fortune (ISF) au bénéfice direct des communes et intercommunalités. Bien que la loi en prévoit une révision régulière, les valeurs locatives cadastrales actuellement utilisées par l’administration n’ont pas été révisées depuis 1970, mais simplement actualisées en fonction de l’inflation, et sont donc aujourd’hui largement décorrélées des loyers observés sur le marché locatif. Ce mode de calcul archaïque engendre de fortes inégalités territoriales et sociales : il ne tient compte ni de la valeur réelle du patrimoine, ni de l’endettement des ménages. Ainsi, un propriétaire modeste encore endetté sur vingt ans pour une petite maison peut payer autant qu’un investisseur fortuné possédant plusieurs biens immobiliers totalement amortis. Proportionnellement à leur richesse, la taxe foncière pèse jusqu’à 10 % du patrimoine des ménages modestes ayant recours à l’emprunt, contre moins de 0,01 % pour certains grands propriétaires. S’il existe un lien évident entre valorisation du patrimoine et niveau de vie, la taxe foncière ne tient aucunement compte du niveau de vie des ménages directement. En se focalisant sur les ménages réellement assujettis à la taxe foncière (propriétaires occupants, propriétaires bailleurs, détenteurs de logements vacants ou de résidences secondaires), la taxe foncière constitue un impôt largement dégressif selon l’INSEE : elle représente au moins 5 % du niveau de vie des 20 % de ménages les plus modestes en niveau de vie contre 3 % en moyenne pour les autres ménages voir même moins de 2 % pour les 2 % de ménages les plus riches. Les foyers les plus riches habitent par ailleurs dans des zones où les taux et les assiettes fiscales sont plus faibles, accentuant l’effet d’injustice. La Cour des comptes a confirmé ce constat en soulignant que le mode de calcul des valeurs locatives favorise les territoires les plus aisés (notamment Paris) et désavantage les zones populaires comme la Seine-Saint-Denis. Elle préconise une révision du système d’évaluation pour mieux faire contribuer les ménages à fort patrimoine. Outre cet impact plutôt anti redistributif de la taxe foncière, les ménages les plus aisés ont la possibilité de profiter de nombreuses niches fiscales ayant trait à l’immobilier. Celles offertes par les Société civile immobilier, plébiscitées par les ménages les plus aisés et notamment les multipropriétaires sont nombreuses (transmissions intergénérationnelles, avantages fiscaux et patrimoniaux). Celles visant à favoriser l’investissement locatif ont aussi principalement bénéficié aux ménages les plus aisés. Le montant annuel des réductions d’impôts a constamment progressé. En 2021, il atteignait 2,3 milliards d’euros. Les députés du groupe LFI proposent donc de refonder la taxe foncière en l’assujettissant à une assiette élargie à l’ensemble du patrimoine net, c’est-à-dire intégrant les actifs immobiliers et financiers, diminués des dettes. Ce nouveau barème serait progressif, garantissant une contribution symbolique ou très faible pour les ménages modestes, et une contribution accrue pour les plus riches propriétaires. Cette réforme permettrait de rétablir la justice fiscale, de corriger les inégalités territoriales, et de redonner aux collectivités des ressources dynamiques et pérennes pour financer les services publics locaux (écoles, transports, logement, bifurcation écologique…). Cette refonte transformerait la taxe foncière en un véritable impôt local de solidarité et de justice, aligné sur les capacités réelles des contribuables et sur les besoins croissants des territoires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000013
Dossier : 13
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à indexer l’entièreté du barème de l’impôt sur le revenu et celui de la contribution sociale généralisée sur l’inflation estimée pour 2025, soit + 1,1 %, conformément à la pratique budgétaire et à la logique de neutralité fiscale ; là où le Sénat n’a réindexé que la première tranche du barème de l’IR. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000130
Dossier : 130
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement permet de remédier à une faille présentée par l’article 750 ter du code général des impôts, relatif au champ d’application des DMTG. Cette faille permet aujourd’hui aux grandes fortunes de transmettre plusieurs millions d’euros de patrimoine financier à leurs petits-enfants de moins de 6 ans sans payer le moindre euro d’impôt, en s’expatriant seulement une année à l’étranger. Cet amendement fait suite à une question écrite adressée au Ministre de l’économie et des finances par la députée Christine Pirès Beaune le 25 mars 2025 et restée sans réponse. Le dernier alinéa de l’article 750 Ter du CGI stipule que les biens (meubles ou immeubles) non situés en France ne sont soumis aux DMTG que si le donataire ou l’héritier a résidé fiscalement en France au cours de six des dix dernières années. Concrètement, se présentent des cas d’évitement de l’impôt fréquents et mis en œuvre par des avocats fiscalistes et autres conseillers spécialisés, reposant sur le schéma suivant : – Un individu fortuné transfère sa résidence fiscale hors de France, généralement dans un pays ayant une fiscalité sur les donations très avantageuse (Belgique, Italie, Grande-Bretagne, Luxembourg, etc.) – Cet individu fait une donation de ce patrimoine à un ou des enfant(s) de moins de 6 ans résidant en France (généralement ses petits-enfants) – Le patrimoine transféré par ce biais est intégralement exonéré de DMTG, dans la mesure où le donateur ne réside pas fiscalement en France et où l’enfant de moins de 6 ans ne « comptabilise » pas six années de résidence fiscale en France Notamment eu égard au contexte budgétaire actuel, il est primordial d’accorder une attention particulière aux trous dans la raquette des impôts existants, cet amendement propose de gommer l’un d’entre eux en s’inspirant des dispositifs existants chez certains de nos voisins (Allemagne, Finlande) qui taxent les donations que le donateur ou le donataire soit résident de l’État, et ce sans condition d’antériorité de résidence. Cet amendement propose ainsi de supprimer le dispositif permettant d’exonérer de DMTG les actifs transférés par un donateur situé à l’étranger à un donataire ayant moins de six années parmi les dix dernières années de résidence fiscale en France. Il permet dès lors de dégager un rendement de plusieurs dizaines de millions d’euros par an, permettant de contribuer à équilibrer un texte dont le déficit a été dégradé de près de 7Md€ lors de son passage au Sénat. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000014
Dossier : 14
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à substituer à la contribution sur les hauts patrimoines, voté au Sénat en remplacement de l’IFI, l’impôt sur la fortune financière défendu par le Rassemblement national. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000015
Dossier : 15
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Adopté
08/01/2026
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Si la définition d’un actif numérique donnée par l’article L. 54‑10‑1 du code monétaire et financier cible essentiellement les crypto-monnaies, elle ne s’y limite pas. Ainsi, pour ne pas pénaliser les entreprises à haute valeur ajoutée technologique, utilisant des ressources numériques comme des éléments de codes type learning management ou des assets de jeux vidéos assimilables dans certains cas à des actifs numériques, le présent amendement vise à apporter une exception lorsque l’actif numérique participe directement à l’activité économique et productive de l’entreprise. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000152
Dossier : 152
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08/01/2026
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Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à mettre en place une taxe générale sur les activités polluantes pour la proportion de déchets gérée par les éco-organismes qui n’aurait pas été recyclée au regard des objectifs qui leur étaient fixés par la réglementation. Sur les 568 kg de déchets produit par un Français chaque année, 190 kg sont concernés par la Responsabilité élargie du producteur (REP) et sont donc sous la responsabilité d’un éco-organisme chargé de les détourner de l’élimination. Cependant, malgré des objectifs fixés par la réglementation et leurs cahiers des charges, certains éco-organismes n’atteignent pas ces objectifs, sans aucune sanction réellement efficace et dissuasive. Ces déchets qui relèvent donc de la responsabilité élargie du producteur sont finalement pris en charge par les collectivités responsables du service public de gestion des déchets qui, de façon injuste, sont redevables de la TGAP sur cette part de déchets. Cet amendement permet de générer des recettes permettant de participer à l’équilibrage d’un budget dont le solde a été dégradé de près de 7 Md€ dans sa version arrivant en nouvelle lecture à l’Assemblée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000158
Dossier : 158
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social, présenté en commun par les groupes appartenant au Nouveau Front Populaire prévoit : – D’abaisser de 100 à 50 millions d’euros le plafond de dépenses de recherche et de développement (R&D) qui bénéficient du taux de 30 % pour le crédit d’impôt recherche (CIR) et de supprimer le taux de 5 % qui s’applique sans plafond. – De plafonner le CIR au niveau d’un groupe, et non d’une entité, comme le recommande l’IGF. – D’exclure l’immobilier d’entreprise de l’assiette de calcul du CIR. Le CIR est une dépense fiscale dont le montant a été de 7,6 milliards d’euros en 2024, devrait être de 7,7 milliards d’euros en 2025, et qui est la plus coûteuse pour les finances publiques. Malgré ce dynamisme considérable, les effets du CIR sur la recherche privée sont mitigés, comme l’ont montré l’évaluation de France Stratégie de juin 2021 et le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires sur la fiscalité de l’innovation rendu public en février 2022. Plus largement, ces études démontrent que le CIR est particulièrement inefficace pour les grands groupes, ce qui n’est pas nécessairement le cas pour les TPE/PME (voir par exemple Laurent BACH, Antoine BOZIO, Arthur GUILLOUZOUIC, Clément MALGOUYRES, Nicolas SERRANO-VELARDE). Les impacts du crédit impôt recherche sur la performance économique des entreprises, IPP rapport n° 33 mai 2021). Et pourtant, ce sont bien aujourd’hui les très grandes entreprises qui concentrent l’essentiel de la dépense publique en crédits d’impôt recherche. Les 50 plus gros consommateurs de CIR représentent 43 % du coût de la niche fiscale, alors que 28 800 entreprises ont recours au dispositif. Ces 50 plus gros bénéficiaires ne représentent donc que 0,17 % des entreprises concernées, et s’accaparent presque la moitié de cette niche. Cette situation, inefficace selon le CNEPI, et surtout injuste, ne peut plus durer, il est urgent de recentrer le dispositif sur nos TPE et PME, tout en soulageant nos finances publiques. Afin de recentrer ce crédit d’impôt sur les PME, c’est-à-dire sur les entreprises en ayant le plus besoin et qui ont la propension la plus grande à réaliser des innovations de rupture, et d’éviter des effets d’aubaine chez les grandes entreprises, il est donc proposé de diminuer le plafond du taux à 30 % à 50 millions d’euros, qui est le montant maximal de chiffre d’affaires pour être considéré comme une PME. Ce niveau de dépense de R&D resterait en-dessous du montant moyen de dépenses de R&D exposées par les grandes entreprises d’après la direction de la législation fiscale (37 millions d’euros soit 11 millions de CIR). Cet amendement propose en outre de revoir les modalités d’appréciation du plafond de dépenses au-delà duquel le taux de 30 % du CIR est appliqué. En effet, celui-ci doit être désormais apprécié au niveau du groupe et non plus au niveau des entités, car tant que le plafonnement est réalisé au niveau d’une filiale, des contournements du plafond resteront exploités par les multinationales. Selon les projections de l’IGF, cette seule disposition permettra d’économiser au moins 960 millions d’euros, tout en limitant les abus qui s’opèrent dans le cadre de groupes fiscalement intégrés ou assimilés (Marc Auberger, Claire Bayé, Louise Anfray, Ilyes Bennaceur, Revue de dépenses : les aides aux entreprises, IGF, mars 2024). Enfin, l’inclusion de l’amortissement de l’immobilier d’entreprise dans les dépenses éligibles au CIR permet un détournement du dispositif. Le maintien d’activité de recherches au sein de l’immeuble n’est pas une condition pour bénéficier du crédit d’impôt. Ainsi, une entreprise peut, une fois le bâtiment précédemment acheté amorti, acquérir un nouvel immeuble pour y déménager ses activités de recherche, et réaffecter l’ancien immeuble à des activités commerciales, voire le revendre pour 100 % de sa valeur, alors qu’il n’en a payé que 70 %. Le nouvel immeuble sera alors financé à 30 % par l’État via le CIR. Nous proposons donc de sortir ce type de dépenses qui permet d’engranger des plus-values par un jeu de crédit d’impôt et de spéculation immobilière, qui est inutile pour la recherche, et coûteux pour l’État. Rendre efficient à nouveau le CIR, le réorienter vers le verdissement de notre recherche et redévelopper la recherche publique constituent une nécessité pour le groupe écologiste et social, qui le réaffirme notamment via le présent amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000164
Dossier : 164
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08/01/2026
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La niche fiscale de la taxe au tonnage, qui permet un taux effectif d’imposition d’environ 2 %, et est l’une des plus coûteuses pour l’État, 3,8 milliards en 2023 et toujours 1,4 Md€ en 2025 malgré le recul des prix du fret, selon l’évaluation des voies et moyen annexée au présent projet de loi de finances. Dans un contexte de déficit public accru, maintenir cette niche fiscale sans limite n’est pas justifiée. Dans la mesure où ce dispositif permet à CMA-CGM de bénéficier d’un avantage pour lutter face aux entreprises chinoises concurrentes massivement subventionnées, il semble toutefois dangereux de supprimer totalement la taxe au tonnage. Cet article propose donc d’en limiter l’avantage possible à 500 millions d’euros au maximum. À titre d’illustration, si ce dispositif avait été mis en place depuis 2022, il aurait permis à la fois de garantir la compétitivité mondiale du groupe français et de rapporter 10,4 Md€ à l’État sur la période 2022‑2025. Cet amendement permet de générer entre 1 et 2Md€ de recette, afin d’absorber une partie du déficit supplémentaire inclus dans le texte arrivant en nouvelle lecture à l’Assemblée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000169
Dossier : 169
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08/01/2026
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Cet amendement réalisé par le groupe LFI vient réduire les dépenses qu’il est possible de déclarer dans le cadre du crédit d’impôt aide à domicile (CISAP) par des personnes qui ne sont pas affectées par la dépendance liée au grand âge, au handicap, ou à une maladie chronique. Le CISAP, par un taux particulièrement généreux de 50 %, et par la largeur des dépenses qu’il est possible de déclarer, est devenu avec 6,8 milliards d’euros par an la deuxième dépense fiscale de l’État, juste derrière le crédit d’impôt recherche. Les montants de cette niche fiscale sont tout sauf anecdotiques : il s’agit d’autant que le budget du ministère de l’Agriculture ! Aussi, la moindre des choses est que l’État redouble de vigilance sur les activités recevables au titre de cette niche fiscale. Il est vital de mettre un terme au financement d’activités accessoires et superflues aux frais des services publics qui sont eux sous-financés. L’État n’a pas à financer les dépenses de loisir des plus riches ! Pour cette raison, nous proposons de réserver aux seules personnes dépendantes le bénéfice sur CISAP pour des activités de préparation et de livraison de repas à domicile, ainsi que les dépenses de coach sportif. En parallèle, nous proposons de supprimer totalement du bénéfice du CISAP les dépenses de gardiennage de résidence principale et secondaire. Ce dispositif a permis l’émergence d’un « business model » malsain de plateforme, où les vacanciers paient pour que quelqu’un vive chez eux, et ou les « gardiens » paient également pour bénéficier d’un logement temporaire. Les seuls gagnants sont les plateformes de mise en relation, et les perdants sont les citoyens qui paient ce crédit d’impôt pour financer la destruction du tissu social local. C’est encore moins aux citoyens de financer le gardiennage des résidences secondaires. Ainsi, nous proposons de resserrer le périmètre des activités éligibles au CISAP, et appelons le Gouvernement à réemployer les moyens dégagés pour financer les services publics en faveur des personnes en situation de dépendance, aujourd’hui à l’abandon. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000170
Dossier : 170
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Adopté
08/01/2026
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Le crédit d’impôt pour les services à la personne (CISAP) est la deuxième dépense fiscale la plus coûteuse pour les finances publiques avec un montant estimé à 7,21 milliards d’euros en 2025. Dans le souci de concilier la lutte contre le travail dissimulé et le redressement des comptes publics, cet amendement propose de réduire le coût du crédit d’impôt pour les services à la personne (CISAP) en abaissant les plafonds de dépenses éligibles. Il est actuellement fixé à 12 000 €. Abaissé à 10 000 €, il permettrait de réaliser une économie d’environ 110 millions d’euros d’après les chiffres qui ont été communiqués par la direction générale des finances publiques à la rapporteure spéciale de la mission Remboursements et dégrèvements. La diminution de ce plafond impliquerait de réduire en parallèle les plafonds de dépense pour la première année de recours au CISAP (13 000 € au lieu de 15 000 € actuellement). Pour chaque enfant à charge ou membre du foyer de plus de 65 ans, la majoration de 1 500 € demeurerait inchangée. Toutefois le plafond de 15 000 € (18 000 € la première année) de cumul de ces majorations serait également abaissé à 13 000 € (16 000 € la première année). Il est rappelé que seuls les ménages les plus aisés atteignent les plafonds en question. Enfin, l’auteure de l’amendement indique qu’un plafond global de 2 000 € pour les activités mentionnées à l’article D. 7233‑5 du code du travail (travaux de petit bricolage, assistance informatique et Internet à domicile, interventions de petits travaux de jardinage des particuliers) à la place des trois plafonds respectifs 500 €, 3 000 € et 5 000 € permettrait une économie de 200 millions d’euros. Cette mesure relèverait toutefois du pouvoir réglementaire. Cette mesure permet de générer une économie de plus de 150 millions d’euros, nécessaires pour absorber une partie du déficit supplémentaire intégré au texte arrivant en nouvelle lecture. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000173
Dossier : 173
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08/01/2026
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Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile (CISAP), prévu à l’article 199 sexdecies du code général des impôts, représente plus de 6,8 milliards d’euros de dépense fiscale en 2025. Ce dispositif est très concentré sur les ménages aisés : plus de 50 % des foyers du dernier décile en bénéficient, pour un montant moyen deux fois supérieur à la moyenne nationale. Le présent amendement, proposé en première lecture par le groupe LIOT, met en œuvre les recommandations du rapport sur la loi fiscale (RALF) en introduisant : une modération du taux du crédit d’impôt à 45 % au lieu de 50 % etune différenciation des plafonds de dépenses éligibles selon la nature de l’activité. Cet amendement proposé par le Groupe socialiste permet, avec des effets de bord nuls ou limités, de participer à l’équilibrage d’un budget dont le passage au Sénat a dégradé l’équilibre de près de 7Md€. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000174
Dossier : 174
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Adopté
08/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe insoumis proposent de supprimer cet article liminaire. Ce gouvernement illégitime doit cessé de saccager nos services publics et d'assommer les classes populaires et moyennes au nom d’un déficit que la macronie a elle-même organisée. Les débats budgétaires, prétendument tant souhaités par la macronie et ses béquilles qui craignent un retour aux urnes, ne peut prendre que deux chemins qui amènent à la même destination. Soit le budget est adopté par une "grande coalition" du PS à DR en passant par la macronie, soit il est mis en œuvre par ordonnance. Dans les deux cas, il s'agira d'un budget de malheur qui promettra du sang et des larmes au peuple. Pour sortir de cet étau que seuls les hypocrites prétendent ne pas voir, nous proposons donc de supprimer cet article liminaire, essentiel au budget, et, dans une toute autre mesure, nous appelons à la censure du gouvernement et la destitution du Président de la République. Seules ces ruptures pourront protéger le peuple. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000176
Dossier : 176
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08/01/2026
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Cet amendement vise à étendre l’assiette de la taxe sur les biens somptuaires détenus par les holdings patrimoniales aux biens somptuaires affectés à une activité professionnelle, ainsi qu’à inclure une fraction des actifs financiers (titres de placement et titres de participation), et des liquidités, détenus par ces holdings. Dès la première lecture, la proposition du Gouvernement s’est révélée décevante. En effet, si dans la version initiale du projet de loi de finances, le Gouvernement semblait enfin reconnaître, timidement, l’ampleur du problème posé par les montages d’optimisation fiscale des plus grandes fortunes en proposant la création d’une taxe sur les holdings patrimoniales, le dispositif retenu était en réalité criblé d’exonérations et de restrictions d’assiette. L’exclusion des biens professionnels, en particulier, vidait largement la mesure de sa portée. L’examen du texte par le Sénat est venu aggraver encore ces insuffisances. Les modifications adoptées ont considérablement réduit le champ de la taxe, en la limitant à une liste restreinte de biens somptuaires, en excluant la trésorerie de l’assiette et en relevant le seuil d’assujettissement à la taxe. Une mesure déjà insuffisante a ainsi été transformée en un dispositif largement inopérant. Sa portée comme son rendement s’en trouvent drastiquement réduits. C’est pourquoi le présent amendement vise, a minima, à élargir l’assiette de la taxation des holdings patrimoniales à une partie du patrimoine professionnel, afin de restaurer un minimum d’efficacité et de cohérence du dispositif. Enfin, il convient de rappeler que le ciblage des seules holdings patrimoniales n’empêchera pas les plus aisés de développer d’autres stratégies de contournement de l’impôt. C’est pourquoi nous défendons en priorité la taxe Zucman, impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des ultra-riches, qui a l’avantage de ne laisser aucune échappatoire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001812
Dossier : 1812
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08/01/2026
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Cet amendement de repli prévoit d’instaurer une contribution exceptionnelle à hauteur de 10 % sur les dividendes distribués par les entreprises du CAC40, en excluant les dividendes versés par les filiales établies dans un autre État membre à une société mère. Comme l’année 2021, comme l’année 2022, comme l’année 2023, l’année 2024 a été une année blanche pour des millions de gens qui ont vu baisser leurs revenus réels. Les actionnaires du CAC 40, eux ont vite retrouvé le sourire. Au titre de l’année 2024, ils ont perçu près de 100 milliards d’euros en dividendes et rachats d’actions. Cette générosité ne profite qu’à une toute petite minorité : un petit pourcent des foyers fiscaux capte 96 % des dividendes. À l’autre bout du spectre social, 9,8 millions de personnes vivent désormais sous le seuil de pauvreté. La France est ainsi encore la championne d’Europe des versements de dividendes, « et en même temps », la championne du G7 de la perte de pouvoir d’achat pour les classes moyennes et populaires, avec l’INSEE qui anticipe une nouvelle baisse pour 2025. Deux médailles d’or, qui, mises côte à côte, appellent à une meilleure redistribution des richesses. Ces bénéfices et dividendes colossaux ne génèrent pas de recettes nouvelles pour l’État. En 2024, les recettes fiscales ont non seulement été moins élevées que prévues, mais leur légère hausse est portée par les hausses de taxes sur le gaz et l’électricité, des taxes qui pénalisent directement les ménages, en particulier les plus pauvres. Si les gouvernements précédents avaient eu la sagesse de retenir l’amendement prévoyant cette contribution exceptionelle lors de ses nombreux recours au 49al3, c’est une recette nouvelle de 6,7 milliards d’euros qui aurait ainsi abondé le budget de l’État, et donc mis à contribution de nos services publics, leur évitant l’austérité imposée au nom du déficit. Quand bien même une telle taxe viendrait dissuader les entreprises du CAC40 de verser des dividendes colossaux, ce serait une excellente nouvelle pour l’activité économique de pays : les bénéfices investis se retrouveraient employés en commandes, en embauches, et en augmentations de salaires. Il est ainsi proposé de créer une contribution exceptionnelle de 10 % sur les dividendes distribués par les entreprises du CAC40 afin de financer la protection sociale des citoyennes et des citoyens de ce pays, en excluant les dividendes versés par les filiales établies dans un autre État membre. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 3 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000183
Dossier : 183
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement vise à maintenir le seuil de déclenchement de l’imposition à 1,3 M€ comme cela est le cas actuellement. Pour rappel, en près de 20 ans, entre 2003 et 2022, le revenu moyen des 0,1 % de Français les plus aisés a plus que doublé en euros courants (+ 119 %), soit une augmentation bien supérieure à l’inflation, et « 2,6 fois plus forte que pour le reste des foyers fiscaux (+ 46 %) », selon l’Insee. Ainsi, ces foyers à très hauts revenus gagnent en moyenne 167 fois plus que le quart des foyers les plus modestes (contre 95 fois plus en 2003). Surtout, le plus choquant est de constater qu’en 20 ans, le taux d’imposition des foyers à très hauts revenus a baissé, alors qu’il reste stable pour les autres contribuables. De 29,2 % en 2003, le taux moyen d’imposition des ultrariches a été ramené à 25,7 % en 2022, selon l’Insee, en raison notamment de la baisse du taux marginal le plus élevé et de l’instauration du PFU. Dans le contexte de prospérité phénoménale de ces ménages que l’Insee détaille d’une part ; et dans le contexte budgétaire national difficile que nous connaissons d’autre part, une baisse supplémentaire de la fiscalité des ultra-riches serait incompréhensible. Aussi, le présent amendement vise à éviter une telle injustice et à maintenir le seuil de déclenchement de l’imposition à 1,3 M€, comme cela est le cas actuellement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000184
Dossier : 184
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement vise à maintenir dans l’assiette de la contribution des hauts patrimoines les biens meubles et immeubles non affectés à une activité commerciale ou industrielle et les biens immobiliers loués : il n’est pas question d’être moins-disant que l'IFI actuel, ni de créer un privilège fiscal pour les rentiers. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000186
Dossier : 186
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement vise à conserver le principe actuel selon lequel toutes les personnes physiques ayant leur domicile fiscal en France sont imposables à l’IFI (ou dans le cas présent à ce nouvel impôt sur la fortune) sur l’ensemble de leurs biens soumis à l’IFI (ou à ce nouvel impôt), qu’ils soient situés en France ou à l’étranger. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000192
Dossier : 192
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rendre pérenne la contribution différentielle sur les hauts revenus. En effet, ce projet de loi de finances est très inégalitaire : aux plus riches, il est demandé seulement un effort fiscal ponctuel. Mais pour les classes populaires et moyennes, qu’il s’agisse du gel des pensions, des hausses de franchise médicale ou de la dégradation aggravée des services publics et de notre système de santé, ce sont des mesures qui vont de fait s’imposer et provoquer une perte de pouvoir d’achat durable. Il semble donc important d’ancrer dans le temps cette mesure afin qu’elle soit réellement une mesure de justice fiscale, même si les mesures les plus pertinentes pour assurer la redistribution des richesses doivent cibler prioritairement le patrimoine, comme nous le proposons dans d’autres amendements, et notamment la taxe Zucman. Le problème de manque de recettes qui a causé le déficit que nous connaissons actuellement n’est pas conjoncturel mais structurel : il résulte de la politique menée depuis 2017 visant à diminuer les impôts des plus riches et des grandes entreprises. Cette politique menée au nom de « l’attractivité » s’est révélée être un puits sans fond de cadeaux fiscaux aux plus riches, accompagnées de baisses des dépenses publiques pour les personnes les plus modestes et les classes moyennes qui ont provoqué une explosion des inégalités. Ainsi, le patrimoine des 500 plus grosses fortunes françaises est passé de 20 % du PIB en 2017 à 45 % du PIB en 2022. Dans le même temps, la pauvreté et la précarité ont explosé. C’est donc de mesures fiscales pérennes, ciblant les plus aisés et les grandes entreprises, dont nous avons besoin, pour ne pas reproduire dans le futur les mêmes erreurs. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000193
Dossier : 193
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à augmenter le taux d’imposition des deux tranches les plus hautes de l’impôt sur le revenu et à créer une nouvelle tranche d’imposition à 60 % pour les revenu supérieurs à 250 000 € par an. La justice fiscale est au cœur des préoccupations des citoyens. Outre le résultat des urnes, de nombreuses enquêtes d’opinion font valoir que la nécessité de rendre plus juste et plus égalitaire notre système d’imposition est largement partagée. Ainsi, 73 % des Français jugent que le système fiscal actuel ne permet pas la redistribution des richesses entre les différentes catégories de la population (sondage ELABE pour BFMTV, le 25 septembre 2025). L’impôt sur le revenu est celui qui est le plus juste et qui réduit le plus les inégalités, puisqu’il est progressif. Pourtant, il ne représente que 7 % des recettes des prélèvements obligatoires (IGF, Les prévisions de recettes des prélèvements obligatoires, juillet 2024). La TVA et la CSG quant à elles, impôts injustes puisqu’elles sont payées par tous sans considération pour la situation économique, représentent respectivement 17 % et 12 % des prélèvements obligatoires. Toutefois, pour être rendu plus juste et plus égalitaire, il est nécessaire de renforcer la progressivité de l’impôt sur le revenu. 32,8 % des contribuables ont une tranche marginale d’imposition à 0 %, 50,3 % à 11 %, 15,6 % à 30 %, 1 % à 41 % et 1,48 % à 45 % (DGFIP, L’impôt sur les revenus de 2023 a été moins dynamique que les revenus, DGFIP Statistiques, n°32, Avril 2025). 83,1 % des contribuables se trouvent donc sur les deux premières tranches. Si l’on ne prend en compte que ceux qui payent des impôts, plus de la moitié des contribuables ont un taux marginal d’imposition à 11 % et près des deux-tiers ont un taux marginal d’imposition situé sur la seconde (11 %) ou la troisième tranche (30 %). L’essentiel de la contribution fiscale repose donc sur les classes moyennes. À titre de comparaison, la dernière tranche d’imposition à 45 % ne concerne que 0,2 % des foyers fiscaux (DGFIP, L’impôt sur les revenus de 2023 a été moins dynamique que les revenus, DGFIP Statistiques, n°32, Avril 2025). Cet amendement vise donc, d’une part à augmenter le taux d’imposition sur les deux dernières tranches de l’impôt sur le revenu et d’autre part, à créer une nouvelle tranche d’imposition à 60 % pour les revenus supérieurs à 250 000 € par an. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000194
Dossier : 194
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation pour les premières tranches. Après des années de cadeaux fiscaux consentis aux contribuables les plus aisés, qui ont largement contribué à la situation budgétaire actuelle, il serait profondément injuste que la facture de ces choix pèse désormais sur les plus modestes et sur les classes moyennes. Cette demande d’indexation est une première étape, et n’est que le maintien d’une mesure technique simple et pratiquée chaque année. Dans un contexte où les plus aisés paient une proportion très inférieure de leur revenu, via les diverses niches fiscales existantes, nous devons mettre en place une réforme globale de la fiscalité, afin de garantir une plus grande progressivité de l’impôt, selon les revenus des foyers, mais aussi de réduire l’impôt pour les personnes concernées par les premières tranches. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000195
Dossier : 195
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation pour les premières tranches et à augmenter le taux d’imposition pour les deux tranches les plus hautes. Après des années de cadeaux fiscaux consentis aux contribuables les plus aisés, qui ont largement contribué à la situation budgétaire actuelle, il serait profondément injuste que la facture de ces choix pèse désormais sur les plus modestes et sur les classes moyennes. Cette demande d’indexation est une première étape, et n’est que le maintien d’une mesure technique simple et pratiquée chaque année. Dans un contexte où les plus aisés paient une proportion très inférieure de leur revenu, via les diverses niches fiscales existantes, nous devons mettre en place une réforme globale de la fiscalité, afin de garantir une plus grande progressivité de l’impôt, selon les revenus des foyers, mais aussi de réduire l’impôt pour les personnes concernées par les premières tranches. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000196
Dossier : 196
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation pour les premières tranches ; à augmenter le taux d’imposition pour les deux tranches les plus hautes et à créer une nouvelle tranche intermédiaire d’imposition (en lieu et place de la tranche actuelle à 30 % pour les revenus compris entre 29 315 € et 83 823 €). Après des années de cadeaux fiscaux consentis aux contribuables les plus aisés, qui ont largement contribué à la situation budgétaire actuelle, il serait profondément injuste que la facture de ces choix pèse désormais sur les plus modestes et sur les classes moyennes. Cette demande d’indexation est une première étape, et n’est que le maintien d’une mesure technique simple et pratiquée chaque année. Dans un contexte où les plus aisés paient une proportion très inférieure de leur revenu, via les diverses niches fiscales existantes, nous devons mettre en place une réforme globale de la fiscalité, afin de garantir une plus grande progressivité de l’impôt, selon les revenus des foyers, mais aussi de réduire l’impôt pour les personnes concernées par les premières tranches. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000198
Dossier : 198
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08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer des possibilités évidentes pour le redevable de se soustraire à la présente taxe sur les holdings patrimoniales, en attestant (sans que cela ne puisse être aisément vérifié) que son « but principal » n’est pas de contourner la législation fiscale française. Le présent amendement correspond à l’intention de nos collègues législateurs au Sénat, dans la mesure où l’on peut lire dans l’exposé des motifs de l’amendement introduisant les dispositions ici modifiées que les associés ne doivent pas être « redevables de la taxe s’ils sont en mesure d’apporter la preuve que la détention de parts de holding à l’étranger n’a pas pour but d’éviter l’impôt ». Aussi, la formulation hasardeuse de « but principal » convient d’être corrigée pour qu’il soit clairement établi qu’il n’y a pas de volonté de contourner la législation fiscale française. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000020
Dossier : 20
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08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la CVAE dès 2026, dans le cadre du plan de suppression des impôts de production du Rassemblement national. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000202
Dossier : 202
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement vise à intégrer dans l’assiette de l’impôt sur la fortune revisité les objets d’art dont la valeur dépasse 250 000 euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000203
Dossier : 203
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à plafonner à 600 000 € l’abattement de 30 % sur les résidences principales existant dans l’assiette de l’IFI, transformé par le Sénat en « Contribution des hauts patrimoines » revenant à un impôt sur la fortune improductive. L’abattement de 30 % sur la résidence principale, que ce soit dans le cadre de l’IFI ou de ce nouvel impôt sur la fortune, profite davantage aux plus hauts patrimoines, creusant les inégalités fiscales. Pour renforcer la progressivité et l’équité de l’impôt, il est proposé de le plafonner à 600 000 €. Cette mesure préserverait l’allègement pour les ménages intermédiaires tout en limitant les avantages excessifs pour les plus fortunés. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000204
Dossier : 204
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08/01/2026
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Cet amendement vise à limiter les possibilités de déductions des dettes contractées par le redevable pour déterminer la valeur nette imposable, en supprimant la déductibilité des dettes contractées pour des travaux d’amélioration, de construction ou d’agrandissement, qui sont généralement plus coûteux que les simples frais de réparation ou d’entretien, qui sont déjà pris en compte. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000206
Dossier : 206
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à abaisser l’exonération du pacte Dutreil de 75 % à 50 % au dessus de 50 millions d’euros d’actifs. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000208
Dossier : 208
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social, nourri des réflexions issues de l’examen de la proposition de loi visant à un meilleur encadrement du pacte Dutreil dont notre collègue Nicolas Sansu était le rapporteur, vise à exclure les holdings et sociétés de gestion du pacte Dutreil. Il exclut également la possibilité d’intégrer des biens personnels dans le champ de l’exonération de droits de mutation. Le pacte Dutreil est un dispositif fiscal permettant de transmettre une entreprise familiale avec une exonération de 75 % des droits de mutation à titre gratuit, sous conditions. Il s’applique aux transmissions par donation ou succession d’entreprises exerçant une activité opérationnelle. En contrepartie, les bénéficiaires s’engagent à conserver les titres pendant au moins quatre ans et à assurer la direction de l’entreprise. Ce mécanisme vise à favoriser la pérennité des entreprises familiales lors des changements de génération, et constitue aujourd’hui un outil central de la transmission d’entreprise en France. Pour autant, force est de constater que ce pacte Dutreil se solde par un double échec : il représente un manque à gagner pour l’État d’environ 3 milliards d’euros par an, et n’a pas empêché la revente du tissu industriel français à des grands groupes. Pis, ce mécanisme est aujourd’hui dévoyé et exploité par les détenteurs de holdings et de sociétés de gestion de patrimoine pour défiscaliser les trois-quarts de la transmission de ces sociétés. Ainsi, il semble nécessaire que les exonérations appliquées ne concernent pas les holdings et sociétés de gestion, qui ne participent pas à l’objectif d’intérêt général qui fonde ce pacte. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000209
Dossier : 209
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à renforcer l’obligation pour les héritiers de conserver les parts de société transmises par le pacte Dutreil de 6 à 8 ans, ainsi qu’une nouvelle condition pour bénéficier de cette exonération : le maintien de l’emploi. Aujourd’hui, en France, pendant que la moitié de la population n’hérite pas ou très peu, 0,1 % des héritiers les plus riches reçoit en moyenne 13 millions d’euros, soit 180 fois l’héritage médian. Et pourtant, grâce aux nombreuses niches fiscales, ces super-héritiers ne paient en moyenne que 10 % de droits de succession. L’héritage est donc véritablement une machine à concentrer les richesses, une transmission de rentes et d’inégalités. Pour rappel, le rapport d’Oxfam à l’automne 2024 indiquait que plus de 160 milliards d’euros pourraient s’envoler en exonérations fiscales dans les 30 prochaines années via les différentes niches fiscales liées à l’héritage. Parmi celles-ci, le pacte Dutreil est l’une des plus emblématiques. Ce dispositif, permettant d’exonérer jusqu’à 75 % de la transmission d’actions d’entreprises familiales, devait préserver le tissu économique. En réalité, il est devenu un paradis fiscal légal pour les grandes fortunes, puisqu’en moyenne ses bénéficiaires touchent l’équivalent de 2 millions d’euros, et qu’entre 2018 et 2019, 40 % des transmissions Dutreil portaient sur des montants supérieurs à 60 millions d’euros. Le dispositif Dutreil permet actuellement une exonération de 75 % des droits de donation ou de succession lors de la transmission d’une entreprise, sous réserve du respect d’un engagement collectif de conservation des titres ainsi que du maintien de la direction de l’entreprise pendant trois ans. Entre 2018 et 2019, 40 % des montants transmis via des pactes Dutreil concernaient des patrimoines supérieurs à 60 millions d’euros. Les bénéficiaires de cette niche perçoivent en moyenne 2 millions d’euros, et le coût réel pour les finances publiques a été estimé certaines années entre 2 et 3 milliards d’euros par an, bien au-delà du chiffre officiel de 500 millions d’euros, inchangé depuis dix ans. Cet amendement introduit une nouvelle condition pour bénéficier de l’exonération Dutreil : le maintien de l’emploi. Plus précisément, nous proposons, d’imposer rigoureusement aux bénéficiaires de s’engager à conserver les emplois des salariés en poste à la date de la transmission pendant une durée minimale de deux ans, et à garder l’entreprise durant huit ans et non plus quatre (droit en vigueur) ou six ans (comme le propose le présent article 3 quater issu du Sénat). Alors qu’en France, un quart des milliardaires proviennent de seulement trois familles, et que les 0,1 % des super-héritiers ne paient en moyenne que 10 % d’impôt sur leurs transmissions, il est légitime d’exiger un engagement social minimal en contrepartie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000210
Dossier : 210
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à maintenir les taux initiaux de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises à 20,6 % et 41,2 % (prévus en loi de finances 2025) pour l’ensemble des exercices clos à compter du 31 décembre 2025, jusqu’à l’exercice au titre duquel le déficit public revient à 3 % du PIB. Le Gouvernement propose dans le projet de loi de finances pour 2026 d’abaisser ces taux à 10,3 % et 20,6 %, réduisant de moitié l’effort de contribution demandé aux plus grandes entreprises. Une telle baisse, dans le contexte actuel de dégradation des finances publiques et de tensions sur la trajectoire budgétaire, serait à la fois inopportune sur le plan financier et injuste sur le plan économique et social. Alors que le déficit public reste supérieur à 5 % du PIB et que l’État demande de nouveaux efforts aux collectivités territoriales, aux ménages et aux petites entreprises, il est indispensable que les groupes réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires continuent à contribuer à hauteur de leur capacité réelle. Le maintien des taux initialement prévus garantit un rendement budgétaire durable. Il constitue une mesure permettant de soutenir la consolidation des comptes publics. Ce dispositif conserve par ailleurs le caractère temporaire et exceptionnel de la contribution, sa durée étant strictement conditionnée au retour du déficit public sous le seuil de 3 % du PIB, conformément aux critères européens. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000211
Dossier : 211
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à maintenir la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises instaurée par la loi de finances pour 2025 jusqu’à ce que le déficit public de la France soit revenu à 3% du PIB. Cette prolongation conditionnée permet de garantir la contribution des grandes entreprises au redressement des finances publiques dans une période de déficit prolongé, tout en préservant le caractère temporaire et ciblé du dispositif. Le maintien des taux fixés par le Gouvernement (10,3 % et 20,6 %) assure une stabilité fiscale pour les redevables et contribue à la soutenabilité budgétaire du pays. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000212
Dossier : 212
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à prolonger et maintenir les taux de la contribution des grandes entreprises compte tenu du contexte budgétaire difficile actuel. La loi de finances pour 2025 a instauré une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, applicable aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 1 milliard d’euros en France. Ce dispositif, conçu pour renforcer les recettes publiques dans un contexte de dégradation des finances de l’État, prévoit un rendement de 4 milliards d’euros pour l’année 2026, avec des taux différenciés selon la caractéristique des entreprises. Cependant, face à l’injustice de la politique fiscale actuelle qui fait supporter la plus grande partie des efforts au plus modestes, il est proposé de maintenir les taux de la contribution des grandes entreprises dans un souci de justice fiscale. Cette mesure permettra un rendement linéaire supplémentaire de 4 milliards d’euros pour 2026. Cette estimation repose sur l’hypothèse d’une assiette stable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000213
Dossier : 213
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer totalement la fiscalisation des indemnités journalières versées aux personnes atteintes d’affections de longue durée (ALD). Ces indemnités, aujourd’hui exonérées d’impôt sur le revenu, étaient intégralement fiscalisées dans le PLF initialement déposé par le Gouvernement, et le sont à hauteur de 50 % dans la version de l’article 5 issue du Sénat, alors même que celles-ci constituent un soutien vital pour des malades souvent confrontés à une perte de revenus importante. Après des années de politiques fiscales favorisant les plus aisés, le Gouvernement a choisi de faire peser l’effort budgétaire sur les personnes les plus fragiles. Cette stratégie revient à faire payer les malades pour financer des allègements accordés aux plus riches. Les personnes concernées, atteintes de pathologies graves comme la sclérose en plaques, le cancer ou l’insuffisance cardiaque, verraient ainsi leurs impôts augmenter. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002133
Dossier : 2133
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Retiré
08/01/2026
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L’article 10 quinquies vise à élargir le crédit d’impôt au titre des dépenses engagées afin d’assurer le remplacement des exploitants agricoles aux dépenses engagées par un maire d’une commune de moins de 1 000 habitants exerçant à titre principal une activité d’exploitant agricole pour son remplacement, dans la limite de 12 jours par an, avec un taux de 50 %. Cependant, cet article est déjà satisfait par le dispositif existant, car le crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement des exploitants agricoles couvre tout cas de remplacement, dans la limite de 17 jours par an, et avec un taux de 60 %. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002134
Dossier : 2134
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Rejeté
08/01/2026
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L’article 10 sexies du PLF subordonne le bénéfice du crédit d’impôt au titre d’investissements forestiers (ou Dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement en forêt – « DEFI ») à ce que les opérations de valorisation et de vente du bois résultant des acquisitions, souscriptions ou travaux ouvrant droit au crédit d’impôt soient réalisées uniquement avec des personnes physiques résidant dans l’Union européenne ou avec des personnes morales établies dans l’Union européenne. Aussi, cet article modifierait profondément la nature du crédit d’impôt, serait facilement contournable (puisqu’il suffirait de réexporter ensuite le bois à l’extérieur de l’Union européenne pour respecter la condition), ne paraît pas compatible avec les libertés de circulation des marchandises et des capitaux, et est redondante avec des dispositifs de labellisation comme le label « Transformation UE ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002135
Dossier : 2135
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Rejeté
08/01/2026
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L’article 10 septies institue un crédit d’impôt pour la gestion durable des haies qui serait largement redondant avec les aides déjà existantes : – d’une part, le « bonus haies » prévu dans le cadre de la politique agricole commune, a été revalorisé de 7 euros à 20 euros par hectare en 2025, pour un coût supplémentaire de 20 millions d’euros ; – d’autre part, le « Pacte en faveur de la haie » a été doté de 45 millions d’euros en crédits de paiement en 2024, de 40 millions d’euros en 2025, et devrait bénéficier de 27,9 millions d’euros en 2026 ; – en outre, la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a créé une certification garantissant la gestion durable des haies. Aussi, instituer un crédit d’impôt supplémentaire nuirait à la cohérence de l’action publique et entraînerait des charges administratives supplémentaires pour les exploitants agricoles tout en comportant des risques d’effets d’aubaine. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002136
Dossier : 2136
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Rejeté
08/01/2026
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L’article 11 sexies institue une taxe sur les réseaux sociaux qui par son assiette et son taux se rapproche fortement de la taxe sur certains services numériques (TSN ou taxe GAFAM) déjà en vigueur. Dans un contexte géopolitique tendu, une telle taxe risque de porter préjudice aux intérêts économiques de la France, alors que l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis est fragile. Par ailleurs, une taxe n’est pas l’outil adapté pour répondre aux problématiques que soulèvent les réseaux sociaux par rapport à la protection des enfants et de la vie privée et par rapport à la situation oligopolistique des plateformes numériques : les règlements européens sur les marchés numériques (DMA) et sur les services numériques (DSA) constituent une réponse plus adaptée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002137
Dossier : 2137
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Adopté
08/01/2026
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L’article 15 quater institue un suramortissement des avions de transport de passagers, de fret et de courrier et des avions cargos dont l’acquisition permet une réduction des émissions de CO2. Peuvent bénéficier de la déduction les avions qui qui permettent une réduction d’au moins 15 % des émissions de CO2 par rapport aux aéronefs qu’ils remplacent. Cependant, les avions neufs représentent déjà en moyenne des émissions de CO2 inférieures de 15 % : aussi, cette déduction n'aurait aucun effet incitatif et comporterait un effet d'aubaine massif et très coûteux pour les finances publiques. Par ailleurs, la loi de finances pour 2025 a institué un crédit d'impôt au titre de l'incorporation de carburants d'aviation durables. Cette nouvelle déduction serait ainsi redondante avec le dispositif créé l'année dernière. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002138
Dossier : 2138
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Adopté
08/01/2026
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L’article 24 bis exclut de l’assiette de la taxe sur la publicité télévisuelle et autres ressources liées à la diffusion de services de télévision les frais de régie et étend le bénéfice de l’abattement de 30 millions d’euros actuellement applicable aux sommes perçues par les éditeurs de services de télévision qui ne bénéficient pas de ressources procurées par la diffusion de messages publicitaires à ceux dont « la diffusion du service se fait auprès d’au moins 95 % de la population du territoire métropolitain, selon des modalités établies par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ». Cependant, l’exclusion des frais de régie de l’assiette de la taxe pourrait entraîner des effets pervers car elle créerait une distorsion de concurrence entre les éditeurs de télévision selon que leur régie soit internalisée ou externalisée. Par ailleurs, la diffusion des services de télévision auprès de 95 % de la population découle d’une obligation légale : le fait d’accorder un avantage fiscal sur la base de critères qui constituent par ailleurs des obligations légales n’apparaît pas justifié. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000214
Dossier : 214
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social, adopté en première lecture à la fois en commission des Finances et en Séance publique, vise à conserver la niche fiscale favorable à la protection des zones humides. La taxation du foncier non bâti est plus élevée en France que dans les autres pays européens, conduisant à diminuer la rentabilité des terres naturelles, agricoles et forestières, et donc à faciliter l’urbanisation de ces dernières. Le foncier non bâti est soumis à plusieurs taxes indépendantes des revenus qu’il procure : la taxe foncière sur les propriétés non bâties, la taxe pour frais de chambres d’agriculture, les droits de mutation à titre onéreux et à titre gratuit et, le cas échéant, l’impôt sur la fortune immobilière. Ces taxes à elles seules rendraient systématiquement négatif le rendement annuel après impôts du foncier non bâti, non productif de revenu. C’est la conclusion du rapport de la mission d’information relative à la mise en œuvre du ZAN, prenant notamment appui sur les nombreux travaux de Guillaume Sainteny. Les rapporteurs proposent ainsi une baisse de la fiscalité des espaces naturels agricoles et forestiers, et une plus forte taxation de l’artificialisation. Parmi leurs propositions, on trouve notamment : « diminuer la TFPNB pour les propriétaires de terrains situés dans une zone humide qui bénéficient actuellement d’une exonération limitée de 50 % pour une durée de 5 ans, ce qui restreint les incitations à la préservation de ces terres. » Les deux alinéas du projet de loi de finances font l’inverse, en supprimant cette niche fiscale. La suppression de cette disposition n’est pas anodine, quelques mois après l’entrée en vigueur de la loi Duplomb. Pendant son examen, les zones humides et leur régime de protection ont été très durement attaqué·es. Celles-ci sont pourtant essentielles pour prévenir les inondations, préserver le biodiversité, stocker l’eau. Le projet de loi de finances devraient protéger les zones humides, plutôt que les exposer par la suppression de ce dispositif fiscal. Tel est l’objet de cet amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002140
Dossier : 2140
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Adopté
08/01/2026
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L’article 24 sexies étend l’éligibilité au crédit d’impôt international (C2I) aux dépenses relatives aux rémunérations des artistes‑interprètes qui ne sont pas ressortissants de l’Union européenne ni résidents en France. L’article plafonne par ailleurs les dépenses relatives aux rémunérations des artistes‑interprètes incluses dans l’assiette du C2I à 30 % du budget de production de l’œuvre cinématographique ou audiovisuelle. Dans sa revue de dépenses sur les aides au cinéma, l’IGF a souligné que le C2I est « un outil efficace pour attirer des tournages en France », et « ne préconise donc pas d’évolution de ce dispositif ». Cet élargissement de l'assiette du crédit d'impôt ne contribuerait pas nécessairement à l'attractivité de la France mais pourrait être très coûteux. Par ailleurs, le plafonnement proposé par l'article pénaliserait au contraire des productions étrangères mais employant des acteurs français ou européens, limitant l'attractivité de la France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002142
Dossier : 2142
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Rejeté
08/01/2026
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Le Sénat a adopté un amendement exonérant à hauteur de 50 % les indemnités allouées à des personnes atteintes d’une affection comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse. Ce dispositif ne s’appliquerait qu’aux contribuables pour lesquels ces indemnités constituent des revenus imposés dans la catégorie des traitements et salaires, les indemnités perçues par les travailleurs indépendants continuant d’être entièrement imposables en application de cet article. Le présent amendement inclut donc ces travailleurs non-salariés relevant de l’impôt sur le revenu dans le champ de la modification adoptée par le Sénat, en prévoyant une exonération à hauteur de 50 % d’impôt sur le revenu des indemnités versées aux personnes atteintes d’une affection nécessitant un traitement prolongé et une prise en charge thérapeutique particulièrement coûteuse. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002143
Dossier : 2143
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Adopté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à conserver la réduction d’impôt pour frais de scolarité. Il apparaît nécessaire de ne pas alourdir la charge fiscale pesant sur les familles dans un contexte où les frais de scolarité, notamment ceux relatifs aux fournitures ou aux repas, ont particulièrement augmenté ces dernières années. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002144
Dossier : 2144
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement, de repli dans le cas où cet article serait maintenu, vise à conserver l’application de l’abattement spécial pour les personnes âgées de 65 ans et plus. En effet, la suppression de l’abattement spécial applicable aux contribuables âgés de plus de 65 ans, compte tenu de sa conception au bénéfice des ménages modestes – puisqu’il s’applique pour les ménages disposant de moins de 28 170 euros de revenus –, serait susceptible d’entraîner l’entrée dans l’imposition de plusieurs centaines de milliers de contribuables aujourd’hui non imposables. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002145
Dossier : 2145
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Adopté
08/01/2026
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L’article 9 bis, introduit par le Sénat, prévoit que l’appréciation de la notion d’ensemble de services s’effectue au niveau du foyer fiscal, indépendamment du nombre ou de l’identité des structures ou prestataires intervenant. Il convient tout d’abord de rappeler que le crédit d’impôt en faveur des services à la personne (CISAP) a été conçu pour soutenir les contribuables ayant recours à un prestataire pour réaliser des activités directement au domicile. Les prestations accomplies hors du domicile n’y ouvrent droit qu’à titre exceptionnel, seulement lorsqu’elles s’inscrivent dans un ensemble cohérent de services comprenant des interventions effectuées au domicile. C’est précisément pour encadrer l’éligibilité de prestations accomplies presque exclusivement à l’extérieur que le législateur a introduit la notion d’ensemble de services dans la loi de finances pour 2022. Pour être admises au bénéfice du CISAP, ces dernières doivent impérativement être rattachées à une offre globale incluant une prestation principale effectuée chez le contribuable et fournie par un même prestataire, garantissant ainsi le caractère unitaire et accessoire des activités réalisées à l’extérieur. Or, le présent article modifie profondément ce cadre : en prévoyant que l’appréciation de la notion d’ensemble de services doit désormais s’effectuer au niveau du foyer fiscal, et non plus au niveau de la prestation, il en neutralise pratiquement la portée. En l’absence d’exigence d’unicité du prestataire, un contribuable pourrait en effet cumuler des services rendus hors du domicile par plusieurs organismes dès lors qu’il bénéficie par ailleurs du CISAP pour une prestation réalisée chez lui, même par un intervenant différent et même lorsque cette prestation ne dispose d’aucun lien avec celles réalisées à l’extérieur. Une telle évolution reviendrait à étendre très largement le champ du CISAP. C’est pourquoi le présent amendement propose la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002146
Dossier : 2146
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Adopté
08/01/2026
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L’article 9 quinquies, introduit par le Sénat, ouvre la possibilité pour les contribuables non résidents de bénéficier de la réduction d’impôt pour les dons effectués par des particuliers, prévue à l’article 200 du CGI, à condition que la prise en compte de ces dons et versements ne soit pas de nature à minorer l’impôt dû par le contribuable dans son État de résidence. Il convient tout d’abord de souligner que l’extension de la réduction d’impôt au titre des dons des particuliers aux contribuables non-résidents a été examinée puis écartée dans le rapport de juillet 2020 remis par le Gouvernement au Parlement sur la réforme de la fiscalité des non-résidents, au motif qu’une telle mesure conduirait à l’octroi d’un avantage disproportionné à ces contribuables. Ceux-ci ne disposant en effet pas d’une obligation fiscale illimitée en France, ils ne peuvent, en conséquence, disposer d’avantages fiscaux illimités. Par ailleurs, l’ouverture, strictement encadrée, de certains avantages fiscaux aux contribuables non-résidents s’inscrit dans le cadre d’une réforme d’ensemble de la fiscalité des non-résidents, achevée par la loi de finances initiale pour 2021. Dans la perspective de préserver la stabilité du cadre fiscal ainsi défini, il n’apparaît pas opportun de remettre en cause les paramètres du régime d’imposition applicable aux non-résidents. C’est pourquoi le présent amendement propose de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002147
Dossier : 2147
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Adopté
08/01/2026
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Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002148
Dossier : 2148
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Adopté
08/01/2026
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Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002149
Dossier : 2149
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Adopté
08/01/2026
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L’article 12 septdecies, introduit par le Sénat, revient, pour les chambres d’hôtes, sur les modifications introduites par la loi n° 2024‑1039 du 19 novembre 2024, en rétablissant leur éligibilité au régime « micro-BIC » jusqu’à un chiffre d’affaires de 188 700 euros et en leur accordant à nouveau un abattement de 71 % au titre de l’impôt sur le revenu. D’une part, un abattement porté à 71 % jusqu’à 188 700 euros de revenus constitue un régime particulièrement dérogatoire par rapport au droit commun, qui est de 50 % d’abattement pour 77 700 euros de revenus pour les locations meublées hors meublés de tourisme non classés. À ce titre, les chambres d’hôtes bénéficient déjà d’une fiscalité attractive par rapport aux meublés de tourisme non classés, ces derniers étant soumis à un abattement de 30 % jusqu’à 15 000 euros de revenus. D’autre part, les chambres d’hôtes réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 77 700 euros peuvent opter pour le régime en réel BIC, particulièrement favorable fiscalement lorsqu’elles supportent des charges importantes. Il est généralement admis qu’à partir de 80 000 euros de recettes, ce régime est beaucoup plus avantageux que celui du « micro-BIC », l’abattement forfaitaire ayant été conçu à des fins de simplicité pour les activités qui génèrent un chiffre d’affaires limité. C’est pourquoi le présent amendement propose de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000215
Dossier : 215
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir des dispositions présentes dans le PLF pour 2026 initialement déposé par le Gouvernement en matière de suppression du tarif particulier pour le carburant B100 ou de réduction progressive de l’avantage fiscal pour le carburant E85. Sur le plan économique et de la conformité au droit européen, la Cour des comptes indique, concernant la niche fiscale sur la TICPE du B100 : « En prenant pour référence les tarifs de TICPE appliqués aux carburants essence et diesel les plus consommés (soit respectivement le gazole B7 et l’essence SP95), ces tarifs réduits représentent une dépense fiscale de près de 300 M€. Comme la Cour l’a déjà signalé lors d’une enquête précédente, ces réductions de taxe ne sont pas fixées en fonction des surcoûts de production des biocarburants. Elles conduisent en fait à une surcompensation significative de ces surcoûts, qui n’est pas conforme à la règlementation européenne ». D’autres chiffres sont avancés cette année, avec une niche fiscale pour le B100 représentant un manque à gagner de 130 M€, et 430 M€ pour l’E85. Sur le plan environnemental, les cultures destinées aux biocarburants continuent de s’étendre dans le monde, alors que leur production mondiale émet 16 % de CO₂ en plus par rapport aux carburants fossiles qu’ils sont censés remplacer (source : Transport et Environnement). Pour alimenter un seul poids lourd au B100, il est nécessaire de recourir à 20‑30 ha de surface agricole. Le B100 a de très faibles intérêts environnementaux, comme le montre une étude de la Direction Générale des Entreprises, rattachée à Bercy. La difficulté à établir la traçabilité des matières premières génère une incertitude importante sur le bilan environnemental complet (source : rapport de 2022 de l’IDDRI). La culture de colza qui sert à la production de bio-éthanol est très consommatrice de produits phytosanitaires. C’est « la deuxième culture française la plus traitée » aux pesticides, et elle absorbe en moyenne 170 kilos par hectare d’engrais azoté (source : rapport de 2022 de l’IDDRI). En juillet 2025, la FNSEA a travaillé pour autoriser les néonicotinoïdes pour les betteraves. Lesquelles betteraves servent ensuite à produire des biocarburants, qui bénéficient d’un colossal soutien public. Donc la FNSEA troque la santé des Françaises et des Français contre des bénéfices défiscalisés sur les biocarburants. Le B100 ne présente aucun gain d’émission en termes de polluants de l’air, en termes de Nox et de particules (source : rapport de l’IDDRI) Sur le plan social, pour le E85, seuls 400 000 véhicules sont concernés, soit 1 % du parc automobile français. Les camions roulant au B100 représentent 6 % des ventes de camions neufs au premier semestre 2025. Il s’agit donc d’une infime partie des véhicules. Surtout, le changement fiscal ne devrait pas entraîner de hausse des prix à la pompe pour les transporteurs. En effet, les fournisseurs de B100 bénéficient d’ores et déjà d’avantages financiers via les crédits TIRUERT. Le dispositif oblige les fournisseurs de carburants fossiles à verser des crédits aux fournisseurs de biocarburants. Supprimer la niche fiscale sur le B100, c’est supprimer une double subvention, mais le B100 restera fortement soutenu. Sur le plan agricole, au sein des biodiesels consommés en France, le colza est ultra-majoritaire et importé aux trois-quarts, au détriment de la balance commerciale française. Les exemptions de taxe bénéficient donc en priorité à des producteurs étrangers. Un rapport de la Cour des Comptes estime que le marché des biocarburants est « Un marché important pour les agro-industries et pour les agriculteurs, qui ne bénéficie pas aux revenus agricoles ». Ou encore que notre politique en matière de biocarburant est « Une stratégie plus favorable aux agro-industries qu’aux agriculteurs ». Sur les 130 M€ de niche fiscale sur le B100, 85 M€ se retrouvent dans les marges du groupe Avril, présidé par Arnaud Rousseau, également patron de la FNSEA, d’où un lobbying féroce. Sur le plan de la souveraineté de la France, ces biocarburants ne permettent pas la souveraineté énergétique : les deux-tiers de la demande en bioéthanol et biodiesel français sont importés (source : Transport et Environnement). En France en 2025, 20 000 poids lourds B100 sont en circulation. Si l’ensemble de la production française d’huile de colza était allouée au PL, seul 15 % du parc pourrait être alimenté. Surtout, les biocarburants sont en compétition avec la souveraineté alimentaire (aujourd’hui, la culture de plantes destinées à être brûlées comme carburant occupe 32 millions d’hectares de terres, soit environ la superficie de l’Italie, pour répondre à seulement 4 % de la demande mondiale en énergie pour les transports. D’ici 2030, cette superficie devrait augmenter de 60 % pour atteindre 52 millions d’hectares, soit la superficie de la France.). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002150
Dossier : 2150
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Adopté
08/01/2026
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Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002151
Dossier : 2151
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Rejeté
08/01/2026
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Cet article conditionne partiellement l’exonération de droits de mutation applicable aux parts de groupements forestiers à de nouveaux critères de gestion durable définis en dehors du cadre existant. Or, le dispositif actuel prévoit déjà des exigences de gestion sylvicole durable par renvoi au code forestier, notamment l’existence d’un plan ou d’un règlement de gestion durable, rendant cette évolution redondante. Un éventuel renforcement des conditions devrait relever d’une modification du code forestier. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002153
Dossier : 2153
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement propose de ne limiter l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu'aux seuls logements situés en France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002154
Dossier : 2154
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %. Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002155
Dossier : 2155
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002156
Dossier : 2156
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à préciser que la valeur du prix d’acquisition du logement s’entend exclusivement de la valeur hors foncier, en cohérence avec l’alinéa 7. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002157
Dossier : 2157
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement opère deux corrections importantes : – il précise que la location doit être effective et continue, l’objectif étant d’éviter qu’un contribuable puisse revendiquer le bénéfice de l’amortissement alors que l’engagement de location est entrecoupé de périodes de vacances injustifiées causées par la seule volonté du propriétaire ; – il rend impossible le bénéfice du mécanisme de l’amortissement lorsque le logement est loué à un membre de son foyer fiscal ou à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002158
Dossier : 2158
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à préciser que la période de location est celle mentionnée à l’alinéa 6, soit neuf ans. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002159
Dossier : 2159
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000216
Dossier : 216
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à concourir à l’objectif d’optimisation des réductions d’impôts qui concernent les fonds communs de placement pour l’innovation (FIP et FCPI). Cette mesure d’économie s’inspire de la proposition du rapport de l’Inspection générale des finances portant sur les aides aux entreprises (mars 2024) qui préconise la suppression des avantages fiscaux rattachés à l’investissement dans des fonds communs de placement pour l’innovation (FIP et FCPI). Selon le rapport de l’IGF remis au Parlement en janvier 2024, il est recommandé de ne pas prolonger la réduction d’impôt liée à l’investissement dans les FCPI au-delà du 31 décembre 2025. Les travaux menés sur les FCPI ont démontré que ces fonds, avec un montant d’investissement moyen de 542 000 € pour 2,56 % du capital détenu, ne jouent pas le rôle de chef de file dans les levées de fonds, mais plutôt celui de co-investisseurs apportant des capitaux supplémentaires. Ils ne sont donc pas suffisamment performants en tant que véhicules d’investissement principal. Le rapport précise que BPI France joue un rôle dominant et plus efficace dans l’allocation des moyens publics, notamment sur les segments de marché présentant des défaillances. Les dépenses fiscales accordées pour les FIP et FCPI constituent un coût immédiat pour les finances publiques, alors que les investissements de BPI France permettent de prendre des risques tout en espérant une rentabilité future. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002160
Dossier : 2160
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement propose de ne limiter l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002161
Dossier : 2161
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à préciser que la période de location est celle mentionnée à l’alinéa 19, soit neuf ans. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002162
Dossier : 2162
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à éviter une double déduction des dépenses relatives aux travaux de rénovation énergétique, à la fois au titre du mécanisme d’amortissement créé par cet article et au titre des dépenses d’amélioration et de réparation existant pour la location nue (a et b de l’article 31 du code général des impôts). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002163
Dossier : 2163
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal. Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002164
Dossier : 2164
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent. Cet amendement garantit ainsi que le mécanisme d’amortissement sera effectivement utilisé par les contribuables. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002165
Dossier : 2165
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer une précision non nécessaire tenant à la date de location du logement, celle-ci étant déjà prévue à l’alinéa 19. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002167
Dossier : 2167
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer une précision non nécessaire tenant à la date de location du logement, celle-ci étant déjà prévue à l’alinéa 6. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002169
Dossier : 2169
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000217
Dossier : 217
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à proroger jusqu’en 2030 et avec un taux à 30 % la réduction d’impôt sur les souscriptions au capital d’entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS) et au capital de sociétés foncières solidaires. Les foncières solidaires font preuve de leur utilité dans de nombreux domaines. On peut par exemple citer Terre de Liens qui protège le foncier agricole et contribue à installer des agriculteurs ou Solidarités nouvelles pour le logement qui agit pour l’insertion et l’accès de toutes et tous au logement. Ces foncières solidaires ESUS ayant conclu un mandat SIEG (Service d’Intérêt Économique Général, proche d’une délégation de service public) bénéficient de l’incitation fiscale dite « IR-SIEG » définie à l’article 199 terdecies-0 AB du CGI. Cette incitation permet d’attirer davantage d’actionnariat solidaire pour financer leurs activités dans l’immobilier très social, d’autant plus essentielles dans le contexte de crise du logement que nous connaissons. Par ailleurs, il est important de noter qu’en signant un mandat SIEG, les foncières solidaires sont tenues par un principe de non-surcompensation : l’exercice de leur activité rapporte davantage aux collectivités et à l’État qu’elles ne coûtent en dépense fiscale. La dépense fiscale a d’ailleurs été estimée à moins de 13M€ par l’IGF, qui a évalué le dispositif en 2023 et a souligné son efficacité. Dans le PLF pour 2026 initialement présenté par le Gouvernement, il était prévu que le taux de cette incitation baisse à 18 % au 1er janvier 2026. Cela signifierait une baisse des souscriptions citoyennes dans les foncières SIEG, et donc une baisse des logements très sociaux construits, des agriculteurs installés, des personnes en situation de vulnérabilité accompagnées vers le logement en 2026. Dans la copie issue du Sénat, il est désormais prévu une prolongation jusqu’en 2027 et un taux de 25 %. Afin de donner visibilité et soutien aux acteurs, le présent amendement propose de proroger jusqu’en 2030 et avec un taux de 30 %. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002170
Dossier : 2170
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Adopté
08/01/2026
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Cet article procède à une refonte d’ampleur du régime d’imposition des plus-values immobilières, affectant simultanément les taux, les mécanismes d’abattement et les conditions d’exonération, sans garantie quant à ses effets sur le fonctionnement du marché immobilier. Selon les conclusions de la Cour des comptes, la substitution des abattements pour durée de détention par la seule prise en compte de l’érosion monétaire conduirait, sur longue période, à un surcroît d’imposition, sans certitude quant à un effet incitatif sur les cessions. Compte tenu de la sensibilité de ces paramètres et de l’absence d’évaluation probante des effets attendus, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002174
Dossier : 2174
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Adopté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à tirer les conséquences de l’entrée en vigueur forcément postérieure au 1er janvier 2026 de la loi de finances pour 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002176
Dossier : 2176
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Rejeté
08/01/2026
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Cet article substitue à l’IFI une « contribution des hauts patrimoines » dont l’assiette et les exonérations conduisent à une contraction significative du nombre de redevables et du rendement de l’impôt, sans garantir une meilleure efficacité économique. Le relèvement du seuil d’assujettissement à 2,57 millions d’euros exonérerait près des deux tiers des contribuables actuellement soumis à l’IFI et entraînerait une perte de recettes estimée à 600 millions d’euros, les placements financiers à moyen et long termes étant exclus de l’assiette. En outre, le critère d’imposition retenu, fondé sur une distinction imprécise entre patrimoines productifs et improductifs, soulève des interrogations constitutionnelles au regard de l’exigence d’un critère objectif et rationnel, justifiant la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002177
Dossier : 2177
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Rejeté
08/01/2026
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Cet article restreint le champ du pacte Dutreil en excluant les actifs numériques du bénéfice de l’exonération de 75 % des droits de mutation à titre gratuit, sans qu’aucune évaluation préalable de ses effets n’ait été conduite. Une telle modification, ciblant une catégorie d’actifs sans analyse de son impact sur les entreprises concernées et leurs conditions de transmission, fragilise la cohérence du dispositif existant. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002178
Dossier : 2178
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Adopté
08/01/2026
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Cet article modifie le régime de l’article 787 B du CGI en supprimant le mécanisme du pacte réputé acquis et en introduisant une exclusion ciblée liée aux opérations de family buy out, sans évaluation préalable de ses effets juridiques et économiques. Alors que des pistes plus consensuelles existent pour renforcer le dispositif (exclusion des biens somptuaires, allongement de la durée de l’engagement individuel), cette réforme partielle et technique fait peser un risque important d’effets de bord non évalués. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002179
Dossier : 2179
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Rejeté
08/01/2026
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Il s’agit d’un amendement de repli par rapport à la suppression de l’article qui a la préférence de l’auteur de cet amendement. En effet, cet article remet en cause le régime fiscal du plan d’épargne retraite (PER) en supprimant les avantages fiscaux liés aux versements effectués par le titulaire d’un PER après qu’il a atteint 70 ans. Une telle évolution affecte l’équilibre du dispositif sans évaluation globale de ses effets sur les comportements d’épargne ni sur la lisibilité du cadre fiscal. Cet amendement de repli prévoit donc de porter cet âge limite de 70 ans à 75 ans. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000218
Dossier : 218
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à proroger jusqu’en 2030 et avec un taux à 25 % la réduction d’impôt sur les souscriptions au capital d’entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS) et au capital de sociétés foncières solidaires. Les foncières solidaires ESUS ayant conclu un mandat SIEG (Service d’Intérêt Économique Général, proche d’une délégation de service public) bénéficient de l’incitation fiscale dite « IR-SIEG » définie à l’article 199 terdecies-0 AB du CGI. Cette incitation permet d’attirer davantage d’actionnariat solidaire pour financer leurs activités dans l’immobilier très social, d’autant plus essentielles dans le contexte de crise du logement que nous connaissons. Par ailleurs, il est important de noter qu’en signant un mandat SIEG, les foncières solidaires sont tenues par un principe de non-surcompensation : l’exercice de leur activité rapporte davantage aux collectivités et à l’État qu’elles ne coûtent en dépense fiscale. La dépense fiscale a d’ailleurs été estimée à moins de 13 M€ par l’IGF, qui a évalué le dispositif en 2023 et a souligné son efficacité. Dans le PLF pour 2026 initialement présenté par le Gouvernement, il était prévu que le taux de cette incitation baisse à 18 % au 1er janvier 2026. Cela signifierait une baisse des logements très sociaux construits, des agriculteurs installés, des personnes en situation de vulnérabilité accompagnées vers le logement en 2026. Dans la copie issue du Sénat, il est désormais prévu une prolongation jusqu’en 2027 au taux de 25 %. Afin de donner visibilité et soutien aux acteurs, le présent amendement propose de proroger jusqu’en 2030, et non jusqu’en 2027. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002180
Dossier : 2180
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Retiré
08/01/2026
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L’article 11 septies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, supprime l’exonération de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) mobile dont bénéficient les stations radioélectriques de téléphonie mobile en zone de montagne. Le présent amendement propose de maintenir cette exonération, justifiée par la différence de traitement qui subsiste dans l’accès au réseau mobile entre les zones densément peuplées et certaines zones de montagne moins denses. Cette dépense fiscale, qui concernerait moins de 9 000 stations, représente une perte de recettes relativement marginale et contribue à l’aménagement numérique du territoire dans les zones prioritaires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002181
Dossier : 2181
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Adopté
08/01/2026
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L’article 12 nonies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, prolonge le bénéfice du classement France ruralités revitalisation (FRR) aux communes anciennement en zone de revitalisation rurale (ZRR) ne remplissant pas les critères FRR. Cet aménagement, initialement prévu jusqu’au 31 décembre 2027, serait prorogé jusqu’au 31 décembre 2029. Le présent amendement propose de maintenir à la date du 31 décembre 2027 le terme de la période transitoire. En effet, il est préférable que l’éligibilité au dispositif FRR, qui bénéficie d’ores et déjà à 17 717 communes en application du périmètre de droit commun, repose sur des critères objectifs et cohérents, favorables aux collectivités territoriales qui en ont le plus besoin. Le maintien de communes dans un dispositif zoné pour lequel elles ne remplissent plus les critères d’éligibilité pose une question d’égalité de traitement entre les collectivités territoriales qui ne doit pas être prolongée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002182
Dossier : 2182
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Adopté
08/01/2026
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Cet article réduit l’accise du biocarburant HVO, aujourd'hui de 60,75 euros / mégawattheure (MWh,) pour la fixer à 12,91 euros / MWh, soit un niveau très proche de celle du B100. Outre son coût direct, évalué par le Gouvernement à 95 millions d’euros, cette mesure risque de favoriser les ventes de HVO au point de déstabiliser les autres biocarburants et d'entraîner des pertes industrielles pour les producteurs français concurrents. Selon le Gouvernement, ces effets indirects pourraient entraîner un coût d'1,2 milliard d'euros par an. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002183
Dossier : 2183
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la hausse en 2028, prévue par le texte du Gouvernement, du malus sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et de la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques, comme l’avait voté l’Assemblée nationale en première lecture, sur la proposition du Gouvernement lui-même. Comme l’indiquait l’exposé sommaire de l’amendement n° I-4032 du Gouvernement, « en application du principe de prévisibilité triannuelle des barèmes, l’absence de barème spécifique pour l’année 2028, pour chacune de ces taxes, vaut engagement à ne pas augmenter la fiscalité sur cette année ». Il s’agit d’éviter de pénaliser la filière automobile française dans un contexte de concurrence commerciale accrue sur le plan international.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002184
Dossier : 2184
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Rejeté
08/01/2026
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Cet article restreint le bénéfice du suramortissement visant à soutenir l’acquisition de poids lourds et de véhicules utilitaires légers peu polluants et la transformation de ces véhicules à motorisation thermique en véhicules à motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible à hydrogène, aux véhicules affectés à une activité en France. Dans la mesure où une telle restriction n'est pas conforme au droit européen, il est proposé de la supprimer.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002185
Dossier : 2185
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Adopté
08/01/2026
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Cet article prévoit une exonération du tarif de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers pour les vols en provenance du territoire français métropolitain ou ultramarin dont le trafic annuel est inférieur à 150 000 passagers commerciaux et qui assurent une liaison soumise à une obligation de service public en application du règlement précité du 24 septembre 2008, soit les lignes dites d’ « aménagement du territoire ». Or, outre qu'une telle exonération doit être soumise à l'autorisation de la Commission européenne, la loi de finances pour 2025 a d'ores et déjà prévu un tarif réduit pour ces lignes, qui doit entrer en vigueur au plus tard un mois après la réception de l'autorisation de la Commission européenne. Le maintien de cet article reviendrait ainsi à prévoir deux tarifs différents pour les mêmes lignes. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002186
Dossier : 2186
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement supprime la majoration de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel (TAEMUP) prévue à cet article spécifiquement pour les navires de plus de 24 mètres. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002187
Dossier : 2187
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Adopté
08/01/2026
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Cet article crée une taxe sur les billets de croisière incluant une escale sur le territoire français, de 15 euros par personne et par escale touristique dans un port maritime français. Or bien que l’exposé sommaire de l’amendement indique que cette taxe ciblerait les « croisières internationales », la rédaction de cet article a une portée bien plus large puisqu’elle conduirait à taxer « toute escale dans un port maritime français ». Le dictionnaire de l’Académie française définissant l’escale comme une « halte dans un port pour embarquer et débarquer des passagers », les navires transportant des passagers entre les îles françaises et le continent seraient touchés par cette taxe, ce qu’il faut éviter pour préserver la continuité territoriale. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002188
Dossier : 2188
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Adopté
08/01/2026
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Cet article revient sur la hausse de 4,40 euros par mégawattheure (MWh) de l’accise sur le gaz naturel combustible et la baisse de 3 euros / MWh de l’accise sur l’électricité pour les ménages adoptées par le Sénat. En effet, une telle hausse de l’accise sur le gaz naturel combustible, sans concertation, apparaît précipitée, d’autant qu’elle frapperait sans distinction de ressources tous les ménages. Il convient également de rappeler que le montant de cette accise a d’ores et déjà été doublé en loi de finances pour 2024. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002189
Dossier : 2189
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Adopté
08/01/2026
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Il s’agit de rétablir la trajectoire de la taxe sur les déchets incinérés proposée par le Gouvernement dans le texte initial. En effet, la trajectoire qui figurait par erreur dans les amendements adoptés par le Sénat ferait peser une charge financière excessive sur les collectivités territoriales et réduirait l’incitation à privilégier l’incinération dans des installations performantes à l’enfouissement ou à l’incinération dans des installations moins performantes. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000219
Dossier : 219
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’article prévoyant d’avancer à 2028 la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), initialement prévue pour 2030. Cette mesure constitue un nouveau cadeau fiscal accordé aux grandes entreprises, puisque la CVAE n’est acquittée que par les sociétés dont le chiffre d’affaires dépasse 500 000 €. Par ailleurs, cette suppression fragilise directement les collectivités territoriales, qui voient disparaître une ressource essentielle à leur fonctionnement. La compensation financière promise par l’État demeure incomplète. Ainsi, la disparition de la CVAE affaiblit durablement l’autonomie financière des collectivités. Nous proposerons durant ce PLF, comme lors du précédent, de rétablir graduellement la CVAE, en ciblant d’abord les grandes entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. L’article actuel ne va ni dans le sens de la justice fiscale, ni dans celui de la soutenabilité des finances publiques et locales. Nous souhaitons donc sa suppression. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002190
Dossier : 2190
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Adopté
08/01/2026
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Cet article soumet à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), au taux de 0,05 euro par unité mise sur le marché, les metteurs sur le marché des produits manufacturés polluants destinés aux ménages ne bénéficiant d’aucune filière de recyclage, y compris visé par les mécanismes de responsabilité élargie du producteur. Il s’agit de faire contribuer à la gestion des déchets les metteurs sur le marché de ces produits. Cependant, cette mesure entraînerait une hausse des prix pour les consommateurs. De plus, il semble préférable de responsabiliser les producteurs par la création de nouvelles filières de responsabilité élargie. En effet, à l’inverse de l’éco-contribution, qui finance directement les efforts d’une filière en faveur de l’éco-conception et du traitement des déchets, la TGAP abonde le budget général de l’État. La contribution d'une TGAP amont aux progrès de l’éco-conception paraît donc plus aléatoire que celle de l’éco-contribution. C'est pourquoi il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002191
Dossier : 2191
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Adopté
08/01/2026
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Cet article fait bénéficier les margarines et graisses végétales d’un taux de TVA réduit de 5,5 %, au lieu de 20 %. Or, outre que l'impact précis d'une baisse de TVA est toujours difficile à prévoir, le coût de cette mesure est estimé à 50 millions d'euros. Aussi est-il proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002192
Dossier : 2192
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08/01/2026
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Cet article fait bénéficier d’une TVA au taux réduit de 5,5 % les réparations des cycles, de l’électroménager, des chaussures et articles de cuir, des vêtements et du linge de maison, au lieu de 20 %. Or le coût de cette mesure, évalué à 350 millions d’euros, semble excessif par rapport à son bénéfice, qui demeure incertain. De plus, il convient de rappeler qu'un "bonus réparation" a été institué en 2023, notamment pour les réparations d'électroménager, de chaussures et de textiles. Son montant est de 50 euros pour un lave-linge, de 40 euros pour un aspirateur, de 8 euros pour la pose de patins sur des chaussures et de 7 euros pour le rapiècement d'un trou dans un vêtement. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002193
Dossier : 2193
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Adopté
08/01/2026
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Le transport de voyageurs en montgolfière bénéficie d’ores et déjà d’un taux réduit de TVA de 10 %. En revanche, le maintien de cet article conduirait à appliquer ce taux réduit à des prestations dont l’objet principal n’est pas le transport de voyageurs, mais une activité culturelle ou de loisir. C'est pourquoi il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002194
Dossier : 2194
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Adopté
08/01/2026
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Cet article proroge jusqu’à la fin de l’année 2028 le taux réduit de TVA de 10 % pour les travaux sylvicoles réalisés au profit d’exploitants agricoles, ainsi que les travaux de prévention des incendies de forêt menés par des associations syndicale. Afin de garantir l’effectivité de l’intention du législateur, il est proposé d’appliquer la prorogation de ce taux réduit dès le 1er janvier 2026, de manière conforme à l’intention annoncée par le Gouvernement dans son communiqué du 30 décembre 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002195
Dossier : 2195
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Rejeté
08/01/2026
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Cet article prévoit une exonération, à La Réunion, des ventes et des importations de produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité dont les caractéristiques sont déterminées par arrêté conjoint des ministres chargés de la consommation et des outre-mer. Cependant, outre que La Réunion bénéficie déjà de taux réduits de TVA bien inférieurs à ceux applicables en métropole, à savoir un taux normal de 8,5 %, au lieu de 20 %, et un taux réduit de 2,1 %, au lieu de 10 et 5,5 %, une baisse de TVA ne garantit pas une baisse des prix aux consommateurs. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002196
Dossier : 2196
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Adopté
08/01/2026
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L’article 12 undecies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, comporte deux mesures : – il permet aux entreprises créées ou reprises sous le régime des zones de revitalisation rurale (ZRR) de bénéficier également des exonérations liées au dispositif France ruralités revitalisation (FRR) pour la durée restant à courir ; – il étend aux entreprises sédentaires bénéficiant des exonérations attachées aux ZRR la possibilité de réaliser jusqu’à 25 % de leur chiffre d’affaires hors des ZRR tout en continuant de jouir des effets de ce zonage sur la part de leur activité effectuée en ZRR – ce dispositif était réservé jusqu’à présent aux entreprises non‑sédentaires et aux entreprises bénéficiant du dispositif FRR. Le présent amendement propose de maintenir l’équilibre du droit en vigueur. D’une part, le cumul du bénéfice des exonérations liées aux ZRR et aux FRR semble injustifié, alors même que la loi de finances de finances pour 2024 a opéré une refonte du zonage des territoires ruraux dans une logique de simplification. D’autre part, l’assouplissement de la condition d’implantation pour le bénéfice du dispositif ZRR se ferait de manière rétroactive pour les entreprises créées ou reprises jusqu’au 30 juin 2024. Une telle disposition priverait le zonage de sa principale raison d’être, à savoir l’incitation pour les entreprises à exercer une activité économique dans les territoires ruraux. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002197
Dossier : 2197
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Adopté
08/01/2026
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L’article 12 decies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, élargit au entreprises sédentaires bénéficiant du dispositif des zones de revitalisation rurale (ZRR) la possibilité de réaliser une part de leur chiffre d’affaires hors des ZRR. Le présent amendement propose, s’agissant de la condition d’implantation en ZRR, de conserver le cadre dérogatoire applicable aux seules entreprises non sédentaires. En effet, l’élargissement du bénéfice des exonérations attachées aux ZRR semble contradictoire avec la refonte du zonage des territoires ruraux prévue par la loi de finances pour 2024. Celle‑ci procède à la création du dispositif France ruralités revitalisation (FRR) par la fusion de deux zonages, les ZRR et les zones de revitalisation des commerces en milieu rural (ZoRCoMiR), lesquelles ont vocation à disparaître. Par ailleurs, l’assouplissement de la condition d’implantation pour le bénéfice du dispositif ZRR se ferait de manière rétroactive pour les entreprises créées ou reprises jusqu’au 30 juin 2024. Une telle disposition priverait le zonage de sa principale raison d’être, à savoir l’incitation pour les entreprises à exercer une activité économique dans les territoires ruraux. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002198
Dossier : 2198
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Adopté
08/01/2026
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L’article 25 octodecies proroge jusqu’au 31 décembre 2028 la date de cession de biens permettant de bénéficier, sous certaines conditions, d’abattements de taxes foncières et d’exonérations de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) à Mayotte. Cette mesure incitative contribue au processus de reconstitution des titres de propriété, alors que Mayotte se caractérise par un grand nombre de parcelles dépourvues de titre de propriété régulier. Malgré l’intention de l’auteur, M. Thani Mohamed Soilihi, exprimée dans l’exposé sommaire de son amendement, l’article ne prévoit en revanche pas de prorogation de l’exonération de droits de mutation à titre onéreux (DMTO) dont bénéficient les cessions de biens immeubles effectuées par une personne publique et les actes de notoriété et les décisions judiciaires constatant la prescription acquisitive. Le présent amendement vise à assurer la cohérence des dispositifs de régularisation du foncier à Mayotte, en prolongeant également l’exonération de DMTO prévue par l’article 1043 B du code général des impôts jusqu’au 31 décembre 2028. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002199
Dossier : 2199
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Adopté
08/01/2026
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L’article 12 octodecies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, définit les gîtes ruraux et exonère ces derniers de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Le présent amendement propose de maintenir l’équilibre du droit en vigueur. En effet, la définition qui est donnée des gîtes ruraux par cet article, dont le seul critère géographique est l’exclusion d’une métropole, est insuffisamment ciblée. Par ailleurs, le régime fiscal des locations de courte durée comporte d’ores et déjà des dispositions favorables aux propriétaires. À titre d’exemple, dans les zones France ruralités revitalisation (FRR), les communes peuvent, sur délibération, exonérer de THRS les meublés de tourisme classés et les chambres d’hôtes. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000022
Dossier : 22
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à exclure un certain nombre de véhicules, notamment les véhicules familiaux de familles nombreuses, du malus automobile porté par le présent article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002200
Dossier : 2200
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08/01/2026
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L’article 12 vicies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, proroge de deux ans, jusqu’au 31 décembre 2028, la date jusqu’à laquelle certains logements financés, acquis ou aménagés avec l’aide de l’État peuvent bénéficier d’une extension de dix ans d’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB). L’extension de l’exonération de TFPB pèse principalement sur les finances du bloc communal et représente un coût important, évalué en 2024 à plus de 1,3 milliard d’euros par la direction générale des finances publiques (DGFiP). Le dispositif, qui n’arrive à expiration qu’au 31 décembre 2026, gagnerait à faire l’objet d’une évaluation approfondie avant d’envisager sa prolongation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002201
Dossier : 2201
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Adopté
08/01/2026
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L’article 15 sexies porte de 50 à 100 millions d’euros la fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre affectée aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM). Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui contribue à aggraver le déficit budgétaire de l’État en le privant de cette ressource publique. L’affectation d’une partie du produit des « quotas carbone » aux AOM, prévue par l’article 120 de la loi de finances pour 2025, est récente – un décret du 7 novembre 2025 et des arrêtés des 16 et 18 décembre 2025 en précisent la mise en œuvre – et gagnerait à faire l’objet d’une première évaluation, avant d’envisager le renforcement du dispositif. Par ailleurs, les AOM disposent de la faculté, également récente, d’instaurer un versement mobilité régional pour financer leur politique de transport en application de l’article 118 de la loi de finances pour 2025. Six régions se sont d’ores et déjà saisies de ce nouveau levier de financement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002202
Dossier : 2202
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08/01/2026
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La rédaction de l’article 27 issue du Sénat, en maintenant en 2026 l’intégration des effets de l’actualisation sexennale de la valeur locative des locaux professionnels dans les bases d’impositions locales, expose les contribuables à de fortes variations des cotisations afférentes. Compte tenu des effets massifs et insuffisamment anticipés de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels, un report d’un an de cette réforme – tel que proposé dans le texte initial – semble justifié. Le présent amendement, en rétablissant la rédaction initiale de IV et V de l’article 27, reporte l’intégration de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels (VLLP) dans les bases d’imposition de 2026 à 2027. L’absence de promulgation de la loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre 2025 est toutefois source de difficultés, l’actualisation sexennale dans les bases locatives à compter 1er janvier 2026 pouvant bénéficier à certains contribuables. Le rétablissement des mécanismes atténuateurs devra être ajusté en conséquence, afin de prévenir l’application rétroactive de dispositions défavorables. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002203
Dossier : 2203
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08/01/2026
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Le Gouvernement propose, à l’article 27, un nouveau report de la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation. Face à la tentation de l’immobilisme, le présent amendement vise à engager, dès le 1er janvier 2027, une révision des valeurs locatives des locaux d’habitation, réforme sans cesse repoussée alors que la fiscalité locale repose en grande partie sur des bases fiscales obsolètes. Ainsi, pour renouveler des valeurs locatives dont la plupart sont fondées sur une évaluation datant des années 1970, il est proposé d’opérer une révision pas à pas, à chaque vente d’un bien. La valeur locative de chaque local d’habitation sera donc révisée à l’occasion de la vente de ce local afin de lisser le renouvellement des valeurs locatives. Il s’agit d’une mesure réaliste tant l’horizon auquel doit intervenir cette réforme capitale semble s’éloigner continument. Cette révision progressive sera mise en œuvre jusqu’à ce que la révision de l’ensemble des locaux d’habitation, prévue par la loi de finances pour 2020, intègre les nouvelles valeurs locatives dans les bases d’imposition locales. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002204
Dossier : 2204
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Adopté
08/01/2026
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L’article 27 septdecies prolonge de cinq ans l’expérimentation de la recentralisation du revenu de solidarité active (RSA). Trois départements participent à cette expérimentation, prévue par la loi de finances pour 2022 : la Seine-Saint-Denis et les Pyrénées-Orientales depuis le 1er mars 2022, l’Ariège depuis le 1er janvier 2023. La date d’échéance actuellement prévue est le 31 décembre 2026, une évaluation de l’expérimentation devant être conduite par l’État et chacun des départements six mois avant son terme, c’est-à-dire au cours de la première moitié de l’année 2026. Dans l’attente de ces travaux, le présent amendement propose de maintenir le terme initial de l’expérimentation, fixée au 31 décembre 2026, avant d’envisager son éventuelle prolongation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002205
Dossier : 2205
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08/01/2026
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L’article 27 ter procède à la fusion de la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV) et de la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV), en affectant l’intégralité de son produit aux communes et à leurs groupements. Afin d’instituer cette THLV « étendue », l’article 27 ter : – supprime formellement la TLV et permet l’institution de la THLV dans l’ensemble des communes, alors que cette dernière est aujourd’hui applicable uniquement en dehors des zones tendues ; – aligne la durée de vacance du logement sur celle s’appliquant pour la TLV, en la fixant à un an contre deux ans pour l’actuelle THLV ; – autorise les communes situées en zone tendue à majorer la cotisation de THLV d’un pourcentage compris entre 5 % et 60 %, faculté aujourd’hui réservée à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Le dispositif introduit au Sénat pose certaines difficultés. À titre d’exemple, il ne permet plus de différencier la taxation des logements vacants et celle des résidences secondaires en zone tendue, tandis que l’alignement de la durée de vacance pourrait entraîner une augmentation sensible du nombre de redevables en zone non tendue. Afin de remédier à ces difficultés, le rapporteur général propose d’instaurer, pour les impositions établies à compter de l’année 2027, une taxe unifiée sur la vacance qui présenterait les paramètres suivants : – en zone tendue, une application de droit de la taxe unifiée après la première année de vacance, dont le taux serait fixé à 17 % la première année d’imposition et à 34 % à partir de la deuxième année. Les communes et leurs groupements pourraient, par délibération, augmenter ces taux jusqu’à 30 % la première année et 60 % à partir de la deuxième année ; – en zone non tendue, une application facultative de la taxe – dont le taux serait plafonné à 50 % – après seulement la deuxième année de vacance afin de limiter le nombre de nouveaux redevables. S’il est proposé d’affecter aux collectivités territoriales l’intégralité du produit de cette nouvelle taxe, la perte de recettes pour l’État serait en partie compensée par la suppression des prélèvements sur recettes (PSR) institués pour compenser l’incidence des réformes de la TLV de 2013 et 2023 sur les finances locales. En outre, l’intégralité des dégrèvements serait prise en charge par les communes ou leur groupement, alors que l’État assume actuellement une partie des dégrèvements de THLV. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002206
Dossier : 2206
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Adopté
08/01/2026
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L’article 27 quinquies introduit une disposition technique fixant la date d’évaluation de la valeur locative des quais et terre pleins visés à l’article 1501 bis du code général des impôts uniquement au 1er janvier 2021. Le II de cet article précise que cette évolution entre en vigueur le 1er janvier 2026. Or le fait que la loi de finances pour 2026 n’ait pu être promulguée avant le 31 décembre 2025 rend cette mention inopérante, justifiant la suppression dudit alinéa. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002207
Dossier : 2207
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Rejeté
08/01/2026
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L’article 27 sexies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, augmente d’un point de pourcentage le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) pesant sur les contrats d’assurances relatifs aux automobiles. En outre, il augmente à due concurrence le taux de la fraction qualifiée conventionnellement de « TSCA‑SDIS », reversée par les départements aux services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), afin de renforcer les moyens de ces derniers. Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui renchérirait le coût des assurances pour les automobilistes et grèverait leur pouvoir d’achat. Par ailleurs, la fraction de « TSCA-SDIS » n’est pas juridiquement affectée aux SDIS. Une augmentation de ces ressources libres d’emploi ne s’accompagnerait pas nécessairement d’un soutien financier accru des départements aux SDIS. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002208
Dossier : 2208
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Adopté
08/01/2026
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L’article 27 undecies prévoit plusieurs modifications techniques du cadre juridique applicable à la taxe d’aménagement, issues des travaux de la mission d’information sénatoriale du 12 novembre 2025 relative aux dysfonctionnements dans la collecte de la taxe d’aménagement menée par M. Sautarel et Mme Briquet. Le III de cet article prévoit son application à compter du 1er janvier 2026. Si la rétroactivité des dispositions favorables aux contribuables ne pose pas de difficulté, tel n’est pas le cas des mesures désavantageuses. Il est proposé de ne pas faire une application rétroactive de ces dernières, en l’espèce la réduction du périmètre des magasins et boutiques d’une surface inférieure à 400 m² éligibles à une exonération de taxe d’aménagement (b) du 3° du I de l’article) et la taxation d’office sans mise en demeure préalable des personnes ayant procédé à une construction sans déclaration légale (1° et 2° du II de l’article). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002209
Dossier : 2209
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Rejeté
08/01/2026
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L’article 27 duodecies assouplit les règles de liaison des taux de fiscalité locale en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), en prévoyant que : – les communes dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les communes du département l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peuvent excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %) ; – les EPCI à fiscalité propre dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen national constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les EPCI de leur catégorie l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peut excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %). Le présent amendement propose de maintenir l’équilibre du droit existant, alors qu’un assouplissement supplémentaire de la règle de liaison des taux pourrait entraîner une hausse substantielle et imprévue de la fiscalité pesant sur certains contribuables. Il ressort des travaux de M. de Courson, alors rapporteur général, que la possibilité de majoration de THRS en « zone tendue » est un levier déjà massivement utilisé par les communes pour contourner la règle de liaison des taux de fiscalité locale (rapport d’information n° 1888 sur l’application des mesures fiscales). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000221
Dossier : 221
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l'article 12 unvicies, introduit au Sénat, qui procède à la création d'une réduction d'impôt sur le revenu de 30 % en faveur des contribuables domiciliés fiscalement en France qui acquièrent un logement au sein du Fort des Têtes à Briançon dans le contexte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030, sous condition de conservation et d’occupation ou de location pendant 15 ans. Si l’objectif affiché est de soutenir le financement de la réhabilitation de ce site et d’encourager l’installation de résidents après les Jeux, plusieurs objections majeures de principe et d’efficacité économique militent pour la suppression pure et simple de cette mesure. En premier lieu, l'avantage fiscal proposé profitera avant tout à des contribuables disposant d’une forte capacité d’investissement dans un marché immobilier déjà tendu et fortement valorisé. La localisation stratégique — au cœur d’un projet olympique majeur — garantit que ces biens attireront déjà des investisseurs riches, qui bénéficieront donc avec cet article de surcroît d’une réduction d’impôt substantielle, pouvant atteindre 400 000 €, sans créer de réelle plus-value sociale ou territoriale. Cela revient à subventionner les investissements des ménages déjà favorisés, sans que l’avantage fiscal ne serve un objectif d’intérêt général. Il s'agit en somme ni plus ni moins que d'une distorsion de la politique fiscale en faveur des contribuables les plus aisés, au détriment des principes d’égalité devant l’impôt. Par ailleurs, dans un contexte où de nombreuses mesures de politique publique cherchent à répondre à la crise du logement ou à soutenir les ménages modestes, octroyer une réduction d’impôt ciblée sur un projet immobilier spécifique apparaît comme un effet d’aubaine pour des acquéreurs qui auraient acquis le bien de toute façon ou profité de la dynamique du marché post-olympique. Cela risque d’augmenter la spéculation immobilière locale plutôt que de répondre à des besoins de logement durable ou accessible. Enfin, en conditionnant cette niche fiscale à un lieu précis et à une opération de valorisation patrimoniale, on crée une inégalité de traitement entre les territoires et les contribuables. D’autres zones déficitaires en logements ou en besoins sociaux ne bénéficient pas d’un traitement similaire, alors même que des investissements publics pourraient y générer des retombées socio-économiques plus larges. Pour toutes ces raisons, nous proposons la suppression de cet article injuste socialement, coûteux pour les finances publiques et inefficace pour l'accès au logement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002210
Dossier : 2210
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Adopté
08/01/2026
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L’article 27 quaterdecies porte le plafond du tarif de la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation de véhicules (cartes grises) de 60 euros à 70 euros par cheval administratif. Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui affecte le pouvoir d’achat des Français, en particulier dans les zones où l’offre de transport est insuffisante et rend nécessaire l’utilisation de la voiture. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002211
Dossier : 2211
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Adopté
08/01/2026
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Amendement de coordination avec l’article 27 sexdecies, qui étend le champ d’application du versement mobilité régional (VMR) à l’outre-mer. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002213
Dossier : 2213
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Rejeté
08/01/2026
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Cet article introduit une contribution d’office pour les producteurs relevant d’une filière de responsabilité élargie du producteur (REP) qui ne s’acquittent pas de l’éco-contribution ou n'affichent pas leur identifiant unique, élargit le champ de la filière REP de l’ameublement, en y incluant les produits des arts de la table et d’équipements de la cuisine et rend obligatoire la mention de l’identifiant unique attribué à tout producteur participant à une filière REP sur ses factures. Or l'obligation d'une mention de l'identifiant unique sur les facteurs ne semble pas pleinement relever du domaine de la loi de finances. De plus, l'obligation d'affichage de l'identifiant unique constitue une nouvelle obligation très lourde, dont il n'est pas démontré qu'elle permette de lutter efficacement contre la fraude aux éco-contributions. Enfin, un taux de de contribution de 5 % du montant hors taxes des ventes en cas de défaut d'affichage de l'identifiant unique est excessif. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000222
Dossier : 222
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir la suppression du sur-amortissement pour le B100 et le biogaz, initialement prévue dans la copie initiale du projet de loi de finances pour 2026 présentée par le Gouvernement. Le sur-amortissement est un amortissement supplémentaire, calculé en pourcentage de la valeur du véhicule. Ce sur-amortissement permet de générer une déduction fiscale pour les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu, à condition que le véhicule utilise une énergie "verte". Seulement, ce dispositif est aujourd'hui très large, car il peut concerner des véhicules roulant au gaz naturel pour véhicule (qui est une énergie fossile), ou au B100, un biocarburant dont les performances environnementales sont discutables et les soutiens fiscaux aussi nombreux que coûteux. C'est pourquoi le Gouvernement proposait initialement, aux alinéas 1 à 3 de l'article 13, de "recentrer le dispositif de déduction exceptionnelle en faveur des poids lourds et véhicules utilitaires légers qui utilisent des énergies propres. Le présent article propose de réserver son bénéfice aux seuls véhicules à émission nulle, fonctionnant exclusivement à l’électricité ou à l’hydrogène, qui sont des technologies ne générant aucune émission directe de CO₂ à l’usage. Ce recentrage vient renforcer la cohérence du dispositif d’incitation à l’acquisition des poids lourds et véhicules propres les moins polluants, avec la trajectoire de réduction des émissions issues du transport routier, en concentrant les incitations sur les motorisations les plus vertueuses au regard des émissions de gaz à effet de serre (GES)." Comme l'indique Transport et Environnement, en 2025, les subventions aux énergies fossiles restent supérieures à celles pour l’électrique. Ce dispositif fiscal participe de cette logique. Cet amendement rapporteraient jusqu'à 60 millions d'euros, qui pourraient utilement être fléchés vers le leasing social, ou l'électrification des poids lourds, y compris par ce même dispositif de sur-amortissement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002225
Dossier : 2225
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Adopté
08/01/2026
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Afin de permettre la mise en œuvre de la nouvelle redevance pour pollution de l’eau par des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), cet amendement précise les modalités de mesure des rejets de ces substances par les industriels. En complément des obligations déjà prévues par le code de l’environnement, il confie au pouvoir réglementaire le soin de définir ces modalités dans certains cas spécifiques. L’objectif est de permettre la prise en compte des mesures de rejets de PFAS déjà réalisées par les industriels, notamment dans le cadre des campagnes de surveillance imposées en 2024 par l’arrêté du ministre de la transition écologique du 20 juin 2023, ainsi que des mesures prescrites à certaines installations par arrêté préfectoral. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002226
Dossier : 2226
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement vise à annuler l’augmentation de l’abattement sur la redevance pour consommation d’eau potable accordé aux irrigants qui n’ont pas d’autre solution que le raccordement au réseau d’eau potable. Sont notamment concernées certaines cultures de maraîchage, d’horticulture et d’arboriculture. Le Gouvernement avait prévu un abattement de de 20 000 m3 d’eau par an, tandis que le Sénat a porté ce volume à de 50 000 m3 d’eau par an. Le seuil de 20 000 m³ d’eau par an a été défini afin de couvrir l’essentiel des exploitations concernées par une forte augmentation de leur consommation d’eau potable, tout en maintenant une incitation à la sobriété hydrique. D’après les éléments transmis par le Gouvernement, le relèvement de l’abattement de 20 000 à 50 000 m³ ne bénéficierait qu’à une dizaine d’exploitations supplémentaires. En effet, le besoin moyen en eau d’une exploitation maraîchère intensive est estimé entre 1 500 et 3 000 m³ par hectare et par an pour l’irrigation. Ainsi, une exploitation maraîchère de 10 hectares consomme en moyenne environ 20 000 m³ d’eau par an. Par ailleurs, selon le recensement agricole de 2020, la surface moyenne des exploitations spécialisées en maraîchage et horticulture est de 11 hectares, ce qui confirme la pertinence du seuil initialement retenu. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002227
Dossier : 2227
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer une exonération sur la consommation d’eau potable pour les entreprises introduite par le Sénat. Cette exonération à la redevance sur la consommation d’eau potable s’appliquerait à hauteur de 75 % du montant dû en 2026, 50 % en 2027 et 25 % en 2028, avant de disparaître en 2029. Elle entrainerait une perte de recette pour les agences de l’eau de l’ordre de 16 millions d’euros pour l’année 2026. Cette exonération apparaît redondante avec une aide prévue par décret par le Gouvernent afin d’atténuer les conséquences de la réforme de la fiscalité de l’eau pour les entreprises industrielles les plus impactées par la hausse de la redevance sur la consommation d’eau potable. Les agences de l’eau verseront, au titre des années d’activité 2025 à 2027, une aide annuelle transitoire et dégressive aux entreprises concernées – elle sera versée avant le 15 mai 2026 au titre des années 2025 et 2026. Les entreprises sont éligibles au dispositif lorsque le coût de la redevance sur l’eau potable dépasse 0,75 % de leur valeur ajoutée. La compensation financière versée couvrira : 100 % du dépassement en 2025, 67 % en 2026 et 33 % en 2027. L’objectif est d’atténuer progressivement l’impact de la redevance lorsque celle-ci devient disproportionnée au regard de l’activité économique de l’entreprise. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002228
Dossier : 2228
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement apporte une correction technique aux modalités de constatation des paramètres fiscaux indexés sur l’inflation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000223
Dossier : 223
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Retiré
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir et avancer à 2026 la suppression du sur-amortissement pour le B100 et le biogaz, initialement prévue dans la copie initiale du projet de loi de finances pour 2026 présentée par le Gouvernement pour 2027. Le sur-amortissement est un amortissement supplémentaire, calculé en pourcentage de la valeur du véhicule. Ce sur-amortissement permet de générer une déduction fiscale pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu, à condition que le véhicule utilise une énergie « verte ». Seulement, ce dispositif est aujourd’hui très large, car il peut concerner des véhicules roulant au gaz naturel pour véhicule (qui est une énergie fossile), ou au B100, un biocarburant dont les performances environnementales sont discutables et les soutiens fiscaux aussi nombreux que coûteux. C’est pourquoi le Gouvernement proposait initialement, aux alinéas 1 à 3 de l’article 13, de « recentrer le dispositif de déduction exceptionnelle en faveur des poids lourds et véhicules utilitaires légers qui utilisent des énergies propres. Le présent article propose de réserver son bénéfice aux seuls véhicules à émission nulle, fonctionnant exclusivement à l’électricité ou à l’hydrogène, qui sont des technologies ne générant aucune émission directe de CO₂ à l’usage. Ce recentrage vient renforcer la cohérence du dispositif d’incitation à l’acquisition des poids lourds et véhicules propres les moins polluants, avec la trajectoire de réduction des émissions issues du transport routier, en concentrant les incitations sur les motorisations les plus vertueuses au regard des émissions de gaz à effet de serre (GES). » Ce recentrage vertueux n’a pas à attendre fin 2026 : il est souhaitable de le faire au plus tôt. Comme l’indique Transport et Environnement, en 2025, les subventions aux énergies fossiles restent supérieures à celles pour l’électrique. Ce dispositif fiscal participe de cette logique. Cet amendement rapporteraient jusqu’à 60 millions d’euros, qui pourraient utilement être fléchés vers le leasing social, ou l’électrification des poids lourds, y compris par ce même dispositif de sur-amortissement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002230
Dossier : 2230
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement prévoit l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que les seuils et limites qui lui sont associés, sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac prévue en 2025, qui s’établit à 0,9 % selon les dernières données de l’INSEE. Bien que cet article, en indexant la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, permet d’éviter que près de 200 000 foyers fiscaux ne deviennent imposables du seul fait de l’absence de revalorisation du barème, 18 % des foyers fiscaux continueraient néanmoins à subir les effets du gel, soit près de 40 % des foyers s’acquittant effectivement de l’impôt sur le revenu. En conséquence, cet amendement propose de réécrire cet article afin de prévoir l’indexation de l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, tout en ajustant les conditions de son entrée en vigueur en tenant compte de la date d’adoption de la loi de finances pour 2026 au cours de l’année 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000224
Dossier : 224
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir la suppression du système de plafonnement du montant d’imposition d’un même véhicule lorsqu’il cumule un malus CO₂ et un malus poids, initialement prévue dans la copie initiale du projet de loi de finances pour 2026 présentée par le Gouvernement. Comme l’indique à juste titre l’exposé des motifs du PLF initial, ce « dispositif de plafonnement du cumul des deux malus, inutilement complexe et favorisant les véhicules lourds et fortement émetteurs » convient d’être « supprimé en 2028 ». Il est proposé de revenir à cette intention initiale, cohérente avec nos engagements climatiques et nos objectifs de maîtrise des émissions du secteur des transports. Le plafonnement du cumul des deux malus est effectivement problématique à plusieurs égards. Sur le plan environnemental, le malus CO₂ et le malus poids poursuivent des objectifs complémentaires : – le premier vise à réduire les émissions directes ; – le second à limiter la prolifération des véhicules lourds, plus dangereux, plus polluants et plus consommateurs de ressources. Leur cumul est donc légitime et cohérent. En plafonnant ce cumul, on réduit artificiellement le signal-prix adressé aux constructeurs comme aux acheteurs et on neutralise une partie de l’effet incitatif voulu par le législateur. Par ailleurs, dans les faits, le plafonnement bénéficie principalement — et parfois exclusivement — aux modèles dépassant largement les seuils réglementaires, c’est-à-dire des SUVs et véhicules très puissants dont l’impact climatique et la consommation de ressources sont parmi les plus élevés du marché. Le plafonnement revient donc à créer un traitement fiscal plus favorable pour les véhicules les plus nuisibles, ce qui va à rebours de l’objectif de transition écologique et du principe de contribution équitable à l’effort climatique. Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France. Les véhicules lourds et fortement motorisés constituent une part croissante de ces émissions. Il convient donc d’agir urgemment. Sur le plan économique et de la justice sociale, le plafonnement limite mécaniquement les recettes du malus, alors même qu’elles sont destinées à financer des politiques de mobilité plus durables et à compenser les externalités négatives du secteur automobile. Sa suppression permettrait de restaurer un niveau de recettes cohérent avec l’impact réel des véhicules concernés, et de réduire une dépense fiscale injustifiée dont ne bénéficient que des ménages aux plus hauts niveaux de revenus. Sur le plan de la simplicité et de la lisibilité du droit, le plafonnement complexifie et alourdit l’architecture du malus environnemental, en imposant au contribuable comme à l’administration un calcul incohérent. Sa suppression simplifierait le système fiscal, le rendrait plus prévisible et renforcerait son acceptabilité. Pour toutes ces raisons — environnementales, budgétaires, administratives et d’équité fiscale — il est nécessaire de revenir à la solution la plus cohérente : la suppression pure et simple du plafonnement du cumul des malus CO₂ et poids, conformément à l’esprit et aux objectifs du projet de loi de finances initial. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002244
Dossier : 2244
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08/01/2026
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Le présent amendement vise à garantir le fait que le statut du bailleur privé sera effectivement utilisé par les contribuables, en le rendant plus attractif. Pour cela, il procède aux modifications suivantes : – il limite l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France ; – il prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %. Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf ; – il propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif ; – il précise que la location doit être effective et continue, l’objectif étant d’éviter qu’un contribuable puisse revendiquer le bénéfice de l’amortissement alors que l’engagement de location est entrecoupé de périodes de vacances injustifiées causées par la seule volonté du propriétaire ; – il rend impossible le bénéfice du mécanisme de l’amortissement lorsque le logement est loué à un membre de son foyer fiscal ou à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus ; – il propose une modification afin d’éviter une double déduction des dépenses relatives aux travaux de rénovation énergétique, à la fois au titre du mécanisme d’amortissement créé par cet article et au titre des dépenses d’amélioration et de réparation existant pour la location nue (a et b de l’article 31 du code général des impôts) ; – il propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal. Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire ; – et il prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent. Il propose également quelques modifications rédactionnelles afin de garantir la bonne application juridique du dispositif. Surtout, il procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. Une application rétroactive du dispositif pourrait en effet constituer un effet d’aubaine pour les contribuables ayant acquis un logement entre le 1er janvier 2026 et la date de promulgation de la loi, situation susceptible, le cas échéant, d’entraîner la censure de l’ensemble de l’article par le Conseil constitutionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002245
Dossier : 2245
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Adopté
08/01/2026
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Amendement reportant aux exercices clos à compter du 31 décembre 2026 l’application de l’article 3, compte tenu de l’absence d’adoption de la loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002246
Dossier : 2246
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Adopté
08/01/2026
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Il s’agit d’un amendement de repli par rapport à la suppression de l’article qui a la préférence de l’auteur de cet amendement. Cet amendement de repli conserve les dispositions de l’article 3 quater tel qu’issu du Sénat en précisant la liste des biens somptuaires exclus de l’assiette du pacte Dutreil. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002247
Dossier : 2247
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Non soutenu
08/01/2026
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La défiscalisation des indemnités journalières figure dans le projet de loi de finances pour 2026 parmi les « dépenses fiscales dont la justification ou l’efficacité peut être questionnée ». La non-taxation des indemnités journalières versées aux personnes atteintes de pathologies graves et invalidantes répond à un objectif économique et social pourtant clair : limiter la chute brutale de leurs revenus, lesquels sont souvent divisés par deux pendant la période de maladie. Cette dépense fiscale ne constitue en réalité qu’une atténuation minimale des conséquences économiques de la maladie. Dans un budget qui alterne entre cadeaux fiscaux aux plus riches et augmentation de la pression fiscale sur les classes populaires, la mesure présentée dans cet article en représente l’acmé, le symbole même d’un budget profondément antisocial. Les 800 millions d’euros d’économies réalisées au détriment des personnes en affection de longue durée apparaissent d’autant plus insupportables que, dans le même temps, plus de 6 milliards d’euros d’impôts pesant sur les plus fortunés ont été supprimés par la majorité sénatoriale. Combinée à un projet de loi de financement de la sécurité sociale défavorable aux malades, cette mesure inflige une double peine aux personnes en affection de longue durée. La proposition présentée par le Sénat comme une solution intermédiaire, consistant à n’exonérer les indemnités journalières de l’impôt sur le revenu qu’à hauteur de 50 %, ne saurait constituer un compromis acceptable. C’est pourquoi la suppression de cette mesure s’impose à la fois comme une nécessité sociale et morale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002248
Dossier : 2248
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08/01/2026
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Le présent amendement propose de réduire, à l’article 31, le montant de la minoration de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) du bloc communal à hauteur de la majoration de la dotation « élu local » (DPEL) envisagée à l’article 35. En effet, le rapporteur général propose de majorer la DPEL de 23 millions d’euros, contre 59,4 millions d’euros dans le texte issu des travaux du Sénat – qui minorait d’autant la DCRTP des communes. Ce montant correspond à l’estimation faite par le Gouvernement des dépenses supplémentaires liées à la réforme de la DPEL. En effet, la loi du 22 décembre 2025 portant création d’un statut de l’élu local étend la part « socle » du dispositif aux communes de moins de 3 500 habitants (contre 1 500 habitants auparavant) et sa majoration relative aux frais de gardes aux communes de moins de 10 000 habitants (contre 4 500 habitants auparavant). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002249
Dossier : 2249
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Rejeté
08/01/2026
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Dans sa version initiale, l’article 31 diminue de 25 % le prélèvement sur les recettes de l’État visant à compenser aux collectivités territoriales la division par deux des valeurs locatives des établissements industriels (PSR VLEI), lequel s’établirait à 3,5 milliards d’euros en 2026. Cette mesure vise à maîtriser la très forte dynamique du PSR en rapprochant le montant de cette compensation de son niveau d’origine de 2021, qui s’élevait alors à 3,3 milliards d’euros. Les modifications introduites au Sénat réduisent la minoration du PSR VLEI de 25 % à 19,3 %, tout en plafonnant sa minoration pour chaque collectivité territoriale ou EPCI à hauteur de 2 % de leurs recettes réelles de fonctionnement (RRF). Le coût de ces mesures pour l’État est estimé, par rapport au texte initial, à 425 millions d’euros. Le rapporteur général est favorable à la mise en place de la garantie individuelle proposée par le Sénat, sous réserve de maintenir la minoration du montant du PSR VLEI. Cette solution intermédiaire, dont le coût est ramené à 186 millions d’euros par rapport au texte initial, assure la contribution du bloc communal au rétablissement de la situation de nos finances publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000226
Dossier : 226
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l'article 15 bis, introduit au Sénat, qui prévoit une exonération de taxe sur les billets d'avion (TSBA) pour certaines liaisons aériennes de petits aéroports régionaux soumis à des obligations de service public, dès lors que le trafic annuel est inférieur à 150 000 passagers. Si cet article se présente comme un dispositif en faveur du « désenclavement » de certaines zones, il est en réalité profondément contestable sur le plan écologique, économique et de cohérence des politiques publiques. Sur le plan environnemental, le subventionnement indirect des énergies fossiles et en particulier de l’aviation ne peut pas constituer une solution durable à l'accès à la mobilité et au « désenclavement » dans l'Hexagone. L'aviation est effectivement le moyen de transport le plus polluant, au regard du nombre de passagers concernés. L’exonération de TSBA pour certaines liaisons revient à favoriser l’usage de ce mode de transport extrêmement polluant, au détriment du nécessaire développement des alternatives de transport durables (transports en commun : ferroviaire, autobus ou plus largement mobilité décarbonée). Une telle mesure de soutien à l'aviation détourne des modes de transport alternatifs des voyageurs, alors même qu'un taux de remplissage plus important permettrait de développer l'offre et d'en réduire le prix. Par ailleurs, l'exonération de TSBA prive les pouvoirs publics de recettes - certes limitées - mais qui n'en pourraient pas moins être utiles pour développer l'offre durable. En somme, soutenir ces liaisons aériennes plutôt qu’une véritable politique de mobilité intégrée est contradictoire avec les objectifs de réduction des émissions définis par la loi et les engagements climatiques nationaux et européens. Sur le plan de l'aménagement du territoire, si les petites plateformes régionales jouent un rôle parfois utile, cela ne doit pas se traduire par un allégement fiscal spécifique à l’aviation bénéficiant à une minorité d'usagers, mais plutôt par des politiques de transport intégrées et durables, adaptées aux besoins des populations locales dans leur grande majorité. Rien ne justifie, en 2026, la création d'une niche fiscale brune supplémentaire dans un secteur non soutenable. Sur le plan économique et budgétaire, même si l'impact de cette exonération est limitée une fois considérée à l’échelle nationale, la mesure entérine une politique de subvention à l’aviation plutôt que de renforcer la cohérence écologique du budget. Dans un contexte de contraintes budgétaires fortes et d’impératifs climatiques, il est incohérent d’affaiblir un instrument fiscal sans replacer cette dépense dans une stratégie de transition énergétique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000227
Dossier : 227
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l'article 15 quater, introduit au Sénat, qui prévoit un suramortissement pour le renouvellement des flottes des compagnies aériennes. Car dans les faits, cet article procède en réalité à la création d'une niche fiscale massive et disproportionnée pour les compagnies aériennes, sans véritable effet sur la transition du secteur. Le remplacement d’appareils anciens par des avions plus récents, certes moins gourmands en carburant, se ferait de toute manière et ne nécessite pas une incitation fiscale aussi coûteuse. Ainsi, cette mesure reviendrait essentiellement à offrir un cadeau budgétaire aux compagnies aériennes, sans contrepartie réelle en termes d’implantation, d’activité ou de réduction d’émissions. Comme l'indiquait M. le Ministre Roland Lescure en Séance publique le 27 octobre : « à ce niveau-là, ce n’est même plus un effet d’aubaine ! Vous remplacez un vieux coucou par un avion moderne et vous obtenez 30 % de réduction d’impôt. Tous les avions modernes consomment entre 15 % et 20 % de moins que les vieux coucous, sachant que les avions que l’on remplace aujourd’hui ont généralement 30 ou 40 ans. » Ces « amendements sont surtout un superbe cadeau aux compagnies aériennes. Est-ce que cela conduira Ryanair à s’installer en France ? J’en doute ! À ce compte-là, la France n’est plus un paradis fiscal, c’est l’Eldorado des compagnies aériennes… » Par ailleurs, cette incitation n’entraînera pas la disparition effective des appareils les plus polluants : ils continueront d’être exploités ailleurs ou viendront simplement augmenter la capacité globale des flottes pour répondre à la hausse du trafic aérien. Sans régulation ambitieuse pour limiter l’usage des avions les plus émetteurs et contenir la croissance du trafic, ce suramortissement ne ferait qu’ajouter une niche fiscale supplémentaire au bénéfice d’un secteur déjà fortement émetteur. En l’état, cette mesure ne contribue donc aucunement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’aviation, mais bien seulement au creusement du déficit budgétaire. Elle doit donc être supprimée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000229
Dossier : 229
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer la disposition proposant de renforcer le tarif réduit sur l’accise sur l’électricité dont bénéficient certains centres de données (datacenters). Pour rappel, cette dépense permet aux centres de stockage de données répondant aux conditions prévues par l’article L. 312‑70 du code des impositions sur les biens et services de bénéficier d’un tarif réduit sur l’accise sur l’électricité de 12 €/MWh au lieu du tarif normal de 20,90 €/MWh. D’après RTE, la consommation d’électricité des datacenters en France s’élevait à 10 TWh en 2022, soit 2 % de la consommation française totale en électricité. Au tarif normal de 20,90 €/MWh, les datacenters devraient donc s’acquitter d’une accise sur l’électricité de 209 M€. L’article 18 du projet de loi de finances pour 2026 propose de porter ce tarif à 10 €/MWh, ce qui constituerait un coût supplémentaire pour les finances publiques de plusieurs millions d’euros. Rappelons que ces tarifs constituent autant de diminutions des recettes fiscales de l’État. Ils doivent donc être réservés en priorité à des infrastructures présentant un intérêt national ou collectif le justifiant. Conformément au principe d’égalité devant l’impôt, et considérant que l’intérêt d’un datacenter pour la collectivité ne peut pas être établi a priori, il n’est pas justifié de proposer aux datacenters une diminution de l’impôt. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000230
Dossier : 230
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer le tarif réduit sur l’accise sur l’électricité dont bénéficient certains centres de données (datacenters) au titre des tarifs réduits pour les procédés et activités industriels (article L. 312‑64 du code des impositions sur les biens et services). Pour rappel, cette dépense permet aux centres de stockage de données répondant aux conditions prévues par l’article L. 312‑70 du code des impositions sur les biens et services de bénéficier d’un tarif réduit sur l’accise sur l’électricité de 12 €/MWh au lieu du tarif normal de 20,90 €/MWh. D’après RTE, la consommation d’électricité des datacenters en France s’élevait à 10 TWh en 2022, soit 2 % de la consommation française totale en électricité. Au tarif normal de 20,90 €/MWh, les datacenters devraient donc s’acquitter d’une accise sur l’électricité de 209 M€. Rappelons que ces tarifs constituent autant de diminutions des recettes fiscales de l’État. Ils doivent donc être réservés en priorité à des infrastructures présentant un intérêt national ou collectif le justifiant. Conformément au principe d’égalité devant l’impôt, et considérant que l’intérêt d’un datacenter pour la collectivité ne peut pas être établi a priori, il n’est pas justifié de proposer aux datacenters une diminution de l’impôt. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000231
Dossier : 231
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à revenir sur la suppression de la majoration de la redevance pour pollution de l'eau d’origine non domestique des industriels non raccordés au réseau public de collecte des eaux usées, pour les entreprises les plus polluantes. Le II ter de l'article L. 213-10-2 du code de l'environnement prévoit une majoration de 40 % lorsque le niveau théorique de pollution lié à l'activité dépasse un seuil et, soit lorsque le suivi régulier des rejets n'est pas contrôlé périodiquement par le redevable, soit lorsque le dispositif de suivi régulier des rejets n'est pas agréé par l'agence de l'eau ou par un organisme mandaté. En d'autres termes, cette majoration est prévue pour les industries polluantes qui ne contrôlent pas correctement leur pollution. L'exposé des motifs justifie cette suppression car cette majoration serait redondante avec la procédure de taxation d’office prévue à l’article L. 213-11-6 du code de l’environnement. Néanmoins, l'article L. 213-11-6 ne mentionne pas le taux de 40 %, et cette taxation reste à la main de l'administration fiscale. Supprimer la majoration, c'est prendre le risque que certaines taxations d'office ne soient pas engagées, ou que le niveau de taxation soit inférieur, ce qui n'est pas justifié au regard des enjeux de transition écologique et de santé publique. Tel est l'objet de cet amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000232
Dossier : 232
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à restreindre le périmètre de cette niche fiscale créée par l’article 20, qui a été considérablement augmenté lors de son examen au Sénat, passant de 20 000 m3 à 50 000 m3. D’une part, cette niche fiscale est contraire aux objectifs de sobriété hydrique ; et d’autre part, elle est également contraire aux objectifs de bon usage de l’eau potable, qu’il convient, notamment pour des raisons budgétaires, d’employer le moins possible à l’irrigation agricole. C’est pourquoi il est proposé : – de restreindre le volume pouvant être exclu de l’assiette (de 50 000 m3, correspondant à l’irrigation de 25 hectares, à 5 000 m3, correspondant à l’irrigation de 2 à 3 hectares) ; – de réserver cette exonération aux surfaces en agriculture biologique, afin que cette niche fiscale soit un levier complémentaire à la transition vers ce modèle d’agriculture. Tel est l’objet de cet amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000233
Dossier : 233
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08/01/2026
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Le présent amendement du groupe écologiste et social propose des ajustements visant à relever l’ambition des dispositifs relatif à la TGAP pour le stockage. Notre groupe propose de maintenir la reconduction de cette taxe graduelle basée sur le principe pollueur-payeur et l’accroissement de son taux, destiné à inciter encore davantage la réduction de l’enfouissement des déchets pour favoriser la hiérarchie des modes de traitement et orienter plus massivement les flux de déchets vers la valorisation matière (réutilisation, réparation, recyclage). Le présent amendement revient à la version initiale proposée par le Gouvernement, en supprimant la réduction de tarif adoptée au Sénat. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000234
Dossier : 234
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08/01/2026
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Le présent amendement du Groupe écologiste et social vise à supprimer la nouvelle exonération de TGAP introduite par le Sénat pour des ICPE réduisant leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous soutenons que les installations performantes dans la valorisation des déchets ou performantes dans la réduction de leurs émissions polluantes doivent pouvoir bénéficier de tarifs réduits de TGAP, mais une exonération pure et simple telle qu’adoptée par le Sénat contrevient au principe pollueur-payeur puisqu’il ne permet pas de répondre à l’objectif de réduire la quantité de déchets receptionnés dans ces installations, et donc générés en amont de leur élimination. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000235
Dossier : 235
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08/01/2026
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L’article 21 du projet de loi de finances codifie au sein du CIBS une grande partie des politiques fiscales comportementales relatives à la gestion des déchets et à l’économie circulaire : refonte et prorogation de la TGAP, instauration d’une taxe sur les emballages plastiques non recyclés, aménagement de la TVA concernant les opérations de collecte et de traitement des déchets.
En outre, le présent amendement propose de ne plus totalement exempter les CSR de la TGAP et de leur appliquer un taux réduit de TGAP équivalent à celui prévu pour les installations d’incinération performantes. Le groupe écologiste et social appelle le Gouvernement à accompagner cette mesure d’un soutien massif aux collectivités territoriales assurant la compétence du service public de gestion des déchets, afin de leur donner les moyens d’investir dans de nouvelles installations de tri et de valorisation matière qui permettront de réduire les flux de déchets envoyés à l’élimination.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000236
Dossier : 236
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rehausser de 5 à 10 centimes le montant de la taxe devant être acquittée par les premiers producteurs de déchets, les industriels, afin de répondre à certains angles morts des politiques actuelles en matière de prévention des déchets. L’article 21 ter vise à créer une taxe en amont sur les produits manufacturés sans filière de récupération (hors alimentation, énergie, produits de première nécessité ou soumis à la responsabilité élargie du producteur), dans la lignée de la proposition n°5 du rapport d’information du Sénat sur l’application de la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. La mise en place progressive de la tarification incitative en matière de gestion des déchets, censée encourager la réduction et le tri, a été aussi génératrice d’inégalités dans certains territoires. En liant le coût du service à la quantité de déchets produits, elle tend à faire peser une part croissante du financement sur les ménages, alors même que certains, particulièrement vulnérables, n’ont qu’une marge de manœuvre limitée pour réduire certains types de déchets. L’incompréhension face à un système de gestion des déchets perçu comme injuste et opaque est proportionnelle au laxisme encore flagrant à l’encontre des premiers générateurs de déchets, les industriels. Ne pas s’attaquer aux principaux émetteurs de déchets revient non seulement à retarder davantage le respect des engagements pris par la France en matière de réduction des déchets, mais cela représente également un manque à gagner important pour les collectivités, alors que les dépenses du service public de gestion des déchets augmentent continuellement depuis 20 ans malgré une baisse majeure de recettes pour les collectivités. En amont, l’étape de la production est, en effet, particulièrement émettrice de gaz à effet de serre. L’extraction de matières premières, leur transformation en produit, le conditionnement et le transport sont ainsi responsables de 62 % des émissions mondiales de GES. Si le recyclage et la valorisation des déchets peuvent contribuer à limiter leur impact environnemental, la réduction à la source demeure le levier le plus efficace pour atteindre les objectifs climatiques et écologiques. Or, certains produits non manufacturés ou composés de matériaux complexes ne disposent d’aucune filière de tri ou de valorisation, entraînant leur élimination directe et un coût supplémentaire pour les collectivités. Le présent amendement propose donc de rehausser le montant de la taxe spécifique sur les produits non manufacturés ne relevant d’aucune filière de tri, afin de responsabiliser les metteurs sur le marché et d’encourager la création de nouvelles filières de valorisation. Le groupe Écologiste et Social suggère vivement que le produit de cette taxe soit affecté aux collectivités pour soutenir la revalorisation à échelle locale, afin de renforcer l’accompagnement de ces dernières dans la gestion des déchets. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000237
Dossier : 237
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à fixer à 50 € le montant de la taxe sur les importations de pays hors-UE d’articles à faible valeur. Dans le cadre de la réforme de l’Union douanière, la Commission européenne a pour ambition d’instaurer un prélèvement sur l’importation d’articles à faible valeur destinés à des particuliers, principalement issus d’achats réalisés sur certaines plateformes de e-commerce. Dans le PLF 2026 et son article 22, la France entend anticiper la mise en place d’un tel malus dans les plus brefs délais, en instituant dès 2026 une taxe de 2 € par article importé d’hors UE (montant rehaussé à 5 € au Sénat). Cette mesure concerne avant tout l’importation de produits achetés sur les sites des géants chinois de fast-consommation SHEIN et TEMU. Le groupe Écologiste et Social dénonce ce modèle de consumérisme à outrance qui représente une menace directe pour notre modèle de commerce français. Les boutiques de proximité sont aujourd’hui très largement en danger de disparition du fait d’une concurrence extrême de la part du commerce en ligne qui ne connaît pas les mêmes contraintes fiscales notamment. Nous souhaitons aussi rappeler que la fast-consommation, et en particulier la fast-fashion, a des impacts humains, sociaux et environnementaux destructeurs : – exploitation de la main d’œuvre ouvrière (travail forcé des peuples ouïghours, des mineurs, absence de contrat de travail, horaires dépassant les 75h/semaine) ; – des prix cassés pour inciter, souvent les plus jeunes, à consommer encore et encore des articles de mauvaise qualité dont ils se lassent immédiatement ; – un marketing ultra-agressif, avec plus de 50 milliards de publicités sur internet ; – la destruction de l’environnement, la contamination des cours d’eau et des océans aux microplastiques, l’utilisation de quantités astronomiques d’eau et d’énergies fossiles pour produire les vêtements et pour les transporter partout à travers le monde, sans compter des émissions de gaz à effet de serre extrêmement élevées. Un article acheté sur SHEIN coûte en moyenne 7,40 €, et un article acheté sur TEMU 13 € : les acheteurs sont donc incités à dépenser souvent beaucoup d’argent pour de nombreux articles qu’ils ne portent ou n’utilisent que quelques fois avant de les jeter. À contrario de ce modèle, pour le groupe Écologiste et Social, la priorité doit être à la sobriété : consommer moins et mieux. Nous soutenons ainsi un modèle plus durable, d’achats qui durent dans le temps et que l’on ne rachète pas tous les ans. C’est dans cette perspective que cet amendement d’appel que nous proposons, fixe le montant de la taxe à 50 € sur ces produits importés pour les rendre moins attractifs que l’achat de produits qui résistent dans le temps, qui ne se démodent pas, qui sont confectionnés dans des conditions dignes, et qui soutiennent nos commerces de proximité et nos techniques et savoir-faire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000238
Dossier : 238
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à fixer à 25 € le montant de la taxe sur les importations de pays hors-UE d’articles à faible valeur. Dans le cadre de la réforme de l’Union douanière, la Commission européenne a pour ambition d’instaurer un prélèvement sur l’importation d’articles à faible valeur destinés à des particuliers, principalement issus d’achats réalisés sur certaines plateformes de e-commerce. Dans le PLF 2026 et son article 22, la France entend anticiper la mise en place d’un tel malus dans les plus brefs délais, en instituant dès 2026 une taxe de 2 € par article importé d’hors UE (montant rehaussé à 5 € au Sénat). Cette mesure concerne avant tout l’importation de produits achetés sur les sites des géants chinois de fast-consommation SHEIN et TEMU. Le groupe Écologiste et Social dénonce ce modèle de consumérisme à outrance qui représente une menace directe pour notre modèle de commerce français. Les boutiques de proximité sont aujourd’hui très largement en danger de disparition du fait d’une concurrence extrême de la part du commerce en ligne qui ne connaît pas les mêmes contraintes fiscales notamment. Nous souhaitons aussi rappeler que la fast-consommation, et en particulier la fast-fashion, a des impacts humains, sociaux et environnementaux destructeurs : – exploitation de la main d’œuvre ouvrière (travail forcé des peuples ouïghours, des mineurs, absence de contrat de travail, horaires dépassant les 75h/semaine) ; – des prix cassés pour inciter, souvent les plus jeunes, à consommer encore et encore des articles de mauvaise qualité dont ils se lassent immédiatement ; – un marketing ultra-agressif, avec plus de 50 milliards de publicités sur internet ; – la destruction de l’environnement, la contamination des cours d’eau et des océans aux microplastiques, l’utilisation de quantités astronomiques d’eau et d’énergies fossiles pour produire les vêtements et pour les transporter partout à travers le monde, sans compter des émissions de gaz à effet de serre extrêmement élevées. Un article acheté sur SHEIN coûte en moyenne 7,40 €, et un article acheté sur TEMU 13 € : les acheteurs sont donc incités à dépenser souvent beaucoup d’argent pour de nombreux articles qu’ils ne portent ou n’utilisent que quelques fois avant de les jeter. À contrario de ce modèle, pour le groupe Écologiste et Social, la priorité doit être à la sobriété : consommer moins et mieux. Nous soutenons ainsi un modèle plus durable, d’achats qui durent dans le temps et que l’on ne rachète pas tous les ans. C’est dans cette perspective que cet amendement d’appel que nous proposons, fixe le montant de la taxe à 25 € sur ces produits importés pour les rendre moins attractifs que l’achat de produits qui résistent dans le temps, qui ne se démodent pas, qui sont confectionnés dans des conditions dignes, et qui soutiennent nos commerces de proximité et nos techniques et savoir-faire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000239
Dossier : 239
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à compléter l’article 25 septies afin d’étendre le taux réduit de 5,5 % de taxe sur la valeur ajoutée aux opérations de réparation d’un ensemble élargi de biens du quotidien : mobilier, équipements électriques et électroniques, instruments de musique, outils de bricolage et de jardinage, matériel sportif et de loisirs, ainsi qu’appareils destinés à la production ou à l’économie d’énergie. Il s’inscrit dans la continuité de la politique publique de soutien à l’économie circulaire et au réemploi, en renforçant l’attractivité économique du secteur de la réparation. Le développement de ces activités de proximité constitue un levier majeur pour allonger la durée de vie des produits, réduire la production de déchets et créer des emplois non délocalisables. Pourtant, le secteur reste fragile puisque nombre de réparateurs indépendants font face à des marges limitées et à une concurrence accrue du neuf, souvent importé à bas coût. La baisse du taux de TVA sur la réparation ambitionne de soutenir ces professionnels, d’inciter les consommateurs à réparer plutôt qu’à remplacer, et de consolider une filière indispensable à la transition écologique. Cette mesure s’inscrit dans la dynamique européenne ouverte par la directive 2022/542, qui autorise l’application d’un taux réduit aux activités de réparation. Plusieurs États membres, dont la Belgique, le Luxembourg et le Portugal, ont déjà franchi le pas. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000024
Dossier : 24
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08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer trajectoire de convergence progressive des fiscalités appliquées à l’électricité et au gaz introduite au Sénat. Si l’opération est neutre du point de vue des finances publiques, elle va peser lourdement sur les personnes obligées de se chauffer au gaz. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000242
Dossier : 242
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à modifier l’article 1407 ter du code général des impôts afin de relever le plafond de majoration de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires (et des logements vacants désormais comme le prévoit l’article 27 ter adopté au Sénat) de 60 % à 100 %, afin de lutter contre les logements vacants et permettre aux collectivités locales d’étendre ce levier fiscal. Face à la rareté des logements et à la multiplication de logements vacants, la problématique de la double résidence engendre un coût social. Dans de nombreuses villes, l’offre de logement ne parvient plus à répondre à la demande, notamment dans les zones touristiques, où le nombre d’habitations vacantes se heurte aux besoins des habitants locaux, qui peinent à trouver un logement face à la prédominance de résidences secondaires inoccupées. La part consacrée au logement pour les ménages s’est également fortement accrue depuis 20 ans, et l’absence d’une politique volontariste du logement a conduit à une érosion de la construction ces dernières années. Étendre la taxe d’habitation des logements secondaires apparaît également comme un levier fiscal indispensable pour nos communes, afin de pouvoir continuer d’assurer la continuité de nos services publics et de préserver leurs investissements. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000243
Dossier : 243
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’ensemble des dispositions introduisant de nouvelles charges financières pour les usagers des services publics, en particulier pour les personnes étrangères et les justiciables. Le projet de loi prévoit en effet une augmentation des taxes liées à la délivrance et au renouvellement des titres de séjour, la création d’une nouvelle taxe pour les autorisations provisoires de séjour, ainsi qu’une hausse de 360 % du droit de timbre pour les demandes liées à la nationalité. Parallèlement, il instaure une contribution à l’aide juridique d’un montant de 50 € pour les procédures civiles et prud’homales, à l’exception de quelques matières ou pour les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle. Ces mesures participent d’une même logique de précarisation, en transférant sur les plus fragiles la charge du financement de politiques publiques. Il doit être rappelé que d’après l’INSEE, le taux de pauvreté des personnes immigrées s’élevait en 2021 à 30,6 %, soit 17,9 points de plus que celui des personnes non immigrées. En rendant l’accès au séjour, à la nationalité et à la justice plus coûteux, ces dispositions risquent de maintenir dans la marginalité ceux qu’elles prétendent intégrer. L’argument selon lequel ces mesures constitueraient un levier d’intégration par le travail des personnes étrangères ou de responsabilisation des justiciables est non seulement infondé mais profondément cynique. Dans ce contexte, le groupe Écologiste et Social s’oppose à ces dispositions régressives qui font de l’argent un filtre à l’exercice des droits fondamentaux, qu’il s’agisse du droit au séjour, de la nationalité ou de l’accès à la justice. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000244
Dossier : 244
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’augmentation des taxes liées à la délivrance et au renouvellement des titres de séjour, la création d’une nouvelle taxe pour les autorisations provisoires de séjour ainsi que les hausses prévues pour les timbres fiscaux relatifs aux demandes liées à la nationalité. Les données disponibles montrent que les personnes immigrées sont dans une situation de grande fragilité économique. D’après les données consolidées de l’INSEE pour 2021, leur taux de pauvreté s’élève à 30,6 %, soit 17,9 points de plus que celui des personnes non immigrées. Autrement dit, les immigrés sont 2,4 fois plus exposés à la pauvreté. Toujours selon l’INSEE, près de 70 % d’entre eux ont un niveau de vie inférieur au niveau médian. Le projet de loi prévoit pourtant d’augmenter les coûts administratifs : la délivrance ou le renouvellement d’un titre de séjour passerait de 225 € à 350 €, droits de timbre inclus ; une nouvelle taxe serait créée pour les autorisations provisoires de séjour, jusqu’ici exonérées ; enfin, le droit de timbre pour les demandes de naturalisation connaîtrait une hausse de 360 %, atteignant 255 €. Ces mesures s’inscrivent dans une logique constante de précarisation, qui ne passe plus seulement par l’instabilité administrative mais désormais par une pression financière. En rendant l’accès au séjour et à la nationalité plus coûteux, elles risquent de maintenir, voire de pousser davantage de personnes dans l’irrégularité. Plus encore, l’évaluation préalable de l’article 30 ose affirmer que « ces mesures pourraient encourager les ressortissants étrangers à intégrer le marché du travail ». Un argument cynique qui revient à assimiler une politique d’appauvrissement , appelée de ses vœux par l’extrême droite, comme un levier d’intégration par le travail. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000245
Dossier : 245
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer la taxe de 100 € que le projet de loi souhaite rendre applicable aux autorisations provisoires de séjour, lesquels concernent des situations de séjour de courte durée. Le texte prévoit l’instauration de frais pour toutes les autorisations provisoire de séjour à l’exception de deux cas : la délivrance et le renouvellement du titre prévu à l’article L. 425‑4 du CESEDA et la première délivrance et le premier renouvellement du titre prévu à l’article L. 581‑3. En conséquence, cette taxe frapperait les personnes effectuant une mission de volontariat auprès d’une fondation ou d’une association reconnue d’utilité publique, les parents d’enfants malades et les étrangers malades. Ces autorisations ne relèvent pas de séjours de convenance : elles répondent à des impératifs humanitaires, médicaux ou d’intérêt général. La taxe de 100 € ne produirait que quelques 3,7 millions d’euros de recettes selon l’évaluation préalable, un montant marginal mais qui constituerait un frein réel à l’accès aux droits pour les personnes concernées. Le groupe Écologiste et Social propose donc de maintenir l’exonération de taxe pour l’ensemble des autorisations provisoires de séjour. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000246
Dossier : 246
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’instauration d’une contribution à l’aide juridique d’un montant de 50 € pour les procédures civiles et prud’homales, à l’exception de certaines matières, telles que les ordonnances de protection, ou pour les personnes bénéficiant de l’aide juridictionnelle. Cette contribution n’est pas nouvelle : un dispositif similaire, fixé à 35 €, avait été mis en place entre 2011 et 2014, avant d’être supprimé par la garde des Sceaux Christiane Taubira en raison de son caractère dissuasif et inégalitaire. En 2024, lorsque le retour de cette mesure avait déjà été envisagée, le Conseil national des barreaux avait mis en garde contre ses effets. Sa présidente avait rappelé que de nombreux justiciables renoncent déjà à faire valoir leurs droits pour des raisons financières et que même en excluant les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle, la mesure frapperait directement les classes moyennes, qui ne remplissent pas les conditions d’accès à ce dispositif tout en ne disposant pas des ressources suffisantes pour supporter de nouveaux frais. Cette inquiétude est partagée par les justiciables eux-mêmes. Selon le Baromètre des droits et de l’accès au droit en France publié par le CNB en décembre 2024, 22 % des personnes interrogées considèrent que le coût de la justice constitue l’obstacle le plus important à l’accès à la justice, juste après les délais de procédure. La contribution envisagée s’ajouterait en outre à des coûts déjà nombreux qui pèsent sur les justiciables en procédure civile. En matière d’appel, l’article 1635 bis P du code général des impôts prévoit déjà un droit de 225 € dû par les parties lorsque la représentation par avocat est obligatoire, et ce jusqu’au 31 décembre 2026. À cela s’ajoutent les honoraires d’avocat, qui demeurent un obstacle important pour de nombreuses personnes. Enfin, l’article 696 du code de procédure civile prévoit que les parties sont tenues aux dépens, lesquels comprennent notamment des frais d’expertise qui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros en fonction de la technicité du litige. Dans ce contexte, instaurer un nouvel obstacle financier à l’accès au juge s’oppose au principe d’égalité devant la justice et de sa gratuité, principes que le groupe Écologiste et Social entend défendre fermement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000247
Dossier : 247
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement de repli du groupe Écologiste et Social vise à exclure du champ d’application de la contribution à l’aide juridique un certain nombre de procédures pour lesquelles l’instauration d’un accès payant à la justice soulèverait des difficultés, soit en raison de la situation de grande vulnérabilité des justiciables concernés, soit en raison de la nature même des litiges. Le groupe propose ainsi d’exempter de cette contribution les procédures suivantes :
Par ailleurs, le groupe Écologiste et Social propose d’exclure, par principe, l’ensemble des procédures relevant de la matière gracieuse. Comme le souligne l’évaluation de l’article 30 annexée au projet de loi, l’objectif de cette contribution serait de « responsabiliser les justiciables en rendant plus attractif le recours à l’amiable et en restreignant les tentatives de massification de certains contentieux ». Un tel raisonnement ne saurait toutefois s’appliquer à la matière gracieuse, dans laquelle le recours au juge ne procède pas d’un choix du justiciable mais répond à une obligation légale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000255
Dossier : 255
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir le seuil de détention de la personne physique, définie dans l’article comme le cercle familial proche, à 33,33 % des droits de vote ou droits financiers, comme le proposait initialement l’article proposé par le Gouvernement, et non 50 %, comme cela a été modifié par le Sénat. Quel que soit le niveau de détention de la personne physique, il ne semble pas légitime qu’une holding détenant des biens somptuaires en vue d’échapper à l’impôt soit exemptée de la présente taxe. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000257
Dossier : 257
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement a pour objet de supprimer cette disposition, introduite par le Sénat sans aucune concertation avec les professionnels du secteur et les élus locaux, qui prévoit la possibilité, pour le département de La Réunion uniquement, de majorer les tarifs de l’accise sur les alcools produits et consommés à La Réunion, ainsi que le tarif normal applicable à la catégorie fiscale des alcools. La majoration pour les rhums produits et consommés localement pourrait atteindre 1600 € par hectolitre d’alcool pur, soit environ 8 € par bouteille d’un litre. Une telle hausse serait insoutenable pour la filière et entraînerait son effondrement au profit des alcools forts importés, notamment le whisky. Cela mettrait fortement en péril les TPE-PME de La Réunion et les 18 000 emplois directs et indirects, sans aucun effet sur la consommation d'alcool qui se reporterait sur les autres types d’alcool. La disposition prévoit parallèlement une taxation supplémentaire sur les boissons importées pouvant aller jusqu’à 200 € par hectolitre d’alcool pur. Cette disposition, totalement déséquilibrée, rendrait moins cher le whisky importé que le rhum produit localement. Par ailleurs, elle est en contradiction avec la réglementation européenne sur les rhums produits dans les RUP (régions ultrapériphériques). Enfin, la présidente de la région Réunion, entre autres, a pris position publiquement contre ces majorations supplémentaires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000258
Dossier : 258
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la réduction de la compensation afférente à l’abattement de 50 % applicable aux valeurs locatives des établissements industriels. En effet, la réduction de cet abattement n'est pas suffisamment justifiée dans l'exposé des motifs du présent projet de loi de finances pour 2026 au regard de la situation économique. De plus, une telle réduction pourrait avoir des impacts négatifs sur les projets de développement économique productif des communautés d'agglomérations, notamment dans des territoires fragilisés comme les territoires ultramarins. La communauté d'agglomération Cap Excellence en Guadeloupe redoute les conséquences prévisibles d'une telle réduction sur son projet "Terre d'industrie" et sur les zones d'activité économique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000259
Dossier : 259
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Non soutenu
08/01/2026
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L’article 11 du projet de loi de finances pour 2026 propose d’anticiper à 2028 la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Cependant, dans un contexte de fortes contraintes sur les finances publiques, une telle mesure n'apparaît pas opportune. Le présent amendement propose donc la suppression de l’article 11, afin de préserver les marges de manœuvre budgétaires de l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000026
Dossier : 26
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08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’alourdissement des procédures liées à la responsabilité élargie du producteur (REP) introduit au Sénat, un dispositif déjà opaque et coûteux. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000260
Dossier : 260
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Non soutenu
08/01/2026
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L’auteure de cet amendement avait, aux côtés de son collègue Jean-François Parigi, mené une réflexion approfondie sur la fiscalité liée aux titres de séjour. Ce travail s’est concrétisé par un rapport d’information de la Commission des finances publié en 2019, qui proposait de simplifier, clarifier et rendre plus équitables les taxes applicables. Le système en vigueur était alors jugé trop complexe et peu lisible, notamment en raison d’une grille tarifaire difficile à appréhender. Les recommandations du rapport visaient donc à alléger et rationaliser ces taxes, tant pour les étrangers concernés que pour les services administratifs chargés de leur perception. Ces propositions ont été intégrées dans la loi de finances 2020, permettant une baisse des montants et une simplification du dispositif, conformément aux attentes exprimées par les parlementaires. Pourtant, l’article 30 du PLF 2026 remet en cause cette avancée en réinstaurant et alourdissant plusieurs droits de timbre relatifs au séjour et à l’accès à la nationalité française. Parmi les mesures prévues : majoration de 200 € du montant du droit de timbre perçu lors d’une demande d’accès à la nationalité française, création d’une taxe de 100 € pour la délivrance et le renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour (APS), majoration de 100 € du tarif de base de la taxe due pour la délivrance, le renouvellement et le duplicata des cartes de séjour et de 50 € pour son tarif minoré, majoration de 100 € du droit de visa de régularisation et majoration de 25 € du droit de timbre pour la délivrance, le renouvellement, le duplicata ou le changement des cartes de séjour. Face à ce retour en arrière, l’auteure de cet amendement s’oppose fermement à ces nouvelles majorations et créations de taxes, et propose leur suppression pure et simple. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000266
Dossier : 266
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Non soutenu
08/01/2026
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La taxe sur les services d’accès à des contenus audiovisuels à la demande (taxe S-VOD), affecté au Centre national du cinéma (CNC), touche les plateformes de streaming payantes. Elle a été conçue pour la location de vidéos puis pour les plateformes de vidéos à la demande. Désormais un autre modèle a émergé avec des plateformes qui ne sont plus que des intermédiaires. La plateforme encaisse un abonnement, puis reverse une fraction de l’abonnement au créateur de contenu et conserve en parallèle une commission. Partant, les utilisateurs paient un abonnement propre à chaque créateur dont ils veulent accéder au contenu. Pour l’essentiel il s’agit de plateformes de contenus musicaux ou de contenus pour adultes. L’assiette de la taxe est « la somme des contreparties » des accès, autrement dit les prix payés par les utilisateurs. Le taux est de 5,15 % majoré à 15 % pour les contenus à caractère pornographiques ou d’incitation à la violence (l’auteur de cet amendement tient à souligner la nécessité de revenir sur ce dernier point puisque ce contenu est constitutif d’un délit. Il devrait tout simplement être supprimé et non pris en compte dans le calcul de l’assiette d’une taxe). Pour l’année 2025, le rendement de cette taxe est estimé à 145,6 millions d’euros. L’article 24 prévoit de fractionner la taxe pour que les créateurs et les intermédiaires soient redevables de la taxe à proportion de ce qu’ils encaissent. Toutefois, le seuil d’assujettissement pour les créateurs est fixé à 200.000 € de revenus annuels, ce qui ne toucherait qu’une faible partie des créateurs de contenus. C’est la raison pour laquelle, l’auteur de cet amendement propose d’abaisser le seuil de la taxe à 50 000 euros. Son rendement n’en sera que plus fort et permettra au CNC de renforcer son action. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000027
Dossier : 27
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Adopté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la nouvelle TGAP « Amont » introduite au Sénat qui cible les filières non astreintes à la responsabilité élargie du producteur (REP). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000278
Dossier : 278
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement du groupe écologiste et social rétablit la création d’une taxe plastique telle que proposée par le Gouvernement tout en ajoutant des ajustements visant à relever l’ambition. Nous proposons de réhausser les recettes de la taxe sur les emballages plastiques non recyclés.
Le présent amendement a été rédigé sur la base de recommandations de ZeroWasteFrance. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000279
Dossier : 279
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Rejeté
08/01/2026
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(amendement de repli) Le présent amendement du Groupe écologiste et social réintroduit la création d’une taxe plastique dans une version identique à celle proposée initialement par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000028
Dossier : 28
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la taxe « petits colis », dont le montant a été porté de 2 à 5 € au Sénat. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000282
Dossier : 282
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Non soutenu
08/01/2026
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Le présent amendement apporte une modification technique à l’article 199 sexdecies du code général des impôts (CGI) relatif au crédit d’impôt en faveur des services à la personne, afin de clarifier le traitement des services fournis à l’extérieur du domicile du contribuable, éligibles au crédit d’impôt lorsqu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à son domicile. Par sa décision n° 442046 du 30 novembre 2020, le Conseil d’État a annulé les commentaires administratifs, référencés BOI-IR-RICI-150‑10 (§ 80), qui admettaient que des prestations de services réalisées à l’extérieur du domicile du contribuable soient éligibles au crédit d’impôt en faveur des services à la personne, en principe réservé aux services fournis au domicile du contribuable, dès lors que ces prestations étaient comprises dans une offre incluant un ensemble d’activités effectuées au domicile. L’article 3 de la loi n° 2021‑1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022 a rétabli, dès l’imposition des revenus de l’année 2021, le champ antérieur à la décision des services éligibles au crédit d’impôt, en inscrivant dans la loi les commentaires administratifs annulés. Ainsi, le crédit d’impôt est applicable aux services mentionnés aux 2°, 4° et 5° du I et aux 8° à 10°, 15°, 16°, 18° et 19° du II de l’article D. 7231‑1 du code du travail dès lors qu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence. Le présent amendement précise que la notion d’ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence s’entend de services fournis au contribuable par un même salarié, association, entreprise ou organisme. Il prévoit par ailleurs que les services éligibles fournis à l’extérieur du domicile, lorsqu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence, n’ouvrent droit au crédit d’impôt que lorsque le montant annuel des dépenses engagées au titre des services éligibles fournis à l’extérieur du domicile n’excède pas, pour chaque ensemble de services, le montant annuel des dépenses engagées au titre des services éligibles fournis au domicile. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000286
Dossier : 286
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Non soutenu
08/01/2026
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L’article 3 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit la création d’une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. Dans sa rédaction actuelle, le champ d’application de cette taxe est bien plus large et n’exclut pas de taxer des sociétés cotées sur un marché réglementé. Pourtant, pour la détermination de l’assiette, le texte prévoit déjà l’exclusion des sociétés cotées pour la prise en compte des participations dans les filiales détenues par la société imposable. Cela se justifie car il n’y a pas, pour les sociétés cotées, de suspicion de thésaurisation patrimoniale compte tenu des règles qui encadrent les marchés réglementés. Le présent amendement propose donc d’exclure les sociétés cotées du champ de la taxe sur les holdings patrimoniales. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000030
Dossier : 30
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à substituer la réduction de TVA sur la margarine décidée au Sénat par la suppression de de la TVA sur une centaine de produits de première nécessité pour une période d’un an. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000319
Dossier : 319
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement vise à modifier la contribution des hauts patrimoines, en ajustant, notamment, son seuil d’assujettissement et en élargissant son assiette.. Plus précisément, cet amendement propose de : – maintenir le seuil de déclenchement de l’imposition à 1,3 million d’euros comme cela est le cas actuellement avec l’IFI. – conserver le principe actuel selon lequel toutes les personnes physiques ayant leur domicile fiscal en France sont imposables à la contribution des hauts patrimoines sur l’ensemble de leurs biens soumis à la contribution des hauts patrimoines, qu’ils soient situés en France ou à l’étranger. – maintenir dans l’assiette de la contribution des hauts patrimoines les biens meubles et immeubles non affectés à une activité commerciale ou industrielle et les biens immobiliers loués : il n’est pas question d’être moins-disant que l’IFI actuel, ni de créer un privilège fiscal pour les rentiers. – intégrer dans l’assiette de la contribution des hauts patrimoines les objets d’art dont la valeur dépasse 250 000 euros. – limiter les possibilités de déductions des dettes contractées par le redevable pour déterminer la valeur nette imposable, en supprimant la déductibilité des dettes contractées pour des travaux d’amélioration, de construction ou d’agrandissement, qui sont généralement plus coûteux que les simples frais de réparation ou d’entretien. – Enfin, instaurer deux nouvelles obligations déclaratives : * une obligation pour les ménages milliardaires assujettis à la contribution des hauts patrimoines de déclarer chaque année à l’administration fiscale une évaluation de l’empreinte carbone totale de leur patrimoine afin d’inciter ces contribuables fortunés à réduire l’empreinte carbone de leurs biens. Pour rappel, le patrimoine financier de 63 milliardaires français a généré, en une seule année, au moins 152 millions de tonnes d’équivalent CO2, soit autant de gaz à effet de serre que 50 % de la population française. Pourtant, contrairement aux grandes entreprises qui sont tenues de publier des données extra financières, notamment sur leur impact environnemental et les stratégies adoptées pour le réduire, certains patrimoines privés, dont l’ampleur peut être comparable, voire supérieure à celles des grandes entreprises, échappent encore à toute obligation de transparence. * une obligation pour l’ensemble des assujettis à la contribution des hauts patrimoines de déclarer l’intégralité de leur patrimoine. L’objectif serait de disposer enfin de données fiables sur la composition et la valeur des patrimoines des ultra-riches. En effet, en l’absence d’un impôt portant sur l’ensemble du patrimoine, il existe aujourd’hui un véritable manque d’information statistique. Or il est primordial de combler ce déficit. En effet, le manque de données fiables touche l’ensemble de la fiscalité du patrimoine : successions, donations, taxation des hauts patrimoines, etc. Cette insuffisance de données ne relève pas seulement d’un enjeu statistique. Elle entre directement en contradiction avec l’évolution même de la stratégie de contrôle de la DGFiP. En effet, depuis le milieu des années 2010, celle-ci repose sur une approche globale du contribuable, fondée sur l’analyse de sa situation patrimoniale et financière d’ensemble, et non plus sur un contrôle isolé impôt par impôt. Pour que cette approche fonctionne, il faut disposer d’une vision complète, fiable et consolidée du patrimoine des contribuables. Aujourd’hui, faute de données suffisantes, cette stratégie est objectivement empêchée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000032
Dossier : 32
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à rétablir l’article 31 dans sa rédaction gouvernementale, afin de conserver la rebudgétisation de la fraction de TVA affectée aux régions et ainsi d’en maîtriser le coût. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000331
Dossier : 331
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Non soutenu
08/01/2026
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Le crédit d’impôt audiovisuel (CIA) permet à ce jour à une société de production de déduire de son imposition sur les sociétés 25 % de certaines dépenses de production. Alors que le secteur connaît une crise profonde qui met à mal sa pérennité à moyen terme, le rehaussement du taux du CIA aurait des effets importants et immédiats. Les représentants du secteur de l’animation considèrent en effet que le relèvement du taux du CIA serait un levier extrêmement puissant pour relancer l’activité du secteur alors que le système français de soutien, auparavant très efficace, est aujourd’hui limité par une forte concurrence internationale, et des dispositifs fiscaux souvent plus avantageux qu’en France. Le relèvement du taux de CIA aurait ainsi des effets positifs directs sur la compétitivité à l’international du secteur français de l’animation. Cet amendement vise donc à rehausser le taux du crédit d’impôt audiovisuel de 25 % à 30 % pour les œuvres audiovisuelles de fiction. Le CNC évalue le surcoût fiscal de cette mesure (associée à un rehaussement du plafond du CIA à 10 000 € par minute) à 12,7 millions d’euros par an. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000338
Dossier : 338
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Adopté
08/01/2026
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En l’état actuel des textes en vigueur, les véhicules électriques et hydrogène sont exclus du malus masse dans leur ensemble. Le législateur a prévu dans la loi de finances pour 2025 de limiter cette exonération aux seuls véhicules électriques à faible empreinte carbone, à compte du 1er juillet 2026. Le projet de loi de finances pour 2026 entend introduire une limitation identique pour les véhicules hydrogène à compter du 1er janvier 2028. Les véhicules à faible empreinte carbone sont définis comme les véhicules légers à très faibles émissions (électrique ou hydrogène) atteignant un score environnemental de 60 points minimum. En application de cette définition, seuls 35 % des véhicules électriques commercialisés en France seraient exonérés du malus masse. A l’inverse, 65 % des modèles électriques commercialisés en France y seraient soumis. Cette mesure va à l’encontre des objectifs de la planification écologique qui a fixé un objectif ambitieux de 15 % de véhicules 100 % électriques roulant en 2030 (contre seulement 1 % aujourd’hui). L’atteindre nécessite une accélération des immatriculations de véhicules électriques. Or, l’application du malus masse aux véhicules électriques pénalise l’achat de ce type de véhicules. Le signal envoyé aux consommateurs est celui d’une fiscalité punitive sur l’électrique. Le malus appliqué s’élève en moyenne à 3 200 €, avec un plafond pouvant atteindre 21 000 € selon les modèles, entraînant une hausse significative du prix des véhicules électriques concernés. Il convient donc d’exonérer l’ensemble des véhicules légers électriques et hydrogène du champ de ce malus masse. La présente proposition d’amendement vise donc à clarifier que l’exonération du malus masse n’est pas limitée aux seuls véhicules à faible empreinte carbone mais s’appliquera bien à l’ensemble des véhicules électrique et hydrogène, y compris les véhicules à faible empreinte carbone. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000340
Dossier : 340
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement s’inscrit dans la logique de l’article 18 du projet de loi de finances pour 2026, qui réforme les tarifs réduits d’accise sur l’électricité applicables aux activités à forte intensité énergétique. Ce texte abaisse notamment le tarif applicable aux activités électro-sensibles de 5 € à 3 €/MWh à compter du 1er janvier 2026. Les centres de données, désormais reconnus comme activités électro-sensibles au sens du code des impositions sur les biens et services, ne bénéficient cependant pas de ce tarif dans la rédaction actuelle. Le présent amendement vise donc à aligner le tarif applicable à ces infrastructures sur celui prévu pour la catégorie électro-sensible, afin d’assurer une cohérence réglementaire et de préserver la compétitivité du marché français du cloud et du traitement de données face à la concurrence européenne. À défaut, l’absence de réajustement du tarif applicable risquerait de freiner la dynamique d’investissement dans les infrastructures numériques et de compromettre l’attractivité du territoire pour les acteurs du cloud et du traitement de données, alors que plus de 109 milliards d’euros d’investissements ont été annoncés lors du Sommet de Paris sur l’intelligence artificielle |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000344
Dossier : 344
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Adopté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer les alinéas 16 à 18 de l’article 5 du projet de loi de finances pour 2026, lesquels prévoient la suppression du crédit d’impôt en faveur du rachat du capital d’une société par ses salariés. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000363
Dossier : 363
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Non soutenu
08/01/2026
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Le crédit d’impôt audiovisuel permet à une société de production de déduire de son imposition sur les sociétés 25 % de certaines dépenses de production. À ce jour, les plafonds auxquels les œuvres concernées par ce dispositif sont soumises diffèrent selon leur nature : ainsi, la somme des crédits d’impôt calculés au titre d’une même œuvre audiovisuelle de fiction ne peut excéder 10 000 € par minute produite et livrée (lorsque le coût de production est supérieur ou égal à 40 000 € par minute produite et livrée), lorsque pour d’une œuvre audiovisuelle d’animation, le plafond est fixé à 3000 € par minute produite et livrée. Le plafond actuel pour l’animation a été ainsi fixé dans la perspective d’une production adressée aux enfants, et dont le préfinancement était principalement opéré par acteurs français et européens. La situation est aujourd’hui totalement bouleversée par l’arrivée des plateformes numériques : les œuvres qu’elles commandent aux producteurs français (dont les talents sont reconnus à l’international) sont très différentes de celles produites auparavant. Tout d’abord, parmi les séries adressées à un public familial, certaines ont des budgets largement supérieurs au plafond du CIA (+50 % à +200 %) ; par ailleurs, ce sont les séries d’animation adressées aux adultes qui connaissent aujourd’hui une croissance majeure, et dont les budgets s’établissent autour de deux à cinq millions d’euros par heure. Au regard de ces évolutions, la différenciation entre les plafonds du crédit d’impôt audiovisuel pour l’animation et la fiction n’a donc plus lieu d’être : il apparaît nécessaire d’aligner le plafond pour ces deux genres à 10 000 € par minute. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000368
Dossier : 368
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement de repli des député-es du groupe Écologiste et social propose de rehausser la fraction de TSCA destinée aux services d’incendie et de secours à 9 %. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000376
Dossier : 376
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à réformer la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), dont une partie est affectée aux départements pour le financement des services d’incendie et de secours (SIS), afin de permettre aux SIS de retrouver des marges de manœuvre financières pour pouvoir faire face aux défis qui s’annoncent pour la sécurité civile, qu’il s’agisse du réchauffement climatique ou du vieillissement de la population. Il s’agit d’une part de doubler le taux de la fraction attribuée aux SIS, d’autre part de réformer la clé de répartition de ce financement entre les départements (toujours basée sur les immatriculations de 2003) en prévoyant une actualisation tous les 5 ans, et enfin d’augmenter légèrement le taux de la TSCA sur les contrats dont émane la part SIS de la TSCA. Cette mesure permettrait d’augmenter les ressources des services d’incendie et de secours de 1,479 milliard d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000382
Dossier : 382
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Adopté
08/01/2026
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Comme en 2025, le présent amendement vise à obtenir du Gouvernement des précisions sur la nature juridique du DILICO. S’agit-il d’une imposition de toute nature ? Cet amendement a été adopté lors de la 1ère lecture en commission des finances. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000386
Dossier : 386
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement a pour objectif de rétablir, sur les trois premières tranches, l’indexation sur l’inflation de l’impôt sur le revenu ainsi des réductions d’impôts résultant de l’application du coefficient familial. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000387
Dossier : 387
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Tombé
08/01/2026
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La décote de l’impôt sur le revenu constitue un mécanisme correcteur destiné à alléger la charge fiscale des contribuables modestes. Concrètement, elle consiste à réduire l’impôt brut lorsque celui-ci est inférieur à un certain montant (1964 euros pour un célibataire et 3 249 euros pour un couple). Son objectif est d’atténuer l’entrée dans l’impôt et de préserver la progressivité du barème. Toutefois, dans sa conception actuelle, la décote n’est ni pleinement conjugalisée, ni familialisée. Elle repose en effet sur le retranchement à hauteur de 45,25 % de l’impôt dû à deux sommes forfaitaires : 889 euros pour les contribuables imposés seuls, et 1 470 euros pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune. Ainsi, un couple ne bénéficie pas du double du montant applicable à un contribuable seul, et les familles avec enfants ne voient pas leur nombre de parts pris en compte. Cette règle aboutit à une situation paradoxale : à revenu comparable, un couple modeste ou une famille peut être davantage imposé qu’un célibataire. Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), dans son rapport d’octobre 2024 Conforter l’égalité des citoyens devant l’imposition des revenus, a mis en évidence cette iniquité. Pour y remédier, ce dernier recommande explicitement de conjugaliser et familialiser la décote. Cette réforme aurait des effets concrets et massifs : selon l’évaluation, elle permettrait à 4,9 millions de foyers fiscaux supplémentaires de bénéficier d’une décote, pour un coût budgétaire estimé à 2,8 milliards d’euros (1,3 milliard d’euros pour la conjugalisation et 1,5 milliard d’euros pour la familiarisation). Le présent amendement traduit fidèlement cette recommandation en multipliant par le nombre de parts fiscales du foyer, la somme forfaitaire de la décoté individualisé. En corrigeant une anomalie technique qui fragilise les ménages modestes, cette réforme renforce la cohérence du barème de l’impôt sur le revenu, améliore sa progressivité et redonne confiance aux familles et aux classes moyennes dans un système fiscal plus équitable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000388
Dossier : 388
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Tombé
08/01/2026
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La décote de l’impôt sur le revenu constitue un mécanisme correcteur destiné à alléger la charge fiscale des contribuables modestes. Concrètement, elle consiste à réduire l’impôt brut lorsque celui-ci est inférieur à un certain montant (1964 euros pour un célibataire et 3 249 euros pour un couple). Son objectif est d’atténuer l’entrée dans l’impôt et de préserver la progressivité du barème. Toutefois, dans sa conception actuelle, la décote n’est ni pleinement conjugalisée, ni familialisée. Elle repose en effet sur le retranchement à hauteur de 45,25 % de l’impôt dû à deux sommes forfaitaires : 889 euros pour les contribuables imposés seuls, et 1 470 euros pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune. Ainsi, un couple ne bénéficie pas du double du montant applicable à un contribuable seul, et les familles avec enfants ne voient pas leur nombre de parts pris en compte. Cette règle aboutit à une situation paradoxale : à revenu comparable, un couple modeste ou une famille peut être davantage imposé qu’un célibataire. Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), dans son rapport d’octobre 2024 Conforter l’égalité des citoyens devant l’imposition des revenus, a mis en évidence cette iniquité. Pour y remédier, ce dernier recommande explicitement de conjugaliser et familialiser la décote. Cette réforme aurait des effets concrets et massifs : selon l’évaluation, elle permettrait à 4,9 millions de foyers fiscaux supplémentaires de bénéficier d’une décote, pour un coût budgétaire estimé à 2,8 milliards d’euros (1,3 milliard d’euros pour la conjugalisation et 1,5 milliard d’euros pour la familiarisation). Le présent amendement traduit fidèlement cette recommandation en multipliant par le nombre de parts fiscales du foyer, la somme forfaitaire de la décoté individualisé. En corrigeant une anomalie technique qui fragilise les ménages modestes, cette réforme renforce la cohérence du barème de l’impôt sur le revenu, améliore sa progressivité et redonne confiance aux familles et aux classes moyennes dans un système fiscal plus équitable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000389
Dossier : 389
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Adopté
08/01/2026
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L’exonération des pourboires de l’impôt sur les revenus arrive à échéance au 31 décembre 2025. Le présent amendement prévoit de reporter l’extinction de cette dépense à fin 2027. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000390
Dossier : 390
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à clarifier la définition des titres de placement afin de lever toute ambiguïté sur leur qualification comptable et fiscale. Sont ainsi qualifiés de titres de placement les actifs détenus dans une logique de rendement ou de plus-value, et non de contrôle ou de participation stratégique. L’amendement crée en outre une taxe annuelle de 2 % sur la valeur nette des titres de placement inscrits à l’actif des sociétés holdings familiales, afin de limiter les comportements d’optimisation consistant à loger des portefeuilles financiers importants dans des structures non opérationnelles bénéficiant d’une fiscalité plus favorable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000394
Dossier : 394
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Tombé
08/01/2026
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Créé afin d’éviter que les héritiers d’un chef d’entreprise ne soient contraints à la transmission de l’entreprise de devoir la céder à un tiers ou de devoir prélever des sommes excessives sous forme de dividendes, le pacte Dutreil permet une exonération de 75 % de la valeur des parts ou actions transmises conditionnée au respect d’engagements de conservation et à l’exercice d’une fonction de direction par l’un des héritiers, donataires ou légataires durant la phase d’engagement collectif et pendant trois ans à compter de la transmission. Comme l’a souligné la Cour des comptes dans un rapport remis à la Commission des finances sur les droits de succession en juin 2024, le pacte Dutreil, dont l’évaluation budgétaire n’a pas été réalisée de façon fiable depuis 2006, a pour effet de réduire considérablement le taux effectif d’imposition des personnes détenant les plus gros patrimoines, les biens professionnels étant très fortement concentrés dans les derniers millièmes de la population en termes de revenus. Cet amendement vise à restreindre l’assiette de l’exonération prévue à l’article 787 B du CGI à la seule fraction de la valeur des parts ou actions transmises correspondant à la détention de biens professionnels nécessaires à l’exercice de l’activité des sociétés transmises, afin d’éviter que des biens personnels ne bénéficient de l’exonération en étant inscrits à l’actif de l’entreprise. Cette rédaction se veut volontairement plus généraliste que l’actuel article 3 quater afin d’éviter toute omission. Cet amendement a été adopté en Séance lors de la 1ère lecture avant le rejet de la 1ère partie du texte. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000395
Dossier : 395
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à renforcer l’efficacité du régime d’apport-cession prévu à l’article 150‑0 B ter du code général des impôts, en relevant le seuil minimal de réinvestissement du produit de cession à 80 %. Il apporte également une précision afin que le report d’imposition soit maintenu à proportion des sommes effectivement réinvesties, évitant ainsi des effets de remise en cause globale du report en cas de non-respect marginal des conditions de réinvestissement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000396
Dossier : 396
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Tombé
08/01/2026
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Le régime d’apport-cession (art. 150‑0 B ter) a vu croître fortement les plus-values placées en report, avec un seuil de réinvestissement de 60 % et un délai de 2 ans souvent inadapté à l’investissement productif. Conformément aux recommandations du rapport d’information sur la loi fiscale (RALF), le présent amendement : élève le seuil de réinvestissement à 80 % et porte le délai à 5 ans, en cohérence avec les cycles d’investissement ; introduit une proportionnalité : la fraction non réinvestie devient imposable, le report demeurant sur la fraction réinvestie ; supprime la purge au décès en organisant la transmission du report aux ayants droit ; renforce l’encadrement réglementaire et l’évaluation annuelle du dispositif. Cet amendement a été adopté en Séance lors de la 1ère lecture avant le rejet de la 1ère partie du texte. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000398
Dossier : 398
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à introduire une « conjugalisation » du plafonnement de l’abattement de 10 % sur les pensions et retraites, prévu au a du 5 de l’article 158 du code général des impôts. Actuellement, ce plafond, fixé à 4 399 euros par foyer fiscal, s’applique indifféremment aux contribuables célibataires et aux couples soumis à imposition commune. Cette situation conduit à une inégalité horizontale entre les foyers de taille différente : un couple percevant deux pensions bénéficie du même plafond qu’un retraité isolé. Le présent amendement tire les conséquences de cette observation en prévoyant un plafond différencié. Cette mesure, explicitement évoquée dans le rapport sur l’application de la loi fiscale (RALF 2025), permettrait de rétablir l’équité horizontale entre foyers de tailles différentes, sans remettre en cause le principe de l’abattement ni son taux de 10 %. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000399
Dossier : 399
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à introduire une « conjugalisation » du plafonnement de l’abattement de 10 % sur les pensions et retraites, prévu au a du 5 de l’article 158 du code général des impôts. Actuellement, ce plafond, fixé à 4 399 euros par foyer fiscal, s’applique indifféremment aux contribuables célibataires et aux couples soumis à imposition commune. Cette situation conduit à une inégalité horizontale entre les foyers de taille différente : un couple percevant deux pensions bénéficie du même plafond qu’un retraité isolé. Le présent amendement tire les conséquences de cette observation en prévoyant un plafond différencié. Cette mesure, explicitement évoquée dans le rapport sur l’application de la loi fiscale (RALF 2025), permettrait de rétablir l’équité horizontale entre foyers de tailles différentes, sans remettre en cause le principe de l’abattement ni son taux de 10 %. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000400
Dossier : 400
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à introduire une « conjugalisation » du plafonnement de l’abattement de 10 % sur les pensions et retraites, prévu au a du 5 de l’article 158 du code général des impôts. Actuellement, ce plafond, fixé à 4 399 euros par foyer fiscal, s’applique indifféremment aux contribuables célibataires et aux couples soumis à imposition commune. Cette situation conduit à une inégalité horizontale entre les foyers de taille différente : un couple percevant deux pensions bénéficie du même plafond qu’un retraité isolé. Le présent amendement tire les conséquences de cette observation en prévoyant un plafond différencié. Cette mesure, explicitement évoquée dans le rapport sur l’application de la loi fiscale (RALF 2025), permettrait de rétablir l’équité horizontale entre foyers de tailles différentes, sans remettre en cause le principe de l’abattement ni son taux de 10 %. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000401
Dossier : 401
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Non soutenu
08/01/2026
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L’article 7 du projet de loi proposait de baisser le taux du crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater W du CGI au titre de certains investissements dans les Départements et Régions d’Outre-mer de 35 % à 24 %. Si cette baisse peut paraitre justifiée pour certains investissements éligibles, elle parait inopportune s’agissant des investissements des bailleurs sociaux dans des opérations de logements locatifs intermédiaires ou des opérations de location-accession destinées à des personnes de revenus modestes au regard des difficultés à se loger ainsi que des freins à la construction et à la rénovation du parc de logement dans les Outre-mer. On note en outre que, bien que cette baisse du taux du crédit d’impôt ne concerne pas les investissements dans le logement locatif social, elle risque de pénaliser ces opérations. En effet, les bailleurs sociaux sont de plus en plus souvent conduits à réaliser des opérations mixtes entre logement social, locatif intermédiaire et accession sociale pour assurer leur équilibre financier et favoriser une certaine mixité résidentielle dans un contexte où les besoins en logements sociaux et abordables sont particulièrement pressants dans les Outre-mer. Cet amendement, travaillé initialement avec l’Union sociale pour l’habitat, propose de conserver le principe d’une baisse de taux à 24 % tout en maintenant, à titre dérogatoire, le taux de 35 % pour ces investissements dans le logement locatif intermédiaire et les opérations de location-accession agréées. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000402
Dossier : 402
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Non soutenu
08/01/2026
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L’article 7 du projet de loi proposait de baisser le taux du crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater W du CGI au titre de certains investissements dans les Départements et Régions d’Outre-mer de 35 % à 24 %. Si cette baisse peut paraitre justifiée pour certains investissements éligibles, elle parait inopportune s’agissant des investissements des bailleurs sociaux dans des opérations de logements locatifs intermédiaires ou des opérations de location-accession destinées à des personnes de revenus modestes au regard des difficultés à se loger ainsi que des freins à la construction et à la rénovation du parc de logement dans les Outre-mer. On note en outre que, bien que cette baisse du taux du crédit d’impôt ne concerne pas les investissements dans le logement locatif social, elle risque de pénaliser ces opérations. En effet, les bailleurs sociaux sont de plus en plus souvent conduits à réaliser des opérations mixtes entre logement social, locatif intermédiaire et accession sociale pour assurer leur équilibre financier et favoriser une certaine mixité résidentielle dans un contexte où les besoins en logements sociaux et abordables sont particulièrement pressants dans les Outre-mer. Cet amendement, travaillé initialement avec l’Union sociale pour l’habitat, propose de conserver le principe d’une baisse de taux à 24 % tout en maintenant, à titre dérogatoire, le taux de 35 % pour ces investissements dans le logement locatif intermédiaire et les opérations de location-accession agréées. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000406
Dossier : 406
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Non soutenu
08/01/2026
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Le présent amendement supprime l’article 11, qui anticipe la suppression totale de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) à 2028 au lieu de 2030. Le groupe LIOT s’oppose depuis l’origine à cette suppression, qui prive les collectivités d’une ressource économique stable et directement liée à l’activité des entreprises. Le coût de cette mesure est estimée à 1,1 milliard d’euros en 2026 pour le budget général de l’État. En 2027 et 2028, le coût serait de 2,2 Md€. La situation des finances publiques ne permet pas à l’État de reprendre une telle trajectoire de baisse pour la CVAE. Il est donc proposé de supprimer l’article 11 en attendant que le déficit public revienne sous les 3 points de PIB. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000414
Dossier : 414
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à étendre l’éligibilité au prêt à taux zéro (PTZ) des acquisitions de logements anciens sous condition de travaux aux départements d’outremer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte), classés en zones tendues. Cette mesure d’extension temporaire, jusqu’à fin 2027 en cohérence avec la prorogation du PTZ votée en LFI pour 2024, permettrait de favoriser la rénovation et de lutter contre la vacance, problématique majeure en outre-mer. Cette mesure s’appliquerait à compter du 1er janvier 2026. En effet, les DROM font face à une situation structurellement différente de celle de l’Hexagone. Ainsi, la Martinique et la Guadeloupe sont les premiers départements français en matière de vacance de logements au niveau national et font face à des enjeux majeurs de parc immobilier privé dégradé, et d’indisponibilité foncière, en particulier en centre-ville. La vacance importante du parc privé est à la fois une cause et une conséquence du caractère indigne puisque, non occupés et non réhabilités, les logements se dégradent très vite. Environ 30 000 logements sont potentiellement indignes en Martinique. Dans l’ensemble des DROM, ce nombre est estimé à 120 000 logements en 2022. La réalité des outre-mer impose de trouver des solutions efficaces pour résorber de façon massive le parc de logements dégradés, et remobiliser le parc vacant pour palier la cherté et la rareté du foncier en outre-mer. Ces solutions se traduisent d’une part par l’amélioration des dispositifs existants destinés à répondre à des situations individuelles et collectives notamment en sécurisant les enveloppes budgétaires et renforçant la mise en œuvre opérationnelle des projets et, d’autre part, par la création ou l’adaptation de dispositifs d’intervention en réponse aux problématiques de massification de la réhabilitation. Si la mesure d’extension du PTZ dans le neuf, en LFI pour 2025, aux logements individuels et collectifs sur l’ensemble du territoire permet une parfaite intégration des outre-mer, le taux élevé de logements dégradés et vacants en centres urbains dans ces départements appelle à proposer à leur profit l’ouverture du PTZ dans l’ancien sous condition de travaux, actuellement pas éligibles du fait de leur classement en zone « tendue ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000415
Dossier : 415
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement tend à supprimer l’article 13, qui renforce de manière anticipée le malus CO₂, le malus masse et les taxes annuelles sur les véhicules. Sous couvert de « verdissement », ces mesures pénaliseraient directement les ménages périurbains et ruraux, pour lesquels la voiture individuelle reste indispensable à la vie quotidienne et à l’activité économique. La hausse simultanée des barèmes et la suppression du plafonnement entre malus alourdiraient fortement le coût d’acquisition des véhicules thermiques, alors même que l’offre de véhicules électriques demeure onéreuse. Dans de nombreux territoires dépourvus d’alternatives de transport, ces évolutions reviendraient à instaurer une fiscalité punitive sans effet réel sur les émissions. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000416
Dossier : 416
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement vise à réduire de 50 % la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) pour les vols au départ ou à destination des territoires d’Outre-mer et de la Corse. En effet, dans un contexte de vie chère, la hausse du tarif de solidarité en vigueur depuis 2025 a un impact négatif majeur dans ces territoires, tant pour les passagers que pour le développement économique. L’avion représente un enjeu crucial de continuité territoriale C’est pourquoi, le présent amendement tend à limiter la hausse de la TSBA. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000417
Dossier : 417
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement propose d’exonérer du tarif de solidarité les vols entre la Corse et l’Hexagone, ainsi que ceux entre les Outre-mer et l’Hexagone. Ces liaisons ne peuvent être assimilées à des vols internationaux classiques : elles constituent des liaisons de continuité territoriale indispensables pour les résidents ultramarins et corses. L’application du tarif de solidarité à ces trajets reviendrait à renchérir le coût du transport aérien pour des populations déjà confrontées à des contraintes géographiques fortes et à des coûts de vie accrus. Adopté en séance publique lors du PLF 2025, cet amendement n’avait pas été repris dans la version finale issue du 49‑3. Sa reprise dans le PLF 2026 permettra de rétablir l’équité et la cohérence du dispositif fiscal applicable aux transports insulaires et ultramarins. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000418
Dossier : 418
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement vise à exonérer du tarif de solidarité les passagers bénéficiant du tarif « résident Corse », dispositif essentiel de la continuité territoriale. Le tarif résident, réservé aux personnes ayant leur résidence principale effective en Corse, permet aux insulaires de se déplacer vers le continent à des conditions soutenables. Il concerne également les jeunes étudiants, les mineurs scolarisés sur le continent et les enfants de parents séparés résidant de part et d’autre de la mer. Soumettre ces billets à la taxe de solidarité reviendrait à fragiliser la mobilité quotidienne des résidents insulaires, en contradiction avec les principes mêmes de la continuité territoriale. Cet amendement, adopté lors du PLF 2025 mais écarté du texte final à la suite du 49‑3, est donc repris dans le PLF 2026 pour garantir une application juste et équilibrée du tarif de solidarité. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000423
Dossier : 423
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Non soutenu
08/01/2026
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Amendement d’appel. Le PLF initial prévoyait initialement de reconduire le montant de DGF du bloc communal (communes et EPCI) à son niveau de 2025. Après les revalorisations de 320 millions d’euros en 2023 et 2024, et de 150 millions d’euros en 2025, le PLF 2026 renouait ainsi avec le gel appliqué à la DGF de 2018 à 2022. A la suite des travaux du Sénat, le rebudgétisation de la fraction régionale de TVA a été supprimée. Le présent amendement souhaite veiller que la redéfinition du montant de DGF tient bien compte de l’inflation prévisionnelle pour 2026, soit + 1,3 %. La DGF des communes et des EPCI augmenterait ainsi d’environ 248 millions d’euros par rapport à 2025. Il est en effet rappelé qu’en cas de gel de l’enveloppe, l’ensemble des besoins à couvrir au sein de la DGF, et en premier lieu la progression de la péréquation (hausses de la DSU et de la DSR), sont financés intégralement par les communes et les intercommunalités, ce qui entraîne des baisses de dotations pour une partie d’entre elles. De 2018 à 2022, le gel de l’enveloppe avait ainsi entraîné la baisse des DGF individuelles pour environ la moitié des communes chaque année, en totale opposition avec la promesse présidentielle d’un maintien des montants de DGF pour toutes les collectivités, à situation individuelle inchangée. En 2025, la revalorisation de 150 M€ de la DGF n’a couvert que la moitié de la progression de la DSU et de la DSR (300 M€ au total), entraînant de nouvelles baisses de DGF pour plus du tiers des communes (36 %). Pour 2026, le PLF prévoit d’augmenter la péréquation de 290 M€. La revalorisation de la DGF du bloc communal à hauteur de l’inflation (soit environ 248 M€) proposée dans le présent amendement permettrait ainsi de prendre en charge une partie du renforcement de la solidarité en faveur des communes fragiles ; elle permettrait donc de limiter les baisses de dotations pour les communes et EPCI appelés à financer la part des besoins non couverts par cette revalorisation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000424
Dossier : 424
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Non soutenu
08/01/2026
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En 2025, la DCRTP et la DTCE des Régions représentent 293 M€ et constituent des ressources à part entière de leur budget. Entre 2017 et 2025, la DCRTP et la DTCE des Régions ont enregistré une baisse de 505 M€, soit une perte cumulée de 2,3 Md€. Pour 2026, le Gouvernement propose d’appliquer une nouvelle baisse de leur DCRTP de – 180 M€, pour atteindre 97,7 M€, soit une baisse de – 65 %, et une baisse de leur DTCE de – 7,9 M€, pour atteindre 7,9 M€, soit une baisse de – 58 %. Cette baisse est injuste à double titre. D’une part, elle vise à financer principalement des mesures en faveur du bloc communal dont la situation financière est nettement plus favorable. D’autre part, cette mesure est contre péréquatrice car concentrée sur un nombre de Régions de plus en plus restreint et sur celles qui étaient les plus perdantes au moment de la suppression de la taxe professionnelle. Les Régions portent ainsi à elles seules 36 % de la baisse au titre des variables d’ajustement alors que la Cour des comptes dans le second fascicule de son rapport annuel sur les finances publiques locales démontre qu’en 2025 « proportionnellement, ce sont les régions, dont la situation financière s’érode, qui sont le plus mises à contribution : elles supportent 21,2 % de l’effort, alors qu’elles ne représentent que 12 % des produits et 11,3 % des charges de fonctionnement » et recommande de « mieux teni compte de leurs situations respectives » (des collectivités territoriales) pour éviter la « répartition peu équitable de la contribution 2025 ». Sur les cinq premiers mois de l’année 2025, les dépenses d’investissement des Régions « sont en fort recul » de – 14,8 %. Cette baisse est « à relier à la dégradation de leur situation financière au cours des deux dernières années, à laquelle vient s’ajouter la contribution au redressement des finances publiques ». Afin d’éviter d’aggraver la situation financière des Régions et la chute de leurs investissements, le présent amendement vise à figer le montant de la DCRTP et de DTCE sur celui qui leur a été versé en 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000428
Dossier : 428
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08/01/2026
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La cotisation foncière des entreprises est due par les personnes physiques et les sociétés (les micro-entreprises en sont également redevables) exerçant une activité professionnelle non salariée sur le territoire français. Il s’agit de la première composante de la contribution économique territoriale (CET), la seconde étant la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Cet impôt sur la production est complexe et injuste. Complexité d’abord : le cadre général est jalonné de multiples exonérations, dont le foisonnement nuit à la lisibilité de cet impôt. L’exonération de CFE s’applique aux entreprises réalisant au plus 5 000 euros de chiffre d’affaires. Selon la direction générale des Finances publiques, pour bénéficier de l’exonération de CFE, l’activité du professionnel en question doit être « véritablement artisanale », mais les bouchers, charcutiers et boulangers, artisans par excellence, en sont exclus. De même, le transport de personnes (taxis et ambulances) est concerné par l’exonération, ce qui n’est pas le cas du transport de marchandises. Les activités situées dans un bassin urbain à dynamiser ou dans une zone de développement prioritaire peuvent bénéficier de l’exonération de cotisation foncière des entreprises. C’est aussi le cas dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), les zones de revitalisation rurale (ZRR) et les zones France ruralités revitalisation (FRR) Enfin, des exonérations dites « facultatives » peuvent être accordées aux nouvelles entreprises, pour une durée maximum de trois ans, par les communes. Le cadre de paiement de la CFE dépend donc du bon vouloir des 36 000 conseils municipaux de France. Ce ne sont là que quelques exemples des possibilités d’exonération du paiement de la CFE. Injustice ensuite : les règles de calcul de la CFE entraînent un taux supérieur pour les indépendants, TPE et petites entreprises. En se référant au barème détaillé à l’article L. 1647 D du code général des impôts, on obtient les données suivantes : – Pour un chiffre d’affaires de 32 600 euros, la CFE se situe entre 247 et 1 179 euros, soit entre 0,76 % et 3,62 % du chiffre d’affaires ; – Pour un chiffre d’affaires de 100 000 euros, la CFE se situe entre 247 et 2 477 euros, soit entre 0,25 % et 2,48 % du CA ; Enfin, pour un chiffre d’affaires de 500 000 euros, la CFE se situe entre 247 et 5 897 euros, soit entre 0,05 % et 1,18 % du CA. La cotisation foncière des entreprises pèse donc proportionnellement plus lourd sur les sociétés réalisant un chiffre d’affaires modeste que sur celles avec un CA plus élevé. C’est une injustice qui fait peser un poids fiscal important sur les petites entreprises, qui constituent pourtant la richesse de notre pays, concentrent une grande partie de l’emploi salarié et font tourner l’économie du pays. Cet amendement propose donc de mettre fin à ce système complexe et injuste en exonérant l’ensemble des micro-entreprises et petites entreprises du paiement de la cotisation foncière des entreprises, dans une double logique de simplification des dispositifs existants d’exonération de la CFE et d’allègement de la charge fiscale pesant sur les petites entreprises, cœur du tissu économique et productif tricolore. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000429
Dossier : 429
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Rejeté
08/01/2026
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L’article 22 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit d’instaurer une taxe sur chaque article contenu dans un colis de faible valeur (inférieure à 150 euros) importé sur le territoire national depuis un pays extra-européen. Cet article vient mettre fin à l’exemption douanière actuellement en vigueur sur les petits colis, en anticipant la mise en application de l’initiative de la Commission européenne visant à instaurer un prélèvement sur ces articles à l’échelle de l’Union douanière. Le montant de cette nouvelle taxe avait été initialement fixé à 2 euros par le Gouvernement Lecornu, montant relevé à 5 euros lors de l’examen du texte budgétaire au Sénat. La lutte contre la concurrence déloyale exercée par les pays asiatiques (qui exportent des produits de faible qualité à des prix cassés) est tout à fait louable, mais cette mesure n’est pas de nature à faire face à la déferlante de ces produits sur le marché français. Les importateurs pourront aisément contourner cette taxe, qui sera donc complètement inefficace, en utilisant de plus gros colis. Les plateformes pourront de même installer des entrepôts au sein d’un autre pays européen pour pouvoir ensuite les exporter sur le marché français sans avoir à s’acquitter de la taxe. Dans les faits, il s’agit seulement d’une énième taxe qui va impacter les Français, en premier lieu les plus modestes, une mesure décidée par l’État pour récupérer de l’argent dans les poches du contribuable, sans pour autant protéger les petits commerces de proximité de la concurrence étrangère. Le Sénat a fait le choix d’augmenter le montant de cette taxe à 5 euros par article, afin d’accroître le rendement de ce nouveau prélèvement. Le Rassemblement National s’étant opposé à la proposition initiale du Gouvernement, celle d’une taxe à 2 euros par article importé, notre position est identique s’agissant de la proposition sénatoriale : nous refusons d’aggraver le fardeau fiscal pesant sur nos compatriotes les plus modestes. Cet amendement propose donc la suppression de l’article 22. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000431
Dossier : 431
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08/01/2026
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Considérant les enjeux sociaux et écologiques liés à la vacance de logements, il est déterminant pour les collectivités de mener une politique ambitieuse de résorption de la vacance sur leurs territoires. Cet amendement du groupe Écologiste et Social propose donc de rendre la taxe sur les logements vacants progressive, de manière à rendre cette fiscalité plus incitative et plus juste, en ciblant en priorité les multipropriétaires de logements vacants. En effet, si les deux tiers des logements vacants depuis plus de deux ans appartiennent à des propriétaires n’en possédant qu’un seul, un tiers appartiennent à des multipropriétaires de logements durablement vacants, soit près d’un million de logements inoccupés. Cet amendement a été travaillé avec la Fondation pour le logement des personnes défavorisées. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000433
Dossier : 433
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Tombé
08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire LFI propose d’élargir cet article en appliquant le Pacte Dutreil aux seuls actifs professionnels. La niche Dutreil permet d’exonérer d’impôt la donation en ligne directe de 75 % des parts d’une entreprise à la condition que l’héritier exerce une fonction de direction. Cependant, aucun contrôle n’est ensuite effectué par l’administration : en cas de non-respect des engagements de l’héritier, la niche fiscale n’est pas remise en question. Cette situation conduit à des abus multiples. Aujourd’hui, l’économie française s’organise de plus en plus autour d’un « capitalisme d’héritage ». Ainsi, une note de la Fondation Jean Jaurès de septembre 2025 indique que parmi les 100 premières fortunes françaises, on compte près de 60 % d’héritiers. Loin de la « start-up nation » fantasmée par Macron, cette reproduction du patrimoine fait de la figure du « self-made-man » un mythe : 73 % des créateurs de start-up viennent d’une famille favorisée, 80 % ont fait des grandes études, financées par leur famille. Le pacte Dutreil abîme considérablement la progressivité des droits de succession et profite essentiellement très grandes donations. Cet amendement vise à faire bénéficier de cette dépense fiscale les seuls actifs professionnels. Une évolution du droit en ce sens permettrait d’inciter les entreprises à l’investissement réel et au développement des actifs productifs. De même, restreindre cette niche fiscale coûteuse (4Md d’euros) est une manière d’éviter les abus et les comportements d’optimisation fiscale. Afin de financer la solidarité nationale et d’inciter à l’investissement dans notre appareil productif, nous proposons donc de mettre un terme au détournement du Pacte Dutreil dans la transmission de holding et de société de gestion de patrimoine financer. Il s’agit alors de réserver l’utilisation du Pacte Dutreil aux seuls actifs professionnels. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000436
Dossier : 436
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’exemption de taxation du kérosène, dès 2026, pour les vols domestiques. Plus précisément, il propose de mettre fin au « tarif réduit » applicable aux carburants ou combustibles consommés pour les vols aérien internes, qui correspond en réalité à un taux zéro, alors même qu’il s’agit d’un carburant fortement émetteur de gaz à effet de serre (GES). En effet, selon l’ADEME, le kérosène émet en moyenne 3,75 kilogrammes de CO2 par kilogramme consommé, dont 16 % sont liés à sa production et sa distribution (extraction, raffinage, transport et distribution), et 84 % à sa combustion. En outre, la combustion du kérosène libère d’autres gaz à effet de serre, tels que le méthane et le protoxyde d’azote. Si la convention de Chicago de 1944 exempte de toute taxe le carburant aérien destiné aux vols internationaux, elle n’empêche pas la taxation pour les vols domestiques, qui est effective dans des pays comme les États-Unis ou le Japon. Pourtant, le kérosène continue d’échapper à toute taxation, demeurant l’un des rares carburants bénéficiant d’une telle exemption, alors même qu’il alimente l’un des modes de transport les plus polluants. Aussi, la suppression de ce tarif réduit pour les vols domestiques est également légitime d’un point de vue social puisque ces vols sont empruntés par les classes sociales les plus aisées dans une large majorité de cas. De plus, d’après le Réseau Action Climat, la suppression de cette dépense néfaste au climat permettrait à la France d’économiser de l’ordre de 500 millions d’euros par an. À travers cet amendement, il s’agit donc de rétablir une fiscalité socialement plus juste et davantage conforme aux objectifs de lutte contre le dérèglement climatique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000443
Dossier : 443
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Non soutenu
08/01/2026
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La défiscalisation des indemnités journalières figure dans le projet de loi de finances pour 2026 parmi les « dépenses fiscales dont la justification ou l’efficacité peut être questionnée ». La non-taxation des indemnités journalières versées aux personnes atteintes de pathologies graves et invalidantes répond à un objectif économique et social pourtant clair : limiter la chute brutale de leurs revenus, lesquels sont souvent divisés par deux pendant la période de maladie. Cette dépense fiscale ne constitue en réalité qu’une atténuation minimale des conséquences économiques de la maladie. Dans un budget qui alterne entre cadeaux fiscaux aux plus riches et augmentation de la pression fiscale sur les classes populaires, la mesure présentée dans cet article en représente l’acmé, le symbole même d’un budget profondément antisocial. Les 800 millions d’euros d’économies réalisées au détriment des personnes en affection de longue durée apparaissent d’autant plus insupportables que, dans le même temps, plus de 6 milliards d’euros d’impôts pesant sur les plus fortunés ont été supprimés par la majorité sénatoriale. Combinée à un projet de loi de financement de la sécurité sociale défavorable aux malades, cette mesure inflige une double peine aux personnes en affection de longue durée. La proposition présentée par le Sénat comme une solution intermédiaire, consistant à n’exonérer les indemnités journalières de l’impôt sur le revenu qu’à hauteur de 50 %, ne saurait constituer un compromis acceptable. C’est pourquoi la suppression de cette mesure s’impose à la fois comme une nécessité sociale et morale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000444
Dossier : 444
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement vise s’opposer à la baisse de la CVAE en 2026 ainsi que sa suppression avancée de 2 ans en 2028. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000446
Dossier : 446
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement vise à s’opposer à la suppression des réductions d’impôts pour enfant dans le supérieur et le secondaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000447
Dossier : 447
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Adopté
08/01/2026
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Les auteurs de cet amendement souhaitent supprimer la mise en place d’une contribution pour l’aide juridique, dite « droit de timbre ». L’accès à la justice constitue l’un des fondements essentiels de la garantie des droits dans une société démocratique. En conséquence, les auteurs de cet amendement défendent le maintien de la gratuité de l’accès au service public de la justice, condition indispensable à l’égalité devant la loi et à l’effectivité des droits de chacun. Une contribution à l’aide juridique de 35 euros a été en vigueur entre 2011 et 2013. Lorsque le Gouvernement a décidé de supprimer cette contribution pour l’aide juridique, dans la loi de finances pour 2014, il a alors rappelé l’atteinte portée au principe de gratuité de la justice et les freins que le dispositif engendrait à l’accès au juge. Le 23 juillet 2013, Christiane TAUBIRA, alors garde des Sceaux, ministre de la Justice, avait annoncé la suppression de la contribution à l’aide juridique en précisant que : « L’instauration par le précédent Gouvernement de la contribution pour l’aide juridique de 35 €, exigible pour chaque instance, pour financer l’aide juridictionnelle a eu pour conséquence de pénaliser les justiciables les plus vulnérables. En rendant payant l’accès au juge pour des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, ce timbre de 35 € a entraîné une restriction incontestable de leur accès à la justice, en dépit des cas d’exemption dont était assortie la contribution pour l’aide juridique. Les contentieux du travail, de la famille, du logement et les contentieux administratifs ont été particulièrement affectés. »
Dans son rapport d’évaluation préalable au PLF 2014, le Gouvernement indiquait : « Le principal obstacle au droit d’accéder à un juge reste le coût du procès qui dissuade certains justiciables d’exercer leurs droits. La gratuité des actes de justice, instituée par la loi du 30 décembre 1977 avait à cet égard constitué un moyen efficace pour faciliter l’accès à la justice. Tout en portant atteinte au principe de gratuité des actes de justice, la contribution pour l’aide juridique est de nature à limiter l’accès à la justice des citoyens modestes dont les revenus excèdent de peu les plafonds de l’aide juridictionnelle partielle. Elle constitue un frein à la reconnaissance de certains droits, notamment dans les contentieux du travail, de la consommation ou de la famille. Dès le 5 juillet 2012, la Garde des sceaux a rappelé devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale que cette contribution limitait l’accès au droit et à la justice des personnes aux revenus modestes. De fait, cette limitation est corroborée par la baisse du taux de saisine de certaines juridictions de près de 10 % depuis l’introduction de la CPAJ. Ainsi, une diminution des saisines de l’ordre de 13 % entre le premier semestre de l’année 2011 et le premier semestre de l’année 2012, a été constatée dans les contentieux de faible montant, tels que les injonctions de payer. Cette baisse, contemporaine de l’introduction du timbre à 35 euros, confirme l’incidence de la CPAJ dans les petits litiges lorsque le gain escompté est faible. » Les arguments qui ont présidé à la suppression de la contribution à l’aide juridique en 2014 perdurent encore aujourd’hui. La taxe proposée par ce PLF 2026 est d’un montant supérieur à celui qui avait été institué en 2011, ce qui va nécessairement accroître les effets délétères de la précédente expérience. De plus, les exceptions prévues au dispositif sont encore plus limitées que pour la contribution à l’aide juridique en vigueur entre 2011 et 2013, de sorte que, les freins à l’accès à la justice seront encore plus importants. Par ailleurs, cet article prévoit la création et le rehaussement de divers droits de timbre relatif au droit au séjour et à l’accès à la nationalité française. Ces augmentations de taxes, dont le niveau était déjà reconnu comme excessif en 2019, dans un rapport de la députée Stella DUPONT (Rapport n°2041 élaboré dans le cadre de la mission d’information relative à la taxation des titres de séjour) vont limiter l’accès des étrangers à leurs droits au séjour créant une rupture d’égalité et une précarisation de ceux-ci. En conséquence, les auteurs de cet amendement demandent la suppression de cet article qui crée de véritables ruptures d’égalité dans l’accès au droit et au juge. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000448
Dossier : 448
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement vise à s’opposer à cette transformation de l’impôt sur la fortune immobilière en contribution annuelle sur les actifs improductifs désignée sous le nom de contribution des hauts patrimoines. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000449
Dossier : 449
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à s’opposer à la mise en place d’un statut du bailleur privé |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000455
Dossier : 455
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Adopté
08/01/2026
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Ce dispositif proposé par le Groupe socialistes et apparentés, s’inspire et renforce une proposition initialement introduite par le MODEM en première lecture. Le dispositif vient élargir l’assiette de l’IFI en y intégrant la fortune financière dite non professionnelle : placements dans des fonds d’investissement, assurance vie, etc. Il modifie la règle de l’abattement pour résidence principal, en la transformant en un abattement plafonné forfaitairement à 1 million d’euros, applicable à une résidence principale ou secondaire, permettant de prendre en compte des cas fréquent d’une maison familiale qui viendrait à ne plus être occupée à titre principal notamment par des propriétaires seniors. Cet impôt reste tout à fait supportable pour les plus aisés (le taux n’est que au maximum de 1,5 % sur la tranche supérieure à 10 millions quand le niveau de rendement du capital des multimillionnaires dépasse généralement les 6 %) et les biens dits professionnels sont complétement exonérés. Aussi, n’est assujettis que le patrimoine au-delà de 800 000 €, seuil auquel peut s’ajouter un abattement allant jusqu’à 1 million d’euro comme mentionné plus haut. Cet amendement de justice fiscale permettrait notamment de générer le rendement nécessaire pour le financement de la transition énergétique, les services publics et la réduction du déficit. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000458
Dossier : 458
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à rééquilibrer le régime fiscal dont bénéficie le transport aérien intérieur en France en supprimant le taux de TVA réduit à 10 % sur les vols intérieurs (hors régimes spécifiques). En France, le secteur aérien bénéficie d’un régime fiscal favorable lui permettant notamment d’être exempté de taxe sur le kérosène et de se voir appliquer un taux de TVA réduit à 10 % au lieu de 20 % sur les vols intérieurs. Rappelons également que les vols internationaux sont exonérés de TVA. Afin de respecter nos objectifs de report modal, cet amendement propose de différencier le taux de TVA appliqué à l’avion et celui appliqué au train, ce qui permettra non seulement de générer des recettes fiscales supplémentaires, mais aussi d’affirmer par la fiscalité une incitation à choisir le train plutôt que l’avion pour nos déplacements intérieurs. Les régimes spécifiques applicables aux vols à destination et en provenance des territoires d’Outre-mer et de la Corse ne sont pas concernés par cet amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000460
Dossier : 460
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement vise à indexer sur l’inflation les deux premières tranches d’impôt sur le revenu. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000462
Dossier : 462
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Adopté
08/01/2026
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Le présent article créé au Sénat par un amendement du Groupe Union centriste a pour objet de réorienter le dispositif du plan d’épargne retraite (PER) vers l’objectif prioritaire de financement de la retraite qui lui a été initialement assigné. Dans cet objectif, il supprime l’ensemble des avantages fiscaux accordés aux versements réalisés par le titulaire d’un PER à compter de l’âge de 70 ans. Le présent amendement complète ce dispositif d’alignement de la fiscalité du PER sur son essence (la constitution d’une épargne pour la retraite) en proposant de soumettre les sommes détenues dans les PER à l’impôt sur le revenu, selon le taux et le barème applicables au défunt au moment du décès, préalablement à toute application des droits de mutation à titre gratuit. Ce mécanisme conserve l’esprit du PER – encourager l’épargne de long terme et la constitution d’un complément de retraite – tout en supprimant le mécanisme d’optimisation successorale aujourd’hui ouvert. En effet il existe aujourd’hui une opportunité d’optimisation fiscale massive, consistant pour un détenteur du PER de le conserver jusqu’à son décès. Outre les abattements de DMTG (que cet amendement ne modifie pas), dans cette situation, aucun impôt sur le revenu n’est dû ni par le défunt ni par les héritiers sur le capital transmis, qui aura dès lors fait l’objet d’une exonération totale d’impôt sur le revenu. La mesure générerait une recette supplémentaire estimée à 200 millions d’euros par an pour l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000464
Dossier : 464
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à accroitre de cinq points la part « impôt sur le revenu » du Prélèvement Forfaitaire Unique. Il en résulterait un rendement supplémentaire d’environ 3 milliards d’euros, qui participeraient utilement au redressement des finances publiques, dans un contexte où les versements de dividendes ont atteint des sommets ces dernières années. Sur les seules entreprises du CAC 40, ils se sont élevées à 80 milliards d’euros en 2022, 68 milliards en 2023 et 74 milliards en 2024. Les chiffres 2025 ne sont pas encore connus mais diverses évaluations font état d’une nouvelle progression des versements de dividendes au niveau mondial, à 1830 milliards de dollars, soit +5 % par rapport à 2024. Les résultats 2024 des entreprises du CAC 40 sont plus contrastés, en raison des moindres bénéfices de quelques multinationales parmi les plus généreuses en versements de dividendes – LVMH, Kering ou Total Energies – mais qui sont globalement compensés par les bons résultats du secteur bancaire, de l’aéronautique et de la défense. Par ailleurs, une nouvelle doctrine des dividendes s’installe dans les conseils d’administration, qui estiment que 50 % des bénéfices doivent être rendus aux actionnaires (soit de 60 à 70 milliards d’euros en 2025), très loin de la « doctrine Sarkozy », qui préconisait de répartir les bénéfices à raison d’un tiers pour l’investissement, un tiers pour les salariés et un tiers pour les actionnaires. Cette politique extrêmement généreuse repose sur un désendettement massif des grandes entreprises, une abondance de liquidités jugées « inutiles » et surtout une projection relativement atone de leurs investissements, notamment en France. L’augmentation proposée du PFU opère une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État à plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000470
Dossier : 470
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement, proposé au Sénat par le groupe SER procède à une réécriture de l’article 24 relatif à la taxe sur les services d’accès à des contenus audiovisuels à la demande. Cette taxe concerne à la fois les services de streaming (Netflix, Prime Video etc.) et les plateformes hébergeant des contenus amateurs (Kick, Onlyfans…). La taxe s’applique à la somme des prix payés par les utilisateurs en contrepartie de l’accès aux contenus audiovisuels, le taux étant majoré pour les vidéos à caractère pornographique ou incitant à la violence. Les modifications proposées sont les suivantes : Premièrement, au regard de l’essor de cette économie numérique, il est proposé d’augmenter le taux de la taxe applicable à ces services et de la porter à 7,5 % au lieu de 5,15 %. Le taux majoré pour les contenus à caractère pornographique ou incitant à la violence est porté à 20 % au lieu de 15 % . Deuxièmement, le seuil de déclenchement de la taxe est fixé à 50 000 euros de revenus générés. Surtout, l’exemption est supprimée pour les créateurs de contenus à caractère pornographique ou incitant à la violence. En effet, il est difficile de comprendre le sens de cette exemption, alors même que la protection des mineurs et la lutte contre toutes les formes de violence sur les plateformes sont érigées en priorités tant au niveau national qu’à l’échelle européenne. Cette exemption est donc incohérente avec l’action de régulation menée par l’ARCOM et, plus globalement, par les pouvoirs publics. À travers cet amendement, l’objectif est de renforcer la souveraineté économique et culturelle de notre pays. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000471
Dossier : 471
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’article 30 du Projet de Loi de Finances pour 2026, qui majore plusieurs droits de timbre liés à la délivrance de titres de séjour, de visas, de naturalisations et de conversions de permis de conduire, et crée en outre une contribution de 50 € à l’introduction d’une instance civile ou prud’homale. Ces mesures traduisent une logique de rentabilisation administrative contraire aux principes d’égalité devant le service public et d’accès effectif au droit. Même présentées comme un alignement sur les pratiques européennes, ces hausses ne sauraient être justifiées par un objectif de rendement budgétaire au détriment des personnes étrangères souhaitant régulariser leur situation ou accéder à la citoyenneté française. La création d’une contribution pour l’aide juridique constitue, elle aussi, un frein à l’accès à la justice. L’expérience d’une « taxe sur la Justice » de 35 €, instaurée en 2011 et supprimée en 2014 par la garde des Sceaux Christiane Taubira, a démontré qu’un tel dispositif dissuade les justiciables modestes ne bénéficiant pas de l’aide juridictionnelle d’engager une procédure pour faire valoir leurs droits. Garantir l’accès universel au droit et à la justice doit primer sur toute logique de rendement. D’autres leviers de financement de l’aide juridictionnelle peuvent être envisagés, sans faire peser cette charge sur les justiciables et les personnes en situation de fragilité administrative. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000472
Dossier : 472
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement vise à mettre en place une contribution sur les super dividendes pour les entreprises qui distribuent 20 % de dividendes en plus par rapport à une période de référence. Le taux de cette contribution est fixé à 5 %. Il opère une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État à plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000473
Dossier : 473
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement propose de modifier l'article L. 453‑70 du code des impositions sur les biens et services pour augmenter le taux de la taxe sur les services numériques de 3% à 6% du chiffre d'affaires généré en France par l'activité des géants du numérique (GAFAM). Ces entreprises paient un impôt effectif deux fois moins élevé que les entreprises traditionnelles. Leur capacité d'innovation n'est pas que technologique, elle est également fiscale. En profitant du cadre de la libre circulation des capitaux dans l'UE et en rapatriant leurs profits en Irlande ou au Luxembourg, le comportement des GAFAM aboutit à cette situation intolérable où un chiffre d’affaires de plusieurs milliards ne produit que quelques dizaines de millions de rentrées fiscales. D'un rendement attendu d'environ 800 millions d'euros, cet amendement opère une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade le solde budgétaire de l'Etat de plus de 6 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000482
Dossier : 482
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Retiré
08/01/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à s’opposer à la proposition du Gouvernement de supprimer la réduction d’impôt relatives aux indemnités perçues en cas d’affection longue durée (ALD), dont la version amendée par le Sénat (fiscalisation à 50 %) demeure problématique. En effet, il est difficilement acceptable de demander des efforts aux personnes souffrant d’ALD d’une part tout en refusant toute mesure de justice fiscale d’autre part (ISF, taxe Zucman, etc.). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000483
Dossier : 483
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe socialistes et apparentés vise à s’opposer à la proposition du Gouvernement de supprimer la réduction d’impôt relatives aux indemnités perçues en cas d’affection longue durée (ALD) ainsi que la réduction d’impôts pour frais de scolarité des enfants à charge dans l’enseignement secondaire et supérieur. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000491
Dossier : 491
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Adopté
08/01/2026
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L’alinéa 56 stipule que « Les entités d’investissement et les entités d’investissement d’assurance mentionnées à l’article 223 WT, ainsi que les véhicules de titrisation, sont exonérés de l’impôt national complémentaire si aucune entité constitutive du groupe autre qu’une entité d’investissement, qu’une entité d’investissement d’assurance ou qu’un véhicule de titrisation n’est située en France. », créant le risque d’ouvrir une brèche dans le dispositif d’imposition minimale du pilier 2 de l’OCDE. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000492
Dossier : 492
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Rejeté
08/01/2026
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Cet article est une des pierres à la reconstruction du marché dit de la titrisation, pour lequel s’activent de nombreux groupes bancaires. Il est utile de rappeler que les schémas de titrisations sont une des causes principales de la transformation de la crise immobilière / crise de solvabilité des ménages américains en 2007‑2008 en une grande crise financière et économique mondiale dans les mois et années qui suivirent. En l’absence d’étude d’impact et de garantie sur l’encadrement de ces montages financiers, le Groupe socialistes et apparentés se montrera prudent et propose la suppression de ce dispositif qui contribue à la reconstruction d’un schéma faisant abstraction des leçons du passé. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000494
Dossier : 494
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08/01/2026
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés vise à supprimer cet article qui prévoit la reprise de la suppression progressive de la CVAE. La diminution des impôts dits de production depuis 2021 représente chaque année un cadeau de 15 milliards d’euros aux entreprises, sans aucune contrepartie. Déjà diminuée de moitié, le Gouvernement souhaite engager la suppression progressive de la seconde moitié de cet impôt entre 2026 et 2028. Alors qu’il n’est acquitté que par les entreprises réalisant plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires, une telle proposition continuera de privilégier en premier lieu les grandes entreprises au détriment du reste de l’économie. Le conseil des prélèvements obligatoires lui-même, dans un rapport remis le mois dernier, démontrait les limites de la suppression de la CVAE pour renforcer la compétitivité de nos entreprises, en particulier industrielles, lui privilégiant une mesure sur la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S). En outre, la suppression de la CVAE, en ce qu’elle est une des composantes de la contribution économique territoriale (CET), affaiblit les ressources des collectivités territoriales qui perdent ainsi une part importante de recettes fiscales, dont la compensation n’est pas intégralement assurée par l’État. Une situation que les dispositions de l’article 33 du présent PLF va même accroître en neutralisant la dynamique de produit. Notre groupe souhaite rétablir graduellement la CVAE en la ciblant sur les grandes entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. Dans l’attente nous proposons donc la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000497
Dossier : 497
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Adopté
08/01/2026
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L’article 9 bis prévoit que l’appréciation de la notion « d’ensemble de services » s’effectue au niveau du foyer fiscal, indépendamment du nombre ou de l’identité des structures ou prestataires intervenant, et non plus au niveau de la prestation elle-même. Cela neutralise pratiquement la portée de cette notion « d’ensemble de services » qui avait justement pour but d’encadrer l’éligibilité de prestations accomplies presque exclusivement à l’extérieur. En effet, pour être admises au bénéfice du crédit d’impôt, les prestations accomplies à l’extérieur devaient impérativement être rattachées à une offre globale incluant une prestation principale effectuée chez le contribuable et fournie par un même prestataire, garantissant ainsi le caractère unitaire et accessoire des activités réalisées à l’extérieur. Dès lors, en l’absence d’exigence d’unicité du prestataire, un contribuable pourrait en effet cumuler des services rendus hors du domicile par plusieurs organismes dès lors qu’il bénéficie par ailleurs du crédit d’impôt pour une prestation réalisée chez lui, même par un intervenant différent et même lorsque cette prestation ne dispose d’aucun lien avec celles réalisées à l’extérieur. Une telle évolution irait dans le sens d’une augmentation significative du coût du CISAP puisqu’elle reviendrait à étendre très largement le champ du crédit d’impôt, une disposition particulièrement problématique dans le contexte budgétaire actuel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000498
Dossier : 498
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08/01/2026
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Cet article 9 ter prévoit que les prestations de livraison de repas à domicile puissent ouvrir droit au CISAP, même lorsqu’elles ne s’inscrivent pas dans une offre de services incluant des activités réalisées au domicile. Etant donné qu’il élargit de fait le champ du CISAP, cet article tendra à en accroître le coût dans un contexte où de nombreux efforts sont demandés aux plus modestes. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000517
Dossier : 517
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08/01/2026
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Le présent amendement adopté en première lecture à l’Assemblée nationale a pour objet d’éviter la double taxation abusive des meublés de tourisme destinés exclusivement à la location saisonnière touristique. En effet, si les locaux destinés à la location habituelle de courte durée relèvent, par nature, de la cotisation foncière des entreprises (CFE), le deuxième alinéa de l’article 1407 du code général des impôts prévoit explicitement de les exclure de l’assiette de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), dès lors qu’ils ne font pas l’objet d’une jouissance personnelle. Pourtant, malgré ce principe de bon sens, depuis la campagne d’envoi de la taxe d’habitation pour 2024, de nombreux meublés exclusivement affectés à la location saisonnière se voient assujettis à la fois la CFE et la THRS. Afin d’éviter cette double imposition, les redevables doivent pouvoir prouver l’absence de jouissance personnelle. Or, dans la pratique, l’administration fiscale n’admet quasiment aucun autre justificatif de non-occupation personnelle du logement, en dehors d’un mandat exclusif sur l’année entière confié à un agent immobilier ou à une conciergerie professionnelle. Ainsi, même lorsque la résidence principale du redevable est située à proximité et qu’il est démontré que le logement n’a pas été occupé (par exemple au moyen de relevés de consommation d’électricité ou de gaz), la THRS continue bien souvent d’être réclamée. Cette situation crée une rupture d’égalité flagrante entre ceux qui confient la gestion de leur meublé à un intermédiaire et ceux qui assurent eux-mêmes la mise en location. Cette différence de traitement est en contradiction avec le principe d’égalité devant l’impôt garanti par les articles 1er et 6 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. C’est pourquoi, afin de mettre un terme à ces inégalités tout en simplifiant les relations entre l’administration fiscale et les contribuables, le présent amendement propose d’inverser la charge de la preuve. Dès lors, les locaux meublés situés au sein du même EPCI que la résidence principale du contribuable seront présumés faire l’objet d’un usage exclusivement professionnel et donc dispensés de THRS. Néanmoins, l’administration pourra soumettre ces locaux à la fois à la CFE et à la THRS si elle établit qu’ils ont été utilisés à titre personnel une partie de l’année. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000518
Dossier : 518
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08/01/2026
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Le présent amendement vise à repérimétrer le plafond de 2 % de recettes réelles de fonctionnement des collectivités et EPCI impactées tant par le IV du présent article (minoration du PSR-VLEI) que par le b) du 2° du B du III (minoration de la DCRTP). En d’autres termes, il complète le plafond introduit au Sénat en le faisant agir non pas seulement sur un dispositif (la minoration du PSR-VLEI) mais sur la somme de deux dispositifs (minoration du PSR-VLEI et minoration de la DCRTP). Il est motivé par le fait que ce qui conduit à mettre en difficulté certaines collectivités (tout particulièrement appartenant à des territoires industriels) n’est pas uniquement l’impact d’une mesure mais de l’application simultanée de plusieurs mesures. À noter que même avec cet élargissement du plafonnement, un EPCI pourrait voir ses recettes baisser de 4 % uniquement du fait de la mise en œuvre du présent article et de l’article 76 (Dilico). Or, pour mémoire, lors de la contribution des collectivités au redressement des comptes publics (baisse de DGF entre 2013 et 2017), le législateur s’était efforcé de contenir l’impact annuel à 1,13 % des recettes de fonctionnement (des EPCI). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000521
Dossier : 521
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Rejeté
08/01/2026
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Cet article introduit au Sénat vise à fusionner en une taxe unique affectée au bloc communal les taxes sur les logements vacants et celle sur les résidences secondaires. Cet outil fiscal apparait toutefois comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus d’un an. C’est pourquoi cet amendement vise à permettre à toutes les communes qui n’entrent pas dans le champ de la taxe sur les logements vacants (TLV) d’instaurer une taxe communale sur les logements vacants. Si la TLV permet dans les communes de plus de 50 000 habitants où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements de mieux lutter contre la vacance anormalement longue et donc d’accroitre l’offre de logements disponibles, pour les autres communes le seul levier fiscal disponible pour mener une véritable politique en faveur du logement est d’assujettir les logements vacants à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Cet outil fiscal apparait comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus de deux ans. C’est pourquoi cet amendement propose de donner la possibilité aux communes qui le souhaitent de délibérer en faveur de l’instauration d’une taxe communale sur les logements vacants . Pour cela, il est prévu de sortir les logements vacants du champ de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de les soumettre à une nouvelle taxe dont le taux sera fixée par délibération. Afin d’éviter le risque de taxations abusives, sans abandonner pour autant la réponse à la problématique de certains territoires, ce taux ne pourra pas être supérieur à deux fois celui de la THRS. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000525
Dossier : 525
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Adopté
08/01/2026
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Il est proposé de supprimer la disposition visant à augmenter les plafonds de ressources des ménages éligibles au bail réel solidaire. En effet cette mesure conduirait à ouvrir ce dispositif à plus de 90 % de la population et lui ôterait son caractère social. De manière mécanique, ils hypothèqueraient son avenir. Les mesures favorisant le développement du BRS – TVA à 5,5 %, les prêts bonifiés de très long terme accordés aux organismes de foncier Solidaire, les soutiens forts d’un certain nombre de collectivités territoriales – sont la contrepartie d’un ciblage du dispositif sur des ménages modestes. Le déplafonnement ouvrirait la porte à la suppression de ces aides. À vouloir faire bénéficier tout le monde du Bail Réel Solidaire, on prend le risque que parmi les ménages éligibles, ceux aux plus hauts revenus évincent les ménages modestes qui sont pourtant la cible originelle de ce dispositif d’accession sociale à la propriété. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000528
Dossier : 528
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement tire les conséquences des échanges avec les professionnels sur différents points importants, totalement interdépendants et absolument nécessaires pour rendre viable le statut du bailleur privé tel qu’il est envisagé. Il reprend aussi l’essentiel des recommandations du rapport parlementaire Daubresse – Cosson, également fruit d’échanges nourris avec les professionnels. Le 6° permet d’imputer le déficit foncier créé par l’amortissement sur le revenu global. Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez d’épargne pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent sans emprunt, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements écarte de facto la classe moyenne de l’investissement immobilier tel qu’envisagé par le rapport Daubresse – Cosson. Le 6° permet également le doublement du déficit foncier pour les investisseurs recourant à l’amortissement. Ce doublement, qui figurait dans l’amendement initial présenté au Sénat, apparaît utile pour favoriser l’acquisition par des investisseurs ayant recours à l’emprunt. Rappelons également que le plafond de déficit foncier n’a pas été réévalué depuis 25 ans. Le 4° propose de plafonner l’avantage fiscal tiré de l’amortissement à 8000 € par an et par foyer fiscal. Pour mémoire, le rapport Daubresse – Cosson ne prévoyait aucun plafond de ce type. Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable que le plafonnement de l’avantage fiscal tiré de l’amortissement (que propose l’amendement) car il défavorise la classe moyenne par rapport aux ménages aisés : tous sont soumis au même plafond brut, alors que l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41 % que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17 % statistiquement. Aussi, une logique de plafonnement de l’avantage fiscal s’avère plus pertinente. Le 5° propose de supprimer la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value, qui constitue un frein important au moment de l’investissement. En effet, par cette réintégration, c’est le principe même de l’avantage lié à l’amortissement qui est « effacé » au moment de la revente du bien. Les 2° et 3° permettent : De maintenir un plafond de loyer et de ressources du locataire de niveau intermédiaire, mais en calquant ces niveaux sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantages, trop complexe à mettre en œuvre (les loyers Loc’Avantages figurent dans un arrêté de 430 pages !) D’augmenter de 0,5 % les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à augmenter un peu la rentabilité, et à tenir compte, notamment pour le neuf, du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires. Enfin, le 1° consiste en une évolution rédactionnelle : les logements rénovés à neuf étaient logés dans la partie logements anciens (j) alors qu’ils relèvent du même régime fiscal que les logements neufs (les logements rénovés à neufs sont taxés en TVA 20 %) et sont soumis aux mêmes exigences réglementaires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000533
Dossier : 533
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose de revaloriser la dotation globale de fonctionnement (DGF) à hauteur de l’inflation prévisionnelle pour 2026, fixée à +1,3 % par le Gouvernement. Cette revalorisation représenterait une hausse d’environ 248 millions d’euros de la DGF du bloc communal par rapport à 2025. Depuis le premier mandat d’Emmanuel Macron, les dotations de l’État aux collectivités affichent une stabilité en trompe-l’œil : en réalité, leur érosion est continue, car les dépenses locales augmentent mécaniquement sous l’effet de l’inflation, tandis que les ressources demeurent figées. Entre 2018 et 2025, le cumul des pertes liées à l’absence d’indexation de la DGF dépasse 4,5 milliards d’euros, et l’Association des maires de France (AMF) évalue à 71 milliards d’euros le manque à gagner cumulé sur la DGF entre 2014 et 2024. Chaque année, l’écart entre inflation et DGF se creuse : 1,4 milliard d’euros manquaient en 2022, 1,3 milliard en 2023, plus de 500 millions en 2024, et encore 500 millions en 2025. Le projet de loi de finances pour 2026 rompt avec les hausses modestes, déjà insuffisantes accordées ces dernières années — +320 M€ en 2023 et 2024, +150 M€ en 2025 — et marque un retour au gel appliqué de 2018 à 2022. Cette stagnation est d’autant plus problématique que la péréquation verticale (hausse de la DSU et de la DSR) est financée à enveloppe constante, c’est-à-dire par les communes elles-mêmes. En cas de gel, la progression de la péréquation se traduit par une baisse des DGF individuelles : entre 2018 et 2022, environ la moitié des communes ont ainsi vu leur DGF diminuer chaque année, en contradiction avec la promesse présidentielle d’un maintien des dotations « à situation inchangée ». En 2025, la revalorisation de 150 millions d’euros n’a couvert que la moitié de la progression de la péréquation (300 M€), provoquant une nouvelle baisse de DGF pour 36 % des communes. Pour 2026, le PLF prévoit une augmentation de la péréquation de 290 M€. Sans revalorisation globale de la DGF, cette progression sera de nouveau financée par les communes et intercommunalités, au détriment de leurs marges de manœuvre. C’est pourquoi le présent amendement propose, a minima, de revaloriser la DGF du bloc communal à hauteur de l’inflation. Une telle mesure permettrait de préserver les équilibres financiers locaux, de soutenir la péréquation sans pénaliser les collectivités contributrices, et de maintenir la capacité d’investissement des communes et intercommunalités, essentielle à la vitalité économique et sociale du pays. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000534
Dossier : 534
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose de supprimer les nouveaux plafonnements et minorations des dotations et compensations de l’État versées aux collectivités territoriales, dites « variables d’ajustement », introduites dans le projet de loi de finances pour 2025. Ces mécanismes consistent, chaque année, à ponctionner une partie des dotations dues aux collectivités pour équilibrer artificiellement les enveloppes budgétaires locales. Cette pratique, devenue systématique, se traduit par une baisse progressive des ressources garanties aux collectivités et par un désengagement de l’État dans le financement des compétences qu’il leur a lui-même transférées. Le présent article prévoit ainsi par exemple de minorer les dotations de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) et le Fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle (FDPTP), pour un montant total de 527M€ après 487M€ l’année dernière et 70M€ « seulement » en 2024. Ces minorations affecteront directement les parts communale, intercommunale, régionale et départementale de ces compensations, pourtant destinées à garantir la neutralité budgétaire des réformes fiscales successives. Ces prélèvements opérés au détriment des collectivités, s’apparentent à une ponction déguisée sur leurs moyens d’action. Ils contredisent le principe même de compensation intégrale et stable des transferts de compétences, reconnu par la Constitution et la loi organique relative aux lois de finances. Depuis plusieurs années, les collectivités locales sont confrontées à une érosion constante de leurs marges de manœuvre, entre la perte de leurs leviers fiscaux, la stagnation de la DGF et désormais la contraction de leurs compensations historiques. Ce choix budgétaire revient à faire financer la stabilité des concours de l’État par les collectivités elles-mêmes, ce qui n’est ni soutenable, ni conforme à l’esprit de la décentralisation. Pour toutes ces raisons, le présent amendement vise à supprimer l’ensemble des plafonnements et minorations de dotations et compensations des collectivités territoriales, afin de rétablir la sincérité et la stabilité du financement local, et de garantir aux communes, départements, régions et intercommunalités les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions au service des citoyens. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000537
Dossier : 537
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Adopté
08/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI, souhaitent supprimer la "taxe" sur l'accès à la justice. L'article 30 crée un nouveau droit de timbre pour les citoyens qui saisissent la justice civile et prud'homale. Une nouvelle fois, le gouvernement laisse à penser que la paralysie de la justice, son délabrement, seraient le fruit d'un grand nombre de saisines. Ainsi, sa seule réponse revient à faire payer un droit d'entrée, alors même que cette justice est en manque profond de moyens (magistrats, greffier, personnel administratif). La France est systématiquement en dessous des moyennes européennes concernant les moyens alloués à la justice. La Commission européenne pour l'efficacité de la justice révélait en 2024 que la France consacre 77,22 euros par habitant alors que l’Espagne est à 96,8, l’Italie 100,6, l’Allemagne à 136, l’Autriche à 141 et la Suisse à 245. L'accès à la justice est un droit fondamental. Ce droit est d'autant plus fondamental que la justice permet aux individus de faire valoir leurs autres droits fondamentaux devant un tiers indépendant. À ce titre, elle doit être accessible à toutes et tous sans conditions de revenus. Taxer le recours à la justice prud'homale n'aura que pour effet d'éloigner les travailleurs des voies de recours nécessaire à la garantie de leurs droits. Taxer la justice civile, grande oubliée des politiques judiciaire française, ne fera qu'aggraver l'accès des citoyens à cette justice du quotidien. Ainsi, nous proposons de supprimer cette nouvelle taxe qui n'est que le fruit d'une petite vision comptable et gestionnaire de l'engorgement dramatique de notre service public de la justice. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000543
Dossier : 543
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Tombé
08/01/2026
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À travers cet amendement, le groupe parlementaire LFI propose de supprimer l’augmentation du droit de timbre à 255 euros au lieu de 55 euros actuellement, soit une hausse de plus de 363 % ! La nationalité française ne doit pas être un produit de luxe ou un privilège réservé à ceux qui peuvent payer. Dans ce PLF, le Gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux micro-entrepreneurs, aux parents d’enfants scolarisés et désormais aux personnes demandant la nationalité française. Ces taxes sont particulièrement injustes puisqu’elles touchent principalement des personnes ayant de faibles revenus. Ils accroissent la précarité des plus modestes. Faire du patrimoine personnel le critère d’obtention d’une demande de nationalité est profondément révoltant, et contraire aux valeurs de notre République. Enfin, ces taxes sur la demande de nationalité contreviennent directement au principe d’égalité devant les charges fiscales, consacré par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons de supprimer la disposition gouvernementale visant à augmenter la taxe sur la demande de nationalité à 255 euros. Cet amendement a été travaillé à la suite d’échanges avec AIDES et La Cimade. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000545
Dossier : 545
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la création d’une taxe de 100 euros pour la délivrance et le renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour. Cette mesure est injuste et socialement inacceptable. L’autorisation provisoire de séjour (APS) est délivrée à des personnes en attente de régularisation, de décision d’asile, de soins vitaux, ou encore en situation d’urgence humanitaire. Il s’agit souvent de personnes sans emploi, sans droits sociaux, sans logement stable. Leur imposer une taxe de 100 € revient à faire payer la précarité, à monnayer un droit temporaire de ne pas être expulsé, à tarifer la survie. Le produit budgétaire attendu d’une telle taxe est infime à l’échelle nationale, mais son impact individuel est lourd, voire insurmontable. Le Gouvernement s’attaque une nouvelle fois aux plus précarisés et maltraités de notre société. Nous nous opposons à cette augmentation inique qui n’a aucune justification. Nous proposons donc de supprimer la création d’une pareille taxe. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000546
Dossier : 546
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement vise à plafonner la trésorerie inscrite à l’actif d’une holding pouvant être transmise dans le cadre d’un pacte Dutreil et à modifier l’exonération que propose le dispositif à 50 %, pour la part transmise supérieure à 50 millions d’euros. Quant à l’accumulation de trésorerie au sein de ce type de société, elle est une méthode qui peut être utilisée pour détourner le pacte Dutreil de son objectif initial et transmettre des actifs qui ne sont pas directement liés à l’activité opérationnelle du groupe d’entreprises. La jurisprudence a par ailleurs régulièrement déplacé les frontières de ce qui peut être considérée comme une « trésorerie excédentaire », si bien qu’il peut être difficile de différencier la trésorerie « professionnelle » de celle qui doit être rattachée aux biens personnels des associés Quant au barème de 50 %, il permettrait, selon le CPO, de générer 1,3 milliards d’euros de rendement. Ces deux propositions sont issues de recommandations conjointes du CPO et de la Cour des comptes. Cet amendement fait exception à la règle de l’entonnoir mais doit être considéré recevable dans la mesure où il est susceptible de produire des recettes, et participer, de fait, à l’équilibre de notre situation budgétaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000547
Dossier : 547
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la majoration de 100 euros pour la délivrance, le renouvellement et le dupliqua des cartes de séjour, et de 50 euros pour son tarif minoré. Dans ce PLF, le gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux micro-entrepreneurs, aux parents d’enfants scolarisés et désormais aux personnes demandant une carte de séjour. L’article 30 du projet de loi de finances prévoit ainsi faire passer la taxe pour la délivrance du titre de séjour de 200 euros, dans le cas de la délivrance, du renouvellement ou dupliqua des cartes de séjour, à 300 euros ! Une mission d'information de la commission des Finances, menée par la rapporteure Mme Dupont et présidée par M. Parigi, a pourtant révélé dans un rapport publié en juin 2019 le caractère excessif des montants exigés pour la création et le renouvellement d'un titre de séjour en France. Ces taxes peuvent atteindre jusqu’à 425 euros par an pour une personne sollicitant une carte de séjour d’un an, à quoi s’ajoutent 200 euros pour chaque renouvellement. Cette somme, exigible pour une simple carte de séjour temporaire valable un an, reste démesurée et sans équivalent quand on sait par exemple qu’un passeport valable 10 ans coûte au plus 86 euros. Quant au renouvellement d’un titre de séjour, le bénéficiaire devra payer 200 euros. La mission d’information indique ainsi que ces tarifs placent la France à la deuxième place, parmi les 21 pays étudiés, concernant la taxation pour les titres de séjour de longue durée. Ces taxes sont particulièrement injustes puisqu’elles touchent principalement des personnes ayant de faibles revenus et ne pouvant s’acquitter d’une pareille somme. Ils accroissent la précarité des plus modestes et constituent un obstacle arbitraire et inégalitaire à l’obtention d’un titre de séjour en France. Faire du patrimoine personnel le critère d'obtention d'un titre de séjour est profondément révoltant, et contraire aux valeurs de notre République. Le coût du renouvellement, à savoir de 200 euros par an, illustre le mépris du caractère vital du renouvellement annuel de ce titre de séjour, ainsi que ce qu'un tel coût annuel implique pour des travailleurs pauvres en France. Pour un travailleur au SMIC, il s'agit de plus de 1 % de son salaire net qui lui est substitué, sans autre justification que sa nationalité, ce qui vient encore accroître sa condition de précarité. Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons de supprimer la disposition gouvernementale visant à augmenter le droit de timbre sur les demandes de nationalité à 300 euros, ainsi que la majoration de 50 euros sur son tarif minoré. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000549
Dossier : 549
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Tombé
08/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe La France insoumise souhaitent supprimer la « taxe » sur l’accès à la justice, qui crée un nouveau droit de timbre pour les citoyens saisissant la justice civile et prud’homale. Une nouvelle fois, le gouvernement fait peser sur les justiciables les coûts de son austérité budgétaire, en prétendant que la paralysie et le délabrement du service public de la justice seraient dus à un trop grand nombre de saisines. Sa seule réponse consiste à instaurer un droit d’entrée à la justice, transformant un droit fondamental en service payant. Cette logique comptable et gestionnaire est inacceptable dans un État de droit. L’accès à la justice est un droit fondamental, condition d’exercice de tous les autres droits. Il doit être garanti à toutes et tous, sans distinction de revenus. En taxant l’accès aux juridictions civiles et prud’homales, le gouvernement met en péril ce principe constitutionnel et éloigne les citoyens de la justice du quotidien. Cette mesure aura un effet dissuasif pour les plus modestes, en particulier pour les salariés qui souhaitent faire valoir leurs droits devant les prud’hommes. Elle constitue une entrave à l’égalité devant la justice, alors même que le droit du travail et le contentieux civil sont déjà parmi les plus affectés par le manque de moyens humains et matériels. La situation de la justice française est alarmante : elle souffre d’un sous-financement chronique. Selon le rapport 2024 de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ), la France ne consacre que 77,22 euros par habitant à la justice, loin derrière ses voisins européens : 96,8 euros en Espagne, 100,6 en Italie, 136 en Allemagne, 141 en Autriche et 245 en Suisse. Ce n’est donc pas la multiplication des recours qui engorge les tribunaux, mais le manque criant de magistrats, de greffiers et de personnels administratifs. Faire payer un droit de timbre de 50 euros pour accéder à la justice civile et prud’homale revient à faire supporter aux citoyens les conséquences directes de ce désengagement budgétaire de l’État. Ce dispositif ne renforcera en rien les moyens de la justice ; il aggravera au contraire les inégalités d’accès au droit et accentuera le sentiment d’injustice sociale. Le service public de la justice n’est pas un service comme un autre : il garantit la paix sociale, l’égalité devant la loi et la protection des droits fondamentaux. Conditionner son accès à une contribution financière revient à rompre ce pacte républicain essentiel. Ainsi, par cet amendement, les députés du groupe La France insoumise proposent de supprimer la contribution fixée à 50 euros pour l’aide juridique exigée pour toute procédure intentée en matière civile et prud’homale. L’accès à la justice doit rester libre, gratuit et universel, conformément aux principes fondateurs de notre République. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000551
Dossier : 551
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de réviser la clé de répartition et de revaloriser de trois points la fraction de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) reversée aux départements pour le financement des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Les SDIS sont en première ligne face aux conséquences du réchauffement climatique et à la multiplication des risques naturels et technologiques. Incendies de forêts plus fréquents et plus précoces, inondations, tempêtes ou épisodes de sécheresse : les interventions se diversifient et s’intensifient. Parallèlement, les missions de secours à la personne, déjà majoritaires, ont atteint plus de 86 % des interventions, dans un contexte de vieillissement de la population. Le financement des SDIS repose aujourd’hui à près de 60 % sur les départements, qui reçoivent pour cela une fraction de la TSCA. Celle-ci est fixée depuis 2006 à 6,45 % du produit de la taxe sur les contrats d’assurance automobile. Or, cette fraction n’a jamais été revalorisée depuis près de vingt ans, alors même que les coûts d’exploitation explosent (énergie, carburant, alimentation, matériel) et que la charge opérationnelle augmente considérablement. De plus, la clé de répartition de cette recette fiscale, fondée sur le nombre de véhicules terrestres à moteur immatriculés dans chaque département au 31 décembre 2003, n’a jamais été actualisée. Elle est désormais totalement déconnectée des réalités démographiques et territoriales contemporaines : ainsi, des départements comme l’Hérault, qui comptaient moins d’un million d’habitants en 2000 et plus de 1,23 million en 2023, continuent de percevoir une dotation calculée sur des données vieilles de deux décennies. Les représentants des sapeurs-pompiers alertent sans cesse sur le fait que le financement des SDIS est à bout de souffle. Sans réforme, le modèle français de sécurité civile, aujourd’hui envié pour son efficacité et son maillage territorial, risque de s’effriter. Face à cette situation, les députés LFi souhaitent donc revaloriser de trois points la fraction de TSCA reversée aux départements pour renforcer le financement structurel des SDIS, mettre à jour la clé de répartition, afin de la rendre conforme à la réalité démographique actuelle et d'enfin pérenniser le modèle de sécurité civile dans un contexte de dérèglement climatique et de pression accrue sur les services publics locaux. Les SDIS sont déjà le service public le moins coûteux de France ; ils ne doivent pas devenir un service public low cost. Renforcer leur financement, c’est préserver la sécurité des citoyens et soutenir l’engagement quotidien des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000557
Dossier : 557
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose dans la continuité de cet article adopté au Sénat étendre à tout le territoire la Taxe d’Habitation sur les résidences secondaires, la rendre progressive et permettre aux communes qui le souhaitent d’augmenter la majoration à 300 %. Tout d’abord nous nous félicitons de la fusion des taxes sur les logements vacants en une taxe locale affectée au bloc communal voté au Sénat. Le vote de cet amendement que nous proposons chaque année renforce les moyens des collectivités, en les dotant d’un outil de fiscalité pour lutter contre la vacance des logements, tout en réduisant la tension sur le marché locatif. Avec le présent amendement nous proposons d’aller encore plus loin. La France compte plus de 3,7 millions de résidences secondaires, soit près de 10 % du parc de logements : un record européen et mondial par habitant. Ce développement massif contribue à raréfier l’offre de résidences principales dans les grandes métropoles, sur le littoral et en montagne. Il provoque un cercle vicieux : baisse du nombre de logements disponibles, flambée des prix, éviction des ménages modestes et extension de l’artificialisation de nouvelles surfaces. Dans le même temps, 350 000 personnes sont sans abri, et des millions d’autres peinent à se loger. À Paris, le nombre d’offres de logements locatifs a chuté de 74 % en trois ans, dans d’autres villes et régions comme la Bretagne ou le Pays basque, le marché locatif s’assèche et les loyers explosent sous l’effet de la spéculation et de la multiplication des résidences secondaires. En parallèle, le parc de résidences secondaires profite essentiellement aux ménages les plus aisés : plus de la moitié de ces logements appartiennent à 10 % des propriétaires. Face à cette situation, la taxe actuelle demeure trop faible pour réguler efficacement le marché. En autorisant une majoration pouvant atteindre 300 %, le présent amendement redonne aux communes un levier fiscal puissant pour inciter à la remise sur le marché des résidences secondaires, pour réguler la spéculation immobilière et renforcer les finances locales, les projets d’urbanisme, d’infrastructure ou de logement social. Cette hausse de majoration vise à donner de nouvelles possibilités et non une obligation pour les communes, nous leur faisons confiance pour décider quel taux est le plus adéquat. L’amendement introduit également une fiscalité plus équitable : la majoration de la taxe pourra être modulée en fonction du nombre de biens détenus et de la surface, afin de mieux cibler les multipropriétaires spéculateurs. Enfin, notre amendement propose que l’ensemble des villes qui le souhaitent puissent mettre en place cette taxe. Là encore, rien n’oblige les communes à le faire, nous faisons confiance à l’échelon local pour mettre en œuvre la politique la plus juste au niveau du logement. Avec cet amendement qui permet donc la hausse de la majoration possible sur la THRS, son application sur tout le territoire et son caractère progressif, les députés insoumis répondent à l’urgence sociale et proposent de corriger une situation devenue intenable pour les habitants permanents. Cet amendement a été travaillé avec la Fondation pour le Logement des Défavorisés. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000559
Dossier : 559
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08/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI souhaitent que soit réellement mise en place la révision annuelle des valeurs locatives cadastrales afin de rendre la taxe foncière plus juste et conforme à la réalité du marché immobilier. La taxe foncière, devenue l’un des rares leviers fiscaux des collectivités territoriales après la suppression de la taxe d’habitation et de la CVAE, repose sur une base d’imposition totalement déconnectée des réalités actuelles. En effet, aucune révision générale des valeurs locatives n’a été menée depuis 1970 : la base imposable utilisée par les communes correspond toujours à la valeur locative cadastrale au 1er janvier 1978. Cette situation engendre des distorsions et inégalités criantes. Ainsi, à Marseille, les habitants du quartier populaire de la Belle-de-Mai paient parfois davantage de taxe foncière que ceux du Roucas Blanc, l’un des quartiers les plus aisés de la ville. Cette anomalie s’explique par le fait que l’impôt reste fondé sur des valeurs cadastrales datant de plus d’un demi-siècle, totalement déconnectées de l’évolution réelle des prix de l’immobilier. Dans leur rapport sur la fiscalité locale rendu en septembre 2023, les députés Jean-René Cazeneuve, Jean-Paul Mattei et Nicolas Sansu soulignent la nécessité de rénover la taxe foncière et, en priorité, de réviser ses bases d’imposition. Ils rappellent que les valeurs actuelles « ne reflètent que très imparfaitement le revenu fictif que rapporterait un immeuble ». La Cour des comptes comme la Direction générale des finances publiques (DGFiP) ont, elles aussi, appelé à une réévaluation rapide pour corriger les déséquilibres territoriaux et sociaux qui en résultent. La loi de finances pour 2020 avait prévu la révision des valeurs locatives des logements à horizon 2026, sur la base des valeurs constatées en 2025. Cette réforme a cependant été reportée, compromettant à nouveau la mise en place d’un système fiscal équitable et actualisé. Qui sait si elle verra bien le jour. Le présent amendement vise donc à rendre effective et annuelle la révision des valeurs locatives cadastrales, dès 2026, afin de garantir une équité fiscale réelle entre collectivités, de mieux refléter la valeur réelle des biens dans la base d’imposition et d’assurer des recettes justes et dynamiques pour les collectivités locales. Pour asseoir le calcul de l’impôt sur une base fiable, nous proposons donc de mettre en place la révision annuelle des valeurs locatives cadastrales. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000563
Dossier : 563
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement proposé en première lecture par Charles de Courson et ayant été adopté par l’Assemblée permet de renforcer le dispositif dit CDHR en proposant de : – de retenir pour le calcul du seuil d’assujettissement le revenu fiscal de référence (RFR) déjà utilisé pour la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) ; – d’exclure la prise en compte des avantages fiscaux liés aux réductions et crédits d’impôt dans le calcul du taux effectif d’imposition ; – de supprimer les abattements forfaitaires liés à la situation de famille ; – d’ajuster le mécanisme de décote afin d’éviter les effets de seuil tout en assurant que la contribution s’applique effectivement à partir de 250 000 € de RFR pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000565
Dossier : 565
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08/01/2026
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Cet amendement vise à maintenir, pour l’année 2026, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises au même niveau qu’en 2025, sans réduire les taux. L’objectif est de garantir que les entreprises les plus profitables participent pleinement à l’effort collectif, conformément aux principes de justice fiscale, de solidarité nationale et de redistribution. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000567
Dossier : 567
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08/01/2026
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Le présent amendement prévoit en 2026 de revaloriser la DGF à hauteur de l’évolution prévisionnelle de l’indice des prix à la consommation (IPC) hors tabac, afin de compenser l’inflation de 2026. Les mesures catégorielles continuent de peser sur nos collectivités et leurs finances sans participation de l’État à due proportion, telle que pour l’augmentation du point d’indice, le SEGUR ou encore, pour les départements, l’augmentation du RSA. Ces mesures nécessaires pour le pouvoir d’achat des bénéficiaires pèsent de manière importante sur les budgets des collectivités territoriales. Face à un contexte économique et social particulièrement difficile, les collectivités locales jouent un rôle essentiel de bouclier social, afin d’amortir les impacts de différentes crises, de continuer d’assurer les services publics et de préserver l’investissement. Les collectivités sont également des acteurs indispensables pour la transition écologique sur l’ensemble du territoire, comme le démontre le rapport Pisani-Ferry ou encore le chapitre IV « Un impact du changement climatique et de la transition énergétique à intégrer dans la programmation des finances publiques » du rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques de 2024 de la Cour des Comptes. En 2024 comme en 2025, le Fonds vert a été rapidement pris dans l’étau des restrictions budgétaires prises par le Gouvernement. Une réduction des investissements qui pénalise fortement et durablement les collectivités territoriales dans leur transition écologique. Après une année 2025, où l’État a demandé de nombreux efforts aux collectivités locales, avec DILICO, la réduction du fonds vert, ou encore le gel de FCTVA, cet amendement vise à pouvoir préserver la capacité d’action des collectivités locales face à l’inflation, en assurant une évolution juste de la DGF. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000573
Dossier : 573
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Adopté
08/01/2026
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Le groupe parlementaire La France Insoumise propose avec cet amendement de repli d’abaisser la TVA à 0 % dans l’ensemble des territoires d’outre-mer sur les produits de première nécessité, ce qui permet d’élargir les dispositions de cet article tout en allant dans son sens. Cet amendement s’inscrit dans la bataille politique qu’a engagée La France Insoumise contre la politique antisociale et de précarisation de la macronie depuis 2017. Les collectivités ultra-marines, délaissées par les gouvernements macronistes depuis plusieurs années, subissent de plein fouet cette politique qui ne provoque que vie chère et régression sociale. Les territoires en outre-mer connaissent un taux de pauvreté bien plus élevé que l’Hexagone : alors qu’il est de 15 % sur le territoire continental, il atteint 35 % en Guadeloupe, 36 % à la Réunion et plus de 77 % à Mayotte ! Les récentes mobilisations contre la vie chère en Martinique et en Guadeloupe rappellent les difficultés de nos concitoyens et concitoyens ultramarins à vivre dignement. L’inflation y est particulièrement sévère : en Guadeloupe, l’énergie s’est enchérie de 8 % en 2024 (0,5 % dans l’Hexagone), les produits frais ont bondi de 13,5 % à la Réunion (3 % dans l’Hexagone) ou encore l’alimentation a augmenté de 3,7 % en Martinique (contre 0,7 % dans l’Hexagone). L’Insee estime que les prix y sont plus élevés de 9 % par rapport à la France métropolitaine et que cet écart s’aggrave depuis 2015, où il était de 7 %. Alors que la pauvreté et le coût de la vie explosent pour nos compatriotes, le maintien d’une TVA, impôt injuste qui pèse plus sur les plus précaires que sur les plus aisés, est proprement insupportable. Nous proposons donc l’application d’un taux de TVA exceptionnel à 0 % sur les produits de première nécessité dans l’ensemble des territoires d’outre-mer. Cette mesure contribuera à réduire le coût de la vie et à permettre à chacune et chacun de subvenir à ses besoins fondamentaux, condition d’une existence digne. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000578
Dossier : 578
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Adopté
08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe insoumis marque son hostilité à la prorogation de l’autorisation du Gouvernement à légiférer par ordonnance concernant la transformation en taxes des redevances pour services rendus qui financent les missions de la direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC), ainsi que la recodification des taxes sur les biens et services. Alors que Lecornu parle hypocritement du « moment le plus parlementaire de la Ve République », le Gouvernement annonce vouloir, une nouvelle fois, légiférer par ordonnance, ce qui est la négation même de la démocratie parlementaire. Outre notre opposition de fait aux ordonnances, ce texte prévoit deux ans pour réaliser ces ordonnances, quand l’espérance de vie du Gouvernement se compte en jours et en semaines. Aussi, les parlementaires ne sont même pas en mesure de savoir quel Gouvernement se retrouvera par ce texte autorisé à légiférer par ordonnance : un non-sens institutionnel et démocratique ! Nous n’accordons aucune confiance à ce Gouvernement, ni à un Président qui foule au pied l’esprit de notre Constitution, de notre République, et de notre démocratie. Nous refusons d’accorder à l’exécutif un blanc-seing pour modifier la loi par ordonnances, d’autant plus dans le cadre d’une discussion budgétaire. Si ce sujet est d’importance, que le Gouvernement dépose un projet de loi, non contraint par les règles relatives aux lois de finances, en la matière. Cela permettra à l’Assemblée d’enfin pouvoir débattre sur le sujet, et à la démocratie d’enfin exister quelque peu en France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000580
Dossier : 580
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à supprimer la fiscalisation des indemnités journalières des ALD, une mesure honteuse qui redémontre que ce gouvernement veut s'en prendre aux plus fragiles d'entre nous plutôt qu'aux milliardaires, et que certains dirigeants politiques qui se réclament pourtant de gauche sont prêts à les accompagner dans leur sombre besogne. Pour financer ses cadeaux aux plus riches, par exemple la division par deux de la surtaxe d’IS sur les très grandes entreprises, le gouvernement s’attaque de façon odieuse aux personnes atteintes de maladies chroniques ou graves. En effet, alors que celles-ci bénéficient aujourd’hui d’une exonération complète d’impôt sur le revenu sur leurs indemnités journalières versées par l’Assurance-maladie, le PLF prévoit de les fiscaliser. Ces malades verront donc, dès le 1er janvier, leurs impôts sensiblement augmenter. Cette mesure jugée « technique » par Bercy impactera près de 14 millions de Français reconnus par l’Assurance-maladie, comme relevant de ce dispositif. Ces patients souffrent notamment de diabète, cancer, insuffisance cardiaque, sclérose en plaques ou maladies chroniques invalidantes. Jusqu’à où ira le gouvernement pour satisfaire l’appétit insatiable des riches, des rentiers et des capitalistes ? S'en prendre aux malades graves et chroniques pour faire des économies est une ligne rouge que notre groupe n'acceptera jamais. Nous proposons donc de supprimer la fiscalisation des indemnités journalières des ALD qui aurait pour unique effet de faire peser une charge insupportable et illégitime sur les personnes gravement malades de notre pays.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000581
Dossier : 581
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Adopté
08/01/2026
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Il est proposé de supprimer la disposition visant à augmenter les plafonds de ressources des ménages éligibles au bail réel solidaire. En effet cette mesure conduirait à ouvrir ce dispositif à plus de 90% de la population et lui ôte son caractère social. De manière mécanique, ils hypothèqueraient son avenir. Les mesures favorisant le développement du BRS – TVA à 5,5%, les prêts bonifiés de très long terme accordés aux organismes de foncier Solidaire, les soutiens forts d’un certain nombre de collectivités territoriales – sont la contrepartie d’un ciblage du dispositif sur des ménages modestes. Le déplafonnement ouvrirait la porte à la suppression de ces aides. A vouloir faire bénéficier tout le monde du Bail Réel Solidaire, on prend le risque que parmi les ménages éligibles, ceux aux plus hauts revenus évincent les ménages modestes qui sont pourtant la cible originelle de ce dispositif d’accession sociale à la propriété. Cet amendement est proposé par l'USH. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000585
Dossier : 585
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Tombé
08/01/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI s’oppose à la suppression de la réduction d’impôts pour les frais de scolarité payés par les familles. Dans ce PLF, le Gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux demandeurs de titres de séjour, aux micro-entrepreneurs, et désormais aux parents d’enfants scolarisés. L’article 5 du projet de loi de finances prévoit ainsi de supprimer la réduction d’impôt visant à aider les parents payant des frais de scolarité à leurs enfants. Déjà écrasées par les années d’inflation, par la flambée du prix de l’énergie décidée par le Gouvernement Bayrou lors de la dernière loi de finances et par le coût de l’immobilier qui progresse partout, les familles sont les nouvelles sacrifiées par la macronie. Les dépenses d’éducation pèsent déjà lourdement sur les budgets des familles les plus modestes : selon la CNAF, elles représentent 600 euros par an pour le primaire, 890 pour le collège et plus de 1 120 euros pour le lycée. Cette même étude constate que 16 % des familles sont même contraintes à devoir emprunter de l’argent à leurs proches pour passer cette période de l’année. La volonté de suppression est d’autant plus insupportable que le coût de cette aide fiscale aux parents est modeste ! Celle-ci n’a pas été revalorisée depuis 2003, c’est-à-dire plus de 20 ans ! Selon l’OCDE, la France continue d’être le pays où le système scolaire est le plus inégalitaire. La capacité financière des familles est un élément central, sans être l’unique, dans la perpétuation des inégalités intergénérationnelles. La République se doit de garantir à tous les enfants, quels que soient leurs milieux d’origine, la capacité à étudier dans des conditions dignes et égales. Pour matérialiser cette ambition, notre groupe a proposé de multiples amendements pour rendre la cantine et l’école intégralement gratuite. Dans cette même logique, nous nous opposons à la suppression de réduction d’impôt bénéficiant aux familles payant des frais pour leurs enfants scolarisés. À l’inverse, nous sommes porteurs d’un projet d’une école gratuite qui puisse assurer l’égalité entre tous ! |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000586
Dossier : 586
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08/01/2026
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Cette proposition vise à proposer un calendrier régulier d’abaissement du seuil de déclenchement du malus poids, à raison de 50kg par an, sur 3 ans, en cohérence avec la philosophie de l’article 13 du projet de loi de finances. En effet, l’exposé des motifs du présent article explique que « En premier lieu, concernant les taxes sur les véhicules, le premier objectif poursuivi est de permettre à tous les acteurs concernés (constructeurs, gestionnaires de flottes, professionnels, particuliers) de disposer d’une visibilité sur trois années sur les barèmes des quatre principales taxes sur les véhicules de tourisme ». Malheureusement, cette visibilité sur trois ans n’est pas appliquée à la taxe sur la masse en ordre de marche, ce que vient corriger cet amendement. Concrètement : – du point de vue des entreprises, cette proposition vise à engager une dynamique forte d’allègement du parc de voitures thermiques et hybrides vendues en France d’ici leur interdiction en 2035. Seule cette visibilité permet aux constructeurs automobiles d’adapter leur offre et leur développement en conséquence puisque le temps de développement d’un modèle est aujourd’hui généralement de 3 à 4 années ; – du point de vue des politiques environnementales, elle permettrait de générer des recettes fiscales propres à financer une transition écologique et sociale, notamment la politique de leasing social ; elle contribuerait à ce qu’émergent progressivement sur le marché des véhicules de plus en plus légers, et donc structurellement plus sobres, mais aussi plus accessibles pour les classes moyennes et les moins favorisées. Dans l’idéal, le groupe écologiste et social aurait proposé un déclenchement du malus poids à partir de 1300 kilos, un abattement limité à 300 kilos pour les véhicules électriques et un réajustement du barème de façon à vraiment pénaliser ceux qui font le choix (hors familles nombreuses) d’un modèle lourd. Cette mesure aurait permis de rapporter 1,8 milliards d’euros supplémentaires (issus à 83 % de taxes sur des véhicules étrangers). Ça n’est pas la mesure proposée dans cet amendement, bien plus modeste, par souci de compromis. Tel est l’objet de cet amendement, travaillé notamment à partir de propositions du WWF et de Transport et Environnement (T&E). Le WWF estime que l’abaissement du seuil à 1300kg permettrait de générer 1.8 mds€ de recettes supplémentaires. L’abaissement proposé dans cet amendement étant inférieur, l’amendement améliorerait le solde du budget de l’État dans une proportion qui n’excède pas 6,6 Mds€, soit le niveau de la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000587
Dossier : 587
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08/01/2026
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Cet amendement de la France Insoumise, qui s’inscrit dans notre volonté de réduire les niches fiscales injustes, propose de supprimer cet article et ainsi la réduction d’impôt « IR-PME ». Le dispositif « Madelin », également appelé « IR-PME » consiste en un investissement sous forme de souscription au capital de petites et moyennes entreprises (PME). Il permet aux investisseurs de bénéficier d’une réduction fiscale s’ils investissent dans ces entreprises. La France se place à la première place des pays accord le plus de niches fiscales de tout l’OCDE ! En effet, les dépenses fiscales et divers crédits d’impôts pèsent ainsi de manière considérable sur le budget de l’État : plus de 85 milliards d’euros en 2025, soit près de 4 fois le budget du ministère de l’Écologie ! Or, il semblerait que le Gouvernement n’ait pas pris connaissance de ce chiffre alarmant puisqu’il souhaite, dans ce PLF, élargir les conditions ouvrant le droit au bénéfice de cette niche « Madelin ». À l'origine, cette niche « IR-PME » avait pour objet d’inciter les ménages aisés à investir dans les TPE et PME. Or, ce dispositif manque sa cible : les investissements privés n'ont pas augmenté et les TPE et PME, du fait de l'austérité, ont un carnet de commandes exsangue ! Cette situation n'était pourtant pas difficile à prévoir : les ménages aisés disposent d’autres moyens d’optimisation bien plus efficaces et rentables, par exemple par le placement de leurs revenus dans des holdings. Il est donc regrettable de constater que les députés macronistes se soient opposés, en Commission, à la mise en place de la taxe Zucman, seul dispositif réaliste pour limiter l’évitement fiscal des plus riches au détriment des plus petites entreprises. Enfin, cette niche profite uniquement aux plus aisés de notre pays qui ont les moyens de pouvoir investir dans des titres d'entreprises. La proposition gouvernementale constitue donc un nouveau cadeau fiscal alors qu’il impose dans le même temps une austérité sans précédent à l’ensemble de la population. Notre amendement vise donc à supprimer définitivement cette niche fiscale inutile, qui pèse sur le budget de l’Etat et qui n’a jamais pu démontrer son efficacité réelle sur l’investissement dans les TPE/PME, malgré les réformes incessantes du dispositif par les macronistes. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000589
Dossier : 589
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08/01/2026
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Cet amendement de la France Insoumise, qui s’inscrit dans notre volonté de limiter les niches fiscales injustes et inutiles, s’oppose à l’augmentation du plafond de financement accompagnant la réduction d’impôt « IR-PME ». Le dispositif « Madelin », également appelé « IR-PME » consiste en un investissement sous forme de souscription au capital de petites et moyennes entreprises (PME). Il permet aux investisseurs de bénéficier d’une réduction fiscale s’ils investissent dans ces entreprises dans la limite de 15 millions d’euros par entreprise. Or, le PLF 2026 prévoit d’augmenter ce plafond à 16.5 millions. Les niches fiscales et les divers crédits d’impôts pèsent pourtant de manière considérable sur le budget de l’État : plus de 85 milliards d’euros en 2025, soit près de 4 fois le budget du ministère de l’Écologie ! Or, il semblerait que le Gouvernement n’ait pas pris connaissance de ce chiffre alarmant puisqu’il décide, à travers ce dispositif, d’élargir les conditions ouvrant le droit au bénéfice de cette niche « Madelin ». Si le Parlement décide de voter l’article 8 du présent PLF, c’est encore des centaines de millions d’euros qui échapperont à l’impôt ! À l’origine, cette niche avait pour objet d’inciter les ménages aisés à investir dans les TPE et PME. Or, ce dispositif manque sa cible : les investissements privés n’ont pas augmenté et les TPE et PME, du fait de l’austérité, ont un carnet de commandes exsangue ! Cette situation n’était pourtant pas difficile à prévoir : les ménages aisés disposent d’autres moyens, bien plus efficaces, pour optimiser leurs revenus, par exemple via le placement de leurs revenus dans des holdings. Enfin, cette niche profite uniquement aux plus riches de notre pays qui ont les moyens de pouvoir investir dans des titres d’entreprises. La proposition gouvernementale constitue donc un nouveau cadeau fiscal alors qu’il impose dans le même temps une austérité sans précédent. Notre amendement propose donc de rétablir le plafond de financement dont peuvent bénéficier les entreprises à 15 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000592
Dossier : 592
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08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la transformation de l’impôt sur la fortune immobilière en une « contribution des hauts patrimoines », s’apparentant à un retour de l’impôt sur la fortune. La réforme proposée modifie profondément la nature de l’imposition du patrimoine en étendant son assiette à des actifs jusqu’alors exclus, tels que les liquidités, les biens meubles corporels, les actifs numériques ou certains droits incorporels. Avant même notre désaccord de fond, une telle transformation fiscale, aux conséquences économiques, juridiques et comportementales majeures, ne saurait être introduite par voie d’amendement en projet de loi de finances, sans étude d’impact approfondie, ni concertation préalable. En outre, l’élargissement de l’assiette à des actifs mobiles et difficilement localisables accroît les risques d’optimisation et d’évasion fiscales, tout en complexifiant significativement le contrôle et le recouvrement de l’impôt, au détriment de la sécurité juridique des contribuables comme de l’efficacité administrative. Enfin, cette réforme remet en cause l’équilibre retenu lors de la transformation de l’ISF en IFI, qui visait à préserver l’attractivité du territoire, l’investissement productif et la stabilité du cadre fiscal. Introduire une nouvelle imposition patrimoniale enverrait un signal négatif aux ménages et aux investisseurs, contraire à l’objectif de croissance de l’économie. Pour l’ensemble de ces raisons, il est proposé de supprimer l’article 3 bis. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000594
Dossier : 594
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer la nouvelle contribution spécifique sur les revenus publicitaires des réseaux sociaux. Si la question de la juste contribution fiscale des grandes plateformes numériques est légitime, la réponse apportée consiste une nouvelle fois à instituer une taxe additionnelle, venant s’ajouter à un empilement déjà important de prélèvements. Cette logique de multiplication des taxes nuit à la lisibilité du système fiscal, à sa stabilité et à sa cohérence d’ensemble, en particulier dans un secteur déjà fortement régulé et fiscalisé. La création d’une imposition nationale supplémentaire s’inscrit en outre à rebours des efforts engagés depuis plusieurs années pour privilégier des solutions coordonnées au niveau international, notamment dans le cadre de l’OCDE et de l’Union européenne. En s’écartant de cette approche, la France s’expose à des risques accrus de contentieux, de double imposition et de mesures de rétorsion, sans garantie sur le rendement effectif et pérenne de la taxe. Par ailleurs, la définition large de l’assiette, fondée sur la valorisation des données et la localisation des utilisateurs, soulève de fortes incertitudes juridiques et opérationnelles, tant pour les entreprises concernées que pour l’administration fiscale, renforçant l’insécurité normative. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000595
Dossier : 595
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement permet le doublement du déficit foncier pour les investisseurs recourant à l’amortissement. Ce doublement, qui figurait dans l’amendement initial présenté au Sénat, apparaît utile pour favoriser l’acquisition par des investisseurs ayant recours à l’emprunt. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000596
Dossier : 596
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’article 16 sexies qui instaure une taxe nouvelle sur les billets de croisière incluant une escale sur le territoire français. Cet article procède une nouvelle fois à la création d’un prélèvement supplémentaire, venant alourdir encore la fiscalité pesant sur une activité économique déjà fortement encadrée. Cette logique d’accumulation de taxes sectorielles nuit à la lisibilité et à la stabilité de notre système fiscal, sans s’inscrire dans une réflexion globale sur les instruments existants ni sur leur efficacité réelle. Au-delà du principe, cette taxe fait peser un risque direct sur l’attractivité des ports français et sur l’économie locale des territoires littoraux, qui bénéficient largement des retombées économiques des escales de croisière en matière d’emploi, de tourisme et d’activité commerciale. En renchérissant le coût des escales en France, le dispositif proposé incite mécaniquement les opérateurs à privilégier des ports concurrents situés dans d’autres États, au détriment des territoires français. Enfin, l’objectif environnemental affiché ne saurait justifier, à lui seul, la création d’une imposition nationale supplémentaire, alors même que des outils de régulation, de normes environnementales et de tarification portuaire existent déjà ou peuvent être renforcés de manière plus ciblée et plus efficace. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000597
Dossier : 597
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’article 27 quaterdecies, qui relève le plafond de la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation. Cette mesure se traduirait par une hausse du coût de la carte grise pour les ménages. Or, la détention d’un véhicule constitue, pour une large part des classes moyennes et des ménages modestes, une nécessité quotidienne liée à l’accès à l’emploi, aux services publics et à la vie familiale, en particulier dans les territoires périurbains et ruraux. En augmentant une taxe forfaitaire acquittée lors de l’immatriculation, l’article proposé accroît une charge fiscale peu visible mais fortement ressentie, qui pèse de manière disproportionnée sur les ménages n’ayant pas d’alternative crédible à l’usage de la voiture individuelle. Cette hausse intervient dans un contexte de tensions persistantes sur le pouvoir d’achat, marqué par l’augmentation des coûts de l’énergie, de l’assurance et de l’entretien des véhicules. Pour l’ensemble de ces raisons, et afin de ne pas alourdir la pression fiscale pesant sur les classes moyennes, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000602
Dossier : 602
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Adopté
08/01/2026
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Le groupe LFI regrette que les mesures proposées dans cet article 10 du projet de loi de finances actuels soient trop restrictives. En l’état, il est proposé une exonération d’impôts sur les sociétés uniquement pour les animaux affectés à la reproduction et lorsque l’indemnité est utilisée dans l’année pour la reconstitution du cheptel. Nous souhaitons donc étendre cette exonération d’impôts sur les sociétés à l’ensemble des animaux concernés par une mesure d’abattage et non les seuls animaux destinés à la reproduction. Les mesures d’abattage ne distinguent pas entre les animaux en fonction de leur finalité, il paraît donc légitime que l’exemption d’impôt sur les sociétés soit également étendue à l’ensemble des animaux concernés par les mesures d’abattage. En outre, un éleveur ou une éleveuse décide en fonction de différents facteurs de la finalité de ses animaux, mais cette finalité n’est pas décidée au moment de l’abattage. Rappelons enfin, que l’abattage de tout ou partie de son troupeau pour un éleveur ou une éleveuse est un épisode traumatique. Cette exonération d’impôts sur les sociétés à l’usage de cette indemnité pour la reconstitution du cheptel est bien la moindre des choses, et ne saurait se substituer à une vraie aide, que l’article 40 nous interdit de proposer. Concernant la conditionnalité de reconstitution de cheptel, groupe LFI considère que le délai d’un an est trop restrictif. À titre d’exemple, de nombreux élevages laitiers touchés par la dermatose nodulaire contagieuse en juillet en Savoie et Haute-Savoie prévoyaient d’acheter des animaux en Franche-Comté dès la levée des restrictions aux mouvements d’animaux en octobre. Or, un cas de dermatose nodulaire contagieuse a été déclaré dans le Jura mi-octobre, entraînant la mise en place d’une nouvelle zone réglementée, dont les bovins ne peuvent plus sortir pendant au moins trois mois afin de contenir la diffusion de la maladie. Les élevages savoyards et haut-savoyards ne peuvent donc pas reprendre leur activité. De plus, on constate une forte réduction des cheptels, diminuant ainsi le nombre d’animaux disponibles pour procéder à la reconstitution d’un cheptel. Aussi, le groupe LFI se félicite que le délai soit porté à deux années. La conditionnalité de reconstitution demeure, mais le délai permettra une reconstitution progressive et réaliste du cheptel. Cet amendement a été travaillé avec la Confédération paysanne. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000606
Dossier : 606
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Adopté
08/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI souhaitent conditionner l’éligibilité au crédit d’impôt relatif aux travaux sylvicoles à la valorisation du bois en France, que cette valorisation soit à destination d’une personne physique ou d’une personne morale. Ce conditionnement, plus strict que le territoire de l’UE prévu à cet article, permet de véritablement relancer une filière industrielle française en difficulté. La revalorisation du bois en France est une nécessité économique : alors que la France est le quatrième pays le plus boisé d’Union européenne, la seule filière bois présente un déficit commercial de 8,5 milliards d’euros par an. Nous exportons des grumes, et importons des meubles. C’est pourtant le processus de valeur ajoutée qui crée des emplois, apporte des recettes fiscales, et permet à des territoires de prospérer. Au bout de huit ans, l’industrie est passée sous les 10 % du PIB. La macronie s’est montrée parfaitement incompétente a réindustrialiser le pays, la réindustrialisation de la filière bois passera par des mécanismes permettant la valorisation de nos arbres sur le territoire national. C’est pourquoi les députés du groupe LFI proposent que le crédit d’impôt relatif aux travaux sylvicoles soit conditionné d’une part à une meilleure gestion des travaux forestiers et d’autre part à la valorisation du bois résultant de ces travaux en France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000610
Dossier : 610
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet article vise à mettre fin à l’exonération de l’IFER mobile relatives aux stations radioélectriques de téléphonie mobile construites en zone de montagne entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2020. Ce dispositif d’exonération fiscale, en application depuis 2017, a été utile particulièrement pour activer un mouvement de construction de stations radioélectriques de téléphonie mobile en zone rurale. Pour autant de nombreux investissements vont être nécessaires notamment dans le cadre des Jeux Olympiques d’hiver de 2030, pour lesquels la qualité des réseaux de montagne sera un enjeu majeur d’image, de sécurité et d’attractivité. Cette exonération était inscrite dans le plan Montagne II et a permis le déploiement de milliers de sites 4G dans les zones les plus coûteuses et les moins rentables du réseau. L’IFER mobile augmente déjà très fortement (125 M€ en 2011 → 370 M€ en 2024), donc il n’y a pas d’urgence budgétaire qui justifie de fragiliser ce type de dispositifs ciblés. En pratique, c’est plusieurs dizaines de millions d’euros de charges supplémentaires pour le secteur, concentrées sur ces territoires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000614
Dossier : 614
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Adopté
08/01/2026
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L’article 2 prévoit la prorogation de la contribution différentielle sur les hauts revenus. Cet amendement vise à clarifier la prorogation de cette contribution en 2026 et pour les années suivantes tant que le déficit public restera supérieur à 3 % du PIB. Il s’agit de limiter l’effet d’éviction possible à la CDHR si le bornage de la contribution n’était pas suffisamment clair et d’affirmer que la justice fiscale ne saurait être seulement temporaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000617
Dossier : 617
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08/01/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de supprimer cet article qui accélère la suppression de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et fragilise encore le financement de nos services publics. Alors même que le rapport sur la fiscalité des entreprises, conduit par le président de la Commission des finances Éric Coquerel et Jean-René Cazeneuve, mettait en lumière la facilité avec laquelle les grandes entreprises peuvent occulter leurs résultats afin d’échapper à l’impôt, le Gouvernement persiste aveuglément dans sa politique de cadeaux fiscaux au profit des plus grands groupes. Les faits sont clairs : les deux tiers des gains issus de la suppression de la part régionale de la CVAE ont bénéficié à 10 000 grandes entreprises, dont une majorité appartient aux secteurs les plus polluants. Sans revenir sur la suppression totale de cet impôt, le Gouvernement a choisi d’en échelonner la disparition complète en 2030, après l’avoir déjà réduite de moitié en 2021 puis en 2023, pour au final annoncer sa suppression dès 2028. Pourtant, la CVAE n’affectait pas les très petites entreprises. Seules les structures réalisant plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires étaient concernées et de nombreux dispositifs d’exonération en limitaient déjà la portée. Cette politique s’est faite au détriment des collectivités territoriales, privées d’un de leurs derniers leviers fiscaux et confrontées à une compensation incomplète. Celle-ci repose en effet sur une moyenne des produits de CVAE perçus entre 2020 et 2022, années marquées par la crise sanitaire et la baisse d’activité économique, avec une chute des recettes de 6 % dès 2020. Pour justifier cette suppression, le Gouvernement invoque la nécessité de renforcer l’attractivité économique du pays. Cet argument ne tient pas. Le Comité d’évaluation du plan France Relance, dans son rapport de janvier 2024 consacré à la réduction des impôts de production, a démontré que la France était déjà le pays le plus attractif d’Europe avant la suppression de la CVAE. Ce cadeau fiscal, qui grève le budget de l’État à hauteur de dizaines de milliards d’euros, n’a aucune justification économique et ne profite qu’à une minorité de grandes entreprises. C’est pourquoi les députés LFI proposent, à défaut de rétablir la CVAE telle qu’elle existait auparavant, d’assurer qu’elle ne soit pas supprimée à bride abattue, première étape vers un rétablissement progressif d’une fiscalité juste et équitable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000627
Dossier : 627
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08/01/2026
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Cet amendement constitue une mesure exceptionnelle, justifiée par la dégradation de l’équilibre financier du budget de l’État intervenue au cours de la navette parlementaire. Conformément à une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, rappelée notamment par la décision n° 2011-642 DC sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, des dispositions nouvelles peuvent être introduites en nouvelle lecture lorsqu’elles ont pour objet de corriger une dégradation de l’équilibre financier du texte en discussion, dès lors que leur portée est strictement limitée à cette finalité et ne remet pas en cause l’économie générale du dispositif concerné. Institué par la loi de finances pour 2018, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) soumettait les revenus du capital à un taux global de 30 %, dont 12,8 % d’impôt sur le revenu. S’il a contribué à la simplification de la fiscalité de l’épargne, son faible rendement budgétaire est aujourd’hui bien établi. Les données disponibles montrent notamment que la perception des dividendes est très fortement concentrée sur une fraction réduite des contribuables. Cet amendement propose de relever de 3 points la part d’impôt sur le revenu du PFU, sans remettre en cause le principe de la taxation forfaitaire ni l’architecture générale du dispositif. Cette mesure ciblée sur les revenus du capital s’inscrit dans la même logique de mobilisation des capacités contributives. Le rendement budgétaire attendu de cette mesure est estimé entre 1 et 2,5 milliards d’euros par an, en année pleine. Il contribue de manière proportionnée à la correction de la dégradation du solde budgétaire constatée au cours de la procédure parlementaire, sans excéder celle-ci, et s’inscrit ainsi dans le cadre exceptionnel justifiant une dérogation à la règle dite de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000630
Dossier : 630
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de rétablir et pérenniser la contribution sur l’IS des grandes entreprises à la solidarité nationale mise en place dans la loi de finances pour 2025. La loi de finances pour 2025 a instauré une majoration de l’impôt sur les grandes entreprises : – Ainsi, les sociétés dont le chiffre d’affaires est supérieur à 3 milliards d’euros voient leurs taux rehausser à 35 %, soit à peine 2 points au-dessus de l’ancien taux avant l’arrivée d’Emmanuel Macron aux responsabilités. – Celles dont le chiffre d’affaires est compris entre 1 et 3 milliards d’euros atteint 27,5 %, soit 5,5 % de moins que l’ancien taux à 33 %. Cette surtaxe devait permettre de dégager plus de 8 milliards d’euros supplémentaires. Il est probable que ces recettes étaient largement surestimées, notamment en raison de la capacité des multinationales à jouer sur leur comptabilité pour sous-déclarer un bénéfice l’année de la surtaxe, bénéfice qui réapparaîtra lorsque la surtaxe aura disparu. Si cette contribution aux grandes entreprises était bien la moindre des choses, elle n’est aujourd’hui ni suffisante ni assez ambitieuse. Notre pays a besoin d’investir massivement ces prochaines années dans la bifurcation écologique (34 milliards supplémentaires par an simplement pour atteindre nos objectifs climatiques selon le rapport Pisani-Ferry Mahfouz). Pour cela, l’État a besoin de recettes stables et durables. Les grandes entreprises ont les moyens de participer à la solidarité nationale. En 2024, elles sont versées 98 milliards d’euros de dividendes et de rachat d’actions, ce qui constitue un record historique en France comme en Europe ! De plus, celles-ci profitent largement des aides d’État, chiffrées à 211 milliards d’euros par an selon la Commission d’enquête sénatoriale Olivier Rietmann et Fabien Gay. Les niches fiscales sur l’IS en constituent une partie non-négligeable. Une note du CAE de 2021 montre que le CIR, principale dépense fiscale sur l’IS, coûte à nos finances publiques plus de 8 milliards d’euros et bénéfice essentiellement aux grandes entreprises. L’attractivité de notre pays dépend bien plus de la qualité de ses services publics, aujourd’hui mis à mal par huit ans de macronisme, que de son niveau d’imposition sur les plus riches ou les sur les multinationales. Pour dégager ces marges budgétaires essentielles à l’avenir de notre pays, pour mettre un terme aux effets d’évitement des multinationales, et pour garantir le fonctionnement de nos services publics, nous proposons donc de pérenniser la contribution exceptionnelle d’IS aux grandes entreprises. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000632
Dossier : 632
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de rétablir et d’étendre la contribution sur l’IS des grandes entreprises à la solidarité nationale mise en place dans la loi de finances pour 2025 jusqu’à ce que l’objectif absurde des macronistes de passer sous les 3 % de déficit public soit réalisé. La loi de finances pour 2025 a instauré une majoration de l’impôt sur les grandes entreprises : – Ainsi, les sociétés dont le chiffre d’affaires est supérieur à 3 milliards d’euros voient leurs taux rehausser à 35 %, soit à peine 2 points au-dessus de l’ancien taux avant l’arrivée d’Emmanuel Macron aux responsabilités. – Celles dont le chiffre d’affaires est compris entre 1 et 3 milliards d’euros atteint 27,5 %, soit 5,5 % de moins que l’ancien taux à 33 %. Cette surtaxe devait permettre de dégager plus de 8 milliards d’euros supplémentaires. Il est probable que ces recettes étaient largement surestimées, notamment en raison de la capacité des multinationales à jouer sur leur comptabilité pour sous-déclarer un bénéfice l’année de la surtaxe, bénéfice qui réapparaîtra lorsque la surtaxe aura disparu. Si cette contribution aux grandes entreprises était bien la moindre des choses, elle n’est aujourd’hui ni suffisante ni assez ambitieuse. Notre pays a besoin d’investir massivement ces prochaines années dans la bifurcation écologique (34 milliards supplémentaires par an simplement pour atteindre nos objectifs climatiques selon le rapport Pisani-Ferry Mahfouz). Pour cela, l’État a besoin de recettes stables et durables. Les grandes entreprises ont les moyens de participer à la solidarité nationale. En 2024, elles sont versées 98 milliards d’euros de dividendes et de rachat d’actions, ce qui constitue un record historique en France comme en Europe ! De plus, celles-ci profitent largement des aides d’État, chiffrées à 211 milliards d’euros par an selon la Commission d’enquête sénatoriale Olivier Rietmann et Fabien Gay. Les niches fiscales sur l’IS en constituent une partie non-négligeable. Une note du CAE de 2021 montre que le CIR, principale dépense fiscale sur l’IS, coûte à nos finances publiques plus de 8 milliards d’euros et bénéfice essentiellement aux grandes entreprises. L’attractivité de notre pays dépend bien plus de la qualité de ses services publics, aujourd’hui mis à mal par huit ans de macronisme, que de son niveau d’imposition sur les plus riches ou les sur les multinationales. Alors que le PSMT prévoit une trajectoire de « rétablissement des finances publiques » jusqu’en 2029, la moindre des choses est que les grandes entreprises participent aux restrictions budgétaires que souhaite imposer le Gouvernement. Pour dégager des marges budgétaires essentielles à l’avenir de notre pays, pour limiter les effets d’évitement des multinationales, et pour garantir le fonctionnement de nos services publics, nous proposons donc de créer un mécanisme de pérénnisation conditionnelle de la contribution exceptionnelle d’IS aux grandes entreprises. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000633
Dossier : 633
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08/01/2026
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Cet amendement de repli du groupe LFI vise à maintenir le taux actuel de la contribution exceptionnelle d’IS. Il est insupportable que le Gouvernement fasse mine de demander un effort colossal aux multinationales, alors qu’il sait parfaitement que leurs feuilles d’impôt vont diminuer entre 2025 et 2026. Le texte présenté par le Gouvernement contient une nouvelle mesure en faveur des plus riches et des grandes entreprises. En effet, le Gouvernement propose un rabot de la contribution exceptionnelle d’IS en divisant son taux par deux. Cette nouvelle faveur envers les grandes multinationales françaises et étrangères coûtera plus de 4 milliards d’euros aux finances publiques de l’État en 2026 ! Alors que la situation financière n’a pas évolué depuis la dernière loi de finances et que le Gouvernement a même décidé d’aggraver l’austérité contre nos services publics en réduisant les dépenses de 30 milliards d’euros, ce rabot est incompréhensible ! Si l’effort demandé aux ultras riches et aux multinationales était de 10 milliards lors du PLF 2025, il est tombé à seulement 5,9 milliards dans ce PLF. Les riches et les multinationales voient donc ce fameux effort divisé par deux dans ce nouveau budget, et leur feuille d’impôt diminuer, pour le plus grand bonheur de leurs actionnaires ! Pourtant, les grandes entreprises ont les moyens de participer davantage à la solidarité nationale. En 2024, elles sont versées 98 milliards d’euros de dividendes et de rachat d’actions, ce qui constitue un record historique en France comme en Europe ! De plus, celles-ci profitent largement des aides d’État, chiffrées à 211 milliards d’euros par an selon la Commission d’enquête sénatoriale Olivier Rietmann et Fabien Gay. Les niches fiscales sur l’IS en constituent une partie non-négligeable. Une note du CAE de 2021 montre que le CIR, principale dépense fiscale sur l’IS, coûte à nos finances publiques plus de 8 milliards d’euros et bénéfice essentiellement aux grandes entreprises. C’est pourquoi nous proposons de conserver le taux sur la surtaxe de l’IS mis en œuvre lors de la Loi de finances 2025. Cette disposition rapporterait 8 milliards d’euros, autant d’argent que nous pourrons investir dans nos services publics, notre recherche ou la bifurcation écologique ! |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000635
Dossier : 635
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement a pour objectif de réviser le statut de bailleur immobilier fixant le taux d’amortissement à 4 % pour les logements acquis neufs et 3,5 % pour les logements anciens sous la condition de réaliser des travaux. Le constat actuel est que, d’une part, l’accroissement du déséquilibre entre les prix et les loyers écarte les investisseurs immobiliers – réduisant ainsi l’intérêt de la location pour les bailleurs – et que, d’autre part, le parc locatif à destination de résidence principale de longue durée est en attrition, accélérée sur les dernières années, surtout dans les métropoles attractives et touristiques. Dans la continuité des propositions de réforme de la fiscalité locative formulées par la mission d’Annaïg Le Meur de mai 2024, le présent amendement s’appuie sur les propositions du rapport du député Mickael Cosson et du sénateur Marc-Philippe Daubresse, remis au Gouvernement en juin 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000636
Dossier : 636
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement a pour objet de réécrire le dispositif du renouvellement des flottes aériennes afin d’inciter les compagnies à investir dans des appareils de nouvelle génération, plus sobres et moins bruyants, en précisant que ce dispositif s’applique uniquement au remplacement du matériel répondant aux normes environnementales les plus exigeantes en matière de réduction des émissions et d’empreinte sonore. Il propose, pour les acquisitions réalisées entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2029, un suramortissement fiscal à hauteur de 30 % de la valeur d’origine pour les avions neufs qui se conforment aux dernières normes environnementales les plus exigeantes existantes, tant en termes de réduction des émissions de CO2 (CAEP/10 Standard CO2, Volume III Annexe 16) que d’empreinte sonore (Chapitre 14, Volume I Annexe 16), se traduisant ainsi par une réduction d’au moins 15 % des émissions de dioxyde de carbone par rapport aux aéronefs actuellement en service – ce seuil constituant une moyenne et pouvant être largement dépassé par certains avions de nouvelle génération – et une diminution d’environ 30 % de l’empreinte sonore grâce aux progrès réalisés en matière de motorisation et d’aérodynamisme. Ce mécanisme, inspiré des dispositions en vigueur depuis 2019 dans le secteur maritime, est limité à trois ans, encadré et plafonné à 50 millions d’euros annuel par groupe fiscal éligible, et contribue ainsi à la fois à la transition écologique, à la souveraineté économique et à la mobilisation des investissements dans les filières stratégiques. Afin d’éviter tout effet d’aubaine et de limiter la croissance du parc aérien, la déduction s’applique uniquement aux avions de nouvelle génération acquis en remplacement d’appareils existants. Dans le même sens, elle est étalée sur une durée minimale de cinq ans, réservant ainsi l’accès au dispositif aux entreprises qui s’engagent durablement dans le renouvellement et la décarbonation de leur flotte. Cette mesure s’inscrit pleinement dans la stratégie de décarbonation du transport aérien à l’horizon 2050, fixée par la feuille de route Destination 2050 adoptée par les acteurs européens du secteur et cohérente avec les objectifs du paquet législatif européen Fit for 55. L’amendement traduit ainsi dans la loi les engagements pris par la France en matière de transition énergétique et vise à renforcer l’alignement de la politique nationale avec les objectifs européens de neutralité carbone. Le renouvellement des flottes constitue à ce titre un pilier majeur pour réduire l’empreinte sonore et les émissions de CO2 du secteur, et représente à lui seul 27 % de l’objectif de décarbonation du transport aérien dans la feuille de route Destination 2050, et près de 50 % des objectifs définis pour les compagnies françaises à l’horizon 2030. Or ce renouvellement représente un coût très élevé pour les compagnies européennes, qui, sans dispositif de soutien, se trouvent en position de faiblesse dans un contexte de concurrence internationale inéquitable. En effet, certaines compagnies aériennes hors Union européenne bénéficient de subventions importantes pour l’achat de nouveaux avions. Cette distorsion compromet gravement les efforts des compagnies européennes en faveur d’une transition écologique équitable et efficace, tout en laissant la concurrence internationale, soutenue par des subventions, prendre une avance déloyale. Afin de renforcer la souveraineté industrielle de l’Europe, le dispositif prévoit une bonification de dix points pour les avions principalement conçus, assemblés ou produits dans un État membre de l’Union européenne. Cette disposition vise à orienter les investissements vers la filière aéronautique européenne et à soutenir sa compétitivité. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000639
Dossier : 639
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Rejeté
08/01/2026
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Conformément aux recommandations du rapport Midy visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, cet amendement vise à ouvrir le régime des BSPCE à des entreprises détenues à plus de 75 % par des fonds d’investissement – dans une limite de 85 %. Alors que les entreprises de la French Tech fleurissent, la capacité d’attirer en plus grand nombre les meilleurs talents est un des enjeux majeurs. Il est nécessaire de sécuriser une politique compétitive pour nos talents et ainsi renforcer l’attractivité du système d’intéressement des salariés au capital pour concurrencer à armes égales avec les offres salariales proposées par les entreprises américaine ou asiatique. Ce raisonnement s’applique tant aux entreprises détenues par des personnes physiques que par des fonds. L’objectif de cet amendement technique se rattache donc à notre ambition de souveraineté numérique et de soutien à l’innovation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000640
Dossier : 640
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France Insoumise propose de pérenniser la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), instauré par la Loi de finances pour 2025. La CDHR instaure une contribution permettant d’assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus. Cet impôt différentiel n’impacte donc qu’une minorité de contribuables ayant un revenu fiscal très élevé, entre 250 000 euros (célibataire) et 500 000 euros (pour un couple). En donnant un caractère exceptionnel et temporaire à cette contribution différentielle (qui n’est donc pas un nouvel impôt) les macronistes en ont sapé les fondements. En effet, la durée limitée de la CDHR a permis à celles et ceux correspondant à l’assiette de ce nouvel impôt de repousser la réalisation de certaines plus-values à l’année prochaine. Ainsi, si le Gouvernement estimait obtenir un rendement de l’ordre de 2 milliards d’euros, une récente étude de l’IPP évalue plutôt à 1,2 milliard d’euros les recettes collectées. En pérennisant cet impôt, cette évasion fiscale n’aura plus de sens. En raison d’une confiance aveugle envers les grandes fortunes et les multinationales, la macronie est devenue la championne du dérapage budgétaire par surestimation des recettes fiscales ! En ciblant les 1 % des ménages les plus aisés, la CDHR garantit une forme de progressivité, certes imparfaite, de l’impôt sur le revenu. Si les hauts revenus payaient leur juste part d’impôt, cette mesure ne devrait pas rapporter un seul centime ! C’est donc une mesure de justice fiscale qui est d’autant plus nécessaire à pérenniser que les inégalités n’ont cessé de progresser depuis l’arrivée au pouvoir de Macron en 2017, et que les modes d’évitement fiscal n’ont cessé de se sophistiquer. En 2023, le niveau de vie moyen des 10 % les plus riches était 7,3 plus élevé que les 10 % les plus pauvres, alors que ce ratio n’atteignait que 6,3 en 2016, et même 5,9 au début des années 2000. Ce dispositif doit donc être maintenu tant pour son rendement budgétaire important que pour accroître la progressivité de l’impôt et donc la justice fiscale dans notre pays. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000641
Dossier : 641
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à prolonger la CDHR piour toute les années pour lesquelles le déficit est au-dessus de la barre des 3 %. Si le Gouvernement est si préoccupé par l’état de nos finances publiques, il est naturel qu’il demande en priorité un effort à celles et ceux qui ont le plus de moyens ! Pourtant, dans ce PLF, le Gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde, sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux micro-entrepreneurs, aux parents d’enfants scolarisés en supprimant les aides sur les frais d’inscription scolaire… Toute l’hypocrisie de la macronie se matérialise dans ce PLF, qui fait peser son austérité sur les classes moyennes et populaires, pendant que certains continuer de se gaver sur le dos de tout le pays ! Aussi, lors de la dernière loi de finances, les riches et les multinationales ont dû contribuer à hauteur de 10.5 milliards d’euros. Aujourd’hui, Lecornu a divisé la facture par deux ! Seulement 4.2 milliards d’euros sont réclamés aux plus riches et aux grandes entreprises ! Cette austérité est justifiée au nom du respect des sacro-saintes règles européennes interdisant les États à dépasser 3 % de déficit public. Tel le médecin de l’Antiquité recommandant la saignée à ses patients pour guérir, la Commission exige des coupes budgétaires insupportables qui ne feront qu’aggraver notre situation économique. Nous réfutons l’efficacité de telles méthodes qui n’ont eu de succès nulle part. À cause du dogmatisme de la Troïka, la Grèce possède toujours un PIB réel inférieur de 17 % par rapport à son niveau de 2008 ! À l’inverse, en appliquant une politique de relance de l’investissement et de taxation des plus riches, le Portugal est désormais l’un des seuls pays dégageant un excédent budgétaire en Europe et connaissant une croissance, de l’ordre de 2.3 %, qui ferait pâlir de jalousie notre ministre de l’Économie. Inspirons-nous des exemples qui fonctionnent : relançons l’investissement public, la consommation populaire et faisons contribuer celles et ceux qui ont les capacités de le faire, c’est-à-dire les plus aisés de la population. Si, comme cela a été inscrit dans le PSMT, l’objectif pour le Gouvernement est de retourner sous la barre des 3 % en 2029, il apparaît naturel que ceux et celles qui ont le plus profité des cadeaux fiscaux mis en œuvre par Macron et qui n’ont jamais été aussi riches contribuent à hauteur de leurs moyens à la solidarité nationale. C’est précisément ce que permet la CHDR, qui ne touche que 24 milles contribuables, soit 0,2 % du total de ceux payant l’impôt sur le revenu ! En ciblant les ménages les plus aisés, la CDHR garantit une forme de progressivité, certes imparfaite, de l’impôt sur le revenu. C’est donc une mesure de justice fiscale qui est d’autant plus nécessaire à pérenniser. Ainsi, les plus riches de notre pays seront mis à contribution jusqu’au respect par la France de la règle des 3 %, comme le réclament les institutions européennes et le Gouvernement derrière elles. Cet amendement vise donc à prolonger la CDHR jusqu’à ce que le déficit passe sous la barre des 3 % de déficit public. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000642
Dossier : 642
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer le prélèvement forfaitaire unique (PFU), pour permettre une progressivité de l’impôt sur le capital. En raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à de la règle de l’ « entonnoir », et ce, afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), ou « flat tax », constitue l’une des premières mesures adoptées après l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Elle va cependant à l’encontre de la volonté des Français d’aller vers une plus grande justice fiscale. Cette volonté est régulièrement mise en avant par des enquêtes d’opinion, 73 % des Français jugeant que le système fiscal actuel ne permet pas la redistribution des richesses entre les différentes catégories de la population (sondage ELABE pour BFMTV, le 25 septembre 2025), mais a aussi et surtout été affirmée par le résultat des élections législatives de 2024 où les soutiens de cette politique ont subi une défaite majeure. En 2013, la suppression du prélèvement forfaitaire libératoire de 21 % avait permis un gain de plusieurs milliards d’euros (IPP, Budget 2013 : La réforme de l’impôt sur le revenu, Les notes de l’IPP, n°2, Octobre 2012). Depuis, la fortune des plus riches a explosée en étant multipliée par plus de 3,5 entre 2013 et 2023 (Observatoire des inégalités, La croissance démesurée des 500 plus grandes fortunes, 5 juin 2024) Le PFU s’inscrit à rebours de la justice fiscale en permettant un taux d’imposition sur le revenu de seulement 12,8 % pour les bénéfices tirés des valeurs mobilières. Or, ces bénéfices constituent l’essentiel des ressources des plus fortunés. Le PFU entraîne ainsi une régressivité de l’impôt pour les plus riches, le taux d’imposition global « passant de 46 % pour les 0,1 % les plus riches, à 26 % pour les 0,0002 % les plus riches (les « milliardaires »). » (IPP, Quels impôts les milliardaires paient-ils ?, Notes IPP, n°92, juin 2023). Le présent amendement s’inscrit donc dans une volonté de renforcer la justice fiscale en supprimant le PFU et en intégrant les bénéfices des valeurs mobilières à l’imposition sur le revenu progressive. La création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs a pour objectif de garantir la recevabilité de l’amendement, nous appelons le Gouvernement a lever ce gage. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000644
Dossier : 644
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08/01/2026
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En raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à de la règle de l’ « entonnoir », et ce, afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. D’après les recherches de Fabienne Federini parues dans l’Observatoire des Inégalités en 2023, l’écart de la composition sociale entre le privé et le public n’a cessé d’augmenter ces trente dernières années. L’écart du nombre d’élèves favorisés dans le privé par rapport au public est ainsi passé de dix points en 1989 à 23 points en 2020. Ce phénomène s’explique notamment par un évitement scolaire, particulièrement de la part des familles les plus aisées, en faveur du privé. De nombreux établissements publics sont ainsi en concurrence directe avec des établissements privés. S’il est aisé de prétendre que ce phénomène est lié à une meilleure performance des établissements, rien ne permet de le démontrer. Les établissements privés sélectionnent en effet leurs élèves, la demande étant supérieure à l’offre. Ces établissements choisissent donc des « bons » profils d’élèves, et/ou ceux qui sont issus des familles qui ont les moyens de régler les frais de scolarité. En parallèle, les établissements privés ne jouent pas le jeu de l’inclusion. Ainsi, lorsque presque un collège REP+ sur deux comprend une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), seulement 5 % des collèges privés en sont dotés. De même, les unités locales pour l’inclusion scolaire (Ulis) sont présentes dans plus de 60 % des collèges en REP+ contre moins de 20 % dans l’enseignement privé. Les rares études disponibles sur les performances de l’enseignement privé tendent à démontrer que les meilleurs résultats affichés par ces établissements comparativement aux établissements publics sont essentiellement expliqués par les caractéristiques sociales et scolaires des élèves. Dans le même temps, l’État participe à cette ségrégation sociale. Franceinfo a ainsi révélé en septembre 2024 que la dotation horaire globale (DHG) et le nombre d’heures par élève (H/E) étaient bien souvent supérieurs dans les établissements privés que dans les établissements publics. Cette logique, quoique quelque peu différente, se retrouve également au niveau de l’enseignement supérieur privé. Les chiffres parlent ainsi d’eux-mêmes. L’enseignement supérieur privé a multiplié par trois son nombre d’étudiants en 25 ans, représentant aujourd’hui plus d’un étudiant sur quatre. Entre 2010 et 2022, alors que la croissance globale du nombre d’étudiants est de 25 %, la hausse dans le secteur public est de 15 % contre 70 % dans le privé (Collectif « Nos Services Publics », Rapport sur l’état des services publics, Enseignement supérieur, 2024). Cette hausse du secteur privé dans l’enseignement supérieur a été favorisée par la dégradation du service public, la hausse de la sélection et la libéralisation de l’alternance pour laquelle les aides de l’État ces six dernières années ont coûté autant que le financement des universités publiques. Cette extension du domaine du privé entraîne une concurrence directe avec le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, tout en privant dans la majorité des cas leurs étudiants du lien entre formation et recherche qui est pourtant au cœur de la formation supérieure. Il s’agit d’une volonté de poursuivre le séparatisme social du primaire et du secondaire pour celles et ceux qui ont les moyens d’en payer les frais d’inscription. Subsidiairement, ces réductions d’impôts posent un problème de transparence et d’équité territoriale sur le financement des établissements privés. Ce sujet étant divisé entre le Ministère du Budget et des Comptes publics et le Ministère de l’Éducation nationale et celui de la Jeunesse des sports, il met un peu plus en exergue les difficultés qualitatives et quantitatives de suivi et d’évaluation de la niche de réduction d’impôt, particuliers comme entreprises, au profit des structures privées (voir Cour des Comptes, Note d’exécution budgétaire Mission Jeunesse Sport et vie associative 2023, avril 2024, p. 63 et 64, notamment). Ainsi, face à ce séparatisme social, il apparaît invraisemblable que l’État poursuive le financement indirect des établissements privés en accordant une réduction d’impôt sur le revenu correspondant aux deux tiers des dons accordés par les contribuables domiciliés en France au profit des établissements privés. Le sens de cet amendement est donc d’exclure les établissements privés et les établissements d’enseignement supérieur privés des réductions d’impôts accordées sur les dons des contribuables domiciliés en France et d’apporter des recettes supplémentaires à l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000647
Dossier : 647
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08/01/2026
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Conformément aux recommandations du rapport visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, cet amendement vise à élargir le régime des BSPCE en l’ouvrant aux entreprises de moins de vingt ans – contre quinze actuellement. Alors que les entreprises de la French Tech fleurissent, la capacité d’attirer en plus grand nombre les meilleurs talents est un des enjeux majeurs. Il est nécessaire de sécuriser une politique compétitive pour nos talents et ainsi renforcer l’attractivité du système d’intéressement des salariés au capital pour concurrencer à armes égales avec les offres salariales proposées par les entreprises américaine ou asiatique. Ce raisonnement vaut également pour les entreprises de plus de 15 ans. Or, de nombreuses pépites françaises créées au début des années 2010 vont bientôt atteindre ce seuil des 15 ans. Au moment où ces entreprises deviennent des acteurs majeurs de leurs secteurs respectifs, il serait particulièrement dommageable de ne pas soutenir leur attractivité. L’objectif de cet amendement se rattache donc à notre ambition de soutien à l’innovation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000648
Dossier : 648
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08/01/2026
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En raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à de la règle de l’ « entonnoir », et ce, afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. D’après les recherches de Fabienne Federini parues dans l’Observatoire des Inégalités en 2023, l’écart de la composition sociale entre le privé et le public n’a cessé d’augmenter ces trente dernières années. L’écart du nombre d’élèves favorisés dans le privé par rapport au public est ainsi passé de dix points en 1989 à 23 points en 2020. Ce phénomène s’explique notamment par un évitement scolaire, particulièrement de la part des familles les plus aisées, en faveur du privé. De nombreux établissements publics sont ainsi en concurrence directe avec des établissements privés. S’il est aisé de prétendre que ce phénomène est lié à une meilleure performance des établissements, rien ne permet de le démontrer. Les établissements privés sélectionnent en effet leurs élèves, la demande étant supérieure à l’offre. Ces établissements choisissent donc des « bons » profils d’élèves, et/ou ceux qui sont issus des familles qui ont les moyens de régler les frais de scolarité. En parallèle, les établissements privés ne jouent pas le jeu de l’inclusion. Ainsi, lorsque presque un collège REP+ sur deux comprend une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), seulement 5 % des collèges privés en sont dotés. De même, les unités locales pour l’inclusion scolaire (Ulis) sont présentes dans plus de 60 % des collèges en REP+ contre moins de 20 % dans l’enseignement privé. Les rares études disponibles sur les performances de l’enseignement privé tendent à démontrer que les meilleurs résultats affichés par ces établissements comparativement aux établissements publics sont essentiellement expliqués par les caractéristiques sociales et scolaires des élèves. Dans le même temps, l’État participe à cette ségrégation sociale. Franceinfo a ainsi révélé en septembre 2024 que la dotation horaire globale (DHG) et le nombre d’heures par élève (H/E) étaient bien souvent supérieurs dans les établissements privés que dans les établissements publics. Cette logique, quoique quelque peu différente, se retrouve également au niveau de l’enseignement supérieur privé. Les chiffres parlent ainsi d’eux-mêmes. L’enseignement supérieur privé a multiplié par trois son nombre d’étudiants en 25 ans, représentant aujourd’hui plus d’un étudiant sur quatre. Entre 2010 et 2022, alors que la croissance globale du nombre d’étudiants est de 25 %, la hausse dans le secteur public est de 15 % contre 70 % dans le privé (Collectif « Nos Services Publics », Rapport sur l’état des services publics, Enseignement supérieur, 2024). Cette hausse du secteur privé dans l’enseignement supérieur a été favorisée par la dégradation du service public, la hausse de la sélection et la libéralisation de l’alternance pour laquelle les aides de l’État ces six dernières années ont coûté autant que le financement des universités publiques. Cette extension du domaine du privé entraîne une concurrence directe avec le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, tout en privant dans la majorité des cas leurs étudiants du lien entre formation et recherche qui est pourtant au cœur de la formation supérieure. Il s’agit d’une volonté de poursuivre le séparatisme social du primaire et du secondaire pour celles et ceux qui ont les moyens d’en payer les frais d’inscription. Subsidiairement, ces réductions d’impôts posent un problème de transparence et d’équité territoriale sur le financement des établissements privés. Ce sujet étant divisé entre le Ministère du Budget et des Comptes publics et le Ministère de l’Éducation nationale et celui de la Jeunesse des sports, il met un peu plus en exergue les difficultés qualitatives et quantitatives de suivi et d’évaluation de la niche de réduction d’impôt, particuliers comme entreprises, au profit des structures privées (voir Cour des Comptes, Note d’exécution budgétaire Mission Jeunesse Sport et vie associative 2023, avril 2024, p. 63 et 64, notamment). Ainsi, face à ce séparatisme social, il apparaît invraisemblable que l’État poursuive le financement indirect des établissements privés en accordant une réduction d’impôt sur le revenu correspondant aux deux tiers des dons accordés par les entreprises assujetties à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés au profit des établissements privés. Le sens de cet amendement est donc d’exclure les établissements privés et les établissements d’enseignement supérieur privés des réductions d’impôts accordées sur les dons des entreprises assujetties à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés et d’apporter des recettes supplémentaires à l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000649
Dossier : 649
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08/01/2026
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Cet amendement rétablit l’article 4 de la copie initiale du Gouvernement qui reconduit partiellement, pour une année, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises introduite par la loi de finances pour 2025. Afin d’accompagner les effets des mesures d’économies mises en œuvre et conformément à son caractère exceptionnel, la contribution est divisée par deux par rapport à l’an dernier. Cette contribution est ciblée sur les 400 plus grandes entreprises, à savoir celles dont le chiffre d’affaires réalisé en France est supérieur ou égal à 1 Md€ et qui sont redevables de l’impôt sur les sociétés, de sorte qu’elle ne concerne pas la grande majorité des entreprises. Pour répartir équitablement l’effort entre les entreprises, elle prévoit deux niveaux d’imposition en fonction du chiffre d’affaires. Pour les redevables dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 1 Md€ et inférieur à 3 Md€, le taux de la contribution sera de 10,3 % pour le second exercice clos à compter du 31 décembre 2025, contre 20,6 % pour le premier exercice. Pour les redevables dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 3 Md€, ce taux sera de 20,6 % pour le second exercice, contre 41,2 % pour le premier. Le présent article ajuste également les mécanismes de lissage du taux de la contribution exceptionnelle instaurés par la loi de finances pour 2025, pour prendre en compte les entreprises dont le chiffre d’affaires serait inférieur aux seuils d’assujettissement aux différents taux au titre de l’un des deux exercices, et dépasserait ces seuils de moins de 100 M€ au titre de l’autre exercice. L’amendement a également pour vocation de produire des recettes supplémentaires pour compenser la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026, pour un montant de 4 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000652
Dossier : 652
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08/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de remplacer le seuil de déclenchement de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, actuellement fixé à 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, par un seuil fixé à 100 millions d’euros. En 2024, le Gouvernement a mis en œuvre un accord de l’OCDE en instaurant un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices de multinationales situées en France dont le chiffre d’affaires dépasse le seuil de 750 millions d’euros. Mais ce seuil est trop faible puisque seules 10 % des multinationales sont concernées par la mesure, comme l’indique l’association Oxfam. Nous ne pouvons nous contenter d’une imposition si faible qui ne permet pas de lutter suffisamment contre l’évasion fiscale. Selon le Conseil d’Analyse Économique (CAE), cette taxe devait rapporter 6 milliards d’euros à la France, alors que l’évitement de l’impôt des entreprises lui coûte environ 100 milliards d’euros par an. Nous proposons donc d’abaisser le seuil de déclenchement de cet impôt de 750 millions d’euros à 100 millions d’euros pour que ce taux minimal de 15 %, bien que trop faible, soit appliqué plus largement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000653
Dossier : 653
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Retiré
08/01/2026
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Afin de maintenir le soutien au financement des entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS) ainsi que des sociétés foncières solidaires (SFS), le présent amendement proroge de deux ans la bonification du taux de la réduction d’impôt, en le maintenant à 25 % au lieu de 18 %, jusqu’au 31 décembre 2027. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000656
Dossier : 656
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir l’article 23 de la version initiale du Gouvernement qui a pour objet, dans le cadre du plan national antitabac 2023‑2027, de préciser le régime fiscal pour les produits à fumer, entendus comme les substances à inhaler, qu’elles comprennent ou non du tabac ou de la nicotine et que l’action de fumer implique ou non une combustion ou l’emploi d’un dispositif dédié comme la cigarette électronique. Ces évolutions visent à répondre à deux principaux enjeux de santé publique : – le développement du vapotage, c’est-à-dire de liquides, contenant ou non de la nicotine, chauffés au moyen d’une cigarette électronique, dans le contexte où la proposition de directive de la Commission européenne 2025/580 du 16 juillet 2025 prévoit une taxation de ces produits à compter du 1er janvier 2028 à un niveau d’au moins 12c€/mL pour les produits contenant jusqu’à 15 milligrammes de nicotine et 36 c€/mL au-delà ; – la discordance entre, d’une part, le cadre juridique en matière de santé publique qui appréhende aujourd’hui les produits du tabac, les autres plantes à fumer et le vapotage et, d’autre part, celui régissant l’accise, qui est indifférent à la composition des produits et fondé essentiellement sur la manière dont ils se présentent aux consommateurs finals. Le Gouvernement pourra fixer par décret les taux, tarifs et minima de perception par décret. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000658
Dossier : 658
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement a pour objet de supprimer l’article 9 quinquies, introduit au Sénat, qui vise à étendre le bénéfice de la réduction d’impôt au titre de dons et versements aux œuvres aux contribuables non-résidents.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000659
Dossier : 659
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement a pour objet de supprimer l’article 25 septies, introduit au Sénat, qui vise à réduire le taux de TVA applicable sur les opérations de réparation, en l’abaissant de 20 % à 5,5 %.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000660
Dossier : 660
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement d'appel vise à alerter le Gouvernement sur les besoins de précision de l'évolution du régime d'apport-cession adoptée au Sénat. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000663
Dossier : 663
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08/01/2026
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Cet amendement de la France Insoumise vise à rétablir la rédaction de cet article et à intégrer les biens professionnels de la holding dans l’assiette taxable pour que ce dispositif puisse devenir réellement efficace face à l’optimisation fiscale agressive des plus riches, et en particulier des milliardaires. En vidant de sa substance cette taxe sur les holdings, le Gouvernement se moque de la représentation nationale. En l’état, ce dispositif ne présente aucun intérêt. L’économiste Gabriel Zucman a mis en lumière les mécanismes d’évitement à l’impôt des plus riches : ceux-ci dissimulent les revenus gigantesques qu’ils touchent chaque année derrière des « actifs professionnels » fictifs et improductifs. En les exonérant de l’assiette de l’impôt, on ignore l’immense majorité des sommes ainsi optimisées. D’ailleurs, le très faible rendement de cette nouvelle taxe, 2.5 milliards prévus par le Gouvernement dans son PLF, alors que ce même Gouvernement communiquait 1,5 milliard à la presse deux jours plus tôt, souligne son caractère factice et inefficcace. Pire en encore, d’après l’avis du HCFP, ce rendement est largement surévalué par le Gouvernement : le haut conseil table plutôt un apport de quelques centaines de millions d’euros ! Cet apport budgétaire est risible comparé aux 20 milliards que rapporterait une taxe Zucman incluant les biens professionnels. Le Président Macron, ayant mené une politique en faveurs des plus riches depuis plus de 8 ans, n’est pas prêt à faire amende honorable et à revenir à la raison. Alors que nos services publics sont à genoux sous l’effet des politiques austéritaires des dernières années, le Président et son Gouvernement s’obstinent à préserver celles et ceux qui ont vu leur fortune exploser de manière scandaleuse par rapport au reste de la population. En effet, depuis maintenant un quart de siècle, la hausse moyenne du patrimoine des plus riches augmente spontanément de 6 % à 8 % par an. Cette hausse en France s’est largement accélérée pour atteindre 10 % par an en moyenne annuelle depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017. Plutôt que de s’attaquer aux retraités en gelant leurs pensions, plutôt que de sacrifier le financement des services publics qui bénéficient à tous, plutôt que de sacrifier notre ambition climatique en sabrant le fond vert : ayons enfin le courage de vraiment demander aux 0,004 % des plus riches de contribuer, eux aussi, à la solidarité nationale ! C’est pourquoi nous proposons de réintégrer les biens professionnels, qui ne sont souvent que de simples couvertures juridiques, dans l’assiette de la taxe holding proposée dans ce PLF par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000664
Dossier : 664
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08/01/2026
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Cet amendement de repli du groupe LFI vise à rétablir la taxe holding dans sa rédaction initiale, après qu’elle ait été honteusement vidée de sa substance par la droite sénatoriale. Initialement proposée par le Gouvernement, cette taxe brillait déjà par son hypocrisie : en excluant les biens professionnels, elle était loin d’être à la hauteur de l’évitement fiscal agressif auquel prenait part les milliardaires de notre pays. En réalité, elle n’avait qu’un seul objectif : tuer dans l’œuf la taxe Zucman, soutenue pourtant par 86 % des citoyennes et citoyens. Pourtant, le Sénat restreint encore davantage ce nouvel impôt en le recentrant uniquement sur les biens somptuaires (yachts, chevaux de course, vins, logements mis à disposition de la personne détentrice de la société…). Pire encore, la droite sénatoriale exclut de l’assiette les logements mis sur le marché locatif à titre onéreux, puisqu’elle considère cela comme une « activité professionnelle », alors qu’il ne s’agit en réalité que d’une activité de rente. Le rendement de cette « taxe holding » ainsi réduite à peau de chagrin diminuerait donc de 800 à 900M€ par rapport à la proposition initiale du Gouvernement, qui était déjà particulièrement modeste. On rappellera, à toutes fins utiles, que la taxe Zucman devait rapporter plus de 20Md€ à nos finances publiques. Une nouvelle fois, le Sénat préfère protéger les intérêts des plus riches et des fraudeurs fiscaux en limitant les mécanismes permettant de lutter contre ces comportements inacceptables. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000665
Dossier : 665
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08/01/2026
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent la suppression de cet article visant à remplacer l’IFI par une « contribution sur les hauts patrimoines ». Cette contribution sur les hauts patrimoines correspond à l’impôt sur la « fortune improductive » proposée par le Modem à l’Assemblée et votée dans une alliance contre-nature entre les socialistes et le RN. Ce dispositif est une fumisterie : – Son assiette est élargie aux biens meubles corporels (objets précieux, voitures, yachts…), mais elle exclut l’immobilier locatif qui est assimilé à « un bien productif ». – Son seuil d’assujettissement est relevé à 2.57M€ (contre 1.3M aujourd’hui). – D’importantes niches fiscales demeurent, tel que l’abattement de 30 % sur la résidence principale. Cette « contribution des hauts patrimoines » est scandaleuse. Alors que la concentration toujours plus forte du patrimoine appellerait à l’instauration d’un ISF renforcé, le Sénat préfère réduire l’efficacité et le rendement de l’actuel IFI, pourtant déjà largement insuffisant. Même la Ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a dû admettre que cette réforme de l’IFI diminuerait de 600M€ le rendement de l’impôt, au bénéfice des ménages les plus aisés. Encore une fois, lorsqu’il s’agit de défendre les riches et les puissants de ce pays, le Sénat se couche sur ses objectifs de réduction du déficit. Finalement, « l’argent magique », formule que lança Macron à une soignante du CHU de Rouen pour justifier la baisse des dotations à l’hôpital public, existe bel et bien ! Il n’est simplement pas utilisé pour le bien commun. Alors qu’il est urgent de renforcer notre fiscalité sur le patrimoine des très riches, nous ne pouvons pas accepter cette « contribution sur les hauts patrimoines » injuste, qui renforcera encore les inégalités tout en vidant les caisses de l’État. Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000671
Dossier : 671
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet article introduit de fait une double imposition. En effet, la monétisation ou valorisation qui peut être faite des données des utilisateurs correspond bien à l’acte d’achat de publicité en ligne qui fait d’ores et déjà l’objet d’une taxation à travers la Taxe sur les services numériques (TSN) de 2019. Lorsque cet amendement a été présenté, il évoquait dans son objet une législation autrichienne pour appuyer la création de cette nouvelle contribution. Or, le droit autrichien issu de la loi de 2020 vise à taxer les revenus issus de la publicité en ligne, plus précisément les « publicités sur une interface numérique, en particulier sous forme de bannière publicitaire, de publicité sur les moteurs de recherche et de prestations publicitaires comparables ». Son champ est donc similaire à celui du droit français sur la TSN. Dès lors, le maintien de cette disposition reviendrait à mettre en place une double imposition : les revenus publicitaires seraient ainsi taxés deux fois (une première fois au titre de la TSN et une seconde au titre de cette nouvelle taxe). Au-delà de ce risque de double imposition, cette taxe suscite des craintes sur : – Sa proportionnalité : un taux de 3 % reviendrait à doubler la TSN actuelle ; – La définition des plateformes : la rédaction n’est pas conforme à la définition des services numériques tel que prévu à l’article 3 du Règlement sur les services numériques. Nous aurons à la réécrire lors des nombreux propositions et projets de loi à venir sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs. la conformité avec le droit européen et sa transcription française ne saurait nuire en ces matières. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000680
Dossier : 680
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à supprimer cet article. Cet article, proposé initialement par le Gouvernement lors de la discussion budgétaire au Sénat, vise à étendre l’exonération fiscale sur les intérêts versés par une entreprise aux associés minoritaires au titre des sommes d’argents mises à disposition, c’est-à-dire prêtées, à l'entreprise. En effet, aujourd'hui, seuls les associés majoritaires n’ont pas à payer d’impôt sur ces intérêts perçus. Cette proposition, scandaleuse et sans fondement, raisonne à l’envers. Au lieu d’étendre une (énième) niche fiscale vers les associés minoritaires, il aurait fallu fiscaliser l’ensemble des intérêts perçus par les actionnaires. Cette disposition est une nouvelle mesure pour protéger les plus riches de l’impôt. Nous ne pouvons que nous y opposer. À ce titre, nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000682
Dossier : 682
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08/01/2026
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À travers cet amendement, le groupe LFI vise à rétablir l’article 4 dans sa rédaction initiale, permettant ainsi de récupérer 4 milliards d’euros sur les plus grandes entreprises et les multinationales. En effet, alors même le Sénat est le premier à s’inquiéter du déficit et du niveau de dette de notre pays, ces questions ne semblent plus prioritaires lorsqu'il s'agit de défendre les plus riches et les grands groupes. En supprimant la surtaxe d’impôt sur les sociétés prévu dans le PLF présenté par le Gouvernement, il décide ainsi de priver l’Etat de plus de 4 milliards d’euros de recettes fiscales. L'article 4 du PLF était pourtant déjà largement en retrait par rapport à la Loi de finances pour 2025, en divisant le taux de cette surtaxe par deux pour l'année 2026 ! Même restreinte et limitée, cette surtaxe va déjà trop loin pour le Sénat, qui décide purement et simplement de supprimer cet article. Pourtant, “l’effort exceptionnel” demandé aux très grandes entreprises ne représenterait - au mieux - que 3% des 132Md€ de bénéfices réalisés par le CAC 40 en 2024 : tout cela ressemble vraisemblablement plus à une aumône exceptionnelle ! Pour ces raisons, nous proposons de rétablir l’article 4 dans sa rédaction initiale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000686
Dossier : 686
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08/01/2026
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Cet amendement, porté par l’ensemble du groupe LFI, prévoit de supprimer la diminution de fiscalité des « managements packages », ces instruments financiers visant à aligner la rémunération des dirigeants ou salariés sur la performance de l’entreprise. Nous nous opposons de manière résolue au développement de ce mécanisme, qui aligne les salaires sur la « performance », c’est-à-dire le taux de rentabilité, des entreprises. Cette notion de “performance” est calculée de manière discutable, souvent à partir du “ROE” (rentabilité des capitaux propres) et jamais à partir de la valeur réelle créée, ou du bonheur apporté. Elle ne fait que renforcer cette logique capitalistique et néolibérale d’un processus de production au seul service d’une petite oligarchie actionnariale. De plus, cette forme de rémunération s'avère dangereuse pour les travailleurs qui voient leurs salaires dépendre de la gestion et des choix stratégiques d'actionnaires étrangers ou de capitalistes nationaux aux vues court terministes. Pour l’ensemble de ces raisons que nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000687
Dossier : 687
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI prévoit de supprimer le régime - exorbitant au droit commun - de réduction fiscale prévue pour les dons versés au château de Chambord. Cet article vise, effectivement, à passer la réduction fiscale d’impôt sur le revenu sur les dons de 66% à 75% lorsqu’ils sont au profit du château de Chambord. C’est une spécialité de la droite de lancer des super défiscalisations au profit du patrimoine français, mais pas de n’importe quel patrimoine : celui de l’ancienne royauté ou du haut clergé, comme ce fut déjà le cas lors du PLF 2024. Cette disposition spécifique est à mettre en comparaison de la défiscalisation pour les Restos du Cœur : il est tout aussi louable pour la droite de lustrer le château des monarques que de permettre à chacun de manger à sa faim. Ce double standard doit cesser ! Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons de supprimer cette niche fiscale sur les dons relatifs au château de Chambord. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000701
Dossier : 701
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08/01/2026
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Par cet amendement, la France insoumise souhaite supprimer cet article adopté au Sénat qui prolonge pour la quatrième année consécutive le crédit d'impôt « Haute Valeur Environnementale » (HVE), initialement prévu pour s'achever en 2025. Créé par la LFI 2021, ce dispositif fiscal n'a cessé d'être prolongé sans qu'aucune évaluation sérieuse de son efficacité n'ait jamais été réalisée, sans examen critique des résultats obtenus. Or, ce crédit d'impôt repose sur une certification HVE largement contestée et symptomatique des stratégies de greenwashing. La Fédération nationale d'agriculture biologique (FNAB) et l'UFC-Que Choisir ont demandé l'annulation de cette certification, dénonçant un référentiel bien trop peu exigeant qui induit les consommateurs en erreur sur la réalité des pratiques environnementales des exploitations certifiées. En effet, le label HVE permet d'obtenir une certification environnementale avec des critères nettement moins stricts que ceux de l'agriculture biologique, tout en bénéficiant d'une communication valorisante auprès des consommateurs et d'avantages fiscaux. Cette certification peut être obtenue sans abandon des pesticides de synthèse et avec des exigences environnementales minimales, ce qui en fait davantage un outil de communication qu'un véritable levier de transition écologique de l'agriculture. Financé par l'impôt, à hauteur d'environ 13 millions d'euros par an, un dispositif qui cautionne des pratiques agricoles loin d’être vertueuses sur le plan environnemental est inacceptable. Dans un contexte de crise climatique et d'effondrement de la biodiversité, où la transformation en profondeur de notre modèle agricole est une urgence absolue, les moyens publics doivent être orientés vers des dispositifs réellement ambitieux, comme le soutien à la conversion et au maintien en agriculture biologique et paysanne. Prolonger indéfiniment ce crédit d'impôt sans évaluation et malgré les critiques convergentes quant à son inefficacité environnementale constitue un gaspillage d'argent public et un renoncement à l’impératif de faire face au dérèglement climatique. Pour toutes ces raisons nous demandons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000707
Dossier : 707
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08/01/2026
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À travers cet amendement, le groupe de la France Insoumise propose l’extension de la taxe « réseaux sociaux » à l’ensemble des GAFAM. Les géants du numérique, en particulier les grandes entreprises américaines constituant les GAFAM, ont mis la publicité au cœur de leur business-model. En inondant Internet de publicité personnalisée, ces entreprises dégagent des profits gigantesques et transforment le web en un vaste marché des données personnelles. Pire, ces revenus immenses sont peu, voire pas du tout fiscalisés en raison de la dissociation entre la localisation des utilisateurs et la domiciliation fiscale des groupes concernés. Selon le CEPII, l’évitement fiscal des multinationales atteint plus de 36 milliards d’euros, soit 1.6 % du PIB, un montant 30 fois supérieur à ce qu’il était au début des années 2000’ (CEPII, 2019). Depuis 2019, ces chiffres ont dû encore s’alourdir. Ces multinationales du numérique participent d’une hégémonie de l’Empire américain dans le monde. On le voit : dès lors que leurs intérêts sont en cause – par une régulation, même à minima – les États Unis multiplient les pressions et les menaces. La sanction envers Thierry Breton, ancien commissaire européen chargé du marché intérieur et du numérique, décidé par l’administration Trump n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette volonté d’intimidation envers l’Europe et la France. Pour lutter contre l’évitement fiscal de ces grandes entreprises du numérique, qui aiment à se penser au-dessus des lois, nous proposons d’étendre cette taxe à l’ensemble des entreprises numériques faisant plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le monde, et 25 millions en France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000715
Dossier : 715
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08/01/2026
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Par cet amendement, les députés LFI proposent la suppression de cette habilitation à légiférer par ordonnance introduite en catimini lors de l’examen du PLF au Sénat. Si le Gouvernement souhaite une refonte des règles relatives au droit de communication dont dispose l’administration fiscale, qu’il les propose au Parlement en prenant le temps du débat sur le PJL relatif à la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, au lieu d’accélérer autant que possible l’examen d’un texte hypocrite qui ne vise qu’à stigmatiser les allocataires de minimas sociaux, à réduire notre État de droit, et à produire de l’inflation pénale. Il est absurde que le Gouvernement s’octroie de tels droits. Le fiasco de l’interdiction des découverts bancaires montre bien à quel point ces habilitations sont partiales et faillibles. Nous proposons donc sa suppression. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000716
Dossier : 716
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08/01/2026
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Ce présent amendement vise à rétablir l’écriture de la taxe sur les holdings patrimoniales telle que présentée par le Gouvernement, avec deux modifications prenant compte des débats parlementaires : 1. la première modification vise à éviter la double imposition qui résulterait, pour un associé ayant son domicile fiscal en France, de l’assujettissement de la holding étrangère à une imposition comparable à celle instaurée par le présent projet de loi de finances et de sa participation dans cette holding – cette disposition a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat ; 2. la seconde modification vise à exclure de l’assiette la trésorerie des holdings ayant pour objectif d’être réinvesties dans les 3 ans, la fixation de l’assiette étant un élément de débat entre la version du texte du Gouvernement et celle du Sénat. Par cet amendement, le groupe Les Démocrates souhaite rétablir un dispositif nécessaire pour lutter contre la suroptimisation fiscale tout en évitant de pénaliser les holdings qui perçoivent des dividendes en vue de financer des projets d’investissement à moyen terme. Cet amendement permet également de générer des recettes supplémentaires pour compenser la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026, pour 1 milliard d’euros selon le chiffrage annoncé par le Gouvernement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000717
Dossier : 717
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Adopté
08/01/2026
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Par cet amendement, la France insoumise souhaite supprimer l'article adopté au Sénat qui autorise les communes et les EPCI à exonérer de taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS) les meublés de tourisme et les chambres d'hôtes. Ce changement ne représente rien d'autre qu’un cadeau aux professionnels de l'hébergement touristique qui n'en ont nullement besoin. Actuellement, un logement meublé loué qui ne constitue pas la résidence principale du contribuable est soumis à la fois à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, sauf dans les zones de revitalisation rurale (ZRR). Ce principe de double imposition est parfaitement justifié : il s'agit d'une activité économique lucrative qui utilise le foncier et les services publics locaux, et qui doit donc contribuer au financement des collectivités. Rien ne justifie d'offrir aux propriétaires de meublés de tourisme et de chambres d'hôtes la possibilité d'échapper à cette imposition. Ces activités sont rentables et bénéficient déjà de régimes fiscaux avantageux, notamment via les régimes micro-BIC. Dans de trop nombreux territoires, elles contribuent justement à la spéculation immobilière et à la raréfaction des logements disponibles pour les résidents permanents. L'argument avancé au Sénat que le vote de cet article permettrait de soutenir le secteur du tourisme ne tient pas. La France demeure le premier pays le plus visité au monde, et ce depuis plusieurs années. Aucune taxe n'a jamais empêché notre pays d'exceller dans l'accueil touristique, ni dissuadé les visiteurs du monde entier de venir découvrir nos territoires. L'attractivité touristique de la France repose sur son patrimoine, sa culture, ses paysages, la qualité de ses infrastructures et de ses services publics, pas sur le niveau des taxes pesant sur les professionnels de l'hébergement. Au contraire, le rendement de ces taxes permet précisément aux collectivités territoriales d'aménager leurs territoires, d'entretenir leur patrimoine, de proposer des services publics de qualité, et de faire face aux coûts induits par l'afflux touristique (voirie, déchets, sécurité, animation culturelle, etc). Ces investissements publics sont autant d'atouts pour notre attractivité touristique. Dans un contexte où les collectivités territoriales sont étranglées financièrement, où de nombreux services publics locaux sont menacés, et où les inégalités territoriales se creusent, il est irresponsable d'amputer leurs ressources fiscales au profit d'acteurs économiques qui n'ont pas besoin d'aide. Pour toutes ces raisons nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000721
Dossier : 721
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Tombé
08/01/2026
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Par cet amendement, les députés insoumis proposent de garantir l'inclusion des entreprises de véhicule de titrisation dans le périmètre de l'impôt minimum mondial auquel doivent être assujettis les multinationales. Cette exemption, ajoutée en catimini lors de l'examen du PLF au Sénat, est l'illustration même de l'hypocrisie d'une macronie faible avec les forts et intransigeante avec les plus faibles. La titrisation, méthode financière permettant les mélanges de titres avant leur remise sur le marché, rendant ces derniers toujours plus opaques dans une ronde spéculative malsaine, devrait être une activité fortement régulée, ou à défaut simplement interdite. Au lieu de cela, la droite propose de permettre aux bénéfices qui en sont issus d'échapper au financement des services publics. Une telle disposition est honteuse, et ne mérite que la suppression. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000723
Dossier : 723
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Rejeté
08/01/2026
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Par cet amendement le groupe la France insoumise souhaite supprimer cet article adopté au Sénat qui affaiblit les exigences de mixité sociale dans le dispositif du logement locatif intermédiaire (LLI). Cet article opère un double assouplissement préjudiciable à l'objectif de mixité sociale : D'une part, il modifie les conditions d'application du taux réduit de TVA en permettant aux opérateurs de comptabiliser dans le quota de logements sociaux requis des logements qui ne sont pas nécessairement des logements locatifs sociaux mais qui se contentent de répondre à certains critères moins contraignants. Cette modification affaiblit l'exigence de mixité sociale en autorisant une interprétation plus extensive et moins rigoureuse de ce critère. D'autre part, il réduit d'un an la période d'engagement pendant laquelle les cessions de logements sont plafonnées à 50 % du programme, passant de seize à quinze années. Cette réduction, même que d’un an, facilite les possibilités de vente et va donc à l’encontre de notre besoin massif de logements sociaux. Le régime de la TVA réduite constitue une dépense fiscale importante qui se justifie uniquement par la contrepartie d'un engagement fort en faveur de la mixité sociale et de l'accès au logement. Affaiblir ces contreparties revient à octroyer un avantage fiscal sans garantie de bénéfice pour l'intérêt général. Dans un contexte de crise du logement et de ségrégation socio-spatiale croissante, il est au contraire nécessaire de renforcer les exigences de mixité sociale plutôt que de les assouplir. Les avantages fiscaux consentis doivent être strictement conditionnés à des engagements effectifs et durables. Pour toutes ces raisons nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000725
Dossier : 725
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Adopté
08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe la France insoumise souhaite supprimer cet article adopté au Sénat qui étend le bénéfice du taux réduit de TVA à 5,5 % aux vols commerciaux en montgolfière. Cela constitue une nouvelle niche fiscale injustifiée au regard des priorités budgétaires de la Nation et des principes de justice fiscale. Les vols commerciaux en montgolfière relèvent d'une activité de loisir touristique destinée à une clientèle aisée. Rien ne justifie que cette activité bénéficie d'un traitement fiscal privilégié financé par l'ensemble des contribuables. Le taux réduit de TVA doit être réservé aux biens et services de première nécessité ou répondant à un objectif d'intérêt général clairement identifié, ce qui n'est clairement pas le cas ici. Dans un contexte de contrainte budgétaire où le gouvernement par sa politique asphyxie les services publics, où les investissements dans la bifurcation écologique demeurent cruellement insuffisants, et où les inégalités explosent, il est incompréhensible de créer de nouvelles dépenses fiscales au profit de cette activité. Cette mesure s'inscrit dans une logique de multiplication des niches fiscales sectorielles qui complexifie le système fiscal, réduit les recettes publiques et nuit à l'équité fiscale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000726
Dossier : 726
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Adopté
08/01/2026
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Par cet amendement le groupe la France insoumise souhaite supprimer cet article adopté au Sénat qui triple les abattements fiscaux dont bénéficient les chaînes de télévision diffusées sur la TNT, les faisant passer de 10 à 30 millions d'euros. Cette disposition constitue une extension injustifiée d'une niche fiscale au profit de groupes audiovisuels privés qui, pour nombre d'entre eux, réalisent déjà des bénéfices confortables grâce aux recettes publicitaires. En effet, cet avantage fiscal bénéficiera notamment à des chaînes qui diffusent massivement de la publicité. Il n'existe aucune justification d'intérêt général à subventionner par l'impôt des entreprises commerciales prospères du secteur audiovisuel. Cette mesure est d'autant plus choquante qu'elle profitera à des chaînes qui portent gravement atteinte au débat démocratique et à la cohésion sociale. Comme l'ont démontré les travaux de notre collègue insoumis Aurélien Saintoul, certaines chaînes, à l'image de CNews détenue par le groupe Bolloré, se sont spécialisées dans la diffusion de contenus polémiques, de discours de haine et de désinformation systématique. L'Arcom a d'ailleurs sanctionné à plusieurs reprises CNews pour manquement à ses obligations d'honnêteté et de rigueur de l'information, pour propos haineux et pour non-respect du pluralisme. Cette chaîne a contribué à banaliser les discours d'extrême droite, à stigmatiser les populations musulmanes et immigrées, et à dégrader le niveau du débat public. Il est inacceptable que l'argent public, par le biais d'avantages fiscaux triplés, vienne soutenir des groupes médiatiques qui utilisent leurs antennes pour diffuser la haine, diviser les Français et saper les fondements de notre démocratie. Le groupe Bolloré a fait de ses médias des instruments de propagation d'une idéologie réactionnaire et xénophobe incompatible avec les valeurs républicaines. Dans un contexte où les services publics manquent cruellement de moyens, où l'audiovisuel public est étranglé financièrement, et où les médias indépendants peinent à survivre, il est particulièrement scandaleux d'offrir 20 millions d'euros supplémentaires d'avantages fiscaux à des groupes privés puissants appartenants à une poignée de multimillionnaires. Pour toutes ces raisons nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000727
Dossier : 727
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI propose de supprimer l’article 23 de ce PLF qui entend fiscaliser l’ensemble des produits à fumer. Le gouvernement avance en effet une disposition cherchant à fiscaliser les produits à fumer, principalement les vapoteuses et les cigarettes électroniques, en définissant un tarif d’accise de 3 c€/mL pour les produits contenant jusqu’à 15 milligrammes de nicotine et 5 c€/mL au-delà. Cette mesure, inique, s’en prend à des dispositifs – tel que la vapoteuse – qui sont pourtant, pour de nombreux fumeurs, un outil de transition pour arrêter définitivement ou réduire leur consommation de tabac. Des études scientifiques ont régulièrement démontré que les dispositifs de cigarettes électroniques tout en restant nocives le sont moins que le tabac fumé. En effet, contrairement au tabac, la cigarette électronique ne brûle rien. La fumée de tabac contient elle, des milliers de substances chimiques, dont beaucoup sont toxiques ou cancérigènes (comme le goudron ou le monoxyde de carbone). Ces substances sont absentes ou beaucoup moins présentes dans la vapeur. Cette taxe sur les « produits à fumer » impactera proportionnellement plus, comme toujours avec les impôts assis sur la consommation populaire, les catégories modestes de notre population. Le gouvernement cherche donc une nouvelle fois à faire des économies sur le dos des personnes le plus dans le besoin. Pourtant, accompagner les fumeurs de tabac à transiter vers ces formes moins néfastes de cigarette offre une possibilité de prévenir des maladies graves ou des décès prématurés. Environ 73 000 décès sont associés au tabagisme et plus d'un cancer sur trois est dû au tabagisme. Or, ces derniers représentent plus de 27 milliards d'euros de prise en charge par an, soit 13,4% des dépenses totales de l'Assurance maladie. En réalité, cette proposition gouvernementale ne vient que satisfaire les vieilles revendications des lobbies du tabac, qui voient leurs produits de plus en plus concurrencés par les autres produits à fumer, comme les cigarettes électroniques. Ainsi, pour l’ensemble de ces raisons, en particulier, celles ayant trait à la santé publique, nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000732
Dossier : 732
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Tombé
08/01/2026
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Par cet amendement, nous proposons de faire entrer en vigueur dès la promulgation de la présente loi de finances la redevance spécifique dédiée à la pollution de l’eau par les PFAS. En effet, si le Sénat a utilement ajouté une redevance relative à la pollution des PFAS dans l’eau, celle-ci n’entrerait en vigueur qu’à partir de 2027. Or, les PFAS sont des polluants éternels, qui mettent gravement en cause la santé de nos concitoyens (diminution de la réponse immunitaire à la vaccination, débalancement des lipides dans le sang comme le cholestérol, baisse du poids de naissance et augmentation du risque de cancer du rein). Toutes les études empiriques, – et notamment celles de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) – dévoilent la présence de PFAS chez tous les adultes et enfants français. Or, les PFAS se dégradent très peu, c’est pourquoi il est possible d’en retrouver des traces dans l’environnement, y compris des substances qui ont été interdites depuis plusieurs années. C’est pourquoi il faut lutter au plus vite pour répondre à cet enjeu majeur de santé publique. Nous proposons donc la mise en place de la redevance spécifique dédiée à la pollution de l’eau par les PFAS dès la promulgation de la présente loi de finances. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000733
Dossier : 733
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Adopté
08/01/2026
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Par cet amendement qui élargit les dispositions adoptées au Sénat et présentes au I. 3° d) , faute de pouvoir financer un véritable droit au congé que nos agriculteurs méritent en raison de l’article 40, les députés du groupe LFI proposent d’étendre et de pérenniser le crédit d’impôt pour dépenses de remplacement pour les agriculteurs et agricultrices de notre pays. Nous tenons à aborder le droit au repos par les vacances pour nos agriculteurs et nos agricultrices. Parce que les cycles naturels ne s’arrêtent pas, ces travailleurs et travailleuses sont dans l’obligation de trouver un remplaçant avant de pouvoir partir, une pression tant pour la recherche de la personne que pour la contrainte financière que cela implique. La problématique est largement partagée : en 2023, plus de 52 % des agriculteurs indiquent rencontrer des difficultés à organiser leurs congés. La possibilité effective de prendre des vacances pour les agriculteurs a des effets positifs en termes de diminution du stress et des risques psychosociaux pour les paysan-nes. La possibilité de prendre un arrêt-maladie permet à nos travailleurs d’être remis sur pied plus rapidement, et évite les drames provoqués par les maladies ignorées trop longtemps. Le remplacement a également un impact favorable en termes de dynamique territoriale, avec la création d’emplois stables et sécurisés au sein des services de remplacement. Ces salarié-e-s, qui resteront plus longtemps et connaîtront davantage les fermes dans lesquelles ils travaillent, constitueront en outre un vivier de renouvellement des générations. Nous demandons un engagement de l’État pour soutenir l’ouverture du dispositif de remboursement des dépenses de remplacement à l’ensemble des paysan-nes et l’élargissement des motifs de remplacement à la formation. Aujourd’hui, le périmètre du crédit d’impôt remplacement est restreint, et le remboursement très partiel, ne couvrant que 50 % des dépenses. Le coût du remplacement continue à être un obstacle au droit au repos et au droit à la remise en bonne santé. Pour permettre à un maximum de bénéficiaires d’y avoir recours, il est nécessaire de réduire le reste à charge qui est trop souvent un obstacle insurmontable. C’est pourquoi nous préconisons une prise en charge à 100 % sur les 17 premiers jours pour les motifs de congé, maladie, formation, puis à 75 % les 7 jours suivants. Cet amendement a été travaillé avec la Confédération paysanne. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000735
Dossier : 735
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer cet article prévoyant de pérenniser le dispositif des clubs de jeux à Paris. Alors que les clubs de jeux d’argent sont interdits à Paris depuis plusieurs décennies, une dérogation avait été instaurée en 2017, dans le cadre d’une expérimentation. Depuis, elle a été prolongée à plusieurs reprises. Or, comme nous montre l’expérience du passé, le développement de ces clubs de jeux d’argent participe à la fraude : en effet, s’ils ont prospéré au début des années 2000’, ces lieux ont finalement tous été fermé suite à des affaires de fraude fiscale et de blanchiment d’argent. De plus, nous nous opposons philosophiquement au développement des clubs de jeux, fréquentés par une clientèle très aisée. En effet, ces lieux favorisent l’apparition de comportement d’addiction aux jeux d’argent et conduisent des joueurs à perdre des sommes non-négligeables, parfois en les conduisant même à recourir à des intermédiaires financiers illégaux qui alimentent l'addiction au pari. Pour ces raisons, nous nous opposons à la pérennisation des clubs de jeux d’argent à Paris. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000737
Dossier : 737
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Rejeté
08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI à l’Assemblée nationale propose la suppression de l’article 17 bis qui poursuit le transfert à la DGFiP du recouvrement des créances relevant des douanes, la DGDDI. Nous sommes de longue date opposés au transfert de compétence de la DGDDI vers la DGFiP. Les douanes détiennent une compétence spécifique de haut niveau, liée à des tâches qui se distinguent largement des opérations de la DGFiP. Les récents scandales autour de la multinationale chinoise Shein soulignent bien la nécessité d’une douane hautement qualifiée, compétente et suffisamment doté en personnel pour agir efficacement. Or, la DGFiP n’a pas les moyens du contrôle. Rien n’a véritablement été prévu pour former ses personnels, et ses outils informatiques dépendent de cabinets de conseil plus soucieux de signer de nouvelles missions que de délivrer des applicatifs opérationnels. Ainsi, les premiers transferts, opérés dès 2023, se sont soldés par un échec patent : un recul des douanes dans son rôle, et une incapacité de la DGFiP d’absorber les nouvelles tâches, faute de moyens et de personnel formé et dédié. On observe, en conséquence, une baisse de recette de ces taxes de plusieurs milliards d’euros par an que des augmentations de taux viennent légèrement masquer. Les agents des douanes souffrent également de cette réorganisation absurde qui nie leurs qualifications et leur expertise dans ce domaine. Cela est d’autant plus scandaleux que ce transfert se déroule dans un contexte de baisse des moyens pour notre administration fiscale. Dans le PLF 2026, ce n’est pas moins de plus de 560 postes qui seront supprimés à la DGFiP. Pire, depuis 2017 ce n’est pas moins de 13 575 postes qui ont été supprimés au sein des services de la DGFiP. Nous plaidons pour un renforcement de nos douanes afin de contrôler que les biens arrivant sur notre sol soient conformes à nos normes environnementales et sanitaires. À l’inverse, cet article affaiblit nos services douaniers et fiscaux. Nous ne pouvons nous y résoudre. En ce sens, nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000739
Dossier : 739
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement des député.es du groupe insoumis vise à supprimer cet article. Cet article fixe à 30 % le taux de suramortissement pour les avions neufs qui seront acquis par les compagnies aériennes entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2029. Cette disposition vise, selon ses auteurs, à favoriser le remplacement plus vite des aéronefs moins performants sur le plan environnemental. Cet argument n’est pas convaincant. La flotte remplacée sera revendue sur le marché de l’occasion à des pays moins riches, et continuera à polluer encore de longues années. C'est d'ailleurs ce qu'à récemment démontré le Conseil d’analyse économique (CAE) dans une note de juillet 2025, le développement du marché de l’occasion peut conduire à annuler les effets du remplacement de véhicules anciens et fortement émetteurs vers des technologies plus propres. Cette mesure n’apparaît donc que comme une énième mesure d’aide aux avionneurs privés et au développement du transport aérien, qui participe pourtant gravement au désastre écologique en cours. L’avion qui pollue le moins, c’est celui que l’on n’a pas à construire et que l’on ne prend pas, et en aucun cas celui qui a été financé avec de généreuses défiscalisations au profit des entreprises privées. Pour ces raisons, nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000741
Dossier : 741
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vise à supprimer cet article, qui exonère la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) aux aéroports accueillant moins de 150 000 passagers par an. La TSBA est une taxe internationale prélevée sur les billets d’avion qui a pour objectif de financer l’organisation des Nations Unis, l’Unitaid : cette agence onusienne vise à favoriser l’accès des médicaments aux pays en voie de développement. Au regard de l’impact de l’aviation commercial sur l’environnement, une écocontribution est adossée à cette taxe depuis 2020. Ainsi, la TSBA poursuit des objectifs humanitaires et environnementaux. Elle n’a pas vocation à servir la compétitivité de certains pôles et aéroports. De même, lorsque certains aéroports desservent des zones enclavées sans autre accès que l’avion (par exemple, au sein des outre-mer), le droit relatif aux délégations de service public permet déjà de compenser les surcoûts engagés. De plus, cette taxe reste aujourd’hui largement en retrait par rapport à ce qui peut se faire dans d’autres pays. Ainsi, une étude réalisée par T&E en 2024, le niveau de taxation sur les billets d'avion est « dérisoire comparé à ceux pratiqués par plusieurs autres pays européens ». En France, les voyageurs en classe économique paient 2,60 € de taxe pour un vol à l'intérieur de l'Europe, alors qu'ils paient 15,50 € en Allemagne, 15,40 € au Royaume-Uni, et 29 € aux Pays-Bas. Pour ces raisons, nous pensons que cet article détourne la taxe de son ambition initiale, tout en ayant un impact négatif sur nos émissions carbone. En ce sens, nous proposons sa suppression. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000743
Dossier : 743
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe la France Insoumise a pour objet de supprimer cet article visant à créer une nouvelle niche fiscale, coûteuse et disproportionnée, au profit des acheteurs de logement au sein du fort des Têtes situé à Briançon. Le Sénat a ainsi voté la mise en place d’une réduction d’impôt de 30 % sur l’impôt sur le revenu (avec un plafond à 400 000€) appliquée au prix de revient de logement pour les personnes qui achètent au sein du fort des Têtes situé dans la commune de Briançon dans les Hautes-Alpes, zone destinée à constituer le village olympique des JOH 2030. C’est un avantage fiscal énorme et largement disproportionné par rapport à l’objectif poursuivi, et qui participe à masquer le vrai coût des JO pour la collectivité, au profit du Comité d’organisation des Jeux olympiques et des sponsors privés. Nous proposons donc de supprimer cette disposition, qui instaure un avantage fiscal disproportionné et injuste, pour un nombre restreint de ménages aisés. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000747
Dossier : 747
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe insoumis vise à supprimer cet article qui prévoit une baisse inique et contre-productive de la fiscalité sur les plus-values immobilières. En effet, cet article diminue le taux global sur les plus-values immobilières de 36.2% à 15%. Selon les rédacteurs de cet article, cette baisse de la fiscalité permettrait de « fluidifier » le marché de l’immobilier. Cet argument n’est en rien convaincant, et ce, à plusieurs titres : - Cette réduction de l’impôt est également de nature à favoriser les inégalités de patrimoines au profit de ceux qui possèdent déjà un nombre important de logements. Or, le logement est déjà fortement concentré en France : 24 % des ménages détiennent 70 % des logements présents sur le marché. C’est cette sur-concentration, créant une rareté artificielle, qui explique la hausse des prix et l’immobilisme du marché de l’immobilier.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000753
Dossier : 753
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Tombé
08/01/2026
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Le statut du bailleur privé voté à l’Assemblée nationale puis au Sénat a permis d’affiner les débats, s’agissant de la rentabilité susceptible de permettre une réelle augmentation de la production de logements neufs et de l’achat de logements anciens à rénover en profondeur pour les remettre à niveau, notamment du point de vue de la performance énergétique. Le présent amendement tire les conséquences des échanges nourris avec les professionnels sur 5 points majeurs. 1. Il permet, par son 1°, d’intégrer la production d’immeubles « équivalents neufs » après rénovation dans le même statut que le neuf, de sorte à encourager la production de logements par des rénovations de très bonne qualité. 2. Il permet ensuite, par son 2° et son 3°, d’augmenter de 0,5 % les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à atteindre un niveau suffisant de rentabilité, en tenant compte du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires (et donc de la baisse de 15 % environ des loyers par rapport au marché). 3. Il permet aussi, par son 2° et son 3°, de calquer le plafond de loyer et de ressources du locataire sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantage. En effet, dans le dispositif Loc’Avantage, les loyers sont définis par rapport aux loyers de marché, qui varient. Le propriétaire a donc beaucoup de mal à anticiper l’évolution du loyer de son bail. Cela ne pose pas beaucoup de problème pour Loc’Avantages, puisque le dispositif ne concerne pas ou presque le neuf, que l’engagement n’est que de 6 ans et que les locataires déménagent peu (ce qui signifie que le même locataire reste souvent en place du début à la fin). En revanche, pour le dispositif du bailleur privé, cela poserait problème puisque les bailleurs qui achèteraient dans le neuf en VEFA ne connaîtront pas le loyer exact de mise en location, que l’engagement est plus long (9 ans) et qu’il y aura davantage de changements de locataires, puisque l’objectif est que la mise en location soit longue (ce à quoi l’amortissement incite naturellement), comme pour les institutionnels. Il est donc logique que le plafond de loyer soit plus prévisible, et calqué sur celui dont bénéficient les investisseurs institutionnels du logement intermédiaire, défini à l’article 279‑0 bis A du CGI. 4. Il permet, par son 4°, d’augmenter le plafond d’amortissement ou d’avantage fiscal. Pour mémoire, le rapport Cosson-Daubresse ne prévoyait aucun plafond de ce type. Un plafond figurait dans l’amendements présenté à l’Assemblée, à hauteur de 10 000 € pour l’avantage fiscal perçu du fait de l’amortissement. Aucun plafond ne figurait au Sénat. Dans les deux cas, par sous-amendement, le Gouvernement a fait adopter un plafond de l’amortissement à hauteur de 8 000 €. Cela revient à un maximum d’investissement de 278 000 € pour un logement neuf, et de 330 000 € environ pour un logement ancien avec travaux. Ces plafonds sont donc inférieurs à ceux du dispositif Denormandie (400 000 € d’investissement – euros de 2018, pas actualisé depuis). Quant au LMNP, ce sont les revenus fonciers qui sont plafonnés, à 77 700 €, soit, avec un rendement de 10 % (ce qui est déjà très élevé), à un investissement de 777 000 €. Le 3° propose donc d’ajuster le plafonnement, en visant la possibilité d’investissements jusqu’à 500 000 € (2 biens en zone assez tendue). Deux options théoriques existent : soit garder un plafond pour l’amortissement, en le portant à 16 000 € pour le neuf et l’ancien, soit plafonner l’avantage fiscal résultant de l’amortissement à 6 000 €. Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable : l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41 % que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17 % statistiquement. Aussi, l’amendement propose une logique de plafonnement de l’avantage fiscal. 5. Il permet enfin, par son 5°, d’imputer le déficit foncier créé par l’amortissement sur les revenus globaux, dans la limite d’un plafond de 21 400 €, qui est le plafond existant quand il y a des travaux de rénovation énergétique. Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez de cash pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent cash, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements (et même, d’après l’écriture actuelle de l’article 12 octies, des intérêts d’emprunt) vise en pratique à écarter la classe moyenne de l’investissement immobilier, davantage encore qu’aujourd’hui. Pour mémoire, cette non-imputation ne figure dans aucun des amendements initiaux de l’Assemblée ou du Sénat. Elle a été ajoutée par des sous-amendements du Gouvernement, déposés quelques heures avant les débats. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000765
Dossier : 765
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Rejeté
08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe LFI prévoit de restaurer quelques recettes dégradées par la mise en place exceptionnelle d’une mesure qui surtaxe l’import de produits agricoles et animaux qui ne correspondent pas à nos normes de production, afin de protéger à la fois le monde paysan, nos assiettes, et de financer l’autonomie alimentaire dont la France a besoin. Néonicotinoïdes, Diméthoate, glyphosate, chlordécone, acétamipride… Le débat est systématiquement le même : il faudrait refuser d’interdire ces poisons, quand bien même ils seraient dangereux pour la santé, parce que les produits agricoles que nous importons en contiennent de toute façon. Les libéraux proposent d’autoriser chaque poison au nom de la concurrence mondiale subie par le monde agricole. Ce discours est particulièrement hypocrite : ce sont ces mêmes libéraux qui ont exposé nos agriculteurs à la violence du marché. Et qui désormais luttent contre toute limitation des poisons permettant une production moins chère, mais terriblement coûteuse pour la santé de nos agriculteurs et des consommateurs. Ce dumping environnemental et sanitaire pratiqué au nom du tout-marché n’a qu’une seule issue : notre fin. Il serait pourtant possible de faire précisément l’inverse, à savoir adopter un protectionnisme écologique, qui assure à nos agriculteurs que les produits importés sont au moins aussi sains que ceux que nous leur demandons de produire. Cela passe par l’interdiction de poisons sur notre sol, mis en parallèle de l’interdiction de produits empoisonnés. Par cet amendement, nous proposons donc que les produits importés, qui ne correspondent pas aux normes françaises, soient assujettis à une contribution égale à la différence entre leurs coûts de production et les nôtres. Une telle mesure a plusieurs avantages : – Elle annihile tout avantage concurrentiel à produire plus mal et à moindre coût. De cette manière, nos produits locaux ne seront plus sous la menace de coût de production ridiculement faibles, et seule la question des marges viendra jouer sur la concurrence au prix. – Elle incite les producteurs étrangers à produire dans de meilleures conditions pour se soustraire à la contribution, ce qui vient réduire l’utilisation de pesticides dangereux. Elle peut même inciter des partenaires commerciaux à adopter des règles de même niveau d’exigence, au bénéfice de la santé et la planète. – Elle vient dégager des recettes fiscales permettant de relancer des filière de production alimentaire française, et d’améliorer les conditions de vie et de revenu du monde agricole. Cet amendement propose donc de mettre un terme au tout-marché qui tue la planète aussi sûrement que la santé. Il s’agit du premier pas pour assurer la qualité du contenu de nos assiettes et des conditions de vie de nos paysans. Les recettes attendues d’une telle taxes sont inférieures à un milliard d’euro. Pour nos agriculteurs, un autre monde est également possible. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000767
Dossier : 767
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI prévoit de mettre en place l’impôt sur le revenu en quatorze tranches, pour développer une meilleure progressivité du système d’impôt sur le revenu, et lisser les effets de pallier. La démonstration de la régressivité de notre système d’impôt, que cela soit par les travaux de Thomas Piketty, ou par l’étude « Quels impôts les milliardaires paient-ils ? » de l’Institut des Politiques Publiques, est sans appel : les prélèvements proportionnels, tels que les cotisations sociales ou la CSG pèsent très peu sur les revenus du capital et sur les hauts salaires, alors qu’ils pèsent proportionnellement bien plus sur les moyens et bas salaires. Il en va de même des impôts sur la consommation telle que la TVA. Les très haut revenus bénéficient d’exonérations et mettent en œuvre des stratégies d’évitement, voire d’évasion fiscale. La disproportion est explosive : les milliardaires français ne paient de 2 % d’impôt sur leur revenu économique, contre 50 % pour la moyenne des Français. Il faut mettre un terme à ce système anti-redistributif ! La politique menée par Emmanuel Macron n’a fait qu’accentuer ce caractère régressif du système fiscal. Par les cadeaux fiscaux évidents aux plus riches, mais aussi par une utilisation accrue de la TVA, impôt antisocial par excellence du fait que les plus précaires consomment la quasi-totalité de leur revenu, alors que les plus riches en épargnent une large part. Le barème actuel, en cinq tranches, est inadapté à une véritable progressivité de l’impôt sur le revenu, en particulier lorsque le taux marginal passe brutalement de 11 % à 30 % à partir de 29 315 €. Nous proposons donc de refondre l’impôt sur le revenu en un barème en 14 tranches, ce qui permet à la fois de renforcer cet impôt, de le rendre très progressif, et d’augmenter le reste à vivre des personnes gagnant moins de 4 000 € nets par mois. Au moment où le Gouvernement cherche à renforcer l’austérité au nom du déficit, cette réforme permet en outre de dégager 5,2 milliards d’euros de recettes supplémentaires, selon le simulateur LexImpact. Il s’agit de moyens massifs : ces 5,2 milliards d’euros, c’est 500 millions de plus que la totalité du budget du ministère de la Culture, structurellement sous-doté pour répondre à sa mission de transmission et de progression de la conscience humaine. Autant de moyens qui pourront être investi dans les services publics, le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, que la droite veut vendre à la découpe. Nous proposons donc une refonte en profondeur du barème de l’impôt sur le revenu, premier pas vers une progressivité réelle de l’impôt en France. Pour finaliser cette réforme, nous proposons d’adopter en parallèle la progressivité de la Cotisation sociale généralisée. Il est possible pour chacune et chacun d’estimer les effets de cette réforme d’ampleur, conjuguée à une progressivité de la CSG, sur le site https ://impots.lafranceinsoumise.fr/ |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000769
Dossier : 769
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Tombé
08/01/2026
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Par cet amendement de repli, le groupe parlementaire LFI propose d’indexer sur l’inflation les deux plus petites tranches de l’impôt sur le revenu pour ne pas faire peser le poids de l’austérité gouvernementale sur les classes moyennes. Pour financer à rebours ses généreuses baisses d’impôt aux plus riches, le Gouvernement a décidé d’infliger aux Français une « année blanche » austéritaire, notion euphémistique qui ne veut rien dire d’autres qu’une augmentation déguisée de l’impôt et une baisse des prestations sociales. Conséquence des réformes successives, l’IR est passé de 14 tranches en 1986 à 5 tranches aujourd’hui : son barème est déjà trop peu progressif. Nous avions proposé sa réforme pour retrouver sa progressivité. A défaut de faire adopter cette mesure qui aurait redonné du pouvoir d’achat aux classes et dégagé 5 milliards d’euros de nouvelles recettes, il est primordial d’indexer les deux plus petites tranches de l’IR sur l’inflation, sans quoi les classes moyennes verront leur impôt injustement augmenter. Refuser d’indexer l’IR sur l’inflation, reviendrait selon l’OFCE à ce que les ménages de la classe moyenne subissent en moyenne une perte de 100 euros de leurs revenus disponibles. La consommation populaire, rapportée au niveau d’inflation, ne cesse de reculer deux ans, à tel point que les recettes de TVA se retrouvent sous estimées pour l’année 2025. Cette nouvelle augmentation d’impôt impactera prioritairement les classes moyennes et populaires : ce serait une nouvelle mesure récessive qui minerait la croissance de notre économie. Un potentiel gel quasi total du barème de l’IR toucherait tout le monde uniformément, quels que soient les revenus des ménages, aussi il pèserait en proportion plus fortement sur les ménages modestes. En plus d’être injuste, cette mesure est économiquement contre-productive. Nous proposons donc d’indexer les deux premières tranches au niveau de l’inflation. Ce coût budgétaire modeste peut être compensé par la baisse du barème sur les deux dernières tranches de façon à faire peser la baisse de fiscalité des plus modestes sur les 1 % des revenus les plus élevés. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000774
Dossier : 774
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Tombé
08/01/2026
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Par cet amendement, les députés insoumis proposent de supprimer l’allongement de la durée de report des plus-values dans le cadre du régime d’apport-cession, qui n’est dans le fond qu’une niche fiscale de plus au service de la finance de marché. L’apport-cession est un dispositif qui consiste à apporter les titres d’une société auprès d’une autre société en vue de bénéficier du régime de report d’imposition des plus-values, en élargissant les conditions de reports, et la durée de conservation par la holding des titres apportés ou de leur réemploi, cela vient élargir la disponibilité de cette niche. En conséquence, nous demandons la suppression de cette mesure. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000775
Dossier : 775
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08/01/2026
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Cet amendement des députés LFI propose de mettre un terme aux exonérations de plus-values des actionnaires majoritaires dans le cadre des prêts de liquidité aux entreprises détenues. Cette mesure n’est qu’une invitation à employer son capital dans un jeu de spéculation dans les entreprises détenues avec à la clef une exonération fiscale des bénéfices, au détriment du financement de la solidarité nationale. La mesure sénatoriale annonçait vouloir mettre en place une cohérence de traitement entre les détenteurs majoritaires et les associés. Un prétexte commode pour élargir les défiscalisations sur les revenus du capital des plus aisés. Nous nous joignons toutefois à cette volonté de cohérence et proposons donc que ni les actionnaires majoritaires, ni les associés ne puissent défiscaliser les gains issus des intérêts de l’argent qu’ils ont prêté à des entreprises qu’ils détiennent. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000776
Dossier : 776
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe insoumis propose de supprimer la reconduction de la niche "JEI", une niche couteuse et incarnant le fantasme macroniste de la "start-up nation" qui a largement démontré son échec depuis 2017. Le développement d'un écosystème "start-up" a été porté par deux dynamiques : Dans les deux cas de figure, la niche JEI n'a pas vraiment d'impact : elle a simplement promis une fiscalité plus faible sur la phase de lancement à qui jouerait ce jeu de l'égo et de l'avidité. Elle a en revanche pesé sur nos finances publiques. Il est donc plus que temps d'arrêter cette niche inefficace en la reconduisant tout simplement pas. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000778
Dossier : 778
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08/01/2026
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À travers cet amendement, le groupe de la France Insoumise propose de relever cette taxe « réseaux sociaux » de 3 % à 15 %. Les géants du numérique, en particulier les grandes entreprises américaines constituant les GAFAM, ont mis la publicité au cœur de leur business-model. En inondant Internet de publicité personnalisée, ces entreprises dégagent des profits gigantesques et transforment le web en un vaste marché des données personnelles. Pire, ces revenus immenses sont peu, voire pas du tout fiscalisés en raison de la dissociation entre la localisation des utilisateurs et la domiciliation fiscale des groupes concernés. Selon le CEPII, l’évitement fiscal des multinationales atteint plus de 36 milliards d’euros, soit 1.6 % du PIB, un montant 30 fois supérieur à ce qu’il était au début des années 2000’ (CEPII, 2019). Depuis 2019, ces chiffres ont dû encore s’alourdir. Ces multinationales du numérique participent d’une hégémonie de l’Empire américain dans le monde. On le voit : dès lors que leurs intérêts sont en cause – par une régulation, même à minima – les États Unis multiplient les pressions et les menaces. La sanction envers Thierry Breton, ancien commissaire européen chargé du marché intérieur et du numérique, décidé par l’administration Trump n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette volonté d’intimidation envers l’Europe et la France. Pour lutter contre l’évitement fiscal de ces grandes entreprises du numérique, qui aiment à se penser au-dessus des lois, nous proposons de relever cette taxe au taux de 15 %. Face à l’extrême droite américaine et à ses sbires technologiques, la soumission ou la vassalité serait une faillite politique, morale, et économique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000783
Dossier : 783
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement des députés Socialistes et apparentés vise à supprimer le report différencié d’entrée en vigueur de la redevance sur les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), introduit par le Sénat. Le II de l’article 20 prévoit que certaines parties de l’article 20 (1° bis et 2° bis du I) n’entrent en vigueur qu’au 1er janvier 2027, tandis que le reste du texte s’applique au 1er janvier 2026. Cette différenciation entraîne un report injustifié de la mise en œuvre de la redevance sur les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), qui constitue un outil essentiel pour prévenir la pollution des eaux et protéger la santé publique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000784
Dossier : 784
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Retiré
08/01/2026
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Cet amendement de repli des députés Socialistes et apparentés vise à atténuer le report différencié d’entrée en vigueur de la redevance sur les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), introduit par le Sénat, en permettant une entrée en vigueur au 1er mars de cette année. Le II de l’article 20 prévoit que certaines parties de l’article 20 (1° bis et 2° bis du I) n’entrent en vigueur qu’au 1er janvier 2027, tandis que le reste du texte s’applique au 1er janvier 2026. Cette différenciation entraîne un report injustifié de la mise en œuvre de la redevance sur les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), qui constitue un outil essentiel pour prévenir la pollution des eaux et protéger la santé publique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000786
Dossier : 786
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet article porte sur la taxe sur les services de télévision. Cette taxe, affectée et collectée directement par le CNC, concerne les éditeurs et les distributeurs de services de télévision. Il concerne plus précisément le volet « éditeurs » de cette taxe. Il propose d'harmoniser les abattements dont bénéficient les chaînes de télévision, fixés depuis le PLF 2020 à 10 millions d'euros pour les chaînes diffusant des contenus publicitaires et à 30 millions d'euros pour les chaînes n'émettant pas de messages publicitaires. Cet écart est justifié par les différences importantes de recettes dont bénéficient les chaînes.
Ces deux mesures induiront une baisse de 34 millions d'euros de la taxe sur les services de télévision – volet éditeurs (TST-E). Cette baisse aura de lourdes conséquences sur le financement de la création cinématographique et audiovisuelle. Cette baisse s'ajoute à la diminution du budget de France Télévisions et fragilise encore davantage l'industrie de la création cinématographique et audiovisuelle. Ces deux décisions additionnées auront pour conséquence d'annuler de nombreux tournages de films et de séries et de fragiliser un peu plus ce secteur industriel et les emplois qui en dépendent. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000804
Dossier : 804
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Rejeté
08/01/2026
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Cet article introduit au Sénat vise à fusionner en une taxe unique affectée au bloc communal les taxes sur les logements vacants et celle sur les résidences secondaires. Cet outil fiscal apparait toutefois comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus d’un an. C’est pourquoi cet amendement permet à toutes les communes qui le souhaitent d’appliquer une majoration spécifique, comprise entre 5 % et 60 %, de la part communale de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires due au titre des logements vacants, indépendamment de la majoration de THRS déjà prévue par le code général des impôts pour les logements meublés situées en zone tendue. En dotant les communes d’un outil fiscal différencié, proportionné et facultatif, cet amendement vient compléter utilement le dispositif voté au Sénat afin d’inciter à la mobilisation des logements durablement vacants, sans étendre automatiquement cette approche à l’ensemble des résidences secondaires qui peuvent être occupées plusieurs mois par an. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000806
Dossier : 806
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Adopté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à abroger une disposition introduite par le Sénat, qui autorise le département de La Réunion — et lui seul — à majorer les tarifs spécifiques de l’accise sur les alcools produits et consommés localement, ainsi que le tarif normal applicable à cette catégorie de produits. Une telle mesure instaurerait une double imposition sur l’île, alors qu’une majoration de l’accise sur les spiritueux en Outre-mer existe déjà, son produit étant reversé aux régions ou collectivités compétentes, qui en déterminent librement le montant. Cette nouvelle majoration, dont le plafond pourrait atteindre 1 615,72 € par hectolitre d’alcool pur, représenterait une hausse démesurée de plus de 1 200 % par rapport au niveau actuel de taxation. Or, c’est bien la région Réunion — et non le département — qui détient la compétence en matière sanitaire. Elle bénéficie déjà d’une majoration de l’accise, augmentée de 42 % en 2025 pour financer des actions de prévention contre l’alcoolisme. La présidente de région a d’ailleurs exprimé publiquement son opposition à cette surtaxation, adoptée sans consultation préalable des acteurs locaux. À l’inverse, pour les boissons importées, la taxation supplémentaire ne dépasserait pas 200 € par hectolitre d’alcool pur. Loins de protéger la production locale, comme l’ont suggéré certains débats au Sénat, cette mesure l’exposerait davantage à la concurrence étrangère. Cette augmentation brutale de la fiscalité locale s’ajoute à l’alignement, décidé en 2019, de la Vignette de sécurité sociale (VSS) sur le tarif continental en cinq ans. Ainsi, la VSS est passée de 168 € par hectolitre d’alcool pur en 2020 à 609,80 € en 2025, soit une progression de plus de 360 %. Alors même que l’application intégrale de cette hausse n’est pas encore achevée, une nouvelle augmentation massive est envisagée. Les conséquences en seraient claires : le rhum réunionnais perdrait encore des parts de marché face aux alcools importés, notamment le whisky, sans réduire la consommation globale d’alcool sur l’île. Une telle disposition s’avère d’autant plus inopportune que La Réunion traverse une crise économique et sociale aiguë, tandis que la filière canne-sucre-rhum, pilier historique de l’agriculture et de l’industrie locales, emploie plus de 15 000 personnes. Déjà fragilisée par la hausse des coûts de production, la concurrence des importations et les aléas climatiques — comme le cyclone Garance en 2025 —, cette filière verrait sa compétitivité encore affaiblie. Enfin, rappelons que les producteurs de rhum réunionnais se sont engagés, dès 2024, dans une charte avec les pouvoirs publics pour renforcer la prévention de l’alcoolisme, en encadrant davantage la vente et la publicité. Pour toutes ces raisons, il est impératif de supprimer cette disposition fiscale déséquilibrée, afin de préserver l’équilibre économique et social de La Réunion, ainsi que l’avenir d’une filière essentielle à son développement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000081
Dossier : 81
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France insoumise demande la mise en place d’une taxe sur les polluants éternels, ou PFAS, qui restent à ce jour autorisés, et risquent de demeurer utilisés dans les ustensiles de cuisine. Les PFAS, ou polluants éternels, (substances per- et polyfluoroalkylées) sont une famille de produits chimiques largement utilisés dans de nombreux secteurs industriels, comme les revêtements antiadhésifs, les emballages alimentaires, les mousses extinctrices et les textiles résistants à l’eau. Leur particularité est qu’ils ne se dégradent pas dans l’environnement et se retrouvent dans tous les milieux (eau, air, chaîne alimentaire…). Or, la présence de polluants éternels est dangereuse pour la santé humaine et peut provoquer des lésions hépatiques, des maladies thyroïdiennes, de l’obésité, des problèmes de fertilité et des cancers. En février 2023, à l’issue d’un travail inédit, le journal Le Monde a rendu public une cartographie des pollutions aux PFAS qui estime à 2 300 le nombre de sites dangereux en Europe où la concentration de PFAS atteint un niveau supérieur à 100 ng/L, niveau que les experts estiment dangereux pour la santé. Les PFAS sont un enjeu majeur de santé tout comme de finances publiques. Le ministère de la Santé estime que pour surveiller dans l’eau du robinet le seul acide trifluoroacétique (TFA), qui est le plus petit et le plus courant des polluants éternels, il faudrait engager près de 3,5 millions d’euros. Le rapport commis par le député centriste Isaac-Sibille et remis au Gouvernement le 4 janvier 2024 recommande d’appliquer le principe du pollueur-payeur. Nous proposons un seuil de concentration de 100 ng/litre conformément à l’annexe I de la directive-cadre européenne sur l’eau de 2020 pour que la pollution donne lieu à une redevance avec un montant de 30 euros par unité. Cette contribution sera la bienvenue pour inciter les entreprises à développer des alternatives moins polluantes et moins dangereuses pour la santé. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une déclinaison du principe pollueur-payeur, appliqué aux grandes entreprises industrielles. Nous reprenons donc la recommandation d’Isaac-Sibille, et proposons une redevance sur les PFAS, qui pourra être mise à contribution pour garantir des espaces naturels qui ne mettent pas la santé en danger. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000083
Dossier : 83
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI prévoit d’en finir avec le taux de TVA réduit sur les vols internes, une niche fiscale inacceptable au regard des enjeux écologiques. À ce jour, les vols internes bénéficient d’un taux réduit de TVA de 10 %. Alors que l’exécutif prétend vouloir réduire le déficit, cette dépense fiscale est à la fois coûteuse, anti-écologique, et socialement injuste. Le maintien d’une fiscalité favorable à usage massif de l’avion est en totale contradiction avec la stratégie nationale bas carbone (SNBC). D’après l’ADEME, le transport aérien émet ainsi 14 à 40 fois plus de CO₂ que le train par kilomètre parcouru et personne transportée. La réduction progressive du transport aérien, notamment pour les courtes distances, est donc un impératif pour que la France se conforme à ses objectifs climatiques et respecte ses engagements européens. À l’inverse de ce que prétendent les lobbies du secteur aérien, cette disposition restera sans conséquence sur nos aéroports internationaux, puisqu’elle se limitera aux vols intérieurs. Elle est cependant de nature à envoyer un signal-prix fort aux usagers réguliers du transport aérien, majoritairement issus du quintile le plus aisé des ménages. Alors que le Gouvernement annonce chercher des pistes d’économies en menaçant notre système social, la disparition de cette niche fiscale anti-écologique rabote le budget de l’État. Selon un rapport de l’Inspection Générale des Finances, ce sont plus de 200 millions d’euros par an qui partent en fumée chaque année pour subventionner un des secteurs les plus polluants. Mesure de justice fiscale et d’ambition climatique, le relèvement au taux normal de TVA à 20 % sur les vols internes apparaît à la fois nécessaire et simple dans sa mise en œuvre. Elle est d’ailleurs et régulièrement proposée par les collectifs citoyens tel que Réseau Action Climat, ou par l’administration elle-même (proposition n°10 du rapport IGF, 10 mai 2023). La neutralité carbone passe par l’ajustement de notre fiscalité aux exigences climatiques. Le relèvement de la TVA sur les vols internes à son taux normal de 20 % en constitue une première étape. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000849
Dossier : 849
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu ainsi que des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d’inflation à 1,1 % pour 2025. Il prévoit également d’ajuster les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source (PAS) en fonction de l’évolution du barème de l’IR. La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu constituerait une hausse d’impôt déguisée pour tous les contribuables. Sans cette mesure, qui doit être adoptée chaque année en loi de finances, l’ensemble des foyers soumis à l’impôt sur le revenu verrait leur pouvoir d’achat rogné par l’inflation. Dans un souci d’équité fiscale, il est proposé d’indexer l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu. Cet amendement a été adopté par l’Assemblée nationale en première lecture lors de la séance publique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000085
Dossier : 85
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08/01/2026
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Par cet amendement, le groupe parlementaire du groupe La France insoumise prévoit d’instaurer une contribution exceptionnelle à hauteur de 10 % sur les dividendes et rachats d’actions distribués par les entreprises du CAC40. Comme l’année 2021, comme l’année 2022, comme l’année 2023, l’année 2024 a été une année blanche pour des millions de gens qui ont vu baisser leurs revenus réels. Les actionnaires du CAC 40, eux ont vite retrouvé le sourire. Au titre de l’année 2024, ils ont perçu près de 100 milliards d’euros en dividendes et rachat d’actions. Cette générosité ne profite qu’à une toute petite minorité : un petit pourcent des foyers fiscaux capte 96 % des dividendes. À l’autre bout du spectre social, 9,8 millions de personnes vivent désormais sous le seuil de pauvreté. La France est ainsi encore la championne d’Europe des versements de dividendes, « et en même temps », la championne du G7 de la perte de pouvoir d’achat pour les classes moyennes et populaires, avec l’INSEE qui anticipe une nouvelle baisse pour 2025. Deux médailles d’or, qui, mises côte à côte, appellent à une meilleure redistribution des richesses. Ces bénéfices et dividendes colossaux ne génèrent pas de recettes nouvelles pour l’État. En 2024, les recettes fiscales ont non seulement été moins élevées que prévues, mais leur légère hausse est portée par les hausses de taxes sur le gaz et l’électricité, des taxes qui pénalisent directement les ménages, en particulier les plus pauvres. Si les gouvernements précédents avaient eu la sagesse de retenir notre amendement lors de ses nombreux recours au 49al3, c’est une recette nouvelle de 6,7 milliards d’euros qui auraient ainsi abondé le budget de l’État, et donc mis à contribution de nos services publics, leur évitant l’austérité imposée au nom du déficit. Le rejet de cette contribution, aussi modeste soit-elle, pour préférer un nouveau saccage de nos services publics, ne serait que la nouvelle démonstration de groupes politiques prêts à sacrifier le peuple français sur l’autel des profits des milliardaires. Quand bien même une telle taxe viendrait dissuader les entreprises du CAC40 de verser des dividendes colossaux, ce serait une excellente nouvelle pour l’activité économique de pays : les bénéfices non redistribués se retrouveraient employés en commandes, en embauches, et en augmentations de salaires. Parce que nous nous ne résoudrons jamais à faire peser le poids des excès des uns sur les besoins des autres, et parce que dans la crise sociale terrible que nous traversons, nous avons besoin d’un État fort et protecteur, capable de réduire les inégalités qui ont explosé sous Emmanuel Macron, nous proposons donc une contribution exceptionnelle de 10 % sur les dividendes distribués par les entreprises du CAC40 afin de financer la protection sociale des citoyennes et des citoyens de ce pays. Pour limiter tout effet d’aubaine dont les entreprises savent tirer parti, les rachats d’actions sont également inclus dans l’assiette de la taxe. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000850
Dossier : 850
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l’article 3 bis instaurant une « contribution des hauts patrimoines ». Cet article conduit à créer, de fait, un nouvel impôt en incluant de nouvelles catégories d'actifs au sein de l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière. Sont notamment concernés : les liquidités et divers placements financiers, les actifs numériques, certains droits de la propriété littéraire, artistique ou industrielle, ou encore l'ensemble des biens meubles corporels. Dans un souci de stabilité et lisibilité de notre législation fiscale, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000851
Dossier : 851
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil. L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont l'exclusion des actifs numériques du bénéfice de l'exonération prévue par le présent article. Le Pacte Dutreil constitue un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE. Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000852
Dossier : 852
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil. L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont l’exclusion de certains biens désignés comme « non professionnels » et l’augmentation de la durée de conservation des titres et parts de société de 4 à 6 ans. Le Pacte Dutreil constitue un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE. Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000853
Dossier : 853
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil. L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont la suppression du pacte réputé acquis et de la possibilité de cumuler de l'exonération avec le recours au mécanisme de family buy out (FBO). Le Pacte Dutreil n'est pas un cadeau aux entreprises mais un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE. Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000854
Dossier : 854
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer la restriction du régime fiscal du Plan épargne retraite (PER). L'examen au Sénat a conduit à restreindre le bénéfice des avantages fiscaux du PER aux versements effectués après 70 ans. Cette disposition, adoptée sans évaluation préalable, nuit à la lisibilité de nos règles fiscales applicables à un outil d'épargne de plus en plus populaire chez les Français (plus de 11 millions de titulaires d'un PER en 2025). Aussi dans un souci de stabilité de notre cadre fiscal, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000855
Dossier : 855
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à empêcher une hausse de la fiscalité sur les familles en maintenant la réduction d’impôt pour frais de scolarité. La suppression de la réduction d’impôt sur les frais de scolarité conduirait à une augmentation d’impôt pour des millions de familles. D’autant plus qu’en raison de la non-adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026 et du principe de non-rétroactivité fiscale, cette disposition n’aurait pas vocation à s’appliquer à l’exercice budgétaire en cours. Aussi, il apparait nécessaire de la supprimer afin de respecter le principe d’annualité budgétaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000856
Dossier : 856
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à empêcher l'augmentation de l'impôt sur le revenu des retraités. L’article issu du Sénat prévoit le maintien de l’abattement de 10%, contrairement à la version initiale du gouvernement, avec un abaissement du plafond à 3000 euros. De plus, l’article 6 prévoit de recentrer l’abattement spécial. Ces deux mesures conjuguées se traduiraient par une hausse de l’impôt sur le revenu de millions de retraités. D’autant plus qu’en raison de la non-adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026 et du principe de non-rétroactivité fiscale, cet article n’aurait pas vocation à s’appliquer à l’exercice budgétaire en cours. Aussi, il apparait souhaitable de le supprimer afin de respecter le principe d’annualité budgétaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000857
Dossier : 857
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à rendre pleinement opérant le statut du bailleur privé. Le présent amendement ajuste le statut du bailleur privé créé par le Sénat afin de le rendre viable et de répondre à la crise du logement dans notre pays. Il reprend aussi l’essentiel des recommandations du rapport parlementaire Daubresse – Cosson, également fruit d’échanges nourris avec les professionnels du secteur. Le 6° permet d’imputer le déficit foncier créé par l’amortissement sur le revenu global. Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez d’épargne pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent sans emprunt, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements écarte de facto la classe moyenne de l’investissement immobilier tel qu’envisagé par le rapport Daubresse – Cosson. Le 6° permet également le doublement du déficit foncier pour les investisseurs recourant à l’amortissement. Ce doublement, qui figurait dans l’amendement initial présenté au Sénat, apparaît utile pour favoriser l’acquisition par des investisseurs ayant recours à l’emprunt. Rappelons également que le plafond de déficit foncier n’a pas été réévalué depuis 25 ans. Le 4° propose de plafonner l’avantage fiscal tiré de l’amortissement à 8000 € par an et par foyer fiscal. Pour mémoire, le rapport Daubresse – Cosson ne prévoyait aucun plafond de ce type. Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable que le plafonnement de l’avantage fiscal tiré de l’amortissement (que propose l’amendement) car il défavorise la classe moyenne par rapport aux ménages aisés : tous sont soumis au même plafond brut, alors que l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41 % que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17 % statistiquement. Aussi, une logique de plafonnement de l’avantage fiscal s’avère plus pertinente. Le 5° propose de supprimer la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value, qui constitue un frein important au moment de l’investissement. En effet, par cette réintégration, c’est le principe même de l’avantage lié à l’amortissement qui est « effacé » au moment de la revente du bien. Les 2° et 3° permettent : De maintenir un plafond de loyer et de ressources du locataire de niveau intermédiaire, mais en calquant ces niveaux sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantages, trop complexe à mettre en œuvre (les loyers Loc’Avantages figurent dans un arrêté de 430 pages !) D’augmenter de 0,5 % les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à augmenter un peu la rentabilité, et à tenir compte, notamment pour le neuf, du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires. Enfin, le 1° consiste en une évolution rédactionnelle : les logements rénovés à neuf étaient logés dans la partie logements anciens (j) alors qu’ils relèvent du même régime fiscal que les logements neufs (les logements rénovés à neufs sont taxés en TVA 20 %) et sont soumis aux mêmes exigences réglementaires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000858
Dossier : 858
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à faire obstacle à un nouveau durcissement du malus automobile. L’article 13 prévoit une nouvelle hausse de fiscalité sur les automobilistes à partir de 2028 qui constitue également une source d’incertitude et d’instabilité pour les entreprises de la filière. En première lecture, nous avions obtenu que le Gouvernement revienne par amendement sur ce durcissement du malus en 2028. Cette avancée n’a cependant pas été entérinée au Sénat. Aussi, le présent vise à supprimer les barèmes prévus, pour l’année 2028, pour le malus CO2, la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000859
Dossier : 859
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l'instauration d'une écocontribution qui fragiliserait nos filières industrielles. Cet article est le fruit d'un amendement adopté au Sénat contre l'avis de la commission et du gouvernement. Il élargit la filière d’écocontribution « REP Ameublement » aux produits des arts de la table, aux accessoires et aux produits d’équipements de la cuisine. Elaborée sans concertation avec les entreprises directement concernées, cette disposition impacterait directement les industriels du secteur mais aussi les consommateurs puisque le coût de cette contribution serait répercuté sur les prix et donc le pouvoir d'achat des ménages. Aussi, le présent amendement propose la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000860
Dossier : 860
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à éviter une hausse de la fiscalité sur les automobilistes. Cet article prévoit ouvre la voie à une hausse de la fiscalité sur l'immatriculation de véhicules avec le relèvement du plafond du tarif régional de la taxe "cartes grises". Alors qu'un durcissement des malus automobiles dans les années à venir est déjà prévu par la loi, cette possibilité donnée aux Régions, dont certaines ont déjà augmenté leurs tarifs pour atteindre le plafond, conduirait à alourdir sans nul doute la fiscalité pesant sur l'achat de véhicules en France et pénaliserait encore davantage la filière automobile française et européenne. Aussi, le présent amendement propose de maintenir le droit existant. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000861
Dossier : 861
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose d’augmenter les droits de timbre concernant plusieurs procédures liées à l’immigration. Dans un contexte à la fois de forte pression migratoire et de dégradation des comptes publics, l’augmentation des droits de timbre à destination des étrangers qui souhaitent s’installer et vivre en France apparait justifiée. Aussi, le présent amendement propose de majorer de 50 % les hausses prévues par cet article pour les procédures suivantes : – Délivrance et renouvellement de titre de séjour ; – Délivrance d’une carte de séjour ou de résident ; – Délivrance et renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour ; – Visa de régularisation ; – Délivrance, renouvellement, duplicata ou changement des cartes de séjour. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000862
Dossier : 862
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à assurer l’équité de l’effort demandé aux Régions dans le cadre du projet de loi de finances. À l’issue de l’examen au Sénat, l’effort demandé aux collectivités territoriales, notamment aux communes et aux Départements, a été sensiblement réduit par rapport au projet de loi initial. Cependant, certaines évolutions adoptées conduisent à produire des inégalités entre collectivités. C’est le cas des différentes dispositions votées concernant les Régions. Si le Sénat a adopté la non minoration de la DCRTP (soit un allègement de 180M€), il a également maintenu un effort de 500M€ pour l’ensemble des Régions au titre du Dilico, soit un quasi doublement par rapport à 2025. Or, seules quelques Régions sont encore concernées par cette dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) tandis que toutes le sont par le Dilico. Aussi, dans un souci d’équité entre les Régions, il est proposé, par cet amendement, de maintenir l’effort initial prévu par le Gouvernement sur la DCRTP et de, via un autre amendement à l’article 76, réduire de 200 millions d’euros le Dilico pour l’ensemble des Régions. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000890
Dossier : 890
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Adopté
08/01/2026
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En l’état actuel des textes en vigueur, les véhicules électriques et hydrogène sont exclus du malus masse dans leur ensemble. Le législateur a prévu dans la loi de finances pour 2025de limiter cette exonération aux seuls véhicules électriques à faible empreinte carbone, à compte du 1er juillet 2026. Le projet de loi de finances pour 2026 entend introduire une limitation identique pour les véhicules hydrogène à compter du 1er janvier 2028. Cet amendement a été réalisé avec le concours de Mobilians. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000009
Dossier : 9
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Non soutenu
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer la disposition supprimant la réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur. Cette réduction d’impôt, d’un montant de 61 euros pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un étudiant, concerne plusieurs millions de foyers fiscaux. Elle constitue un instrument de redistribution horizontale, reconnaissant l’effort consenti par les familles pour la scolarité de leurs enfants. Sa suppression affaiblirait la politique familiale et enverrait un signal négatif aux ménages, alors que le coût de la vie étudiante et de la scolarité continue d’augmenter. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000905
Dossier : 905
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Rejeté
08/01/2026
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En raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à la règle dite de l’ « entonnoir », et ce, afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. La taxe sur les services numériques (TSN), introduite par la loi n° 2019‑759 du 24 juillet 2019 et désormais codifiée aux articles L. 453‑64 et suivants du code des impositions sur les biens et services, constitue l’un des instruments fiscaux les plus aboutis en droit national pour faire contribuer les grandes entreprises du numérique – notamment les GAFAM, les grands réseaux sociaux et les plateformes d’intermédiation en ligne – à hauteur de leur activité économique réelle sur le territoire français. Trois catégories d’activités économiques sont concernées : – la publicité ciblée en ligne ; – les services d’intermédiation numérique tels que les plateformes de mise en relation, les marketplaces et les réseaux d’abonnés ; – la vente ou la transmission de données collectées auprès des utilisateurs. La TSN ne s’applique qu’aux entreprises qui remplissent cumulativement deux conditions : réaliser un chiffre d’affaires mondial supérieur à 750 millions d’euros et un chiffre d’affaires rattachable à la France supérieur à 25 millions d’euros. Cette architecture concentre la taxe sur les acteurs les plus puissants et les plus transnationaux du numérique. Fixé à 3 % depuis 2019, le taux de la TSN devait constituer une mesure transitoire dans l’attente d’un accord international sur la fiscalité du numérique, porté dans le cadre du pilier 1 du projet OCDE. Cinq ans plus tard, cet accord n’a toujours pas trouvé de traduction concrète. La TSN demeure donc un instrument fiscal national stable et opérationnel, représentant un produit annuel, à l’heure actuelle, de 0,75 à 0,8 milliard d’euros. Le présent amendement propose d’adapter la TSN à la réalité économique actuelle des géants du numérique en instituant une contribution progressive selon la taille mondiale du groupe : – un taux de 6 % applicable à l’ensemble des entreprises aujourd’hui redevables ; – un taux majoré de 15 % pour les groupes dont le chiffre d’affaires consolidé mondial excède 2 milliards d’euros. Cette évolution ne modifie ni les seuils d’assujettissement, ni les modalités de calcul de la taxe ; elle introduit une progressivité simple et lisible, proportionnant l’effort contributif à la puissance économique réelle des acteurs concernés. En revanche, elle permettrait d’atteindre un rendement de 2,6 à 2,7 milliards d’euros, une manne non négligeable pour les recettes de l’État. En appliquant ces nouveaux taux à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la France renforcerait à la fois le rendement budgétaire de la TSN et son efficacité redistributive, tout en affirmant sa souveraineté fiscale face à des groupes mondiaux qui structurent une part croissante de l’économie et des échanges numériques. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie de justice fiscale et de soutenabilité budgétaire, en cohérence avec les engagements européens et internationaux de la France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000906
Dossier : 906
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08/01/2026
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En raison de la dégradation de l'équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s'inscrit dans un cadre d'exception à la règle dite de l' « entonnoir », et ce, afin d'apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. La taxe sur les services numériques (TSN), introduite par la loi n° 2019-759 du 24 juillet 2019, constitue l’un des instruments fiscaux les plus aboutis en droit national pour faire contribuer les grandes entreprises du numérique – notamment les GAFAM, les grands réseaux sociaux et les plateformes d’intermédiation en ligne – à hauteur de leur activité économique réelle sur le territoire français. Trois catégories d’activités économiques sont concernées : La TSN ne s’applique qu’aux entreprises qui remplissent cumulativement deux conditions : réaliser un chiffre d’affaires mondial supérieur à 750 millions d’euros et un chiffre d’affaires rattachable à la France supérieur à 25 millions d’euros. Cette architecture concentre la taxe sur les acteurs les plus puissants et les plus transnationaux du numérique. Fixé à 3 % depuis 2019, le taux de la TSN devait constituer une mesure transitoire dans l’attente d’un accord international sur la fiscalité du numérique, porté dans le cadre du pilier 1 du projet OCDE/G20. Cinq ans plus tard, cet accord n’a toujours pas trouvé de traduction concrète. La TSN demeure donc un instrument fiscal national stable et opérationnel, représentant un produit annuel de 0,75 à 0,8 milliard d’euros. Le présent amendement propose d’adapter la TSN à la réalité économique actuelle des géants du numérique tout en maintenant le taux actuel de 3 % pour l’ensemble des entreprises aujourd’hui redevables. Il crée en complément un taux majoré de 15 % applicable aux groupes dont le chiffre d’affaires consolidé mondial excède 2 milliards d’euros. Cette évolution introduit une progressivité ciblée et renforce la justice fiscale sans modifier les seuils d’assujettissement ni les modalités de calcul de la taxe. Elle assure que les entreprises les plus puissantes du numérique, dont la profitabilité et la portée mondiale sont considérables, contribuent davantage à l’effort collectif. En appliquant cette mesure à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la France renforcerait à la fois le rendement budgétaire de la TSN et son équité redistributive, tout en réaffirmant sa souveraineté fiscale face à des acteurs mondiaux qui structurent une part essentielle de l’économie et des échanges numériques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000912
Dossier : 912
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR vise à supprimer l’article 2 du projet de loi de finances pour 2026, qui prévoit la prorogation de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Instituée à titre temporaire, dans le cadre de la LFI 2025, cette contribution devait initialement cesser d’être perçue l’année suivante. Sa prorogation continue s’apparente à une fiscalité d’exception devenue permanente, contraire à la parole donnée et à la lisibilité de notre système fiscal. Sa suppression se justifie par plusieurs considérations : - Elle réduit la complexité du système fiscal, en supprimant un impôt additionnel qui se cumule avec l’impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée (CSG) ; - Sa suppression envoie un signal favorable à l’attractivité et à l’investissement, à un moment où la France doit retenir les talents et les capitaux au lieu de les décourager. En somme, cet amendement réaffirme que la fiscalité exceptionnelle ne doit pas devenir la norme. Le coût de la perte de cette recette, conjointement avec la taxe sur les holding est estimé à 2,5 milliards d'euros, que le Groupe UDR souhaite contre-balancer avec une baisse considérable de la dépense publique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000913
Dossier : 913
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement vise à supprimer l’article 3 du projet de loi de finances pour 2026, qui prévoit la création d’une nouvelle taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. Cette mesure s’inscrit dans une logique de matraquage fiscal contraire à la stabilité et à l’attractivité économique de notre pays. Les holdings patrimoniales jouent un rôle essentiel dans la structuration et la transmission des entreprises familiales, dans le financement de l’économie réelle et dans la conservation du capital productif français. En taxant le patrimoine financier qu’elles détiennent, le PLF prend le risque : – D’affaiblir les entreprises familiales, souvent actionnaires de long terme et garantes d’une gestion prudente ; – D’inciter à la délocalisation des capitaux, alors que la concurrence fiscale européenne demeure forte ; – Et d’envoyer un signal désastreux aux entrepreneurs et investisseurs qui font confiance à la France. Alors que le pays souffre déjà d’un niveau de prélèvements obligatoires record et d’un exode croissant des talents et des capitaux, instaurer une nouvelle taxe sur le patrimoine financier revient à pénaliser ceux qui investissent, innovent et transmettent. La politique fiscale doit encourager la création de richesse, non la sanctionner. C’est pourquoi il est proposé de supprimer purement et simplement l’article 3. Le coût de cette perte de recette est estimé à 2,5 milliards d’euros (conjointement avec la suppression de la CDHR), compensé par de la baisse de dépense publique dans d’autres amendements UDR. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000914
Dossier : 914
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Non soutenu
08/01/2026
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Le présent amendement proposé par le groupe UDR vise à supprimer l’impôt sur la fortune immobilière. Cet impôt, dont le rendement annuel avoisine 1,9 milliard d’euros pour environ 164 000 foyers fiscaux, constitue aujourd’hui une exception en Europe et un symbole de fiscalité punitive. En effet, l’IFI taxe les biens immobiliers non affectés à une activité professionnelle, qu’ils soient détenus directement ou indirectement, en France ou à l’étranger. En pratique, il s’agit d’un impôt sur le capital déjà constitué et déjà taxé (à l’acquisition, à la détention et à la transmission) qui aboutit à une double imposition du patrimoine immobilier. Cette fiscalité, issue d’une logique idéologique plutôt qu’économique, pénalise la détention de patrimoine immobilier et décourage l’investissement, alors même que la plupart des grandes économies européennes (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Suède, Danemark, Pays-Bas) ont supprimé tout impôt sur la fortune depuis plus d’une décennie pour stimuler l’attractivité et l’investissement national. La suppression de l’IFI permettrait d’enrayer l’exil fiscal des investisseurs et des cadres supérieurs et de réorienter l’épargne domestique vers des usages productifs. Au-delà de son faible rendement budgétaire, l’IFI présente une grande inefficacité économique. En frappant un capital souvent peu liquide (immobilier détenu à titre personnel ou familial), il conduit nombre de contribuables à désinvestir ou à vendre des biens, fragilisant le marché immobilier et réduisant les recettes connexes de TVA, de droits de mutation et d’impôt sur le revenu. Sa suppression libérera une part d’épargne contrainte (estimée à près de 2 milliards d’euros par an) qui sera réinjectée dans l’économie réelle, notamment via la rénovation de logements, la consommation, la création d’entreprises, l’investissement locatif ou patrimonial… Ce regain d’activité engendrera à moyen terme des effets de retour fiscaux positifs via la croissance du PIB, l’impôt sur les sociétés, la TVA et l’impôt sur le revenu. Sur le plan social, l’IFI touche également des ménages qui ne relèvent pas des « grandes fortunes », mais de la classe moyenne supérieure patrimoniale, souvent propriétaires de leur résidence principale ou d’un bien locatif dont la valeur a artificiellement augmenté sous l’effet du marché. En supprimant cet impôt, le législateur choisit de protéger ces foyers, de reconnaître la valeur du travail et de l’épargne accumulée, et de restaurer un climat de confiance fiscale. La suppression de l’IFI représente donc un choix stratégique de compétitivité et un effort budgétaire modeste pour l’État au regard des bénéfices attendus en termes d’investissement, d’attractivité et de dynamisme du patrimoine national. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000917
Dossier : 917
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR propose la suppression de la baisse du plafond de l’abattement prévu pour les pensions et retraites. Les retraités ont déjà contribué toute leur vie active au financement de la solidarité nationale. Ils ne doivent pas être à nouveau mis à contribution ou instrumentalisés par des dispositifs fiscaux dont les effets sont mal ciblés et peu lisibles. Plutôt que d’ajouter une nouvelle mesure fiscale, il conviendrait de mieux valoriser le travail et l’épargne de ceux qui ont contribué à la richesse du pays. Supprimer cette baisse, c’est rappeler que les retraités ne doivent pas être une variable d’ajustement budgétaire, mais une génération à laquelle la Nation doit sa reconnaissance et stabilité. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000918
Dossier : 918
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement présenté par le groupe UDR vise à supprimer l’article 13 du projet de loi de finances, qui renforce les dispositifs de malus écologique sur les véhicules. Sous couvert de « verdissement du transport », cette mesure conduit à une hausse généralisée de la fiscalité automobile, sans offrir d’alternatives crédibles aux ménages. Elle frappe particulièrement les foyers ruraux et familiaux, pour qui la voiture est une nécessité et non un choix. L’abaissement des seuils d’émission et de poids reviendra à taxer la quasi-totalité des véhicules neufs, y compris les modèles modestes ou hybrides. Sur le plan environnemental, l’efficacité de cette politique est contestable, car en décourageant l’achat de véhicules récents, plus sobres et moins polluants, elle risque de ralentir le renouvellement du parc automobile et de prolonger la circulation de véhicules anciens plus émetteurs. Enfin, la justification budgétaire de ce dispositif repose sur des hypothèses fragiles. En renchérissant les prix, le malus risque de freiner le marché automobile et de compromettre les recettes attendues, tout en fragilisant un secteur déjà affaibli. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000092
Dossier : 92
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08/01/2026
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Cet amendement de la France Insoumise vise à mettre en place un malus pour les propriétaires bailleurs à hauts revenus ne réalisant pas de travaux de rénovation pour les passoires thermiques qu’ils proposent sur le marché de la location. La rénovation des lieux d’habitation constitue un enjeu central dans la nécessaire bifurcation écologique qu’il s’agit de mener dans notre pays. Aujourd’hui, encore trop de logements sont mal isolés contre le froid ou les étés caniculaires : le nombre de passoires énergétiques, au 1er janvier 2024, est ainsi estimé à 5,8 millions (15,6 % du parc). Ces logements ont une surconsommation d’électricité ou de gaz, entrainant un gaspillage énergique non-négligeable et des factures toujours plus lourdes pour les ménages y logeant. Il est aujourd’hui essentiel de suivre le chemin de la sobriété climatique pour atteindre nos objectifs environnementaux, à savoir la neutralité carbone dès 2050. Il faut encourager les propriétaires à entamer des travaux de rénovation. C’est pourquoi cet amendement propose de mettre en place un malus progressif sur la taxe foncière pour les bailleurs ayant un revenu fiscal élevé en cas de non-réalisation des travaux d’isolation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000923
Dossier : 923
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement vise à augmenter la fraction du taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) aux départements à 10,45 % contre 6,45 % actuellement, le produit contribuant au financement des SDIS. Dans un contexte climatique et sanitaire sous tension, une augmentation de la TSCA permettrait d’alléger la pression budgétaire subie par les SDIS, tout en assurant de meilleurs services de secours et une meilleure prévention des incendies et catastrophes. Cette demande, valorisée dans plusieurs rapports dont ceux de l’ENSOSP et de l’ADF sur la « valeur du sauvé » a été partagée par tous dans le cadre du Beauvau de la Sécurité civile et est soutenue par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Les contributions budgétaires au financement des SDIS constituent une dépense obligatoire des départements, mais le taux de couverture moyen de la contribution des départements aux SDIS par la TSCA était de seulement 43,6 % en 2021. En vertu de l’article 53 de la loi de Finances pour 2005, les départements sont attributaires d’une fraction de 6,45 % du produit de la TSCA qu’ils doivent redistribuer aux Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Ce fléchage fiscal constitue une part déterminante des budgets propres des services départementaux d’incendie et de secours. Les modalités de répartition doivent être étudiées afin de mieux prendre en compte les situations locales des SDIS lors de l’allocation des ressources. Après l’adoption de la loi n°2023‑580 du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie, il est nécessaire de financer les SDIS de façon pérenne et stable pour qu’ils puissent agir face aux enjeux climatiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000093
Dossier : 93
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08/01/2026
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Les députés de la France Insoumise proposent la création d’une taxe carbone sur l’utilisation des yachts de luxe et l’utilisation des navires de croisière. Devenu depuis une vingtaine d’années un mode touristique à part entière, le croisiérisme est incompatible avec nos trajectoires de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. La massification des yachts de luxes et des navires de croisière participe grandement à nos émissions carbones, alors que ces loisirs ne profitent qu’à une petite minorité de personnes. En seulement une escale, les paquebots de croisière émettent jusqu’à 200 tonnes de dioxyde de carbone, soit autant que 16 000 Français en moyenne sur une journée. Entre 2019 et 2022, en France, les émissions de CO2 dues aux navires de croisières ont augmenté de 17 %, tandis que le nombre de navires en service a augmenté de près d’un quart. Taxer ces deux types de véhicules particulièrement écocidaires est donc une mesure de bon sens. Le séjour d’une semaine pour une personne émet environ 4,5 tonnes de dioxyde de carbone, soit 250 % des émissions annuelles par personne, soit deux tonnes, que nous devons atteindre pour respecter nos engagements climatiques. Afin de financer la bifurcation écologique, et d’inciter à un report vers des modes de tourismes moins consuméristes et moins carbonés, nous proposons la mise en place d’une éco-contribution sur les billets de croisière, telle qu’elle peut exister pour le transport aérien commercial. Avec un montant est fixé à 100 euros la tonne de dioxyde de carbone émise, les recettes complémentaires attendues par cet amendement s’élèveraient à 64 millions d’euros par an. La définition des navires de croisière permet de préciser la vocation de plaisance ou de loisirs ainsi que l’hébergement à bord pendant plus de deux nuitées, et pourra être utile par la suite afin de mieux décarboner ce secteur. Ces critères permettent de cibler efficacement cette catégorie de navires. La taxe sur les émissions de dioxyde de carbone ne touchera donc pas les autres navires, comme les ferries, assurant un service public de continuité territoriale. Alors qu’un super-yacht émet autant en un jour que l’ensemble des émissions d’une famille de 4 personnes en 5 ans, il est temps d’agir concrètement pour limiter l’usage de ces loisirs écocides dont seuls les plus riches profitent. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000932
Dossier : 932
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Non soutenu
08/01/2026
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Cet amendement constitue une solution d’équilibre entre la rédaction initiale du Gouvernement et celle adoptée par le Sénat. S’agissant du vapotage, le projet de loi de finances prévoyait l’instauration dès 2026 d’une accise anticipant la révision en cours de la directive européenne sur les produits nicotiniques, attendue à l’horizon 2028. Une telle anticipation apparaît prématurée alors que les discussions européennes sont toujours en cours. Elle conduirait en outre à assimiler les produits du vapotage, reconnus comme des outils efficaces de sevrage tabagique, aux produits du tabac. Il est donc proposé de supprimer toute possibilité d’assujettissement de ces produits à des accises, conformément à la position adoptée par l’Assemblée nationale, tandis que le Sénat avait retenu une ouverture purement théorique assortie d’un taux nul. Concernant les produits issus du chanvre, et notamment le CBD, la fiscalité envisagée viendrait fragiliser une filière agricole en développement, qui constitue un complément de revenu croissant pour de nombreux exploitants. Alors que 25 000 hectares sont cultivés en France, 80 à 85 % du CBD consommé reste importé. L’instauration d’une accise pénaliserait la production nationale, sans tenir compte du maintien d’une TVA déjà fortement augmentée, et alors même que le cannabidiol est reconnu comme non stupéfiant par le droit européen, notamment à la suite de l’arrêt « Kanavape » de la Cour de justice de l’Union européenne. Par ailleurs, la rédaction actuelle assimile l’ensemble des produits soumis à accises à des produits « à fumer », alors que seuls les produits combustibles peuvent être qualifiés comme tels. Cette confusion méconnaît la différence fondamentale entre le tabac, responsable de dizaines de milliers de décès chaque année, et la cigarette électronique, qui s’inscrit dans une logique de réduction des risques. L’amendement propose donc de préciser les définitions applicables, sans incidence sur le périmètre fiscal de l’article. Enfin, l’amendement rétablit un dispositif d’agrément pour la vente des produits du vapotage et du CBD, supprimé par le Sénat, afin de garantir un encadrement effectif du marché. Cet agrément, applicable aux ventes physiques et en ligne, permettrait de renforcer la protection de la santé publique, d’assurer la traçabilité et la sécurité des produits, de faire respecter l’interdiction de vente aux mineurs et d’exclure les lieux de vente inappropriés, tout en soutenant le développement d’une filière française responsable, majoritairement composée de PME et de TPE implantées dans les territoires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000933
Dossier : 933
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR vise à majorer de 100 euros le droit de timbre du visa régularisation. Le relèvement du droit de visa de régularisation permet : – de mieux couvrir les coûts administratifs supportés par les préfectures et les services de l’État lors de l’instruction de ces dossiers ; – d’harmoniser le niveau des taxes applicables aux différentes démarches de séjour et de régularisation, dans un souci de cohérence avec les pratiques européennes ; – de renforcer le rendement des droits de timbre liés à l’immigration, contribuant ainsi à l’équilibre budgétaire sans création de nouvel impôt La recette de cette augmentation estimée à 6,2 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000934
Dossier : 934
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Tombé
08/01/2026
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L’amendement déposé par le Groupe UDR vise à majorer de 25 euros supplémentaire le droit de timbre pour la délivrance, le renouvellement, le duplicata ou le changement des cartes de séjour. La politique d’accueil et de séjour des étrangers représente une dépense significative pour l’État, qu’il s’agisse : – de la gestion administrative (préfectures, systèmes d’information, sécurisation des titres) ; – des dispositifs d’accompagnement et d’intégration (OFII, apprentissage du français, etc.). Une majoration modérée du droit de timbre constitue une forme de participation responsable à la couverture de ces coûts, sans remettre en cause le droit au séjour mais en assurant une contribution proportionnée des bénéficiaires. La recette pour l’État de cette augmentation du droit de timbre est estimée à 91 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000935
Dossier : 935
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR vise à modifier l’article 30 du Projet de loi de finances pour 2026. Initialement le droit de timbre perçu lors d’une demande d’accès à la nationalité française est de 55 euros, le Gouvernement propose au sein de ce texte, de le majorer de 200 euros soit 255 euros. Or, à l’heure où nos finances publiques se dégradent, il est temps d’imposer davantage les étrangers qui souhaitent rentrer sur le territoire. Le présent amendement propose ainsi de porter cette majoration de 255 € à 355 euros, afin d’ajuster la contribution demandée aux demandeurs à la réalité des coûts de traitement supportés par les services de l’État. Cette évolution s’inscrit dans une démarche de responsabilisation et d’équité. L’accès à la nationalité française, qui traduit un engagement solennel envers la République, justifie une participation accrue au financement des démarches administratives qu’il induit. Par ailleurs, dans un contexte de redressement des finances publiques, il apparaît légitime de renforcer les recettes issues de ces droits sans alourdir la pression fiscale sur les ménages ou les entreprises. La recette pour l’État de cette augmentation du droit de timbre est estimée à 17,2 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000938
Dossier : 938
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08/01/2026
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Cet amendement vise à générer des recettes supplémentaires pour les finances publiques. Il se présente ainsi comme une exception à la règle de l’entonnoir, justifiée par la détérioration des comptes publics. La taxe sur les transactions financières (TTF), instaurée en 2012, constitue un instrument fiscal essentiel de justice fiscale et de financement. Deux leviers permettent aujourd’hui d’en renforcer l’efficacité : le relèvement du taux et la modernisation du dispositif de collecte. En premier lieu, le taux nominal de la TTF avait été porté à 0,6 % par un vote de l’Assemblée nationale lors de l’examen de la loi de finances pour 2025, traduisant une volonté politique claire et transpartisane de mieux faire contribuer le secteur financier. Cette disposition a toutefois disparu de la version finale promulguée. Revenir à ce taux de 0,6 % permet de restaurer la décision initiale de la représentation nationale et de dégager près de 2 milliards d’euros supplémentaires pour financer des priorités publiques majeures, notamment dans les domaines écologique et social. En second lieu, le recouvrement de la TTF repose aujourd’hui sur Euroclear France. Ce dispositif, régi par un protocole de 2012, est unique dans le paysage fiscal français puisqu’il confie la collecte à un tiers non redevable légal. Le Rapport sur l’application de la législation fiscale (RALF), présenté récemment au sein de notre commission, ainsi que la Cour des comptes, ont souligné à plusieurs reprises les limites de ce système : absence de bilan du protocole, contrôle insuffisant, opacité sur la rémunération d’Euroclear et difficulté de suivi budgétaire. Pour renforcer la transparence et la maîtrise publique, il est proposé de recentraliser la collecte auprès de la DGFiP, en s’appuyant sur les registres RDT2 prévus par le règlement européen MiFIR. Cette évolution permettrait une collecte automatisée, exhaustive et mieux contrôlée, tout en garantissant la sécurisation des recettes fiscales. En portant le taux de la TTF au niveau initialement voté par l’Assemblée nationale et en modernisant son mode de recouvrement, le présent amendement vise à assurer la cohérence de la décision budgétaire, sécuriser les recettes fiscales et renforcer la légitimité de la TTF au service de l’intérêt général. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000094
Dossier : 94
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe LFI vient mettre fin aux exonérations d’accises sur les carburants dont bénéficient les navires de croisière. Il est insupportable que les compagnies de croisière soient exonérées de taxe intérieure sur les carburants, pour une activité de loisir aussi accessoire qu’elle est polluante, alors que tous les citoyens paient ladite taxe lorsqu’ils utilisent leur voiture pour des déplacements essentiels de leur vie quotidienne. Alors que les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir, chaque centième de degré de réchauffement global évité permettra d’atténuer les dégâts sur la nature et sur nos sociétés. Le croisiérisme fait partie des pratiques incompatibles avec nos objectifs de réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Entre 2019 et 2022, en France, les émissions de CO2 dues aux navires de croisières ont augmenté de 17 %, tandis que le nombre de navires en service a augmenté de près d’un quart. En seulement une escale, un paquebot de croisière émet autant que 16 000 Français en moyenne sur une journée. Quant au méthane, un gaz au pouvoir de réchauffement global 80 fois supérieur à celui du CO2, les émissions par les croisières ont augmenté de 289 % en quatre ans ! Ces navires polluent aussi les océans avec les rejets des eaux usés non traitées (vaisselle, douche, toilettes, fond de cale, etc.) autorisés à plus de 12 miles marins de la terre et par les rejets directs de très grande quantité d’eau polluée par l’utilisation de systèmes de nettoyage des fumées : les scrubbers. Les croisières parasitent également la vie des habitants vivant à proximité, et en particulier dans les quartiers populaires, provoquant des maladies respiratoires, des cancers, des aggravations des allergies et de l’asthme. À Marseille, 6 mois de croisière représentent un coût pour la santé publique de 30 millions d’euros, si l’on s’en tient au coût associé à ces quantités de polluants par le Handbook on the external costs of transport rédigé par la Commission européenne. La définition des navires de croisière introduite par le premier titre de cet amendement précise la vocation de plaisance et l’hébergement à bord pendant plus de deux nuitées. Ces critères permettent de cibler efficacement cette catégorie de navires. La fin des exonérations d’accises sur les carburants que nous proposons ici ne touchera donc pas les autres navires, comme les ferries, assurant un service public de continuité territoriale. Les recettes suscitées par cet amendement s’élèveraient à 22 millions d’euros par an. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000941
Dossier : 941
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08/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à étendre le champ de l’accise aux dispositifs de vapotage qui ciblent les jeunes ainsi qu’aux produits à base de cannabidiol (CBD). Initialement conçus comme des outils d’aide au sevrage tabagique, les dispositifs de vapotage ont vu leur positionnement évoluer. Une part croissante de l’offre, notamment les dispositifs sans nicotine, se caractérise par des arômes attractifs, des formats jetables, un design ludique et une forte présence sur les réseaux sociaux, visant principalement un public très jeune. Cette stratégie contribue à banaliser l’acte d’inhalation, à installer des comportements de consommation précoces et à créer une familiarisation avec le geste et les usages du tabac. Plusieurs travaux de santé publique ont mis en évidence le risque de passerelle entre l’usage du vapotage chez les adolescents et l’entrée ultérieure dans le tabagisme. Dans ce contexte, l’exclusion des dispositifs sans nicotine du champ de l’accise favorise leur accessibilité et participe à un environnement propice à l’initiation des plus jeunes. Par ailleurs, la consommation de produits à base de CBD connaît une croissance rapide. Or, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a proposé de classer le cannabidiol comme substance présumée toxique pour la reproduction humaine, au regard d’effets observés sur la fertilité et le développement. Dans ce cadre, l’inclusion des dispositifs de vapotage sans nicotine et des produits contenant du CBD dans le champ de l’accise poursuit un objectif de protection de la santé publique, de prévention de l’entrée des jeunes dans les conduites tabagiques et de cohérence de la fiscalité avec les risques associés à ces produits. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000942
Dossier : 942
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à élargir le périmètre de l’accise aux dispositifs de vapotage destinés aux jeunes publics ainsi que les produits contenant du cannabidiol (CBD). Conçus à l’origine comme des instruments d’accompagnement au sevrage tabagique, les dispositifs de vapotage ont progressivement évolué vers une offre diversifiée. Ces produits se distinguent fréquemment par des saveurs sucrées, des formats jetables, un marketing ludique et une promotion active sur les réseaux sociaux, ciblant prioritairement les adolescents et les jeunes adultes. Les données issues de la recherche en santé publique soulignent par ailleurs l’existence d’un risque de transition entre l’expérimentation du vapotage à l’adolescence et l’initiation ultérieure au tabac. Dans ce contexte, une taxation spécifique sur les dispositifs de vapotage est nécessaire pour lutter contre leur attractivité et à leur large diffusion auprès des plus jeunes, renforçant ainsi un environnement favorable à l’entrée dans les usages tabagiques. Parallèlement, le marché des produits à base de CBD connaît un essor rapide. Or, des travaux récents, notamment ceux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), ont conduit à envisager le classement du cannabidiol comme substance présumée toxique pour la reproduction humaine, en raison d’effets potentiels sur la fertilité et le développement observés lors d’études scientifiques. Dès lors, l’intégration des dispositifs de vapotage sans nicotine et des produits contenant du CBD dans le champ de l’accise s’inscrit dans une démarche de protection de la santé publique. Elle vise à prévenir l’initiation précoce des jeunes à des pratiques à risque, à limiter la diffusion de produits aux effets sanitaires incertains et à aligner la fiscalité applicable sur les risques potentiels associés à leur consommation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000943
Dossier : 943
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à instaurer un régime d’agrément pour la vente des produits de la vape afin de renforcer le contrôle des vendeurs et de protéger efficacement les mineurs contre un accès trop facile à ces produits. Le développement rapide du marché des produits de la vape s’accompagne d’une diffusion préoccupante de ces produits auprès des mineurs, qui peuvent aujourd’hui y accéder trop facilement, notamment en raison de la multiplication des points de vente, de pratiques commerciales insuffisamment encadrées et de contrôles hétérogènes. Cette situation soulève un enjeu majeur de santé publique, la vape pouvant constituer une première exposition à la nicotine et un facteur d’entrée dans le tabagisme. Le cadre réglementaire actuel, essentiellement déclaratif, ne permet pas d’assurer une prévention efficace de l’accès des mineurs aux produits de la vape ni de garantir un contrôle effectif des opérateurs. La mise en place d’un régime d’agrément préalable à l’autorisation de vente vise à conditionner l’accès au marché au respect strict des obligations de protection des mineurs, de vérification de l’âge, de conformité des produits et de responsabilité des pratiques commerciales. Cette mesure proportionnée permettra de renforcer la traçabilité et la surveillance des circuits de distribution, de prévenir les dérives constatées et d’assurer une meilleure protection des mineurs, sans remettre en cause l’accès des adultes à ces produits dans un cadre strictement régulé. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000944
Dossier : 944
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à fixer à 15 centimes d’euros par millilitre l’accise sur les liquides du vapotage. En l’état, le projet de loi de finances prévoit de créer une accise sur les liquides du vapotage à montants différenciés selon la concentration de nicotine : 3 centimes par millilitre pour les liquides faiblement nicotinés et 5 centimes par millilitre pour les liquides fortement nicotinés.La création de cette accise vient corriger une exception fiscale française : la France ne taxe pas les liquides du vapotage alors que dix-neuf pays européens ont déjà fiscalisé ces produits et une proposition de directive européenne prévoit une taxation de ces produits dès 2028. Au demeurant, la taxation des liquides du vapotage répond à une raison sanitaire : si les cigarettes électroniques peuvent être dans certains cas des moyens de sevrage tabagique efficaces, ces produits ne sont pas sans risque, notamment pour les jeunes et les non-fumeurs. Toutefois, les montants proposés par le Gouvernement posent question. Une accise de 3 à 5 centimes d’euros par millilitre serait particulièrement faible alors que nos voisins européens adoptent des taux plusieurs fois supérieurs (20 centimes d’euros par millilitre en Allemagne, 15 centimes par millilitre en Belgique, 15 à 20 centimes par millilitre en Espagne, 50 centimes par millilitre en Irlande). D’autre part, le principe même de définir deux tranches différenciée n’a pas de sens en matière de prévention. En effet, le consommateur de liquide du vapotage fortement nicotiné est avant tout un consommateur ayant développé une forte addiction à la nicotine, à l’inverse du consommateur ayant recours à des liquides plus faiblement dosés. La fiscalisation de ces produits devrait être la même quel que soit le niveau de nicotine, dans la mesure où les produits du vapotage peuvent être dans certains cas un moyen de sevrage efficace. Aussi, cet amendement propose de fixer l’accise sur les liquides du vapotage à 15 centimes par millilitre pour l’ensemble des produits. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000947
Dossier : 947
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Adopté
08/01/2026
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Cet amendement vise à générer des recettes supplémentaires pour les finances publiques. Il se présente ainsi comme une exception à la règle de l’entonnoir, justifiée par la détérioration des comptes publics. La taxe sur les transactions financières (TTF), instaurée en 2012, constitue un instrument fiscal essentiel de justice fiscale et de financement. Deux leviers permettent aujourd’hui d’en renforcer l’efficacité : le relèvement du taux et la modernisation du dispositif de collecte. En premier lieu, le taux nominal de la TTF avait été porté à 0,6 % par un vote de l’Assemblée nationale lors de l’examen de la loi de finances pour 2025, traduisant une volonté politique claire et transpartisane de mieux faire contribuer le secteur financier. Cette disposition a toutefois disparu de la version finale promulguée. Cet amendement propose ainsi un taux de 0,5 % afin de se rapprocher de la décision du Législateur en 2024, et de dégager près de 2 milliards d’euros supplémentaires. En second lieu, le recouvrement de la TTF repose aujourd’hui sur Euroclear France. Ce dispositif, régi par un protocole de 2012, est unique dans le paysage fiscal français puisqu’il confie la collecte à un tiers non redevable légal. Le Rapport sur l’application de la législation fiscale (RALF), présenté récemment au sein de notre commission, ainsi que la Cour des comptes, ont souligné à plusieurs reprises les limites de ce système : absence de bilan du protocole, contrôle insuffisant, opacité sur la rémunération d’Euroclear et difficulté de suivi budgétaire. Pour renforcer la transparence et la maîtrise publique, il est proposé de recentraliser la collecte auprès de la DGFiP, en s’appuyant sur les registres RDT2 prévus par le règlement européen MiFIR. Cette évolution permettrait une collecte automatisée, exhaustive et mieux contrôlée, tout en garantissant la sécurisation des recettes fiscales. En portant le taux de la TTF au niveau initialement voté par l’Assemblée nationale et en modernisant son mode de recouvrement, le présent amendement vise à assurer la cohérence de la décision budgétaire, sécuriser les recettes fiscales et renforcer la légitimité de la TTF au service de l’intérêt général. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000948
Dossier : 948
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Non soutenu
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer plusieurs parties de l’article 13 relatif au verdissement de la fiscalité sur les véhicules, qui prévoit de poursuivre le verdissement du transport terrestre en mobilisant différents leviers incitatifs. Ce verdissement de la fiscalité sur les véhicules se traduit par la mise en place ces dernières années de quatre taxes sur les véhicules de tourisme : deux « malus (malus masse et malus CO2) et deux taxes annuelles (taxe annuelle CO2 et taxe annuelle polluants). Ces dispositifs, bien qu’animés par un objectif louable de transition écologique, induisent des effets particulièrement défavorables pour les entreprises du secteur du transport de marchandises, qui ne sont pas suffisamment pris en compte dans le texte actuel. Les mesures fiscales envisagées reposent sur une logique de pénalisation de l’usage de véhicules thermiques, dans le but d’inciter au renouvellement des flottes au profit de véhicules électriques. Or, cette logique ne tient pas compte de plusieurs réalités économiques et techniques qui rendent cette transition particulièrement difficile pour les transporteurs. D’une part, le coût d’acquisition des véhicules électriques lourds reste très élevé, et leur autonomie limitée ne permet pas, dans l’état actuel des technologies, de répondre pleinement aux besoins logistiques des entreprises opérant sur de longues distances. D’autre part, le déploiement d’infrastructures de recharge adaptées à ces véhicules reste insuffisant sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales et les grands axes de fret. Par ailleurs, ces taxes ne prennent pas en compte l’augmentation du coût de la main d’œuvre générées par les temps de recharge parfois longs où coûteux de ces véhicules. En pénalisant financièrement des entreprises qui n’ont aujourd’hui pas d’alternative réaliste, le dispositif crée une charge budgétaire disproportionnée, susceptible d’affaiblir durablement la compétitivité de tout un secteur, essentiel à l’économie nationale. En l’absence de progressivité suffisante, ces taxes frappent indistinctement les petites et grandes entreprises, sans tenir compte de leur capacité d’adaptation ou d’investissement. Par ailleurs, ces taxes frappent également lourdement nombre de particuliers, ne disposant pas d’alternatives efficaces et à un prix raisonnable pour remplacer leurs véhicules thermiques. Certains territoires, en particulier dans les zones rurales, sont de plus sous-dotés en infrastructures de recharge. Ces usagers, pourtant souvent contraints par des impératifs professionnels ou géographiques, se trouvent soumis à une charge fiscale injuste et disproportionnée. Plutôt qu’un mécanisme purement punitif, il conviendrait d’adopter une fiscalité incitative et réellement progressive, laissant aux acteurs du transport ainsi qu’aux particuliers le temps et les moyens de transformer leurs pratiques de déplacement dans des conditions économiquement viables. C’est pourquoi la suppression de cette partie de l’article est proposée, afin de permettre la réécriture d’un dispositif plus équilibré, à la fois respectueux des objectifs climatiques et des contraintes concrètes des entreprises et particuliers concernés. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000962
Dossier : 962
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Adopté
08/01/2026
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Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) suscitent une préoccupation sanitaire et environnementale croissante en raison de leur persistance, de leur toxicité et de leur ubiquité dans : les produits phytosanitaires, les mousses anti-incendie, les produits grand public (ustensiles de cuisson, cosmétiques, textiles, cires de ski, etc.), les processus industriels. La France a engagé une démarche pionnière pour réduire l’exposition de la population et des écosystèmes, via : (i) un cadre d’action structuré et pionnier avec le plan ministériel PFAS lancé en janvier 2023, puis le plan interministériel en avril 2024 sous l’impulsion du MTE avec pour objectifs de réduire drastiquement l’exposition de la population et des milieux ; (ii) un arsenal réglementaire inédit avec (a) la loi n°2025‑188 du 27 février 2025 qui interdit au 1er janvier 2026 des PFAS dans les cosmétiques, les textiles d’habillement (hors sécurité pro) et les produits de fartage ; créer une redevance sur les rejets PFAS et oblige un plan gouvernemental de financement de la dépollution ; (b) un décret « réduction des rejets industriels » publié en septembre 2025 (objectif : -70 % en 2028, suppression totale en 2030) et (c) un décret « interdiction de produits » en consultation européenne. Cet amendement était nécessaire pour permettre l’entrée en vigueur la loi n°2025‑188 du 27 février 2025 et pour respecter l’échéance de 2026 (comme voté par l’Assemblée nationale) et mettre en œuvre l’arsenal réglementaire, un amendement de réécriture du dispositif de redevance devait être adopté pour : (i) financer la dépollution et (ii) inciter les entreprises à réduire leurs rejets. (i) – La mise en conformité de l’eau potable pourrait générer des coûts élevés. La redevance PFAS doit constituer un premier levier de financement pour accompagner les collectivités, en attendant une structuration pérenne des soutiens. Le coût global de la dépollution liée aux PFAS n’est pas encore précisément évalué – une mission inter-inspection IGEDD–CGAAER est en cours pour l’estimer. Plus largement, le financement du cycle de l’eau souffre d’un sous-investissement chronique, avec un déficit évalué entre 10 et 15 milliards d’euros par an d’ici 2030, limitant la capacité des acteurs à traiter les polluants émergents. (ii) – Comme l’a récemment démontré la campagne nationale PFAS dans les eaux destinées à la consommation humaine de l’ANSES, on retrouve des PFAS dans environ 90 % des échantillons d’eaux du robinet. Toutefois, les concentrations observées sont toujours inférieures au seuil sanitaire retenu pour cette substance (60 µg/L).). Pour éviter que la situation s’aggrave, il est important d’adopter un outil incitatif encourageant les entreprises à réduire les rejets de PFAS dans les milieux naturels. Par ailleurs, dans l’hypothèse de l’adoption d’un budget en janvier, comme souhaité par le Gouvernement, les textes d’application pourront être soumis à la consultation du public pour 1 mois soit potentiellement en février 2026 pour une entrée en vigueur en mars 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000966
Dossier : 966
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement de repli vise à rétablir l’assiette initiale de la taxe sur les holdings patrimoniales. Le but est d’approcher le rendement de 1 milliard d’euros originellement prévu. Dans la mesure où des recettes peuvent être attendues à la suite de l’adoption d’un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu’il fait exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000967
Dossier : 967
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à étendre l’assiette de la taxe sur les holdings patrimoniales aux actifs professionnels, tout en revenant sur l’assiette originellement proposée par le Gouvernement. Nous appuyons l’idée d’une taxe sur les holdings patrimoinales. Toutefois, nous soutenons que son assiette et son taux, homéopathiques, manquent leur cible. Les questions liées à la trésorerie dormante et à l’accumulation des actifs financiers dans les holdings sont importantes mais ne doivent pas invisibiliser les enjeux liés à la taxation des actifs professionnels. En effet, les très hauts patrimoines (supérieures au 99e centile) sont majoritairement composé de ceux de ces types d’actifs, à hauteur d’environ 35 %. Les actifs financiers ne représentent quant à eux que 25 % du patrimoine total. Alors que la fiscalité est déjà favorable aux actifs professionnels (IFI, Pacte Dutreil etc.), notre proposition d’amendement s’inscrit dans une logique visant à rendre opérante la taxe proposée par le Gouvernement. Nous ne pourrons faire d’économies sans nous attaquer à la question des biens professionnels qui représente, rien que dans les holdings, plus de 1000 milliards d’euros. Dans la mesure où des recettes peuvent être attendues à la suite de l’adoption d’un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu’il fait exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000969
Dossier : 969
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement de repli à pour objet de rétablir, dans la version présenté par le gouvernement dans le projet de loi de finances pour 2026 initiale, la prorogation de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises. Dans la mesure où des recettes peuvent être attendues à la suite de l'adoption d'un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu'il fait exception à la règle de l'entonnoir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000970
Dossier : 970
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Non soutenu
08/01/2026
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Le présent amendement vise à rétablir la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, en supprimant la réduction de moitié de son taux prévue dans le projet de loi de finances initialement déposée par le Gouvernement. Le résultat attendu serait donc à nouveau de 8 milliards d’euros Dans la mesure où des recettes peuvent être attendues à la suite de l’adoption d’un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu’il fait exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000971
Dossier : 971
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Tombé
08/01/2026
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Le présent amendement a pour but d’augmenter la durée d’engagement de conservation individuelle des titres bénéficiant d’un pacte Dutreil de 6 à 8 ans. Dans la mesure où des recettes peuvent être attendues à la suite de l’adoption d’un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu’il fait exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000973
Dossier : 973
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Non soutenu
08/01/2026
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 3 ter qui exclue les actifs numériques du bénéfice du Pacte Dutreil. Pour rappel, le dispositif Dutreil repose sur un critère central tenant à l’existence d’une activité économique effective et à la poursuite de l’exploitation de l’entreprise transmise. Il a pour finalité de permettre la transmission des entreprises sans remettre en cause la continuité de l’exploitation, indépendamment de la nature juridique ou technologique des actifs nécessaires à l’activité. L’éligibilité au dispositif est ainsi appréciée au regard de l’activité exercée et de l’affectation des actifs à l’exploitation, et non de leur mode de représentation ou de détention. L’exclusion générale des actifs numériques s’écarte de cette approche, alors même que nombre de ces actifs constituent des éléments essentiels de l’outil de production et sont directement affectés à l’activité de l’entreprise. En les privant du bénéfice du dispositif, cette exclusion est susceptible de remettre en cause les conditions de poursuite de l’exploitation à l’occasion de la transmission. En pratique, une telle mesure est de nature à contraindre les héritiers, afin d’acquitter les droits de mutation, à céder tout ou partie des actifs numériques exclus du dispositif, y compris lorsque ceux-ci sont indispensables à la poursuite de l’activité. Dans un contexte de marchés largement internationalisés, ces cessions peuvent conduire à la reprise de ces actifs par des opérateurs étrangers. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000974
Dossier : 974
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Rejeté
08/01/2026
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L’article 11 quater, adopté en première lecture au Sénat, a prorogé jusqu’au 31 décembre 2028 le crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte. Il est proposé d’assouplir certaines conditions d’éligibilité afin de faciliter le soutien aux projets de production de composants et de matières premières critiques, en particuliers de terres rares. Cet assouplissement permet de clarifier que le C3IV permettra de soutenir des projets d’usines sur le territoires français pour les terres rares pour lesquels la condition de chiffres d’affaires dans les secteurs du crédit d’impôt est trop restrictive. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000977
Dossier : 977
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à rétablir la taxe plastique telle que prévue dans la version initiale du projet de loi de finances pour 2026. Le présent amendement vise à répondre au retard préoccupant de la France en matière de recyclage des emballages plastiques. En application du droit européen, les États membres doivent atteindre un taux de recyclage de 50 % des emballages plastiques à l’horizon de la fin de l’année 2025. Or, avec un taux de seulement 25,9 % en 2023, la France demeure très en deçà de cet objectif et se classe avant-dernière parmi les États membres de l’Union européenne. Ce retard entraîne par ailleurs une charge financière significative pour les finances publiques. La France acquitte chaque année environ 1,5 milliard d’euros au titre de la ressource propre européenne assise sur les déchets plastiques non recyclés, sans que les mécanismes nationaux n’incitent suffisamment à la réduction de ces déchets à la source. En l’état actuel du droit, la fiscalité des déchets repose principalement sur les exploitants des installations de stockage et d’incinération, ce qui revient, de manière indirecte, à faire peser l’effort financier sur les collectivités territoriales. Cette situation apparaît inéquitable dès lors que les producteurs d’emballages à usage unique ne sont pas directement mis à contribution, alors même qu’ils sont à l’origine de ces flux de déchets. Le présent amendement propose donc l’instauration d’une taxe spécifique sur les emballages plastiques non recyclés. Celle-ci serait fixée à un niveau initialement modéré, à hauteur de 30 euros par tonne la première année, très inférieur au montant de référence de 800 euros par tonne retenu au niveau européen, et ferait l’objet d’une montée en puissance progressive afin de permettre aux acteurs économiques d’adapter leurs pratiques et de limiter progressivement leur consommation de plastique. Dans un souci de pragmatisme, cette taxe s’appliquerait dans un premier temps aux emballages ménagers, avant d’être étendue aux emballages professionnels à compter de 2029, laissant ainsi le temps nécessaire à cette filière pour s’organiser et investir dans des solutions de recyclage. Enfin, compte tenu de leur contribution particulièrement importante aux déchets plastiques, notamment dans l’espace public, le tarif de la taxe serait doublé pour les bouteilles en plastique destinées aux boissons, afin d’inciter plus fortement à leur réduction et à leur recyclage. En l’absence de généralisation d’un dispositif de consigne, l’augmentation de la contribution des éco-organismes en fonction des quantités d’emballages en plastique mis sur le marché par leurs adhérents reste l’un de seuls leviers pour limiter la pollution plastique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000978
Dossier : 978
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Retiré
08/01/2026
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Cet amendement des députés Socialistes et apparentés vise à préciser le régime des exonérations et abattements applicables aux véhicules hybrides. Le nouveau tableau introduit une trajectoire différenciée selon les catégories de motorisation, fondée sur leur performance environnementale réelle. Il maintient une exonération ciblée et transitoire pour les véhicules électriques et hydrogène, tout en organisant une sortie progressive de l’exonération au profit d’abattements proportionnés, exprimés en kilogrammes, à compter du second semestre 2026. S’agissant des véhicules hybrides, le dispositif opère un resserrement du soutien fiscal. Les véhicules micro-hybrides et hybrides non rechargeables, dont les gains environnementaux sont limités, ne bénéficient plus que d’abattements temporaires, puis sortent progressivement de tout avantage fiscal, à partir de 2027 pour un nouveau véhicule immatriculé. Les véhicules hybrides rechargeables feraient l’objet d’un abattement réduit en 2027 avant son extinction en 2028. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000979
Dossier : 979
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Rejeté
08/01/2026
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Cet amendement vise à instaurer un impôt plancher sur la fortune, plus connu sous le nom de « taxe Zucman ». Le taux retenu est fixé à 0,5 % et non à 2 %, afin de respecter les règles de recevabilité financière propres à la seconde lecture. Cette nouvelle mesure fiscale constitue une exception à la règle de l’entonnoir, en générant des recettes supplémentaires dans la limite de la dégradation du solde résultant de l’examen et de l’adoption du PLFSS pour 2026 |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000980
Dossier : 980
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Rejeté
08/01/2026
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Le présent amendement vise à proroger pour l’exercice 2026 la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, instaurée pour 2025, sans en modifier le taux, tout en excluant les entreprises de taille intermédiaire (ETI) de son champ d’application. Il poursuit un double objectif : • Assurer la continuité du dispositif en maintenant le taux appliqué en 2025, alors que le projet de loi de finances initial pour 2026 prévoyait un abaissement du niveau de contribution – mesure qui avait fait l’objet d’un amendement défendu par le groupe LIOT lors des travaux en première lecture ; • Affiner le ciblage économique du dispositif, en excluant les ETI, conformément à la proposition de notre collègue M. LABARONNE, adoptée en commission des Finances en première lecture. Cette distinction permet de préserver la compétitivité des ETI, essentielles à la structuration du tissu productif national, tout en maintenant une participation renforcée des très grandes entreprises, dont les marges et bénéfices demeurent particulièrement élevés. Le maintien du taux de 2025, combiné à l’exclusion des ETI, permettrait de garantir un rendement évalué à près de 6 milliards d’euros, contre 4 milliards dans le dispositif initial. Cette contribution temporaire, ciblée et équilibrée, répond à un impératif de responsabilité budgétaire dans le contexte du redressement de nos finances publiques, sans pénaliser les acteurs économiques les plus exposés à la concurrence. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000986
Dossier : 986
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Tombé
08/01/2026
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Cet amendement du groupe Ensemble pour la République vise à indexer l’intégralité des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que l’ensemble des seuils et limites qui y sont associés, sur une inflation fixée à 1 % pour l’année 2025. Il prévoit ainsi de revenir sur l’indexation de la première tranche et l’étant à toutes les tranches. Il prévoit également, pour les revenus perçus ou réalisés à compter du 1er janvier 2026, l’ajustement de toutes les tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source, afin d’assurer leur parfaite cohérence avec l’évolution du barème de l’impôt sur le revenu. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000990
Dossier : 990
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Adopté
08/01/2026
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Le crédit d’impôt international (C2I) soutient les productions étrangères – films, séries et œuvres d’animation – dont la fabrication est partiellement ou totalement réalisée en France. Destiné aux sociétés françaises exécutant ces prestations pour le compte de donneurs d’ordre étrangers, ce dispositif a démontré son efficacité depuis sa création en 2009. D’après l’étude indépendante réalisée par EY pour le CNC en 2025 (« Évaluation de l’impact des crédits d’impôt relevant du CNC de 2017 à 2023 », juillet 2025) en 2023, le C2I a généré près de 1,9 milliard d’euros de retombées économiques pour une dépense fiscale de 254 millions d’euros, soit un effet de levier de 7,4 euros de dépenses totales et 1,31 euro de recettes fiscales et sociales pour chaque euro de crédit d’impôt. Entre 2017 et 2023, plus de 6 milliards d’euros ont ainsi été investis en France grâce au dispositif, évitant une délocalisation de ces dépenses vers d’autres pays. Par ailleurs, près de 40 % des jours de tournage sont réalisés en région ou dans les outre-mer, soutenant une économie locale diversifiée (hébergement, restauration, transport, artisanat, logistique). Au-delà de leur impact économique, les œuvres ayant bénéficié du C2I participent activement au rayonnement culturel et touristique de la France : une large majorité de visiteurs étrangers déclarent avoir été influencés par des films ou séries tournés en France. Les productions internationales nécessitant des temps de préparation longs, les décisions pour les tournages prévus en 2027‑2028 seront prises dès 2026. Or, le dispositif actuel est limité aux dépenses engagées avant le 31 décembre 2026, créant une incertitude préjudiciable à l’attractivité du pays. Dans un contexte où quinze pays – contre trois en 2019 – proposent désormais des incitations fiscales plus avantageuses que la France, il apparaît indispensable de prolonger dès à présent le C2I jusqu’au 31 décembre 2031. Cette prorogation offrirait la visibilité nécessaire aux producteurs internationaux et assurerait la cohérence de l’action publique en faveur des infrastructures de tournage et d’animation soutenues par le plan France 2030. Cette mesure, qui n’entraîne aucun coût supplémentaire en 2026, vise à sécuriser durablement l’attractivité fiscale et économique de la France pour les grandes productions audiovisuelles internationales. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000991
Dossier : 991
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Rejeté
08/01/2026
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Depuis 2017, avec Bpifrance, le programme France 2030, la Mission French Tech ou encore l’amélioration du dispositif jeune entreprise innovante (JEI) issue du rapport Midy, le soutien à l’innovation a été massif, ce qui a permis à la France de créer des millions d’emplois et d’être le pays le plus attractif d’Europe. Avec le plan Deep Tech, porté par Bpifrance, ce soutien s’est aussi porté sur l’innovation de rupture, pour renforcer notre souveraineté technologique, la réindustrialisation tout en favorisant le plein emploi et la transition écologique. Pour compléter ces dispositifs, il est proposé de créer une nouvelle catégorie de JEI, les jeunes entreprises innovantes à impact (JEII) qui bénéficieront des mêmes aides que les JEI afin de développer l’innovation sociale et à impact. Cette nouvelle catégorie permettra de soutenir les entreprises à impact du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Alors que la situation budgétaire contraint à réduire les moyens de nombreuses structures d’accompagnement, il est important de continuer à soutenir l’innovation sociale et solidaire qui répond à nos besoins économiques, sociaux et environnementaux. Ainsi, cet amendement proposé d’élargir à cette nouvelle catégorie d’entreprises des jeunes entreprises innovantes à impact (JEII) le dispositif de l’IR-JEI. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000001
Dossier : 1
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement d’appel, présenté par un député du groupe Rassemblement national, vise à abroger le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE). Initialement conçu pour encourager la maîtrise de la consommation énergétique, ce mécanisme repose sur une obligation imposée aux fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, carburants, fioul) de financer des actions d’économie d’énergie. En pratique, ces obligations sont intégralement répercutées sur les factures des ménages et des entreprises, constituant ainsi un prélèvement indirect et opaque sur la facture énergétique des Français. Selon plusieurs évaluations, les CEE représentent plusieurs milliards d’euros de surcoût chaque année pour les consommateurs, sans que leur efficacité environnementale ou économique ne soit clairement démontrée. La Cour des comptes a d’ailleurs souligné à plusieurs reprises les dérives du dispositif : une complexité administrative croissante, une instabilité réglementaire permanente, et une opacité dans la traçabilité des fonds collectés. Le système, devenu au fil des réformes une véritable « usine à gaz », mobilise désormais des intermédiaires multiples dont le coût réduit d’autant l’impact réel sur les économies d’énergie. Dans un contexte de hausse du prix de l’énergie et de recherche de sobriété budgétaire, il apparaît nécessaire de mettre fin à ce dispositif coûteux, instable et inefficace, qui pèse disproportionnellement sur le pouvoir d’achat des ménages. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000010
Dossier : 10
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise, à conditions égales, à attribuer en priorité les logements sociaux aux personnes de nationalité française. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000100
Dossier : 100
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Non renseignée
Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de taxer les compléments de loyers. Ces compléments correspondent à une somme supplémentaire qui s’ajoute au loyer de référence majoré déjà situé 20 % au-dessus des loyers médians dans les zones mettant en place l’encadrement des loyers. En effet, les compléments de loyers représentent pour les propriétaires une brèche majeure et la possibilité de contourner l’encadrement des loyers. Le 5ème baromètre de l’observatoire de l’encadrement des loyers montre que les dépassements de loyers sont encore fréquents puisqu’ils concernent 32 % des annonces et représentent des montants très élevés : 192 € en moyenne (237 euros à Paris, 161 € à Lyon-Villeurbanne, 122 € à Lille, 139 € à Montpellier, 154 € à Bordeaux), équivalent à un revenu locatif de 2 800 € par an supplémentaire en moyenne à Paris. Le complément de loyer permet à beaucoup de propriétaires de venir justifier ces dépassements de loyer, en s’appuyant sur des éléments bien souvent abusifs. Une enquête de Médiapart datant de 2023 fait état, sur 112 saisines de la commission départementale de conciliation, entre août 2019 et février 2022, d’un montant moyen du complément de loyer représentant en moyenne un surplus de loyer de 19,6 % à Paris, 245 € par mois, 2 940 € par an (« Compléments de loyer » : plongée inédite dans les dossiers des locataires abusés, 23 juillet 2023). Si la loi permet pour le moment cette possibilité aux propriétaires de logements revêtant soi-disant certaines caractéristiques exceptionnelles de localisation et de confort, cette ressource supplémentaire non négligeable pour le propriétaire, souvent abusive et peu contestée par les locataires – qui n’ont que trois mois pour le faire après signature du bail, doit faire l’objet d’une taxe spécifique. Cet amendement à été rédigé suite au retour des associations investies pour l’accès à un logement digne. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001000
Dossier : 1000
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Date inconnue
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Cet amendement vise à demander un rapport sur la création d'emploi créée par les allègements généraux de cotisations et contributions sociales. Cela permettra d'étudier le bénéfice de ce dispositif pour diminuer le cout du travail et favoriser l'emploi en France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001001
Dossier : 1001
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Date inconnue
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Dans le souci de favoriser la transmission des exploitations agricoles à des jeunes en lieu et place d’un agrandissement (soit par la perte d’un associé, soit par le rachat par un voisin), il est proposé une adaptation du dispositif de l’article 199 vicies A du Code général des impôts par la création d’un crédit d’impôt transmission à ce titre supprimant au passage la réduction d’impôt et l’ouverture dudit dispositif à des ventes sans différé de paiement. Depuis plusieurs années la mobilisation des outils fiscaux pour favoriser la transmission à des jeunes afin de faire face aux défis de renouvellement de générations en agriculture est demandée par la profession. En effet, l’idée est de rénover une mesure presque en désuétude. Il s’agit de la réduction d’impôt sur le revenu à raison des intérêts perçus au titre du différé de paiement qu’ils accordent à des exploitants agricoles âgés de moins de moins de quarante ans ou sont moins installés depuis moins de cinq ans. Ce dispositif créé dans les années 2000 n’a pas été suffisamment utilisé. Or, le contexte démographique actuel justifie de redonner un intérêt économique à une transmission. Ainsi, les adaptations proposées consistent, d’une part, à ouvrir le dispositif aux ventes sans différé de paiement, et d’autre part à proposer un crédit d’impôt plutôt qu’une réduction d’impôt. Enfin, cet amendement vise à ressusciter l’article 199 vicies A du CGI en créant un crédit d’impôt qui incite les cédants à transmettre leurs exploitations à des jeunes. Lors de mobilisations de cet hiver, le gouvernement s’est engagé à inscrire dans la loi de finances des mesures fiscales ambitieuses pour favoriser la transmission des exploitations. Faute de propositions ambitieuses de la part du gouvernement, la présente proposition est ici formulée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001002
Dossier : 1002
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Date inconnue
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Depuis 1979, les exploitants agricoles bénéficient d’une exonération des plus-values réalisées à l’occasion de la cession de matériels agricoles. Ce dispositif fiscal actuel vise de facto à favoriser la consommation individuelle de machines agricoles. En revanche, il n’existe pas de dispositif fiscal d’incitation, telle une exonération fiscale ou une réduction d’impôt, lorsque les exploitants agricoles décident de se regrouper en coopérative pour acheter et mutualiser l’utilisation de ces matériels agricoles. La fiscalité aujourd’hui n’est donc ni orientée sur la compétitivité, ni sur la sobriété des exploitations agricoles en matière d'agro équipements. Or l’axe du Gouvernement de répondre au double enjeu écologique et financier doit inciter les pouvoirs publics à privilégier la mutualisation des matériels et ainsi limiter la surconsommation des machines. La charge cumulée des frais de mécanisation pour l’ensemble des exploitations françaises représente aujourd’hui 18 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires des CUMA s’élevant à 670 millions d’euros, ces dernières ne représentent donc que 3,72 % de la mécanisation totale française. De toute évidence, il manque un outil comparable à l’exonération de plus-value de reventes individuelles de matériel agricole pour inciter une partie des exploitations agricoles à participer à une mutualisation des matériels agricoles au travers de coopératives agricoles. L’incitation fiscale en faveur de la mécanisation collective pourrait prendre la forme d’un « crédit d’impôt mécanisation collective » imputable sur l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés et remboursable pour le solde non imputé. La mise en place de cette mesure aurait plusieurs effets. Elle baisserait le coût des charges de mécanisation des matériels agricoles. 15 000 euros par an et par exploitation pourraient être économisés en travaillant mieux ses charges de mécanisation selon une étude de la FNCuma. Elle inciterait à une utilisation plus responsable des matériels agricoles, ce qui répond aux enjeux de transition énergétique. L’impact financier qu’aurait ce nouveau crédit d’impôt a été défini pour correspondre au coût qu’aurait l’exonération de plus-value si les machines agricoles détenues par les coopératives agricoles étaient détenues directement, sans mutualisation, par les exploitants agricoles. Il a été évalué à 17 millions d’euros par an. Dans ce cadre, le crédit d’impôt mécanisation agricole mutualisé aurait les caractéristiques suivantes : * Il serait de 7,5 % ; * Il serait calculé sur les factures des Cuma à leurs coopérateurs au titre des charges de mécanisation collective ; * Il ne s’appliquerait que si le crédit d’impôt excède 500 € ; * Sauf pour les agriculteurs installés depuis moins de trois ans, il serait plafonné à 3000 € par an ; * Pour éviter l’effet d’aubaine, il impliquerait que l’exploitant agricole membre de la Cuma s’engage à continuer à poursuivre son activité pendant au moins trois ans. La dépense fiscale liée à ce crédit d’impôt mécanisation collective est donc évaluée à 17 millions d’euros par an et serait financée, à budget constant, par un aménagement de l’exonération fiscale des plus-values de cession de matériel agricole. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001002
Dossier : 1002
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Date inconnue
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Le système de retraite français repose principalement sur la répartition et incarne un principe fondamental de solidarité intergénérationnelle. Ce modèle, au cœur de notre pacte social et républicain, repose sur une promesse : garantir à chacun une pension digne après une vie de travail. Cette promesse engage cependant l’État bien au-delà des seules dépenses budgétaires annuelles. Selon le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR), publié en juin 2025, le pilotage du système de retraite nécessite une vision de long terme, afin d’assurer sa soutenabilité et la confiance des assurés, notamment les plus jeunes. En 2024, le solde du système de retraite (régimes de base et régimes complémentaires) est déficitaire de 1,7 milliard d’euros (-0,1 % du PIB), hors charges et produits financiers. Les dépenses de retraite, quant à elles, représentent 407 milliards d’euros, soit 13,9 % du PIB et 24,4 % de l’ensemble des dépenses publiques. L’évolution de ces dépenses explique à elle seule une grande partie de la progression des dépenses publiques depuis 2002. Parmi les pays suivis par le COR, la France est le deuxième pays (après l’Italie) où la part des dépenses de retraite publiques dans le PIB est la plus élevée. Dans ce contexte, le présent amendement vise à renforcer la transparence des finances publiques en donnant aux citoyens et au Parlement, une vision exhaustive des engagements financiers implicites de l’État liés aux retraites. Il affirme la responsabilité de l’État face à ces engagements et reconnaît que la promesse faite aux retraités constitue une obligation durable pour les finances publiques, qui doit être anticipée, évaluée et pilotée avec rigueur. Le système actuel, fondé sur la répartition, implique un transfert de ressources entre générations, assimilable à une dette implicite vis-à-vis des futurs cotisants. Si cette dette n’apparaît pas dans la comptabilité budgétaire classique, sa reconnaissance et sa valorisation actuarielle permettraient de mieux appréhender les contraintes financières à long terme et d’éclairer la décision publique. Une telle comptabilisation sincère offrirait aux pouvoirs publics et au Parlement une base objective pour un débat éclairé sur la soutenabilité du système de retraite, la gestion prudente des engagements implicites et la planification des réformes nécessaires. Elle contribuerait ainsi à une maîtrise plus durable, responsable et transparente des finances publiques. Le présent amendement, adopté en Commission des Finances dans le cadre de l’examen du PLF pour 2026, vise donc à intégrer les engagements de retraite dans le bilan de l’État, afin de traduire pleinement la réalité des obligations futures et de renforcer la sincérité de notre information financière nationale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001003
Dossier : 1003
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer le crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour congé de certains exploitants agricoles d’une part en pérennisant le dispositif et d’autre part en étendant de 17 à 28 jours le nombre de jours de congés pouvant bénéficier du crédit d’impôt. L’agriculture française est confrontée à l’enjeu crucial de renouvellement des générations et d’installation de paysannes. Alors que le nombre d’exploitants baisse de 1 à 3 % par an et qu’on compte une installation pour deux ou trois départs à la retraite, ce renouvellement implique de redonner de l’attractivité à la profession agricole. Un crédit d’impôt permet aux agriculteurs contraints à une présence quotidienne sur la ferme de bénéficier d’un financement égal à 60 % des dépenses de remplacement pour congé, dans la limite de dix-sept jours par an. Selon le Service de remplacement, cette mesure a permis de développer l’accès aux congés, les remplacements pour congés passant de 80 000 journées à 180 000 journées, et le nombre de bénéficiaires de 10 000 à 20 000. Cet amendement vise à l’extension de cette mesure, par une prise en charge, à taux constant, des dépenses de remplacement pour les 28 premiers jours de congés. En outre, outre sa pérennisation est une mesure de simplicité, d’efficacité et de bon sens puisqu’elle permet de le consacrer dans le temps et d’éviter les sujets de sa reconduction chaque année. Ce dispositif, aux effets positifs en terme de diminution du stress et des risques psychosociaux pour les agriculteurs, aurait également un impact favorable de dynamique territoriale, avec la création d’emplois stables et sécurisés au sein des services de remplacement. Ces salariés, qui resteront plus longtemps et connaîtront davantage les fermes dans lesquelles ils travaillent, constitueront en outre un vivier de renouvellement des générations. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001004
Dossier : 1004
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Date inconnue
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Le système fiscal français, tel qu’hérité de l’après-guerre, repose sur un modèle de solidarité familiale entre conjoints mariés, conçu dans un contexte où le couple mono-actif, l’homme pourvoyeur de ressources et la femme au foyer, constituait la norme sociale et la référence des politiques publiques d’alors. Si des réformes ont permis d’adapter notre fiscalité à la diversification des structures familiales, certains mécanismes fondateurs demeurent inchangés et continuent de privilégier les couples, et au sein de ceux-ci, le conjoint disposant du revenu le plus élevé. Or, les inégalités économiques persistantes entre femmes et hommes s’en trouvent accentuées. En moyenne, les femmes vivant en couple perçoivent un revenu annuel inférieur de 42 % à celui de leur conjoint, alors que cet écart n’est que de 9 % entre les femmes et les hommes vivant seuls. Le maintien d’une imposition commune obligatoire renforce cette disparité, par l’effet du quotient conjugal : celui-ci augmente le taux marginal d’imposition du conjoint ayant le revenu le plus faible, le plus souvent la femme, tout en réduisant significativement celui du conjoint le plus aisé. Ce mécanisme induit ainsi une désincitation à l’emploi féminin, et constitue un frein structurel à la participation des femmes à l’économie. Pourtant, une correction de cette asymétrie pourrait représenter un levier majeur de croissance. Selon l’OCDE, si la France avait pleinement mobilisé les compétences de chacune et de chacun en matière d’éducation et de participation économique, cela aurait conduit à une hausse de 5,2 % de la population active et à un accroissement annuel de 0,4 % du PIB par habitant, soit un gain cumulé de 9,4 % de PIB entre 2010 et 2023. Autrement dit, le maintien d’une doctrine fiscale datée freine non seulement l’émancipation économique des femmes, mais aussi la productivité et la croissance de notre pays. Pour corriger ces distorsions et moderniser notre système fiscal, il apparaît nécessaire d’introduire une option d’imposition distincte pour les couples mariés ou liés par un pacte civil de solidarité, leur permettant d’opter pour une imposition individualisée de leurs revenus. La loi prévoit déjà une telle possibilité, mais uniquement pour les époux ou partenaires en instance de séparation ne vivant plus sous le même toit. Il ne s’agit donc pas de refonder le système fiscal conjugal, mais d’offrir aux couples une faculté d’arbitrage en matière d’imposition, adaptée à la diversité de leurs situations conjugales et professionnelles. Enfin, une telle mesure permettrait de tendre vers plus d’équité fiscale et d’incitation au travail, tout en dégageant des recettes supplémentaires pour l’État : selon les simulations publiées dans la revue Économie et Statistique de l’INSEE, une individualisation complète de l’impôt sur le revenu se traduirait par un gain de recettes fiscales de l’ordre de 7 milliards d’euros par an. Ainsi, dans le prolongement de l'individualisation du taux de prélèvement à la source, pleinement effective depuis le 1er septembre 2025, le présent amendement propose d’instaurer une option de déconjugalisation de l’impôt sur le revenu qui offrirait aux couples, mariés ou liés par un pacte civil de solidarité, la liberté de choisir une imposition conforme à la réalité de leurs parcours professionnels et de leurs aspirations individuelles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001005
Dossier : 1005
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Date inconnue
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La jurisprudence du Conseil d’État du 30 avril 2024 a précisé que l’exonération des plus-values prévue à l’article 151 septies du CGI ne s’applique pas aux nouveaux entrants dans une société agricole n’ayant pas deux exercices complets d’activité. Cette interprétation restrictive pénalise les jeunes agriculteurs qui s’installent et crée plusieurs effets contraires à l’objectif de renouvellement des générations en agriculture. En effet, elle conduit à imposer les jeunes exploitants sur des plus-values réalisées après leur installation, générées par des périodes d’activité antérieures dont ils ne sont pas responsables. Elle bloque également les transmissions partielles d’actifs agricoles, notamment les bâtiments et le matériel, nécessaires à la reprise progressive des exploitations. Enfin, cette interprétation restrictive neutralise les effets des relèvements des seuils de recettes ouvrant droit à l’exonération des plus-values professionnelles, tels qu’adoptés dans la loi de finances pour 2025. La présente dérogation vise à neutraliser les plus-values générées avant l’installation du jeune agriculteur, afin d’éviter une charge fiscale excessive lors de la transmission des exploitations. Ce dispositif permet également de maintenir une équité fiscale entre les exploitations individuelles et les sociétés agricoles, en harmonisant leur traitement au regard des plus-values professionnelles. En cohérence avec les politiques publiques d’installation et de transmission en agriculture, cette dérogation n’est applicable qu’aux jeunes agriculteurs bénéficiaires des aides à l’installation. L’objectif est aussi que cette dérogation accompagne le parcours à l’installation. Cette mesure ne change pas le mode de calcul et ni les plafonds et les taux d’exonération pour les autres associés |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001006
Dossier : 1006
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Date inconnue
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Au cœur des mécanismes de réparation des inégalités économiques dans le couple, la prestation compensatoire a pour objectif d’effacer les déséquilibres financiers causés par le divorce dans les conditions de vie des ex-époux. Jusqu’à la loi n°2000‑596 du 30 juin 2000, la prestation compensatoire versée sous forme de capital n’était ni déductible pour le débiteur, ni imposable pour son bénéficiaire. Depuis, le régime fiscal de la prestation compensatoire opère des distinctions, et s’articule au profit du débiteur et en fonction du délai dans lequel les versements sont effectués. Premièrement, si le débiteur de la prestation compensatoire s’acquitte de son obligation en numéraire dans les douze mois à compter de la date du jugement, il bénéficie d’une réduction d’impôt sur le revenu égale à 25 % du montant fixé par le juge, dans la limite de 30 500 €, soit une réduction d’impôt maximale de 7 625 €. L’ex-conjoint bénéficiaire n’est alors pas imposé sur la somme reçue. Deuxièmement, lorsque le capital est libéré en numéraire sur une période supérieure à douze mois, les versements suivent le régime fiscal des pensions alimentaires. Ils sont alors déductibles, sans limite, pour le débiteur et imposables pour le bénéficiaire qui perd donc une partie de la compensation financière qui lui revient. Ce deuxième cas de figure interroge en matière d’équité et de justice, et peut même constituer un levier de violence économique. En effet, l’exconjoint débiteur à qui l’on accorde une facilité de paiement pourra dès lors choisir le régime fiscal le plus avantageux, tandis que l’ex-conjoint bénéficiaire, en plus de souffrir d’un paiement différé et étalé de son dû, se verra imposé sur des sommes qui n’auraient pas dû l’être. En outre, alors qu’à la suite d’un divorce le niveau de vie des femmes baisse de 22 % contre 3 % pour les hommes, la loi de finances pour 2021 a pris acte de la décision n°2019‑824 QPC du 31 janvier 2020 du Conseil constitutionnel et ouvert un nouveau droit à déduction pour l’ex-conjoint débiteur. Ainsi, cet amendement a pour objectif de réduire les inégalités économiques causées par un divorce en revoyant le traitement fiscal des prestations compensatoires versées sur une période supérieure à 12 mois afin qu’elles ne constituent plus un revenu imposable pour le bénéficiaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001007
Dossier : 1007
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Date inconnue
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Le crédit d'impôt recherche (CIR) a pour but d'encourager les entreprises à engager des activités de recherche et développement (R&D). Il constitue un dispositif clef de la stratégie industrielle de notre pays. Afin que notre fiscalité favorise le financement d’entreprises vertueuses, cet amendement propose de restreindre le bénéfice du CIR aux seules entreprises respectant les obligations prévues par l’index de l’égalité professionnelle, comme par la loi du 24 décembre 2021 visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle. Il s’agit ici de faire converger deux grandes priorités pour en renforcer l’efficacité et s’assurer que les entreprises qui bénéficient d’avantages fiscaux conséquents respectent bien toutes les dispositions légales auxquelles elles sont soumises en matière d’égalité économique et professionnelle entre les femmes et les hommes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001008
Dossier : 1008
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Date inconnue
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Le potentiel économique de l’investissement des femmes dans l’économie reste encore largement sous-évalué. En 2021, le cabinet Coleman Parkes Research pour BNY Mellon Investment Management a montré que si les femmes investissaient les mêmes montants que les hommes, 3 200 M$ additionnels pourraient être injectés dans l’économie réelle dont 1 800 M$ dans la finance responsable. En France, le dispositif « Madelin » permet d’obtenir une réduction d’impôt sur le revenu correspondant actuellement à 25 % des sommes investies chaque année dans la limite d’un plafond de 50 000 € pour une personne seule et de 100 000 € pour un couple. Un dispositif plébiscité en ce qu’il a largement encouragé les Français à investir dans l’économie réelle. Néanmoins, ce dispositif est soumis au plafonnement global des avantages fiscaux qui est de 10 000 €, et qui englobe, entre autres, les frais de garde d’enfants ou encore d’employé-salarié à domicile. Le rattachement de ces déductions au même plafond amoindrit l’attractivité de ce dispositif pour les parents et, en particulier, pour les familles monoparentales, constituées à 85 % de mères célibataires. Pourtant, placer l’avantage « Madelin » sous un plafond de 18 000 € permet de corriger ce biais et envoie un signal favorable en direction de l’investissement dans les PME en incitant plus fortement les ménages à injecter des fonds dans l’économie réelle, permettant ainsi aux entreprises d’innover et de se développer. C’est pourquoi cet amendement vise à rendre plus attractif le dispositif « Madelin » en l’inscrivant dans le plafonnement global des réductions d’impôts de 18 000 €, contre 10 000 € actuellement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001008
Dossier : 1008
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à soutenir l’électrification des véhicules d’entreprises, qui représentent plus de la moitié des immatriculations neuves et structurent de manière déterminante le marché de l’occasion, auquel les ménages recourent à près de 80 %. Cette orientation revêt un enjeu à la fois climatique, industriel et social. La compétitivité des véhicules électriques fabriqués en France s’est en effet nettement renforcée ces dernières années : la part des voitures électriques produites sur le territoire national est désormais supérieure à celle des véhicules thermiques fabriqués en France rapportée à la production étrangère. Cette dynamique industrielle se traduit par des créations d’emplois significatives, notamment dans les Hauts-de-France avec l’émergence de la vallée européenne de la batterie. Toutefois, le cadre fiscal applicable aux flottes professionnelles demeure insuffisamment aligné avec ces évolutions, en particulier les règles d’amortissement des véhicules de société, qui continuent de favoriser, de manière contre-productive, les motorisations les plus émettrices. Le présent amendement propose ainsi de verdir progressivement ces règles afin d’orienter plus efficacement les choix d’investissement des entreprises et de mettre fin à certaines niches fiscales brunes incompatibles avec les objectifs climatiques. Cette évolution repose sur une réduction graduelle des valeurs maximales d’amortissement déductible pour les véhicules selon une trajectoire pluriannuelle sur la période 2026‑2030, à l’exception des véhicules zéro-émission atteignant le score environnemental requis. En parallèle, les plages du barème sont révisées en fonction de l’intensité carbone des véhicules afin de mieux refléter les évolutions technologiques. Deux plages additionnelles sont introduites pour distinguer les véhicules zéro-émission atteignant le score environnemental minimal des autres véhicules zéro-émission. Le seuil de 20 g de CO₂/km est remplacé par celui de 1 g de CO₂/km afin d’éviter les effets de bord liés aux véhicules hybrides rechargeables. Un seuil intermédiaire est également ajouté dans la plage comprise entre 50 et 160 g de CO₂/km. Enfin, à compter de 2030, l’amortissement serait nul pour les véhicules les plus polluants au-delà d’un certain seuil d’émission, consacrant ainsi un signal fiscal clair en faveur de la décarbonation des usages professionnels. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001009
Dossier : 1009
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Date inconnue
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Le présent amendement porte deux modifications au code général des impôts afin d’accélérer le verdissement des véhicules professionnels : 1) Il vise en premier lieu à réformer les règles d’amortissement des véhicules de société, qui constituent un levier déterminant d’orientation des choix d’investissement des entreprises. Les véhicules d’entreprises représentent plus de la moitié des immatriculations neuves et structurent de manière déterminante le marché de l’occasion, auquel les ménages recourent à près de 80 %. Cette orientation revêt un enjeu à la fois climatique, industriel et social. La compétitivité des véhicules électriques fabriqués en France s’est en effet nettement renforcée ces dernières années : la part des voitures électriques produites sur le territoire national est désormais supérieure à celle des véhicules thermiques fabriqués en France rapportée à la production étrangère. Cette dynamique industrielle se traduit par des créations d’emplois significatives, notamment dans les Hauts-de-France avec l’émergence de la vallée européenne de la batterie. Toutefois, le cadre fiscal applicable aux flottes professionnelles demeure insuffisamment aligné avec ces évolutions, en particulier les règles d’amortissement des véhicules de société, qui continuent de favoriser, de manière contre-productive, les motorisations les plus émettrices. Le présent amendement propose ainsi de verdir progressivement ces règles afin d’orienter plus efficacement les choix d’investissement des entreprises et de mettre fin à certaines niches fiscales brunes incompatibles avec les objectifs climatiques. Cette évolution repose sur une réduction graduelle des valeurs maximales d’amortissement déductible pour les véhicules selon une trajectoire pluriannuelle sur la période 2026‑2030, à l’exception des véhicules zéro-émission atteignant le score environnemental requis. En parallèle, les plages du barème sont révisées en fonction de l’intensité carbone des véhicules afin de mieux refléter les évolutions technologiques. Deux plages additionnelles sont introduites pour distinguer les véhicules zéro-émission atteignant le score environnemental minimal des autres véhicules zéro-émission. Le seuil de 20 g de CO₂/km est remplacé par celui de 1 g de CO₂/km afin d’éviter les effets de bord liés aux véhicules hybrides rechargeables. Un seuil intermédiaire est également ajouté dans la plage comprise entre 50 et 160 g de CO₂/km. Enfin, à compter de 2030, l’amortissement serait nul pour les véhicules les plus polluants au-delà d’un certain seuil d’émission, consacrant ainsi un signal fiscal clair en faveur de la décarbonation des usages professionnels. 2) Il rétablit la version initiale du texte qui recentre le dispositif de déduction exceptionnelle en faveur des poids lourds et véhicules utilitaires légers qui utilisent des énergies propres. Il propose de réserver son bénéfice aux seuls véhicules à émission nulle, fonctionnant exclusivement à l’électricité ou à l’hydrogène, qui sont des technologies ne générant aucune émission directe de CO₂ à l’usage. Ce recentrage vient renforcer la cohérence du dispositif d’incitation à l’acquisition des poids lourds et véhicules propres les moins polluants, avec la trajectoire de réduction des émissions issues du transport routier, en concentrant les incitations sur les motorisations les plus vertueuses au regard des émissions de gaz à effet de serre (GES). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001009
Dossier : 1009
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Date inconnue
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Le dispositif « Denormandie » a été conçu pour encourager l’investissement locatif dans l’immobilier ancien et soutenir la rénovation de logements dégradés. Il s’applique actuellement jusqu’au 31 décembre 2027. D’après le rapport d’évaluation n°1647 du programme « Action cœur de ville », malgré certaines difficultés liées aux critères d’éligibilité et aux délais d’acquisition et de réalisation des travaux, ce dispositif présente des atouts majeurs. Les opérations menées sont le plus souvent de petite taille, bien intégrées au tissu urbain existant, et contribuent à rénover des logements anciens tout en améliorant leur performance énergétique. Ces interventions redynamisent ainsi des marchés locaux où l’offre de logements neufs demeure limitée. Cependant, compte tenu du temps nécessaire à l’acquisition des biens et à la réalisation des travaux, de nombreux projets d’investissement risquent d’être interrompus dès le printemps 2026, entraînant une perte d’opportunités de rénovation et une baisse des investissements locatifs. Afin d’assurer la continuité des projets en cours et de pérenniser l’efficacité du dispositif dans la dynamisation du marché locatif ancien et la rénovation du parc immobilier, il est proposé de prolonger le bénéfice de la réduction d’impôt Denormandie jusqu’au 31 décembre 2030. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000101
Dossier : 101
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Date inconnue
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La crise du logement que traverse notre pays atteint aujourd’hui un niveau sans précédent. Ralentissement historique de la construction neuve, flambée des prix, accès de plus en plus restreint à la propriété comme à la location, hausse continue du nombre de personnes sans domicile : les indicateurs sont alarmants. Cette situation fragilise la cohésion sociale, creuse les inégalités territoriales et pèse directement sur le pouvoir d’achat des ménages. Face à cette urgence, la politique du logement doit permettre à la fois de stimuler rapidement l’offre existante et de redonner confiance aux acteurs, en particulier aux propriétaires bailleurs privés, qui constituent un levier essentiel et immédiatement mobilisable. Dans un contexte de ralentissement durable de la construction neuve, la remise sur le marché de logements du parc privé à loyers maîtrisés représente un enjeu central. Cette situation a par ailleurs un impact direct sur les finances publiques. L’État et les collectivités territoriales subissent déjà des pertes massives de recettes liées à la crise immobilière : – la chute des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), estimée à environ 6 milliards d’euros ; – la baisse des recettes de TVA liée à l’effondrement des mises en chantier dans le logement neuf, évaluée à près de 2 milliards d’euros ; – les conséquences sur l’emploi dans le secteur du bâtiment et de l’immobilier, entraînant une diminution des cotisations sociales et fiscales ainsi qu’une augmentation des dépenses publiques, pour un montant estimé à environ 2 milliards d’euros supplémentaires. Au total, près de 10 milliards d’euros de recettes publiques sont ainsi affectés, fragilisant l’équilibre budgétaire de l’État comme celui des collectivités. Dans ce contexte, le dispositif Loc’Avantage constitue un outil pertinent pour développer une offre locative à loyers abordables, en s’appuyant sur l’initiative privée. Toutefois, la massification attendue du dispositif ne s’est pas encore produite. Son attractivité demeure limitée, en particulier pour les petits propriétaires, souvent faiblement imposés, pour lesquels la réduction d’impôt actuelle n’offre qu’un avantage incitatif insuffisant. Le présent amendement vise donc à renforcer l’efficacité et l’équité du dispositif Loc’Avantage par deux évolutions ciblées. D’une part, il prolonge le dispositif jusqu’au 31 décembre 2030, afin de donner de la visibilité aux propriétaires bailleurs et d’inscrire Loc’Avantage dans une trajectoire pluriannuelle cohérente avec les besoins du marché locatif. D’autre part, il transforme la réduction d’impôt existante en crédit d’impôt, permettant ainsi aux propriétaires modestes ou faiblement imposés, notamment ceux relevant du régime micro-foncier, de bénéficier pleinement de l’avantage fiscal. Cette évolution répond à un objectif de justice fiscale et permet de mobiliser un vivier important de logements susceptibles d’être remis sur le marché à loyers maîtrisés, sans délai de construction et sans artificialisation supplémentaire des sols. Suite à l’examen en première lecture du PLF et sur la base de l’avis de la ministre, le présent amendement, qui visait initialement à intervenir plus largement sur le cadre juridique du dispositif Loc’Avantage, a été recentré sur son objectif principal : l’amélioration immédiate de l’attractivité du dispositif par un levier fiscal simple et efficace. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001010
Dossier : 1010
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir la clause « grand-père » du crédit d’impôt jeux vidéo, supprimée par la loi de finances initiale pour 2025, qui permet de bénéficier du crédit d’impôt pour des dépenses exposées après la date de bornage (aujourd’hui fixée au 31 décembre 2031), lorsque l’agrément provisoire a été délivré avant cette date. La durée de création des jeux vidéo est particulièrement longue : la mise en place d’une clause grand-père permet d’apporter une sécurité juridique aux entreprises du secteur pour les projets engagés avant la date de bornage, alors que la prorogation du crédit d’impôt n’est pas garantie, car dépendant d’une modification en loi de finances. Une telle clause permet d’encourager les investissements sur le territoire et d’éviter l’effet dissuasif que représente l’incertitude sur la prorogation du dispositif fiscal. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001010
Dossier : 1010
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et social, issu d’une proposition de Humane World for Animals et Convergence Animaux Politique, prévoit la mise en place d’une taxe sur les importations de tout ou partie d’animaux protégés figurant aux annexes du règlement européen transposant la CITES. Si l’objectif doit rester l’interdiction des importations, exportations et réexportations de tels animaux, ce que propose la proposition de loi n°1320 reprenant la rédaction adoptée en commission des affaires économiques, la mise en place de cette taxe dans l’attente d’une évolution législative ultérieure permettrait, en s’inspirant du principe pollueur-payeur, d’internaliser en partie le coût écologique de l’abattage d’individus d’une espèce protégée en le reportant sur le chasseur. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 200 000 euros et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros, en apportant un montant de recettes inférieur à ces 6,6 milliards. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001014
Dossier : 1014
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à prolonger d’une année, soit jusqu’au 31 décembre 2028, le bénéfice du crédit d’impôt en faveur de la Corse prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts. Ce dispositif constitue un levier essentiel de soutien à l’investissement productif sur le territoire insulaire. Il permet de compenser en partie les surcoûts structurels liés à l’insularité — notamment en matière de transport, d’énergie et de logistique — et de soutenir le développement et la diversification du tissu économique local. Dans un contexte marqué par la hausse des coûts de production, la transition écologique et les retards persistants d’investissement dans certains secteurs clés (industrie, pêche, agriculture, tourisme durable), il est nécessaire de maintenir cette incitation fiscale au-delà de 2027 pour assurer la stabilité des projets d’investissement déjà engagés et encourager de nouvelles initiatives. La prolongation jusqu’en 2028 du crédit d’impôt Corse répond ainsi à une logique de continuité et d’efficacité économique, tout en offrant de la visibilité aux entreprises locales dans la planification de leurs investissements. Enfin, il est précisé que cette mesure ne s’applique qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû, conformément au principe de neutralité budgétaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000102
Dossier : 102
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Date inconnue
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Afin de faciliter le redressement des copropriétés, l’article 4 de la loi n°2024‑322 du 9 avril 2024 « visant à l’accélération et à la simplification de la rénovation de l’habitat dégradé et des grandes opérations d’aménagement stratégiques » a introduit la possibilité pour toutes les copropriétés de souscrire un prêt collectif, plus souple dans sa souscription, pour le financement de travaux essentiels et de rénovation énergétique. Ce type de prêt doit permettre d’accélérer la mise en œuvre des programmes de travaux en permettant d’associer directement la décision de vote de ceux-ci à la mise en place d’une solution de financement pour l’ensemble de la copropriété, les copropriétaires étant par défaut engagés dans le remboursement de ce financement. L’objectif était de réduire les délais de recherche de financement en facilitant l’obtention de solution bancaire. Cette mesure concerne à la fois les copropriétés aidées par la puissance publique, mais également les copropriétés engagées dans une démarche d’entretien « classique » ou de performance énergétique. La charge de la réalisation des travaux pourra être ainsi étalée sur plusieurs années afin de permettre aux copropriétaires de procéder plus facilement à l’entretien de leur immeuble. Cette loi a également imposé que ce prêt soit garanti uniquement par un cautionnement. Dans le but toujours affiché de favoriser la souscription de ces prêts avec comme objectif une rénovation du parc des copropriétés, il serait opportun d’élargir la notion de cautionnement, à la fois pour les articles portant sur le cautionnement des prêts collectifs des travaux listés depuis la loi de 2024 mais également ceux préexistants car la notion de cautionnement y était déjà présente. La présente proposition est une adaptation simple de la loi du 10 juillet 1965, modifiée par la loi du 9 avril 2024, relative au financement des copropriétés. Elle concerne notamment les copropriétés en difficultés comprenant un mécanisme de contre garantie par l’État. Cet amendement vise donc à élargir la nature de la contre-garantie du prêt collectif. L’adaptation proposée consiste en un élargissement du cautionnement solidaire à des contrats d’assurance ou tout autre mécanisme de sureté estimé équivalent par le prêteur. Enfin, la disposition concernant le refus d’un copropriétaire de participer à l’emprunt collectif est simplifiée : tout copropriétaire peut notifier son refus au syndic dans un délai de deux mois et régler directement sa quote-part du prix des travaux dans un délai de six mois, à défaut il est réputé tenu par l’emprunt. Cette clarification permet de garantir la bonne application du dispositif des prêts collectifs et de lever les obstacles à leur souscription. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001020
Dossier : 1020
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Date inconnue
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Cet amendement prévoit de supprimer la taxe spéciale d’équipement (ci-après « TSE »), créée pour cofinancer la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux/Toulouse et Bordeaux/Dax. Fondamentalement, cet impôt supplémentaire pèse sur le pouvoir d’achat des propriétaires et nuit à la compétitivité des entreprises, notamment dans la région susmentionnée et spécifiquement au sein de 2 340 de ses communes. Le Rassemblement National, par la voix de Louis Aliot lors des élections régionales de 2015 en Occitanie, par celle de Marine Le Pen durant la campagne présidentielle de 2017, ou encore celle de ses élus au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine est un soutien du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (ci-après « GPSO »), comme 87 % des habitants du Sud-Ouest selon un sondage de ce mois d’octobre. En revanche, il s’oppose de façon constante au mode de financement décidé par le camp macroniste au niveau national et soutenu par l’exécutif socialo-communiste de la Région Nouvelle-Aquitaine. Puisque les gouvernements successifs sont prompts à augmenter annuellement la contribution nette à l’Union européenne (pour rappel, elle était de 21,6 milliards en 2024 et atteindra 34,6 milliards à l’horizon 2027), nous considérons que celle-ci doit en retour contribuer au développement économique de ses États-membres. Pour l’heure, cette participation n’est pas satisfaisante, puisque le financement européen ne s’élève qu’à 20 % du coût total du projet (une somme de 2 milliards d’euros), malgré sa vocation transnationale et communautaire pour le tronçon rejoignant l’Espagne. Tout comme l’État, qui, en tant qu’aménageur du territoire, ne doit pas se décharger sur les collectivités territoriales pour les projets structurants et stratégiques nationaux. Lors des précédents débats liés au projet de loi de finances pour 2025, la présence massive des députés du groupe Rassemblement National a permis le vote de la suppression de la TSE, sans que celle-là soit entérinée dans le projet final en raison de l’enclenchement du 49.3 par le Gouvernement. Le présent amendement propose donc de mettre un terme à cette spoliation fiscale injustifiable ainsi que l’Assemblée nationale l’avait décidé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001027
Dossier : 1027
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Date inconnue
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Le présent amendement adopté en première lecture à l’Assemblée nationale a pour objet d’éviter la double taxation abusive des meublés de tourisme destinés exclusivement à la location saisonnière touristique. En effet, si les locaux destinés à la location habituelle de courte durée relèvent, par nature, de la cotisation foncière des entreprises (CFE), le deuxième alinéa de l’article 1407 du code général des impôts prévoit explicitement de les exclure de l’assiette de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), dès lors qu’ils ne font pas l’objet d’une jouissance personnelle. Pourtant, malgré ce principe de bon sens, depuis la campagne d’envoi de la taxe d’habitation pour 2024, de nombreux meublés exclusivement affectés à la location saisonnière se voient assujettis à la fois la CFE et la THRS. Afin d’éviter cette double imposition, les redevables doivent pouvoir prouver l’absence de jouissance personnelle. Or, dans la pratique, l’administration fiscale n’admet quasiment aucun autre justificatif de non-occupation personnelle du logement, en dehors d’un mandat exclusif sur l’année entière confié à un agent immobilier ou à une conciergerie professionnelle. Ainsi, même lorsque la résidence principale du redevable est située à proximité et qu’il est démontré que le logement n’a pas été occupé (par exemple au moyen de relevés de consommation d’électricité ou de gaz), la THRS continue bien souvent d’être réclamée. Cette situation crée une rupture d’égalité flagrante entre ceux qui confient la gestion de leur meublé à un intermédiaire et ceux qui assurent eux-mêmes la mise en location. Cette différence de traitement est en contradiction avec le principe d’égalité devant l’impôt garanti par les articles 1er et 6 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. C’est pourquoi, afin de mettre un terme à ces inégalités tout en simplifiant les relations entre l’administration fiscale et les contribuables, le présent amendement propose d’inverser la charge de la preuve. Dès lors, les locaux meublés situés au sein du même EPCI que la résidence principale du contribuable seront présumés faire l’objet d’un usage exclusivement professionnel et donc dispensés de THRS. Néanmoins, l’administration pourra soumettre ces locaux à la fois à la CFE et à la THRS si elle établit qu’ils ont été utilisés à titre personnel une partie de l’année. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000103
Dossier : 103
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Date inconnue
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Cet amendement vise à proroger jusqu’au 31 décembre 2030 le dispositif de réduction d’impôt dit Denormandie, qui constitue un outil important de soutien à l’investissement locatif dans l’ancien avec travaux. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001030
Dossier : 1030
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Date inconnue
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Cet amendement fait évoluer la notion de véhicules à faible empreinte carbone en celle de véhicules résilients. Cette évolution permet de prendre en compte le lieu d’assemblage du véhicule et les lieux de production de ses composants. Le calcul du score permettant d’être caractérisé comme un véhicule résilient (anciennement véhicule à faible empreinte carbone) évolue ainsi en y ajoutant des points associés à la l’assemblage du véhicule et la production de ses composants au sein de l’Union européenne. L’entrée en vigueur de cette réforme est prévue au 1er juillet 2026 afin d’en prévoir les modalités d’application précises. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001030
Dossier : 1030
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Non renseignée
Date inconnue
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En 2025, la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP), qui constitue une ressource essentielle pour les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, a déjà subi une minoration. Pour 2026, le Gouvernement prévoit une nouvelle baisse, réduisant significativement la compensation due au bloc communal. Or, la DCRTP a été créée pour garantir une compensation intégrale et pérenne des pertes liées à la suppression de la taxe professionnelle. Remettre en cause ce principe revient à fragiliser durablement les finances locales et à transformer le bloc communal en variable d’ajustement budgétaire. La baisse envisagée compromet la capacité d’investissement des collectivités et la continuité des services publics locaux, notamment dans les territoires en revitalisation. Le présent amendement vise donc à maintenir la DCRTP du bloc communal à son niveau de 2025, afin de préserver les marges de manœuvre des collectivités et leur rôle moteur dans l’aménagement du territoire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001032
Dossier : 1032
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer les moyens de financement nécessaires à la cybersécurité en mobilisant la taxe sur les services numériques (TSN). Instaurée par la loi n° 2019‑759 du 24 juillet 2019 portant création d’une taxe sur les services numériques et modification de la trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés, la TSN visait — et vise toujours — à compenser partiellement les défaillances de l’assiette de l’impôt sur les sociétés (IS) en matière d’imposition des grandes entreprises du numérique. Elle s’applique notamment aux revenus tirés de la publicité en ligne, de l’intermédiation et des commissions perçues par les grandes plateformes numériques. Ces entreprises bénéficient directement des réseaux et d’un haut niveau de cybersécurité, sans contribuer de manière suffisante à l’effort fiscal collectif dans de nombreux pays, dont la France. Le présent amendement reprend les propositions de hausse du taux et d’abaissement du seuil d’entrée de la TSN déjà adoptées en première lecture au Sénat dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, sur amendements du groupe centriste (n° I-1016 et n° I-1017). Mobiliser de nouvelles ressources permettrait :
Agir en responsabilité implique de mobiliser des ressources nouvelles plutôt que de toujours redéployer des crédits au détriment d’autres missions publiques. Cet amendement propose ainsi un financement pérenne, équitable et adapté aux exigences actuelles. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001033
Dossier : 1033
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Date inconnue
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Le groupe Écologiste et Social soutient une politique d’investissement ambitieuse pour nos services publics. Sur le sujet du Fonds de compensation de la TVA (FCTVA), nous adoptons une approche pragmatique : cet outil, bien qu’imparfait, joue un rôle démultiplicateur et égalisateur de l’action publique face à l’investissement privé, et il a désormais le mérite d’être identifié et maîtrisé par nombre d’élus locaux. Aussi, la proposition du Gouvernement, sans paraître extravagante en apparence, nous semble hâtive et mal calibrée. À la veille d’une année électorale, traditionnellement marquée par une hausse des investissements locaux, la méthode retenue paraît avant tout budgétaire, visant à limiter l’effet du FCTVA en restreignant la liste des dépenses éligibles. Nous partageons à cet égard les vives inquiétudes exprimées par le Comité des finances locales (CFL) dans son avis du 10 octobre 2025, qui s’inquiète du cumul des « rabots » proposés dans le projet de loi de finances. Nous regrettons d’ailleurs que le Gouvernement n’ait prévu de consulter le CFL qu’après le dépôt du PLF, affaiblissant la concertation préalable. Dans un esprit constructif, nous proposons de mieux articuler le FCTVA avec les nouveaux impératifs de cybersécurité. Le projet de loi sur la résilience des infrastructures critiques, actuellement en examen, impose en effet de nouvelles obligations aux collectivités. Il serait donc pertinent d’intégrer une référence explicite à ce texte dans le cadre général du FCTVA, afin que les investissements nécessaires à la sécurisation des systèmes d’information publics puissent être pleinement éligibles. Enfin, nous appelons à relancer la réflexion sur le verdissement du FCTVA, que nous portons depuis plusieurs années. L’Inspection générale des finances a identifié dès 2023 plusieurs pistes pour mieux conditionner le remboursement de la TVA à des objectifs écologiques, notamment via un bonus-malus selon l’impact environnemental des investissements locaux (Rapport IGF, Le verdissement du FCTVA, juillet 2023). Nous appelons donc à diffuser une ambition écologique et sociale dans tous nos instruments financiers, et notamment dans le FCTVA, pour qu’il devienne un véritable moteur de la transition locale, plutôt qu’un simple mécanisme comptable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N001034
Dossier : 1034
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Écologiste et Social écologiste vise à mettre en place une tarification sociale des déchets pour les ménages les plus précaires ou en situation de vulnérabilité particulière afin d’assurer une meilleure équité entre usagers et de prévenir les effets potentiellement injustes d’une tarification strictement incitative. Il propose, d’une part, d’ouvrir la possibilité de moduler la taxe ou la redevance -selon la modalité choisie par le collectivité territoriale de référence- pour les usagers en situation de précarité, les familles nombreuses, les personnes âgées et handicapées par le biais d’une tarification progressive ou d’une aide au paiement de la taxe. Cette proposition répond à des situations d’injustices sociales observées dans plusieurs collectivités. En Dordogne, le passage à la redevance incitative depuis le 1er janvier 2023 a généré une augmentation drastique de la facture, parfois injustifiée, qui se répercute sur les foyers les plus précaires. Elle est ainsi passée en moyenne de 145 € en 2021, à 178 € puis 272 € aujourd’hui. Cette hausse touche particulièrement les ménages vivant en zone rurale, les personnes âgées et les foyers à faibles revenus, qui disposent de peu de marges de manœuvre pour réduire davantage leurs déchets. Ces situations ont suscité dans plusieurs collectivités ayant adopté la tarification incitative une indignation croissante -et légitime- parmi la population, se traduisant notamment par la recrudescence de dépôts sauvages, à laquelle nous devons répondre. D’autre part, cet amendement vise également à permettre une réduction de la part incitative pour compenser les surcoûts liés à la production de déchets résultant de besoins physiologiques ou sanitaires particuliers. Certains usagers et usagères produisent en effet plus de déchets non recyclables, et ce, indépendamment de leur bonne volonté pour trier davantage : les personnes atteintes d’incontinence ou les familles avec bébé via les couches de protection, les personnes hospitalisées à domicile avec la génération de déchets médicaux ou dans les cas d’usage de protections menstruelles. Les surcoûts pour ces publics particulièrement vulnérables peuvent ainsi être importants, allant jusqu’à plusieurs centaines d’euros supplémentaires à débourser chaque année. La proposition que nous portons permettrait ainsi d’aller vers une tarification plus sensible aux réalités socio-économiques des usagers et de garantir l’accès universel à un service public essentiel. Ces mesures nouvelles fiscales sont des exceptions à l’entonnoir en raison de la dégradation de l’équilibre. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000104
Dossier : 104
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Date inconnue
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Le statut du bailleur privé voté à l’Assemblée nationale puis au Sénat a permis d’affiner les débats, s’agissant de la rentabilité susceptible de permettre une réelle augmentation de la production de logements neufs et de l’achat de logements anciens à rénover en profondeur pour les remettre à niveau, notamment du point de vue de la performance énergétique. Le présent amendement tire les conséquences des échanges nourris avec les professionnels sur 4 points majeurs. Par ordre d’importance : – Il permet, par son 4°, d’imputer le déficit foncier créé par l’amortissement sur les revenus globaux, dans la limite du plafond actuel de 10 700 € (et 21 400 € en cas de travaux de rénovation énergétique, via la prolongation de 2025 à 2027 de ce doublement du plafond, inscrite dans l’article 12 octies). Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez de cash pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent cash, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements (et même, d’après l’écriture actuelle de l’article 12 octies, des intérêts d’emprunt) vise en pratique à écarter la classe moyenne de l’investissement immobilier, davantage encore qu’aujourd’hui. Pour mémoire, cette non-imputation ne figure dans aucun des amendements initiaux de l’Assemblée ou du Sénat. Elle a été ajoutée par des sous-amendements du Gouvernement, déposés quelques heures avant les débats. Le 4° permet également le doublement du déficit foncier pour les investisseurs recourant à l’amortissement. Ce doublement, qui figurait dans l’amendement initial présenté au Sénat, apparaît utile pour favoriser l’investissement des investisseurs ayant recours à l’emprunt. – Il permet, par son 3°, d’augmenter le plafond d’amortissement ou d’avantage fiscal. Pour mémoire, le rapport Cosson-Daubresse ne prévoyait aucun plafond de ce type. Un plafond figurait dans l’amendements présenté à l’Assemblée, à hauteur de 10 000 € pour l’avantage fiscal perçu du fait de l’amortissement. Aucun plafond ne figurait au Sénat. Dans les deux cas, par sous-amendement, le Gouvernement a fait adopter un plafond de l’amortissement à hauteur de 8 000 €. Cela revient à un maximum d’investissement de 278 000 € pour un logement neuf, et de 330 000 € environ pour un logement ancien avec travaux. Ces plafonds sont donc inférieurs à ceux du dispositif Denormandie (400 000 € d’investissement – euros de 2018, pas actualisé depuis). Quant au LMNP, ce sont les revenus fonciers qui sont plafonnés, à 77 700 €, soit, avec un rendement de 10 % (ce qui est déjà très élevé), à un investissement de 777 000 €. Le 3° propose donc d’ajuster le plafonnement. Deux options existent pour permettre un investissement jusqu’à 500 000 € (2 biens en zone assez tendue) : soit garder un plafond pour l’amortissement, en le portant à 16 000 € pour le neuf et l’ancien, soit plafonner l’avantage fiscal résultant de l’amortissement à 6 000 €. Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable car il défavorise la classe moyenne par rapport aux ménages aisés : tous sont soumis au même plafond brut, alors que l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41 % que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17 % statistiquement. Aussi, une logique de plafonnement de l’avantage fiscal serait plus pertinente. – Il permet, par son 1° et son 2°, de maintenir un plafond de loyer et de ressources du locataire de niveau intermédiaire, mais en calquant ces niveaux sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantage. En effet, le dispositif Loc’Avantage, qui implique un conventionnement avec l’Anah pour 6 ans, implique une variation du loyer au fil du temps, selon les loyers de marché. Le propriétaire a donc beaucoup de mal à anticiper l’évolution du loyer de son bail. Cela ne pose pas beaucoup de problème pour Loc’Avantages, puisque l’engagement est de 6 ans et que les locataires déménagent peu (ce qui signifie que le même locataire reste souvent en place du début à la fin). En revanche, pour le dispositif du bailleur privé, cela poserait problème puisque l’engagement est plus long (9 ans) et que l’objectif est que la mise en location soit longue (ce à quoi l’amortissement incite naturellement), dans le même esprit qu’un investisseur institutionnel. Il est donc logique que le plafond de loyer soit plus prévisible, et calqué sur celui dont bénéficient les investisseurs institutionnels. – Il permet, par son 1° et son 2°, d’augmenter de 0,5 % les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à augmenter un peu la rentabilité, et à tenir compte, notamment pour le neuf, du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001045
Dossier : 1045
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001046
Dossier : 1046
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Date inconnue
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale. Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées. À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités. Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données. Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001047
Dossier : 1047
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001053
Dossier : 1053
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Non renseignée
Date inconnue
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En raison de l’adoption de l’amendement excluant à juste titre le nouvel établissement public du commerce et de l’industrie de la Collectivité de Corse créé par la loi n°2025‑640 du 15 juillet 2025 du champ d’application de l’article 36 du projet de loi de finances pour l’année 2026, il convient de prévoir l’affectation des ressources de TA-CVAE et de TA-CFE dont bénéficiait CCI France jusqu’en 2025 à la Collectivité de Corse qui en exerce la tutelle depuis le 1er janvier 2026.
< br> Le calcul de ce précompte, sans incidence sur le budget de l’État, représente 1,1 % du montant global des ressources affectées, et il correspond au montant moyen affecté à la CCI de Corse par CCI France au cours des 5 dernières années, soit 4,6 millions d’euros, diminué de 15 % afin de tenir compte d’une part, de la baisse des ressources prévue pour le réseau en 2026, et, d’autre part, du mécanisme de solidarité de CCI France en faveur des petites CCI situées en zone de revitalisation rurale (ZRR), réaffirmé lors de son comité directeur du 14 octobre 2025, qui fixe le seuil minimal d’activité consulaire à 2 millions d’euros par CCI, soit avec les deux CCI de Haute-Corse et de Corse-du-Sud comprises dans le périmètre du nouvel établissement public, une valeur plancher de 4 millions d’euros. Barème CCl France : « Il est défini un plancher universel, dénommé « seuil minimal d’activité consulaire » (SMAC) correspondant au minimum vital permettant a une CCI de réaliser ses missions de base qui ne peuvent être financées que par de la ressource fiscale et d’assurer ainsi une continuité territoriale » Nombre de ressortissants – Seuil minimal d’activité consulaire (en euros) : Supérieur à 12 500 – 2 000 000 (euros) En Corse au 11 septembre 2025 : CCI Locale d’Ajaccio et de la Corse-du-Sud : 17 211 ressortissants CCI Locale de Bastia et de la Haute-Corse : 15 549 ressortissants |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001055
Dossier : 1055
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Date inconnue
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En application de la loi n° 2025‐640 du 15 juillet 2025, portant création, au 1er janvier 2026, de l’établissement public du commerce et de l’industrie de la collectivité de Corse, en substitution de la chambre de commerce et de l’industrie de région de Corse, il convient de prévoir les modalités de financement de ce nouvel établissement au titre de la taxe pour frais de chambres (TFC). Alors qu'un amendement à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit de réduire le montant du plafond d'affectation à CCI France de 4 millions d’euros, le présent amendement propose la réaffectation de cette somme à la Collectivité de Corse.
La Collectivité de Corse, tutelle de ce nouvel établissement, fera son affaire de l’affectation de ce prélèvement au nouvel établissement par un Contrat d’Objectifs et de Performance ou une Convention d’Objectifs et de Moyens. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001056
Dossier : 1056
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Date inconnue
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En application de la loi n° 2025‐640 du 15 juillet 2025, portant création, au 1er janvier 2026, de l’établissement public du commerce et de l’industrie de la collectivité de Corse, en substitution de la chambre de commerce et de l’industrie de région de Corse, il convient de prévoir les modalités de financement de ce nouvel établissement au titre de la taxe pour frais de chambres (TFC). À cet effet, il est nécessaire de faire évoluer la rédaction de l’article 1600 du code général des impôts, lequel prévoit actuellement comme affectataire unique CCI France, et comme bénéficiaires finaux, les seules chambres de commerce et d’industrie de région placées sous son contrôle, conformément au 10° de l’article L. 711‐16 du code de commerce. La loi du 15 juillet 2025 organise un transfert de tutelle de l’État vers la collectivité de Corse sur ce nouvel établissement public, en vue de lui conférer un contrôle analogue, permettant de justifier une exception de quasi-régie. Cette exception autorise l’attribution, sans mise en concurrence, des concessions de gestion des ports de commerce et des aéroports de l’île. Dans ce contexte, il apparaît rationnel et cohérent qu’une part du produit de la TFC soit affectée à la collectivité de Corse. Celle-ci déterminera les modalités de mise à disposition de la ressource qui lui sera affectée, au bénéfice de l’établissement public, notamment par la conclusion d’un contrat d’objectifs et de performance, à l’instar de ce que pratique aujourd’hui l’État avec CCI France, placée sous sa tutelle, et/ou d’une convention d’objectifs et de moyens, telle que celle conclue conjointement par l’État et CCI France au profit des chambres de commerce et d’industrie de région. Il est également prévu que les deux composantes de la TFC – la taxe additionnelle à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe additionnelle à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) – puissent être affectées à la collectivité de Corse, dans la limite d’un plafond annuel, selon des modalités analogues à celles prévues pour CCI France. Ces nouvelles modalités d’affectation sont sont sans incidence sur le budget général de l’État, dans la mesure où la part affectée à la collectivité de Corse sera précomptée sur la ressource actuellement attribuée à CCI France, qui n’aura plus à la répartir au profit de la chambre de commerce et d’industrie de région de Corse, laquelle sera supprimée à compter du 1er janvier 2026, conformément à la loi précitée du 15 juillet 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001057
Dossier : 1057
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer la reconduction du dispositif de lissage conjoncturel (Dilico) des recettes fiscales des collectivités. Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit des mécanismes de contribution des collectivités au redressement des finances publiques, parmi lesquels le Dilico 2 qui se traduit par une ponction conséquente. S’agissant des Départements, toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur leur situation singulièrement difficile. Pour autant, l’article 76 prévoit que 280 M€ sont ponctionnés sur la moitié des Départements. Dans ce contexte, le dispositif viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire que connaissent les collectivités départementales. En effet, leurs budgets étant constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables et mécaniquement amenées à progresser, leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur la portion congrue de leurs finances. En demandant aux collectivités de pallier les défaillances budgétaires d’un État prodigue, ce projet de loi de finances semble oublier que les collectivités locales ne sont en rien responsables de la situation financière de notre pays ; pour mémoire, la dette des administrations publiques locales représente seulement 8% de la dette publique totale, en sachant également que les collectivités ne peuvent recourir à l’emprunt que pour financier des dépenses d’investissement. Par ailleurs, et alors même qu’un certain nombre de collectivités locales ont déjà eu des difficultés à boucler leur budget 2025 et en perspective d’une situation économique et financière dégradée pour 2026, il doit être rappelé que la sphère locale a déjà largement contribué au redressement des finances publiques de l’État depuis la fin de la crise covid : prise en charge de dépenses décidées par l’Etat mais supportées par les collectivités, non-indexation des dotations dans un contexte inflationniste, réformes fiscales qui se sont traduites par des pertes de recettes locales, Dilico 1, etc.). Dans l’hypothèse où l’État s’entêterait à réduire encore les moyens d’action des collectivités, l’investissement sera la première variable d’ajustement de leurs budgets, ajoutant ainsi de la crise à une situation sociale et territoriale déjà fragile. Pour ces raisons, le mécanisme coercitif et contre-productif que constitue le Dilico doit être supprimé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001058
Dossier : 1058
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exempter les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (Dilico) des recettes fiscales des collectivités, compte tenu de leur situation budgétaire très dégradée et du caractère non-pilotable de la plupart de leurs dépenses de fonctionnement. Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation singulièrement difficile rencontre. Pour autant, l’article 76 prévoit que 280 M€ sont ponctionnés sur la moitié des Départements. Dans ce contexte, le dispositif viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire que connaissent les collectivités départementales. En effet, leurs budgets étant constitués pour 70 % de dépenses quasi non-pilotables et mécaniquement amenées à progresser, leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur la portion congrue de leurs finances. Dans l’hypothèse où l’État s’entêterait à réduire encore les moyens d’action des collectivités, l’investissement sera la première variable d’ajustement de leurs budgets, ajoutant ainsi de la crise à une situation sociale et territoriale déjà fragile. Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, qui par ailleurs ne devait être mis en œuvre qu’une seule année. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000106
Dossier : 106
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Date inconnue
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L’objet de cet amendement est de conserver le bilan de compétences comme action éligible au financement du compte personnel de formation (CPF). En 2024, 80 008 bilans de compétence ont été réalisés pour un total de 155,7 M€, soit un coût moyen de 1 946 € pour 20 heures d’accompagnement. Le rôle des bilans de compétences est primordial : il favorise l’employabilité des seniors ; réduit le désengagement, l’absentéisme, les arrêts de travail ; accompagne les mobilités et reconversions, les mutations du marché de l’emploi, etc. Supprimer un tel dispositif ne générera aucune économie réelle : les bénéficiaires utiliseront leurs droits pour d’autres actions CPF, parfois plus chères ou moins pertinentes. Le maintien sous plafond permet de maîtriser les coûts tout en préservant l’accès à un outil utile. Les représentants de ce secteur : les Acteurs de la compétence, la FFPABC, le Synofdes ainsi que la Fédération nationale des CIBC proposent un plafond compris entre 1700 euros et 1900 euros Ces mêmes représentants appellent de leur vœux un renforcement des contrôles et se disent prêts à travailler avec les pouvoirs publics à la mise en place de mesures de régulations adaptées, par voie réglementaire. Il incitent à lutter contre certaines pratiques abusives marginales par la mise en place d’un plafond de prise en charge, l’augmentation de la fréquence des contrôles, l’instauration d’un délai de carence (cinq ans entre deux bilans de compétences effectués pour la même personne) et une certification Qualiopi des organismes chargés d’effectuer les bilans. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001062
Dossier : 1062
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Date inconnue
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La Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) est une taxe perçue par les collectivités territoriales pour financer la collecte et le traitement des déchets ménagers. En revanche, elles n’ont pas la possibilité de fixer un montant minimal en valeur de TEOM en fonction des coûts de service. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001063
Dossier : 1063
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Date inconnue
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées.
Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement.
Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme.
Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement.
La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale.
Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités.
Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %.
La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue.
Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées.
À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités.
Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données.
Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001066
Dossier : 1066
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer le prélèvement forfaitaire unique (PFU), pour permettre une progressivité de l’impôt sur le capital. En raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à de la règle de l’ « entonnoir », et ce, afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), ou « flat tax », constitue l’une des premières mesures adoptées après l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Elle va cependant à l’encontre de la volonté des Français d’aller vers une plus grande justice fiscale. Cette volonté est régulièrement mise en avant par des enquêtes d’opinion, 73 % des Français jugeant que le système fiscal actuel ne permet pas la redistribution des richesses entre les différentes catégories de la population (sondage ELABE pour BFMTV, le 25 septembre 2025), mais a aussi et surtout été affirmée par le résultat des élections législatives de 2024 où les soutiens de cette politique ont subi une défaite majeure. En 2013, la suppression du prélèvement forfaitaire libératoire de 21 % avait permis un gain de plusieurs milliards d’euros (IPP, Budget 2013 : La réforme de l’impôt sur le revenu, Les notes de l’IPP, n°2, Octobre 2012). Depuis, la fortune des plus riches a explosée en étant multipliée par plus de 3,5 entre 2013 et 2023 (Observatoire des inégalités, La croissance démesurée des 500 plus grandes fortunes, 5 juin 2024) Le PFU s’inscrit à rebours de la justice fiscale en permettant un taux d’imposition sur le revenu de seulement 12,8 % pour les bénéfices tirés des valeurs mobilières. Or, ces bénéfices constituent l’essentiel des ressources des plus fortunés. Le PFU entraîne ainsi une régressivité de l’impôt pour les plus riches, le taux d’imposition global « passant de 46 % pour les 0,1 % les plus riches, à 26 % pour les 0,0002 % les plus riches (les « milliardaires »). » (IPP, Quels impôts les milliardaires paient-ils ?, Notes IPP, n°92, juin 2023). Le présent amendement s’inscrit donc dans une volonté de renforcer la justice fiscale en supprimant le PFU et en intégrant les bénéfices des valeurs mobilières à l’imposition sur le revenu progressive. La création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs a pour objectif de garantir la recevabilité de l’amendement, nous appelons le Gouvernement a lever ce gage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001067
Dossier : 1067
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Date inconnue
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En raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à de la règle de l’ « entonnoir », et ce, afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. D’après les recherches de Fabienne Federini parues dans l’Observatoire des Inégalités en 2023, l’écart de la composition sociale entre le privé et le public n’a cessé d’augmenter ces trente dernières années. L’écart du nombre d’élèves favorisés dans le privé par rapport au public est ainsi passé de dix points en 1989 à 23 points en 2020. Ce phénomène s’explique notamment par un évitement scolaire, particulièrement de la part des familles les plus aisées, en faveur du privé. De nombreux établissements publics sont ainsi en concurrence directe avec des établissements privés. S’il est aisé de prétendre que ce phénomène est lié à une meilleure performance des établissements, rien ne permet de le démontrer. Les établissements privés sélectionnent en effet leurs élèves, la demande étant supérieure à l’offre. Ces établissements choisissent donc des « bons » profils d’élèves, et/ou ceux qui sont issus des familles qui ont les moyens de régler les frais de scolarité. En parallèle, les établissements privés ne jouent pas le jeu de l’inclusion. Ainsi, lorsque presque un collège REP+ sur deux comprend une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), seulement 5 % des collèges privés en sont dotés. De même, les unités locales pour l’inclusion scolaire (Ulis) sont présentes dans plus de 60 % des collèges en REP+ contre moins de 20 % dans l’enseignement privé. Les rares études disponibles sur les performances de l’enseignement privé tendent à démontrer que les meilleurs résultats affichés par ces établissements comparativement aux établissements publics sont essentiellement expliqués par les caractéristiques sociales et scolaires des élèves. Dans le même temps, l’État participe à cette ségrégation sociale. Franceinfo a ainsi révélé en septembre 2024 que la dotation horaire globale (DHG) et le nombre d’heures par élève (H/E) étaient bien souvent supérieurs dans les établissements privés que dans les établissements publics. Cette logique, quoique quelque peu différente, se retrouve également au niveau de l’enseignement supérieur privé. Les chiffres parlent ainsi d’eux-mêmes. L’enseignement supérieur privé a multiplié par trois son nombre d’étudiants en 25 ans, représentant aujourd’hui plus d’un étudiant sur quatre. Entre 2010 et 2022, alors que la croissance globale du nombre d’étudiants est de 25 %, la hausse dans le secteur public est de 15 % contre 70 % dans le privé (Collectif « Nos Services Publics », Rapport sur l’état des services publics, Enseignement supérieur, 2024). Cette hausse du secteur privé dans l’enseignement supérieur a été favorisée par la dégradation du service public, la hausse de la sélection et la libéralisation de l’alternance pour laquelle les aides de l’État ces six dernières années ont coûté autant que le financement des universités publiques. Cette extension du domaine du privé entraîne une concurrence directe avec le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, tout en privant dans la majorité des cas leurs étudiants du lien entre formation et recherche qui est pourtant au cœur de la formation supérieure. Il s’agit d’une volonté de poursuivre le séparatisme social du primaire et du secondaire pour celles et ceux qui ont les moyens d’en payer les frais d’inscription. Subsidiairement, ces réductions d’impôts posent un problème de transparence et d’équité territoriale sur le financement des établissements privés. Ce sujet étant divisé entre le Ministère du Budget et des Comptes publics et le Ministère de l’Éducation nationale et celui de la Jeunesse des sports, il met un peu plus en exergue les difficultés qualitatives et quantitatives de suivi et d’évaluation de la niche de réduction d’impôt, particuliers comme entreprises, au profit des structures privées (voir Cour des Comptes, Note d’exécution budgétaire Mission Jeunesse Sport et vie associative 2023, avril 2024, p. 63 et 64, notamment). Ainsi, face à ce séparatisme social, il apparaît invraisemblable que l’État poursuive le financement indirect des établissements privés en accordant une réduction d’impôt sur le revenu correspondant aux deux tiers des dons accordés par les contribuables domiciliés en France au profit des établissements privés. Le sens de cet amendement est donc d’exclure les établissements privés et les établissements d’enseignement supérieur privés des réductions d’impôts accordées sur les dons des contribuables domiciliés en France et d’apporter des recettes supplémentaires à l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001068
Dossier : 1068
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Date inconnue
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En raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à de la règle de l’ « entonnoir », et ce, afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. D’après les recherches de Fabienne Federini parues dans l’Observatoire des Inégalités en 2023, l’écart de la composition sociale entre le privé et le public n’a cessé d’augmenter ces trente dernières années. L’écart du nombre d’élèves favorisés dans le privé par rapport au public est ainsi passé de dix points en 1989 à 23 points en 2020. Ce phénomène s’explique notamment par un évitement scolaire, particulièrement de la part des familles les plus aisées, en faveur du privé. De nombreux établissements publics sont ainsi en concurrence directe avec des établissements privés. S’il est aisé de prétendre que ce phénomène est lié à une meilleure performance des établissements, rien ne permet de le démontrer. Les établissements privés sélectionnent en effet leurs élèves, la demande étant supérieure à l’offre. Ces établissements choisissent donc des « bons » profils d’élèves, et/ou ceux qui sont issus des familles qui ont les moyens de régler les frais de scolarité. En parallèle, les établissements privés ne jouent pas le jeu de l’inclusion. Ainsi, lorsque presque un collège REP+ sur deux comprend une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), seulement 5 % des collèges privés en sont dotés. De même, les unités locales pour l’inclusion scolaire (Ulis) sont présentes dans plus de 60 % des collèges en REP+ contre moins de 20 % dans l’enseignement privé. Les rares études disponibles sur les performances de l’enseignement privé tendent à démontrer que les meilleurs résultats affichés par ces établissements comparativement aux établissements publics sont essentiellement expliqués par les caractéristiques sociales et scolaires des élèves. Dans le même temps, l’État participe à cette ségrégation sociale. Franceinfo a ainsi révélé en septembre 2024 que la dotation horaire globale (DHG) et le nombre d’heures par élève (H/E) étaient bien souvent supérieurs dans les établissements privés que dans les établissements publics. Cette logique, quoique quelque peu différente, se retrouve également au niveau de l’enseignement supérieur privé. Les chiffres parlent ainsi d’eux-mêmes. L’enseignement supérieur privé a multiplié par trois son nombre d’étudiants en 25 ans, représentant aujourd’hui plus d’un étudiant sur quatre. Entre 2010 et 2022, alors que la croissance globale du nombre d’étudiants est de 25 %, la hausse dans le secteur public est de 15 % contre 70 % dans le privé (Collectif « Nos Services Publics », Rapport sur l’état des services publics, Enseignement supérieur, 2024). Cette hausse du secteur privé dans l’enseignement supérieur a été favorisée par la dégradation du service public, la hausse de la sélection et la libéralisation de l’alternance pour laquelle les aides de l’État ces six dernières années ont coûté autant que le financement des universités publiques. Cette extension du domaine du privé entraîne une concurrence directe avec le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, tout en privant dans la majorité des cas leurs étudiants du lien entre formation et recherche qui est pourtant au cœur de la formation supérieure. Il s’agit d’une volonté de poursuivre le séparatisme social du primaire et du secondaire pour celles et ceux qui ont les moyens d’en payer les frais d’inscription. Subsidiairement, ces réductions d’impôts posent un problème de transparence et d’équité territoriale sur le financement des établissements privés. Ce sujet étant divisé entre le Ministère du Budget et des Comptes publics et le Ministère de l’Éducation nationale et celui de la Jeunesse des sports, il met un peu plus en exergue les difficultés qualitatives et quantitatives de suivi et d’évaluation de la niche de réduction d’impôt, particuliers comme entreprises, au profit des structures privées (voir Cour des Comptes, Note d’exécution budgétaire Mission Jeunesse Sport et vie associative 2023, avril 2024, p. 63 et 64, notamment). Ainsi, face à ce séparatisme social, il apparaît invraisemblable que l’État poursuive le financement indirect des établissements privés en accordant une réduction d’impôt sur le revenu correspondant aux deux tiers des dons accordés par les entreprises assujetties à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés au profit des établissements privés. Le sens de cet amendement est donc d’exclure les établissements privés et les établissements d’enseignement supérieur privés des réductions d’impôts accordées sur les dons des entreprises assujetties à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés et d’apporter des recettes supplémentaires à l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000107
Dossier : 107
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Date inconnue
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L’objet de cet amendement est de conserver le bilan de compétences comme action éligible au financement du compte personnel de formation (CPF) et de compenser financièrement le coût de ce maintien en réservant l’obtention du permis de conduire éligible au CFP aux demandeurs d’emploi. En 2024, 80.008 bilans de compétence ont été réalisés pour un total de 155,7 M€, soit un coût moyen de 1 946 € pour 20 heures d’accompagnement. Le rôle des bilans de compétences est primordial : il favorise l’employabilité des seniors ; réduit le désengagement, l’absentéisme, les arrêts de travail ; accompagne les mobilités et reconversions, les mutations du marché de l’emploi, etc. Supprimer un tel dispositif ne générera aucune économie réelle : les bénéficiaires utiliseront leurs droits pour d’autres actions CPF, parfois plus chères ou moins pertinentes. Le maintien sous plafond permet de maîtriser les coûts tout en préservant l’accès à un outil utile. Les représentants de ce secteur : les Acteurs de la compétence, la FFPABC, le Synofdes ainsi que la Fédération nationale des CIBC proposent un plafond compris entre 1700 euros et 1900 euros Ces mêmes représentants appellent de leur vœux un renforcement des contrôles et se disent prêts à travailler avec les pouvoirs publics à la mise en place de mesures de régulations adaptées, par voie réglementaire. Il incitent à lutter contre certaines pratiques abusives marginales par la mise en place d’un plafond de prise en charge, l’augmentation de la fréquence des contrôles, l’instauration d’un délai de carence (cinq ans entre deux bilans de compétences effectués pour la même personne) et une certification Qualiopi des organismes chargés d’effectuer les bilans. Comme évoqué au début de l’exposé des motifs le coût du maintien du bilan de compétences dans les dispositifs éligibles au CPF est compensé, au moins en grande partie, par un recentrage de l’obtention du permis de conduire via le CPF aux seuls demandeurs d’emploi. En effet, le dispositif actuel n’est pas pertinent et se caractérise par un effet d’aubaine massif, un ciblage défaillant et une efficience budgétaire contestable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001070
Dossier : 1070
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Date inconnue
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La gestion de la forêt, en raison de sa multifonctionnalité, mobilise un grand nombre d’acteurs publics relevant de ministères distincts (Intérieur, Agriculture, Transition écologique, etc.) et suppose une approche véritablement interministérielle. Or, la maquette budgétaire actuelle ne permet pas d’identifier clairement les crédits consacrés par l’État à la politique forestière. Ces crédits sont éclatés entre plusieurs programmes budgétaires, notamment le programme 149 « Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de la forêt, de la pêche et de l’aquaculture » et le programme 161 « Sécurité civile ». Cette dispersion nuit à la lisibilité de l’action publique et à l’évaluation de l’efficacité des moyens déployés. Le présent amendement propose donc la création d’une annexe budgétaire (“jaune budgétaire”) consacrée à la gestion forestière, qui permettrait d’assurer un suivi exhaustif, lisible et transparent des crédits de l’État consacrés à la forêt et à ses usages. Une telle annexe favoriserait la coordination interministérielle, renforcerait le pilotage budgétaire de la politique forestière et garantirait une meilleure information du Parlement et des citoyens sur les moyens réellement mobilisés au service de la gestion durable des forêts. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001071
Dossier : 1071
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Le présent amendement vise à supprimer le relevé des frais généraux. Le formulaire n°2067 a pour objet de déclarer les frais généraux des entreprises soumises à l'impôt sur le revenu dans la catégorie BIC ou à l'impôt sur les sociétés. Or, cela constitue une obligation déclarative supplémentaire pour les entreprises, alors même que les informations qu’il contient sont déjà communiquées à l’administration fiscale par d’autres voies.
Les omissions de déclaration sont fréquentes en raison de la complexité du formulaire, ce qui génère des corrections chronophages et des contentieux évitables alors que l’information existe déjà ailleurs.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001075
Dossier : 1075
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Le présent amendement vise à aligner les déclarations professionnelles sur une date unique, pour les clôtures en année civile. En effet, le calendrier actuel des obligations déclaratives professionnelles crée une complexité inutile pour les entreprises et leurs conseils.
Il en va de même pour la déclaration de CVAE (formulaire n°1329-DEF de liquidation) et la déclaration annuelle de TVA (CA12). Toutefois, pour ces deux dernières, il n’existe aucun délai supplémentaire de 15 jours pour la télétransmission, contrairement à la liasse fiscale.
Une telle mesure présente plusieurs avantages : L’alignement des échéances sur une date unique permettrait donc de rationaliser le système déclaratif, sans réduire la capacité de contrôle de l’administration, tout en apportant aux entreprises et à l’administration fiscale une simplification concrète et immédiatement perceptible. Cet amendement a été proposé par le Conseil national de l’ordre des experts-comptables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001076
Dossier : 1076
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la déclaration DAS 2 en tant que déclaration annuelle obligatoire. Cette déclaration prévoit que, lorsque des honoraires ou des commissions sont versées à des personnes extérieures à l'entreprise, il faut déclarer ces sommes à l’administration fiscale. Elle est obligatoire lorsque leur montant excède 2400€ par an pour un même bénéficiaire.
- D’une part, doivent être déclarées les sommes effectivement payées au cours de l’année civile, et non les dépenses engagées, ce qui oblige à retraiter manuellement les données comptables.
Par ailleurs, dans le cadre d’un contrôle fiscal, l’administration dispose déjà d’un accès complet au fichier des écritures comptables (FEC), qui lui permet de connaître précisément l’ensemble des honoraires, commissions et autres rémunérations versées au cours de l’année. L’utilité de la DAS 2 comme déclaration systématique est donc aujourd’hui largement réduite. La présente proposition vise donc à simplifier les obligations déclaratives des entreprises en supprimant la DAS 2 en tant que déclaration annuelle obligatoire. Elle serait remplacée par une déclaration “à la demande”, que l’administration pourrait exiger de l’entreprise dans un délai de 30 jours. Le présent amendement vise donc à :
Cet amendement a été proposé par le Conseil national de l’ordre des experts-comptables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000108
Dossier : 108
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Date inconnue
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Les modalités de répartition de la taxe pour ces parcs éoliens en Zone Économique Exclusive doivent être adaptées à une logique d’accélération de la transition énergétique.Aujourd’hui, l’article 1519 C du code général des impôts précise que pour la part afférente aux installations situées dans les eaux intérieures ou la mer territoriale, est affecté à 50 % aux communes littorales d’où les installations d’éoliennes en mer étaient visibles.Cette répartition qui date de 2005 n’est plus adaptée aux projets à venir. En 2005, il s'agissait de répondre alors à une logique de compensation en partant du principe que la visibilité des installations créerait un désagrément pour ces communes littorales avec, éventuellement une perte d’habitants, une dépréciation des biens immobiliers et une moindre attractivité économique et touristique.Or, dans les faits, le désagrément n’a absolument pas été prouvé pour ces communes, situées dans les 12 milles marins autour d’une unité de production, qui, depuis, se répartissent 50 % du produit de la taxe sur ces installations.C’est pourquoi, désormais, pour les installations en Zone Économique Exclusive, il convient d’imaginer une toute autre répartition en privilégiant les collectivités territoriales acteurs en la matière.Les règles de répartition seraient définies en Conférence Territoriale de l’Action Publique avec un chef-de-filat privilégié en faveur des régions. Ce sont en effet les régions – à qui la loi a délégué la compétence économique – qui créent les conditions d’attractivités de ces projets EMR, notamment en investissant massivement dans des infrastructures lourdes nécessaires permettant d’accueillir, notamment sur les zones portuaires, l’écosystème nécessaire à la construction et à la maintenance des installations EMR. Il faut donc sortir de la logique actuelle de dédommagement pour entrer dans une logique dynamique où le produit de la taxe serve l’investissement.Soulignons, au passage, que cette modification de la répartition des produits de la taxe, proposée par cet amendement, ne concernerait ni les parcs actuellement en service, ni les projets de parcs en cours ou à venir dans les eaux intérieures, mais uniquement les futuresinstallations situées en Zone Economique Exclusive.Tel est l’objet de cet amendement transpartisan. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001082
Dossier : 1082
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Date inconnue
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La qualité de l’accompagnement des enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) repose directement sur la disponibilité, la stabilité et la formation des professionnels référents. Un suivi individualisé, continu, est indispensable pour sécuriser les parcours, prévenir les ruptures, et repérer les situations de maltraitance ou de danger. Dans le PLF 2026, des mesures financières importantes sont annoncées : 40 M€ sont prévus pour améliorer le taux d’encadrement dans les pouponnières ; Une enveloppe de prêts bonifiés de 350 M€ est mobilisée pour la rénovation des établissements sur 2025‑2027. Cependant, aucun indicateur de performance n’est à ce jour précisé concernant les ratios d’encadrement dans l’ASE. Autrement dit, le PLF 2026 ne contient pas de données budgétaires ou stratégiques permettant de suivre le nombre d’enfants confiés par professionnel référent, que ce soit dans les établissements, les familles d’accueil, ou auprès de tiers. Cette proposition s’inscrit dans le prolongement direct des recommandations du rapport parlementaire n° 1200 (avril 2025), qui déplore l’absence de normes d’encadrement généralisées et appelle à une montée en qualité dans toutes les modalités de placement relevant de l’ASE. Cet amendement vise donc à combler ce vide en proposant la création d’un indicateur structurant, rattaché à l’objectif 3 du programme 304 : « Améliorer le repérage des enfants en danger ou en risque de danger » Ce ratio, pertinent d’un point de vue budgétaire et opérationnel, constituerait un levier de pilotage essentiel pour évaluer l’efficience des moyens mobilisés, objectiver les besoins de renfort, et améliorer la qualité de l’accompagnement. Il permettrait également de rapprocher la France des pratiques d’évaluation déjà en vigueur dans d’autres pays européens, où la charge moyenne par travailleur social fait l’objet d’un suivi régulier. Enfin, la création de cet indicateur s’inscrit pleinement dans une logique de transparence et de reddition des comptes vis-à-vis des enfants protégés, des départements et du Parlement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001083
Dossier : 1083
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Date inconnue
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Depuis plus de vingt ans, le législateur a veillé à ce que les victimes de scandales sanitaires majeurs ne soient pas pénalisées fiscalement par les indemnisations reçues au titre de la réparation de leurs préjudices. De ce fait, les indemnités versées par le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) sont exonérées d’impôt sur le revenu depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002 (article 53 de la loi n° 2001-1246 du 21 décembre 2001). Il en est de même pour les indemnités versées aux victimes du Médiator (benfluorex) par l’ONIAM sont exonérées d’impôt depuis la loi de finances pour 2017 (article 49 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016). Le présent amendement, travaillé avec l’Apesac (Association d'Aide aux Parents d'Enfants souffrant du Syndrome de l'Anti-Convulsivant), s’inscrit dans cette continuité en exonérant d’impôt sur le revenu les indemnités allouées aux victimes du valproate de sodium (Dépakine) et de ses dérivés, ainsi qu’à leurs ayants droit, par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), que ce soit par voie amiable ou judiciaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001085
Dossier : 1085
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à introduire un indicateur de performance permettant de mesurer l’évolution du pouvoir d’achat réel des bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). En 2026, le Gouvernement a choisi de geler les prestations sociales, y compris l’AAH, au niveau de 2025, au nom d’un effort budgétaire global. Ce gel des prestations sociales et de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) prévu à l’article 44 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 entraînera une baisse du revenu réel des bénéficiaires, déjà confrontés à la hausse du coût de la vie et à un niveau de revenu inférieur au seuil de pauvreté. En intégrant cet indicateur, il s’agit d’assurer une meilleure transparence sur les conséquences sociales des choix budgétaires opérés, conformément à l’objectif d’égalité des chances et d’inclusion affiché par la mission.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001087
Dossier : 1087
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Date inconnue
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L'ajout de l’indicateur « Niveau de satisfaction des familles et des enseignants référents concernant l’adaptation et la suffisance des aides prescrites » vise à compléter l’évaluation actuelle de la politique d’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. Aujourd’hui, les indicateurs retenus, tels que le taux de couverture des prescriptions d’aide humaine ou de matériels pédagogiques adaptés, mesurent essentiellement la quantité d’aides attribuées. Sa mise en œuvre permettrait : - d’apprécier l’effectivité du droit à l’inclusion au-delà de la seule délivrance des aides ; L’objectif est d’instaurer une approche plus humaine et qualitative de la performance de l’action publique en faveur des élèves en situation de handicap. Un tel indicateur renforcerait la transparence du suivi des politiques éducatives et offrirait aux familles une véritable reconnaissance de leur expérience et de leur expertise d’usage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001088
Dossier : 1088
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Date inconnue
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Cet amendement vise à introduire un nouvel indicateur de suivi des pôles d’appui à la scolarité (PAS), afin de garantir la transparence, l’évaluation démocratique et la légitimité juridique de leur généralisation. Les PAS, créés par circulaire ministérielle en septembre 2024 et étendus à près de 500 structures à la rentrée 2025, ne disposent in fine d’aucune base légale. La commission mixte paritaire du 1er juillet 2025 a en effet rejeté la disposition visant à leur généralisation dans le cadre de la proposition de loi sur le parcours inclusif, confirmant ainsi leur statut expérimental. Malgré cette absence de fondement législatif, le Gouvernement poursuit leur déploiement, sans attendre les résultats de l’expérimentation initiale menée dans quatre départements. Or, cette circulaire actuelle ne prévoit aucun mécanisme de consultation ou d’évaluation des personnels concernés, notamment les AESH, assistants d’éducation et AESH référents, pourtant directement impliqués dans le fonctionnement quotidien des PAS. Seules certaines catégories d’acteurs institutionnels sont interrogées dans les annexes de suivi, ce qui crée un biais d’évaluation et occulte la parole du terrain. Si les aides individuelles (AESH, matériel adapté) font déjà l’objet d’indicateurs spécifiques de suivi, une évaluation qualitative avant le déploiement des PAS à grande échelle, est une nécessité afin de mesurer leur efficacité réelle sur le terrain.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000109
Dossier : 109
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Date inconnue
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Par cet amendement d’appel, l’attention est appelée sur les difficultés récurrentes rencontrées dans la mise en œuvre de certains marchés publics passés pour la police nationale, difficultés qui suscitent un vrai ressentiment parmi les personnels et interrogent la qualité de la dépense publique. De nombreux exemples illustrent ces dysfonctionnements :
– caméras-piétons peu autonomes, fragiles ou techniquement inexploitables ;
Le cas le plus emblématique demeure celui du marché public « UniForces » relatif à l’habillement, qui représente à lui seul environ 300 millions d’euros. Conclu pour la police et la gendarmerie nationales, ce marché a connu d’importants retards de mise en œuvre: ruptures d’approvisionnement, bugs informatiques, stocks insuffisants, livraisons non honorées. La moitié environ des commandes n’a pu être exécutée, entraînant un mécontentement profond des agents et une perte d’efficacité opérationnelle. Si la direction générale de la police nationale assure que les besoins « métiers » sont identifiés en amont des appels d’offres, force est de constater que la consultation effective des utilisateurs et le suivi de la qualité des livraisons demeurent perfectibles. Le présent amendement vise donc à inviter le Gouvernement à remettre un rapport d’évaluation complet sur la passation et l’exécution des marchés publics du ministère de l’Intérieur relatifs à la police nationale, afin de tirer les enseignements nécessaires et de renforcer la performance de la commande publique, dans un souci d’efficacité, d’économie et de respect des besoins du terrain. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000109
Dossier : 109
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de réformer la Taxe d’Habitation sur les résidences secondaires, pour l’étendre à tout le territoire, la rendre progressive et permettrait aux communes qui le souhaitent d’augmenter la majoration à 300%. La France compte plus de 3,7 millions de résidences secondaires, soit près de 10 % du parc de logements : un record européen et mondial par habitant. Ce développement massif contribue à raréfier l’offre de résidences principales dans les grandes métropoles, sur le littoral et en montagne. Il provoque un cercle vicieux : baisse du nombre de logements disponibles, flambée des prix, éviction des ménages modestes et extension de l’artificialisation de nouvelles surfaces. Dans le même temps, 350 000 personnes sont sans abri, et des millions d’autres peinent à se loger. À Paris, le nombre d’offres de logements locatifs a chuté de 74 % en trois ans, dans d’autres villes et régions comme la Bretagne ou le Pays basque, le marché locatif s’assèche et les loyers explosent sous l’effet de la spéculation et de la multiplication des résidences secondaires. En parallèle, le parc de résidences secondaires profite essentiellement aux ménages les plus aisés : plus de la moitié de ces logements appartiennent à 10 % des propriétaires. Face à cette situation, la taxe actuelle sur les résidences secondaires demeure trop faible pour réguler efficacement le marché. En autorisant une majoration pouvant atteindre 300 %, le présent amendement redonne aux communes un levier fiscal puissant pour inciter à la remise sur le marché des résidences secondaires, pour réguler la spéculation immobilière et renforcer les finances locales, les projets d’urbanisme, d’infrastructure ou de logement social. Cette hausse de majoration vise à donner de nouvelles possibilités et non une obligation pour les communes, nous leur faisons confiance pour décider quel taux est le plus adéquat. L’amendement introduit également une fiscalité plus équitable : la majoration de la taxe pourra être modulée en fonction du nombre de biens détenus et de la surface, afin de mieux cibler les multipropriétaires spéculateurs. Enfin, notre amendement propose que l’ensemble des villes qui le souhaitent puissent mettre en place cette taxe. Là encore, rien n’oblige les communes à le faire, nous faisons confiance à l’échelon local pour mettre en œuvre la politique la plus juste au niveau du logement. Avec cet amendement qui permet donc la hausse de la majoration possible sur la THRS, son application sur tout le territoire et son caractère progressif, les députés insoumis répondent à l’urgence sociale et proposent de corriger une situation devenue intenable pour les habitants permanents. Cet amendement a été travaillé avec la Fondation pour le Logement des Défavorisés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001090
Dossier : 1090
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Date inconnue
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L’objet du présent amendement est d’introduire un indicateur de performance clair : combien d’heures d’accompagnement notifiées par les MDPH sont effectivement assurées aux élèves en situation de handicap. Chaque année, le nombre d’élèves bénéficiant d’une notification d’accompagnement humain par la MDPH progresse fortement. Pourtant, de nombreux enfants en situation de handicap ne bénéficient pas, en pratique, de l’ensemble des heures d’aide notifiées, faute d’un nombre suffisant d’accompagnants disponibles. Ce décalage entre le droit reconnu et sa mise en œuvre effective compromet leur scolarisation et l’inclusion à laquelle ils ont droit. Le ministère reconnaît d’ailleurs que toutes les notifications ne se traduisent pas immédiatement en accompagnement, notamment en raison des délais de recrutement des AESH. Il est donc essentiel de disposer d’un indicateur permettant de mesurer objectivement cet écart, afin d’en assurer le suivi et d’orienter les efforts de recrutement là où les besoins sont les plus urgents. L’indicateur proposé, intitulé « taux de couverture effective des notifications d’accompagnement humain par un AESH », mesurera, par département, la part des heures notifiées par les MDPH effectivement assurées dans les établissements scolaires. Cet outil de transparence permettra de garantir l’effectivité du droit à l’accompagnement et d’assurer une meilleure égalité entre les territoires.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001092
Dossier : 1092
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Date inconnue
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Face aux défis du réchauffement climatique et de multiplication des risques, les services d’incendie et des secours sont de plus en plus sollicités et le seront encore davantage. Il est donc indispensable de faciliter et optimiser leur financement, assuré à hauteur de 60% par les Départements. Ces derniers bénéficient au titre du financement des SDIS d’une fraction de taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), mais leur contribution est plus de deux fois supérieure aux montants ainsi perçus. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001094
Dossier : 1094
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à inclure les PFAS dans la liste des substances assujetties à la Taxe Générale des Activités Polluantes (TGAP) sur les émissions de substances polluants dans l’air. Instaurée en 1999 par la loi de finances, la TGAP Air applique le principe pollueur-payeur aux émissions de polluants des installations classées (ICPE) soumises à autorisation ou enregistrement. Or, malgré leur grande persistance et leur impact sanitaire avéré, les PFAS ne figurent pas encore parmi les substances concernées. Cette mesure viendrait ainsi renforcer le plan d’action interministériel sur les PFAS (avril 2024) en appliquant le principe du pollueur-payeur aux industries émettrices, ce qui devrait contribuer à une réduction plus rapide des émissions de PFAS dans l’atmosphère. Elle permettrait aussi de contribuer financièrement à la surveillance dans l’air ambiant des PFAS au travers du dispositif de dons libératoires de TGAP prévu par l’article 266 decies du code des douanes ; dons qui participent au financement des organismes agréés de surveillance de la qualité de l’air mentionnés au L221-3 du code de l'environnement. A noter qu’à ce jour, la surveillance des PFAS dans l’air est assurée grâce à l’autofinancement des organismes agréés de surveillance de la qualité de l’air. C’est notamment le cas des travaux menés par ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, dont le coût s’est élevé à 120 000 € en 2024 et à 80 000 € en 2025, financés par des fonds publics afin de développer la méthodologie et de réaliser les premières campagnes de mesure. Tel est l’objectif de cet amendement, travaillé avec ATMO France. Cet amendement engendre un surcroît de recettes et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001097
Dossier : 1097
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Date inconnue
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Le II.- de l'article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. Cette disposition introduit une rétroactivité au 1er janvier 2025, que le Gouvernement justifie par la volonté de corriger un déséquilibre contractuel et de réduire les dépenses publiques à hauteur de 150 M€ par an. Une telle approche soulève de très sérieuses problématiques, tant sur le plan juridique qu’économique et politique. Sur le plan juridique, elle menace nécessairement la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, la volonté des acteurs économiques à investir à long terme dans le secteur énergétique français sera fragilisée. Sur le plan économique, cette mesure rétroactive aurait des effets significatifs pour la filière photovoltaïque, qui repose sur des investissements de long terme. Les économies annoncées, environ 150 M€ par an, apparaissent marginales au regard des bénéfices économiques, fiscaux et sociaux qu’apporte la filière solaire aujourd’hui : 60 000 emplois locaux, des recettes fiscales pour les collectivités, une réduction significative des importations d’énergie et une contribution à la sécurité d’approvisionnement. Cette mesure fragiliserait également de nombreuses entreprises, notamment des PME territoriales, qui participent activement à la maintenance et à l’exploitation des centrales photovoltaïques. En outre, la stabilité du cadre et la qualité de la « signature » de l’État ont jusqu’à présent permis d’attirer des capitaux pour financer la transition énergétique et notamment des acteurs souhaitant doter la France d’une capacité de production industrielle dans le secteur solaire. Remettre en cause ces engagements menace les projets industriels à venir, notamment les gigafactories, et la cohérence avec le plan de relance, qui vise la réindustrialisation de la France dans les filières stratégiques pour la transition écologique. En conséquence, le présent amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer les dispositions du II.- de l’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 portant sur la révision rétroactive de certains contrats de production photovoltaïque. Il a pour objectif de préserver la sécurité juridique des contrats conclus avec l’État, la confiance des investisseurs dans la stabilité du cadre public ainsi que la pérennité économique d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la réindustrialisation du pays. En somme, il s’agit de garantir la crédibilité de la France comme partenaire fiable et attractif pour les investissements durables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001098
Dossier : 1098
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à réintroduire les dispositions de l’article 44 prévoyant l’assujettissement des aérodromes de classe 4 au tarif de péréquation de la taxe sur le transport aérien de passagers, dont ils sont aujourd’hui exonérés. Cette mesure permet de revaloriser la fiscalité aérienne afin de couvrir les coûts croissants de sûreté et de sécurité, tout en renforçant la cohérence du mécanisme de péréquation entre aéroports. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001099
Dossier : 1099
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à rétablir l’article 42, qui a pour objet de sécuriser et de pérenniser le financement des charges de service public de l’énergie en affectant une fraction du produit de l’accise sur les carburants pétroliers (essences, gazoles, carburéacteurs et gaz de pétrole liquéfiés carburant) au financement des missions de service public, notamment celles liées à la cogénération et au biométhane. Il participe ainsi à une meilleure cohérence entre la fiscalité des énergies fossiles et le financement de la transition énergétique, en garantissant la soutenabilité budgétaire des politiques publiques de l’énergie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000011
Dossier : 11
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI, identique à un amendement présenté sous la bannière du Nouveau Front Populaire en 2024, vient renforcer l’efficacité de la taxe sur les transactions financières (TTF) en proposant plusieurs modifications sur la composition de l’assiette, sur le taux, et sur le recours à Euroclear dans le recouvrement de cette taxe. Alors que le Gouvernement illégitime de Lecornu sabre notre système social pour faire des économies, notre proposition est de nature à dégager des ressources importantes pour le budget de l’État en restaurant l’équité fiscale. À ce titre, la TTF présente ainsi tous les atouts d’un bon impôt, comme le note l’économiste Gunther Capelle-Blancard : « Elle est peu distorsive, ses recettes fiscales sont potentiellement élevées et les frais de recouvrement minimes ; elle a en outre un effet redistributif ». La remontée de la TTF de 0,3 % à 0,4 % au premier avril 2025 n’a pas eu d’effet sur les transactions financières en France. Ça a été l’occasion de démontrer que les cris de stupeur d’une macronie radicalisée dans sa dérive antifiscale étaient sans objet. Cet objection levée, il s’agit désormais de traiter le fond du problème : l’actuelle TTF n’impose que 600 milliards d’euros de transactions à la Bourse de Paris, alors que l’ensemble des transferts y atteignent plus de 4 000 milliards d’euros ! Pour remédier à cette taxe trop faible, à l’assiette trop étroite, nous proposons donc de : – L’élargissement de l’assiette de la taxe aux opérations « intraday », afin d’inclure les transactions effectuées au cours d’une même journée. Néanmoins, cet amendement exonère les apporteurs de liquidité qui contribuent à la liquidité et au bon fonctionnement du marché. De plus, cette mesure étend également la TTF aux dérivés d’actions et aux dérivés négociés hors des marchés réglementés excepté les dérivés qualifiés d’instruments de couverture. – L’augmentation du taux nominal de la taxe, qui passe alors de 0,4 % à 0,6 %, dans le but d’accroître le rendement de cette taxe. – La recentralisation du recouvrement de la TTF par la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), en s’appuyant sur les registres RDT2 (Reporting Direct des Transactions), tenus par l’Autorité des marchés financiers conformément au règlement européen « MiFIR » n° 600/2014 du Parlement et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchés d’instruments financiers. Ces registres, qui assurent un enregistrement exhaustif des transactions, constituent un outil efficace pour faciliter la collecte de la TTF par la DGFiP. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000110
Dossier : 110
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI fonde le calcul de l’impôt sur les successions à l’aune de l’héritage reçu tout au long de la vie, au lieu de réinitialiser le décompte arbitrairement tous les quinze ans. L’héritage pèse de plus en plus dans les trajectoires sociales des individus. D’après une note du Conseil d’analyse économique (CAE), 60 % des patrimoines sont aujourd’hui issus de l’héritage, contre 35 % au début des années 1970. Le patrimoine hérité est par ailleurs très inégalement réparti, puisque que 40 % des Français n’héritent de rien, pendant que les 0,1 % les plus riches héritent en moyenne de 12,6 millions d’euros et ne paient, en moyenne, que 10 % d’impôt dessus. Alors que ces inégalités patrimoniales explosent, notre système d’imposition des successions est défaillant : mité d’innombrables exonérations, il permet aux ménages les plus aisés de payer un taux effectif très faible. Ainsi, les 0.1 % plus riches, qui reçoivent en moyenne 13 millions d’euros de transmission ne paient qu’à peine 10 % de droits de succession sur l’ensemble du patrimoine hérité. Cette moyenne cache d’immense disparités, mais elle permet de constater que l’on est très loin du taux marginal de 45 % affiché par le barème au-delà d’1,8 million d’euros. L’exonération, de 100 000 euros tous les quinze ans, par enfant et par parent, constitue l’une des principales exonérations propres à l’imposition sur les successions. Sur une période de 31 ans, un couple avec trois enfants est ainsi en mesure de transmettre 1 800 000 € à leurs enfants, sans contribuer d’un seul centime à la solidarité nationale. Cette situation est inacceptable ! Par la fiscalité, notre puissance publique permet la concentration du patrimoine entre les mains d’une toute petite minorité. Pour éviter une société d’héritier et permettre l’émancipation économique et sociale par le travail, il faut redistribuer les héritages ! Nous ne pouvons plus nous permettre qu’une partie des ménages les plus aisés puissent se soustraire une fois encore à la solidarité nationale. Comme le proposait France stratégie dans une note en 2017, nous proposons donc de calculer l’héritage perçu tout au long de la vie comme assiette de l’imposition sur les successions. Mesure de justice fiscale, cet amendement est de nature à éviter une patrimonialisation de la société française au profit des riches et au détriment du plus grand nombre, en particulier des travailleurs et des travailleuses. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000110
Dossier : 110
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Date inconnue
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Par le présent amendement d’appel, il est souhaité appeler une nouvelle fois l’attention sur l’impact budgétaire de la contribution versée par le ministère de l’Intérieur au Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP), qui pèse à hauteur d’environ 30 millions d’euros sur le programme 176, de façon injustifiée, comme le soulignait la Cour des comptes dans son rapport d’analyse de l’exécution budgétaire 2022 des crédits de la mission Sécurités, publié en avril 2023. À ce jour, le taux d’emploi des personnes en situation de handicap s’élève à 2,8 % dans la police nationale, contre 6 % requis par le code général de la fonction publique. Ce taux, bien qu’inférieur à la cible légale, est significatif au regard des contraintes physiques et psychologiques inhérentes à la majorité des métiers de la police. Le montant de la contribution versée au FIPHFP à titre de pénalité s’est élevé à 28,6 millions d’euros en 2024, alors même qu’aucun crédit n’a été ouvert en loi de finances initiale depuis 2023 pour cette dépense. Un tel montant n’est pas négligeable : il équivaut au coût de construction d’un commissariat ou à l’annuité des allocations en faveur du logement social versées par la police nationale. Lors de l’audition organisée par la commission des Finances dans le cadre du Printemps de l’évaluation, le 3 juin 2025, votre rapporteure spéciale a interrogé M. Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, sur cette question. À la suite de cet échange, la direction générale de la police nationale a engagé une réflexion technique sur une possible évolution du cadre réglementaire, notamment par l’introduction d’un coefficient de minoration. Ce dispositif, déjà appliqué à plusieurs corps présentant des exigences physiques et psychologiques analogues (fonctionnaires sous statut militaire, sapeurs-pompiers, agents civils de sécurité et de surveillance, garde-forestiers), permettrait de réduire significativement – de l’ordre de 90 % – la contribution actuelle de la police nationale au FIPHFP. Cette réflexion a toutefois été suspendue en raison du contexte politique, avec la conséquence que la question budgétaire n’a pu être résolue à ce stade. Le présent amendement vise donc à relancer la démarche d’évaluation et de réforme de ce dispositif, afin d’assurer un traitement plus équitable des services du ministère de l’Intérieur, sans remettre en cause les efforts constants, que votre rapporteure spéciale tient à souligner, de la Police nationale en faveur de l’inclusion, de la reconversion et de l’accompagnement des agents en situation de handicap. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001103
Dossier : 1103
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Date inconnue
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La lutte contre le changement climatique suppose une réduction rapide et durable de la consommation d’énergies fossiles. Après la flambée des prix de 2022, les prix du gaz sur les marchés connaissent aujourd’hui une tendance à la baisse et à la stabilisation, liée à la diversification des approvisionnements, à la baisse de la demande et à la montée en puissance des énergies renouvelables. Or, cette évolution, si elle n’est pas accompagnée d’un signal-prix cohérent, risque d’entraîner un relâchement dans l’urgence d’accélérer la transition énergétique, au moment même où la France doit accélérer la décarbonation de son mix énergétique. Le présent amendement vise ainsi à instaurer un prix plancher énergie-climat sur le gaz naturel, en introduisant un mécanisme automatique d’ajustement de la TICGN. L’actuelle TICGN, définie à l’article L. 312-36 du code des impositions sur les biens et services, serait donc modifiée pour être complétée d’un montant variable. Concrètement, ce montant serait actualisé chaque trimestre de sorte que la somme du coût d’approvisionnement du gaz, soit le prix du gaz sur le marché de gros français, le PEG (Point d’Échange de Gaz), complétée du coût des certificats d’économies d’énergie (CEE), ne descende pas en dessous de 45 €/MWh. Ce niveau correspondrait ainsi pour les consommateurs finaux, à un prix TTC de l’ordre de 130 à 140 €/MWh. Le coût d’approvisionnement du gaz est celui communiqué par la CRE, conformément à l’arrêté du 18 avril 2023 relatif à la référence de prix du gaz sur les marchés représentative des coûts d'approvisionnement des fournisseurs. Ce niveau de 45 €/MWh a été retenu car il correspond, selon les analyses du réseau d’accompagnement des collectivités et acteurs locaux en matière de transition énergétique AMORCE, au seuil en deçà duquel le gaz fossile devient artificiellement plus compétitif que la chaleur renouvelable et de récupération (EnR&R). Ce seuil vise donc à préserver la compétitivité et l’attractivité de la chaleur renouvelable par rapport au gaz fossile, et à garantir la cohérence du signal-prix en faveur des énergies renouvelables. En outre, ce niveau minimal demeure modéré afin de préserver la soutenabilité sociale de la transition énergétique tout en maintenant un signal-prix cohérent avec les objectifs climatiques L’amendement ne prévoit pas de mécanisme symétrique de plafonnement. D’une part, parce que les perspectives de marché montrent une tendance structurelle à la baisse et à la stabilisation des prix du gaz, comme expliqué précédemment. D’autre part, en cas de flambée exceptionnelle des prix, des mécanismes d’intervention étatiques (boucliers tarifaires, chèques énergie) pourront toujours être mobilisés. Enfin, dans un contexte d’urgence climatique, la priorité est de maintenir un signal-prix dissuasif à la consommation d’énergie fossile, non de le neutraliser. Ce dispositif serait également favorable aux finances publiques. Sur la base d’analyses effectuées par le réseau AMORCE, les recettes supplémentaires pour l’État d’un tel dispositif auraient été estimées à environ 2 milliards d’euros en 2021, 0 en 2022 (année de crise), 2 milliards en 2023, 2 milliards en 2024 et 1 milliard en 2025. Ces montants témoignent du potentiel de rendement stable d’un tel mécanisme en période de prix bas, tout en réduisant la volatilité des recettes fiscales issues des énergies fossiles. Les recettes additionnelles issues de ce mécanisme pourraient utilement être affectées au Fonds chaleur, afin de soutenir le développement des réseaux de chaleur renouvelables et de récupération. Cette affectation renforcerait la cohérence écologique du dispositif : les ressources générées par les énergies fossiles contribueraient directement à financer la sortie du gaz fossile et à accélérer la décarbonation du chauffage. Cet amendement est inspiré d’une proposition de l’association AMORCE. Il engendre un surcroît de recettes estimé à au moins 1 milliard d'euros et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001104
Dossier : 1104
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Date inconnue
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En créant un indicateur sur le taux d’appels traités par la plateforme téléphonique Viols-Femmes-Information gérée par le collectif féministe contre le viol (CFCV), le présent amendement permet de mieux distinguer les différentes mesures financées par le programme 137 pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Cet amendement, déjà adopté en première lecture au PLF 2025, est à nouveau porté par les co-rapporteures de la Délégation aux droits des femmes sur le PLF 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000111
Dossier : 111
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe insoumis prévoit la mise en place d’une surtaxe d’impôt sur les sociétés de 10 % pour les entreprises de plus de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires qui ne respectent pas un encadrement des marges permettant de mettre un terme aux marges indues de multinationales profiteuses de crise. Il s’agit de rétablir la philosophie de la proposition de loi d’encadrement des marges du groupe insoumis à savoir encadrer le taux de marge des plus grandes entreprises de l’industrie agroalimentaire afin de protéger les prix de vente de nos agriculteurs, et le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires. Cet encadrement du taux de marge reposerait sur l’application d’un coefficient multiplicateur maximum applicable dès l’année 2026, puis qui serait activé à chaque fois que l’inflation alimentaire est forte et durable alors que les prix des produits agricoles augmentent peu ou pas. Ces situations sont propices à la réalisation de marges excessives et c’est elles qu’il nous faut saisir. Il s’agit donc d’un dispositif proportionné et opérationnel pour répondre à la détresse d’un nombre croissant de nos concitoyens face à l’inflation alimentaire. Lorsque la situation advient, il revient au pouvoir réglementaire de fixer le coefficient multiplicateur maximum pertinent pour chaque secteur d’activité de l’industrie agroalimentaire. Les entreprises agroalimentaires les plus grandes sont celles qui dispose d’un pouvoir de marché important et qui peuvent se permettre d’augmenter leurs taux de marge en période d’inflation. De plus, pour les entreprises de taille plus modeste, il n’est pas responsable de leur demander de rendre des comptes sur le taux de marge pratiqué en cours d’exercice. Cela demande en effet des moyens humains et financiers qu’elles n’ont pas. Enfin, la DGCCRF pourra cibler ses contrôles sur les plus grandes entreprises dès lors que les autres ne seront pas soumises au dispositif. Il est donc proposé d’exclure du champ d’application du dispositif les entreprises dont le chiffre d’affaires consolidé est inférieur à 350 millions d’euros, seuil récemment retenu dans la loi du 17 novembre 2023 portant mesures d’urgence pour lutter contre l’inflation concernant les produits de grande consommation. Si les multinationales continuaient à pratiquer des marges indues, ce que nous ne souhaitons pas, la surtaxe d’IS appliquée permettra d’aider directement les deux populations victimes de la cupidité des distributeurs : – D’une part, nous pour financer directement des revenus décents pour nos agriculteurs, – D’autre part, nous mettrons en place des aides à la consommation de produits de première nécessité pour les personnes en situation de précarité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001111
Dossier : 1111
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à étendre ce dispositif à la Guadeloupe et à la Martinique, territoires eux aussi fortement touchés par la vie chère. Il propose ainsi d’abaisser le taux de TVA à 0 % sur les produits de première nécessité en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, afin de renforcer le pouvoir d’achat des ménages. Il s’inscrit également dans la volonté, telle qu’édictée par l’article, d’assurer un contrôle effectif de la répercussion de cette baisse sur les prix de vente, afin d’éviter que certains acteurs économiques n’en profitent pour accroître leurs marges. Cet amendement s’intègre enfin dans une stratégie plus large et coordonnée de réduction durable des prix dans ces territoires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001112
Dossier : 1112
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Date inconnue
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Au même titre que la décision du Ministre de l'Économie de baisser la contribution tarifaire d’approvisionnement (CTA), pour réduire la facture d’électricité des français, le présent amendement vise à instaurer une exonération temporaire de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour certains services essentiels dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de La Réunion. Cette mesure a pour objectif de soulager les habitants des pays des océans dits d'Outre-mer du poids du coût de services essentiels à la vie quotidienne. Elle tend à garantir un accès moins cher à l’eau potable, à l’énergie et à la gestion des déchets, dans des contextes insulaires souvent marqués par des coûts d’exploitation et de distribution plus élevés que dans l’Hexagone. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001113
Dossier : 1113
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), adoptée en 2019, a permis de doter les exploitants d’un outil fiscal souple et efficace en les incitant à une gestion plus raisonnée et responsable de leur trésorerie. La DEP fait ainsi partie d'une politique globale de gestion des risques en agriculture : elle permet depuis plusieurs années, au côté des outils assurantiels, d’améliorer la résilience des exploitations agricoles françaises. Depuis plusieurs années, le secteur agricole fait face à une récurrence d’aléas climatiques (sécheresse, inondations…), et à une succession de crises sanitaires (épizootie, tuberculose et dermatose nodulaire contagieuse plus récemment…) ; il est nécessaire de donner aux agriculteurs les outils leur permettant de pouvoir surmonter ces risques. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001114
Dossier : 1114
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Date inconnue
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Une entreprise agricole se doit d’anticiper au mieux les variations de son résultat, mais également les variations des charges fiscales et sociales des chefs d’exploitation. Or, la récurrence des aléas climatiques s’est amplifiée ces dernières années rendant de plus en plus indispensable une gestion économique pluriannuelle des exploitations. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001115
Dossier : 1115
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Date inconnue
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Le régime d’exonération des plus-values professionnelles visées à l’article 151 septies du CGI constitue un levier fiscal indispensable au renouvellement des agroéquipements et donc à la compétitivité des exploitations agricoles. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001116
Dossier : 1116
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Date inconnue
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La décision du Conseil d’État du 30 avril 2024 a précisé pour l’application de l’exonération des plus-values professionnelles prévue à l’article 151 septies du CGI, qu’il résultait de la combinaison de ces dispositions et de celles de l'article 70 du même code que, dans le cas où la plus-value de cession est réalisée par une société dont les bénéfices sont soumis à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices agricoles, le respect de la condition de durée d’activité (5 ans) doit s’apprécier au niveau de chacun des associés exerçant, dans le cadre de la société en cause, une activité professionnelle agricole au sens de l'article 151 nonies du CGI.
Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001117
Dossier : 1117
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Date inconnue
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Le Sénat a adopté un crédit d’impôt au titre des dépenses de mécanisation collective engagées par les entreprises agricoles adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA).
Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001118
Dossier : 1118
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Date inconnue
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010.
Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001119
Dossier : 1119
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Date inconnue
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En cas de survenance d’un évènement climatique, l’exploitant peut percevoir une indemnité par l’assurance afin de couvrir en tout ou partie la perte de récolte qui en résulte. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001120
Dossier : 1120
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Date inconnue
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En agriculture, le seuil du passage du régime réel simplifié au régime réel normal, aujourd’hui fixé à 391 000 €, doit être revalorisé. Fixé à 365 000 € jusqu’en 2022 puis à 391 000€ à partir de 2023 avec la revalorisation triennale, l’évolution de ce seuil d’imposition reste cependant décorrélée de l’évolution du chiffre d’affaires des entreprises agricoles due aux restructurations observées ces dernières années.
Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001121
Dossier : 1121
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Date inconnue
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L’article 58 de la loi de finances pour 2019 a rétabli le dispositif du blocage des stocks à rotation lente au profit des exploitants titulaires de bénéfices agricoles déterminés selon le mode réel. Ce dispositif, optionnel, codifié à l’article 72 B bis du CGI, permet à l’exploitant de ne pas réviser à la clôture de chaque exercice la valeur de ses stocks et évite ainsi de devoir constater un produit imposable à concurrence de la variation susceptible d’en résulter. Le produit considéré demeure imposable, mais ne le sera qu’avec les résultats de l’exercice au cours duquel intervient la vente du stock considéré. En effet, l’option pour le blocage des stocks est exclusive de celles prévues pour l’étalement des revenus exceptionnels, article 75-0 A du CGI et surtout pour le régime de la moyenne triennale, article 75-0 B du CGI, très largement pratiqué par les exploitants agricoles et viticoles. Ces exclusions ne sont cependant pas justifiées : l’utilisation conjointe du blocage des stocks et de la moyenne triennale, voire rarement de l’étalement des revenus exceptionnels, n’ont pas pour conséquence d’amplifier les effets fiscaux des dispositifs précités ni de générer des optimisations. La moyenne triennale vise l’ensemble des bénéfices agricoles et non les seuls profits sur stocks qui se trouvent seulement lissés par l’effet de la moyenne. Dès lors, il est proposé de permettre aux exploitants agricoles et viticoles soumis au régime réel d’imposition de bénéficier pleinement des dispositifs déjà instaurés par la loi fiscale, sans restriction de principe. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001124
Dossier : 1124
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à instaurer une exonération temporaire de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les produits issus de la production locale dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de La Réunion. Cette mesure a pour objectif de soutenir les producteurs et artisans des Pays des océans, en allégeant la charge fiscale sur leurs productions et en favorisant la consommation locale. Elle participe à la consolidation des économies insulaires, souvent fragilisées par les coûts d’importation, la dépendance logistique et les écarts de compétitivité par rapport à l'Hexagone. En ciblant les secteurs agricoles, halio-alimentaires, agro-industriels et artisanaux, cette disposition encourage le développement des circuits courts, la valorisation des savoir-faire locaux et la création d’emplois durables dans les territoires ultramarins. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001126
Dossier : 1126
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe Écologiste et Social propose de supprimer l’article 77 sexies, introduit au Sénat, qui généralise l’accord préalable de l’Assurance maladie pour la prise en charge des frais de santé dans le cadre de l’aide médicale d’Etat (AME). L’AME est une prestation d’aide sociale financée par l’État, qui permet aux personnes en situation administrative irrégulière d’accéder aux soins dans l’attente d’obtenir leur régularisation. Elle s’adresse à un public particulièrement précaire, sous condition très restrictives : absence de titre de séjour, résidence en France depuis au moins trois mois consécutifs et ressources inférieures à 862 € /mois pour une personne seule, soit bien en-deçà du seuil de pauvreté (1288 € / mois). Ce dispositif essentiel reste très largement sous-utilisé. L’enquête Premiers Pas (IRDES, 2019) montre que 49 % des personnes éligible à l’AME n’y ont pas recours, et qu’après cinq ans ou plus de présence en France, 35 % des personnes sans titre de séjour n’ont toujours pas ouvert leurs droits. Ce ne sont pas la fraude ou l’abus qui caractérisent l’AME, mais la méconnaissance du dispositif et la difficulté à faire valoir ses droits. Le dernier rapport annuel de Médecins du Monde (octobre 2025) confirme ces constats : les obstacles administratifs restent majeurs – insuffisance des lieux de dépôt, obligation de prise de rendez-vous, exigences de pièces injustifiées, conditions d’accueil inadaptées, délais d’instruction excessifs ou difficultés d’édition des cartes. Ces entraves privent les personnes concernées d’une couverture maladie effective, pourtant préalable indispensable à l’accès aux soins. L’article 77 sexies impose une procédure administrative supplémentaire en rendant obligatoire l’accord préalable de l’assurance maladie pour tous les bénéficiaires de l’AME, pour une liste de prestations programmées établie par décret. Un tel régime réduirait encore le recours à cette aide vitale, au détriment des droits des personnes concernées et de la santé publique dans son ensemble. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000113
Dossier : 113
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir l'article 74 dans sa rédaction initiale. L'ajout à l'alinéa 12 a pour vocation d’assurer que des secteurs essentiels à la vitalité et à la cohésion de nos territoires puissent, lorsque cela s’avère nécessaire, bénéficier des dérogations d’éligibilité prévues par cet article, dans le cadre de la création d’un fonds d’investissement pour les territoires (FIT). Il s’agit notamment de mieux répondre aux priorités locales en matière de mobilités durables, de politiques numériques, ainsi que de développement d’infrastructures publiques. Autant de leviers qui contribueront directement à améliorer le service rendu aux citoyens et à renforcer l’attractivité de nos territoires, tout en répondant aux besoins concrets des populations. Cet amendement a été travaillé avec Mobilians. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000113
Dossier : 113
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Date inconnue
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Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent exclure de la possibilité pour les particuliers de bénéficier d’une réduction d’impôt au titre des dons et versements les établissements privés sous et hors contrat, qu’ils soient d’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. En effet, cette réduction d’impôt sur le revenu représente une forme de subvention supplémentaire de l’État aux établissements privés alors que dans le même temps, le contrôle de ces établissements par l’État est absolument défaillant. Les établissements privés, qu’ils soient sous contrat ou hors contrat, ne font l’objet d’aucun contrôle de la part de l’État. Les inspections sont rarissimes et souvent superficielles, ce qui permet à certains établissements de fonctionner sans réelle supervision et avec des financements de l’État, dont une partie est constituée indirectement par la réduction fiscale accordée aux dons. Le rapport de la commission d’enquête « sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires » met d’ailleurs en lumière « une défaillance majeure de l’État dans les contrôles des établissements scolaires ». Cette situation a été particulièrement illustrée dans l’affaire dite « de Bétharram », où des violences physiques et sexuelles extrêmement graves ont perduré pendant des décennies en raison de l’inaction des autorités éducatives et des gouvernements qui se sont succédés. Dans ce contexte, les député.es LFI, en plus de réclamer un contrôle systématique et rigoureux de ces établissements par l’État, souhaitent que les dons qui leur sont adressés par des particuliers ne puissent plus donner lieu à réduction fiscale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001133
Dossier : 1133
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Date inconnue
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Cet amendement vise à garantir la pérennité et la stabilité du dispositif MaPrimeRénov’, devenu depuis son lancement en 2020 un pilier incontournable de la politique de rénovation énergétique des logements en France. Le dispositif a permis à des millions de ménages, en particulier modestes, d’engager des travaux visant à améliorer la performance énergétique de leur habitat et à réduire leur consommation d’énergie. Dans un contexte marqué par l’urgence climatique, la hausse des prix de l’énergie et la précarité énergétique qui touche encore près de 12 millions de Français, il est essentiel de ne pas affaiblir les dispositifs ayant fait leurs preuves. Les incertitudes liées aux discussions budgétaires récentes fragilisent la confiance des ménages et des professionnels, ralentissent les décisions de travaux et compromettent la dynamique de rénovation énergétique. Le maintien de MaPrimeRénov’ à un niveau de financement stable jusqu’en 2030 permettra de : - Agir socialement : soutenir les 5,2 millions de ménages vivant dans des passoires thermiques et réduire la précarité énergétique, particulièrement pour les foyers modestes et les retraités à faibles revenus ; - Contribuer au climat : réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % d’ici 2030, conformément aux objectifs de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) ; - Stimuler l’économie : maintenir environ 150 000 emplois directs et indirects dans la filière du bâtiment et encourager l’investissement privé dans les travaux de rénovation énergétique ; - Optimiser le retour sur investissement public : selon l’ADEME, chaque euro investi génère en moyenne 1,20 € de bénéfices sociaux et économiques, grâce aux économies d’énergie, aux gains fiscaux et à la réduction des dépenses sociales. La stabilisation du dispositif MaPrimeRénov’ constitue ainsi un levier essentiel pour assurer un cadre prévisible et sécurisé, nécessaire tant aux particuliers qu’aux professionnels pour planifier et réaliser des travaux de rénovation énergétique ambitieux et efficaces. Elle renforce également la confiance des citoyens dans la politique énergétique nationale et contribue durablement à l’atteinte des objectifs climatiques et sociaux de la France. Cet amendement a été travaillé avec le mouvement Impact France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001134
Dossier : 1134
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Le crédit d’impôt international (C2I) soutient la production en France d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles initiées par des producteurs étrangers. Depuis sa création, il a démontré son efficacité : chaque euro de dépense fiscale génère 3,75 € de dépenses directes en France et 1,31 euro de recettes fiscales et sociales pour l’État. En l’état, le dispositif s’arrête fin 2026, ce qui crée une incertitude pour les projets dont la production s’étale sur plusieurs années. Le présent amendement, inspiré des propositions portées par la Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia (FICAM), vise à prolonger le crédit d’impôt international jusqu’au 31 décembre 2031. Il assure la visibilité nécessaire aux producteurs et investisseurs étrangers, renforce la compétitivité fiscale de la France face à ses concurrents européens et soutient l’activité des studios et prestataires techniques sur l’ensemble du territoire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001139
Dossier : 1139
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Date inconnue
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La durée de réalisation des œuvres cinématographiques et audiovisuelles peut s'étendre sur plusieurs années, notamment pour les œuvres d’animation ou les séries à plusieurs saisons, dont la production dépasse souvent trois ans. Afin de sécuriser la localisation de ces productions en France, il est nécessaire de garantir la stabilité du crédit d'impôt international (C2I) pour les projets déjà engagés. Le présent amendement, inspiré des propositions portées par la Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia (FICAM), instaure une clause dite "grand-père" permettant aux œuvres ayant obtenu un agrément provisoire avant la date limite du dispositif fiscal de continuer à en bénéficier jusqu’à la fin de leur réalisation. Cette mesure renforce la visibilité des producteurs et évite que des projets en cours ne soient pénalisés par une échéance administrative ne correspondant pas à leur cycle de production. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000114
Dossier : 114
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI, fidèles à leur objectif de suppression des niches fiscales inutiles et injustes, proposent de mettre un terme à l’évitement fiscal que constitue l’exonération sur la réunification entre l’usufruit et la nue-propriété dans les transmissions d’héritage. En France, et contrairement à d’autres pays européens comme la Belgique, le Danemark ou la Suisse, la transmission par héritage de l’usufruit d’un bien ne donne lieu à aucun droit de succession de quelque nature. Une telle absurdité fiscale a permis de contourner le principe des droits de succession concernant les biens immobiliers. Par démembrement d’un bien immobilier qu’il possède, un propriétaire peut transmettre de son vivant uniquement la nue-propriété à ses héritiers, tout en conservant l’usufruit afin de continuer à percevoir des loyers. De cette manière, l’évaluation de la valeur de la nue-propriété alors transmise s’élève seulement à la moitié de la valeur de la pleine propriété. Au décès du donateur, l’usufruit s’éteint au profit de ses héritiers sans aucun droit de succession. Le calcul de la Cour des comptes sur le sujet est éloquent : cumulée à la possibilité de transmettre 100 000 euros tous les quinze ans, cette anomalie fiscale a considérablement accru les opérations de démembrement dans le seul but de se soustraire à la solidarité nationale. En utilisant ce mécanisme, un propriétaire de 31 ans peut céder, morceau par morceau, 1 000 000 € de biens immobiliers à son héritier en s’acquittant en tout et pour tout de 18 000 €, soit un taux ridiculement faible de 1,8 %. Si la transmission d’un tel patrimoine avait eu lieu sans user et abuser de niches fiscales, cette transmission aurait été imposée à 21 %, plus de 10 fois plus ! Alors que les transmissions du vivant d’un parent sont prévues pour subvenir aux besoins d’un héritier plus jeune, cette stratégie purement fiscale ne répond en rien à ce besoin : l’héritier, en ne disposant que de la nue-propriété, ne pourra faire aucun usage du logement transmis puisque le donateur conserve l’usufruit et s’en réserve la jouissance afin de percevoir les loyers du bien transmis. On se situe donc aux antipodes de la volonté du législateur, qui justifiait la réinitialisation du barème tous les quinze ans par l’intérêt d’aider ses héritiers aux âges critique de la vie. Pis, ce détournement de l’esprit de la loi est fait au détriment de la solidarité nationale, et à la faveur de la concentration de patrimoines. Afin de limiter les effets d’évitement qui grève les droits de succession, vident les caisses de l’État, et sapent la confiance dans nos institutions, nous proposons donc de supprimer l’exonération sur l’usufruit dans les transmissions d’héritage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001141
Dossier : 1141
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Date inconnue
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Les transmissions de biens ruraux interviennent de plus en plus tardivement dans la vie des exploitants agricoles.L’espérance de vie augmentant, l’âge moyen auquel on hérite de ses parents ne cesse de reculer. En effet, selon les données récentes, cet âge dépasse désormais 50 ans.
Cependant, le dispositif fiscal lié aux baux à long terme, qui vise à favoriser la stabilité et la pérennité des exploitations agricoles, paralyse cette transmission. En effet, la législation actuelle impose que les bénéficiaires de l’abattement des baux à long terme conservent les biens pendant une durée déterminée (5 ou 18 ans). Pendant ce délai, ils ne peuvent pas procéder à leur tour à la transmission des biens reçus sans remettre en cause l’abattement des baux à long terme dont ils ont bénéficié.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001145
Dossier : 1145
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Non renseignée
Date inconnue
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Les transmissions de biens ruraux interviennent de plus en plus tardivement dans la vie des exploitants agricoles.L’espérance de vie augmentant, l’âge moyen auquel on hérite de ses parents ne cesse de reculer. En effet, selon les données récentes, cet âge dépasse désormais 50 ans.
Cependant, le dispositif fiscal lié aux baux à long terme, qui vise à favoriser la stabilité et la pérennité des exploitations agricoles, paralyse cette transmission. En effet, la législation actuelle impose que les bénéficiaires de l’abattement des baux à long terme conservent les biens pendant une durée déterminée (5 ou 18 ans). Pendant ce délai, ils ne peuvent pas procéder à leur tour à la transmission des biens reçus sans remettre en cause l’abattement des baux à long terme dont ils ont bénéficié.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001147
Dossier : 1147
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Non renseignée
Date inconnue
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Le dispositif actuel de l’article 793 bis du code général des impôts accorde une exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit pour les biens ruraux donnés à bail à long terme, à condition que ces biens soient conservés « en nature » pendant une durée de 5 ou 18 ans. En somme, il s’agit d’une mesure de bon sens, qui modernise un dispositif fiscal ancien pour l’adapter aux pratiques actuelles du monde agricole, sans remettre en cause son équilibre financier. Cet amendement a été travaillé avec la CNAOC. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001148
Dossier : 1148
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Date inconnue
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L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) voit le périmètre de ses missions s’élargir afin d’intégrer les risques et enjeux du système financier et l’émergence de nouvelles menaces et pratiques.
Ses missions actuelles - la préservation de la stabilité financière, la protection des clients et la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme – sont étendues et renforcées par les réglementations européennes (i) pour prendre en compte le risque de changement climatique et de perte de biodiversité dans le système de gestion des risques et les engagements des banques et des assureurs, (ii) en matière de résolution avec la mise en place d'un régime harmonisé à l'échelon européen pour la résolution des assureurs, (iii) et dans le domaine de la protection des clients, avec la RIS (Retail investment strategy) et la révision de la directive sur les services de paiement -DSP3.
L’ACPR se voit également confier de nouvelles missions dans le cadre de la mise en œuvre de règlementations européennes, telles que le règlement MiCA (Markets in CryptoAssets), DORA (Digital Operational Resilience Act) ou le règlement IA (Intelligence Artificielle).
Les ressources de l’ACPR sont constituées des contributions aux frais du contrôle, payées annuellement par les entités qu’elle contrôle. Bien que les sommes collectées soient supérieures à ses besoins de financement, le solde budgétaire de l’autorité est négatif depuis 2021, compte tenu du plafonnement de ses ressources. Les déficits successifs ont pu être financés par des prélèvements sur la réserve accumulée par l’autorité grâce aux excédents des années précédentes et, partiellement, par un relèvement de ce plafond en 2024. Celui-ci, qui a été porté à 220 millions d’euros, n’est cependant pas suffisant pour couvrir le budget de l’ACPR et sa réserve devrait être épuisée dans le courant de l’année 2026. Cet amendement prévoit donc l’augmentation du plafond de ressources de l’ACPR de 10 millions d’euro pour le passer à 230 millions d’euros, ce qui permettra tout juste de couvrir le budget 2026 de l’autorité, qui mène en parallèle de nombreux chantiers de rationalisation et d’optimisation de ses activités afin d’assurer l’ensemble de ses missions, existantes et nouvelles. Cette augmentation, compte tenu de la hausse des contributions encaissées, n’imputera pas les recettes initialement estimées pour le budget de l’État : le montant des recettes attendues sur l’exercice 2025 au titre des contributions pour frais de contrôle devrait en effet s’élever à 251 M€ au lieu de 240M€ initialement estimé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001149
Dossier : 1149
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Date inconnue
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Le dispositif actuel accorde une exonération partielle de droits de mutation à titre gratuit pour les biens ruraux donnés à bail à long terme, à condition que ces biens soient conservés « en nature » pendant une durée de 5 ou 18 ans. En somme, il s’agit d’une mesure de bon sens, qui modernise un dispositif fiscal ancien pour l’adapter aux pratiques actuelles du monde agricole, sans remettre en cause son équilibre financier. Cet amendement a été travaillé avec la CNAOC. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000115
Dossier : 115
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Date inconnue
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Par cet amendement du groupe LFI, nous proposons de supprimer le prélèvement forfaitaire unique (PFU) pour rétablir une progressivité de l’impôt sur le capital. Depuis 2017, les gouvernements macronistes successifs ont multiplié les cadeaux fiscaux aux plus riches : suppression de l’ISF, baisse de l’impôt sur les sociétés, instauration du PFU... Ces mesures, s’inscrivant dans la politique de l’offre chère à Macron (et chère pour les finances publiques), ont été justifiées au nom de la croyance erronée que les profits d’aujourd’hui sont les emplois de demain. Huit ans plus tard, le constat est sans appel : les profits d’aujourd’hui ne sont que la spéculation de demain et les profits d’après-demain. France Stratégie, par l’intermédiaire d’un rapport sur l’évaluation de la fiscalité du capital, conclut que les réformes, notamment le PFU, n’ont eu aucun effet mesurable sur l’investissement ou sur les salaires. Dans le même temps, la France reste en retard en matière de recherche et développement. Alors que notre total est artificiellement gonflé par l’effet d’aubaine du crédit d’impôt recherche : seulement 2,2 % du PIB y sont consacrés, contre 3,13 % en Allemagne et 3,46 % aux États-Unis. Ce retard s’explique en grande partie, selon la Direction générale du Trésor, par la faiblesse de l’investissement privé. Contrairement aux affirmations du Gouvernement, une progressivité de l’impôt sur les revenus du capital (qu’il s’agisse de plus-values ou de dividendes) ne freine pas l’investissement. Elle ne fait que capter une partie des montants qui repartent dans le schéma spéculatif du marché secondaire des actions. Elle peut même dissuader les entreprises à verser des dividendes excessifs aux actionnaires, leur permettant de conserver une meilleure trésorerie qui elle pourra être employée en investissement productif. Depuis la mise en place du PFU, on observe une explosion des dividendes et des rachats d’action : 98,2 milliards d’euros versés en 2024, soit une hausse de 60 % par rapport à 2019, qui avec 60 milliards d’euros, constituait déjà un record. Macron a fait de la France la championne d’Europe des dividendes, au détriment du travail et de l’investissement productif. Cette politique contribue directement à l’aggravation des inégalités : les 10 % les plus riches détiennent près de la moitié du patrimoine national (47,1 %, selon l’INSEE). Enfin, en plus de n’avoir aucun impact sur l’investissement des entreprises et d’aggraver les inégalités en enrichissant les plus riches, le PFU constitue un manque à gagner important pour les finances de l’État : en le supprimant, nous pourrions récupérer plus de 2.7 milliards d’euros (en raison de la montée en charge et de la concentration des patrimoines) qui financeront nos services publics, en particulier la recherche et l’enseignement supérieur, qui eux permettent des gains de productivité. La suppression du PFU incitera davantage les entreprises à réinvestir leurs bénéfices au profit de l’économie réelle. Elle permettra également de dégager des financements pour nos services publics et notre recherche. Enfin, elle participera à la progressivité de l’impôt qui, sous l’effet des réformes fiscales des gouvernements macronistes, devient régressif pour les ultras riches. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001151
Dossier : 1151
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe La France insoumise demandent à ce que le Gouvernement remette au Parlement un rapport faisant un état des lieux des moyens mis en œuvre dans le domaine de la météo spatiale, ainsi que dans le domaine de la lutte contre les débris spatiaux, afin de pouvoir connaître les orientations du gouvernement sur cette question, établir les priorités et y consacrer un budget spécifique à l'avenir. Premièrement, la météo spatiale n’est actuellement pas assurée par une délégation de service public. Si des start-up, françaises ou non, travaillent sur cette question, nous ne savons pas à l’heure actuelle si le gouvernement prévoit de continuer à faire appel à des services privés. Cette pratique du saupoudrage de l'argent public sur des start-up ne permet ni de planifier, ni de garantir que la France dispose de manière souveraine des outils dont elle a besoin. Or, les éruptions solaires peuvent créer énormément de dégâts sur notre matériel et une impréparation dans ce domaine peut générer des dépenses particulièrement élevées. L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques a publié un rapport relatif aux débris spatiaux le 4 avril 2024, établissant la nature de l'encombrement spatial, ses aspects néfastes, et esquisse des pistes de solutions : la protection passive par blindage, la protection active par évitement, ou encore la réduction de la quantité de débris. L'Office formule des recommandations telles que :
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001154
Dossier : 1154
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer la réduction d’impôt sur le revenu au titre des souscriptions en numéraire au capital des sociétés anonymes agréées ayant pour seule activité le financement d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles (SOFICA), prévue à l’article 199 unvicies du code général des impôts.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001156
Dossier : 1156
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer la réduction d’impôt sur les sociétés accordée aux entreprises qui mettent une flotte de vélos à disposition gratuite de leurs salariés pour leurs trajets domicile-travail, prévue à l’article 220 undecies A du code général des impôts.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001158
Dossier : 1158
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer la niche fiscale prévue à l’article 1388 bis du code général des impôts, qui accorde un abattement de 30 % à 60 % sur la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les immeubles situés dans les zones urbaines sensibles (ZUS) — puis, depuis 2016, dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000116
Dossier : 116
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, nous proposons de relever à 3 % le taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) pour rétablir une progressivité de l’impôt sur le capital. La mise en place de cette « flat tax » a profité aux ménages les plus aisés, comme le rapporte une étude de l’INSEE de 2022 : le gain de niveau de vie se concentre pour les 5 % les plus aisés, qui gagnent 470 euros en moyenne par an grâce cette réforme fiscale. Encore s’agit-il d’une moyenne, les 1 % les plus riches étant particulièrement privilégiés par rapport au 4 % qui suivent ! Ces données sont à mettre en lien avec la perte de recettes fiscales induites le PFU. D’après le CPO et l’OFCE, le manque à gagner de ce PFU est de 3 à 4 milliards d’euros chaque année compte tenu de la montée en charge et de l’explosion du volume de dividendes depuis l’arrivée au pouvoir de Macron. Cet argent public pourrait être consacré à notre école, à nos hôpitaux ou à l’investissement écologique. Au lieu de cela, il est distribué aux plus riches qui continuent de profiter du mythe du « ruissellement ». France Stratégie, dans un rapport sur « l’évaluation des réformes de la fiscalité du capital », estime que la mise en place du PFU n’a pas profité à l’économie réelle. A l’inverse du dogme néolibéral voulant que les profits d’aujourd’hui soient les investissements de demain, nous nous retrouvons face à une situation inimaginable : l’investissement privé en R&D de notre pays est l’un des plus faible de l’OCDE tant dis que le niveau des dividendes n’a jamais été aussi élevé. Ce sont 98.2 milliards d’euros qui ont été extorqué sur la valeur produite par le travail, ce qui fait de la France la championne en Europe dans ce domaine. Nous prônons donc, de préférence, la suppression de ce nouveau cadeau fiscal aux plus riches de notre pays, qui en leur permettant de bénéficier d’un taux de 12,8 % plutôt qu’un taux de 45 %, a sapé la progressivité de l’impôt sur le revenu. A défaut d’en obtenir l’abrogation, nous estimons qu’à minima nous pouvons relever son taux de 3 points, afin de renforcer l’équité fiscale et d’inciter les entreprises l’investissement dans l’appareil productif réel plutôt qu’à la distribution de dividendes. À l’instar de la recommandation n°5 du rapport parlementaire de septembre 2023 corédigé par MM. Jean-Paul Mattei et Nicolas Sansu sur la fiscalité du patrimoine (appelant à prévoir une hausse du taux du PFU pour accroître la contribution des revenus du capital), nous proposons donc une hausse de 3 points du taux du Prélèvement forfaitaire unique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001163
Dossier : 1163
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Date inconnue
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Dans la continuité de la suppression des taxes sur les carburants utilisés par les SDIS votée en 2023, cet amendement propose également, de les supprimer pour l’ensemble des véhicules de la gendarmerie nationale et de la police nationale. Il n'est pas justifié que les carburants utilisés par les véhicules de nos forces de l’ordre subissent soient taxés, dans la mesure où les spécificités propres à leur mission de sécurisation du territoire impliquent nécessairement une consommation importante. En outre, le mercredi 15 octobre 2025, le directeur général de la Gendarmerie nationale auditionné par la Commission de la défense nationale a alerté les députés sur la situation catastrophique du parc automobile : sur les quatre dernières années, la Gendarmerie n’a pu en acquérir que 5 000 véhicules au lieu des 15 000 nécessaires. Aujourd’hui, il manquerait à nos gendarmes 10 000 véhicules. Cette mesure de bon sens donnerait des moyens supplémentaires aux forces de l’ordre pour renouveler les véhicules, augmenter leur nombre et dégager des économies importantes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001164
Dossier : 1164
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Date inconnue
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Dans la continuité de la suppression du malus écologique sur les véhicules des SDIS votée en 2023, cet amendement propose également, de supprimer le « malus écologique » (CO2 et poids) pour l’ensemble des véhicules de la gendarmerie nationale et de la police nationale. Il n'est pas justifié que les véhicules des forces de l’ordre subissent de telles mesures punitives, dans la mesure où les spécificités propres à leur mission de sécurisation du territoire impliquent nécessairement le recours à des véhicules particulièrement lourds, puissants, et de fait, plus polluants. En outre, le mercredi 15 octobre 2025, le directeur général de la Gendarmerie nationale auditionné par la Commission de la défense nationale a alerté les députés sur la situation catastrophique du parc automobile : sur les quatre dernières années, la Gendarmerie n’a pu en acquérir que 5 000 véhicules au lieu des 15 000 nécessaires. Aujourd’hui, il manquerait à nos gendarmes 10 000 véhicules. Cette mesure de bon sens donnerait des moyens supplémentaires aux forces de l’ordre pour renouveler les véhicules, augmenter leur nombre et dégager des économies importantes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001165
Dossier : 1165
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Date inconnue
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Le présent projet de loi de finances porte la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), impôt de production assis sur la création de richesse et bénéficiant aux entreprises lucratives soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette orientation modifie l’équilibre de la fiscalité de production et accentue la nécessité d’un rééquilibrage pour les employeurs non assujettis à la TVA, qui demeurent soumis à la taxe sur les salaires. Contrairement à la CVAE, cet impôt ancien s’applique indépendamment du résultat, de la taille ou de la capacité contributive des structures, et exerce un effet disproportionné notamment sur celles relevant de l’économie sociale et solidaire (ESS). Ce secteur, qui représente près de 14% de l’emploi privé, repose sur des activités à forte intensité de main-d’œuvre et des modèles économiques à marges contraintes. Les structures de l’ESS subissent particulièrement les effets de la taxe sur les salaires, son barème progressif et ses seuils annuels non proratisés renchérissent le coût du travail, freinent l’emploi durable et peuvent limiter l’amélioration des rémunérations. La taxe crée également une distorsion de concurrence, puisque ces structures paient à la fois la taxe sur les salaires et la TVA sur leurs achats, tandis que les entreprises lucratives récupèrent une partie de la TVA et bénéficient, à horizon 2028, de la suppression complète de la CVAE. Ces constats ont conduit la Cour des comptes à recommander dès 2018 une réforme de la taxe sur les salaires. Lors des débats budgétaires, Mme la ministre de l’Action et des Comptes publics a indiqué que le Gouvernement ouvrirait un chantier de réflexion consacré à cette réforme après la période budgétaire. Le présent amendement vise donc à formaliser cet engagement par la remise d’un rapport au Parlement, destiné à éclairer le calendrier, les choix possibles et à permettre une réforme cohérente, concertée et adaptée aux réalités économiques des employeurs non assujettis à la TVA, en particulier ceux de l’économie sociale et solidaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001166
Dossier : 1166
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Date inconnue
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L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) voit le périmètre de ses missions s’élargir afin d’intégrer les risques et enjeux du système financier et l’émergence de nouvelles menaces et pratiques. Ses missions actuelles – la préservation de la stabilité financière, la protection des clients et la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme – sont étendues et renforcées par les réglementations européennes (i) pour prendre en compte le risque de changement climatique et de perte de biodiversité dans le système de gestion des risques et les engagements des banques et des assureurs, (ii) en matière de résolution avec la mise en place d’un régime harmonisé à l’échelon européen pour la résolution des assureurs, (iii) et dans le domaine de la protection des clients, avec la RIS (Retail investment strategy) et la révision de la directive sur les services de paiement -DSP3. L’ACPR se voit également confier de nouvelles missions dans le cadre de la mise en œuvre de règlementations européennes, telles que le règlement MiCA (Markets in CryptoAssets), DORA (Digital Operational Resilience Act) ou le règlement IA (Intelligence Artificielle). Les ressources de l’ACPR sont constituées des contributions aux frais du contrôle, payées annuellement par les entités qu’elle contrôle. Bien que les sommes collectées soient supérieures à ses besoins de financement, le solde budgétaire de l’autorité est négatif depuis 2021, compte tenu du plafonnement de ses ressources. Les déficits successifs ont pu être financés par des prélèvements sur la réserve accumulée par l’autorité grâce aux excédents des années précédentes et, partiellement, par un relèvement de ce plafond en 2024. Celui-ci, qui a été porté à 220 millions d’euros, n’est cependant pas suffisant pour couvrir le budget de l’ACPR et sa réserve devrait être épuisée dans le courant de l’année 2026. Cet amendement prévoit donc l’augmentation du plafond de ressources de l’ACPR de 10 millions d’euro pour le passer à 230 millions d’euros, ce qui permettra tout juste de couvrir le budget 2026 de l’autorité, qui mène en parallèle de nombreux chantiers de rationalisation et d’optimisation de ses activités afin d’assurer l’ensemble de ses missions, existantes et nouvelles. Cette augmentation, compte tenu de la hausse des contributions encaissées, n’imputera pas les recettes initialement estimées pour le budget de l’État : le montant des recettes attendues sur l’exercice 2025 au titre des contributions pour frais de contrôle devrait en effet s’élever à 251 M€ au lieu de 240M€ initialement estimé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001168
Dossier : 1168
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Date inconnue
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En application de la loi n° 2025‐640 du 15 juillet 2025, portant création, à partir du 1er janvier 2026, de l’établissement public du commerce et de l’industrie de la collectivité de Corse, en substitution de la chambre de commerce et de l’industrie de région de Corse, il convient de définir les modalités de financement de ce nouvel établissement au titre de la taxe pour frais de chambres (TFC).
Barème CCl France : « Il est défini un plancher universel, dénommé « seuil minimal d’activité consulaire » (SMAC) correspondant au minimum vital permettant a une CCI de réaliser ses missions de base qui ne peuvent être financées que par de la ressource fiscale et d’assurer ainsi une continuité territoriale » Nombre de ressortissants – Seuil minimal d’activité consulaire (en euros) : Supérieur à 12 500 – 2 000 000 (euros) En Corse au 11 septembre 2025 : CCI Locale d’Ajaccio et de la Corse-du-Sud : 17 211 ressortissants CCI Locale de Bastia et de la Haute-Corse : 15 549 ressortissants |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000117
Dossier : 117
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire LFI propose de refinancer une fois pour toute le service public audiovisuel public, par la mise en place d’une redevance sociale à l’audiovisuel public, indexée sur le revenu. La macronie qui avait supprimé la redevance en 2022 sans être en mesure de la remplacer de manière pérenne en 3 ans, a démontré qu’elle ne faisait que jouer à l’apprenti sorcier, au lieu d’être doté de la vision stratégique que l’on est en droit d’attendre de nos gouvernants. Le coût de l’audiovisuel public est aujourd’hui supporté par une redirection de la TVA, soit par un dispositif antisocial. En effet, la TVA pèse plus sur les ménages à faibles revenus que sur les plus riches. Dans le rapport intitulé « Une autre redevance est possible, Pour un financement affecté mais plus juste de l’audiovisuel public » réalisé par Julia Cagé pour la Fondation Jean Jaurès en juin 2022, plusieurs solutions sont étudiées pour établir une ressource affectée au financement de l’audiovisuel public. Nous avons ici adapté sa proposition de contribution progressive en fonction du revenu. Celle-ci est actuellement appliquée en Norvège, un pays qui a choisi de remplacer en 2020 la redevance par un impôt progressif sur le revenu. Cette réforme a entraîné une diminution importante des montants payés par les ménages les plus modestes, compensée par une augmentation pour les ménages les plus aisés, tout en maintenant des ressources équivalentes pour l’audiovisuel public. Le redevable de cette nouvelle taxe serait le foyer au sens fiscal du terme et non plus le foyer au sens de la taxe d’habitation comme c’était le cas jusqu’à présent pour la redevance. Nous proposons ainsi la structure de prélèvement suivante en France : – 0 euro pour les foyers fiscaux dont le revenu fiscal se situe entre 0 et 14 999 euros ; – 50 euros pour les foyers fiscaux entre 15 000 et 19 999 euros ; – 100 euros pour les foyers fiscaux entre 20 000 et 29 999 euros ; – 120 euros pour les foyers fiscaux entre 30 000 et 49 999 euros ; – 200 euros pour les foyers fiscaux entre 50 000 et 99 999 euros ; – 500 euros pour les foyers fiscaux dont le revenu fiscal de référence dépasse 100 000 euros. Par rapport à l’ancien régime de redevance audiovisuelle de 138 euros dans chaque foyer métropolitain et de 88 euros dans chaque foyer ultra-marin, cette nouvelle redevance sociale représente un gain de pouvoir d’achat pour plus de 85 % des foyers fiscaux. Par ailleurs, cet amendement soulagerait le budget de l’État de 3,2 milliards d’euros chaque année, tout en garantissant au service public de l’audiovisuel des moyens et une visibilité suffisante pour lui permettre d’investir dans le temps long. Il est donc possible de réformer la redevance audiovisuelle pour la rendre plus juste, permettre un gain de pouvoir d’achat à ceux qui en ont besoin tout en garantissant un financement garantissant l’indépendance de l’audiovisuel public. Par la suppression de la redevance sans proposition de loi organique, les gouvernements précédents ont démontré qu’ils ne portaient aucune vision stratégique sur le financement de l’audiovisuel public. Par cet amendement, nous proposons donc un mode de financement crédible, pérenne, et qui rétablisse un peu de justice fiscale dans ce pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001170
Dossier : 1170
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise demande que le Gouvernement présente, dans un délai de 10 mois à compter de l'adoption du présent projet de loi des finances pour 2026, une stratégie globale en matière de surveillance maritime ainsi que le coût global nécessaire à la mise en œuvre d'une telle stratégie . |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001173
Dossier : 1173
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Date inconnue
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Amendement de correction légistique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001174
Dossier : 1174
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Date inconnue
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L’inaction climatique représente un coût exorbitant pour nos économies, comme en témoignent les études récentes. Sigrid Stagl, dans son rapport remis au Parlement européen, estime que ce coût pourrait atteindre jusqu’à 7 % du PIB. La direction générale du Trésor, en avril 2025, a quant à elle évalué à 15 points de PIB en 2050 les conséquences de l’absence d’action, incluant des dépenses accrues en santé publique, en prévention des risques, en modernisation des infrastructures, ou encore en adaptation du bâti. Xavier Timbeau, dans son rapport « Dommage et adaptation » de 2023, réalisé pour la mission Pisani-Ferry, chiffrait à près de 20 milliards d’euros les effets de l’inaction climatique sur la vie humaine en France, en cohérence avec les conclusions du Joint Research Centre (JRC). Dans ce contexte, investir dès aujourd’hui dans des solutions innovantes apparaît comme une nécessité pour préserver notre industrie et en faire un levier de création de richesse. Les 50 sites industriels les plus émetteurs de CO₂ en France ont déjà engagé des efforts significatifs pour décarboner leurs productions. Après ces premières avancées, il est désormais crucial de réunir les conditions pour faire émerger une filière prometteuse, dans laquelle la France pourrait s’imposer comme leader mondial. Le captage, l’utilisation et le stockage du dioxyde de carbone (CCUS) représentent une solution technologique clé pour atteindre la neutralité carbone. Loins d’être une solution de facilité, le CCUS permet de concilier souveraineté industrielle, compétitivité et décarbonation. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), cette technologie pourrait contribuer à hauteur de 15 % des réductions cumulées d’émissions nécessaires d’ici 2050. Le GIEC la considère également comme un levier essentiel pour réduire les émissions résiduelles des secteurs industriels lourds. En France, l’ADEME estime que le CCUS pourrait permettre une réduction des émissions de CO₂ de l’ordre de 15 MtCO₂ par an, dont 5 MtCO₂ rien que pour l’industrie. Le BRGM, fort de son expertise historique, souligne que le stockage géologique du CO₂ est complémentaire aux puits de carbone terrestres et océaniques. Enfin, le Haut Conseil pour le climat reconnaît la pertinence du CCUS, à condition qu’il soit réservé aux industries lourdes ayant déjà exploité tous les autres leviers de décarbonation. La directive européenne de 2009 encadre strictement le stockage géologique du CO₂, garantissant une sécurité environnementale grâce à des critères rigoureux. Le projet de Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3), publié en 2024, vise une réduction des émissions industrielles de plus de 45 % entre 2015 et 2030, en ligne avec l’objectif de neutralité carbone en 2050. Le CCUS s’impose comme un levier incontournable pour les secteurs « hard-to-abate », tels que la cimenterie, la chimie ou la métallurgie. La France dispose déjà de plusieurs projets pilotes industriels, certains prêts à être concrétisés. Ce dynamisme est le fruit d’une industrie innovante, soutenue par des chercheurs, des startups, une réglementation adaptée et des acteurs industriels engagés. Tous les éléments sont réunis pour faire de la France un leader mondial du CCUS. Le Conseil national de l’industrie, dans son rapport de juillet 2024, insistait sur l’importance d’un soutien public à l’investissement et au déploiement du CCUS, afin de répondre aux besoins des entreprises tout en satisfaisant les exigences de la société civile pour un « développement maîtrisé […] ne devant pas occulter les autres leviers de décarbonation ». Cependant, le coût du CCUS reste élevé. C’est pourquoi cet amendement propose la création d’un crédit d’impôt dédié à la concrétisation des projets de captage du CO₂ en vue de son stockage géologique ou de sa valorisation en France. Ce crédit d’impôt vise à compenser le surcoût différentiel entre les dépenses engagées pour le CCUS et le coût de l’inaction. Il constitue un soutien indispensable pour positionner la France en leader dans ce domaine. Pour éviter tout abus, le bénéfice de ce crédit d’impôt « CCUS » serait conditionné à l’obtention d’un agrément délivré par l’administration fiscale, à l’instar du C3IV. Cela garantirait à la fois : une maîtrise des dépenses fiscales pour les finances publiques ; les dépenses d’investissement et de fonctionnement engagées par les entreprises exploitant un site industriel soumis au marché carbone européen ; Enfin, le coût pour les finances publiques resterait limité, compte tenu du nombre restreint de projets CCUS attendus en France. À long terme, l’investissement privé générera des recettes fiscales supplémentaires, tandis que la France captera une part importante des revenus du marché carbone européen d’ici 2040. Ce crédit d’impôt incarne une ambition claire : permettre aux industries françaises, ayant déjà démontré leurs efforts de décarbonation, de franchir une étape décisive en réduisant leurs émissions résiduelles. Il offrira aux projets pionniers les moyens d’aboutir, en comblant l’écart entre le coût de la décarbonation et celui de l’inaction. L’adoption de cet amendement donnera l’impulsion nécessaire à l’émergence d’une chaîne de valeur à haut potentiel, pour une industrie française forte, durable et compétitive. Cet amendement a été travaillé avec Eqiom. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000118
Dossier : 118
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit de plafonner la niche fiscale dont bénéficient les journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux afin d’assurer le principe de progressivité de l’impôt de ces catégories socio-professionnelles. À ce jour, les journalistes profitent d’un abattement de 7 650 € sur leur revenu imposable lors du calcul de leur impôt sur le revenu. Ce mécanisme d’abattement, qui grève la ressource publique de 50 millions d’euros chaque année, bénéficie avant tout aux plus hauts revenus de la profession, qui échappent à un taux plus élevé correspondant à leur dernière tranche marginale. Sollicité à ce sujet en juin 2025, le ministère de l’Économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique avait alors prétendu que le législateur a, « choisi de retenir une exonération d’un montant fixe de 7 650 euros afin de ne pas favoriser les plus hauts salaires ». Du fait de l’appartenance à différentes tranches d’imposition sur le revenu, ces éléments sont factuellement faux : Un journaliste aux revenus modestes n’économisera pas même 11 % de 7 650 €, soit 841,5 €, par l’intermédiaire de cet abattement. À l’autre bout du spectre, un journaliste aux revenus annuels de 91 500 €, soit plus de 7 500 € par mois, est assujetti à un taux d’imposition marginal de 41 %. Il pourra alors profiter d’une réduction de 3 136,5 € de son impôt sur le revenu, alors même que ses revenus très confortables lui permettent amplement de participer au financement des services publics ! Le plafonnement à 93 510 € pour bénéficier de cet avantage, d’un montant presque indécent, ne change pas cet état de fait. Si nous rappelons notre opposition de principe aux régimes de défiscalisation nombreux, inégalitaires, et injustes, trop de journalistes précaires, en particulier de CDD ou de pigistes, souffrent des faibles rémunérations de ce milieu professionnel. Afin de ne pas fragiliser davantage la situation de ces travailleurs et travailleuses, nous proposons de plafonner cet avantage fiscal à 850 euros, et non de le supprimer. Alors que la concentration des médias entre les mains de quelques oligarques continue de se renforcer avec l’acquisition de Brut par Rodolphe Saadé, nous rappelons notre attachement à une presse libre et indépendante, en particulier des puissances de l’argent. Nous appelons à la généralisation de contrats stables et des revenus permettant à chaque membre de leur rédaction de vivre dignement. Ce n’est pas à la puissance publique de compenser des salaires trop faibles par de la défiscalisation, à fortiori qui profitent aux plus riches. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001180
Dossier : 1180
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les députés du groupe La France insoumise constatent avec inquiétude la privatisation croissante de certaines missions menées par nos armées, jugées moins régaliennes, comme le rôle des forces adverses lors des exercices aériens de type « Red Air » ou la protection de certains navires marchands. La délégation à des acteurs privées de missions toujours plus nombreuses est pourtant une atteinte manifeste à la souveraineté de l’État, à son monopole effectif sur les actions militaires menées en son nom et à leur contrôle démocratique par la représentation nationale. Récemment, le décret n° 2025-1030 du 31 octobre 2025 relatif aux opérateurs de référence du ministère des armées pour la coopération militaire internationale semble avoir confirmé cette tendance. Le groupe LFI demande donc la remise au Parlement d’un rapport détaillant le recours aux entreprises de sécurité privée par les armées françaises et leur impact budgétaire, afin de dresser un état des lieux objectif de ces recours et, le cas échéant, s’assurer que ce processus de privatisation à bas bruit ne devienne irréversible. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001181
Dossier : 1181
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Date inconnue
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Le présent amendement apporte une clarification essentielle au dispositif de garantie contre les émeutes, en précisant la notion même d’émeute, qui en constitue le fait générateur. Il s’agit d’éviter toute ambiguïté en définissant clairement que seuls les événements les plus graves et significatifs pourront être qualifiés d’émeutes, excluant ainsi les incidents mineurs qui ne justifient pas une telle qualification. L’ajout de la mention « préjudice économique majeur » permet précisément d’écarter les situations qui, bien que troublantes, ne revêtent pas une ampleur suffisante pour déclencher ce mécanisme de garantie. Cette précision renforce la pertinence et l’efficacité du dispositif, en le réservant aux cas où les conséquences économiques sont réellement substantielles. Cet amendement a été travaillé avec la CCR. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001182
Dossier : 1182
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Date inconnue
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Le présent amendement propose d’étendre à la Caisse centrale de réassurance une garantie illimitée de l’État dans le cadre de ses opérations de réassurance des risques liés aux émeutes. La Caisse centrale de réassurance, entreprise publique entièrement détenue par l’État, intervient déjà dans la couverture de risques extrêmes, tels que les catastrophes naturelles, les risques exceptionnels et nucléaires, ou encore les attentats. Pour ces missions, elle peut bénéficier de garanties illimitées accordées par l’État, un mécanisme qui présente un avantage majeur : limiter l’exposition des assureurs et, par conséquent, garantir leur solvabilité au bénéfice des assurés. Sur le plan juridique, rien ne s’oppose à l’instauration d’une telle garantie illimitée en loi de finances. Le Conseil constitutionnel a en effet jugé que l’évaluation de la charge pesant sur l’État, ou la limitation de son montant, suffisait à en valider la conformité (décision n° 2008-574 DC du 29 décembre 2008). Un précédent existe d’ailleurs avec l’article 119 de la loi de finances rectificative pour 2008 (n° 2008-1443 du 30 décembre 2008), qui illustre cette possibilité. Par ailleurs, le droit de l’Union européenne autorise explicitement l’attribution de garanties illimitées en matière d’assurance, comme le confirme la communication de la Commission européenne du 20 juin 2008 sur l’application des règles en matière d’aides d’État sous forme de garanties (2008/C 155/02). Cette mesure renforcerait ainsi la stabilité du système assurantiel et offrirait une protection accrue aux acteurs économiques et aux citoyens face aux risques exceptionnels. Cet amendement a été travaillé avec la CCR. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001185
Dossier : 1185
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Date inconnue
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Le présent amendement apporte des clarifications et des ajustements au régime du fonds de mutualisation des risques résultant d’émeutes, afin d’en optimiser le fonctionnement et d’en garantir la conformité avec les règles en vigueur. En premier lieu, il est prévu que ce fonds contribue au financement du dispositif de gestion du risque d’émeutes, à l’instar d’autres fonds publics intervenant dans des secteurs comparables. Cette participation permettrait de renforcer la solidité financière du mécanisme et d’assurer une meilleure couverture des risques pour les acteurs concernés. En deuxième lieu, l’amendement propose de supprimer la garantie de l’État accordée au fonds. En effet, pour être conforme au droit de l’Union européenne et éviter toute qualification d’aide d’État, une telle garantie devrait être payante, ce qui alourdirait inutilement le coût du dispositif pour les assureurs, et, in fine, pour les assurés. Cette suppression vise donc à préserver l’équilibre économique du système tout en respectant les contraintes juridiques européennes. Enfin, en troisième lieu, cet amendement retire au gestionnaire du fonds la responsabilité de sa gestion administrative et financière. La gestion administrative d’un fonds englobe en effet des missions variées et complexes, telles que la vérification des sinistres, la réconciliation des données ou encore la lutte contre la fraude. Quant à la gestion financière, elle implique notamment de définir et de suivre une politique de placement des actifs. Ces fonctions, exigeantes en termes d’expertise et de ressources, pourraient être plus efficacement assurées par un organisme public spécialisé, garantissant ainsi une gestion plus rigoureuse et transparente du fonds. Cet amendement a été travaillé avec la CCR. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001187
Dossier : 1187
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Date inconnue
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L’amendement adopté au Sénat (n°2335) dans le cadre de la deuxième partie du Projet de loi de finances prévoit la prorogation d’une année supplémentaire de la durée d’octroi des prêts garantis et l’intégration des coopératives spécialisées dans les secteurs de la viticulture et de l’arboriculture. Si cette mesure répond à un besoin réel des exploitations agricoles, elle s’accompagne de dispositions particulièrement préoccupantes : la réduction du plafond des encours de 740 millions d’euros à 500 millions d’euros et la réduction de la garantie octroyée à titre onéreux de 518 millions d’euros à 350 millions d’euros. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000012
Dossier : 12
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Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe LFI se propose de faire passer de 0,4 % à 0,7 % le taux de la taxe sur les transactions financières (TTF). Alors que nos services publics souffrent d’un manque criant d’investissements et que le Gouvernement va aggraver cette situation en plongeant le pays dans une austérité sans précédent, nous estimons qu’il est temps que le monde de la finance soit mis à contribution. Le CAC 40 a atteint ces dernières années des niveaux records depuis son lancement, tant en termes de dividendes, de profits, que de valorisation boursière. Jamais les opérations financières n’ont été aussi nombreuses et élevées. La TTF est une taxe socialement juste, qui présente tous les atouts d’un bon impôt : « Elle est peu distorsive, ses recettes fiscales sont potentiellement élevées et les frais de recouvrement minimes ; elle a en outre un effet redistributif » note l’économiste Gunther Capelle-Blancard. Imposer les transactions financières peut également constituer un outil de lutte contre les comportements spéculatifs, en les décourageant. À ce jour, la TTF française ne devrait rapporter que moins de 2 milliards d’euros, bien en deçà des recettes britanniques du « stamp duty » et ses près de 8 milliards de livres de recettes, recettes qui n’ont pourtant pas remis en cause le rôle de la City en tant qu’une des toutes premières places financières au monde. En Corée du Sud, à Hongkong, à Taïwan, la TTF rapporte plus de 7 milliards d’euros par an. L’année dernière, la loi de finances a fait un premier pas en passant le taux de la TTF de 0,3 % à 0,4 % : d’après les estimations du ministère des Finances, cette légère hausse des taux devrait permettre d’accroître le rendement de la taxe de l’ordre de 500 millions. Cette hausse n’a pas conduit à une « fuite » des capitaux, tant prédite par les macronistes. En plus de la mise en place du dispositif que nous proposons, nous demandons donc, aux côtés d’Attac, que la France soutienne le projet de TTF négocié par 10 pays de l’Union européenne et que l’ensemble des transactions financières rentre dans le périmètre de cette taxe. En adoptant une telle taxe, la France pourra alors pleinement jouer un rôle dans la coopération internationale qui doit être menée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001203
Dossier : 1203
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir l’esprit de l'article 23 de la version initiale proposé par le Gouvernement dans le PLF qui a pour objet, dans le cadre du plan national antitabac 2023-2027, de préciser le régime fiscal pour les produits à fumer, entendus comme les substances à inhaler, qu'elles comprennent ou non du tabac et que l'action de fumer implique une combustion ou l'emploi d'un dispositif dédié comme la cigarette électronique.
- exclut explicitement le CBD pour sécuriser juridiquement et protéger la filière agricole. En effet, en l’état cet article pourrait organiser la fermeture d’environ 2500 boutiques spécialisées, une perte du revenu complémentaire pour près de 1 000 exploitations agricoles, souvent vital pour leur équilibre et un transfert massif de la consommation vers le marché parallèle, voire le cannabis illicite |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000121
Dossier : 121
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Date inconnue
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Par cet amendement de suppression nous nous opposons à l'article ajouté lors de l'examen au Sénat visant à réduire les dépenses liées aux frais irrépétibles que la Cour nationale du droit d'asile peut mettre à la charge de l'Office français de protection des réfugié et apatrides, lorsque la CNDA annule une décision de refus de protection de l'OFPRA. Ce nouvel article vise à limiter le montant des frais irrépétibles au montant de l'aide juridictionnelle. Or, nous estimons que le montant de l'aide juridictionnelle est insuffisant pour permettre aux personnes avec peu de ressources de faire valoir leurs droits (moins de 600€). Afin de ne pas restreindre l'accès aux droits des personnes étrangères qui demandent une protection au titre de l'asile, nous demandons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000121
Dossier : 121
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Date inconnue
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Cet amendement, réalisé par les députés du groupe LFI, transforme la réduction d’impôt sur les dépenses pour accueil et hébergement en établissement spécialisé en crédit d’impôt, afin que chaque personne puisse en bénéficier, quel que soit son revenu. En effet, l’actuelle rédaction de l’article permet de connaître une réduction d’impôts d’un quart des frais engagés, dans la limite de 10 000 euros par personne. Cependant de très nombreux retraités ont des revenus bien trop modestes pour véritablement avoir usage de cette réduction d’impôts. Pour être assujetti à 2 500 euros d’impôt sur le revenu, il faut disposer d’une retraite d’environ 3 500 euros, ce qui touche une toute petite minorité de retraités ! Le dispositif actuel présente donc une iniquité fiscale assez grave : seuls les retraités les plus aisés peuvent défiscaliser une partie de leur dépense d’EHPAD, quand les retraités les plus modestes doivent subvenir à la totalité des frais, le plus souvent en revendant de leur vivant le peu de patrimoine accumulé au cours de leur vie pour financer leurs soins. Cette injustice est la conséquence d’une société malade, ivre du culte de la rentabilité, qui s’est mise à rendre marchand le soin aux personnes vulnérables, puis à maltraiter ces personnes, le plus souvent lors de la petite enfance ou du grand âge. Aussi, une telle mesure ne saurait mettre un terme à cette société de la maltraitance à chaque extrémité de la vie, ce qui adviendra lorsque nous pourrons mettre en place des pôles publics, libérés des obligations de rendement pour nourrir une caste. Pour l’heure, la moindre des choses est néanmoins de mettre un terme à cette inégalité manifeste devant les charges publiques, et de soulager le budget des retraités modestes en octroyant à chaque personne le bénéfice de cette prise en charge partielle. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001211
Dossier : 1211
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à adapter la répartition du produit de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) due au titre des installations de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil, afin de mieux refléter les réalités territoriales et fiscales liées au développement de la filière photovoltaïque. Actuellement, la clé de répartition de l’IFER photovoltaïque privilégie les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), alors que les communes d’implantation et leurs voisines supportent directement les contraintes territoriales et paysagères liées à l’installation des centrales solaires. Le présent amendement renforce, pour les installations existantes, la part attribuée aux communes et aux communes limitrophes, afin de mieux reconnaître leur contribution à la production d’énergie et les contraintes supportées localement. Pour les installations nouvelles, la répartition locale est supprimée au profit du budget général de l’État, afin d’assurer une plus grande cohérence nationale de la fiscalité énergétique et de centraliser les recettes issues des nouveaux projets. Cette recentralisation permettrait de renforcer le rôle de l’État dans la planification et le financement des politiques énergétiques, tout en garantissant une meilleure équité territoriale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001212
Dossier : 1212
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à adapter la répartition du produit de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) due au titre des installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent, afin de mieux refléter les réalités territoriales et fiscales liées au développement de la filière éolienne. Actuellement, la clé de répartition de l’IFER éolien privilégie les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), alors que les communes d’implantation et leurs voisines supportent directement les contraintes territoriales, paysagères et d’acceptabilité sociale liées aux parcs éoliens. Le présent amendement renforce, pour les installations existantes, la part attribuée aux communes et aux communes limitrophes, afin de mieux reconnaître leur contribution à la production d’énergie et les contraintes supportées localement. Pour les installations nouvelles, la répartition locale est supprimée au profit du budget général de l’État, afin d’assurer une plus grande cohérence nationale de la fiscalité énergétique et de centraliser les recettes issues des nouveaux projets. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001213
Dossier : 1213
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à adapter la répartition du produit de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) due au titre des installations de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil, afin de mieux refléter les réalités territoriales et fiscales liées au développement de la filière photovoltaïque. Actuellement, la clé de répartition de l’IFER photovoltaïque privilégie les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), alors que les communes d’implantation et leurs voisines supportent directement les contraintes territoriales, paysagères et d’acceptabilité sociale liées aux parcs solaires. Le présent amendement renforce, pour les installations existantes, la part attribuée aux communes et aux communes limitrophes, afin de mieux reconnaître leur contribution à la production d’énergie et les contraintes supportées localement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001214
Dossier : 1214
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à adapter la répartition du produit de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) due au titre des installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent, afin de mieux refléter les réalités territoriales et fiscales liées au développement de la filière éolienne. Actuellement, la clé de répartition de l’IFER éolien privilégie les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), alors que les communes d’implantation et leurs voisines supportent directement les contraintes territoriales, paysagères et d’acceptabilité sociale liées aux parcs éoliens. Le présent amendement renforce, pour les installations existantes, la part attribuée aux communes et aux communes limitrophes, afin de mieux reconnaître leur contribution à la production d’énergie et les contraintes supportées localement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001217
Dossier : 1217
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Date inconnue
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L’auteure de cet amendement avait, aux côtés de son collègue Jean-François Parigi, mené une réflexion approfondie sur la fiscalité liée aux titres de séjour. Ce travail s’est concrétisé par un rapport d’information de la Commission des finances publié en 2019, qui proposait de simplifier, clarifier et rendre plus équitables les taxes applicables. Le système en vigueur était alors jugé trop complexe et peu lisible, notamment en raison d’une grille tarifaire difficile à appréhender. Les recommandations du rapport visaient donc à alléger et rationaliser ces taxes, tant pour les étrangers concernés que pour les services administratifs chargés de leur perception. Ces propositions ont été intégrées dans la loi de finances 2020, permettant une baisse des montants et une simplification du dispositif, conformément aux attentes exprimées par les parlementaires. Pourtant, l’article 30 du PLF 2026 remet en cause cette avancée en réinstaurant et alourdissant plusieurs droits de timbre relatifs au séjour et à l’accès à la nationalité française. Parmi les mesures prévues : majoration de 200 € du montant du droit de timbre perçu lors d’une demande d’accès à la nationalité française, création d’une taxe de 100 € pour la délivrance et le renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour (APS), majoration de 100 € du tarif de base de la taxe due pour la délivrance, le renouvellement et le duplicata des cartes de séjour et de 50 € pour son tarif minoré, majoration de 100 € du droit de visa de régularisation et majoration de 25 € du droit de timbre pour la délivrance, le renouvellement, le duplicata ou le changement des cartes de séjour. Face à ce retour en arrière, l’auteure de cet amendement s’oppose fermement à ces nouvelles majorations et créations de taxes, et propose leur suppression pure et simple. PPar ailleurs, les écoles d'enseignement supérieur, et notamment les écoles d’ingénieurs, accueillent une proportion significative d’étudiants étrangers hors Union européenne. Ces étudiants représentent des talents essentiels qu’il faut préserver et continuer à attirer. Envoyer des signaux restrictifs ou réduire le soutien à leur égard risquerait de compromettre le modèle économique de ces établissements, ainsi que leur rayonnement dans le paysage de l’enseignement supérieur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001218
Dossier : 1218
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Date inconnue
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Le projet de loi de finances pour 2024 prévoyait la substitution des deux principales redevances affectées au financement des agences de l’eau, la redevance pour pollution d'origine domestique et la redevance pour modernisation des réseaux de collecte, par trois nouvelles redevances : sur la consommation d'eau potable, pour la performance des réseaux d'eau potable et pour la performance des systèmes d'assainissement collectif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001219
Dossier : 1219
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Date inconnue
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Au regard des prévisions sur les recettes attendues et en raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à la règle dite de l’ « entonnoir » afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. Le rendement attendu de cette nouvelle taxe, de l'ordre de 10 millions d'euros, est inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS. Cet amendement vise en effet à instaurer une taxe sur la vente de munitions de chasse contenant du plomb sur le principe du pollueur-payeur consacré par l’article 191 du Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) et l’article L110‑1 du code de l’environnement. Le plomb et les composés du plomb sont reconnus comme étant des substances dangereuses pour la santé humaine, la santé animale et pour l’environnement. L’exposition au plomb est associée à des effets sur le développement neurologique, à une altération de la fonction rénale et de la fertilité, à de l’hypertension qui représente des risques sérieux pour l’être humain. Or, on estime qu’une boîte moyenne de 25 cartouches disperse dans la nature 800 à 900 grammes de plomb. L’utilisation de plomb dans les munitions de chasse entraîne également un risque pour les espèces qui s’alimentent à partir d’oiseaux contaminés par ce type de munitions. Résultat, l’Agence européenne des produits chimiques, l’ECHA, estime qu’en Europe, le nombre d’oiseaux d’eau qui meurent d’empoisonnement au plomb est de l’ordre d’un à deux millions chaque année de saturnisme. Au moins 135 millions d’oiseaux sont exposés au risque d’empoisonnement du fait de l’ingestion de grenaille de plomb usagé. Par exemple, 14 millions de rapaces seraient également menacés du fait qu’ils se nourrissent d’animaux contaminés et 7 millions d’autres oiseaux par l’ingestion de matériel de pêche. En février 2025, la Commission européenne, suivant les recommandations de l’ECHA, a proposé un plan pour modifier la réglementation REACH et éliminer à terme le plomb dans les munitions pour la chasse. Pourtant, parce que les munitions au plomb ont d’ores-et-déjà un effet contaminant sur le sol, l’eau, les animaux et les hommes, il est proposé d’instaurer d’ores-et-déjà une taxe sur ces munitions selon le principe du pollueur-payeur. La proposition de l’ECHA de supprimer les grenailles de plomb pour la chasse permettrait de supprimer la dispersion de 14 000 tonnes de plomb par an en Europe causée par la chasse et éviter une baisse de QI chez 7 000 enfants par an. Car les munitions au plomb ont non seulement un effet contaminant sur le sol et l’eau mais exposent aussi la santé humaine via la consommation de viande de gibier. L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommande ainsi, aux femmes en âge de procréer et aux enfants d’éviter toute consommation de grand gibier sauvage, et aux autres consommateurs de limiter cette consommation à une fréquence occasionnelle de trois fois par an. La France qui compte environ un quart des chasseurs européens est particulièrement affectée par ce phénomène de pollution au plomb issu des munitions de chasse. Les plus d’un million de chasseurs actifs français tuent chaque année plus 50 millions d’animaux et dispersent 6 000 tonnes de plomb. Cet amendement vise à lutter contre les nuisances majeures provoquées par le recours aux munitions à plomb. Les recettes supplémentaires dégagées par l’instauration de cette taxe pourraient permettre de développer un certain nombre d’actions pour lutter contre cette pollution. Cet amendement est issu d’une proposition de l’association de protection animale Animal Cross.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001222
Dossier : 1222
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Date inconnue
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Formule de calcul : ce taux est évalué en comptabilisant le nombre total de cas de maltraitance animale qui ont été officiellement signalés et qui ont mené à une intervention concrète (enquête, saisie des animaux, soins vétérinaires, actions en justice etc). Fréquence : annuelle. Origine des données : juridictions, commissariats et gendarmeries, associations de défense des animaux, vétérinaires. Cet indicateur est essentiel pour évaluer non seulement la prévalence de la maltraitance animale dans une société mais aussi l’efficacité de la réponse institutionnelle à ce fléau. Il est révélateur de l’effort mis dans la détection et la gestion des cas de maltraitance, ainsi que de l’efficacité des campagnes de sensibilisation et des programmes éducatifs visant à prévenir ces actes. Un suivi précis de ce taux peut inciter à l'amélioration des législations, à renforcer l’arsenal pénal et à insérer dès les plus jeune âge un programme éducatif enseignant le respect de l’animal. Il favorise également une prise de conscience collective et individuelle qui peut stimuler l’action citoyenne et encourager le signalement des cas de maltraitance. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001226
Dossier : 1226
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable. Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la loi de finances initiale pour 2026 prévoit encore une ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux, aggravant une trajectoire déjà intenable. Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances. Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants. Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement. Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001227
Dossier : 1227
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Non renseignée
Date inconnue
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Au regard des prévisions sur les recettes attendues et en raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à la règle dite de l’ « entonnoir » afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. Le rendement attendu de cette nouvelle taxe, de l'ordre de 10 millions d'euros, est inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS. Cet amendement vise à ramener le taux de TVA à 10% pour les entrées des parcs zoologiques. En effet ceux-ci bénéficient d'un traitement de faveur depuis 2017 par rapport aux autres secteurs culturels ou de loisir comme les parcs botaniques ou les musées. En 2017, la commission des finances était défavorable à cet abaissement poussé par le gouvernement précédent précisant que cela représentait une perte de recette de plus de 7 millions d'euros en 2017 et par an pour les caisses de l'État. Actuellement, l'Etat favorise fiscalement les parcs qui exploitent les animaux, y compris des espèces sauvages ou menacées, pour leurs profits. Par souci de cohérence, d'équité et pour défendre le bien-être animal, le taux de TVA doit être harmonisé et cette niche fiscale réduite. Cette proposition est notamment portée par Code animal.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001229
Dossier : 1229
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Non renseignée
Date inconnue
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Au regard des prévisions sur les recettes attendues et en raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à la règle dite de l’ « entonnoir », la perte de recette attendue étant de l'ordre de 10 millions d'euros, et donc bien inférieure au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS. Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à élargir le taux de TVA à 0 % applicable à La Réunion, prévu par l’article 25 terdecies, sur un ensemble de produits de première nécessité, notamment les médicaments ainsi que les fournitures scolaires, en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion et à Saint-Martin. Une exception sur la TVA existe déjà pour la Guyane et pour Mayotte. Le taux de pauvreté atteint des sommets préoccupants : 77,3 % à Mayotte et près de 53 % en Guyane selon l’Insee. En Guadeloupe, il est de 34,5 % et la Réunion et la Martinique ne sont pas épargnées, avec des taux respectivement de 36,1 % et 26,8 % de la population en dessous du seuil de pauvreté. A titre comparatif, cette situation concerne 15,4 % de la population hexagonale. L’observatoire des inégalités rappelle par ailleurs que les niveaux de pauvreté dans les départements d’outre-mer ne prennent pas en compte les différences du coût de la vie. Selon un rapport du Sénat, les prix sont supérieurs de + 16 % en Guadeloupe, + 14 % en Guyane et en Martinique et de + 9 % à La Réunion, par rapport à ceux de l’Hexagone. La commission d’enquête sur le coût de la vie dans les outremer a même montré que ces écarts se sont largement accentués ces dernières années. Quand on ne prend en considération que les produits alimentaires – premier poste de consommation des ménages – le déséquilibre est particulièrement marqué : les prix payés par les ménages des départements d’outre-mer sont plus élevés de + 42 % pour la Guadeloupe, de + 40 % pour la Martinique ou encore de + 37 % pour La Réunion. Il convient donc aujourd’hui, plus que jamais, de mettre en œuvre une mesure structurelle plus ambitieuse susceptible de baisser rapidement le coût de la vie dans ces territoires pour le rendre soutenable pour la population. C’est le sens de cet amendement qui permettra de donner un coup de pouce fiscal de l’État aux ménages ultramarins. Nous proposons que l’Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) s’assure que cette exonération de TVA ciblée se répercute effectivement dans les prix et non dans les marges des entreprises. Le gage déposé est formel, et le groupe Écologiste et Social appelle le Gouvernement à lever le gage ; ses membres rappellent par ailleurs proposer nombre de mesures puissantes de financement de la sphère publique dans ce PLF pour compenser ces pertes de recettes liées à cette exonération de TVA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001239
Dossier : 1239
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Date inconnue
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Le projet de loi de finances pour 2026 supprime l’exonération de taxe d’apprentissage dont bénéficient les entreprises de l’ESS. Sont visées les associations, organismes, fondations, fonds de dotation, congrégations, syndicats à activités non lucratives mentionnés au 1 bis de l’article 206 du code général des impôts et aux 5°, 5° bis et 11° de l’article 207 du même code. Cette mesure participe d’une dynamique délétère de fragilisation des entreprises de l’ESS, à rebours des besoins de ces structures et de l’intérêt de leurs bénéficiaires finaux. Cette dynamique purement comptable et de courte vue risque de réduire d’avantage leurs marges de manœuvre budgétaires, alors même qu’elles sont en proie à d’importantes difficultés financières du fait de la crise inflationniste et de la baisse des financements publics. Selon l’évaluation préalable annexée au projet de loi, la suppression de cette exonération représenterait en effet un manque à gagner de 198 à 327 millions d’euros. Les entreprises de l’ESS contribuent pourtant à hauteur de 10 % du PIB, emploient 14 % des salariés du secteur privé et œuvrent au quotidien au plus proche des populations fragiles. Elles sont essentielles à la cohésion sociale et territoriale et jouent un rôle déterminant face à l’augmentation structurelle des besoins sociaux. Aligner les acteurs de l’ESS sur le régime fiscal du secteur lucratif reviendrait ainsi à compromettre leur mission au service de l’intérêt général. Le présent amendement vise donc à supprimer les alinéas 46 à 48 de l’article 36 et rétablir l’exonération de taxe d’apprentissage pour les acteurs de l’ESS, afin de préserver la viabilité économique de ces acteurs et d’assurer la continuité des services rendus à la population. Cet amendement a été travaillé en coordination avec l'UDES. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000124
Dossier : 124
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Date inconnue
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Cet amendement, des députés du groupe LFI, propose de majorer de 50 % le taux de l’impôt sur les sociétés en 2026 pour les grandes entreprises ayant profité du génocide commis par l’armée israélienne à Gaza. La signature par Israël et le Hamas, puis la mise en œuvre, de la première phase du dit « Plan de paix » du Président D. Trump ont été accueillies avec un immense soulagement. Elles ont enfin permis un cessez-le-feu à Gaza, la libération des otages israéliens et de 2 000 prisonniers palestiniens. Malheureusement Il faut désormais que les responsabilités des acteurs soient précisément établies, que les mandats d’arrêts internationaux soient appliqués et que justice soit rendue. Si un génocide continue à se dérouler aux yeux de tous depuis si longtemps, c’est grâce à la complicité active ou passive de nombreux États, institutions et acteurs économiques. Des grandes entreprises françaises et internationales ont par exemple été mises en cause pour leur participation à une « économie opérant sur un mode génocidaire » dans un rapport de la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens ou des enquêtes de journalistes d’investigation. Cela concerne des entreprises d’armement bien sûr, mais aussi des fournisseurs de technologies, de grandes entreprises américaines de défense liées à l’État Français par des contrats comme Palantir, mais aussi des banques qui ont facilité le financement du génocide, BNP Paribas est visée par une assignation au tribunal judiciaire de pays. Cet amendement propose donc a minima de taxer les profits issus de l’économie génocidaire en instaurant une surtaxe d’IS l’année à venir pour les entreprises ayant apporté un soutien direct ou indirect à Israël dans la conduite du génocide. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001247
Dossier : 1247
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Date inconnue
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Cet amendement propose la suppression de l’article 65 bis introduit en première lecture au Sénat. Si l’idée de revaloriser le reversement des ETS aux AOM est louable, cet article prévoit l’exclusion des régions AOM de substitution de ce mécanisme. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000125
Dossier : 125
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France insoumise proposent une hausse des droits de douanes sur les produits israéliens. Il s’agit d’une mesure directement tirée du programme du Nouveau Front populaire, co-signé par les 4 groupes politiques de gauche de cette Assemblée. Ce programme prévoit d’infliger des sanctions au Gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou tant que celui-ci ne respecte pas le droit international à Gaza et en Cisjordanie. Israël continue de bafouer les résolutions des Nation unies en Palestine en massacrant à Gaza et en accélérant la colonisation de la Cisjordanie. Depuis octobre 2023, les estimations les optimistes font état de 67 000 Palestiniens tués à Gaza, dont la majorité sont des femmes et des enfants. Après avoir abattu les journalistes, Tsahal cible désormais à dessein les humanitaires qui tentent de briser le blocus, par les terres comme par la mer avec les flottilles, sans que la France ne réagisse à la hauteur de ces violations du droit international. Il est plus que temps de mettre fin aux crimes de guerre perpétrés par Netanyahou, son Gouvernement d’extrême droite, et son armée génocidaire. Pour ce faire, nous proposons donc, conformément aux engagements du Nouveau Front populaire, d’appliquer des sanctions financières au Gouvernement israélien, sur le modèle de celles infligées à la Russie de Vladimir Poutine qui s’est également rendue responsable de crimes de guerre. Pour sortir du deux poids deux mesures insupportable, pour rappeler notre attachement à un ordre international fondé sur le droit, pour que la France soit cohérente avec ses valeurs sur la scène internationale, nous devons sanctionner financièrement le Gouvernement israélien. La hausse des tarifs douaniers concerne les marchandises produites en Israël et, avec un taux renforcé, celles produites dans les territoires occupés palestiniens, au sens de la résolution 2334 de l’Assemblée générale des Nations unies votée par la France. Le Conseil d’État définira par décret une liste de produits d’importance vitale exemptés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001261
Dossier : 1261
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer cet article qui prévoit le gel des APL et supprime leur accès pour les étudiants extra-communautaires non-boursiers. Le secteur logement rencontre une crise grave : 4 millions de personnes sont mal logés, plus de 2,9 millions de ménages sont en attente d’un logement social tandis que les foyers vivant sous le seuil de pauvreté consacrent en moyenne près de 40 % de leurs revenus au logement.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001262
Dossier : 1262
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Date inconnue
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L’article prévoit la mise à la charge de tout ou partie des frais d’enquêtes à la charge de la personne physique majeure ou de la personne morale condamnée. Les auteurs de cet amendement souhaitent supprimer cet article car une telle mesure aurait pour effet de faire peser sur les personnes détenues ou condamnées une « dette pénale supplémentaire », susceptible de limiter leur capacité à indemniser les victimes et d’aggraver les inégalités économiques. Cette mesure compromet directement la réinsertion sociale, professionnelle et personnelle des personnes détenues. Les auteurs de cet amendement souhaitent supprimer cette disposition, qui introduit une logique de pénalisation financière, incompatible avec les principes de notre procédure pénale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001265
Dossier : 1265
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Date inconnue
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Les auteurs de cet amendement souhaitent supprimer la mise en place d’une contribution pour l’aide juridique, dite « droit de timbre ». L’accès à la justice constitue l’un des fondements essentiels de la garantie des droits dans une société démocratique. En conséquence, les auteurs de cet amendement défendent le maintien de la gratuité de l’accès au service public de la justice, condition indispensable à l’égalité devant la loi et à l’effectivité des droits de chacun. Une contribution à l’aide juridique de 35 euros a été en vigueur entre 2011 et 2013. Lorsque le Gouvernement a décidé de supprimer cette contribution pour l’aide juridique, dans la loi de finances pour 2014, il a alors rappelé l’atteinte portée au principe de gratuité de la justice et les freins que le dispositif engendrait à l’accès au juge. Le 23 juillet 2013, Christiane TAUBIRA, alors garde des Sceaux, ministre de la Justice, avait annoncé la suppression de la contribution à l’aide juridique en précisant que : « L’instauration par le précédent Gouvernement de la contribution pour l’aide juridique de 35 €, exigible pour chaque instance, pour financer l’aide juridictionnelle a eu pour conséquence de pénaliser les justiciables les plus vulnérables. En rendant payant l’accès au juge pour des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, ce timbre de 35 € a entraîné une restriction incontestable de leur accès à la justice, en dépit des cas d’exemption dont était assortie la contribution pour l’aide juridique. Les contentieux du travail, de la famille, du logement et les contentieux administratifs ont été particulièrement affectés. » Dans son rapport d’évaluation préalable au PLF 2014, le Gouvernement indiquait : « Le principal obstacle au droit d’accéder à un juge reste le coût du procès qui dissuade certains justiciables d’exercer leurs droits. La gratuité des actes de justice, instituée par la loi du 30 décembre 1977 avait à cet égard constitué un moyen efficace pour faciliter l’accès à la justice. Tout en portant atteinte au principe de gratuité des actes de justice, la contribution pour l’aide juridique est de nature à limiter l’accès à la justice des citoyens modestes dont les revenus excèdent de peu les plafonds de l’aide juridictionnelle partielle. Elle constitue un frein à la reconnaissance de certains droits, notamment dans les contentieux du travail, de la consommation ou de la famille. Dès le 5 juillet 2012, la Garde des sceaux a rappelé devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale que cette contribution limitait l’accès au droit et à la justice des personnes aux revenus modestes. De fait, cette limitation est corroborée par la baisse du taux de saisine de certaines juridictions de près de 10 % depuis l’introduction de la CPAJ. Ainsi, une diminution des saisines de l’ordre de 13 % entre le premier semestre de l’année 2011 et le premier semestre de l’année 2012, a été constatée dans les contentieux de faible montant, tels que les injonctions de payer. Cette baisse, contemporaine de l’introduction du timbre à 35 euros, confirme l’incidence de la CPAJ dans les petits litiges lorsque le gain escompté est faible. » Les arguments qui ont présidé à la suppression de la contribution à l’aide juridique en 2014 perdurent encore aujourd’hui. La taxe proposée par ce PLF 2026 est d’un montant supérieur à celui qui avait été institué en 2011, ce qui va nécessairement accroître les effets délétères de la précédente expérience. De plus, les exceptions prévues au dispositif sont encore plus limitées que pour la contribution à l’aide juridique en vigueur entre 2011 et 2013, de sorte que, les freins à l’accès à la justice seront encore plus importants. Par ailleurs, cet article prévoit la création et le rehaussement de divers droits de timbre relatif au droit au séjour et à l’accès à la nationalité française. Ces augmentations de taxes, dont le niveau était déjà reconnu comme excessif en 2019, dans un rapport de la députée Stella DUPONT (Rapport n°2041 élaboré dans le cadre de la mission d’information relative à la taxation des titres de séjour) vont limiter l’accès des étrangers à leurs droits au séjour créant une rupture d’égalité et une précarisation de ceux-ci. En conséquence, les auteurs de cet amendement demandent la suppression de cet article qui crée de véritables ruptures d’égalité dans l’accès au droit et au juge. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001274
Dossier : 1274
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instaurer un impôt plancher sur la fortune, plus connu sous le nom de « taxe Zucman ». Le taux retenu est fixé à 0,5 % et non à 2 %, afin de respecter les règles de recevabilité financière propres à la seconde lecture. Le produit de cette contribution différentielle serait donc au maximum de 6,25 milliards. Cette nouvelle mesure fiscale constitue une exception à la règle de l’entonnoir, en générant des recettes supplémentaires dans la limite de la dégradation du solde résultant de l’examen et de l’adoption du PLFSS pour 2026 En temps normal, nous plaidons évidemment pour une taxe à 2%, permettant de dégager 15 à 25 milliards d’euros selon les estimations. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001279
Dossier : 1279
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à porter de 3 % à 6 % le taux prévu à l’article L. 453‑70 du code des impositions sur les biens et services dite « Taxe GAFAM », afin de renforcer la contribution des grandes entreprises numériques à l’effort collectif. La taxe sur les services numériques (TSN) vise précisément les grandes entreprises du numérique, souvent désignées sous le terme de « GAFAM ». Ces entreprises tirent d’importants revenus de leurs activités sur le territoire national tout en contribuant de manière limitée au financement des services publics. Par des mécanismes d’optimisation fiscale, une part importante de leurs profits est transférée vers d’autres juridictions à fiscalité réduite, ce qui crée une distorsion de concurrence avec les entreprises nationales et prive l’État de ressources légitimes. Dans un contexte de forte contrainte budgétaire et de besoin de financement accru des services publics, il est nécessaire que les acteurs économiques les plus profitables, notamment dans le secteur numérique, participent à hauteur de leurs capacités. Cette mesure vise donc à rétablir davantage d’équité fiscale et à mobiliser de nouvelles recettes sans peser sur les ménages ou les PME. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 0,8Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001282
Dossier : 1282
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Date inconnue
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique invoquée ne peut à elle seule justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001284
Dossier : 1284
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Date inconnue
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Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à mettre en place une taxe générale sur les activités polluantes pour la proportion de déchets gérée par les éco-organismes qui n’aurait pas été recyclée au regard des objectifs qui leur étaient fixés par la réglementation. Sur les 568 kg de déchets produit par un Français chaque année, 190 kg sont concernés par la Responsabilité élargie du producteur (REP) et sont donc sous la responsabilité d’un éco-organisme chargé de les détourner de l’élimination. Cependant, malgré des objectifs fixés par la réglementation et leurs cahiers des charges, certains éco-organismes n’atteignent pas ces objectifs, sans aucune sanction réellement efficace et dissuasive. Ces déchets qui relèvent donc de la responsabilité élargie du producteur sont finalement pris en charge par les collectivités responsables du service public de gestion des déchets qui, de façon injuste, sont redevables de la TGAP sur cette part de déchets. L’amendement engendre un surcroît de recettes qui permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros (le rendement de cette taxe est inférieur à 6,6Md€, dans la mesure où les écocontributions représentent environ 2 milliards d'euros, dans un cas extrême cette taxe pourrait au maximum doubler ce montant. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001287
Dossier : 1287
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Date inconnue
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Cet article est une des pierres à la reconstruction du marché dit de la titrisation, pour lequel s’activent de nombreux groupes bancaires. Il est utile de rappeler que les schémas de titrisations sont une des causes principales de la transformation de la crise immobilière / crise de solvabilité des ménages américains en 2007‑2008 en une grande crise financière et économique mondiale dans les mois et années qui suivirent. En l’absence d’étude d’impact et de garantie sur l’encadrement de ces montages financiers, le Groupe socialistes et apparentés se montrera prudent et propose la suppression de ce dispositif qui contribue à la reconstruction d’un schéma faisant abstraction des leçons du passé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001288
Dossier : 1288
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Date inconnue
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Le présent amendement des députés socialistes et apparentés propose de supprimer le plafond de recettes applicable aux agences de l’eau, afin de garantir la pleine mobilisation des redevances perçues au titre de la consommation et de la pollution de l’eau. Ces recettes, affectées à des objectifs environnementaux, financent les actions des agences, notamment en matière de préservation de la ressource, de prévention des risques et d’adaptation au changement climatique. Or, le plafonnement actuel contraint artificiellement leurs ressources : les recettes perçues au-delà du plafond d’affectation sont reversées au budget général de l’État, sans possibilité pour les agences de les mobiliser. Cette situation limite la capacité d’action de ces établissements publics alors même que les enjeux liés à l’eau s’intensifient. La suppression du plafond d’affectation permettrait de rétablir la pleine logique affectataire de ces redevances, et s’inscrit dans la trajectoire annoncée par le Plan Eau de 2023. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001289
Dossier : 1289
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Date inconnue
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La loi de finances pour 2025 a supprimé, sans concertation, l’exonération de taxe d’apprentissage dont bénéficiaient les mutuelles relevant du code de la mutualité. Le présent projet de loi de finances pour 2026 poursuit cette logique de suppression d’exonération au détriment de l’ensemble des acteurs de l’ESS. Sont ainsi visées les associations, fondations, fonds de dotation, congrégations, syndicats à activités non lucratives mentionnés au 1 bis de l’article 206 du code général des impôts et aux 5°, 5° bis et 11° de l’article 207 du même code. Ces mesures, décorrélées dans le temps, participent d’une dynamique délétère de fragilisation de ces acteurs, à rebours des besoins de ces structures et de l’intérêt de leurs bénéficiaires finaux. Cette dynamique purement comptable et de courte vue, met en péril la continuité de l’offre de soins, d’accueil et d’accompagnement sur l’ensemble du territoire national. Acteurs de l’ESS, les organismes mutualistes, associatifs et fondatifs gèrent en effet des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux essentiels à l’accès aux soins et à la cohésion sociale. Ils œuvrent au quotidien au plus proche des populations fragiles et de l’ensemble des assurés sociaux, sans discrimination. Dans un contexte de baisse de financements, de précarité croissante, de dégradation des conditions et d’augmentation des besoins, elles représentent une des réponses à la crise démocratique que nous traversons. La suppression de cette exonération entraîne une hausse mécanique de plus de 15 M€ des charges pour les seuls organismes mutualistes, et aurait un impact global de 239 M€ pour l’ensemble du secteur de l’ESS. Cette mesure touche déjà directement les 3 000 établissements gérés par le mouvement mutualiste et impactera en cas d’adoption, plusieurs milliers de structures associatives demain. En alignant les acteurs de l’ESS sur le régime fiscal du secteur lucratif, la mesure accélère de fait la financiarisation du secteur sanitaire et médico-social en cours de développement et compromet sa mission au service de l’intérêt général. Le présent amendement vise donc à rétablir l’exonération de taxe d’apprentissage pour les acteurs de l’ESS, afin de préserver la viabilité économique de ces acteurs et d’assurer la continuité des services rendus à la population. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000129
Dossier : 129
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Date inconnue
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Cet amendement des députés du groupe La France Insoumise doit permettre de revenir sur les baisses d’impôts sur la production décidée par le camp macroniste lors des dernières lois de finances. Ces baisses constituent, en parallèle d’une DGF sous-revalorisée d’année en année, la principale cause de l’étranglement budgétaire infligé à nos collectivités territoriales par la macronie. Elles ne profitent principalement qu’à accroître les profits des grandes entreprises. De 2017 à 2024, jusqu’à ce que le déficit caché éclate au grand jour, la stratégie économique des gouvernements macronistes se résume simplement : la distribution dispendieuse de cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises. La diminution du taux de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), passé de 0.75% à 0.28% au maximum, a conduit à une perte immense pour les finances publiques : alors que cet impôt rapportait près de 15 milliards en 2019, il n’atteint plus que 4 milliards aujourd’hui, soit un manque à gagner équivalent à l’intégralité du budget de la Justice ! De plus, la CVAE comporte un barème progressif et ne s'applique qu'aux entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 500 000 euros. Thomas Courbe, le directeur général des entreprises, s'est félicité du fait qu’un cinquième du gain de la réforme devrait revenir aux TPE et PME. Cela fait donc 80% pour les grandes entreprises et les multinationales. Quel cadeau généreux, alors que, d’après le ministre de l’Économie démissionnaire, le FMI serait sur le point d’intervenir du fait de l’état prétendument dégradé de nos finances publiques ! À côté de la CVAE, les gouvernements macronistes ont également diminué la CFE et réduit de moitié les impôts fonciers des établissements industriels. Ces pertes de recettes des collectivités ont été compensées par l’octroi de parts de TVA par l’État. En plus d’abîmer la libre administration et l’autonomie financière des collectivités territoriales, le choix économique est clair : alléger les impôts sur les grandes entreprises et équilibrer les budgets par l’impôt sur la consommation populaire ! Ces baisses d'impôt n'ont été qu'un magnifique cadeau sans contrepartie aux grandes entreprises, suivant le récit mensonger du patronat et des macronistes, qui n’ont semé que superprofits, déficit et misère en France, le pays champion d’Europe pour les subventions à la production ! Cet amendement vise donc à modifier la loi de façon à revenir sur la baisse des impôts de production réalisée en 2021 et en 2023. En conséquence, il abroge les reports de la suppression de la baisse de la CVAE des lois de finances 2024 et 2025, reculs qui illustrent à quel point la suppression de ces impôts de production par une macronie radicalisée était mal pesée et inconséquente. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001290
Dossier : 1290
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Date inconnue
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Cet amendement de suppression du groupe socialiste et apparentés vise à supprimer le présent article qui prévoit un prélèvement exceptionnel, au profit du budget général de l’État, sur les soldes excédentaires de la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA). Or, cette taxe, que le groupe propose par ailleurs d’augmenter a été instituée dans un objectif sanitaire et environnemental précis : indemniser les riverains exposés aux nuisances sonores générées par le trafic aérien, par le biais du financement des travaux d’insonorisation des logements situés dans les zones de bruit autour des grands aéroports. Ces ressources constituent donc un financement affecté et ne sauraient être assimilées à une réserve budgétaire ordinaire. Les nuisances sonores aériennes ont des conséquences sanitaires graves, attestées par les travaux de l’ACNUSA et de nombreuses études scientifiques : troubles du sommeil, stress chronique, risques accrus d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires. Pour chaque augmentation de 10 décibels, la surmortalité est estimée à 18 %, et jusqu’à 28 % pour les infarctus du myocarde. Ces effets sont particulièrement marqués la nuit, où les vols perturbent la récupération physiologique. Dans ce contexte, la revalorisation du plafond de prise en charge des travaux d’insonorisation, aujourd’hui limité à 80 %, apparaît indispensable pour mieux protéger la santé des riverains et accélérer la mise en conformité acoustique des logements exposés. Le prélèvement exceptionnel envisagé viendrait affaiblir la capacité d’action du Fonds de compensation et compromettre les évolutions nécessaires. Conserver l’intégralité des recettes issues de la TNSA est donc une condition essentielle pour : • assurer la pérennité du dispositif d’aide à l’insonorisation, • anticiper la montée en charge financière liée à sa réforme, • et garantir la justice environnementale en affectant les ressources du bruit aérien à ceux qui en subissent directement les conséquences. Ponctionner ces fonds reviendrait à faire financer le budget général par les victimes des nuisances sonores, en contradiction totale avec l’esprit et la finalité de cette taxe. Pour toutes ces raisons, le groupe Socialistes et apparentés s’oppose à ce prélèvement et demande la préservation intégrale du produit de la TNSA au bénéfice exclusif des riverains et de la santé publique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001291
Dossier : 1291
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Non renseignée
Date inconnue
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Il est prévu pour 2026 un prélèvement sur recettes pour la contribution de la France au budget de l’Union européenne de 28,4 milliards d’euros. Soit une hausse de 23 % par rapport à 2025. L’exposé des motifs du PLF 2026 indiquait que ce montant avait été estimé en fonction de la révision à mi-parcours du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021‑2027, pour tenir compte des dépenses liées au financement de certaines priorités, au demeurant légitimes, comme le soutien à l’Ukraine, les technologies stratégiques et les migrations. Mais il précisait aussi que l’ajustement des contributions des États-Membres maintient les « corrections forfaitaires », autrement dit les rabais obtenus par l’Autriche, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède, notamment à l’occasion de la négociation sur le plan de relance Next Generation EU. Or le montant total que la France a reçu au titre de ce plan de relance a été beaucoup plus faible que celui obtenu par d’autres pays, comme la Pologne, l’Espagne ou l’Italie. Mais elle devra pourtant participer au remboursement des sommes empruntées par l’UE plus que proportionnellement à ce qu’elle a reçu. La France se trouve par ailleurs dans une situation très dégradée de ses finances publiques, tout en étant un fort contributeur net au budget de l’UE et en voyant ses priorités stratégiques insuffisamment prises en compte dans l’élaboration du futur CFP 2028‑2034. En effet le soutien direct aux agriculteurs de la Politique Agricole Commune fonderait de 387 milliards à 294 milliards, au moment même où se multiplient les accords de libre-échange et les concessions agricoles accordées par l’Union ; et le soutien aux Régions Ultra Périphériques (RUP), essentiellement les territoires d’outre mer français, se verrait lui aussi sérieusement remis en cause. Autrement dit, nous paierons plus et nous recevrons moins ; et l’amendement sénatorial diminuant légèrement la contribution par rapport au texte initial n’y changera rien. En limitant la contribution française au budget de l’UE à hauteur du montant de l’exercice précédent, cet amendement ajustera notre effort aux paramètres du CFP à venir et soulagera les charges publiques de 5,3 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001293
Dossier : 1293
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Date inconnue
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Dans le souci de favoriser la transmission des exploitations agricoles à des jeunes en lieu et place d’un agrandissement (soit par la perte d’un associé, soit par le rachat par un voisin), il est proposé une adaptation du dispositif de l’article 199 vicies A du Code général des impôts par la création d’un crédit d’impôt transmission à ce titre supprimant au passage la réduction d’impôt et l’ouverture dudit dispositif à des ventes sans différé de paiement.
Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001294
Dossier : 1294
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer le crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour congé de certains exploitants agricoles d’une part en pérennisant le dispositif et d’autre part en étendant de 17 à 28 jours le nombre de jours de congés pouvant bénéficier du crédit d’impôt. L’agriculture française est confrontée à l’enjeu crucial de renouvellement des générations et d’installation de paysannes. Alors que le nombre d’exploitants baisse de 1 à 3 % par an et qu’on compte une installation pour deux ou trois départs à la retraite, ce renouvellement implique de redonner de l’attractivité à la profession agricole. Cet amendement vise à l’extension de cette mesure, par une prise en charge, à taux constant, des dépenses de remplacement pour les 28 premiers jours de congés. En outre, outre sa pérennisation est une mesure de simplicité, d’efficacité et de bon sens puisqu’elle permet de le consacrer dans le temps et d’éviter les sujets de sa reconduction chaque année. Ce dispositif, aux effets positifs en terme de diminution du stress et des risques psychosociaux pour les agriculteurs, aurait également un impact favorable de dynamique territoriale, avec la création d’emplois stables et sécurisés au sein des services de remplacement. Ces salariés, qui resteront plus longtemps et connaîtront davantage les fermes dans lesquelles ils travaillent, constitueront en outre un vivier de renouvellement des générations. Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001295
Dossier : 1295
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Date inconnue
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La jurisprudence du Conseil d’État du 30 avril 2024 a précisé que l’exonération des plus-values prévue à l’article 151 septies du CGI ne s’applique pas aux nouveaux entrants dans une société agricole n’ayant pas deux exercices complets d’activité. Cette interprétation restrictive pénalise les jeunes agriculteurs qui s’installent et crée plusieurs effets contraires à l’objectif de renouvellement des générations en agriculture. En effet, elle conduit à imposer les jeunes exploitants sur des plus-values réalisées après leur installation, générées par des périodes d’activité antérieures dont ils ne sont pas responsables. Elle bloque également les transmissions partielles d’actifs agricoles, notamment les bâtiments et le matériel, nécessaires à la reprise progressive des exploitations. Enfin, cette interprétation restrictive neutralise les effets des relèvements des seuils de recettes ouvrant droit à l’exonération des plus-values professionnelles, tels qu’adoptés dans la loi de finances pour 2025.
En cohérence avec les politiques publiques d’installation et de transmission en agriculture, cette dérogation n’est applicable qu’aux jeunes agriculteurs bénéficiaires des aides à l’installation. L’objectif est aussi que cette dérogation accompagne le parcours à l’installation. Cette mesure ne change pas le mode de calcul et ni les plafonds et les taux d’exonération pour les autres associés. Cet amendement a été travaillé avec les Jeunes Agriculteurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001296
Dossier : 1296
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à repérimétrer le plafond de 2 % de recettes réelles de fonctionnement des collectivités et EPCI impactées tant par le IV du présent article (minoration du PSR-VLEI) que par le b) du 2° du B du III (minoration de la DCRTP). En d’autres termes, il complète le plafond introduit au Sénat en le faisant agir non pas seulement sur un dispositif (la minoration du PSR-VLEI) mais sur la somme de deux dispositifs (minoration du PSR-VLEI et minoration de la DCRTP). Il est motivé par le fait que ce qui conduit à mettre en difficulté certaines collectivités (tout particulièrement appartenant à des territoires industriels) n’est pas uniquement l’impact d’une mesure mais de l’application simultanée de plusieurs mesures. À noter que même avec cet élargissement du plafonnement, un EPCI pourrait voir ses recettes baisser de 4 % uniquement du fait de la mise en œuvre du présent article et de l’article 76 (Dilico). Or, pour mémoire, lors de la contribution des collectivités au redressement des comptes publics (baisse de DGF entre 2013 et 2017), le législateur s’était efforcé de contenir l’impact annuel à 1,13 % des recettes de fonctionnement (des EPCI). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001297
Dossier : 1297
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de rétablir l’article 23 dans sa rédaction initiale proposée par le Gouvernement. Celui-ci vise, dans le cadre du Programme national de lutte contre le tabac 2023-2027, à clarifier et sécuriser le régime fiscal applicable aux produits à fumer. En ce sens, il prévoit, d’une part, l’exclusion de principe du taux de TVA de 5,5 % des produits à fumer. Il prévoit, d’autre part, un niveau d’accise adapté à chaque produit à fumer en fonction des risques qu’il présente pour la santé. En particulier, il définit un tarif d’accise de 3 c€/mL pour les produits contenant jusqu’à 15 milligrammes de nicotine et 5 c€/mL au-delà. Afin de pouvoir percevoir l’accise au-delà du réseau des buralistes, il est proposé la mise en place d’un dispositif d’agréments administratifs de la chaîne de distribution de ces produits ne contenant pas de tabac. Ces évolutions visent à répondre à deux principaux enjeux de santé publique : D’une part, elle prend en compte le développement rapide du vapotage, qu’il s’agisse de liquides avec ou sans nicotine, chauffés au moyen de cigarettes électroniques. À cet égard, la proposition de directive de la Commission européenne n° 2025/580 du 16 juillet 2025 prévoit l’instauration, à compter du 1er janvier 2028, d’une taxation minimale de ces produits, fixée à au moins 12 centimes d’euro par millilitre pour les liquides contenant jusqu’à 15 milligrammes de nicotine, et à 36 centimes d’euro par millilitre au-delà de ce seuil. D’autre part, cette mesure vise à remédier à la discordance existante entre, d’une part, le cadre juridique de la santé publique, qui distingue aujourd’hui les produits du tabac, les autres substances à fumer et les produits du vapotage, et, d’autre part, le régime des accises, actuellement indifférent à la composition des produits et reposant principalement sur leurs modalités de présentation au consommateur final. Afin de permettre une mise en œuvre de la mesure dans de bonnes conditions, l’entrée en vigueur interviendra au second semestre 2026, à une date précisée par décret. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001298
Dossier : 1298
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Date inconnue
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Cet amendement vise à accroitre de cinq points la part « impôt sur le revenu » du Prélèvement Forfaitaire Unique. Il en résulterait un rendement supplémentaire d’environ 3 milliards d’euros, qui participeraient utilement au redressement des finances publiques, dans un contexte où les versements de dividendes ont atteint des sommets ces dernières années. Sur les seules entreprises du CAC 40, ils se sont élevées à 80 milliards d’euros en 2022, 68 milliards en 2023 et 74 milliards en 2024. Les chiffres 2025 ne sont pas encore connus mais diverses évaluations font état d’une nouvelle progression des versements de dividendes au niveau mondial, à 1830 milliards de dollars, soit +5 % par rapport à 2024. Les résultats 2024 des entreprises du CAC 40 sont plus contrastés, en raison des moindres bénéfices de quelques multinationales parmi les plus généreuses en versements de dividendes – LVMH, Kering ou Total Energies – mais qui sont globalement compensés par les bons résultats du secteur bancaire, de l’aéronautique et de la défense. Par ailleurs, une nouvelle doctrine des dividendes s’installe dans les conseils d’administration, qui estiment que 50 % des bénéfices doivent être rendus aux actionnaires (soit de 60 à 70 milliards d’euros en 2025), très loin de la « doctrine Sarkozy », qui préconisait de répartir les bénéfices à raison d’un tiers pour l’investissement, un tiers pour les salariés et un tiers pour les actionnaires. Cette politique extrêmement généreuse repose sur un désendettement massif des grandes entreprises, une abondance de liquidités jugées « inutiles » et surtout une projection relativement atone de leurs investissements, notamment en France. L’augmentation proposée du PFU opère une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État à plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001300
Dossier : 1300
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de répondre aux demandes exprimées par les acteurs socio-économiques dans le cadre de la concertation menée par l’Etat sur les projets de texte d’application de l’éco-contribution. Ces demandes visent, s’agissant des évolutions de tarifs de l’écocontribution et des modifications du réseau taxable, à instaurer un délai de quatre mois entre la délibération approuvant les nouveaux tarifs ou les modifications du réseau et leur entrée en vigueur effective afin de permettre aux acteurs socio-économiques de s’organiser pour prendre en compte ces modifications. Dans le même esprit, l’amendement pose également le principe d’une concertation dans un délai raisonnable lorsque le réseau taxable est modifié et la publication régulière de rapports sur la mise en œuvre et les investissements réalisés. En outre, l’amendement tend à adapter les modalités de calcul de la majoration prévue en cas de retard de paiement ou paiement incomplet à la suite de l'envoi d'un avis de paiement afin de remplacer le forfait du 10 % du montant dû par un intérêt de retard, qui a l’avantage d’être proportionné à l’importance de ce retard et de mieux refléter les ordres de grandeurs des autres domaines de télépéage existants en Europe. Il permet également de tenir compte de la prolongation, qui vient d’être adoptée par la Commission, de la période pendant laquelle les véhicules utilitaires lourds à émissions nulles peuvent bénéficier d’une exonération du tarif d’infrastructure de le taxe (cf. la directive (UE) 2025/2459 du Parlement européen et du Conseil du 26 novembre 2025 modifiant la directive 1999/62/CE). Enfin, il ajuste les modalités de recouvrement de la taxe.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001301
Dossier : 1301
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI prévoit la suppression de la niche fiscale sur le kérosène aérien, niche aussi coûteuse qu’anti-écologique. Aujourd’hui, la fiscalité énergétique est allégée sur le kérosène utilisé par l’aviation commerciale. Alors que les gouvernements macronistes successifs ont toujours rejetés les moyens nécessaires à la bifurcation écologique, le maintien de cette niche fiscale, aussi coûteuse que polluante, est inacceptable. Avant sa chute, le gouvernement Bayrou ne savait que redoubler d’alarmisme sur la situation actuelle des finances publiques, cette fiscalité allégée constitue un manque à gagner considérable pour le budget de l’Etat. D’après un rapport de l’Inspection Générale des Finances, la niche fiscale sur le kérosène conduit à une perte de près 3,6 milliards d’euros en 2023, soit près du tiers du budget de la Justice ! Isolation thermique des bâtiments, développement d’énergies renouvelables, déploiement de mobilités accessibles et décarbonées, les chantiers ne manquent pas. En lieu et place de participer activement au profit des grands groupes aériens internationaux, l’État devrait engager ces ressources budgétaires dans l’investissement écologique et dans la mutation du secteur aérien qui devra connaître une décroissance au cours des prochaines années. Plus encore, cette niche fiscale désavantage les autres modes de transports, tel que le train, en rendant l’aviation artificiellement moins chère. Cette aviation émet pourtant 10 à 50 fois plus de CO2 par kilomètre parcouru ! L'avion est de très loin le moyen de transport le plus polluant : il représente à lui seul 7% des émissions totales du pays et 16% des émissions du secteur du transport. Son impact sur le climat a doublé en vingt ans et, si nous ne faisons rien, il devrait tripler d'ici 2050. Il est temps d'inverser cette tendance. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 3,6 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001302
Dossier : 1302
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Date inconnue
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Cet amendement vise à mettre en place une contribution sur les super dividendes pour les entreprises qui distribuent 20 % de dividendes en plus par rapport à une période de référence. Le taux de cette contribution est fixé à 5 %. Il opère une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État à plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001303
Dossier : 1303
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001304
Dossier : 1304
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’instauration d’une contribution à l’aide juridique d’un montant de 50 € pour les procédures civiles et prud’homales, à l’exception de certaines matières, telles que les ordonnances de protection, ou pour les personnes bénéficiant de l’aide juridictionnelle. Cette contribution n’est pas nouvelle : un dispositif similaire, fixé à 35 €, avait été mis en place entre 2011 et 2014, avant d’être supprimé par la garde des Sceaux Christiane Taubira en raison de son caractère dissuasif et inégalitaire. En 2024, lorsque le retour de cette mesure avait déjà été envisagée, le Conseil national des barreaux avait mis en garde contre ses effets. Sa présidente avait rappelé que de nombreux justiciables renoncent déjà à faire valoir leurs droits pour des raisons financières et que même en excluant les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle, la mesure frapperait directement les classes moyennes, qui ne remplissent pas les conditions d’accès à ce dispositif tout en ne disposant pas des ressources suffisantes pour supporter de nouveaux frais. Cette inquiétude est partagée par les justiciables eux-mêmes. Selon le Baromètre des droits et de l’accès au droit en France publié par le CNB en décembre 2024, 22 % des personnes interrogées considèrent que le coût de la justice constitue l’obstacle le plus important à l’accès à la justice, juste après les délais de procédure. La contribution envisagée s’ajouterait en outre à des coûts déjà nombreux qui pèsent sur les justiciables en procédure civile. En matière d’appel, l’article 1635 bis P du code général des impôts prévoit déjà un droit de 225 € dû par les parties lorsque la représentation par avocat est obligatoire, et ce jusqu’au 31 décembre 2026. À cela s’ajoutent les honoraires d’avocat, qui demeurent un obstacle important pour de nombreuses personnes. Enfin, l’article 696 du code de procédure civile prévoit que les parties sont tenues aux dépens, lesquels comprennent notamment des frais d’expertise qui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros en fonction de la technicité du litige. Dans ce contexte, instaurer un nouvel obstacle financier à l’accès au juge s’oppose au principe d’égalité devant la justice et de sa gratuité, principes que le groupe Écologiste et Social entend défendre fermement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001305
Dossier : 1305
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Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe Écologiste et Social vise à exclure du champ d’application de la contribution à l’aide juridique un certain nombre de procédures pour lesquelles l’instauration d’un accès payant à la justice soulèverait des difficultés, soit en raison de la situation de grande vulnérabilité des justiciables concernés, soit en raison de la nature même des litiges. Le groupe propose ainsi d’exempter de cette contribution les procédures suivantes :
Par ailleurs, le groupe Écologiste et Social propose d’exclure, par principe, l’ensemble des procédures relevant de la matière gracieuse. Comme le souligne l’évaluation de l’article 30 annexée au projet de loi, l’objectif de cette contribution serait de « responsabiliser les justiciables en rendant plus attractif le recours à l’amiable et en restreignant les tentatives de massification de certains contentieux ». Un tel raisonnement ne saurait toutefois s’appliquer à la matière gracieuse, dans laquelle le recours au juge ne procède pas d’un choix du justiciable mais répond à une obligation légale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001306
Dossier : 1306
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’article 79 bis, introduit par le Sénat, qui porte à trois jours le délai de carence applicable aux agents publics en cas d’arrêt maladie. Le groupe Écologiste et Social s’est toujours opposé à l’augmentation du nombre de jours de carence, une mesure à la fois injuste et contreproductive. Injuste, car elle pénalise avant tout les agents les plus modestes, pour qui chaque jour non indemnisé représente une perte de revenu significative. Contreproductive, car toutes les études montrent qu’un allongement du délai de carence ne réduit pas l’absentéisme, mais conduit au contraire à des arrêts plus longs, les agents retardant leur départ en congé maladie au détriment de leur santé et du bon fonctionnement du service. L’argument de l’alignement avec le secteur privé est fallacieux : près de 70 % des salariés du privé sont en réalité couverts par leur entreprise dès les premiers jours d’absence. Il n’y a donc aucune équité à invoquer, seulement une baisse de protection déguisée. Les agents publics ne sont pas plus absents que les salariés du privé : cette disposition traduit une nouvelle fois une défiance idéologique envers la fonction publique, que nous dénonçons de longue date. Elle affaiblirait l’État plus qu’elle ne le renforcerait, au moment même où nos services publics ont besoin de soutien, de reconnaissance et de moyens humains. C’est pourquoi le groupe Écologiste et Social propose la suppression de cet article, afin de préserver le droit à la santé et la dignité de l’ensemble des agents publics. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001307
Dossier : 1307
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, les députés du groupe LFI proposent de remplacer le seuil de déclenchement de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, actuellement fixé à 750 millions d'euros de chiffre d’affaires, par un seuil fixé à 200 millions d'euros. En 2024, le Gouvernement a mis en œuvre un accord de l’OCDE en instaurant un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices de multinationales situées en France dont le chiffre d’affaires dépasse le seuil de 750 millions d’euros. Mais ce seuil est trop faible puisque seules 10 % des multinationales sont concernées par la mesure, comme l’indique l’association Oxfam. Nous ne pouvons nous contenter d'une imposition si faible qui ne permet pas de lutter suffisamment contre l’évasion fiscale. Selon le Conseil d'Analyse Économique (CAE), cette taxe devait rapporter 6 milliards d'euros à la France, alors que l’évitement de l’impôt des entreprises lui coûte environ 100 milliards d'euros par an. Nous proposons donc d’abaisser le seuil de déclenchement de cet impôt de 750 millions d’euros à 200 millions d’euros pour que ce taux minimal de 15 %, bien que trop faible, soit appliqué plus largement. Compte tenu des recettes sur l’impôt mondial estimées à 500M€, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à moins de 1Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001308
Dossier : 1308
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Date inconnue
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Cet amendement propose de modifier l'article L. 453‑70 du code des impositions sur les biens et services pour augmenter le taux de la taxe sur les services numériques de 3% à 6% du chiffre d'affaires généré en France par l'activité des géants du numérique (GAFAM). Ces entreprises paient un impôt effectif deux fois moins élevé que les entreprises traditionnelles. Leur capacité d'innovation n'est pas que technologique, elle est également fiscale. En profitant du cadre de la libre circulation des capitaux dans l'UE et en rapatriant leurs profits en Irlande ou au Luxembourg, le comportement des GAFAM aboutit à cette situation intolérable où un chiffre d’affaires de plusieurs milliards ne produit que quelques dizaines de millions de rentrées fiscales. D'un rendement attendu d'environ 800 millions d'euros, cet amendement opère une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade le solde budgétaire de l'Etat de plus de 6 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000131
Dossier : 131
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI souhaite permettre aux communes de plus de 100 000 habitants de fixer le taux du versement mobilité jusqu’à 3,20 %, comme c’est déjà le cas pour Paris et sa petite couronne depuis février 2024. Ce versement, acquitté par les employeurs de plus de 10 salariés, constitue une ressource essentielle pour financer les transports publics. Il est fixé aujourd’hui à un taux maximal de seulement 1 % pour les communes de plus de 100 000 habitants, un plafond devenu largement insuffisant au regard des besoins de financement des Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM). Or, la crise climatique et la crise du service public des transports exigent un changement d’échelle. Le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France : 117 Mt de CO₂ en 2024, soit un tiers du total national, contre 22 % en 1990. Il est également le seul secteur dont les émissions continuent d’augmenter. Le transport routier représente 94 % de ces émissions, dont la majorité provient des voitures particulières. Cette dépendance à la voiture individuelle contribue à une pollution de l’air responsable d’environ 40 000 décès prématurés chaque année en France d’après santé publique France. Dans ce contexte, le développement massif des transports en commun constitue une priorité écologique, sociale et sanitaire. Pourtant, les collectivités locales manquent cruellement de moyens pour développer de nouvelles lignes, renforcer la fréquence des services, rendre les transports plus accessibles, notamment pour les personnes à mobilité réduite, maintenir des tarifs abordables pour les usagers et enfin garantir des conditions de travail et de rémunération dignes pour les personnels de conduite et de maintenance. Les AOM font face aujourd’hui à des difficultés financières majeures, aggravées par la politique d’austérité imposée aux collectivités. Faute de marges budgétaires, nombre d’entre elles ne parviennent plus à recruter suffisamment de conducteurs, provoquant des réductions de service et une dégradation du réseau. Cet amendement vise donc à donner de l’air aux collectivités en leur permettant de porter le taux du versement mobilité jusqu’à 3,20 %. Cette mesure offrirait un levier fiscal équitable et pérenne pour financer la transition vers une mobilité durable. Elle permettrait d’accroître l’offre de transport public, de réduire les émissions de GES et de soutenir l’attractivité économique des territoires, tout en améliorant la qualité de vie des salariés. Enfin, il s’agit d’une mesure de justice sociale : dans un contexte d’inflation et de hausse des tarifs des transports, comme en Île-de-France où le pass Navigo mensuel a atteint 88,80 € au 1er janvier 2025, il est urgent de renforcer la solidarité entre les entreprises bénéficiaires de ces infrastructures et les usagers qui en dépendent au quotidien. C’est pour toutes ces raisons que les députés LFi proposent de permettre aux communes de plus de 100 000 habitants de fixer jusqu’à 2,95 % le taux du versement mobilité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001310
Dossier : 1310
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social appelle à supprimer le présent article et à rétablir l’attribution de l’AAH (l’allocation aux adultes handicapés) aux personnes handicapées en détention, que cette nouvelle version du projet de loi de finances envisage injustement de supprimer. Cette suppression est à l’image des propositions mortifères envisagées par ce projet de loi de finances : aller grapiller des économies sur le dos des personnes les plus marginalisées de notre pays, ici, les personnes handicapées en détention. En plus de précariser des personnes subissant déjà une double exclusion de notre société et qui peinent déjà à faire valoir leurs droits en prison, la fin du bénéfice de l’AAH pour les personnes handicapées détenus représenterait une rupture d’égalité manifeste à l’encontre même des engagements internationaux de la France. A ce titre, nous rappelons que l’article 28 de la Convention internationale des droits des personnes handicapées oblige les États signataires à garantir des conditions d’existence digne aux personnes handicapées. Les personnes handicapées incarcérées souffrent déjà de conditions de vie -ou plutôt de survie- désastreuses avec des locaux inaccessibles et un défaut grave d’accès aux soins et à l’accompagnement nécessaires. Doit-on rappeler que seulement un tiers des personnes détenus bénéficient de l’aide effective d’un intervenant extérieur ? Que des détenus âgés et/ou handicapés ne peuvent même pas se doucher ou accéder aux espaces de promenade par manque d’accessibilité des locaux ? Que leur réinsertion sera d’autant plus mise en difficultés par le manque d’inclusion cumulé des personnes handicapées et anciennes détenues dans notre société ? Envisager de couper l’un des seuls moyens de subsistance aux détenus handicapés pour faire quelques millions d’économie est profondément indigne de ce Gouvernement. Nous appelons donc à supprimer cette disposition qui est à l'opposé du respect des droits humains des personnes handicapées et détenues. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001317
Dossier : 1317
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Non renseignée
Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de remplacer le seuil de déclenchement de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, actuellement fixé à 750 millions d'euros de chiffre d’affaires, par un seuil fixé à 100 millions d'euros. En 2024, le Gouvernement a mis en œuvre un accord de l’OCDE en instaurant un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices de multinationales situées en France dont le chiffre d’affaires dépasse le seuil de 750 millions d’euros. Mais ce seuil est trop faible puisque seules 10 % des multinationales sont concernées par la mesure, comme l’indique l’association Oxfam. Nous ne pouvons nous contenter d'une imposition si faible qui ne permet pas de lutter suffisamment contre l’évasion fiscale. Selon le Conseil d'Analyse Économique (CAE), cette taxe devait rapporter 6 milliards d'euros à la France, alors que l’évitement de l’impôt des entreprises lui coûte environ 100 milliards d'euros par an. Nous proposons donc d’abaisser le seuil de déclenchement de cet impôt de 750 millions d’euros à 100 millions d’euros pour que ce taux minimal de 15 %, bien que trop faible, soit appliqué plus largement. Compte tenu des recettes sur l’impôt mondial estimées à 500M€, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à moins de 3Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001319
Dossier : 1319
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000132
Dossier : 132
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Date inconnue
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Notre pays traverse une crise de la natalité, avec un taux de naissance au plus bas depuis 1945. La politique familiale française historique, joyau de la Libération, a été systématiquement affaiblie pour des raisons idéologiques contraires à l’intérêt national et au droit au bonheur des familles. Aujourd’hui, chacun des deux premiers enfants permet de bénéficier d’une demi-part fiscale. Ce dispositif n’est plus en adéquation avec la situation du pays. Cet amendement vise donc à accorder une part fiscale pleine dès le deuxième enfant. Cette disposition permettra à la fois de soutenir une politique de natalité, et de rendre du pouvoir d’achat aux Français. En effet, pour permettre le renouvellement des générations, une politique de natalité forte est nécessaire. Accueillir un nouvel enfant engendre évidemment des dépenses supplémentaires obligatoires (comme un changement de logement ou de véhicule), cela permettra alors aux parents d’envisager sereinement un projet familial. Par ailleurs, cette mesure sera un véritable gain pour le budget des familles. Pour une famille de classe moyenne avec deux enfants, cette part fiscale pleine représentera un montant annuel supplémentaire de 560 euros environ. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001320
Dossier : 1320
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à remonter le taux de la CDHR à 30 % contre 20 % aujourd’hui. La CDHR instaure une contribution permettant d’assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus. Cet impôt différentiel n’impacte donc qu’une minorité de contribuables ayant un revenu fiscal très élevé, entre 250 000 euros (célibataire) et 500 000 euros (pour un couple). Le taux mis en œuvre par le Gouvernement reste trop faible pour faire contribuer de manière juste les ménages les plus aisés. Les inégalités se sont aggravées depuis plus de 20 ans, et ont explosé sous les quinquennats Macron. En 2023, le niveau de vie moyen des 10 % les plus riches était 7,3 plus élevé que les 10 % les plus pauvres, alors que ce ratio n’atteignait que 6,3 en 2016, et même 5,9 au début des années 2000. En ciblant les 1 % des ménages les plus aisés, la CDHR garantit une forme de progressivité, certes imparfaite, de l’impôt sur le revenu. Les diverses niches fiscales et les mécanismes d’évitement à l’impôt ont produit autant de manières aux plus aisés de payer un faible niveau d’impôt par rapport à leurs revenus réels. Si les hauts revenus payaient leur juste part d’impôt, cette mesure ne devrait pas rapporter un seul centime ! C’est donc une mesure de justice fiscale qui est d’autant plus nécessaire à renforcer que son rendement permettra de rétablir nos services publics saccagés par les saignées austéritaires des dernières années. Ce dispositif vise donc à augmenter de 10 points le taux de cette contribution afin de faire contribuer davantage les ménages les plus aisés de notre pays. Avec un montant attendu à 1,1-1,3Md€ pour une CDHR à 20%, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 2 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001323
Dossier : 1323
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Non renseignée
Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001325
Dossier : 1325
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Date inconnue
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Cet amendement, proposé par les députés du groupe LFI, propose de réduire le coût du crédit d’impôt sur les services à la personne en instituant un barème de jouissance de ce crédit d’impôt dégressif avec les revenus déclarés des bénéficiaires. Le crédit d’impôt au titre de l’emploi d’un salarié à domicile, dit « CISAP », est la deuxième niche fiscale avec presque 7 milliards d’euros dépensés annuellement. Du fait de la défaillance de l’Etat organisée par les néolibéraux, cette niche est malheureusement essentielle pour une partie de la population : les personnes dépendantes, et les travailleurs précaires. Elle vient pallier la mauvaise prise en charge des dépenses liées à la dépendance, et le refus des gouvernements macronistes d’octroyer les moyens pour lutter efficacement contre le travail non déclaré. Nouvelle preuve du mauvais outil de politique publique que sont les niches fiscales, le CISAP profite essentiellement aux ménages les plus riches. Le rapport de la Cour des comptes sur le sujet précise que 50 % de la dépense fiscale est capté par les 10 % les plus riches. Alors qu’il est censé soutenir les dépenses de chaque foyer, il profite à celles et ceux qui en ont le moins besoin ! Afin de corriger cette inégalité absurde, et de redonner du souffle au financement de nos services publics, nous proposons donc de mettre en place un taux variable de bénéfice du CISAP (hors dépenses liées à l’invalidité) qui dépende directement des revenus des personnes qui en bénéficient. Ainsi le taux du crédit d’impôt : Ce dernier taux, marginal et symbolique, permettra surtout une continuité des déclarations de dépenses en frais de personnel de la part des plus riches. De cette manière, il sera possible à l’administration fiscale de détecter des anomalies par une rupture statistique d’une année sur l’autre, et de lutter efficacement contre le travail non déclaré auquel les plus riches pourraient être tentés d’avoir recours.
Le cout du CISAP étant de 7Md€, l’amendement engendre un surcroît de recettes en tout état de cause inférieur à 6Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001326
Dossier : 1326
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France Insoumise propose d'instaurer une taxe sur les jets privés équipés d'un moteur à réaction. La taxe proportionnelle à la puissance de l'engin, et donc à son impact négatif sur le climat. Alors que la sobriété énergétique est au cœur de toutes les politiques pour faire face au dérèglement climatique et que chacun est amené à en prendre sa part. Les ultra-riches, eux, ne semblent pas touchés ou affectés dans leur quotidien pourtant largement plus consommateur en énergie que la moyenne des individus. Le niveau de pollution individuel est en effet très corrélé aux niveaux de richesse. Depuis 1990, les 10 % les plus riches du monde sont responsables de deux tiers du réchauffement climatique. L’étude d’Oxfam de 2024, les Inégalités carbone tuent, montre que les 1 % les plus riches de la planète ont épuisé leur part du budget carbone annuel mondial au bout de 10 jours, 2 jours lorsqu’il s’agit de Bernard Arnaud. En comparaison, il faudrait environ 3 ans à une personne appartenant au 50 % les plus pauvres de la population mondiale pour épuiser sa part du budget carbone annuel. Pourtant, ce sont bien les 50 % les plus pauvres qui subiront les conséquences, dramatiques, du réchauffement climatique. En France, 63 milliardaires polluent plus que 34 millions de personnes uniquement au travers de leur patrimoine financier. Parmi eux, de nombreux consommateurs de déplacement en jet, au premier rang desquels Rodolphe Saadé qui a rejeté, uniquement pour ses trajets en jets, 2468 tonnes d’équivalent CO2 entre mai 2023 et avril 2024, soit 274 ans d’empreinte carbone d’un Français moyen. Les jets privés sont le symptôme d’une classe qui refuse obstinément de prendre sa part dans l’effort collectif pour faire front face au réchauffement climatique. Cette consommation ostentatoire, inutile et écocidaire doit être taxée au niveau de risque qu’elle fait peser à l’ensemble de la population mondiale. La France est la championne européenne du nombre de départs en jet, prenant la 3e place mondiale après les Etats-Unis et le Canada. Le montant est éloquent tant en valeur absolue qu'en termes de proportions : en France, un décollage sur dix effectué est celui d'un jet privé. Ce statut peut sembler d’autant plus étonnant que la France est bien dotée en alternatives ferroviaires tels que les trains de nuit qui ont été réouverts sur des destinations prisées par les ultra-riches, telle que la Côte d’Azur. Face à l'urgence climatique, il est nécessaire de prendre des mesures fortes et de dissuader les comportements anti-écologiques. À défaut de pouvoir proposer une interdiction pure et simple des jets privés, ce qui serait pourtant une question de justice sociale et environnementale, nous proposons une taxation spécifique sur ce type d’appareils. Cette taxation permettra à la fois de décourager l’usage de ce moyen de transport, et pour les plus riches qui souhaiteraient tout de même maintenir cette pratique de les faire contribuer réellement au financement de la lutte contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, une telle taxe permettrait également d'avoir de nouvelles ressources pour financer l'adaptation nécessaire de nos modes de vie face au dérèglement climatique. Cet amendement prévoit que la taxe ne s'applique pas pour les rares exceptions pour lesquelles ces véhicules correspondent à un usage social, comme pour une évacuation sanitaire. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 660 millions et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001327
Dossier : 1327
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l’article 30 du Projet de Loi de Finances pour 2026, qui majore plusieurs droits de timbre liés à la délivrance de titres de séjour, de visas, de naturalisations et de conversions de permis de conduire, et crée en outre une contribution de 50 € à l’introduction d’une instance civile ou prud’homale. Ces mesures traduisent une logique de rentabilisation administrative contraire aux principes d’égalité devant le service public et d’accès effectif au droit. Même présentées comme un alignement sur les pratiques européennes, ces hausses ne sauraient être justifiées par un objectif de rendement budgétaire au détriment des personnes étrangères souhaitant régulariser leur situation ou accéder à la citoyenneté française. La création d’une contribution pour l’aide juridique constitue, elle aussi, un frein à l’accès à la justice. L’expérience d’une « taxe sur la Justice » de 35 €, instaurée en 2011 et supprimée en 2014 par la garde des Sceaux Christiane Taubira, a démontré qu’un tel dispositif dissuade les justiciables modestes ne bénéficiant pas de l’aide juridictionnelle d’engager une procédure pour faire valoir leurs droits. Garantir l’accès universel au droit et à la justice doit primer sur toute logique de rendement. D’autres leviers de financement de l’aide juridictionnelle peuvent être envisagés, sans faire peser cette charge sur les justiciables et les personnes en situation de fragilité administrative. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001329
Dossier : 1329
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Date inconnue
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Il est proposé de rétablir cet article affectant une part des recettes de l’accise sur les carburants pétroliers au financement des charges imputables aux missions de service public correspondant au soutien apporté à la production d’électricité par cogénération, ainsi que la production de biométhane, affectation neutre pour le consommateur de carburant. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000133
Dossier : 133
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à demander la taxation des superprofits des entreprises du transport maritime. 23 milliards. Ce sont les profits de la CMA-CGM en 2022, devant ceux de Total Energies, Stellantis et LVMH. Ces profits étaient de 17 milliards en 2021, alors qu’ils étaient de l’ordre de 500 millions d’euros les années précédant la crise (il était même déficitaire en 2019). Son patron Rodolphe Saadé a vu sa fortune multipliée par 5 entre 2020 et 2021 (c’est plus forte progression jamais enregistrée) passant de 6 à 36 Md€. Les réductions de tarifs de fret accordées par CMA-CGM l’année dernière s’élèveraient en tout à un effort d’à peine 300 millions d’euros €. Un montant dérisoire, alors que l’entreprise doit ses profits records à des tarifs extravagants, qui se répercutent dans le prix des produits en rayon... Mais aussi à la niche fiscale de la taxe au tonnage, qui permet un taux effectif d’imposition d’environ 2 %, et est l’une des plus couteuses pour l’État, 3,8 milliards en 2023. Alors que le dérapage du déficit public implique de nouvelles ressources, il apparaît indispensable de pouvoir mettre à contribution les acteurs économiques qui ont dégagé des « méga-profits ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001331
Dossier : 1331
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Date inconnue
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Cet amendement de repli des députés insoumis vient abaisser le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile à 2500 euros, contre 12 000 euros actuellement. Il s'agit du plafond global, le montant plus élevé pour les personnes dépendantes resterait inchangé. Ce montant de 2 500 euros correspond à deux fois le montant moyen du CISAP par foyer bénéficiaire (1 234 €), comme développé dans le rapport Courson sur l’application des mesures fiscales. De la sorte, seules les personnes engageant des dépenses importantes de personnel à domicile paieraient pleinement le coût de ces emplois. Les niches fiscales représentent en France près de 81 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances de l’État. À titre de comparaison, ce montant représente près de 8 fois le budget de la Justice ! La charge de la dette, qui inquiète tant la minorité présidentielle depuis plusieurs mois, ne représentent que 60 % du coût budgétaire de ces dépenses fiscales. La France est ainsi, selon une note du FMI de 2022, le second pays octroyant les dépenses fiscales les plus importantes, juste derrière la Grèce. Parmi celles-ci figure la niche concernant l’emploi d’un salarié à domicile, qui constitue la seconde dépense fiscale la plus coûteuse. D’après la Cour des comptes, dans son rapport sur l’exécution du budget de 2024, elle atteint 6,7 milliards d’euros. Or, précise la Cour, ce dispositif est malheureusement capté pour moitié par les 10 % des ménages les plus riches. Certains plafonds leur sont d'ailleurs directement destinés : il est par exemple possible de déclarer jusqu'à 5 000 € de "petits travaux de jardinage" par an afin de s'en voir rembourser la moitié ! En diminuant ce plafond, nous permettrons au dispositif de se recentrer sur les populations qui en ont effectivement besoin, tout en conservant un effet incitatif. Cet amendement permettra simplement d'éviter l'effet d'aubaine pour les plus riches, et participera largement à la réduction de nos dépenses fiscales. Cet amendement conserve bien évidemment le plafond de 12 000 euros pour les services à la personne liés à la garde d'enfant, l'assistance des personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, ou aux autres personnes qui ont besoin d'une aide personnelle à leur domicile ou d'une aide à la mobilité dans l'environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile, ainsi que le plafond de 20 000 euros pour les personnes invalides. Il est évident que certains foyers très aisés pourraient être tentés d'avoir recours au travail non déclaré. Nous invitons donc le Gouvernement à réattribuer les moyens économisés dans le recrutement et la formation d'inspecteurs du travail, et plus largement dans la lutte contre le travail dissimulé. Le cout du CISAP étant de 7Md€, l’amendement engendre un surcroît de recettes en tout état de cause inférieur à 6,125Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001332
Dossier : 1332
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Date inconnue
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Cet amendement vise à abaisser le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (CISAP) à 1250 euros, contre 12 000 euros actuellement. Il s'agit du plafond global, le montant plus élevé pour les personnes dépendantes resterait inchangé. Ce montant de 1 250 euros correspond au montant moyen du CISAP par foyer bénéficiaire (1 234 €), comme développé dans le rapport Courson sur l’application des mesures fiscales. De la sorte, seules les personnes engageant des dépenses importantes de personnel à domicile paieraient pleinement le coût de ces emplois. Les niches fiscales représentent en France plus de 85 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances de l’État. À titre de comparaison, ce montant représente près de 8 fois le budget de la Justice ! La charge de la dette, qui inquiète tant la minorité présidentielle depuis plusieurs mois, ne représentent que 60 % du coût budgétaire de ces dépenses fiscales. La France est ainsi, selon une note du FMI de 2022, le second pays octroyant les dépenses fiscales les plus importantes, juste derrière la Grèce. Parmi celles-ci figure la niche concernant l’emploi d’un salarié à domicile, qui constitue la seconde dépense fiscale la plus coûteuse. D’après la Cour des comptes, dans son rapport sur l’exécution du budget de 2024, elle atteint 6,7 milliards d’euros. Or, précise la Cour, ce dispositif est malheureusement capté pour moitié par les 10 % des ménages les plus riches. Certains plafonds leur sont d'ailleurs directement destinés : il est par exemple possible de déclarer jusqu'à 5 000€ de "petits travaux de jardinage" par an afin de s'en voir rembourser la moitié ! En diminuant ce plafond, nous permettrons au dispositif de se recentrer sur les populations qui en ont effectivement besoin, tout en conservant un effet incitatif. Cet amendement permettra simplement d'éviter l'effet d'aubaine pour les plus riches, et participera largement à la réduction de nos dépenses fiscales. Cet amendement conserve bien évidemment le plafond de 12 000 euros pour les services à la personne liés à la garde d'enfant, l'assistance des personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, ou aux autres personnes qui ont besoin d'une aide personnelle à leur domicile ou d'une aide à la mobilité dans l'environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile, ainsi que le plafond de 20 000 euros pour les personnes invalides. Il est évident que certains foyers très aisés pourraient être tentés d'avoir recours au travail non déclaré. Nous invitons donc le Gouvernement à réattribuer les moyens économisés dans le recrutement et la formation d'inspecteurs du travail, et plus largement dans la lutte contre le travail dissimulé. Le cout du CISAP étant de 7Md€, l’amendement engendre un surcroît de recettes en tout état de cause inférieur à 6,4Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001334
Dossier : 1334
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Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe LFI se propose de faire passer de 0,4 % à 0,7 % le taux de la taxe sur les transactions financières (TTF). Alors que nos services publics souffrent d’un manque criant d’investissements et que le gouvernement va aggraver cette situation en plongeant le pays dans une austérité sans précédent, nous estimons qu’il est temps que le monde de la finance soit mis à contribution. La TTF est une taxe socialement juste, qui présente tous les atouts d’un bon impôt : « Elle est peu distorsive, ses recettes fiscales sont potentiellement élevées et les frais de recouvrement minimes ; elle a en outre un effet redistributif » note l’économiste Gunther Capelle-Blancard. Imposer les transactions financières peut également constituer un outil de lutte contre les comportements spéculatifs, en les décourageant. À ce jour, la TTF française ne devrait rapporter que moins de 2 milliards d’euros, bien en deçà des recettes britanniques du « stamp duty » et ses près de 8 milliards de livres de recettes, recettes qui n'ont pourtant pas remis en cause le rôle de la City en tant qu’une des toutes premières places financières au monde. En Corée du Sud, à Hongkong, à Taïwan, la TTF rapporte plus de 7 milliards d’euros par an. L’année dernière, la loi de finances a fait un premier pas en passant le taux de la TTF de 0,3 % à 0,4 % : d’après les estimations du ministère des Finances, cette légère hausse des taux devrait permettre d’accroître le rendement de la taxe de l’ordre de 500 millions. Cette hausse n’a pas conduit à une « fuite » des capitaux, tant prédite par les macronistes. En plus de la mise en place du dispositif que nous proposons, nous demandons donc, aux côtés d'Attac, que la France soutienne le projet de TTF négocié par 10 pays de l'Union européenne et que l'ensemble des transactions financières rentre dans le périmètre de cette taxe. En adoptant une telle taxe, la France pourra alors pleinement jouer un rôle dans la coopération internationale qui doit être menée. Les recettes de la TTF pour 2025 étant attendues par le gouvernement à 2,5Md€, l’amendement engendre un surcroît de recettes en tout état de cause inférieur à 1.875Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001335
Dossier : 1335
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Date inconnue
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L’article prévoit la mise à la charge de tout ou partie des frais d’enquêtes à la charge de la personne physique majeure ou de la personne morale condamnée. Les auteurs de cet amendement souhaitent supprimer cette disposition, qui introduit une logique de pénalisation financière, incompatible avec les principes de notre procédure pénale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001336
Dossier : 1336
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vient renforcer l’efficacité de la taxe sur les transactions financières (TTF) en proposant plusieurs modifications sur la composition de l’assiette, sur le taux, et sur le recours à Euroclear dans le recouvrement de cette taxe. Alors que le gouvernement illégitime de Lecornu sabre notre système social pour faire des économies, notre proposition est de nature à dégager des ressources importantes pour le budget de l’État en restaurant l’équité fiscale. A ce titre, la TTF présente ainsi tous les atouts d’un bon impôt, comme le note l’économiste Gunther Capelle-Blancard : « Elle est peu distorsive, ses recettes fiscales sont potentiellement élevées et les frais de recouvrement minimes ; elle a en outre un effet redistributif ». La remontée de la TTF de 0,3 % à 0,4% au premier avril 2025 n’a pas eu d’effet sur les transactions financières en France. Ça a été l’occasion de démontrer que les cris de stupeur d’une macronie radicalisée dans sa dérive antifiscale étaient sans objet. Cet objection levée, il s’agit désormais de traiter le fond du problème : l’actuelle TTF n’impose que 600 milliards d’euros de transactions à la Bourse de Paris, alors que l’ensemble des transferts y atteignent plus de 4 000 milliards d’euros ! Pour remédier à cette taxe trop faible, à l’assiette trop étroite, nous proposons donc de : Les recettes de la TTF pour 2025 étant attendues par le gouvernement à 2,5Md€, l’amendement engendre un surcroît de recettes de l'ordre de 4Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001337
Dossier : 1337
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Cet amendement du groupe parlementaire de la France Insoumise vise à garantir une taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) cohérente avec les engagements pris par la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans le cadre des Accords de Paris. L’idée de cet amendement provient de la Convention citoyenne pour le climat. Il vient compléter la hausse de la taxe de solidarité ayant eu lieu en mars 2025. La taxe que nous proposons permet d’atteindre deux objectifs : agir contre le réchauffement climatique tout en luttant contre une injustice sociale. Car si le trafic augmente, cela reste limité à une certaine partie de la population qui a les moyens de se déplacer fréquemment. Nous nous félicitons de la victoire culturelle que La France insoumise a remporté l’année dernière, par la mise en place d’une TSBA proportionnelle à la classe des billets et à la distance parcourue, comme nous le demandons de longue date. Nous regrettons que la macronie ait limité la portée de cette TSBA en retenant le seuil de 5 500 kilomètres pour un long-courrier, soit plus de deux fois la distance d’un Paris-Moscou ! Aussi, nous proposons de nous doter d’une véritable TSBA, sans en changer le barème. La hausse du montant des recettes pourra être affectée à l’investissement dans le ferroviaire et les transports en commun. Une partie de ces recettes peut également financer l’accompagnement des salariés du secteur via des dispositifs publics de formation et de transition professionnelles. Parce que nos émissions de gaz à effet de serre ne réduiront pas sans que nous ne changions notre approche des transports, il est nécessaire de mettre en place une politique ambitieuse et courageuse profitant à tous. Nous appelons donc à désinciter fiscalement le transport aérien, mode de transport le plus polluant. Cette mesure présente l’avantage de réduire notre dette budgétaire tout en s’attaquant à la dette la plus importante, notre dette climatique. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 1 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001338
Dossier : 1338
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Date inconnue
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Cet amendement des députés du groupe LFI prévoit de rétablir le système d’Exit Tax antérieur à 2019, et d’assurer la pleine application du dispositif en limitant les contraintes pour son application, afin de pleinement lutter contre l’exil fiscal, privilège d’une oligarchie qui s’est pourtant enrichie sur le territoire français. L’Exit Tax permet de taxer les plus-values latentes ou en report d’imposition sur les droits sociaux (comme les titres boursiers) détenus par les contribuables qui quittent le territoire national, à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Elle avait été instaurée en 2011 pour éviter que ces personnes transfèrent leur domicile hors de France simplement pour éviter des impositions notamment celle portant sur la plus-value résultant de la cession de leurs actions. En effet, les grandes fortunes, comme Bernard Arnault domicilié fiscalement en Belgique, s’auto-délocalisent dans des pays avec une imposition sur les plus-values de cession dérisoire. La proposition de restauration de l’Exit Tax figurait déjà en 2019 parmi celles du rapport de la mission d’information sur l’impôt universel conduite par Éric Coquerel et Jean-Paul Mattei. Le rétablissement a même été adopté chaque année depuis 2022 avant d’être honteusement retiré par le Gouvernement, après l’utilisation du 49al3. Nous attendons que le travail parlementaire soit cette fois-ci respecté. En conséquence, nous proposons de rétablir l’Exit Tax. Toutefois, y compris dans sa version antérieure à 2019, le mécanisme souffre de failles : – Il faut avoir résidé au moins 6 ans sur les 10 dernières années en France, les « touristes fiscaux » ne sont donc pas imposés sur leurs plus-values. – Les valeurs ou droits sociaux doivent représenter au moins 50 % des bénéfices sociaux d’une société et être supérieurs à 800 000 €, sans quoi ils ne sont pas considérés, ce qui permet de faire du micro-exil fiscal pour échapper à toute forme d’imposition sur les plus-values. Ces mécanismes de déclenchement n’étant pas justifiés, nous proposons de passer la limite de temps passé en France de 6 ans à 3 ans, et de supprimer ce double critère des 50 % et des 800 000 €. Selon le conseil des prélèvements obligatoires, l’Exit Tax aurait pu rapporter 800 millions d’euros en 2016, si elle avait été convenablement perçue et si tous les revenus visés avaient été convenablement imposés. Les ressources publiques dégagées par le rétablissement et le renforcement de l’Exit Tax pourraient en conséquence être du même ordre. Au-delà des recettes directes, le rétablissement et renforcement de cette taxe désincite à l’évasion fiscale des actifs spéculatif, et participe donc directement à l’investissement et à l’activité en France. C’est par ce genre de mesure que nous pourrons, partiellement, résoudre le problème de « moindres recettes » soulevé par Emmanuel Macron. Les recettes de l'exit tax étaient modestes mais non négligeables avant son rabotage, l’amendement engendre un surcroît de recettes attendu à 25M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001339
Dossier : 1339
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe LFI a pour objectif de développer en France un principe d' « impôt universel ciblé », notamment sur les paradis fiscaux, via un mécanisme de fiscalité limitée étendue, tel qu'il existe d'ores et déjà dans plusieurs pays européens. Cette contribution concernerait les plus hauts revenus, puisqu’elle serait assise sur la seule fraction de revenus dépassant cinq fois le plafond de la sécurité sociale, soit plus de 230 000 euros. Cette disposition, qui ne touche que les ressortissants les plus riches, est un atout fiscal dynamique. Dénoncer une convention fiscale artificiellement favorable à un paradis fiscal au détriment de la France aura des conséquences directes sur nous ressortissants les plus aisés établis dans ce pays. Aussi, cet amendement permettra de renégocier avantageusement les conventions déséquilibrées. La mondialisation néo-libérale, caractérisée par la libre circulation des capitaux, aboutit à la destruction des États providences par la capacité des contribuables les plus fortunés et des multinationales à contourner l'impôt. Par un jeu de concurrence malsaine, les gouvernements libéraux se sont lancés dans une course au moins-disant fiscal, corollaire au moins-disant social. En conséquence, l'assiette fiscale se resserre sur les classes populaires et moyennes qui doivent compenser l’avarice des ultra-riches. Nous sommes dans la situation décrite par Tocqueville au sujet de l’Ancien Régime où « L’impôt a pour objet non d’atteindre les plus capables de le payer, mais les plus incapables de s’en défendre ». Contrairement à certains de nos voisins européens comme la Suède, la Finlande ou l’Allemagne, la France ne dispose toujours pas à ce jour de mécanisme spécifique d'imposition limitée étendue. Le nivellement par le bas des barèmes d’imposition est un obstacle majeur à l’harmonisation fiscale entre les États. Le présent amendement permet de décourager l’exil fiscal, tout en limitant les facteurs incitatifs au dumping fiscal. Il permet donc de renforcer la voix de la France dans les tractations pour une harmonisation fiscale par le haut. Il s’agit donc ici d'ajouter un principe général d'imposition en fonction de la nationalité, ou d'une durée de résidence en France significative, qui pourra s'appliquer à chaque impôt portant sur le revenu des personnes (que ce soit l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les successions ou l'impôt sur les plus-values ou les dividendes), y compris lorsqu'ils sont perçus dans un autre pays que la France, ce qui en ferait un impôt universel. Poursuivant un objectif de lutte contre l'exil fiscal, ce dispositif cible les pays dont les taux d'imposition sont au moins 40 % inférieurs à celui de la France, que ce soit en matière d'impôt sur les revenus du travail, du capital ou du patrimoine. Compatible avec le droit européen, cette disposition respecte l'ensemble des centaines de conventions fiscales déjà signées par la France avec d'autres pays. Cet amendement ne fait que reprendre la proposition 3 du rapport de la mission d'information sur l'impôt universel rapportée par Messieurs Coquerel et Mattei en 2019. Une telle disposition permettra de lutter efficacement contre l'exil fiscal, comme prétend vouloir le faire le gouvernement. Plus largement, il s’agit d’une question de justice sociale et de souveraineté : l'équité face à l'impôt et la capacité de la France à lever l’impôt ne peuvent ni ne doivent s’éteindre par le simple moyen d'un changement de résidence fiscale. En assurant une meilleure équité fiscale, cet amendement participera à résoudre « le problème de moindres recettes » constaté par l’exécutif, et améliorera le consentement à l’impôt de nos concitoyens. Compte tenu du nombre de ressortissants bénéficiant d'un tel niveau de revenus étant faible et du peu de pays qui ne disposent pas de conventions fiscales avec la France, l’amendement engendre un surcroît de recettes attendu à moins de 2Md€. Il permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000134
Dossier : 134
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Date inconnue
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La taxe sur le streaming musical, créée à l’article 1609 sexdecies C du code général des impôts, alourdit inutilement le coût de l’accès à la musique pour les consommateurs. Cette taxe finance le Centre national de la musique, dont le RN demande la suppression. Dans les faits, cette taxe est répercutée sur les abonnements aux plateformes de musique en ligne, renchérissant un service devenu essentiel, notamment pour les jeunes. Présentée comme une contribution du numérique à la création, elle aboutit en réalité à faire payer deux fois le public, déjà contributeur via les droits d’auteur et la fiscalité générale. Sa suppression vise donc à protéger le pouvoir d’achat des usagers, tout en soutenant la diffusion légale de la musique plutôt que de la décourager par une fiscalité supplémentaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001340
Dossier : 1340
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI propose de taxer tout jet privé qui traverse l'espace aérien français, qu'il soit immatriculé en France ou non, qu'il se pose en France ou non, en fonction du volume d'émissions de gaz à effet de serre qu'il rejette. Un vol d'une heure en jet privé est à l'origine de deux tonnes de CO2 en moyenne, et peut aller jusqu'à 5 tonnes. Au kilomètre, un jet émet jusqu'à 20 fois plus de gaz à effet de serre qu'un avion de ligne classique. Selon Médiapart, une cinquantaine de jets privés immatriculés en France ont émis pas loin de 80 000 tonnes de CO2, réalisé 11 000 vols et parcouru environ 11 millions de kilomètres entre mai 2023 et avril 2024. Si l'on ramène ces émissions au nombre de voyageurs transportés, le bilan écocidaire de ces aéronefs est encore plus catastrophique : un jet privé dispose en général d'une dizaine de places, contre 75 à plus de 800 places pour les avions long-courrier de ligne classique. En dépit de l'aberration qu'ils représentent d'un point de vue écologique, ces aéronefs ont vu leurs ventres croître sans discontinuer depuis des années. Ils étaient moins de 10 000 en 2000, contre plus de 26 000 en 2024, soit une augmentation de 160% en 24 ans. Loin d’accuser le coup face au nécessaire virage écologique que nous devons prendre, le secteur de l’aviation d’affaire se porte bien et a enregistré une hausse de 28,4% du nombre de vols en jet entre 2020 et 2024. Faute de pouvoir proposer une interdiction pure et simple des jets privés, il apparaît vital de désinciter à leur usage. Il s'agit d'un impératif écologique, mais aussi d'une question de justice fiscale et sociale : comment faire accepter à nos concitoyens la sobriété nécessaire dans le cadre de la transition énergétique, pendant qu'en parallèle, une vie d'efforts d'un Français moyen peut être effacée par un trajet en jet privé d'un multimilliardaire représentant 0,0008% de la population mondiale ? Car il s'agit bien de cela : de l'égoïsme de quelques-uns. Selon un rapport du think tank Institute for Policy Studies, la fortune médiane d'un propriétaire de jet privé est de 190 millions de dollars. En outre, les études montrent que le niveau de pollution individuelle est très corrélé aux niveaux de richesse. À l’échelle mondiale, les 1 % les plus riches polluent autant que les 50 % les plus pauvres. Et pourtant, ce sont ces 50 % les plus pauvres qui subiront en premier lieux les conséquences catastrophiques du réchauffement climatique. Ces préoccupations ne sont pas théoriques : elles renvoient directement aux recommandations n°2 et 3 de l'OCDE aux Etats pour réussir à rendre acceptables les politiques écologiques. D'ailleurs, la multiplication des comptes en ligne de "flight tracker" permettant le suivi des vols des jets privés est éloquente, et témoigne bien de l'indignation légitime de nos concitoyens face à ces symboles des caprices d'ultra-riches, anachroniques au regard de l'urgence qui est la nôtre aujourd'hui. Lorsqu'un ministre va voter, ou se rend à un Conseil municipal en jet privé, il pollue autant qu'il abîme la confiance des citoyens dans la République. La moindre des choses est bien que les pollueurs particulièrement aisés participent eux aussi au financement de la bifurcation écologique par l'acquittement d'une taxe proche de la taxe carbone européenne. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 20 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001341
Dossier : 1341
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Date inconnue
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L’alinéa 56 propose que « Les entités d’investissement et les entités d’investissement d’assurance mentionnées à l’article 223 WT, ainsi que les véhicules de titrisation, sont exonérés de l’impôt national complémentaire si aucune entité constitutive du groupe autre qu’une entité d’investissement, qu’une entité d’investissement d’assurance ou qu’un véhicule de titrisation n’est située en France. », créant le risque d’ouvrir une brèche dans le dispositif d’imposition minimale du pilier 2 de l’OCDE. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001342
Dossier : 1342
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Date inconnue
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EXPOSÉ SOMMAIRE L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l'administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l'Intérieur Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001344
Dossier : 1344
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de rendre le régime fiscal des sociétés mères inapplicable aux holdings, afin de soumettre à l’impôt sur les sociétés les bénéfices spéculatifs qu’elles dégagent. En effet, par une utilisation abusive du régime fiscal des sociétés mère, les holdings se retrouvent exonérées d'impôt sur le sociétés, alors même qu’elles réalisent des bénéfices conséquents. Or, ces sociétés sont principalement organisées et utilisées à des fins de montage financier, en particulier de LBO, et à des fins d’évasion fiscale. Elles permettent non seulement de délocaliser artificiellement des profits importants dans des territoires à fiscalité artificiellement basse, tout en servant d’écran aux personnes physiques, bénéficiaires réel des dits profits, qui échappent ainsi à l’impôt. Si les milliardaires français sont aussi peu taxés, c’est grâce aux sociétés holdings qu’ils contrôlent. Comme l’ont montré les travaux de l’institut des politiques publiques (IPP) ou ceux de l’économiste Gabriel Zucman, la dégressivité est particulièrement marquée : par ce jeu de holdings détenues par des oligarques, les milliardaires ne s’acquittent que de 2 % de leur revenu économique et de 26 % de leur revenu fiscal, contre plus de 45 % pour les « simples » millionnaires. Face aux enjeux de financement de l’Etat, il y a donc urgence à agir. L’évasion fiscale est un véritable fléau des temps modernes. Elle fait perdre, chaque année, 80 à 100 milliards d’euros aux caisses de l’Etat et détruit, chaque jour un peu plus, le consentement à l’impôt. Les besoins d’investissement public sont pourtant immenses : engagement de la bifurcation écologique, reconstruction de nos services publics, lutte contre les inégalités… Tous ces chantiers sont vitaux pour notre pays et l’ampleur de l’évasion fiscale empêche de s’y atteler. L’évasion fiscale est un crime contre l’intérêt général. Il est donc grand temps de s’attaquer résolument au problème en commençant par combler les failles de notre droit qui ouvrent la porte à toute sorte de manipulations comptables aux profits des délinquants en col blanc. En excluant les sociétés holdings du régime fiscal des sociétés mères, cet amendement les soumet de facto à l’IS. Selon l’IPP, cet impôt est le seul que les milliardaires français acquittent réellement. Dans l’attente d’une fiscalité plus juste et plus progressive telle que le propose le programme de la France Insoumise, cet amendement participe directement à faire contribuer un peu plus les milliardaires à la solidarité nationale. Dans une République qui prône l’égalité, la justice fiscale ne saurait être négociable. Le principe d’égalité devant l’impôt a valeur constitutionnelle. Chacun doit contribuer à la hauteur de ses moyens. Ceux des milliardaires sont gigantesques, il est temps que cela se reflète dans leur contribution à faire vivre notre société. Le coût de la niche Copé ayant été estimées à 5Md€ par Eric Woerth lorsqu'il était Président de la commission des Finances, les recettes supplémentaires issues de la réduction de cette niche sont strictement inférieures à ce montant. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001345
Dossier : 1345
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vient appliquer la taxe carbone à l’ensemble des yachts qui viennent émettre dans l’espace maritime français. Les yachts incarnent l'injustice climatique. Privilège appartenant aux plus riches de ce monde, la plaisance à bord d’un yacht constitue une activité désastreuse d’un point de vue environnemental. Ainsi, la seule flotte des 300 plus gros superyachts en activité émet chaque année près de 285 000 tonnes de dioxyde de carbone, soit autant qu’un pays comme le Belize, ou encore 57 000 Français ! Ce seul chiffre devrait nous tous et toutes alerter : il devient prioritaire de réguler un capitalisme de luxe devenu un danger pour le bien commun planétaire. Parce qu’avec 10,2 millions de kilomètre carré, la France dispose du deuxième territoire maritime mondial, nous avons un rôle clef à jouer dans la promotion internationale de l’application du droit en mar. Ici, il s’agit de promouvoir une fiscalité plus juste, capable de cibler les plus riches et les plus gros pollueurs, pour en faire bénéficier la bifurcation écologique. En plus d’abonder les recettes de l’État, cette taxe, concentrée de par sa construction sur les ultra-riches et sur les holdings qu’ils possèdent, permettra de financer la protection de nos ressources maritimes et de nos fonds marins, aujourd’hui victimes de l’intensification de la pêche et du réchauffement climatique. La taxe prévue applique un tarif proportionnel aux émissions de CO2 tous les yachts traversant l’espace maritime français, qu’ils soient immatriculés en France ou non, qu’ils fassent escale ou non. Sont exemptés les navires assurant des missions de service public, les bâtiments militaires, ainsi que les navires de transport de marchandises, bien que ces derniers méritent également d’être pris en considération à l’avenir. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 44 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001347
Dossier : 1347
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vient reconduire la surtaxe sur les entreprises qui ont recours à la niche tonnage, et assurer que cette surtaxe soit assurée au niveau d’un groupe d’entreprises non de chaque filiale. Alors que les services publics subissent les saignées des coupes budgétaires macronistes, le gouvernement a opportunément oublié de reconduire cette surtaxe. CMA-CGM va ainsi pouvoir continuer à éviter de participer au budget français. Pour que la France puisse redevenir une démocratie sociale, chacun doit contribuer à la hauteur de ses moyens. Même s’il possède BFM et est l’ami de Monsieur Macron. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 600 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001348
Dossier : 1348
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Date inconnue
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Cet amendement de repli vise à restreindre aux seules affaires criminelles le champ de la mesure visant à mettre à la charge des personnes condamnées les frais de justice. En effet, la mesure peut faire peser sur les personnes condamnées une charge particulièrement lourde susceptible de compromettre leurs chances de réinsertion à l’issue de la peine. Aussi est-il préférable de limiter cette mesure aux seules affaires criminelles. Tel est le sens de cet amendement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001349
Dossier : 1349
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Date inconnue
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Cet amendement, adopté en première lecture, vise à supprimer le relevé des frais généraux. Le formulaire n°2067 a pour objet de déclarer les frais généraux des entreprises soumises à l’impôt sur le revenu dans la catégorie BIC ou à l’impôt sur les sociétés. Or, cela constitue une obligation déclarative supplémentaire pour les entreprises, alors même que les informations qu’il contient sont déjà communiquées à l’administration fiscale par d’autres voies. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001350
Dossier : 1350
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Date inconnue
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Cet amendement, adopté en première lecture, vise à supprimer la déclaration DAS 2 en tant que déclaration annuelle obligatoire. Cette déclaration prévoit que, lorsque des honoraires ou des commissions sont versées à des personnes extérieures à l’entreprise, il faut déclarer ces sommes à l’administration fiscale. Elle est obligatoire lorsque leur montant excède 2400 € par an pour un même bénéficiaire. Or, l’établissement de la déclaration DAS 2 représente, pour les entreprises, une obligation déclarative complexe et chronophage. En effet, cette déclaration ne peut pas être directement produite à partir des écritures comptables : – D’une part, doivent être déclarées les sommes effectivement payées au cours de l’année civile, et non les dépenses engagées, ce qui oblige à retraiter manuellement les données comptables. – D’autre part, le seuil de déclaration doit être apprécié sur la base des montants toutes taxes comprises (TTC), alors même que la comptabilité est tenue en hors taxes (HT). Cela impose, pour chaque déclaration, une intervention manuelle supplémentaire, génératrice d’erreurs potentielles et de surcharges administratives. En pratique, la déclaration DAS 2 n’est d’ailleurs pas utilisée systématiquement par l’administration fiscale : lorsqu’une omission survient, le contribuable a la possibilité de corriger son erreur, y compris au cours d’un contrôle. En réalité, c’est souvent dans le cadre de ces contrôles que l’administration demande la production du formulaire. Par ailleurs, dans le cadre d’un contrôle fiscal, l’administration dispose déjà d’un accès complet au fichier des écritures comptables (FEC), qui lui permet de connaître précisément l’ensemble des honoraires, commissions et autres rémunérations versées au cours de l’année. L’utilité de la DAS 2 comme déclaration systématique est donc aujourd’hui largement réduite. La présente proposition vise donc à simplifier les obligations déclaratives des entreprises en supprimant la DAS 2 en tant que déclaration annuelle obligatoire. Elle serait remplacée par une déclaration « à la demande », que l’administration pourrait exiger de l’entreprise dans un délai de 30 jours. Cet amendement permet donc : – D’alléger la charge administrative et de réduire les risques d’erreur pour les entreprises et leurs experts-comptables, en supprimant une obligation déclarative à la fois redondante et techniquement complexe. – De garantir à l’administration fiscale le maintien de l’ensemble de ses moyens de contrôle nécessaires, puisqu’elle continuerait à pouvoir accéder au FEC dans le cadre d’un contrôle et, le cas échéant, à demander communication des informations contenues dans la DAS 2. Cette proposition ne retire aucune garantie à l’administration, mais elle constitue un réel progrès de simplification pour les entreprises. Cet amendement est proposé par le Conseil national de l’ordre des experts-comptables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001351
Dossier : 1351
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Date inconnue
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Cet amendement, adopté en première lecture, vise à supprimer le relevé des frais généraux. Le formulaire n°2067 a pour objet de déclarer les frais généraux des entreprises soumises à l’impôt sur le revenu dans la catégorie BIC ou à l’impôt sur les sociétés. Or, cela constitue une obligation déclarative supplémentaire pour les entreprises, alors même que les informations qu’il contient sont déjà communiquées à l’administration fiscale par d’autres voies. Cet amendement est proposé par le Conseil national de l’ordre des experts-comptables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001352
Dossier : 1352
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI souhaite supprimer la niche fiscale dont bénéficient les locations meublées, en particulier les locations touristiques de courte durée. Actuellement, les revenus tirés de ces locations relèvent du régime fiscal des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), qui leur accorde des abattements très favorables et permet de recourir à des mécanismes d’amortissement et de report de déficit. Ce biais fiscal a largement contribué au développement massif des locations touristiques depuis une décennie, facilité par les plateformes numériques. On estime aujourd’hui à plus d'un million le nombre de meublés touristiques en France. Ce phénomène aggrave une crise du logement déjà dramatique : 5 millions de jeunes adultes vivent encore chez leurs parents faute de logement, 12 % des étudiants renoncent à leurs études pour cette raison, et de nombreux Français sont contraints de se loger en camping ou en auberge de jeunesse. Dans le même temps, 10 % des ménages les plus riches détiennent 44 % du patrimoine immobilier, et 3,5 % des ménages concentrent la moitié des logements mis en location. Le régime BIC procure de copieux avantages par rapport aux locations nues, qui ne sont aujourd’hui plus justifiés. Extraire les locations meublées du régime des BIC permet de toucher les plus grands investisseurs qui n’ont pas recours au micro-foncier, mais plutôt au régime réel. Enfin, si modifier le micro-régime était essentiel, se cantonner à cette mesure reviendrait à créer une inégalité de traitement entre des loueurs occasionnels percevant des revenus limités et des loueurs professionnels profitant d’amortissements sur l’ensemble de leurs biens et de reports de leurs déficits sur plusieurs années. Plusieurs rapports publics convergent depuis plus de 15 ans pour dénoncer cette distorsion : Conseil des prélèvements obligatoires (2018), IGF et CGEDD (2016, 2022), rapports parlementaires (2008, 2022, 2023). La suppression de cette niche fiscale s’impose donc, non seulement pour rétablir la justice fiscale, mais aussi pour enrayer l’« airbnbisation » du logement et réorienter les biens vers le marché locatif traditionnel. Compte tenu de l’impact néfaste du logement touristique meublé sur les niveaux de loyers et de la nécessité absolue de répondre aux besoins des citoyens en termes d’offre de logement public, cet amendement donc de supprimer tout abattement fiscal pour les propriétaires de meublé touristique de courte durée. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 380 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001353
Dossier : 1353
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de supprimer cette disposition, introduite par le Sénat sans aucune concertation avec les professionnels du secteur et les élus locaux, qui prévoit la possibilité, pour le département de La Réunion uniquement, de majorer les tarifs de l’accise sur les alcools produits et consommés à La Réunion, ainsi que le tarif normal applicable à la catégorie fiscale des alcools. La majoration pour les rhums produits et consommés localement pourrait atteindre 1600 € par hectolitre d’alcool pur, soit environ 8 € par bouteille d’un litre. Une telle hausse serait insoutenable pour la filière et entraînerait son effondrement au profit des alcools forts importés, notamment le whisky. Cela mettrait fortement en péril les TPE-PME de La Réunion et les 18 000 emplois directs et indirects, sans aucun effet sur la consommation d'alcool qui se reporterait sur les autres types d’alcool. La disposition prévoit parallèlement une taxation supplémentaire sur les boissons importées pouvant aller jusqu’à 200 € par hectolitre d’alcool pur. Cette disposition, totalement déséquilibrée, rendrait moins cher le whisky importé que le rhum produit localement. Par ailleurs, elle est en contradiction avec la réglementation européenne sur les rhums produits dans les RUP (régions ultrapériphériques). Enfin, la présidente de la région Réunion et des producteurs de la filière canne-sucre-rhum-énergie de Guadeloupe, de Martinique et de La Réunion, ont pris position publiquement contre ces majorations supplémentaires. Un amendement identique a été adopté en commission des finances. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001354
Dossier : 1354
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, les députés LFI prévoient d'augmenter les quotes-parts des frais et charges (QPFC) qui s'appliquent aux distributions de dividendes ou aux gains en capital résultant de la vente de participations, en s'assurant qu'au moins le cinquième des plus-values soient bien fiscalisées. Dans le système actuel, lorsqu'une entreprise reçoit des dividendes, elle n'est pas soumise au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), mais à l'impôt sur les sociétés. Sous le régime mère-fille, où une société verse des dividendes à une autre détenant des parts dans la première, une exonération fiscale est accordée pour prévenir la double imposition. La société distributrice a déjà acquitté l'impôt avant de distribuer les dividendes, et la société bénéficiaire doit déduire ces dividendes de son résultat imposable. Pour bénéficier de cette exonération, la société bénéficiaire doit posséder au moins 5 % des parts de la société distributrice et s'engager à conserver ces titres pendant au moins deux ans. À cette exonération est tout de même appliquée une quote-part pour frais et charges de 5 % du montant total des dividendes reçus. Ce pourcentage est réduit à 1 % si la société mère détient 95 % ou plus du capital social. En conséquence, comme le confirme le rapport sur la fiscalité du patrimoine de MM Mattei et Sansu, ces distributions de dividendes sont en réalité taxées à seulement 1,25 % (soit le taux normal de l'IS de 25 % multiplié par la QPCF de 5 %) ou même 0,25 % (soit 25 % multiplié par le taux de QPCF réduite de 1 %). Les rapporteurs soulignent que « les ménages les plus aisés peuvent ainsi maintenir une grande partie de leurs revenus financiers sous forme de plus-values non réalisées ou de liquidités au sein de sociétés patrimoniales ». Sur plus de 1 000 milliards d'euros de patrimoine financier professionnel, 98 % sont détenus par les 10 % les plus riches, qui bénéficient d'une fiscalité très avantageuse grâce à des stratagèmes fiscaux. C'est pourquoi nous proposons d'augmenter les taux de cette quote-part pour frais et charges. Dans un contexte où la distribution de dividendes a explosé, des dernières doivent cesser d'être prioritaire face à l’augmentation des salaires des travailleurs. Actuellement, la QPFC est de 5 % pour les produits nets de participations bénéficiant du régime mère-fille, de 1 % pour les dividendes reçus de sociétés intégrées fiscalement, et de 12 % pour les plus-values de cession. Notre amendement prévoit d’augmenter les différentes QPFC applicables aux dividendes remontés ou aux plus-values de cessions de participations, conformément à la mise en place d’une des propositions du rapport Mattei Sansu concernant la fiscalité du patrimoine. Dans leur rapport, les rapporteurs Mattei et Sansu ne se sont pas exprimés en faveur d'un taux spécifique. Nous proposons donc d'augmenter chacun des taux actuels à un taux plancher de 20 % : l'évitement fiscal d'une poignée d'oligarques n'a que trop duré. Le coût de la niche Copé ayant été estimées à 5Md€ par Eric Woerth lorsqu'il était Président de la commission des Finances, les recettes supplémentaires issues de la réduction de cette niche sont strictement inférieures à ce montant. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001356
Dossier : 1356
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Non renseignée
Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de taxer les compléments de loyers. Ces compléments correspondent à une somme supplémentaire qui s'ajoute au loyer de référence majoré déjà situé 20 % au-dessus des loyers médians dans les zones mettant en place l’encadrement des loyers. En effet, les compléments de loyers représentent pour les propriétaires une brèche majeure et la possibilité de contourner l'encadrement des loyers. Le 5ème baromètre de l’observatoire de l’encadrement des loyers montre que les dépassements de loyers sont encore fréquents puisqu'ils concernent 32% des annonces et représentent des montants très élevés : 192 € en moyenne (237 euros à Paris, 161 € à Lyon-Villeurbanne, 122 € à Lille, 139 € à Montpellier, 154 € à Bordeaux), équivalent à un revenu locatif de 2 800€ par an supplémentaire en moyenne à Paris. Le complément de loyer permet à beaucoup de propriétaires de venir justifier ces dépassements de loyer, en s'appuyant sur des éléments bien souvent abusifs. Une enquête de Médiapart datant de 2023 fait état, sur 112 saisines de la commission départementale de conciliation, entre août 2019 et février 2022, d’un montant moyen du complément de loyer représentant en moyenne un surplus de loyer de 19,6 % à Paris, 245 € par mois, 2 940 € par an (« Compléments de loyer » : plongée inédite dans les dossiers des locataires abusés, 23 juillet 2023). Si la loi permet pour le moment cette possibilité aux propriétaires de logements revêtant soi-disant certaines caractéristiques exceptionnelles de localisation et de confort, cette ressource supplémentaire non négligeable pour le propriétaire, souvent abusive et peu contestée par les locataires - qui n'ont que trois mois pour le faire après signature du bail, doit faire l'objet d'une taxe spécifique. Cet amendement à été rédigé suite au retour des associations investies pour l'accès à un logement digne. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 500 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001357
Dossier : 1357
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Date inconnue
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Cet amendement, issu d'échanges avec la FEHAP, vise à supprimer le XII de l’article 36, qui prévoit d’assujettir à la taxe d’apprentissage l’ensemble des acteurs du secteur privé non lucratif, notamment les associations, fondations, fonds de dotation, congrégations et syndicats à activités non lucratives. Alors que la loi de finances pour 2025 avait déjà mis fin à l’exonération des mutuelles, l'article 36 du Projet de loi de finances pour 2026 étend cette fiscalisation à toutes les structures de l’Économie sociale et solidaire (ESS), y compris celles gérant des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux. Cette disposition repose sur une double modification du code du travail : elle rend ces organismes explicitement redevables de la taxe (1°) tout en abrogeant le dispositif qui les en exonérait jusqu’à présent (2°). Elle va engendrer un accroissement de 0,68 % de la masse salariale des structures sanitaires, sociales et médico-sociales à but non-lucratif qui ne pourra être compensé par les autorités de tarification et de contrôle dans un contexte de gel des tarifs dans le secteur sanitaire et d’une prévision de revalorisation moyenne de 0,93 % des dotations des structures médico-sociales. Cette mesure risque accroitre les difficultés financières d’un secteur d’ores et déjà fragilisé par la faible augmentation de l’ONDAM adopté en Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. De plus, cette mesure méconnaît la spécificité du modèle non lucratif, fondé sur une gestion désintéressée et l’absence de but commercial en alignant le régime fiscal de ces structures d’intérêt général sur celui des entreprises lucratives. Par ailleurs, les établissements de santé et les structures sociales et médico-sociales, notamment ceux relevant du I de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles et de l’article L. 6111‑1 du code de la santé publique, sont confrontés à une pénurie structurelle de professionnels qualifiés. Dans ce contexte, l’apprentissage constitue un levier essentiel pour renforcer l’attractivité des métiers du soin et de l’accompagnement. Il permet aux futurs professionnels de découvrir concrètement les réalités du terrain, de contribuer au fonctionnement des équipes en tension, et d’acquérir les compétences pratiques et théoriques nécessaires à une prise en charge de qualité. Le maintien de cette exonération pour les établissements et services relevant des articles précités est donc une nécessité, à la fois pour garantir la continuité des soins et accompagnements ainsi que pour soutenir les dynamiques de professionnalisation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000136
Dossier : 136
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose la création d’un jaune dit « Enseignement privé sous contrat », destiné à mesurer le montant et l’évolution de l’ensemble des financements publics des établissements d’enseignement privé sous contrat, d’évaluer la manière dont ces établissements sont contrôlés ainsi que d’estimer les effets de cette dépense publique sur le fonctionnement du système scolaire dans son ensemble. Cette annexe, qui prendrait effet à compter du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, permettra d’étayer la programmation financière et d’apprécier les moyens dédiés à l’enseignement privé sous contrat, d’autant plus indispensable que le régime juridique actuel permet à de nombreux acteurs publics (État, régions, départements...) d’apporter des financements, ce qui rend indispensable la publication d’un document permettant de rendre compte de façon exhaustive de tous les moyens publics dont les établissements privés sous contrat disposent. Par ailleurs, cette mesure s’inscrit dans le cadre du respect du principe de sincérité budgétaire – principe fondamental des finances publiques, et est un prélude à toute potentielle évolution du système de financement public des établissements privés sous contrat, dans l’esprit des préconisations du rapport « Vannier-Weissberg » d’avril 2024. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000136
Dossier : 136
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire LFI propose de rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune, sans le renforcer pour des règles de recevabilités, mais en intégrant une composante climatique afin d'inciter les contribuables les plus aisés à détenir un patrimoine qui respecte notre planète. Le 1er janvier 2018, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) était remplacé par un impôt sur la seule fortune immobilière (IFI). Le 25 avril 2019, le Président Macron avait annoncé lors de sa conférence de presse : « Cette réforme sera évaluée en 2020 et, si elle n’est pas efficace, nous la corrigerons ». Et pourtant, malgré le rapport d'évaluation de l'ISF par France stratégie en 2022 qui démontre que la suppression de l'ISF ne présente aucune trace de contrepartie positive en termes de créations d'emploi, ou d'investissement, à aucun moment la macronie n’a présenté un quelconque correctif sur cette mesure injuste et coûteuse. Si les effets positifs de la suppression de l’ISF ne se constatent pas économiquement, il y a en revanche bien des conséquences qui sont connues et documentées : la mesure fait perdre 4,5 milliards d’euros chaque année au budget de l’État, et elle a contribué à l’accroissement des inégalités. Les 100 premiers contribuables assujettis à l’ancien ISF ont ainsi pu gagner en moyenne plus d’un million d’euros par an. Dans le même temps, depuis 2017, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes a doublé, pour dépasser 1228 milliards d’euros. Il représente désormais 42 % du PIB ! L’ISF est un impôt largement plébiscité : selon un sondage Ifop en 2022, 79 % des personnes interrogées sont favorables au rétablissement de l’ISF. Contrairement à d'autres formations politiques, jamais nous ne nous résignerons lorsque la macronie foule au pied la volonté populaire ou le résultat des élections. Il est temps que les ultra-riches paient leur juste part d’impôt, à laquelle ils se sont soustraits depuis 7 ans et qui est à l’origine des dérapages budgétaires successifs de Bruno Le Maire. Afin de commencer à faire payer aux plus riches cette juste part à la solidarité nationale, nous proposons de rétablir l’ISF tel qu’il avait été supprimé. Alors que nos sociétés sont traversées par les premiers effets concrets du changement climatique, il est également nécessaire de tenir compte de l’impact écologique des différentes formes de patrimoine. C’est pourquoi cet amendement ajoute un volet climatique à ce nouvel ISF. Il prévoit de majorer son montant pour les contribuables dont le patrimoine est le plus polluant, comme l’appellent de leurs vœux les économistes Pisani-Ferry et Mahfouz dans leur rapport commandé par la Première Ministre de l'époque, Élisabeth Borne. Une telle dimension crée de fait pour les plus riches une forte incitation économique à la réduction de son empreinte carbone. Les recettes issues d'un rétablissement de l'ISF et de l’ajout d’une composante écologique sont attendues à 5 milliards d’euros. C’est peu ou prou ce que coûterait la gratuité totale et réelle de l’école publique. Garantir à nos enfants une nourriture saine, des fournitures scolaires, et quelques activités périscolaires nous semble être un objectif plus noble que de laisser une toute petite minorité s’enrichir. Par cet amendement, nous contribuerons partiellement à restaurer la puissance publique laissée en déshérence par la politique de Macron, tout en réduisant le déficit budgétaire. Mais pour cela, il faut que les plus riches d’entre nous paient leur juste part d’impôt. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000137
Dossier : 137
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Date inconnue
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Par cet amendement nous sollicitons la rédaction d'un rapport exhaustif sur la pénurie de logements étudiants dans les CROUS (Centres Régionaux des Œuvres Universitaires et Scolaires) dans les collectivités dites d'Outre-Mer. La carence de logements étudiants au sein des CROUS constitue un défi pressant qui a un impact significatif sur la vie des étudiants en France, et cette situation est encore plus préoccupante pour les jeunes ultramarins. En effet, ces derniers sont confrontés à des difficultés accrues en raison de leur faible pouvoir d'achat et du coût de la vie élevé dans leurs territoires respectifs. Cette pénurie entrave considérablement leur accès à un logement abordable et adapté. Il est primordial de souligner que le manque de logements CROUS a des répercussions directes sur la possibilité d'accéder à l'enseignement supérieur, limitant les opportunités d'études pour de nombreux étudiants et contribuant à l'accroissement des inégalités au sein de notre système éducatif. Selon l'Unef de la Réunion il y avait en 2022 pas moins de 5 000 demandes de logement universitaire pour seulement 1 330 chambres disponibles. A Mayotte, il n'y a aucune résidence universitaire. Pour remédier à cette problématique, il est essentiel de mener une analyse approfondie de la situation actuelle, en mettant en lumière ses causes et ses conséquences, en particulier pour les étudiants ultramarins. De plus, il est impératif de développer des solutions viables pour résoudre cette pénurie de logements CROUS. C'est pourquoi nous préconisons la réalisation d'un rapport complet sur cette question. Ce rapport devra inclure une évaluation détaillée de la situation actuelle, des recommandations pour résoudre ce problème urgent, ainsi qu'un calendrier précis pour sa réalisation. En adoptant cet amendement, nous réaffirmerons notre engagement envers l'amélioration de l'accès à l'enseignement supérieur pour tous les étudiants, notamment des territoires d'Outre-Mer, et nous démontrerons notre détermination à résoudre la pénurie de logements CROUS. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001372
Dossier : 1372
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Date inconnue
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Le présent amendement du Groupe Écologiste et Social vise à permettre à l'Anses d'accomplir ses missions en relevant le barème des taxes au dossier, au regard du volume d'activité constaté. Il a été travaillé en lien avec les équipes de l'Anses. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) est l’autorité chargée de l’évaluation et, depuis le 1er juillet 2015, de la délivrance des autorisations de mise sur le marché des produits pesticides, matières fertilisantes et supports de culture. Chaque année, l’Agence examine près de 2000 dossiers au total, dont environ 120 concernent une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau produit ou son renouvellement. Conformément à l’article 130 de la loi n° 2006-1666 du 21 décembre 2006 de finances pour 2007, cette mission est financée par des taxes au dossier acquittées par les pétitionnaires au moment du dépôt de leur dossier auprès de l’agence. Le barème de ces taxes est fixé par arrêté, dans les conditions et limites fixées par ce même article 130 de la loi de finances pour 2007. Actuellement, le barème en vigueur des taxes au dossier aboutit à ce que seulement la moitié du coût liés à l'étude de la demande d'autorisation de mise sur le marché soit supportée par les industriels, le reste étant à la charge de l'État. Les recettes de taxes au dossier sont nettement inférieures aux charges qui en résultent, l’écart entre charges et recettes s’accroissant au fil du temps. Cette situation conduit à financer une part de l’activité par le biais des dotations de l’Etat perçues par l’Anses et génère pour celle-ci un risque en termes de soutenabilité budgétaire. Par ailleurs, l’analyse des tarifs pratiqués par les États comparables de l’Union européenne montre des tarifs sensiblement plus élevés dans ces derniers. Enfin, certaines activités d’évaluation en vue de la délivrance d’autorisation ne donnent lieu aujourd’hui à la perception d’aucune taxe (cas de l’évaluation des macroorganismes). Le barème correspondant n’a pas fait l’objet de refonte d’ampleur depuis sa publication en 2017, seul un ajustement permettant de tenir compte de l’inflation étant invervenu en 2024. Il y a donc lieu de permettre la mise en œuvre d’une évolution du barème de ces taxes au dossier permettant la mise en place de tarifs plus proches de ceux des états comparables de l’Union européenne. Tel est l’objet du présent amendement, qui introduit la possibilité d’assujettir les demandes relatives aux macro-organismes et relève les montants plafonds qui encadrent la détermination du barème de ces taxes au dossier. Par ailleurs, il apparaît nécessaire de prévoir, pour l’avenir, l’indexation de ce barème sur les prix.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001379
Dossier : 1379
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe insoumis prévoit la mise en place d’une surtaxe d’impôt sur les sociétés de 10 % pour les entreprises de plus de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires qui ne respectent pas un encadrement des marges permettant de mettre un terme aux marges indues de multinationales profiteuses de crise. Il s’agit de rétablir la philosophie de la proposition de loi d’encadrement des marges du groupe insoumis à savoir encadrer le taux de marge des plus grandes entreprises de l’industrie agroalimentaire afin de protéger les prix de vente de nos agriculteurs, et le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires. Cet encadrement du taux de marge reposerait sur l’application d’un coefficient multiplicateur maximum applicable dès l’année 2026, puis qui serait activé à chaque fois que l’inflation alimentaire est forte et durable alors que les prix des produits agricoles augmentent peu ou pas. Ces situations sont propices à la réalisation de marges excessives et c’est elles qu’il nous faut saisir. Il s’agit donc d’un dispositif proportionné et opérationnel pour répondre à la détresse d’un nombre croissant de nos concitoyens face à l’inflation alimentaire. Lorsque la situation advient, il revient au pouvoir réglementaire de fixer le coefficient multiplicateur maximum pertinent pour chaque secteur d’activité de l’industrie agroalimentaire. Les entreprises agroalimentaires les plus grandes sont celles qui dispose d’un pouvoir de marché important et qui peuvent se permettre d’augmenter leurs taux de marge en période d’inflation. De plus, pour les entreprises de taille plus modeste, il n’est pas responsable de leur demander de rendre des comptes sur le taux de marge pratiqué en cours d’exercice. Cela demande en effet des moyens humains et financiers qu’elles n’ont pas. Enfin, la DGCCRF pourra cibler ses contrôles sur les plus grandes entreprises dès lors que les autres ne seront pas soumises au dispositif. Il est donc proposé d’exclure du champ d’application du dispositif les entreprises dont le chiffre d’affaires consolidé est inférieur à 350 millions d’euros, seuil récemment retenu dans la loi du 17 novembre 2023 portant mesures d’urgence pour lutter contre l’inflation concernant les produits de grande consommation.
L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 300 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000138
Dossier : 138
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Date inconnue
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Par cet amendement nous demandons un rapport sur la mobilité professionnelle des ultramarins. Les ultramarins se rendent souvent dans l’hexagone pour poursuivre des études, trouver un emploi ou accéder à des soins médicaux spécialisés. Le taux de chômage dans les Outre-mer, bien supérieur à celui de l'hexagone (entre 11% et 30% contre 7,3%), incite de nombreux jeunes et professionnels à se déplacer pour améliorer leurs perspectives d’emploi. Les opportunités d’études dans les Outre-mer étant limitées, beaucoup de jeunes partent pour les grandes villes françaises comme Paris, Lyon ou Bordeaux afin de poursuivre leur formation. Selon le ministère de l'Enseignement supérieur 62% des lycéens ulramarins postulent dans l'hexagone pour poursuivre leurs études supérieurs et environ 40 000 étudiants ultramarins sont ainsi dispersés à travers le territoire national. C’est dans cette optique que cet amendement demande au gouvernement un rapport approfondi sur la mobilité des ultramarins vers l'Hexagone, et sur les moyens à mettre en place pour soutenir leur retour. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000138
Dossier : 138
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe parlementaire LFI propose de rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune, le temps de réussir à convaincre que le barème ainsi rétabli demeure bien modeste face à l’explosion des grandes fortunes. Ce travail pourra être suivi d’une réflexion sur les modalités de mise en œuvre la composante climatique qui l’accompagnera. Le 1er janvier 2018, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) était remplacé par un impôt sur la seule fortune immobilière (IFI). Le 25 avril 2019, le Président Macron avait annoncé lors de sa conférence de presse : « Cette réforme sera évaluée en 2020 et, si elle n’est pas efficace, nous la corrigerons ». Et pourtant, malgré le rapport d'évaluation de l'ISF par France stratégie en 2022 qui démontre que la suppression de l'ISF ne présente aucune trace de contrepartie positive en termes de créations d'emplois, ou d'investissement, à aucun moment Monsieur Macron n’a présenté un quelconque correctif sur cette mesure injuste et coûteuse. Si les effets positifs de la suppression de l’ISF sont indétectables, il y a en revanche bien des conséquences qui sont connues et documentées : la mesure fait perdre 4,5 milliards d’euros chaque année au budget de l’État, et elle a contribué à l’accroissement des inégalités. Les 100 premiers contribuables assujettis à l’ancien ISF ont ainsi pu gagner en moyenne plus d’un million d’euros par an. Dans le même temps, depuis 2017, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes a doublé, pour dépasser 1228 milliards d’euros. Il représente désormais 42 % du PIB ! L’ISF, s’il avait été maintenu dans sa version antérieure à sa suppression, n'aurait rapporté « que » 15 à 20 milliards d'euros sur la même période. Cela aurait été insuffisant pour corriger cette accumulation excessive. Il est temps que les ultra-riches paient leur juste part d’impôts, à laquelle ils se sont soustraits depuis 7 ans et qui est à l’origine des dérapages budgétaires successifs de Bruno Le Maire. Cela aurait été certes insuffisant pour corriger cette accumulation excessive, mais aurait soulagé la puissance publique dans l’exercice de ses missions. Les recettes issues d'un rétablissement de l'ISF sont attendues à 3,5 milliards d’euros. C’est peu ou prou ce que coûterait l’abolition de la taxe Macron du débit de l'année 2024 de 10 % sur les factures d’énergie. Lorsque la majorité des citoyennes et des citoyens de ce pays font face à des difficultés pour se chauffer et pour se déplacer, nous pensons qu’il est plus légitime de faire très légèrement contribuer les grandes fortunes que de contribuer à mettre la tête sous l’eau aux classes moyennes et populaires. Par cet amendement, nous contribuerons à restaurer la puissance publique laissée en déshérence par la politique de Monsieur Macron, tout en réduisant le déficit budgétaire. Mais pour cela, il faut que les plus riches d’entre nous paient leur juste part d’impôt. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001380
Dossier : 1380
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Par cet amendement de repli, les députés LFI prévoient d'augmenter les quotes-parts des frais et charges (QPFC) qui s'appliquent aux distributions de dividendes ou aux gains en capital résultant de la vente de participations, en s'assurant qu'au moins la moitié des plus-values soient bien fiscalisées. Dans le système actuel, lorsqu'une entreprise reçoit des dividendes, elle n'est pas soumise au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), mais à l'impôt sur les sociétés. Sous le régime mère-fille, où une société verse des dividendes à une autre détenant des parts dans la première, une exonération fiscale est accordée pour prévenir la double imposition. La société distributrice a déjà acquitté l'impôt avant de distribuer les dividendes, et la société bénéficiaire doit déduire ces dividendes de son résultat imposable. Pour bénéficier de cette exonération, la société bénéficiaire doit posséder au moins 5 % des parts de la société distributrice et s'engager à conserver ces titres pendant au moins deux ans. À cette exonération est tout de même appliquée une quote-part pour frais et charges de 5 % du montant total des dividendes reçus. Ce pourcentage est réduit à 1 % si la société mère détient 95 % ou plus du capital social. En conséquence, comme le confirme le rapport sur la fiscalité du patrimoine de MM Mattei et Sansu, ces distributions de dividendes sont en réalité taxées à seulement 1,25 % (soit le taux normal de l'IS de 25 % multiplié par la QPCF de 5 %) ou même 0,25 % (soit 25 % multiplié par le taux de QPCF réduite de 1 %). Les rapporteurs soulignent que « les ménages les plus aisés peuvent ainsi maintenir une grande partie de leurs revenus financiers sous forme de plus-values non réalisées ou de liquidités au sein de sociétés patrimoniales ». Sur plus de 1 000 milliards d'euros de patrimoine financier professionnel, 98 % sont détenus par les 10 % les plus riches, qui bénéficient d'une fiscalité très avantageuse grâce à des stratagèmes fiscaux. C'est pourquoi nous proposons d'augmenter les taux de cette quote-part pour frais et charges. Dans un contexte où la distribution de dividendes a explosé, des dernières doivent cesser d'être prioritaire face à l’augmentation des salaires des travailleurs. Actuellement, la QPFC est de 5 % pour les produits nets de participations bénéficiant du régime mère-fille, de 1 % pour les dividendes reçus de sociétés intégrées fiscalement, et de 12 % pour les plus-values de cession. Notre amendement prévoit d’augmenter les différentes QPFC applicables aux dividendes remontés ou aux plus-values de cessions de participations, conformément à la mise en place d’une des propositions du rapport Mattei Sansu concernant la fiscalité du patrimoine. Dans leur rapport, les rapporteurs Mattei et Sansu ne se sont pas exprimés en faveur d'un taux spécifique. Nous proposons donc d'augmenter chacun des taux actuels à un taux plancher de 50 % : l'évitement fiscal d'une poignée d'oligarques n'a que trop duré. Le coût de la niche Copé ayant été estimées à 5Md€ par Eric Woerth lorsqu'il était Président de la commission des Finances, les recettes supplémentaires issues de la réduction de cette niche sont strictement inférieures à ce montant. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001381
Dossier : 1381
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à modifier la composition de l’indice synthétique, lequel serait désormais composé : – du potentiel financier (communes) ou fiscal (EPCI) à hauteur de 60 % (et non 75 %) – du revenu des ménages à hauteur de 40 % (et non 25 %) Ce rééquilibrage permettra une répartition plus harmonieuse des communes et EPCI faisant l’objet d’un prélèvement (légère augmentation du nombre de communes et EPCI prélevés et donc réduction de l’effet de seuil conduisant à ce qu’une majorité soit prélevé au taux plafond de 2 % des recettes réelles de fonctionnement). Surtout, il permettra à ce que des collectivités appartenant à des territoires industriels et dont les habitants cumulent trop souvent les difficultés sociales ne soient plus (ou moins) prélevés. Cela est d’autant plus indispensable que ce PLF concentre de façon inexplicable les contraintes sur ces territoires : article 31 amputant d’une part le PSR dit « compensation des valeurs locatives des établissements industriels » et conduisant à ponctionner très fortement la Dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001382
Dossier : 1382
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Date inconnue
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Le présent amendement du Groupe Écologiste de Social vise à permettre à l'Anses d'accomplir ses missions en relevant le plafond des taxes au dossier, au regard du volume d'activité constaté. Il a été travaillé en lien avec les équipes de l'Anses. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) est l’autorité chargée de l’évaluation et de la délivrance des autorisations de mise sur le marché des pesticides, matières fertilisantes et supports de culture, des substances actives qui entrent dans leur composition, et des médicaments vétérinaires. Conformément au droit communautaire et à la loi, ces activités sont financées par les pétitionnaires, par le biais de taxes au dossier recouvrées par l’Anses. Le montant des recettes associées est donc directement corrélé au volume de dossier qui lui est soumis. Dès lors que ces taxes au dossier ont la qualité juridique de taxes et non de redevance, le produit perçu par l’Anses est soumis à plafonnement. Au regard des prévisions de dossiers et de recettes, le relèvement du plafond applicable aux taxes au dossier perçues pour les produits pesticides, matières fertilisantes et supports de culture (MFSC) et médicaments vétérinaires apparaît indispensable. Les volumes de dossier de médicaments vétérinaires enregistrés par l’Anses connaît une forte croissance depuis 2023, qui a conduit l’Anses à un reversement d’une fraction des sommes perçues au budget de l’Etat. Un nouveau reversement devrait intervenir au titre de 2025. Ces sommes correspondent au coût de traitement des dossiers dont l’Anses devra assurer la prise en charge. Il y a donc lieu de relever le plafond correspondant. Par ailleurs, la prévision de recettes relative aux produits pesticides et MFSC retenue par le présent article apparaît inférieure aux projections résultant de la volumétrie de dossiers anticipée et des évolutions du barème projetées. C’est pourquoi il est proposé d’adapter en conséquent la prévision de recettes 2026 et le plafond correspondant.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001384
Dossier : 1384
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI prévoit de supprimer la niche Copé, niche permettant aux holdings d'échapper à la majorité de l'imposition. Elle est aussi coûteuse que socialement injuste. L’impôt sur les sociétés, abaissé de 33,3 % à 25 % depuis 2017, souffre aujourd’hui d’un taux à la fois trop élevé pour les TPE et PME, et surtout beaucoup trop faible pour les grandes multinationales. À ce taux s’ajoutent des exemptions fiscales injustifiées et honteuses. La niche Copé permet notamment aux entreprises de ne s’acquitter de l’impôt sur les sociétés que sur 12 % des plus-values réalisées lors de la revente de part de sociétés dont elles détiennent plus de 5 % des parts depuis plus de deux ans. Elles se retrouvent de fait soumises à un taux d’impôt sur les sociétés de 3 %, près de dix fois inférieur au taux nominal de 25 %. Cette exonération colossale profite avant tout aux holdings patrimoniales et aux grandes fortunes qui les détiennent. Elle favorise les opérations de rachat avec effet de levier (ou LBO) pour des entreprises dont la seule activité est d’emprunter pour spéculer sur les marchés financiers. Ces opérations spéculatives ne profitent en rien à l’économie réelle, et participent au renforcement d’un capitalisme rapace, tourné vers la rentabilité à court terme pour satisfaire les actionnaires du jour. Le chiffrage du coût de cette niche est délicat. En 2019, Éric Woerth, alors président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, estimait le coût annuel de cette niche à 5 milliards d’euros chaque année. Compte tenu de l’envolée boursière ayant eu lieu depuis 5 ans, le coût actuel est probablement beaucoup plus élevé. Ce sont donc plus 5 milliards d’euros qui au lieu de venir financer l’école publique ou l’hôpital, viennent alimenter l’explosion du patrimoine des plus fortunés. Afin de résoudre la crise sociale que traverse le pays, il est grand temps de mettre un terme à la constitution de réserves d’épargne défiscalisée par les plus riches, au détriment du budget de l’Etat et de nos services publics. Nous proposons donc la suppression de cette niche qui accroît les inégalités sans effet positif sur l’économie réelle. Le coût de la niche Copé ayant été estimées à 5Md€ par Eric Woerth lorsqu'il était Président de la commission des Finances, les recettes supplémentaires issues de la suppression de cette niche devrait être du même ordre. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001385
Dossier : 1385
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Non renseignée
Date inconnue
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Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent exclure de la possibilité pour les particuliers de bénéficier d’une réduction d’impôt au titre des dons et versements les établissements privés sous et hors contrat, qu’ils soient d’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. En effet, cette réduction d’impôt sur le revenu représente une forme de subvention supplémentaire de l’État aux établissements privés alors que dans le même temps, le contrôle de ces établissements par l’Etat est absolument défaillant. Les établissements privés, qu'ils soient sous contrat ou hors contrat, ne font l'objet d’aucun contrôle de la part de l'État. Les inspections sont rarissimes et souvent superficielles, ce qui permet à certains établissements de fonctionner sans réelle supervision et avec des financements de l’Etat, dont une partie est constituée indirectement par la réduction fiscale accordée aux dons. Le rapport de la commission d’enquête « sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires » met d’ailleurs en lumière "une défaillance majeure de l'État dans les contrôles des établissements scolaires". Cette situation a été particulièrement illustrée dans l'affaire dite « de Bétharram », où des violences physiques et sexuelles extrêmement graves ont perduré pendant des décennies en raison de l'inaction des autorités éducatives et des gouvernements qui se sont succédés. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 50 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001387
Dossier : 1387
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe LFI prévoit d’abaisser de 100 à 10 millions d'euros le niveau de dépenses de recherche et de développement (R&D) au-delà duquel le taux de crédit d'impôt recherche (CIR) passe de 30 % à 5 %. Pour éviter tout contournement du plafond, comme c’est le cas aujourd’hui, nous prévoyons également d’instaurer un plafond global de 350 millions d'euros pour l'application du CIR qui serait apprécié au niveau du groupe d'entreprises, et non plus seulement d’une antenne. Cette dépense fiscale coûtera plus de 7,7 milliards d’euros à l’État en 2025, soit environ 10 % de l’impôt sur les sociétés, l’équivalent du budget du ministère de l’agriculture. Alors qu'elle connaît un dynamisme considérable, passant de 1,8 milliards d’euros en 2007, à 5 milliards en 2015 et s’approchant désormais du seuil des 8 milliards, les effets de cette niche sont mitigés. En effet, si la France consacre un budget plus important au soutien public à la R&D des entreprises, celles-ci investissent en moyenne moins que les autres pays de l’OCDE : alors qu’en Allemagne ou aux États Unis, les entreprises privées consacrent 2.2% du PIB en R&D, ces dépenses n’atteignent que 1.4% en France. Le crédit d’impôt pour la recherche démontre ainsi toute son inefficacité. Au lieu de permettre aux TPE/PME d’investir dans l’innovation, cette niche fiscale est largement utilisée par les grands groupes pour bonifier leurs marges. En effet, ce dispositif profite essentiellement aux très grandes entreprises : les 50 plus gros consommateurs de CIR représentent 43% du coût de la niche fiscale, alors que 28 800 entreprises ont recours au dispositif. Ces 50 plus gros bénéficiaires ne représentent donc que 0,17% des entreprises concernées, et accaparent presque la moitié de cette niche. Pourtant, comme l’affirme une note de 2022 du Conseil d’analyse économique (CAE), le « retour sur investissement » du CIR est deux fois plus élevé lorsqu’il est dirigé vers les TPE et PME, qui ont une propension plus grande à réaliser des innovations de rupture. Comme le démontre le rapport du Sénat du 17 novembre 2022, 1 euro de CIR versé entraîne un accroissement de dépense de 1,4 euros pour les PME, contre 40 centimes seulement pour les grandes entreprises. Les plus petites entreprises, qui n’ont pas forcément la trésorerie disponible pour entamer un processus de recherche sur moyen ou long terme, doivent être davantage soutenues par l’État sans que les multinationales ne profitent d'un effet d’aubaine. C’est en cela que nous proposons de diminuer le plafond du taux de 30% à 20 millions d’euros au lieu de 100 millions actuellement. Ce niveau de plafond pour la défiscalisation massive des dépenses de R&D reste plus de dix fois supérieur au montant moyen déclaré en dépenses de R&D, à savoir environ 900 000 euros. Les grands groupes ne seront pas lésés, mais cesseront simplement d’être indûment avantagés : ils bénéficieront d’un crédit d’impôt proche de ce que touche une PME. Cet amendement abaisse donc le plafond de la tranche à 30% du CIR, ce qui stimulera la recherche et l’innovation de rupture portée principalement par nos TPE/PME et réduira le coût de cette niche fiscale. Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche le précise : les grandes entreprises touchent 42,4% de cette niche de 7,7Md€. Aussi les recettes supplémentaires issues de la réduction de cette niche sont strictement inférieuresà 3,3Md€. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001388
Dossier : 1388
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Date inconnue
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Le présent amendement du Groupe Écologiste et Social vise à augmenter le plafond des autorisations d’emplois des opérateurs du programme 113 de 1 ETPT en 2026 pour permettre à l’Établissement public du Marais poitevin, établissement public de l’État en charge de la gestion de l’eau et de la biodiversité sur la zone humide du Marais poitevin et son bassin versant, de conserver ses effectifs afin de pouvoir assurer ses missions. La loi n°2010-788 portant engagement national pour l’environnement a créé, par son article 158, l’Établissement public du Marais poitevin (EPMP) pour assurer la cohérence de l’action des différentes administrations et établissements publics de l’État pour tout ce qui concerne l’eau et la biodiversité dans le Marais poitevin, deuxième zone humide de France. L’Établissement public du Marais poitevin joue ainsi un rôle essentiel dans ce territoire remarquable, qu’il s’agisse de sa fonction d’autorité administrative Natura 2000, d’opérateurs de MAEC, ou bien sûr de la gestion de l’eau. Le présent amendement consiste à annuler la diminution de 1 ETPT prévu par le projet de loi de finances en l’état. Les règles de recevabilités obligent à déplacer 1 ETPT du programme « Infrastructures et services de transports » vers le programme « Paysages, eau et biodiversité ». Le Gouvernement est appelé à lever le gage.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001389
Dossier : 1389
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit d’abaisser de 100 à 5 millions d'euros le niveau de dépenses de recherche et de développement (R&D) au-delà duquel le taux de crédit d'impôt recherche (CIR) passe de 30 % à 5 %. Pour éviter tout contournement du plafond, comme c’est le cas aujourd’hui, nous prévoyons également d’instaurer un plafond global de 350 millions d'euros pour l'application du CIR qui serait apprécié au niveau du groupe d'entreprises, et non plus seulement d’une antenne. Cette dépense fiscale coûtera plus de 7,7 milliards d’euros à l’État en 2025, soit environ 13,5 % de l’impôt sur les sociétés, soit plus que le budget du ministère de l'Agriculture. Alors qu'elle connaît un dynamisme considérable, passant de 1,8 milliard d’euros en 2007, à 5 milliards en 2015 et s’approchant désormais du seuil des 8 milliards, les effets de cette niche sont mitigés. En effet, si la France consacre un budget plus important au soutien public à la R&D des entreprises, celles-ci investissent en moyenne moins que les autres pays de l’OCDE : alors qu’en Allemagne ou aux États-Unis, les entreprises privées consacrent 2,2 % du PIB en R&D, ces dépenses n’atteignent que 1,4 % du PIB en France. Le crédit d’impôt pour la recherche démontre ainsi toute son inefficacité. Au lieu de permettre aux TPE/PME d’investir dans l’innovation, cette niche fiscale est largement utilisée par les grands groupes pour bonifier leurs marges. En effet, ce dispositif profite essentiellement aux très grandes entreprises : les 50 plus gros consommateurs de CIR représentent 43 % du coût de la niche fiscale, alors que 28 800 entreprises ont recours au dispositif. Ces 50 plus gros bénéficiaires ne représentent donc que 0,17 % des entreprises concernées, et accaparent presque la moitié de cette niche. Pourtant, comme l’affirme une note de 2022 du Conseil d’analyse économique (CAE), le « retour sur investissement » du CIR est deux fois plus élevé lorsqu’il est dirigé vers les TPE et PME, qui ont une propension plus grande à réaliser des innovations de rupture. Comme le démontre le rapport du Sénat du 17 novembre 2022, 1 euro de CIR versé entraîne un accroissement de dépense de 1,4 euro pour les PME, contre 40 centimes seulement pour les grandes entreprises. Les plus petites entreprises, qui n’ont pas forcément la trésorerie disponible pour entamer un processus de recherche sur moyen ou long terme, doivent être davantage soutenues par l’État sans que les multinationales ne profitent d'un effet d’aubaine. C’est en cela que nous proposons de diminuer le plafond du taux de 30 % à 5 millions d’euros au lieu de 100 millions actuellement. Ce niveau de plafond pour la défiscalisation massive des dépenses de R&D reste plus de dix fois supérieur au montant moyen déclaré en dépenses de R&D, à savoir environ 900 000 euros. Les grands groupes ne seront pas lésés, mais cesseront simplement d’être indûment avantagés : ils bénéficieront d’un crédit d’impôt proche de ce que touche une PME. Cet amendement abaisse donc le plafond de la tranche à 30 % du CIR, ce qui stimulera la recherche et l’innovation de rupture portée principalement par nos TPE/PME et réduira le coût de cette niche fiscale. Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche le précise : les grandes entreprises touchent 42,4% de cette niche de 7,7Md€. Aussi les recettes supplémentaires issues de la réduction de cette niche sont strictement inférieures à 3,3Md€. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000139
Dossier : 139
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Date inconnue
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Par cet amendement, nous proposons d'étudier le principe d’une continuité territoriale économique pour le fret de marchandises dans les Outre-mer. La vie chère dans les Outre-mer n'est pas un phénomène nouveau. Selon l'Insee, les écarts de prix les plus importants entre l'Hexagone et les territoires ultramarins concernent les produits alimentaires. Ces écarts atteignent près de 40 % en Guadeloupe, Martinique et Guyane, 37 % à La Réunion, et 30 % à Mayotte. Cela s'explique notamment par le fait que de nombreux produits ne sont pas fabriqués localement et doivent être importés, ce qui entraîne des coûts supplémentaires liés au transport, au stockage et à la logistique. Ces produits sont également soumis à plusieurs taxes, telles que la TVA et l'octroi de mer, sans compter la hausse constante des coûts de fret ces dernières années. Selon Patrick Guollaimin, directeur général adjoint pour les affaires européennes au conseil régional de La Réunion, auditionné en mars 2025 par la délégation aux Outre-mer du Sénat, il y a eu une "hausse significative des tarifs de fret dans le monde entier à partir de fin 2021, qui ont été multipliés par trois, voire quatre". La conséquence est claire : c'est le consommateur qui finit par supporter l'ensemble de ces frais, ce qui contribue aux écarts de prix entre la France hexagonale et les territoires ultramarins. Dans un contexte où le pouvoir d'achat est en déclin, sans augmentation des salaires ni des minima sociaux, la colère gronde dans nos territoires, où les tensions sont exacerbées par le fait que les populations peinent à se nourrir. S'il existe bien des aides au fret dans nos territoires, elles ne sont pas appliquées de manière uniforme. Ainsi, à La Réunion et en Guadeloupe, ces aides concernent principalement les produits locaux exportés vers l'Hexagone ou l'Union européenne, et dans certains cas, le transport inter-DOM. En Guyane, la Collectivité territoriale a signé une convention pluriannuelle avec l'État pour l'aide au fret sur la période 2021-2027 dans le cadre du programme FEDER. A côté de la nécessité de développer et favoriser la production locale, ces aides sont considérées comme essentielles par les entreprises, pour compenser les frais d'approche des intrants et ainsi de réduire les coûts de production. En Martinique, les résultats du protocole contre la vie chère signé en octobre 2024 sont décevants et le président de l'Observatoire des prix, des marges et des revenus Antilles-Guyane Patrick Plantard rappelle que la baisse du coût du transport entre l'Europe et la Martinique fait partie des leviers qui n'ont pas encore été actionnés, bien que prévus dans l'accord et dont la mise en oeuvre "dépend de l'action de l'Etat". Par cet amendement, nous proposons qu’il soit remis à la représentation nationale un rapport sur le développement d'une continuité territoriale économique entre l'Hexagone et les Outre-mer, concernant les dépenses de transport engagées par les entreprises au départ ou à l'arrivée d'un port ou d'un aéroport situé dans le ressort de l'Union européenne afin de créer un levier de baisse des prix pour les territoires ultramarins. Cela rejoint la recommandation du CESE dans un avis adopté le 22 octobre 2024 d'appliquer le dispositif de continuité territoriale au transport de marchandises. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000139
Dossier : 139
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés La France insoumise proposent de revenir sur la baisse de la cotisation foncière des entreprises (CFE) opérée par la loi de finances pour 2023. Cette suppression illustre le manque de considération de l’État envers les collectivités, qui perdent ainsi l’un de leurs derniers leviers fiscaux. La compensation proposée par le Gouvernement est insuffisante : elle repose sur la moyenne des recettes 2020‑2022, dont deux années marquées par une baisse significative de la CFE liée à la crise économique (–16 % en 2020), ce qui conduit à une réduction réelle des ressources locales. La justification avancée, visant à renforcer l’attractivité économique de la France, ne résiste pas à l’analyse. Le Comité d’évaluation du plan France Relance (janvier 2024) montre que la France était déjà le pays le plus attractif d’Europe avant cette réforme. Les infrastructures, la qualité des services publics et la compétence de la main-d’œuvre restent des facteurs décisifs pour l’implantation des entreprises, bien plus que la fiscalité. Ce cadeau fiscal, coûtant 4 milliards d’euros au budget de l’État, profite principalement aux grandes entreprises et ne répond à aucun besoin économique réel. Il fragilise en revanche les finances locales, compromettant la capacité des communes et intercommunalités à financer leurs services publics. Pour toutes ces raisons, le présent amendement propose de rétablir la CFE à son niveau antérieur, avant la réforme des impôts de production impulsée par Emmanuel Macron, afin de protéger les ressources des collectivités locales et de garantir leur autonomie financière. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001390
Dossier : 1390
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Date inconnue
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Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent exclure de la possibilité pour les entreprises de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés au titre des dons et versements les établissements privés sous et hors contrat, qu’ils soient d’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. En effet, cette réduction d’impôt représente une forme de subvention supplémentaire de l’État aux établissements privés alors que dans le même temps, le contrôle de ces établissements par l’Etat est absolument défaillant. Les établissements privés, qu'ils soient sous contrat ou hors contrat, ne font l'objet d’aucun contrôle de la part de l'État. Les inspections sont rarissimes et souvent superficielles, ce qui permet à certains établissements de fonctionner sans réelle supervision et avec des financements de l’Etat, dont une partie est constituée indirectement par la réduction fiscale accordée aux dons. Le rapport de la commission d’enquête « sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires » met d’ailleurs en lumière "une défaillance majeure de l'État dans les contrôles des établissements scolaires". Cette situation a été particulièrement illustrée dans l'affaire dite « de Bétharram », où des violences physiques et sexuelles extrêmement graves ont perduré pendant des décennies en raison de l'inaction des autorités éducatives et des gouvernements qui se sont succédés. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 100 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001393
Dossier : 1393
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Date inconnue
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Cet amendement, proposé par les députés LFI, vient pérenniser et renforcer la taxation mise en place pour les entreprises ayant recours à la niche tonnage, une niche injuste permettant de se soustraire en totalité à l’impôt sur les sociétés.
Le manque à gagner pour l'Etat de la taxe tonnage est estimé à 615 millions d'euros dans les voies et moyens, la reconduction de la surtaxe Barnier est donc strictement inférieure à ce montant. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001396
Dossier : 1396
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Date inconnue
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La France insoumise propose, à travers cet amendement, de supprimer la niche tonnage pour le transport maritime de marchandise. Cette niche fiscale coûteuse, injuste et inutile n'a qu'une seule fonction : permettre aux grandes entreprises maritimes, et en particulier CMA-CGM, de se soustraire au financement de la solidarité nationale. Cette niche fiscale permet de calculer l’assiette de l’impôt sur les sociétés, non à partir des bénéfices réels réalisés, mais en fonction du tonnage de la flotte. Au lieu de payer l’impôt sur les sociétés, les entreprises de ce secteur, au nombre de 57, peuvent s’acquitter d’une taxe de 24 centimes d’euros par tonne de marchandise convoyée. À l’heure où le Gouvernement présente un projet de budget austéritaire, cette niche fiscale représente un coût insupportable pour les finances publiques de l’État : 5,76 milliards d’euros de manque à gagner en 2023. C’est autant d’argent public qui n’est pas alloué à la bifurcation écologique ou à nos services publics essentiels. Plus scandaleux encore, une grande partie de cette exonération fiscale bénéficie seulement à un groupe, l’entreprise CMA-CGM, qui a pu économiser 615 millions d’euros. Encore s'agissait-il d'une "mauvaise" année pour la multinationale : en 2023, la CMA-CGM a payé 180 millions d’euros en s’acquittant de la taxe tonnage. Si elle avait été soumise à l’impôt sur les sociétés, elle aurait versé 5,61 milliards de plus à l’État. En d'autres termes, cette niche a permis à une seule entreprise d'empocher l'équivalent du budget des ministère de la Culture et de la Jeunesse et des Sports réunis ! Ce cadeau fiscal est d’autant plus aberrant au regard des bénéfices record de ce groupe : plus de 14 milliards de profit net en 2024, soit parmi les bénéfices les plus importants de l’ensemble des entreprises du CAC 40. Une telle gabegie financière a la faveur des multinationales est d'autant plus honteuse face à l'urgence écologique. La pollution du transport maritime représente actuellement 3 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde ; si le secteur n’entame pas de changements, les émissions s’élèveront à 17 % d’ici à 2050. Au lieu de leur faire bénéficier de niche, le système fiscal doit limiter le coût environnemental des produits que nous consommons, ce qui passe notamment par une réorganisation locale de nos modes de production. Pour mettre un terme au gavage organisé des grandes multinationales, et pour financer des services publics aujourd'hui étranglés par l'austérité renforcée d'année en année, nous proposons donc de supprimer la niche tonnage pour le transport maritime de marchandise. Le manque à gagner pour l'Etat de la taxe tonnage est estimé à 615 millions d'euros dans les voies et moyens, ce qui permet d'estimer les recettes issues de la suppression de cette niche. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001397
Dossier : 1397
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit de plafonner la niche fiscale dont bénéficient les journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux afin d’assurer le principe de progressivité de l’impôt de ces catégories socio-professionnelles. À ce jour, les journalistes profitent d’un abattement de 7 650 € sur leur revenu imposable lors du calcul de leur impôt sur le revenu. Ce mécanisme d’abattement, qui grève la ressource publique de 50 millions d’euros chaque année, bénéficie avant tout aux plus hauts revenus de la profession, qui échappent à un taux plus élevé correspondant à leur dernière tranche marginale. Sollicité à ce sujet en juin 2025, le ministère de l’Économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique avait alors prétendu que le législateur a, « choisi de retenir une exonération d'un montant fixe de 7 650 euros afin de ne pas favoriser les plus hauts salaires ». Du fait de l’appartenance à différentes tranches d’imposition sur le revenu, ces éléments sont factuellement faux : Si nous rappelons notre opposition de principe aux régimes de défiscalisation nombreux, inégalitaires, et injustes, trop de journalistes précaires, en particulier de CDD ou de pigistes, souffrent des faibles rémunérations de ce milieu professionnel. Afin de ne pas fragiliser davantage la situation de ces travailleurs et travailleuses, nous proposons de plafonner cet avantage fiscal à 850 euros, et non de le supprimer. Alors que la concentration des médias entre les mains de quelques oligarques continue de se renforcer avec l’acquisition de Brut par Rodolphe Saadé, nous rappelons notre attachement à une presse libre et indépendante, en particulier des puissances de l’argent. Nous appelons à la généralisation de contrats stables et des revenus permettant à chaque membre de leur rédaction de vivre dignement. Ce n’est pas à la puissance publique de compenser des salaires trop faibles par de la défiscalisation, à fortiori qui profitent aux plus riches. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 35 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001398
Dossier : 1398
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe parlementaire de La France insoumise propose de taxer modestement l’explosion des dividendes versées par ces grandes entreprises à leurs actionnaires, tout comme chaque groupe du Nouveau Front populaire le proposait en 2025. Comme les années 2020, 2022, 2023 et 2024, l'année 2025 sera une année blanche pour des millions de gens qui ont vu baisser leurs revenus réels. En parallèle, le gouvernement veut appliquer la même cure à des services publics à l’os. Les actionnaires du CAC40 eux, n’ont aucune raison de perdre le sourire. Au titre de l'année 2024, ils ont perçu près de 100 milliards d'euros en dividendes et rachat d'actions. Les dividendes et les rachats d’actions ne cessent de battre des nouveaux records. Pourtant, l’économie réelle ne connait pas la même croissance. En 2024, le PIB ralentit encore, avec une croissance de 1,2 %, inférieure à celle de 2023. En d’autres termes, la sphère financière prélève toujours plus d’argent en proportion de la richesse créée. Qui plus est, cette explosion des dividendes ne profite qu’à une toute petite minorité de nos concitoyens : comme l’a démontré France Stratégie, 1 % des foyers fiscaux captent à eux seuls 96 % des dividendes, soit la quasi-totalité. Et cette concentration se renforce encore pour les ultra-riches : 0,01 % des foyers fiscaux captent à eux seuls un tiers des dividendes. En d’autres termes, 4 000 foyers fiscaux perçoivent chacun plus d'un million d'euros en dividendes chaque année. Au même moment, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Par cette taxe exceptionnelle sur les superdividendes, nous proposons donc une alternative aux grandes entreprises : la première option, de loin préférable, est de renoncer à déverser de telles sommes à leurs actionnaires, et utiliser leur bénéfice pour investir en interne dans les équipements, les embauches, et les salaires. La seconde option est de poursuivre cette course sans fin à la satisfaction actionnariale, et de contribuer alors à la solidarité nationale et aux services publics qu’elles utilisent elles aussi. Parce que nous nous ne résoudrons jamais à faire peser le poids des excès des uns sur les besoins des autres, et parce que dans la crise sociale terrible que nous traversons, nous avons besoin d’un État fort et protecteur, capable de mettre en place un plan d’urgence sociale, nous proposons donc une contribution progressive, démarrant à 5 %, sur les dividendes exceptionnels afin de financer la protection sociale des citoyennes et des citoyens de ce pays. Cette taxe exceptionnelle sur les super-dividendes devrait rapporter 2 à 3 Md€. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001399
Dossier : 1399
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Date inconnue
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Cet amendement, des députés du groupe LFI, propose de majorer de 50 % le taux de l'impôt sur les sociétés en 2026 pour les grandes entreprises ayant profité du génocide commis par l'armée israélienne à Gaza. La signature par Israël et le Hamas, puis la mise en œuvre, de la première phase du dit « Plan de paix » du Président D. Trump ont été accueillies avec un immense soulagement. Elles ont enfin permis un cessez-le-feu à Gaza, la libération des otages israéliens et de 2 000 prisonniers palestiniens. Il faut désormais que les responsabilités des acteurs soient précisément établies, que les mandats d'arrêts internationaux soient appliqués et que justice soit rendue. Si un génocide a pu se dérouler aux yeux de tous pendant si longtemps, c'est grâce à la complicité active ou passive de nombreux États, institutions et acteurs économiques. Des grandes entreprises françaises et internationales ont par exemple été mises en cause pour leur participation à une « économie opérant sur un mode génocidaire » dans un rapport de la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens ou des enquêtes de journalistes d'investigation. Cela concerne des entreprises d'armement bien sûr, mais aussi des fournisseurs de technologies, de grandes entreprises américaines de défense liées à l'État Français par des contrats comme Palantir, mais aussi des banques qui ont facilité le financement du génocide, BNP Paribas est visée par une assignation au tribunal judiciaire de pays. Cet amendement propose donc a minima de taxer les profits issus de l'économie génocidaire en instaurant une surtaxe d'IS l'année à venir pour les entreprises ayant apporté un soutien direct ou indirect à Israël dans la conduite du génocide. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 4 milliards € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000140
Dossier : 140
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de permettre aux communautés de communes et communautés d’agglomération la possibilité de majorer le taux du versement mobilité à 1,5 %, afin de leur permettre de financer la gratuité des transports publics. Le versement mobilité est une contribution acquittée par les employeurs de plus de 10 salariés. Il constitue la principale ressource des Autorités Organisatrices de la Mobilité (AOM) pour le financement, l’entretien et le développement des transports collectifs. Ces taux, variables selon la population des territoires, sont aujourd’hui plafonnés à des niveaux trop faibles, ne permettant plus de répondre à l’ampleur des besoins en matière de mobilité durable. Actuellement, les communautés de communes et d’agglomération ne peuvent majorer leur taux que de 0,05 %, une marge dérisoire et purement symbolique, alors que les coûts d’exploitation explosent. Dans le contexte de suppression de ressources locales comme la CVAE ou la taxe d’habitation, les collectivités se trouvent financièrement asphyxiées. Cette contrainte budgétaire se répercute directement sur la qualité du service, la fréquence des transports et surtout sur les tarifs supportés par les usagers. Or, le développement de transports publics accessibles et gratuits constitue une exigence écologique et sociale. Sur le plan environnemental, le secteur des transports reste le premier émetteur de gaz à effet de serre en France (117 Mt de CO₂ en 2024, soit un tiers du total national), et les transports routiers représentent près de 94 % de ces émissions. Sur le plan social, la hausse continue des tarifs pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages : en Île-de-France, par exemple, le prix du Pass Navigo mensuel a atteint 88,80 € au 1er janvier 2025, soit plus de 1 000 € par an. Permettre aux collectivités de porter la majoration à 1,5 % offrirait donc un véritable levier financier pour garantir la gratuité ou, à tout le moins, une réduction substantielle du coût des transports collectifs. Une telle mesure renforcerait la justice sociale, en réduisant les inégalités d’accès à la mobilité, tout en accélérant la bifurcation écologique en faveur d’une diminution du trafic automobile et des émissions polluantes. De plus, cette réforme contribuerait à redonner des marges de manœuvre aux collectivités locales étranglées par l’austérité imposée par la macronie, en leur permettant de mobiliser une ressource dynamique et équitable, fondée sur la contribution des entreprises bénéficiaires des infrastructures de transport. C’est pour toutes ces raisons que les députés LFi proposent de permettre la majoration du taux du versement mobilité à 1,5 % pour les communautés de communes et communautés d’agglomération. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001401
Dossier : 1401
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose de taxer grandes entreprises sur l’explosion des dividendes versées à leurs actionnaires par rapport à la dernière période d’avant crise, soit 2019. Comme les années 2020, 2022, 2023 et 2024, l'année 2025 sera une année blanche pour des millions de gens qui ont vu baisser leurs revenus réels. En parallèle, le gouvernement veut appliquer la même cure à des services publics à l’os. Les actionnaires du CAC40 eux, n’ont aucune raison de perdre le sourire. Au titre de l'année 2024, ils ont perçu près de 100 milliards d'euros en dividendes et rachat d'actions. Les dividendes et les rachats d’actions ne cessent de battre des nouveaux records. Pourtant, l’économie réelle ne connait pas la même croissance. En 2024, le PIB ralentit encore, avec une croissance de 1,2 %, inférieure à celle de 2023. 2025 poursuit cette tendance avec une croissance attendue à 0,6 %. En d’autres termes, la sphère financière prélève toujours plus d’argent en proportion de la richesse créée. Qui plus est, cette explosion des dividendes ne profite qu’à une toute petite minorité de nos concitoyens : comme l’a démontré France Stratégie, 1 % des foyers fiscaux captent à eux seuls 96 % des dividendes, soit la quasi-totalité. Et cette concentration se renforce encore pour les ultra-riches : 0,01 % des foyers fiscaux captent à eux seuls un tiers des dividendes. En d’autres termes, 4 000 foyers fiscaux perçoivent chacun plus d'un million d'euros en dividendes chaque année. À l’autre bout du spectre social, il y a désormais 9,8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté en 2023. Par cette taxe exceptionnelle sur les superdividendes, nous proposons donc une alternative aux grandes entreprises : la première option est de renoncer à déverser de telles sommes à leurs actionnaires, et utiliser leur bénéfice pour investir en interne dans les équipements, les embauches, et les salaires. La seconde option est de poursuivre cette course sans fin à la satisfaction actionnariale, et de contribuer alors à la solidarité nationale et aux services publics qu’elles utilisent elles aussi. Parce que nous nous ne résoudrons jamais à faire peser le poids des excès des uns sur les besoins des autres, et parce que dans la crise sociale terrible que nous traversons, nous avons besoin d’un État fort et protecteur, capable de mettre en place un plan d’urgence sociale, nous proposons donc une contribution exceptionnelle de 20 % à 33 % sur les dividendes exceptionnels afin de financer la protection sociale des citoyennes et des citoyens de ce pays. Cette taxe exceptionnelle sur les super-dividendes devrait rapporter 4 à 5 Md€. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001402
Dossier : 1402
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001404
Dossier : 1404
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de corriger la faille majeure construite par les macronistes dans la taxe sur les rachats d’actions, en fondant cette taxe non sur la valeur nominale des actions, mais bien sur le prix de marché des actions rachetées.
En 2024, les rachat d'actions ont représenté 24Md€. En tout état de cause, une taxe assise sur le montant réel des montants transférés représentera moins de 3Md€. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001405
Dossier : 1405
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Date inconnue
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Cet amendement vise à appliquer aux transports de voyageurs, à l’exclusion du transport aérien, le taux de TVA dévolu aux produits de première nécessité, en considération du rôle social essentiel qui est le leur et de leur contribution à la réalisation des objectifs de transition écologique. L’urgence climatique nous oblige à accélérer la transformation de nos modes de déplacement. À l’instar d’un nombre croissant de communes qui choisissent de réduire le prix des transports en commun, voire de les rendre gratuits, l’État doit également prendre des mesures fortes. De ce point de vue, la hausse du taux de TVA sur les transports publics de voyageurs de 7 à 10 % intervenue en 2012 n’allait pas dans le sens des exigences contemporaines.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001406
Dossier : 1406
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire Fréquence : annuelle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001407
Dossier : 1407
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose la mise en place d’une taxe, cette fois-ci bien véritable, de 10 % sur le rachat d’actions. Le rachat d’actions par les entreprises, qui n’est qu’un complément au versement de dividendes, est doublement favorable aux actionnaires : Cependant, cette pratique ne génère aucun bénéfice pour l’économie réelle. En 2024, sur les 98,2 milliards d'euros reversés aux actionnaires du CAC 40, près de 24 milliards le sont sous la forme de rachat d'actions. C’est plus de 32 milliards d’euros pour le SBF 120. Conséquence d’un capitalisme financiarisé et spéculatif, le rachat d’actions ne s’élevait qu’à 11 milliards d’euros en 2019. Au lieu d’orienter les bénéfices vers l’investissement productif, ou dans la bifurcation écologique de l’outil de travail, les grandes entreprises préfèrent siphonner leur trésorerie au profit de leurs actionnaires. Ce système n’est qu’une nouvelle démonstration du caractère nuisible du capitalisme, incapable de financer les besoins réels de notre économie. Le rachat d’actions est préjudiciable pour notre économie, car il incite les entreprises à privilégier la valorisation boursière plutôt que l’investissement dans l’économie réelle. Le 22 mars 2023, Emmanuel Macron évoquait un « cynisme à l'œuvre, quand on a des grandes entreprises qui font des revenus tellement exceptionnels qu'ils en arrivent à utiliser cet argent pour racheter leurs propres actions », et parlait même de la mise en place d’une « contribution exceptionnelle quand il y a des profits exceptionnels ». Les gouvernements Barnier et Bayrou ont prétendu mettre en place une taxe rachat d’actions à partir de l’année 2025, en la vendant abondamment de plateau télé en plateau télé. Comble de l’hypocrisie, cette taxe, en plus d’exempter les sociétés financières, se fonde sur la valeur nominale des actions, et non sur leur valeur réelle lors du rachat d’actions. À titre d’exemple, pour une action LVMH, qui fluctue en septembre 2025 aux alentours de 500 euros, et sera donc rachetée à ce montant, seule sa valeur nominale, à savoir 60 centimes d’euros sera comptabilisé. Avec un taux de 8 %, cela correspond donc à une taxe de 4,8 centimes d’euros, pour le rachat d’une action à plus de 500 euros. Les macronistes ont mis en place une taxe sur les rachats d’actions, en omettant de préciser que le taux de cette taxe était de moins d’un dix-millième ! Pour ces raisons, nous proposons de taxer à hauteur de 10 % le rachat d’actions, en fondant l’assiette sur les montants véritablement dépensés par la société pour racheter ses propres actions. Cela permettrait de freiner les pratiques financières cyniques des entreprises et de réorienter les bénéfices des entreprises vers l’investissement productif. Si ces dernières s’y refusent, elles financeront l’investissement public et la bifurcation écologique. En 2024, les rachat d'actions ont représenté 24Md€. En tout état de cause, une taxe de 10% rapportera moins de 2,4Md€. Cela permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001409
Dossier : 1409
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France insoumise proposent une hausse des droits de douanes sur les produits israéliens. Il s’agit d’une mesure directement tirée du programme du Nouveau Front populaire, co-signé par les 4 groupes politiques de gauche de cette Assemblée. Ce programme prévoit d’infliger des sanctions au gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou tant que celui-ci ne respecte pas le droit international à Gaza et en Cisjordanie. Israël continue de bafouer les résolutions des Nation unies en Palestine en massacrant à Gaza et en accélérant la colonisation de la Cisjordanie. Depuis octobre 2023, les estimations les optimistes font état de 67 000 Palestiniens tués à Gaza, dont la majorité sont des femmes et des enfants. Après avoir abattu les journalistes, Tsahal cible désormais à dessein les humanitaires qui tentent de briser le blocus, par les terres comme par la mer avec les flottilles, sans que la France ne réagisse à la hauteur de ces violations du droit international. Il est plus que temps de mettre fin aux crimes de guerre perpétrés par Netanyahou, son gouvernement d'extrême droite, et son armée génocidaire. Pour ce faire, nous proposons donc, conformément aux engagements du Nouveau Front populaire, d’appliquer des sanctions financières au gouvernement israélien, sur le modèle de celles infligées à la Russie de Vladimir Poutine qui s'est également rendue responsable de crimes de guerre. Pour sortir du deux poids deux mesures insupportable, pour rappeler notre attachement à un ordre international fondé sur le droit, pour que la France soit cohérente avec ses valeurs sur la scène internationale, nous devons sanctionner financièrement le gouvernement israélien. La hausse des tarifs douaniers concerne les marchandises produites en Israël et, avec un taux renforcé, celles produites dans les territoires occupés palestiniens, au sens de la résolution 2334 de l’Assemblée générale des Nations unies votée par la France. Le Conseil d'État définira par décret une liste de produits d'importance vitale exemptés. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 1,4 milliards € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001411
Dossier : 1411
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI, fidèles à leur objectif de suppression des niches fiscales inutiles et injustes, proposent de mettre un terme à l’évitement fiscal que constitue l’exonération sur la réunification entre l’usufruit et la nue-propriété dans les transmissions d’héritage. En France, et contrairement à d’autres pays européens comme la Belgique, le Danemark ou la Suisse, la transmission par héritage de l’usufruit d’un bien ne donne lieu à aucun droit de succession de quelque nature. Une telle absurdité fiscale a permis de contourner le principe des droits de succession concernant les biens immobiliers. Par démembrement d’un bien immobilier qu’il possède, un propriétaire peut transmettre de son vivant uniquement la nue-propriété à ses héritiers, tout en conservant l’usufruit afin de continuer à percevoir des loyers. De cette manière, l’évaluation de la valeur de la nue-propriété alors transmise s’élève seulement à la moitié de la valeur de la pleine propriété. Au décès du donateur, l’usufruit s’éteint au profit de ses héritiers sans aucun droit de succession. Le calcul de la Cour des comptes sur le sujet est éloquent : cumulée à la possibilité de transmettre 100 000 euros tous les quinze ans, cette anomalie fiscale a considérablement accru les opérations de démembrement dans le seul but de se soustraire à la solidarité nationale. En utilisant ce mécanisme, un propriétaire de 31 ans peut céder, morceau par morceau, 1 000 000 € de biens immobiliers à son héritier en s’acquittant en tout et pour tout de 18 000 €, soit un taux ridiculement faible de 1,8 %. Si la transmission d’un tel patrimoine avait eu lieu sans user et abuser de niches fiscales, cette transmission aurait été imposée à 21 %, plus de 10 fois plus ! Alors que les transmissions du vivant d’un parent sont prévues pour subvenir aux besoins d’un héritier plus jeune, cette stratégie purement fiscale ne répond en rien à ce besoin : l’héritier, en ne disposant que de la nue-propriété, ne pourra faire aucun usage du logement transmis puisque le donateur conserve l'usufruit et s’en réserve la jouissance afin de percevoir les loyers du bien transmis. On se situe donc aux antipodes de la volonté du législateur, qui justifiait la réinitialisation du barème tous les quinze ans par l’intérêt d’aider ses héritiers aux âges critique de la vie. Pis, ce détournement de l'esprit de la loi est fait au détriment de la solidarité nationale, et à la faveur de la concentration de patrimoines. Afin de limiter les effets d’évitement qui grève les droits de succession, vident les caisses de l’Etat, et sapent la confiance dans nos institutions, nous proposons donc de supprimer l’exonération sur l’usufruit dans les transmissions d’héritage. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 3 milliards € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001412
Dossier : 1412
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Date inconnue
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Après l'alinéa 8, insérer un alinéa ainsi rédigé « Lorsqu’un même redevable dispose de plusieurs logements vacants, le taux est majoré en fonction du nombre de logements considérés, dans des conditions fixées par décret. » |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001413
Dossier : 1413
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Date inconnue
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Cet amendement, adopté par l'Assemblée nationale en première lecture, vise à relever le plafond du régime réel simplifié en agriculture. Après avoir été fixé à 365 000 € jusqu’en 2022, puis porté à 391 000 € en 2023 dans le cadre de la revalorisation triennale, ce seuil n’a pas suivi l’évolution structurelle du chiffre d’affaires des exploitations agricoles, dont la taille moyenne et le volume d’activité ont fortement progressé ces dernières années. C'est pourquoi, afin d’adapter le régime fiscal à la réalité économique actuelle du secteur, cet amendement propose de reveler ce plafond à 500 000 €. Ce relèvement répond ainsi à un double objectif : actualiser un seuil devenu obsolète et faciliter la gestion comptable quotidienne des entreprises agricoles. Il s'inscrit également dans une démarche cohérente de simplification et d’harmonisation, en ligne avec les ajustements déjà opérés dans la loi de finances pour 2024 concernant le régime micro-BA. En effet, le passage au régime réel normal impose aujourd’hui des procédures comptables plus lourdes et plus coûteuses, notamment relatifs à la valorisation des stocks selon le coût réel de revient. Rehausser le seuil permettrait donc d’éviter ces contraintes inutiles, tout en maintenant la fiabilité des informations comptables et fiscales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001414
Dossier : 1414
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI souhaite instaurer une taxe sur les ventes immobilières supérieures à un million d’euros, afin de dégager de nouvelles recettes destinées à financer la lutte contre l’habitat insalubre. La situation du logement en France demeure alarmante : 15 millions de personnes sont aujourd’hui mal logées, dont plus de 2 millions qui vivent dans des logements dépourvus d’eau courante, de sanitaires ou de chauffage. Ces conditions indignes menacent directement leur santé et leur sécurité. Les drames récents en témoignent tragiquement comme l’effondrement de plusieurs immeubles insalubres à Marseille, en novembre 2018 puis en avril 2023, qui ont coûté la vie à seize personnes et dont les propriétaires ont été condamnés. En parallèle, de nombreux ménages subissent une précarité énergétique accrue. En 2024, 12 millions de personnes souffrent de précarité énergétique. Vivre dans un logement trop froid, trop humide ou trop chaud a une répercussion sur la santé, l’insertion sociale et économique ou la qualité de vie familiale. Selon Santé Publique France, les adultes exposés à la précarité énergétique sont plus fréquemment, sujets aux bronchites chroniques, à l’arthrose, à l’anxiété et la dépression ou aux maux de tête. Dans le même temps, dans certaines villes à quelques kilomètres de distance, cohabitent des hôtels particuliers, des appartements de grand luxe, et des immeubles dans un tel état d’insalubrité que la santé et la sécurité de leurs occupants sont en danger. Le marché de l’immobilier de luxe va très bien, alors qu’en 2024 il ne représentait que 3,9% des ventes, il pesait 17% du chiffre d’affaires réalisé dans les transactions immobilières françaises. Et leur prix continue d’augmenter comme le segment de l’ultra-luxe qui connaît une hausse de 5,3%. Cette situation illustre une inégalité criante : tandis que des millions de personnes vivent dans des logements insalubres ou ne peuvent plus chauffer leur logement, une minorité aisée continue de réaliser des transactions immobilières à plusieurs millions d’euros. Avec cet amendement, les députés LFi proposent donc d’instaurer une contribution solidaire sur les ventes immobilières de luxe, au-delà d’un million d’euros. Cette taxe, qui ne concernera que les 5 % des Français les plus fortunés, permettra de financer des actions de lutte contre l’habitat insalubre et de contribuer à la dignité et à la sécurité des habitants. Il s’agit d’une mesure de justice sociale, visant à rééquilibrer l’effort collectif : les plus aisés contribueront à améliorer les conditions de vie des ménages contraints de vivre dans des logements dégradés, insalubres ou indignes. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 1 milliard € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001415
Dossier : 1415
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à remonter le taux de la CDHR à 30 % contre 20 % aujourd’hui. La CDHR instaure une contribution permettant d’assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus. Cet impôt différentiel n’impacte donc qu’une minorité de contribuables ayant un revenu fiscal très élevé, entre 250 000 euros (célibataire) et 500 000 euros (pour un couple). Le taux mis en œuvre par le Gouvernement reste trop faible pour faire contribuer de manière juste les ménages les plus aisés. Les inégalités se sont aggravées depuis plus de 20 ans, et ont explosé sous les quinquennats Macron. En 2023, le niveau de vie moyen des 10 % les plus riches était 7,3 plus élevé que les 10 % les plus pauvres, alors que ce ratio n’atteignait que 6,3 en 2016, et même 5,9 au début des années 2000. En ciblant les 1 % des ménages les plus aisés, la CDHR garantit une forme de progressivité, certes imparfaite, de l’impôt sur le revenu. Les diverses niches fiscales et les mécanismes d’évitement à l’impôt ont produit autant de manières aux plus aisés de payer un faible niveau d’impôt par rapport à leurs revenus réels. Si les hauts revenus payaient leur juste part d’impôt, cette mesure ne devrait pas rapporter un seul centime ! C’est donc une mesure de justice fiscale qui est d’autant plus nécessaire à renforcer que son rendement permettra de rétablir nos services publics saccagés par les saignées austéritaires des dernières années. Ce dispositif vise donc à augmenter de 10 points le taux de cette contribution afin de faire contribuer davantage les ménages les plus aisés de notre pays. Avec un montant attendu à 1,1-1,3Md€ pour une CDHR à 20%, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 2 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001416
Dossier : 1416
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI fonde le calcul de l’impôt sur les successions à l’aune de l’héritage reçu tout au long de la vie, au lieu de réinitialiser le décompte arbitrairement tous les quinze ans. L’héritage pèse de plus en plus dans les trajectoires sociales des individus. D’après une note du Conseil d’analyse économique (CAE), 60% des patrimoines sont aujourd’hui issus de l’héritage, contre 35% au début des années 1970. Le patrimoine hérité est par ailleurs très inégalement réparti, puisque que 40% des Français n’héritent de rien, pendant que les 0,1% les plus riches héritent en moyenne de 12,6 millions d’euros et ne paient, en moyenne, que 10% d’impôt dessus. Alors que ces inégalités patrimoniales explosent, notre système d’imposition des successions est défaillant : mité d’innombrables exonérations, il permet aux ménages les plus aisés de payer un taux effectif très faible. Ainsi, les 0.1% plus riches, qui reçoivent en moyenne 13 millions d’euros de transmission ne paient qu’à peine 10% de droits de succession sur l’ensemble du patrimoine hérité. Cette moyenne cache d’immense disparités, mais elle permet de constater que l’on est très loin du taux marginal de 45% affiché par le barème au-delà d’1,8 million d’euros. L’exonération, de 100 000 euros tous les quinze ans, par enfant et par parent, constitue l’une des principales exonérations propres à l’imposition sur les successions. Sur une période de 31 ans, un couple avec trois enfants est ainsi en mesure de transmettre 1 800 000 € à leurs enfants, sans contribuer d’un seul centime à la solidarité nationale. Cette situation est inacceptable ! Par la fiscalité, notre puissance publique permet la concentration du patrimoine entre les mains d’une toute petite minorité. Pour éviter une société d’héritier et permettre l’émancipation économique et sociale par le travail, il faut redistribuer les héritages ! Nous ne pouvons plus nous permettre qu’une partie des ménages les plus aisés puissent se soustraire une fois encore à la solidarité nationale. Comme le proposait France stratégie dans une note en 2017, nous proposons donc de calculer l’héritage perçu tout au long de la vie comme assiette de l’imposition sur les successions. Mesure de justice fiscale, cet amendement est de nature à éviter une patrimonialisation de la société française au profit des riches et au détriment du plus grand nombre, en particulier des travailleurs et des travailleuses. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 500 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001417
Dossier : 1417
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Par cet amendement de repli, nous proposons de relever à 3% le taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) pour rétablir une progressivité de l’impôt sur le capital. La mise en place de cette « flat tax » a profité aux ménages les plus aisés, comme le rapporte une étude de l’INSEE de 2022 : le gain de niveau de vie se concentre pour les 5% les plus aisés, qui gagnent 470 euros en moyenne par an grâce cette réforme fiscale. Encore s’agit-il d’une moyenne, les 1% les plus riches étant particulièrement privilégiés par rapport au 4% qui suivent ! Ces données sont à mettre en lien avec la perte de recettes fiscales induites le PFU. D’après le CPO et l'OFCE, le manque à gagner de ce PFU est de 3 à 4 milliards d'euros chaque année compte tenu de la montée en charge et de l'explosion du volume de dividendes depuis l'arrivée au pouvoir de Macron. Cet argent public pourrait être consacré à notre école, à nos hôpitaux ou à l’investissement écologique. Au lieu de cela, il est distribué aux plus riches qui continuent de profiter du mythe du « ruissellement ». France Stratégie, dans un rapport sur « l’évaluation des réformes de la fiscalité du capital », estime que la mise en place du PFU n’a pas profité à l’économie réelle. A l’inverse du dogme néolibéral voulant que les profits d’aujourd’hui soient les investissements de demain, nous nous retrouvons face à une situation inimaginable : l’investissement privé en R&D de notre pays est l’un des plus faible de l’OCDE tant dis que le niveau des dividendes n’a jamais été aussi élevé. Ce sont 98.2 milliards d’euros qui ont été extorqué sur la valeur produite par le travail, ce qui fait de la France la championne en Europe dans ce domaine. Nous prônons donc, de préférence, la suppression de ce nouveau cadeau fiscal aux plus riches de notre pays, qui en leur permettant de bénéficier d’un taux de 12,8% plutôt qu’un taux de 45%, a sapé la progressivité de l’impôt sur le revenu. A défaut d’en obtenir l’abrogation, nous estimons qu’à minima nous pouvons relever son taux de 3 points, afin de renforcer l’équité fiscale et d’inciter les entreprises l’investissement dans l’appareil productif réel plutôt qu’à la distribution de dividendes. A l’instar de la recommandation n°5 du rapport parlementaire de septembre 2023 corédigé par MM. Jean-Paul Mattei et Nicolas Sansu sur la fiscalité du patrimoine (appelant à prévoir une hausse du taux du PFU pour accroître la contribution des revenus du capital), nous proposons donc une hausse de 3 points du taux du Prélèvement forfaitaire unique. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 635 millions € et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000142
Dossier : 142
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose la création d’un nouvel outil afin de maîtriser le coût du foncier et de favoriser une redistribution locale des richesses immobilières : la contribution de solidarité urbaine, sorte de « taxe Tobin » de l’immobilier. Cette contribution consiste à taxer plus fortement les transactions de biens immobiliers dont les prix de vente dépassent de manière significative ceux du marché environnant. Elle s’applique dès lors que la valeur de la transaction est supérieure de 25 % au prix moyen au mètre carré de surface habitable observé sur l’agglomération. Dans ce cas, le taux est fixé à 10 % de la différence entre le montant de la transaction et ce prix de référence, et il progresse par tranche supplémentaire de 10 %. L’objectif poursuivi est d’intérêt général : corriger les effets ségrégatifs des marchés immobiliers et faire participer à l’effort collectif de mixité sociale les propriétaires qui cèdent leurs biens à un prix très élevé, notamment dans les quartiers les plus chers. Le laissez-faire du marché aggrave la fracture territoriale et alimente une logique d’auto-entre-soi entre quartiers populaires et ghettos de riches. Nous ne pouvons nous résoudre à laisser perdurer cette dynamique. Le produit de cette contribution pourra être versé au fonds national des aides à la pierre et affecté au financement du logement social, pour permettre la production de logements abordables là où ils font défaut, ainsi qu’à la réhabilitation et au conventionnement des logements existants.afin de répondre aux besoins urgents de celles et ceux qui sont les plus fragilisés par la crise du logement. Afin de rééquilibrer les marchés immobiliers au service de la mixité sociale nous proposons donc de créé cette contribution de solidarité urbaine. Cet amendement a été travaillé avec la Fondation pour le Logement des Défavorisés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001422
Dossier : 1422
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Date inconnue
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Cet amendement vise à tenir compte de la spécificité des départements en intégrant le coût de leurs dépenses obligatoires en matière de prestations sociales dans le calcul du montant du plafond de la contribution au dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités territoriales, à défaut de supprimer le dispositif en lui-même. Cet amendement a été rédigé par le Conseil départemental des Yvelines. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001423
Dossier : 1423
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Date inconnue
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Cet amendement vise à compléter l’alinéa 21 pour exonérer du Dilico les départements bénéficiaires, du fonds national de péréquation des droits de mutation à titre onéreux (FNP DMTO) au même titre que les collectivités bénéficiaires du fonds de sauvegarde tel que cela est déjà prévu. Cet amendement a été rédigé par le Conseil départemental des Yvelines. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001424
Dossier : 1424
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Date inconnue
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Cet amendement vise à réduire le plafond des contributions des départements au dispositif de lissage conjoncturel (DILICO), en abaissant le taux de 2 % à 1 % des recettes réelles de fonctionnement. Cet amendement a été rédigé par le Conseil départemental des Yvelines. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001425
Dossier : 1425
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Date inconnue
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Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001428
Dossier : 1428
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l'Europe et des Affaires étrangères Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000143
Dossier : 143
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI souhaite instaurer une taxe sur les ventes immobilières supérieures à un million d’euros, afin de dégager de nouvelles recettes destinées à financer la lutte contre l’habitat insalubre. La situation du logement en France demeure alarmante : 15 millions de personnes sont aujourd’hui mal logées, dont plus de 2 millions qui vivent dans des logements dépourvus d’eau courante, de sanitaires ou de chauffage. Ces conditions indignes menacent directement leur santé et leur sécurité. Les drames récents en témoignent tragiquement comme l’effondrement de plusieurs immeubles insalubres à Marseille, en novembre 2018 puis en avril 2023, qui ont coûté la vie à seize personnes et dont les propriétaires ont été condamnés. En parallèle, de nombreux ménages subissent une précarité énergétique accrue. En 2024, 12 millions de personnes souffrent de précarité énergétique. Vivre dans un logement trop froid, trop humide ou trop chaud a une répercussion sur la santé, l’insertion sociale et économique ou la qualité de vie familiale. Selon Santé Publique France, les adultes exposés à la précarité énergétique sont plus fréquemment, sujets aux bronchites chroniques, à l’arthrose, à l’anxiété et la dépression ou aux maux de tête. Dans le même temps, dans certaines villes à quelques kilomètres de distance, cohabitent des hôtels particuliers, des appartements de grand luxe, et des immeubles dans un tel état d’insalubrité que la santé et la sécurité de leurs occupants sont en danger. Le marché de l’immobilier de luxe va très bien, alors qu’en 2024 il ne représentait que 3,9% des ventes, il pesait 17% du chiffre d’affaires réalisé dans les transactions immobilières françaises. Et leur prix continue d’augmenter comme le segment de l’ultra-luxe qui connaît une hausse de 5,3%. Cette situation illustre une inégalité criante : tandis que des millions de personnes vivent dans des logements insalubres ou ne peuvent plus chauffer leur logement, une minorité aisée continue de réaliser des transactions immobilières à plusieurs millions d’euros. Avec cet amendement, les députés LFI proposent donc d’instaurer une contribution solidaire sur les ventes immobilières de luxe, au-delà d’un million d’euros. Cette taxe, qui ne concernera que les 5 % des Français les plus fortunés, permettra de financer des actions de lutte contre l’habitat insalubre et de contribuer à la dignité et à la sécurité des habitants. Il s’agit d’une mesure de justice sociale, visant à rééquilibrer l’effort collectif : les plus aisés contribueront à améliorer les conditions de vie des ménages contraints de vivre dans des logements dégradés, insalubres ou indignes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001434
Dossier : 1434
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001438
Dossier : 1438
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’Administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l'Europe et des affaires étrangères/ministère de l’Économie, des finances et de l'industrie. Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000144
Dossier : 144
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent le rétablissement de la taxe d’habitation pour les 20 % des contribuables les plus riches. Cette mesure permettrait de rendre à nos collectivités territoriales plus de 8 milliards d’euros de recettes, injustement supprimées par le Gouvernement d’Emmanuel Macron. Présentée comme une mesure sociale, la suppression de la taxe d’habitation s’est en réalité traduite par une injustice fiscale majeure. Les 20 % des ménages les plus riches, qui n’auraient pas dû bénéficier de cette suppression, concentrent près de la moitié du coût total de la réforme, tandis que les 80 % restants se partagent l’autre moitié. Autrement dit, cette mesure a davantage profité aux plus aisés, tout en affaiblissant les ressources publiques locales. La suppression de la taxe d’habitation pour les foyers les plus aisés a représenté 8 milliards d’euros de manque à gagner, soit davantage que le budget du ministère de l’Agriculture. Alors que le Gouvernement prétend aujourd’hui vouloir réduire le déficit, il refuse de remettre en cause ce cadeau fiscal injustifié, préférant imposer des politiques d’austérité aux services publics et aux collectivités. La disparition de la taxe d’habitation a également entraîné une perte d’autonomie fiscale pour les communes, privées d’un levier essentiel de financement et d’administration. Cette atteinte à la liberté fiscale locale contredit le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales. Avec cet amendement, les députés LFi souhaitent donc rétablir la taxe d’habitation pour les 20 % de foyers les plus riches, afin de contribuer à rendre une fiscalité plus équitable, de renforcer les moyens financiers des collectivités pour faire face à l’inflation et aux besoins sociaux, et enfin de redonner une véritable autonomie fiscale aux communes. Il est temps de corriger les dérives fiscales du macronisme, de mettre fin à la politique des cadeaux aux plus riches, et de redonner du souffle financier à nos collectivités territoriales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001440
Dossier : 1440
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit de restreindre l’émission d’obligations indexées sur l’inflation, dites OATi ou OAT€i, à des durées lisibles en termes de conjoncture macro-économique, c’est-à-dire 5 ans. Alors que les taux d’emprunts français sont actuellement assez haut du fait de la politique économique catastrophique menée par M. Macron et ses gouvernements, et qu’en parallèle l’inflation est particulièrement basse, l’émission d’OATi peut sembler une bonne méthode pour réduire la charge de la dette française. Toutefois, le surcoût lié à ces OATi lors de la crise inflationniste de 2022-2023 ne doit pas être occulté. En avril 2023, l’inflation atteignait 5,9 % pour la France et 7 % pour la zone euro. En février 2023, c’était 11,5 % de la dette négociable qui se retrouve ainsi indexée sur l’inflation constatée. Les comptes de cette année ayant été soldés, nous savons désormais que les seules OATi et OAT€i arrivés à échéance en 2023 ont présenté un surcoût de 5,1 milliards d’euros. Malgré cela, l’Agence France Trésor a émis tout au long de l’année 2022, en parallèle des OAT classiques, des OATi, obligations indexées sur l’inflation française, et des OAT€i, indexée sur l’inflation de la zone euro. Ont même été créées le 20 janvier 2022 les obligations de maturité 30 ans indexées sur l’indice européen des prix à la consommation : l’OAT€i 25 juillet 2053. Le taux d’inflation dans 10 ou 15 ans est parfaitement imprévisible. Alors que la durée de vie moyenne de la dette à moyen et long terme est inférieure à 10 ans, il est parfaitement inconséquent d’émettre des obligations indexées de long-terme, qui pourraient être particulièrement coûteuses pour nos finances publiques. Par ailleurs, l’émission massive d’OATi de long terme lie, partiellement, les mains de futurs gouvernements : elle rend beaucoup plus coûteuse pour les finances publiques, et donc dissuade fortement, de mener une politique monétaire expansionniste, alors que cette dernière serait la seule à venir euthanasier le rentier, et relancer l’activité réelle du pays. En raison du risque financier qu’elles provoquent et des reculs démocratiques qu’elles posent, le groupe LFI demande en conséquence à que seules des OATi de court-terme puissent être émises par le Trésor français. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001443
Dossier : 1443
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Date inconnue
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Cet amendement vient supprimer cet article honteux de facturation des frais d'enquête pénale aux personnes condamnées. Il s'agit, avec l'article 30 qui vient taxer l'accès à la justice, d'une mesure qui nous éloigne de l'Etat de droit. Alors que Macron faisait, il y a tout juste quelques jours, l'éloge de la figure de Robert Badinter lors de sa panthéonisation, le budget porté par son gouvernement attaque de façon scandaleuse notre modèle de justice pénale. La disposition gouvernementale propose ainsi de faire payer les frais d’enquête aux personnes condamnées. La macronie n’a plus de honte de rien : pour faire de risibles économies, elle bafoue nos grands principes de libertés en décidant de rendre la justice pénale payante ! La Justice constitue pourtant un élément au service des citoyens, en garantissant les libertés fondamentales et l’égalité devant la loi. C’est un service public qui n’a aucune vocation à trouver une forme de rentabilité, ou parvenir à « rentrer sur ses frais ». De plus, les personnes majoritairement condamnées viennent de milieux modestes, et les enfoncer dans la pauvreté ne fait que renforcer le risque de récidive. Un quart des détenus a quitté l’école avant d’avoir 16 ans, trois quarts avant 18 ans. Les professions intermédiaires et les cadres supérieurs sont nettement moins représentés en prison, à l’inverse des ouvriers et des artisans et commerçants. En faisant payer les personnes condamnées, l’État leur inflige une double peine et perpétue le stigmate qui nuit aux chances de réinsertion au sein de la société. Toute la droite est pourtant si prompte à s'insurger contre cette même justice lors de la condamnation du délinquant Sarkozy afin d'attaquer l'Etat de droit. Allez donc au bout de votre logique, et défendez le versement par ce repris de justice d'une somme afin de couvrir les frais d'enquête de Mediapart. Pour notre part, nous continueront à défendre un service public de la justice, garante de l'Etat de droit, au lieu d'alimenter une démagogie malsaine. Cet amendement vise donc à supprimer cet article indigne à notre idéal républicain et l’égalité devant la Justice, principes pourtant au cœur d’un régime démocratique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001444
Dossier : 1444
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Date inconnue
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L’article 12 octodecies, introduit au Sénat, vient opportunément combler un vide juridique en consacrant une définition légale des gîtes ruraux, fondée sur des critères objectifs et stables : implantation hors métropole, exploitation dans une maison ou un petit immeuble, et respect de signes de qualité touristiques officiels reconnus par l’État et soumis à contrôles réguliers. Cette définition permet de distinguer clairement les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes des meublés touristiques urbains et des locations de type plateformes, sans recourir à des zonages administratifs évolutifs. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale, portée par les députés Annaïg Le Meur et Iñaki Echaniz, poursuit des objectifs légitimes de régulation des locations de courte durée dans les zones tendues. Toutefois, son application indifférenciée aux gîtes ruraux et aux chambres d’hôtes produit des effets de bord disproportionnés pour des activités majoritairement implantées en zone rurale, qui ne contribuent pas à la tension du marché locatif. Dès lors que cette définition est désormais posée dans la loi, le présent amendement vise à en tirer toutes les conséquences fiscales utiles, en excluant les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes de la réduction de l’abattement fiscal applicable aux meublés de tourisme classés issue de la loi de 2024. Cette clarification attendue par les acteurs qui font vivre nos territoires permettra de préserver un modèle touristique de proximité essentiel à l’économie des territoires ruraux, sans remettre en cause les objectifs de régulation poursuivis dans les zones urbaines tendues. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001446
Dossier : 1446
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Date inconnue
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En l’absence de l’abrogation des règles budgétaires austéritaires limitant le déficit à 3 % et la dette à 60 % du produit intérieur brut, nous proposons par cet amendement du groupe la France Insoumise de minorer de 10 % notre contribution au budget européen. Ces règles, inventées sur un coin de table et n’ayant aucune pertinence économique, gravées dans les Traitées européens et le Pacte de stabilité et de croissance, sont absurdes économiquement et n’ont aucune légitimité au sein d'États démocratiques. A fortiori quand l’UE accepté de déroger à ces règles quand il agit de distribuer sans contrepartie d’investissement productif de l’argent hélicoptère aux grandes entreprises lors de la pandémie, ou quand il s’agit de financer des achats massifs d’armement, mais refuse quand il s’agit de faire vivre les services publics, de planifier une réindustrialisation écologique et sociale, et autres investissements stratégiques pour notre avenir commun. Limiter les choix budgétaires des États membres est un déni de démocratie insupportable : décider d’un budget ne constitue pas un choix technique, mais un arbitrage profondément politique. Le régime parlementaire est historiquement né du vote des crédits et du consentement à l’impôt. Aucun traité international, même européen, ne peut revenir sur la décision d’une assemblée représentante du peuple, sans mettre en cause directement la souveraineté démocratique. Pourtant, la Commission européenne a engagé le 26 juillet 2024 une "procédure pour déficit excessif" contre huit pays souverains, dont la France. En plus de sanctionner un déficit trop important, la Commission se permet de prodiguer des conseils sur l’orientation de nos politiques publiques. Une nation libre n’a d’ordre à recevoir de personne. Jean-Claude Junker, ancien président de la Commission, avertissait cependant sans détour les peuples européens de la philosophie que défendraient toujours les autorités européennes : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » De plus, ces règles sont absurdes et nuisent au bon fonctionnement économique de notre continent. Alors que la crise financière de 2008 avait mis en arrêt l’économie du continent, les pays membres ont dû procéder dans les années suivantes à une cure d’austérité sans précédent pour se mettre en conformité avec les traités. À l’inverse de la politique budgétaire contracyclique qu’il aurait fallu mener, la rigueur au sein de la zone euro entre 2011 et 2013 a coûté près de 4 points de PIB. Selon l’OFCE, cette période marque le début du décrochage de l’économie française et européenne par rapport à la Chine et aux États-Unis. Enfin, ces règles nous empêchent de conduire une politique d’investissement budgétaire ambitieuse. Les pays européens ont été ainsi contraints de diminuer drastiquement l’investissement public : en France, alors que l’investissement net des administrations publiques représentait 1,5 % du PIB dans les années 1990’, il n’atteignait que 0,5 % aujourd'hui. C'est autant d'argent public manquant dans nos services publics essentiels (hôpital public, écoles et universités, etc.) et dans notre recherche fondamentale. L’année dernière, le rapport Draghi estimait qu’il fallait investir plus de 800 milliards d’euros supplémentaires par an pour faire face aux grands enjeux de notre siècle, à savoir la bifurcation écologique et numérique, et redémarrer notre activité économique. Ces règles budgétaires constituent aujourd'hui un obstacle au respect de nos engagements climatiques et à la relance de notre économie. À l’inverse, alors que son déficit public atteint un record de 7 % en 2025 et une dette équivalente à 122 % de son PIB, les États-Unis d’Amérique ont décidé de consacrer 369 milliards de dollars pour soutenir l'industrie verte.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001447
Dossier : 1447
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI propose, si nous constatons que les autorités européennes n’ont pas mis fin aux accords de libres échanges, et en particulier l’abandon du projet d’accord avec les pays du MERCOSUR, de minorer de 10% notre contribution au budget européen.
Depuis plusieurs décennies, les peuples se mobilisent massivement contre cette mondialisation néolibérale qui sacrifie toutes les avancées sociales, écologiques ou sanitaires sur l’hôtel de l’argent et de la croissance.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000145
Dossier : 145
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de modifier le modèle actuel des tarifs fixes de la taxe de séjour par catégorie d’hébergement afin de permettre aux collectivités territoriales de définir des taux proportionnels au prix de la nuitée. Ces taux seraient exprimés en pourcentage du montant facturé et applicables à l’ensemble des hébergements de tourisme, qu’ils soient classés, en attente de classement ou sans classement. Le dispositif prévoit également de maintenir la faculté de modulation du taux en fonction de la catégorie d’hébergement, offrant ainsi aux collectivités la possibilité d’adapter le niveau de la taxe de séjour à leurs orientations politiques locales et aux spécificités de leur territoire. Ce passage à une taxe proportionnelle permet ainsi une meilleure adéquation entre le montant de la taxe et les prix pratiqués par les hôteliers et autres acteurs de l’hébergement touristique. De plus, il permet de dégager de nouvelles recettes pour des collectivités locales en grande difficulté financière, fortement affaiblies par la suppression de la taxe d’habitation, la fin programmée de la CVAE et les politiques de réduction des dotations de l’État tout en contribuant à une fiscalité plus équitable et redistributive dans le secteur du tourisme. Cette réforme est également indispensable dans un contexte de tension accrue sur le foncier et sur les marchés du logement, où le développement du tourisme contribue parfois à l’éviction de ménages à la recherche d’une résidence principale, en particulier dans les zones tendues. Il est rappelé que la taxe de séjour s’applique aussi aux locations de meublés de courte durée, telles que celles proposées sur les plateformes numériques de type Airbnb. La mise en place d’un système proportionnel renforcera l’équité entre hôtellerie traditionnelle et hébergements locatifs, sans distorsion de concurrence. En renforçant et en adaptant la taxe de séjour, cet amendement vise à donner aux collectivités les moyens d’agir face au surtourisme, de mieux financer leurs services publics et d’améliorer la gestion des flux touristiques. C’est pour toutes ces raisons que les députés LFi proposent d’introduire une proportionnalité de la taxe de séjour en fonction du montant de la nuitée d’hébergement, plutôt que des seuils fixes. Cet amendement a été travaillé avec France urbaine. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001456
Dossier : 1456
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Date inconnue
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Par cet amendement, la France Insoumise propose, en l’absence de l’annulation des titres de dette française détenue par la Banque centrale européenne (BCE), de minorer de 10 % notre participation au budget européen. Contributrice nette, la France est le second pays ayant la contribution la plus importante au budget européen, avec une participation de 23 milliards d’euros en 2025. Dès 2026, cette contribution augmentera de 7 milliards d’euros pour s’élever à un montant de presque 30 milliards d’euros, soit autant que l’ensemble du budget de l’enseignement supérieur ! Depuis plus de deux décennies, l’Union européenne a choisi de suivre toutes les recettes du néolibéralisme : mise en concurrence des services publics, promotion d'un libre-échangisme béat ou encore libéralisation des marchés du travail des Etats membres. Cette politique a conduit à un désastre économique et social. L’Europe décroche par rapport aux principales économies du monde : entre 1995 et 2022, le PIB américain a progressé de 87 % tandis qu’il n’a avancé que de 46 % pour l’UE. Nos services publics se sont dégradés, souffrant d’une sous-dotation chronique du fait des règles budgétaires européennes austéritaires : la pandémie du COVID 19 a mis en évidence la crise des systèmes hospitaliers des pays membres, incapables de fournir suffisamment de lits, de place en réanimation ou simplement de masques aux populations. Les peuples européens souffrent pourtant de ces décisions politiques : en 2024, 93,3 millions d’Européens étaient exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, soit 21 % de la population totale. Ces choix politiques absurdes ne peuvent plus durer. L’année dernière, le rapport Draghi estimait qu’il fallait investir plus de 800 milliards d’euros supplémentaires par an pour faire face aux grands enjeux de notre siècle, à savoir la bifurcation écologique et numérique, et redémarrer notre activité économique. Pour conduire ces investissements indispensables, nous avons besoin de sortir les États membres du chantage à la dette publique sur les marchés financiers. Nous ne pouvons plus accepter que certains spéculent sur notre dette, exigent des intérêts toujours plus hauts et obtiennent ainsi une capacité d'influence sur nos politiques publiques. Il faut rompre avec le court-termisme du marché et sortir de la charge insupportable, inutile et illégitime que représente la dette sur nos finances publiques. Pour donner des nouvelles marges d’investissement public à l’État et mettre en œuvre un grand plan de bifurcation écologique, la Banque centrale européenne doit supprimer les 25 % de dette publique française qu’elle détient. Cette dette, détenue par la Banque centrale, est purement conventionnelle : elle n’est qu’un jeu d'écriture comptable. Autrement dit, sa suppression n’aura aucun impact macroéconomique négatif, elle permettra simplement de lever l'épée de damoclès absurde que fait peser la BCE sur la France, et de redonner à chaque force politique conscience du niveau d'endettement réel de l'Etat, à savoir environ 90 % du PIB. Nous refusons de financer les politiques absurdes et antisociales décidées par les autorités européennes. Sans transformation profonde des choix économiques de Bruxelles, il nous est impossible de continuer notre participation au budget de l’Union. Alors que la France participerait à hauteur de 29,2 milliards d'euros au budget européen en 2026, nous exigeons une transformation en profondeur des grands choix politiques de Bruxelles qui ont conduit l’Europe à l’échec tant au niveau économique, social qu’écologique. Pour ces raisons, en cas d’absence de suppression des dettes souveraines françaises détenues par la Banque centrale européenne, nous proposons de minorer de 10 % notre versement 2026 au budget européen. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001457
Dossier : 1457
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Date inconnue
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Le présent amendement de repli vise à limiter à 28 millions d’euros le montant du prélèvement exceptionnel prévu par l’article 43 du PLF pour 2026 sur le solde de la « taxe sur les nuisances sonores aériennes » dite « TNSA ». Cette mesure vise à restituer à l’État le montant équivalent à la contribution exceptionnelle consentie en loi de finances rectificatives 2021 et 2022 permettant de soutenir la trésorerie du dispositif durant la crise sanitaire du COVID-19, sans toutefois compromettre la continuité des programmes d’insonorisation des riverains d’aérodromes. La TNSA constitue une taxe affectée, dont le produit est intégralement destiné au financement des opérations d’insonorisation des logements et bâtiments publics exposés aux nuisances sonores générées par le transport aérien. Le solde aujourd’hui non apuré ne traduit pas la baisse des besoins d’insonorisation : il est le résultat des freins législatifs et règlementaires qui compromettent et retardent l’engagement effectif des dépenses affectées au profit des riverains d’aérodromes. comme un reste à charge trop important pour les riverains, des surcoûts liés aux habitats spécifiques (grands ensembles, zones ABF…), ou encore l’aspect restrictif des méthodes d’insonorisations éligibles. Dans ce contexte, le Groupe ADP et l’ACNUSA ont travaillé conjointement, pour permettre de faciliter l’accès au dispositif, plus particulièrement pour les publics et les territoires les plus précaires, qui sont souvent les premiers à renoncer à bénéficier de ces aides. Ainsi, en limitant le prélèvement à hauteur du soutien exceptionnel accordé par l’État en sortie de crise sanitaire, le présent amendement préserve la capacité à mener une politique d’insonorisation ambitieuse au bénéfice des populations. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001458
Dossier : 1458
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de la Culture Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001459
Dossier : 1459
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Date inconnue
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Cet amendement, des députés du groupe LFI, propose de minorer de 10 % le versement du PSR-UE en cas d’absence de dénonciation, par l’Union européenne, de l’accord d’association commerciale signé en 1995 avec Israël. La signature par Israël et le Hamas, puis la mise en œuvre, de la première phase du dit « Plan de paix » du Président D. Trump ont été accueillies avec un immense soulagement. Elles ont enfin permis un cessez-le-feu à Gaza, la libération des otages israéliens et de 2 000 prisonniers palestiniens. Tout reste néanmoins à faire pour s’assurer que cesse effectivement la guerre génocidaire à Gaza, que l’État de Palestine puisse exercer une souveraineté réelle, et que les droits internationalement reconnus des Palestiniens soient respectés. Deux accords de cessez-le-feu ont déjà été violés par le gouvernement de B. Netanyahou depuis le début de la guerre. En parallèle la colonisation de la Cisjordanie, ignorée par le plan Trump, s’accélère en violation flagrante des droits internationalement reconnus des Palestiniens. Par conséquent, aucune politique ambitieuse au service d’une paix juste et durable ne sera possible sans pression concrète sur Israël. L’Union européenne dispose à cet égard d’un levier important puisqu’elle est aujourd’hui le premier partenaire commercial de Tel Aviv, sans que cette dépendance économique ne soit réciproque puisque Tel-Aviv n'est que le 31e partenaire commercial des États-membres. En conflit avec la plupart de ses voisins, Israël dépend donc principalement de l'Europe pour s'approvisionner. Or aucune sanction n’a à ce jour été prise contre Israël par l’Union européenne. L’article 2 de l’accord susmentionné souligne que les relations entre l’Union et Israël reposent sur « le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques ». En se rendant coupable d’un génocide, comme l’ont qualifié les Nations unies, la partie israélienne contrevient clairement à cette disposition. Le traité devrait dès lors être dénoncé par l’Union. Il n’en est malheureusement rien. Cette situation inacceptable contraste avec les 18 trains de sanctions déjà engagés contre la Russie suite à son invasion de l’Ukraine en 2022. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000146
Dossier : 146
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à plafonner le bénéfice du quotient conjugal pour les couples mariés ou pacsés ayant les plus hauts revenus (au dessus de 10 000 €) Les mécanismes conjugaux et familiaux rendent 4,7 millions de ménages non imposables. Ces dispositifs, appelés « quotient conjugal » et « quotient familial », consistent à attribuer une part au conjoint marié ou pacsé et des parts aux personnes à charge. Ils ont des effets budgétaires massifs : ils réduisent les recettes fiscales de 27,7 milliards d’euros par an. Pour évaluer les effets de ces mécanismes, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a calculé un impôt fictif pour chaque membre du foyer comme s’il était une personne seule. Deux tiers des ménages deviennent imposables (contre la moitié actuellement), 13 millions d’entre eux paient moins d’impôt et 1,1 million en paient davantage. Les gains des ménages gagnants s’élèvent en moyenne à 2 160 euros par an, et les pertes des perdants à 401 euros. Près de 40 % de l’effet total est dû au quotient conjugal, et 60 % au quotient familial. Les gains bénéficient majoritairement aux couples avec enfants. Les principaux gagnants de la conjugalisation et de la familialisation sont les ménages les plus aisés, en raison de la progressivité de l’impôt sur le revenu. Les 15 % les plus aisés reçoivent 40 % des gains totaux, alors que les 50 % les plus modestes en captent 20 %. Le nombre des gagnants et le montant moyen des gains augmentent avec le niveau de vie. La conjugalisation de l’impôt, obligatoire pour les couples mariés ou pacsés, a des effets propres. Les gains dus à ce mécanisme sont d’autant plus élevés que les écarts de revenus au sein du couple sont importants et que la somme des revenus de celui-ci est forte. Dans le même temps, la conjugalisation accroît le taux d’imposition du membre du couple qui a les ressources les moins élevées. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une femme. Le revenu des femmes est donc plus taxé qu’il ne le serait en l’absence de quotient conjugal, ce qui peut contribuer à les désinciter à travailler. De plus, le quotient conjugal, contrairement au quotient familial, n’ayant pas de plafonnement légal, il induit une baisse de 11,7 % de l’impôt des 5 % de foyers les plus riches. En moyenne, les foyers gagnants voient leur imposition diminuer de 18,1 %, tandis que celle des foyers perdants baisse de 14,2 %. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001461
Dossier : 1461
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Date inconnue
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Cet amendement des députés insoumis prévoit de minorer de 10 % de notre versement du PSR-UE dans le cas où l’agence Frontex, agence qui maltraite et qui tue nos semblables aux frontières de l'Union, n’est pas supprimée et remplacée par une agence européenne civile de sauvetage en mer et sur terre. L’agence Frontex, depuis sa création en 2004, est responsable ou complice de violations des droits des exilés. Cette agence participe à la politique de répression contre les personnes migrantes décidée par l’Union européenne : des formes de violence physique ou des refoulements illégaux sont commis régulièrement par des gardes-frontières agissant sous sa responsabilité. L’agence Frontex symbolise la négation nos principes les plus essentiels : elle est le symbole d’une Europe barricadée, rabougrie sur elle-même, et indifférente au sort de milliers de personnes qui meurent chaque année simplement dans l'espoir d'améliorer leur condition et celle de leur famille, de leurs enfants. Ses instances dirigeantes savent parfaitement le projet de société qu'elles portent : Fabrice Leggeri, directeur de Frontex de 2015 à 2022, a été élu député européen en 2024 sur la liste du Rassemblement National. Une enquête publiée par Le Monde le 26 février 2024 révélait en effet que Frontex était mise en cause par Jonas Grimheden, responsable de son bureau des droits fondamentaux. Il avertissait au mois de mars 2023, dans un rapport à son conseil d’administration, du risque que l’agence soit « indirectement impliquée dans des violations des droits fondamentaux commises par des agents en Bulgarie, à la frontière avec la Turquie ». Depuis plusieurs mois, ce bureau signalait des allégations persistantes de refoulements illégaux, de mauvais traitements et d’usage excessif de la force par la police des frontières, notamment bulgare. Ces pratiques, qui sont directement contraires au droit international, ne doivent pas rester sans réaction. La France est porteuse de principes d’égalité, de respect des droits fondamentaux et de solidarité avec l’ensemble des membres de la communauté humaine, peu importe leur origine, leur couleur de peau ou leur religion. Nos principes universalistes ne s’arrêtent pas aux portes de la Méditerranée. C’est pourquoi, à travers cet amendement, nous proposons de minorer de 10 % le versement du PSR-UE si nous constatons que l’agence Frontex n’est pas supprimée. À l'inverse, mettons un terme aux milliers de drames humains par le financement d’une agence européenne civile de sauvetage en mer et sur terre aux frontières de l'Europe. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001462
Dossier : 1462
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, ministère du Logement et de la Rénovation urbaine Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001463
Dossier : 1463
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Date inconnue
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Cet amendement des députés insoumis vient minorer de 10% notre versement du PSR-UE en cas d'absence de mise en place d’une politique agricole commune au service de l’agriculture paysanne et biologique, et non au service des très grandes exploitations et de la concentration des terres agricoles par des groupes agro-industriels et financiers pratiquant une agriculture intensive détruisant les sols, voyant ses rendements s’effondrer, et néfaste à la santé des travailleurs agricole et des consommateurs. La majorité des agriculteurs souffrent depuis plusieurs années de cette situation. Aujourd’hui, près de 26 % d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté en France. Cette précarité provoque un désastre social sans précédent : un agriculteur se suicide tous les deux jours. À l’inverse de ce qui est fait, nous pourrions décider de garantir des prix rémunérateurs aux agriculteurs et d'encadrer les marges de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution. La PAC accentue un modèle productiviste à bout de souffle. Ses subventions favorisent les grandes installations agricoles, à visée exportatrices, au détriment d’une agriculture familiale reposant sur la polyculture, condition de la souveraineté alimentaire. Rappelons qu’à l’échelle de l’Union européenne, 80 % des subventions vont à seulement 20 % des fermes les plus favorisées. En se préoccupant davantage de sa balance commerciale - excédentaire de plus de 63 milliards dans ce secteur en 2024 - elle délaisse la question de la souveraineté alimentaire du continent. Celle-ci passe notamment par une production paysanne soutenable sur le plan écologique. Or, à la suite de pressions des lobbyistes et des États-Unis, la Commission européenne a largement abandonné son ambition environnementale, pourtant présentée dans son plan « De la ferme à la table » : la mise en jachère d’une partie des terres agricoles, afin de régénérer les sols et d’assurer de meilleurs rendements, est suspendue, tandis que la réduction de l’usage des pesticides à l’horizon de 2030 est retirée. Déjà, en novembre 2023, la Commission rompait avec ses engagements environnementaux en annonçant qu’elle prolongeait pour 10 ans l’autorisation du glyphosate. Enfin, la PAC actuelle favorise, au mépris du consensus scientifique et de dizaines d’associations et syndicats agricoles, le modèle carné qui concentre 82 % des aides destinées à des productions animales. Il faut au contraire renforcer les conditionnalités écologiques, sociales et de bien-être animal devant être inscrites dans les plans stratégiques nationaux. Notre amendement vise donc à minorer de 10% le versement du PSR UE si l’Europe ne suit pas le chemin vers une telle agriculture. Notre statut de contributeur net peut être un véritable levier pour bâtir une Europe au service des peuples plutôt que des marchés. Tout ce que cela nécessite est un peu de volonté politique.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001467
Dossier : 1467
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Date inconnue
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Cet amendement de repli, des députés du groupe LFI, propose de réduire la contribution de la France à l'Union européenne à hauteur de sa prise en charge des rabais des autres États-membres. Depuis des années, les pays contributeurs nets ont obtenu une réduction de leur contribution à l'Union européenne par rapport à ce qu'ils devraient verser. Ces rabais bénéficient à des pays riches dont le PIB par habitant est supérieur à celui de la France : Allemagne, Autriche, Suède, Pays-Bas et Danemark. La France ne bénéficiant d'aucune réduction, elle est obligée de combler plus d'un quart du manque à gagner occasionné par ces rabais. Cela représente 1,5 milliard d'euros chaque année, soit deux plus que ce que le gouvernement souhaitent récupérer sur les malades chroniques en arrêt de travail. Par conséquent, cet amendement propose de fixer la contribution de la France à hauteur de ce qu'elle doit payer pour elle et plus pour les privilèges de riches voisins. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000147
Dossier : 147
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Date inconnue
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Cet amendement est une version améliorée d’une mesure déjà adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture. Cet article additionnel permettrait de défiscaliser la contribution à l’entretien et à l’éducation (CEE) versée par le parent en cas de séparation. En effet, rien ne semble pouvoir justifier le mécanisme fiscal actuel de déduction de la pension versée par le parent non gardien, à 97 % le père, tandis que dans le même temps le parent gardien, dans la majorité des cas la mère, subit une « double peine », la pension alimentaire étant à la fois prise en compte dans l’assiette de calcul de l’impôt sur le revenu et dans les barèmes des prestations sociales. Contrairement à la prestation compensatoire, la pension alimentaire, touchée sous forme de contribution à l’éducation et l’entretien des enfants (CEEE), ne s’apparente pas au versement d’un revenu au parent gardien, mais vise à la prise en charge par le parent non-gardien de la part des dépenses en faveur de ses enfants ; part qui lui revient au titre de son obligation alimentaire envers eux. Il est essentiel de mettre à jour cette anomalie du droit fiscal français, qui est à l’opposé de ce qui se pratique à l’étranger. Rappelons qu’un divorce est à l’origine d’une perte moyenne de niveau de vie de 19 % pour les femmes contre seulement 2,5 % pour les hommes, à laquelle il faut ajouter l’écart de rémunération, en moyenne de 28,5 %, entre les hommes et les femmes compte tenu des inégalités en matière de travail. Par rapport à la version de cet amendement déposée à l’Assemblée, et afin de compenser, pour le débiteur, les effets de cette mesure, nous proposons d’ajouter une part supplémentaire au parent redevable de la pension pour la division de son revenu imposable. Nous supprimons également le seuil de 4000 euros proposé à cette défiscalisation, dont l’esprit initial était de prévenir un potentiel effet d’aubaine, qu’il ne nous semble pas pertinent de craindre ici. Ce seuil créerait par ailleurs une rupture d’égalité entre les créditeurs de pensions, à rebours de l’esprit du texte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001470
Dossier : 1470
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, les députés LFI prévoient de minorer la contribution de la France au budget de l’Union européenne dans les mêmes proportions que le budget de l’Etat est minoré dans le PLF, afin de faire participer Bruxelles à l’austérité qu’elle veut nous imposer avec la complicité des macronistes. Le montant du PSR-UE, de 23 098 097 974 € pour 2025, est revalorisé, en euros courants, dans les mêmes proportions que le budget des administrations publiques centrales, soit 3 %. Alors que les macronistes veulent voir la France abonder 30 milliards d’euros au budget de l’Union européenne, cela ne semble pas leur poser question que dans le même temps Bruxelles vienne donner des injonctions d’austérité budgétaire au peuple français. Cette triste comédie n’a que trop duré ! Il est vital de sortir de toute urgence de la spirale récessionniste dans laquelle les macronistes nous ont plongé. Dans l’attente d’un retour aux urnes permettant de tourner définitivement la page de la macronie, nous proposons donc que pour 2026, le PSR-UE soit revalorisé dans les mêmes proportions que l’est le budget de l’Etat entre 2025 et 2026. De cette manière, Bruxelles prendra sa juste part de l’effort budgétaire qu’elle tente d’imposer au pays, et aura la chance de goûter à sa propre potion austéritaire.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001477
Dossier : 1477
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : services du Premier ministre Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001478
Dossier : 1478
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Date inconnue
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Cet amendement, réalisé par le groupe LFI, propose de faire sortir la France de la contribution nette au budget d’une Union européenne qui impose ses vues aux Etats membres afin de nourrir son projet néolibéral. Le déficit français sur sa contribution était de 9 milliards, nous nous attendons à ce qu'il évolue dans des proportions similaires à notre participation, et représente l'année prochaine 11,21 milliards d'euros, que nous retranchons donc du PSR-UE. Alors que les macronistes appliquent l’austérité budgétaire au peuple français, ils veulent voir la France abonder 30 milliards d’euros au budget de l’Union européenne. Dans le même temps la commission européenne adopte, en contournant les parlements nationaux, des traités de libre-échange, en particulier avec le Mercosur, dont les conséquences seront néfastes pour la grande majorité des français-e-s. Alors que la souveraineté française n’est pas à vendre, les macronistes réussissent là une prouesse : non seulement ils cèdent notre souveraineté, mais c’est le peuple de France qui paie pour cette cession, puisque la France demeure, et de très loin, contributrice nette au budget de l’Union. Fidèle à la solidarité entre les peuples, le groupe insoumis ne verrait aucune objection à ce que la France soit contributrice nette d’une Europe sociale et écologique respectant la souveraineté de ses États-membres et des peuples. Malheureusement, il n’en est rien : notre contribution nette sert aujourd’hui à financer une PAC à l’hectare qui élimine la majorité des agriculteurs sur l’autel du productivisme, et l’agence Frontex qui tue celles et ceux qui cherchent à rejoindre notre continent. Notre contribution financière est un levier majeur pour mettre un coup d’arrêt à une Union européenne qui cherche à bâtir un tout-marché fondé sur le dumping fiscal, écologique, et social. À ce titre, nous proposons que la France cesse d’être contributrice nette d’une Union qui a le pour seul horizon politique un néolibéralisme autoritaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000148
Dossier : 148
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe Écologiste et Social propose de défiscaliser la contribution à l’entretien et à l’éducation (CEE) versée par le parent en cas de séparation. En effet, rien ne semble pouvoir justifier le mécanisme fiscal actuel de déduction de la pension versée par le parent non gardien, à 97 % le père, tandis que dans le même temps le parent gardien, dans la majorité des cas la mère, subit une « double peine », la pension alimentaire étant à la fois prise en compte dans l’assiette de calcul de l’impôt sur le revenu et dans les barèmes des prestations sociales. Contrairement à la prestation compensatoire, la pension alimentaire, touchée sous forme de contribution à l’éducation et l’entretien des enfants (CEEE), ne s’apparente pas au versement d’un revenu au parent gardien, mais vise à la prise en charge par le parent non‑gardien de la part des dépenses en faveur de ses enfants -part qui lui revient au titre de son obligation alimentaire envers eux. Alors que la proposition de loi sur le sujet d’Aude Luquet (Modem) a été rejetée au Sénat après avoir été adoptée dans l’hémicycle en 2022 et qu’une proposition de loi déposée par Hervé Juvin (Droite Républicaine) en septembre 2024 demande la défiscalisation totale des pensions alimentaires, il est essentiel de mettre à jour cette anomalie du droit fiscal français, qui est à l’opposé de ce qui se pratique à l’étranger. Cette mesure pourrait contribuer à réduire le déficit public d’environ 450 millions d’euros par an pour l’État, puisque le taux d’imposition des pères est souvent plus élevé en raison de revenus plus importants. Rappelons qu’un divorce est à l’origine d’une perte moyenne de niveau de vie de 19 % pour les femmes contre seulement 2,5 % pour les hommes, à laquelle il faut ajouter l’écart de rémunération, en moyenne de 28,5 %, entre les hommes et les femmes compte tenu des inégalités en matière de travail. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001483
Dossier : 1483
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Date inconnue
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Les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer cet article. En effet, une accumulation de recettes relatives à la collecte de la TNSA constatée dans certaines trésoreries d’aéroports ne signifie pas mécaniquement que le stock de logements à insonoriser est apuré. De plus, ce surplus peut très bien apparaître comme une opportunité d’une part d’intensifier les campagnes d'information du public, mais également de mieux couvrir les travaux à destination des particuliers en abaissant leur reste à charge. En l’état, l’existence d’un montant plafonné réglementairement conduit la plupart du temps à l’apparition d’un reste à charge pour les propriétaires, ce qui a pour conséquence de décourager certains d’entre eux qui n’ont pas les moyens de couvrir cette dépense. D’après les données de la DGAC, au moins 43 000 logements restent à insonoriser. Ainsi, au contraire de la logique d’économies présentée par le gouvernement, les député.es du groupe LFI souhaitent que ce « surplus » de taxe sur les nuisances sonores aéroportuaires soit également utilisé pour l’insonorisation des logements restants. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001484
Dossier : 1484
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rééquilibrer le régime fiscal dont bénéficie le transport aérien intérieur en France en supprimant le taux de TVA réduit à 10 % sur les vols intérieurs (hors régimes spécifiques). En France, le secteur aérien bénéficie d’un régime fiscal favorable lui permettant notamment d’être exempté de taxe sur le kérosène et de se voir appliquer un taux de TVA réduit à 10 % au lieu de 20 % sur les vols intérieurs. Rappelons également que les vols internationaux sont exonérés de TVA. Afin de respecter nos objectifs de report modal, cet amendement propose de différencier le taux de TVA appliqué à l’avion et celui appliqué au train, ce qui permettra non seulement de générer des recettes fiscales supplémentaires, mais aussi d’affirmer par la fiscalité une incitation à choisir le train plutôt que l’avion pour nos déplacements intérieurs. Les régimes spécifiques applicables aux vols à destination et en provenance des territoires d’Outre-mer et de la Corse ne sont pas concernés par cet amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000149
Dossier : 149
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer l’application de la loi Copé-Zimmermann, qui impose un quota de 40 % de femmes dans les conseils d’administration et de surveillance des entreprises concernées (entreprises cotées en bourse et entreprises de plus de 500 salariés avec un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros). Malgré cette obligation légale, certaines entreprises ne respectent toujours pas ces quotas, freinant ainsi l’accès des femmes aux instances de gouvernance des entreprises. L’amendement propose d’instaurer une taxe additionnelle pour les entreprises qui ne respectent pas ce quota, afin de créer un mécanisme de sanction financière en cas de non-respect de la parité. Le montant de cette taxe, fixé à 3 % de la masse salariale annuelle, vise à inciter les entreprises à respecter leurs obligations légales et à promouvoir une meilleure représentation des femmes dans les organes de décision. Pour mémoire, la loi Copé-Zimmermann, adoptée le 27 janvier 2011, a pour objectif de renforcer la parité femmes-hommes au sein des instances dirigeantes des entreprises. Plus précisément, cette loi impose aux entreprises cotées en bourse ainsi qu’aux entreprises de plus de 500 salariés et ayant un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros d’atteindre un seuil minimum de 40 % de femmes dans leurs conseils d’administration ou conseils de surveillance. Les principales dispositions de la loi sont les suivantes : – Les entreprises concernées doivent nommer au moins 40 % de femmes dans leurs conseils d’administration ou de surveillance. Avant la loi, la présence des femmes dans ces instances était très faible (autour de 10 %). – La loi s’est appliquée de manière progressive, avec un premier objectif de 20 % de femmes à atteindre d’ici 2014, puis 40 % à atteindre en 2017. – Les entreprises qui ne respectent pas ces quotas peuvent voir leurs nominations annulées et la rémunération des membres du conseil peut être suspendue tant que le quota n’est pas respecté. L’objectif principal de cette loi est d’accélérer l’accès des femmes aux postes de direction dans les grandes entreprises, un domaine où les inégalités sont historiquement importantes. La loi Copé-Zimmermann a eu un impact significatif : en 2021, environ 46 % des sièges dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40 étaient occupés par des femmes, un net progrès comparé à la situation avant l’adoption de la loi. Les recettes générées par cette taxe seraient affectées au budget général de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001492
Dossier : 1492
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI défend l’octroi de la même fraction de TVA à la Sécurité sociale, afin que cette dernière dispose de financements qui évoluent au même rythme que l’économie, et non qui diminue face à l’inflation. Cet octroi de fraction de TVA est tout sauf un cadeau fait à notre Sécurité sociale : il s’agit de la compensation des exonérations accordés aux patronats par les gouvernements de droite qui se sont succédé entre 2007 et aujourd’hui. Cette mise sous tutelle de la Sécurité sociale, parfaitement inacceptable, crée un rapport de force du gouvernement qui impose chaque année un nouveau recul du droit des travailleurs. Cette année, le gouvernement tente d’imposer un recul de la fraction de TVA octroyé, au nom de ses estimations des effets attendus de sa réforme. En conséquence, nous proposons de maintenir, pour l’instant, cet octroi, afin de cesser de menacer notre système de santé, de solidarité et de retraite comme le font les macronistes.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001498
Dossier : 1498
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de la Culture Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000015
Dossier : 15
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Date inconnue
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L'Institut National de la Consommation créé en 1966 est reconnu comme centre de ressource et d'expertise au service des consommateurs et des associations de défense des consommateurs. Son travail est plus que précieux. En effet, il fournit un appui technique aux associations de défense des consommateurs ; il regroupe, produit, analyse et diffuse des informations, études, enquêtes et essais ; il met en œuvre des actions et des campagnes d'information, de communication, de prévention, de formation et d'éducation sur les questions de consommation à destination du grand public, ainsi que des publics professionnels ou associatifs concernés ; il apporte un appui technique aux commissions placées auprès de lui et collabore à l'instruction de leurs avis et recommandations. Par ailleurs, il réalise des essais comparatifs de produits et de services bien connus et réputés ; il élabore des études juridiques et économiques ; il conduit des actions de formation auprès des organisations de consommateurs et développe un fonds documentaire spécialisé. Ainsi l'INC aide les consommateurs dans leur vie quotidienne en les informant, notamment sur la qualité des biens et services qui leur sont proposés. Avec son magazine 60 Millions de consommateurs et ses émissions ConsoMag et l'Instant Conso, il est particulièrement réputé et bien identifié pour son expertise par nos concitoyens qui ont besoin d'être toujours mieux informés sur leurs droits de consommateurs. Prononcer la dissolution de l'INC c'est envoyer un mauvais signal pour ces droits, au moment où, dans une économie ultra-mondialisée, les Français sont confrontés à une concurrence acharnée où la qualité des services et biens de consommation courants mérite d'être toujours mieux expertisée. C'est également et bien évidemment aussi, adresser un très mauvais signal aux salariés de cet institut qui exercent leur mission avec le plus grand sérieux, le sens du service public et de l'intérêt général. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000150
Dossier : 150
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instaurer une taxe spécifique sur les campagnes publicitaires qui véhiculent des stéréotypes de genre dévalorisants pour les femmes. Les stéréotypes sexistes présents dans la publicité et les médias contribuent à la perpétuation des inégalités entre les sexes en diffusant des représentations réductrices et souvent dégradantes des femmes, qui sont cantonnées à des rôles subalternes ou hypersexualisées. L’objectif de cette taxe est double : – Inciter les annonceurs et les agences publicitaires à produire des contenus plus égalitaires et à éviter l’utilisation de stéréotypes de genre. Cela encouragerait une représentation plus diversifiée et respectueuse des femmes dans l’espace public et médiatique. – Générer des recettes fiscales qui seront affectées au budget général de l’État, tout en soutenant indirectement des initiatives de sensibilisation à l’égalité entre les sexes. Cette taxe s’appliquerait aux entreprises dont les campagnes publicitaires, diffusées à large échelle, renforcent des stéréotypes genrés nuisibles, notamment ceux véhiculant une image dévalorisante des femmes. Ces stéréotypes peuvent inclure des représentations qui limitent les femmes à des rôles domestiques, à des objets de désir ou à des représentations infantilisantes. Un taux de 5 % du budget publicitaire est proposé pour cette taxe, ce qui constitue un niveau suffisamment dissuasif pour pousser les entreprises à réfléchir à l’impact social de leurs campagnes. Ce taux est raisonnable car il n’alourdit pas de manière excessive les coûts publicitaires, mais il envoie un signal fort en termes de responsabilité sociale des entreprises. Les entreprises pourraient être incitées à utiliser des approches plus créatives et inclusives pour éviter cette taxe. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001504
Dossier : 1504
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI appelle à supprimer la redirection des excédents de l’Unédic vers l’État, ce qui n'est ni plus ni moins que la subtilisation des cotisations des travailleurs et des assurés à l'assurance-chômage. Alors que le gouvernement Barnier volait 3,35 milliards d'euros dans les caisses des travailleurs l'an passé, le gouvernement Lecornu prévoit cette année 4,1 milliards d'euros, tout en annonçant un nouveau recul du droit des chômeurs ! La minoration plusieurs milliards d’euros, correspondant aux excédents de l’Unédic, de la fraction de TVA octroyée à la sécurité sociale en contrepartie des coûteuses exonérations de cotisation décidés par les gouvernements libéraux successifs, est dans le fond la subtilisation des cotisations des travailleurs, et l’organisation d’un déficit artificiel de la sécurité sociale, en parallèle des artifices comptables de la CADES. La caisse d'assurance-chômage n'a pas vocation à faire des bénéfices, mais à garantir une sécurité à ses assurés. Si des excédents adviennent, cela signifie que les cotisations sont plus importantes que les droits octroyés, en dépit des exonérations importantes mises en place par les gouvernements macronistes précédents. À la constatation de ces excédents, deux possibilités s’ouvrent : À l’inverse, la stratégie macroniste qui consiste à venir boucher les trous budgétaires d'un État qui dépense plus de 211 milliards d'euros en aides publiques aux entreprises, n’est, en aucun cas, justifiable : les salariés n’ont pas à cotiser pour que le gouvernement capte cet argent, et en profite pour financer le CIR ou la niche tonnage ! Pour toutes ces raisons, nous appelons à ne pas détourner le fruit des cotisations des travailleurs, et donc à supprimer cet alinéa. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001505
Dossier : 1505
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de répondre aux demandes exprimées par les acteurs socio-économiques dans le cadre de la concertation menée par l’Etat sur les projets de texte d’application de l’éco-contribution. Ces demandes visent, s’agissant des évolutions de tarifs de l’écocontribution et des modifications du réseau taxable, à instaurer un délai de quatre mois entre la délibération approuvant les nouveaux tarifs ou les modifications du réseau et leur entrée en vigueur effective afin de permettre aux acteurs socio-économiques de s’organiser pour prendre en compte ces modifications. Dans le même esprit, l’amendement pose également le principe d’une concertation dans un délai raisonnable lorsque le réseau taxable est modifié et la publication régulière de rapports sur la mise en œuvre et les investissements réalisés. En outre, l’amendement tend à adapter les modalités de calcul de la majoration prévue en cas de retard de paiement ou paiement incomplet à la suite de l'envoi d'un avis de paiement afin de remplacer le forfait du 10 % du montant dû par un intérêt de retard, qui a l’avantage d’être proportionné à l’importance de ce retard et de mieux refléter les ordres de grandeurs des autres domaines de télépéage existants en Europe. Il permet également de tenir compte de la prolongation, qui vient d’être adoptée par la Commission, de la période pendant laquelle les véhicules utilitaires lourds à émissions nulles peuvent bénéficier d’une exonération du tarif d’infrastructure de le taxe (cf. la directive (UE) 2025/2459 du Parlement européen et du Conseil du 26 novembre 2025 modifiant la directive 1999/62/CE). Enfin, il ajuste les modalités de recouvrement de la taxe. Cet amendement a été travaillé avec la région Grand Est.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001506
Dossier : 1506
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), adoptée en 2019, a permis de doter les exploitants d’un outil fiscal souple et efficace en les incitant à une gestion plus raisonnée et responsable de leur trésorerie. La DEP fait ainsi partie d'une politique globale de gestion des risques en agriculture : elle permet depuis plusieurs années, au côté des outils assurantiels, d’améliorer la résilience des exploitations agricoles françaises. Sur le plan pratique, le chef d’exploitation doit ainsi utiliser le montant de l’épargne de précaution dans les dix années qui suivent sa constitution pour effectuer des dépenses liées à l’activité professionnelle. Toutefois, lors de l’utilisation des sommes, l’exploitant est tenu en contrepartie de réintégrer la déduction correspondante dans son résultat fiscal. La loi de finances pour 2025 prévoit cependant une réintégration partielle, à hauteur de 70 %, en cas de sinistres climatiques, sanitaires ou naturels faisant l’objet d’une indemnisation par les assurances multirisques agricoles, le FMSE, la solidarité nationale ou le dispositif des calamités agricoles pour les pertes de fonds. Afin de donner à la DEP un caractère encore plus incitatif en renforçant son efficacité en cas de sinistre, il est proposé que seules 50 % des sommes déduites au titre de l’épargne de précaution soient réintégrées dans le résultat fiscal de l'exploitation considérée en cas d’indemnisation au titre des dispositifs précités. Depuis plusieurs années, le secteur agricole fait face à une récurrence d’aléas climatiques (sécheresse, inondations…), et à une succession de crises sanitaires (épizootie, tuberculose et dermatose nodulaire contagieuse plus récemment…) ; il est nécessaire de donner aux agriculteurs les outils leur permettant de pouvoir surmonter ces risques. Cette mesure permettra d’améliorer l’efficacité du dispositif d’exonération partielle en offrant une trésorerie améliorée aux exploitants qui en font usage. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001507
Dossier : 1507
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Date inconnue
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Une entreprise agricole se doit d’anticiper au mieux les variations de son résultat, mais également les variations des charges fiscales et sociales des chefs d’exploitation. Or, la récurrence des aléas climatiques s’est amplifiée ces dernières années rendant de plus en plus indispensable une gestion économique pluriannuelle des exploitations. La déduction pour épargne de précaution, en tant que pierre angulaire de la gestion pluriannuelle des risques de l’exploitation agricole, occupe désormais, avec l’assurance, une place centrale dans les outils à disposition des exploitants, mais doit être adaptée à la réalité économique des exploitations agricoles. L’objet de cet amendement est d’augmenter le plafond pluriannuel de la déduction pour épargne de précaution afin de répondre à la volatilité grandissante des résultats agricoles. La récurrence croissante des aléas climatiques et leur amplitude nécessitent une augmentation du plafond pluriannuel de déduction, afin que les exploitants puissent, plus rapidement, atteindre un niveau de déduction à même de leur garantir un résultat moyen constant, gage de résilience. Cette évolution permettra lors des très bonnes années d’augmenter l’épargne dédiée à la gestion des risques de l’exploitation, tout en limitant l’impact fiscal et social de ces variations inhabituelles du revenu. Le plafond pluriannuel de déduction devra être relevé à 250 000 €, pour maintenir, en euros constants, un montant maximum arrêté il y a maintenant environ 15 ans dans le cadre du précédant dispositif de la déduction pour aléas et repris sans modification dans le nouveau dispositif de déduction pour épargne de précaution. De plus, en 15 ans, la taille moyenne des exploitations a augmenté et plusieurs dizaines de points d’inflation constatés ont déconnecté le plafond pluriannuel des réalités économiques des exploitations de 2026. Cet amendement a été préparé avec la FNSEA.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000151
Dossier : 151
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Date inconnue
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Par cet amendement nous proposons d'instaurer une obligation d’étude d’impact territoriale préalable pour toute mesure de réduction de dépenses publiques concernant les Outre-mer. Les départements et régions d’outre-mer subissent de plein fouet les effets des politiques de coupes budgétaires. Chaque réduction de crédits de l’État, de dotations aux collectivités ou de dispositifs fiscaux spécifiques se traduit par une dégradation rapide des conditions de vie, des services publics et de l’investissement local. Ces territoires sont confrontés à des contraintes structurelles — éloignement géographique, dépendance aux importations, chômage massif, coût de la vie élevé — qui rendent tout rabotage uniforme particulièrement injuste. Une mesure budgétaire neutre en apparence peut ainsi avoir, en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion ou à Mayotte, des effets disproportionnés sur les populations et les collectivités. Cet amendement vise à garantir que les décisions budgétaires nationales soient prises en connaissance de cause, en conformité avec le principe d’égalité réelle entre les territoires (loi n° 2017-256 du 28 février 2017) et dans le respect de l’article 73 de la Constitution. Cet amendement ne crée aucune dépense nouvelle : il instaure une exigence de transparence, de responsabilité et de justice territoriale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000151
Dossier : 151
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir le taux réduit de TVA à 5,5 % pour les abonnements d’électricité. La loi de finances pour 2025 avait porté la TVA à 20 % sur les abonnements d’électricité à compter du 1er août 2025. Le Gouvernement de Michel Barnier avait justifié cette mesure par la mise en conformité du droit français avec la directive européenne relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée de 2006, telle qu’interprétée par la Cour de Justice de l’Union européenne. Cette dernière avait estimé qu’il n’est pas possible de soumettre à des taux de TVA différents les éléments « indissociables » d’une même prestation, en l’occurrence l’abonnement d’électricité et la consommation d’électricité. Or rien dans le texte de la directive ne corrobore cette thèse, ni ne s’oppose à l’application d’un taux de TVA pour l’abonnement d’électricité différent du taux de TVA pour la consommation d’électricité, « à condition qu’il n’en résulte aucun risque de distorsion de concurrence ». La séparation des taux de TVA pour l’abonnement et pour la consommation d’électricité ne produit en l’espèce aucune distorsion de concurrence. Il est donc loisible au législateur de procéder à l’application de taux différents de TVA dans le domaine de la fourniture d’électricité. En second lieu, le Gouvernement avait compensé le coût du passage de 5,5 % à 20 % du taux de TVA sur les abonnements d’électricité par la baisse de l’accise sur l’électricité et du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité. Ces mouvements contraires étaient supposés s’équilibrer. Mais en réalité, les petits consommateurs sont pénalisés par la hausse de la TVA sur l'abonnement d'électricité. En-dessous d'une consommation de 3300 kWh/an, ils y perdent ; et cela concerne plusieurs millions de personnes en France. Cette mesure permettra un gain de pouvoir d'achat pour les Français vivant dans de petits appartements et/ou n'utilisant pas d'équipements de chauffage tout électriques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001510
Dossier : 1510
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Date inconnue
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. La disposition prévoit une rétroactivité au 1er janvier 2025, justifiée par le Gouvernement au nom de la correction d’un supposé déséquilibre contractuel et d’une réduction de dépenses publiques à hauteur de 150 M€ par an. Une telle approche soulève toutefois de graves préoccupations juridiques, économiques et politiques. Sur le plan juridique, cette mesure menace la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État, alors même que la France traverse une période de fragilité liée à sa dette publique et à la dégradation de sa note souveraine. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun investisseur ne pourra envisager sereinement des projets de long terme dans le secteur énergétique français. Sur le plan économique, la rétroactivité fragiliserait une filière photovoltaïque fondée sur des investissements à long terme. Elle augmenterait le coût du capital, détournerait l’investissement privé vers des pays européens offrant un cadre plus stable et compromettrait l’essor de projets industriels essentiels. Les économies attendues — 150 M€ par an — sont faibles au regard des apports de la filière : 60 000 emplois locaux, recettes fiscales pour les collectivités, réduction des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement. De nombreuses PME territoriales actives dans la maintenance et l’exploitation des centrales seraient particulièrement touchées. La France a jusqu’ici su attirer des capitaux pour financer sa transition énergétique grâce à la stabilité de son cadre contractuel et à la qualité de sa « signature ». Remettre en cause ces engagements affaiblirait la crédibilité du pays et menacerait des projets industriels stratégiques, en contradiction avec les objectifs du plan de relance et de la réindustrialisation. En conséquence, le présent amendement propose de supprimer les dispositions de l’article 69 relatives à la seule révision des contrats photovoltaïques, afin de préserver la sécurité juridique, la confiance des investisseurs et la pérennité d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle de la France. Cet amendement a été préparé avec la FNSEA.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001514
Dossier : 1514
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Date inconnue
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Par cet amendement d’appel, le groupe LFI demande la suppression de l’article portant sur les relations financières entre l’État et la sécurité sociale, afin de dénoncer la mainmise de l’Etat sur la sécurité sociale, qui devrait être financée par les cotisations sociales et pilotée par les seules travailleuses et travailleurs. Par la formalisation des transferts financiers entre l’État et la Sécurité sociale, afin de compenser leurs coûteuses exonérations, les gouvernements successifs ont mis notre sécurité sociale sous dépendance financière de l’Etat. Cette dynamique politique bafoue le principe d’autonomie de la sécurité sociale et met donc en péril l’ensemble de notre modèle de protection sociale. Cette tendance a été aggravée ces dernières années, en particulier par le glissement du CICE en exonérations, et par l’usage de la TVA pour compenser ce manque à gagner de la sécurité sociale. Cette mise sous dépendance financière a des conséquences très concrètes : ce transfert de coûts de l’Etat à la sécurité sociale, en plus de l’artifice comptable de la CADES, permet par la suite de justifier des attaques antisociales insupportables. Cela passe par la stigmatisation des chômeurs et la réduction de leurs droits, qui abîme notre système d’assurance-chômage. Cela passe par le recul de l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans qui dégrade notre système de retraites. Et cela passe par des augmentations des délais de carence pour les arrêts-maladies, et par un moindre remboursement des médicaments, une attaque contre notre système de santé. Depuis la mise en place de l’ONDAM, les droits des travailleurs reculent bien plus qu’ils ne progressent. Il n’a s’agit globalement que d’une mise sous tutelle pour parvenir à remarchandiser la santé, le travail, les retraites, au bénéfice de l’expansion capitaliste, et au détriment du peuple. Pour garantir un système de protection sociale favorable à celles et ceux qui le financent, c’est-à-dire les travailleurs et les travailleuses, il est essentiel de permettre à la sécurité sociale d’être administrée en toute indépendance. Cet amendement d’appel a donc vocation à ouvrir le débat sur le retour à une indépendance, au moins financière, de la sécurité sociale, afin de lui permettre d’être gouvernée par les besoins du peuple, et non par les désirs de rentabilité d’une élite économique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001515
Dossier : 1515
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Date inconnue
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Cet amendement vise à mettre en place une contribution poids lourds pour financer les investissements dans les infrastructures ferroviaires et routières et favoriser la décarbonation du transport routier de marchandises.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001517
Dossier : 1517
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe la France insoumise souhaite supprimer cet article adopté au Sénat qui étend le bénéfice du taux réduit de TVA à 5,5 % aux vols commerciaux en montgolfière. Cela constitue une nouvelle niche fiscale injustifiée au regard des priorités budgétaires de la Nation et des principes de justice fiscale. Les vols commerciaux en montgolfière relèvent d'une activité de loisir touristique destinée à une clientèle aisée. Rien ne justifie que cette activité bénéficie d'un traitement fiscal privilégié financé par l'ensemble des contribuables. Le taux réduit de TVA doit être réservé aux biens et services de première nécessité ou répondant à un objectif d'intérêt général clairement identifié, ce qui n'est clairement pas le cas ici. Dans un contexte de contrainte budgétaire où le gouvernement par sa politique asphyxie les services publics, où les investissements dans la bifurcation écologique demeurent cruellement insuffisants, et où les inégalités explosent, il est incompréhensible de créer de nouvelles dépenses fiscales au profit de cette activité. Cette mesure s'inscrit dans une logique de multiplication des niches fiscales sectorielles qui complexifie le système fiscal, réduit les recettes publiques et nuit à l'équité fiscale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001518
Dossier : 1518
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère des Armées et des Anciens combattants Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001521
Dossier : 1521
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés LFI viennent mettre un terme au plafond mordant pour les agences de l'eau. En 2018, le Gouvernement a instauré le plafond mordant pour les agences de l'eau, récupérant l'ensemble du montant des taxes et redevances excédant le plafond et l'affectant au budget général. Jusqu'au 29 décembre 2023, date d'entrée en vigueur de la loi de finances pour 2024, ce plafond était fixé à 2,1 milliards d'euros, somme au-delà de laquelle les recettes des agences devaient être reversées au budget général de l'Etat. Aujourd'hui, ce plafond est fixé annuellement par arrêté conjoint des ministres chargés de l'écologie et du budget. Ce prélèvement sur les fonds de roulement des agences de l'eau dans les faits, sur leurs réserves financières, fut de l'ordre de 110 millions d'euros en 2018. De plus, et malgré une hausse prévue dans le 12e programme d'intervention publié en octobre 2024, le 11e programme d'intervention (2019-2024) est en recul de 1 milliard d'euros par rapport au précédent. Dans le même temps, près de 200 postes ont été supprimés sur trois ans. C'est autant d'argent en moins pour préserver la ressource en eau et signifie l'arrêt de certaines aides pourtant toujours nécessaires pour les territoires. Alors que le PLF pour 2025 reportait encore d'un an la marge de manœuvre financière supplémentaire pour les agences de l'eau, le redoublement des macronistes dans le ferveur austéritaire pour 2026 ne permettra pas aux agences de l'eau de se financer correctement. Le plafond mordant remet en cause le principe de l'eau paie l'eau. C'est grâce aux redevances, qui constituent les recettes de l'agence de l'eau, que des aides sont accordées aux collectivités, aux industriels, aux agriculteurs et aux associations pour lutter contre la pollution des eaux, protéger la santé, préserver les milieux aquatiques et la biodiversité, et garantir la qualité et la disponibilité de l'eau. Les aides pour la transition écologique seront les premières impactées par ces manques notamment pour les aides de reconversion des agriculteurs vers la culture bio qui seront limitées à des zones prioritaires. Le budget d’aide à l’assainissement non-collectif sera lui supprimé. Faire mieux avec moins, tel est le credo pourtant intenable des macronistes. Le plafond mordant instauré par le Gouvernement n’a aucune justification si ce n’est celle de réduire les capacités des agences publiques. Rappelons que 1 euro de redevance collecté, ce sont 3 euros d’investissements injectés pour l’eau. Il s’agit de la ressource la plus précieuse qui puisse exister et nous savons qu’elle va manquer. Le gouvernement refuse d’agir alors le manque d’investissement nous fait perdre 3 400 litres par jour. La part de recettes perçues par chaque agence excédant le montant fixé par l'arrêté prévu au 1 pourra ainsi être reversée à un fonds national pour le droit à l'eau géré conjointement par les comités de bassin. Ce fonds financera les dépenses en fonctionnement ou en investissement des communes, de leurs groupements ou opérateurs visant à : Toutefois, si la somme des recettes perçues par l'ensemble des agences, après soustraction des montants devant être reversés en application du premier alinéa du présent 2, est inférieure au plafond défini au I, le reversement au fonds national destiné pour le droit et l'accès à l'eau effectué par les agences ayant dépassé leur plafond est réduit, au prorata des dépassements réalisés par chaque agence, de l'écart entre la somme des recettes perçues après soustraction des montants susmentionnés et le plafond mentionné au I. Cet amendement vise donc à supprimer ce plafond mordant, et à réaffecter les sommes excédentaires à un fonds national pour le droit et l'accès à l'eau, pour la rénovations des infrastructures et la prévention du gaspillage, pour que les redevances des usagers paient pour la gestion de la ressource. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001523
Dossier : 1523
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Date inconnue
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Par cet amendement le groupe la France insoumise souhaite supprimer cet article adopté au Sénat qui affaiblit les exigences de mixité sociale dans le dispositif du logement locatif intermédiaire (LLI). Cet article opère un double assouplissement préjudiciable à l'objectif de mixité sociale : D'une part, il modifie les conditions d'application du taux réduit de TVA en permettant aux opérateurs de comptabiliser dans le quota de logements sociaux requis des logements qui ne sont pas nécessairement des logements locatifs sociaux mais qui se contentent de répondre à certains critères moins contraignants. Cette modification affaiblit l'exigence de mixité sociale en autorisant une interprétation plus extensive et moins rigoureuse de ce critère. D'autre part, il réduit d'un an la période d'engagement pendant laquelle les cessions de logements sont plafonnées à 50 % du programme, passant de seize à quinze années. Cette réduction, même que d’un an, facilite les possibilités de vente et va donc à l’encontre de notre besoin massif de logements sociaux. Le régime de la TVA réduite constitue une dépense fiscale importante qui se justifie uniquement par la contrepartie d'un engagement fort en faveur de la mixité sociale et de l'accès au logement. Affaiblir ces contreparties revient à octroyer un avantage fiscal sans garantie de bénéfice pour l'intérêt général. Dans un contexte de crise du logement et de ségrégation socio-spatiale croissante, il est au contraire nécessaire de renforcer les exigences de mixité sociale plutôt que de les assouplir. Les avantages fiscaux consentis doivent être strictement conditionnés à des engagements effectifs et durables. Pour toutes ces raisons nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001526
Dossier : 1526
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Cet amendement vise à soutenir durablement la décarbonation du transport maritime et la nécessaire transformation des infrastructures et activités portuaires. Le transport maritime représente à lui seul environ 3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, soit près d’un milliard de tonnes de CO₂ émises chaque année. Les émissions de gaz à effet de serre du secteur pourraient atteindre 16% des émissions mondiales à l’horizon 2050 si rien n’est fait. Le transport maritime est un maillon essentiel des échanges économiques dans le monde. En 2023, plus de 12 milliards de tonnes de marchandises ont traversé les océans. Et les volumes de fret sont en augmentation : le volume de fret transporté a presque été multiplié par 6 depuis 1970. 85% des marchandises transitent désormais par les mers. Cette croissance des échanges s’accompagne d’une hausse des émissions de gaz à effet de serre contraire aux objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. La Stratégie révisée de réduction des émissions de gaz à effet de serre par les navires, adoptée en juillet 2023 par l’Organisation maritime internationale (OMI) engage les Etats pour atteindre la neutralité carbone nette à horizon 2050. Il est donc nécessaire d’accélérer la décarbonation de ce secteur pour permettre sa bifurcation écologique. La propulsion des navires est le poste principal de pollution. La flotte mondiale doit donc repenser son modèle pour considérablement réduire son empreinte carbone, avec plusieurs leviers complémentaires mobilisables : C’est pourquoi cet amendement vient compléter l’affectation du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre en ajoutant la décarbonation du transport maritime et la transformation des infrastructures et activités portuaires.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001527
Dossier : 1527
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Cet amendement du groupe LFI prévoit de mettre un terme à la TVA sur les produits de première nécessité partout en France. Cette baisse de TVA est assortie d’un blocage des prix de ces produits, permettant de limiter les marges des distributeurs. La TVA, avec plus de 200 milliards d’euros par an, est de très loin la première recette de l’Etat. C’est un impôt socialement injuste parce qu’il est notablement régressif. Alors que les 10 % des Français les plus pauvres consacrent 12,5 % de leur revenu disponible à payer la TVA, les 10 % les plus riches n’y consacrent que 4,7 %, soit près de trois fois moins ! Et pourtant, les dépenses contraintes des ménages, assujetties à un taux de 5,5 % de TVA, pesant un poids plus lourd dans les dépenses des foyers modestes. Comme l’a montré le Conseil de Prélèvement Obligatoires (CPO) en 2023, la part de la consommation, hors loyer, soumise au taux de 5,5 %, est de 5,5 point plus élevée pour le premier décile que pour le dernier décile de niveau de vie. En d’autres termes, la TVA est profondément régressive, alors même que les taux réduits de TVA viennent en principe limiter la régressivité sociale de cet impôt ! La politique de l’offre menée depuis 8 ans par Macron a plongé plus d’un million de personnes dans la pauvreté. À cela, se sont ajoutés les effets de l’inflation subie en 2022 et en 2023. Si les prix croissent aujourd’hui à un rythme moins rapide, ils ne sont bien sûr pas revenus à leur niveau d’avant crise. Pour lutter contre cette crise sociale rampante qui menace les classes populaires, tout doit être mis en œuvre pour leur permettre d’avoir de quoi mener une vie digne. Cela passe par l’augmentation des salaires, avec le SMIC à 1 600 € nets que nous proposons, et cela passe par la fin de la TVA sur les produits de première nécessité. Nous proposons donc l’application d’un taux de TVA exceptionnel à 0 % partout en France sur les produits de première nécessité, afin de réduire la régressivité de la TVA, et de soutenir le pouvoir d’achat foyers les plus modestes. Pour que cette baisse de la fiscalité antisociale ne soit pas instantanément captée par les entreprises et en particulier les distributeurs, cette baisse de TVA est assortie d’un blocage des prix de ces produits. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000153
Dossier : 153
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Date inconnue
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Cet amendement des députés socialistes et apparentés propose de porter la taxe sur la distance parcourue sur le réseau autoroutier concédé de base à 9 € par 1 000 km, afin de faire contribuer davantage un secteur particulièrement rentable et d’augmenter les moyens financiers destinés aux infrastructures de transport. Cette hausse pourrait potentiellement rapporter 160 millions d’euros supplémentaires par an. La taxe sur la distance parcourue sur le réseau autoroutier concédé, recodifiée dans les articles L. 421‑175 à L. 421‑180 du CIBS, s’applique au nombre de kilomètres parcourus sur les autoroutes concédées et constitue une ressource de l’État depuis 2013. Le tarif unitaire, fixé à 7,32 € par 1 000 km, n’a jamais été réévalué malgré la hausse continue du trafic et les bénéfices importants des sociétés concessionnaires. Il s’agit d’un amendement de justice fiscale et d’efficacité économique, visant à mieux faire contribuer les sociétés autoroutières au financement des infrastructures publiques et qui permet de compenser une partie du déficit supplémentaire de près de 7 Md€ suite au passage du texte au Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001530
Dossier : 1530
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Date inconnue
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Cet amendement vise à soutenir durablement la décarbonation du transport maritime et la nécessaire transformation des infrastructures et activités portuaires. Le transport maritime représente à lui seul environ 3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, soit près d’un milliard de tonnes de CO₂ émises chaque année. Les émissions de gaz à effet de serre du secteur pourraient atteindre 16% des émissions mondiales à l’horizon 2050 si rien n’est fait. Le transport maritime est un maillon essentiel des échanges économiques dans le monde. En 2023, plus de 12 milliards de tonnes de marchandises ont traversé les océans. Et les volumes de fret sont en augmentation : le volume de fret transporté a presque été multiplié par 6 depuis 1970. 85% des marchandises transitent désormais par les mers. Cette croissance des échanges s’accompagne d’une hausse des émissions de gaz à effet de serre contraire aux objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. La Stratégie révisée de réduction des émissions de gaz à effet de serre par les navires, adoptée en juillet 2023 par l’Organisation maritime internationale (OMI) engage les Etats pour atteindre la neutralité carbone nette à horizon 2050. Il est donc nécessaire d’accélérer la décarbonation de ce secteur pour permettre sa bifurcation écologique. La propulsion des navires est le poste principal de pollution. La flotte mondiale doit donc repenser son modèle pour considérablement réduire son empreinte carbone, avec plusieurs leviers complémentaires mobilisables : C’est pourquoi cet amendement vient préciser les montants du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre affectés à l’ADEME et inscrit dans la loi des montants équivalents à ceux annoncés lors du comité interministériel de la mer du 26 mai 2025 par François Bayrou, et consistant à flécher la fraction des ETS correspondant au transport maritime. En effet l’estimation de 90 millions d’euros est une estimation basse, ne correspondant pas aux sommes mobilisées pour l’année à venir, et encore moins pour les années suivantes.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001532
Dossier : 1532
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Non renseignée
Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : services du Premier ministre Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001535
Dossier : 1535
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Date inconnue
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Le groupe parlementaire La France Insoumise propose avec cet amendement de repli d’abaisser la TVA à 0 % dans l'ensemble des territoires d’outre-mer sur les produits de première nécessité. Cet amendement s’inscrit dans la bataille politique qu’a engagée La France Insoumise contre la politique antisociale et de précarisation de la macronie depuis 2017. Les collectivités ultra-marines, délaissées par les gouvernements macronistes depuis plusieurs années, subissent de plein fouet cette politique qui ne provoque que vie chère et régression sociale. Les territoires en outre-mer connaissent un taux de pauvreté bien plus élevé que l’Hexagone : alors qu’il est de 15 % sur le territoire continental, il atteint 35 % en Guadeloupe, 36 % à la Réunion et plus de 77 % à Mayotte ! Les récentes mobilisations contre la vie chère en Martinique et en Guadeloupe rappellent les difficultés de nos concitoyens et concitoyens ultramarins à vivre dignement. L’inflation y est particulièrement sévère : en Guadeloupe, l’énergie s’est enchérie de 8 % en 2024 (0,5 % dans l’Hexagone), les produits frais ont bondi de 13,5 % à la Réunion (3 % dans l’Hexagone) ou encore l’alimentation a augmenté de 3,7 % en Martinique (contre 0,7 % dans l’Hexagone). L’Insee estime que les prix y sont plus élevés de 9 % par rapport à la France métropolitaine et que cet écart s’aggrave depuis 2015, où il était de 7 %. Alors que la pauvreté et le coût de la vie explosent pour nos compatriotes, le maintien d’une TVA, impôt injuste qui pèse plus sur les plus précaires que sur les plus aisés, est proprement insupportable. Nous proposons donc l’application d’un taux de TVA exceptionnel à 0 % sur les produits de première nécessité dans l'ensemble des territoires d’outre-mer. Cette mesure contribuera à réduire le coût de la vie et à permettre à chacune et chacun de subvenir à ses besoins fondamentaux, condition d’une existence digne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001536
Dossier : 1536
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la diffusion en ligne d'enregistrements phonographiques musicaux ou de vidéomusiques affectée au Centre national de la musique (CNM). La différence entre le rendement de la taxe et le plafond de celle-ci représenterait par ailleurs autant de moyens en moins pour le financement de la filière musicale qui repose sur une logique de mutualisation des ressources et de redistribution entre acteurs de la filière.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000154
Dossier : 154
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Date inconnue
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Par cet amendement nous souhaitons que l’État se penche sur l’instauration d’un tarif résident sur les transports aériens et maritimes pour les citoyens ultramarins, dans leurs mobilités entre les Outre-mer et l’Hexagone et à l’intérieur de leur zone géographique, sous conditions de revenus. Le dispositif de continuité territoriale a été créé en 1976 en Corse pour répondre aux problèmes de desserte aérienne et il consiste aujourd’hui en une dotation annuelle de l’État qui s’élève à 187 millions €. La dotation de continuité territoriale Outre-mer s'élève pour 2026 à seulement 76,9 millions d'euros. Si l’on rapporte cependant les deux budgets à la population, cela signifie que l’État débourse 187 millions € par an pour environ 360 000 Corses, et 76,9 millions € pour quelque 2,8 millions d’ultramarins. Dans les auditions menées par la commission d’enquête sur la vie chère en Outre-mer, il a été très souvent répété que les prix du billet d’avion n’allaient pas baisser, bien au contraire. En outre, il y a des « effets ciseaux », des questions de saisonnalité, etc. Les prix des billets d’avion ont pour conséquence de priver les ultramarins de se déplacer, notamment pour voir leur famille. Rappelons que, à l’exception de la Guyane, les territoires d’Outre-mer sont des îles, et que les moyens de transports ne peuvent être que l’avion ou le bateau… Il y a donc lieu d’analyser toutes les pistes, y compris la mise en place d’un « tarif résident outre-mer », comme ce qui se pratique en Corse, ce tarif étant au coeur du service public. Il s’agit d’étudier les conditions de mise en place d’un tarif préférentiel pour les ultramarins, vivant dans leurs territoires et voulant se déplacer dans l’Hexagone ou dans leur zone géographique. Il s’agit aussi d’étudier la question pour les déplacements des ultramarins travaillant dans l’hexagone vers leur territoire d’origine. Il y a donc lieu de prendre appui sur l’expérience corse, et des contacts qui ont abouti à cette grille tarifaire, notamment les discussions avec les « partenaires » que sont l’Union européenne, la DGAC, les collectivités locales, l’État… |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000154
Dossier : 154
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de rendre le régime fiscal des sociétés mères inapplicable aux holdings, afin de soumettre à l’impôt sur les sociétés les bénéfices spéculatifs qu’elles dégagent. En effet, par une utilisation abusive du régime fiscal des sociétés mère, les holdings se retrouvent exonérées d’impôt sur le sociétés, alors même qu’elles réalisent des bénéfices conséquents. Or, ces sociétés sont principalement organisées et utilisées à des fins de montage financier, en particulier de LBO, et à des fins d’évasion fiscale. Elles permettent non seulement de délocaliser artificiellement des profits importants dans des territoires à fiscalité artificiellement basse, tout en servant d’écran aux personnes physiques, bénéficiaires réel des dits profits, qui échappent ainsi à l’impôt. Si les milliardaires français sont aussi peu taxés, c’est grâce aux sociétés holdings qu’ils contrôlent. Comme l’ont montré les travaux de l’institut des politiques publiques (IPP) ou ceux de l’économiste Gabriel Zucman, la dégressivité est particulièrement marquée : par ce jeu de holdings détenues par des oligarques, les milliardaires ne s’acquittent que de 2 % de leur revenu économique et de 26 % de leur revenu fiscal, contre plus de 45 % pour les « simples » millionnaires. Face aux enjeux de financement de l’État, il y a donc urgence à agir. L’évasion fiscale est un véritable fléau des temps modernes. Elle fait perdre, chaque année, 80 à 100 milliards d’euros aux caisses de l’État et détruit, chaque jour un peu plus, le consentement à l’impôt. Les besoins d’investissement public sont pourtant immenses : engagement de la bifurcation écologique, reconstruction de nos services publics, lutte contre les inégalités… Tous ces chantiers sont vitaux pour notre pays et l’ampleur de l’évasion fiscale empêche de s’y atteler. L’évasion fiscale est un crime contre l’intérêt général. Il est donc grand temps de s’attaquer résolument au problème en commençant par combler les failles de notre droit qui ouvrent la porte à toute sorte de manipulations comptables aux profits des délinquants en col blanc. En excluant les sociétés holdings du régime fiscal des sociétés mères, cet amendement les soumet de facto à l’IS. Selon l’IPP, cet impôt est le seul que les milliardaires français acquittent réellement. Dans l’attente d’une fiscalité plus juste et plus progressive telle que le propose le programme de la France Insoumise, cet amendement participe directement à faire contribuer un peu plus les milliardaires à la solidarité nationale. Dans une République qui prône l’égalité, la justice fiscale ne saurait être négociable. Le principe d’égalité devant l’impôt a valeur constitutionnelle. Chacun doit contribuer à la hauteur de ses moyens. Ceux des milliardaires sont gigantesques, il est temps que cela se reflète dans leur contribution à faire vivre notre société. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001540
Dossier : 1540
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la billetterie des spectacles affectée au Centre national de la musique (CNM) dont elle est la principale source de financement. Fixé à 53 millions d'euros pour le CNM, le plafond de cette taxe – réhaussé à de multiples reprises par le passé (2012, 2014, 2015, 2016, 2017, 2024) – n’est plus en cohérence avec la réalité économique du secteur dont le chiffre d’affaires s’accroît nettement. La différence entre le rendement de la taxe et le plafond de celle-ci représenterait par ailleurs autant de moyens en moins pour le financement de la filière musicale qui repose sur une logique de mutualisation des ressources et de redistribution. Ainsi la billetterie des évènements les plus importants doit venir en soutien du financement des entreprises qui se situent en amont de la chaîne de valeurs, travaillent à l’émergence de nouveaux artistes et au plus près des populations sur l’ensemble du territoire. Ce déplafonnement est, de surcroit, en adéquation avec l’objectif du CNM de développer des ressources recouvrées en propre fixé par son contrat d’objectifs et de performance pour la période 2024-2028 tel qu’adopté par conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Economie et des Finances), et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001541
Dossier : 1541
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés insoumis proposent de garantir l'inclusion des entreprises de véhicule de titrisation dans le périmètre de l'impôt minimum mondial auquel doivent être assujettis les multinationales. Cette exemption, ajoutée en catimini lors de l'examen du PLF au Sénat, est l'illustration même de l'hypocrisie d'une macronie faible avec les forts et intransigeante avec les plus faibles. La titrisation, méthode financière permettant les mélanges de titres avant leur remise sur le marché, rendant ces derniers toujours plus opaques dans une ronde spéculative malsaine, devrait être une activité fortement régulée, ou à défaut simplement interdite. Au lieu de cela, la droite propose de permettre aux bénéfices qui en sont issus d'échapper au financement des services publics. Une telle disposition est honteuse, et ne mérite que la suppression. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001542
Dossier : 1542
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Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe La France Insoumise prévoit d’affecter une partie des recettes de la taxe sur les transactions financières (TTF) à l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 44 % en prenant l’hypothèse d’une taxe sur les transactions financières à droit constant. En effet, les recettes de cette taxe étaient auparavant affectées au Fonds de Solidarité International (FSD). Cette affectation n’existe plus depuis le PLF 2025 au titre de la loi organique n°2021-1836 du 28 décembre 2021 relative à la modernisation de la gestion des finances publiques. Cet amendement propose de rétablir cette affectation tout en respectant l’ensemble des dispositions constitutionnelles ainsi que les règles de la loi organique précédemment évoquée. Cette disposition permettrait ainsi de compenser en partie les coupes historiques subies par l’aide publique au développement depuis 2024, de rétablir le lien historique existant entre la taxe sur les transactions financières et la solidarité et également de nous rapprocher d’une remise en conformation avec la loi n°2021-1031 relative à la programmation du 4 août 2021 relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales. Cette mesure satisfait la nécessité que le tiers auquel est affecté le produit de la taxe soit dotée d’une personnalité morale ce que détient l’Agence française de développement, un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle de l'État. Dès sa création et sa mise en œuvre par le Président de la République Nicolas Sarkozy, la taxe sur les transactions financières a été créée pour nourrir le Fonds de solidarité internationale. Ce dernier n’étant pas doté d’une personnalité morale et ne pouvant donc plus prétendre à bénéficier des recettes de cette taxe au titre de la loi organique relative à la modernisation de la gestion des finances publiques. Cette mesure permettrait de rétablir l’esprit originel du législateur tout en respectant les nouvelles dispositions en vigueur. De plus, et ce dès sa création, la taxe sur les transactions financières a été créée dans le but de compenser les effets néfastes de la mondialisation financière. Cette affectation permet donc de rétablir un lien entre les bénéfices générés par la mondialisation et la redistribution nécessaire de ces richesses au profit des populations les plus vulnérables à l’échelle mondiale. L’AFD finance des actions de lutte contre la pauvreté et les inégalités mondiales dans des pays à très faibles revenus ce qui permet de corriger une partie des externalités négatives engendrées par la mondialisation. En effet, l’ensemble des études empiriques, des analyses économétriques et des études de cas et de la modélisation soulignent un point crucial : l'instabilité financière et les flux spéculatifs incontrôlés vont à l'encontre de la réduction de la pauvreté dans les pays en développement. Lorsque les capitaux fuient, que les marchés s'effondrent ou que les prix s'envolent de manière imprévisible, ce sont des personnes à faibles revenus qui perdent leurs moyens de subsistance et sombrent dans l’extrême pauvreté. Enfin, eu égard à l’article 40 de la Constitution en matière de recevabilité financière, la perte de recettes pour l’État à due concurrence est compensée par la création d’une taxe. Nous invitons le Gouvernement à lever le gage. De plus, l’amendement n’entraîne pas de charge supplémentaire en matière de moyens humains et matériels, l’AFD étant déjà suffisamment pourvu en la matière. La mesure ne générera donc pas de charge de gestion supplémentaire. Cet amendement, qui vise à réaffecter les recettes de la taxe sur les transactions financières à l’Agence française de développement, rétablit la pratique antérieure à la loi de finances pour 2025, en respectant les différentes exigences légales tout en permettant de continuer à financer la solidarité internationale en accord avec les engagements internationaux de la France et la loi de programmation du 4 août 2021 relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales. Cet amendement a été travaillé en collaboration avec les ONG de la solidarité internationale.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001543
Dossier : 1543
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001544
Dossier : 1544
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de remplacer le seuil de déclenchement de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, actuellement fixé à 750 millions d'euros de chiffre d’affaires, par un seuil fixé à 100 millions d'euros. En 2024, le Gouvernement a mis en œuvre un accord de l’OCDE en instaurant un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices de multinationales situées en France dont le chiffre d’affaires dépasse le seuil de 750 millions d’euros. Mais ce seuil est trop faible puisque seules 10 % des multinationales sont concernées par la mesure, comme l’indique l’association Oxfam. Nous ne pouvons nous contenter d'une imposition si faible qui ne permet pas de lutter suffisamment contre l’évasion fiscale. Selon le Conseil d'Analyse Économique (CAE), cette taxe devait rapporter 6 milliards d'euros à la France, alors que l’évitement de l’impôt des entreprises lui coûte environ 100 milliards d'euros par an. Nous proposons donc d’abaisser le seuil de déclenchement de cet impôt de 750 millions d’euros à 100 millions d’euros pour que ce taux minimal de 15 %, bien que trop faible, soit appliqué plus largement. Compte tenu des recettes sur l’impôt mondial estimées à 500M€, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à moins de 3Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001547
Dossier : 1547
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe La France Insoumise a pour but d’affecter la totalité des recettes de la taxe sur les transactions financières (TTF) à l’Agence française de développement (AFD) en prenant l’hypothèse d’une taxe sur les transactions financières à droit constant. Cette disposition permettrait ainsi de compenser en partie les coupes historiques subies par l’aide publique au développement depuis 2024, de rétablir le lien historique existant entre la taxe sur les transactions financières et la solidarité et également de nous rapprocher d’une remise en conformation avec la loi n°2021-1031 relative à la programmation du 4 août 2021 relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales. Cette mesure satisfait la nécessité que le tiers auquel est affecté le produit de la taxe soit dotée d’une personnalité morale ce que détient l’Agence française de développement, un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle de l'État. Dès sa création et sa mise en œuvre par le Président de la République Nicolas Sarkozy, la taxe sur les transactions financières a été créée pour nourrir le Fonds de solidarité internationale. Ce dernier n’étant pas doté d’une personnalité morale et ne pouvant donc plus prétendre à bénéficier des recettes de cette taxe au titre de la loi organique relative à la modernisation de la gestion des finances publiques. Cette mesure permettrait de rétablir l’esprit originel du législateur tout en respectant les nouvelles dispositions en vigueur. De plus, et ce dès sa création, la taxe sur les transactions financières a été créée dans le but de compenser les effets néfastes de la mondialisation financière. Cette affectation permet donc de rétablir un lien entre les bénéfices générés par la mondialisation et la redistribution nécessaire de ces richesses au profit des populations les plus vulnérables à l’échelle mondiale. L’AFD finance des actions de lutte contre la pauvreté et les inégalités mondiales dans des pays à très faibles revenus ce qui permet de corriger une partie des externalités négatives engendrées par la mondialisation. En effet, l’ensemble des études empiriques, des analyses économétriques et des études de cas et de la modélisation soulignent un point crucial : l'instabilité financière et les flux spéculatifs incontrôlés vont à l'encontre de la réduction de la pauvreté dans les pays en développement. Lorsque les capitaux fuient, que les marchés s'effondrent ou que les prix s'envolent de manière imprévisible, ce sont des personnes à faibles revenus qui perdent leurs moyens de subsistance et sombrent dans l’extrême pauvreté. Enfin, eu égard à l’article 40 de la Constitution en matière de recevabilité financière, la perte de recettes pour l’Etat à due concurrence est compensée par la création d’une taxe. Nous invitons le Gouvernement à lever le gage. De plus, l’amendement n’entraîne pas de charge supplémentaire en matière de moyens humains et matériels, l’AFD étant déjà suffisamment pourvu en la matière. La mesure ne générera donc pas de charge de gestion supplémentaire. Cet amendement, qui vise à réaffecter les recettes de la taxe sur les transactions financières à l’Agence française de développement, rétablit la pratique antérieure à la loi de finances pour 2025, en respectant les différentes exigences légales tout en permettant de continuer à financer la solidarité internationale en accord avec les engagements internationaux de la France et la loi de programmation du 4 août 2021 relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales. Cet amendement a été travaillé en collaboration avec les ONG de la solidarité internationale.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001548
Dossier : 1548
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, les députés du groupe LFI proposent de remplacer le seuil de déclenchement de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, actuellement fixé à 750 millions d'euros de chiffre d’affaires, par un seuil fixé à 200 millions d'euros. En 2024, le Gouvernement a mis en œuvre un accord de l’OCDE en instaurant un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices de multinationales situées en France dont le chiffre d’affaires dépasse le seuil de 750 millions d’euros. Mais ce seuil est trop faible puisque seules 10 % des multinationales sont concernées par la mesure, comme l’indique l’association Oxfam. Nous ne pouvons nous contenter d'une imposition si faible qui ne permet pas de lutter suffisamment contre l’évasion fiscale. Selon le Conseil d'Analyse Économique (CAE), cette taxe devait rapporter 6 milliards d'euros à la France, alors que l’évitement de l’impôt des entreprises lui coûte environ 100 milliards d'euros par an. Nous proposons donc d’abaisser le seuil de déclenchement de cet impôt de 750 millions d’euros à 200 millions d’euros pour que ce taux minimal de 15 %, bien que trop faible, soit appliqué plus largement. Compte tenu des recettes sur l’impôt mondial estimées à 500M€, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à moins de 1Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000155
Dossier : 155
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Date inconnue
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Cet amendement de la France insoumise permet d’éviter les mécanismes d’évitement fiscaux en soumettant le barème de l’impôt sur le revenu aux montants versés dans les sociétés sous la forme de holding. Les holdings, dont l’activité principale est de détenir des titres, actions ou parts sociales d’autres sociétés, sont devenues le cœur de l’activité d’évasion fiscale des grandes fortunes. En camouflant dans ces sociétés tierces leurs revenus, notamment issus des dividendes qu’ils perçoivent, les milliardaires parviennent à échapper à toute taxation. En effet, comme l’a démontré l’étude des politiques publiques (IPP) de juin 2023, les milliardaires ne payent en réalité que 2 % d’impôt effectif sur leurs revenu économique en instrumentalisant ces holdings afin d’organiser leur insolvabilité fiscale. Comme l’a révélé le scandale « OpenLux », Bernard Arnault possède à lui seul 31 sociétés au Luxembourg. Sur ces 31 holdings, seules 3 ont une activité identifiable. À quoi servent les 28 entités restantes si ce n’est à contourner l’impôt ? Le Monde a calculé que 29 des 37 groupes du CAC 40 ayant leur siège en France étaient aussi présents au Luxembourg, par le biais d’au moins 166 filiales, la plupart ne correspondant à aucune activité commerciale. Alors que notre système fiscal est très légèrement progressif pour les 99,9 % des contribuables, il devient dégressif pour les 0,1 % les plus riches. Macron a fait de la France un « paradis fiscal pour les milliardaires » pour reprendre l’expression de l’économiste Gabriel Zucman. C’est le principe d’égalité devant l’impôt qui est ainsi bafoué. L’évasion fiscale représente 80 à 100 milliards d’euros chaque année. Résoudre ce problème, c’est mettre un terme aux partitions larmoyantes sur le déficit que les néolibéraux jouent chaque année pour définancer nos services publics. En plus de miner le budget de l’État, l’évitement fiscal nuit au consentement à l’impôt. Comment la majorité de la population peut-elle accepter de payer pendant que les plus riches s’exemptent de la solidarité nationale ? Soumettre le barème de l’impôt sur le revenu aux montants versés à des sociétés sous la forme de holding permet de réintégrer dans l’imposition toute une partie des revenus du capital des milliardaires. Mettre fin à l’évasion fiscale est non seulement un enjeu de finances publiques, mais également une nécessité pour assurer la cohésion sociale du pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001550
Dossier : 1550
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe La France Insoumise a pour but d’affecter une partie des recettes de la taxe sur les billets d’avion (TSBA) à l’Agence française de développement (AFD). En effet, la partie des recettes de cette taxe, non affectée par ailleurs, était auparavant affectée au Fonds de Solidarité International (FSD). Cette affectation n’existe plus depuis le PLF 2025 au titre de la loi organique n°2021-1836 du 28 décembre 2021 relative à la modernisation de la gestion des finances publiques. Cet amendement propose de rétablir cette affectation tout en respectant l’ensemble des dispositions constitutionnelles ainsi que les règles de la loi organique précédemment évoquée. Cette disposition permettrait ainsi de compenser en partie les coupes historiques subies par l’aide publique au développement depuis 2024, de rétablir le lien historique existant entre la taxe sur les billets d’avion et la solidarité et également de nous rapprocher d’une remise en conformation avec la loi n°2021-1031 relative à la programmation du 4 août 2021 relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001552
Dossier : 1552
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l'article 82, introduit au Sénat, qui impose une condition de résidence sur le territoire français pour bénéficier d'une majoration au niveau du minimum vieillesse des très faibles pensions de réversion, pour les conjoints de fonctionnaires civils décédés. Actuellement, en cas de décès d'un ou d'une fonctionnaire, le ou la conjointe bénéficie d'une pension de réversion d'un montant de 50% de la pension de la personne décédée, qui peut être majorée, lorsqu'elle est particulièrement basse, pour atteindre le montant de l'ASPA (minimum vieillesse). L'article 82 introduit une obligation de vivre sur le territoire français pour bénéficier de cette majoration. Mais les circonstances de la vie peuvent conduire à vivre à l'étranger : priver un veuf ou une veuve d'une légère augmentation de sa pension au motif qu'il réside même temporairement hors de France n'est pas justifiable. Cet article constitue une nouvelle attaque visant des personnes particulièrement vulnérables, ayant perdu leur conjoint et dont la pension de réversion, même majorée, demeure très inférieure au seuil de pauvreté (environ 1000 euros). L'objectif avoué de ce dispositif est de réaliser une économie de 30 millions d'euros sur le dos de personnes âgées et endeuillées. Il importe donc de le supprimer. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001553
Dossier : 1553
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Date inconnue
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Par cet amendement, nous proposons la transformation en subventions de la dette contractée par la Nouvelle-Calédonie auprès de l'État. L'examen du projet de loi constitutionnelle de dégel partiel du corps électoral en mai 2024 a provoqué de fortes contestations en Nouvelle-Calédonie et le caillou est tombé dans une situation de crise explosive qui perdure. L'exécutif est pleinement responsable de cet embrasement causé par une sortie de route totale de l'esprit de l'accord de Nouméa qui avait permis de maintenir la paix localement depuis 1998. Le bilan humain de ces révoltes est dramatique avec 14 personnes tuées et des centaines de blessés. La crise économique et sociale qui préexistait en Nouvelle-Calédonie s'est considérablement aggravée. Le PIB calédonien a reculé de 13,5 % en 2024, les recettes fiscales ont diminué de 21 % en 2025, s'ajoutant à une baisse déjà constatée de 7 % entre 2023 et 2024. Face à cette situation catastrophique, l'État a apporté son soutien financier principalement sous forme de prêts et d'avances remboursables, conduisant la Nouvelle-Calédonie dans une spirale d'endettement totalement insoutenable. Le prêt garanti par l'État (PGE) accordé par l'Agence française de développement s'élève autour de 1 milliard d'euros. En 2025, le remboursement de la dette représente à peu près un quart du budget propre de la Nouvelle-Calédonie. La majorité de cette somme est destinée à restituer les avances consenties par l'État en 2024. Le remboursement du PGE est prévu à partir de 2027 et rien que les intérêts représentent près de trois fois le budget annuel de Dumbéa, deuxième ville du caillou. Face à cette situation d'endettement abyssale et insoutenable, les forces politiques calédoniennes, des indépendantistes aux loyalistes, réclament la transformation de ces prêts en subventions. Dès le 28 août 2024, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a voté une résolution proposée par le parti non-indépendantiste Calédonie ensemble et adoptée quasi unanimement (de l'UC à LR) appelant l'État à financer un plan de reconstruction 2024-2029 de 4,2 milliards d'euros, comprenant notamment 420 millions d'euros pour effacer les emprunts "Covid" de 2020 et 2021 afin de faire respirer la collectivité. En octobre 2025, lors des discussions sur le pacte de refondation économique et sociale, il y a de nouveaux étaient réclamé la transformation en subvention du prêt garanti par l'État. Il est temps que l'État assume pleinement ses responsabilités face à l'écroulement de la situation socio-économique en Nouvelle-Calédonie qu'il a lui-même provoqué par ses choix politiques désastreux. L'aide financière apportée jusqu'à présent par l'État est largement insuffisante et, surtout, prend majoritairement la forme d'avances remboursables et de prêts qui ne font qu'aggraver le fardeau de la dette. Transformer ces prêts en subventions n'est pas un cadeau, c'est une question de justice et de responsabilité politique. L'État français a une dette historique envers le peuple kanak et envers l'ensemble des Calédoniens. La crise de 2024 est directement imputable aux choix du gouvernement français de rompre unilatéralement avec l'esprit de l'accord de Nouméa. Nous proposons donc par le présent amendement de transformer en subventions des dettes contractées par la Nouvelle-Calédonie |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001554
Dossier : 1554
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001555
Dossier : 1555
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à demander la taxation des superprofits des entreprises du transport maritime.
L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à au maximum 4 Md€ (le coût total de cette niche) et permettrait de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001556
Dossier : 1556
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise demande la compensation intégrale aux collectivités territoriales du surcoût résultant de la décision gouvernementale du 31 janvier 2025 d’augmenter de 3 points par an le taux de cotisation vieillesse des employeurs territoriaux jusqu’en 2028. Cette mesure, décidée sans concertation, entraînera une dépense supplémentaire non compensée de 4,2 milliards d’euros par an à terme, soit 1,05 milliard d’euros d’accroissement annuel dès 2026, selon les données transmises par le Gouvernement lui-même au Conseil national d’évaluation des normes (CNEN). Elle augmentera mécaniquement d’au moins deux points par an la masse salariale des collectivités sans création d’emplois supplémentaires et provoquera, selon la Cour des comptes, une hausse de plus de 40 % des charges de retraites en quatre ans, qu’aucune entreprise ne pourrait supporter sans déséquilibre majeur. Si le redressement des comptes de la CNRACL, qui verse 26 milliards d’euros de prestations à 1,3 million de bénéficiaires, est nécessaire, il convient de rappeler que ses difficultés résultent avant tout des plus de 100 milliards d’euros prélevés depuis cinquante ans au titre de la compensation démographique. Ces transferts ont privé le régime de la possibilité de constituer des réserves et expliquent en grande partie la situation actuelle. Il est incohérent de prétendre maîtriser les dépenses publiques locales tout en imposant aux collectivités un tel choc contributif, dont l’effet sur la situation structurelle de la CNRACL restera marginal. Le Gouvernement refuse par ailleurs d’envisager les réformes structurelles proposées par les inspections générales dans leur rapport de mai 2024 ou par la Délégation aux collectivités territoriales de l’Assemblée nationale en mai 2025. Cette hausse massive des cotisations met en péril la capacité des collectivités à financer les services publics locaux et à investir dans la transition écologique et la cohésion territoriale. En portant le taux de cotisation à 43,65 %, soit un niveau très supérieur à celui du régime général, l’État opère en réalité un transfert de déficit de la sécurité sociale vers les budgets locaux, en réduisant leur épargne et leur capacité d’autofinancement. Le présent amendement vise donc à compenser les effets de cette hausse dès 2026, et à rappeler la nécessité pour l’État de rechercher des solutions structurelles pérennes pour le redressement de la CNRACL, plutôt que de faire peser son déséquilibre sur les collectivités territoriales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001557
Dossier : 1557
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à demander la taxation des superprofits des entreprises du transport maritime.
L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à au maximum 4 Md€ (le coût total de cette niche) et permettrait de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001558
Dossier : 1558
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt audiovisuel permet à une société de production de déduire de son imposition sur les sociétés 25 % de certaines dépenses de production. À ce jour, les plafonds auxquels les œuvres concernées par ce dispositif sont soumises diffèrent selon leur nature : ainsi, la somme des crédits d’impôt calculés au titre d’une même œuvre audiovisuelle de fiction ne peut excéder 10 000 € par minute produite et livrée (lorsque le coût de production est supérieur ou égal à 40 000 € par minute produite et livrée), lorsque pour d’une œuvre audiovisuelle d’animation, le plafond est fixé à 3000 € par minute produite et livrée. Le plafond actuel pour l’animation a été ainsi fixé dans la perspective d’une production adressée aux enfants, et dont le préfinancement était principalement opéré par acteurs français et européens. La situation est aujourd’hui totalement bouleversée par l’arrivée des plateformes numériques : les œuvres qu’elles commandent aux producteurs français (dont les talents sont reconnus à l’international) sont très différentes de celles produites auparavant. Tout d’abord, parmi les séries adressées à un public familial, certaines ont des budgets largement supérieurs au plafond du CIA (+50 % à +200 %) ; par ailleurs, ce sont les séries d’animation adressées aux adultes qui connaissent aujourd’hui une croissance majeure, et dont les budgets s’établissent autour de deux à cinq millions d’euros par heure. Au regard de ces évolutions, la différenciation entre les plafonds du crédit d’impôt audiovisuel pour l’animation et la fiction n’a donc plus lieu d’être : il apparaît nécessaire d’aligner le plafond pour ces deux genres à 10 000 € par minute. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000156
Dossier : 156
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à recentrer le bénéfice du crédit d’impôt recherche (CIR) aux entreprises ayant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 100 millions d’€. En 2024, le CIR représente 7,6 milliards d’euros, soit la première dépense fiscale de l’État depuis la fin du CICE, et environ 60 % de l’ensemble des aides publiques à l’innovation. Il s’agit d’un levier fiscal majeur dont l’usage doit être réorienté pour servir pleinement les objectifs d’une industrie innovante, durable et ancrée dans les territoires. Aujourd’hui, le dispositif profite essentiellement aux grandes entreprises : – 465 grandes entreprises, soit 2 % des bénéficiaires, captent à elles seules 42 % des montants du CIR ; – Les PME, qui représentent 91 % des bénéficiaires, et 95 % du tissu industriel français, ne perçoivent qu’environ 32 % de la créance fiscale. Or, toutes les évaluations convergent – Cour des comptes, France Stratégie, CNEPI, OFCE – : le rendement macroéconomique du CIR est faible pour les grands groupes. Les dépenses de R&D de ces entreprises auraient, pour l’essentiel, été engagées même en l’absence de l’avantage fiscal. À l’inverse, le levier d’efficacité du CIR est maximal pour les petites entreprises : chaque euro de CIR génère 1,4 € de dépenses supplémentaires de R&D pour les PME et ETI innovantes, contre 0,4 € seulement pour les grandes entreprises. Ce constat rejoint une critique plus large de l’efficacité budgétaire du dispositif : le CIR finance aujourd’hui davantage la distribution de dividendes que l’innovation réelle. Les grandes entreprises versent 60 % des dividendes distribués en France, mais ne contribuent qu’à 32 % de l’impôt sur les bénéfices, tandis que les PME et ETI innovantes, bien plus contributives à l’emploi et à la valeur ajoutée territoriale, ne versent que 12 % des dividendes pour 24 % de l’impôt sur les bénéfices. Limiter le CIR aux entreprises ayant un chiffre d’affaire inférieur à 100 millions d’euros permettrait ainsi de mieux cibler les soutiens publics sur les entreprises à fort potentiel d’innovation, réduire les effets d’aubaine et le coût budgétaire global du dispositif, et d’accroître le rendement économique et social de la dépense fiscale. En concentrant le CIR sur les entreprises avec un chiffre d’affaires de moins de 100 millions d’€, la France préserverait un outil puissant de soutien à l’innovation, tout en garantissant un meilleur retour sur investissement pour la puissance publique, une création d’emplois plus diffuse, et une politique industrielle plus équitable et efficace. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001561
Dossier : 1561
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de faire passer en crédit d’impôt la réduction d’impôt pour les frais de scolarité, afin que chaque famille, surtout les plus populaires, puisse en bénéficier, au lieu de supprimer honteusement ce petit dispositif social. Dans ce PLF, le gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux demandeurs de titres de séjour, aux micro-entrepreneurs, et désormais aux parents d’enfants scolarisés. L’article 5 du projet de loi de finances prévoit ainsi de supprimer la réduction d’impôt visant à aider les parents payant des frais de scolarité à leurs enfants. Déjà écrasées par les années d’inflation, par la flambée du prix de l’énergie décidée par le gouvernement Bayrou lors de la dernière loi de finances et par le coût de l’immobilier qui progresse partout, les familles sont les nouvelles sacrifiées par la macronie. Les dépenses d’éducation pèsent déjà lourdement sur les budgets des familles les plus modestes : selon la CNAF, elles représentent 600 euros par an pour le primaire, 890 pour le collège et plus de 1 120 euros pour le lycée. Cette même étude constate que 16 % des familles sont même contraintes à devoir emprunter de l’argent à leurs proches pour passer cette période de l’année. Selon l’OCDE, la France continue d’être le pays où le système scolaire est le plus inégalitaire. La capacité financière des familles est un élément central, sans être l’unique, dans la perpétuation des inégalités intergénérationnelles. La République se doit de garantir à tous les enfants, quels que soient leurs milieux d’origine, la capacité à étudier dans des conditions dignes et égales. Pour matérialiser cette ambition, notre groupe a proposé de multiples amendements pour rendre la cantine et l’école intégralement gratuite. Alors que le Gouvernement propose de supprimer cette réduction fiscale, notre amendement vise à le transformer en crédit d’impôt afin de l’ouvrir à davantage de familles et de pouvoir mieux cibler les parents le plus dans le besoin. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001567
Dossier : 1567
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Date inconnue
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Par cet amendement d’appel, le groupe LFI souhaite garantir aux collectivités territoriales une compensation équitable des décisions gouvernementales en matière de revalorisations salariales depuis 2017 qui impactent directement leurs budgets. Comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport d'octobre 2024, la croissance des dépenses de personnel des collectivités « trouve principalement son origine dans la dynamique de la partie indiciaire des rémunérations (...) les décisions gouvernementales ont des effets importants sur la masse salariale des collectivités ». La Direction générale des collectivités locales (DGCL) estime l'impact cumulé des mesures gouvernementales depuis 2017 (revalorisations du point d'indice dont la dernière de +1,5 % en juillet 2023, mesures du Ségur, revalorisations des catégories C, etc.) à au moins 5,5 milliards d'euros. Les collectivités ne s'opposent nullement à revaloriser leurs agents, surtout au regard de la perte d'attractivité de la fonction publique territoriale et du nécessaire soutien au pouvoir d'achat. Cependant, elles dénoncent la méthode employée : comment concevoir la libre administration lorsque les collectivités n'ont pas la main sur leurs recettes, qui stagnent et baissent en termes réels, alors même que leurs budgets sont en grande difficulté ? Selon La Banque Postale, leur épargne brute stagne cette année, avec une hausse des dépenses de personnel de +3,3 %. Il est normal que ces décisions gouvernementales soient assorties de compensations financières. Les élus locaux ne peuvent assumer les décisions nationales sans nouvelles ressources, au risque de devoir réviser à la baisse d’autres parties de leur budget. La qualité des services publics ne peut qu'être amoindrie en l'absence de compensations, et ce sont finalement les citoyens qui en paient le prix. Nous proposons donc de compenser aux collectivités territoriales le coût de l'ensemble des revalorisations salariales décidées par le Gouvernement afin de préserver leur capacité d'action et la qualité du service public local. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000157
Dossier : 157
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Date inconnue
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Cet amendement d’appel vise à proposer une réécriture du CIR afin de conditionner son bénéfice aux projets compatibles avec la transition écologique, sur la base des critères de la taxonomie verte. La transformation de cette niche fiscale, dont bénéficient quelque 15 693 entreprises en 2024 et pour un coût estimé à 7,6 milliards d’euros dans le budget de l’État l’année passée, est fréquemment recommandée. D’une part, il pénalise les PME qui constituent 91 % des bénéficiaires du CIR mais ne représentent que 32 % de la créance fiscale. D’autre part, il ne contribue pas assez au financement de la recherche environnementale malgré l’urgence écologique (10 % de la R&D). En février 2022, le Conseil des Prélèvements Obligatoires, organe rattaché à la Cour des comptes, estimait qu’à côté des financements directs, l’outil fiscal pouvait être utilisé pour augmenter le niveau de la dépense de R&D allouée par l’ensemble des secteurs de l’économie à la protection de l’environnement. Le verdissement du CIR avait déjà été débattu lors du vote de la loi de finances en 2023 mais abandonné en raison de la complexité de la définition et de son application. Par cet amendement d’appel, le groupe écologiste et social souhaite rappeler l’urgence de conditionner les dépenses du CIR à des activités qui satisfont des objectifs écologiques et rappeler que les critères de la taxonomie peuvent constituer des critères écologiques communs au large spectre des secteurs d’activités des entreprises bénéficiaires du crédit d’impôt recherche. Pour rappel, les activités économiques des organisations recensées dans la taxonomie doivent contribuer à, au moins, l’un des six objectifs environnementaux et ne pas porter atteinte aux autres objectifs : – Atténuation du changement climatique : l’impact d’une organisation sur l’environnement – Adaptation au changement climatique : l’impact de l’environnement sur une organisation – Utilisation durable et protection de l’eau et des ressources marines – Transition vers une économie circulaire, prévention et recyclage des déchets – Prévention et réduction de la pollution – Protection des écosystèmes sains Pour le groupe écologiste et social, le travail engagé sur la taxonomie verte au niveau européen doit nous inspirer pour construire un référentiel écologique susceptible de mieux orienter le CIR vers des projets compatibles avec nos objectifs climat et biodiversité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001587
Dossier : 1587
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Date inconnue
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Cet amendement vise à offrir aux investisseurs un taux d'amortissement de 3,5 % sans distinction que le logement concerné soit affecté ou non à la location intermédiaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000159
Dossier : 159
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à conditionner le bénéfice du crédit d’impôt recherche (CIR) au respect de deux critères fondamentaux :le maintien de l’emploi sur le territoire national, et la protection des emplois liés directement liés aux projets ayant bénéficié du crédit d’impôt. En cas de non respect de ces deux critères, l’entreprise bénéficiaire sera tenue de rembourser le montant du crédit d’impôt perçu. Alors que le CIR représente en 2024 7,6 milliards d’euros, et représente près de 60 % des aides publiques à l’innovation, et représente la première dépense fiscale de l’État depuis la fin du CICE ; il est indispensable de mieux en encadrer l’usage afin qu’il serve réellement les objectifs d’une industrie innovante, durable et ancrée dans les territoires. S’il s’agit d’un outil essentiel pour la compétitivité et la recherche, son efficacité macroéconomique, sociale et écologique demeure limitée pour les moyennes et grandes entreprises. Les rapports successifs du Comité national d’évaluation des politiques d’innovation (CNEPI) et de France Stratégie ont démontré que l’effet du CIR sur la croissance, la valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois reste modéré, voire marginal à l’échelle macroéconomique. Par ailleurs, 42 % des montants sont captés par 465 grandes entreprises, tandis que les PME, bien qu’elles représentent 91 % des bénéficiaires, ne perçoivent que 32 % des créances. Pourtant, le retour sur investissement est deux fois plus élevé pour les TPE et PME que pour les grands groupes : selon France Stratégie, 1 € de CIR génère 1,4 € de R&D supplémentaire dans les PME, contre seulement 0,4 € pour les grandes entreprises. Ce déséquilibre se double d’un problème de conditionnalité. Alors que le CIR a pour vocation de soutenir l’emploi et la recherche en France, de nombreux cas récents démontrent que les entreprises bénéficiaires ont continué à supprimer massivement des emplois ou à délocaliser leurs activités, tout en profitant de l’avantage fiscal. À titre d’exemple, Sanofi reçoit depuis 2019 plus de 100 millions d’euros en moyenne en crédit d’impôt recherche. Pourtant entre 2019 et 2025, l’entreprise a licencié plusieurs milliers d’emplois dans la R&D. Cet exemple traduit une faille majeure dans l’usage des fonds publics : l’État finance indirectement des politiques d’entreprise contraires à ses objectifs de réindustrialisation, de souveraineté productive et de transition écologique. Pour préserver les outils de production et l’emploi dans les territoires, le présent amendement introduit donc une double condition au maintien du bénéfice du CIR pendant dix ans : – l’interdiction de transférer à l’étranger les activités de production ou de recherche financées par le dispositif ; – l’interdiction de procéder à une suppression substantielle d’emplois sur le territoire national, dont le sens sera défini par décret en Conseil d’État. En cas de manquement à ces conditions, l’entreprise sera tenue de rembourser le montant du crédit d’impôt perçu. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001593
Dossier : 1593
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Par cet amendement, les députés du groupe La France insoumise souhaitent supprimer la « taxe » sur l’accès à la justice, qui crée un nouveau droit de timbre pour les citoyens saisissant la justice civile et prud’homale. Une nouvelle fois, le gouvernement fait peser sur les justiciables les coûts de son austérité budgétaire, en prétendant que la paralysie et le délabrement du service public de la justice seraient dus à un trop grand nombre de saisines. Sa seule réponse consiste à instaurer un droit d’entrée à la justice, transformant un droit fondamental en service payant. Cette logique comptable et gestionnaire est inacceptable dans un État de droit. L’accès à la justice est un droit fondamental, condition d’exercice de tous les autres droits. Il doit être garanti à toutes et tous, sans distinction de revenus. En taxant l’accès aux juridictions civiles et prud’homales, le gouvernement met en péril ce principe constitutionnel et éloigne les citoyens de la justice du quotidien. Cette mesure aura un effet dissuasif pour les plus modestes, en particulier pour les salariés qui souhaitent faire valoir leurs droits devant les prud’hommes. Elle constitue une entrave à l’égalité devant la justice, alors même que le droit du travail et le contentieux civil sont déjà parmi les plus affectés par le manque de moyens humains et matériels. La situation de la justice française est alarmante : elle souffre d’un sous-financement chronique. Selon le rapport 2024 de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ), la France ne consacre que 77,22 euros par habitant à la justice, loin derrière ses voisins européens : 96,8 euros en Espagne, 100,6 en Italie, 136 en Allemagne, 141 en Autriche et 245 en Suisse. Ce n’est donc pas la multiplication des recours qui engorge les tribunaux, mais le manque criant de magistrats, de greffiers et de personnels administratifs. Faire payer un droit de timbre de 50 euros pour accéder à la justice civile et prud’homale revient à faire supporter aux citoyens les conséquences directes de ce désengagement budgétaire de l’État. Ce dispositif ne renforcera en rien les moyens de la justice ; il aggravera au contraire les inégalités d’accès au droit et accentuera le sentiment d’injustice sociale. Le service public de la justice n’est pas un service comme un autre : il garantit la paix sociale, l’égalité devant la loi et la protection des droits fondamentaux. Conditionner son accès à une contribution financière revient à rompre ce pacte républicain essentiel. Ainsi, par cet amendement, les députés du groupe La France insoumise proposent de supprimer la contribution fixée à 50 euros pour l’aide juridique exigée pour toute procédure intentée en matière civile et prud’homale. L’accès à la justice doit rester libre, gratuit et universel, conformément aux principes fondateurs de notre République. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001595
Dossier : 1595
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Date inconnue
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Le groupe Écologiste et Social s'était opposé au dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités territoriales (DILICO) 2025 créé au Sénat par amendement LR, soutenu par les gouvernements Barnier puis Bayrou. Nous nous opposons encore et toujours à ce dispositif, certes largement mis en oeuvre mais ici le Gouvernement propose une rustine par cet article 75, pour en assurer la sécurisation juridique rétroactivement. La seule solution pour disposer d’un DILICO conforme à notre droit des collectivités -car il s’agit bien ici d’une régularisation/validation à ce que nous lisons dans l’évaluation préalable des articles – c’est tout simplement de supprimer ce mécanisme. Il demeure indéterminé et injuste pour l’essentiel de nos collectivités. Il a été déployé au moment de la diffusion du projet de loi de finances 2026 sans consultation des parties prenantes, dont les associations d’élus ou le Comité des finances locales. il demeure un rabot ni fait ni à faire et nous maintenons notre refus de ce dispositif d’intervention unilatéral et injuste. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001597
Dossier : 1597
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Le présent amendement vise à supprimer la majoration de 100 euros pour la délivrance, le renouvellement et le dupliqua des cartes de séjour, et de 50 euros pour son tarif minoré. Dans ce PLF, le gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux micro-entrepreneurs, aux parents d’enfants scolarisés et désormais aux personnes demandant une carte de séjour. L’article 30 du projet de loi de finances prévoit ainsi faire passer la taxe pour la délivrance du titre de séjour de 200 euros, dans le cas de la délivrance, du renouvellement ou dupliqua des cartes de séjour, à 300 euros ! Une mission d'information de la commission des Finances, menée par la rapporteure Mme Dupont et présidée par M. Parigi, a pourtant révélé dans un rapport publié en juin 2019 le caractère excessif des montants exigés pour la création et le renouvellement d'un titre de séjour en France. Ces taxes peuvent atteindre jusqu’à 425 euros par an pour une personne sollicitant une carte de séjour d’un an, à quoi s’ajoutent 200 euros pour chaque renouvellement. Cette somme, exigible pour une simple carte de séjour temporaire valable un an, reste démesurée et sans équivalent quand on sait par exemple qu’un passeport valable 10 ans coûte au plus 86 euros. Quant au renouvellement d’un titre de séjour, le bénéficiaire devra payer 200 euros. La mission d’information indique ainsi que ces tarifs placent la France à la deuxième place, parmi les 21 pays étudiés, concernant la taxation pour les titres de séjour de longue durée. Ces taxes sont particulièrement injustes puisqu’elles touchent principalement des personnes ayant de faibles revenus et ne pouvant s’acquitter d’une pareille somme. Ils accroissent la précarité des plus modestes et constituent un obstacle arbitraire et inégalitaire à l’obtention d’un titre de séjour en France. Faire du patrimoine personnel le critère d'obtention d'un titre de séjour est profondément révoltant, et contraire aux valeurs de notre République. Le coût du renouvellement, à savoir de 200 euros par an, illustre le mépris du caractère vital du renouvellement annuel de ce titre de séjour, ainsi que ce qu'un tel coût annuel implique pour des travailleurs pauvres en France. Pour un travailleur au SMIC, il s'agit de plus de 1 % de son salaire net qui lui est substitué, sans autre justification que sa nationalité, ce qui vient encore accroître sa condition de précarité. Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons de supprimer la disposition gouvernementale visant à augmenter le droit de timbre sur les demandes de nationalité à 300 euros, ainsi que la majoration de 50 euros sur son tarif minoré. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001599
Dossier : 1599
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la création d’une taxe de 100 euros pour la délivrance et le renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour. Cette mesure est injuste et socialement inacceptable. L’autorisation provisoire de séjour (APS) est délivrée à des personnes en attente de régularisation, de décision d’asile, de soins vitaux, ou encore en situation d’urgence humanitaire. Il s’agit souvent de personnes sans emploi, sans droits sociaux, sans logement stable. Leur imposer une taxe de 100 € revient à faire payer la précarité, à monnayer un droit temporaire de ne pas être expulsé, à tarifer la survie. Le produit budgétaire attendu d’une telle taxe est infime à l’échelle nationale, mais son impact individuel est lourd, voire insurmontable. Le gouvernement s’attaque une nouvelle fois aux plus précarisés et maltraités de notre société. Nous nous opposons à cette augmentation inique qui n’a aucune justification. Nous proposons donc de supprimer la création d’une pareille taxe. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000016
Dossier : 16
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Contrairement au Sénat qui a resserré les conditions du pacte « Dutreil », pourtant vital pour la pérennité de notre tissu industriel, le présent amendement propose de compléter le dispositif. Dans le respect des conditions prévues à cet article, il est proposé de permettre une exonération totale de droits de mutations à titre gratuit lors de la transmission d’une entreprise familiale, à condition que les héritiers, donataires ou légataires s’engagent à conserver cette entreprise pour une durée de dix ans. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000160
Dossier : 160
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Date inconnue
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Cet amendement a été présenté en première lecture en commun par les groupes de la gauche et de l’écologie. Il vise à mettre en place, dès le 1er janvier 2026, un impôt sur la fortune (ISF) climatique qui concerne les foyers dont le patrimoine net est supérieur à 1 million d’euros. Le rendement de ce dispositif est estimé à près de 5Md€, permettant d'absorber une large partie du déficit supplémentaire |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001602
Dossier : 1602
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Date inconnue
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À travers cet amendement, le groupe parlementaire LFI propose de supprimer l’augmentation du droit de timbre à 255 euros au lieu de 55 euros actuellement, soit une hausse de plus de 363 % ! La nationalité française ne doit pas être un produit de luxe ou un privilège réservé à ceux qui peuvent payer. Dans ce PLF, le gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux micro-entrepreneurs, aux parents d’enfants scolarisés et désormais aux personnes demandant la nationalité française. Ces taxes sont particulièrement injustes puisqu’elles touchent principalement des personnes ayant de faibles revenus. Ils accroissent la précarité des plus modestes. Faire du patrimoine personnel le critère d'obtention d'une demande de nationalité est profondément révoltant, et contraire aux valeurs de notre République. Enfin, ces taxes sur la demande de nationalité contreviennent directement au principe d'égalité devant les charges fiscales, consacré par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons de supprimer la disposition gouvernementale visant à augmenter la taxe sur la demande de nationalité à 255 euros. Cet amendement a été travaillé à la suite d’échanges avec AIDES et La Cimade. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001603
Dossier : 1603
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de faire passer la réduction d'impôt à la générosité des particuliers en faveur des organismes d'aide aux plus démunis, ou "niche Coluche", à un crédit d’impôt. Cette niche, qui permet d’inciter les contribuables à la générosité envers une association d’aide aux personnes en difficulté (Restos du Cœur, Croix Rouge, Secours populaire, Emmaüs…) en défiscalisant plus de 75 % du montant du don, est essentielle à la survie de notre tissu associatif. Celles-ci ont vu le nombre de leurs bénéficiaires se multiplier sous l'effet des politiques anti-sociales de la macronie : à titre d'exemple, les Restos du Cœur ont enregistré une augmentation de 400 000 bénéficiaires en plus sur 5 ans seulement, atteignant un chiffre record de 1,3 million de personnes accueillies. Dans un contexte d’austérité, beaucoup hésitent avant de procéder à un don : chaque euro compte pour une famille modeste. Si cette réduction fiscale est salutaire, puisqu’elle réduit le coût de la générosité, elle demeure en partie inefficace. En effet, un nombre non-négligeable de personnes fait régulièrement des dons à des associations, mais n'est pas redevable à l’impôt sur le revenu. Ainsi, ces personnes ne bénéficient pas de cette réduction fiscale. Nous souhaitons élargir ce dispositif pour que les personnes les plus modestes de notre pays puissent bénéficier de ces remboursement pour l'aide qu'elles apportent à ces associations. Cet amendement propose donc de transformer en crédit d’impôt la niche Coluche pour élargir son bénéfice à l’ensemble de la population et ainsi favoriser les dons vers ces associations essentielles pour l’aide aux personnes en difficulté. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001607
Dossier : 1607
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Date inconnue
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Le dispositif MaPrimeRénov’ constitue un levier central de la politique de rénovation énergétique des logements. Le recentrage engagé vise à encourager prioritairement les rénovations d’ampleur, plus efficaces sur le plan énergétique et climatique. Toutefois, la suppression totale de l’aide aux équipements de chauffage biomasse installés dans le cadre de travaux réalisés en un seul geste est susceptible de produire des effets contreproductifs dans certaines situations, notamment lorsque ces équipements se substituent à des installations fortement émettrices de gaz à effet de serre, telles que les chaudières au fioul ou au charbon. Le présent amendement vise donc à maintenir, à titre transitoire et de manière strictement encadrée, une éligibilité limitée de ces équipements au dispositif MaPrimeRénov’ dans le cadre de remplacements réalisés en monogeste. Cette éligibilité est assortie de niveaux d’aide réduits, distincts de ceux applicables aux rénovations globales, afin de préserver la hiérarchie des priorités de la politique publique.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001608
Dossier : 1608
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Date inconnue
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À travers cet amendement, le groupe parlementaire LFI propose de supprimer l’ensemble des taxes et droit de timbre sur les titres de séjour. Une mission d'information de la commission des Finances, menée par la rapporteure Mme Dupont et présidée par M. Parigi, a révélé dans un rapport publié en juin 2019 le caractère excessif des montants exigés pour la création et le renouvellement d'un titre de séjour en France. Ces taxes peuvent atteindre jusqu’à 425 euros par an pour une personne sollicitant une carte de séjour d’un an, à quoi s’ajoutent 200 euros pour chaque renouvellement. Cette somme, exigible pour une simple carte de séjour temporaire valable un an, reste démesurée et sans équivalent quand on sait par exemple qu’un passeport valable 10 ans coûte au plus 86 euros. Quant au renouvellement d’un titre de séjour, le bénéficiaire devra payer 200 euros. La mission d’information indique ainsi que ces tarifs placent la France à la deuxième place, parmi les 21 pays étudiés, concernant la taxation pour les titres de séjour de longue durée. Ces taxes sont particulièrement injustes puisqu’elles touchent principalement des personnes ayant de faibles revenus et ne pouvant s’acquitter d’une pareille somme. Ils accroissent la précarité des plus modestes et constituent un obstacle arbitraire et inégalitaire à l’obtention d’un titre de séjour en France. Faire du patrimoine personnel le critère d'obtention d'un titre de séjour est profondément révoltant, et contraire aux valeurs de notre République. Le coût du renouvellement, à savoir de 200 euros par an, illustre le mépris du caractère vital du renouvellement annuel de ce titre de séjour, ainsi que ce qu'un tel coût annuel implique pour des travailleurs pauvres en France. Pour un travailleur au SMIC, il s'agit de plus de 1 % de son salaire net qui lui est substitué, sans autre justification que sa nationalité, ce qui vient encore accroître sa condition de précarité. Enfin, ces taxes et droit de timbre sur les titres de séjour contreviennent directement au principe d'égalité devant les charges fiscales, consacré par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Les citoyens français et les ressortissants de l'Union européenne ne sont pas assujettis à l'obtention d'un titre de séjour, et nous nous en félicitons. Ils ne sont donc pas assujettis à ces taxes et droits de timbre. Aussi le seul critère de non-européanité d'un ressortissant étranger vient provoquer le paiement d'une taxe supplémentaire de plus de 1% du SMIC. Cette iniquité fiscale est scandaleuse, et doit cesser ! Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons de supprimer les diverses taxes et droits de timbre sur les titres de séjour. Cet amendement a été travaillé à la suite d’échanges avec AIDES et La Cimade. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000161
Dossier : 161
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Écologiste et Social vise à soumettre les éco-organismes à l’acquittement d’une taxe en cas de non-respect de leurs objectifs en matière de valorisation des déchets. Les éco-organismes, chargés d’organiser et de financer la collecte, le tri et la valorisation des déchets issus des produits qu’ils mettent sur le marché, constituent des acteurs essentiels de cette politique. Pourtant, de nombreux rapports, dont ceux de la Cour des comptes et de l’Ademe, ont souligné les insuffisances récurrentes de certaines filières REP, qu’il s’agisse du respect des objectifs de reprise, du financement des collectivités ou de la réduction effective des déchets à la source. Aujourd’hui, les collectivités territoriales continuent de supporter la majorité du coût de la gestion des déchets non recyclés, tandis que les éco-organismes échappent à toute sanction financière directe en cas de non-atteinte de leurs objectifs environnementaux. Les coûts de traitement se reportent alors sur les collectivités territoriales, qui doivent pallier les carences du système pour garantir la continuité du service public. Ce surcoût est, in fine, supporté par les usagers, à travers l’augmentation de la taxe ou de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Cette situation crée une double injustice : les producteurs ne sont pas sanctionnés, tandis que les citoyens paient pour leurs défaillances. Le présent amendement propose ainsi de soumettre les éco-organismes au paiement d’une taxe additionnelle lorsqu’ils ne respectent pas les objectifs de prévention, de collecte ou de recyclage fixés par leurs cahiers des charges. Cette mesure vise ainsi à renforcer les obligations à l’égard des éco-organismes afin de soulager financièrement les collectivités territoriales et protéger les usagers d’une hausse injustifiée de la facture liée à la gestion des déchets. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001612
Dossier : 1612
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI, souhaitent supprimer la "taxe" sur l'accès à la justice. L'article 30 crée un nouveau droit de timbre pour les citoyens qui saisissent la justice civile et prud'homale. Une nouvelle fois, le gouvernement laisse à penser que la paralysie de la justice, son délabrement, seraient le fruit d'un grand nombre de saisines. Ainsi, sa seule réponse revient à faire payer un droit d'entrée, alors même que cette justice est en manque profond de moyens (magistrats, greffier, personnel administratif). La France est systématiquement en dessous des moyennes européennes concernant les moyens alloués à la justice. La Commission européenne pour l'efficacité de la justice révélait en 2024 que la France consacre 77,22 euros par habitant alors que l’Espagne est à 96,8, l’Italie 100,6, l’Allemagne à 136, l’Autriche à 141 et la Suisse à 245. L'accès à la justice est un droit fondamental. Ce droit est d'autant plus fondamental que la justice permet aux individus de faire valoir leurs autres droits fondamentaux devant un tiers indépendant. À ce titre, elle doit être accessible à toutes et tous sans conditions de revenus. Taxer le recours à la justice prud'homale n'aura que pour effet d'éloigner les travailleurs des voies de recours nécessaire à la garantie de leurs droits. Taxer la justice civile, grande oubliée des politiques judiciaire française, ne fera qu'aggraver l'accès des citoyens à cette justice du quotidien. Ainsi, nous proposons de supprimer cette nouvelle taxe qui n'est que le fruit d'une petite vision comptable et gestionnaire de l'engorgement dramatique de notre service public de la justice. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001615
Dossier : 1615
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés LFI proposent la suppression de cette habilitation à légiférer par ordonnance introduite en catimini lors de l'examen du PLF au Sénat. Si le gouvernement souhaite une refonte des règles relatives au droit de communication dont dispose l’administration fiscale, qu'il les propose au Parlement en prenant le temps du débat sur le PJL relatif à la lutte contre les fraudes fiscales et sociales, au lieu d'accélérer autant que possible l'examen d'un texte hypocrite qui ne vise qu'à stigmatiser les allocataires de minimas sociaux, à réduire notre Etat de droit, et à produire de l'inflation pénale. Il est absurde que le gouvernement s'octroie de tels droits. Le fiasco de l'interdiction des découverts bancaires montre bien à quel point ces habilitations sont partiales et faillibles. Nous proposons donc sa suppression. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001618
Dossier : 1618
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Date inconnue
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Cet amendement qui avait été discuté dans le projet de loi pour l’année 2025 et 2026, et qui avait été adopté par deux fois en première lecture à l’Assemblée nationale, a pour objectif de rétablir l'affectation d'une partie du produit de la taxe sur les transactions financières (TTF) et de la taxe sur les billets d’avions (TSBA) à la solidarité internationale et la santé mondiale. Jusqu'alors, cette affectation était réalisée via le Fonds de solidarité pour le développement (FSD), un fonds extrabudgétaire rattaché à l'Aide publique au développement et alimenté par les produits de la TTF et la TSBA. La TSBA et la TTF ont été conçues pour établir un lien entre les bénéfices générés par la mondialisation et la redistribution nécessaire de ces richesses au profit des populations les plus vulnérables à l’échelle mondiale. Ces taxes, dans leurs affectations depuis leur création par les présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ont toujours été utilisées pour la solidarité internationale. Reverser l'intégralité des recettes de ces taxes dans le budget général de l'État reviendrait à supprimer les seuls fonds sanctuarisés spécifiquement dédiés à l'aide publique au développement (APD), en contradiction directe avec la politique diplomatique ambitieuse que la France défend dans le domaine des financements innovants. L'affectation de ce fonds à l'Agence Française de Développement (AFD), dotée de la personnalité morale, permet de se conformer aux exigences de la loi organique n° 2021-1836 du 28 décembre 2021 relative à la modernisation de la gestion des finances publiques. Cette loi stipule que le tiers affectataire de ressources doit disposer de la personnalité morale. Le présent amendement vise donc à transférer le budget anciennement affecté au Fonds de solidarité pour le développement à l'AFD, tout en garantissant que les produits de ces taxes continuent de financer la solidarité internationale, conformément aux principes de la France en matière de solidarité internationale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000162
Dossier : 162
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Écologiste et Social écologiste vise à mettre en place une tarification sociale des déchets pour les ménages les plus précaires ou en situation de vulnérabilité particulière afin d’assurer une meilleure équité entre usagers et de prévenir les effets potentiellement injustes d’une tarification strictement incitative. Il propose, d’une part, d’ouvrir la possibilité de moduler la taxe ou la redevance -selon la modalité choisie par le collectivité territoriale de référence- pour les usagers en situation de précarité, les familles nombreuses, les personnes âgées et handicapées par le biais d’une tarification progressive ou d’une aide au paiement de la taxe. Cette proposition répond à des situations d’injustices sociales observées dans plusieurs collectivités. En Dordogne, le passage à la redevance incitative depuis le 1er janvier 2023 a généré une augmentation drastique de la facture, parfois injustifiée, qui se répercute sur les foyers les plus précaires. Elle est ainsi passée en moyenne de 145 € en 2021, à 178 € puis 272 € aujourd’hui. Cette hausse touche particulièrement les ménages vivant en zone rurale, les personnes âgées et les foyers à faibles revenus, qui disposent de peu de marges de manœuvre pour réduire davantage leurs déchets. Ces situations ont suscité dans plusieurs collectivités ayant adopté la tarification incitative une indignation croissante -et légitime- parmi la population, se traduisant notamment par la recrudescence de dépôts sauvages, à laquelle nous devons répondre. D’autre part, cet amendement vise également à permettre une réduction de la part incitative pour compenser les surcoûts liés à la production de déchets résultant de besoins physiologiques ou sanitaires particuliers. Certains usagers et usagères produisent en effet plus de déchets non recyclables, et ce, indépendamment de leur bonne volonté pour trier davantage : les personnes atteintes d’incontinence ou les familles avec bébé via les couches de protection, les personnes hospitalisées à domicile avec la génération de déchets médicaux ou dans les cas d’usage de protections menstruelles. Les surcoûts pour ces publics particulièrement vulnérables peuvent ainsi être importants, allant jusqu’à plusieurs centaines d’euros supplémentaires à débourser chaque année. La proposition que nous portons permettrait ainsi d’aller vers une tarification plus sensible aux réalités socio-économiques des usagers et de garantir l’accès universel à un service public essentiel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001626
Dossier : 1626
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Amendement de repli Cet amendement a pour objet de rehausser le plafond de la taxe sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée à l’association pour le soutien du théâtre privé est plafonné à 8 500 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, en son alinéa 2, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2025 sera de plus de 10 000 000 euros. Il apparait donc nécessaire, si ce n’est indispensable, de rehausser le plafond de cette taxe. Cette dernière permet aujourd’hui à l’ASTP de financer ses actions et de renforcer ses missions. Issue à l’origine d’une contribution volontaire de la filière, elle est bien perçue et acceptée de l’ensemble de ses adhérents. En n’augmentant pas son plafond, nous risquons de limiter son acceptabilité et de créer une incompréhension, légitime, de ses contribuables. Dans une logique similaire, un rehaussement de la taxe sur les spectacles de variétés perçue pour le Centre national de la musique (CNM) doit aussi être envisagé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001627
Dossier : 1627
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de supprimer le plafond de la taxe sur les spectacles de variété perçue au profit du Centre National de la Musique (CNM). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée au Centre national de la musique est plafonné à 58 000 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2026 sera de 59 880 000 euros. Créé au 1er janvier 2020, le Centre national de la musique (CNM) a été institué au meilleur et au pire moment : la crise sanitaire a été pour ce dernier un véritable baptême du feu qu’il a su relever avec brio. L’ensemble des acteurs s’accordent à dire qu’il a été un outil indispensable pour sauver ce secteur pendant cette crise. Il apparait donc nécessaire, si ce n’est indispensable de déplafonner de cette taxe. Cette dernière permet aujourd’hui au CNM de financer ses actions et de renforcer ses missions. Elle est bien perçue et acceptée de l’ensemble de ses adhérents. En ne supprimant pas son plafond, nous risquons de limiter son acceptabilité et de créer une incompréhension, légitime, de ses contribuables. Dans une logique similaire, un déplafonnement de la taxe sur les spectacles sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien du théâtre privé doit aussi être envisagé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001629
Dossier : 1629
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Date inconnue
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Amendement de repli Cet amendement a pour objet de rehausser le plafond de la taxe sur les spectacles de variété perçue au profit du Centre National de la Musique (CNM). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée au Centre national de la musique est plafonné à 58 000 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2026 sera de 59 880 000 euros. Créé au 1er janvier 2020, le Centre national de la musique (CNM) a été institué au meilleur et au pire moment : la crise sanitaire a été pour ce dernier un véritable baptême du feu qu’il a su relever avec brio. L’ensemble des acteurs s’accordent à dire qu’il a été un outil indispensable pour sauver ce secteur pendant cette crise. Il apparait donc nécessaire, si ce n’est indispensable de rehausser le plafond de cette taxe. Cette dernière permet aujourd’hui au CNM de financer ses actions et de renforcer ses missions. Elle est bien perçue et acceptée de l’ensemble de ses adhérents. En ne rehaussant pas son plafond, nous risquons de limiter son acceptabilité et de créer une incompréhension, légitime, de ses contribuables. Dans une logique similaire, un rehaussement de la taxe sur les spectacles sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien du théâtre privé doit aussi être envisagé. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000163
Dossier : 163
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe Écologiste et Social vise à s’assurer que la tarification incitative ne soit pas uniquement pénalisante en proposant de valoriser également les comportements vertueux en matière de tri des déchets, par le biais d’une réduction de la part fixe de la version incitative de la taxe ou la redevance d’enlèvement ménagères pour les individus concernés. L’objectif, salutaire, de la tarification incitative est de diminuer la quantité de déchets produits et d’augmenter le tri des déchets recyclables. Toutefois, sa généralisation progressive à l’échelle nationale soulève des difficultés et des inégalités croissantes, auxquelles les dispositifs actuels de tarification ne permettent pas d’apporter une réponse juste et durable. En Dordogne, par exemple, la mise en place d’une redevance incitative, couplée au passage aux points d’apport volontaire, a profondément modifié la facturation des usagers. Pour un foyer de deux personnes, la tarification forfaitaire prévoit 26 ouvertures de trappes par an, facturées 5,88 € chacune au-delà de ce seuil. Ce mode de calcul a entraîné une hausse importante des factures, passées en moyenne de 145 € en 2021, à 178 €, puis 272 € aujourd’hui. Cette explosion injustifiée des coûts pour un grand nombre d’usagers, notamment les plus précaires, a suscité une indignation croissante -et légitime- et une recrudescence des dépôts sauvages dans plusieurs collectivités. Certaines personnes génèrent par ailleurs des surplus de déchets indépendamment de leur volonté, en raison de besoins physiologiques ou sanitaires spécifiques — tels que l’usage de protections hygiéniques, de matériels médicaux à usage domestique ou de produits d’assistance à la dépendance. Ces personnes sont alors doublement désavantagées par une tarification qui ignore leurs besoins. Alors que les sécheresses, incendies et inondations ravagent nos terres et que la France n’a jamais connu autant de pauvreté depuis les années 1970, l’urgence d’opérer une transition écologique socialement juste n’a jamais été aussi manifeste. Cet amendement propose ainsi que la tarification récompense également les pratiques vertueuses en matière de tri des déchets, plutôt que d’être dans une logique exclusivement pénalisante. En redonnant tout son sens à l’incitation, il répond ainsi à une exigence cardinale : pas de justice écologique sans justice sociale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001630
Dossier : 1630
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Cet amendement est un amendement de repli en cas de rejet du déplafonnement de la taxe. Cet amendement vise à augmenter le plafond de la taxe destinée à l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP), qui constitue sa principale source de financement, afin de s’assurer que l’intégralité du produit de la taxe soit reversé au secteur. Actuellement fixé à 8,5 millions d’euros, ce plafond n’est plus en phase avec les réalités économiques d’un secteur en forte croissance. Le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 10,3 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement d’1,8 millions d’euros, ou 17,4 % du produit prévisionnel de la taxe en 2026. C’est une situation bien évidemment injuste pour le secteur, qui a soutenu la mise en place d’une surfiscalité pour garantir sa pérennité et une redistribution des ressources entre les différents acteurs, et non pas abonder le budget général de l’État. La différence entre le rendement de la taxe et ce plafond signifie donc moins de ressources pour financer la filière théâtrale privée, qui fonctionne sur une logique de mutualisation des ressources. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001631
Dossier : 1631
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Dans le souci de favoriser la transmission des exploitations agricoles à des jeunes en lieu et place d’un agrandissement (soit par la perte d’un associé, soit par le rachat par un voisin), il est proposé une adaptation du dispositif de l’article 199 vicies A du Code général des impôts par la création d’un crédit d’impôt transmission à ce titre supprimant au passage la réduction d’impôt et l’ouverture dudit dispositif à des ventes sans différé de paiement. Depuis plusieurs années la mobilisation des outils fiscaux pour favoriser la transmission à des jeunes afin de faire face aux défis de renouvellement de générations en agriculture est demandée par la profession. En effet, l’idée est de rénover une mesure presque en désuétude. Il s’agit de la réduction d’impôt sur le revenu à raison des intérêts perçus au titre du différé de paiement qu’ils accordent à des exploitants agricoles âgés de moins de moins de quarante ans ou sont moins installés depuis moins de cinq ans. Ce dispositif créé dans les années 2000 n’a pas été suffisamment utilisé. Or, le contexte démographique actuel justifie de redonner un intérêt économique à une transmission. Ainsi, les adaptations proposées consistent, d’une part, à ouvrir le dispositif aux ventes sans différé de paiement, et d’autre part à proposer un crédit d’impôt plutôt qu’une réduction d’impôt. Enfin, cet amendement vise à ressusciter l’article 199 vicies A du CGI en créant un crédit d’impôt qui incite les cédants à transmettre leurs exploitations à des jeunes. Lors de mobilisations de cet hiver, le gouvernement s’est engagé à inscrire dans la loi de finances des mesures fiscales ambitieuses pour favoriser la transmission des exploitations. Faute de propositions ambitieuses de la part du gouvernement, la présente proposition est ici formulée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001632
Dossier : 1632
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de supprimer le plafond de la taxe sur les locations en France de phonogrammes musicaux et de vidéo musiques destinés à l’usage privé du public dans le cadre d’une mise à disposition à la demande sur les réseaux en ligne (dite « Streaming ») perçue au profit du Centre National de la Musique (CNM). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée au Centre national de la musique est plafonné à 21 000 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2026 sera de 21 330 000 euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001633
Dossier : 1633
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Date inconnue
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Amendement de repli Cet amendement a pour objet de réhausser le plafond de la taxe sur les locations en France de phonogrammes musicaux et de vidéo musiques destinés à l’usage privé du public dans le cadre d’une mise à disposition à la demande sur les réseaux en ligne (dite « Streaming ») perçue au profit du Centre National de la Musique (CNM). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée au Centre national de la musique est plafonné à 21 000 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2026 sera de 21 330 000 euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001634
Dossier : 1634
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Par cet amendement qui élargit les dispositions adoptées au Sénat, les députés du groupe LFI proposent d’étendre le crédit d’impôt pour dépenses de remplacement pour les agriculteurs et agricultrices de notre pays, même lorsque leur activité ne requiert pas leur présence sur l'exploitation chaque jour de l'année. Aujourd’hui, le crédit d’impôt bénéficie aux agriculteurs dont « l'activité exercée requiert la présence sur l'exploitation chaque jour de l'année ». Cette rédaction est trop restrictive et empêche une partie de nos paysans de bénéficier de cette aide, et donc de pouvoir s’absenter pour congés de leur exploitation. Il est inacceptable que des agriculteurs ne puissent disposer d’un seul jour de repos au titre de cette restriction ! Nous soutenons le droit au repos par les vacances pour nos agriculteurs et nos agricultrices. Parce que les cycles naturels ne s’arrêtent pas, ces travailleurs et travailleuses sont dans l’obligation de trouver un remplaçant avant de pouvoir partir, une pression tant pour la recherche de la personne que pour la contrainte financière que cela implique. La problématique est largement partagée : en 2023, plus de 52 % des agriculteurs indiquent rencontrer des difficultés à organiser leurs congés. Par ailleurs, la limitation à seuls 17 jours par an (contre 25 pour les salarié-e-s) évite tout abus ou détournement du dispositif. La possibilité effective de prendre des vacances pour les agriculteurs a des effets positifs en termes de diminution du stress et des risques psychosociaux pour les paysan-nes. La possibilité de prendre un arrêt-maladie permet à nos travailleurs d’être remis sur pied plus rapidement, et évite les drames provoqués par les maladies ignorées trop longtemps. Le remplacement a également un impact favorable en termes de dynamique territoriale, avec la création d’emplois stables et sécurisés au sein des services de remplacement. Ces salarié-e-s, qui resteront plus longtemps et connaîtront davantage les fermes dans lesquelles ils travaillent, constitueront en outre un vivier de renouvellement des générations. Nous demandons un engagement de l’État pour soutenir l’ouverture du dispositif de remboursement des dépenses de remplacement à l’ensemble des paysan-nes, même si leur activité ne requiert pas leur présence sur l'exploitation chaque jour de l'année. Aujourd’hui, le périmètre du crédit d’impôt remplacement est restreint, et le remboursement très partiel, ne couvrant que 60 % des dépenses. Le coût du remplacement continue à être un obstacle au droit au repos et au droit à la remise en bonne santé. Pour permettre à un maximum de bénéficiaires d’y avoir recours, nous proposons de supprimer les conditions relatives à la contrainte de présence chaque jour pour les agriculteurs et agricultrices. Cet amendement a été travaillé avec la Confédération paysanne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001635
Dossier : 1635
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Date inconnue
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Cet amendement propose de supprimer le plafond de la taxe destinée à l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP), qui constitue sa principale source de financement. Actuellement fixé à 8,5 millions d’euros, ce plafond n’est plus en adéquation avec la réalité économique d’un secteur en plein essor. La différence entre le montant récolté par la taxe et ce plafond se traduit par une réduction des ressources disponibles pour financer la filière théâtrale privée, qui repose sur une logique de mutualisation des moyens. Par ailleurs, l’ASTP est en pleine transformation afin de devenir un outil efficace pour la filière du spectacle vivant, en élargissant le champ des bénéficiaires de ses dispositifs de soutien économique, destinés aux théâtres privés producteurs et aux entrepreneurs de spectacles. Ce renforcement des missions de l’association, au service d’acteurs présents sur l’ensemble du territoire, engendrera un besoin accru de financement, incompatible avec le maintien du plafond de cette taxe. De manière générale, l’auteur de cet amendement s’oppose à une logique de ponction de recettes affectées qui proviennent d’une surfiscalité acceptée par l’ensemble d’un secteur pour assurer sa pérennité et son financement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001637
Dossier : 1637
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement propose de supprimer le plafond de la taxe destinée au Centre national de la musique (CNM), qui constitue sa principale source de financement. Actuellement fixé à 50 millions d’euros, ce plafond, qui a été relevé à plusieurs reprises par le passé (en 2012, 2014, 2015, 2016 et 2017), n’est plus en adéquation avec les réalités économiques d’un secteur en pleine expansion. La différence entre le rendement de la taxe et son plafond entraîne également une diminution des ressources disponibles pour financer la filière musicale, qui repose sur une logique de mutualisation des moyens. Ce déplafonnement s’inscrit également dans l’objectif du CNM de développer des ressources propres, comme prévu dans son contrat d’objectifs et de performance pour 2024‑2028, adopté par le conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Économie et des Finances) et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. De manière générale, l’auteur de cet amendement s’oppose à une logique de ponction de recettes affectées qui proviennent d’une surfiscalité acceptée par l’ensemble d’un secteur pour assurer sa pérennité et son financement. Il s’inscrit en outre dans la suite des annonces du président de la République lors de la France Music Week en juin 2025, qui a prononcé le souhait d’un rapprochement vers le modèle du CNC, impliquant notamment le déplafonnement des taxes streaming et billetterie. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001638
Dossier : 1638
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Date inconnue
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Cet amendement est un amendement de repli en cas de rejet du déplafonnement de la taxe. Cet amendement propose d’augmenter le plafond de la TSV destinée au Centre national de la musique (CNM) à 70 millions d’euros, étant donné que cette taxe constitue sa principale source de financement. Actuellement fixé à 58 millions d’euros, ce plafond ne correspond plus aux réalités économiques d’un secteur en pleine expansion. La différence entre le rendement de la taxe et son plafond se traduit également par une diminution des ressources disponibles pour financer la filière musicale, qui repose sur une logique de mutualisation. Le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 59,9 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement d’1,9 millions d’euros en 2026. C’est une situation bien évidemment injuste pour le secteur, qui a soutenu la mise en place d’une surfiscalité pour garantir sa pérennité et une redistribution des ressources entre les différents acteurs, et non pas abonder le budget général de l’État. Par ailleurs, cela irait à l’encontre du projet, soutenu par le président de la République, de transformer le CNM en un véritable CNC de la musique, ce qui implique le déplafonnement des taxes qui lui sont affectées, ou a minima le relèvement des plafonds des taxes pour éviter tout écrêtement néfaste pour le financement du secteur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001639
Dossier : 1639
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Date inconnue
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Cet amendement vise à apporter des précisions sur la durée d'activité à prendre en compte au titre du régime d'exonération des plus-values professionnelles pour les jeunes agriculteurs. Actuellement, la décision du Conseil d'État en date du 30 avril 2024 impose, conformément à l'article 70 du Code général des impôts, une condition de durée d'activité de 5 ans appréciée au niveau de chacun des associés, pour l'exonération des plus-values d'une société civile agricole soumise à l'impôt sur le revenu au titre des bénéfices agricoles, prévues à l'article 151 septies du CGI. Il est impératif d'assouplir la condition de durée d'activité pour les jeunes agriculteurs, en l'appréciant au niveau de la société et non au niveau de chacun des associés. Une telle mesure maintient une équité fiscale entre les exploitations individuelles et les sociétés agricoles. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001640
Dossier : 1640
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement propose de supprimer le plafond de la taxe streaming, destinée au Centre national de la musique (CNM). Actuellement fixé à 21 millions d’euros, ce plafond risque d’être dépassé en 2026, alors que le produit de la taxe connaît une forte dynamique, notamment liée à un meilleur recouvrement. Le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 21,3 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement de 0,3 million d’euros en 2026. Ce déplafonnement s’inscrit également dans l’objectif du CNM de développer des ressources propres, comme prévu dans son contrat d’objectifs et de performance pour 2024‑2028, adopté par le conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Économie et des Finances) et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. De manière générale, l’auteur de cet amendement s’oppose à une logique de ponction de recettes affectées qui proviennent d’une surfiscalité acceptée par l’ensemble d’un secteur pour assurer sa pérennité et son financement. Il s’inscrit en outre dans la suite des annonces du président de la République lors de la France Music Week en juin 2025, qui a prononcé le souhait d’un rapprochement vers le modèle du CNC, impliquant notamment le déplafonnement des taxes streaming et billetterie. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001641
Dossier : 1641
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Date inconnue
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Cet amendement est un amendement de repli en cas de rejet du déplafonnement de la taxe. Cet amendement propose d'augmenter le plafond de la taxe streaming destinée au Centre national de la musique (CNM) à 25 millions d'euros. Actuellement fixé à 21 millions d'euros, ce plafond risque d’être dépassé en 2026, alors que le produit de la taxe connaît une forte dynamique, notamment liée à un meilleur recouvrement. Le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 21,3 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement de 0,3 million d’euros en 2026. Ce déplafonnement s'inscrit également dans l'objectif du CNM de développer des ressources propres, comme prévu dans son contrat d’objectifs et de performance pour 2024-2028, adopté par le conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Économie et des Finances) et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. De manière générale, l’auteur de cet amendement s’oppose à une logique de ponction de recettes affectées qui proviennent d’une surfiscalité acceptée par l’ensemble d’un secteur pour assurer sa pérennité et son financement.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001643
Dossier : 1643
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Date inconnue
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Depuis 1979, les exploitants agricoles bénéficient d’une exonération des plus-values réalisées à l’occasion de la cession de matériels agricoles. Ce dispositif fiscal actuel vise de facto à favoriser la consommation individuelle de machines agricoles. En revanche, il n’existe pas de dispositif fiscal d’incitation, telle une exonération fiscale ou une réduction d’impôt, lorsque les exploitants agricoles décident de se regrouper en coopérative pour acheter et mutualiser l’utilisation de ces matériels agricoles. La fiscalité aujourd’hui n’est donc ni orientée sur la compétitivité, ni sur la sobriété des exploitations agricoles en matière d'agro équipements. Or l’axe du Gouvernement de répondre au double enjeu écologique et financier doit inciter les pouvoirs publics à privilégier la mutualisation des matériels et ainsi limiter la surconsommation des machines. La charge cumulée des frais de mécanisation pour l’ensemble des exploitations françaises représente aujourd’hui 18 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires des CUMA s’élevant à 670 millions d’euros, ces dernières ne représentent donc que 3,72 % de la mécanisation totale française. De toute évidence, il manque un outil comparable à l’exonération de plus-value de reventes individuelles de matériel agricole pour inciter une partie des exploitations agricoles à participer à une mutualisation des matériels agricoles au travers de coopératives agricoles. L’incitation fiscale en faveur de la mécanisation collective pourrait prendre la forme d’un « crédit d’impôt mécanisation collective » imputable sur l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés et remboursable pour le solde non imputé. La mise en place de cette mesure aurait plusieurs effets. Elle baisserait le coût des charges de mécanisation des matériels agricoles. 15 000 euros par an et par exploitation pourraient être économisés en travaillant mieux ses charges de mécanisation selon une étude de la FNCuma. Elle inciterait à une utilisation plus responsable des matériels agricoles, ce qui répond aux enjeux de transition énergétique. L’impact financier qu’aurait ce nouveau crédit d’impôt a été défini pour correspondre au coût qu’aurait l’exonération de plus-value si les machines agricoles détenues par les coopératives agricoles étaient détenues directement, sans mutualisation, par les exploitants agricoles. Il a été évalué à 17 millions d’euros par an. Dans ce cadre, le crédit d’impôt mécanisation agricole mutualisé aurait les caractéristiques suivantes : - Il serait de 7,5 % ; - Il serait calculé sur les factures des Cuma à leurs coopérateurs au titre des charges de mécanisation collective ; - Il ne s’appliquerait que si le crédit d’impôt excède 500 € ; - Sauf pour les agriculteurs installés depuis moins de trois ans, il serait plafonné à 3000 € par an ; - Pour éviter l’effet d’aubaine, il impliquerait que l’exploitant agricole membre de la Cuma s’engage à continuer à poursuivre son activité pendant au moins cinq ans. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001644
Dossier : 1644
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Date inconnue
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Cet amendement propose de fixer une trajectoire progressive de diminution du tarif réduit sur le gazole pour le transport routier de marchandises avec l’objectif d'atteindre un niveau équivalent au tarif normal au 1er janvier 2030.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001645
Dossier : 1645
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Date inconnue
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Cet amendement vise à créer un rapport annuel annexé au projet de loi de finances (dit “jaune budgétaire”) sur les aides publiques aux entreprises.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001648
Dossier : 1648
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Date inconnue
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Les transmissions de biens ruraux interviennent de plus en plus tardivement dans la vie des exploitants agricoles. L’espérance de vie augmentant, l’âge moyen auquel on hérite de ses parents ne cesse de reculer. En effet, selon les données récentes, cet âge dépasse désormais 50 ans. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000165
Dossier : 165
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à substituer la réduction de TVA sur la margarine décidée au Sénat par la suppression de de la TVA sur une centaine de produits de première nécessité pour une période d’un an. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000165
Dossier : 165
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Date inconnue
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Cet amendement adopté par l'Assemblée nationale en première lecture vise à renforcer l’efficacité de la taxe sur les transactions financières (TTF) en : - intégrant à l’assiette de la taxe les opérations intraday, aux dérivés d’actions et aux dérivés négociés hors des marchés réglementés l'exception des instruments dits de couverture). - recentralisant le recouvrement à la DGFiP), en s’appuyant sur les registres RDT2 (Reporting Direct des Transactions), tenus par l’Autorité des marchés financiers conformément au règlement européen « MiFIR » |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001651
Dossier : 1651
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Date inconnue
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Par cet amendement qui élargit les dispositions adoptées au Sénat, les députés du groupe LFI proposent de mieux prendre couvrir les risques liées aux maladies et aux accidents du travail de nos agriculteurs en prenant en charge à 100% les coûts de remplacement et mettant un terme au plafond exprimé en jours pour bénéficier de ce crédit d’impôt. À date, le crédit d’impôt remplacement permet à un agriculteur malade, ou victime d’un accident du travail, de couvrir 80 % de ses frais de remplacement pendant 17 jours, à condition de ne jouir d’aucun jour de congé dans l’année. Malheureusement, les maladies et les accidents du travail ont le mauvais goût d’arriver sans prévenir, et de nécessiter des soins et des arrêts extrêmement variables. Il est possible de ne pas nécessiter d’arrêt-maladie pendant cinq ans, mais de devoir impérativement s’arrêter 3 mois l’année suivante. Aussi, ce seuil de 17 jours est artificiellement rigide, et menace la santé de nos agriculteurs. Ainsi, faute de prise en charge suffisante et suffisamment longtemps, beaucoup d’agriculteurs ne prennent pas de congés et continuent le travail malgré la maladie. C’est particulièrement le cas dans le cadre des maladies chroniques qui exigent souvent un suivi régulier au sein du système hospitalier et médical. La possibilité de prendre un arrêt-maladie permet à nos travailleurs d’être remis sur pied plus rapidement, et évite les drames provoqués par les maladies ignorées trop longtemps. Nous demandons un engagement de l’Etat pour soutenir l’ouverture du dispositif de remboursement à 100 % des dépenses de remplacement à l’ensemble des paysan-nes devant cesser temporairement de travailler à la suite d’une maladie ou d’un accident de travail. Aujourd’hui, le remboursement est partiel, ne couvrant que 80 % des dépenses. Le coût du remplacement continue à être un obstacle au droit à la remise en bonne santé. Par ailleurs, cet amendement est dans la continuité de la distinction entre les congés et les arrêts de travail : il est indigne de décompter les congés, le repos auquel un travailleur a droit, alors que ce temps a été employé pour se remettre d’une maladie. À ce titre, les salariés peuvent désormais récupérer leurs congés en cas d’arrêt-maladie. La moindre des choses est donc que les agriculteurs n’aient pas à consommer le peu de congés qu’ils ont pour se remettre d’une maladie. Nous devons inciter à s’arrêter lorsque la situation d’un travailleur l’exige, décision assurée par un médecin. Pour cela, il est nécessaire de réduire le reste à charge qui est trop souvent un obstacle insurmontable. C’est pourquoi nous préconisons une prise en charge à 100 % du remplacement pour les motifs de congé maladie ou d’accident du travail, tout en mettant un terme au plafond exprimé en jours par an.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001658
Dossier : 1658
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Date inconnue
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Le secteur de la Mode et de l’Habillement, déjà frappé par une lourde crise depuis plusieurs années, est aujourd’hui particulièrement mis en difficulté par les acteurs de l’ultra fast-fashion qui inondent le marché de vêtements produits à bas coûts dans des conditions opaques et expédiés à travers le monde sans considération pour leur empreinte écologique. Le DEFI est le comité professionnel de développement économique qui joue un rôle central dans la promotion, l’innovation et l’accompagnement économique des entreprises de la mode et de l’habillement. Or le PLF 2026 prévoit de prélever 30 %, soit près de 3 millions d’euros, de la taxe affectée au DEFI pour les affecter à l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH) : cela prive la filière des moyens indispensables à son développement international et aux transitions qu’elle opère pour être plus compétitive. Cet amendement vise ainsi à supprimer ce transfert d’une partie de la taxe affectée au DEFI au profit de l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001659
Dossier : 1659
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à supprimer l’article 71 qui prévoit la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC) et sa mise en liquidation au plus tard au 31 mars 2026. L’Institut national de la consommation (INC), créé en 1966 et devenu un établissement public industriel et commercial (EPIC) en 1990, a pour mission d’apporter un appui technique aux organisations de consommateurs, d’une part, et de produire et diffuser des informations, études, enquêtes et essais comparatifs auprès du grand public et des professionnels, d’autre part. Il est connu pour son magazine mensuel, « 60 Millions de consommateurs », qui, avec la mise en liquidation prévue, se trouve menacé de privatisation. L’information du consommateur est une mission de service public, le groupe LFI s’oppose à la privatisation de cette mission qui se traduirait par une perte d’indépendance vis-à-vis des entreprises, des conflits d’intérêts et une dégradation du service. En conséquence, nous proposons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000166
Dossier : 166
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Date inconnue
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Cet amendement vise à abaisser le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (CISAP) à 1250 euros, contre 12 000 euros actuellement. Il s’agit du plafond global, le montant plus élevé pour les personnes dépendantes resterait inchangé. Ce montant de 1 250 euros correspond au montant moyen du CISAP par foyer bénéficiaire (1 234 €), comme développé dans le rapport Courson sur l’application des mesures fiscales. De la sorte, seules les personnes engageant des dépenses importantes de personnel à domicile paieraient pleinement le coût de ces emplois. Les niches fiscales représentent en France plus de 85 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances de l’État. À titre de comparaison, ce montant représente près de 8 fois le budget de la Justice ! La charge de la dette, qui inquiète tant la minorité présidentielle depuis plusieurs mois, ne représentent que 60 % du coût budgétaire de ces dépenses fiscales. La France est ainsi, selon une note du FMI de 2022, le second pays octroyant les dépenses fiscales les plus importantes, juste derrière la Grèce. Parmi celles-ci figure la niche concernant l’emploi d’un salarié à domicile, qui constitue la seconde dépense fiscale la plus coûteuse. D’après la Cour des comptes, dans son rapport sur l’exécution du budget de 2024, elle atteint 6,7 milliards d’euros. Or, précise la Cour, ce dispositif est malheureusement capté pour moitié par les 10 % des ménages les plus riches. Certains plafonds leur sont d’ailleurs directement destinés : il est par exemple possible de déclarer jusqu’à 5 000 € de « petits travaux de jardinage » par an afin de s’en voir rembourser la moitié ! En diminuant ce plafond, nous permettrons au dispositif de se recentrer sur les populations qui en ont effectivement besoin, tout en conservant un effet incitatif. Cet amendement permettra simplement d’éviter l’effet d’aubaine pour les plus riches, et participera largement à la réduction de nos dépenses fiscales. Cet amendement conserve bien évidemment le plafond de 12 000 euros pour les services à la personne liés à la garde d’enfant, l’assistance des personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, ou aux autres personnes qui ont besoin d’une aide personnelle à leur domicile ou d’une aide à la mobilité dans l’environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile, ainsi que le plafond de 20 000 euros pour les personnes invalides. Il est évident que certains foyers très aisés pourraient être tentés d’avoir recours au travail non déclaré. Nous invitons donc le Gouvernement à réattribuer les moyens économisés dans le recrutement et la formation d’inspecteurs du travail, et plus largement dans la lutte contre le travail dissimulé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000166
Dossier : 166
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Date inconnue
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Le présent amendement propose une TVA à 5,5 % sur le gaz, l’électricité, le fioul et les carburants ; et non sur les opérations de réparation comme proposé au Sénat dans le présent article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001660
Dossier : 1660
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Date inconnue
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale. Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées. À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités. Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données. Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001661
Dossier : 1661
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer le crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour congé de certains exploitants agricoles d’une part en pérennisant le dispositif et d’autre part en étendant de 17 à 28 jours le nombre de jours de congés pouvant bénéficier du crédit d’impôt. L’agriculture française est confrontée à l’enjeu crucial de renouvellement des générations et d’installation de paysannes. Alors que le nombre d’exploitants baisse de 1 à 3 % par an et qu’on compte une installation pour deux ou trois départs à la retraite, ce renouvellement implique de redonner de l’attractivité à la profession agricole. Un crédit d’impôt permet aux agriculteurs contraints à une présence quotidienne sur la ferme de bénéficier d’un financement égal à 60 % des dépenses de remplacement pour congé, dans la limite de dix-sept jours par an. Selon le Service de remplacement, cette mesure a permis de développer l’accès aux congés, les remplacements pour congés passant de 80 000 journées à 180 000 journées, et le nombre de bénéficiaires de 10 000 à 20 000. Cet amendement vise à l’extension de cette mesure, par une prise en charge, à taux constant, des dépenses de remplacement pour les 28 premiers jours de congés. En outre, outre sa pérennisation est une mesure de simplicité, d’efficacité et de bon sens puisqu’elle permet de le consacrer dans le temps et d’éviter les sujets de sa reconduction chaque année. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001662
Dossier : 1662
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI prévoit de restaurer quelques recettes dégradées par la mise en place exceptionnelle d'une mesure qui surtaxe l’import de produits agricoles et animaux qui ne correspondent pas à nos normes de production, afin de protéger à la fois le monde paysan, nos assiettes, et de financer l’autonomie alimentaire dont la France a besoin. Néonicotinoïdes, Diméthoate, glyphosate, chlordécone, acétamipride… Le débat est systématiquement le même : il faudrait refuser d’interdire ces poisons, quand bien même ils seraient dangereux pour la santé, parce que les produits agricoles que nous importons en contiennent de toute façon. Les libéraux proposent d’autoriser chaque poison au nom de la concurrence mondiale subie par le monde agricole. Ce discours est particulièrement hypocrite : ce sont ces mêmes libéraux qui ont exposé nos agriculteurs à la violence du marché. Et qui désormais luttent contre toute limitation des poisons permettant une production moins chère, mais terriblement coûteuse pour la santé de nos agriculteurs et des consommateurs. Ce dumping environnemental et sanitaire pratiqué au nom du tout-marché n’a qu’une seule issue : notre fin. Il serait pourtant possible de faire précisément l’inverse, à savoir adopter un protectionnisme écologique, qui assure à nos agriculteurs que les produits importés sont au moins aussi sains que ceux que nous leur demandons de produire. Cela passe par l’interdiction de poisons sur notre sol, mis en parallèle de l’interdiction de produits empoisonnés. Par cet amendement, nous proposons donc que les produits importés, qui ne correspondent pas aux normes françaises, soient assujettis à une contribution égale à la différence entre leurs coûts de production et les nôtres. Une telle mesure a plusieurs avantages : Cet amendement propose donc de mettre un terme au tout-marché qui tue la planète aussi sûrement que la santé. Il s’agit du premier pas pour assurer la qualité du contenu de nos assiettes et des conditions de vie de nos paysans. Les recettes attendues d'une telle taxes sont inférieures à un milliard d'euro. Pour nos agriculteurs, un autre monde est également possible.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001665
Dossier : 1665
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Date inconnue
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La jurisprudence du Conseil d’État du 30 avril 2024 a précisé que l’exonération des plus-values prévue à l’article 151 septies du CGI ne s’applique pas aux nouveaux entrants dans une société agricole n’ayant pas deux exercices complets d’activité. Cette interprétation restrictive pénalise les jeunes agriculteurs qui s’installent et crée plusieurs effets contraires à l’objectif de renouvellement des générations en agriculture. En effet, elle conduit à imposer les jeunes exploitants sur des plus-values réalisées après leur installation, générées par des périodes d’activité antérieures dont ils ne sont pas responsables. Elle bloque également les transmissions partielles d’actifs agricoles, notamment les bâtiments et le matériel, nécessaires à la reprise progressive des exploitations. Enfin, cette interprétation restrictive neutralise les effets des relèvements des seuils de recettes ouvrant droit à l’exonération des plus-values professionnelles, tels qu’adoptés dans la loi de finances pour 2025. La présente dérogation vise à neutraliser les plus-values générées avant l’installation du jeune agriculteur, afin d’éviter une charge fiscale excessive lors de la transmission des exploitations. Ce dispositif permet également de maintenir une équité fiscale entre les exploitations individuelles et les sociétés agricoles, en harmonisant leur traitement au regard des plus-values professionnelles. En cohérence avec les politiques publiques d’installation et de transmission en agriculture, cette dérogation n’est applicable qu’aux jeunes agriculteurs bénéficiaires des aides à l’installation. L’objectif est aussi que cette dérogation accompagne le parcours à l’installation. Cette mesure ne change pas le mode de calcul et ni les plafonds et les taux d’exonération pour les autres associés.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001668
Dossier : 1668
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt audiovisuel (CIA) permet à ce jour à une société de production de déduire de son imposition sur les sociétés 25 % de certaines dépenses de production.
Cet amendement vise donc à rehausser le taux du crédit d’impôt audiovisuel de 25 % à 30 % pour les œuvres audiovisuelles de fiction. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000167
Dossier : 167
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Date inconnue
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Contrairement au Sénat qui a resserré les conditions du pacte « Dutreil », pourtant vital pour la pérennité de notre tissu industriel, le présent amendement propose de compléter le dispositif. Dans le respect des conditions prévues à cet article, il est proposé de permettre une exonération totale de droits de mutations à titre gratuit lors de la transmission d’une entreprise familiale, à condition que les héritiers, donataires ou légataires s’engagent à conserver cette entreprise pour une durée de dix ans. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000167
Dossier : 167
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement de repli des députés insoumis vient abaisser le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile à 2500 euros, contre 12 000 euros actuellement. Il s’agit du plafond global, le montant plus élevé pour les personnes dépendantes resterait inchangé. Ce montant de 2 500 euros correspond à deux fois le montant moyen du CISAP par foyer bénéficiaire (1 234 €), comme développé dans le rapport Courson sur l’application des mesures fiscales. De la sorte, seules les personnes engageant des dépenses importantes de personnel à domicile paieraient pleinement le coût de ces emplois. Les niches fiscales représentent en France près de 81 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances de l’État. À titre de comparaison, ce montant représente près de 8 fois le budget de la Justice ! La charge de la dette, qui inquiète tant la minorité présidentielle depuis plusieurs mois, ne représentent que 60 % du coût budgétaire de ces dépenses fiscales. La France est ainsi, selon une note du FMI de 2022, le second pays octroyant les dépenses fiscales les plus importantes, juste derrière la Grèce. Parmi celles-ci figure la niche concernant l’emploi d’un salarié à domicile, qui constitue la seconde dépense fiscale la plus coûteuse. D’après la Cour des comptes, dans son rapport sur l’exécution du budget de 2024, elle atteint 6,7 milliards d’euros. Or, précise la Cour, ce dispositif est malheureusement capté pour moitié par les 10 % des ménages les plus riches. Certains plafonds leur sont d’ailleurs directement destinés : il est par exemple possible de déclarer jusqu’à 5 000 € de « petits travaux de jardinage » par an afin de s’en voir rembourser la moitié ! En diminuant ce plafond, nous permettrons au dispositif de se recentrer sur les populations qui en ont effectivement besoin, tout en conservant un effet incitatif. Cet amendement permettra simplement d’éviter l’effet d’aubaine pour les plus riches, et participera largement à la réduction de nos dépenses fiscales. Cet amendement conserve bien évidemment le plafond de 12 000 euros pour les services à la personne liés à la garde d’enfant, l’assistance des personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, ou aux autres personnes qui ont besoin d’une aide personnelle à leur domicile ou d’une aide à la mobilité dans l’environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile, ainsi que le plafond de 20 000 euros pour les personnes invalides. Il est évident que certains foyers très aisés pourraient être tentés d’avoir recours au travail non déclaré. Nous invitons donc le Gouvernement à réattribuer les moyens économisés dans le recrutement et la formation d’inspecteurs du travail, et plus largement dans la lutte contre le travail dissimulé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001671
Dossier : 1671
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Non renseignée
Date inconnue
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L’article 793 bis, dans sa rédaction actuelle, impose une conservation en nature du bien transmis, sans tenir compte de l’évolution croissante de la gestion agricole au travers des structures sociétaires, notamment les sociétés foncières agricole (GFA) ou de droit commun (SC) et les sociétés d’exploitation agricoles, civiles (GAEC, EARL, SCEA), ou sous forme commerciale (SARL, SAS, …). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000168
Dossier : 168
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Date inconnue
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Cet amendement, proposé par les députés du groupe LFI, propose de réduire le coût du crédit d’impôt sur les services à la personne en instituant un barème de jouissance de ce crédit d’impôt dégressif avec les revenus déclarés des bénéficiaires. Le crédit d’impôt au titre de l’emploi d’un salarié à domicile, dit « CISAP », est la deuxième niche fiscale avec presque 7 milliards d’euros dépensés annuellement. Du fait de la défaillance de l’État organisée par les néolibéraux, cette niche est malheureusement essentielle pour une partie de la population : les personnes dépendantes, et les travailleurs précaires. Elle vient pallier la mauvaise prise en charge des dépenses liées à la dépendance, et le refus des gouvernements macronistes d’octroyer les moyens pour lutter efficacement contre le travail non déclaré. Nouvelle preuve du mauvais outil de politique publique que sont les niches fiscales, le CISAP profite essentiellement aux ménages les plus riches. Le rapport de la Cour des comptes sur le sujet précise que 50 % de la dépense fiscale est capté par les 10 % les plus riches. Alors qu’il est censé soutenir les dépenses de chaque foyer, il profite à celles et ceux qui en ont le moins besoin ! Afin de corriger cette inégalité absurde, et de redonner du souffle au financement de nos services publics, nous proposons donc de mettre en place un taux variable de bénéfice du CISAP (hors dépenses liées à l’invalidité) qui dépende directement des revenus des personnes qui en bénéficient. Ainsi le taux du crédit d’impôt : – Est maintenu pour les personnes qui disposent de moins de 30 000 € par an. – Est abaissé à 30 % pour les personnes qui disposent d’entre 30 000 € et 45 000 € par an. – Est abaissé à 10 % pour les personnes qui disposent de 45 000 € à 70 000 € par an. – Est abaissé à 1 % pour les personnes qui disposent de plus 70 000 € par an. Ce dernier taux, marginal et symbolique, permettra surtout une continuité des déclarations de dépenses en frais de personnel de la part des plus riches. De cette manière, il sera possible à l’administration fiscale de détecter des anomalies par une rupture statistique d’une année sur l’autre, et de lutter efficacement contre le travail non déclaré auquel les plus riches pourraient être tentés d’avoir recours. Nous proposons donc d’introduire au sein de ce crédit d’impôt un principe simple : plus une personne est riche, moins il y a de raison qu’elle en bénéficie. De cette manière, nous pourrons investir dans des services publics essentiels à la réalisation de chacun. Il est évident que certains foyers très aisés pourraient être tentés d’avoir recours au travail non déclaré. Nous invitons donc le Gouvernement à réattribuer les moyens économisés dans le recrutement et la formation d’inspecteurs du travail, et plus largement dans la lutte contre le travail dissimulé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000169
Dossier : 169
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la CFE, dans le cadre du plan de suppression des impôts de production du Rassemblement national. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001693
Dossier : 1693
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de rétablir progressivement la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), dans un premier temps pour les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse un milliard d’euros, avant un élargissement progressif aux entreprises de taille intermédiaire (ETI). La suppression de la part régionale de la CVAE a constitué un nouveau cadeau fiscal aux grandes entreprises. Les chiffres sont sans appel : les deux tiers des gains liés à cette suppression ont bénéficié à 10 000 grandes entreprises, souvent issues des secteurs les plus polluants. Après l’avoir réduite de moitié en 2021 puis en 2023, Sébastien Lecornu annoncé son souhait de la faire disparaître dès 2028, poursuivant une politique de démantèlement fiscale au profit des plus grands groupes. Pourtant, la CVAE ne concernait que les entreprises réalisant plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires, et de nombreux régimes d’exonération en limitaient déjà la portée. Cette décision s’inscrit dans une logique de fragilisation des finances locales. En supprimant un impôt dynamique et directement lié à l’activité économique des territoires, l’État a privé les collectivités d’un levier fiscal essentiel. La note de conjoncture sur les finances locales de la banque postale de 2025 démontre que jamais en 15 ans la trésorerie et l’épargne nette des collectivités locales n’ont été aussi faible. La compensation promise est, de surcroît, largement insuffisante, car elle repose sur une moyenne de recettes calculée sur les années 2020 à 2022, période particulièrement défavorable pour la CVAE en raison de la crise sanitaire et économique, avec une chute de recettes de 6 % en 2020. Ce choix affaiblit encore l’autonomie financière des collectivités, pourtant garantie par la Constitution. En parallèle, le Gouvernement justifie ces cadeaux fiscaux au nom de la compétitivité et de l’attractivité économique du territoire. Cet argument ne résiste pas à l’examen. Le Comité d’évaluation du plan France Relance, dans son rapport de janvier 2024 sur la réduction des impôts de production, souligne que la France était déjà le pays le plus attractif d’Europe avant la suppression de la CVAE. Les véritables facteurs d’attractivité sont ailleurs : infrastructures de qualité, services publics performants, formation et compétences des travailleurs. Une fiscalité juste et stable n’est pas un frein, mais une condition de développement équilibré. Enfin, le rapport conjoint du président de la commission des finances Éric Coquerel et de l’ancien rapporteur général du budget Jean-René Cazeneuve a montré la facilité avec laquelle les grandes entreprises peuvent minorer leurs résultats pour échapper à l’impôt, renforçant encore l’injustice de cette mesure. Ainsi, les députés LFI proposent de rétablir graduellement la CVAE pour les très grandes entreprises, puis son extension aux ETI. Contrairement à la volonté du gouvernement de poursuivre toujours plus loin une politique de l'offre qui a lamentablement échoué, cet amendement constitue une mesure de justice fiscale et de soutien aux collectivités locales, tout en contribuant à la bifurcation écologique par une meilleure contribution des secteurs les plus polluants. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001698
Dossier : 1698
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de ne retenir que l’année 2023 pour le calcul de la compensation de la perte de la CVAE versée aux collectivités territoriales. En effet, le dispositif actuellement retenu par le Gouvernement repose sur une moyenne des produits de CVAE des années 2020, 2021 et 2022, or ces exercices ont été profondément affectés par la crise du Covid-19 et par la dégradation conjoncturelle de l’activité économique. Le produit de la CVAE a ainsi diminué sensiblement en 2021 et 2022, faussant à la baisse la base de compensation. Cette situation a été largement dénoncée par l’Association des maires de France (AMF) et l’Association des départements de France (ADF). La fraction de TVA censée remplacer la CVAE s’avère par ailleurs instable et peu dynamique, car elle dépend directement de la conjoncture économique. Or, les recettes de TVA ont ralenti en 2023 et 2024, ce qui aggrave encore la perte de ressources locales. Les collectivités se voient donc doublement pénalisées : privées d’un impôt dynamique et durable, et mal compensées par des mécanismes fragiles et conjoncturels. Les gouvernements successifs poursuivent une logique inquiétante : imposer de nouvelles charges aux collectivités d’une main, tout en affaiblissant leur autonomie fiscale de l’autre. Face à cette situation, et tout en réaffirmant notre opposition ferme à la suppression de la CVAE, les députés LFi proposent a minima que la compensation de cette suppression soit calculée uniquement sur l’année 2023, seule année représentative d’un niveau de recettes post-crise, afin de mieux garantir les ressources des communes et des départements. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000017
Dossier : 17
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la niche fiscale des journalistes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000170
Dossier : 170
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à compléter le dispositif d’exonération prévu à l’article 10 du projet de loi de finances pour 2026, afin d’y inclure une exonération sociale de CSG et de CRDS, en miroir de l’exonération fiscale instaurée au bénéfice des éleveurs touchés par des crises sanitaires affectant leur cheptel reproducteur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001700
Dossier : 1700
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Date inconnue
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001702
Dossier : 1702
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Date inconnue
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L’article 36 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse des concours publics alloués à l’audiovisuel public à hauteur de -70,8 M€ par rapport aux moyens inscrits en loi de finances initiale pour 2025, répartis comme suit : -65,3M€ pour France Télévisions, – 4M,1 € pour Radio France et -1,5M€ pour l’Institut National de l’Audiovisuel. Cette réduction constitue la troisième baisse consécutive des ressources de l’audiovisuel public par rapport à la trajectoire arbitrée fin 2023 (4,026 Mds€ en LFI 2024 ; 3,949Mds€ en LFI 2025 ; 3,878Mds€ en PLF2026), inscrite dans les projets de contrats d’objectifs et de moyens (COM) 2024‑2028 et sur la base de laquelle les sociétés étaient pilotées. En 2024 et 2025, les réductions sont intervenues en cours d’exécution budgétaire pour les sociétés : via une annulation de crédits en cours d’année 2024, puis par des réductions successives jusqu’au début de l’année 2025 et la promulgation du PLF en février 2025, soit après l’adoption de leur budget par les sociétés. Ces décisions successives rendent éminemment imprévisibles les concours publics, et par conséquent très complexe le pilotage des sociétés de l’audiovisuel public. Cette difficulté est accentuée par l’absence de COM, ceux de 2024‑2028 ayant été rejetés par le Parlement en novembre 2024, justement en raison de la caducité, dès la première année d’exécution, de la trajectoire des concours publics. Une nouvelle réduction des concours publics des sociétés de l’audiovisuel public les placerait dans un risque d’impasse budgétaire et de trésorerie, alors même que leurs missions ambitieuses n’ont pas évolué et que leur rôle demeure plus essentiel que jamais. La France dispose d’un audiovisuel public de grande qualité, il est nécessaire de l’accompagner face aux défis que représentent la transformation numérique, le développement de l’intelligence artificielle, la lutte contre la désinformation, le renouvellement de l’offre pour s’adapter aux jeunes publics et le renforcement de la proximité. Cet amendement vise à maintenir pour 2026 le montant voté dans la loi de finances pour 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001703
Dossier : 1703
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de modifier le mode de calcul de la compensation de la CVAE afin de ne pas retenir les années 2021 et 2022 dans la moyenne actuellement utilisée. En effet, ces exercices correspondent au produit de CVAE versée en 2020, année profondément marquée par la crise sanitaire du Covid-19, qui a provoqué un effondrement temporaire de l’activité économique et une baisse mécanique des recettes fiscales des collectivités. Le maintien de ces années dans le calcul fausse la compensation en la minorant artificiellement, au détriment des communes, départements et régions. Cette situation est d’autant plus injuste que la suppression de la CVAE, à laquelle nous demeurons fermement opposés, prive déjà les collectivités d’un levier fiscal essentiel et affaiblit leur autonomie financière, pourtant garantie par la Constitution. Afin de mieux compenser la perte de recettes liée à la disparition de la CVAE et de préserver les moyens d’action des collectivités locales, les députés LFi proposent a minima d’exclure les années 2021 et 2022 du calcul de la compensation, afin de ne pas pénaliser injustement les collectivités. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001705
Dossier : 1705
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de supprimer cet article qui accélère la suppression de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et fragilise encore le financement de nos services publics. Alors même que le rapport sur la fiscalité des entreprises, conduit par le président de la Commission des finances Éric Coquerel et Jean-René Cazeneuve, mettait en lumière la facilité avec laquelle les grandes entreprises peuvent occulter leurs résultats afin d’échapper à l’impôt, le Gouvernement persiste aveuglément dans sa politique de cadeaux fiscaux au profit des plus grands groupes. Les faits sont clairs : les deux tiers des gains issus de la suppression de la part régionale de la CVAE ont bénéficié à 10 000 grandes entreprises, dont une majorité appartient aux secteurs les plus polluants. Sans revenir sur la suppression totale de cet impôt, le Gouvernement a choisi d’en échelonner la disparition complète en 2030, après l’avoir déjà réduite de moitié en 2021 puis en 2023, pour au final annoncer sa suppression dès 2028. Pourtant, la CVAE n’affectait pas les très petites entreprises. Seules les structures réalisant plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires étaient concernées et de nombreux dispositifs d’exonération en limitaient déjà la portée. Cette politique s’est faite au détriment des collectivités territoriales, privées d’un de leurs derniers leviers fiscaux et confrontées à une compensation incomplète. Celle-ci repose en effet sur une moyenne des produits de CVAE perçus entre 2020 et 2022, années marquées par la crise sanitaire et la baisse d’activité économique, avec une chute des recettes de 6 % dès 2020. Pour justifier cette suppression, le Gouvernement invoque la nécessité de renforcer l’attractivité économique du pays. Cet argument ne tient pas. Le Comité d’évaluation du plan France Relance, dans son rapport de janvier 2024 consacré à la réduction des impôts de production, a démontré que la France était déjà le pays le plus attractif d’Europe avant la suppression de la CVAE. Ce cadeau fiscal, qui grève le budget de l’État à hauteur de dizaines de milliards d’euros, n’a aucune justification économique et ne profite qu’à une minorité de grandes entreprises. C’est pourquoi les députés LFI proposent, à défaut de rétablir la CVAE telle qu’elle existait auparavant, d'assurer qu'elle ne soit pas supprimée à bride abattue, première étape vers un rétablissement progressif d’une fiscalité juste et équitable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000171
Dossier : 171
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Date inconnue
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Les deux dernières tranches de la centrale de Fessenheim, implantées sur le territoire de la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach (CCARB) ont fermé respectivement les 22 février et 30 juin 2020. La fermeture de cet établissement a entraîné une perte de recettes fiscales totale de l’ordre de 13 M€ sur l’ensemble du territoire, la CCARB étant la collectivité la plus touchée avec une perte de recettes de fiscalité professionnelle de 6,7 M€ par an. La CCARB est particulièrement impactée en raison par ailleurs du versement conséquent d’attributions de compensations (AC) à la commune de Fessenheim (environ 40 % de la totalité des AC versées) en contrepartie des recettes de fiscalité professionnelle. Parmi ces AC, figure la prise en charge par l’EPCI de la contribution de la commune au Fonds national de garantie individuelle de ressources (FNGIR) s’élevant à 2,9 M€. Malgré l’existence de leviers fiscaux mobilisables, la mise en œuvre des mécanismes compensatoires déjà prévus par le législateur et une situation financière globalement saine de la communauté de communes Alsace Rhin-Brisach (CCARB), la fermeture totale de la centrale nucléaire produira des impacts sur le territoire à moyen et long terme à court et moyen terme, dans l’attente des premières retombées fiscales du nouveau projet de territoire à horizon 2030 : implantation de Liebherr sur la zone EcoRhena et la mise en activité du Technocentre. En ce qui concerne la commune de Fessenheim, seul le démantèlement (déconstruction totale prévue pour 2037‑2041 du CNPE) devrait conduire à une perte de recettes et pourrait d’ailleurs faire l’objet d’un accompagnement par l’État via le mécanisme compensatoire de pertes de taxe foncière sur les propriétés bâties, mis en place par l’article 138 de la loi de finances pour 2024. Les modalités de compensation actuellement fixées par la loi et dont la CCARB a bénéficié sont insuffisantes pour faire face aux conséquences de la fermeture totale du CNPE de Fessenheim. Une dotation spécifique apparaît nécessaire pour apporter un soutien financier supplémentaire à la CCARB, durement touchée par cette fermeture, dans l’attente d’une reprise d’activité économique sur son territoire. Cette dotation spécifique sera créée dans le programme 119, dans l’action 06, comme les dotations de compensations de pertes de recettes fiscales à la suite de la réforme des impôts de production et de la taxe d’habitation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000171
Dossier : 171
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la niche fiscale des journalistes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000172
Dossier : 172
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la niche fiscale des conseillers régionaux. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000172
Dossier : 172
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Date inconnue
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Les deux dernières tranches de la centrale de Fessenheim, implantées sur le territoire de la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach (CCARB) ont fermé respectivement les 22 février et 30 juin 2020. La fermeture de cet établissement a entraîné une perte de recettes fiscales totale de l’ordre de 13 M€ sur l’ensemble du territoire, la CCARB étant la collectivité la plus touchée avec une perte de recettes de fiscalité professionnelle de 5,8 M€ par an. La CCARB est particulièrement impactée en raison par ailleurs du versement conséquent d’attributions de compensations (AC) à la commune de Fessenheim (environ 40 % de la totalité des AC versées) en contrepartie des recettes de fiscalité professionnelle. Parmi ces AC, figure la prise en charge par l’EPCI de la contribution de la commune au Fonds national de garantie individuelle de ressources (FNGIR) s’élevant à 2,9 M€. Malgré l’existence de leviers fiscaux mobilisables, la mise en œuvre des mécanismes compensatoires déjà prévus par le législateur et une situation financière globalement saine de la communauté de communes Alsace Rhin-Brisach (CCARB), la fermeture totale de la centrale nucléaire produira des impacts sur le territoire à moyen et long terme, dans l’attente des premières retombées fiscales du nouveau projet de territoire à horizon 2030 : implantation de Liebherr sur la zone EcoRhena et la mise en activité du Technocentre. En ce qui concerne la commune de Fessenheim, seul le démantèlement (déconstruction totale prévue pour 2037‑2041 du CNPE) devrait conduire à une perte de recettes et pourrait d’ailleurs faire l’objet d’un accompagnement par l’État via le mécanisme compensatoire de pertes de taxe foncière sur les propriétés bâties, mis en place par l’article 138 de la loi de finances pour 2024. Les modalités de compensation actuellement fixées par la loi et dont la CCARB a bénéficié sont insuffisantes pour faire face aux conséquences de la fermeture totale du CNPE de Fessenheim. Une dotation spécifique apparaît nécessaire pour apporter un soutien financier supplémentaire à la CCARB, durement touchée par cette fermeture, dans l’attente d’une reprise d’activité économique sur son territoire. Cette dotation spécifique sera créée dans le programme 119, dans l’action 06, comme les dotations de compensations de pertes de recettes fiscales à la suite de la réforme des impôts de production et de la taxe d’habitation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001722
Dossier : 1722
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Date inconnue
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En créant un indicateur sur le taux d’appels traités par la plateforme téléphonique Viols-Femmes-Information gérée par le collectif féministe contre le viol (CFCV), le présent amendement permet de mieux distinguer les différentes mesures financées par le programme 137 pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Cet amendement, déjà adopté en première lecture au PLF 2025, est à nouveau porté par les co-rapporteures de la Délégation aux droits des femmes sur le PLF 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001730
Dossier : 1730
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Date inconnue
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La première stratégie nationale de lutte contre le système prostitutionnel a été lancée en mai 2024. Elle prévoit le renforcement de l’application de la loi de 2016 dans son volet social, notamment via l’appui aux parcours de sortie de prostitution. Le présent amendement vise à créer un nouvel indicateur portant sur le nombre de demandes de parcours de sortie de prostitution (PSP) validées par les commissions départementales dans l’année. Pour l’instant, l’indicateur 3.1 précise le nombre de PSP en cours mais ne donne pas d’informations sur le nombre de PSP demandés. Or, selon les associations de terrain, le nombre de demandes acceptées se trouve très en deçà des besoins réels (845 parcours de sortie pour une estimation totale de 40 000 personnes en situation de prostitution, dont 30 % de mineurs). Ce nouvel indicateur permettra de suivre la proportion de demandes validées chaque année. Cet amendement déjà adopté en première lecture au PLF 2025, est à nouveau porté par les co-rapporteures de la Délégation aux droits des femmes sur le PLF 2026. Il a été adopté au Sénat grâce à la mobilisation des sénatrices et sénateurs de la Délégation aux droits des femmes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001731
Dossier : 1731
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Date inconnue
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L’aide universelle d’urgence dont peuvent bénéficier les victimes de violences conjugales (AUVVC), est déployée sur tout le territoire depuis le 1er décembre 2023. Cependant, à ce jour, aucun objectif ni indicateur ne permet d’évaluer l’efficacité de ce dispositif qui concentre pourtant près d'un tiers des crédits du programme 137. Le présent amendement vise à combler ce manque en créant un indicateur permettant le suivi du nombre de femmes bénéficiaires de l’AUVVC. Cet amendement déjà adopté en première lecture au PLF 2025, est à nouveau porté par les co-rapporteures de la Délégation aux droits des femmes sur le PLF 2026. Il a également été adopté en première lecture au Sénat grâce à la mobilisation des sénatrices et sénateurs de la Délégation aux droits des femmes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001735
Dossier : 1735
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique Fréquence : annuelle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001736
Dossier : 1736
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Date inconnue
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L’article 65 quinquies du projet de loi de finances pour 2026 prévoit d’imposer une garantie obligatoire contre les dommages causés par les émeutes, financée par une augmentation des primes d’assurance payées par l’ensemble des assurés. Ce dispositif conduit à faire supporter à tous les Français un coût supplémentaire sur leurs contrats d’assurance afin de couvrir les dégradations commises lors de violences urbaines. Une telle mesure pose un problème de principe. Le maintien de l’ordre public et la protection des biens et des personnes relèvent en premier lieu de la responsabilité de l’État, mission déjà financée par l’impôt. Il n’est donc pas justifié de demander aux assurés de contribuer une seconde fois pour compenser les conséquences financières de ces événements. Par ailleurs, ce mécanisme revient à faire payer la majorité des citoyens pour les agissements d’une minorité, y compris ceux qui sont directement victimes des dégradations. Plutôt que de créer une charge supplémentaire pesant sur tous les assurés, il apparaît préférable de renforcer la responsabilité des auteurs de ces violences. Pour ces raisons, le présent amendement propose la suppression de l’article 65 quinquies. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000174
Dossier : 174
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Date inconnue
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Les machines à sous, dont l’exploitation est exclusivement autorisée pour les casinos, génèrent l’essentiel du chiffre d’affaires du secteur. Leur autorisation, à titre expérimental, dans les clubs de jeux à Paris pourrait constituer une nouveau potentiel de développement de chiffre d’affaires et de rentrées fiscales, en particulier pour viser une clientèle touristique actuellement peu nombreuse à fréquenter ces clubs à Paris. Au demeurant, à l’instar des cercles de jeux avant l’expérimentation, les machines à sous clandestines à Paris constituent un vecteur de blanchiment d’argent. Pour éviter toute distorsion de concurrence avec les casinos, le régime fiscal applicable aux clubs de jeux pourrait se rapprocher de celui applicable aux casinos, au terme de l’expérimentation prévue par la loi du 28 février 2017. Le présent amendement vise ainsi à autoriser les machines à sous, dans le cadre de l’expérimentation, pérennisée par le Sénat, de la loi du 28 février 2017, au sein des clubs de jeux à Paris. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001740
Dossier : 1740
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Non renseignée
Date inconnue
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Les consommateurs comme les entreprises ont plus que jamais besoin de visibilité dans les dispositifs, à plus forte raison dans le contexte actuel de transition énergétique et écologique qui impose des investissements importants pour les acteurs de la filière. Cet amendement a été élaboré avec Mobilians. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001746
Dossier : 1746
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l’Éducation nationale Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000175
Dossier : 175
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à remonter le taux de la CDHR à 30 % contre 20 % aujourd’hui. La CDHR instaure une contribution permettant d’assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus. Cet impôt différentiel n’impacte donc qu’une minorité de contribuables ayant un revenu fiscal très élevé, entre 250 000 euros (célibataire) et 500 000 euros (pour un couple). Le taux mis en œuvre par le Gouvernement reste trop faible pour faire contribuer de manière juste les ménages les plus aisés. Les inégalités se sont aggravées depuis plus de 20 ans, et ont explosé sous les quinquennats Macron. En 2023, le niveau de vie moyen des 10 % les plus riches était 7,3 plus élevé que les 10 % les plus pauvres, alors que ce ratio n’atteignait que 6,3 en 2016, et même 5,9 au début des années 2000. En ciblant les 1 % des ménages les plus aisés, la CDHR garantit une forme de progressivité, certes imparfaite, de l’impôt sur le revenu. Les diverses niches fiscales et les mécanismes d’évitement à l’impôt ont produit autant de manières aux plus aisés de payer un faible niveau d’impôt par rapport à leurs revenus réels. Si les hauts revenus payaient leur juste part d’impôt, cette mesure ne devrait pas rapporter un seul centime ! C’est donc une mesure de justice fiscale qui est d’autant plus nécessaire à renforcer que son rendement permettra de rétablir nos services publics saccagés par les saignées austéritaires des dernières années. Ce dispositif vise donc à augmenter de 10 points le taux de cette contribution afin de faire contribuer davantage les ménages les plus aisés de notre pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000175
Dossier : 175
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Date inconnue
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La taxe sur le streaming musical, créée à l’article 1609 sexdecies C du code général des impôts, alourdit inutilement le coût de l’accès à la musique pour les consommateurs. Cette taxe finance le Centre national de la musique, dont le RN demande la suppression. Dans les faits, cette taxe est répercutée sur les abonnements aux plateformes de musique en ligne, renchérissant un service devenu essentiel, notamment pour les jeunes. Présentée comme une contribution du numérique à la création, elle aboutit en réalité à faire payer deux fois le public, déjà contributeur via les droits d’auteur et la fiscalité générale. Sa suppression vise donc à protéger le pouvoir d’achat des usagers, tout en soutenant la diffusion légale de la musique plutôt que de la décourager par une fiscalité supplémentaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001752
Dossier : 1752
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable.
Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable.
Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances.
Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants.
Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement.
Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année. Amendement suggéré par l'Association des Départements de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001753
Dossier : 1753
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI, adopté ces 2 dernières années par l’Assemblée nationale avant d’être écarté par le Gouvernement, vise à conditionner le versement des aides publiques France 2030 aux grandes entreprises. Il prévoit, pour les grandes entreprises, que le concours des crédits de la mission : « Investir pour la France de 2030 » est soumis à la souscription et au respect des engagements suivants : 1° Le maintien de leurs activités sur le territoire national pour une période minimale de 10 années à compter de la date de perception dudit financement ; 2° Le maintien de ses effectifs de salariés, au moins à son niveau de l’année de perception des crédits issus de la mission : « Investir pour la France de 2030 » ; 3° La définition d’une stratégie industrielle conjointe entre l’opérateur et l’entreprise bénéficiaire de crédits de la mission « Investir pour la France de 2030 » en prenant en compte le maillage territorial et les compétences existants dans les anciens bassins désindustrialisés pour l’installation de sites de production. La stratégie industrielle conjointe comprend des critères de production au service d’objectifs sociaux et environnementaux. Les crédits de la mission Investir pour la France de 2030 s’élèvent à près de 5,5 milliards d’euros en 2026, ces sommes importantes doivent être assorties de garanties et d’engagements de la part des bénéficiaires. La mesure proposée ici concerne les entreprises comptant plus de 5 000 employés et ayant un chiffre d’affaire annuel supérieur à 1 500 millions d’euros ou un total de bilan supérieur à 2 000 millions d’euros. Elle permet de sécuriser les investissements publics consentis au service d’une politique industrielle cohérente et élaborée de concert avec les entreprises concernées. Elle participe à un aménagement du territoire équilibré qui prend en compte les objectifs industriels des entreprises et de la puissance publique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001754
Dossier : 1754
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI demande la remise d’un rapport sur la mise en place d’un plancher de détention de dette souveraine pour les banques privées et assurances opérant en France. Le Gouvernement ne cesse d’alerter sur le risque d’insoutenabilité de la dette française. Il ne fait pourtant rien pour s’attaquer à la structure de l’endettement français. Nous nous finançons en effet massivement sur les marchés financiers ce qui augmente le pouvoir de coercition des acteurs de la finance sur le pays et les politiques publiques à mener. La réduction de la dépendance à des acteurs privés étrangers et au fonctionnement des marchés est une piste indispensable à creuser pour reprendre le contrôle de notre dette. Pour cela, nous défendons la réintroduction d’un circuit du Trésor adapté aux enjeux de notre époque. La mise en place dans un premier temps d’un seuil plancher de détention de dettes souveraines pour les établissements bancaires permettrait d’augmenter la demande de bons du Trésor et donc d’influer à la baisse sur les taux d’intérêts mais aussi d’augmenter la part de la dette détenue par des résidents. Le rapport demandé par cet amendement permettra d’en éclairer les conditions et les modalités. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001755
Dossier : 1755
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l’Action et des Comptes publics Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001773
Dossier : 1773
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001774
Dossier : 1774
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Date inconnue
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001775
Dossier : 1775
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000178
Dossier : 178
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Date inconnue
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La France est le dernier grand pays contributeur à ne pas bénéficier de « correction forfaitaire », autrement dit un « rabais » sur sa contribution financière à l’Union européenne. L’Italie, autre pays contributeur net sans rabais a au moins obtenu des sommes bien plus importantes que la France dans le cadre du plan « Facilité pour la reprise et la résilience (FRR) ». Nous estimons que la France n’aurait jamais dû contribuer financièrement à ce niveau pour un budget européen dont elle a systématiquement été la grande perdante. En outre, il est désormais totalement irresponsable que le Gouvernement français continue à jouer au « Bon Samaritain » alors que notre pays traverse la plus grave crise budgétaire depuis la Libération. Par ailleurs, il est parfaitement faux et malhonnête de considérer que la coopération européenne nécessite un budget en constante augmentation et dont les actions dépassent depuis longtemps les mandats que lui donnent les traités. La Commission européenne doit donc faire les économies qui s’imposent pour faire mieux avec moins d’argent. Ou peut être même, faire moins pour faire mieux. Cet amendement propose donc de diminuer la participation de la France au budget de l’Union européenne de 8,7 milliards d’euros, dont : 5,7 milliards d’euros pour revenir aux crédits de la loi de finances pour 2025 (annulation de la hausse pour 2026), et 3 milliards d’euros pour retrouver la norme historique de contribution nette française au budget de l’UE (autour de 7 Mds €, contre 10 Mds € dernièrement). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000178
Dossier : 178
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Date inconnue
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Cet amendement, présenté par le Groupe Socialistes et apparentés propose de rétablir l’ISF, en lieu et place de l’IFI, dans les moutures qui prévalait avant l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Afin de remédier au principal défaut de cet impôt, l’exclusion des biens professionnels, il est proposé d’inclure ces derniers à l’assiette de l’imposition mais en faisant l’objet d’un taux réduit, d’environ un quart du taux plein portant sur le reste du patrimoine et selon un barème très progressif, exonérant les entreprises dont la valeur est inférieure à 50 millions d’euros, et avec un taux marginal allant jusqu’à 0,25% pour la tranche supérieure à 200 millions d’euros. Concomitamment, il est proposé de revenir sur l’effacement des plus-value-latentes opéré lors d’une succession. Ces dernières seraient malgré tout imposées sur un barème inférieur à celui en vigueur dans le cas de la réalisation des plus-values du vivant. Le barème ainsi calibré exonère complètement d’effort 70% des français, le rendement de la mesure reposant pour 90% sur les « héritage dorés » du haut de la pyramide des richesses. Le rendement de cette mesure est estimé à 6 Md€ et permet de compenser la dégradation du solde budgétaire suite au passage du texte au Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001785
Dossier : 1785
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Date inconnue
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L’article 76 prévoit que le dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités territoriales (DILICO), instauré en 2025 pour faire contribuer les collectivités à l’effort national de redressement des finances publiques, sera renouvelé en 2026, sous la forme d'un DILICO 2, avec un montant global de 890 millions d’euros. S'il est allégé par rapport à la copie du gouvernement, nous considérons que ce dispositif injuste doit être supprimé. Cette ponction privera les collectivités de marges de manœuvre pour l’investissement local alors qu’elles subissent déjà la baisse de la DGF, la réduction des dotations spécifiques et la hausse de leurs charges obligatoires. Selon la Cour des comptes, en instituant un prélèvement inconditionnel, le DILICO met en danger les collectivités qui subiraient des évolutions de recettes imprévisibles. De plus, obéissant à un calendrier indépendant de la conjoncture économique, le DILICO n'a aucun effet contra-cyclique. Enfin, son effet péréquateur est incomplet, la totalité des fonds n'étant pas redistribué. Ainsi, la suppression du DILICO 2 apparaît indispensable pour protéger l’autonomie des finances locales, préserver l’investissement public au service des territoires et restaurer la confiance entre l’État et les collectivités. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001787
Dossier : 1787
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réformer le système de l’héritage en mettant en place un flux successoral. Quant à la mise en place d’un flux successoral, cette idée part du constat qu’il y a dans la structure de notre droit successoral, plus que dans sa philosophie même, des injustices. Grâce aux différents abattements cumulables, les personnes qui reçoivent le plus d’héritage ou qui ont le plus de contrats d’assurance vie peuvent économiser plus en proportion des montants hérités, par rapport à ceux qui n’héritent qu’une ou deux fois dans leur vie. Le principe du flux successoral tend justement à mettre en place un abattement unique, de 200 000 euros, pris en compte tout au long de la vie. Une personne qui hérite 500 000 euros d’un coup sera donc autant que taxée que celle qui hérite 500 000 euros en plusieurs fois (comme par exemple l’abattement de 100 000 euros en ligne directe utilisable deux fois si les parents sont séparés). L’abattement que nous proposons, de 200 000 euros, permet d’exonérer d’impôt environ 90% des héritiers. Ce système n’est pas nouveau. L’Irlande a choisi cette voie depuis 1976. L’OCDE a d’ailleurs de nombreuses fois jugé ce système efficace et particulièrement équitable. De plus, nous préconisons une suppression de la niche fiscale de l’assurance vie pour la faire entrer de plein droit dans l’actif successoral. En effet, bien que la France soit un pays avec des taux pouvant sembler importants en matière successorale, la progressivité du barème est mitée par diverses niches dont l’AV. Le taux moyen effectif d’imposition des grosses successions n’est que de 10%. Outre le fait qu’elle nous coûte 5 Milliards par an, elle n’est pas détenue par les classes populaires. Parmi les patrimoines < 150 000€, 20% ont une assurance. Parmi les patrimoines > 1 000 000 d’euros, 82% ont une assurance vie. Selon France Stratégie, supprimer l’assurance vie pourrait permettre d’augmenter de 20% le rendement de la fiscalité des transmissions. Dans la mesure où 3,4 Mds€ de recettes peuvent être attendues à la suite de l’adoption d’un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu’il fait exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001788
Dossier : 1788
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réformer le crédit d’impôt recherche (CIR). S’il a pu présenter des effets positifs sur l’économie, ces derniers ne sont pas justifiés au regard de son coût pour nos finances publiques : 8 milliards d’euros. Pour rappel, il s’agit de la première niche fiscale française. Le but était de créer de l’emploi. Les chiffres nous montrent que c’est très largement inefficace. L’OFCE et France Stratégie nous expliquent que sur 60 milliards d’euros distribués entre 2008 et 2021, un peu moins de 400 000 emplois ont été créés, soit presque 13 000 euros par mois par emploi alloué aux entreprises. Premièrement, nous proposons d’abaisser le plafond pour bénéficier du CIR à 50 millions d’euros afin d’épargner les petites et moyennes entreprises et de faire contribuer les plus grandes. Comme l’ont démontré notre collègue Fabien Gay dans son rapport et de nombreux économistes : là où le CIR est efficace, c’est chez les TPE-PME. En effet, les grandes entreprises touchent généralement un montant de CIR qui constitue une faible part de leurs dépenses de R&D. Stellantis par exemple a ainsi perçu 63 millions d’euros de CIR alors qu’elle dépense chaque année plus de 2 milliards d’euros en R&D. De l’autre côté, des études, comme celle de P. Aghion pour le CAE démontre que le CIR est 2,5 fois plus efficace pour les TPE PME. Pour un euro dépensé, 2 fois plus de brevets sont déposés. Le même P. Aghion propose d’ailleurs de baisser le plafond à 20 millions et de supprimer le taux de 5% post 100 millions. Ensuite, notre amendement vise à conditionner le CIR au maintien d’emplois de chercheur. Car nombreuses ont été les entreprises bénéficiaires du CIR qui n’ont pas simplement maintenu de l’emploi mais supprimé de l’emploi. Par exemple : - Intel ; 28 milllions reçus entre 2010 et 2015 -> 750 licenciement Cet amendement pouvant générer 200 millions d'euros de recettes, il participe au rééquilibre de notre situation budgétaire, et fait ainsi exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001789
Dossier : 1789
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à instaurer une dose de progressivité dans le pacte Dutreil. Le Dutreil, bien documenté désormais, coûte 5,5 milliards d’euros par an à nos finances publiques, et pas 500 millions comme les gouvernements successifs l’ont avancé pendant 10 ans. La philosophie du Pacte Dutreil présente des intérêts à certains égards pour les TPE-PME pour qui les droits de succession peuvent représenter une charge (bien que le paiement peut être échelonné sur 15 ans). Néanmoins, il a été dévoyé comme le documente la Cour des comptes. Les entreprises qui l’utilisent le plus sont des entreprises de plus de 500 salariés et 1% des donataires/héritiers représentent 3,5 milliards de perte fiscale ! De fait, le montant moyen des pactes est très loin de la valorisation de la boulangerie du coin : 5 millions d’euros, sachant que la moitié sont supérieurs à 50 millions. Le dutreil pouvant être cumulé avec d’autres abattements ou exonérations (nue-propriété, 50% avant 70 ans…), le taux d’imposition effectif peut être ramené à 5% au lieu de 45% pour les grosses successions. Il est devenu une méthode d’optimisation fiscale agressive. Notre amendement veut donc ramener l’exonération à 50% au lieu de 75% pour les pactes supérieurs à 50 millions d’euros. Cette proposition a été reprise par le Conseil des prélèvements obligatoires qui chiffre à 1,3 milliards le gain pour nos finances publiques. Étant susceptible de produire une telle recette de 1,3 Mds€, cet amendement participe au rééquilibre de notre situation budgétaire et fait ainsi exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000179
Dossier : 179
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à substituer à la taxe sur les croisières instaurée au Sénat une droit de timbre sur les visas touristiques défendu par le Rassemblement national dans son contre-budget. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001790
Dossier : 1790
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Date inconnue
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Cet amendement vise à plafonner la trésorerie inscrite à l’actif d’une société pouvant être transmise dans le cadre d’un pacte Dutreil L’accumulation de trésorerie au sein de société (majoritairement des holdings), est une méthode qui peut être utilisée pour détourner le pacte Dutreil de son objectif initial et transmettre des actifs qui ne sont pas directement liés à l’activité opérationnelle du groupe d’entreprises. La jurisprudence a par ailleurs régulièrement déplacé les frontières de ce qui peut être considérée comme une « trésorerie excédentaire », si bien qu’il peut être difficile de différencier la trésorerie « professionnelle » de celle qui doit être rattachée aux biens personnels des associés. Nous proposons ainsi que la part de trésorerie pouvant être exonérée est égale à 1,5 fois le besoin en fonds de roulement pris des trois derniers exercices clos. Cette proposition est issue de recommandations conjointes de la Cour des comptes et du Conseil des prélèvements obligatoires.
Cet amendement étant susceptible de générer 100 millions d'euros de recettes, il participe au rééquilibre de nos finances publiques et fait ainsi exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001792
Dossier : 1792
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Date inconnue
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Le présent amendement de repli vise à rétablir l’assiette initiale de la taxe sur les holdings patrimoniales. Le but est d’approcher le rendement de 1 milliard d’euros originellement prévu. Dans la mesure où des recettes peuvent être attendues à la suite de l’adoption d’un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu’il fait exception à la règle de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001796
Dossier : 1796
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Date inconnue
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L’objet du présent amendement est d’inscrire dans notre système fiscal l’impôt plancher sur la fortune, plus connu sous le nom de taxe Zucman. Pour respecter la recevabilité financière, nous avons décidé de fixer son taux à 0,5% et non à 2%. Ses recettes ne devraient ainsi pas excéder la limite de 6,6 Mds due aux décisions prises dans le cadre du PLFSS et à la dégradation de l’équilibre financier du budget de l’État. En temps normal, nous plaidons évidemment pour une taxe à 2%, permettant de dégager 15 à 25 milliards d’euros selon les estimations. Même si le débat a déjà eu lieu, il est nécessaire de rappeler que les riches paient, proportionnellement à leur revenu, moins d’impôt que le français moyen. La part des 0,0002% les plus riches ne paie que 26% d’IR contre 50%. Dans le même temps, les patrimoines des 500 plus grandes fortunes françaises ont explosé et ont été multiplié par douze en 30 ans, passant de 100 milliards à 1200. 1/3 du PIB français. Dans le même temps, 10 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté. En filigrane de cette justice, la question est surtout celle du patrimoine professionnel. La droite et l’extrême droite s’offusque quant à sa potentielle taxation mais vous savez qu’elle devra avoir lieu pour espérer résorber le déficit. Il constitue 90% de la fortune des plus riches, le plus souvent sous forme d’actions, ce qui fait que leur taxation n’impacte que très marginalement l’investissement productif. En effet, les sommes permettant de s’acquitter de l’impôt seront directement issues des dividendes versés. Pour rappel, la France demeure la championne européenne des versements de dividendes : près de 100 milliards d’euros versés l’année dernière par les seules entreprises du CAC 40. Dans la mesure où 5 à 7 milliards d'euros de recettes peuvent être attendues à la suite de l'adoption d'un tel amendement, participant ainsi à rééquilibrer notre situation budgétaire, nous considérons qu'il fait exception à la règle de l'entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001798
Dossier : 1798
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), adoptée en 2019, a permis de doter les exploitants d’un outil fiscal souple et efficace en les incitant à une gestion plus raisonnée et responsable de leur trésorerie. La DEP fait ainsi partie d'une politique globale de gestion des risques en agriculture : elle permet depuis plusieurs années, au côté des outils assurantiels, d’améliorer la résilience des exploitations agricoles françaises. Sur le plan pratique, le chef d’exploitation doit ainsi utiliser le montant de l’épargne de précaution dans les dix années qui suivent sa constitution pour effectuer des dépenses liées à l’activité professionnelle. Toutefois, lors de l’utilisation des sommes, l’exploitant est tenu en contrepartie de réintégrer la déduction correspondante dans son résultat fiscal. La loi de finances pour 2025 prévoit cependant une réintégration partielle, à hauteur de 70 %, en cas de sinistres climatiques, sanitaires ou naturels faisant l’objet d’une indemnisation par les assurances multirisques agricoles, le FMSE, la solidarité nationale ou le dispositif des calamités agricoles pour les pertes de fonds. Afin de donner à la DEP un caractère encore plus incitatif en renforçant son efficacité en cas de sinistre, il est proposé que seules 50 % des sommes déduites au titre de l’épargne de précaution soient réintégrées dans le résultat fiscal de l'exploitation considérée en cas d’indemnisation au titre des dispositifs précités. Depuis plusieurs années, le secteur agricole fait face à une récurrence d’aléas climatiques (sécheresse, inondations…), et à une succession de crises sanitaires (épizootie, tuberculose et dermatose nodulaire contagieuse plus récemment…) ; il est nécessaire de donner aux agriculteurs les outils leur permettant de pouvoir surmonter ces risques. Cette mesure permettra d’améliorer l’efficacité du dispositif d’exonération partielle en offrant une trésorerie améliorée aux exploitants qui en font usage. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000018
Dossier : 18
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la niche fiscale des conseillers régionaux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001802
Dossier : 1802
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Date inconnue
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Une entreprise agricole se doit d’anticiper au mieux les variations de son résultat, mais également les variations des charges fiscales et sociales des chefs d’exploitation. Or, la récurrence des aléas climatiques s’est amplifiée ces dernières années rendant de plus en plus indispensable une gestion économique pluriannuelle des exploitations. La déduction pour épargne de précaution, en tant que pierre angulaire de la gestion pluriannuelle des risques de l’exploitation agricole, occupe désormais, avec l’assurance, une place centrale dans les outils à disposition des exploitants, mais doit être adaptée à la réalité économique des exploitations agricoles. L’objet de cet amendement est d’augmenter le plafond pluriannuel de la déduction pour épargne de précaution afin de répondre à la volatilité grandissante des résultats agricoles. La récurrence croissante des aléas climatiques et leur amplitude nécessitent une augmentation du plafond pluriannuel de déduction, afin que les exploitants puissent, plus rapidement, atteindre un niveau de déduction à même de leur garantir un résultat moyen constant, gage de résilience. Cette évolution permettra lors des très bonnes années d’augmenter l’épargne dédiée à la gestion des risques de l’exploitation, tout en limitant l’impact fiscal et social de ces variations inhabituelles du revenu. Le plafond pluriannuel de déduction devra être relevé à 250 000 €, pour maintenir, en euros constants, un montant maximum arrêté il y a maintenant environ 15 ans dans le cadre du précédant dispositif de la déduction pour aléas et repris sans modification dans le nouveau dispositif de déduction pour épargne de précaution. De plus, en 15 ans, la taille moyenne des exploitations a augmenté et plusieurs dizaines de points d’inflation constatés ont déconnecté le plafond pluriannuel des réalités économiques des exploitations de 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001805
Dossier : 1805
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Date inconnue
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Le régime d’exonération des plus-values professionnelles visées à l’article 151 septies du CGI constitue un levier fiscal indispensable au renouvellement des agroéquipements et donc à la compétitivité des exploitations agricoles. Toutefois, une récente décision de la Cour administrative d’appel de Paris du 28 mars 2025 est de nature à fragiliser ce dispositif fiscal. En effet, la cour a estimé que les recettes de cession des actifs immobilisés constituent des recettes annuelles, attachées à l’activité normale et courante de l’exploitation, dont il convient de tenir compte pour l’appréciation des seuils d’exonération en application de l’article 151 septies. Conduite sur le fondement des règles comptables en vigueur à l’époque des faits, cette analyse est confortée par la nouvelle définition comptable du résultat exceptionnel par le plan comptable général (applicable de façon obligatoire aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025). Sur la base de cette nouvelle définition comptable et de cette récente jurisprudence fiscale, il apparait de façon évidente que les recettes réalisées lors de la vente de l’actif immobilisé par un agriculteur ne constitueront plus, à l’avenir, des recettes exceptionnelles, dès lors que ces ventes interviennent dans le cadre du renouvellement courant du matériel utilisé par l’entreprise pour l’exercice de son activité. Si la Cour administrative d’appel de Paris a prononcé une décision favorable au contribuable, au seul motif de l’opposabilité de la doctrine fiscale permettant de faire abstraction des recettes provenant de la cession d’éléments de l’actif immobilisé, cette doctrine administrative ne saurait perdurer sans fondement comptable et une interprétation déjà contestée localement et validée, sur le fonds, par plusieurs cours et tribunaux. Enfin, alors même que la loi de finances pour 2024 a permis un relèvement significatif des seuils d’exonération des plus-values, que la loi de finances pour 2025 a procédé à un nouveau rehaussement en cas de cession à un jeune agriculteur, la prise en compte des produits issus de la cession des immobilisations serait de nature à réduire à néant les effets des mesures précédemment adoptées. Aussi, il est proposé de préciser, s’agissant de l’appréciation des seuils de recettes pour l’application du régime d’exonération des plus-values professionnelles (151 septies du CGI), qu’il doit être fait abstraction des produits provenant de la cession d'éléments de l'actif immobilisé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001806
Dossier : 1806
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir l’esprit de l'article 23 de la version initiale du Gouvernement qui a pour objet, dans le cadre du plan national antitabac 2023-2027, de préciser le régime fiscal pour les produits à fumer, entendus comme les substances à inhaler, qu'elles comprennent ou non du tabac et que l'action de fumer implique une combustion ou l'emploi d'un dispositif dédié comme la cigarette électronique. Toutefois, il exclut de la taxation les produits faiblement nicotinés, considérant que c’est la nicotine qui provoque l’addiction, et est donc néfaste pour la santé publique. Ces évolutions visent à répondre à deux principaux enjeux de santé publique : – le développement du vapotage, c'est-à-dire de liquides, contenant ou non de la nicotine, chauffés au moyen d'une cigarette électronique, en taxant les produits à fort taux de nicotine ; – la discordance entre, d'une part, le cadre juridique en matière de santé publique qui appréhende aujourd'hui les produits du tabac et le vapotage et, d'autre part, celui régissant l'accise, qui est indifférent à la composition des produits et fondé essentiellement sur la manière dont ils se présentent aux consommateurs finaux. Par ailleurs, cet article ainsi rédigé harmonise également les taux de TVA des différents produits et plantes à fumer. Le Gouvernement pourra fixer par décret les taux, tarifs et minima de perception par décret. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001809
Dossier : 1809
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l'Intérieur Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000181
Dossier : 181
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instaurer une taxe sur la vente de munitions de chasse contenant du plomb sur le principe du pollueur-payeur consacré par l’article 191 du Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) et l’article L110‑1 du code de l’environnement. Le plomb et les composés du plomb sont reconnus comme étant des substances dangereuses pour la santé humaine, la santé animale et pour l’environnement. L’exposition au plomb est associée à des effets sur le développement neurologique, à une altération de la fonction rénale et de la fertilité, à de l’hypertension qui représente des risques sérieux pour l’être humain. Or, on estime qu’une boîte moyenne de 25 cartouches disperse dans la nature 800 à 900 grammes de plomb. L’utilisation de plomb dans les munitions de chasse entraîne également un risque pour les espèces qui s’alimentent à partir d’oiseaux contaminés par ce type de munitions. Résultat, l’Agence européenne des produits chimiques, l’ECHA, estime qu’en Europe, le nombre d’oiseaux d’eau qui meurent d’empoisonnement au plomb est de l’ordre d’un à deux millions chaque année de saturnisme. Au moins 135 millions d’oiseaux sont exposés au risque d’empoisonnement du fait de l’ingestion de grenaille de plomb usagé. Par exemple, 14 millions de rapaces seraient également menacés du fait qu’ils se nourrissent d’animaux contaminés et 7 millions d’autres oiseaux par l’ingestion de matériel de pêche. En février 2025, la Commission européenne, suivant les recommandations de l’ECHA, a proposé un plan pour modifier la réglementation REACH et éliminer à terme le plomb dans les munitions pour la chasse. Pourtant, parce que les munitions au plomb ont d’ores-et-déjà un effet contaminant sur le sol, l’eau, les animaux et les hommes, il est proposé d’instaurer d’ores-et-déjà une taxe sur ces munitions selon le principe du pollueur-payeur. La proposition de l’ECHA de supprimer les grenailles de plomb pour la chasse permettrait de supprimer la dispersion de 14 000 tonnes de plomb par an en Europe causée par la chasse et éviter une baisse de QI chez 7 000 enfants par an. Car les munitions au plomb ont non seulement un effet contaminant sur le sol et l’eau mais exposent aussi la santé humaine via la consommation de viande de gibier. L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) recommande ainsi, aux femmes en âge de procréer et aux enfants d’éviter toute consommation de grand gibier sauvage, et aux autres consommateurs de limiter cette consommation à une fréquence occasionnelle de trois fois par an. La France qui compte environ un quart des chasseurs européens est particulièrement affectée par ce phénomène de pollution au plomb issu des munitions de chasse. Les plus d’un million de chasseurs actifs français tuent chaque année plus 50 millions d’animaux et dispersent 6 000 tonnes de plomb. Cet amendement vise à lutter contre les nuisances majeures provoquées par le recours aux munitions à plomb. Les recettes supplémentaires dégagées par l’instauration de cette taxe pourraient permettre de développer un certain nombre d’actions pour lutter contre cette pollution. Cet amendement est issu d’une proposition de l’association de protection animale Animal Cross. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001810
Dossier : 1810
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Date inconnue
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Cet amendement vise à s’opposer à cette transformation de l’impôt sur la fortune immobilière en contribution annuelle sur les actifs improductifs désignée sous le nom de contribution sur les hauts patrimoines. Après avoir renoncé à 4 milliards d’euros en supprimant la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, puis à 900 millions d’euros en vidant de sa substance la taxe sur les holdings, la majorité sénatoriale s’est offert un dernier plaisir lors de l’examen du budget : une réduction de 600 millions d’euros de l’impôt sur la fortune immobilière.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001815
Dossier : 1815
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Date inconnue
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La décision du Conseil d’État du 30 avril 2024 a précisé pour l’application de l’exonération des plus-values professionnelles prévue à l’article 151 septies du CGI, qu’il résultait de la combinaison de ces dispositions et de celles de l'article 70 du même code que, dans le cas où la plus-value de cession est réalisée par une société dont les bénéfices sont soumis à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices agricoles, le respect de la condition de durée d’activité (5 ans) doit s’apprécier au niveau de chacun des associés exerçant, dans le cadre de la société en cause, une activité professionnelle agricole au sens de l'article 151 nonies du CGI. Cette interprétation intégrée récemment par la doctrine administrative pénalise les jeunes agriculteurs qui s’installent et crée plusieurs effets contraires à l’objectif de renouvellement des générations en agriculture. En effet, elle conduit à imposer les jeunes exploitants sur des plus-values réalisées après leur installation, générées par des périodes d’activité antérieures dont ils ne sont pas responsables. Elle bloque également les transmissions partielles d’actifs agricoles, notamment les bâtiments et le matériel, nécessaires à la reprise progressive des exploitations. Enfin, cette interprétation neutralise les effets des relèvements des seuils de recettes ouvrant droit à l’exonération des plus-values professionnelles, tels qu’adoptés dans la loi de finances pour 2025. La présente dérogation vise donc à assouplir la condition de durée d’activité pour les jeunes agriculteurs en l’appréciant au niveau de la société afin d’éviter une charge fiscale excessive lors de la transmission des exploitations. Ce dispositif permet également de maintenir une équité fiscale entre les exploitations individuelles et les sociétés agricoles, en harmonisant leur traitement au regard des plus-values professionnelles. En cohérence avec les politiques publiques d’installation et de transmission en agriculture, cette dérogation n’est applicable qu’aux jeunes agriculteurs bénéficiaires des aides à l’installation. L’objectif est aussi que cette dérogation accompagne le parcours à l’installation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001816
Dossier : 1816
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Date inconnue
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La Réunion dispose aujourd’hui d’une fiscalité particulièrement faible sur les alcools forts. Ainsi, la fiscalité en ce qui concerne les rhums et leurs dérivés est 50 fois moins élevée à La Réunion que dans l’hexagone. Les conséquences sont particulièrement dramatiques pour notre île (violences intrafamiliales, syndrome d’alcoolisation fœtale, accidents de la route…). Ces prix faibles encouragent l’alcoolisme avec une part minoritaire de la population qui consomme la majorité des quantités d’alcool vendues. L’île est la première région de France en nombre de morts provoqués par l’alcool : 450 personnes en moyenne par an selon l’Observatoire régional de santé. Si la préservation du tissu économique lié aux filières de production locale est bien sûr nécessaire, avec par exemple un soutien à l’exportation, elle ne peut se faire au détriment des Réunionnaises et des Réunionnais et de notre cohésion sociale. Les indicateurs suivants soulignent l'importance de cette problématique sur le territoire réunionnais : - Décès avant 65 ans par alcoolisme et cirrhose pour 10.000 habitants de 40 à 64 ans : 3ème rang national et 1er parmi les DROM - Ivresses éthyliques aiguës ainsi que syndromes de dépendance : 2ème au rang national et 1er parmi les DROM - Passage aux urgences pour cause alcoolique : 1er au rang national et 1er parmi les DROM - Problématique de l’alcoolisation fœtale (1 à 2 bébés sur 100 naissent avec des problèmes neurologiques) : 1er au rang national et 1er parmi les DROM Néanmoins, il est nécessaire que la majoration puisse être étalée sur plusieurs années, comme pour la cotisation de sécurité sociale, afin de préserver les équilibres économiques locaux. Le présent amendement constitue une position d’équilibre car il prévoit que la majoration sera limitée annuellement à 200 euros par hlap soit, compte tenu de la majoration maximale potentielle de 1600 euros environ, une majoration étalée sur 8 ans. Ainsi, pour une bouteille de 70 cl à 49° moyenne, le rattrapage sera fractionné et représentera 1 euro par an.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001818
Dossier : 1818
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : Services du Premier ministre Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000182
Dossier : 182
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EXPOSÉ SOMMAIRE Le présent amendement reconnaît les souffrances endurées par les orphelins des incorporés de force d'Alsace et de Moselle. Suite à l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et de la Moselle en 1940, les populations de ces territoires ont été soumises aux lois allemandes. Dès 1941, les adultes furent enrôlés dans le service de travail du Reich. L’année suivante, les jeunes de 10 à 18 ans furent obligés d’adhérer aux jeunesses hitlériennes et un an plus tard, la publication des décrets Wagner et Bürckel ont incorporé de force 145 000 alsaciens et mosellans dans l’armée régulière allemande. Ils ont ainsi porté un uniforme qu’ils n’avaient pas choisi et se sont battus contre leur patrie. Lors de son discours à Strasbourg le 23 novembre 2024, le Président de la République a appelé à "nommer, reconnaître et enseigner" l'histoire des incorporés de force. Désormais, l'histoire tragique des incorporés de force sera reconnue dans notre mémoire nationale par un symbole fort : l'apposition d'une plaque mémorielle aux Invalides par le Président de la République le 11 novembre 2025. Cet amendement vise également à reconnaître la mémoire des incorporés et de leurs orphelins par une juste réparation. Par cet amendement, il est demandé la création d'un nouveau programme « Indemnisation des orphelins des incorporés de force d'Alsace et de Moselle pendant la Seconde Guerre mondiale ». Le financement de ces dispositions est assuré par la subvention annuelle de l'État pour l'ONAC-VG, prévu par la loi de finance initiale, la perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. Le coût de cette mesure de réparation et de justice est estimé à 29 228 220 € pour les pensions, ainsi que 181 874 € pour le fonctionnement des services et la mise en oeuvre. Cette estimation se fonde sur les projections du montant de la révision annuelle du Décret n°2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d'actes de barbarie durant la Seconde Guerre mondiale. Estimée à 695,91 € pour 2025, cette rente mensuelle devrait permettre d'indemniser 3 500 orphelins de parents incorporés de force d'Alsace-Moselle. Cet amendement prévoit le transfert au total de 29 410 094 euros en autorisations d'engagement et crédits de paiement de l'action 02 "PMI, droits et soutien des invalides" du programme « Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant, mémoire et liens avec la Nation », vers un nouveau programme « Indemnisation des orphelins des incorporés de force d'Alsace et de Moselle pendant la Seconde Guerre mondiale », ainsi abondé de 29 410 094 euros en autorisations d'engagement et crédits de paiement. Bien évidemment, il n'est pas dans notre intention de pénaliser ce programme et cette action mais de respecter les contraintes prévues à l'article 40. En cas d'adoption de cet amendement, il conviendra que le gouvernement lève le gage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000182
Dossier : 182
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à s’opposer à l'accroissement de la pression fiscale des Français dans le cadre de cette nouvelle « taxe Nahel », introduite par le Sénat. Si la sécurisation de l’indemnisation est un vrai sujet, le Rassemblement national défend le principe du casseur-payeur. Une telle réforme n’ayant pas sa place en loi de finances, il est proposé de supprimer cet article inique pour le contribuable, en attendant un véhicule législatif adapté pour faire en sorte que tous ceux qui commettent des exactions contre le mobilier public payent, quitte à ce qu’ils payent toute leur vie. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001820
Dossier : 1820
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Date inconnue
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Cet amendement vise à transformer les réductions d'impôts pour enfants dans le supérieur et le secondaire en crédits d'impôt. L’alinéa 15 de l’article 5 du PLF 26 prévoit la suppression des réductions d’impôts pour enfant dans le secondaire et le supérieur afin d’économiser 450 millions en 2026. La suppression de la réduction d’impôt pour enfant dans l’enseignement supérieur aurait pu être audible si le produit de cette mesure avait été réaffecté au financement des bourses étudiantes.Ces bourses restent aujourd’hui trop limitées, tant dans leur périmètre que dans les montants attribués.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001827
Dossier : 1827
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Amendement adopté en première lecture à l'Assemblée nationale. Le présent amendement propose la création d’un fonds national, doté de 800 millions d’euros, afin de permettre une mise en application effective de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants. Cette loi constitue en effet une avancée majeure pour les jeunes majeurs accompagnés par l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Elle consacre enfin, sur le plan juridique, le principe d’un accompagnement obligatoire jusqu’à l’âge de 21 ans, marquant ainsi une reconnaissance du besoin de continuité éducative et de soutien dans la transition vers l’autonomie. Toutefois, trois ans après l’entrée en vigueur de la loi dite « Taquet », les constats dressés par une consultation du réseau « Cause Majeur ! » mettent en lumière une réalité préoccupante : dans de nombreux départements, cette obligation n’est toujours pas appliquée. De ce fait, un grand nombre de jeunes majeurs sortant de la protection de l’enfance se retrouvent confrontés à une précarité financière, matérielle et émotionnelle rendant impossible toute perspective d’un avenir stable. En pratique, les accompagnements se limitent souvent à une durée moyenne de 21 mois, soit jusqu’à 19 ans et 9 mois, bien loin de l’objectif fixé par la loi. Cette situation s’explique en grande partie par l’insuffisance des moyens financiers alloués aux départements pour mettre en œuvre ce dispositif. En effet, dans le cadre de ses projets de loi de finances précédents, l’État n’a prévu qu’une enveloppe supplémentaire de 50 millions d’euros, destinée à soutenir cette nouvelle obligation. Ce montant s’avère largement insuffisant au regard des besoins identifiés et désormais reconnus par l’ensemble des acteurs de la protection de l’enfance. Ce fonds de 800 millions d’euros viendrait ainsi en complément des 1,2 milliard d’euros déjà investis chaque année par les départements pour l’accompagnement des jeunes majeurs sortant de l’ASE. Il aurait un double objectif : · Garantir un fléchage obligatoire des crédits spécifiquement consacrés à l’accompagnement des jeunes majeurs, afin d’éviter toute dilution des moyens dans les budgets globaux des départements ; · Instaurer une répartition plus équitable du coût de cet accompagnement entre l’État et les collectivités territoriales, reconnaissant ainsi la responsabilité partagée dans la mission de suppléance parentale exercée envers ces jeunes. Si elle représente un effort très important dans le contexte budgétaire que nous connaissons, cette mesure représenterait un engagement fort de l’Etat en faveur des jeunes issus de la protection de l’enfance et traduirait une volonté claire de rompre le cycle de la précarité, qui semble aujourd’hui inéluctable pour une grande part des jeunes majeurs sortis de l’ASE puisqu’un quart des personnes sans abri sont d’anciens enfants placés auprès de l’ASE, un chiffre qui atteint 40 % parmi les sans domicile fixe de moins de 25 ans. Le montant de ce fond doit aussi être mise en perspective puisqu’il représente au final 7 % des 11 milliards d’euros dépensés chaque année pour la protection de l’enfance en danger. Ces investissements, bien que considérables, ne produisent pas pleinement leurs effets tant que les jeunes ne bénéficient pas d’un accompagnement complet jusqu’à leur insertion sociale et professionnelle durable. Mieux accompagner ces jeunes à la sortie de l’ASE permettrait ainsi d’optimiser au maximum les 11 milliards d’euros déjà investis pour les protéger avant leurs 18 ans, mais aussi d’obtenir à moyen terme des gains en matière d’hébergement d’urgence et plus globalement de gestion du sans-abrisme. Amendement travaillé avec le réseau Cause Majeur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001828
Dossier : 1828
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Date inconnue
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En cas de survenance d’un évènement climatique, l’exploitant peut percevoir une indemnité par l’assurance afin de couvrir en tout ou partie la perte de récolte qui en résulte. Les règles fiscales de rattachement des créances imposent à l’exploitant de comptabiliser et fiscaliser cette indemnité dans les résultats de l’exercice au cours duquel elle présente les caractéristiques d’une créance acquise, certaine dans son principe et dans son montant. Pour autant, la perte économique que les dommages aux cultures vont engendrer ne sera généralement constatée qu’au cours de l’exercice comptable suivant. Afin de faire coïncider au plan fiscal l’indemnité reçue et la perte qu’elle tend à couvrir, l’article 72 B du CGI introduit une dérogation aux règles de rattachement des créances en disposant que « L'indemnité destinée à couvrir les dommages causés aux récoltes par des événements d'origine climatique qui est acquise au titre d'un exercice, mais couvre une perte effectivement subie au titre d'un exercice ultérieur, est imposable au titre de l'exercice de constatation de cette perte ». Ce dispositif qui reste utile pour les exploitants présente certaines limites : - Il ne prévoit que l’hypothèse où l’indemnisation précède la perte ; - Il présente, dans sa formulation, un caractère impératif ; - Il ne vise que les indemnités d'assurance. Le présent amendement propose ainsi d’élargir la portée du dispositif de l’article 72 B du CGI : - En supprimant la condition d’une indemnisation antérieure à la perte ; - En l’ouvrant à tout type d’indemnité dès lors qu’elle a pour objectif la compensation d’une perte de récolte ; - Enfin, en le qualifiant de choix de gestion pour l’exploitant. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000183
Dossier : 183
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I. – Le I de l’article 194 du code général des impôts est ainsi modifié : 1° La seconde colonne du tableau du deuxième alinéa est ainsi modifiée : a) À la sixième ligne, le nombre : « 2 » est remplacé par le nombre : « 2,5 » ; b) À la septième ligne, le nombre : « 3 » est remplacé par le nombre : « 3,5 » ; c) À la huitième ligne, le nombre : « 3 » est remplacé par le nombre : « 3,5 » ; d) À la neuvième ligne, le nombre : « 4 » est remplacé par le nombre : « 4,5 » ; e) À la dixième ligne, le nombre : « 4 » est remplacé par le nombre : « 4,5 » ; f) À la onzième ligne, le nombre :« 5 » est remplacé par le nombre : « 5,5 » ; g) À la douzième ligne, le nombre : « 5 » est remplacé par le nombre : « 5,5 » ; h) À l’avant dernière ligne, le nombre : « 6 » est remplacé par le nombre : « 6,5 » ; i) À la dernière ligne, le nombre : « 6 » est remplacé par le nombre : « 6,5 ». 2° Le a est ainsi modifié : a) Les mots : « chacun des deux premiers » sont remplacés par les mots : « le premier » ; b) Le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « deuxième ». II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001830
Dossier : 1830
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Date inconnue
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En agriculture, le seuil du passage du régime réel simplifié au régime réel normal, aujourd’hui fixé à 391 000 €, doit être revalorisé. Fixé à 365 000 € jusqu’en 2022 puis à 391 000€ à partir de 2023 avec la revalorisation triennale, l’évolution de ce seuil d’imposition reste cependant décorrélée de l’évolution du chiffre d’affaires des entreprises agricoles due aux restructurations observées ces dernières années. Un passage à 500 000 € du plafond du régime réel simplifié permettrait de concilier à la fois l’objectif d’actualisation du seuil et l’évolution croissante du chiffre d’affaires des exploitations agricoles, tout en permettant la tenue d’une comptabilité simplifiée. Cette hausse serait, de plus, du même ordre de grandeur que celle votée dans la loi de finances pour 2024 pour le plafond du régime micro-BA. Aujourd’hui, le passage au régime réel normal oblige les entreprises à des diligences comptables plus lourdes et plus coûteuses, et notamment la valorisation de leurs stocks selon les coûts de revient réels, sans réel contrepartie positive au regard de la gestion de l’entreprise. Il est ainsi proposé de relever le seuil du régime réel simplifié à 500 000 €, sans que cela représente un coût pour les finances publiques, cette mesure se traduisant uniquement par des diligences comptables plus précises. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001832
Dossier : 1832
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de la Justice Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001833
Dossier : 1833
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à augmenter la fraction du taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) aux départements à 10,45 % contre 6,45 % actuellement, le produit contribuant au financement des SDIS. Dans un contexte climatique et sanitaire sous tension, une augmentation de la TSCA permettrait d’alléger la pression budgétaire subie par les SDIS, tout en assurant de meilleurs services de secours et une meilleure prévention des incendies et catastrophes. Cette demande, valorisée dans plusieurs rapports dont ceux de l’ENSOSP et de l’ADF sur la « valeur du sauvé » a été partagée par tous dans le cadre du Beauvau de la Sécurité civile et est soutenue par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Les contributions budgétaires au financement des SDIS constituent une dépense obligatoire des départements, mais le taux de couverture moyen de la contribution des départements aux SDIS par la TSCA était de seulement 43,6 % en 2021. En vertu de l’article 53 de la loi de Finances pour 2005, les départements sont attributaires d’une fraction de 6,45 % du produit de la TSCA qu’ils doivent redistribuer aux Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Ce fléchage fiscal constitue une part déterminante des budgets propres des services départementaux d’incendie et de secours. Les modalités de répartition doivent être étudiées afin de mieux prendre en compte les situations locales des SDIS lors de l’allocation des ressources. Après l’adoption de la loi n°2023‑580 du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie, il est nécessaire de financer les SDIS de façon pérenne et stable pour qu’ils puissent agir face aux enjeux climatiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000184
Dossier : 184
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Rassemblement National vise à garantir que les entreprises multinationales contribuent justement à l’impôt en France, à hauteur de la part réelle de leur activité économique sur notre territoire. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des travaux parlementaires conduits en 2013 par MM. Nicolas Dupont-Aignan et Alain Bocquet, auteurs du rapport d’information sur la lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale internationale. Ce rapport pionnier mettait déjà en lumière les mécanismes de transfert artificiel de bénéfices vers les juridictions à fiscalité privilégiée, ainsi que la nécessité d’une imposition fondée sur une clé de répartition liée au chiffre d’affaires réalisé en France. Douze ans plus tard, le constat demeure inchangé : malgré les déclarations d’intention, la France perd chaque année entre 80 et 100 milliards d’euros de recettes publiques du fait de la fraude et de l’optimisation fiscales. Cette hémorragie affaiblit nos services publics, creuse les inégalités devant l’impôt et alimente un profond sentiment d’injustice fiscale parmi nos concitoyens. En l’absence d’une taxation unifiée et réellement contraignante au niveau de l’OCDE, il est impératif que la France mette en place une mesure nationale, simple et efficace, permettant de taxer les profits des multinationales en fonction de leur activité réelle sur notre sol. Concrètement, l’administration fiscale calculera le déficit fiscal mondial d’une entreprise – c’est-à-dire la différence entre l’impôt qu’elle aurait dû acquitter si ses bénéfices mondiaux étaient soumis au taux normal de 25 % et l’impôt effectivement payé. La France en prélèvera alors la part correspondant à son poids économique dans l’activité du groupe : par exemple, si 10 % du chiffre d’affaires mondial d’une entreprise est réalisé en France, 10 % de ce déficit fiscal lui reviendra, quel que soit le pays de domiciliation de la société mère. Le gage est un gage de forme, que nous demandons par conséquent au Gouvernement de lever. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001845
Dossier : 1845
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Date inconnue
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Jusqu’en juillet 1998, les rachats d’actions par les entreprises étaient interdits en France. Aujourd’hui banalisée, cette pratique ne constitue pourtant ni un investissement productif ni une stratégie de long terme : elle vise avant tout à soutenir artificiellement le cours de l’action et à procurer un gain rapide à certains actionnaires.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001848
Dossier : 1848
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de la Culture Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000185
Dossier : 185
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Date inconnue
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La taxe sur le streaming musical, créée à l’article 1609 sexdecies C du code général des impôts, alourdit inutilement le coût de l’accès à la musique pour les consommateurs. Cette taxe finance le Centre national de la musique, dont le RN demande la suppression. Dans les faits, cette taxe est répercutée sur les abonnements aux plateformes de musique en ligne, renchérissant un service devenu essentiel, notamment pour les jeunes. Présentée comme une contribution du numérique à la création, elle aboutit en réalité à faire payer deux fois le public, déjà contributeur via les droits d’auteur et la fiscalité générale. Sa suppression vise donc à protéger le pouvoir d’achat des usagers, tout en soutenant la diffusion légale de la musique plutôt que de la décourager par une fiscalité supplémentaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000185
Dossier : 185
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Date inconnue
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Cet amendement vise à ramener le taux de TVA à 10% pour les entrées des parcs zoologiques. En effet ceux-ci bénéficient d'un traitement de faveur depuis 2017 par rapport aux autres secteurs culturels ou de loisir comme les parcs botaniques ou les musées. En 2017, la commission des finances était défavorable à cet abaissement poussé par le gouvernement précédent précisant que cela représentait une perte de recette de plus de 7 millions d'euros en 2017 et par an pour les caisses de l'État. Actuellement, l'Etat favorise fiscalement les parcs qui exploitent les animaux, y compris des espèces sauvages ou menacées, pour leurs profits. Par souci de cohérence, d'équité et pour défendre le bien-être animal, le taux de TVA doit être harmonisé et cette niche fiscale réduite. Cette proposition est notamment portée par Code animal. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001850
Dossier : 1850
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère des Armées et des Anciens combattants Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001856
Dossier : 1856
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à concourir à l’objectif d’optimisation des réductions d’impôts qui concernent les fonds communs de placement pour l’innovation (FIP et FCPI). Cette mesure d’économie s’inspire de la proposition du rapport de l’Inspection générale des finances portant sur les aides aux entreprises (mars 2024) qui préconise la suppression des avantages fiscaux rattachés à l’investissement dans des fonds communs de placement pour l’innovation (FIP et FCPI). Selon le rapport de l’IGF remis au Parlement en janvier 2024, il est recommandé de ne pas prolonger la réduction d’impôt liée à l’investissement dans les FCPI au-delà du 31 décembre 2025. Les travaux menés sur les FCPI ont démontré que ces fonds, avec un montant d’investissement moyen de 542 000 € pour 2,56 % du capital détenu, ne jouent pas le rôle de chef de file dans les levées de fonds, mais plutôt celui de co-investisseurs apportant des capitaux supplémentaires. Ils ne sont donc pas suffisamment performants en tant que véhicules d’investissement principal. Le rapport précise que BPI France joue un rôle dominant et plus efficace dans l’allocation des moyens publics, notamment sur les segments de marché présentant des défaillances. Les dépenses fiscales accordées pour les FIP et FCPI constituent un coût immédiat pour les finances publiques, alors que les investissements de BPI France permettent de prendre des risques tout en espérant une rentabilité future. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001858
Dossier : 1858
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à compléter l’article 25 septies afin d’étendre le taux réduit de 5,5 % de taxe sur la valeur ajoutée aux opérations de réparation d’un ensemble élargi de biens du quotidien : mobilier, équipements électriques et électroniques, instruments de musique, outils de bricolage et de jardinage, matériel sportif et de loisirs, ainsi qu’appareils destinés à la production ou à l’économie d’énergie. Il s’inscrit dans la continuité de la politique publique de soutien à l’économie circulaire et au réemploi, en renforçant l’attractivité économique du secteur de la réparation. Le développement de ces activités de proximité constitue un levier majeur pour allonger la durée de vie des produits, réduire la production de déchets et créer des emplois non délocalisables. Pourtant, le secteur reste fragile puisque nombre de réparateurs indépendants font face à des marges limitées et à une concurrence accrue du neuf, souvent importé à bas coût. La baisse du taux de TVA sur la réparation ambitionne de soutenir ces professionnels, d’inciter les consommateurs à réparer plutôt qu’à remplacer, et de consolider une filière indispensable à la transition écologique. Cette mesure s’inscrit dans la dynamique européenne ouverte par la directive 2022/542, qui autorise l’application d’un taux réduit aux activités de réparation. Plusieurs États membres, dont la Belgique, le Luxembourg et le Portugal, ont déjà franchi le pas. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001859
Dossier : 1859
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’article 43, lequel prévoit un prélèvement sur la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA). La taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA), instituée par les articles L 422-49 du code des impositions sur les biens et services et L 6360-2 du code des transports, a pour finalité exclusive le financement des travaux d’insonorisation des logements des riverains exposés aux nuisances sonores des aérodromes. Cette affectation spécifique, prévue par les articles L 571-14 et L 571-17 du code de l’environnement, répond à un impératif de santé publique et de protection de l’environnement, conformément aux principes constitutionnels de précaution et de prévention des risques. Le prélèvement exceptionnel prévu par l’article 43 méconnaît cette affectation légale. Ce prélèvement pourrait faire l’objet de nombreux recours contentieux, pour non-respect de l’affectation légale des fonds. Malgré la revalorisation des plafonds d’aide en 2023, de nombreux logements éligibles n’ont toujours pas bénéficié des travaux d’insonorisation, en raison notamment du reste à charge pour les ménages. Plutôt que de prélever la ressource de TNSA, il est plus juste et efficace de trouver des solutions pour réduire ce reste à charge et atteindre l’objectif d'une couverture totale de logements insonorisés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000186
Dossier : 186
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Date inconnue
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Amendement de repli. Alors que la France doit réaliser un effort budgétaire sans précédent, le Rassemblement National demande un gel du prélèvement sur recettes au profit de l’Union européenne, soit une économie de 5,4 milliards d’euros par rapport à la proposition du Gouvernement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001860
Dossier : 1860
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Date inconnue
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Cet amendement constitue une mesure exceptionnelle, justifiée par la dégradation de l’équilibre financier du budget de l’État intervenue au cours de la navette parlementaire. Conformément à une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, rappelée notamment par la décision n° 2011-642 DC sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, des dispositions nouvelles peuvent être introduites en nouvelle lecture lorsqu’elles ont pour objet de corriger une dégradation de l’équilibre financier du texte en discussion, dès lors que leur portée est strictement limitée à cette finalité et ne remet pas en cause l’économie générale du dispositif concerné. Institué par la loi de finances pour 2018, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) soumettait les revenus du capital à un taux global de 30 %, dont 12,8 % d’impôt sur le revenu. S’il a contribué à la simplification de la fiscalité de l’épargne, son faible rendement budgétaire est aujourd’hui bien établi. Les données disponibles montrent notamment que la perception des dividendes est très fortement concentrée sur une fraction réduite des contribuables. Cet amendement propose de relever de 3 points la part d’impôt sur le revenu du PFU, sans remettre en cause le principe de la taxation forfaitaire ni l’architecture générale du dispositif. Cette mesure ciblée sur les revenus du capital s’inscrit dans la même logique de mobilisation des capacités contributives. Le rendement budgétaire attendu de cette mesure est estimé entre 1 et 2,5 milliards d’euros par an, en année pleine. Il contribue de manière proportionnée à la correction de la dégradation du solde budgétaire constatée au cours de la procédure parlementaire, sans excéder celle-ci, et s’inscrit ainsi dans le cadre exceptionnel justifiant une dérogation à la règle dite de l’entonnoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001867
Dossier : 1867
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Date inconnue
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Par cet amendement qui élargit les dispositions adoptées au Sénat et présentes au I. 3° d) , faute de pouvoir financer un véritable droit au congé que nos agriculteurs méritent en raison de l’article 40, les députés du groupe LFI proposent d’étendre et de pérenniser le crédit d’impôt pour dépenses de remplacement pour les agriculteurs et agricultrices de notre pays. Nous tenons à aborder le droit au repos par les vacances pour nos agriculteurs et nos agricultrices. Parce que les cycles naturels ne s’arrêtent pas, ces travailleurs et travailleuses sont dans l’obligation de trouver un remplaçant avant de pouvoir partir, une pression tant pour la recherche de la personne que pour la contrainte financière que cela implique. La problématique est largement partagée : en 2023, plus de 52 % des agriculteurs indiquent rencontrer des difficultés à organiser leurs congés. La possibilité effective de prendre des vacances pour les agriculteurs a des effets positifs en termes de diminution du stress et des risques psychosociaux pour les paysan-nes. La possibilité de prendre un arrêt-maladie permet à nos travailleurs d’être remis sur pied plus rapidement, et évite les drames provoqués par les maladies ignorées trop longtemps. Le remplacement a également un impact favorable en termes de dynamique territoriale, avec la création d’emplois stables et sécurisés au sein des services de remplacement. Ces salarié-e-s, qui resteront plus longtemps et connaîtront davantage les fermes dans lesquelles ils travaillent, constitueront en outre un vivier de renouvellement des générations. Nous demandons un engagement de l’Etat pour soutenir l’ouverture du dispositif de remboursement des dépenses de remplacement à l’ensemble des paysan-nes et l’élargissement des motifs de remplacement à la formation. Aujourd’hui, le périmètre du crédit d’impôt remplacement est restreint, et le remboursement très partiel, ne couvrant que 50% des dépenses. Le coût du remplacement continue à être un obstacle au droit au repos et au droit à la remise en bonne santé. Pour permettre à un maximum de bénéficiaires d’y avoir recours, il est nécessaire de réduire le reste à charge qui est trop souvent un obstacle insurmontable. C’est pourquoi nous préconisons une prise en charge à 100 % sur les 17 premiers jours pour les motifs de congé, maladie, formation, puis à 75 % les 7 jours suivants.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000187
Dossier : 187
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Date inconnue
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Pour décarboner l’aviation, il est nécessaire de réduire l’intensité carbone des carburants utilisés par les aéronefs. C’est la raison pour laquelle le règlement européen ReFuel EU aviation prévoit que les compagnies doivent incorporer des carburants d’aviation durables (CAD). En 2025, les compagnies devaient incorporer 2 % des CAD. Les obligations sont croissantes jusqu’en 2070, date à laquelle les compagnies devront incorporer 70 % des CAD. Cependant, à l’heure actuelle, la filière française de CAD ne répond pas à la demande des compagnies, qui sont contraintes d’importer une partie du carburant utilisé. Cette situation pourrait s’accentuer dans les années à venir, notamment à partir de 2030, quand les compagnies devront incorporer des CAD synthétiques (e-CAD) produits à partir d’électricité bas-carbone. Il est donc impératif de faire des obligations d’incorporation de CAD une opportunité industrielle et de souveraineté énergétique. Une telle ambition exige d’accompagner la montée en échelle de technologies de production de CAD jusqu’à la mise en œuvre de projets industriels. Cet amendement prévoit d’affecter une fraction de 20 millions d’euros des recettes issues du marché de quotas carbone européen relatif à l’aviation à IFP Energies nouvelles (IFPEN), organisme public de recherche appliquée et d’innovation, afin d’accompagner l’industrialisation de projets français de CAD (biocarburants avancés et e-carburants). Cet établissement public est en effet à la pointe du développement des technologies utilisées dans les CAD et dispose d’un savoir-faire reconnu pour porter à l’échelle industrielle de nouvelles technologies dans ce domaine. Fort de son expertise, IFPEN pourrait ainsi se voir confier un mandat national pour structurer une gouvernance réunissant acteurs publics et privés en vue de faire émerger une filière française de carburants d’aviation durables. Cette mission viserait à fédérer l’écosystème, coordonner le développement des technologies clés et accompagner la montée en puissance industrielle. Le programme associé permettrait d’accélérer la R&I, de financer des équipements mutualisés et de soutenir le déploiement de projets sur le territoire. Le présent amendement propose ainsi une affectation pérenne de 20 millions d’euros dès 2026 pour initier les actions, et a vocation à augmenter en fonction des besoins de financement identifiés par la gouvernance. L’affectation des recettes du marché carbone assises sur le secteur aérien à sa décarbonation est nécessaire. La taxe carbone n’a en effet pas une vocation de rendement budgétaire, mais est un levier de transition écologique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001876
Dossier : 1876
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la diffusion en ligne d’enregistrements phonographiques musicaux ou de vidéomusiques affectée au Centre national de la musique (CNM). Cette seconde taxe affectée, aux cotés de la taxe sur la billetterie des spectacles, a été créée en loi de finances 2024. Son plafond est fixé à 21 millions d’euros mais il sera probablement très vite dépassé puisque désormais l’ensemble des acteurs de cette économie s’acquittent de cette taxe. Les usages étant croissants, le rendement de cette taxe a même logiquement vocation à croître ces prochaines années. Or, ces moyens supplémentaires seraient très utiles au financement de la filière musicale qui repose sur une logique de mutualisation des ressources et de redistribution entre acteurs de la filière. Ce déplafonnement est, de surcroit, en adéquation avec l’objectif du CNM de développer des ressources recouvrées en propre fixé par son contrat d’objectifs et de performance pour la période 2024‑2028 tel qu’adopté par conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Economie et des Finances) et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. Cet amendement a été travaillé avec le soutien du Syndicat des musiques actuelles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001877
Dossier : 1877
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la billetterie des spectacles affectée au Centre national de la musique (CNM) dont elle est la principale source de financement. Fixé à 58 millions d’euros, le plafond de cette taxe – réhaussé à de multiples reprises par le passé (2012, 2014, 2015, 2016, 2017, 2024) – n’est plus en cohérence avec la réalité économique du secteur dont le chiffre d’affaires s’accroît nettement. La différence entre le rendement de la taxe et le plafond de celle-ci représenterait autant de moyens en plus pour le financement de la filière musicale qui repose sur une logique de mutualisation des ressources et de redistribution. En effet, la billetterie des évènements les plus importants vient en soutien du financement des entreprises qui se situent en amont de la chaîne de valeurs, qui travaillent à l’émergence de nouveaux artistes, au plus près des populations sur l’ensemble du territoire. Ce déplafonnement serait en adéquation avec l’objectif du CNM de développer des ressources recouvrées en propre fixé par son contrat d’objectifs et de performance pour la période 2024‑2028 tel qu’adopté par conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Economie et des Finances) et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. Cet amendement a été travaillé en lien avec le Syndicat des musiques actuelles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001878
Dossier : 1878
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Date inconnue
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L’article 58 de la loi de finances pour 2019 a rétabli le dispositif du blocage des stocks à rotation lente au profit des exploitants titulaires de bénéfices agricoles déterminés selon le mode réel. Ce dispositif, optionnel, codifié à l’article 72 B bis du code général des impôts (CGI), permet à l’exploitant de ne pas réviser à la clôture de chaque exercice la valeur de ses stocks et évite ainsi de devoir constater un produit imposable à concurrence de la variation susceptible d’en résulter. Le produit considéré demeure imposable mais ne le sera qu’avec les résultats de l’exercice au cours duquel intervient la vente du stock considéré. Le dispositif répond à un besoin des exploitants agricoles en leur permettant de ne pas être fiscalisés sur leurs stocks dont la valeur augmente à chaque clôture mais qui ne leur apportent aucune trésorerie faute d’être vendus (stocks de vins ou de bovins par exemple). Pour autant, ce dispositif intéressant reste d’une mise en œuvre marginale alors même qu’il pourrait être utilisé par la viticulture en proie à des difficultés sans précédent. En effet, l’option pour le blocage des stocks est exclusive de celles prévues pour l’étalement des revenus exceptionnels (article 75‑0 A du CGI) et surtout pour le régime de la moyenne triennale (article 75‑0B du CGI) très largement pratiqué par les exploitants agricoles et viticoles. Ces exclusions ne sont cependant pas justifiées : l’utilisation conjointe du blocage des stocks et de la moyenne triennale, voire rarement de l’étalement des revenus exceptionnels, n’ont pas pour conséquence d’amplifier les effets fiscaux des dispositifs précités ni de générer des optimisations. La moyenne triennale vise l’ensemble des bénéfices agricoles et non les seuls profits sur stocks qui se trouvent seulement lissés par l’effet de la moyenne. Dès lors, il est proposé de permettre aux exploitants agricoles et viticoles soumis au régime réel d’imposition de bénéficier pleinement des dispositifs déjà instaurés par la loi fiscale, sans restriction de principe. Cet amendement, adopté par l’Assemblée nationale en première lecture, a été proposé par la FNSEA. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000188
Dossier : 188
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Date inconnue
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Cet amendement, inspiré des travaux de l’économiste des médias Julia Cagé et de l’association Un Bout des médias ? vise à conditionner le taux super réduit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) des entreprises de presse papier et numérique à la mise en place d’un droit d’agrément des journalistes sur la nomination de tout responsable de la rédaction. Il est issu de la proposition de loi visant à protéger la liberté éditoriale des médias sollicitant des aides de l’État. Un média n’est pas une entreprise comme une autre, c’est une entreprise qui produit un bien public : l’information. À ce titre, la liberté de la presse est un élément fondamental de la démocratie, protégé par notre Constitution. Pourtant, un actionnaire peut imposer un directeur de rédaction à la tête d’un journal contre l’avis de 99 % des journalistes qu’il emploie, comme l’atteste la situation vécue au Journal du dimanche (JDD) en juillet 2023. Le constat est amer, l’ensemble de la rédaction assiste impuissante à un changement soudain de la ligne éditoriale qu’ils avaient choisi en intégrant le journal. La situation du JDD n’est pas isolée, les atteintes à l’indépendance des médias se multiplient. Elles sont le fait d’actionnaires qui refusent de se cantonner à jouer un rôle économique dans les médias qu’ils achètent, mais souhaitent y jouer un rôle de plus en plus politique, quitte à exercer des pressions contre l’indépendance éditoriale des rédactions et la liberté de conscience des journalistes. La nomination à la tête du Journal du dimanche d’un nouveau directeur contre l’avis de l’ensemble de la rédaction, comme le parachutage de l’ancien à Paris Match, illustrent les enjeux que revêt ce poste dans la préservation de l’honnêteté de l’information et des programmes et de la déontologie du journalisme. Dans ce difficile arbitrage entre liberté d’entreprendre et liberté de la presse, le régulateur doit jouer un rôle et prévenir les situations où la première prend le pas sur la seconde. Visiblement impuissante à empêcher la constitution de monopoles médiatiques et à préserver l’indépendance des rédactions, la législation doit évoluer en faveur d’un renforcement des droits des journalistes, en particulier celles et ceux qui exercent dans les titres qui traitent d’information politique et générale. Cette proposition est une mesure d’urgence, non exhaustive, qui en appelle d’autres pour répondre aux enjeux auxquels sont confrontés aujourd’hui nos médias : concentration, transparence, pluralisme, avenir de l’audiovisuel public, lutte contre la désinformation, conditions d’exercice du métier de journaliste, etc. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001880
Dossier : 1880
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère des Outre-mer Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001883
Dossier : 1883
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Date inconnue
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Conformément aux recommandations du rapport Midy visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, cet amendement vise à ouvrir le régime des BSPCE à des entreprises détenues à plus de 75 % par des fonds d’investissement – dans une limite de 85 %. Alors que les entreprises de la French Tech fleurissent, la capacité d’attirer en plus grand nombre les meilleurs talents est un des enjeux majeurs. Il est nécessaire de sécuriser une politique compétitive pour nos talents et ainsi renforcer l’attractivité du système d’intéressement des salariés au capital pour concurrencer à armes égales avec les offres salariales proposées par les entreprises américaine ou asiatique. Ce raisonnement s’applique tant aux entreprises détenues par des personnes physiques que par des fonds. L’objectif de cet amendement technique se rattache donc à notre ambition de souveraineté numérique et de soutien à l’innovation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001885
Dossier : 1885
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, ministère des Armées et des Anciens combattants, ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001886
Dossier : 1886
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Date inconnue
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L’article 92 de la loi de finances pour 2025 a modifié le régime fiscal des bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) en distinguant le gain, de nature salariale, constaté lors de l’exercice des BSPCE et le gain de cession, de nature patrimoniale. Cette modification a ainsi supprimé la possibilité pour le contribuable de se prévaloir, en cas d’apport de titres souscrits en exercice des BSPCE, des mécanismes de sursis ou de report d’imposition pour la fraction du gain afférente au gain d’exercice, possibilité qui avait été confirmée par le Conseil d’État pour l’application du texte dans sa rédaction précédente, lequel renvoyait alors au régime de droit commun des plus-values de cession de valeurs mobilières pour l’intégralité du gain. La modification introduite par la loi de finances pour 2025 est donc susceptible de constituer un frein aux opérations d’apport, dès lors que de telles opérations rendront immédiatement exigible l’imposition du gain d’exercice, alors même qu’aucune liquidité ne sera dégagée par l’apporteur. Afin de ne pas dissuader ces opérations, qui facilitent notamment les opérations de réorganisation de l’actionnariat d’entreprises, le présent article propose d’étendre à celles-ci le mécanisme aujourd’hui uniquement applicable aux opérations « d’offre publique, de fusion, de scission, de division ou de regroupement réalisée conformément à la réglementation en vigueur ». Ce mécanisme sera applicable y compris en cas d’échanges successifs, mais l’impôt sera, en tout état de cause, au plus tard dû au titre de la dixième année qui suit l’année au cours de laquelle l’opération d’apport initiale concernée est intervenue. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001888
Dossier : 1888
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Date inconnue
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Conformément aux recommandations du rapport visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, cet amendement vise à élargir le régime des BSPCE en l’ouvrant aux entreprises de moins de vingt ans – contre quinze actuellement. Alors que les entreprises de la French Tech fleurissent, la capacité d’attirer en plus grand nombre les meilleurs talents est un des enjeux majeurs. Il est nécessaire de sécuriser une politique compétitive pour nos talents et ainsi renforcer l’attractivité du système d’intéressement des salariés au capital pour concurrencer à armes égales avec les offres salariales proposées par les entreprises américaine ou asiatique. Ce raisonnement vaut également pour les entreprises de plus de 15 ans. Or, de nombreuses pépites françaises créées au début des années 2010 vont bientôt atteindre ce seuil des 15 ans. Au moment où ces entreprises deviennent des acteurs majeurs de leurs secteurs respectifs, il serait particulièrement dommageable de ne pas soutenir leur attractivité. L’objectif de cet amendement se rattache donc à notre ambition de soutien à l’innovation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001889
Dossier : 1889
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Date inconnue
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Afin de maintenir le soutien au financement des entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS) ainsi que des sociétés foncières solidaires (SFS), le présent amendement proroge de deux ans la bonification du taux de la réduction d’impôt, en le maintenant à 25 % au lieu de 18 %, jusqu’au 31 décembre 2027. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001890
Dossier : 1890
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : services du Premier ministre, ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001891
Dossier : 1891
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Date inconnue
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Cet amendement vise à faire barrage à un danger environnemental et un outil de concurrence déloyale pour nos pêcheurs. Les usines de saumon terrestres sont seulement à l’état de projet sur notre sol. Ces installations ne sont pas seulement un désastre en matière de bien-être animal. Elles sont aussi une concurrence pour les pêcheurs français, et notamment la pêche artisanale. Ces projets présentent aussi des risques de pollution, de rejets non maîtrisés, et de mise en danger des nappes phréatiques. En sus des effets environnementaux, ces projets pourraient gravement affecter les activités agricoles, de pêche, la conchyliculture, la pêche et le tourisme local. Par conséquent, cet amendement, inspiré de la proposition de loi de Damien Girard et Anne Stambach-Terrenoir, prévoit de mettre en place un moratoire sur ces usines à saumon au moyen d’une fiscalité dissuasive à tout projet d’installation afin de permettre davantage d’éclairages scientifiques sur leurs conséquences. Son rendement peut être estimé à moyen terme à plusieurs dizaines de millions d'euros, ce rendement est égal ou inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS (soit 6,6 milliards d’euros) |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001892
Dossier : 1892
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Date inconnue
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Le dispositif « Jeune docteur » du Crédit Impôt Recherche (CIR) est un dispositif qui a fait ses preuves et qui permet aux entreprises, notamment aux start-ups et PME innovantes d’embaucher des talents de haut niveau au service de l’innovation. C’est un lien humain essentiel entre recherche publique et entreprises privées. Le supprimer, c’est freiner l’intégration des jeunes docteurs dans le monde professionnel et affaiblir notre compétitivité technologique. Il faut soutenir notre recherche, il faut soutenir notre innovation, elles sont les conditions nécessaires de notre prospérité future et de notre capacité à maîtriser notre destin et porter nos valeurs dans ce monde de compétition technologique effrénée avec les États-Unis et la Chine. Il faut accélérer nos efforts sur l’innovation et non décélérer. Le dispositif jeune docteur avait été mis en place pour favoriser le recrutement en contrat à durée indéterminée (CDI) des titulaires d’un doctorat de recherche dans les entreprises privées (pour les docteurs n’ayant jamais été embauchés en CDI). Le dispositif « Jeune docteur » permettait donc aux entreprises qui proposaient un premier CDI à un docteur de disposer d’un CIR avantageux durant les 24 premiers mois suivant l’embauche. Le présent amendement propose de rétablir ce dispositif qui a été supprimé dans la loi de finances pour 2025. L’amendement engendre un surcroît de recettes, à terme, de 80 millions d'euros. et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001894
Dossier : 1894
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social, présenté en commun par les groupes appartenant au Nouveau Front Populaire prévoit : – D’abaisser de 100 à 50 millions d’euros le plafond de dépenses de recherche et de développement (R&D) qui bénéficient du taux de 30 % pour le crédit d’impôt recherche (CIR) et de supprimer le taux de 5 % qui s’applique sans plafond. – De plafonner le CIR au niveau d’un groupe, et non d’une entité, comme le recommande l’IGF. – D’exclure l’immobilier d’entreprise de l’assiette de calcul du CIR. Le CIR est une dépense fiscale dont le montant a été de 7,6 milliards d’euros en 2024, devrait être de 7,7 milliards d’euros en 2025, et qui est la plus coûteuse pour les finances publiques. Malgré ce dynamisme considérable, les effets du CIR sur la recherche privée sont mitigés, comme l’ont montré l’évaluation de France Stratégie de juin 2021 et le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires sur la fiscalité de l’innovation rendu public en février 2022. Plus largement, ces études démontrent que le CIR est particulièrement inefficace pour les grands groupes, ce qui n’est pas nécessairement le cas pour les TPE/PME (voir par exemple Laurent BACH, Antoine BOZIO, Arthur GUILLOUZOUIC, Clément MALGOUYRES, Nicolas SERRANO-VELARDE). Les impacts du crédit impôt recherche sur la performance économique des entreprises, IPP rapport n° 33 mai 2021). Et pourtant, ce sont bien aujourd’hui les très grandes entreprises qui concentrent l’essentiel de la dépense publique en crédits d’impôt recherche. Les 50 plus gros consommateurs de CIR représentent 43 % du coût de la niche fiscale, alors que 28 800 entreprises ont recours au dispositif. Ces 50 plus gros bénéficiaires ne représentent donc que 0,17 % des entreprises concernées, et s’accaparent presque la moitié de cette niche. Cette situation, inefficace selon le CNEPI, et surtout injuste, ne peut plus durer, il est urgent de recentrer le dispositif sur nos TPE et PME, tout en soulageant nos finances publiques. Afin de recentrer ce crédit d’impôt sur les PME, c’est-à-dire sur les entreprises en ayant le plus besoin et qui ont la propension la plus grande à réaliser des innovations de rupture, et d’éviter des effets d’aubaine chez les grandes entreprises, il est donc proposé de diminuer le plafond du taux à 30 % à 50 millions d’euros, qui est le montant maximal de chiffre d’affaires pour être considéré comme une PME. Ce niveau de dépense de R&D resterait en-dessous du montant moyen de dépenses de R&D exposées par les grandes entreprises d’après la direction de la législation fiscale (37 millions d’euros soit 11 millions de CIR). Cet amendement propose en outre de revoir les modalités d’appréciation du plafond de dépenses au-delà duquel le taux de 30 % du CIR est appliqué. En effet, celui-ci doit être désormais apprécié au niveau du groupe et non plus au niveau des entités, car tant que le plafonnement est réalisé au niveau d’une filiale, des contournements du plafond resteront exploités par les multinationales. Selon les projections de l’IGF, cette seule disposition permettra d’économiser au moins 960 millions d’euros, tout en limitant les abus qui s’opèrent dans le cadre de groupes fiscalement intégrés ou assimilés (Marc Auberger, Claire Bayé, Louise Anfray, Ilyes Bennaceur, Revue de dépenses : les aides aux entreprises, IGF, mars 2024). Enfin, l’inclusion de l’amortissement de l’immobilier d’entreprise dans les dépenses éligibles au CIR permet un détournement du dispositif. Le maintien d’activité de recherches au sein de l’immeuble n’est pas une condition pour bénéficier du crédit d’impôt. Ainsi, une entreprise peut, une fois le bâtiment précédemment acheté amorti, acquérir un nouvel immeuble pour y déménager ses activités de recherche, et réaffecter l’ancien immeuble à des activités commerciales, voire le revendre pour 100 % de sa valeur, alors qu’il n’en a payé que 70 %. Le nouvel immeuble sera alors financé à 30 % par l’État via le CIR. Nous proposons donc de sortir ce type de dépenses qui permet d’engranger des plus-values par un jeu de crédit d’impôt et de spéculation immobilière, qui est inutile pour la recherche, et coûteux pour l’État. Rendre efficient à nouveau le CIR, le réorienter vers le verdissement de notre recherche et redévelopper la recherche publique constituent une nécessité pour le groupe écologiste et social, qui le réaffirme notamment via le présent amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000019
Dossier : 19
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à compléter le dispositif d’exonération prévu à l’article 10 du projet de loi de finances pour 2026, afin d’y inclure une exonération sociale de CSG et de CRDS, en miroir de l’exonération fiscale instaurée au bénéfice des éleveurs touchés par des crises sanitaires affectant leur cheptel reproducteur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001902
Dossier : 1902
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à conditionner le bénéfice du crédit d’impôt recherche (CIR) au respect de deux critères fondamentaux :le maintien de l’emploi sur le territoire national, et la protection des emplois liés directement liés aux projets ayant bénéficié du crédit d’impôt. En cas de non respect de ces deux critères, l’entreprise bénéficiaire sera tenue de rembourser le montant du crédit d’impôt perçu. Alors que le CIR représente en 2024 7,6 milliards d’euros, et représente près de 60 % des aides publiques à l’innovation, et représente la première dépense fiscale de l’État depuis la fin du CICE ; il est indispensable de mieux en encadrer l’usage afin qu’il serve réellement les objectifs d’une industrie innovante, durable et ancrée S’il s’agit d’un outil essentiel pour la compétitivité et la recherche, son efficacité macroéconomique, sociale et écologique demeure limitée pour les moyennes et grandes entreprises. Les rapports successifs du Comité national d’évaluation des politiques d’innovation (CNEPI) et de France Stratégie ont démontré que l’effet du CIR sur la croissance, la valeur ajoutée, l’investissement et la création d’emplois reste modéré, voire marginal à l’échelle macroéconomique. Par ailleurs, 42 % des montants sont captés par 465 grandes entreprises, tandis que les PME, bien qu’elles représentent 91 % des bénéficiaires, ne perçoivent que 32 % des créances. Pourtant, le retour sur investissement est deux fois plus élevé pour les TPE et PME que pour les grands groupes : selon France Stratégie, 1 € de CIR génère 1,4 € de R&D supplémentaire dans les PME, contre seulement 0,4 € pour les grandes entreprises. Ce déséquilibre se double d’un problème de conditionnalité. Alors que le CIR a pour vocation de soutenir l’emploi et la recherche en France, de nombreux cas récents démontrent que les entreprises bénéficiaires ont continué à supprimer massivement des emplois ou à délocaliser leurs activités, tout en profitant de l’avantage fiscal. À titre d’exemple, Sanofi reçoit depuis 2019 plus de 100 millions d’euros en moyenne en crédit d’impôt recherche. Pourtant entre 2019 et 2025, l’entreprise a licencié plusieurs milliers d’emplois dans la R&D. Cet exemple traduit une faille majeure dans l’usage des fonds publics : l’État finance indirectement des politiques d’entreprise contraires à ses objectifs de réindustrialisation, de souveraineté productive et de transition écologique. Pour préserver les outils de production et l’emploi dans les territoires, le présent amendement introduit donc une double condition au maintien du bénéfice du CIR pendant dix ans : En cas de manquement à ces conditions, l’entreprise sera tenue de rembourser le montant du crédit d’impôt perçu. Considérant le coût annuel du CIR de 7,6 Mds€/an (« Les entreprises sauvent leur crédit d’impôt recherche », 12 octobre 2024, Le Monde) ; de l'effet dissuasif et préventif de la présente mesure en matière de velléités de délocalisations ; et compte tenu du fait que seulement 1,7 % des entreprises de >50 salariés ont délocalisé au moins une activité (entre 2018–2020, Insee Analyses n°100 - 03/12/2024), nous considérons comme une évidence que la présente mesure n'aura pas pour effet de rapporter au budget de l'Etat, pour l'année 2026, une somme supérieure à 6,6 Mds€ mais bien un montant inférieur, s'inscrivant ainsi pleinement dans le cadre d'un rendement égal ou inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS (soit 6,6 milliards d’euros). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000191
Dossier : 191
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Date inconnue
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Cet amendement vise à mettre en place une redevance à l’audiovisuel public pour lui garantir des ressources stables, pérennes et suffisantes telles qu’exigées par le European Media Freedom Act. Contrairement à l’ancienne redevance qui ne prenait pas en compte les ressources des contribuables, celle-ci est proportionnelle aux revenus, à hauteur de 0,25 % du revenu imposable. Cet amendement prévoit la mise en place d’un crédit d’impôt annulant le coût pour les ménages les moins aisés. La situation de vulnérabilité économique dans laquelle se trouve l’audiovisuel public remet en question la capacité de ses médias à assurer leurs missions de service public dont celle de production d’une information fiable et de qualité. Cette dépendance aux arbitrages budgétaires remet également en question leur indépendance à l’égard du pouvoir politique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001912
Dossier : 1912
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Date inconnue
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Cet amendement propose d’ajouter un document de politique transversale sur l’économie sociale et solidaire (« orange budgétaire »). Il propose une rédaction susceptible de prévenir une censure par le Conseil constitutionnel similaire à celle de l'article 176 de la loi de finances pour 2025. L’Économie sociale et solidaire (ESS) regroupe les associations, fondations, mutuelles, coopératives et sociétés commerciales de l’ESS. Ce mode d’entreprendre dont les entreprises et organisations ont des principes de gestion communs (gouvernance démocratique et non lucrativité ou lucrativité limitée) définis par l’article 1 de la loi 2014 sur l’ESS, représente 2,6 millions d’emplois répartis dans tous les secteurs de l’économie, dans tous les territoires, soit 13,7 % de l’emploi privé. Les activités menées par l’ESS répondent aux besoins sociaux de la population, et jouent un rôle essentiel dans le quotidien des française et français (activité de solidarité, d’éducation populaire, culturelle, d’assurance, commerciales…). De plus l’ESS est très mobilisée dans les filières dites « d’avenir », qui sont en première ligne dans la perspective d’une transition écologique. L’ESS représente donc une vision de l’économie plus respectueuse des personnes et plus sobre pour les ressources naturelles. Saisie par une sollicitation citoyenne, la Cour des comptes vient de faire paraître le premier rapport d’étude qu’elle consacre à l’Économie sociale et solidaire (ESS). Jusqu’à la publication de ce rapport, les chiffres relatifs aux soutiens publics à l’ESS n’avaient jamais été agrégés. La Cour indique que l’État consacre 16 milliards d’euros en soutien à l’ESS, soit 3,61 % des dépenses nettes de l’État en 2024 sous forme de subventions, aides aux postes, produits de tarification, etc. La totalité de ces soutiens fait l’objet de conventions fixant des objectifs en matière de contribution aux politiques publiques et donc à l’intérêt général, tangibles dans le quotidien des Françaises et des Français. Afin qu’il soit possible de comparer annuellement l’évolution des soutiens dédiés à l’ESS, il serait souhaitable que le Gouvernement publie un document de politique transversale sur l’ESS, une annexe dite « orange budgétaire ». Un tel document permettrait d’établir une vision plus claire des moyens déployés par l’État pour l’ESS et constituerait certainement un premier pas très utile pour établir une authentique stratégie de développement de l’ESS. Une telle annexe serait d’autant plus pertinente que les chiffres présentés par la Cour démontrent également, qu’à champ constant et en corrigeant l’inflation, que les subventions dédiées à l’ESS augmentent moins que le budget de l’État, et ce malgré l’augmentation des besoins sociaux auxquels l’ESS apporte des réponses. Cet amendement inspiré de celui du rapporteur spécial Michel Castellani en première lecture, co-signé au mois de novembre 2025 par plusieurs groupes politiques, permettrait de disposer afin d'un document de politique transversale sur l'économie sociale et solidaire ("orange budgétaire"). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001914
Dossier : 1914
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Date inconnue
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Le présent amendement d’appel vise à réaffirmer notre soutien à l’Union européenne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001915
Dossier : 1915
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001924
Dossier : 1924
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère de l'Intérieur Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001925
Dossier : 1925
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Date inconnue
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Cet amendement vise à élargir l’assiette de la contribution des hauts patrimoines, afin d’y inclure non seulement les biens immobiliers loués, mais également l’ensemble de la fortune financière des contribuables soumis à cette contribution, qu’elle soit ou non qualifiée de bien professionnel. De plus, cet amendement introduit une composante plancher applicable aux contribuables dont le patrimoine soumis à la contribution des hauts patrimoines excède 100 millions d’euros. Enfin, en lien avec les précédentes modifications, le présent amendement vient adapter le barème progressif de la contribution. Plus précisément, sont intégrés dans l’assiette, en complément des liquidités et placements financiers assimilés, les contrats d’assurance-vie, les placements dans des fonds d’investissement, l’ensemble des produits d’épargne mentionnés par le code monétaire et financier, ainsi que les actions et parts sociales de sociétés détenues par le redevable. Cet élargissement est indispensable pour atteindre effectivement les contribuables les plus fortunés, dont la richesse est aujourd’hui très majoritairement constituée de fortune financière professionnelle, laquelle peut représenter jusqu’à 90 % de leur patrimoine total. Pour les contribuables dont le patrimoine soumis à la contribution excède 100 millions d’euros, le montant dû au titre de la contribution des hauts patrimoines est égal à la somme de l’impôt calculé selon le barème progressif de la contribution, tel qu'adapté par le présent amendement, comprenant un taux marginal de 1,5 % applicable à la fraction de la valeur nette taxable du patrimoine égale ou supérieure à 100 millions d'euros, et de la composante plancher introduite par le présent amendement. Ainsi, lorsque le montant total des impôts personnels acquittés par les contribuables, y compris la part de la présente contribution calculée selon un barème progressif , est inférieur à 2 % de la valeur nette de leur patrimoine soumis à ladite contribution, ils sont tenus de s’acquitter de la différence. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001969
Dossier : 1969
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI, suivent fidèlement la portée de cet article de réduction du périmètrre du pacte Dutreil et proposent de mettre un terme à l’évitement fiscal que constitue l’exonération sur la réunification entre l’usufruit et la nue-propriété dans les transmissions d’héritage. En France, et contrairement à d’autres pays européens comme la Belgique, le Danemark ou la Suisse, la transmission par héritage de l’usufruit d’un bien ne donne lieu à aucun droit de succession de quelque nature. Une telle absurdité fiscale a permis de contourner le principe des droits de succession concernant les biens immobiliers. Par démembrement d’un bien immobilier qu’il possède, un propriétaire peut transmettre de son vivant uniquement la nue-propriété à ses héritiers, tout en conservant l’usufruit afin de continuer à percevoir des loyers. De cette manière, l’évaluation de la valeur de la nue-propriété alors transmise s’élève seulement à la moitié de la valeur de la pleine propriété. Au décès du donateur, l’usufruit s’éteint au profit de ses héritiers sans aucun droit de succession. Le calcul de la Cour des comptes sur le sujet est éloquent : cumulée à la possibilité de transmettre 100 000 euros tous les quinze ans, cette anomalie fiscale a considérablement accru les opérations de démembrement dans le seul but de se soustraire à la solidarité nationale. En utilisant ce mécanisme, un propriétaire de 31 ans peut céder, morceau par morceau, 1 000 000 € de biens immobiliers à son héritier en s’acquittant en tout et pour tout de 18 000 €, soit un taux ridiculement faible de 1,8 %. Si la transmission d’un tel patrimoine avait eu lieu sans user et abuser de niches fiscales, cette transmission aurait été imposée à 21 %, plus de 10 fois plus ! Alors que les transmissions du vivant d’un parent sont prévues pour subvenir aux besoins d’un héritier plus jeune, cette stratégie purement fiscale ne répond en rien à ce besoin : l’héritier, en ne disposant que de la nue-propriété, ne pourra faire aucun usage du logement transmis puisque le donateur conserve l'usufruit et s’en réserve la jouissance afin de percevoir les loyers du bien transmis. On se situe donc aux antipodes de la volonté du législateur, qui justifiait la réinitialisation du barème tous les quinze ans par l’intérêt d’aider ses héritiers aux âges critique de la vie. Pis, ce détournement de l'esprit de la loi est fait au détriment de la solidarité nationale, et à la faveur de la concentration de patrimoines. Afin de limiter les effets d’évitement qui grève les droits de succession, vident les caisses de l’Etat, et sapent la confiance dans nos institutions, nous proposons donc de supprimer l’exonération sur l’usufruit dans les transmissions d’héritage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001972
Dossier : 1972
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Non renseignée
Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI se joint à la volonté de réduire le pacte Dutreil et propose de supprimer la possibilité de bénéficier du Dutreil lors d’une donation avec réserve d’usufruit. L’existence d’un mécanisme de réserve d’usufruit profitant aux donations du Pacte Dutreil constitue le pire des deux mondes ! En plus de bénéficier d’une exonération d’impôt sur la donation en ligne directe de 75% des parts d’une entreprise, le donateur conserve un pouvoir de décision économique illégitime et bénéficie de l’exonération fiscale liée à l’usufruit ! L’exonération partielle prévue dans le cadre du pacte Dutreil peut ainsi être cumulée avec un démembrement de propriété en rendant ainsi les droits de succession quasi-inexistants. Cette situation constitue un non-sens fiscal et économique ! Elle permet la multiplication des abus et, par l’exploitation des failles du système fiscal, soustraire de l’impôts des sommes colossales ! Or, la niche fiscale Dutreil constitue déjà un coût important pour les finances de l’État, estimé entre 4 et 5 milliards d’euros chaque année, soit l’équivalent de deux jours fériés travaillés. L’objectif de cet amendement est donc de limiter les abus concernant les exonérations fiscales et favoriser la transmission effective en pleine propriété des titres d’une entreprise. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001973
Dossier : 1973
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Date inconnue
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La contribution différentielle des hauts revenus (CDHR) a été conçue pour neutraliser les effets de l’optimisation fiscale pratiquée par certains contribuables. Or les dépenses de mécénat ne relèvent en aucune manière d’une optimisation, ni d’une niche fiscale. La CDHR comporte, dans sa version applicable aux revenus de 2025, un grave inconvénient : elle supprime, pour les personnes physiques autres que les entrepreneurs individuels, toute incitation au mécénat. En effet, les intéressés doivent acquitter un impôt égal à 20 % de leurs revenus, qu’ils aient effectué une action de mécénat ou non. Or certaines actions éducatives, scientifiques ou sociales, ainsi que la sauvegarde de notre patrimoine culturel, dépendent dans une large mesure du mécénat. Cette dépendance va s’accentuer au cours des prochaines années, car les crédits affectés à ces actions par l’État et les collectivités territoriales pourront difficilement progresser, eu égard à la situation des finances publiques. Un rapport officiel vient de révéler qu’un quart des monuments classés ou inscrits sont en mauvais état. La disparition, pour les particuliers concernés, de toute incitation au mécénat se justifie d’autant moins que, pour les entrepreneurs individuels (article 238 bis du CGI), l’actuel article 224 maintient l’incitation. Or les dons des particuliers sont, à montant égal, tout aussi utiles que ceux des entrepreneurs. Il importe donc de maintenir l’incitation au mécénat pour l’avenir, en insérant l’article 200 du CGI parmi les dispositifs pris en compte pour le calcul de la contribution différentielle. De fait, cette mesure garantit le financement privé d’actions d’intérêt général tout en contribuant à une économie nette pour l’État, pouvant être évaluée à 200 M d'euros, et permet ainsi de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001976
Dossier : 1976
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en application du principe de clarté et de sincérité des débats parlementaires, de corriger une erreur intervenue lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, en excluant les revenus du PER de la hausse du taux de CSG applicable aux revenus du patrimoine et de placements, de manière à conformer le texte législatif à l’intention exprimée par l’Assemblée nationale lors des débats. L’Assemblée nationale a adopté dans la loi de financement de la sécurité sociale une hausse de 1,4 point du taux de CSG applicable à certains revenus du patrimoine et des placements pour financer la prise en charge de l’autonomie. Afin de préserver l’épargne de la majorité de nos concitoyens, l’Assemblée a voté un amendement de compromis déposé par le Gouvernement peu avant la discussion. Cet amendement visait notamment à exclure de cette hausse les revenus des plans et comptes épargne logement, les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les revenus de l’assurance vie ainsi que les « supports d’épargne salariale ou d’épargne retraite », comme le soulignait Madame la Ministre de l’Action et des comptes publics devant la représentation nationale. Toutefois, le texte de l’amendement gouvernemental adopté par l’Assemblée nationale, à rebours des explications données en séance publique et donc à ce que les députés ont souhaité voter, met dans le champ de l’augmentation du taux de CSG à 10,6 % les revenus issus de plans d’épargne retraite versés sous forme de rente viagère ou de capital exonéré, en cas de déblocage anticipé pour accident de la vie. Cela s’explique notamment par la complexité législative de l’imposition des produits des plans d’épargne retraite régis par les dispositions des articles L224-1 du code monétaire et suivants. Ces derniers sont ainsi imposés sous diverses modalités lorsqu’ils sont conclus auprès d’une société d’assurance, selon que le versement de la prestation servie intervient sous forme de rente ou de capital, et notamment selon la nature et le régime fiscal des sommes ayant alimenté ledit plan de retraite. Les PER souscrits auprès d’un assureur entraînent l’adhésion à un contrat d’assurance vie, dans la majorité des cas alimenté par des versements volontaires, déduits fiscalement ou non, et dont les prestations servies à l’issue du plan sont versées en capital. Dès lors qu’elles sont versées à l’issue de contrats d’assurance vie, ces prestations en capital relèvent donc en matière d’imposition sur le revenu des produits générés pendant la phase d’épargne, des dispositions de l’article 125-0A du code général des impôts, avec l’application par renvoi, des taux du prélèvement forfaitaire unique prévus à l’article 200 A du même code. En conséquence, ces produits entrent dans le champ des dispositions du 3° du II de l’article L136-7 du code de la sécurité sociale et restent donc soumis au taux de CSG de 9,2 %, par application des dispositions du projet d’article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale. Ce n’est pas le cas d’autres modalités de versement des prestations issues de plans d’épargne retraite, qui au titre de l’intention du législateur devraient pourtant suivre le même régime en matière de CSG en restant soumises au taux de 9,2 %. Cet amendement propose de corriger cette incohérence de la loi, avec comme objectifs :
Cet amendement a été travaillé avec France Assureurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001977
Dossier : 1977
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt service à la personne (CISAP) est consubstantiel au statut fiscal du particulier employeur. En effet, le particulier employeur n’étant pas un employeur professionnel, il ne peut déduire de son impôt sur le revenu la charge liée à l’emploi qu’il crée. Le crédit d’impôt, universel depuis 2017, constitue un outil puissant de lutte contre le travail dissimulé à tel point que l’évolution de celui-ci a un impact direct sur le taux de déclaration. Ainsi, il est estimé qu’en 1991, au moment de la création de la réduction d’impôt, le taux de l’emploi dissimulé atteignait 50 % contre moins de 20 % aujourd’hui. La création d’emplois supplémentaires et déclarés se conjugue, elle aussi, à la dynamique du crédit d’impôt, renforcée par l’avance immédiate mise en place en janvier 2022 pour l’emploi à domicile. Cette mesure favorable au pouvoir d’achat des Français soutient la création d’emplois déclarés de proximité. En outre, le crédit d’impôt favorise la solvabilisation du particulier employeur qui, s’il ne répondait pas lui-même aux besoins motivant la création de l’emploi, reposerait sur le système public. Ainsi, le statut fiscal du particulier employeur participe d’activités essentielles telles que l’accueil du jeune enfant, l’accompagnement de la personne en perte d’autonomie ou en situation de handicap mais également à l’articulation des temps de vie. Toutefois, le particulier employeur pâtit de l’amalgame avec les organismes de service à la personne (OSP). En effet :
Ceci, alors même que le secteur de l’emploi à domicile est moins cher pour les finances publiques et plus rémunérateur pour les salariés. Il est donc essentiel de clarifier le statut fiscal du particulier employeur par la scission du CISAP en deux crédits d’impôt distincts : le CISAP pour les OSP et le crédit d’impôt particulier employeur (CIPE) pour les particuliers employeurs. C’est tout l’objectif de cet amendement, neutre pour les finances publiques. Par ailleurs, l’établissement d’un crédit d’impôt dédié aux particuliers employeurs pourrait s’accompagner d’une révision de la liste des activités éligibles, autrement dit, d’une rationalisation du périmètre du CISAP et du CIPE. En effet, certaines activités ne se justifient plus dans un contexte budgétaire très dégradé :
Cette révision du périmètre permettrait de dégager des économies substantielles pour les finances publiques. Cet amendement, neutre pour les finances publiques, permettrait de contribuer à générer une économie de plus de 150 millions d’euros lié au CISAP, nécessaires pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001978
Dossier : 1978
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Date inconnue
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Dans une optique de rationalisation de nos dépenses publiques et face aux phénomènes de fraudes massives dans le cadre du crédit d’impôt lié aux services à la personne ; le présent amendement propose de diminuer le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile – fixé à 12 000 euros actuellement – en l’abaissant à 10 000 euros. La limite de 10 000 € est portée à 12 000 € pour la première année d’imposition pour laquelle le contribuable bénéficie des dispositions du présent article au titre du a du 1. Néanmoins, pour continuer à préserver la qualité des soins apportés aux personnes les plus vulnérables, la limite portée à 20 000 euros demeure inchangée pour les personnes dites invalides ainsi que pour les contribuables ayant à leur charge une personne, vivant sous leur toit, ou un enfant donnant droit au complément d’allocation d’éducation de l’enfant en situation de handicap. Cette mesure permet de générer une économie de plus de 150 millions d’euros, nécessaires pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001979
Dossier : 1979
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet d’élargir le bénéfice de la réduction d’impôt sur le revenu applicable aux travaux de conservation et de restauration d’objets mobiliers classés, afin d’y inclure également les objets mobiliers inscrits au titre des monuments historiques. En l’état du droit, seuls les objets classés ouvrent droit à cette réduction, excluant ainsi les objets inscrits, alors même que ces derniers présentent des caractéristiques patrimoniales et des exigences d’entretien comparables. Les coûts liés à leur conservation, à leur restauration ou à leur présentation au public sont, dans la plupart des cas, de même nature et de même ampleur. Cette mesure participe pleinement de l’effort national en faveur de la préservation et de la transmission du patrimoine, qui constitue une composante essentielle de notre identité collective. En soutenant les propriétaires dans leurs démarches de restauration, elle contribue à la défense concrète de notre patrimoine mobilier, souvent fragilisé par le temps, le coût des travaux et la complexité des procédures de protection. Il convient enfin de souligner que le gage est ajouté dans un soucis de recevabilité de l'amendement et que cette dépense fiscale serait compensée par les recettes supplémentaires, estimées à 50 M d'euros, générées par les travaux entrepris (TVA, impôts sur les revenus des artisans et entreprises concernés) et par la dynamique économique et touristique liée à la valorisation de ces objets patrimoniaux. Cet amendement permettrait ainsi de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001980
Dossier : 1980
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Date inconnue
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Le soutien au logement social est aujourd’hui indispensable pour répondre à une demande en forte augmentation. Au premier trimestre 2024, le nombre de ménages en attente d’un logement social a atteint 2,7 millions, soit une hausse de plus de 7 % en un an. Cette demande accrue s’accompagne d’une tension sur l’offre disponible, avec moins de 400 000 attributions réalisées la même année. Fin 2022, le nombre de demandes d’un logement social était 4,3 fois supérieur au nombre de logements disponibles. Le parc social représente 16 % des résidences principales et permet de loger 11 millions de personnes. Plus de 6 milliards d’euros étaient consacrés au secteur social en 2021, ce qui représente environ 16 % des dépenses publiques en faveur du logement. Parmi toutes les dépenses fiscales au bénéfice du logement locatif social (LLS), une seule n’est pourtant pas liée à l’activité productive des bailleurs sociaux et bénéficie à l’ensemble des acteurs, y compris les organismes investissant peu : l’exonération d’impôt sur les sociétés (IS). Ainsi, selon les données de l’Agence nationale de contrôle du logement social (ANCOLS), les deux tiers des organismes ne prendraient pas la part qu’on peut attendre d’eux dans la construction neuve au regard de leur poids dans le parc actuel. L’exonération d’IS, qui vise à renforcer les fonds propres pour stimuler l’investissement, ne remplit donc pas son objectif initial de manière optimale. Fort de ce constat, le présent amendement vise à supprimer l’exonération de l’impôt sur les sociétés pour les bailleurs sociaux. De fait, cette mesure permettrait de générer une économie substantielle, nécessaire pour absorber une partie du déficit supplémentaire intégré au texte arrivant en nouvelle lecture. De fait, cette mesure permet de générer une économie substantielle, estimée à 50 M d'euros, nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001981
Dossier : 1981
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Non renseignée
Date inconnue
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Le soutien au logement social est aujourd’hui indispensable pour répondre à une demande en forte augmentation. Au premier trimestre 2024, le nombre de ménages en attente d’un logement social a atteint 2,7 millions, soit une hausse de plus de 7 % en un an. Cette demande accrue s’accompagne d’une tension sur l’offre disponible, avec moins de 400 000 attributions réalisées la même année. Fin 2022, le nombre de demandes d’un logement social était 4,3 fois supérieur au nombre de logements disponibles. Le parc social représente 16 % des résidences principales et permet de loger 11 millions de personnes. Plus de 6 milliards d’euros étaient consacrés au secteur social en 2021, ce qui représente environ 16 % des dépenses publiques en faveur du logement. Parmi toutes les dépenses fiscales au bénéfice du logement locatif social (LLS), une seule n’est pourtant pas liée à l’activité productive des bailleurs sociaux et bénéficie à l’ensemble des acteurs, y compris les organismes investissant peu : l’exonération d’impôt sur les sociétés (IS). Ainsi, selon les données de l’Agence nationale de contrôle du logement social (ANCOLS), les deux tiers des organismes ne prendraient pas la part qu’on peut attendre d’eux dans la construction neuve au regard de leur poids dans le parc actuel. L’exonération d’IS, qui vise à renforcer les fonds propres pour stimuler l’investissement, ne remplit donc pas son objectif initial de manière optimale. Fort de ce constat, le présent amendement, adopté en Commission des Finances lors de l’examen du PLF 2025, vise à conditionner l’exonération de l’impôt sur les sociétés de bailleurs sociaux à des engagements en matière de construction. De fait, cette mesure permet de générer une économie substantielle, nécessaire pour absorber une partie du déficit supplémentaire intégré au texte arrivant en nouvelle lecture. De fait, cette mesure permet de générer une économie substantielle, estimée à 20 M d'euros, nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001982
Dossier : 1982
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à prolonger de trois ans, soit jusqu’au 31 décembre 2028, le bénéfice du crédit d’impôt collaboration de recherche (CICo), créé par l’article 69 de la loi de finances pour 2022 et codifié à l’article 244 quater B bis du code général des impôts. Ce dispositif encourage les partenariats de recherche entre entreprises et organismes publics de recherche et de diffusion des connaissances. Il favorise le transfert de technologies, le développement de l’innovation et la montée en compétence des acteurs économiques. La prolongation proposée s’inscrit dans les objectifs du Gouvernement visant à renforcer la compétitivité et la souveraineté technologique de la France, à soutenir l’effort national de recherche et à consolider les liens entre le monde académique et le tissu productif. Le maintien du CICo jusqu’en 2028 garantit la stabilité et la visibilité nécessaires aux entreprises pour planifier leurs projets de recherche collaborative dans un contexte de transition technologique et industrielle. Le I du dispositif s’applique, rétroactivement, aux contrats de collaboration de recherche conclus à compter du 1er janvier 2026. Le présent amendement a été adopté dans le cadre de l’examen du PLF pour 2026 en Séance publique. Sur le plan financier, cet amendement permettra de soutenir un surplus d’innovation et de partenariats technologiques pouvant être évalués à 70M d'euros, tout en générant un impact budgétaire maîtrisé, nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001983
Dossier : 1983
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à prolonger de trois ans, soit jusqu’au 31 décembre 2028, le bénéfice du crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV), créé par l’article 35 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024. Le crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV) constitue un instrument central de la politique industriel et climatique de la France. Il contribue à la relocalisation industrielle et au soutien des investissements dans les filières stratégiques de la transition énergétique : batteries, panneaux solaires, éolien, pompes à chaleur. Le C3IV permet de répondre aux objectifs du Gouvernement en faveur de l’industrie décarbonée et de la souveraineté énergétique. Il permet également de renforcer la place de la France en tant que Nation leader de l’économie de la décarbonation en encourageant les investissements dans les capacités de production des technologies nécessaires à la transition énergétique. Le montant inscrit au budget de l’État pour le Crédit d’Impôt au titre des Investissements dans l’Industrie Verte (C3IV) s’élève à environ 3,7 milliards d’euros pour la période allant jusqu’en 2030, répartis en enveloppes annuelles de plusieurs centaines de millions d’euros. Toutefois, le bénéfice de ce crédit d’impôt est conditionné à l’obtention d’un agrément préalable, dont la procédure de délivrance prend fin au 31 décembre 2025. Le présent amendement vise à proroger la possibilité de dépôt des demandes d’agrément, afin de permettre la poursuite du déploiement des projets industriels éligibles et d’assurer la pleine mobilisation des crédits budgétaires prévus pour ce dispositif stratégique en faveur de la réindustrialisation verte du pays. Sur le plan financier, cet amendement permettra de mobiliser pleinement les crédits budgétaires prévus pour ce dispositif stratégique, engendrant un surplus d'investissement dans les capacités de production des technologies nécessaires à la transition énergétique, surplus évalué à 75 M d'euros, tout en générant un impact budgétaire maîtrisé, nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001984
Dossier : 1984
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Date inconnue
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Face à la pénurie de logement dans les zones touristiques, il est impératif de faciliter l’accès à des logements abordables pour le plus grand nombre, sur l’ensemble du territoire, et de rationaliser les dépenses publiques en faveur du secteur. La réforme de la fiscalité sur les plus-values de cession de foncier constitue un levier incontournable pour atteindre ce double objectif et favoriser la cession de logement. Actuellement, un abattement pour durée de détention d’une résidence secondaire est appliqué lors du calcul de la plus-value. L’exonération totale des plus-values immobilières au titre de l’impôt sur le revenu est acquise à l’issue d’un délai de détention de vingt-deux ans et l’exonération des prélèvements sociaux est acquise à l’issue d’un délai de détention de trente ans. Un dispositif qui alimente considérablement la rétention immobilière, notamment dans les zones tendues et réduit sensiblement les recettes fiscales du secteur – dont les dépenses représentent pourtant un dixième des dépenses du budget de l’État (38,16 milliards d’euros en 2021, soit environ 1,5 % du PIB). Le présent amendement propose de limiter ce mécanisme d’exonération jusqu’au 31 décembre 2027. Cette mesure permettrait de créer un choc d’offre et ainsi de fluidifier le marché immobilier, à répondre à la pénurie de logements dans les zones tendues et à accroître les recettes fiscales, tout en apportant une réponse rapide et efficace aux besoins du secteur. Sur le plan financier, la limitation temporaire du mécanisme d’exonération des plus-values immobilières permettra de générer des recettes fiscales supplémentaires tout en favorisant la libération de logements dans les zones tendues, constituant ainsi une économie nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001985
Dossier : 1985
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Date inconnue
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Face à la pénurie de logement dans les zones touristiques, il est impératif de faciliter l’accès à des logements abordables pour le plus grand nombre, sur l’ensemble du territoire, et de rationaliser les dépenses publiques en faveur du secteur. La réforme de la fiscalité sur les plus-values de cession de foncier constitue un levier incontournable pour atteindre ce double objectif : encourager la libération de biens immobiliers et rationaliser l’effort budgétaire en faveur du logement. Actuellement, un abattement pour durée de détention d’une résidence secondaire est appliqué lors du calcul de la plus-value. L’exonération totale des plus-values immobilières au titre de l’impôt sur le revenu est acquise à l’issue d’un délai de détention de vingt-deux ans et l’exonération des prélèvements sociaux est acquise à l’issue d’un délai de détention de trente ans. Un dispositif qui alimente considérablement la rétention immobilière, notamment dans les zones tendues et réduit sensiblement les recettes fiscales du secteur – dont les dépenses représentent pourtant un dixième des dépenses du budget de l’État (38,16 milliards d’euros en 2021, soit environ 1,5 % du PIB). Afin de redynamiser le marché immobilier et d’encourager la libération des biens détenus de longue date, la proposition de loi visant à relancer le secteur du logement proposait de ramener la durée de détention nécessaire à 10 ans pour bénéficier d’une exonération totale de l’impôt sur la plus-value immobilière également pour les prélèvements sociaux. Toutefois, une telle mesure présente plusieurs écueils. D’une part, elle engendrerait un effet d’aubaine massif, au bénéfice d’investisseurs souvent situés en dehors des zones les plus en tension, sans véritable ciblage social ou territorial. D’autre part, elle entrainerait un manque à gagner significatif pour les finances publiques, à rebours des efforts de maîtrise budgétaire en cours. Enfin, une exonération aussi rapide risquerait d’accroître les comportements spéculatifs, sans garantie que les biens remis sur le marché contribuent à l’accès au logement des ménages locaux. Le présent amendement propose ainsi une solution d’équilibre : ramener à quinze ans la durée de détention ouvrant droit à exonération des plus-values immobilières pour les résidences secondaires. Cette solution équilibrée permettrait d’accroître l’offre de logements disponibles, de favoriser la mobilité immobilière et de fluidifier le marché, tout en préservant les recettes fiscales liées aux plus-values et en évitant les effets d’aubaine excessifs. Cet amendement prévoit également un garde-fou. En cas de revente du bien, le nouvel acquéreur s’engage à ce que le logement acquis demeure à destination de l’occupation ou à la location à usage d’habitation principale. En cas de manquement à cet engagement, l’acquéreur est redevable d’une amende d’un montant égal à 5 % du prix de cession mentionné dans l’acte. Par conséquent cet amendement, en permettant une mise sur le marché de biens immobiliers faisant l'objet d'une rétention de vente engendrera des recettes liées aux prélèvements fiscaux et sociaux sur les plus-values réalisées, préservant les recettes fiscales et contribuant à la rationalisation du marché immobilier, générant ainsi une économie nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001986
Dossier : 1986
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Date inconnue
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Face à la pénurie de logement dans les zones touristiques, il est impératif de faciliter l’accès à des logements abordables pour le plus grand nombre, sur l’ensemble du territoire, et de rationaliser les dépenses publiques en faveur du secteur. La réforme de la fiscalité sur les plus-values de cession de foncier constitue un levier incontournable pour atteindre ce double objectif : encourager la libération de biens immobiliers et rationaliser l’effort budgétaire en faveur du logement. Actuellement, un abattement pour durée de détention d’une résidence secondaire est appliqué lors du calcul de la plus-value. L’exonération totale des plus-values immobilières au titre de l’impôt sur le revenu est acquise à l’issue d’un délai de détention de vingt-deux ans et l’exonération des prélèvements sociaux est acquise à l’issue d’un délai de détention de trente ans. Un dispositif qui alimente considérablement la rétention immobilière, notamment dans les zones tendues et réduit sensiblement les recettes fiscales du secteur – dont les dépenses représentent pourtant un dixième des dépenses du budget de l’État (38,16 milliards d’euros en 2021, soit environ 1,5 % du PIB). Afin de redynamiser le marché immobilier et d’encourager la libération des biens détenus de longue date, la proposition de loi visant à relancer le secteur du logement proposait de ramener la durée de détention nécessaire à 10 ans pour bénéficier d’une exonération totale de l’impôt sur la plus-value immobilière également pour les prélèvements sociaux. Toutefois, une telle mesure présente plusieurs écueils. D’une part, elle engendrerait un effet d’aubaine massif, au bénéfice d’investisseurs souvent situés en dehors des zones les plus en tension, sans véritable ciblage social ou territorial. D’autre part, elle entrainerait un manque à gagner significatif pour les finances publiques, à rebours des efforts de maîtrise budgétaire en cours. Enfin, une exonération aussi rapide risquerait d’accroître les comportements spéculatifs, sans garantie que les biens remis sur le marché contribuent à l’accès au logement des ménages locaux. Le présent amendement vise donc à aligner les délais de détention ouvrant droit à l’exonération des plus-values immobilières des résidences secondaires en réduisant à vingt-deux ans le délai de détention ouvrant droit à l’exonération des plus-values immobilières au titre des prélèvements sociaux. Une mesure à la fois de simplification et de rationalisation budgétaire. Cette solution équilibrée permettrait d’accroître l’offre de logements disponibles, de favoriser la mobilité immobilière et de fluidifier le marché, tout en préservant les recettes fiscales liées aux plus-values et en évitant les effets d’aubaine excessifs. Cet amendement prévoit également un garde-fou. En cas de revente du bien, le nouvel acquéreur s’engage à ce que le logement acquis demeure à destination de l’occupation ou à la location à usage d’habitation principale. En cas de manquement à cet engagement, l’acquéreur est redevable d’une amende d’un montant égal à 5 % du prix de cession mentionné dans l’acte. Par conséquent cet amendement, en permettant une mise sur le marché de biens immobiliers faisant l'objet d'une rétention de vente engendrera des recettes liées aux prélèvements fiscaux et sociaux sur les plus-values réalisées, préservant les recettes fiscales et contribuant à la rationalisation du marché immobilier, générant ainsi une économie nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001988
Dossier : 1988
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Non renseignée
Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. Pourtant, ce dispositif, conçu pour dissuader les achats individuels de véhicules fortement émetteurs, ne prend pas en compte la réalité d’usage de certains professionnels, notamment les loueurs de courte durée. Ces derniers n’achètent pas de véhicules pour un usage personnel, mais pour les mettre à disposition de particuliers ou entreprises pour des trajets ponctuels, répondant à des besoins spécifiques (tourisme, activité professionnelle, remplacement de véhicule, etc.). Seul l’utilisateur final – le client – choisit le véhicule qu’il souhaite utiliser. Le malus n’a pas d’effet comportemental sur cette demande. Le rôle de soupape que joue la location de courte durée suppose ainsi une flotte plus diversifiée et donc plus lourde, adaptée à la faible demande en véhicules électriques sur l’ensemble des segments d’activité. Chaque année, le secteur s’acquitte du malus pour 200 000 véhicules neufs qui seront conservés seulement quelques mois avant de venir alimenter le marché de l’occasion et de faciliter le renouvellement de véhicules anciens et très émetteurs que de nombreux Français conservent, faute de moyens pour en acheter un nouveau. Aujourd’hui, la charge fiscale, notamment liée au malus, est devenue disproportionnée et exponentielle pour le secteur (composé de 90 % de TPE-PME), qui ne peut pas compenser par une hausse des tarifs ou une baisse des coûts. En 2026, les loueurs seront dans l’incapacité de soutenir la hausse du malus décidée par la précédente loi de finances. Cette situation appelle une réponse ciblée, tenant compte des spécificités du modèle des loueurs. Il est ainsi proposé d’introduire un abattement spécifique du malus CO2 pour les véhicules destinés à la location de courte durée. Par conséquent, cet amendement permettra d'éviter une perte de 300 millions d'euros de TVA, nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001989
Dossier : 1989
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO2. Pourtant, ce dispositif, conçu pour dissuader les achats individuels de véhicules fortement émetteurs, ne prend pas en compte la réalité d’usage de certains professionnels, notamment les loueurs de courte durée. Ces derniers n’achètent pas de véhicules pour un usage personnel, mais pour les mettre à disposition de particuliers ou entreprises pour des trajets ponctuels répondant à des besoins spécifiques (tourisme, activité professionnelle, remplacement de véhicule, etc.). Seul l’utilisateur final – le client – choisit le véhicule qu’il souhaite utiliser. Le malus n’a pas d’effet comportemental sur cette demande. Le rôle de soupape que joue la location de courte durée suppose une flotte plus diversifiée et donc plus lourde, adaptée à la faible demande en véhicules électriques sur l’ensemble des segments d’activité. Chaque année, le secteur s’acquitte du malus pour 200 000 véhicules neufs qui seront conservés seulement quelques mois avant de venir alimenter le marché de l’occasion et de faciliter le renouvellement de véhicules anciens et très émetteurs que de nombreux Français conservent, faute de moyens pour en acheter un nouveau. Aujourd’hui, la charge fiscale, notamment liée au malus, est devenue disproportionnée et exponentielle pour le secteur (composé à 90 % de TPE-PME), qui ne peut pas compenser par une hausse des tarifs ou une baisse des coûts. En 2026, les loueurs seront dans l’incapacité de soutenir la hausse du malus décidée par la précédente loi de finances. Cette situation appelle une réponse ciblée, tenant compte des spécificités du modèle des loueurs. Il est ainsi proposé d’introduire un abattement spécifique du malus poids pour les véhicules destinés à la location de courte durée. Par conséquent, cet amendement permettra d'éviter une perte de 300 millions d'euros de TVA, nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000199
Dossier : 199
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer le plafonnement de l’impôt dû rapporté aux revenus du redevable, en raison des possibilités d’optimisation fiscale permettant à certains contribuables d’afficher artificiellement un revenu très faible, précisément en domiciliant leurs revenus au sein de holdings. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001990
Dossier : 1990
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet d’effectuer un prélèvement sur les ressources accumulées, c’est-à-dire le fonds de roulement et les ressources de l’année, du fonds de compensation des risques de l’assurance de la construction (FCAC) prévu à l’article L. 431-14 du code des assurances. Ce fonds, créé par l’article 30 de la loi n° 82-540 du 28 juin 1982 de finances rectificative pour 1982, a pour objet de régler les sinistres survenus sur des immeubles construits avant 1983, année où l’assurance de la construction est passée d’un régime par répartition à un régime par capitalisation. En raison de la levée de provisions pour des sinistres dont la prescription a pu être constatée au cours de l’exercice 2025, près de 4 M€ sont aujourd’hui libres d’emploi sur le fonds. Le présent amendement prélève cette ressource au profit du budget de l’État et engendre ainsi un surcroît de recettes de l'ordre de 4 M d'euros, nécessaires pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001991
Dossier : 1991
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Date inconnue
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Afin d’encourager l’accession sociale à la propriété, le présent amendement, adopté dans le cadre de l’examen du PLF pour 2026 en Séance publique, vise à harmoniser les plafonds de ressources relatifs au dispositif d’accession sociale bénéficiant d’une taxe sur la valeur ajoutée au taux réduit de 5,5 %. Il aligne ainsi les plafonds et le zonage retenus pour l’application du dispositif de taux réduit dans les quartiers ciblés par la politique de la ville (agence nationale pour la rénovation urbaine/quartier prioritaire de la politique de la ville) avec ceux déjà retenus pour l’accession au titre du prêt social de location-accession et du bail réel solidaire. Sur le plan financier, cet amendement permettra de créer un effet d'offre sur le marché immobilier générant ainsi des recettes budgétaires supplémentaires de l'ordre de 20 M d'euros, nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001992
Dossier : 1992
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Date inconnue
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Le présent amendement propose une clarification des modalités de calcul du ratio du critère de mixité sociale pour le bénéfice du régime TVA du logement locatif intermédiaire (LLI). En effet, à la suite d’une refonte opérée en 2021, l’article 279-0 bis A du code général des impôts (CGI) subordonne notamment le bénéfice du taux réduit à une intégration des immeubles livrés dans un ensemble immobilier comptant déjà plus de 25 % de logements locatifs sociaux. En outre, les dispositions de l’article 284 du CGI remettent en cause l’application du taux réduit de 10 % lorsque, en cas de cession de la onzième à la seizième année, cette cession concerne plus de 50 % des logements. Or, cette rédaction ne correspond pas à certains pratiques déjà largement admises par l’administration concernant les modalités de calcul du critère de mixité sociale, ainsi que la faculté de vendre les logements au cours de la seizième année suivant la construction. En conséquence, le présent amendement propose d’apporter la sécurité juridique aux opérateurs en clarifiant le mode de calcul de la clause de mixité sociale par une rédaction précisant qu’au sein d’un même ensemble immobilier, le nombre de logements sociaux devra être au moins égal à un tiers du nombre des logements intermédiaires. Il prévoit également qu’en cas de cession au-delà de la 15ème année, le bénéfice du taux réduit n’a pas à être remis en cause même en cas de cession de plus de 50 % des logements. Enfin, afin de préserver les projets en cours et de préserver la production de logements, cette mesure de clarification entrera en vigueur avec un effet rétroactif au 1er janvier 2021. Sur le plan financier, cette mesure est neutre pour les finances publiques, dès lors qu’elle se borne à sécuriser juridiquement des pratiques déjà admises par l’administration. En apportant de la visibilité aux opérateurs, elle permet de préserver les projets de logement locatif intermédiaire sans remise en cause a posteriori du taux réduit de TVA et de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001993
Dossier : 1993
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la taxe applicable au permis de chasser. Cette suppression s’inscrit dans une logique de simplification de la fiscalité à faible rendement, conformément aux recommandations de la Cour des comptes dans son rapport d’avril 2025. Dans son rapport consacré aux taxes à faible rendement, la Cour des comptes souligne qu’au-delà des principaux prélèvements obligatoires – cotisations sociales (303,2 Md€ de recettes attendues en 2024), impôts sociaux (224,9 Md€), taxe sur la valeur ajoutée (210,1 Md€ nets), impôt sur le revenu (88,1 Md€ nets) ou impôt sur les sociétés (57,7 Md€ nets) – les contribuables français acquittent un large éventail de taxes et d’impôts dont le produit reste marginal, regroupées sous le terme de « taxes à faible rendement ». Parmi celles-ci figure la taxe sur le permis de chasser. Sa suppression permettrait ainsi de simplifier les formalités administratives, sans incidence significative sur les recettes de l’État, tout en contribuant à la rationalisation de la fiscalité. Sur le plan financier, la suppression de la taxe sur le permis de chasser, identifiée comme une taxe à faible rendement par la Cour des comptes, dont le recouvrement est plus coûteux que le rendement ce qui permettra de rationaliser la fiscalité, contribuant ainsi à une économie nécessaire pour tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001995
Dossier : 1995
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Date inconnue
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Cet amendement vise à abaisser le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (CISAP) à 1250 euros, contre 12 000 euros actuellement. Il s'agit du plafond global, le montant plus élevé pour les personnes dépendantes resterait inchangé. Ce montant de 1 250 euros correspond au montant moyen du CISAP par foyer bénéficiaire (1 234 €), comme développé dans le rapport Courson sur l’application des mesures fiscales. De la sorte, seules les personnes engageant des dépenses importantes de personnel à domicile paieraient pleinement le coût de ces emplois. Les niches fiscales représentent en France plus de 85 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances de l’État. À titre de comparaison, ce montant représente près de 8 fois le budget de la Justice ! La charge de la dette, qui inquiète tant la minorité présidentielle depuis plusieurs mois, ne représentent que 60 % du coût budgétaire de ces dépenses fiscales. La France est ainsi, selon une note du FMI de 2022, le second pays octroyant les dépenses fiscales les plus importantes, juste derrière la Grèce. Parmi celles-ci figure la niche concernant l’emploi d’un salarié à domicile, qui constitue la seconde dépense fiscale la plus coûteuse. D’après la Cour des comptes, dans son rapport sur l’exécution du budget de 2024, elle atteint 6,7 milliards d’euros. Or, précise la Cour, ce dispositif est malheureusement capté pour moitié par les 10 % des ménages les plus riches. Certains plafonds leur sont d'ailleurs directement destinés : il est par exemple possible de déclarer jusqu'à 5 000€ de "petits travaux de jardinage" par an afin de s'en voir rembourser la moitié ! En diminuant ce plafond, nous permettrons au dispositif de se recentrer sur les populations qui en ont effectivement besoin, tout en conservant un effet incitatif. Cet amendement permettra simplement d'éviter l'effet d'aubaine pour les plus riches, et participera largement à la réduction de nos dépenses fiscales. Cet amendement conserve bien évidemment le plafond de 12 000 euros pour les services à la personne liés à la garde d'enfant, l'assistance des personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, ou aux autres personnes qui ont besoin d'une aide personnelle à leur domicile ou d'une aide à la mobilité dans l'environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile, ainsi que le plafond de 20 000 euros pour les personnes invalides. Il est évident que certains foyers très aisés pourraient être tentés d'avoir recours au travail non déclaré. Nous invitons donc le Gouvernement à réattribuer les moyens économisés dans le recrutement et la formation d'inspecteurs du travail, et plus largement dans la lutte contre le travail dissimulé. Le cout du CISAP étant de 7Md€, l’amendement engendre un surcroît de recettes en tout état de cause inférieur à 6,4Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001996
Dossier : 1996
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir l’esprit de l'article 23 de la version initiale du Gouvernement qui a pour objet, dans le cadre du plan national antitabac 2023-2027, de préciser le régime fiscal pour les produits à fumer, entendus comme les substances à inhaler, qu'elles comprennent ou non du tabac et que l'action de fumer implique une combustion ou l'emploi d'un dispositif dédié comme la cigarette électronique. Toutefois, il exclut de la taxation les produits faiblements nicotinés, considérant que c’est la nicotine qui provoque l’addiction, et est donc néfaste pour la santé publique. Ces évolutions visent à répondre à deux principaux enjeux de santé publique : – le développement du vapotage, c'est-à-dire de liquides, contenant ou non de la nicotine, chauffés au moyen d'une cigarette électronique, en taxant les produits à fort taux de nicotine ; – la discordance entre, d'une part, le cadre juridique en matière de santé publique qui appréhende aujourd'hui les produits du tabac et le vapotage et, d'autre part, celui régissant l'accise, qui est indifférent à la composition des produits et fondé essentiellement sur la manière dont ils se présentent aux consommateurs finals. Par ailleurs, cet article ainsi rédigé harmonise également les taux de TVA des différents produits et plantes à fumer. Le Gouvernement pourra fixer par décret les taux, tarifs et minima de perception par décret. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001997
Dossier : 1997
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Date inconnue
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Cet amendement de repli des députés insoumis vient abaisser le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile à 2500 euros, contre 12 000 euros actuellement. Il s'agit du plafond global, le montant plus élevé pour les personnes dépendantes resterait inchangé. Ce montant de 2 500 euros correspond à deux fois le montant moyen du CISAP par foyer bénéficiaire (1 234 €), comme développé dans le rapport Courson sur l’application des mesures fiscales. De la sorte, seules les personnes engageant des dépenses importantes de personnel à domicile paieraient pleinement le coût de ces emplois. Les niches fiscales représentent en France près de 81 milliards d’euros de manque à gagner pour les finances de l’État. À titre de comparaison, ce montant représente près de 8 fois le budget de la Justice ! La charge de la dette, qui inquiète tant la minorité présidentielle depuis plusieurs mois, ne représentent que 60 % du coût budgétaire de ces dépenses fiscales. La France est ainsi, selon une note du FMI de 2022, le second pays octroyant les dépenses fiscales les plus importantes, juste derrière la Grèce. Parmi celles-ci figure la niche concernant l’emploi d’un salarié à domicile, qui constitue la seconde dépense fiscale la plus coûteuse. D’après la Cour des comptes, dans son rapport sur l’exécution du budget de 2024, elle atteint 6,7 milliards d’euros. Or, précise la Cour, ce dispositif est malheureusement capté pour moitié par les 10 % des ménages les plus riches. Certains plafonds leur sont d'ailleurs directement destinés : il est par exemple possible de déclarer jusqu'à 5 000 € de "petits travaux de jardinage" par an afin de s'en voir rembourser la moitié ! En diminuant ce plafond, nous permettrons au dispositif de se recentrer sur les populations qui en ont effectivement besoin, tout en conservant un effet incitatif. Cet amendement permettra simplement d'éviter l'effet d'aubaine pour les plus riches, et participera largement à la réduction de nos dépenses fiscales. Cet amendement conserve bien évidemment le plafond de 12 000 euros pour les services à la personne liés à la garde d'enfant, l'assistance des personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, ou aux autres personnes qui ont besoin d'une aide personnelle à leur domicile ou d'une aide à la mobilité dans l'environnement de proximité favorisant leur maintien à domicile, ainsi que le plafond de 20 000 euros pour les personnes invalides. Il est évident que certains foyers très aisés pourraient être tentés d'avoir recours au travail non déclaré. Nous invitons donc le Gouvernement à réattribuer les moyens économisés dans le recrutement et la formation d'inspecteurs du travail, et plus largement dans la lutte contre le travail dissimulé. Le cout du CISAP étant de 7Md€, l’amendement engendre un surcroît de recettes en tout état de cause inférieur à 6,125Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N001999
Dossier : 1999
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Date inconnue
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L’amendement adopté au Sénat (n°2335) dans le cadre de la deuxième partie du Projet de loi de finances prévoit la prorogation d’une année supplémentaire de la durée d’octroi des prêts garantis et l’intégration des coopératives spécialisées dans les secteurs de la viticulture et de l’arboriculture. Si cette mesure répond à un besoin réel des exploitations agricoles, elle s’accompagne de dispositions particulièrement préoccupantes : la réduction du plafond des encours de 740 millions d’euros à 500 millions d’euros et la réduction de la garantie octroyée à titre onéreux de 518 millions d’euros à 350 millions d’euros. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002000
Dossier : 2000
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Date inconnue
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Cet amendement, proposé par les députés du groupe LFI, propose de réduire le coût du crédit d’impôt sur les services à la personne en instituant un barème de jouissance de ce crédit d’impôt dégressif avec les revenus déclarés des bénéficiaires. Le crédit d’impôt au titre de l’emploi d’un salarié à domicile, dit « CISAP », est la deuxième niche fiscale avec presque 7 milliards d’euros dépensés annuellement. Du fait de la défaillance de l’Etat organisée par les néolibéraux, cette niche est malheureusement essentielle pour une partie de la population : les personnes dépendantes, et les travailleurs précaires. Elle vient pallier la mauvaise prise en charge des dépenses liées à la dépendance, et le refus des gouvernements macronistes d’octroyer les moyens pour lutter efficacement contre le travail non déclaré. Nouvelle preuve du mauvais outil de politique publique que sont les niches fiscales, le CISAP profite essentiellement aux ménages les plus riches. Le rapport de la Cour des comptes sur le sujet précise que 50 % de la dépense fiscale est capté par les 10 % les plus riches. Alors qu’il est censé soutenir les dépenses de chaque foyer, il profite à celles et ceux qui en ont le moins besoin ! Afin de corriger cette inégalité absurde, et de redonner du souffle au financement de nos services publics, nous proposons donc de mettre en place un taux variable de bénéfice du CISAP (hors dépenses liées à l’invalidité) qui dépende directement des revenus des personnes qui en bénéficient. Ainsi le taux du crédit d’impôt : Ce dernier taux, marginal et symbolique, permettra surtout une continuité des déclarations de dépenses en frais de personnel de la part des plus riches. De cette manière, il sera possible à l’administration fiscale de détecter des anomalies par une rupture statistique d’une année sur l’autre, et de lutter efficacement contre le travail non déclaré auquel les plus riches pourraient être tentés d’avoir recours.
Le cout du CISAP étant de 7Md€, l’amendement engendre un surcroît de recettes en tout état de cause inférieur à 6Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002004
Dossier : 2004
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Date inconnue
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Cet amendement vise à réduire le coût du Crédit d'Impôt pour l'emploi des salariés à domicile (CISAP) et de contribuer ainsi, à hauteur de plus de 200 millions d'euros, à combler le surplus de déficit budgétaire induit par le vote la loi de financement de sécurité sociale pour 2026 (plus de 6 milliards d'euros). Il opère ainsi une coordination entre le projet de loi de finances et la LFSS promulguée le 31 décembre 2025, conformément à la décision n° 2011-642 DC du Conseil constitutionnel du 15 décembre 2011. Les ressources consacrées par l’État à cette dépense fiscale ont dépassé 7 milliards d’euros en 2025 ; et les montants inscrits au projet de loi de finances pour 2026 sont en augmentation de près de 200 millions par rapport à l’exercice précédent. Dans un rapport public de mars 2024, la Cour des comptes avait relevé que la consommation des services aux personnes se concentre sur les 20 % de foyers présentant les revenus les plus élevés. Elle a en outre observé que depuis la généralisation en 2018 du crédit d’impôt en faveur de l’emploi d’un salarié à domicile, l’État n’a pas évalué l’impact qualitatif du dispositif réformé, ni évalué ses effets d’aubaine. Dans un contexte de très forte tension sur les comptes publics, il est nécessaire que la charge de l’effort soit équitablement répartie et que ceux qui en ont les moyens y contribuent à raison de leurs facultés. La baisse de 25 % du plafond de dépenses ouvrant droit à crédit d’impôt et la diminution du plafond de remboursement de 50 % à 45 % des dépenses éligibles (sauf pour les plus bas revenus qui font garder leurs enfants, ont recours à une aide en cas de dépendance ou de handicap, ou qui emploient un-e salarié-e pour les tâches ménagères) permettra à l’État de dégager des ressources supplémentaires, de maîtriser la croissance de cette dépense fiscale devenue hors de contrôle; et d'éviter que les classes moyennes soient découragées de recourir à ce dispositif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002005
Dossier : 2005
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit l’augmentation et les taux de couverture concernant les dépenses engagées afin de mettre en accessibilité des logements de personnes âgées ou handicapées. Que cela soit en raison de l’âge ou du handicap, les personnes vulnérables connaissent de nombreuses difficultés pour disposer d’un élément constitutif d’une vie digne : un habitat au sein duquel elles peuvent se mouvoir. En France, 93 % des logements sont partiellement ou totalement inaccessibles. Il s’agit d’un échec dramatique des politiques libérales qui ont eu cours depuis le second mandat de Jacques Chirac : Il est plus que temps de remédier à cette situation inacceptable, en donnant les moyens aux personnes vulnérables de mettre en accessibilité leur résidence principale. Nous connaissons les difficultés causées par ce fonctionnement en crédit d’impôt, permettant à de nombreuses entreprises privées de proposer des services de qualité variable dans cette mise en accessibilité. Toutefois, l’Article 40 de la Constitution nous empêche de proposer une politique ambitieuse de subventionnement encadré de l’accessibilité des résidences principales des personnes âgées et handicapées. Nous proposons donc cet amendement avec la conviction que cette problématique sociale ne peut attendre un gouvernement insoumis, et appelons le Gouvernement à lever le gage et à financer une subvention plutôt que ce crédit d’impôt laissant un blanc-seing à certaines entreprises privées peu scrupuleuses. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002007
Dossier : 2007
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Date inconnue
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Par cet amendement les député.es de la France insoumise souhaitent supprimer les dispositions de l’article 25 undecies visant à maintenir divers avantages fiscaux sans les contreparties sociales prévues légalement dans le droit positif. La mesure proposée suspend les conditions et les délais dont dépendent les avantages fiscaux dont bénéficie le Logements Locatifs Intermédiaires (LLI) en matière d’impôt sur les sociétés, de taxe sur la valeur ajoutée et de taxe foncière sur les propriétés bâties du 1er janvier 2030 au 30 avril 2030. Cette disposition est présentée comme devant "prendre en compte la mise à disposition temporaire de ces logements au Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques pendant cette période". Le LLI est un dispositif de location privé à destination social, puisqu'il est soumis à une condition de ressources et à un plafond de loyer. Ici, pourtant, et au nom des JOP 2030, la droite sénatoriale propose le maintien des avantages fiscaux rattachés au dispositif LLI, mais sans les contreparties sociales qui doivent aller avec ! Il s’agit encore une fois de créer de nouveaux avantages fiscaux au profit des plus aisés, au nom de l'organisation de "grands événements" et du bon confort du COJOP, et ce, dans un contexte de dépenses publiques pharaoniques pour l’organisation de ces Jeux. A ces dépenses viennent donc s’ajouter un manque à gagner fiscal dont la liste ne cesse de s’étendre. En effet, le triptyque CIO/CIP/COJOP, désignés comme organisateurs officiels des JOP 2030 ainsi que leurs membres bénéficieront déjà de très nombreuses exonérations fiscales prévues à l'article 1655 septies du code général des impôts. Exonération des redevances versées au CIO au titre des partenariats du COJOP, exonération fiscale en faveur du chronométreur officiel des JOP (Omega), exonération de l’impôt sur les sociétés sur l’excédent d’exploitation du COJOP... La liste est longue. Pourtant, pour ne prendre que l'exemple de l’impôt sur les sociétés, cette exonération représentait, pour les Jeux 2024, un manque à gagner pour l’Etat de plusieurs dizaines de millions d'euros. Ce manque à gagner pour les finances publiques de l'Etat et des collectivités est d'autant plus scandaleux que l'Etat et les collectivités devront contribuer financièrement à l'organisation de ces Jeux, et ce à des hauteurs pharamineuses. Sur les 2,13 milliards d'euros du budget du COJOP 2030 (selon le dernier budget validé en octobre), on compte déjà plus de 550 millions de financement public (362 millions pour l'Etat, 50 millions a priori pour chacune des régions), auxquelles s'ajoutent des garanties financières supplémentaires en cas de déficit. Cela représente un taux minimum de 26% de financement public, contre 9% en moyenne sur les candidatures pour les JOP de 2022 à 2026 ! |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002008
Dossier : 2008
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Non renseignée
Date inconnue
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Le mécanisme du complément de rémunération repose sur un principe de symétrie : l’État compense lorsque le prix de marché est inférieur au tarif de référence et récupère les excédents lorsque le prix de marché est supérieur au tarif de référence. La suppression du plafonnement des primes négatives et l’application rétroactive des nouvelles règles ont profondément modifié l’équilibre économique des contrats. Le remboursement des avoirs ne tient pas compte des charges exceptionnelles induites par des conditions de marché exceptionnellement haut, alors qu’elles sont intégralement supportées par les producteurs. Le prix seuil doit en tenir compte pour garantir une rémunération raisonnable des capitaux investis et la stabilité économique des projets d’énergies renouvelables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002012
Dossier : 2012
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère du Travail et des Solidarités Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002013
Dossier : 2013
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002015
Dossier : 2015
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Date inconnue
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Cet amendement vise à abaisser le plafond de revenus en-dessous duquel les journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux peuvent bénéficier d’exonérations d’impôts sur les allocations spéciales qu’ils perçoivent destinées à couvrir les frais inhérents à leur activité – à hauteur de 7 650 € par an. Ce plafond est aujourd’hui fixé à 93 510 € de revenu brut annuel, un montant largement supérieur au salaire moyen en France, y compris chez les cadres et professions intellectuelles supérieures. Cette exonération d’impôts qui a pour objectif de compenser les dépenses professionnelles particulières inhérentes à l’exercice des métiers du journalisme, visait initialement à soutenir les bas et moyens revenus de la profession. Le plafond très élevé prévu aujourd’hui permet donc à des contribuables aux revenus largement supérieurs à la moyenne nationale de bénéficier de cet avantage fiscal, à l’inverse de l’effet redistributif initial recherché par cette exonération. L’abaissement du plafond à 3,5 SMIC, ce qui représente aujourd’hui un revenu de 75 676 €, vise à mieux cibler le dispositif sur les journalistes dont les rémunérations demeurent modestes ou modérées, et à réduire le coût budgétaire d’un dispositif trop peu ciblé. L’amendement engendre une économie de millions d'euros et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002025
Dossier : 2025
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Date inconnue
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Cet amendement propose de modifier l'article L. 453‑70 du code des impositions sur les biens et services pour augmenter le taux de la taxe sur les services numériques de 3% à 6% du chiffre d'affaires généré en France par l'activité des géants du numérique (GAFAM). Ces entreprises paient un impôt effectif deux fois moins élevé que les entreprises traditionnelles. Leur capacité d'innovation n'est pas que technologique, elle est également fiscale. En profitant du cadre de la libre circulation des capitaux dans l'UE et en rapatriant leurs profits en Irlande ou au Luxembourg, le comportement des GAFAM aboutit à cette situation intolérable où un chiffre d’affaires de plusieurs milliards ne produit que quelques dizaines de millions de rentrées fiscales. D'un rendement attendu d'environ 800 millions d'euros, cet amendement opère une coordination, conformément à la décision du Conseil constitutionnel n° 2011-642 DC du 15 décembre 2011, avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade le solde budgétaire de l'Etat de plus de 6 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002029
Dossier : 2029
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer l’efficacité de la taxe sur les transactions financières (TTF) en proposant plusieurs modifications majeures. Il prévoit ainsi : – L’élargissement de l’assiette de la taxe aux opérations intra-journalières, qui représentent en moyenne plus de 80 % des transactions financières. – L’extension de la TTF aux produits dérivés d’actions et aux produits dérivés négociés hors des marchés réglementés, à l’exception des dérivés qualifiés d’instruments de couverture. – L’augmentation du taux nominal de la taxe, passant de 0,4 % à 0,6 %, dans le but d’accroître le rendement de cette taxe. – Enfin, cet amendement exonère de la TTF les « apporteurs de liquidité », qui sont des acteurs nécessaires au bon fonctionnement du marché financier. L'augmentation proposée de la TTF opère, conformément à la décision du Conseil constitutionnel n° 2011-642 DC du 15 décembre 2011, une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l'équilibre financier du budget de l'Etat à plus de 6,6 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002041
Dossier : 2041
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère concerné Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002048
Dossier : 2048
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Date inconnue
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L’IA est une révolution qui vise à accroitre la productivité, faciliter le travail des fonctionnaires et améliorer les services rendus aux citoyens. Ainsi, l’administration doit s’emparer de cette technologie afin de repenser l’ensemble de ses processus métiers. Cet amendement vise à introduire un indicateur permettant de suivre l’intégration des outils d’IA dans les processus, métiers et services des programmes publics. En mesurant cette intégration, il devient possible de s’assurer que l’IA est bien utilisée pour moderniser l’administration, optimiser les tâches répétitives, et rendre les services publics plus efficaces et accessibles. Cet indicateur permettra d’avoir une visibilité claire sur l’effort d’adoption de l’IA au sein de chaque programme, et garantira que l’État utilise pleinement les technologies disponibles pour répondre aux attentes des citoyens, tout en assurant la transparence et la responsabilité des services publics vis-à-vis des contribuables. Cet amendement a vocation à s'appliquer à l'ensemble des programmes de chaque mission (en cas de pluralité de programmes), bien qu'il soit déposé, par souci de simplicité, uniquement sur le premier, afin d’éviter toute redondance et de fluidifier le travail parlementaire. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre total de processus métiers ayant adopté des outils d’IA dans le programme. Le dénominateur correspond au nombre total de processus métiers au sein du programme. Sources de données : ministère du Travail et des Solidarités Fréquence : annuelle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002067
Dossier : 2067
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000207
Dossier : 207
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à limiter le bénéfice du pacte Dutreil aux TPE et PME. Le dispositif dit « Dutreil » prévoit une exonération d’impôt sur les droits de mutation à titre gratuit en cas d’engagement des héritiers à conserver les parts ou les actions transmises. Cet abattement n’étant pas plafonné, il constitue l’un des dispositifs fiscaux qui contribuent le plus à renforcer l’accentuation des inégalités patrimoniales liées à l’héritage, du fait de l’extrême concentration des biens professionnels. En effet, selon le conseil d’analyse économique, le bénéficiaire moyen d’une succession en pacte Dutreil reçoit des parts sociales d’une valeur moyenne de 2 millions d’euros. Nous observons une hausse tendancielle des signatures de pactes Dutreil, qui sont passées de moins de 700 en 2008‑2009 à plus de 2 000 en 2018‑2020, selon les données de la sous-direction des missions foncières et de la fiscalité du patrimoine. Le conseil d’analyse économique évalue le coût de ce dispositif d’exonération fiscale pour les finances publiques à plusieurs milliards d’euros. De plus, la littérature économique ne permet pas de prouver l’intérêt pour les entreprises de favoriser la reprise par les héritiers. Les pactes Dutreil représentent davantage une mesure d’aide aux héritiers qu’une véritable mesure de soutien aux entreprises et au tissu économique. D’autres outils législatifs doivent être trouvés afin de soutenir les entreprises dans ce moment délicat qu’est la succession, pour favoriser la poursuite de leur activité et développer le tissu économique de notre pays. Aussi, cet amendement propose de limiter ce dispositif aux microentreprises et aux petites et moyennes entreprises. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002072
Dossier : 2072
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Date inconnue
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L’amendement adopté au Sénat (n°2335) dans le cadre de la deuxième partie du Projet de loi de finances prévoit la prorogation d’une année supplémentaire de la durée d’octroi des prêts garantis et l’intégration des coopératives spécialisées dans les secteurs de la viticulture et de l’arboriculture. Si cette mesure répond à un besoin réel des exploitations agricoles, elle s’accompagne de dispositions particulièrement préoccupantes : la réduction du plafond des encours de 740 millions d’euros à 500 millions d’euros et la réduction de la garantie octroyée à titre onéreux de 518 millions d’euros à 350 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002076
Dossier : 2076
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002078
Dossier : 2078
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002084
Dossier : 2084
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Date inconnue
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La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) vise à garantir une imposition minimale de 20 % sur l’ensemble des revenus des foyers les plus aisés. Pourtant, seuls 24 300 foyers sur les 62 500 entrant dans le champ de la contribution seraient effectivement redevables, en raison de la multiplication des retraitements et correctifs réduisant artificiellement l’assiette. Le présent amendement vise à restaurer la cohérence et la portée du dispositif, en supprimant l’essentiel des retraitements introduits, sources de complexité et de déperdition de rendement. Il prévoit : – de retenir pour le calcul du seuil d’assujettissement le revenu fiscal de référence (RFR) déjà utilisé pour la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) ; – d’exclure la prise en compte des avantages fiscaux liés aux réductions et crédits d’impôt dans le calcul du taux effectif d’imposition ; – de supprimer les abattements forfaitaires liés à la situation de famille ; – d’ajuster le mécanisme de décote afin d’éviter les effets de seuil tout en assurant que la contribution s’applique effectivement à partir de 250 000 € de RFR pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. Cet amendement a été adopté en Séance lors de la 1ère lecture avant le rejet de la 1ère partie du texte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002090
Dossier : 2090
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Date inconnue
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L’« exit tax » vise à prévenir l’évasion fiscale consistant, pour un contribuable domicilié fiscalement en France et détenant un patrimoine en actions ou titres, à transférer son domicile fiscal à l’étranger pour échapper à l’imposition de la plus-value lors de la cession ultérieure de ces actifs. Le principe est simple : le contribuable est imposé sur la plus-value latente de ses titres au moment de son départ, même sans cession effective. S’il conserve ses titres pendant un délai légal, l’impôt est effacé ou restitué. Ce mécanisme permet de garantir que l’impôt dû sur une richesse constituée en France ne soit pas éludé par un simple changement de résidence fiscale. Initialement instauré en 2011, le dispositif prévoyait un délai de conservation de 15 ans et des conditions strictes de sursis de paiement. La réforme de 2019 a considérablement réduit sa portée, en ramenant ce délai à 2 ans et en facilitant le sursis automatique. Ces allègements ont vidé la mesure de sa substance, en ne ciblant plus que des situations très limitées. Le présent amendement vise à rétablir l’efficacité du dispositif : · en revenant à un délai de 15 ans, · en supprimant le sursis automatique de paiement, · et en recentrant l’application du régime sur les transferts de domicile fiscal hors de l’Union européenne et de l’Espace économique européen lorsque les conditions de coopération fiscale ne sont pas réunies. Cette réforme permettra de lutter plus efficacement contre les stratégies d’optimisation ou d’évasion consistant à quitter le territoire national pour éviter l’impôt, tout en assurant une juste contribution des contribuables les plus fortunés à l’effort collectif. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 1 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002091
Dossier : 2091
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Date inconnue
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La présente mesure reprend l’initiative portée par le groupe MoDem lors du projet de loi de finances pour 2024. Les rachats d’actions opérés par les grandes entreprises cotées françaises représentent chaque année un montant de l’ordre de 25 à 30 milliards d’euros, avec des pics récents proches de 40 à 50 milliards d’euros. Ces opérations, qui permettent essentiellement de soutenir le cours de bourse et de rémunérer indirectement les actionnaires, ne contribuent ni à l’investissement productif ni au partage de la valeur avec les salariés. Dans un contexte de nécessaire rétablissement des finances publiques, il est légitime de solliciter davantage ces pratiques. Le taux de la taxe est fixé à 2 % de la valeur des rachats d’actions réalisés par les sociétés dont le siège est situé en France, cotées sur un marché réglementé, et dont le chiffre d’affaires excède 1 milliard d’euros. Cette mesure aligne la France sur la dynamique internationale ouverte par les États-Unis avec l’Inflation Reduction Act, tout en adaptant le taux pour correspondre au poids réel des rachats d’actions en France. Elle permet de réorienter les comportements des entreprises vers l’investissement et le partage de la valeur, tout en assurant une ressource nouvelle et équitable pour l’État. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 1 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002094
Dossier : 2094
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Date inconnue
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Le présent amendement propose une réduction transversale et temporaire des dépenses fiscales en matière d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés. Concrètement, l’ensemble des réductions et crédits d’impôt recensés dans l’annexe « Voies et moyens – Tome II – Dépenses fiscales » est minoré de 10 % par l’application d’un coefficient de 0,90. Deux catégories sont expressément exclues de ce mécanisme : les dispositifs relatifs à la taxe sur la valeur ajoutée et aux accises ainsi que les régimes applicables exclusivement en Corse ou dans les outre-mer. L’objectif poursuivi est d’abord de contribuer à la maîtrise de la dépense fiscale, dont le coût global pèse lourdement sur les finances publiques. En procédant à une réduction uniforme et lisible, la mesure permet de mobiliser un rendement significatif sans entrer dans une logique de suppression ciblée, toujours contestable au plan économique ou social. Elle vise également à préserver la lisibilité du droit fiscal : le recours à un coefficient simple et identique pour tous les dispositifs concernés garantit une application homogène et transparente. Le dispositif est strictement borné dans le temps en ne s’appliquant qu’à l’année 2026. À défaut de reconduction expresse par une loi de finances ultérieure, les articles du code général des impôts concernés retrouveront automatiquement, à compter du 1er janvier 2027, leur fonctionnement antérieur. Enfin, l’amendement prévoit la remise par le Gouvernement d’un rapport d’évaluation au Parlement, avant le 1er octobre 2026. Ce rapport devra analyser le rendement de la mesure, la répartition de l’effort entre ménages et entreprises, l’impact sur les secteurs concernés ainsi que les éventuels effets de comportement. L’amendement engendre une économie estimée à 6 Mds€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002097
Dossier : 2097
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à assouplir la procédure de demande d’agrément pour les secteurs qui dépendent de la commande publique et sont donc dans l’incapacité d’anticiper les investissements nécessaires pour répondre à un marché. Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), jusqu’à 95 % de l’activité de certaines entreprises dépend de l’obtention de marchés publics. Ces marchés sont attribués selon des calendriers qui ne permettent pas une visibilité suffisante pour établir un programme d’investissement annuel exhaustif, condition régulièrement exigée par l’administration fiscale dans le cadre des demandes d’agrément. Cette situation crée une insécurité juridique et un traitement défavorable des entreprises concernées par rapport à d’autres secteurs. L’amendement propose donc : – de reconnaître explicitement les spécificités du secteur du BTP et les contraintes d’anticipation liées à la commande publique ; – de permettre la présentation d’un programme d’investissement partiel ou évolutif ; – d’éviter que des demandes d’agrément soient injustement rejetées au motif que l’entreprise ne peut prévoir tous ses investissements sur une année. Cette clarification vise à garantir une application plus équitable du dispositif fiscal et à sécuriser les projets des entreprises locales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002098
Dossier : 2098
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile (CISAP), prévu à l’article 199 sexdecies du code général des impôts, représente plus de 6,8 milliards d’euros de dépense fiscale en 2025. Ce dispositif est très concentré sur les ménages aisés : plus de 50 % des foyers du dernier décile en bénéficient, pour un montant moyen deux fois supérieur à la moyenne nationale. Le présent amendement met en œuvre les recommandations du rapport sur la loi fiscale (RALF) en introduisant : une modération du taux du crédit d’impôt à 45 % au lieu de 50 %, afin de mieux maîtriser son coût budgétaire ; une différenciation des plafonds de dépenses éligibles selon la nature de l’activité. L’amendement engendre une économie estimée à 1,2 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002099
Dossier : 2099
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L’article 10 du présent projet de loi de finances pour 2026, adopté par le Sénat en première lecture, entend proroger le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique prévu à l’article 244 quater L du code général des impôts (CGI) de trois années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2028. Il entend par ailleurs augmenter le montant du crédit d’impôt de 4 500 € à 6 000 € et le montant des aides cumulées de 5 000 € à 7 000 €. En soutien aux agriculteurs désireux de s’inscrire dans des pratiques agricoles plus durables, le crédit d’impôt avait déjà été significativement renforcé par l’article 84 de la loi n° 2021 ‑ 1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022, entraînant une hausse substantielle de 35 % du coût du dispositif. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2023, le montant du crédit d’impôt a été porté de 3 500 € à 4 500 € et le plafond en cas de cumul d’aides de 4 000 € à 5 000 €. Par ailleurs, le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique s’inscrit dans un large écosystème d’aides à l’agriculture durable, que les agriculteurs peuvent pleinement mobiliser. En effet, dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), le crédit d’impôt est par exemple cumulable avec les aides à la conversion et au maintien de l’agriculture biologique, dans la limite d’un plafond porté à 5 000 € depuis 2023. Pour toutes ces raisons, la conservation des plafonds actuels du crédit d’impôt est préférable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000021
Dossier : 21
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la CFE, dans le cadre du plan de suppression des impôts de production du Rassemblement national. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002101
Dossier : 2101
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Date inconnue
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Le présent amendement recentre le crédit d’impôt recherche (CIR), dont le coût budgétaire avoisine 8 milliards d’euros par an, afin d’améliorer son efficacité économique et de renforcer la soutenabilité des finances publiques. Il poursuit trois objectifs précis : – Réduction du plafond de la première tranche : le seuil de dépenses éligibles au taux de 30 % est abaissé de 100 à 75 millions d’euros, ce qui permet de concentrer le soutien public sur les entreprises exposant des montants de recherche plus modestes, là où l’effet incitatif du dispositif est le plus fort. – Exclusion des dépenses de veille technologique : ces frais, intégrés forfaitairement dans les dépenses de fonctionnement, sont éloignés de la finalité de recherche et développement et doivent être distingués des opérations de R&D proprement dites. L’amendement engendre une économie estimée à 500 M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002102
Dossier : 2102
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Date inconnue
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Le présent amendement limite le bénéfice du CIR à 30 millions d’euros (30 % de 100 millions de dépenses) en supprimant la tranche à 5 %. L’amendement engendre une économie estimée à 500 M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002103
Dossier : 2103
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Date inconnue
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La taxe sur les services numériques (TSN), prévue aux articles L. 453‑45 à L. 453‑83 du code des impositions sur les biens et services, frappe à hauteur de 3 % les recettes issues des services de publicité ciblée et d’intermédiation numérique réalisés en France par les grandes plateformes mondiales (chiffre d’affaires consolidé supérieur à 750 millions d’euros, chiffre d’affaires France supérieur à 25 millions d’euros). Selon les données officielles, son rendement est évalué à environ 750 millions d’euros. Le présent amendement propose de porter le taux de la taxe de 3 % à 6 %, afin de mieux faire contribuer un secteur dont la rentabilité a fortement progressé sans lien proportionné avec son ancrage fiscal national. Son rendement doublerait alors. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 750 M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002112
Dossier : 2112
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Date inconnue
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Cet amendement tend à élargir l’assiette de la TTF aux transactions intra journalières et aux dérivés. Il intègre des mesures qui tiennent compte d’un débat ouvert il y a plusieurs années : – D’abord, est inscrite une taxation des ordres d’achat plutôt que du transfert de propriété pour taxer les transactions intrajournalières. Il s’agit notamment d’une recommandation du prix nobel d’économie Joseph Stiglitz. Le risque de contournement paraît modéré dans la mesure où la collecte de la TTF repose déjà sur une base déclarative des transactions par les intermédiaires financiers auprès d’Euroclear, le dépositaire central unique de la Place de Paris, et où les acteurs, pour sécuriser leurs transactions, ont tout intérêt à respecter les règles mises en place par le législateur et contrôlées par l’administration fiscale et le régulateur. – En deuxième lieu, l’amendement exonère les apporteurs de liquidité de la TTF pour l’extension aux transactions intrajournalières. Ces « market makers » contribuent à la liquidité et au bon fonctionnement du marché. Il convient de les distinguer des intervenants purement spéculatifs. En effet, Euronext leur applique diverses obligations pour améliorer la qualité du marché et écarter ceux qui spéculeraient seulement entre eux-mêmes. Selon l’AMF, ce statut concerne une dizaine de prestataires. – Ensuite, l’amendement prévoit de restreindre le dispositif aux dérivés d’actions, afin de ne pas pénaliser l’utilisation de certains dérivés comme couverture, par exemple en matière agricole. Cette proposition suit l’exemple de la TTF italienne. – En quatrième lieu, l’amendement intègre la taxation des souscriptions de dérivés à un taux dix fois inférieur (0,03 %) au taux des achats d’actions (0,3 %), car portant sur le montant notionnel (montant théorique de l’actif sous-jacent), comme le prévoit le projet de TTF européenne dès 2011. – L’amendement propose la taxation des dérivés négociés hors marché réglementés à un taux deux fois supérieur (0,06 %), afin d’inciter à la transparence du marché. Cette proposition suit également l’exemple de l’Italie et permet de renforcer la part relative du marché réglementé par rapport au gré à gré. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé entre 1 et 3 Mds€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002113
Dossier : 2113
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Date inconnue
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Le Tribunal du stationnement payant (TSP) fait aujourd’hui face à une très forte augmentation des recours : de 70 000 recours en 2018, le TSP fait désormais face à plus de 200 000 recours par an, avec un stock de contentieux en attente de jugement qui devrait s’élever à 350 000 en 2025. Cela représente un délai moyen de jugement, pour un recours formé en 2025, d’environ 2 ans et 3 mois, contre 17 mois en 2021. Cette augmentation résulte de la généralisation, par les collectivités territoriales, de la lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI) des véhicules, qui a facilité la constatation des défauts ou insuffisances de règlement des redevances de stationnement. Il en résulte une hausse des forfaits post-stationnement (FPS) émis (environ 16 millions en 2024) et donc des recours formés à leur encontre devant le Tribunal du stationnement payant. Du fait de cet explosion du nombre de recours, les délais de jugement devant le Tribunal dépassent désormais deux ans. Pour rétablir des délais de jugement raisonnable et assurer le bon fonctionnement du service public de la justice, il est nécessaire de mettre en place un plan de résorption du stock de contentieux devant la juridiction, reposant sur le recrutement de soixante étudiants en droit, qui seraient affectés à la préparation des décisions les plus simples. Un tel plan permettrait, en trois ans, de résorber l’intégralité du stock de contentieux du TSP, pour un coût annuel d’environ 1,735 millions d’euros. Dans le contexte actuel de nos finances publiques, il est toutefois nécessaire d’identifier des sources de financement sans accroître les dépenses à la charge de nos concitoyens. Ce plan serait ainsi financé : – à hauteur de 1,035 millions d’euros, par les recettes qui résulteraient pour l’État de la résorption du stock de contentieux devant le TSP. Chaque recours rejeté donne en effet lieu à la perception, par l’État, d’une majoration de 50 euros du FPS ; – à hauteur de 700 000 euros, en instituant une légère contribution financière des collectivités ayant instauré le FPS, dans la mesure où l’augmentation du contentieux ces dernières années résulte principalement du recours des collectivités aux véhicules « LAPI ». Cette contribution des collectivités est l’objet du présent amendement : il s’agirait ainsi d’une contribution temporaire (3 ans), affectée au financement du plan de résorption du stock de contentieux, et dont le taux serait quasiment imperceptible pour les collectivités assujetties (0,2 % des recettes tirées par les collectivités du FPS). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002116
Dossier : 2116
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002117
Dossier : 2117
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002119
Dossier : 2119
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002129
Dossier : 2129
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Date inconnue
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L’amendement adopté au Sénat (n°2335) dans le cadre de la deuxième partie du Projet de loi de finances prévoit la prorogation d’une année supplémentaire de la durée d’octroi des prêts garantis et l’intégration des coopératives spécialisées dans les secteurs de la viticulture et de l’arboriculture. Si cette mesure répond à un besoin réel des exploitations agricoles, elle s’accompagne de dispositions particulièrement préoccupantes : la réduction du plafond des encours de 740 millions d’euros à 500 millions d’euros et la réduction de la garantie octroyée à titre onéreux de 518 millions d’euros à 350 millions d’euros. Ces baisses sont incompréhensibles et contraires aux engagements pris par le Gouvernement. Elles apparaissent en totale inadéquation avec la situation actuelle du secteur agricole, marqué par une crise persistante et des besoins de financement accrus. L’argument avancé selon lequel l’élargissement des critères d’accès aux prêts augmenterait le niveau de risque, justifiant une diminution du plafond, n’est étayé par aucune étude. Le dispositif conserve un niveau de risque comparable à celui observé en 2025, année où le plafond des encours était fixé à 740 millions d’euros et où la garantie de l’Etat était fixée 518 millions d’euros. Par ailleurs, même si l’intégration des coopératives spécialisées dans les secteurs de la viticulture et de l’arboriculture, prévue par l’amendement, est une avancée, il est contradictoire d’élargir le périmètre des bénéficiaires tout en réduisant les moyens financiers disponibles. Dans ce contexte, il est impératif de maintenir les budgets prévus en 2025, afin de garantir un dispositif cohérent et adapté aux besoins des exploitations agricoles. Réduire ces montants, alors que la crise perdure, serait non seulement injustifié mais également préjudiciable à la pérennité des entreprises agricoles. Le présent amendement vise donc à corriger cette incohérence en supprimant les dispositions visant à réduire le plafond des encours et le montant de la garantie de l'Etat. Cette mesure est essentielle pour soutenir efficacement le secteur agricole et préserver sa compétitivité. En conséquence, dans un souci de recevabilité, cet amendement vise à conserver les plafonds adoptés dans le budget 2025 et peut impacter le programme « Conduite et pilotage des politiques de l’Agriculture » (programme 215). Néanmoins, l’intention de cet amendement n’est pas de réduire les moyens alloués au programme précité, il est donc demandé que le Gouvernement accepte de lever le gage. Cet amendement est issu d'une proposition de la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002130
Dossier : 2130
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de poursuivre l’exercice de simplification et de rationalisation des périmètres de taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les déchets prévu par l’article 21 du projet de loi de finances, en tenant compte du cas particulier des combustibles solides de récupération (CSR), qui sont des combustibles spécialement préparés à partir de déchets pour être brûlés. Il permet ainsi que ces derniers soient pris en compte au même titre que les autres formes d’énergies issues du traitement des déchets pour l’éligibilité au taux réduit de 5,5 % dont bénéficient les réseaux de chaleur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002131
Dossier : 2131
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réduire de 10% le plafond du nombre d’équivalents temps plein (ETP) au sein de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), fixés à 378 dans le PLF2026. Ce plafond serait ainsi fixé à 341. Cette réduction répond à un double objectif : rationaliser la dépense publique en responsabilisant cette autorité de régulation et suivre la trajectoire de plusieurs institutions publiques de baisse de 10% de leurs effectifs. La Cour des Comptes recommande notamment à l'ARCOM d'optimiser son fonctionnement grâce à une gestion modernisée, efficiente et adaptée à ses missions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002132
Dossier : 2132
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réduire de 10% le plafond du nombre d’équivalents temps plein (ETP) au sein de la Haute Autorité de santé (HAS), fixés à 459 dans le PLF2026. Ce plafond serait ainsi fixé à 413. Cette réduction répond à un double objectif : rationaliser la dépense publique en responsabilisant cette autorité de régulation et suivre la trajectoire de plusieurs institutions publiques de baisse de 10% de leurs effectifs. La Cour des Comptes recommande notamment à la HAS d'optimiser son fonctionnement grâce à une gestion modernisée, efficiente et adaptée à ses missions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002137
Dossier : 2137
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Date inconnue
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Le présent amendement des députés Socialistes, reprenant notre amendement 2925 en 1ère lecture, vise à compléter les modifications apportées par le Sénat s’agissant des modalités de fixation des taux d’imposition des taxes foncières, de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de la cotisation foncière des entreprises en supprimant la règle de liaison des taux entre la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et la taxe foncière. La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales a conduit à faire de la Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) l’impôt pivot des mécanismes de lien entre les taux. Il en résulte comme effet paradoxal qu’une commune souhaitant agir contre la sous occupation des logements en augmentant le taux de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires est obligée d’accroître la pression fiscale sur l’ensemble des propriétaires (dans la mesure où ces dernières sont soumises à la TFPB). De ce fait, l’impact de cette taxe, qui a d’abord un objectif comportemental avant la recherche d’un rendement, est largement entravé. En effet, il n’y a aucune logique à ce qu’une évolution de taux de THRS, levier de politique du logement visant notamment à réduire la sous-occupation et à promouvoir l’occupation des logements à titre de résidence principale, ait des effets de bord sur les populations dont les logements sont occupés. Il est à noter que cet amendement a été adopté à une écrasante majorité par l’Assemblée nationale ces deux dernières années avant de disparaître à l’occasion de l’utilisation par le Gouvernement de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à la demande des services de Bercy, sans justification apparente. Le présent amendement prévoit ainsi une déliaison des taux de THRS et de TFPB. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002139
Dossier : 2139
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Date inconnue
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La création proposée par l’actuel article 15 ter d’une classe d’aérodrome dite « 3bis » pour les aéroports entre 5001 et 1 million de passagers pose plusieurs difficultés majeures pour l’État et les exploitants d’aérodromes dans l’exécution des missions de sûreté et sécurité en 2026 : · Le tarif du tarif de sûreté et sécurité (T2S) est plafonné pour chaque classe (plafonds fixés à l’article L. 422-23 du code des impositions sur les biens et services (CIBS)). En l’état actuel du droit, actuellement aucun plafond ne s’appliquerait à cette nouvelle classe 3bis. · Les recettes du T2S sont perçues par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) et affectées aux exploitants des classes 1 à 3 en vertu de l’article L. 6228-4 du code des transports ; les recettes du tarif de péréquation sont affectées aux classes 3 et 4 en vertu du même article. En l’état et en l’absence de disposition miroir dans le code des transports, la classe 3bis ne peut bénéficier ni des recettes du T2S, ni de celles de la péréquation, ce qui rend le financement des missions et le remboursement des avances insoutenable faute de ressources. · Chaque classe d’aérodrome est soumise à un régime d’indemnisation en fin de concession. Pour rappel, l’article 133 de la loi de finances initiale pour 2025 modifie le régime d’indemnisation du déficit cumulé sur le T2S par les exploitants en fin de concession pour les aéroports de classe 3, en alignant ce régime sur les classes 1 et 2, soit une indemnisation par le concessionnaire entrant. La rédaction actuelle de l’article 15 ter vise précisément à extraire la classe 3bis de ce régime d’indemnisation, ce qui semble inopportun à différents égards :
En conséquence, le présent amendement propose la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002140
Dossier : 2140
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer le plafond mordant appliqué aux agences de l’eau. Le système dit du «plafond mordant» consiste à la fixation annuelle d’un montant plafond pour le produit des taxes et des redevances des agences de l’eau et au versement des recettes excédentes au budget général de l’État. Ce mécanisme budgétaire grève les capacités d’action et d’intervention des agences de l’eau à l’heure où les risques qualitatifs et quantitatifs pour la ressource en eau se multiplient. Des agences de l’eau rapportent devoir refuser des projets plusieurs mois avant la fin de l’année en raison de l’épuisement de leurs ressources budgétaires. C’est également un détournement néfaste des principes pollueur-payeur et prélèveur-payeur au profit du budget général de l’État. Pour l’année 2025, le plafond sur les agences de l’eau a été fixé à 2,247 milliards. Le présent projet de loi de finances pour 2026 prévoit un plafond à 2,522 milliards d’euros. Ce montant ne correspond toujours pas à la promesse du « plan eau » du Gouvernement de 2023 d’augmenter de plafond de recettes des agences de 175 millions d’euros. De même, la mesure 39 de ce plan prévoyait la suppression du plafond de dépenses des agences de l’eau ; il n’en est rien dans la copie gouvernementale. Le présent amendement propose ainsi de supprimer le mécanisme de plafond mordant sur les produits des taxes et des redevances des agences de l’eau. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002141
Dossier : 2141
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Date inconnue
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En l'état de notre droit fiscal, les pensions alimentaires versées au titre de l’entretien et de l’éducation d’un enfant sont déductibles du revenu imposable du parent débiteur, tandis qu’elles sont imposables au titre de l’impôt sur le revenu pour le parent qui les perçoit, le plus souvent la mère. Ce mécanisme fiscal, conçu comme un transfert de revenu entre adultes, ne correspond ni à la réalité des usages de la pension alimentaire, ni à l’intérêt supérieur de l’enfant. En effet, la pension alimentaire n’est pas un revenu personnel pour le parent qui la reçoit, mais une contribution financière à destination de l’enfant et de ses besoins. Dans la grande majorité des cas, la mère est le parent gardien à l'issue d’une séparation. Or, selon une étude de l’INED et de France Stratégie, le niveau de vie des mères chute en moyenne de 25 % la première année suivant la séparation, contre seulement 11 % pour les pères. La fiscalisation de cette contribution accroît donc les difficultés financières des parents gardiens qui assument pourtant l’essentiel des dépenses quotidiennes liées à l’enfant. Ainsi, le principe de solidarité familiale se trouve paradoxalement inversé. Le parent qui s’est affranchi de l'entretien journalier de son enfant se voit avantagé fiscalement, tandis que celui qui en assume la responsabilité est pénalisé. Le présent amendement propose donc de défiscaliser les pensions alimentaires perçues et de supprimer l’avantage fiscal accordé au parent débiteur. Il s’agit de corriger une anomalie fiscale qui pèse sur les enfants autant que sur les parents gardiens et de rétablir une équité entre les parents, conforme à nos principes républicains d’égalité et de solidarité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002142
Dossier : 2142
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à revenir au plafond du prélèvement sur les paris sportifs en ligne de la Française des jeux (FDJ) et des nouveaux opérateurs agréés, affecté à l’Agence nationale du sport (ANS), proposé par le texte initial du projet de loi de finances pour 2026. Le plafond des taxes affectées à l’ANS a été rehaussé de 74 millions d’euros en loi de finances initiale pour 2025 afin de financer les besoins de l’agence. Le Gouvernement ainsi que les parties prenantes à la gouvernance de l’ANS ont invité la structure à s’approprier pleinement son statut de groupement d’intérêt public afin de mobiliser des fonds privés. A ce titre, un nouveau rehaussement ne serait pas pertinent, d’autant plus que le plafond d’affectation du prélèvement sur les paris sportifs fixé par le Sénat à 230,4 millions d’euros excède le rendement prévisionnel de ce prélèvement.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002144
Dossier : 2144
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Date inconnue
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La loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises ont recentré le périmètre des missions des chambres de commerce et d’industrie (CCI) et des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) en transférant certaines de leurs compétences, notamment en matière de formation, à France compétences, aux opérateurs de compétences (OPCO) ou aux régions, ou à l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) s’agissant des démarches administratives d’entreprises. Or, le niveau des ressources publiques affectées aux CCI n’a pas été revu en conséquence. Les rapports de l’Inspection générale des finances et de la Cour des comptes ont par ailleurs souligné à plusieurs reprises que les missions exercées par les CCI et les CMA en matière d’accompagnement des entreprises et financées par ces ressources recoupent des activités financées par l’État via d’autres opérateurs, par les collectivités ou par des acteurs privés, appelant à revoir leurs modalités de mise en œuvre, dans un contexte de mutualisation des réseaux Compte tenu des débats intervenus en première lecture, cet amendement vise à proposer une réduction alternative du plafond des différentes taxes affectées à CCI France et aux chambres régionales de métiers et de l’artisanat (CRMA) à hauteur d’un total de 100 millions d’euros par rapport à la loi de finances initiale pour 2025, contre 232 millions d’euros au sein du texte initial du projet de loi de finances pour 2026. Celui-ci proposait en effet une diminution de 175 millions d’euros du plafond des taxes affectées aux CCI et de 57 millions d’euros pour les CMA. Cet amendement propose une réduction ramenée à 76 millions d’euros des taxes affectées aux CCI et de 24 millions d’euros de celles aux CMA. Ces taxes représentent une part minoritaire des ressources des CCI (29 % en 2023) et des CMA (21 % en 2023). Cette diminution de 100 millions d’euros n’est dès lors pas de nature à fragiliser la situation financière des chambres, dont les deux réseaux disposent d’un fonds de roulement et d’une trésorerie élevés, mais doit conduire à initier dès 2026 une transition de leur activité au profit de missions tarifées, un effort de mutualisation et d’adaptation de leur offre de services en priorisant celles dont la pertinence et l’efficacité sont positivement évaluées, en s’assurant de leur complémentarité avec l’offre des autres opérateurs de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002145
Dossier : 2145
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir le montant du plafond des redevances affectées à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) à hauteur de 139 M€ tel que proposé en texte initial du projet de loi de finances pour 2026, sur lequel revenait l’amendement n°I-25 adopté par le Sénat qui supprime la hausse de ce plafond. Après plusieurs années de réduction de la trésorerie excédentaire de l’établissement, d’une part par la diminution de ce plafond depuis 2021, et d’autre part par la réalisation du prélèvement de trésorerie exceptionnel de 70 M€ prévu par l’article 125 de la loi de finances pour 2025, le Gouvernement a proposé en texte initial de rehausser le plafond de 94 millions à 139 millions d’euros. Alors qu’elle s’élevait à 291 millions d’euros en 2021, la trésorerie brute de l’établissement s’établirait en 2026, en adéquation avec son régime d’exploitation, à 95 millions d’euros. Toutefois le fonds de roulement, qui était de 205 millions d’euros en 2021, se réduirait à -26 millions d’euros en 2026, y compris en retenant l’hypothèse d’un rehaussement du plafond à 139 millions d’euros. Ce niveau suppose déjà des efforts de productivité de l’INPI, dans un contexte pour l’établissement de mise en œuvre de plusieurs chantiers d’importance, dont le guichet unique des entreprises. Sans le rehaussement du plafond, l’établissement connaîtrait une dégradation plus forte de son fonds de roulement en 2026, alors que les redevances affectées à l’INPI constituent l’essentiel de ses ressources et doivent demeurer en adéquation avec les missions que lui confie l’État. Un plafond de 94 millions d’euros ferait peser sur la trésorerie de l’INPI une tension importante. Il est dès lors proposé de maintenir le montant du plafond rehaussé de 45 millions d’euros pour le porter à 139 millions d’euros, niveau qui ne préempte pas sa trésorerie désormais parvenue à un niveau prudentiel satisfaisant, comme le proposait le texte initial. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002146
Dossier : 2146
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à rétablir les plafonds de taxes affectées à la Société des grands projets tels que prévus par la version initiale du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 et ainsi à faire bénéficier la SGP de l’augmentation du rendement des taxes qui lui sont affectées, afin de préserver sa capacité à long-terme à rembourser l’emprunt contracté pour le financement du Grand Paris Express. Les montants proposés respectent l’écart maximum de 5 % entre le niveau du plafond retenu et le rendement prévisionnel tel que prescrit à l’article 8 de loi n° 2023-1195 du 18 décembre 2023 de programmation des finances publiques pour les années 2023 à 2027. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002147
Dossier : 2147
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer l’affectation de 90 millions d’euros du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre au bénéfice de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) afin de soutenir la décarbonation du transport maritime. Cette suppression est justifiée par la budgétisation de ces crédits en seconde partie du projet de loi de finances pour 2026, qui prévoit un abondement du programme 205 « Affaires maritimes, pêche et aquaculture » de 70 M€ en autorisations d’engagement et 30 M€ en crédits de paiement poursuivant le même objectif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002149
Dossier : 2149
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 36 quater qui prévoit d’affecter 50% du produit de la taxe sur les éoliennes en mer situées en zone économique exclusive (ZEE) aux communes particulièrement exposées au recul du trait de côte. Une telle affectation n’apporterait aucune ressource nouvelle en 2026 aux communes les plus vulnérables face à l’érosion côtière. En effet, la taxe sur les parcs éoliens en mer en ZEE ne produira un rendement qu’à compter de 2031 conformément au calendrier de déploiement des parcs. L’affectation de la taxe prévue par cette disposition aux 371 communes littorales (en métropole et outre-mer) exposées au recul du trait de côte est sans lien direct avec l’objet de la taxe – les communes n’étant pas nécessairement affectées par les parcs, et l’implantation de parcs en ZEE étant a priori sans lien avec les phénomènes d’érosion du trait de côte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000215
Dossier : 215
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI souhaite voir émerger une quantification du coût de la lutte contre la fraude fiscale, au regard de ce qu'elle rapporte. Cette mesure pourra véritablement permettre d'apprécier l'efficacité de la lutte contre la fraude, et de démontrer la pertinence de recrutement de nouveaux agents. Aujourd'hui, l'objectif "Améliorer l'efficacité de la lutte contre la fraude fiscale", relatif au programme 156 est accompagné d'indicateurs et de sous-indicateur en tout genre. Pour n'en citer que quelques-uns : Cette multiplication des indicateurs nuit à la bonne lisibilité de l'efficacité de la lutte contre la fraude fiscale. Pire, ils se passent parfois d’une logique d’évaluation à une finalité de la politique publique, comme c'est le cas pour l’usage de l’IA et le data-mining, en oubliant complétement d'interroger son efficacité réelle et ses biais internes. Nous entendons donc introduire ce qui devrait être la métrique de performance fondamentale dans le cadre d'une mesure d'efficacité de la lutte contre la fraude fiscale : quel est son coût rapporté aux recettes obtenues par son concours ? Ce nouvel indicateur ne demanderait par la suite à être enrichi par une batterie de sous-indicateurs segmentant le coût de collecte en fonction des typologies ciblées : L'étude du National Bureau of Economic Research démontre qu'aux Etats-Unis, chaque dollar investit dans le contrôle fiscal des 10 % les plus riches rapporte en moyenne 12,5 dollars. Il s'agit alors de se poser la question à l'échelle française. Une telle approche permettra donc d'observer l'évolution de l'efficacité de la lutte contre la fraude, tout en servant d'un appui précieux pour la conduite de politique publique d'amplification des moyens, notamment humains, alloués aux services de lutte.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002151
Dossier : 2151
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Date inconnue
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Cet amendement propose de supprimer, comme prévu par le texte initial du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, la revalorisation annuelle du plafond de la taxe additionnelle à la taxe sur le foncier non bâti (TA-TFNB) sur la base de l’indice des prix à la consommation et de rétablir en conséquence le plafond de la taxe additionnelle à la TA-TFNB affectée aux chambres d’agriculture. Une hausse de la TA-TFNB accroîtrait la pression fiscale sur les exploitations agricoles, dans un contexte de fragilisation du revenu des agriculteurs. Une telle hausse irait à l’encontre des engagements de baisse de charges pris en faveur du monde agricole. Par ailleurs, une augmentation supplémentaire du plafond de la TA-TFNB n’apparaît pas justifiée dans la mesure où celui-ci a déjà été rehaussé de 43 millions d’euros en trois ans. En ce sens, la modulation, permise par la loi de finances pour 2024, de l’augmentation des recettes en fonction de la situation de chaque chambre d’agriculture départementale – dans la limite d’une évolution annuelle de +10 %–, apparaît comme un outil plus fin et adapté. Ce levier peut être mobilisé prioritairement afin de permettre un rééquilibrage des recettes fiscales entre chambres et de renforcer les moyens de celles en difficulté. Enfin, sur le principe, l’indexation du plafond de la TA-TFNB sur l’indice des prix à la consommation réduirait la capacité du Parlement et du Gouvernement à ajuster chaque année les ressources des chambres d’agriculture en fonction de l’évolution de leurs missions. A l’inverse, le choix d’un plafond fixe, débattu chaque année dans le cadre du PLF, permet un pilotage des ressources des chambres maîtrisé et plus transparent en lien avec le contrat d’objectifs et de performance conclu avec le réseau. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002153
Dossier : 2153
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à augmenter les effectifs des personnels enseignants dans le cadre de l’ouverture d’une formation maritime dans le lycée agricole d’Opunohu en Polynésie, en relevant de 8 ETPT le plafond d’emploi du ministère de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature dès 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002154
Dossier : 2154
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Date inconnue
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La présente proposition de rédaction vise à rétablir l’article 41 du projet de loi de finances pour 2026, en incluant l’amendement n° II-2665 déposé par le Gouvernement au Sénat confiant à l’État la responsabilité de recouvrer les sommes dues par les fournisseurs d’électricité en cas de surcompensation et sécurisant la trésorerie du gestionnaire du réseau public de transport d’électricité (RTE). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002161
Dossier : 2161
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Date inconnue
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Cette proposition vise à proposer un calendrier régulier d’abaissement du seuil de déclenchement du malus poids, à raison de 50kg par an, sur 3 ans, en cohérence avec la philosophie de l’article 13 du projet de loi de finances. En effet, l’exposé des motifs du présent article explique que « En premier lieu, concernant les taxes sur les véhicules, le premier objectif poursuivi est de permettre à tous les acteurs concernés (constructeurs, gestionnaires de flottes, professionnels, particuliers) de disposer d’une visibilité sur trois années sur les barèmes des quatre principales taxes sur les véhicules de tourisme ». Malheureusement, cette visibilité sur trois ans n’est pas appliquée à la taxe sur la masse en ordre de marche, ce que vient corriger cet amendement. Concrètement : – du point de vue des entreprises, cette proposition vise à engager une dynamique forte d’allègement du parc de voitures thermiques et hybrides vendues en France d’ici leur interdiction en 2035. Seule cette visibilité permet aux constructeurs automobiles d’adapter leur offre et leur développement en conséquence puisque le temps de développement d’un modèle est aujourd’hui généralement de 3 à 4 années ; – du point de vue des politiques environnementales, elle permettrait de générer des recettes fiscales propres à financer une transition écologique et sociale, notamment la politique de leasing social ; elle contribuerait à ce qu’émergent progressivement sur le marché des véhicules de plus en plus légers, et donc structurellement plus sobres, mais aussi plus accessibles pour les classes moyennes et les moins favorisées. Dans l’idéal, le groupe écologiste et social aurait proposé un déclenchement du malus poids à partir de 1300 kilos, un abattement limité à 300 kilos pour les véhicules électriques et un réajustement du barème de façon à vraiment pénaliser ceux qui font le choix (hors familles nombreuses) d’un modèle lourd. Cette mesure aurait permis de rapporter 1,8 milliards d’euros supplémentaires (issus à 83 % de taxes sur des véhicules étrangers). Ça n’est pas la mesure proposée dans cet amendement, bien plus modeste, par souci de compromis. Tel est l’objet de cet amendement, travaillé notamment à partir de propositions du WWF et de Transport et Environnement (T&E). Le WWF estime que l’abaissement du seuil à 1300kg permettrait de générer 1.8 mds€ de recettes supplémentaires. L’abaissement proposé dans cet amendement étant inférieur, l’amendement améliorerait le solde du budget de l’État dans une proportion qui n’excède pas 6,6 Mds€, soit le niveau de la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002163
Dossier : 2163
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à rétablir dans sa version initiale le plafonnement d’affectation de la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA) aux aérodromes, soit à hauteur de 40 millions d’euros. Le montant de ce plafond est adapté pour assurer le financement du dispositif d’indemnisation des travaux d’insonorisation et permet d’éviter une thésaurisation auprès d’un tiers d’une ressource établie au profit de l’État. Il permet par ailleurs de générer une recette pour le budget général de l’ordre de 9 millions d’euros. Malgré les nombreuses mesures prises pour dynamiser la demande d’indemnisation (notamment la revalorisation de 25% des plafonds d’aide ou le déplafonnement de l’aide sous conditions de revenus), force est de constater qu’il existe un ralentissement de la demande depuis plusieurs années. En tenant compte de la revalorisation de 25% des plafonds d’aide et de la moyenne constatée depuis 2018, hors années de crise sanitaire, le montant engagé annuellement, tous aéroports confondus, est de 34 millions d’euros. Ce montant est ensuite décaissé en deux ans. Ainsi, sans même tenir compte des stocks de trésorerie accumulés sur le dispositif, l’affectation du produit de la taxe à hauteur de 40 millions d’euros est suffisant pour répondre aux demandes d’indemnisation des riverains et n’est pas de nature à compromettre le versement de cette aide. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000217
Dossier : 217
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Date inconnue
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Il est essentiel que les professionnels de la justice reçoivent une formation adéquate pour mener à bien leur mission. De nos jours, les défis auxquels ces derniers sont confrontés exigent une formation de haute qualité et adaptée, notamment en matière de violences sexuelles, incestueuses et intrafamiliales. Le 2 octobre 2025, le Ministère de l’Intérieur a rendu publique une étude sur les morts violentes au sein du couple concernant l’année 2024. Ainsi, 133 décès de mort violente au sein du couple ont été recensés par les services de police et de gendarmerie contre 119 en 2023, soit une hausse de 16 %. Parmi ces victimes : 107 femmes, 31 hommes et 7 mineurs, victimes collatérales. À ces données alarmantes s’ajoutent les chiffres accablants publiés par la CIIVISE. Selon son rapport final, remis en mars 2024, 1 Français sur 10 déclare avoir été victime d'inceste durant son enfance. Cela représente environ 6,7 millions de personnes. Dans 80 % des cas, les violences sexuelles ont été perpétrées par des membres de la famille ou de l'entourage proche. Le rapport met également en lumière le silence institutionnel persistant et les difficultés rencontrées par les victimes pour obtenir justice. Face à cette réalité, il est impératif de former les professionnels de la justice à la spécificité de ces violences, tant dans leur nature que dans leurs conséquences psychotraumatiques. Cette formation, qui serait offerte à l’ensemble des acteurs judiciaires, pourrait les aider à mieux comprendre les enjeux sociaux, médicaux et juridiques, ainsi que la manière d’appréhender les cas les plus complexes et sensibles. Une connaissance approfondie de ces problématiques permettrait de garantir des décisions adaptées. La formation renforcerait la confiance des citoyens envers le système judiciaire. Pour qu’une justice de qualité soit rendue, il est indispensable de fournir une formation spécifique à l’ensemble des professionnels de la justice sur la lutte contre les violences sexuelles, incestueuses et intrafamiliales. Tel est l’objet de cet amendement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002177
Dossier : 2177
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Date inconnue
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Le ministère de la Justice annonçait dans le PAP 2023 en introduction de son fascicule « Projets annuels de Performances 2023 » ne plus procéder à une évaluation de la récidive en prétextant que « 2018 étant la dernière année pour laquelle les données définitives sont disponibles, 2016 est la dernière année pour laquelle le taux de récidive à deux ans peut être évalué. » Dans le PLF 2024, il annonçait finalement qu’ « un indicateur de taux de récidive à 2 ans a été construit à partir des données du casier judiciaire » et ajoutait que « 2020 étant la dernière année pour laquelle les données définitives sont disponibles, 2018 est la dernière année pour laquelle le taux de récidive à deux ans peut être évalué. » Ce ressuscitement du taux de récidive à 2 ans qui faisait sans aucun doute écho à l’amendement qui avait été déposé par le Groupe Rassemblement National au précédent PLF et qui avait été rejeté. Mais l’indicateur proposé en marge du PLF 2024 souffre de plusieurs vices qu’il convient de corriger. Outre la récidive, il est important de connaître les chiffres de la réitération dans le cadre de la mise en œuvre des politiques judiciaires. La réitération est une donnée plus significative que la récidive qui est une notion très encadrée par la loi. En effet, la récidive concerne des infractions identiques et est encadrée par des règles procédurales strictes, comme par exemple être expressément visé dans l’acte de poursuite. La réitération concerne la répétition successive de délits qui peuvent être de nature différente les uns des autres. Les chiffres de la réitération sont parfois communiqués par le ministère de la Justice afin d’apprécier la réitération dans la durée et les parcours délinquants. Le présent amendement a donc pour but de créer un indicateur de la réitération délictuelle sur 5 ans. Il a un caractère stratégique.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002178
Dossier : 2178
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Date inconnue
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L’indicateur de performance « Taux de détenus radicalisés par rapport à la population carcérale totale » doit permettre de connaître l’état et l’évolution de la radicalisation en milieu carcéral et dans notre société, d’évaluer les besoins réels et dimensionner les programmes de prévention de la radicalisation violente (PPRV), et d’adapter notre politique pénale et diverses politiques publiques. Le seul taux existant à ce jour en matière de radicalisation n’est pas satisfaisant car il ne concerne que les « détenus radicalisés ayant suivi un programme de prévention de la radicalisation violente », programme sur lesquel il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire. Cependant, nous ne connaissons ni le taux réel de radicalisation dans nos prisons, ni la performance de ce programme, or ces taux apparaissent bien plus importants que celui en vigueur, par définition restrictif. Mode de calcul : Le numérateur prend en compte le cumul du nombre de détenus de droit commun repérés susceptibles de radicalisation évalués en commission pluridisciplinaire unique (CPU) au cours de l’année N. Le dénominateur prend en compte le nombre moyen de personnes incarcérées sur l’année N. Sources de données : mission de lutte contre la radicalisation violente (MLRV) et Ministère de la Justice
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002179
Dossier : 2179
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Date inconnue
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Cet indicateur de « Performance des programmes de prévention de la radicalisation violente [Stratégique] » doit permettre d’évaluer la performance des programmes de déradicalisation (PPRV) et d’adapter notre politique pénale et diverses politiques publiques. Le seul taux existant à ce jour en matière de radicalisation n’est pas satisfaisant car il ne concerne que les « détenus radicalisés ayant suivi un programme de prévention de la radicalisation violente », programme sur lesquel il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire et qui doit être évalué. Mode de calcul : Le numérateur prend en compte le nombre de détenus radicalisés ayant suivi un programme de prévention de la radicalisation violente et n’ayant commis aucun acte de violence durant les 5 années suivantes. Le dénominateur prend en compte le nombre de détenus radicalisés ayant suivi un programme de prévention de la radicalisation violente. Sources de données : mission de lutte contre la radicalisation violente (MLRV) et Ministère de la Justice Fréquence : Annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000218
Dossier : 218
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Date inconnue
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La psychiatrie infantile traverse une crise majeure en France, alors même que les besoins explosent : un enfant sur cinq présente des troubles psychiques nécessitant une prise en charge. Pourtant, l’offre de soins est dramatiquement insuffisante : manque de pédopsychiatres, délais d’attente excessifs, inégalités territoriales et structures saturées. Cet amendement vise à faire de la santé mentale des enfants une priorité dans le cadre de la mission « Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins », en renforçant les moyens humains et financiers alloués à la psychiatrie infanto-juvénile. Il s’agit de garantir une prise en charge précoce et équitable, en soutenant le recrutement de professionnels spécialisés, le maillage territorial des structures, et les actions de prévention. Investir dans la santé mentale des enfants, c’est prévenir des souffrances durables et renforcer la cohésion sociale à long terme. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002180
Dossier : 2180
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Date inconnue
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Le ministère de la Justice annonçait dans le PAP 2023 en introduction de son fascicule « Projets annuels de Performances 2023 » ne plus procéder à une évaluation de la récidive en prétextant que « 2018 étant la dernière année pour laquelle les données définitives sont disponibles, 2016 est la dernière année pour laquelle le taux de récidive à deux ans peut être évalué. » Dans le PLF 2024, il annonçait finalement qu’ « un indicateur de taux de récidive à 2 ans a été construit à partir des données du casier judiciaire » et ajoutait que « 2020 étant la dernière année pour laquelle les données définitives sont disponibles, 2018 est la dernière année pour laquelle le taux de récidive à deux ans peut être évalué. » Ce ressuscitement du taux de récidive à 2 ans qui faisait sans aucun doute écho à l’amendement qui avait été déposé par le Groupe Rassemblement National au précédent PLF et qui avait été rejeté. Mais l’indicateur proposé en marge du PLF 2024 souffre de plusieurs vices qu’il convient de corriger. Cet indicateur ne démontre en rien la performance de la politique judiciaire du gouvernement, notamment des différents régimes de peines et plus particulièrement des peines de substitution. Or la performance des différents régimes de peine doit impérativement être évaluée afin de pouvoir statuer sur leur pertinence respective et pouvoir recentrer notre politique pénale avec un objectif d’efficience tant au regard des finances publiques que du devoir de sécurité de l’État envers nos concitoyens. Un indicateur fiable de la récidive doit donc être créé sans délai. Il a un caractère stratégique. Il devra considérer le taux de récidive par an jusqu’à 5 ans pour chacun des régimes de peine, sans exception, et permettre de mesurer dans le temps l’évolution de chacun des taux de récidive par peine au regard des réformes judiciaires.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002181
Dossier : 2181
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Date inconnue
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La carrière militaire est souvent synonyme d’une importante mobilité professionnelle, mutations à l’étranger ou projection en opération extérieure. Selon les cas, cela donne lieu à des bonifications, c’est-à-dire des trimestres supplémentaires qui viennent s’ajouter aux années de service effectif afin d’augmenter le montant de la pension de retraite. Les conjoints de militaires, bien que directement engagés dans cette mobilité, notamment lorsqu’ils suivent leur conjoint, ne bénéficient cependant pas d’un tel avantage. Plus encore, cette mobilité, en ce qui les concerne, va souvent de pair avec des carrières hachées, des périodes de non-emploi répétées et une progression professionnelle fragilisée, qui mène à terme à des pensions de retraite moindres. Cet amendement propose donc qu’il soit possible, pour un personnel des armées bénéficiaire de trimestres bonifiés, de transmettre à son conjoint tout ou partie de ces trimestres supplémentaires. Ainsi, cet amendement se veut une reconnaissance de l’engagement, indirect mais tout aussi réel, des conjoints de militaires au service de nos armées. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002182
Dossier : 2182
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Date inconnue
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Cet amendement vise à corriger une rupture de droits à l’Assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF) en cas de mobilité dans les DROM-COM. En effet, cet avantage familial pour retraite est ouvert au conjoint de militaire, afin qu’il puisse bénéficier d’une affiliation gratuite au régime général de l’assurance vieillesse. Pourtant, il apparaît qu’en cas de mobilité courte dans un DROM-COM pendant le congé parental, ces droits se trouvent annulés, jusqu’à retour en métropole.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002185
Dossier : 2185
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Date inconnue
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Cet amendement propose de moderniser les critères de répartition de la dotation de solidarité rurale (DSR) pour qu’ils soient plus cohérents avec nos objectifs de sobriété foncière. Versée à plus de 33 000 communes pour un montant cumulé de 2,2 milliards d’euros, la dotation de solidarité rurale est en partie inadaptée aux enjeux du ZAN, en raison de critères qui favorisent l’artificialisation des sols. La DSR, composante de la fraction péréquation de la DGF, a pour but principal d’attribuer des ressources aux communes rurales afin de leur permettre de garantir un service public suffisant en comblant la faiblesse des ressources fiscales de leurs territoires. Cette dotation est composée de 3 fractions : la fraction centre-bourg soutenant les communes exerçant des charges de centralité[16], la fraction péréquation en soutien aux communes ayant des ressources fiscales insuffisantes (862 millions d’euros pour 33 000 communes) et la fraction cible offrant un soutien accru aux 10 000 communes particulièrement défavorisées (465 millions d’euros). Malheureusement, l’un des critères utilisés pour la répartition des montants des fractions péréquation et cible semble particulièrement inadapté à l’objectif du ZAN : la longueur dela voirie contribue en effet à 30 % dans l’attribution du montant de ces deux fractions. Ainsi, plus une commune artificialise ses sols en étendant son linéaire de voirie, plus elle bénéficie de ressources. Ce critère est également assez peu évolutif, ne reposant pas sur le dynamisme économique ou démographique du territoire. Le linéaire de voirie a été utilisé à l’origine pour représenter les charges des communes rurales, la voirie représentant un poste important de ces communes. Toutefois, le Comité des Finances Locales (CFL) convient également de la nécessité d’une réforme du critère de voirie, qui rend assez peu compte de la diversité des charges pesant sur les communes rurales. Le CFL souligne également qu’en raison du transfert de la propriété de la voirie communale à l’intercommunalité, les communes perçoivent d’autant moins de fonds de DSR. Les rapporteurs spéciaux Charles Guené et Claude Raynal préconisent ainsi, dans le cadre d’un rapport fait au nom de la commission des finances du Sénat, de remplacer le critère voirie par un critère de superficie pondéré par un critère de densité et de population. Le critère de superficie pondéré par un coefficient de densité et de population est simple à mettre en œuvre et permet de ne plus faire reposer l’attribution de dotation sur un critère artificialisant. Ces éléments d’analyse sont ceux fournis par la Fondation pour la Nature et l’Homme, dans un rapport de 2024 (https ://www.fnh.org/financement-zan-fonds-vert/). Dans la droite ligne des conclusions de ce rapport, la mission d’information sur la mise en œuvre du ZAN proposait de remplacer le critère voirie de la DSR. Cette mesure figurait ensuite dans la PPL transpartisane sur la mise en œuvre du ZAN. Cet amendement est le décalque de cette proposition.
Cet amendement relevant de la partie II du projet de loi de finances, qui n'a pas été examinée en première lecture, la règle de l'entonnoir ne saurait lui être appliquée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002186
Dossier : 2186
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Date inconnue
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L’objet de cet amendement est d’arrêter de financer les grands projets inutiles et imposés. La logique est chaque fois la même : une décision verticale, prise avec des considérations essentiellement économiques, réelles ou fantasmées. Les conséquences sont toujours similaires : expropriations, destructions d’espèces protégées et segmentations d’habitats, artificialisation des sols, avalanche d’argent public. Ces grands projets inutiles et imposés sont des gouffres financiers : nul·le ne peut prétendre s’attaquer au problème du déficit public sans s’en préoccuper. Ainsi par exemple, le fonds hydraulique coûte chaque année 20 millions d’euros, pour financer les méga-bassines. Pour la LGV Lyon-Turin, 162 730 000 € en autorisation d’engagement et 367 070 438 € en crédit de paiement été budgétés en 2024 (source : rapport d’activité de l’AFIT pour 2024). Pour le Bordeaux Toulouse, on compte 51,93 millions d’euros annuels de taxes affectées (en plafond). L’ensemble des grands projets routiers (2x4 voies et plus) pourrait coûter jusqu’à 664 millions d’euros par an. Le canal Seine Nord, c’est 56 millions d’euros en crédit de paiement pour 2024. Enfin, de nouveaux aéroports pourraient coûter des centaines de millions d’euros – Notre-Dame-des-landes aurait pu coûter 559 millions, d’après Vinci Airport. L’adoption de cet amendement permettrait ainsi d’économiser entre 900 millions et 1.16 milliards d’euros rien que pour cette année 2026. Pour des raisons légistiques, cet amendement ne vient pourtant pas à bout de tous les grands projets inutiles et imposés. C’est le cas notamment pour les JO d’hiver (400 707 649 € en AE, et 54 805 758 en CP), les Giga factories, le développement d’un nouveau parc électronucléaire... D’autres amendements s’en chargent. Pour préserver notre démocratie locale et environnementale, pour défendre notre environnement et nos paysages, pour préserver nos finances publiques, il faut arrêter de financer ces grands projets inutiles. Considérant les spécificités des territoires ultra-marins et de la Corse, cet amendement les exclut du dispositif. Tel est l’objet de cet amendement. Cet amendement relevant de la partie II du projet de loi de finances, qui n'a pas été examinée en première lecture, la règle de l'entonnoir ne saurait lui être appliquée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002187
Dossier : 2187
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Date inconnue
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L’objet de cet amendement est de ne plus permettre que de l’argent public finance des méga-bassines. A titre d’exemple, en 2017, le conseil d’administration de l’agence de l’eau Loire-Bretagne, avait validé un financement pour 19 stockages d’eau le long de la Sèvre niortaise, la subvention s’élevant à près de 28 millions d’euros, soit près de la moitié du coût du projet. Ces installations qui accentuent la pression sur la ressource en eau au bénéfice de quelques uns ne sauraient être financées par les Agences de l’Eau, c’est-à-dire, en dernière instance, par l’ensemble de nos concitoyens. En attendant le moratoire sur les méga-bassines, les quelques bénéficiaires doivent financer eux-mêmes ces travaux. Cet amendement relevant de la partie II du projet de loi de finances, qui n'a pas été examinée en première lecture, la règle de l'entonnoir ne saurait lui être appliquée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002188
Dossier : 2188
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Date inconnue
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Cet amendement a été voté en première lecture à l’Assemblée nationale avant le rejet du projet de loi de finances pour 2026. La multiplication des taxes affectées, dont le produit échappe au budget général de l’État, constitue une source persistante de complexité et de fragmentation des finances publiques. Ce mécanisme d’autonomie financière, pensé pour sécuriser des politiques publiques, a fini par affaiblir la maîtrise parlementaire sur la dépense et brouiller le principe d’universalité budgétaire. En 2026, divers opérateurs et organismes recevront près de 56,9 milliards d’euros pour financer leurs missions, soit environ 10 % des dépenses de l’État. Or, le dynamisme de ces recettes n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires. Certains voient leurs ressources croître mécaniquement sans lien avec leur activité réelle, ni l’efficacité de leur action, tandis que d’autres continuent de solliciter des crédits budgétaires complémentaires. Cela contribue fortement à la dérive de nos finances publiques et nuit à l’efficacité de la dépense publique. Alors que la dépense publique devrait augmenter de 1,7 % en valeur en 2026 par rapport à 2025, le montant des taxes affectées à des tiers progressera de près de 10 % sur la même période. Le présent amendement propose donc de geler, pour l’exercice à venir, le montant des taxes affectées à des tiers, afin de stopper la dérive mécanique de ces recettes et d’inciter les organismes concernés à une meilleure gestion de leurs moyens existants. Le présent amendement concerne les opérateurs et organismes divers bénéficiant d’une taxe affectée non plafonnée. Il soumet l’ensemble de ces affectations à un plafond fixé pour 2026 au niveau du rendement 2025. Lorsque ce plafond est inférieur au rendement prévu pour l’année 2026, la fraction excédentaire sera reversée au budget général de l’État pour un montant d’environ 510 millions d’euros. Du fait de la nature spécifique du financement de ces organismes, trois exceptions sont prévues pour l’Unédic, affectataire de la contribution sociale généralisée (CSG), les centres techniques industriels et les comités professionnels de développement économique, ainsi que le Comité professionnel des stocks stratégiques pétroliers. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002189
Dossier : 2189
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Date inconnue
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Cet amendement avait été adopté en première lecture avant le rejet du projet de loi de finances initiale pour 2026. Il vise à annuler les hausses de plafonds proposées par le Gouvernement dans le texte initial et maintenues par le Sénat en première lecture pour les opérateurs bénéficiant de taxes affectées. En effet, le dynamisme de ces recettes n’est pas corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires et contrevient à l’objectif de maîtrise des dépenses publiques. Les opérateurs et organismes divers concernés par le « gel » de leur plafond sont l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le Centre national de la musique (CNM), France compétences et Voies navigables de France (VNF). L’adoption de cet amendement permettrait de reverser 415 millions d’euros au budget général de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000219
Dossier : 219
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Date inconnue
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D’une superficie de près de 17 millions d’hectares en métropole et plus de 8,4 millions d’hectares en Outre-Mer, la forêt française est la 4ème plus grande d’Europe. La France est également la seule à disposer de forêts tropicales et boréales. La diversité de ce milieu permet aux forêts d’assurer des fonctions écologiques essentielles à la société : régulation du climat, épuration de l’eau, lutte contre l’érosion des sols, refuge pour la biodiversité…. Confrontées à de multiples défis, elles sont au cœur des préoccupations. L'année 2025 en France a connu un nombre de feux de forêt deux fois plus importants que la moyenne, selon un bilan de l'Office national des forêts (ONF). Au cours de l'été, « marqué par deux épisodes de canicule et une sécheresse prolongée », le feu a touché une surface totale de 30.000 hectares de végétation, pour in fine représenter près de 20.000 hectares de forêt brûlée, soit « deux fois plus de surface brûlée » que la moyenne observée entre 2006 et 2021. En France, les acteurs les plus connus de la lutte contre les feux de forêts sont les sapeurs-pompiers et les équipages de la flotte aérienne de la Sécurité civile. Pourtant, ils ne sont pas les seuls intervenants. En effet, d’autres acteurs publics emploient des personnels spécialisés, comme les ouvriers forestiers, agents de l’État encadrés par l’Office national des forêts (ONF), et les unités de forestiers-sapeurs, engagés par les collectivités territoriales. Cette dernière catégorie a connu de nombreuses évolutions statutaires depuis sa création en 1973. Elle a notamment été intégrée au sein de la fonction publique territoriale depuis 1999, en devenant une profession à part entière au sein des collectivités départementales. Même si le fondement de leur mission est l’entretien des infrastructures de défense des forêts contre les risques d’incendie, la multiplication ces dernières années d’évènements climatiques extrêmes, a mis en lumière leur capacité d’adaptation en cas de crise, non seulement en cas de risque incendie, que ce soit dans le réseau d’alerte et de surveillance ou au cours des missions d’appui et de lutte contre les feux de forêt mais également face au risque d’inondation. A nombre de 800 en France, les forestiers-sapeurs ont acquis au fil des années, une expérience de terrain et des compétences qui leur permettent d’intervenir en soutien des sapeurs-pompiers et avec des moyens complémentaires, prouvant leur capacité d’être des acteurs efficients et irremplaçables face aux catastrophes naturelles. Pour toutes ces raisons, il est aujourd’hui indispensable de reconnaitre leur métier et l’évolution de leurs missions en créant un véritable Corps des Forestiers-Sapeurs. Pour ce faire, il est demandé au Gouvernement de remettre un rapport au Parlement dans un délai d’un an, afin de connaitre les moyens financiers permettant la création d’un tel corps. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002191
Dossier : 2191
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir le montant du plafond du prélèvement sur les paris sportifs en ligne de la Française des jeux affecté à l’Agence nationale du sport (ANS) à 180,4 millions d’euros. Le Sénat a voté une augmentation de 50 millions d’euros de ce plafond, soit un total de 230 millions d’euros d’euros affectés pour l’année 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002192
Dossier : 2192
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir à 40 millions d’euros le plafond de la taxe sur les nuisances sonores affectée aux principaux aérodromes de France. L’augmentation de 10 millions d’euros votée par le Sénat ne répond pas à des besoins identifiés, la trésorerie dédiée aux travaux d’insonorisation des aérodromes concernés s’élevant déjà à 110 millions d’euros en 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002194
Dossier : 2194
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l’affectation de 90 millions d’euros du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans le but de décarboner le secteur du transport maritime. Cette affectation votée par le Sénat est redondante avec une dotation budgétaire équivalente inscrite sur le programme 205 Affaires maritimes, pêche et aquaculture. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002195
Dossier : 2195
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Date inconnue
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Les centres de santé à but non lucratif sont gérés par les collectivités territoriales ou par des sociétés de l’ESS telles que les SCOP, SCIC ou mutuelles de santé pour accomplir des missions d’accès aux soins de premier recours auprès des populations les plus éloignées de l’offre sanitaire. Le FNADT ayant vocation à soutenir les collectivités locales dans leurs actions visant à corriger les inégalités territoriales et sociales des populations dans l’accès aux services publics et aux droits fondamentaux, cet amendement vise à étendre le champ d’application de ce fonds à la prise en charge des frais de structure des centres de santé à but non-lucratif. Cette disposition devrait ainsi soulager les centres existants dans leurs conditions d’exercice et accélérer l’expansion d’une offre de soins de premier recours dans les 1.500 cantons ruraux et périurbains restants encore dépourvus de maisons de santé pluridisciplinaires. Cet amendement a été travaillé avec la Fédération de la Mutualité Française (FMF). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002199
Dossier : 2199
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer une exonération sur la consommation d’eau potable pour les entreprises introduite par le Sénat. Cette exonération à la redevance sur la consommation d’eau potable s’appliquerait à hauteur de 75 % du montant dû en 2026, 50 % en 2027 et 25 % en 2028, avant de disparaître en 2029. Elle entrainerait une perte de recette pour les agences de l’eau de l’ordre de 16 millions d’euros pour l’année 2026. Cette exonération apparaît redondante avec une aide prévue par décret par le Gouvernent afin d’atténuer les conséquences de la réforme de la fiscalité de l’eau pour les entreprises industrielles les plus impactées par la hausse de la redevance sur la consommation d’eau potable. Les agences de l’eau verseront, au titre des années d’activité 2025 à 2027, une aide annuelle transitoire et dégressive aux entreprises concernées – elle sera versée avant le 15 mai 2026 au titre des années 2025 et 2026. Les entreprises sont éligibles au dispositif lorsque le coût de la redevance sur l’eau potable dépasse 0,75 % de leur valeur ajoutée. La compensation financière versée couvrira : 100 % du dépassement en 2025, 67 % en 2026 et 33 % en 2027. L’objectif est d’atténuer progressivement l’impact de la redevance lorsque celle-ci devient disproportionnée au regard de l’activité économique de l’entreprise. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000022
Dossier : 22
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI souhaite supprimer cet article honteux qui prévoit le gel des APL et supprime leur accès pour les étudiants extra-communautaires non-boursiers. Cet article 67 est particulièrement injuste et inacceptable à l’image du PLF 2026 dans son ensemble et dans la longue série d’attaques contre les aides personnelles au logement et leurs bénéficiaires. Tout d’abord, le gel des APL pour 2026, loin d’être exceptionnel, devient habituel et dépasse aujourd’hui largement les limites de la décence dans la mise à contribution des plus pauvres aux économies budgétaires du pays. Depuis 20 ans, les allocations logement ont subi une succession ininterrompue de mesures de dévalorisation : Absence de revalorisation des loyers-plafonds en 2004 puis 2006. Gel du forfait charges entre 2002 et 2007. En 2012, le barème des APL est indexé non pas sur l’évolution de l’IRL, mais selon un taux forfaitaire de 1 % calé sur la croissance. En 2014, la revalorisation annuelle intervenue au 1er octobre (+0,57 %) et non au 1er janvier, représente un manque à gagner de 9 mois pour les bénéficiaires. Revalorisation de seulement 0,75 % en 2017. Absence de revalorisation en 2018. Depuis octobre 2017, les aides sont réduites forfaitairement pour tous les allocataires de 5 € par mois, pour une économie annuelle de 400 millions d’euros. La « réduction de loyer de solidarité » (RLS) imposée par l’État depuis 2018 dans le parc social s’accompagne d’une baisse de l’APL correspondante : 800 millions d’euros d’économies en 2018, 900 millions en 2019, puis 1,3 milliard d’euros chaque année (ramenée ponctuellement à 1,1 milliard en 2025). La loi de finances pour 2018 prévoyait le gel des prestations au 1er octobre 2018 au lieu de les indexer sur l’inflation : 59 millions d’euros d’économies en 2018 et 226 millions en 2019. La revalorisation des aides au logement est plafonnée à 0,3 % en 2019 et 2020. En 2021, une nouvelle réforme calcule les APL sur la base des revenus des 12 derniers mois (et non plus des données fiscales en année N-2) avec une actualisation des aides tous les 3 mois. Elle a contribué à une forte diminution du nombre de foyers bénéficiaires entre 2020 et 2022 (-7 %), qui s’est poursuivie en 2023 (-1,3 %). En moyenne cela représente une baisse des APL de 13 € par allocataire. Enfin, en 2023, l’IRL est limité à 3,5 % au lieu d’environ 5 % à cause de l’inflation, ce qui a limité d’autant l’indexation des loyers certes, mais aussi l’indexation des allocations logement à la charge de l’État. Mises bout à bout, ce sont des milliards d’euros d’économies qui ont été réalisées sur les allocations logement et les personnes qui en dépendent pour se loger à peu près décemment. Depuis 20 ans, on assiste au décrochage entre les aides personnelles au logement et les dépenses supportées par les ménages, qui s’explique principalement par les actualisations de barèmes insuffisants et aléatoires. Les loyers moyens des bénéficiaires ont progressé de 47 % entre 2001 et 2022. Les loyers-plafonds pris en compte dans le calcul des aides n’ont augmenté que de 20 % depuis 2000. En 2023, 77 % des allocataires supportent des niveaux de loyers supérieurs ou équivalents aux loyers-plafonds des APL (contre 58 % en 2001 et 72 % en 2010) : 89 % dans le parc privé, 62 % dans le parc public. C’est beaucoup trop : cela ne tient plus ! À ce gel inacceptable, cet article prévoit également une mesure discriminatoire contre les étudiants extracommunautaires. Sans aucune justification, il propose d’exclure les étudiants extracommunautaires non-boursiers. Cette mesure toucherait l’écrasante majorité des étudiants étrangers. En 2023‑2024, on comptait environ 313 000 étudiants étrangers hors Union européenne d’après Campus France. Une minorité seulement sont éligibles aux bourses sur critères sociaux, représentant moins de 10 % des étudiants extracommunautaires, d’après les chiffres du SIES (Systèmes d’information et études statistiques). Il s’agit donc de l’écrasante majorité des étudiants étrangers qui perdrait leurs droits aux APL si cet article venait à être adopté. Pourtant, les étudiants étrangers sont confrontés à une précarité bien plus importante. Sans bourse et privés d’un certain nombre d’aides, ils font face à une précarité financière majeure. En 2023, 41 % des étudiants étrangers déclaraient éprouver des difficultés financières telles qu’il leur était impossible de faire face à leurs besoins (alimentation, loyer, gaz ou électricité, etc.) d’après l’Observatoire de la Vie Étudiante, contre 15 % des étudiants de nationalité française. Un quart des étudiants étrangers bénéficient d’une aide alimentaire, un tiers n’ont pas fait la demande mais souhaiteraient y avoir accès, enfin 1 étudiant étranger sur 6 déclare sauter régulièrement des repas pour raisons financières. En matière de logement, les étudiants étrangers sont plus en difficulté pour accéder à un logement digne et abordable, pour des raisons financières, accueillis par un parc privé dont les prix sont plus élevés. Des bailleurs vont même louer leur logement plus cher sur le seul critère de la nationalité, en comparaison à des étudiants français logés dans le même immeuble selon l’étude MalvenuEs en France, 2018. Beaucoup d’étudiants étrangers ne trouvent pas de logement fixe abordable et se retrouvent à la rue, ou survivent via des hébergements précaires. Supprimer l’accès aux APL pour les étudiants étrangers constituerait une attaque grave du droit au logement pour tous, instituant une forme de préférence nationale, et entraînerait des conséquences importantes sur les trajectoires des étudiants concernés : abandon d’études, précarité renforcée, voire des situations de sans-abrisme. Revoir à la baisse les conditions d’accueil des étudiants internationaux qui payent déjà des frais d’inscription différenciés jusqu’à 16 fois supérieur ne peut ce voir autrement que comme une discrimination pure et simple. Fidèle à nos idéaux humanistes, et aux côtés des syndicats étudiants comme l’Union Etudiante ou de lutte pour le droit au logement comme la Fondation pour le Logement des Défavorisés, nous demandons la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000220
Dossier : 220
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social, présenté en commun par les groupes appartenant au Nouveau Front Populaire, prévoit de rétablir graduellement la CVAE, dans un premier temps pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros. La suppression de la part régionale de la CVAE a profité pour 2/3 en volume à 10 000 grandes entreprises, lesquelles viennent en majorité des secteurs polluants. Sans pour autant revenir sur sa suppression totale, il a été décidé d’échelonner sa disparition sur quatre ans après l’avoir déjà réduit de moitié à deux reprises en 2021 et 2023. Pourtant, la CVAE ne frappe que les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 € et il existe de nombreux régimes d’exception ouvrant droit à exonérations qui rendent cet impôt moins puissant. Nous dénonçons l’attitude de l’État vis-à-vis des collectivités. La Cour des comptes estimait déjà que le taux d’autonomie fiscale des collectivités était passé de 50 % en 2017 à 44 % en 2021, il n’est pas possible de poursuivre cette politique de réduction de l’autonomie fiscale des collectivités. Par ailleurs, il est faux de considérer que seul un faible niveau d’imposition contribue à l’attractivité d’un territoire. Les travaux du comité d’évaluation du plan France Relance ont montré que plusieurs autres critères comptaient parmi lesquels les infrastructures, la qualité des services publics ou les compétences des travailleurs. Nous proposons donc de rétablir la CVAE pour les entreprises ayant un CA supérieur à 1 milliard d’euros, puis de l’élargir progressivement aux ETI. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002201
Dossier : 2201
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Date inconnue
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. Cette disposition introduit une rétroactivité au 1er janvier 2025, que le Gouvernement justifie par la volonté de corriger un supposé déséquilibre contractuel et de réduire les dépenses publiques à hauteur de 150 M€ par an. Une telle approche soulève de très sérieuses problématiques, tant sur le plan juridique qu’économique et politique. Sur le plan juridique, elle menace nécessairement la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’Etat, au moment où la France connaît une forte fragilité économique liée à sa dette publique et où la note de la France a été dégradée par les agences de notation. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun acteur économique ne pourra envisager sereinement d’investir à long terme dans le secteur énergétique français. Sur le plan économique, cette mesure rétroactive aurait des effets disproportionnés pour la filière photovoltaïque, qui repose sur des investissements de long terme. Elle augmenterait le coût du capital pour les futurs projets, freinerait l’investissement privé et détournerait les investisseurs vers d’autres pays européens offrant un cadre plus stable et prévisible. Les économies annoncées — environ 150 M€ par an — apparaissent marginales au regard des bénéfices économiques, fiscaux et sociaux qu’apporte la filière solaire aujourd’hui : 60000 emplois locaux, des recettes fiscales pour les collectivités, une réduction significative des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement. Cette mesure fragiliserait également de nombreuses entreprises, notamment des PME territoriales, qui participent activement à la maintenance et à l’exploitation des centrales photovoltaïques. En outre, la stabilité du cadre et la qualité de la « signature » de l’État ont jusqu’à présent permis d’attirer des capitaux pour financer la transition énergétique et notamment des acteurs souhaitant doter la France d’une capacité de production industrielle dans le secteur solaire. Remettre en cause ces engagements menace les projets industriels à venir, notamment les gigafactories, et la cohérence avec le plan de relance, qui vise la réindustrialisation de la France dans les filières stratégiques pour la transition écologique. En conséquence, le présent amendement vise à supprimer les dispositions de l’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 portant sur la révision de certains contrats de production photovoltaïque. Il a pour objectif de préserver la sécurité juridique des contrats conclus avec l’État, la confiance des investisseurs dans la stabilité du cadre public ainsi que la pérennité économique d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la réindustrialisation du pays. En somme, il s’agit de garantir la crédibilité de la France comme partenaire fiable et attractif pour les investissements durables. Cet amendement est issu d'une proposition du SER. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002202
Dossier : 2202
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir l’article 43 dans sa rédaction initiale. Le Sénat a abaissé à 35 millions d’euros le montant du prélèvement sur la trésorerie inutilisée des aérodromes affectataires de la taxe sur les nuisances sonores. Or, la version initiale de l’article prévoyait un prélèvement de 80 millions d’euros, au bénéfice du budget général de l’État. Le rétablissement de la rédaction initiale permet de mobiliser plus efficacement des ressources disponibles, sans remettre en cause le financement des actions de lutte contre les nuisances sonores. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002203
Dossier : 2203
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Date inconnue
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Cet article introduit par amendement au Sénat confère au Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) un accès dérogatoire au secret professionnel en matière fiscale, pour les taxes qui lui sont affectées mais dont le recouvrement relève de la DGFiP. Selon les auteurs de l’amendement, l’accès à ces informations permettrait au CNC de pouvoir établir son budget et, en cas de contentieux, de disposer des informations nécessaires à la couverture financière d’éventuels dégrèvements qui pourraient en résulter. Toutefois, les ressources du CNC présentent une stabilité relative et l’établissement dispose par ailleurs d’une trésorerie significative, dont le niveau est notamment justifié par la nécessité de faire face à d’éventuels contentieux fiscaux. Dans ces conditions, le CNC semble disposer des capacités financières suffisantes pour assumer les conséquences de tels contentieux. Dès lors, l’octroi d’un accès dérogatoire au secret fiscal, fondé sur ce seul objectif, apparaît disproportionné. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002205
Dossier : 2205
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000221
Dossier : 221
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Date inconnue
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La prostitution des mineurs constitue une réalité dramatique et en expansion sur le territoire national. Selon les estimations des associations spécialisées, plusieurs milliers d’enfants et d’adolescents, majoritairement des filles, mais aussi des garçons sont aujourd’hui victimes de réseaux ou d’exploitation individuelle. Ce phénomène, souvent invisible et difficile à quantifier, traduit une grave atteinte aux droits fondamentaux de l’enfant, à sa dignité et à son intégrité physique et psychologique. Malgré la mobilisation croissante des services de l’État et du tissu associatif, les données disponibles demeurent fragmentaires et hétérogènes. L’absence d’indicateurs consolidés et partagés empêche d’appréhender pleinement l’ampleur du phénomène, d’évaluer l’efficacité des dispositifs de prévention et de protection, et d’adapter les politiques publiques en conséquence. Le présent amendement vise donc à intégrer, parmi les objectifs et indicateurs de performance du programme 137 – Égalité entre les femmes et les hommes, un indicateur spécifique portant sur l’évaluation du nombre de mineurs en situation de prostitution. Cet indicateur aurait pour finalité :
L’intégration d’un tel indicateur constitue une condition essentielle pour assurer le pilotage éclairé et la transparence de l’action publique dans ce domaine. Elle s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux de la France, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE) et la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels (dite « Convention de Lanzarote »). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002220
Dossier : 2220
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Date inconnue
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Dans un contexte de réduction progressive des aides à l’embauche d’alternants, les secteurs de l’économie sociale et solidaire, notamment ceux de l’aide à domicile, de l’insertion, du médico-social et de l’éducation populaire, rencontrent de fortes difficultés pour attirer et former des jeunes. Ainsi, en 2019, seuls 16,9 % des salariés de l’économie sociale et solidaire (ESS) étaient âgés de moins de 30 ans, contre 22,8 % dans le secteur privé hors ESS. Ces activités sont pourtant socialement indispensables. Sans un soutien différencié, leur capacité à former durablement de nouveaux professionnels et à répondre aux besoins sociaux sur l’ensemble du territoire est compromise. En majorant l’aide à l’embauche d’apprentis de 1 000 euros, le présent amendement poursuit l’objectif de renforcer l’attractivité de l’apprentissage dans les structures de l’économie sociale et solidaire, afin de répondre à leurs difficultés de recrutement de jeunes salariés. Ce dispositif, ciblé et à coût maîtrisé, contribuerait à la fois à la pérennité de ces structures et à l’insertion professionnelle des jeunes dans des métiers utiles à la cohésion sociale. Cet amendement est issu d'une proposition de l'UDES. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002223
Dossier : 2223
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Date inconnue
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Cet amendement vise à maintenir le financement du bilan de compétences par le Compte personnel de formation (CPF), dont la suppression est envisagée dans le projet de loi de finances pour 2026. Outil reconnu d’orientation, de reconversion et de sécurisation des parcours professionnels, le bilan de compétences accompagne chaque année plus de 80 000 actifs dans leurs transitions professionnelles. Il constitue une étape clé vers une formation certifiante et la construction d’un projet professionnel durable. Le présent amendement propose d’instaurer un plafond de financement par le CPF pour cette prestation, sur le modèle de toutes les autres formations dites non certifiantes comme le permis de conduire ou la validation des acquis de l’expérience prévus au même article 81. Ainsi amendé, l’article 81 permettrait de concilier la maîtrise de la dépense publique avec la préservation d’un levier essentiel d’employabilité et de mobilité professionnelle. Cet amendement est issu d'une proposition de Chance. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002224
Dossier : 2224
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir l’esprit de l'article 23 de la version initiale du Gouvernement qui a pour objet, dans le cadre du plan national antitabac 2023-2027, de préciser le régime fiscal pour les produits à fumer, entendus comme les substances à inhaler, qu'elles comprennent ou non du tabac et que l'action de fumer implique une combustion ou l'emploi d'un dispositif dédié comme la cigarette électronique. Toutefois, il exclut de la taxation les produits faiblements nicotinés, considérant que c’est la nicotine qui provoque l’addiction, et est donc néfaste pour la santé publique. Ces évolutions visent à répondre à deux principaux enjeux de santé publique : – Le développement du vapotage, c'est-à-dire de liquides, contenant ou non de la nicotine, chauffés au moyen d'une cigarette électronique, en taxant les produits à fort taux de nicotine ; – La discordance entre, d'une part, le cadre juridique en matière de santé publique qui appréhende aujourd'hui les produits du tabac et le vapotage et, d'autre part, celui régissant l'accise, qui est indifférent à la composition des produits et fondé essentiellement sur la manière dont ils se présentent aux consommateurs finals. Par ailleurs, cet article ainsi rédigé harmonise également les taux de TVA des différents produits et plantes à fumer. Le Gouvernement pourra fixer par décret les taux, tarifs et minima de perception par décret. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002226
Dossier : 2226
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Date inconnue
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Aujourd’hui, l’électricité est nettement plus taxée que le gaz, alors qu’elle est produite sur le territoire national grâce à nos filières nucléaires et renouvelables, tandis que le gaz est essentiellement importé et fossile. Pour les ménages, la fraction d’accise sur l’électricité est deux fois plus élevée que celle sur le gaz (29,98 €/MWh contre 15,43 €/MWh, sans tenir compte de la TVA qui alourdit encore cette différence). La politique fiscale n’apparait donc pas cohérente avec la stratégie française de sortie des énergies fossiles : elle n’envoie pas les bons signaux aux consommateurs, en particulier pour leurs choix en matière d’équipements de chauffage, et pénalise ainsi l’atteinte de nos objectifs en matière de souveraineté et de climat. D’après les derniers chiffres-clés publiés par le ministère chargé de l’énergie, la facture gazière de la France s’est ainsi élevée à 17,4 milliards d’euros en 2024 ; elle reste supérieure à son niveau d'avant-crise malgré la baisse des importations nettes de gaz naturel.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002227
Dossier : 2227
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objectif la création d’une taxe sur les produits électroniques grand public, dans le but de financer un fonds de mobilisation départementale pour les jeunes en souffrance psychologique. Considérant l’augmentation préoccupante des troubles psychiques chez les jeunes, il est devenu impératif de renforcer les moyens alloués à leur prise en charge. En effet, un jeune sur sept âgé de 10 à 19 ans souffrant d’un trouble mental, et la moitié des troubles apparaissant avant l’âge de 14 ans, il est nécessaire de proposer une intervention précoce et adaptée. Les départements jouent un rôle central dans l’accompagnement, la prévention et la coordination des soins pour ces jeunes en souffrance psychologique. Toutefois, ils font face à des contraintes budgétaires limitant leur capacité d’action. Cet amendement crée une taxe dédiée sur la mise à la consommation de produits électroniques grand public, tels que les téléphones, ordinateurs et autres équipements numériques, au taux de 1 % du prix hors taxe. Cette taxe, due dès la première mise sur le marché national, permettra de dégager des ressources stables et pérennes. Les recettes ainsi générées seront intégralement affectées au « Fonds de mobilisation départementale pour les jeunes en souffrance psychologique », institué par un autre amendement. Ce fonds a pour objet de soutenir les départements dans le développement d’actions concrètes de prévention, d’accompagnement et de soins à destination des jeunes en situation de souffrance psychologique. La création de cette taxe permet donc de garantir un financement dédié et sécurisé, tout en assurant un lien direct entre la solidarité nationale et l’action locale. Elle offre aux départements les moyens d’agir efficacement pour améliorer la santé mentale des jeunes, enjeu essentiel pour la cohésion sociale et la prévention des situations de crise. Tel est l’objet du présent amendement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002228
Dossier : 2228
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Date inconnue
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Cet amendement propose la création d’un fonds de dotation doté de 200 millions d’euros, alimenté par un prélèvement sur les recettes de l’État, afin de soutenir durablement les départements dans leurs missions d’accompagnement des jeunes en souffrance psychologique. L’enfance et l’adolescence sont des périodes structurantes de la vie d’un être humain, mais également des périodes durant lesquelles se déclenchent les premiers troubles relatifs à la santé mentale. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un jeune âgé de 10 à 19 ans sur sept souffre d’un trouble mental (soit 13% sur cette tranche d’âge). Sachant que la moitié des troubles mentaux apparaissent avant l’âge de 14 ans (comme le rappelle Santé publique France) il est absolument urgent de renforcer les dispositifs d’accompagnement et de prévention en santé mentale à destination des enfants et adolescents. Les départements, en tant que collectivités chargées les acteurs de proximité essentiels pour coordonner les actions, assurer le suivi des jeunes en souffrance et organiser des parcours de prise en charge intégrés, grâce à leur connaissance fine des ressources locales et des besoins spécifiques. En tant que collectivités chargées de la protection de l’enfance, les départements semblent être l’échelon de destination pertinent du fonds créé par cet amendement. En assurant une dotation stable et pérenne, ce dispositif vise à réduire les inégalités territoriales d’accès aux soins, améliorer la détection précoce des troubles, diminuer le recours excessif aux médicaments et limiter le recours aux urgences psychiatriques. Il prévoit également un cadre rigoureux de gestion, avec une répartition équitable des crédits selon les besoins locaux. Par cet engagement financier fort, l’État affirme sa responsabilité solidaire tout en renforçant l’efficacité des politiques départementales, contribuant ainsi à mieux protéger la santé mentale des jeunes générations, facteur déterminant de cohésion sociale et d’inclusion durable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002233
Dossier : 2233
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Date inconnue
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Cet amendement propose de créer deux nouveaux indicateurs de performance au sein de l’objectif « Garantir l’efficience du dispositif d’aide juridictionnelle » du programme 101 « Accès au droit et à la justice » de la mission Justice, afin de connaître le nombre de décisions d’aides juridictionnelles délivrées pour les mineurs ainsi que les majeurs au civil et au pénal. Ils permettront de mieux quantifier et de mieux questionner la mise en œuvre de ce type de décisions, en complément des indicateurs déjà existants. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002234
Dossier : 2234
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Date inconnue
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À l’occasion du troisième comité interministériel de l’enfance (CIE) du 20 novembre 2023, Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, entouré de la Première ministre Élisabeth Borne et de la secrétaire d’État chargée de l’Enfance, Charlotte Caubel, lançait le dispositif « scolarité protégée ». L’objectif de ce dispositif était de permettre un renforcement du lien entre éducation nationale et protection de l’enfance. Parmi les volontés du Gouvernement de l’époque, il avait été mis en lumière plusieurs éléments : – nécessité de simplification des mesures administratives ; – importance de la lutte contre le décrochage scolaire ; – mise en place d’entretiens personnalisés d’orientation à la fin du collège ; – désignation de référents pour coordonner les acteurs et limiter le risque de cumul des vulnérabilités. Cet amendement vise à demander au Gouvernement un rapport sur la mise en œuvre effective de ce dispositif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002236
Dossier : 2236
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de renforcer la transparence et le contrôle de l’utilisation des fonds issus de la contribution de vie étudiante et de campus (CVEC). Créée par la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018, la CVEC a pour finalité de financer l’accueil et l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants. Cependant, la gestion de cette contribution obligatoire demeure marquée par une opacité significative dans l’attribution des subventions et dans la nature des projets soutenus, alors même qu’elle représente une charge financière croissante pour des étudiants souvent en situation de précarité. Plusieurs exemples récents soulignent le dévoiement partiel de cet instrument de solidarité vers des actions à caractère idéologique ou militant, sans lien direct avec les objectifs définis par la loi. À Sciences Po Bordeaux, quatre associations ont ainsi bénéficié de 3 600 euros de subventions CVEC pour organiser une soirée « exclusivement pour les femmes et minorités de genre ». À l’Université de Bordeaux, des financements CVEC ont été utilisés pour soutenir un événement organisé le 8 mars intitulé « contre le Gouvernement et l’extrême droite », « aux couleurs de la Palestine » et « pour un féminisme révolutionnaire et internationaliste ». À Grenoble, l’université a versé 10 000 euros à l’association « Contre-Courant » pour la tenue du « Mois Décolonial ». Plus récemment, la CVEC a également soutenu un festival organisé par l’association Cop1, structure ayant publiquement appelé à « faire barrage » à un parti politique, en partenariat avec d’autres organisations à orientation partisane. Ces exemples illustrent la nécessité d’une meilleure gouvernance de la CVEC. Les étudiants, déjà fragilisés économiquement, ne doivent pas financer, par une contribution obligatoire, des activités qui ne correspondent pas aux missions de service public de l’enseignement supérieur. L’amendement propose donc la création d’un indicateur de performance spécifique destiné à suivre l’affectation des crédits issus de la CVEC, par grandes thématiques (accompagnement social et sanitaire, culture, sport, vie associative, etc.), et à vérifier leur conformité à la finalité légale de la contribution. Cet indicateur permettra d’assurer une traçabilité complète des financements, de garantir la neutralité des actions soutenues et de prévenir l’utilisation de fonds publics à des fins politiques ou militantes. Une telle transparence est indispensable pour restaurer la confiance des étudiants dans l’emploi de cette contribution obligatoire et garantir que chaque euro versé serve effectivement à améliorer leurs conditions de vie et d’études. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002238
Dossier : 2238
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Date inconnue
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Cet indicateur de performance doit permettre de rendre plus transparents les financements accordés par les universités dans le cadre des subventions CVEC afin de mieux appréhender et adapter l’utilité et la pertinence de cette contribution obligatoire pour les étudiants. Pour cela, sont répertoriés par thématiques les différents financements accordés. La CVEC « permet de financer l’accueil des étudiants avec un accompagnement social et sanitaire renforcé, un accès facilité aux services médicaux et sociaux, ainsi que l’organisation d’événements culturels et d’activités sportives. » Or l’utilisation de cette contribution, que les étudiants doivent payer et qui augmente régulièrement, dans un contexte de grande précarité étudiante, reste très opaque, et finance à l’occasion des événements très discutables. Par exemple, quatre associations de Sciences Po Bordeaux, qui ont reçu 3600 € de subventions lors de la précédente commission CVEC de l’établissement, organisent début 2024 une soirée « exclusivement pour les femmes et minorités de genre ». Dans la même ville, le 8 mars, l’université de Bordeaux et la CVEC financent un événement « contre le Gouvernement et l’extrême droite », « aux couleurs de la Palestine », « pour un féminisme révolutionnaire et internationaliste ». Tout récemment, la CVEC finance encore un festival organisé par Cop1, association qui appelle à faire barrage au RN, regroupant d’autres associations d’extrême gauche. En 2021, l’université de Grenoble a versé 10 000 euros à l’association « Contre Courant » dans le cadre de l’organisation du « Mois Décolonial ». Les étudiants, déjà précarisés, n’ont pas à payer en plus pour des événements qui ne correspondent pas forcément à leurs propres convictions politiques. Il faut donc assurer une plus grande transparence de l’utilisation de cette contribution. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002239
Dossier : 2239
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Date inconnue
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En raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s’inscrit dans un cadre d’exception à la règle dite de l’ « entonnoir », et ce, afin d’apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. La Taxe sur les Services numériques (TSN), introduite par la loi n° 2019-759 du 24 juillet 2019 et codifiée aux articles L. 453-64 et suivants du code des impositions sur les biens et services, constitue l’un des instruments fiscaux nationaux les plus structurants pour faire contribuer les grandes entreprises du numérique à hauteur de leur activité économique réelle sur le territoire français. Trois catégories d’activités sont principalement concernées : Dans son architecture actuelle, la TSN s’applique à des entreprises réalisant un chiffre d’affaires mondial supérieur à 750 millions d’euros et un chiffre d’affaires rattachable à la France supérieur à 25 millions d’euros. Le présent amendement propose de resserrer ce champ d’application en fixant le seuil mondial à 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, afin de mieux distinguer les grandes plateformes numériques transnationales des entreprises françaises ou européennes du numérique, dont les modèles économiques, la taille et la capacité contributive ne peuvent être assimilés à ceux des géants mondiaux du secteur. La TSN est un outil fiscal national pleinement opérationnel. Le relèvement de son taux à 6 % permet d’en renforcer le rendement sans en modifier l’assiette ni les modalités de calcul, tout en concentrant l’effort fiscal sur les acteurs disposant d’une puissance économique et d’une rentabilité considérables. Compte tenu de leur niveau de rentabilité, de leurs marges élevées et de leur position dominante sur leurs marchés, les entreprises concernées disposent d’une capacité d’absorption suffisante pour supporter l’évolution du taux de la taxe sur les services numériques, sans que celle-ci n’ait vocation à être répercutée sur les consommateurs ou sur les entreprises utilisatrices de leurs services. Au-delà de son rendement budgétaire, cette évolution de la TSN participe d’un enjeu de souveraineté fiscale et démocratique. Les grandes plateformes numériques structurent aujourd’hui une part croissante de l’espace économique, informationnel et social, tout en échappant largement aux mécanismes traditionnels de régulation et d’imposition. En adaptant la TSN, la France affirme sa capacité à imposer, sur son territoire, des règles fiscales proportionnées à la puissance réelle de ces acteurs, et à ne pas laisser se constituer des zones de non-droit fiscal au cœur de l’économie numérique. Par ailleurs, de nombreuses études scientifiques ont mis en lumière les effets délétères avérés de certains réseaux sociaux sur la santé mentale des enfants et des adolescents : exposition accrue à des contenus anxiogènes, troubles de l’estime de soi, cyberharcèlement, mécanismes d’addiction liés aux algorithmes de captation de l’attention. Ces constats, largement documentés et encore approfondis par des travaux parlementaires en cours, interrogent la responsabilité collective face aux externalités négatives produites par ces plateformes. Le relèvement ciblé de la taxe sur les services numériques permettrait ainsi de dégager des ressources supplémentaires susceptibles de contribuer au financement d’actions de santé publique en direction des jeunes, notamment en matière de prévention, de santé mentale et d’éducation aux usages numériques. Il s’inscrit dans une logique de responsabilité des acteurs économiques dont les modèles reposent sur l’exploitation massive de l’attention et des données, et dans une conception exigeante de la justice fiscale adaptée aux enjeux contemporains. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N002243
Dossier : 2243
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Date inconnue
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Le présent amendement décale au 1er mars l’entrée en vigueur du présent article initialement prévue au 1er janvier. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000225
Dossier : 225
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’exonération d’accise qui existe actuellement sur les carburants d’aviation (Jet A-1) utilisés par les jets privés et les vols non réguliers de passagers onéreux, afin de les soumettre au taux applicable aux carburéacteurs. Cette mesure permet de mettre fin à une assimilation malvenue entre l’aviation commerciale, qui bénéficie en tant que transport collectif d’une exonération d’accise sur son taux de carburant et une aviation d’affaires ou non par jets privés qui ne concerne qu’une poignée de voyageurs, disposant de moyens conséquents. Un tel amendement permet de remettre de l’équité face au principe du « pollueur-payeur » en mettant face à leurs responsabilités une poignée de voyageurs qui décident sciemment d’utiliser un moyen de transport fortement polluant, compte tenu du nombre de passagers concernés. Ainsi, il s’agit d’une alternative de bon sens et juste. Le financement des transports collectifs ne doit pas peser sur ceux qui n’en bénéficient pas entièrement, puisque contraints, faute d’alternative suffisante à utiliser leur voiture. Cela revient à accentuer les inégalités territoriales : les habitants des zones peu ou mal desservies n’ont pas à payer pour un réseau dont profitent surtout les usagers des centres urbains, souvent titulaires d’un abonnement Navigo partiellement pris en charge par leur employeur. Nous défendons une transition écologique qui ne fasse pas peser le coût de la transformation sur les ménages les plus contraints. Si la perte de recettes liée à la suppression de la part de TICPE affectée à Île-de-France Mobilités – estimée à près de 80 millions d’euros en 2026 – doit effectivement être compensée, cette compensation ne peut se faire au détriment des automobilistes captifs. L’amendement propose donc une alternative plus équitable et cohérente avec les objectifs climatiques : remettre dans le droit commun l’aviation par jet privé, qui ne profite qu’à une petite poignée, afin de financer les transports publics franciliens. Cette mesure ferait contribuer les modes de transport les plus polluants au développement des mobilités collectives, dans un principe de justice environnementale et d’acceptabilité sociale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002258
Dossier : 2258
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), adoptée en 2019, a permis de doter les exploitants d’un outil fiscal souple et efficace en les incitant à une gestion plus raisonnée et responsable de leur trésorerie. La DEP fait ainsi partie d'une politique globale de gestion des risques en agriculture : elle permet depuis plusieurs années, au côté des outils assurantiels, d’améliorer la résilience des exploitations agricoles françaises. Sur le plan pratique, le chef d’exploitation doit ainsi utiliser le montant de l’épargne de précaution dans les dix années qui suivent sa constitution pour effectuer des dépenses liées à l’activité professionnelle. Toutefois, lors de l’utilisation des sommes, l’exploitant est tenu en contrepartie de réintégrer la déduction dans son résultat fiscal. La loi de finances pour 2025 prévoit cependant une réintégration partielle, à hauteur de 70 %, en cas de sinistres climatiques, sanitaires ou naturels faisant l’objet d’une indemnisation par les assurances multirisques agricoles, le FMSE, la solidarité nationale ou le dispositif des calamités agricoles pour les pertes de fonds. Afin de donner à la DEP un caractère encore plus incitatif en renforçant son efficacité en cas de sinistre, il est proposé que seules 50 % des sommes déduites au titre de l’épargne de précaution soient réintégrées dans le résultat fiscal de l'exploitation considérée en cas d’indemnisation au titre des dispositifs précités. Depuis plusieurs années, le secteur agricole fait face à une récurrence d’aléas climatiques (sécheresse, inondations…), et à une succession de crises sanitaires (épizootie, tuberculose et dermatose nodulaire contagieuse plus récemment…) ; il est nécessaire de donner aux agriculteurs les outils leur permettant de pouvoir surmonter ces risques. Cette mesure permettra d’améliorer l’efficacité du dispositif d’exonération partielle en offrant une trésorerie améliorée aux exploitants qui en font usage. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000226
Dossier : 226
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Date inconnue
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Le Sénat a rendu le 21 septembre 2022, un rapport d’information constatant la perte d’intérêt des pouvoirs publics pour la réalité qu’est la délinquance des mineurs. En effet, ils ont pu distinguer l’absence de « photographie complète et actuelle de ce phénomène ». Aujourd’hui, les statistiques sur la délinquance des mineurs sont intégrées dans la délinquance générale, l'absence de données propres sur ce phénomène constitue une véritable lacune. Cette situation limite la capacité des autorités à élaborer des politiques publiques efficaces pour prévenir la délinquance juvénile. Une meilleure collecte et analyse des données est essentielle pour développer des approches adaptées et informer le débat public sur cette problématique. Dans le cadre de la mission Sécurité du projet de loi de finances de 2026, il est donc essentiel d'ajouter un indicateur portant sur l' « Évolution du nombre de crimes et délits commis par des mineurs ». Cet ajout permettrait d'évaluer de manière plus précise l'impact des politiques publiques en matière de prévention de la délinquance juvénile. Une prise en compte spécifique de cette problématique renforcerait également la responsabilité des acteurs concernés et favoriserait une approche plus ciblée et efficace pour garantir la sécurité de tous. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002267
Dossier : 2267
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Date inconnue
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Cet amendement, adopté en commission des finances lors de l'examen en première lecture, vise à intégrer un volet portant sur la reconnaissance des diplômes à l’étranger au sein du rapport annuel remis par le Gouvernement sur la situation des Français établis hors de France et les politiques conduites à leur égard. La reconnaissance des diplômes français à l’étranger constitue un enjeu majeur de mobilité internationale pour nos concitoyens s’établissant ou sur le point de s’établir à l’étranger. Or, de nombreux Français établis hors de France rencontrent aujourd’hui non seulement des difficultés à faire reconnaître leurs diplômes, mais également à savoir si ces derniers sont effectivement reconnus ou non dans leur pays de résidence, en raison d’un manque d’information et de lisibilité des dispositifs existants, compte tenu des fortes disparités existantes entre les pays de l’Union européenne et ceux situés hors de l’Union européenne. Tel est le cas, notamment, pour la reconnaissance des qualifications professionnelles médicales, pharmaceutiques et paramédicales. L’article 10 de la loi n° 2013‑659 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France prévoit la remise d’un rapport par le Gouvernement sur la situation des Français établis hors de France. Cet amendement propose donc de compléter ce rapport en y ajoutant un volet consacré à la reconnaissance des diplômes à l’étranger. Cet ajout permettra d’assurer une meilleure visibilité pour nos compatriotes établis hors de France quant à la reconnaissance de leurs diplômes, tout en renforçant le suivi des actions engagées par les autorités françaises pour faciliter leur équivalence à l’international. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002269
Dossier : 2269
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à exclure de l’assiette de l’impôt sur le revenu du parent créancier les frais dits exceptionnels versés par le parent débiteur en sus de la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants. Ces frais exceptionnels, engagés pour l’enfant et non inclus dans la pension alimentaire, recouvrent notamment les dépenses liées à la scolarité en établissement privé, aux voyages scolaires, aux activités extrascolaires ou sportives, ainsi qu’aux frais de santé non remboursés par la Sécurité sociale ou par une complémentaire santé. En pratique, ces sommes ne transitent pas par le parent créancier mais sont directement réglées à un tiers, par exemple un établissement scolaire, un professionnel de santé, une association sportive. Or, ces frais exceptionnels sont aujourd’hui pris en compte dans le revenu imposable du parent créancier, alors même qu’ils ne constituent pas un revenu pour ce dernier. Cette confusion engendre une véritable injustice sur le plan fiscal pour le parent créancier qui se trouve imposé sur des sommes qu’il ne perçoit pas de manière effective. De plus, cette injustice concerne en priorité les familles monoparentales qui sont très souvent en grande difficulté financière. Ainsi, le présent amendement propose de corriger cette injustice en excluant expressément les frais exceptionnels de l’enfant versés par le parent débiteur de la base d’imposition du parent créancier. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000227
Dossier : 227
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Date inconnue
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Les violences scolaires et intrafamiliales sont des problèmes préoccupants qui affectent profondément la vie des élèves et leur parcours éducatif. Il est essentiel que les enseignants soient bien formés pour reconnaître les signes de ces violences, savoir comment y réagir de manière adéquate, et mettre en place des mesures de soutien pour les élèves concernés. Même si une formation est déjà prévue par l’Éducation nationale, elle ne semble pas être suffisante. Ainsi, afin de garantir l'efficacité de ces formations et d'assurer un meilleur suivi des élèves victimes, la production d’un rapport est indispensable pour remédier aux éventuelles lacunes. Tel est l’objet de cet amendement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002271
Dossier : 2271
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Date inconnue
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Cet amendement instaure deux nouveaux indicateurs de performance au sein du programme 110 « Aide économique et financière au développement » de la mission « Aide publique au développement » relatifs au suivi et au contrôle des organismes bénéficiant de fonds publics par l’intermédiaire de l’Agence française de développement (AFD). Si l’AFD contribue activement à mettre en oeuvre et à porter la politique de la France en matière de développement et de solidarité internationale, notamment à partir des crédits du programme 110, tant dans le cadre d’actions multilatérales que bilatérales, sa mission d’intérêt public exige un devoir de vigilance sans relâche dans le choix et le suivi des récipiendaires de financements publics. Or, plusieurs cas récents ont mis en lumière des insuffisances dans le suivi et le contrôle de certains organismes financés par l’AFD, suscitant de vives interrogations sur la compatibilité des propos ou des actions des dirigeants de ces organismes avec les valeurs républicaines de la France. Cet amendement propose donc de suivre ces récipiendaires et de mesurer les contrôles effectués, afin de garantir que les fonds publics soient attribués à des organismes dont les dirigeants agissent dans le respect de nos principes républicains. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002272
Dossier : 2272
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Date inconnue
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Cet amendement instaure deux nouveaux indicateurs de performance au sein du programme 209 « Solidarité à l’égard des pays en développement » de la mission « Aide publique au développement » relatifs au suivi et au contrôle des organismes bénéficiant de fonds publics par l’intermédiaire de l’Agence française de développement (AFD). Si l’AFD contribue activement à mettre en oeuvre et à porter la politique de la France en matière de développement et de solidarité internationale, notamment à travers son dispositif de soutien aux initiatives des organisations de la société civile (OSC), financé par le programme 209, sa mission d’intérêt public exige un devoir de vigilance sans relâche dans le choix et le suivi des récipiendaires de financements publics. Or, plusieurs cas récents ont mis en lumière des insuffisances dans le suivi et le contrôle de certains organismes financés par l’AFD, suscitant de vives interrogations sur la compatibilité des propos ou des actions des dirigeants de ces organismes avec les valeurs républicaines de la France. Cet amendement propose donc de suivre ces récipiendaires et de mesurer les contrôles effectués, afin de garantir que les fonds publics soient attribués à des organismes dont les dirigeants agissent dans le respect de nos principes républicains. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002274
Dossier : 2274
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Date inconnue
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Le présent amendement propose la création d'un statut de résidence d'attache pour les Français domiciliés fiscalement hors de France, laquelle serait exclue du champ d'application de la taxe d'habitation. Depuis le 1er janvier 2023, en application de l'article 16 de la loi de finances pour 2020, la taxe d'habitation sur les résidences principales a été supprimée. Toutefois, les biens immobiliers situés sur le territoire national et détenus ou à la disposition de Français établis hors de France sont toujours considérées comme des résidences secondaires, impliquant pour nos compatriotes non-résidents un assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Les raisons qui conduisent ces Français à conserver un bien en France, insuffisamment prises en compte par notre droit fiscal, traduisent un lien fort avec notre pays, constituant bien souvent un lieu de repli face aux aléas de l'expatriation : perte d'emploi, guerre, catastrophe naturelle, crise économique, décès d'un proche, problèmes de santé, etc. Il peut s'agir également d'anticiper un retour définitif sur le territoire national à moyen ou long terme. La création d’un tel statut répond à une demande récurrente de nos concitoyens et élus établis hors de France, qui souhaitent avoir un point d'attache avec leur patrie. Dans un contexte marqué par la multiplication de conflits internationaux, il est légitime que les Français établis hors de France puissent conserver une résidence d'attache en France, véritable point d'ancrage en cas de nécessité de retour, sans être pénalisés fiscalement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002275
Dossier : 2275
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Date inconnue
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Cet amendement porte à 4 500 € par enfant à charge pour un parent isolé le plafond du crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants de moins de six ans, contre 3 500 € aujourd’hui. Notre droit fiscal ne tient en effet pas compte de la situation des parents isolés – le plus souvent des femmes – dans l'octroi de ce crédit d'impôt. Notre droit fiscal ne prend actuellement pas en compte la situation particulière des parents isolés – le plus souvent des femmes – dans l'octroi de ce crédit d’impôt. Or, ces familles monoparentales sont parmi les plus exposées à la pauvreté. Cet amendement tend à mieux soutenir les parents isolés confrontés à des frais de garde souvent plus lourds et indispensables à la poursuite ou à la reprise d’une activité professionnelle. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000228
Dossier : 228
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer la modification des articles L. 322‑56 et L. 322‑57 du code des impositions sur les biens et services, prévue par les alinéas 7 à 42 de l’article 17 du présent projet de loi de finances pour 2026. Sous couvert d’une « adaptation technique », le Gouvernement cherche à réduire la contribution fiscale des installations nucléaires de base (INB), tout en introduisant des planchers et plafonds de taxe ajustables par simple arrêté ministériel, afin d’encourager le développement de petits réacteurs modulaires et innovants. Autrement dit, il s’agit de faciliter encore davantage la relance du nucléaire, à travers, cette fois-ci, un allègement fiscal sur mesure, au moment même où la France devrait concentrer ses moyens financiers sur la sobriété, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Le groupe Écologiste et Social continue, et continuera, à s’opposer à cette logique de faveur sans limite accordée à une filière atomique déjà massivement soutenue par l’État, qui détourne des ressources publiques considérables au profit d’une technologie à l’agonie, dangereuse, ruineuse et incapable de répondre aux urgences climatiques et énergétiques de la décennie à venir. Sur le plan démocratique, les dispositions de cet article sont également préoccupantes. En déléguant au pouvoir réglementaire la modulation du montant effectif de la taxe, le Gouvernement contourne une nouvelle fois le contrôle du Parlement sur la question du nucléaire. Enfin, le signal politique envoyé est profondément contradictoire : au moment où la sûreté, la gestion des déchets et le démantèlement des installations nucléaires existantes nécessitent davantage de ressources, le Gouvernement choisit d’affaiblir la fiscalité du nucléaire, au détriment des financements dédiés à la sécurité et à la transition énergétique. En conséquence, le groupe Écologiste et Social propose la suppression pure et simple de ces dispositions. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000023
Dossier : 23
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à substituer à la taxe sur les croisières instaurée au Sénat un droit de timbre sur les visas touristiques défendu par le Rassemblement national dans son contre-budget. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002305
Dossier : 2305
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Date inconnue
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La procédure d’indemnisation des victimes des essais nucléaires demeure manifestement insuffisamment connue des ayants droit. La plupart d’entre eux ignorent qu’ils peuvent saisir le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) au nom de leur proche décédé. Lorsqu’ils en ont connaissance, la démarche s’avère particulièrement longue et complexe, notamment en raison des obstacles administratifs, matériels et linguistiques, qui sont encore plus marqués dans les territoires et archipels isolés et éloignés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002309
Dossier : 2309
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à adapter les modalités de contrôle de résidence applicables aux bénéficiaires de l’indemnité temporaire de retraite (ITR) dans les territoires ultramarins, afin de mieux tenir compte des réalités locales. En outre-mer, près de 39 000 retraités de la fonction publique de l’État perçoivent l’ITR, qui vient compléter une pension civile particulièrement faible puisque son calcul n’intègre pas la part indiciaire majorée. Le taux de remplacement des pensions se révèle automatiquement très inférieur à celui observé en Hexagone : il s’établit à 36,6% à Wallis-et-Futuna, 40,8% en Polynésie française, 43,4% en Nouvelle Calédonie et 53,6% à Saint-Pierre-et-Miquelon, contre 73,8% pour les fonctionnaires retraités en Hexagone. Afin de maintenir le versement intégral de son ITR, le bénéficiaire doit justifier de sa résidence effective sur son territoire et ne doit pas cumuler plus de trois mois (90 jours) d’absence hors de son territoire de résidence sur l’année. Or, les procédures de contrôle actuellement en vigueur sont complexes, lourdes et souvent inadaptées à la diversité des situations rencontrées. C’est au demandeur de prouver qu’il respecte les conditions effectives d’octroi et de maintien de l’indemnité temporaire de retraite. En Polynésie française, des retraités peuvent séjourner plusieurs mois auprès de leur famille, résidant parfois sur d’autres îles ou archipels polynésiens ou recevoir des soins hospitaliers loin de leur résidence principale, sans pour autant quitter la Polynésie. Ils peuvent alors se trouver injustement privés de leur indemnité car considérés hors de leur territoire si leur facture d’électricité, par exemple, présente une baisse de consommation. Le présent amendement propose de simplifier ces démarches : les justificatifs multiples seront remplacés par une simple déclaration sur l’honneur du bénéficiaire. Il atteste de sa résidence et de ses absences cumulées sur l’année civile. Dans le cadre de la recherche d’infractions réprimées par le présent article, les services de contrôle devront prouver le non-respect des conditions d’octroi et de maintien de l’indemnité temporaire de retraite précisées par décret. A ce titre, l’administration conserve la faculté d’effectuer tout contrôle a posteriori, lorsqu’une infraction serait présumée, garantissant la vérification effective des absences tout en allégeant les formalités administratives pour les bénéficiaires. Cette mesure réaffirme le principe de présomption de bonne foi, déjà reconnu en matière fiscale, selon lequel les déclarations des administrés sont réputées sincères jusqu’à preuve du contraire par les services de contrôle. Enfin, la mesure proposée n’entraîne aucune charge supplémentaire pour les finances publiques.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002312
Dossier : 2312
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Date inconnue
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En 1952, l’Etat a attribué aux fonctionnaires en poste dans certains territoires ultramarins, l’indemnité temporaire de retraite (ITR). La réforme de l’ITR de 2008, ayant pour objet de la supprimer progressivement, est entrée en vigueur dès le 1er janvier 2009. Elle a été motivée par les abus de certains fonctionnaires d’Etat se prétendant « résidents » dans un territoire dit d’Outre-mer dans le seul but de percevoir une retraite plus confortable. Le gouvernement s’est engagé à plusieurs reprises à proposer un mécanisme de compensation suite à la suppression de cette indemnité. Ainsi, la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 met en place un dispositif de substitution à cette indemnité, la cotisation volontaire au régime (CVR) au régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), sans apporter de réponse au calcul incomplet de la pension civile. Force est de constater que la CVR ne répond à la problématique puisque au 17 octobre 2024, date limite d’adhésion, en Polynésie française, seuls 30% des effectifs concernés ont opté pour ce dispositif. Le peu d’engouement pour ce dispositif a conduit le Gouvernement a prolongé le délai d’option au 31 décembre 2025 dans la loi de finances pour 2025, aujourd’hui encore, très peu de fonctionnaires ont opté pour la CVR, et certains agents ayant opté pour le dispositif souhaitent revenir sur leur décision. En l’état actuel du droit, le ratio pension civile / traitement indiciaire des fonctionnaires en poste dans une collectivité du Pacifique est inférieur à 44% alors que celui des fonctionnaires en poste en France hexagonale est de 75%, comme le prévoit l’article L13 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Dans les collectivités du Pacifique, la rémunération des fonctionnaires de l’État était multipliée par le coefficient de majoration mentionné par le décret n°67-600 du 23 juillet 1967 au traitement brut, c’est-à-dire avant déduction des retenues pour pension civile et sécurité sociale. Mais l’article 20 de la loi n°74-1114 de finances rectificatives pour 1974 prévoit l’application du coefficient de majoration après déduction des retenues sociales. Avant cette loi, le coefficient de majoration était appliqué sur le traitement indiciaire brut et les retenues pour pension civile et sécurité sociale étaient assises uniquement sur le traitement indiciaire brut de base, comme c’est le cas dans les départements et régions dits d'Outre-mer. Depuis cette loi n°74-1114 de finances rectificatives pour 1974, le coefficient de majoration est appliqué sur le traitement net. Le changement opéré par l’article 20 de la loi n°74-1114 de finances rectificatives pour 1974 conduit à une illusion presque parfaite. En effet, le fonctionnaire pense cotiser au titre des retenues pour pension civile et sécurité sociale uniquement sur son traitement indiciaire brut de base. En réalité, depuis 1974, des « retenues » existent bel et bien : en effet, la somme équivalente aux retenues pour pension civile et sécurité sociale assises sur la part indiciaire majorée n’est plus servie à l’actif et donc retenue par l’État. Ce sont des sommes qui n’alimentent ni le compte d’affectation spéciale « Pensions » des fonctionnaires, ni les caisses de la Sécurité sociale et s’évaporent dans le budget de l’État. Par exemple, depuis la loi n°74-1114 de finances rectificatives pour 1974, un fonctionnaire en poste en Polynésie qui perçoit un traitement indiciaire brut de 1.000 €. En premier lieu, sur cette somme de 1.000 €, il cotise 158,5 € au titre des retenues pour pension civile (11,1%) et sécurité sociale (4,75%) ; à ce stade, il reste 841,5 €. En second lieu, le coefficient de majoration (0,84) est appliqué à cette somme de 841,5 € soit une part indiciaire majorée de 706,86 € ; le traitement net est alors de 1.548,36 €, la somme des deux. Avant cette loi, le même fonctionnaire avait une part indiciaire majorée de 840 € qui s’ajoutait au 841,5 € donc un traitement net de 1681,5 €. La subtilité réside dans le fait qu’en pratique les 133,14 € (résultat de la différence entre le traitement net avant et après la loi de 1974 : 1681,5 € – 1548,36 €) ne sont pas versés à l’actif et sont retenus par l’État. Or, cette somme de 133,14 € correspond exactement aux retenues pour pension civile et sécurité sociale qui aurait pu être calculées sur la part indiciaire majorée avant la loi de 1974, c’est-à-dire 840 €. Les chiffres sur le nombre de fonctionnaires dans les collectivités du Pacifique et a fortiori dans tous les territoires d’Outre-mer ne sont accessibles qu’aux services de l’Etat, seuls à même de produire un rapport présentant de manière exhaustive les impacts et conséquences sur les économies de ces collectivités d’un calcul équitable. Il existe en effet des conséquences sociales et économiques insoupçonnées qui vont de la réticence de certains fonctionnaires en fin de carrière à prendre leur retraite jusqu’à l’accès au logement. L’amendement proposé demande au Gouvernement un rapport évaluant l’impact de l’instauration d’un système de cotisation équitable, fondé sur la prise en compte de la part indiciaire majorée dans le calcul des retenues sociales des fonctionnaires, magistrats et militaires en poste dans une collectivité du Pacifique. Élargir l’assiette des retenues sociales alimentera la sécurité sociale et le système de retraite des fonctionnaires en poste dans une collectivité du Pacifique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002323
Dossier : 2323
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Date inconnue
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Par cet amendement de suppression, nous nous opposons fermement au DILICO imposé aux collectivités par le présent article, qui n'est autre qu'un prélèvement injustifié sur leurs recettes pour les forcer à participer à la cure d'austérité. L'article 76 du budget prévoit en effet qu'à compter de 2026, un prélèvement serait effectué sur le montant des impositions qui sont versé aux collectivités. Le DILICO a suffisamment montré son caractère néfaste l'année passée, rien ne justifie de la conserver et même pire dans le cas présent de l'empirer. Puisque le prélèvement se ferait a priori, ce mécanisme a été considéré par André Laignel, président du Comité des finances locales, comme pire que les "Contrats de Cahors". Le Réseau des élus insoumis et citoyens a lancé un appel à témoignage auprès de ses élus sur l'impact de l'austérité dans les collectivités. De nombreux élus locaux insoumis nous ont ainsi alerté sur les conséquences des baisses de dotations en termes de politiques publiques. Du fait du manque de recettes, ils sont nombreux à être contraints de réduire des services essentiels à la population et à devoir abandonner des politiques publiques malgré les besoins. Le présent article poursuit la logique austéritaire et constitue le premier niveau du plan du gouvernement pour amenuir les budgets locaux à hauteur d'au moins 6,39 milliards d'euros en 2026 ! Il convient de supprimer ce dispositif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002335
Dossier : 2335
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Date inconnue
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Cet article adopté en séance par le Sénat, contre l’avis de la Commission et du Gouvernenent, intervient en dehors de toute étude d’impact préalable, concertation et a minima consultation des parties prenantes, en particulier des metteurs sur le marché qui en financent le fonctionnement via des écocontributions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002344
Dossier : 2344
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Date inconnue
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Cet amendement vise à obtenir du Gouvernement des informations chiffrées sur les compensations qui sont accordées lorsque l'État renonce aux intérêts générés par les prêts accordés à des États étrangers. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002354
Dossier : 2354
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’ensemble des dispositions introduisant de nouvelles charges financières pour les usagers des services publics, en particulier pour les personnes étrangères et les justiciables. Le projet de loi prévoit en effet une augmentation des taxes liées à la délivrance et au renouvellement des titres de séjour, la création d’une nouvelle taxe pour les autorisations provisoires de séjour, ainsi qu’une hausse de 360 % du droit de timbre pour les demandes liées à la nationalité. Parallèlement, il instaure une contribution à l’aide juridique d’un montant de 50 € pour les procédures civiles et prud’homales, à l’exception de quelques matières ou pour les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle. Ces mesures participent d’une même logique de précarisation, en transférant sur les plus fragiles la charge du financement de politiques publiques. Il doit être rappelé que d’après l’INSEE, le taux de pauvreté des personnes immigrées s’élevait en 2021 à 30,6 %, soit 17,9 points de plus que celui des personnes non immigrées. En rendant l’accès au séjour, à la nationalité et à la justice plus coûteux, ces dispositions risquent de maintenir dans la marginalité ceux qu’elles prétendent intégrer. L’argument selon lequel ces mesures constitueraient un levier d’intégration par le travail des personnes étrangères ou de responsabilisation des justiciables est non seulement infondé mais profondément cynique. Dans ce contexte, le groupe Écologiste et Social s’oppose à ces dispositions régressives qui font de l’argent un filtre à l’exercice des droits fondamentaux, qu’il s’agisse du droit au séjour, de la nationalité ou de l’accès à la justice. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002355
Dossier : 2355
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’augmentation des taxes liées à la délivrance et au renouvellement des titres de séjour, la création d’une nouvelle taxe pour les autorisations provisoires de séjour ainsi que les hausses prévues pour les timbres fiscaux relatifs aux demandes liées à la nationalité. Les données disponibles montrent que les personnes immigrées sont dans une situation de grande fragilité économique. D’après les données consolidées de l’INSEE pour 2021, leur taux de pauvreté s’élève à 30,6 %, soit 17,9 points de plus que celui des personnes non immigrées. Autrement dit, les immigrés sont 2,4 fois plus exposés à la pauvreté. Toujours selon l’INSEE, près de 70 % d’entre eux ont un niveau de vie inférieur au niveau médian. Le projet de loi prévoit pourtant d’augmenter les coûts administratifs : la délivrance ou le renouvellement d’un titre de séjour passerait de 225 € à 350 €, droits de timbre inclus ; une nouvelle taxe serait créée pour les autorisations provisoires de séjour, jusqu’ici exonérées ; enfin, le droit de timbre pour les demandes de naturalisation connaîtrait une hausse de 360 %, atteignant 255 €. Ces mesures s’inscrivent dans une logique constante de précarisation, qui ne passe plus seulement par l’instabilité administrative mais désormais par une pression financière. En rendant l’accès au séjour et à la nationalité plus coûteux, elles risquent de maintenir, voire de pousser davantage de personnes dans l’irrégularité. Plus encore, l’évaluation préalable de l’article 30 ose affirmer que « ces mesures pourraient encourager les ressortissants étrangers à intégrer le marché du travail ». Un argument cynique qui revient à assimiler une politique d’appauvrissement , appelée de ses vœux par l’extrême droite, comme un levier d’intégration par le travail. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002356
Dossier : 2356
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer la taxe de 100 € que le projet de loi souhaite rendre applicable aux autorisations provisoires de séjour, lesquels concernent des situations de séjour de courte durée. Le texte prévoit l’instauration de frais pour toutes les autorisations provisoire de séjour à l’exception de deux cas : la délivrance et le renouvellement du titre prévu à l’article L. 425‑4 du CESEDA et la première délivrance et le premier renouvellement du titre prévu à l’article L. 581‑3. En conséquence, cette taxe frapperait les personnes effectuant une mission de volontariat auprès d’une fondation ou d’une association reconnue d’utilité publique, les parents d’enfants malades et les étrangers malades. Ces autorisations ne relèvent pas de séjours de convenance : elles répondent à des impératifs humanitaires, médicaux ou d’intérêt général. La taxe de 100 € ne produirait que quelques 3,7 millions d’euros de recettes selon l’évaluation préalable, un montant marginal mais qui constituerait un frein réel à l’accès aux droits pour les personnes concernées. Le groupe Écologiste et Social propose donc de maintenir l’exonération de taxe pour l’ensemble des autorisations provisoires de séjour. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002357
Dossier : 2357
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et social vise au maintien de l’Institut national de la consommation et de ses activités d’intérêt général.
D’autre part, engager le recul de cette mission d’intérêt général publique c’est laisser le champ libre aux intérêts privés lucratifs au moment où les associations de consommateurs voient leurs moyens reculer (chute de 40% des subventions de la DGCCRF aux associations agréées entre 2010 et 2020).
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002358
Dossier : 2358
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et social vise à garantir la progression des aides personnalisées au logement et leur maintien pour les étudiants extra communautaires non boursiers. Présenté comme un effort budgétaire collectif, le gel des prestations sociales, dont les APL, est une sanction pour nos concitoyens précaires, dépendant de celles-ci dans leur vie quotidienne. Elles représentent un outil de prévention des impayés indispensable, et de cohésion sociale. Le niveau de vie des plus précaires baissera d’environ 0,60 % en conséquence de ce gel. Pourtant, ces quinze dernières années, les APL ont augmenté deux fois moins vite que les loyers. 4,1 millions de personnes d’ores et déjà de mal logement, et le quart des ménages les plus modestes consacrent plus de 30 % de leur revenu à leur logement. L’atteinte à ce dispositif d’APL déjà fragilisé, précarisera durablement et aggravera la crise du logement que connaît notre pays. Sous couvert d’assainissement des finances publiques, cette mesure budgétaire est un choix politique portant atteinte à la capacité de vivre dignement des personnes, notamment précaires. D’autre part, la suppression des APL pour les étudiants étrangers extra communautaires est injuste et insensée. Leur population est d’environ 320 000, et la grande majorité n’est pas éligible aux critères sociaux pour cause de conditions difficiles à satisfaire (titre de séjour temporaire, deux années de domiciliation, ou encore statut de réfugié). Ceux-ci seraient privés de 200 euros par mois en moyenne. Les étudiants étrangers sont déjà confrontés à une grande précarité. L’observatoire de la vie étudiante précise que 62 % ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin, contre 22 % des étudiants français. Les conséquences sur les trajectoires des étudiants concernés constitueront une faillite individuelle et collective. Individuelle car renforçant les vulnérabilités à l’origine d’abandons d’études, ou encore de situations de sans-abrisme. Collective car privant la France de talents étrangers nourrissant nos universités par la diversité de leurs savoirs et de leurs expériences. Par conséquent, cet amendement entend remettre en cause l’idée que le rétablissement des finances publiques peut se faire sur le dos de nos concitoyens les plus vulnérables. Il porte une vision juste de l’action publique, conforme à nos valeurs d’égalité et d’équité face à l’effort national. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002359
Dossier : 2359
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe Écologiste et social demande la suppression d’une disposition qui vise de manière ciblée les avocats intervenant au soutien des demandeurs d’asile en instituant à leur détriment un régime dérogatoire propre au contentieux de l’asile. Une telle exception n'a pas sa place dans notre législation : rien ne permet de considérer que les décisions illégales de l’OFPRA devraient bénéficier d’une protection financière renforcée par rapport à celles des autres administrations. En s’écartant ainsi du principe général posé par la loi du 10 juillet 1991, cette mesure issue du Sénat s’inscrit à dessein dans une logique de dissuasion qui fragilise l’ensemble des acteurs œuvrant, au quotidien, à l’effectivité du droit d’asile et à l’accueil des personnes étrangères en France.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002360
Dossier : 2360
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe écologiste et social vise à conditionner l’accès au crédit d’impôt recherche (CIR) au respect du principe de non-discrimination. Cette mesure repose sur un constat alarmant et documenté : en France, les discriminations dans l’emploi demeurent massives, structurelles et persistantes. Selon le Défenseur des droits, elles représentent chaque année plusieurs milliers de réclamations, dont près de la moitié concernent le monde du travail, confirmant que les entreprises restent un lieu majeur d’exposition aux injustices. Il n’est pas acceptable que des entreprises reconnues coupables de discriminations continuent à bénéficier de soutiens publics importants financés par les contribuables. L’argent public doit récompenser l’innovation, non la violation des droits fondamentaux. L’exclusion temporaire des entreprises sanctionnées au pénal comme au civil du bénéfice du crédit d’impôt recherche permettra de renforcer la fonction dissuasive de la sanction judiciaire tout en garantissant le bon usage des deniers publics. Le décret d’application permettra d’assurer la sécurité juridique du dispositif, en prévoyant les modalités de vérification de l’absence de condamnation. Cette disposition nouvelle est susceptible de générer des recettes supplémentaires liées à l’exclusion temporaire du bénéfice du crédit d’impôt recherche des entreprises condamnées pour discrimination, dans une proportion qui ne saurait excéder le coût annuel du dispositif, estimé à 6,6 milliards d’euros. À titre indicatif, et au regard du nombre d’entreprises concernées par des condamnations définitives, l’impact budgétaire annuel est estimé à 150 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002392
Dossier : 2392
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de corriger une incohérence de notre système fiscal et de promouvoir l’égalité d’accès aux équipements essentiels du quotidien pour les personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, certains de ces équipements demeurent soumis au taux normal de TVA, ce qui accroît inutilement le coût supporté par des personnes déjà confrontées à des difficultés importantes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002393
Dossier : 2393
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Date inconnue
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Cet indicateur de performance doit permettre de mesurer la part des 13,3 milliards de ressources complémentaires extrabudgétaires dans le budget total de la Mission Défense pour l’année en cours, telle qu’annoncée lors de la présentation et du vote de la LPM 2024‑2030, afin de rendre visible l’impact de cette part sur la sincérité du budget. Mode de calcul : Le numérateur correspond aux 13,3 milliards d’euros de ressources complémentaires extrabudgétaires annoncées lors de la présentation de la LPM 2024‑2030 pour l’année N. Le dénominateur correspond au budget total de la Mission Défense pour l’année N, tel qu’inscrit dans le PLF. L’indicateur correspond au ratio entre le numérateur et le dénominateur, exprimé en pourcentage. Sources de données : Discours et présentation du Ministre des Armées lors du vote de la LPM 2024‑2030 et le bleu budgétaire de la mission défense pour l’année N. Fréquence : Annuelle. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000240
Dossier : 240
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à élargir le taux de TVA à 0 % applicable à La Réunion, prévu par l’article 25 terdecies, sur un ensemble de produits de première nécessité, notamment les médicaments ainsi que les fournitures scolaires, en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion et à Saint-Martin. Une exception sur la TVA existe déjà pour la Guyane et pour Mayotte. Le taux de pauvreté atteint des sommets préoccupants : 77,3 % à Mayotte et près de 53 % en Guyane selon l’Insee. En Guadeloupe, il est de 34,5 % et la Réunion et la Martinique ne sont pas épargnées, avec des taux respectivement de 36,1 % et 26,8 % de la population en dessous du seuil de pauvreté. A titre comparatif, cette situation concerne 15,4 % de la population hexagonale. L’observatoire des inégalités rappelle par ailleurs que les niveaux de pauvreté dans les départements d’outre-mer ne prennent pas en compte les différences du coût de la vie. Selon un rapport du Sénat, les prix sont supérieurs de + 16 % en Guadeloupe, + 14 % en Guyane et en Martinique et de + 9 % à La Réunion, par rapport à ceux de l’Hexagone. La commission d’enquête sur le coût de la vie dans les outremer a même montré que ces écarts se sont largement accentués ces dernières années. Quand on ne prend en considération que les produits alimentaires – premier poste de consommation des ménages – le déséquilibre est particulièrement marqué : les prix payés par les ménages des départements d’outre-mer sont plus élevés de + 42 % pour la Guadeloupe, de + 40 % pour la Martinique ou encore de + 37 % pour La Réunion. Il convient donc aujourd’hui, plus que jamais, de mettre en œuvre une mesure structurelle plus ambitieuse susceptible de baisser rapidement le coût de la vie dans ces territoires pour le rendre soutenable pour la population. C’est le sens de cet amendement qui permettra de donner un coup de pouce fiscal de l’État aux ménages ultramarins. Nous proposons que l’Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) s’assure que cette exonération de TVA ciblée se répercute effectivement dans les prix et non dans les marges des entreprises. Le gage déposé est formel, et le groupe Écologiste et Social appelle le Gouvernement à lever le gage ; ses membres rappellent par ailleurs proposer nombre de mesures puissantes de financement de la sphère publique dans ce PLF pour compenser ces pertes de recettes liées à cette exonération de TVA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002400
Dossier : 2400
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à retrancher de l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) les dépenses d’entretien et de réparation engagées pour les bâtiments classés ou inscrits au titre des monuments historiques. Cette mesure a pour objectif de soutenir les propriétaires dans la préservation de notre patrimoine national, dont l’entretien demeure particulièrement coûteux et souvent insuffisamment accompagné par des subventions publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002408
Dossier : 2408
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Date inconnue
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En 2023, le Gouvernement a fait le choix d’instaurer une taxe « streaming », affectée au CNM et assise sur le chiffre d’affaires généré par les plateformes de streaming musical, gratuites comme payantes. Nous avions exprimé de fortes réticences quant à ce choix, avançant le risque d’une hausse des abonnements des plateformes de streaming payantes, dont le modèle économique est encore fragile. Alerte qui s’est révélée vraie aux vues des choix pris par ces plateformes. Nous avions alors préconisé à l’époque une taxation plus importante des ventes d’objets connectés et un élargissement de la taxe sur la diffusion en vidéo physique et en ligne de contenus audiovisuels et également soutenu l’hypothèse d’une contribution de 7 % sur les revenus publicitaires des seules plateformes de streaming gratuit, comme TikTok ou YouTube, qui ne rémunèrent pas la musique à sa juste valeur. Le rendement de la taxe streaming devrait augmenter pour l’année 2025, celui-ci pourrait s’élever à la fin de l’année, selon les estimations de 18 à 21 millions d’euros. Dans ce contexte, le ministère de la Culture souhaitent relever le plafond de la taxe affecté. Le rapporteur souhaite plutôt que le plafond de cette taxe affectée soit descendu à 8 millions d’euros, afin que la filière musicale participe au redressement des finances publiques. Il s’agit d’un amendement de repli de notre amendement de suppression de la taxe streaming. En cas d’adoption de l’amendement, il est demandé au Gouvernement de lever le gage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002409
Dossier : 2409
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Date inconnue
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Si le principe d’une incitation à l’investissement des particuliers dans le cinéma, se justifie, il y a lieu de s’interroger sur le caractère exorbitant des modalités de celle-ci. En effet, depuis 2017, le taux de réduction d’impôt ouvert par l’article 199 unvicies peut atteindre un niveau majoré de 48 %. Or, l’ensemble des SOFICA agréées remplit en réalité actuellement les conditions pour bénéficier de ce taux majoré. Cela revient donc à ce que l’État finance la moitié des investissements effectués par le biais des SOFICA, alors même que l’année 2025 a confirmé pour le secteur du cinéma la sortie des difficultés liées à la crise sanitaire et que nous sommes dans une conjoncture économique nécessitant des arbitrages fort de réduction des finances publiques. Dans son rapport de la commission des finances du Sénat, intitulé « Itinéraire d’un art gâté : le financement public du cinéma » le Sénateur Roger KAROUTCHI en mai 2023, s’interrogeait « sur le caractère exorbitant que peut revêtir le taux de réduction d’impôt de 48 % voire le montant du plafond de la réduction, 18 000 euros, qui déroge au droit commun plutôt établi à 10 000 euros. » Cet amendement prévoit de garder le taux normal de 30 % en supprimant les taux dérogatoires à 48 % et 36 %, particulièrement favorable, pour les SOFICA s’engageant à consacrer 10 % de leurs investissements à la souscription au capital de sociétés de réalisation. Pour les mêmes motifs, le présent amendement prévoit d’abaisser le montant du plafond de la réduction à 10 000 euros afin de l’aligner au plafonnement global applicable à la plupart des réductions d’impôt, qui est de 10 000 euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000241
Dossier : 241
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à élargir le taux de TVA à 0 % applicable à La Réunion, prévu par l’article 25 terdecies, sur l’ensemble des produits du Bouclier Qualité Prix (BQP) en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion et à Saint-Martin. Le Bouclier Qualité-Prix est un dispositif de régulation négociée des prix dans les territoires d’outre-mer. Il consiste en une liste de produits de première nécessité dont le prix total est plafonné par arrêté préfectoral après consultation des observatoires des prix, des marges et des revenus et après négociation avec les organisations professionnelles du secteur du commerce de détail et leurs fournisseurs. Il permet de bloquer le prix de produits de consommation courante indispensables, alimentaires ou d’hygiène. Ce dispositif du Bouclier Qualité-Prix a été mis en place pour lutter contre un coût de la vie plus élevé dans les collectivités d’outre-mer. Si ce dispositif est utile, son efficacité pourrait être renforcée si les produits concernés étaient également exemptés de TVA. Cela se justifie encore plus dans un contexte inflationniste qui impacte lourdement les collectivités dans lesquelles la vie chère est une réalité systémique. Pour les produits alimentaires – premier poste de consommation des ménages -, les prix payés par les ménages des départements d’outre-mer sont plus élevés de + 42 % pour la Guadeloupe, de + 40 % pour la Martinique ou encore de + 37 % pour La Réunion. Ce surcoût est significatif dans des territoires où les revenus sont beaucoup plus faibles qu’en métropole. Ainsi le taux de pauvreté est de 34 % en Guadeloupe, 33 % en Martinique et 42 % à La Réunion, contre seulement 14 % en Hexagone. Il convient donc aujourd’hui, plus que jamais, de mettre en œuvre une mesure structurelle plus ambitieuse susceptible de baisser rapidement le coût de la vie dans ces territoires pour le rendre soutenable pour la population. C’est le sens de cet amendement, qui permettra de donner un coup de pouce fiscal de l’État aux ménages ultramarins. Nous proposons que l’Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) qui est chargé de suivre l’évolution des prix du BQP s’assure que cette exonération de TVA ciblée se répercute effectivement dans les prix et non dans les marges des entreprises. Le gage déposé est formel, et le groupe Écologiste et Social appelle le Gouvernement à lever le gage ; ses membres rappellent par ailleurs proposer nombre de mesures puissantes de financement de la sphère publique (ISF climatique, contribution exceptionnelle sur les superprofits..) dans ce PLF pour compenser ces pertes de recettes liées à cette exonération de TVA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002410
Dossier : 2410
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Date inconnue
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Dans son rapport de Janvier 2025, la Cour des comptes souligne que l’augmentation continue des recettes du centre n’a pas été accompagnée d’une stratégie d’allocation rigoureuse. Au contraire, elle insiste sur un risque de « saupoudrage » de ces aides. La Cour note également l’absence d’évaluation systématique des dispositifs financés. Cette absence de contrôle nous empêche de justifier les hausses de plafond sollicitées ces dernières années et pose la question de la proportionnalité entre le niveau de la taxe et l’efficacité constatée. Comme le rappelle la Cour, le rehaussement de la TSV « ne peut être prise qu’à la lumière d’une clarification préalable sur le niveau d’intervention considéré comme optimal » car « la question de l’augmentation des moyens doit toujours être mise en perspective des besoins et des buts recherchés ». Dès lors, dans un contexte de contrainte budgétaire et de vigilance sur les dépenses publiques, il apparaît nécessaire de revoir à la baisse le plafond de la TSV afin de contraindre le CNM à une utilisation plus ciblée, mieux évaluée et réellement redistributive de ses moyens. Une ressource fiscale affectée ne saurait croître sans garantie d’efficience ni sans amélioration de ses mécanismes d’impact. Le rapporteur souhaite donc que le plafond de cette taxe affectée soit descendue à 40 millions d’euros, afin que la filière musicale participe au redressement des finances publiques. En cas d’adoption de l’amendement, il est demandé au Gouvernement de lever le gage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002414
Dossier : 2414
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer le pouvoir d’achat des foyers percevant une pension alimentaire en excluant ce type de revenu de toute imposition. Dans un contexte économique marqué par la hausse des prix, il est essentiel de soutenir directement les ménages les plus exposés aux difficultés financières. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002419
Dossier : 2419
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Date inconnue
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Par cet amendement, nous proposons de renforcer les garanties de sortie pour les communes pour lesquelles le passage de leur population au-dessus du seuil de 10 000 habitants entraîne une diminution importante de leur dotation globale de fonctionnement.
Cet amendement a été travaillé avec l'Association des maires de France (AMF) |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002431
Dossier : 2431
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Date inconnue
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Le présent amendement propose d’exonérer du tarif de solidarité les vols entre la Corse et l’Hexagone, ainsi que ceux entre les Outre-mer et l’Hexagone. Ces liaisons ne peuvent être assimilées à des vols internationaux classiques : elles constituent des liaisons de continuité territoriale indispensables pour les résidents ultramarins et corses. L’application du tarif de solidarité à ces trajets reviendrait à renchérir le coût du transport aérien pour des populations déjà confrontées à des contraintes géographiques fortes et à des coûts de vie accrus. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002434
Dossier : 2434
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à introduire une exception ciblée au recentrage des aides personnelles au logement (APL) pour les étudiants étrangers non communautaires issus du réseau de l’enseignement français à l’étranger (AEFE).
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002448
Dossier : 2448
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet indicateur de performance a vocation à relever et indiquer la part que représentent chaque année, les revenus publicitaires totaux de Radio France, en prenant en compte les revenus commerciaux publicitaires, les recettes publicitaires digitales et les parrainages et à indiquer quelle est la part de dépassement de revenus total par rapport au plafonnement prévu au sein de son contrat d’objectif et de moyens. Si les COM 2024‑2028 précisent que les recettes publicitaires de Radio France sont plafonnées à 42 millions d’euros par an, comprenant les recettes des publicités commerciales et les parrainages et « qu’en cas de non-respect par la société de ce plafond, le Gouvernement en tire les conséquences », Radio France continue chaque année d’effectuer un dépassement de ce plafonnement en profitant d’un COM ne prenant pas en compte les recettes publicitaires digitales. Dans son rapport publié en janvier 2025, la Cour des comptes note par exemple qu’en 2023 (dernière année de référence), celles-ci s’élevaient à près de 70 millions d’euros. En effet pour la Cour « si les recettes relevant du secteur concurrentiel sont limitées à 42 M€ par le COM, celles issues du digital échappent à cette contrainte ». Il est indispensable que Radio France respecte ce plafonnement publicitaire en intégrant également le digital et le parrainage afin de pallier aux asymétries publicitaires qui existent entre Radio France et les acteurs privés, dans un contexte de financement de la filière déjà tendu et la concurrence de plus en plus croissante des plateformes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002449
Dossier : 2449
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Date inconnue
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Cet indicateur de performance a vocation à relever et indiquer la part que représentent chaque année, les revenus publicitaires réalisés entre 20 heures et 6 heures sur les antennes et plateformes de France Télévisions, en prenant en compte la publicité numérique et les parrainages, par rapport aux revenus propres publicitaires totaux de France Télévisions. Cet amendement vise à palier la problématique des asymétries publicitaires soulevée par les acteurs du secteur des chaines privées vis à vis de France Télévisions dans un contexte de nécessité de restriction des dépenses publiques. D’après le rapport de la mission d’information sur l’avenir de l’audiovisuel public mené par JeanJacques Gaultier et Quentin Bataillon, France Télévisions, qui a l’interdiction de diffuser de la publicité après 20 heures, ferait entorse à la règle. Les rapporteurs estiment que « près d’un tiers des recettes publicitaire de France Télévisions » serait réalisé durant ces horaires en principe protégées. Or ces ressources publicitaires ne cessent d’augmenter alors même que selon l’ARCOM dans son rapport sur l’évolution du marché publicitaire à horizon 2030 publié en janvier 2024 estime que : « les médias historiques ne vont que très peu bénéficier de la croissance du marché » avec un marché numérique capté aux deux tiers par les plateformes. Marché insuffisant pour « compenser les pertes de recettes sur leurs supports linéaires ». Ces recettes publicitaires s’élevant en 2025 à près de 367 millions d’euros au total. Nos chaines françaises se retrouvent donc exsangues entre la captation du marché publicitaire des plateformes et la logique toujours plus commerciale de l’audiovisuel public. Comme le rappelle la Cour des comptes dans son rapport de septembre 2025, « Les ressources propres issues de la publicité et du parrainage se sont maintenues à un niveau souvent plus performant que le marché national » alors même que « la tension du marché publicitaire [...] risque de s’aggraver compte tenu des nouveaux modes de consommation et de l’érosion inéluctable des marges qui en découle ». Dans un contexte tendu entre les acteurs français de l’audiovisuel et l’importance grandissante des plateformes américaines, il est important de corriger ces asymétries et que l’audiovisuel public cesse d’adopter des logiques commerciales, afin de garantir la pérennité des financements des acteurs nationaux et de ce fait, préserver notre souveraineté audiovisuelle et l’exception culturelle française. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002450
Dossier : 2450
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Date inconnue
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Cet amendement vise à créer un nouvel indicateur de performance permettant de connaître plus précisément le taux de radios associatives ayant fait l’objet de sanctions de la part de l’Arcom. Cet indicateur a pour but de mieux évaluer les enjeux du Fonds du soutien à l’expression radiophonique (FSER), dont les crédits ont été constamment maintenus jusqu’à la loi de finances pour 2025, du fait du nombre croissant de radios associatives. Nous saluons la volonté du Gouvernement de diminuer la dotation du FSER, dont les crédits étaient en expansion sans réelle évaluation et sans réel contrôle de ces radios. Il faut en effet s’assurer que certaines ne véhiculent pas de propos contraire à la laïcité ou à la démocratie, et ne propagent pas de discours allant à l’encontre de l’unité nationale. Il est important pour le contribuable français de savoir qui bénéficie du FSER et si l’Arcom exerce un réel contrôle sur ces radios. C’est pourquoi, par cet amendement, nous invitons également à une réflexion sur une refonte globale du mode d’attribution des crédits du FSER, ainsi que des modalités de suivi et de contrôle des radios associatives bénéficiaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002451
Dossier : 2451
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à rétablir le tarif de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) et le tarif de l’aviation civile, tels qu’ils étaient avant la hausse générale massive décidée dans la dernière loi de finances. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002453
Dossier : 2453
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Date inconnue
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S’il apparaît nécessaire de fixer une limitation au trafic éligible à l’exonération du tarif de solidarité proposée, cette limitation doit, à tout le moins, couvrir l’ensemble des liaisons constituant un maillon essentiel du désenclavement de la Corse, notamment les lignes dites de « bord à bord » entre la Corse et le continent, qui assurent la continuité territoriale. À cet égard, le seuil de 150 000 passagers annuels prévu par le texte émanant du Sénat apparaît manifestement insuffisant et inadapté à la réalité du trafic concerné. Un relèvement de ce seuil à 450 000 passagers permettrait d’englober l’ensemble des liaisons indispensables à la desserte de la Corse, sans remettre en cause l’équilibre général du dispositif. À défaut, le maintien d’un seuil trop restrictif conduirait à instaurer une différence de traitement injustifiée entre des passagers placés dans une situation identique et titulaires des mêmes droits, y compris sur les liaisons avec Paris, centre institutionnel et administratif. Une telle distinction serait constitutive d’une rupture du principe d’égalité devant le service public et revêtirait, de fait, un caractère discriminatoire. En conséquence, l’extension du périmètre de l’exonération proposée est nécessaire pour garantir la cohérence du dispositif, le respect du principe d’égalité et l’effectivité du désenclavement de la Corse. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002456
Dossier : 2456
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Date inconnue
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Amendement de repli. S’il apparaît nécessaire de fixer une limitation au trafic éligible à l’exonération du tarif de solidarité proposée, cette limitation doit, à tout le moins, couvrir l’ensemble des liaisons constituant un maillon essentiel du désenclavement de la Corse, notamment les lignes dites de « bord à bord » entre la Corse et le continent, qui assurent la continuité territoriale. À cet égard, le seuil de 150 000 passagers annuels prévu par le texte apparaît manifestement insuffisant et inadapté à la réalité du trafic concerné. Un relèvement de ce seuil à 350 000 passagers permettrait d’englober la majorité des liaisons indispensables à la desserte de la Corse, sans remettre en cause l’équilibre général du dispositif. À défaut, le maintien d’un seuil trop restrictif conduirait à instaurer une différence de traitement injustifiée entre des passagers placés dans une situation identique et titulaires des mêmes droits. Une telle distinction serait constitutive d’une rupture du principe d’égalité devant le service public et revêtirait, de fait, un caractère discriminatoire. En conséquence, l’extension du périmètre de l’exonération proposée est nécessaire pour garantir la cohérence du dispositif, le respect du principe d’égalité et l’effectivité du désenclavement de la Corse. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002464
Dossier : 2464
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002472
Dossier : 2472
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002483
Dossier : 2483
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à exclure explicitement les formations aux langues du champ du plafonnement instauré par l’amendement adopté par le Sénat à l’article 81 du projet de loi de finances pour 2026, en raison de la durée longue de ces formations et de leur rôle déterminant en matière d’employabilité des personnes éloignées de l’emploi. L’amendement adopté par le Sénat prévoit un mécanisme de plafonnement des droits mobilisables sur le compte personnel de formation (CPF) pour les actions de formation sanctionnées par des certifications enregistrées au répertoire spécifique (RS). Si l’objectif de responsabilisation des acteurs et de maîtrise de la dépense publique est partagé, l’application indifférenciée de ce plafonnement aux formations linguistiques apparaît inadaptée et contre-productive au regard des finalités mêmes du CPF. Les formations en langues constituent en effet un levier essentiel d’accès ou de retour à l’emploi pour les publics les plus fragiles : demandeurs d’emploi de longue durée, personnes peu qualifiées, salariés occupant des emplois précaires ou exposés aux mutations économiques, mais également personnes issues de parcours migratoires ou résidant dans des territoires où les opportunités professionnelles exigent une maîtrise accrue des langues. À ce titre, elles contribuent directement à la réduction des inégalités d’accès à l’emploi et à la sécurisation des parcours professionnels. Par nature, les compétences linguistiques s’inscrivent dans une logique de progression continue, sur le temps long. Contrairement à d’autres certifications du répertoire spécifique, elles ne correspondent pas à une habilitation ponctuelle ou définitivement acquise, mais à un apprentissage évolutif nécessitant des formations successives pour consolider, maintenir ou améliorer un niveau de maîtrise. Leur plafonnement risquerait de freiner cette progression et d’entraver l’objectif de montée en compétences poursuivi par le CPF. En outre, les formations linguistiques ne peuvent être assimilées à des formations strictement liées à l’adaptation immédiate au poste de travail, relevant de la seule responsabilité de l’employeur au titre de l’article L. 6321-1 du code du travail. Elles participent au développement de compétences transversales, transférables d’un emploi à l’autre, et répondent ainsi pleinement à la vocation du CPF comme outil d’autonomie et d’émancipation professionnelle des actifs. Enfin, l’exclusion des formations en langues du mécanisme de plafonnement s’inscrit dans la continuité des choix opérés par le législateur dans d’autres textes récents, notamment en matière de lutte contre les fraudes au CPF, où la spécificité des certifications linguistiques a été reconnue afin de permettre leur mobilisation répétée dans une logique de progression des compétences. Le présent amendement vise donc à préserver l’accès effectif aux formations linguistiques financées par le CPF, compétence indispensable à l’insertion professionnelle et à l’adaptation des actifs aux évolutions du marché du travail, tout en maintenant l’équilibre général du dispositif de plafonnement pour les autres certifications du répertoire spécifique. La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002491
Dossier : 2491
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Non renseignée
Date inconnue
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La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détectée en France, pour la première fois, le 29 juin 2025 en Savoie. Cette maladie virale affectant les bovins conduit à des pertes de production importantes du cheptel infecté. Le présent amendement a pour objet d’exonérer d'impôt sur le revenu et d'impôt sur les sociétés et d’exclure de l’assiette de contributions sociales définie à l’article L. 136‑4 du code de la sécurité sociale certaines aides d’urgence attribuées aux éleveurs. Ces derniers devront avoir déposé une demande d’aide entre le 29 juin 2025 et le 31 janvier 2026. La présente mesure concerne ainsi deux aides distinctes :
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000025
Dossier : 25
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Date inconnue
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Les machines à sous, dont l’exploitation est exclusivement autorisée pour les casinos, génèrent l’essentiel du chiffre d’affaires du secteur. Leur autorisation, à titre expérimental, dans les clubs de jeux à Paris pourrait constituer une nouveau potentiel de développement de chiffre d’affaires et de rentrées fiscales, en particulier pour viser une clientèle touristique actuellement peu nombreuse à fréquenter ces clubs à Paris. Au demeurant, à l’instar des cercles de jeux avant l’expérimentation, les machines à sous clandestines à Paris constituent un vecteur de blanchiment d’argent. Pour éviter toute distorsion de concurrence avec les casinos, le régime fiscal applicable aux clubs de jeux pourrait se rapprocher de celui applicable aux casinos, au terme de l’expérimentation prévue par la loi du 28 février 2017. Le présent amendement vise ainsi à autoriser les machines à sous, dans le cadre de l’expérimentation, pérennisée par le Sénat, de la loi du 28 février 2017, au sein des clubs de jeux à Paris. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002507
Dossier : 2507
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Date inconnue
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Le principe général d'interdiction des jeux de hasard en France - édictée depuis le XIXème siècle - connaît de nombreuses exceptions, parmi lesquelles les clubs de jeux à Paris, conformément au V de l'article 34 de la loi n° 2017-257 du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l'aménagement métropolitain, et, par le décret n° 2017-913 du 9 mai 2017 relatif aux conditions de l'expérimentation des clubs de jeux à Paris et portant diverses dispositions relatives aux casinos. S'agissant de ces clubs, l'expérimentation ouverte à compter du 1er janvier 2018 consistait à lutter contre les affaires de fraude fiscale et de blanchiment d’argent dans les cercles de jeux d’argent associatifs, via le service central des courses et jeux, et de procurer à l'Etat de nouvelles rentrées fiscales. Il existe aujourd’hui sept clubs de jeux à Paris, exploités par des sociétés commerciales, ayant généré en 2024 près de 771 000 visiteurs soit une augmentation de +4,5 % par rapport à 2023 (Rapport ANJ 2024), 40 millions € de rentrées fiscales pour l'Etat, et 10 millions € pour la ville de Paris. Ces établissement emplois environ 1 500 personnes en équivalent taux plein. Ces établissements sont titulaires d’une autorisation ministérielle temporaire leur permettant de proposer au public une offre limitée à certains jeux de cercle et de contrepartie, fixée par décret. Le dernier décret n° 2025-184 du 26 février 2025 portant diverses dispositions relatives aux établissements de jeux prolonge l’expérimentation de ces clubs de jeux jusqu’au 31 décembre 2027 conformément à l’article 102 de la Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025. Les différentes prolongations de l’expérimentation qui aurait dû se terminer en 2020, avant d’être prolongée une première fois jusqu’à fin 2022, puis jusqu’au 31 décembre 2024, et, enfin jusqu’au 31 décembre 2027, amènera à une expérimentation qui aura duré 10 ans. Au regard d’une décennie d’expérimentation, de la croissance économique depuis la réouverture des clubs de jeux à Paris et en l’absence de recommandation contraire, il est indispensable, pour maintenir l’activité économique, de pérenniser de manière légale les clubs de jeux afin d’offrir une stabilité législative et réglementaire. Le présent amendement vise ainsi à pérenniser l’autorisation d’exploitation des cercles de jeux à Paris. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002516
Dossier : 2516
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Date inconnue
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Le principe général d'interdiction des jeux de hasard en France - édictée depuis le XIXème siècle - connaît de nombreuses exceptions, parmi lesquelles les clubs de jeux à Paris, conformément au V de l'article 34 de la loi n° 2017-257 du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l'aménagement métropolitain, et, par le décret n° 2017-913 du 9 mai 2017 relatif aux conditions de l'expérimentation des clubs de jeux à Paris et portant diverses dispositions relatives aux casinos. S'agissant de ces clubs, l'expérimentation ouverte à compter du 1er janvier 2018 consistait à lutter contre les affaires de fraude fiscale et de blanchiment d’argent dans les cercles de jeux d’argent associatifs, via le service central des courses et jeux, et de procurer à l'Etat de nouvelles rentrées fiscales. Il existe aujourd’hui sept clubs de jeux à Paris, exploités par des sociétés commerciales, ayant généré en 2024 près de 771 000 visiteurs soit une augmentation de +4,5 % par rapport à 2023 (Rapport ANJ 2024), 40 millions € de rentrées fiscales pour l'Etat, et 10 millions € pour la ville de Paris. Ces établissements sont titulaires d’une autorisation ministérielle temporaire leur permettant de proposer au public une offre limitée à certains jeux de cercle et de contrepartie, fixée par décret. Pour permettre une activité équivalente aux autres capitales européennes qui autorise le jeu de roulette et ses différentes variantes (Américaine, anglaise, française et électronique), cet amendement vise à autoriser le jeu de roulette dans les clubs de jeu parisiens. Cela permettra d’augmenter l’offre des clubs de jeux afin d’attirer la clientèle et favoriser le tourisme de loisir. Le présent amendement vise ainsi à autoriser les roulettes et ses différentes variantes, dans le cadre de l'expérimentation de la loi du 28 février 2017, au sein des clubs de jeux à Paris. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000252
Dossier : 252
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Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe Écologiste et Social vise à exclure de la mise à la charge des personnes condamnées au titre des frais de justice pénale certains frais directement liés à l’exercice des droits de la défense, outre ceux d’interprétariat déjà exclus par le texte initial. L’article R. 93 du code de procédure pénale dresse la liste des frais de justice. Parmi eux, plusieurs sont inhérents à l’exercice des droits de la défense. Les faire supporter par la personne condamnée serait dangereux, car celle-ci pourrait être dissuadée de solliciter des actes nécessaires pour assurer sa défense, tenter de démontrer son innocence ou simplement offrir une lecture différente de la procédure. Ainsi, il serait particulièrement inadapté de mettre à sa charge les frais d’extraction lorsqu’elle refuse, par exemple, de comparaître par visioconférence à l’audience et dont le coût, estimé en 2019 à 564,59, peut être prohibitif. De même, il ne serait pas cohérent de faire supporter à la personne condamnée les frais liés à des actes sollicités dans l’exercice exclusif de sa défense. Si le présent amendement renvoie au décret le soin de préciser la liste des actes concernés, il est déjà possible d’identifier certains frais mentionnés à l’article R. 93 du code de procédure pénale dont la prise en charge par l’État devrait demeurer la règle : les expertises, les auditions de témoins donnant lieu à indemnités, les recherches et délivrances de reproductions de documents et les reconstitutions, exhumations et travaux techniques. Faire peser ces frais sur la personne condamnée constituerait un obstacle à l’exercice effectif des droits de la défense : plus la justice devient coûteuse, plus les personnes poursuivies renonceront à solliciter des actes pourtant essentiels pour établir leur innocence ou éclairer différemment le dossier. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002528
Dossier : 2528
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instaurer un moratoire de dix ans sur l’installation de nouveaux projets éoliens terrestres et maritimes. Malgré un soutien public massif, l’éolien demeure une énergie intermittente nécessitant un adossement constant à des moyens pilotables. Son coût complet, incluant les subventions et le raccordement au réseau, pèse lourdement sur la facture des ménages et sur les finances publiques, sans garantir la sécurité d’approvisionnement. En substituant une énergie intermittente à des moyens pilotables, la France s’expose à une dépendance accrue aux importations d’électricité et aux fluctuations du marché européen. Ce modèle fragilise la stabilité du réseau et va à l'encontre de l’indépendance énergétique française fondée sur le nucléaire. De plus éoliennes défigurent les paysages, dégradent la biodiversité (oiseaux, milieux marins) et génèrent des nuisances sonores pour les riverains. Leur construction implique l’utilisation de matériaux non recyclables et l’importation de composants à forte empreinte carbone. Ce moratoire de dix ans permettra de mener une évaluation indépendante et transparente du coût global de la filière éolienne, de ses effets sur l’environnement, la santé publique, l’emploi et la balance énergétique. Il offrira à la puissance publique le temps de redéfinir une stratégie cohérente, centrée sur les énergies pilotables, décarbonées et souveraines, notamment le nucléaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000254
Dossier : 254
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Date inconnue
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Cet amendement vise à faire barrage à un danger environnemental et un outil de concurrence déloyale pour nos pêcheurs. Les usines de saumon terrestres sont seulement à l’état de projet sur notre sol. Ces installations ne sont pas seulement un désastre en matière de bien-être animal. Elles sont aussi une concurrence pour les pêcheurs français, et notamment la pêche artisanale. Ces projets présentent aussi des risques de pollution, de rejets non maîtrisés, et de mise en danger des nappes phréatiques. En sus des effets environnementaux, ces projets pourraient gravement affecter les activités agricoles, de pêche, la conchyliculture, la pêche et le tourisme local. Par conséquent, cet amendement, inspiré de la proposition de loi de Damien Girard et Anne Stambach-Terrenoir, prévoit de mettre en place un moratoire sur ces usines à saumon au moyen d’une fiscalité dissuasive à tout projet d’installation afin de permettre davantage d’éclairages scientifiques sur leurs conséquences. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002543
Dossier : 2543
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Date inconnue
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Cet amendement de repli vise à modifier le dispositif de lissage « DILICO 2 » prévu à l’article 76, afin de maintenir les paramètres du DILICO 1 voté en 2025. Le nouveau dispositif proposé dans le PLF 2026 constituerait une ponction injuste et mal calibrée sur les collectivités locales. Non seulement son montant global serait doublé à 2 milliards d’euros, mais les reversements seraient étalés sur cinq ans au lieu de trois, et assortis de conditions restrictives liées à l’évolution des dépenses locales. Ainsi, la contribution des communes atteindrait 720 millions d’euros (contre 250 millions d’euros en 2025), celle des départements 280 millions d’euros (contre 220 millions), et celle des régions 500 millions d’euros (contre 280 millions). Compte tenu des modifications du Sénat (maintien des paramètres de versement de 2025, maintien du niveau de contribution des EPCI au niveau de 2025, etc.), il est proposé de reconduire tout simplement l’ensemble dispositif 2025 (mêmes montants, mêmes critères) afin de permettre notamment le remboursement des 30 % prévus dans la LFI 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002552
Dossier : 2552
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de limiter à 13,25 millions d’euros la baisse du montant du plafond de la TFCMA qui reviendra au réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat en 2026, en lieu et place d’une baisse de 56 millions d’euros contenue dans la version initiale du projet de loi de finances. Une telle baisse n’est tout simplement pas acceptable car pas supportable par le réseau des CMA d’une part, et contrevient, d’autre part, aux engagements pris par l’Etat et les gouvernements successifs depuis 2023. En effet, une baisse de – 56 millions pour la seule année 2026 équivaut quasiment au montant global de la trajectoire baissière de – 60 millions d’euros sur 5 ans (2023-2027) qui a été négociée fin 2022 entre CMA France et le Gouvernement à l’occasion de l’examen au Parlement de la loi de finances pour 2023. Pour rappel, cette trajectoire baissière de – 60 millions sur 5 ans se répartit ainsi : – 7 millions en 2023, puis lissage des 53 millions restants avec une baisse de – 13,25 millions pour 2024, 2025, 2026 et 2027. Avec la vigilance des parlementaires ce lissage a été respecté pour les deux précédentes lois de finances (2024 et 2025), le Gouvernement s’y ralliant à chaque fois en conservant la rédaction des parlementaires dans la version finale du PLF adoptée en ayant recours à l’article 49.3 de la Constitution. Il est donc impératif pour le réseau des CMA que cette trajectoire négociée soit à nouveau respectée avec des baisses limitées à 13,25 millions d’euros pour les deux prochaines années, 2026 et 2027. Faut-il rappeler que c’est sur la base de cette trajectoire que le réseau des CMA a adopté en 2024 un plan de transformation ambitieux appelé « Cap 2027 » ? Il s’agit tout à la fois d’un plan d’économies, de réorganisation et de repositionnement des CMA, un plan qui permet déjà de « faire mieux avec moins ». Il ne faut pas casser cette dynamique vertueuse et volontaire. Le réseau des CMA est un réseau consulaire exemplaire et responsable qui n’hésite pas à se moderniser et à prendre sa part à l’effort national de réduction du déficit : régionalisation du réseau effective depuis 2021 (loi PACTE), trajectoire baissière (2023-2027) négociée du reversement de TFCMA, plan de transformation, recherche d’économies, mutualisations à l’échelle du réseau, modernisation de l’offre de services, ouverture de travaux entre CMA France et CCI France pour des mutualisations poussées… Toutefois, comme pour une entreprise, les CMA ont besoin de stabilité et d’une visibilité budgétaire claire pour réussir cette transformation, dans l’intérêt de la spécificité de la filière artisanale qu’elles défendent mais aussi dans l’intérêt des artisans qu’elles accompagnent sur tous les territoires de la République. Par ailleurs, les auteurs de cet amendement rappellent que la TFCMA est une « taxe affectée » prélevée par l’Etat auprès des entreprises artisanales pour financer les CMA. Autrement dit, ce sont les artisans qui payent pour les services que leur apportent les CMA. Or, en décidant de réduire sensiblement le montant reversé chaque année aux CMA, l’Etat détourne la TFCMA de son objet premier en l’apparentant de plus en plus à un impôt qui ne dit pas son nom. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002554
Dossier : 2554
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Date inconnue
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Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit actuellement une nouvelle réduction des ressources publiques affectées au réseau des Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), premier réseau d’établissements publics au service des entreprises.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002555
Dossier : 2555
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Date inconnue
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« Le plan national 2023-2026 de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine a notamment pour objectif d’ « organiser pour chaque élève au moins d’une visite d’un site de mémoire et d’histoire relatifs aux questions de racisme et d’antisémitisme au cours de la scolarité obligatoire ». Ce dispositif, piloté par la DILCRAH et le ministère de l’éducation nationale, doit permettre de renforcer l’éducation des jeunes contre le racisme et l’antisémitisme, en développant particulièrement la connaissance illustrée des élèves de l’histoire et la mémoire. Ces visites doivent s’accompagner d’un travail pédagogique en amont et en aval de la visite, par des structures associatives, dont certaines sont partenaires de la DILCRAH (Mémorial de la Shoah, Fondation du Camp des Milles, Maison d’Izieu, Mémorial du Camp de Rivesaltes). Le présent amendement vise à augmenter le soutien de l’Etat à ces structures via une augmentation des crédits de la DILCRAH, à hauteur de 500 000 euros, inscrits sur le programme 129 – action 10 « Soutien », afin de garantir et de développer le financement des visites mémorielles obligatoires pour chaque élève au cours de sa scolarité, avec un objectif de 10 000 élèves supplémentaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002559
Dossier : 2559
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer les dispositions introduites par le gouvernement au Sénat instituant une garantie émeutes obligatoire dans les contrats d'assurance dommages, financée par une surprime additionnelle supportée in fine par l'ensemble des citoyens. Cette mesure opère un transfert inadmissible de charges publiques vers les ménages et les entreprises. Les Français financent déjà, par leurs contributions fiscales, les services de police et de gendarmerie chargés de garantir la sécurité des biens et des personnes. Le maintien de l'ordre public constitue l'une des fonctions essentielles de l'État, au cœur même du pacte républicain. La création d'une surprime d'assurance obligatoire constitue donc une double taxation : les citoyens paieraient une première fois par l'impôt pour prévenir les troubles, et une seconde fois par leur assurance pour en réparer les conséquences lorsque l'État a échoué dans sa mission. Dans un contexte où les primes d'assurance habitation ont déjà fortement augmenté ces dernières années, cette charge supplémentaire pèsera particulièrement sur les foyers modestes. La réforme proposée constitue surtout un aveu d'échec de l'État dans l'exercice de ses missions régaliennes. Plutôt que de renforcer les moyens de maintien de l'ordre public et de prévenir les troubles, le gouvernement choisit d'en organiser le financement de la réparation par les citoyens eux-mêmes. Cette approche revient à accepter par avance que l'État ne parviendra pas à assurer la sécurité des personnes et des biens, et à institutionnaliser cette défaillance par la création d'un mécanisme pérenne de mutualisation. La réponse aux troubles à l'ordre public doit être politique et opérationnelle, par un renforcement des effectifs et des moyens d'intervention, non financière par la création d'une nouvelle taxe. La mutualisation ainsi instaurée est par ailleurs profondément injuste. L'ensemble des assurés, sur tout le territoire national, devra financer par une taxe forfaitaire les dommages causés par les actes de violence de quelques-uns, dans des zones parfois très localisées. Cette solidarité forcée fait peser sur la très grande majorité des Français, qui respectent l'ordre public et ne sont jamais impliqués dans des troubles, le coût des agissements de ceux qui causent ces destructions. Elle crée une inégalité manifeste devant les charges publiques en faisant supporter aux citoyens paisibles les conséquences d'actes auxquels ils sont totalement étrangers et qu'ils subissent eux-mêmes. Le présent amendement propose donc la suppression de cet article afin de préserver le principe selon lequel l'État doit assumer ses missions régaliennes et ne peut transférer aux citoyens le coût des troubles à l'ordre public. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002561
Dossier : 2561
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à modifier l’article 1655 sexies du CGI afin de prévoir la neutralité fiscale en cas de transfert du patrimoine professionnel de l’entrepreneur individuel (EI) ou du patrimoine affecté de l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) vers une société. Une partie de l’amendement concerne la neutralité fiscale appliquée au transfert de patrimoine professionnel de l’EIRL vers une société. En effet, dans la doctrine fiscale antérieure, applicable au 30 juillet 2011, l’administration fiscale distinguait la cession réalisée au profit d’une personne morale ou au profit d’une personne physique. Elle s’analysait, selon les cas, comme une transmission d’activité d’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou comme la transmission de parts d’une EURL. Ces précisions n’ont cependant pas été reprises dans la doctrine fiscale actuelle. Actuellement, la cession à titre onéreux d’une EIRL à une personne morale ou à une personne physique emporte cessation d’activité au sens de l’article 201 du code général des impôts (CGI). Ainsi, pour les EIRL ayant opté pour l’impôt sur les sociétés, qu’il s’agisse d’un apport ou d’une cession réalisée au profit d’une société, cela conduit nécessairement aux conséquences fiscales d’une dissolution et liquidation de l’EIRL, avec un principe d’imposition de l’EIRL sur les plus-values qu’elle a réalisées et une imposition du boni de liquidation dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Cette position est très pénalisante pour les entrepreneurs qui souhaitent pouvoir faire évoluer leur mode d’exercice en passant d’une entreprise individuelle à une société. De plus, cette position est paradoxale car elle entraîne une disparité de traitement entre les EIRL ayant opté pour l’impôt sur les sociétés et celles ayant opté pour l’impôt sur le revenu. En effet, ces dernières peuvent bénéficier du régime optionnel de report d’imposition prévu à l’article 151 octies du CGI, ce qui n’est pas le cas des EIRL ayant opté pour l’impôt sur les sociétés. Or, l’article 1655 sexies du CGI dispose qu’un entrepreneur individuel qui exerce son activité dans le cadre d’une EIRL puisse déjà opter pour l’assimilation à une EURL. Par conséquent, si l’EIRL est transformée en véritable EURL et qu’il ne s’agit plus simplement d’une assimilation, cette opération devrait être neutre fiscalement, sous réserve qu’il ne soit porté aucune modification aux valeurs d’inscription. Aujourd’hui, les positions des centres des impôts locaux diffèrent sur le sujet, entraînant une inégalité de traitement entre les entrepreneurs. Ainsi, dans la continuité de la loi du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante, qui vise à accompagner l’extinction des EIRL, le présent amendement vise à permettre d’appliquer le régime optionnel de report d’imposition prévu à l’article 151 octies du CGI pour les EIRL ayant opté pour l’impôt sur les sociétés. L’autre partie de l’amendement concerne la neutralité fiscale appliquée au transfert de patrimoine professionnel de l’EI vers une société. Comme dans le cas des EIRL, les entrepreneurs individuels ayant opté pour l’impôt sur le revenu peuvent bénéficier du régime optionnel de report d’imposition prévu à l’article 151 octies du CGI, ce qui n’est pas le cas des EI ayant opté pour l’impôt sur les sociétés. Le transfert de patrimoine professionnel d’une EI à l’impôt sur les sociétés vers une société est donc considéré comme une liquidation de l’EI, avec les conséquences fiscales que cela implique. Pourtant, l’article L. 526-27 du code de commerce dispose que tout entrepreneur individuel exerçant en EI peut céder son patrimoine professionnel sans procéder à la liquidation de celui-ci. Mais, ces dispositions ne se retrouvent pas au sein du Bulletin officiel des impôts consacré aux entrepreneurs individuels (BOI-BIC-CHAMP-70-10) et du CGI. Par exemple, les paragraphes 430 et 530 du BOI-BIC-CHAMP-70-10 évoquent les cas d’assimilation et de liquidation d’une EI vers une société, sans préciser le cas de la transmission universelle de patrimoine professionnel entre ces deux structures. Il apparaît donc que les dispositions des textes fiscaux ne suivent pas celles pourtant énoncées au sein du code de commerce et issues de la loi du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante. Le présent amendement vise donc à corriger cette carence et à permettre aux EI souhaitant transférer leur patrimoine professionnel vers une société de bénéficier du régime optionnel du report d’imposition prévu à l’article 151 octies du CGI. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002563
Dossier : 2563
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Date inconnue
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L'article 39 du Code général des impôts, au 3e alinéa de son 2°, prévoit par dérogation que « sont admis en déduction les amortissements constatés dans la comptabilité des entreprises au titre des fonds commerciaux lorsqu'ils sont acquis à compter du 1er janvier 2022 et jusqu'au 31 décembre 2025. » Le présent amendement prévoit de reporter le terme de cette dérogation au 31 décembre 2029. Le dispositif permettant la déduction fiscale de l’amortissement comptable des fonds commerciaux est une incitation fiscale puissante alors que la transmission d’entreprise est considérée comme un enjeu majeur propice au maintien et au développement du tissu économique des territoires. Pour conférer plus d’efficience à la mesure, il serait utile de transformer cette dérogation temporaire en une disposition pérenne, afin de donner de la visibilité et de la sécurité aux acteurs économiques. Dans le contexte du budget 2026, il est proposé une mesure intermédiaire visant à reporter de 4 années le terme de la dérogation prévue initialement au 31 décembre 2025 par la loi de finances pour 2022. L’amendement prévoit également un rapport du gouvernement au Parlement 6 mois avant la fin de la période ainsi prolongée, pour évaluer le coût du dispositif et l’éventuelle pérennisation de la disposition. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002578
Dossier : 2578
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Date inconnue
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L’article 28 porte diverses obligations des assujettis en matière de facturation électronique et de transmission électronique de données. Le présent amendement cible 3 dispositions. Premièrement, il porte de six à douze mois la durée minimale pendant laquelle une plateforme agréée doit assurer un service minimum à ses anciens clients après la fin de leur relation contractuelle. Cette prolongation permettra d’assurer une transition plus fluide entre prestataires, notamment pour les très petites entreprises, qui auront besoin de temps pour s’adapter à ce nouvel environnement numérique. Deuxièmement, il supprime la sanction pécuniaire instituée à l’encontre des assujettis n’ayant pas désigné de plateforme agréée pour la réception de leurs factures électroniques. Si la désignation d’une telle plateforme est essentielle au bon fonctionnement du dispositif, il n’apparaît pas opportun de sanctionner financièrement les entreprises – en particulier les plus petites – alors même que l’État a renoncé à mettre en place un portail public de facturation et que de petites entreprises pourraient ne pas être au rendez-vous au 1er septembre 2026, les avatars successifs de la réforme ayant largement contribué à entretenir la confusion. Troisièmement, l’amendement supprime les augmentations des amendes prévues à l’article 28 (de 15 € à 50 € par facture et de 250 € à 500 € par transmission), afin d’éviter de pénaliser excessivement les entreprises dans une phase de déploiement encore incertaine. Ces sanctions, même assorties d’une tolérance en cas de première infraction, risqueraient d’alourdir inutilement la charge financière et administrative des assujettis en période d’adaptation. Il s’agit respectivement de l’amende pour non-respect par l'assujetti de l'obligation d'émission d'une facture sous une forme électronique qui s’élèverait à 50 euros par facture, au lieu de 15 euros prévus actuellement et de l’amende qui s’élèverait à 500 euros par transmission, actuellement prévue à 250 euros en cas de non respect de l’obligation de transmettre à l’administration les données des opérations soumises à TVA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002590
Dossier : 2590
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer certaines dispositions prévues à l'article 60. Il s'agit de supprimer la garantie de l'Etat accordée en dernier ressort au comité d'organisation des jeux olympiques et paralympiques.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002591
Dossier : 2591
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer l'article 64 du PLF2026, qui vise à autoriser le ministre chargé de l'économie à souscrire à l'augmentation de capital de la société interaméricaine d'investissement.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002593
Dossier : 2593
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt international (C2I) soutient les productions étrangères – films, séries et œuvres d’animation – dont la fabrication est partiellement ou totalement réalisée en France. Destiné aux sociétés françaises exécutant ces prestations pour le compte de donneurs d’ordre étrangers, ce dispositif a démontré son efficacité depuis sa création en 2009. D’après l’étude indépendante réalisée par EY pour le CNC en 2025 (« Évaluation de l’impact des crédits d’impôt relevant du CNC de 2017 à 2023 », juillet 2025) en 2023, le C2I a généré près de 1,9 milliard d’euros de retombées économiques pour une dépense fiscale de 254 millions d’euros, soit un effet de levier de 7,4 euros de dépenses totales et 1,31 euro de recettes fiscales et sociales pour chaque euro de crédit d’impôt. Entre 2017 et 2023, plus de 6 milliards d’euros ont ainsi été investis en France grâce au dispositif, évitant une délocalisation de ces dépenses vers d’autres pays. Par ailleurs, près de 40 % des jours de tournage sont réalisés en région ou dans les outre-mer, soutenant une économie locale diversifiée (hébergement, restauration, transport, artisanat, logistique). Au-delà de leur impact économique, les œuvres ayant bénéficié du C2I participent activement au rayonnement culturel et touristique de la France : une large majorité de visiteurs étrangers déclarent avoir été influencés par des films ou séries tournés en France. Les productions internationales nécessitant des temps de préparation longs, les décisions pour les tournages prévus en 2027‑2028 seront prises dès 2026. Or, le dispositif actuel est limité aux dépenses engagées avant le 31 décembre 2026, créant une incertitude préjudiciable à l’attractivité du pays. Dans un contexte où quinze pays – contre trois en 2019 – proposent désormais des incitations fiscales plus avantageuses que la France, il apparaît indispensable de prolonger dès à présent le C2I jusqu’au 31 décembre 2031. Cette prorogation offrirait la visibilité nécessaire aux producteurs internationaux et assurerait la cohérence de l’action publique en faveur des infrastructures de tournage et d’animation soutenues par le plan France 2030. Cette mesure, qui n’entraîne aucun coût supplémentaire en 2026, vise à sécuriser durablement l’attractivité fiscale et économique de la France pour les grandes productions audiovisuelles internationales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002594
Dossier : 2594
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Date inconnue
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L’article 36 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse des concours publics alloués à l’audiovisuel public à hauteur de -70,8 M€ par rapport aux moyens inscrits en loi de finances initiale pour 2025, répartis comme suit : -65,3M€ pour France Télévisions, – 4M,1 € pour Radio France et -1,5M€ pour l’Institut National de l’Audiovisuel. Cette réduction constitue la troisième baisse consécutive des ressources de l’audiovisuel public par rapport à la trajectoire arbitrée fin 2023 (4,026 Mds€ en LFI 2024 ; 3,949Mds€ en LFI 2025 ; 3,878Mds€ en PLF2026), inscrite dans les projets de contrats d’objectifs et de moyens (COM) 2024‑2028 et sur la base de laquelle les sociétés étaient pilotées. En 2024 et 2025, les réductions sont intervenues en cours d’exécution budgétaire pour les sociétés : via une annulation de crédits en cours d’année 2024, puis par des réductions successives jusqu’au début de l’année 2025 et la promulgation du PLF en février 2025, soit après l’adoption de leur budget par les sociétés. Ces décisions successives rendent éminemment imprévisibles les concours publics, et par conséquent très complexe le pilotage des sociétés de l’audiovisuel public. Cette difficulté est accentuée par l’absence de COM, ceux de 2024‑2028 ayant été rejetés par le Parlement en novembre 2024, justement en raison de la caducité, dès la première année d’exécution, de la trajectoire des concours publics. Une nouvelle réduction des concours publics des sociétés de l’audiovisuel public les placerait dans un risque d’impasse budgétaire et de trésorerie, alors même que leurs missions ambitieuses n’ont pas évolué et que leur rôle demeure plus essentiel que jamais. La France dispose d’un audiovisuel public de grande qualité, il est nécessaire de l’accompagner face aux défis que représentent la transformation numérique, le développement de l’intelligence artificielle, la lutte contre la désinformation, le renouvellement de l’offre pour s’adapter aux jeunes publics et le renforcement de la proximité. Cet amendement vise à maintenir pour 2026 le montant voté dans la loi de finances pour 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002597
Dossier : 2597
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer le renvoi aux conditions d’éligibilité au compte personnel de formation (CPF) pour le financement du bilan de compétences.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002602
Dossier : 2602
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir le taux réduit de TVA à 5,5 % pour les abonnements d’électricité. La loi de finances pour 2025 avait porté la TVA à 20 % sur les abonnements d’électricité à compter du 1er août 2025. Le Gouvernement de Michel Barnier avait justifié cette mesure par la mise en conformité du droit français avec la directive européenne relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée de 2006, telle qu’interprétée par la Cour de Justice de l’Union européenne. Cette dernière avait estimé qu’il n’est pas possible de soumettre à des taux de TVA différents les éléments « indissociables » d’une même prestation, en l’occurrence l’abonnement d’électricité et la consommation d’électricité. Or rien dans le texte de la directive ne corrobore cette thèse, ni ne s’oppose à l’application d’un taux de TVA pour l’abonnement d’électricité différent du taux de TVA pour la consommation d’électricité, « à condition qu’il n’en résulte aucun risque de distorsion de concurrence ». La séparation des taux de TVA pour l’abonnement et pour la consommation d’électricité ne produit en l’espèce aucune distorsion de concurrence. Il est donc loisible au législateur de procéder à l’application de taux différents de TVA dans le domaine de la fourniture d’électricité. En second lieu, le Gouvernement avait compensé le coût du passage de 5,5 % à 20 % du taux de TVA sur les abonnements d’électricité par la baisse de l’accise sur l’électricité et du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité. Ces mouvements contraires étaient supposés s’équilibrer. Mais en réalité, les petits consommateurs sont pénalisés par la hausse de la TVA sur l'abonnement d'électricité. En-dessous d'une consommation de 3300 kWh/an, ils y perdent ; et cela concerne plusieurs millions de personnes en France. Cette mesure permettra un gain de pouvoir d'achat pour les Français vivant dans de petits appartements et/ou n'utilisant pas d'équipements de chauffage tout électriques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002610
Dossier : 2610
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la diffusion en ligne d’enregistrements phonographiques musicaux ou de vidéomusiques affectée au Centre national de la musique (CNM). Cette seconde taxe affectée, aux côtés de la taxe sur la billetterie des spectacles, a été créée en loi de finances 2024. Son plafond est fixé à 18M€, il sera probablement très vite dépassé puisque désormais l’ensemble des acteurs de cette économie s’acquittent de cette taxe et de surcroît les usages sont croissants ; le rendement de la taxe a donc logiquement vocation à croître ces prochaines années. La différence entre le rendement de la taxe et le plafond de celle-ci représenterait par ailleurs autant de moyens en moins pour le financement de la filière musicale qui repose sur une logique de mutualisation des ressources et de redistribution entre acteurs de la filière. Ce déplafonnement est, de surcroît, en adéquation avec l’objectif du CNM de développer des ressources recouvrées en propre fixé par son contrat d’objectifs et de performance pour la période 2024-2028 tel qu’adopté par conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Économie et des Finances), et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002611
Dossier : 2611
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la billetterie des spectacles affectée au Centre national de la musique (CNM) dont elle est la principale source de financement. Fixé à 53M€ pour le CNM, le plafond de cette taxe – rehaussé à de multiples reprises par le passé (2012, 2014, 2015, 2016, 2017, 2024) – n’est plus en cohérence avec la réalité économique du secteur dont le chiffre d’affaires s’accroît nettement. La différence entre le rendement de la taxe et le plafond de celle-ci représenterait par ailleurs autant de moyens en moins pour le financement de la filière musicale qui repose sur une logique de mutualisation des ressources et de redistribution. Ainsi la billetterie des évènements les plus importants doit venir en soutien du financement des entreprises qui se situent en amont de la chaîne de valeurs, travaillent à l’émergence de nouveaux artistes et au plus près des populations sur l’ensemble du territoire. Ce déplafonnement est, de surcroît, en adéquation avec l’objectif du CNM de développer des ressources recouvrées en propre fixé par son contrat d’objectifs et de performance pour la période 2024-2028 tel qu’adopté par conseil d’administration (y compris par le ministère de l’Économie et des Finances), et signé par la ministre de la Culture le 21 juin 2024. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002616
Dossier : 2616
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Date inconnue
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Cet amendement du Groupe GDR vise à s'opposer à cet article qui prévoit trois jours de carences pour les agents de la fonction publique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002618
Dossier : 2618
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de répondre aux demandes exprimées par les acteurs socio-économiques dans le cadre de la concertation menée par l’Etat sur les projets de texte d’application de l’éco-contribution. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000262
Dossier : 262
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Date inconnue
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Créé par la loi de finances pour 2021, le crédit d’impôt en faveur des représentations théâtrales d'oeuvres dramatiques permet aux entreprises exerçant une activité d’entrepreneur de spectacle vivant, soumises à l’impôt sur les sociétés de bénéficier d’un crédit d’impôt « au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation de représentations théâtrales d’œuvres dramatiques ou de cirque » (selon les termes de l’article 220 sexdecies du code général des impôts). Ce crédit d’impôt est un dispositif fondamental pour les différentes parties prenantes de ce secteur. Il est toutefois regrettable qu’il soit conditionné à un nombre minimal d’emplois sur le plateau, à savoir six personnes. Il apparait par ailleurs que cette condition est trop restrictive par rapport à celles s’appliquant aux spectacles de musique et de variété. Il est en effet assez rare de voir six personnes ou plus sur scène lors d’une représentation. C’est la raison pour laquelle cet amendement propose d’assouplir cette exigence en réduisant à deux personnes le nombre minimal d’emplois sur le plateau. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002621
Dossier : 2621
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Date inconnue
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La transition écologique et la promotion des énergies renouvelables constituent aujourd’hui un enjeu majeur de la politique nationale. Les collectivités territoriales jouent un rôle essentiel dans leur déploiement, bien qu’elles se heurtent à de nombreuses contraintes techniques, financières et réglementaires. Afin d’encourager l’installation d’éoliennes et de centrales photovoltaïques, les lois de finances pour 2019 et 2023 ont fait évoluer la fiscalité professionnelle unique applicable aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Ces réformes ont permis aux communes membres de percevoir automatiquement une quote-part de 20 % de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) générée par les installations éoliennes depuis le 1er janvier 2019, et par les installations photovoltaïques depuis le 1er janvier 2023. Le code général des impôts prévoit aujourd’hui que les communes membres d’un EPCI à fiscalité professionnelle unique peuvent, si elles le souhaitent, reverser une partie de ces recettes à leur intercommunalité (articles 1609 nonies C, I bis, 1 bis et 1 ter). En revanche, l’inverse n’est pas permis : un EPCI ne peut pas, à ce jour, transférer directement une fraction des IFER perçues vers les communes d’implantation ou les communes voisines concernées. Certes, des mécanismes de redistribution existent déjà, comme la révision libre des attributions de compensation prévue au 1° bis du V du même article. Cependant, cette procédure se révèle lourde et contraignante : elle exige une double majorité (les deux tiers du conseil communautaire et la majorité simple des conseils municipaux concernés) et engage durablement les finances de l’intercommunalité. Une fois fixées, les attributions de compensation ne peuvent être modifiées qu’avec un nouvel accord, ce qui limite leur souplesse d’adaptation. En outre, l’augmentation de ces attributions au profit des communes membres diminue mécaniquement le coefficient d’intégration fiscale de l’EPCI, ce qui peut réduire sa dotation globale de fonctionnement (DGF) et ses reversements au titre du fonds de péréquation intercommunal et communal (FPIC). Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de créer un dispositif plus simple et plus flexible permettant un partage équitable des recettes issues de l’IFER éolienne et photovoltaïque, sans incidence négative sur les indicateurs financiers des collectivités concernées. Le présent amendement, adopté lors de l’examen en commission des finances en première lecture, vise donc à autoriser les EPCI à reverser, par convention, une fraction des IFER qu’ils perçoivent aux communes d’implantation des équipements, ainsi qu’aux communes limitrophes. Cette possibilité offrirait un cadre de coopération locale plus souple, adapté aux réalités territoriales et favorable à l’acceptabilité des projets d’énergies renouvelables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002622
Dossier : 2622
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Date inconnue
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L’article 65 bis, adopté au Sénat, modifie les modalités de reversement d’une fraction des recettes issues des quotas carbone. Si l’objectif poursuivi est celui de renforcer le soutien financier aux autorités organisatrices de la mobilité, la rédaction de cet article conduit toutefois à exclure les régions de ces reversements lorsqu’elles exercent la compétence mobilité en tant qu’autorités organisatrices de substitution. Cette exclusion aurait un impact financier direct : en 2026, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes auraient reçu respectivement 2,72 M€, 3,8 M€ et 2,92 M€ si les régions avaient été maintenues dans ce dispositif. Ces sommes importantes sont pourtant nécessaires pour soutenir les investissements structurants des régions en faveur des mobilités et du désenclavements des territoires. En France, près de la moitié des EPCI sont en effet couvertes par une région exerçant la compétence mobilité en substitution. Exclure les régions pénalise donc ces territoires ruraux. La suppression de l’article 65 bis permet de revenir à la répartition existante, en assurant un reversement aux régions lorsqu’elles interviennent en substitution des AOM, garantissant ainsi le financement des infrastructures essentielles. Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec l’association « Régions de France ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000263
Dossier : 263
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Date inconnue
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Créé par la loi de finances pour 2021, le crédit d’impôt dit « théâtre » permet aux entreprises exerçant une activité d’entrepreneur de spectacle vivant, soumises à l’impôt sur les sociétés de bénéficier d’un crédit d’impôt « au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation de représentations théâtrales d’œuvres dramatiques ou de cirque » (selon les termes de l’article 220 sexdecies du code général des impôts). Il apparait cependant que les œuvres chorégraphiques sont exclues du champ d’application de cet article et donc du bénéfice de ce crédit d’impôt, ce que cet amendement propose de corriger. Elles font pourtant partie intégrante du spectacle vivant, comme en atteste la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques en juillet 2024. Plus de 800 danseurs étaient ainsi présents, représentant, entre autres, trois centres chorégraphiques nationaux. Il est donc remarquable de constater que la France a un vivier de danseurs de haut niveau, issus pour la plupart lors de cette cérémonie, des formations supérieures françaises. Au-delà de la cérémonie, il est aussi important de noter que le nombre de pratiquants amateurs dépasse le nombre de licenciés de certains autres sports comme le football. Cet amendement propose par ailleurs d’ajouter une exception quant au nombre de représentations nécessaires pour bénéficier de ce crédit d’impôt. Il apparait en effet que près de 90 % des spectacles chorégraphiques ne sont pas programmés pour plus de vingt dates mais pour à peine plus de 12 dates. En ne créant pas cette exception, les entreprises de spectacle vivants ne pourraient pas bénéficier de ce crédit d’impôt malgré son extension pour elles dans ce projet de loi de finances. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000264
Dossier : 264
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Amendement de repli Créé par la loi de finances pour 2021, le crédit d’impôt dit « théâtre » permet aux entreprises exerçant une activité d’entrepreneur de spectacles vivants, soumises à l’impôt sur les sociétés de bénéficier d’un crédit d’impôt « au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation de représentations théâtrales d’oeuvres dramatiques ou de cirque » (selon les termes de l’article 220 sexdecies du code général des impôts). Il apparait cependant que les œuvres chorégraphiques sont exclues du champ d’application de cet article et donc du bénéfice de ce crédit d’impôt. Elles font pourtant partie intégrante du spectacle vivant, comme en atteste la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques en juillet 2024. Plus de 800 danseurs étaient ainsi présents, représentant, entre autres, trois centres chorégraphiques nationaux. Il est donc remarquable de constater que la France a un vivier de danseurs de haut niveau, issus pour la plupart lors de cette cérémonie, des formations supérieures françaises. Au-delà de la cérémonie, il est aussi important de noter que le nombre de pratiquants amateurs dépasse le nombre de licenciés de certains autres sports comme le football. Il est donc indispensable que cette place se voit aussi dans le budget de notre pays pour l’ensemble de la chaîne de création. C’est la raison pour laquelle cet amendement vise à étendre ce crédit d’impôt aux œuvres chorégraphiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000265
Dossier : 265
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Date inconnue
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Chaque mois ce ne sont pas moins de 200 millions de podcasts qui sont écoutés par près d’un Français sur deux (44 %), faisant de ce média un acteur incontournable. Cela s’explique notamment par la confiance que lui attribuent les auditeurs. En effet, grâce à l’indépendance de leurs studios et à l’absence de pression commerciale immédiate, les podcasteurs bénéficient d’une liberté éditoriale précieuse qui favorise la transparence des propos, l’authenticité des récits et la pluralité des points de vue. Les auditeurs se tournent ainsi facilement vers lui pour s’informer et apprendre : 43 % des Français écoutent ainsi des podcasts pour s’informer et 84 % des auditeurs considèrent le podcast comme un éclairage sur les sujets de société. Cela s’explique aussi par le fait qu’il est peu à peu devenu un outil de libéralisation de la parole et de partage d’expériences en investissant des sujets bien avant qu’ils n’entrent dans le débat publics (lutte contre le harcèlement, égalité femme/homme, santé mentale, écologie...). Les trois formats les plus écoutés sont le documentaire, les histoires vraies et les témoignages. Le podcast natif (contenu audio digital conçu spécifiquement pour une diffusion numérique contrairement aux podcasts de replays de programmes de télévisions ou radio) est ainsi en plein essor en France, en témoigne l’augmentation de 22,7 % de son marché entre 2023 et 2024 pour atteindre 43 millions d’euros. Il génère ainsi des milliers d’emplois directs et indirects, non délocalisables, et investit plus de 5 millions d’euros dans la rémunération des créateurs (journalistes, auteurs, compositeurs...). Il est donc regrettable qu’il ne bénéficie d’aucune reconnaissance par les pouvoirs publics : aucun statut juridique et aucune aide publique, contrairement aux autres secteurs culturels. L’absence de statut juridique prive ainsi les créateurs d’une partie de leur rémunération et de leurs droits voisins. L’absence de soutien public risque à terme de poser des difficultés dans la diversité des contenus proposés par les podcasts natifs puisque le secteur est uniquement rémunéré par le biais des revenus publicitaires. Or, les annonceurs sélectionnent des formats à forte rentabilité pour eux, au détriment à terme de ceux ayant un intérêt majeur comme les documentaires, les investigations ou encore les programmes jeunesse. L’auteur de cet amendement propose ainsi de créer un crédit d’impôt de 20 %, conformément à ce qui existe actuellement pour l’audio, le cinéma, le théâtre, le spectacle vivant ou encore les jeux vidéos. Il tient par ailleurs à préciser que celle nouvelle aide s’inscrit par ailleurs dans le cadre des recommandations rendues en novembre 2020 dans le rapport de l’IGAC – L’écosystème de l’audio à la demande (« podcast ») : enjeux de souveraineté, de régulation et de soutien à la création audionumérique. Il est à préciser que cet amendement tient à exclure du crédit d’impôt les contenus audio à la demande natifs réalisés par des marques commerciales à des fins commerciales, autrement dit les podcasts créés spécifiquement par une marque afin de promouvoir de se promouvoir ou de promouvoir l’un de ses produits. Cette mesure aurait un coût annuel raisonnable pour l’État. Elle est en effet estimée entre 600 000 et 900 000 euros. Elle serait par ailleurs largement compensée par les retombées positives en termes d’emplois non délocalisables, de structuration du secteur et de rayonnement international des créations françaises. Cet amendement a été travaillé avec producteurs professionnels indépendants du podcast (PIA). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002656
Dossier : 2656
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement s’oppose à ce que l’État renonce aux sommes dues par Air France-KLM au titre des pertes liées à la pandémie, alors même que le groupe affiche un résultat net positif de 317 millions d’euros en 2024. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002659
Dossier : 2659
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Date inconnue
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Les redevances payées par les industriels aux agences de l’eau ont été profondément modifiées par l’article 101 de la loi des finances pour 2024. L’impact de ces modifications, estimé initialement à 20 millions d'euros, s’est finalement traduit par une augmentation moyenne de plus de 100%, soit au total près de 170 millions d’euros par an. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002660
Dossier : 2660
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Date inconnue
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La multiplication des aléas climatiques, sanitaires et économiques oblige les exploitants agricoles à anticiper davantage les fluctuations de résultats et à adopter une approche pluriannuelle dans la gestion de leurs exploitations. Depuis son instauration en 2019 et son amélioration en 2025, la déduction pour épargne de précaution (DEP) s’est affirmée comme un levier majeur de cette gestion durable des risques. Cependant, pour demeurer pleinement efficace, son cadre doit évoluer afin de mieux refléter la réalité économique et la variabilité accrue des revenus agricoles. C’est la raison pour laquelle cet amendement vise à relever le plafond pluriannuel de la DEP, afin de permettre aux exploitants de mieux lisser leurs résultats sur plusieurs exercices et d’amortir les effets des fortes fluctuations conjoncturelles. Ce relèvement du plafond permettrait aux exploitants d’atteindre plus rapidement un niveau de déduction garantissant une stabilité moyenne du résultat. Il offrirait également la possibilité, lors des exercices particulièrement favorables, de renforcer les réserves dédiées à la gestion des risques, tout en atténuant l’impact fiscal et social de ces variations exceptionnelles de revenu. Ainsi, cet amendement propose de rehausser de 100 000 euros le plafond pluriannuel de la déduction, afin de l’actualiser en euros constants par rapport au montant maximal fixé il y a une quinzaine d’années dans le cadre du précédent dispositif de déduction pour aléas (DPA), et repris sans modification lors de la création de la déduction pour épargne de précaution en 2019. Tel est l’objet de cet amendement adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002662
Dossier : 2662
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Date inconnue
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Cet amendement vise à mieux protéger nos agriculteurs face aux aléas en réduisant la part des sommes de l’épargne de précaution qui sont réintégrées dans le résultat fiscal de l’exploitation. La déduction pour épargne de précaution (DEP) crée par la loi de finances pour 2019 est venue remplacer la déduction pour investissement (DPI) et de la déduction pour aléas (DPA) dont le succès a été très limité, notamment en raison de l’obligation d’épargne bancaire qui obligeait les exploitants à bloquer de la trésorerie sur plusieurs années. Le dispositif DEP, en intégrant une souplesse plus adaptée aux contraintes du monde agricole, permet de faire face à la volatilité des revenus en réduisant la fraction imposable du bénéfice agricole. Il constitue ainsi une incitation fiscale efficace pour une gestion pluriannuelle responsable des trésoreries des exploitations. La multiplication des aléas climatiques, sanitaires et économiques nécessite donc de favoriser la constitution de cette épargne de précaution. Pour cela, sans remettre en cause le principe de la réintégration de la déduction dans le résultat fiscal, il est proposé que seules 50 % des sommes déduites au titre de l’épargne de précaution soient réintégrées contre 70 % aujourd’hui. Cette mesure permettra d’améliorer l’efficacité de ce dispositif d’exonération partielle en assurant une trésorerie supplémentaire aux exploitants qui en font usage lors de la survenance des risques. Tel est l’objet de cet amendement issu des travaux de la proposition de loi « Entreprendre en Agriculture » proposée par la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA) en août 2024. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002665
Dossier : 2665
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Date inconnue
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Cet amendement vise à transformer l’aide médicale d’État en une aide médicale d’urgence. Cette disposition avait été adoptée par le Sénat lors de l’examen de la loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration. Entre 2015 et 2024 le nombre de bénéficiaires de l’AME a augmenté de 150 000 pour atteindre 466 000 bénéficiaires. Le coût de l’AME représente en 2024 environ 1,3Md€ avec une hausse de près de 50 % depuis 2017. Rien ne justifie que des étrangers qui sont venus illégalement sur notre sol bénéficient de soins gratuits non urgents. Aussi, par cet amendement il est proposé de recentrer l’aide médicale sur la prise en charge des situations les plus graves et sous réserve du paiement d’un droit de timbre. Le ministre chargé de l’action sociale conserverait néanmoins sa faculté d’accorder l’AMU par décision individuelle afin de pouvoir répondre aux situations exceptionnelles. Ne seront ainsi couverts que la prophylaxie et le traitement des maladies graves et des douleurs aiguës, les soins liés à la grossesse et ses suites, les vaccinations réglementaires, ainsi que les examens de médecine préventive Concrètement, un étranger en situation irrégulière présent sur sol national depuis moins de 3 mois pourra continuer bénéficier, dans les conditions actuelles, de l’aide médicale d’État « soins urgents » prévue au chapitre IV du titre V du livre II du code de l’action sociale et des familles. Au delà du délai de carence de 3 mois, l’étranger devra déposer une demande d’AMU dont le périmètre est plus restreint que celui de l’AME actuel. Les II, IV et V du présent amendement sont uniquement d’ordre rédactionnel et permettent de mettre en cohérence la rédaction du code de l’action sociale et des familles avec la nouvelle appellation de cette aide. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002667
Dossier : 2667
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Date inconnue
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En 2024, 50 600 fonctionnaires civils et militaires ont pris leur retraite de la fonction publique de l’État (rapport annuel sur l’état de la fonction publique pour 2025, publié par la DGAFP le 23 octobre 2025). Ce chiffre représente plus du tiers des 136 700 nouvelles pensions de droit direct attribuées cette année-là à des agents ayant travaillé dans l’une des trois fonctions publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002668
Dossier : 2668
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Date inconnue
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L’article 67 prévoit de réserver les aides personnelles au logement (APL) aux seuls étudiants étrangers boursiers et de geler leur revalorisation en 2026 afin de contenir la dépense publique. Le présent amendement s’inscrit dans cette logique de maîtrise budgétaire et propose d’aller plus loin, en excluant du bénéfice des APL l’ensemble des étudiants étrangers extra-communautaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002671
Dossier : 2671
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Date inconnue
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L'auteure de cet amendement s’oppose aux deux mesures inscrites dans cet article du projet de loi de finances 2026. Déroger à la revalorisation annuelle des APL fragiliserait encore plus des étudiants souvent précaires. De plus, réserver les APL aux seuls étudiants extra-communautaires titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux reviendrait à les rendre inéligibles à cette aide. Selon la Fondation pour le logement, parmi les quelque 320 000 étudiants extra-communautaires en France, seuls 2 % environ remplissent les critères pour bénéficier des bourses sur critères sociaux. Cette faible éligibilité s’explique par des conditions d’accès particulièrement restrictives : titre de séjour temporaire, deux ans de domiciliation exigés, ou encore le statut de réfugié, autant de critères difficiles à réunir. Les écoles d'enseignement supérieur, et notamment les écoles d’ingénieurs, accueillent une proportion significative d’étudiants étrangers hors Union européenne. Ces étudiants représentent des talents essentiels qu’il faut préserver et continuer à attirer. Envoyer des signaux restrictifs ou réduire le soutien à leur égard risquerait de compromettre le modèle économique de ces établissements, ainsi que leur rayonnement dans le paysage de l’enseignement supérieur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002674
Dossier : 2674
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002675
Dossier : 2675
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Date inconnue
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I. Dans sa rédaction actuelle, l’article 72 propose de renforcer les garanties qui sont versées aux communes, en cas de perte de la fraction « bourg-centre » ou de la fraction « cible » de la dotation de solidarité rurale (DSR), en prévoyant remplacer la garantie actuelle, limitée à une seule année et à hauteur de 50 % du montant perçu antérieurement, par une garantie versée sur deux exercices, à hauteur de 75 % du montant antérieur la première année puis 50 % l’année suivante. Ces nouvelles garanties s’appliqueront quel que soit le motif de la perte d’éligibilité à l’une ou l’autre de ces deux fractions. Or, pour les communes concernées par la perte de deux fractions de la DSR, voire de l’ensemble des fractions (DSR « bourg-centre », DSR « cible » et DSR « péréquation »), les pertes de dotations peuvent atteindre des montants très importants. L’amendement proposé vise donc à apporter un soutien spécifique aux communes perdant la DSR, de manière à leur permettre d’absorber plus aisément l’impact des baisses de dotations sur leur budget. Pour cela, la garantie serait étalée sur trois ans au lieu de deux, à hauteur de 90 % du montant perçu antérieurement la première année suivant la perte d’éligibilité, à 75 % l’année suivante et enfin, à 50% la dernière année.
II. La loi de finances pour 2024 a apporté des modifications aux dispositions de l’article L. 2334-22-2 du CGCT, qui permet aux communes nouvelles de plus de 10 000 habitants, considérées comme rurales au sens de l’INSEE, de percevoir la DSR mais en les excluant d’office de l’éligibilité à la DSU. La loi a également permis de prendre en compte le cas très spécifique des communes nouvelles qui ont perdu des sommes importantes de DGF depuis leur regroupement, mais qui ne rentraient pas dans le cadre d’éligibilité de la part garantie instituée dans la loi de finances pour 2024 (dotation pour les communes nouvelles). Ainsi, une commune nouvelle d’au moins 10 000 habitants qui répond aux conditions cumulatives fixées à l’article L.2334-22-2 du CGCT, peut rester également éligible à la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale à condition qu’au moins une de ses communes fondatrices bénéficiait de cette dotation l’année précédant la création de la commune nouvelle. Cette mesure exceptionnelle ne concernait que deux communes nouvelles en 2023 qui avaient perdu des sommes très significatives de DGF. Or la population de ces communes a pu osciller depuis leur création autour du seuil de 10 000 habitants, rendant leur éligibilité à la DSU incertaine si elles passent en dessous de ce seuil. C’est pourquoi, afin de compléter le pacte de stabilité de la DGF de ces communes nouvelles qui représentent des cas très particuliers (deux concernées à ce stade), le présent amendement propose de maintenir le montant perçu au titre de la DSU, la dernière année de leur éligibilité, si leur population baisse en dessous du seuil de 10 000 habitants. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002677
Dossier : 2677
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Date inconnue
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Sont éligibles à la fraction « bourg centre » de la DSR les communes de moins de 10 000 habitants dont la population représente au moins 15 % de la population du canton, ainsi que certains chefs-lieux d’arrondissement dont la population est comprise entre 10 000 et 20 000 habitants. Cependant, ne sont pas éligibles à cette fraction de la DSR « les communes situées dans un canton dont la commune chef-lieu compte plus de 10 000 habitants, à l’exception des communes sièges des bureaux centralisateurs » (6e alinéa de l’art. L. 2334-21 du CGCT). Cette disposition apparaît comme injuste pour les communes qui sont situées dans le territoire d’une ville qui, en raison de son dynamisme démographique, vient à dépasser le seuil de 10 000 habitants. Les communes voisines perdent alors leur éligibilité à la fraction « bourg centre » du seul fait de cet événement sur lequel elles n’ont aucune prise et dont elles ne bénéficient pas. Pour certaines communes, la perte est considérable : jusqu’à 450 000 € pour la commune de Saint-Mars-du-Désert (44), de 5 000 habitants, et des montants importants pour les communes adjacentes. Cet amendement vise à réduire cette injustice en relevant à 20 000 habitants le seuil à partir duquel la population du chef-lieu de canton entraîne la perte d’éligibilité à la DSR pour les communes rurales du canton. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002681
Dossier : 2681
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002688
Dossier : 2688
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Date inconnue
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Le présent amendement procède à la « départementalisation » de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), sur le modèle de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). Les enveloppes de DSIL sont établies en fonction de la population des départements, et non plus des régions, pour 65%, et de la population des communes situées dans une unité urbaine de moins de 50 000 habitants, pour 35%. Les subventions de la DSIL sont attribuées par le représentant de l’État dans le département. L’amendement prévoit la création d’une commission consultative départementale d’attribution des dotations qui unifierait l’actuelle commission départementale de la DETR (article L. 2334-37 du CGCT) avec une commission départementale de la DSIL. Cette commission aura les mêmes attributions que l’actuelle commission départementale de la DETR. Elle comprendra deux collèges, l’un donnant son avis sur les subventions de plus de 100 000 € au titre de la DETR, l’autre sur les subventions supérieures à 150 000 € au titre de la DSIL. Chaque collège sera composé en respectant les caractéristiques d’éligibilité de chacune de ces dotations. Le collège « DETR » aurait une composition identique à celle de l’actuelle commission départementale de la DETR, regroupant des représentants des maires des communes de moins de 20 000 habitants et des présidents d’intercommunalité de moins de 60 000 habitants (dans l’hexagone), l’autre regroupant des représentants de l’ensemble des maires et présidents d’intercommunalité du département. L’amendement procède également aux coordinations nécessaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002689
Dossier : 2689
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Date inconnue
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Dans le souci d’opérer une régulation des dépenses publiques locales sans pour autant réitérer les expériences, jugées douloureuses par les élus, de la contribution au redressement des finances publiques (CRFP) et des « contrats de Cahors » des années 2010, la loi de finances pour 2025 instaure, en son article 186, un dispositif original de « lissage conjoncturel » (DILICO) consistant à prélever une partie des recettes fiscales des collectivités territoriales au profit d’un « fonds de réserve » destiné à être en grande partie reversé progressivement aux contributeurs. Bien que ce mécanisme ait été largement contesté lors de la discussion budgétaire, le Gouvernement envisageait l’instauration, en 2026, d’un deuxième volet du DILICO, traduisant sa volonté de réduire sensiblement et durablement les capacités de financement des collectivités territoriales. En outre, les modalités de reversement aux collectivités contributrices étaient considérablement durcies et ne garantissait plus la restitution des sommes prélevées. En première lecture, le Sénat a souhaité revenir à la première version du DILICO. Si cette avancée est à saluer, elle ne remet toutefois pas en question la logique infantilisante qui s’attache à la multiplication de telles ponctions unilatérales, qui s’élèverait à 890 millions d’euros pour les collectivités territoriales en 2026. Le présent amendement procède donc à la suppression totale du dispositif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002690
Dossier : 2690
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à augmenter de 50 % les taux de la redevance pour pollutions diffuses (RPD). Le principe « pollueur-payeur » est un élément primordial de la lutte et de l’adaptation au changement climatique. Plus largement, le bénéfice de la redevance pour pollutions diffuses pourrait viser prioritairement la réparation des « externalités négatives » engendrées par l’usage des produits phytopharmaceutiques. Le projet de loi de finances pour 2024 du Gouvernement prévoyait une augmentation d’environ 20 % des taux de la redevance pour pollutions diffuses, avant qu’il ne fasse marche arrière face aux poids des lobbies. Cette augmentation aurait constitué une avancée. Néanmoins, ces moyens nous semblent largement insuffisants au regard des enjeux. Concernant la lutte contre la pollution des eaux, l’association Amorce estime qu’entre 500 millions et 1,7 milliard d’euros par an sont nécessaires. Ainsi, le présent amendement propose une augmentation de 50 % des taux de la RPD. Cette hausse devrait engendrer 75 millions d'euros de recettes supplémentaires, soit un rendement inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002693
Dossier : 2693
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Date inconnue
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Cet amendement vise à empêcher une véritable casse sociale et économique dans les Outre-mer. Il préserve les territoires ultramarins d’un coup de massue sans précédent qui menace de précipiter des secteurs vitaux – tels que le tourisme, l’industrie, la production agricole ou le BTP – dans une crise majeure aux conséquences irréversibles. En effet, l’article 7 opère une rupture considérable et inédite dans le soutien accordé aux entreprises ultra-marines : il ampute le dispositif de soutien fiscal à l’investissement productif en Outre-mer d’environ 300 à 400 millions d’euros par an (sur un volume d’aide de 1,226 milliard environ en 2023), sans étude d’impact préalable sérieuse. Cette amputation de la capacité des entreprises ultramarines à investir, à créer de l’activité et de l’emploi, est hors de proportion par rapport aux efforts demandés aux entreprises de l’hexagone. En effet, cet article 7 prévoit : - La réduction de 11 points de l’ensemble des taux de réduction et de crédit d’impôt applicables en Outre-mer qui aboutirait factuellement à réduire de 30 à 40 % l’aide fiscale apportée aux porteurs de projets pour financer leur investissement. Cette mesure uniforme à tous les territoires, faisant fi de toute réalité territoriale et sectorielle, affaiblirait tout particulièrement les petites et les moyennes entreprises qui ont structurellement peu de fonds propres, des niveaux de rentabilité inférieurs aux entreprises de la métropole et qui pourraient se retrouver dans l’impossibilité de boucler leur plan de financement. - Le plafonnement de l’aide fiscale à 7 000 €/m² de surface habitable pour la construction ou la rénovation de projets hôteliers, appliqué de manière uniforme partout outre-mer, sans la moindre analyse sérieuse des différences de coûts de construction observables selon les territoires. Cette mesure risquerait de compromettre lafaisabilité des projets de catégories 4 et 5 étoiles qui sont les plus pourvoyeurs d’emplois, et essentiels à l’image, à l’attractivité internationale et au développement touristique de nos territoires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002694
Dossier : 2694
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Date inconnue
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Cet amendement vise à réserver la qualité d’ayant-droit d’un bénéficiaire de l’AME aux seuls enfants mineurs. En 2023, sur les 446 532 bénéficiaires de l’AME, 125 772 étaient des ayants‑droit dont seulement 98 926 étaient mineurs. Le reste des ayant droit étaient les conjoints, concubins, partenaire de PACS ou personne à charge majeure vivant depuis douze mois consécutifs avec la personne bénéficiaire de l’aide. Dans leur rapport remis au Gouvernement, Claude Evin et Patrick Stefanini recommandent de prévoir l’émancipation des majeurs ayants-droits pour le bénéfice de l’AME afin de réduire les risque d’abus ou de fraudes qui pourraient encore être mieux maîtrisés. C’est pourquoi cet amendement vise à réserver la qualité d’ayant‑droit d’un assuré à l’AME aux seuls enfants mineurs afin d’aligner le régime de l’AME sur le droit commun de la sécurité sociale qui exclut de la qualité d’ayant‑droit les conjoints, concubins, partenaires de PACS et personnes à charge. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002695
Dossier : 2695
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de prendre en considération les revenus du conjoint dans la détermination du plafond de ressources applicable au calcul de l’aide médicale d’État (AME). Aujourd’hui, seules les ressources personnelles du demandeur sont prises en compte pour l’appréciation de ses droits, à l’exclusion de celles de son conjoint. Pourtant, ce dernier bénéficie automatiquement de la protection de santé en qualité d’ayant droit du titulaire de l’AME. Cette situation crée une incohérence dans le dispositif, en permettant à un foyer disposant de ressources globales largement supérieures au plafond de bénéficier de l’AME. L’amendement propose donc de rétablir une plus grande équité, en conjualisant les ressources du bénéficiaire et de son conjoint pour le calcul du plafond applicable à l’AME, afin d’assurer une évaluation plus juste de la situation économique du foyer, comme le préconisent Claude Evin et Patrick Stefanini dans leur rapport remis au Gouvernement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002696
Dossier : 2696
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure du bénéfice de l’AME et basculer dans le dispositif des « soins urgents » les personnes frappées d’une mesure d’éloignement du territoire prononcée pour motif d’ordre public, les personnes qui ont été condamnés à une peine d’interdiction du territoire français, ainsi que les personnes qui ont été déchus de leur nationalité française pour avoir été condamnées pour un crime ou un délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou constituant un acte de terrorisme. Comme le recommande le rapport Evin / Stefanini, il est souhaitable que l’éligibilité à l’AME tienne compte, de manière complète, des décisions prises en matière d’éloignement par l’autorité administrative ou judiciaire à l’égard des bénéficiaires de l’AME. Actuellement, cette prise en compte est asymétrique. Lorsqu’un bénéficiaire de l’AME obtient un titre de séjour, quelle qu’en soit la nature, il cesse de bénéficier de l’AME. En revanche, l’édiction par une autorité administrative ou judiciaire d’une mesure d’éloignement du territoire est sans effet sur l’éligibilité à l’AME. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002697
Dossier : 2697
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Date inconnue
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Cet amendement propose de limiter l’Aide Médicale d’État au niveau de prise en charge dont tous les Français peuvent bénéficier. Le coût réel de l’Aide Médicale d’État, qui permet aux étrangers en situation irrégulière d’accéder aux soins, ne cesse de croître au fil des années. Entre 2015 et 2023, le nombre de bénéficiaires de l’AME a augmenté de 150 000 pour atteindre 466 000 bénéficiaires. Le coût de l’AME représente en 2024 environ 1,2Md€ avec une hausse de près de 50 % depuis 2017. Afin de limiter la dynamique inflationniste des dépenses liées à l’Aide Médicale d’État, le présent amendement propose d’exclure du champ de l’Aide Médicale d’État le forfait hospitalier défini à l’article L. 174‑4 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que les franchises médicales, notamment sur les consultations et la boîte de médicaments. Enfin, le présent amendement précise l’alinéa 8. Actuellement, les bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État ont la possibilité de se faire rembourser des soins non urgents. La liste est fixée par voie réglementaire, dans l’article R251‑3 du code de l’action sociale et des familles, et comprend : Libérations de nerfs superficiels à l’exception du médian au canal carpien ; Libérations du médian au canal carpien ; Interventions sur le cristallin avec ou sans vitrectomie ; Allogreffes de cornée ; Interventions sur le cristallin avec trabéculectomie ; Rhinoplasties ; Pose d’implants cochléaires ; Interventions de reconstruction de l’oreille moyenne ; Interventions pour oreilles décollées ; Prothèses de genou ; Prothèses d’épaule ; Prothèses de hanche pour des affections autres que des traumatismes récents ; Interventions sur la hanche et le fémur sauf traumatismes récents ; Interventions sur le sein pour des affections non malignes autres que les actes de biopsie et d’excision locale ; Gastroplasties pour obésité ; Autres interventions pour obésité. Il est proposé de préciser que les frais ne sont pas pris en charge lorsqu’ils correspondent à des prestations liées à des pathologies non sévères quand elles ne concernent pas des traumatismes, fractures, brûlures, infections, hémorragies, tumeurs suspectées ou avérées. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002698
Dossier : 2698
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Date inconnue
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L’article 33 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 a ouvert, temporairement et sousconditions, le bénéfice des réductions d’impôt prévues aux articles |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002699
Dossier : 2699
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Date inconnue
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Cet amendement vise à restreindre le panier de soins de l’aide médicale de l’État afin d’en exclure des soins esthétiques y figurant actuellement ainsi que certains actes en lien avec la stérilisation et le transsexualisme L’aide médicale de l’État (AME) a pour objet de garantir l’accès aux soins des personnes en situation irrégulière sur le territoire national, pour les traitements nécessaires à la préservation de la santé publique et individuelle. Toutefois, le panier de soins actuellement couvert par l’AME comprend certains actes qui ne relèvent pas strictement de cette finalité de santé publique ou de soins indispensables. Parmi ces actes figurent, à titre d’exemple, des interventions à visée esthétique ou réparatrice non urgentes, ainsi que certains actes dont la finalité ne répond pas à un impératif médical immédiat. En recentrant l’AME sur sa mission première — assurer les soins urgents et essentiels —, cette mesure vise à renforcer la cohérence et la soutenabilité du dispositif, tout en maintenant les principes fondamentaux d’humanité et de santé publique qui le fondent. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002702
Dossier : 2702
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à permettre la collecte de la nationalité des demandeurs et des bénéficiaires de l’AME et des « soins urgents ». La connaissance fine des publics bénéficiaires de l’AME demeure lacunaire, notamment s’agissant de la nationalité des bénéficiaires. En effet, l’administration ne collecte pas systématiquement cette information, ce qui limite fortement la capacité des pouvoirs publics à évaluer l’impact, le profil et l’évolution des bénéficiaires de l’AME et des soins urgents. Cette absence de données complètes entrave l’élaboration d’une politique publique éclairée, fondée sur des éléments objectifs et chiffrés, et nuit à la transparence du dispositif auprès des citoyens comme du législateur. Pour y remédier, cet amendement prévoit d’insérer deux nouveaux articles L. 251‑2‑2 et L. 254‑1‑1 dans le code de l’action sociale et des familles afin d’autoriser la collecte de la nationalité. La collecte de la nationalité ne vise pas à instaurer une quelconque discrimination, mais à mieux documenter les flux, les besoins et la réalité des bénéficiaires, afin de permettre une évaluation rationnelle et sereine des politiques d’accès aux soins pour les étrangers en situation irrégulière. De telles données sont déjà recueillies dans d’autres domaines de l’action publique, notamment pour les demandeurs d’asile ou les titulaires de titres de séjour, sans que cela ne soulève de difficultés juridiques ou éthiques particulières. Par ailleurs, cette mesure répond à une demande croissante de transparence et d’objectivation du débat public sur l’AME. Une collecte systématique, dans le strict respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et du principe de proportionnalité, permettrait d’assurer la fiabilité des informations transmises au Parlement et à la Cour des comptes, ainsi que d’améliorer la gestion et le pilotage de ces dispositifs par l’administration. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002705
Dossier : 2705
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Date inconnue
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002712
Dossier : 2712
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exonérer de droits de douane les produits agricoles calédoniens à leur entrée en métropole, afin de renforcer la continuité économique et la compétitivité des filières agricoles calédoniennes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002715
Dossier : 2715
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Date inconnue
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Le I du présent amendement propose de réduire de moitié l’exonération de taxe foncière en faveur des logements issus du parc social. Cette disposition, qui prive les collectivités de ressources importantes (entre 700 et 900 millions d’euros), agit donc comme une désincitation à la production de logements sociaux. Or, comme l’a noté le rapport « Rebsamen » en 2021, l’un des facteurs principaux de la baisse de la construction est à chercher du côté des faibles incitations faites aux élus locaux face à une résistance souvent forte de la part des habitants. Du reste, la moins-value fiscale enregistrée est d’autant plus importante que la commune comprend plus de logements sociaux sur son territoire et, parmi ceux-ci, plus de logements récemment construits ou rénovés. Pour les 113 villes métropolitaines de plus de 50 000 habitants, la Cour des comptes a constaté en 2019 une relation croissante entre la part des logements sociaux dans la commune et l’impact de la perte de recettes que celle-ci subit du fait de l’exonération de la TFPB : la perte de recettes passe ainsi de 1 % à 5 % quand la part des logements sociaux passe de 15 % à 35 %. Or ces mêmes collectivités financièrement les plus pénalisées par la mesure d’exonération de la TFPB sont souvent celles où le besoin de financement de logements sociaux est le plus important. Cette mesure présente une hausse des ressources fiscales pour les collectivités territoriales de l’ordre de 400 M€. Le II de l’amendement ouvre deux nouveaux outils aux bailleurs sociaux pour financer la baisse de la niche fiscale dont ils bénéficient :
La recevabilité du présent amendement en nouvelle lecture se déduit de la doctrine explicitée par courrier par le président de la commission des finances, selon laquelle « le président de la commission des finances ne devrait pas considérer comme contraires à la règle dite de l’entonnoir les amendements proposant l’introduction de dispositions nouvelles destinées à produire des recettes supplémentaires ou à générer des économies supplémentaires ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002716
Dossier : 2716
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exonérer de droits de douane les produits agricoles calédoniens à leur entrée en métropole, afin de renforcer la continuité économique et la compétitivité des filières agricoles calédoniennes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002720
Dossier : 2720
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Date inconnue
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L'aide au permis de conduire pour les apprentis, créée en 2019, constitue un dispositif essentiel de soutien à la mobilité et à l'insertion professionnelle des jeunes en formation. Cette aide forfaitaire de 500 euros permet chaque année à des dizaines de milliers d'apprentis d'accéder au permis de conduire, condition indispensable pour se rendre sur leur lieu de travail et leur centre de formation, particulièrement dans les territoires ruraux et périurbains mal desservis par les transports en commun. Le projet de loi de finances pour 2026 prévoyait initialement la suppression pure et simple de cette aide, au motif d'une rationalisation des aides à l'apprentissage et d'une rupture d'égalité avec les autres étudiants. Face à cette proposition, l'Assemblée nationale comme le Sénat ont supprimé l'article prévoyant cette suppression, marquant ainsi leur attachement à ce dispositif. Cette suppression aurait directement touché les 73 000 apprentis qui ont bénéficié de ce dispositif en 2024 (France Compétences, Rapport d'activité 2024) et aurait particulièrement fragilisé les jeunes des zones rurales pour lesquels la voiture représente un outil indispensable d'accès à l'emploi. Dans un contexte où l'amélioration du taux d'emploi des jeunes est une priorité, cette mesure aurait envoyé un signal contraire aux ambitions affichées en matière de politique d'insertion professionnelle des jeunes. Le présent amendement propose le rétablissement de cet article, mais uniquement dans l'objectif d'améliorer le ciblage du dispositif. Il vise à maintenir cette aide tout en modulant son montant en fonction du lieu de résidence du bénéficiaire, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat. Cette approche permettrait de concentrer l'effort public sur les territoires ruraux et périurbains où la mobilité automobile constitue un enjeu majeur d'accès à la formation et à l'emploi, tout en répondant aux préoccupations légitimes d'équité et d'efficience de la dépense publique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002722
Dossier : 2722
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exonérer de TVA les produits agricoles, métallurgiques et miniers originaires de la Nouvelle-Calédonie, afin de corriger une incohérence fiscale qui les assimile actuellement à des importations étrangères. Le coût budgétaire de cette mesure serait limité au regard du faible volume d’importations concernées, mais son impact symbolique et économique serait majeur pour la Nouvelle-Calédonie. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002725
Dossier : 2725
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Date inconnue
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002728
Dossier : 2728
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instaurer un régime fiscal spécifique pour la Nouvelle-Calédonie, en exonérant de taxe sur la valeur ajoutée les importations de produits agricoles originaires de ce territoire lorsqu’elles sont introduites en métropole. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000273
Dossier : 273
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Date inconnue
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Cet amendement propose de prolonger jusqu’en 2031 le crédit d’impôt dédié aux dépenses liées à la création, l’exploitation et la numérisation de spectacles de théâtre ou de cirque, qui joue un rôle clé dans le soutien à la création, la compétitivité des entreprises et la vitalité économique de la filière toute entière. Créé en 2021, le crédit d’impôt en faveur des représentations théâtrales d’œuvres dramatiques et de cirque a pour objectif de « soutenir la création, l’exploitation et la numérisation de représentations théâtrales d’œuvres dramatiques et de cirque ». De son côté, le crédit d’impôt dit « spectacle vivant » permet aux entreprises exerçant une activité d’entrepreneur de spectacle vivant, soumises à l’impôt sur les sociétés de bénéficier d’un crédit d’impôt « au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation de représentations théâtrales d’œuvres dramatiques ou de cirque ». Ils constituent ainsi un levier essentiel pour dynamiser le secteur culturel. Ce crédit d’impôt se révèle ainsi particulièrement efficace sur le plan budgétaire. Selon les chiffres communiqués par le syndicat Ekhoscènes, chaque euro investi génère en moyenne 2,40 euros de recettes fiscales et sociales. Il soutient directement l’emploi dans le secteur artistique et technique, encourage la professionnalisation des équipes et consolide l’ensemble de la filière du spectacle vivant. Preuve de son efficacité, il a d’ores et déjà été prolongé jusqu’en 2027 par la loi de finances pour 2024, le crédit d’impôt pour le théâtre et pour le cirque. Toutefois, pour que cette dynamique puisse prospérer, il faut pouvoir offrir aux acteurs du secteur une stabilité suffisante. C’est ce qui leur permettra d’engager des investissements durables. Ce soutien contribue également à faire rayonner le spectacle vivant français à l’international, dans un contexte de forte concurrence. Le c permet en effet de renforcer la prise de risque artistique, de stimuler la créativité et de favoriser l’émergence de nouvelles formes scéniques et artistiques. Il apporte aux producteurs un cadre économique plus sécurisé, propice à la production de projets ambitieux et innovants. En outre, ce mécanisme participe activement à la résilience du secteur, mis à l’épreuve ces dernières années, notamment par la crise sanitaire, l’inflation ou encore l’augmentation des coûts. Il aide à maintenir les équilibres économiques, à soutenir la capacité d’investissement et à accompagner les mutations, notamment écologiques et numériques, engagées par les structures culturelles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002731
Dossier : 2731
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Date inconnue
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La dette publique représente l’un des piliers majeurs de la gouvernance économique et financière de notre pays. Elle traduit non seulement la capacité de l’État à financer ses engagements présents et futurs, mais elle est également un indicateur clé de la confiance des investisseurs et des marchés dans la gestion des finances publiques. Ainsi, la manière dont cette dette est contractée, et les conditions qui l’entourent, revêtent une importance capitale. Les primes et décotes à l’émission des obligations d’État influencent directement le montant réel de la dette. Elles peuvent masquer la réalité de cette dette et induire en erreur aussi bien les institutions nationales que les citoyens. De plus, donner au Gouvernement le pouvoir d’identifier les investisseurs finaux, permet de mieux anticiper les risques liés au comportement des différents types d’investisseurs et de stabiliser la gestion de la dette publique. C’est dans cette optique que l’ajout de l’objectif « Améliorer la transparence de la dette publique » s’inscrit. En y intégrant les indicateurs de performance « Montant des primes à l’émission », « Nationalité et classification des détenteurs de la dette publique » et « Montant des décotes à l’émission », le Parlement vise à s’assurer que chaque euro emprunté est clairement et de manière transparente comptabilisé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002733
Dossier : 2733
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à exonérer de TVA les produits métallurgiques et miniers originaires de la Nouvelle-Calédonie,afin de corriger une incohérence fiscale qui les assimile actuellement à des importations étrangères. La mesure soutient la compétitivité du nickel calédonien et renforce la continuité économique entre la Nouvelle-Calédonie et la métropole. Le coût budgétaire de cette mesure serait limité au regard du faible volume d’importations concernées, mais son impact symbolique et économique serait majeur pour la Nouvelle-Calédonie. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002734
Dossier : 2734
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Date inconnue
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Le présent amendement supprime le chèque énergie, qui devrait représenter en 2026 une dépense de plus de 650 M€ pour le budget de l’État. La recevabilité du présent amendement en nouvelle lecture se déduit de la doctrine explicitée par courrier par le président de la commission des finances, selon laquelle « le président de la commission des finances ne devrait pas considérer comme contraires à la règle dite de l’entonnoir les amendements proposant l’introduction de dispositions nouvelles destinées à produire des recettes supplémentaires ou à générer des économies supplémentaires ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002735
Dossier : 2735
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Date inconnue
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Afin de favoriser la transmission des exploitations agricoles à de jeunes agriculteurs, plutôt que leur agrandissement consécutif à la perte d’un associé ou au rachat par un exploitant voisin, il est proposé d’adapter le dispositif prévu à l’article 199 vicies A du Code général des impôts. Cette adaptation consiste à remplacer la réduction d’impôt existante par un crédit d’impôt dédié à la transmission, tout en élargissant le champ du dispositif aux cessions réalisées sans différé de paiement. Depuis plusieurs années, la profession agricole appelle à une mobilisation accrue des leviers fiscaux afin de répondre aux enjeux majeurs du renouvellement des générations en agriculture. L’objectif est de moderniser un dispositif devenu largement obsolète : la réduction d’impôt sur le revenu accordée au titre des intérêts perçus dans le cadre d’un différé de paiement consenti lors de la cession d’une exploitation à un exploitant agricole de moins de quarante ans ou installé depuis moins de cinq ans. Créée au début des années 2000, cette mesure n’a jamais rencontré le succès escompté. Pourtant, le contexte démographique actuel rend indispensable la mise en place d’outils fiscaux plus incitatifs afin de redonner un véritable intérêt économique à la transmission des exploitations agricoles. Les évolutions proposées visent ainsi, d’une part, à ouvrir le dispositif aux ventes ne comportant pas de différé de paiement et, d’autre part, à substituer à la réduction d’impôt un crédit d’impôt, mécanisme plus lisible et plus efficace. Le présent amendement a donc pour ambition de redonner toute sa portée à l’article 199 vicies A du Code général des impôts en instaurant un crédit d’impôt destiné à encourager les cédants à transmettre leurs exploitations à de jeunes agriculteurs. Enfin, il convient de rappeler que, lors des mobilisations agricoles de l’hiver dernier, le Gouvernement s’est engagé à inscrire dans la loi de finances des mesures fiscales ambitieuses en faveur de la transmission des exploitations. En l’absence de propositions à la hauteur de ces engagements, la présente initiative vise à apporter une réponse concrète et structurante à cet enjeu majeur pour l’avenir de l’agriculture française. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002736
Dossier : 2736
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer le crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour congé des exploitants agricoles, en pérennisant le dispositif et en portant de dix-sept à vingt-huit jours le nombre de jours ouvrant droit à cet avantage fiscal. Dans un contexte marqué par une baisse continue du nombre d’exploitants et un déséquilibre entre installations et départs à la retraite, il est indispensable de renforcer l’attractivité du métier agricole. Le crédit d’impôt pour remplacement, qui prend en charge 60 % des dépenses engagées, a démontré son efficacité en facilitant l’accès aux congés pour de nombreux exploitants. Son extension aux vingt-huit premiers jours de congés, à taux constant, ainsi que sa pérennisation, constituent des mesures simples et efficaces. Elles améliorent les conditions de travail des agriculteurs, réduisent les risques psychosociaux et contribuent au dynamisme des territoires ruraux par la création d’emplois durables au sein des services de remplacement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002737
Dossier : 2737
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Date inconnue
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Depuis 1979, les exploitants agricoles bénéficient d’une exonération des plus-values lors de la cession de matériels agricoles, un dispositif qui favorise principalement l’achat et la détention individuelle de machines. En revanche, aucun mécanisme fiscal n’incite aujourd’hui à la mutualisation du matériel au sein de coopératives, notamment des CUMA, alors même que cette pratique répond aux enjeux économiques et écologiques du secteur. Les charges de mécanisation représentent près de 18 milliards d’euros par an pour l’agriculture française, tandis que les CUMA ne concentrent qu’environ 3,7 % de la mécanisation totale. L’absence d’incitation fiscale freine donc le développement de la mécanisation collective, pourtant plus sobre et plus compétitive. Le présent amendement propose la création d’un crédit d’impôt en faveur de la mécanisation collective, imputable sur l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés et remboursable. Ce « crédit d’impôt mécanisation collective » serait fixé à 7,5 % des factures de charges de mécanisation collective émises par les CUMA, au-delà de 500 euros, plafonné à 3 000 euros par an (hors jeunes installés) et conditionné à un engagement de poursuite de l’activité pendant au moins trois ans. Ce dispositif permettrait de réduire les charges de mécanisation, avec un gain potentiel estimé à 15 000 euros par exploitation selon la FNCuma, tout en favorisant une utilisation plus responsable des équipements. Son coût est évalué à 17 millions d’euros par an et serait financé à budget constant par un aménagement de l’exonération des plus-values de cession de matériel agricole. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002738
Dossier : 2738
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Date inconnue
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La décision du Conseil d’État du 30 avril 2024 a précisé que l’exonération des plus-values prévue à l’article 151 septiesdu Code général des impôts ne s’applique pas aux associés récemment entrés dans une société agricole n’ayant pas encore deux exercices complets d’activité. Cette interprétation pénalise les jeunes agriculteurs en les soumettant à l’imposition de plus-values générées avant leur installation, auxquelles ils n’ont pas contribué, et freine les transmissions progressives d’exploitations, notamment pour les bâtiments et le matériel. Elle neutralise en outre les effets du relèvement des seuils d’exonération adopté en loi de finances pour 2025. Le présent amendement vise à neutraliser les plus-values antérieures à l’installation du jeune agriculteur afin d’éviter une charge fiscale excessive lors de la transmission des exploitations. Il permet également d’assurer une égalité de traitement entre exploitations individuelles et sociétés agricoles au regard des plus-values professionnelles. Cette dérogation est strictement réservée aux jeunes agriculteurs bénéficiaires des aides à l’installation, afin de s’inscrire pleinement dans le parcours d’installation et les objectifs de renouvellement des générations en agriculture. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000274
Dossier : 274
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Date inconnue
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Amendement de repli Cet amendement propose de prolonger d’un an de plus, soit jusqu’en 2028, le crédit d’impôt dédié aux dépenses liées à la création, l’exploitation et la numérisation de spectacles de théâtre ou de cirque, qui joue un rôle clé dans le soutien à la création, la compétitivité des entreprises et la vitalité économique de la filière toute entière. Créé en 2021, le crédit d’impôt en faveur des représentations théâtrales d’œuvres dramatiques et de cirque a pour objectif de « soutenir la création, l’exploitation et la numérisation de représentations théâtrales d’œuvres dramatiques et de cirque ». De son côté, le crédit d’impôt dit « spectacle vivant » permet aux entreprises exerçant une activité d’entrepreneur de spectacle vivant, soumises à l’impôt sur les sociétés de bénéficier d’un crédit d’impôt « au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation de représentations théâtrales d’œuvres dramatiques ou de cirque ». Ils constituent ainsi un levier essentiel pour dynamiser le secteur culturel. Ce crédit d’impôt se révèle ainsi particulièrement efficace sur le plan budgétaire. Selon les chiffres communiqués par le syndicat Ekhoscènes, chaque euro investi génère en moyenne 2,40 euros de recettes fiscales et sociales. Il soutient directement l’emploi dans le secteur artistique et technique, encourage la professionnalisation des équipes et consolide l’ensemble de la filière du spectacle vivant. Preuve de son efficacité, il a d’ores et déjà été prolongé jusqu’en 2027 par la loi de finances pour 2024, le crédit d’impôt pour le théâtre et pour le cirque. Toutefois, pour que cette dynamique puisse prospérer, il faut pouvoir offrir aux acteurs du secteur une stabilité suffisante. C’est ce qui leur permettra d’engager des investissements durables. Ce soutien contribue également à faire rayonner le spectacle vivant français à l’international, dans un contexte de forte concurrence. Le c permet en effet de renforcer la prise de risque artistique, de stimuler la créativité et de favoriser l’émergence de nouvelles formes scéniques et artistiques. Il apporte aux producteurs un cadre économique plus sécurisé, propice à la production de projets ambitieux et innovants. En outre, ce mécanisme participe activement à la résilience du secteur, mis à l’épreuve ces dernières années, notamment par la crise sanitaire, l’inflation ou encore l’augmentation des coûts. Il aide à maintenir les équilibres économiques, à soutenir la capacité d’investissement et à accompagner les mutations, notamment écologiques et numériques, engagées par les structures culturelles. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000275
Dossier : 275
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à permettre aux régions qui le souhaitent d’instaurer, par délibération, une taxe additionnelle à la taxe de séjour, dans la limite de 200 %. Ce dispositif reprend le modèle déjà appliqué en Île-de-France depuis la loi de finances pour 2024, afin de soutenir les investissements nécessaires au développement des transports sans accroître la charge pesant sur les contributeurs du versement mobilité. L’amendement offrirait la même faculté à d’autres régions, notamment la Corse, la Martinique et la Guyane, afin qu’elles puissent adapter leurs modes de financement à leurs besoins et à leurs contraintes territoriales. Il appartiendrait à chaque conseil régional de décider de la pertinence de cette mesure et du taux applicable. Cette flexibilité permettrait de mieux équilibrer le financement entre taxe de séjour et versement mobilité, allégeant ainsi la pression sur les entreprises locales. La Région Bretagne illustre pleinement l’intérêt d’un tel outil. Elle a financé sur ses fonds propres, avec les collectivités bretonnes, la LGV Bretagne–Pays de la Loire, sans bénéficier d’accompagnement fiscal, et développe aujourd’hui un SERM à rayonnement régional. En raison de sa situation périphérique, elle assume des coûts supplémentaires pour garantir un aménagement équilibré de son territoire, notamment la desserte TGV jusqu’à la pointe bretonne. Une taxe de séjour additionnelle régionale constituerait donc un levier adapté pour soutenir le financement des infrastructures et services de transport, tout en pouvant être mobilisée par d’autres régions confrontées à des enjeux similaires. Cet amendement a été travaillé avec la Région Bretagne |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002755
Dossier : 2755
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Date inconnue
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Depuis le début des années 2000, l’hébergement des sans-abri a fortement augmenté en réponse à la croissance des besoins. En dix ans, les crédits de l’État pour ce secteur ont triplé, atteignant 3,2 milliards d’euros en 2023, finançant un parc de 334 000 places (deux tiers des places dans le cadre de l’hébergement d’urgence dit de droit commun, géré par le ministère chargé du logement, et un tiers des places pour l’hébergement des demandeurs d’asile, du ministère de l’intérieur (Cour des comptes). La recevabilité du présent amendement en nouvelle lecture se déduit de la doctrine explicitée par courrier par le président de la commission des finances, selon laquelle « le président de la commission des finances ne devrait pas considérer comme contraires à la règle dite de l’entonnoir les amendements proposant l’introduction de dispositions nouvelles destinées à produire des recettes supplémentaires ou à générer des économies supplémentaires ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002757
Dossier : 2757
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de rétablir les dispositions prévoyant un recentrage du dispositif de déduction exceptionnelle en faveur des poids lourds et véhicules légers qui utilisent des énergies propres aux seuls véhicules à émission nulle. Cette mesure permettra de renforcer la cohérence du dispositif d’incitation à l’acquisition des poids lourds et véhicules propres les moins polluants avec la trajectoire de réduction des émissions issues du transport routier, en concentrant les incitations sur les motorisations les plus vertueuses au regard des émissions de gaz à effet de serre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002758
Dossier : 2758
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Date inconnue
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Cet amendement vise à indexer sur l’inflation le tarif de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers, afin d’en préserver le rendement réel. En l’absence d’indexation, l’inflation réduit mécaniquement la valeur du produit de cette taxe, fragilisant le financement des politiques de solidarité internationale qu’elle soutient. Cette mesure constitue également un moyen pertinent de compenser partiellement l’absence de taxation du kérosène, sur laquelle il est difficile d’agir unilatéralement en raison des contraintes du droit communautaire et international. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002760
Dossier : 2760
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à augmenter la taxation des produits phytopharmaceutiques redevable par les détenteurs d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) sur leur chiffre d’affaires des ventes de produits réalisés en France. Les pollutions de l’eau potable conduisent à des gouffres financiers. En France, les coûts de traitement liés à la pollution de l’eau potable par les pesticides et les engrais azotés minéraux sont estimés entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros par an (UFC – Que choisir, Générations Futures, « Pesticides dans l’eau du robinet », avril 2021). Cependant, ces chiffres sont très probablement sous-évalués, car ils n’ont pas été réactualisés depuis plus de dix ans et ils ne prennent absolument pas en compte les dépenses de santé induites. Une partie de cette somme colossale consacrée à ne traiter que partiellement la pollution de l’eau pourrait plus utilement être investie dans la prévention. Car globalement, nous estimons que le coût de la réparation serait trois fois supérieur au coût de la prévention. En parallèle, les fabricants de produits phytosanitaires engrangent des profits énormes. C’est à eux de payer la facture des pollutions, pas aux usagers du service d’eau. Taxer l’industrie des pesticides, c’est aussi pouvoir accompagner les agricultrices et les agriculteurs dépendant des produits phytosanitaires vers une transition agroécologique. Si rien n’est fait, le prix de notre eau au robinet pourrait doubler dans les prochaines années. Et les collectivités seront de plus en plus confrontées à des impasses techniques et financières. Le présent amendement prévoit ainsi un prélèvement complémentaire pour l’année 2026 de 2,6 % sur la taxe sur les produits phytopharmaceutiques. Le taux actuel de la taxe est en effet fixé par le Gouvernement à 0,9 % depuis l’arrêté du 27 février 2020 fixant le taux de la taxe sur la vente de produits phytopharmaceutiques. Le rendement prévisionnel de cette taxe pour l’année 2025 est établi à 4,179 millions d’euros ; un montant bien faible au regard des 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires de l’industrie phytopharmaceutique. Ce rendement est inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002766
Dossier : 2766
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Date inconnue
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Le présent amendement vise reporter d’un an la date d’entrée en vigueur de la redevance prévu à l’article 4 de la loi n° 2025-188 du 27 février 2025 visant à protéger la population des risques liés aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées. Ce report est motivé par le grand nombre de décrets que l’administration va devoir prendre afin de rendre opérationnel cette redevance, nécessitant des consultations préalables, sur plusieurs paramètres : (i) La liste des substances proposées, (ii) les modalités analytiques et de surveillance et (ii) la typologie des redevables (aujourd’hui entre 15 000 et 20 000 entreprises seraient concernées alors que certaines n’émettent pas et n’ont jamais émis de PFAS), soit : Sans ces décrets qui précisent les règles de détermination de l’assiette prévues à l’article L. 213-10-2 du code de l’environnement il ne sera pas possible pour les entreprises de mettre en œuvre la surveillance permettant de déterminer l’assiette de la redevance et il ne sera pas possible aux agences de l’eau de calculer de manière opérationnelle la masse de PFAS à taxer. Il faut noter qu’aucune étude d’impact économique n’a encore été réalisée, notamment sur les PME et qu’aucun bilan global de la précédente campagne de mesure prescrite en 2023 n’a été communiquée, permettant de mieux identifier les substances rejetées dans l’eau. Enfin, en l’absence de normes de mesure clairement préétablies pour l’ensemble des substances visées, l’égalité entre les entreprises ne pourrait pas être assurée. Ce report d’un an serait également nécessaire afin de permettre aux entreprises émettrices de réaliser les investissements importants (plusieurs millions d’euros pour certains sites) visant à mettre en place les dispositifs de traitement réduisant fortement les émissions (de plus de 80%) voire à les supprimer. La mise en œuvre de la redevance dès 2026 mobiliserait des moyens financiers qui pourraient être plus utilement employés dans ces investissements et dans la mise en place des procédures d’autosurveillance. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002767
Dossier : 2767
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Non renseignée
Date inconnue
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Le dispositif vient élargir l’assiette de l’IFI en y intégrant la fortune financière dite non professionnelle : placements dans des fonds d’investissement, assurance vie, etc. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002773
Dossier : 2773
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable. Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable. Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances. Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants. Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement. Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002775
Dossier : 2775
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à instaurer une surtaxe de 0,3 % sur les paris sportifs pour le financement des maisons sport-santé. Le modèle économique des maisons sport-santé (MSS) est en grande fragilité, avec un niveau médian d’accompagnement public estimé à 12 000 euros, alors que les besoins planchers des MSS sont appréciés à 50 000 euros par an, en l’absence de reconnaissance financière de l’activité physique adaptée. Le rapport de la mission interministérielle sport-santé – dit rapport « Delandre » – d’avril 2025 expose que sur les 573 maisons sport-santé existantes actuellement, 94 % considèrent posséder un modèle économique précaire et 20,8 % déclarent même être en situation déficitaire. Une des 72 recommandations de ce rapport est ainsi de réaffecter 30 % de l’enveloppe des taxes affectées sur les paris sportifs vers le sport-santé et le soutien financier aux MSS. Le présent amendement s’inscrit en cohérence. Ce prélèvement complémentaire permettrait ainsi de participer à la pérennisation des maisons sport- santé, qui maillent et irriguent le territoire hexagonal et ultramarin. Cette mesure devrait engendrer un rendement de 5 300 000 euros pour l'année 2026, soit un rendement inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002776
Dossier : 2776
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement du groupe écologiste et social vise à supprimer, pour le projet de loi de finances pour 2026, la reconduction du dispositif de lissage conjoncturel des ressources des collectivités territoriales (DILICO). Initialement prévu à titre exceptionnel dans le cadre du PLF 2025, ce dispositif ne devait pas être prolongé. Sa reconduction en 2026 placerait une nouvelle fois les collectivités territoriales dans une situation d’incertitude budgétaire majeure, au moment même où elles élaborent leurs budgets. Ce dispositif impose aux exécutifs locaux des choix financiers contraints, souvent au détriment des investissements nécessaires à la transition écologique et à la cohésion sociale. Dans son rapport sur les finances publiques locales, la Cour des comptes souligne elle-même « au-delà de 2025, un effet incertain sur les recettes des collectivités et sur le solde de l’État » ainsi qu’« une efficacité incertaine du prélèvement pour réduire le besoin de financement des collectivités ». Par ailleurs, le maintien du DILICO constitue une atteinte à la libre administration et à l’autonomie financière des collectivités territoriales, principes pourtant garantis par la Constitution. En continuant à prélever près de 2 milliards d’euros supplémentaires sur les budgets locaux, l’État accentuerait la pression sur des collectivités déjà fortement sollicitées. Selon André Laignel, président du comité des finances locales, ce sont au total près de 7,5 milliards d’euros d’efforts qui seraient demandés aux collectivités cette année encore. Pourtant, les collectivités territoriales sont des acteurs essentiels de la transition écologique et des boucliers sociaux de proximité. Les fragiliser financièrement, c’est compromettre leur capacité à agir pour la transition écologique et dans leur rôle de bouclier social. C’est pourquoi le groupe écologiste et social propose, par le présent amendement, de mettre un terme à la reconduction du dispositif DILICO dans le PLF 2026, afin de préserver l’autonomie financière des collectivités territoriales et de leur redonner les moyens d’agir au service de la transition écologique et sociale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002777
Dossier : 2777
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Non renseignée
Date inconnue
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Eu égard au coût de la mesure prévue à l’article 12 octies du présent projet de loi de finances et afin d’éviter toute distorsion fiscale dans les choix de mise en location des biens, le présent amendement prévoit que la capacité de déduction des amortissements relatifs aux locaux d’habitation meublés sera soumise à un plafonnement équivalent à celui qui s’appliquera à la location nue, pour les loueurs en meublés non professionnels. Cette mesure participe à l’objectif de résorber le déséquilibre existant entre les régimes fiscaux applicables à la location nue et à la location meublée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002783
Dossier : 2783
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Date inconnue
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés, adopté en commission des affaires économiques et en commission des finances en première lecture, vise à supprimer cet article qui engage la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC). L’INC est un institut public qui s’apprête à fêter son 60e anniversaire, un nombre qui rappelle son apport le plus connu par les Français : le magazine 60 millions de consommateurs. L’établissement est d’abord un centre de ressources et d’expertise pour l’ensemble des acteurs, notamment associatifs, qui accompagnent les consommateurs au quotidien dans l’identification des fraudes et abus et la défense de leurs droits. Au travers de son magazine l’institut a permis, au fil des années, de faire émerger de nombreux scandales en matière de santé ou de sécurité qui ont permis des évolutions de la législation ou de la réglementation, contribuant ainsi à mieux protéger nos concitoyens au quotidien. La suppression de l’INC et la privatisation de son magazine porterait un coup dur et probablement fatal à cette mission, tant la dépendance à des intérêts privés est incompatible par nature avec la préservation d’intérêts économiques rarement alignés avec ceux des consommateurs. Dès lors, il apparaît non seulement essentiel de préserver l’existence et le caractère public de ces outils mais il conviendra également d’en rehausser les moyens. Nous proposons donc la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002786
Dossier : 2786
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Date inconnue
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Cet article vise à freiner la progression des aides personnelles au logement (APL) et introduit une mesure relative aux APL versées aux étudiants extra-communautaires. Ce amendement de replis supprime le gel des APL. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002790
Dossier : 2790
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002792
Dossier : 2792
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Date inconnue
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Le présent amendement des députés Socialistes et apparentés et proposé par les Jeunes socialistes vise à supprimer l’article 67 du projet de loi de finances pour 2026. L’article 67 du PLF 2026 prévoit d’exclure les étudiants extra-communautaires de l’éligibilité aux aides personnelles au logement (APL), au motif que cette mesure permettrait de dégager 54 millions d’euros d’économies pour l’État. En ajoutant le gel général des APL à hauteur de 54 millions d’euros également, ce sont 108 millions d’euros d’économies qui seraient réalisées sur le dos des jeunes et des publics les plus précaires. Or, aucun élément chiffré n’est fourni dans l’exposé des motifs du Gouvernement pour justifier cette estimation de 54 millions d’euros d’économies liées à l’éviction des étudiants extra-communautaires. Aucun nombre précis de bénéficiaires actuels ni de projection n’est communiqué. Cette absence de données rend la mesure non seulement opaque, mais également infondée sur le plan budgétaire. Sur le fond, cette restriction introduit une discrimination manifeste entre étudiants selon leur nationalité et leur durée de séjour sur le territoire français. En conditionnant l’accès aux aides au logement à une durée minimale de séjour de deux ans pour les étudiants extra-communautaires, le Gouvernement instaure une inégalité de traitement contraire aux principes de justice sociale et d’égalité républicaine. Les étudiants étrangers en situation régulière participent pleinement à la vie économique nationale. Par le paiement de leur loyer, leurs dépenses courantes et leur contribution à la fiscalité indirecte (TVA, taxe d’habitation sur les résidences universitaires, etc.), ils contribuent à l’économie française tout autant que leurs pairs français ou européens. Les priver de l’accès aux aides personnelles au logement reviendrait à accroître leur précarité, déjà accentuée par les coûts liés à l’expatriation (frais de visa, dépôt de garantie, assurance, etc.). Cette mesure risquerait de fragiliser leur réussite universitaire, en les contraignant à cumuler plusieurs emplois précaires ou à recourir à des solutions de logement indignes. Enfin, cette disposition aurait un effet délétère sur l’attractivité internationale de la France. Dans un contexte de concurrence accrue entre les pays pour attirer les talents et les étudiants étrangers, un tel signal de fermeture serait particulièrement contre-productif pour nos établissements d’enseignement supérieur et notre diplomatie universitaire. Au regard de ces éléments, la suppression de l’article 67 s’impose. Elle constitue un acte de cohérence et de justice, réaffirmant que la solidarité nationale et l’accès au logement doivent demeurer des droits universels, indépendamment de la nationalité, dès lors que les étudiants résident légalement sur le territoire français. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002794
Dossier : 2794
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002801
Dossier : 2801
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Date inconnue
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Cet amendement propose de modifier l'article L. 453‑70 du code des impositions sur les biens et services pour augmenter le taux de la taxe sur les services numériques de 3% à 6% du chiffre d'affaires généré en France par l'activité des géants du numérique (GAFAM) ayant un chiffre d'affaires mondial supérieur à 2 Milliards d'Euros ou qui sont définit comme des "très grandes plateformes en ligne" ou des "très grands moteurs de recherche en ligne" dans le Règlement sur les services numériques. Ces entreprises paient un impôt effectif deux fois moins élevé que les entreprises traditionnelles. Leur capacité d'innovation n'est pas que technologique, elle est également fiscale. En profitant du cadre de la libre circulation des capitaux dans l'UE et en rapatriant leurs profits en Irlande ou au Luxembourg, le comportement des GAFAM aboutit à cette situation intolérable où un chiffre d’affaires de plusieurs milliards ne produit que quelques dizaines de millions de rentrées fiscales. D'un rendement attendu d'environ 700 millions d'euros, cet amendement opère une coordination, conformément à la décision du Conseil constitutionnel n° 2011-642 DC du 15 décembre 2011, avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade le solde budgétaire de l'Etat de plus de 6 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002803
Dossier : 2803
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Date inconnue
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. Cette disposition introduit une rétroactivité au 1er janvier 2025, que le Gouvernement justifie par la volonté de corriger un déséquilibre contractuel et de réduire les dépenses publiques à hauteur de 150 M€ par an. Une telle approche soulève de très sérieuses problématiques, tant sur le plan juridique qu’économique et politique. Sur le plan juridique, elle menace nécessairement la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, la volonté des acteurs économiques à investir à long terme dans le secteur énergétique français sera fragilisée. Sur le plan économique, cette mesure rétroactive aurait des effets significatifs pour la filière photovoltaïque, qui repose sur des investissements de long terme. Les économies annoncées — environ 150 M€ par an — apparaissent marginales au regard des bénéfices économiques, fiscaux et sociaux qu’apporte la filière solaire aujourd’hui : 60000 emplois locaux, des recettes fiscales pour les collectivités, une réduction significative des importations d’énergie et une contribution à la sécurité d’approvisionnement. Cette mesure fragiliserait également de nombreuses entreprises, notamment des PME territoriales, qui participent activement à la maintenance et à l’exploitation des centrales photovoltaïques. En outre, la stabilité du cadre et la qualité de la « signature » de l’État ont jusqu’à présent permis d’attirer des capitaux pour financer la transition énergétique et notamment des acteurs souhaitant doter la France d’une capacité de production industrielle dans le secteur solaire. Remettre en cause ces engagements menace les projets industriels à venir, notamment les gigafactories, et la cohérence avec le plan de relance, qui vise la réindustrialisation de la France dans les filières stratégiques pour la transition écologique. En conséquence, le présent amendement vise à supprimer les dispositions de l’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 portant sur la révision de certains contrats de production photovoltaïque. Il a pour objectif de préserver la sécurité juridique des contrats conclus avec l’État, la confiance des investisseurs dans la stabilité du cadre public ainsi que la pérennité économique d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la réindustrialisation du pays. En somme, il s’agit de garantir la crédibilité de la France comme partenaire fiable et attractif pour les investissements durables. Cet amendement a été travaillé avec le SER. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002804
Dossier : 2804
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002805
Dossier : 2805
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Date inconnue
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Cet amendement propose de supprimer l’abattement de 66 % dont bénéficient les opérateurs permettant l’accès à des contenus audiovisuels créés par des utilisateurs privés à des fins de partage (YouTube, TikTok, etc.). En effet, le modèle économique de ces plateformes a évolué ces dernières années ; elles sont désormais des acteurs systémiques ayant une influence massive, et rien ne justifie plus le fait de leur accorder un abattement de 66 %, ce qui portait le taux de la taxe à seulement 1,75 %. Les opérateurs traditionnels (chaînes de télévision publiques et privées) paient une taxe de 5,15 %. Or, il est nécessaire d’instaurer une égalité entre les opérateurs traditionnels et les géants du numérique. Cet amendement permet de supprimer la distorsion de concurrence entre les plateformes numériques (Youtube, TikTok...) qui bénéficient d'un abattement de 66%, les chaines de télévision et les fournisseurs de vidéos à la demande (Netflix, AmazonPrime...) qui ne bénéficient pas de cet abattement. D'un rendement attendu d'environ 86 millions d'euros, cet amendement opère une coordination, conformément à la décision du Conseil constitutionnel n° 2011-642 DC du 15 décembre 2011, avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade le solde budgétaire de l'Etat de plus de 6 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002806
Dossier : 2806
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002807
Dossier : 2807
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002809
Dossier : 2809
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Date inconnue
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Cet amendement vise à générer des recettes supplémentaires pour les finances publiques. Il se présente ainsi comme une exception à la règle de l’entonnoir, justifiée par la détérioration des comptes publics. La taxe sur les transactions financières (TTF), instaurée en 2012, constitue un instrument fiscal essentiel de justice fiscale et de financement. Deux leviers permettent aujourd’hui d’en renforcer l’efficacité : le relèvement du taux et la modernisation du dispositif de collecte. En premier lieu, le taux nominal de la TTF avait été porté à 0,6 % par un vote de l’Assemblée nationale lors de l’examen de la loi de finances pour 2025, traduisant une volonté politique claire et transpartisane de mieux faire contribuer le secteur financier. Cette disposition a toutefois disparu de la version finale promulguée. Cet amendement propose ainsi un taux de 0,5 % afin de se rapprocher de la décision du Législateur en 2024, et de dégager p d’euros supplémentaires. En second lieu, le recouvrement de la TTF repose aujourd’hui sur Euroclear France. Ce dispositif, régi par un protocole de 2012, est unique dans le paysage fiscal français puisqu’il confie la collecte à un tiers non redevable légal. Le Rapport sur l’application de la législation fiscale (RALF), présenté récemment au sein de notre commission, ainsi que la Cour des comptes, ont souligné à plusieurs reprises les limites de ce système : absence de bilan du protocole, contrôle insuffisant, opacité sur la rémunération d’Euroclear et difficulté de suivi budgétaire. Pour renforcer la transparence et la maîtrise publique, il est proposé de recentraliser la collecte auprès de la DGFiP, en s’appuyant sur les registres RDT2 prévus par le règlement européen MiFIR. Cette évolution permettrait une collecte automatisée, exhaustive et mieux contrôlée, tout en garantissant la sécurisation des recettes fiscales. En portant le taux de la TTF au niveau initialement voté par l’Assemblée nationale et en modernisant son mode de recouvrement, le présent amendement vise à assurer la cohérence de la décision budgétaire, sécuriser les recettes fiscales et renforcer la légitimité de la TTF au service de l’intérêt général. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000281
Dossier : 281
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt service à la personne (CISAP) est consubstantiel au statut fiscal du particulier employeur. En effet, le particulier employeur n’étant pas un employeur professionnel, il ne peut déduire de son impôt sur le revenu la charge liée à l’emploi qu’il crée. Le crédit d’impôt, universel depuis 2017, constitue un outil puissant de lutte contre le travail dissimulé à tel point que l’évolution de celui-ci a un impact direct sur le taux de déclaration. Ainsi, il est estimé qu’en 1991, au moment de la création de la réduction d’impôt, le taux de l’emploi dissimulé atteignait 50 % contre moins de 20 % aujourd’hui. La création d’emplois supplémentaires et déclarés se conjugue, elle aussi, à la dynamique du crédit d’impôt, renforcée par l’avance immédiate mise en place en janvier 2022 pour l’emploi à domicile. Cette mesure favorable au pouvoir d’achat des Français soutient la création d’emplois déclarés de proximité. En outre, le crédit d’impôt favorise la solvabilisation du particulier employeur qui, s’il ne répondait pas lui-même aux besoins motivant la création de l’emploi, reposerait sur le système public. Ainsi, le statut fiscal du particulier employeur participe d’activités essentielles telles que l’accueil du jeune enfant, l’accompagnement de la personne en perte d’autonomie ou en situation de handicap mais également à l’articulation des temps de vie. Toutefois, le particulier employeur pâtit de l’amalgame avec les organismes de service à la personne (OSP). En effet :
Ceci, alors même que le secteur de l’emploi à domicile est moins cher pour les finances publiques et plus rémunérateur pour les salariés. Il est donc essentiel de clarifier le statut fiscal du particulier employeur par la scission du CISAP en deux crédits d’impôt distincts : le CISAP pour les OSP et le crédit d’impôt particulier employeur (CIPE) pour les particuliers employeurs. C’est tout l’objectif de cet amendement, neutre pour les finances publiques. Par ailleurs, l’établissement d’un crédit d’impôt dédié aux particuliers employeurs pourrait s’accompagner d’une révision de la liste des activités éligibles, autrement dit, d’une rationalisation du périmètre du CISAP et du CIPE. En effet, certaines activités ne se justifient plus dans un contexte budgétaire très dégradé :
Cette révision du périmètre permettrait de dégager des économies substantielles pour les finances publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002811
Dossier : 2811
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Date inconnue
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Suppression de cet article adopté au Sénat s’attaquant à l’AME. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002812
Dossier : 2812
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Date inconnue
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Cet amendement propose la création d’un « jaune budgétaire » dédié à la santé mentale. La santé mentale représente un enjeu majeur de santé publique, touchant un grand nombre de nos concitoyens. Les moyens y afférant sont dispersés entre différents programmes budgétaires et acteurs institutionnels, ce qui empêche une vision globale et transparente des ressources affectées à cette politique publique. Aucune présentation consolidée et lisible de la politique publique en santé mentale et en psychiatrie n’existe à ce jour. Le présent amendement propose donc d’inscrire la politique de santé mentale et de psychiatrie parmi les jaunes budgétaires présentés en annexe du budget de l’État. Cette création permettra de mieux identifier les crédits et les actions menés par l’État, la sécurité sociale et leurs opérateurs dans ce domaine.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002813
Dossier : 2813
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Date inconnue
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Cet amendement d’appel demande au Gouvernement la remise d’un rapport au Parlement sur l’impact de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) sur les collectivités territoriales et les résultats obtenus en matière de recyclage plastique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002814
Dossier : 2814
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Date inconnue
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Cet amendement propose la création d’un « orange budgétaire » dédié à la santé environnement. Actuellement, les crédits budgétaires alloués à la santé environnement sont dispersés entre plusieurs ministères, directions, programmes et de multiples acteurs, ce qui rend leur suivi difficile. Cet outil permettra de rassembler l’ensemble des moyens budgétaires consacrés à cette politique dans un document unique, offrant ainsi une visibilité complète et cohérente sur les crédits alloués à la santé environnement et les plans nationaux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002815
Dossier : 2815
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Date inconnue
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La loi n° 2025‑188 du 27 février 2025 a instauré une redevance sur les personnes rejetant dans l’eau des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS). Le tarif de la redevance est de 100 euros par 100 grammes de PFAS rejetés dans l’eau. Elle complète le dispositif de redevance sur les substances de PFAS et concerne les producteurs donc en amont. et non pas en aval de l'utilisation de ces substances.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002816
Dossier : 2816
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Date inconnue
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Les pôles de compétitivité, au cœur de la dynamique d’innovation en France, jouent un rôle essentiel pour attirer des investissements privés et renforcer la compétitivité nationale. En phase 5 de leur mission (2023-2026), l’État s’était engagé à leur fournir une dotation annuelle de 9 millions d’euros pour garantir leur fonctionnement et soutenir l’économie locale via les collaborations entre PME, ETI, et grands groupes. Supprimer cette dotation affaiblirait l’impact des pôles dans les territoires, risquant de freiner l’innovation et l’attractivité de la France. Los des discussions dans les deux Chambres et notamment au Sénat, il a été précisé que des crédits avaient été ouverts dans le PLF 2025 avec un report garanti sur 2026. Aussi, l'amendement appelle le Gouvernement à lever le gage en confirmant le report de crédits effectif.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002826
Dossier : 2826
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Date inconnue
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Cet amendement vise à générer des recettes supplémentaires pour les finances publiques. Il se présente ainsi comme une exception à la règle de l’entonnoir, justifiée par la détérioration des comptes publics. La taxe sur les transactions financières (TTF), instaurée en 2012, constitue un instrument fiscal essentiel de justice fiscale et de financement. Deux leviers permettent aujourd’hui d’en renforcer l’efficacité : le relèvement du taux et la modernisation du dispositif de collecte. En premier lieu, le taux nominal de la TTF avait été porté à 0,6 % par un vote de l’Assemblée nationale lors de l’examen de la loi de finances pour 2025, traduisant une volonté politique claire et transpartisane de mieux faire contribuer le secteur financier. Cette disposition a toutefois disparu de la version finale promulguée. Revenir à ce taux de 0,6 % permet de restaurer la décision initiale de la représentation nationale et de dégager près de 2 milliards d’euros supplémentaires pour financer des priorités publiques majeures, notamment dans les domaines écologique et social. En second lieu, le recouvrement de la TTF repose aujourd’hui sur Euroclear France. Ce dispositif, régi par un protocole de 2012, est unique dans le paysage fiscal français puisqu’il confie la collecte à un tiers non redevable légal. Le Rapport sur l’application de la législation fiscale (RALF), présenté récemment au sein de notre commission, ainsi que la Cour des comptes, ont souligné à plusieurs reprises les limites de ce système : absence de bilan du protocole, contrôle insuffisant, opacité sur la rémunération d’Euroclear et difficulté de suivi budgétaire. Pour renforcer la transparence et la maîtrise publique, il est proposé de recentraliser la collecte auprès de la DGFiP, en s’appuyant sur les registres RDT2 prévus par le règlement européen MiFIR. Cette évolution permettrait une collecte automatisée, exhaustive et mieux contrôlée, tout en garantissant la sécurisation des recettes fiscales. En portant le taux de la TTF au niveau initialement voté par l’Assemblée nationale et en modernisant son mode de recouvrement, le présent amendement vise à assurer la cohérence de la décision budgétaire, sécuriser les recettes fiscales et renforcer la légitimité de la TTF au service de l’intérêt général. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002827
Dossier : 2827
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Date inconnue
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Cet article créé au Sénat supprime le bénéfice de l’AAH pour les personnes incarcérées. Le Groupe socialistes et apparentés s’oppose à ce dispositif, mêlant stigmatisation et diagnostic erroné des causes du dérapage de nos finances publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002828
Dossier : 2828
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Non renseignée
Date inconnue
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La France est sans aucun doute l’un des Etats européens les plus avancé dans la mise en place de la Responsabilité Elargie des Producteurs (REP). Mise en place progressivement depuis 1993, et étendue à 11 nouvelles filières par la loi AGEC de 2020, la vingtaine de filières REP actuellement déployées concernent des produits aussi variés que les pneumatiques, les matériaux de construction, les équipements électriques et électroniques, les éléments d’ameublement, les médicaments, ou les emballages. Au sein de ces filières, régies par les articles L541-10 et suivants du code de l’Environnement, ce sont les producteurs, c’est-à-dire les personnes responsables de la mise sur le marché de ces produits, qui sont responsables de financer ou d’organiser la prévention ainsi que la gestion des déchets issus de la fin de vie de ces produits, en application du principe de pollueur-payeur, par une écocontribution intégrée au prix de vente du produit soumis à la REP, dont le montant est décidé par l’éco-organisme. Seulement, de nombreux éco-organismes constatent aujourd’hui deux dysfonctionnements majeurs en matière de versement des écocontributions. En premier lieu, les montants des écocontributions, intégrées dans le prix initial du produit, peuvent subir une inflation importante du fait de l’application de marges successives à chaque étape intermédiaire de vente entre la sortie de la production et la vente au consommateur final, si bien que cela participe à l’inflation des produits soumis à la REP. En second lieu, l’absence de visibilité de l’écocontribution sur les factures de vente rend plus difficile la caractérisation de la fraude pour les metteurs en marché qui ne respecteraient pas leur obligation de financement de la filière REP. Enfin, un certain nombre de produits (Bois, jouets) ne sont soumis que partiellement à l’écocontribution visible, selon la filière de rattachement, ce qui est source de complexité pour les entreprises : les jeux électroniques (filière DEEE) sont soumis à la visible fee, mais pas les jeux conventionnels. Les panneaux de bois d’ameublement et textiles d’ameublement sont soumis à la visible fee, mais pas les panneaux de bois de construction, ni les textiles d’habillement. Aussi, pour limiter ces fraudes à l’écocontribution quipénalisent principalement les industriels qui respectent la règlementation et les éco-organismes qui financent la gestion de la fin de vie des produits, pour Pour répondre à la question de l’inflation de son montant, et pour simplifier la vie économique des entreprises dont les produits appartiennent à plusieurs filières, cet amendement entend, pour les filières visées (bâtiment, textiles, jouets, articles de sport, pneumatiques, bricolage, jardin, navires de plaisance), mettre en place d’une part une ligne séparée(visible fee), sur les factures entre professionnels, et d’autre part, interdire toute réfaction comme les prises de marge sur le montant de l’écocontribution. Tel est le sens du présent amendement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002829
Dossier : 2829
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Date inconnue
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L'objectif de cet amendement est de créer deux nouveaux indicateurs de performances au sein de l'objectif "garantir l'efficience du dispositif d'aide juridictionnelle" du programme 101 "accès au droit et à la justice" de la mission justice. Ces nouveaux indicateurs, dédiés procédures liées à des violences sexistes et sexuelles et à des violences intrafamiliales, sont nécessaires pour une meilleure lisibilité et une meilleur visibilité de nos besoins en matière d'aides juridictionnelles. Leur mise en oeuvre est essentielle pour garantir une lisibilité renforcée de l'activité juridictionnelle dans ces domaines mais aussi pour assurer une visibilité précise et objectivée de nos besoins en matière d'aide juridictionnelle. L'absence de tels indicateurs ne nous permet pas aujourd'hui d'évaluer correctement l'ampleur des demandes, d'anticiper l'évolution des besoins et donc, in fine, d'allouer de manière cohérente et suffisantes les crédits nécessaires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000283
Dossier : 283
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Date inconnue
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Dans une optique de rationalisation de nos dépenses publiques et face aux phénomènes de fraudes massives dans le cadre du crédit d’impôt lié aux services à la personne ; le présent amendement propose de diminuer le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile – fixé à 12 000 euros actuellement – en l’abaissant à 10 000 euros. La limite de 10 000 € est portée à 12 000 € pour la première année d’imposition pour laquelle le contribuable bénéficie des dispositions du présent article au titre du a du 1. Néanmoins, pour continuer à préserver la qualité des soins apportés aux personnes les plus vulnérables, la limite portée à 20 000 euros demeure inchangée pour les personnes dites invalides ainsi que pour les contribuables ayant à leur charge une personne, vivant sous leur toit, ou un enfant donnant droit au complément d’allocation d’éducation de l’enfant en situation de handicap. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002833
Dossier : 2833
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Date inconnue
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Le Groupe socialistes et apparentés s’oppose aux mesures d’économies faisant porter sur les agents contractuels et fonctionnaires le poids des dérapages des comptes publiques, principalement imputable à un décrochage des recettes depuis 2017. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002834
Dossier : 2834
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Date inconnue
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Cet amendement vise à prolonger jusqu’au 31 décembre 2027 l’exonération des donations intra-familiales jusqu’à 100 000 euros visant à réaliser des travaux de rénovation énergétique d’un logement principal. Cette mesure, introduite par la loi de finances 2025, doit contribuer à débloquer le financement de travaux de rénovation au bénéfice de l’amélioration énergétique des logements. Or, cette mesure n’est concrètement entrée en vigueur qu’au mois de septembre dernier après les précisions de l’administration fiscale. Il convient donc de repousser la date de fin du dispositif afin qu’il soit pleinement opérant. Par ailleurs, l’amendement vise à sécuriser le périmètre des travaux et équipements éligibles à cette disposition afin d’éviter les conséquences d’instabilités réglementaires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002836
Dossier : 2836
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à prolonger jusqu’au 31 décembre 2027 la possibilité pour les propriétaires bailleurs de déduire jusqu’à 21 400 euros de déficit foncier de leur revenu global lorsqu’ils réalisent des travaux de rénovation énergétique sur leur logement. Cette disposition s’applique dès lors que le logement passe d'une classe énergétique E, F ou G, à une classe de performance énergétique A, B, C ou D. Cette mesure incitative doit prendre fin le 31 décembre 2025 alors même que ses modalités techniques d’application n’ont été publiées au BOFIP que le 16 septembre 2025. Dès lors, il convient de laisser le temps nécessaire à la pleine application de cette mesure durant deux années, dans un contexte de recul d’activité sensible de la rénovation énergétique et d’interdiction à la location des logements classés F au 1er janvier 2028. Les travaux se feront au bénéfice des locataires, de leur confort et de leur pouvoir d’achat, autant qu’ils contribueront à la diminution de notre empreinte carbone et sans risquer d'accroître la pénurie de logements en 2028. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002838
Dossier : 2838
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer la disposition adoptée par le Sénat conditionnant l’application du taux réduit de TVA à 5,5 % pour la pose, l’installation et l’entretien de panneaux photovoltaïques à l’intervention d’un installateur titulaire d’un signe ou label de qualité, notamment la qualification RGE. Un tel conditionnement va à l’encontre de l’objectif d’un accès réellement ouvert, simplifié et équitable au marché de la transition énergétique pour l’ensemble des artisans du bâtiment. En subordonnant le bénéfice d’un taux de TVA réduit à la détention d’une certification, cette mesure introduit une restriction disproportionnée et discriminante à l’exercice de l’activité. Cette disposition est d’autant plus contestable que les difficultés liées à l’obtention et au maintien de la qualification RGE, en particulier pour les entreprises artisanales du bâtiment, sont largement dénoncées. La lourdeur administrative et la complexité du processus d’obtention de la qualification représentent aujourd’hui de véritables freins pour les TPE du bâtiment, qui, faute de temps et de moyens, renoncent à y accéder. De ce fait, cette mesure exclurait ces entreprises compétentes du périmètre du taux réduit et participerait à la concentration du marché. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002839
Dossier : 2839
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Date inconnue
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Il s’agit d’un amendement de repli par rapport à la suppression de l’article qui a la préférence de l’auteur de cet amendement. Cet amendement de repli conserve les dispositions de l’article 3 quater tel qu’issu du Sénat en précisant la liste des biens somptuaires exclus de l’assiette du pacte Dutreil. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000284
Dossier : 284
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet d’élargir le bénéfice de la réduction d’impôt sur le revenu applicable aux travaux de conservation et de restauration d’objets mobiliers classés, afin d’y inclure également les objets mobiliers inscrits au titre des monuments historiques. En l’état du droit, seuls les objets classés ouvrent droit à cette réduction, excluant ainsi les objets inscrits, alors même que ces derniers présentent des caractéristiques patrimoniales et des exigences d’entretien comparables. Les coûts liés à leur conservation, à leur restauration ou à leur présentation au public sont, dans la plupart des cas, de même nature et de même ampleur. Cette mesure participe pleinement de l’effort national en faveur de la préservation et de la transmission du patrimoine, qui constitue une composante essentielle de notre identité collective. En soutenant les propriétaires dans leurs démarches de restauration, elle contribue à la défense concrète de notre patrimoine mobilier, souvent fragilisé par le temps, le coût des travaux et la complexité des procédures de protection. Il convient enfin de souligner que cette dépense fiscale serait partiellement compensée par les recettes supplémentaires générées par les travaux entrepris (TVA, impôts sur les revenus des artisans et entreprises concernés) et par la dynamique économique et touristique liée à la valorisation de ces objets patrimoniaux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002844
Dossier : 2844
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 65 quinquies, qui instaure un nouveau régime obligatoire de garantie des dommages résultant d’émeutes, financé notamment par une surprime d’assurance généralisée. Si la nécessité d’indemniser rapidement les victimes de dégradations est incontestable, le mécanisme proposé s’éloigne d’un principe fondamental de responsabilité : ce sont ceux qui cassent qui doivent payer. En faisant reposer le financement des dommages sur l’ensemble des assurés, particuliers comme entreprises, le dispositif conduit à une socialisation du coût des violences, sans lien avec les auteurs des dégradations. Cette approche revient à transférer la charge financière des émeutes sur les ménages et les acteurs économiques respectueux des règles, notamment les classes moyennes, déjà fortement mises à contribution par la hausse continue des primes d’assurance. Elle brouille le message de responsabilité individuelle et collective et affaiblit le caractère dissuasif que devrait revêtir la réparation des dommages causés. Enfin, en substituant un mécanisme assurantiel mutualisé à la mise en jeu de la responsabilité des auteurs et à l’indemnisation fondée sur l’action de l’État en matière de maintien de l’ordre, l’article tend à banaliser le coût des violences et à en diluer les conséquences financières. Pour l’ensemble de ces raisons, afin de préserver le principe selon lequel les auteurs des dégradations doivent en assumer le coût et de ne pas faire peser une charge supplémentaire sur les classes moyennes, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002845
Dossier : 2845
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Date inconnue
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Cet amendement vise à restaurer et renforcer l’incitation à la bonne gestion financière des collectivités territoriales dans le cadre du dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales. L’article initial du Gouvernement prévoyait que les reversements issus des contributions mises en réserve soient modulés en fonction de l’évolution des dépenses réelles de fonctionnement et d’investissement des collectivités contributrices, afin d’encourager la soutenabilité budgétaire. Si l’article prévoyait un « malus » pour les collectivités dont les dépenses augmenteraient de manière déraisonnable, aucun « bonus » n’est prévu pour les collectivités qui font des efforts de maitrise de la dépense. Afin de valoriser davantage les comportements vertueux, cet amendement propose de rétablir la proposition du texte initial et de la compléter en prévoyant que la moitié des sommes non reversées aux collectivités ne respectant pas les critères de bonne gestion soit redistribuée, au prorata de leur contribution initiale, entre les collectivités respectant ces critères. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000285
Dossier : 285
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Date inconnue
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La contribution différentielle des hauts revenus (CDHR) a été conçue pour neutraliser les effets de l’optimisation fiscale pratiquée par certains contribuables. Or les dépenses de mécénat ne relèvent en aucune manière d’une optimisation, ni d’une niche fiscale. La CDHR comporte, dans sa version applicable aux revenus de 2025, un grave inconvénient : elle supprime, pour les personnes physiques autres que les entrepreneurs individuels, toute incitation au mécénat. En effet, les intéressés doivent acquitter un impôt égal à 20 % de leurs revenus, qu’ils aient effectué une action de mécénat ou non. Or certaines actions éducatives, scientifiques ou sociales, ainsi que la sauvegarde de notre patrimoine culturel, dépendent dans une large mesure du mécénat. Cette dépendance va s’accentuer au cours des prochaines années, car les crédits affectés à ces actions par l’État et les collectivités territoriales pourront difficilement progresser, eu égard à la situation des finances publiques. Un rapport officiel vient de révéler qu’un quart des monuments classés ou inscrits sont en mauvais état. La disparition, pour les particuliers concernés, de toute incitation au mécénat se justifie d’autant moins que, pour les entrepreneurs individuels (article 238 bis du CGI), l’actuel article 224 maintient l’incitation. Or les dons des particuliers sont, à montant égal, tout aussi utiles que ceux des entrepreneurs. Il importe donc de maintenir l’incitation au mécénat pour l’avenir, en insérant l’article 200 du CGI parmi les dispositifs pris en compte pour le calcul de la contribution différentielle. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002852
Dossier : 2852
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Date inconnue
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Suite à un amendement du rapporteur spécial, le programme 151 Français à l’étranger et affaires consulaires dispose d’un nouvel indicateur de performances depuis la loi de finances pour 2024. Celui-ci indique le délai moyen de transcription des actes d’état civil en consulat. Comme le rappelle le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, la grande diversité des postes consulaires ne permet pas de mesurer de manière pertinente l’atteinte d’un objectif à partir d’une moyenne mondiale. De plus, les contrôles renforcés et les vérifications auprès de l’état civil local, nécessaires dans certains pays, allongent le délai moyen de transcription et limitent la portée de cet indicateur. Le rapporteur spécial propose donc d’affiner cet indicateur en demandant, non pas le délai moyen au niveau mondial, mais le nombre de consulats dans lequel ce délai est supérieur à 75 jours, c’est-à-dire où il dépasse la cible fixée pour les années à venir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002853
Dossier : 2853
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Date inconnue
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Cet article met à la charge des personnes condamnées tout ou partie des frais de justice, en matière pénale, selon des modalités susceptibles d’alourdir significativement le coût de l’accès au juge. Un tel dispositif est de nature à dissuader les justiciables d’exercer les voies de recours, celles-ci étant susceptibles d’engendrer des frais supplémentaires, au détriment du droit à un recours effectif. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002854
Dossier : 2854
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Date inconnue
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Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à supprimer le plafonnement des dépenses éligibles au compte personnel de formation (CPF). Sous le prétexte de vouloir lutter contre les actions de formation non certifiantes et de lutter contre la fraude, cet article opère une véritable coupe dans les dépenses de formation des travailleurs. Or la mondialisation, la concurrence exacerbée, les mutations technologiques, environnementales, démographiques exigent de former mieux notre capital humain, et en priorité celles et ceux qui utilisent leur CPF, notamment les demandeurs d'emploi. Il ne faut donc pas que les dépenses utilisables sur le CPF soient plafonnées, ce qui limiterait les capacités de formation de chacun. Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à ces dispositions de l'article 81 du PLF pour 2026. Un autre levier plus pertinent eut été d’exclure du CPF les actions non certifiantes, sans rogner ici au nécessaire développement de la formation professionnelle. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002855
Dossier : 2855
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Date inconnue
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Il vise à transformer un objectif du programme 151 Français à l’étranger et affaires consulaires jusqu’à présent intitulé « Simplifier les démarches administratives ». Le rapporteur spécial estime que la définition d’un tel objectif est trop réductrice, sachant qu’il concerne le service public dont l’ensemble des Français établis à l’étranger sont les usagers. Il lui préfère celui de « l’égal accès des usagers au service public consulaire » dont la simplification des démarches administratives n’est qu’un volet et non le but. C’est pourquoi, il propose de compléter l’unique indicateur relatif à la dématérialisation des services consulaires par un nouveau qui serait relatif au déploiement du service « France Consulaire ». Celui-ci entend répondre à toutes les demandes générales d’information, de clarification ou encore d’aide pour mener à bien une démarche, lorsqu’elles concernent les services aux Français de l’étranger. Il est en cours d’expérimentation dans plusieurs pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002856
Dossier : 2856
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La France est sans aucun doute l’un des Etats européens les plus avancé dans la mise en place de la Responsabilité Elargie des Producteurs (REP). Mise en place progressivement depuis 1993, et étendue à 11 nouvelles filières par la loi AGEC de 2020, la vingtaine de filières REP actuellement déployées concernent des produits aussi variés que les pneumatiques, les matériaux de construction, les équipements électriques et électroniques, les éléments d’ameublement, les médicaments, ou les emballages. Au sein de ces filières, régies par les articles L541-10 et suivants du code de l’Environnement, ce sont les producteurs, c’est-à-dire les personnes responsables de la mise sur le marché de ces produits, qui sont responsables de financer ou d’organiser la prévention ainsi que la gestion des déchets issus de la fin de vie de ces produits, en application du principe de pollueur-payeur, par une écocontribution intégrée au prix de vente du produit soumis à la REP, dont le montant est décidé par l’éco-organisme. Seulement, de nombreux éco-organismes constatent aujourd’hui deux dysfonctionnements majeurs en matière de versement des écocontributions. En premier lieu, les montants des écocontributions, intégrées dans le prix initial du produit, peuvent subir une inflation importante du fait de l’application de marges successives à chaque étape intermédiaire de vente entre la sortie de la production et la vente au consommateur final, si bien que cela participe à l’inflation des produits soumis à la REP. En second lieu, l’absence de visibilité de l’écocontribution sur les factures de vente rend plus difficile la caractérisation de la fraude pour les metteurs en marché qui ne respecteraient pas leur obligation de financement de la filière REP. Enfin, un certain nombre de produits (Bois, jouets) ne sont soumis que partiellement à l’écocontribution visible, selon la filière de rattachement, ce qui est source de complexité pour les entreprises : les jeux électroniques (filière DEEE) sont soumis à la visible fee, mais pas les jeux conventionnels. Les panneaux de bois d’ameublement et textiles d’ameublement sont soumis à la visible fee, mais pas les panneaux de bois de construction, ni les textiles d’habillement. Aussi, pour limiter ces fraudes à l’écocontribution quipénalisent principalement les industriels qui respectent la règlementation et les éco-organismes qui financent la gestion de la fin de vie des produits, pour Pour répondre à la question de l’inflation de son montant, et pour simplifier la vie économique des entreprises dont les produits appartiennent à plusieurs filières, cet amendement entend, pour les filières visées (bâtiment, textiles, jouets, articles de sport, pneumatiques, bricolage, jardin, navires de plaisance), mettre en place d’une part une ligne séparée(visible fee), sur les factures entre professionnels, et d’autre part, interdire toute réfaction comme les prises de marge sur le montant de l’écocontribution. Tel est le sens du présent amendement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002860
Dossier : 2860
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel (redépôt de l'amendement CF2232, adopté en commission des finances avant le rejet du texte). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002862
Dossier : 2862
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Date inconnue
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Cet amendement de repli vise à maintenir les crédits de Radio France, ainsi que de l'Institut national de l'audiovisuel à leur niveau de 2025 et à rehausser de 20 millions d'euros les crédits de France Télévisions par rapport au montant inscrit dans le projet de loi de finances, afin que France TV puisse maintenir son niveau d'investissement dans la création. France Télévisions avait en effet indiqué que la baisse de ses crédits prévue dans le présent projet de loi (-65,25 M€) conduirait à réduire ses investissements dans la création à hauteur de 20 millions d'euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002863
Dossier : 2863
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Date inconnue
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Il entend définir un nouvel objectif pour le programme 151 Français de l’étranger et affaires consulaires, assorti d’un indicateur. Il aurait trait à l’action 02 Accès des élèves français au réseau AEFE et à la langue française pour lequel il est demandé 104,5 millions d’euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) au titre des exonérations de frais de scolarité pour 2026. Ce montant est, pour l’essentiel, constitué des bourses scolaires attribuées, sous conditions de ressources, aux élèves français scolarisés dans les établissements de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE), conformément à l’article L. 452‑2 du code de l’éducation. Ces aides doivent permettre de couvrir tout ou partie des frais de scolarité devant être acquittés par les familles. C’est pourquoi, un indicateur relatif au taux de prise en charge moyen du coût de la scolarisation dans le réseau AEFE serait pertinent. Il permettrait une réflexion ultérieure sur une éventuelle réforme du financement des aides à la scolarisation dans le sens d’une meilleure prise en compte du coût de la vie selon chaque pays de résidence. Par ailleurs, le rapporteur spécial a consacré ses travaux du Printemps de l’évaluation 2024 aux dépenses d’action sociale destinées aux Français de l’étranger, y compris les aides à la scolarité. Il a pu constater une baisse de 23 % du nombre de boursiers depuis 2014. Il s’est interrogé sur la sortie du réseau d’un certain nombre d’enfants de nos compatriotes. Un indicateur de performances qui mesurerait le ratio entre le nombre d’enfants inscrits et celui d’enfants en âge d’être scolarisés permettrait d’observer ce phénomène. Certes, d’autres facteurs jouent sur le choix pour une famille de scolariser son enfant dans le système AEFE ou dans le système d’enseignement local. Néanmoins, un tel indicateur permettrait de déceler des tendances pluriannuelles. Le but n’étant pas tant de mesurer un ratio sur une année N mais son évolution. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002865
Dossier : 2865
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Date inconnue
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L’article 67 du projet de loi de finances prévoit qu’à compter du 1er juillet 2026, les aides personnelles au logement (APL) destinées aux étudiants étrangers non ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen – actuellement versées sans conditions de ressources – seraient réservées à ceux d’entre eux qui sont titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux. Cet amendement propose d’étendre ce recentrage des APL, justifié par des raisons de bonne gestion des fonds publics et de réciprocité vis-à-vis des États étrangers, en intégrant également dans la mesure les ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Une telle mesure ne serait nullement contraire au droit de l’Union européenne. En effet, aux termes du considérant 10 de la directive 2004/38 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, il convient « d’éviter que les personnes exerçant leur droit de séjour ne deviennent une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale de l’État membre d’accueil pendant une première période de séjour. L’exercice du droit de séjour des citoyens de l’Union et des membres de leur famille, pour des périodes supérieures à trois mois, devrait, dès lors, rester soumis à certaines conditions ». En outre, dans un arrêt C-67/14 – Alimanovic du 15 septembre 2015, la Cour de justice de l’Union européenne a établi que la liberté de circulation des personnes et les directives et règlements qui en font application « ne s’opposent pas à une réglementation d’un État membre qui exclut du bénéfice de certaines prestations spéciales en espèces à caractère non contributif […] et qui sont également constitutives d’une prestation d’assistance sociale […] alors que ces prestations sont garanties aux ressortissants de cet État membre qui se trouvent dans la même situation ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002866
Dossier : 2866
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur les spectacles vivants affectée à l’association pour le soutien du théâtre privé (ASTP), dont elle est la principale source de financement. En dépit du relèvement opéré l’année dernière par la loi de finances pour 2025, le plafond fixé est aujourd’hui très en-deçà du rendement prévisionnel de la taxe pour 2026. La différence entre le rendement de la taxe et le plafond de celle-ci représente pourtant autant de moyens en moins pour le financement du théâtre privé dans notre pays. Une telle ressource prélevée sur le spectacle vivant et affectée au secteur culturel ne peut être utilisée pour combler le budget de l’État, alors même que ce secteur subit de plein fouet les restrictions budgétaires, notamment celles des collectivités territoriales. Le groupe écologiste et social a d’autres propositions pour augmenter de manière conséquente les recettes de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002868
Dossier : 2868
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Cet article ne porte pas sur les ressources de l’État ni sur les impositions de toute nature affectées à une personne morale autre que l’État. Il s’agit donc d’un cavalier budgétaire puisque cette mesure ne relève pas du domaine exclusif ou du domaine partagé du projet de loi de finances. Ce dispositif pourrait donc faire l’objet d’une censure du Conseil constitutionnel. L'amendement propose donc de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000287
Dossier : 287
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Le soutien au logement social est aujourd’hui indispensable pour répondre à une demande en forte augmentation. Au premier trimestre 2024, le nombre de ménages en attente d’un logement social a atteint 2,7 millions, soit une hausse de plus de 7 % en un an. Cette demande accrue s’accompagne d’une tension sur l’offre disponible, avec moins de 400 000 attributions réalisées la même année. Fin 2022, le nombre de demandes d’un logement social était 4,3 fois supérieur au nombre de logements disponibles. Le parc social représente 16 % des résidences principales et permet de loger 11 millions de personnes. Plus de 6 milliards d’euros étaient consacrés au secteur social en 2021, ce qui représente environ 16 % des dépenses publiques en faveur du logement. Parmi toutes les dépenses fiscales au bénéfice du logement locatif social (LLS), une seule n’est pourtant pas liée à l’activité productive des bailleurs sociaux et bénéficie à l’ensemble des acteurs, y compris les organismes investissant peu : l’exonération d’impôt sur les sociétés (IS). Ainsi, selon les données de l’Agence nationale de contrôle du logement social (ANCOLS), les deux tiers des organismes ne prendraient pas la part qu’on peut attendre d’eux dans la construction neuve au regard de leur poids dans le parc actuel. L’exonération d’IS, qui vise à renforcer les fonds propres pour stimuler l’investissement, ne remplit donc pas son objectif initial de manière optimale. Fort de ce constat, le présent amendement vise à supprimer l’exonération de l’impôt sur les sociétés pour les bailleurs sociaux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002877
Dossier : 2877
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002879
Dossier : 2879
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000288
Dossier : 288
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Non renseignée
Date inconnue
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Le soutien au logement social est aujourd’hui indispensable pour répondre à une demande en forte augmentation. Au premier trimestre 2024, le nombre de ménages en attente d’un logement social a atteint 2,7 millions, soit une hausse de plus de 7 % en un an. Cette demande accrue s’accompagne d’une tension sur l’offre disponible, avec moins de 400 000 attributions réalisées la même année. Fin 2022, le nombre de demandes d’un logement social était 4,3 fois supérieur au nombre de logements disponibles. Le parc social représente 16 % des résidences principales et permet de loger 11 millions de personnes. Plus de 6 milliards d’euros étaient consacrés au secteur social en 2021, ce qui représente environ 16 % des dépenses publiques en faveur du logement. Parmi toutes les dépenses fiscales au bénéfice du logement locatif social (LLS), une seule n’est pourtant pas liée à l’activité productive des bailleurs sociaux et bénéficie à l’ensemble des acteurs, y compris les organismes investissant peu : l’exonération d’impôt sur les sociétés (IS). Ainsi, selon les données de l’Agence nationale de contrôle du logement social (ANCOLS), les deux tiers des organismes ne prendraient pas la part qu’on peut attendre d’eux dans la construction neuve au regard de leur poids dans le parc actuel. L’exonération d’IS, qui vise à renforcer les fonds propres pour stimuler l’investissement, ne remplit donc pas son objectif initial de manière optimale. Fort de ce constat, le présent amendement, adopté en Commission des Finances lors de l’examen du PLF 2025, vise à conditionner l’exonération de l’impôt sur les sociétés de bailleurs sociaux à des engagements en matière de construction. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002881
Dossier : 2881
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l’article 79 bis A, introduit au Sénat, qui limite à deux ans le bénéfice du RSA pour les auto-entrepreneurs.
Selon les auteurs de l’amendement à l’origine de l’article, la limitation temporelle permettrait de « s’assurer que le RSA ne finance pas durablement des activités économiques non viables. »
Un tel argument est triplement inacceptable.
Inacceptable parce qu’il fait fi de ce que vivent les auto-entrepreneurs à faibles revenus : il ne s’agit pas d’entrepreneurs en échec, comme le laisse entendre l’article, mais bien souvent de travailleurs précaires, qui enchaînent les petits boulots en jonglant avec d’autres obligations, notamment pour les mères isolées.
Inacceptable ensuite car la logique de contrôle de la viabilité économiques de ces auto-entreprises n’est jamais appliquée aux grandes firmes, la droite sénatoriale refusant systématiquement de conditionner les quelque 211 milliards d’euros octroyés sans contrepartie aux entreprises.
Inacceptable enfin parce que l’effort budgétaire est encore et toujours demandé aux plus précaires et aux plus stigmatisés, plutôt qu’aux ultra-riches.
Pour ces trois raisons, nous appelons à supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002882
Dossier : 2882
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Date inconnue
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Cet article vise à créer un congé d'accompagnement spécifique pour les salariés de plus de 59 ans concernés par les plans de transformation des imprimeries de presse quotidienne. Ce congé, d'une durée de 36 mois, interviendrait à la suite des dispositifs d'accompagnement prévus par le droit commun en cas de licenciement économique ou de rupture conventionnelle dans le cadre d'un accord collectif (congé de reclassement et congé de mobilité). Ce dispositif s'apparente à un système de préretraite pour les salariés concernés, qui serait principalement financé par l’État. Le Gouvernement prévoit d'ailleurs un financement du dispositif à hauteur de 15 millions d'euros sur trois ans. Ce dispositif coûteux paraît particulièrement avantageux pour les salariés concernés et sans contreparties significatives pour les entreprises en bénéficiant. Les difficultés du secteur de la presse ne suffisent pas à justifier cette prise en charge par l’État d'un système de préretraite. Sur le plan juridique par ailleurs, cet article encourt la censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire. En effet, la nature de la disposition est manifestement étrangère au domaine de la loi de finances. Selon l’auteur de cet amendement, l'incidence, à titre secondaire, de cet article sur le budget de l’État ne saurait, à elle seule, suffire à rendre l’article recevable.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002889
Dossier : 2889
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Date inconnue
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L’article 24 sexies étend l’éligibilité au crédit d’impôt international (C2I) aux dépenses relatives aux rémunérations des artistes‑interprètes qui ne sont pas ressortissants de l’Union européenne ni résidents en France. L’article plafonne par ailleurs les dépenses relatives aux rémunérations des artistes‑interprètes incluses dans l’assiette du C2I à 30 % du budget de production de l’œuvre cinématographique ou audiovisuelle. Dans sa revue de dépenses sur les aides au cinéma, l’IGF a souligné que le C2I est « un outil efficace pour attirer des tournages en France », et « ne préconise donc pas d’évolution de ce dispositif ». Cet élargissement de l’assiette du crédit d’impôt ne contribuerait pas nécessairement à l’attractivité de la France mais pourrait être très coûteux. Par ailleurs, le plafonnement proposé par l’article pénaliserait au contraire des productions étrangères mais employant des acteurs français ou européens, limitant l’attractivité de la France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000289
Dossier : 289
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à prolonger de trois ans, soit jusqu’au 31 décembre 2028, le bénéfice du crédit d’impôt collaboration de recherche (CICo), créé par l’article 69 de la loi de finances pour 2022 et codifié à l’article 244 quater B bis du code général des impôts. Ce dispositif encourage les partenariats de recherche entre entreprises et organismes publics de recherche et de diffusion des connaissances. Il favorise le transfert de technologies, le développement de l’innovation et la montée en compétence des acteurs économiques. La prolongation proposée s’inscrit dans les objectifs du Gouvernement visant à renforcer la compétitivité et la souveraineté technologique de la France, à soutenir l’effort national de recherche et à consolider les liens entre le monde académique et le tissu productif. Le maintien du CICo jusqu’en 2028 garantit la stabilité et la visibilité nécessaires aux entreprises pour planifier leurs projets de recherche collaborative dans un contexte de transition technologique et industrielle. Le I du dispositif s’applique, rétroactivement, aux contrats de collaboration de recherche conclus à compter du 1er janvier 2026. Le présent amendement a été adopté dans le cadre de l’examen du PLF pour 2026 en Séance publique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002890
Dossier : 2890
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Date inconnue
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L’article 36 bis étend le bénéfice de la réduction d’impôt au titre des dons effectués par les particuliers prévue à l’article 200 du CGI et de la réduction d’impôt au titre du mécénat d’entreprise prévue à l’article 238 bis du même code aux versements réalisés en faveur d’organismes publics ou privés dont la gestion est désintéressée et qui ont pour activité principale la rénovation du patrimoine remarquable des gares ferroviaires. En l’occurrence, il s’agit des dons et du mécénat en faveur de SNCF Gares & Connexions, affectataire des gares françaises, qui sont détenues par l’État. Dans un rapport de 2021 sur la gestion des gares françaises, la Cour des comptes souligne toutefois que SNCF Gares & Connexions gagnerait plutôt à renouveler son partenariat avec l’État et SNCF Gares & Connexions, passant par un soutien public renforcé. En ce sens, les dons et le mécénat ne donneraient pas à l’opérateur la visibilité nécessaire sur les investissements de rénovation des gares à réaliser ; ils ne paraissent pas un outil adapté sur le long terme. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002899
Dossier : 2899
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Date inconnue
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Cet amendement vise à geler le budget dédié l’insertion par l’activité économique (IAE) à son niveau voté Pour assurer sa recevabilité financière – et uniquement dans ce but, cet amendement réduit artificiellement |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000029
Dossier : 29
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Date inconnue
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La taxe sur le streaming musical, créée à l’article 1609 sexdecies C du code général des impôts, alourdit inutilement le coût de l’accès à la musique pour les consommateurs. Cette taxe finance le Centre national de la musique, dont le RN demande la suppression. Dans les faits, cette taxe est répercutée sur les abonnements aux plateformes de musique en ligne, renchérissant un service devenu essentiel, notamment pour les jeunes. Présentée comme une contribution du numérique à la création, elle aboutit en réalité à faire payer deux fois le public, déjà contributeur via les droits d’auteur et la fiscalité générale. Sa suppression vise donc à protéger le pouvoir d’achat des usagers, tout en soutenant la diffusion légale de la musique plutôt que de la décourager par une fiscalité supplémentaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002902
Dossier : 2902
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Date inconnue
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L’article 25 octodecies proroge jusqu’au 31 décembre 2028 la date de cession de biens permettant de bénéficier, sous certaines conditions, d’abattements de taxes foncières et d’exonérations de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) à Mayotte. Cette mesure incitative contribue au processus de reconstitution des titres de propriété, alors que Mayotte se caractérise par un grand nombre de parcelles dépourvues de titre de propriété régulier. Malgré l’intention de l’auteur, M. Thani Mohamed Soilihi, exprimée dans l’exposé sommaire de son amendement, l’article ne prévoit en revanche pas de prorogation de l’exonération de droits de mutation à titre onéreux (DMTO) dont bénéficient les cessions de biens immeubles effectuées par une personne publique, les actes de notoriété et les décisions judiciaires constatant la prescription acquisitive. Le présent amendement vise à assurer la cohérence des dispositifs de régularisation du foncier à Mayotte, en prolongeant également l’exonération de DMTO prévue par l’article 1043 B du code général des impôts jusqu’au 31 décembre 2028. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002909
Dossier : 2909
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Date inconnue
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Depuis 2017, ce seront près de 10 000 postes d’enseignants qui auront été supprimés dans l’éducation nationale ! L’argument avancé par le Gouvernement n’est pas entendable. Certes le nombre d’élèves est la baisse. Néanmoins, alors que la France fait encore partie des pays européens avec le plus d’enfants par classe, nous estimons que cette baisse d’effectif doit être l’opportunité de diminuer le nombre d’élèves par classes. Avoir des effectifs moins importants est un des leviers essentiels pour améliorer la réussite scolaire des élèves, pour favoriser un climat scolaire serein, et pour éviter les inégalités scolaire et lutter contre les discriminations. Cela permettrait ainsi d’améliorer les conditions de travail des enseignants que le Gouvernement peine à recruter ! Le Gouvernement est appelé à lever le gage. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000291
Dossier : 291
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO2. Pourtant, ce dispositif, conçu pour dissuader les achats individuels de véhicules fortement émetteurs, ne prend pas en compte la réalité d’usage de certains professionnels, notamment les loueurs de courte durée. Ces derniers n’achètent pas de véhicules pour un usage personnel, mais pour les mettre à disposition de particuliers ou entreprises pour des trajets ponctuels répondant à des besoins spécifiques (tourisme, activité professionnelle, remplacement de véhicule, etc.). Seul l’utilisateur final – le client – choisit le véhicule qu’il souhaite utiliser. Le malus n’a pas d’effet comportemental sur cette demande. Le rôle de soupape que joue la location de courte durée suppose une flotte plus diversifiée et donc plus lourde, adaptée à la faible demande en véhicules électriques sur l’ensemble des segments d’activité. Chaque année, le secteur s’acquitte du malus pour 200 000 véhicules neufs qui seront conservés seulement quelques mois avant de venir alimenter le marché de l’occasion et de faciliter le renouvellement de véhicules anciens et très émetteurs que de nombreux Français conservent, faute de moyens pour en acheter un nouveau. Aujourd’hui, la charge fiscale, notamment liée au malus, est devenue disproportionnée et exponentielle pour le secteur (composé à 90 % de TPE-PME), qui ne peut pas compenser par une hausse des tarifs ou une baisse des coûts. En 2026, les loueurs seront dans l’incapacité de soutenir la hausse du malus décidée par la précédente loi de finances. Cette situation appelle une réponse ciblée, tenant compte des spécificités du modèle des loueurs. Il est ainsi proposé d’introduire un abattement spécifique du malus poids pour les véhicules destinés à la location de courte durée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002911
Dossier : 2911
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de supprimer le plafond de la taxe sur les spectacles perçue au profit de l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP). En effet, au titre de l’année 2026, le produit des ressources instituées par cette taxe, affectée à l’association pour le soutien du théâtre privé est plafonné à 8 500 000 euros conformément au montant inscrit à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026. Or le même article, en son alinéa 2, prévoit que le rendement prévisionnel de cette taxe pour 2025 sera de plus de 10 000 000 euros. Il apparait donc nécessaire, si ce n’est indispensable, de déplafonner cette taxe. Cette dernière permet aujourd’hui à l’ASTP de financer ses actions et de renforcer ses missions. Issue à l’origine d’une contribution volontaire de la filière, elle est bien perçue et acceptée de l’ensemble de ses adhérents. En ne supprimant pas son plafond, nous risquons de limiter son acceptabilité et de créer une incompréhension, légitime, de ses contribuables. Dans une logique similaire, un déplafonnement de la taxe sur les spectacles de variétés perçue pour le Centre national de la musique (CNM) doit aussi être envisagé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002913
Dossier : 2913
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir le budget dédié à la formation des personnes qui suivent un parcours De 100 M€ en 2023, le budget formation dans l’IAE (« PIC IAE ») a déjà été réduit à 85 M€ en 2024 puis à Alors que 80% des salariés en insertion ont un niveau infrabac, ces baisses successives ont diminué le nombre Il y a donc un risque majeur de voir le nombre et la qualité des formations des personnes en insertion se Cet amendement augmente de 100 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de l’action Pour assurer sa recevabilité financière – et uniquement dans ce but, cet amendement réduit artificiellement |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000292
Dossier : 292
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. Pourtant, ce dispositif, conçu pour dissuader les achats individuels de véhicules fortement émetteurs, ne prend pas en compte la réalité d’usage de certains professionnels, notamment les loueurs de courte durée. Ces derniers n’achètent pas de véhicules pour un usage personnel, mais pour les mettre à disposition de particuliers ou entreprises pour des trajets ponctuels, répondant à des besoins spécifiques (tourisme, activité professionnelle, remplacement de véhicule, etc.). Seul l’utilisateur final – le client – choisit le véhicule qu’il souhaite utiliser. Le malus n’a pas d’effet comportemental sur cette demande. Le rôle de soupape que joue la location de courte durée suppose ainsi une flotte plus diversifiée et donc plus lourde, adaptée à la faible demande en véhicules électriques sur l’ensemble des segments d’activité. Chaque année, le secteur s’acquitte du malus pour 200 000 véhicules neufs qui seront conservés seulement quelques mois avant de venir alimenter le marché de l’occasion et de faciliter le renouvellement de véhicules anciens et très émetteurs que de nombreux Français conservent, faute de moyens pour en acheter un nouveau. Aujourd’hui, la charge fiscale, notamment liée au malus, est devenue disproportionnée et exponentielle pour le secteur (composé de 90 % de TPE-PME), qui ne peut pas compenser par une hausse des tarifs ou une baisse des coûts. En 2026, les loueurs seront dans l’incapacité de soutenir la hausse du malus décidée par la précédente loi de finances. Cette situation appelle une réponse ciblée, tenant compte des spécificités du modèle des loueurs. Il est ainsi proposé d’introduire un abattement spécifique du malus CO2 pour les véhicules destinés à la location de courte durée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000293
Dossier : 293
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet d’effectuer un prélèvement sur les ressources accumulées, c’est-à-dire le fonds de roulement et les ressources de l’année, du fonds de compensation des risques de l’assurance de la construction (FCAC) prévu à l’article L. 431‑14 du code des assurances. Ce fonds, créé par l’article 30 de la loi n° 82‑540 du 28 juin 1982 de finances rectificative pour 1982, a pour objet de régler les sinistres survenus sur des immeubles construits avant 1983, année où l’assurance de la construction est passée d’un régime par répartition à un régime par capitalisation. En raison de la levée de provisions pour des sinistres dont la prescription a pu être constatée au cours de l’exercice 2025, près de 4 M€ sont aujourd’hui libres d’emploi sur le fonds. Le présent amendement prélève cette ressource au profit du budget de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002930
Dossier : 2930
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Date inconnue
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Cet amendement vise à augmenter le budget de 40 M€ dont était doté le Fonds de développement de Destiné à développer et à soutenir les Structures d’insertion par l’activité économique (SIAE), le FDI peut Ce fonds est indispensable au soutien des SIAE, dans la période d’incertitude budgétaire que nous Cet amendement augmente de 40 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de l’action Pour assurer sa recevabilité financière – et uniquement dans ce but, cet amendement réduit artificiellement |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002931
Dossier : 2931
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer la disposition adoptée par le Sénat conditionnant l’application du taux réduit de TVA à 5,5 % pour la pose, l’installation et l’entretien de panneaux photovoltaïques à l’intervention d’un installateur titulaire d’un signe ou label de qualité, notamment la qualification RGE. Un tel conditionnement va à l’encontre de l’objectif d’un accès réellement ouvert, simplifié et équitable au marché de la transition énergétique pour l’ensemble des artisans du bâtiment. En subordonnant le bénéfice d’un taux de TVA réduit à la détention d’une certification, cette mesure introduit une restriction disproportionnée et discriminante à l’exercice de l’activité. Cette disposition est d’autant plus contestable que les difficultés liées à l’obtention et au maintien de la qualification RGE, en particulier pour les entreprises artisanales du bâtiment, sont largement dénoncées. La lourdeur administrative et la complexité du processus d’obtention de la qualification représentent aujourd’hui de véritables freins pour les TPE du bâtiment, qui, faute de temps et de moyens, renoncent à y accéder. De ce fait, cette mesure exclurait ces entreprises compétentes du périmètre du taux réduit et participerait à la concentration du marché. Cet amendement a été travaillé avec la CAPEB. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002932
Dossier : 2932
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à prolonger jusqu’au 31 décembre 2027 la possibilité pour les propriétaires bailleurs de déduire jusqu’à 21 400 euros de déficit foncier de leur revenu global lorsqu’ils réalisent des travaux de rénovation énergétique sur leur logement. Cette disposition s’applique dès lors que le logement passe d'une classe énergétique E, F ou G, à une classe de performance énergétique A, B, C ou D. Cette mesure incitative doit prendre fin le 31 décembre 2025 alors même que ses modalités techniques d’application n’ont été publiées au BOFIP que le 16 septembre 2025. Dès lors, il convient de laisser le temps nécessaire à la pleine application de cette mesure durant deux années, dans un contexte de recul d’activité sensible de la rénovation énergétique et d’interdiction à la location des logements classés F au 1er janvier 2028. Les travaux se feront au bénéfice des locataires, de leur confort et de leur pouvoir d’achat, autant qu’ils contribueront à la diminution de notre empreinte carbone et sans risquer d'accroître la pénurie de logements en 2028. Cet amendement a été travaillé avec la CAPEB. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002933
Dossier : 2933
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Date inconnue
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Cet amendement vise à prolonger jusqu'au 31 décembre 2027 l'exonération des donations intrafamiliales jusqu'à 100 000 euros visant à réaliser des travaux de rénovation énergétique d'un logement principal. Cette mesure, introduite par la Loi de Finances 2025, doit contribuer à débloquer le financement de travaux de rénovation au bénéfice de l'amélioration énergétique des logements. Or, cette mesure n'est concrètement entrée en vigueur qu'au mois de septembre dernier, après les précisions de l'administration fiscale. Il convient donc de repousser la date de fin du dispositif afin qu'il soit pleinement opérant. Par ailleurs, l'amendement vise à sécuriser le périmètre des travaux et équipements éligibles à cette disposition afin d'éviter les conséquences d'instabilités réglementaires. Cet amendement a été travaillé avec la CAPEB.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000294
Dossier : 294
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Date inconnue
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Afin d’encourager l’accession sociale à la propriété, le présent amendement, adopté dans le cadre de l'examen du PLF pour 2026 en Séance publique, vise à harmoniser les plafonds de ressources relatifs au dispositif d’accession sociale bénéficiant d’une taxe sur la valeur ajoutée au taux réduit de 5,5 %. Il aligne ainsi les plafonds et le zonage retenus pour l’application du dispositif de taux réduit dans les quartiers ciblés par la politique de la ville (agence nationale pour la rénovation urbaine/quartier prioritaire de la politique de la ville) avec ceux déjà retenus pour l’accession au titre du prêt social de location-accession et du bail réel solidaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002942
Dossier : 2942
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Date inconnue
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Suite à un amendement du rapporteur spécial, le programme 151 Français à l’étranger et affaires consulaires dispose d’un nouvel indicateur de performances depuis la loi de finances pour 2024. Celui-ci indique le délai moyen de transcription des actes d’état civil en consulat. Comme le rappelle le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, la grande diversité des postes consulaires ne permet pas de mesurer de manière pertinente l’atteinte d’un objectif à partir d’une moyenne mondiale. De plus, les contrôles renforcés et les vérifications auprès de l’état civil local, nécessaires dans certains pays, allongent le délai moyen de transcription et limitent la portée de cet indicateur. Le rapporteur spécial propose donc d’affiner cet indicateur en demandant, non pas le délai moyen au niveau mondial, mais le nombre de consulats dans lequel ce délai est supérieur à 75 jours, c’est-à-dire où il dépasse la cible fixée pour les années à venir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002945
Dossier : 2945
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Date inconnue
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Il vise à transformer un objectif du programme 151 Français à l’étranger et affaires consulaires jusqu’à présent intitulé « Simplifier les démarches administratives ». Le rapporteur spécial estime que la définition d’un tel objectif est trop réductrice, sachant qu’il concerne le service public dont l’ensemble des Français établis à l’étranger sont les usagers. Il lui préfère celui de « l’égal accès des usagers au service public consulaire » dont la simplification des démarches administratives n’est qu’un volet et non le but. C’est pourquoi, il propose de compléter l’unique indicateur relatif à la dématérialisation des services consulaires par un nouveau qui serait relatif au déploiement du service « France Consulaire ». Celui-ci entend répondre à toutes les demandes générales d’information, de clarification ou encore d’aide pour mener à bien une démarche, lorsqu’elles concernent les services aux Français de l’étranger. Il est en cours d’expérimentation dans plusieurs pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002947
Dossier : 2947
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Date inconnue
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Il entend définir un nouvel objectif pour le programme 151 Français de l’étranger et affaires consulaires, assorti d’un indicateur. Il aurait trait à l’action 02 Accès des élèves français au réseau AEFE et à la langue française pour lequel il est demandé 104,5 millions d’euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) au titre des exonérations de frais de scolarité pour 2026. Ce montant est, pour l’essentiel, constitué des bourses scolaires attribuées, sous conditions de ressources, aux élèves français scolarisés dans les établissements de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE), conformément à l’article L. 452‑2 du code de l’éducation. Ces aides doivent permettre de couvrir tout ou partie des frais de scolarité devant être acquittés par les familles. C’est pourquoi, un indicateur relatif au taux de prise en charge moyen du coût de la scolarisation dans le réseau AEFE serait pertinent. Il permettrait une réflexion ultérieure sur une éventuelle réforme du financement des aides à la scolarisation dans le sens d’une meilleure prise en compte du coût de la vie selon chaque pays de résidence. Par ailleurs, le rapporteur spécial a consacré ses travaux du Printemps de l’évaluation 2024 aux dépenses d’action sociale destinées aux Français de l’étranger, y compris les aides à la scolarité. Il a pu constater une baisse de 23 % du nombre de boursiers depuis 2014. Il s’est interrogé sur la sortie du réseau d’un certain nombre d’enfants de nos compatriotes. Un indicateur de performances qui mesurerait le ratio entre le nombre d’enfants inscrits et celui d’enfants en âge d’être scolarisés permettrait d’observer ce phénomène. Certes, d’autres facteurs jouent sur le choix pour une famille de scolariser son enfant dans le système AEFE ou dans le système d’enseignement local. Néanmoins, un tel indicateur permettrait de déceler des tendances pluriannuelles. Le but n’étant pas tant de mesurer un ratio sur une année N mais son évolution. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000295
Dossier : 295
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Date inconnue
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Le présent amendement propose une clarification des modalités de calcul du ratio du critère de mixité sociale pour le bénéfice du régime TVA du logement locatif intermédiaire (LLI). En effet, à la suite d’une refonte opérée en 2021, l’article 279-0 bis A du code général des impôts (CGI) subordonne notamment le bénéfice du taux réduit à une intégration des immeubles livrés dans un ensemble immobilier comptant déjà plus de 25 % de logements locatifs sociaux. En outre, les dispositions de l’article 284 du CGI remettent en cause l’application du taux réduit de 10 % lorsque, en cas de cession de la onzième à la seizième année, cette cession concerne plus de 50 % des logements. Or, cette rédaction ne correspond pas à certains pratiques déjà largement admises par l’administration concernant les modalités de calcul du critère de mixité sociale, ainsi que la faculté de vendre les logements au cours de la seizième année suivant la construction. En conséquence, le présent amendement propose d’apporter la sécurité juridique aux opérateurs en clarifiant le mode de calcul de la clause de mixité sociale par une rédaction précisant qu’au sein d’un même ensemble immobilier, le nombre de logements sociaux devra être au moins égal à un tiers du nombre des logements intermédiaires. Il prévoit également qu’en cas de cession au-delà de la 15ème année, le bénéfice du taux réduit n’a pas à être remis en cause même en cas de cession de plus de 50 % des logements. Enfin, afin de préserver les projets en cours et de préserver la production de logements, cette mesure de clarification entrera en vigueur avec un effet rétroactif au 1er janvier 2021. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002950
Dossier : 2950
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Date inconnue
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Cet amendement a été adopté par la commission en première lecture. Il propose d’assigner un nouvel objectif, assorti d’un indicateur de performance, au programme 201 Remboursements et dégrèvements d’impôts locaux relatif aux dégrèvements de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) consécutifs à des erreurs dans la déclaration des propriétaires sur la plate-forme « Gérer mes biens immobiliers » (GMBI), prévue par l’article 1418 du code général des impôts. Dans le rapport d’information sur les dysfonctionnements dans la gestion des impôts locaux qu’elle a présenté à la commission des finances le 18 juin 2025 avec M. David Amiel, la rapporteure spéciale analyse le lancement difficile de cette plateforme, consécutif à la suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales, qui avait entraîné 1,4 milliard d’euros de dégrèvements à la charge exclusive de l’État en 2023. Si ces dégrèvements sont heureusement en baisse, ils gardent un niveau élevé. En 2025, ils devraient atteindre 900 millions d’euros. Pour 2026, les documents annexés au projet de loi de finances les évaluent à 745 millions d’euros. Il serait ainsi pertinent de faire de la réduction de ces restitutions de THRS indues un objectif du programme. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002974
Dossier : 2974
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Non renseignée
Date inconnue
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Dans le cadre de l’amélioration des conditions de reconnaissance et de soutien aux sapeurs- pompiers volontaires, il apparait pertinent de garantir une indexation régulière de leur barème d’indemnisation horaire de base. Ce rapport doit analyser la faisabilité, les modalités pratiques ainsi que l’impact financier de cette mesure, afin d’assurer une juste indemnisation adaptée au contexte économique, tout en préservant la soutenabilité financière du dispositif. Alors que le volontariat connait aujourd'hui des difficultés à attirer de nouveaux profils, il est nécessaire de reconnaître l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires à sa juste valeur, notamment en leur assurant une valorisation pérenne de leur contribution essentielle. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000298
Dossier : 298
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la taxe applicable au permis de chasser. Cette suppression s’inscrit dans une logique de simplification de la fiscalité à faible rendement, conformément aux recommandations de la Cour des comptes dans son rapport d’avril 2025. Dans son rapport consacré aux taxes à faible rendement, la Cour des comptes souligne qu’au-delà des principaux prélèvements obligatoires – cotisations sociales (303,2 Md€ de recettes attendues en 2024), impôts sociaux (224,9 Md€), taxe sur la valeur ajoutée (210,1 Md€ nets), impôt sur le revenu (88,1 Md€ nets) ou impôt sur les sociétés (57,7 Md€ nets) – les contribuables français acquittent un large éventail de taxes et d’impôts dont le produit reste marginal, regroupées sous le terme de « taxes à faible rendement ». Parmi celles-ci figure la taxe sur le permis de chasser. Sa suppression permettrait ainsi de simplifier les formalités administratives, sans incidence significative sur les recettes de l’État, tout en contribuant à la rationalisation de la fiscalité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002981
Dossier : 2981
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de répondre aux demandes exprimées par les acteurs socio-économiques dans le cadre de la concertation menée par l’Etat sur les projets de texte d’application de l’éco-contribution.
En outre, l’amendement tend à adapter les modalités de calcul de la majoration prévue en cas de retard de paiement ou paiement incomplet à la suite de l'envoi d'un avis de paiement afin de remplacer le forfait du 10 % du montant dû par un intérêt de retard, qui a l’avantage d’être proportionné à l’importance de ce retard et de mieux refléter les ordres de grandeurs des autres domaines de télépéage existants en Europe. Il permet également de tenir compte de la prolongation, qui vient d’être adoptée par la Commission, de la période pendant laquelle les véhicules utilitaires lourds à émissions nulles peuvent bénéficier d’une exonération du tarif d’infrastructure de le taxe (cf. la directive (UE) 2025/2459 du Parlement européen et du Conseil du 26 novembre 2025 modifiant la directive 1999/62/CE). Enfin, il ajuste les modalités de recouvrement de la taxe. Cet amendement a été travaillé en collaboration avec la Région Grand Est |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002987
Dossier : 2987
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Date inconnue
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Cet indicateur de performance permettra de mieux apprécier les effets économiques indirects de la mise en œuvre des Zones à Faibles Émissions (ZFE) sur les entreprises situées dans ces périmètres. En comparant le taux de défaillances d’entreprises observé dans les ZFE avec celui des zones non concernées. Mode de calcul : Le numérateur correspond au nombre d’entreprises ayant fait l’objet d’une procédure de défaillance dans les périmètres géographiques couverts par une ZFE au cours de l’année N. Sources de données : INSEE / Ministère de la Transition écologique Fréquence : annuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002988
Dossier : 2988
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Date inconnue
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L’article 65 bis modifie la répartition de la fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre affectée aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM), tout en excluant les AOM régionales du bénéfice de ces financements. Les nouvelles règles de répartition seraient fondées, d’une part, sur un indice synthétique construit sur la base de critères de densité et de revenu par habitant et, d’autre part, sur la population de l’AOM affectataire. L’affectation d’une partie du produit des « quotas carbone » aux AOM, prévue par l’article 120 de la loi de finances pour 2025, est récente – un décret du 7 novembre 2025 et des arrêtés des 16 et 18 décembre 2025 en précisent la mise en œuvre – et gagnerait à faire l’objet d’une première évaluation, avant d’envisager la réforme du dispositif. En outre, l’exclusion des AOM régionales du bénéfice de ces financements est susceptible de nuire au développement de l’offre de transport. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002995
Dossier : 2995
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Date inconnue
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Le présent article tend à instaurer une « garantie émeutes » qui constituerait, en pratique, une nouvelle taxe pesant sur les contrats d’assurance de biens. En établissant un lien direct entre les violences urbaines et les cotisations d’assurance, il introduit une responsabilité collective des assurés pour l’indemnisation de dommages qu’ils n’ont pas causés et qu'ils subissent. Cette surprime pourrait représenter plusieurs points de cotisation supplémentaires, lesquels seraient inévitablement répercutés sur l’ensemble des assurés, affectant ainsi des millions de ménages. Le groupe Les Démocrates souhaite demeurer fidèle à l’esprit des travaux initiaux, dont l’objectif était d’apporter une réponse ciblée aux difficultés d’assurabilité rencontrées par les collectivités territoriales. Si celles-ci font effectivement face à des obstacles croissants pour s’assurer, les émeutes n’en constituent pas l’unique cause. Ces difficultés sont multiples, variables selon les territoires, et appellent une réponse globale et adaptée. En l’état, le dispositif proposé par amendement gouvernemental au Sénat apparaît insuffisamment préparé et ne permet pas de répondre de manière satisfaisante aux enjeux auxquels sont confrontées les collectivités territoriales. D’autres pistes doivent être étudiées afin d’élaborer une solution plus juste, plus adaptée et plus efficace. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N002999
Dossier : 2999
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Les Démocrates adapte la contribution des hauts patrimoines sur les actifs improductifs adoptée au Sénat afin que son rendement soit au moins équivalent à l'IFI actuel. Cette contribution est nécessaire pour lutter contre les techniques de suroptimisation fiscale et pour satisfaire le principe de justice fiscale pour le rétablissement des finances publiques. Il fixe ainsi le seuil d'entrée à 2 000 000 € - sans modifier la progressivité du taux de l'impôt - et conditionne l'exonération des objets d'antiquité, d'art ou de collection à leur exposition au public. Par ailleurs, dans un soucis de ne pas pénaliser les investissements locatifs, il exonère de l'impôt les logements loués à usage d'habitation pour une durée supérieure ou égale à 12 mois et dans la limite d'un plafond d'un million d'euros.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000003
Dossier : 3
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Date inconnue
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Cet amendement des députés du groupe Rassemblement national vise à restreindre l’accès à un dispositif d’hébergement d’urgence aux seules personnes en situation régulière dans l’hypothèse où elles seraient sans-abri, en situation de détresse médicale, psychique ou social, et ce afin que l’accès à un tel dispositif ne soit plus dévoyé. Le système d’hébergement d’urgence, déjà sous tension, subit une pression croissante en raison de l’augmentation continue des arrivées de migrants en situation irrégulière. Initialement conçu pour répondre à des situations de détresse ponctuelles — sans-abrisme, violences conjugales, expulsions —, ce dispositif est aujourd’hui largement mobilisé pour accueillir des personnes étrangères en attente de régularisation ou d’examen de leur demande d’asile. Cette situation engendre un effet d’éviction préoccupant : les publics nationaux en grande précarité peinent désormais à accéder à un hébergement, faute de places disponibles. Dans plusieurs grandes villes, plus de la moitié des nuitées d’urgence sont aujourd’hui occupées par des personnes en situation administrative irrégulière. Selon la DRESS, 81 % des personnes hébergées ne sont pas de nationalité Française et 77 % sont des ressortissant d’un pays hors de l’Union Européenne. Le coût pour la collectivité est considérable. Le budget de l’hébergement d’urgence représente ainsi 14 % d’un budget global dans le PLF 2026 sur les 22,2 milliards d’euros alloué à la mission « cohésion des territoires », ce qui équivaut à 3,108 milliards d’euros, soit une hausse de 110 millions d’euros. Les dépenses liées à l’hébergement d’urgence ont doublé en moins de dix ans, dépassant plusieurs milliards d’euros par an. Une part significative de cette hausse résulte directement de la prise en charge prolongée de publics migrants, en raison de procédures administratives longues et du laxisme migratoire. Cette dérive fragilise la soutenabilité du système, détourne les moyens de leur objectif premier et alimente un sentiment d’injustice chez nos concitoyens. Il est donc impératif de réaffirmer la vocation nationale et sociale de l’hébergement d’urgence, de mieux contrôler les flux migratoires illégaux, et de rétablir la capacité d’accueil pour ceux que ce dispositif était censé protéger en priorité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000003
Dossier : 3
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Date inconnue
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Cet amendement vise à étudier les possibilités d’exploitation et de production d’hydrogène blanc en France. La France dispose de ressources aujourd’hui non exploitées. Des recherches récentes ont permis de déterminer des concentrations d’hydrogène blanc en Moselle-Est. Ce possible gisement pourrait contenir environ 46 millions de tonnes d’hydrogène naturel. Ce qui constituerait le plus important gisement connu au monde et correspondrait à plus de la moitié de la production annuelle mondiale d’hydrogène. L’hydrogène blanc, à condition que son exploitation soit réalisée par des méthodes écologiques, permettrait de réduire les importations coûteuses et polluantes, renforcerait la souveraineté énergétique du pays et donnerait à l’économie française une ressource créatrice de richesse et d’emplois. Compte tenu de l’importance que pourrait représenter cette ressource pour notre pays et pour la Moselle-Est, cet amendement vise à étudier la pertinence et les possibilités d’exploitation du gisement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000030
Dossier : 30
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Date inconnue
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Les centres de santé à but non lucratif sont gérés par les collectivités territoriales, des associations des unions et mutuelles relevant du livre III du code de la mutualité, ou encore par une société coopérative d'intérêt collectif régie par le titre II ter de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération, pour accomplir des missions d’accès aux soins de premier recours auprès des populations les plus éloignées de l’offre sanitaire. Le FNADT ayant vocation à soutenir les collectivités locales dans leurs actions visant à corriger les inégalités territoriales et sociales des populations dans l’accès aux services publics et aux droits fondamentaux, cet amendement vise à étendre le champ d’application de ce fonds à la prise en charge des frais de structure des centres de santé à but d’exercice et accélérer l’expansion d’une offre de soins de premier recours dans les 1.500 cantons ruraux et périurbains restants encore dépourvus de maisons de santé pluridisciplinaires. Cet amendement a été travaillé avec la Mutualité Française, la Fédération des Mutuelles de France et la Fehap |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000300
Dossier : 300
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Date inconnue
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Face à la pénurie de logement dans les zones touristiques, il est impératif de faciliter l’accès à des logements abordables pour le plus grand nombre, sur l’ensemble du territoire, et de rationaliser les dépenses publiques en faveur du secteur. La réforme de la fiscalité sur les plus-values de cession de foncier constitue un levier incontournable pour atteindre ce double objectif et favoriser la cession de logement. Actuellement, un abattement pour durée de détention d’une résidence secondaire est appliqué lors du calcul de la plus-value. L’exonération totale des plus-values immobilières au titre de l’impôt sur le revenu est acquise à l’issue d’un délai de détention de vingt-deux ans et l’exonération des prélèvements sociaux est acquise à l’issue d’un délai de détention de trente ans. Un dispositif qui alimente considérablement la rétention immobilière, notamment dans les zones tendues et réduit sensiblement les recettes fiscales du secteur – dont les dépenses représentent pourtant un dixième des dépenses du budget de l’État (38,16 milliards d’euros en 2021, soit environ 1,5 % du PIB). Le présent amendement propose de limiter ce mécanisme d’exonération jusqu’au 31 décembre 2027. Cette mesure permettrait de créer un choc d’offre et ainsi de fluidifier le marché immobilier, à répondre à la pénurie de logements dans les zones tendues et à accroître les recettes fiscales, tout en apportant une réponse rapide et efficace aux besoins du secteur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003003
Dossier : 3003
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Date inconnue
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L’objectif de cet amendement est de mesurer la proportion des incidents à caractère religieux dans l’ensemble des faits signalés dans les établissements scolaires. Mode de calcul : Le numérateur correspond au nombre d’incidents signalés au cours de l’année N comportant un motif religieux ou une atteinte au principe de laïcité. Sources de données : ministère de l’Éducation nationale / Services de défense et sécurité académiques (SDSA) / Système d'information et de vigilance sur la sécurité scolaire (SIVIS). Fréquence : annuelle de septembre à septembre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003004
Dossier : 3004
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Date inconnue
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La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détectée en France, pour la première fois, le 29 juin 2025 en Savoie. Cette maladie virale affectant les bovins conduit à des pertes de production importantes du cheptel infecté. Le présent amendement cosigné par le groupe Les Démocrates a pour objet d’exonérer d'impôt sur le revenu et d'impôt sur les sociétés et d’exclure de l’assiette de contributions sociales définie à l’article L. 136‑4 du code de la sécurité sociale certaines aides d’urgence attribuées aux éleveurs. Ces derniers devront avoir déposé une demande d’aide entre le 29 juin 2025 et le 31 janvier 2026. La présente mesure concerne ainsi deux aides distinctes : · l’aide exceptionnelle d’urgence forfaitaire visant à indemniser les éleveurs bovins non foyers situés en zone réglementée rencontrant des difficultés liées aux restrictions de mouvements de bovins ; · l’aide exceptionnelle d’urgence forfaitaire à destination des éleveurs visant à soutenir la prise en pension de bovins retenus en zone réglementée après leur retour d’estive au titre de la lutte contre la DNC. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000301
Dossier : 301
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe La France insoumise demandent à ce que le Gouvernement remette au Parlement un rapport faisant un état des lieux des moyens mis en œuvre dans le domaine de la météo spatiale, ainsi que dans le domaine de la lutte contre les débris spatiaux, afin de pouvoir connaître les orientations du Gouvernement sur cette question, établir les priorités et y consacrer un budget spécifique à l’avenir. Premièrement, la météo spatiale n’est actuellement pas assurée par une délégation de service public. Si des start-up, françaises ou non, travaillent sur cette question, nous ne savons pas à l’heure actuelle si le Gouvernement prévoit de continuer à faire appel à des services privés. Cette pratique du saupoudrage de l’argent public sur des start-up ne permet ni de planifier, ni de garantir que la France dispose de manière souveraine des outils dont elle a besoin. Or, les éruptions solaires peuvent créer énormément de dégâts sur notre matériel et une impréparation dans ce domaine peut générer des dépenses particulièrement élevées. Deuxièmement, le Parlement doit disposer d’informations précises sur les moyens mis en œuvre pour lutter contre les débris spatiaux, afin d’établir des priorités en la matière et d’y consacrer un budget spécifique. Les débris spatiaux constituent les raisons principales des dégradations matérielles de nos satellites, qu’ils peuvent même détruire. L’augmentation du trafic spatial renforce d’autant plus cette problématique. À l’heure où Elon Musk et d’autres entreprises sont engagés dans une course au spatial avec des constellations de satellites de plus en plus grosses, la question des débris va devenir de plus en plus critique. En effet, SpaceX a atteint 87 % du tonnage mondial au premier trimestre 2024, et représente 70 % des satellites en orbite terrestre basse. Le lanceur hyper lourd Starship, qui annonce une capacité d’emport de 100 tonnes en orbite basse, (cinq fois plus qu’Ariane 6) pourrait bientôt saturer l’espace. L’objectif de SpaceX déploiement d’une flotte de 40 000 satellites, d’une durée de vie d’environ cinq ans, impose de prendre en compte et agir sur la question des débris spatiaux dans les meilleurs délais. C’est d’autant plus vrai que le modèle économique de ces constellations suppose des satellites presque « jetables », dont la durée de vie est courte, voire très courte. L’Union européenne s’engage sur ce chemin avec l’UE Space ACT qui considère le spatial comme un marché qu’il faut stimuler, et dans lequel il faut encourager la compétition. Or, tous les spécialistes le disent : la soutenabilité de l’occupation de l’espace circumterrestre proche n’est plus acquise, à tel point d’ailleurs que l’hypothèse d’un effondrement technique n’est plus théorique. La France, plus vertueuse que ses voisins en la matière via la mise en œuvre de sa loi relatives aux opérations spatiales en 2008, doit servir d’exemple à l’aube de l’examen de l’UE Space Act par le Parlement européen et faire un état des lieux des moyens mis en œuvre contre les débris spatiaux, à commencer par les moyens mis en œuvre pour assurer la sobriété des usages de l’espace. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a publié un rapport relatif aux débris spatiaux le 4 avril 2024, établissant la nature de l’encombrement spatial, ses aspects néfastes, et esquisse des pistes de solutions : la protection passive par blindage, la protection active par évitement, ou encore la réduction de la quantité de débris. L’Office formule des recommandations telles que : – approfondir les efforts de surveillance et d’exploitation et traitement des données de suivi ; – suspendre tous les essais de destruction de satellites ; – ne délivrer d’autorisation de lancement que sous condition de solutions durables pour la fin de mission ; – effectuer rapidement en orbite basse un retrait actif des débris les plus dangereux, au rythme de 10 par an minimum, en commençant par les 50 plus dangereux. Selon l’agence spatiale européenne : « Vu l’accroissement constant du trafic spatial, il nous faut développer et fournir des technologies pour rendre complètement fiables les mesures de prévention des débris, et c’est ce que fait l’ESA au sein de son Programme de sécurité spatiale. En parallèle, les régulateurs doivent surveiller de plus près l’état des engins spatiaux sous leur juridiction ainsi que l’adhésion aux mesures d’atténuation des débris. » Aussi, le constat du danger sur nos satellites, y compris nos satellites militaires, étant déjà bien établi, il convient d’informer le Parlement du plan d’action du Gouvernement sur cette question, et du financement à prévoir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003024
Dossier : 3024
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Date inconnue
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Cet indicateur vise à mieux qualifier la population placée en rétention administrative (CRA) et à évaluer la part des retenus présentant un antécédent judiciaire. Il permettra de vérifier la priorisation effective des mesures d’éloignement envers les étrangers présentant une menace pour l’ordre public, conformément aux orientations gouvernementales. Les données permettront d’adapter la stratégie de contrôle et de placement, d’affiner le ciblage des éloignements et de renforcer la cohérence entre la politique d’ordre public et la gestion administrative des CRA. Mode de calcul : Le numérateur correspond au nombre de personnes placées en CRA au cours de l’année N ayant un casier judiciaire. Sources de données : ministère de l'Intérieur Fréquence : annuelle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003049
Dossier : 3049
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à assurer la coordination avec la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 (LFSS) et à tirer les conséquences sur la fraction de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) affectée aux administrations de sécurité sociale. En première lecture au Sénat, le Gouvernement a déposé, à ce titre, un amendement de crédits en seconde partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 sur la mission « Travail, emploi et administration des ministères sociaux » à hauteur de 2 137 M€. Afin de conserver le circuit de compensation retenu jusqu’à présent (c’est-à-dire par fraction de TVA), un amendement « miroir » sera déposé en seconde partie à hauteur de -2 137 M€ sur la sous-action 05-08 « Compensations à la sécurité sociale du gain de la réforme des allègements généraux de 2025 ». Ces deux mouvements n’affecteront pas le solde public tel qu’il résulte de l’examen en première lecture au Sénat du PLF pour 2026. Le présent amendement vise, en premier lieu, à réaffecter à la sécurité sociale une partie du gain procédant de la réforme des allègements généraux de cotisations patronales prévue par la loi n° 2025-199 du 28 février 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2025, à hauteur de 2,0 Md€, en cohérence avec les hypothèses de recettes et de solde retenues dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. En second lieu, la fraction de TVA est ajustée afin de tenir compte des mouvements suivants : - La compensation des effets de la réforme des exonérations ciblées sur la réduction générale dégressive unique est revue à hauteur de -0,01 Md€ à la suite de la suppression de la réforme du dispositif d’exonération de cotisations sociales spécifique aux Outre-mer (LODEOM) introduite initialement à l’article 9 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (PLFSS), portant ainsi le niveau de compensation à 0,2 Md€ ; - La restitution à l’État de la perte d’impôt sur les sociétés résultant de la rationalisation des niches sociales applicables aux compléments de rémunération est révisée à la baisse de -0,157 Md€, compte tenu de l’article 8 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 qui ne porte, par rapport au texte initial, plus que sur les indemnités de rupture conventionnelle. En conséquence, le présent amendement porte cette minoration à 0,043 Md€ ; - L’article 105 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 relatif à la suspension de la réforme des retraites conduit à ajuster la fraction de TVA à hauteur de -0,01 Md€ portant ainsi l’abondement au titre du transfert du rendement de la réforme pour le régime de la fonction publique d’État (FPE) à la branche vieillesse à 0,06 Md€. Compte tenu de ces différents mouvements, la fraction de TVA affectée à la sécurité sociale s’élève désormais à 28,35 % contre 27,36 % dans le texte initial, portant ainsi le niveau prévisionnel affecté à 56,7 Md€. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003050
Dossier : 3050
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Date inconnue
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Cet indicateur de performance a pour objectif de mieux suivre l’état de santé des personnels des SDIS, exposés à des risques accrus de pathologies cancéreuses en raison de leurs conditions d’intervention. Le mésothéliome et le cancer de la vessie figurent parmi les maladies professionnelles reconnues dans ces services, en lien avec l’exposition à l’amiante, aux hydrocarbures et aux produits de combustion. Mode de calcul : le numérateur correspond au nombre d’agents des SDIS ayant reçu un diagnostic de mésothéliome ou de cancer de la vessie reconnu comme maladie professionnelle au cours de l’année N. Le dénominateur correspond au nombre total d’agents des SDIS recensés sur la même période. Sources de données : Observatoire national de la santé des personnels des SDIS, Santé publique France Fréquence : annuelle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003053
Dossier : 3053
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Date inconnue
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Cet indicateur de performance vise à mesurer la réactivité de la justice pénale dans le traitement des infractions de non présentation d'enfants. Il répond au constat d'une augmentation des plaintes et d'une disparité territoriale dans leur traitement. Le suivi régulier du nombre de dossiers ouverts et jugés par juridiction permettra d'évaluer les délais de traitement, d'adapter les moyens et de renforcer la transparence de la réponse judiciaire en matière familiale. Mode de calcul : Le numérateur correspond au nombre de dossiers de non présentation d'enfants jugés au cours du mois considéré dans chaque juridiction. Le dénominateur correspond au nombre total de dossiers de non présentation d'enfants ouverts. Sources de données : ministère de la Justice Fréquence : mensuelle |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003055
Dossier : 3055
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de répondre aux demandes exprimées par les acteurs socio-économiques dans le cadre de la concertation menée par l’Etat sur les projets de texte d’application de l’éco-contribution.
Cet amendement a été travaillé avec la Collectivité européenne d'Alsace et la Région Grand-Est. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003056
Dossier : 3056
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), adoptée en 2019, a permis de doter les exploitants d’un outil fiscal souple et efficace en les incitant à une gestion plus raisonnée et responsable de leur trésorerie. La DEP fait ainsi partie d'une politique globale de gestion des risques en agriculture : elle permet depuis plusieurs années, au côté des outils assurantiels, d’améliorer la résilience des exploitations agricoles françaises. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003057
Dossier : 3057
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Date inconnue
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Une entreprise agricole se doit d’anticiper au mieux les variations de son résultat, mais également les variations des charges fiscales et sociales des chefs d’exploitation. Or, la récurrence des aléas climatiques s’est amplifiée ces dernières années rendant de plus en plus indispensable une gestion économique pluriannuelle des exploitations. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003059
Dossier : 3059
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Les Démocrates a pour objet de supprimer l’article 25 septies, introduit au Sénat, qui vise à réduire le taux de TVA applicable sur les opérations de réparation, en l’abaissant de 20 % à 5,5 %.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000306
Dossier : 306
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Date inconnue
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Face à la pénurie de logement dans les zones touristiques, il est impératif de faciliter l’accès à des logements abordables pour le plus grand nombre, sur l’ensemble du territoire, et de rationaliser les dépenses publiques en faveur du secteur. La réforme de la fiscalité sur les plus-values de cession de foncier constitue un levier incontournable pour atteindre ce double objectif : encourager la libération de biens immobiliers et rationaliser l’effort budgétaire en faveur du logement. Actuellement, un abattement pour durée de détention d’une résidence secondaire est appliqué lors du calcul de la plus-value. L’exonération totale des plus-values immobilières au titre de l’impôt sur le revenu est acquise à l’issue d’un délai de détention de vingt-deux ans et l’exonération des prélèvements sociaux est acquise à l’issue d’un délai de détention de trente ans. Un dispositif qui alimente considérablement la rétention immobilière, notamment dans les zones tendues et réduit sensiblement les recettes fiscales du secteur – dont les dépenses représentent pourtant un dixième des dépenses du budget de l’État (38,16 milliards d’euros en 2021, soit environ 1,5 % du PIB). Afin de redynamiser le marché immobilier et d’encourager la libération des biens détenus de longue date, la proposition de loi visant à relancer le secteur du logement proposait de ramener la durée de détention nécessaire à 10 ans pour bénéficier d’une exonération totale de l’impôt sur la plus‑value immobilière également pour les prélèvements sociaux. Toutefois, une telle mesure présente plusieurs écueils. D’une part, elle engendrerait un effet d’aubaine massif, au bénéfice d’investisseurs souvent situés en dehors des zones les plus en tension, sans véritable ciblage social ou territorial. D’autre part, elle entrainerait un manque à gagner significatif pour les finances publiques, à rebours des efforts de maîtrise budgétaire en cours. Enfin, une exonération aussi rapide risquerait d’accroître les comportements spéculatifs, sans garantie que les biens remis sur le marché contribuent à l’accès au logement des ménages locaux. Le présent amendement propose ainsi une solution d’équilibre : ramener à quinze ans la durée de détention ouvrant droit à exonération des plus-values immobilières pour les résidences secondaires. Cette solution équilibrée permettrait d’accroître l’offre de logements disponibles, de favoriser la mobilité immobilière et de fluidifier le marché, tout en préservant les recettes fiscales liées aux plus-values et en évitant les effets d’aubaine excessifs. Cet amendement prévoit également un garde-fou. En cas de revente du bien, le nouvel acquéreur s’engage à ce que le logement acquis demeure à destination de l’occupation ou à la location à usage d’habitation principale. En cas de manquement à cet engagement, l’acquéreur est redevable d’une amende d’un montant égal à 5 % du prix de cession mentionné dans l’acte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003060
Dossier : 3060
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet indicateur de performance doit permettre de connaitre, par commune en outre-mer, le nombre de jours durant lesquels les citoyens ultra-marins disposent d'eau potable au robinet. Mode de calcul: Le numérateur prend en compte, par commune, le cumul de nombre de jours avec de l'eau potable au cours du mois N, le dénominateur prend en compte le nombre de jour du mois N. Fréquence: mensuelle sur 12 mois Sources: Syndicats des eaux.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003061
Dossier : 3061
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Date inconnue
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L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 6 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. Pour cela, il instaure une contribution différentielle sur les hauts patrimoines de 2%, pour les patrimoines supérieurs à 10 Md€. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003062
Dossier : 3062
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Date inconnue
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR vise à majorer de 100 euros le droit de timbre du visa régularisation. Le relèvement du droit de visa de régularisation permet : – de mieux couvrir les coûts administratifs supportés par les préfectures et les services de l’État lors de l’instruction de ces dossiers ; – d’harmoniser le niveau des taxes applicables aux différentes démarches de séjour et de régularisation, dans un souci de cohérence avec les pratiques européennes ; – de renforcer le rendement des droits de timbre liés à l’immigration, contribuant ainsi à l’équilibre budgétaire sans création de nouvel impôt La recette de cette augmentation estimée à 6,2 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003063
Dossier : 3063
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Date inconnue
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L’amendement déposé par le Groupe UDR vise à majorer de 25 euros supplémentaire le droit de timbre pour la délivrance, le renouvellement, le duplicata ou le changement des cartes de séjour. La politique d’accueil et de séjour des étrangers représente une dépense significative pour l’État, qu’il s’agisse : – de la gestion administrative (préfectures, systèmes d’information, sécurisation des titres) ; – des dispositifs d’accompagnement et d’intégration (OFII, apprentissage du français, etc.). Une majoration modérée du droit de timbre constitue une forme de participation responsable à la couverture de ces coûts, sans remettre en cause le droit au séjour mais en assurant une contribution proportionnée des bénéficiaires. La recette pour l’État de cette augmentation du droit de timbre est estimée à 91 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003064
Dossier : 3064
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer le dispositif de lissage « DILICO 2 », une ponction injuste et mal calibrée qui pèserait lourdement sur les finances des collectivités locales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003065
Dossier : 3065
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Date inconnue
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR vise à modifier l’article 30 du Projet de loi de finances pour 2026. Initialement le droit de timbre perçu lors d’une demande d’accès à la nationalité française est de 55 euros, le Gouvernement propose au sein de ce texte, de le majorer de 200 euros soit 255 euros. Or, à l’heure où nos finances publiques se dégradent, il est temps d’imposer davantage les étrangers qui souhaitent rentrer sur le territoire. Le présent amendement propose ainsi de porter cette majoration de 255 € à 355 euros, afin d’ajuster la contribution demandée aux demandeurs à la réalité des coûts de traitement supportés par les services de l’État. Cette évolution s’inscrit dans une démarche de responsabilisation et d’équité. L’accès à la nationalité française, qui traduit un engagement solennel envers la République, justifie une participation accrue au financement des démarches administratives qu’il induit. Par ailleurs, dans un contexte de redressement des finances publiques, il apparaît légitime de renforcer les recettes issues de ces droits sans alourdir la pression fiscale sur les ménages ou les entreprises. La recette pour l’État de cette augmentation du droit de timbre est estimée à 17,2 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003066
Dossier : 3066
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Date inconnue
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Cet amendement déposé par le Groupe UDR vise à revenir sur l'article 36 du PLF 2026. Cet amendement vise à supprimer le transfert d’une partie de la taxe affectée au DEFI, le comité professionnel de développement économique de la mode et de l’habillement, à l’institut français du textile et de l’habillement (IFTH). L’habillement en France est frappé depuis plusieurs années par une crise très violente, qui a abouti à la fermeture de nombreux commerces partout en France et à la défaillance de plusieurs enseignes majeures du secteur (Jennyfer, Camaïeu, Pimkie, Gap France, etc.). Ces difficultés sont en grande partie dues à la concurrence de l’ultra fast-fashion venue de l’étranger, et en particulier de la Chine à travers des plateformes comme Temu et Shein. C’est d’ailleurs pour lutter contre ces plateformes et défendre le secteur de l’habillement français que ce PLF introduit une taxe de 2€, portée à 5€ par le Sénat, sur les petits colis. Selon le dernier baromètre LSA, les géants du e-Commerce, tels que Temu et Shein, ont réalisé un chiffre d’affaires en France de plus de 3,7 milliards d’euros sur l’année 2024, ce qui correspondrait au chiffre d’affaires cumulé de 22 000 commerces de proximité. Au-delà des destructions d’emplois qui ont déjà eu lieu, ce sont près de 50.000 emplois qui sont encore à risque. Or la diminution des moyens du DEFI ne va faire qu’aggraver la crise de l’habillement. En effet, le DEFI est intégralement dédié à la promotion, au soutien et à la défense de la Mode et de l’Habillement. Cette diminution des ressources empêchera donc le DEFI de soutenir les entreprises du secteur, de financer la création, d’encourager l’exportation, bref, de donner à la mode française les moyens de se défendre et de se développer par l’innovation créative et matérielle. Ainsi, il est incohérent de vouloir à la fois défendre l’habillement français à travers la taxe sur les petits colis et lui « tirer une balle dans le pied » en diminuant les ressources du DEFI. Si l’on peut comprendre le besoin de nouvelles ressources financières pour l’IFTH, la réponse à cette problématique ne peut pas être de diminuer celles du DEFI, ce serait déshabiller Pierre pour habiller Paul. Une solution au problème de financement de l’IFTH devrait plutôt être trouvée dans l’affectation d’une partie des recettes tirées de la taxe sur les petits colis au secteur de l’habillement, pour mener des actions collectives permettant à l’industrie de faire face à la concurrence de l’ultra fast fashion. Cela reviendrait à mettre en place un principe de pollueur payeur cohérent et efficace, en faisant financer par les plateformes de l’ultra fast fashion les actions de défense du secteur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003067
Dossier : 3067
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Date inconnue
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Le régime d’exonération des plus-values professionnelles visées à l’article 151 septies du CGI constitue un levier fiscal indispensable au renouvellement des agroéquipements et donc à la compétitivité des exploitations agricoles. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003068
Dossier : 3068
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Date inconnue
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Cet indicateur de performance doit permettre de connaitre l'avancement du déblocage des crédits votés dans la Loi de programmation pour la refondation de Mayotte. Mode de calcul: Le numérateur prend en compte le montant mensuel des crédité débloqués, le dénominateur prend en compte le montant total des produits votés pour l' année N. Sources: ministère des finances et préfecture de Mayotte. Fréquence: mensuelle
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003069
Dossier : 3069
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Date inconnue
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La décision du Conseil d’État du 30 avril 2024 a précisé pour l’application de l’exonération des plus-values professionnelles prévue à l’article 151 septies du CGI, qu’il résultait de la combinaison de ces dispositions et de celles de l'article 70 du même code que, dans le cas où la plus-value de cession est réalisée par une société dont les bénéfices sont soumis à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices agricoles, le respect de la condition de durée d’activité (5 ans) doit s’apprécier au niveau de chacun des associés exerçant, dans le cadre de la société en cause, une activité professionnelle agricole au sens de l'article 151 nonies du CGI.
La présente dérogation vise donc à assouplir la condition de durée d’activité pour les jeunes agriculteurs en l’appréciant au niveau de la société afin d’éviter une charge fiscale excessive lors de la transmission des exploitations. Ce dispositif permet également de maintenir une équité fiscale entre les exploitations individuelles et les sociétés agricoles, en harmonisant leur traitement au regard des plus-values professionnelles.
Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000307
Dossier : 307
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Date inconnue
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Face à la pénurie de logement dans les zones touristiques, il est impératif de faciliter l’accès à des logements abordables pour le plus grand nombre, sur l’ensemble du territoire, et de rationaliser les dépenses publiques en faveur du secteur. La réforme de la fiscalité sur les plus-values de cession de foncier constitue un levier incontournable pour atteindre ce double objectif : encourager la libération de biens immobiliers et rationaliser l’effort budgétaire en faveur du logement. Actuellement, un abattement pour durée de détention d’une résidence secondaire est appliqué lors du calcul de la plus-value. L’exonération totale des plus-values immobilières au titre de l’impôt sur le revenu est acquise à l’issue d’un délai de détention de vingt-deux ans et l’exonération des prélèvements sociaux est acquise à l’issue d’un délai de détention de trente ans. Un dispositif qui alimente considérablement la rétention immobilière, notamment dans les zones tendues et réduit sensiblement les recettes fiscales du secteur – dont les dépenses représentent pourtant un dixième des dépenses du budget de l’État (38,16 milliards d’euros en 2021, soit environ 1,5 % du PIB). Afin de redynamiser le marché immobilier et d’encourager la libération des biens détenus de longue date, la proposition de loi visant à relancer le secteur du logement proposait de ramener la durée de détention nécessaire à 10 ans pour bénéficier d’une exonération totale de l’impôt sur la plus‑value immobilière également pour les prélèvements sociaux. Toutefois, une telle mesure présente plusieurs écueils. D’une part, elle engendrerait un effet d’aubaine massif, au bénéfice d’investisseurs souvent situés en dehors des zones les plus en tension, sans véritable ciblage social ou territorial. D’autre part, elle entrainerait un manque à gagner significatif pour les finances publiques, à rebours des efforts de maîtrise budgétaire en cours. Enfin, une exonération aussi rapide risquerait d’accroître les comportements spéculatifs, sans garantie que les biens remis sur le marché contribuent à l’accès au logement des ménages locaux. Le présent amendement vise donc à aligner les délais de détention ouvrant droit à l’exonération des plus-values immobilières des résidences secondaires en réduisant à vingt-deux ans le délai de détention ouvrant droit à l’exonération des plus-values immobilières au titre des prélèvements sociaux. Une mesure à la fois de simplification et de rationalisation budgétaire. Cette solution équilibrée permettrait d’accroître l’offre de logements disponibles, de favoriser la mobilité immobilière et de fluidifier le marché, tout en préservant les recettes fiscales liées aux plus-values et en évitant les effets d’aubaine excessifs. Cet amendement prévoit également un garde-fou. En cas de revente du bien, le nouvel acquéreur s’engage à ce que le logement acquis demeure à destination de l’occupation ou à la location à usage d’habitation principale. En cas de manquement à cet engagement, l’acquéreur est redevable d’une amende d’un montant égal à 5 % du prix de cession mentionné dans l’acte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003071
Dossier : 3071
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Date inconnue
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Cet amendement fait évoluer la notion de véhicules à faible empreinte carbone en celle de véhicules résilients. Cette évolution permet de prendre en compte le lieu d’assemblage du véhicule et les lieux de production de ses composants. Le calcul du score permettant d’être caractérisé comme un véhicule résilient (anciennement véhicule à faible empreinte carbone) évolue ainsi en y ajoutant des points associés à la l’assemblage du véhicule et la production de ses composants au sein de l’Union européenne. Le remplacement de la notion de véhicule à faible empreinte carbone par celle du véhicule résilient plus stricte aura pour effet de réduire la proportion de véhicules éligibles à l’avantage fiscal dans la TAI, ce qui générera des recettes estimées à 1 à 3 millions d’euros. L’entrée en vigueur de cette réforme est prévue au 1er août 2026 afin d’en prévoir les modalités d’application précises.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003072
Dossier : 3072
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Date inconnue
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010.
Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003073
Dossier : 3073
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Date inconnue
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En cas de survenance d’un évènement climatique, l’exploitant peut percevoir une indemnité par l’assurance afin de couvrir en tout ou partie la perte de récolte qui en résulte.
- En l’ouvrant à tout type d’indemnité dès lors qu’elle a pour objectif la compensation d’une perte de récolte ; - Enfin, en le qualifiant de choix de gestion pour l’exploitant.
Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003074
Dossier : 3074
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Date inconnue
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En agriculture, le seuil du passage du régime réel simplifié au régime réel normal, aujourd’hui fixé à 391 000 €, doit être revalorisé. Fixé à 365 000 € jusqu’en 2022 puis à 391 000€ à partir de 2023 avec la revalorisation triennale, l’évolution de ce seuil d’imposition reste cependant décorrélée de l’évolution du chiffre d’affaires des entreprises agricoles due aux restructurations observées ces dernières années.
Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003075
Dossier : 3075
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Date inconnue
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L’article 58 de la loi de finances pour 2019 a rétabli le dispositif du blocage des stocks à rotation lente au profit des exploitants titulaires de bénéfices agricoles déterminés selon le mode réel.
Dès lors, il est proposé de permettre aux exploitants agricoles et viticoles soumis au régime réel d’imposition de bénéficier pleinement des dispositifs déjà instaurés par la loi fiscale, sans restriction de principe. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003076
Dossier : 3076
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Date inconnue
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Cet indicateur de performance doit permettre de connaitre l'état du système de santé de Mayotte du point de vue du nombre de soignants. Mode de calcul: Le numérateur prend en compte le nombre de poste de soignants non pourvu à Mayotte par catégorie. Le dénominateur prend en compte le nombre théorique de soignants par catégorie sur ce même territoire de Mayotte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003077
Dossier : 3077
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Date inconnue
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Cet amendement est un amendement de repli par rapport à la demande d’abattement au malus masse pour les entreprises de location courtée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003078
Dossier : 3078
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Date inconnue
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Cet amendement est un amendement de repli par rapport à la demande d’abattement au malus CO2 pour les entreprises de location courtée. Cette proposition vise donc à rétablir une situation d’équité entre les flottes exposées au malus, équité d’autant plus nécessaire à partir de 2026 que les niveaux de malus augmentent de manière exponentielle pour les loueurs de courte durée : ils paient l’intégralité du malus pour seulement quelques mois de détention. Pour une durée de 5 ans, un loueur courte durée paiera près de dix fois le malus. Cette situation est intenable sur le plan économique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000308
Dossier : 308
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Date inconnue
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Cet amendement propose de limiter la niche fiscale accordée aux serres chauffées. Depuis 2020, la production de légumes de contre-saison bénéficie d’une aide annuelle d’environ 25 000 euros par hectare, alors qu’elle était auparavant plafonnée à 20 000 euros sur trois ans, ce qui favorise principalement les grandes exploitations et va à l’encontre de l’engagement gouvernemental de réduire les avantages fiscaux nuisibles à l’environnement. Il préconise de recentrer les aides publiques, déjà rares dans cette filière, vers la réduction du chauffage et le développement de techniques alternatives, en accord avec les attentes citoyennes. Enfin, cet amendement propose de revenir au régime précédent en soumettant le remboursement partiel de la taxe intérieure sur la consommation finale de gaz naturel (TICGN) au plafond des minimis agricoles, via un retour au taux réduit de 0,119 €/MWh. Cet amendement a été suggéré par la Confédération paysanne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003080
Dossier : 3080
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer les garanties financières de l’État pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. Exigées par le Comité international olympique (CIO), ces garanties représentent un risque budgétaire important et déséquilibré pour les finances publiques, pour un événement international sans bénéfices économiques ou sociaux clairement identifiés mais aux impacts environnementaux certains. Plusieurs garanties importantes seront en jeu dans le cadre des JOP 2030, telles que : – Un remboursement des sommes versées par le CIO au titre des droits de diffusion, à hauteur maximal de 500 millions d’euros, en cas d’annulation totale ou partielle des JOP 2030 ; – Une couverture du déficit final du COJOP, à hauteur de 50 % du solde déficitaire et dans la limite de 515 millions d’euros. Ces garanties s’ajoutent à une série d’exonérations et de dérogations juridiques, au détriment de la souveraineté budgétaire nationale et du respect du cadre législatif, que nous tenons à dénoncer. Dans un contexte de réduction des dotations aux collectivités territoriales et de coupes budgétaires dans les politiques publiques (jeunesse, éducation, sport pour toutes et tous…), il est inopportun et contraire à l’intérêt général d’engager l’État dans de telles garanties financières au profit d’un modèle économique qui ne protège ni les finances publiques ni les citoyen·nes. Cet amendement propose donc de supprimer cet article relatif aux garanties financières de l’État pour les JOP 2030, afin d’éviter de nouveaux engagements risqués et opaques au profit du CIO. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003081
Dossier : 3081
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Date inconnue
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Cet amendement de repli à l'amendement n°3071 vise à recentrer le soutien à l’électrification aux véhicules électriques dont les chaînes de production et d’approvisionnement contribuent à notre résilience. Cette mesure permet ainsi de générer des rendements estimés supérieurs à 11 millions d’euros. Cet amendement restreint le champ des véhicules bénéficiant d’une majoration dans le cadre de la taxe annuelle pour le verdissement des flottes (TA) ainsi que d’une exonération dans le cadre du malus masse. Pour ce faire, il remplace la notion de véhicule à faible empreinte carbone par celle de véhicule résilient. Le calcul du score permettant d’être caractérisé comme un véhicule résilient (anciennement véhicule à faible empreinte carbone) évolue ainsi en y ajoutant des points associés à l’assemblage du véhicule et la production de ses composants en Europe. Le remplacement de la notion de véhicule à faible empreinte carbone par celle du véhicule résilient aura pour effet de réduire la proportion de véhicules éligibles à deux avantages fiscaux. Premièrement, dans le cadre du malus masse, la restriction du nombre de véhicules éligibles à l’exonération générera des recettes estimées supérieures à 10 millions d’euros. Deuxièmement, dans le cadre de la TA le volume de véhicules bénéficiant d’une majoration baissera ce qui générera des recettes estimées entre 1 et 3 millions d’euros. L’entrée en vigueur de cette réforme est prévue au 1er août 2026 afin d’en prévoir les modalités d’application précises. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003083
Dossier : 3083
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable.
Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable.
Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées àprogresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances.
Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants.
Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement.
Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année.
Cet amendement a été travaillé avec Départements de France |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003084
Dossier : 3084
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Date inconnue
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement.
La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale. Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées. À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités. Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données. Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre.
Cet amendement a été travaillé avec Départements de France |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003085
Dossier : 3085
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Date inconnue
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Dans un contexte de ralentissement de l’accession à la propriété lié à la hausse des taux d’intérêt et à la tension persistante sur le marché du logement, de nombreuses familles rencontrent des difficultés accrues pour financer leur résidence principale. Le prêt à taux zéro constitue un outil central de la politique publique du logement. Toutefois, son champ actuel, limité aux primo-accédants et soumis à des conditions de ressources, ne permet pas de répondre pleinement aux besoins des familles, notamment lors de l’arrivée d’un enfant ou de l’évolution de la composition du foyer. La naissance d’un enfant ou l’agrandissement de la cellule familiale est souvent un moment décisif du parcours résidentiel. Le présent amendement vise à créer un prêt à taux zéro familial, accessible sans condition de ressources et indépendamment du statut de primo-accédant, afin de soutenir les projets immobiliers des familles à ces moments clés. Ce prêt, d’un montant maximal de 100 000 euros, serait ouvert à compter de la déclaration de grossesse et jusqu’aux cinq ans de l’enfant. Il permettrait de renforcer la politique de soutien à la natalité, de sécuriser les parcours résidentiels et de relancer l’accession à la propriété. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003086
Dossier : 3086
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à affirmer que les dépenses décidées par l’État et imposées aux collectivités doivent être compensées, singulièrement pour les Départements dont la plupart des dépenses ne sont pas pilotables. L'amendement a été travaillé avec Départements de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003087
Dossier : 3087
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi tranpartisane visant à réussir la transition foncière, une suppression de l'exonération temporaire de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les constructions nouvelles ou en cas de conversion d'un bâtiment agricole en maison ou en usine, ainsi que dans les cas d'affectation de terrains à des usages commerciaux ou industriels. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003088
Dossier : 3088
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, de transformer la taxe d'aménagement en un outil de sobriété foncière en supprimant les exonérations favorisant l'artificialisation, en augmentant la taxe sur les aménagements consommateurs d'espace, en doublant le taux maximal de droit commun que peuvent adopter les communes (de 5 à 10%) et en créant un taux spécifique pouvant atteindre 50% pour les secteurs urbanisés sur des espaces naturels, agricoles et forestiers. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003089
Dossier : 3089
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière une généralisation de l'application de la taxe sur les friches commerciales sur l'ensemble du territoire, sauf opposition explicite de la commune ainsi qu'une augmentation du taux maximal possible afin de pouvoir durablement dissuader l'inactivité foncière. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000309
Dossier : 309
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Date inconnue
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Le présent amendement propose la prorogation de 2026 à 2028 du crédit d’impôt au bénéfice de certaines entreprises agricoles n’utilisant pas de produits phytopharmaceutiques contenant la substance active du glyphosate comme prévu à l’article 140 de la loi n° 2020‑1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021, modifié par l’article 52 de la loi n° 2022‑1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023. Par ailleurs, celui-ci autorise le cumul avec le crédit d’impôt relatif à l’agriculture biologique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003090
Dossier : 3090
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, de créer et de généraliser l'application d'une taxe sur les friches industrielles, sauf opposition de la commune, sur le modèle de la taxe sur les friches commerciales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003091
Dossier : 3091
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, d'élargir l'assiette de la taxe sur les surfaces commerciales aux aires de stationnement des grandes surfaces. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003092
Dossier : 3092
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, d'élargir l'assiette de la taxe sur les surfaces commerciales aux entrepôts logistiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003093
Dossier : 3093
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, d'adapter la fiscalité afin d'encourager la préservation des espaces naturels agricoles et forestiers (ENAF) en exonérant totalement de taxe foncière sur les propriétés non bâties les terres agricoles soumises à un bail rural à clauses environnementales (BRE) ou à un contrat d'obligations réelles environnementales (ORE), en augmentant l'exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties de 30% à 50% en faveur des propriétaires d'ENAF, en exonérant d'impôt sur le revenus issus du fermages et en renforçant les exonérations existantes pour les terrains situés en zone humide. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003094
Dossier : 3094
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, de fusionner et remplacer les taxes sur les plus-values des terrains devenus constructibles en supprimant les exonérations liées à la durée de détention, en appliquant la taxe dès que la plus-value dépasse deux fois le prix d'acquisition et en portant le taux maximal de taxation à 60%, afin de dissuader la rétention foncière et la spéculation associée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003095
Dossier : 3095
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Date inconnue
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Le présent amendement, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, propose de fusionner la taxe sur les logements vacants et la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV) en une taxe locale facultative, tout en permettant aux collectivités locales de disposer directement des recettes ainsi générées. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003096
Dossier : 3096
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, une majoration progressive sur la taxe d'habitation sur les résidences secondes et la taxe d'habitation sur les logements vacants, ciblant particulièrement les multipropriétaires afin de décourager l'accumulation de logements sous-utilisés, de favoriser leur remise sur le marché et de réduire indirectement la pression sur les ENAF. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003097
Dossier : 3097
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Date inconnue
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Le présent amendement, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, propose la création d'une nouvelle dotation aux communes pour la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF), attribuée chaque année aux communes ayant une consommation d'ENAF nulle au cours des cinq dernières années, et répartie selon leur population et la superficie de leurs ENAT, en comptant triple ceux issus d'une opération de renaturation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003098
Dossier : 3098
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Date inconnue
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Le présent amendement, en cohérence avec les conclusions de la mission d'information sur l'artificialisation des sols et la proposition de loi transpartisane visant à réussir la transition foncière, propose la création d'un crédit d'impôt des dépenses engagés pour la réhabilitation et la remise sur le marché de logements vacants depuis au moins cinq ans. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000031
Dossier : 31
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Date inconnue
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Le présent amendement propose une TVA à 5,5 % sur le gaz, l’électricité, le fioul et les carburants ; et non sur les opérations de réparation comme proposé au Sénat dans le présent article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003100
Dossier : 3100
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Date inconnue
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En premier lieu, le rapporteur général relève que cet article, introduit par le Sénat, propose de priver les auto-entrepreneurs du bénéfice du RSA au-delà d’une période de 24 mois. Or, le RSA est un revenu de subsistance, se fondant sur l’alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946 qui repose sur le principe de sécurité matérielle et le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. En outre, il introduit une différence de traitement entre les bénéficiaires du RSA micro entrepreneurs et les autres bénéficiaires du RSA, qui n’est pas justifiée. Pour ces raisons, ce dispositif pourrait faire l’objet d’une censure du Conseil constitutionnel. En second lieu, le rapporteur général observe que le Gouvernement prévoit de renforcer les mesures d’accompagnement de ces bénéficiaires du RSA dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, adopté par le Sénat en novembre et qui sera examiné en séance par l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines. Pour ces raisons, le rapporteur général propose la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003104
Dossier : 3104
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Les Démocrates vise à appliquer un plafond au montant versé en 2025 à l'ensemble des taxes affectées. La multiplication des taxes affectées, dont le produit échappe au budget général de l’État, fragilise la lisibilité des finances publiques et affaiblit le contrôle parlementaire sur la dépense. En 2026, près de 56,9 milliards d’euros, soit environ 10 % des dépenses de l’État, seraient ainsi affectés à divers opérateurs et organismes. La dynamique de ces ressources n’est pas toujours en adéquation avec les besoins réels des bénéficiaires. Certaines recettes progressent mécaniquement, sans lien avec l’activité ou l’efficacité des organismes concernés, contribuant à la dérive des finances publiques. Alors que la dépense publique devrait augmenter de 1,7 % entre 2025 et 2026, le produit des taxes affectées progresserait de près de 10 % sur la même période. Dans un contexte de déficit public durable et d’exigence de transparence budgétaire, il est nécessaire que la représentation nationale reprenne la maîtrise de ces ressources.
Le présent amendement concerne spécifiquement les 66 opérateurs et organismes bénéficiaires de taxes affectées non plafonnées pour un total de 32 milliards d'euros. Il prévoit que l’ensemble de ces affectations soit soumis, pour 2026, à un plafond égal au produit perçu en 2025. Lorsque ce plafond est inférieur au rendement attendu pour 2026, la fraction excédentaire est reversée au budget général de l’État. L’amendement a pour vocation de produire des recettes supplémentaires reversées au budget de l’État pour compenser la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026, pour un montant situé entre 500 et 550 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003115
Dossier : 3115
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Date inconnue
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EXPOSÉ SOMMAIRE Notre système de santé continue de s’effondrer et plus d’un tiers des Français ont déjà renoncé à des soins pour des raisons financières. Pendant ce temps-là, le Gouvernement continue d’offrir l’ensemble des soins gratuits aux clandestins. Cet amendement vise à mettre fin à l’AME qui constitue l’une des pompes aspirantes de l’immigration illégale et la remplace par un dispositif réservé aux urgences vitales. Dans le cadre de l’aide d’urgence vitale, une ligne budgétaire serait dédiée à Mayotte. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003126
Dossier : 3126
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Date inconnue
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Cet article fait bénéficier les margarines et graisses végétales d’un taux de TVA réduit de 5,5 %, au lieu de 20 %. Or, outre que l'impact précis d'une baisse de TVA est toujours difficile à prévoir, le coût de cette mesure est estimé à 50 millions d'euros. Aussi est-il proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003127
Dossier : 3127
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Date inconnue
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Cet article fait bénéficier d’une TVA au taux réduit de 5,5 % les réparations des cycles, de l’électroménager, des chaussures et articles de cuir, des vêtements et du linge de maison, au lieu de 20 %. Or le coût de cette mesure, évalué à 350 millions d’euros, semble excessif par rapport à son bénéfice, qui demeure incertain. De plus, il convient de rappeler qu'un "bonus réparation" a été institué en 2023, notamment pour les réparations d'électroménager, de chaussures et de textiles. Son montant est de 50 euros pour un lave-linge, de 40 euros pour un aspirateur, de 8 euros pour la pose de patins sur des chaussures et de 7 euros pour le rapiècement d'un trou dans un vêtement. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003128
Dossier : 3128
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Date inconnue
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Le transport de voyageurs en montgolfière bénéficie d’ores et déjà d’un taux réduit de TVA de 10 %. En revanche, le maintien de cet article conduirait à appliquer ce taux réduit à des prestations dont l’objet principal n’est pas le transport de voyageurs, mais une activité culturelle ou de loisir. C'est pourquoi il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003129
Dossier : 3129
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Date inconnue
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Cet article proroge jusqu’à la fin de l’année 2028 le taux réduit de TVA de 10 % pour les travaux sylvicoles réalisés au profit d’exploitants agricoles, ainsi que les travaux de prévention des incendies de forêt menés par des associations syndicale. Afin de garantir l’effectivité de l’intention du législateur, il est proposé d’appliquer la prorogation de ce taux réduit dès le 1er janvier 2026, de manière conforme à l’intention annoncée par le Gouvernement dans son communiqué du 30 décembre 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003130
Dossier : 3130
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Date inconnue
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Cet article prévoit une exonération, à La Réunion, des ventes et des importations de produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité dont les caractéristiques sont déterminées par arrêté conjoint des ministres chargés de la consommation et des outre-mer. Cependant, outre que La Réunion bénéficie déjà de taux réduits de TVA bien inférieurs à ceux applicables en métropole, à savoir un taux normal de 8,5 %, au lieu de 20 %, et un taux réduit de 2,1 %, au lieu de 10 et 5,5 %, certains produits de première nécessité y sont déjà exonérés de TVA à La Réunion. De plus, une baisse de TVA ne garantit pas une baisse des prix aux consommateurs. Il est donc proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003135
Dossier : 3135
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Date inconnue
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Cet amendement rétablit les mesures d’économies proposées par le Gouvernement et supprimées par le Sénat : l’inéligibilité au compte personnel de formation (CPF) des bilans de compétences et le plafonnement des droits mobilisables pour l’ensemble des formation non certifiantes, y compris la validation des acquis de l’expérience (VAE). Il reprend en outre les mesures d’économies votées par le Sénat : la restriction du recours au CPF pour financer la préparation aux épreuves du permis de conduire ainsi que le plafonnement des droits mobilisables pour les formation certifiantes inscrites au répertoire spécifique. Il procède enfin à plusieurs modifications rédactionnelles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003136
Dossier : 3136
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Date inconnue
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Conformément au 5° bis du I de l'article 35 du code général des impôts (CGI), les profits réalisés par les personnes qui donnent en location directe ou indirecte des locaux d'habitation meublés relèvent de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) à l’impôt sur le revenu. Toutefois, ce régime s’applique de manière différenciée suivant que l’activité de loueur en meublé est exercée à titre professionnel (LMP) ou non professionnel (LMNP). Les contribuables non-résidents sont également susceptibles de bénéficier de ces dispositifs fiscaux. La Commission européenne a informé les autorités françaises de son analyse suivant laquelle les règles de calcul du critère de prépondérance des recettes tirées de l’activité de location meublée mises en œuvre par la France seraient constitutives d’une discrimination à l’encontre des contribuables non-résidents et, ce faisant, contraires à la liberté de circulation des capitaux. Le 2 du IV de l’article 155 du CGI fixe deux conditions cumulatives pour l’entrée dans le régime fiscal du loueur en meublé professionnel (LMP). Les recettes annuelles doivent, d’une part, excéder un montant de 23 000 euros et, d’autre part, excéder les revenus du foyer fiscal soumis à l’impôt sur le revenu dans les catégories des revenus d’activité et autres que ceux tirés de l’activité de location meublée. Pour un contribuable non-résident, l'article 4 A du CGI prévoit que les personnes dont le domicile fiscal est situé hors de France sont passibles de l'impôt sur le revenu en raison de leurs seuls revenus de source française. Ainsi, pour des contribuables non-résidents, les revenus imposés à l’étranger ne sont pas pris en considération pour apprécier si les revenus d’activité excèdent le montant des recettes tirées de la location meublée et si la location revêt un caractère professionnel ou non. Il résulte de ce qui précède que les contribuables non-résidents sont susceptibles d’être soumis plus facilement au régime LMP, voire de manière automatique, en l’absence de tout revenu d’activité soumis à l’impôt sur le revenu en France. Le présent amendement modifie les dispositions du IV de l’article 155 du CGI pour mettre un terme à l’asymétrie de traitement s’appliquant aux contribuables non-résidents et se conformer au droit de l’Union européenne. Ainsi, afin d’apprécier si les revenus d’activité excèdent le montant des recettes tirées de la location meublée, cet amendement propose de prendre en compte les revenus d’activité de même nature qui sont soumis à un impôt équivalent à l’impôt sur le revenu dans l’État de résidence du contribuable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003137
Dossier : 3137
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Date inconnue
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L’article 750 ter du CGI définit le champ territorial des droits de mutation à titre gratuit français qui peuvent s’appliquer en présence d’une transmission impliquant alternativement ou cumulativement (i) un défunt, donateur ou constituant d’un trust domicilié en France, (ii) des biens situés en France ou (iii) un héritier, légataire, donataire ou bénéficiaire d’un trust domicilié fiscalement en France, à condition qu’il ait eu son domicile fiscal en France pendant au moins six années au cours des dix dernières années précédant celle au cours de laquelle il reçoit les biens Il est rappelé que la taxation des transmissions sur le seul fondement de la domiciliation fiscale française du bénéficiaire résulte d’une modification de l’article 750 ter introduite par l’article 19 de la loi n° 98-1266 du 30 décembre 1998 (Loi de finances 1999). La taxation d’une transmission sur le seul fondement de la résidence du bénéficiaire est rare, la plupart des pays ne se référant, comme c’était le cas de la France avant la Loi de finances 1999, qu’à la résidence du donateur/défunt ou des biens transmis. C’est la raison pour laquelle le législateur avait pris soin d’apporter une atténuation à ce principe de taxation du bénéficiaire résident fiscal français en prévoyant une seconde condition cumulative pour que l’imposition s’applique selon laquelle ce dernier devait par ailleurs avoir été domicilié en France pendant au moins 6 ans sur les dix années précédant celle de la transmission. L’objectif affiché de cet ajout était de préserver l’attractivité économique de la France ne pas exposer immédiatement un non-résident souhaitant venir en France pour des raisons professionnelles ou personnelles aux droits de mutation à titre gratuits français, à raison de la transmission d’un patrimoine familial sans lien avec la France. Certains observateurs ont identifié une pratique jugée abusive consistant à utiliser cette tolérance pour procéder à la transmission d’un patrimoine à des enfants de moins de 6 ans ayant toujours été domiciliés en France sans être soumis aux droits de donation en France. Cette non-imposition suppose que le donateur soit non-résident et que les biens transmis ne soient pas situés en France. L’amendement proposé vise à corriger le « trou dans la raquette » lié à l’utilisation de cette mesure pour gratifier des enfants de moins de 6 ans ayant toujours été domiciliés en France, qui ont pu dans certains cas bénéficier d’un effet d’aubaine dans le cadre d’une disposition qui ne leur était pas destinée, sans pour autant pénaliser les personnes ayant transféré leur domicile fiscal en France depuis moins de 6 ans, le cas échéant en présence d’enfants en bas âge. Cet amendement, travaillé avec un cabinet d'avocats spécialisé, vise à mettre un terme à des schémas discutables tout en veillant à préserver l’attractivité de la France vis-à-vis de personnes désireuses de travailler ou simplement séjourner dans ce pays en les exposant pas, dès leur arrivée en France à une fiscalité inhabituelle pour eux sur un patrimoine constitué à l’étranger. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003151
Dossier : 3151
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir l’article 23 de la version initiale du Gouvernement qui a pour objet, dans le cadre du plan national antitabac 2023‑2027, de préciser le régime fiscal pour les produits à fumer, entendus comme les substances à inhaler, qu’elles comprennent ou non du tabac ou de la nicotine et que l’action de fumer implique ou non une combustion ou l’emploi d’un dispositif dédié comme la cigarette électronique. Cet amendement exclut néanmoins de la taxation les dispositifs sans nicotine, notamment le cannabidiol (CBD), donc sans risque de dépendance à la nicotine. Ces produits peuvent contribuer à la réduction du tabagisme, et il s'agit d'une mesure de soutien au monde agricole, et notamment à la filière émergente du chanvre et à son dynamisme, avec 2 000 points de vente, dans un contexte de difficultés majeures pour l'agriculture et d'évolution des activités rurales. Ces évolutions visent à répondre à deux principaux enjeux de santé publique :
Par ailleurs, cet article ainsi rédigé harmonise également les taux de TVA des différents produits et plantes à fumer. Le Gouvernement pourra fixer par décret les taux, tarifs et minima de perception par décret. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003156
Dossier : 3156
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Date inconnue
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Depuis le 1er janvier 2020, l’Office français de la biodiversité (OFB) assure la préservation et la restauration de la biodiversité. Les missions de l’établissement sont en forte progression avec des enjeux de restauration et de préservation de la biodiversité pour lesquels la France s’est engagée au niveau national comme international et européen, avec le règlement sur la restauration de la nature. Tous ces objectifs sont actuellement mis en difficulté par des sous‑dotations récurrentes en moyens et en effectifs. Les trajectoires identifiées en matière de financement de la SNB, comme en matière d’effectifs, ne sont pas respectées depuis plusieurs années. S’agissant du plafond d’emplois, la rapporteure pour avis note que celui-ci aurait dû évoluer de 15 ETP par an, pendant 3 ans entre 2023 et 2025. Or, seuls les 15 ETP prévus pour 2023 ont été effectifs et l’OFB fait au contraire face à une réduction d’effectifs de 16 ETP en PLF 2026. Cela se traduit par moins d’agents sur le terrain et moins d’actions sur les atlas biodiversité et sur les aires éducatives. Cela place la France en situation difficile au regard des objectifs européens imposés par le règlement sur la restauration de la nature. En effet, le plan français devra être rendu avant la fin 2026 et couvrir la période 2027‑2030, puis prévoir une action jusqu’à 2050. Cet amendement prévoit donc de transférer 45 ETP vers l’OFB, en augmentant le plafond d’emplois des opérateurs du programme 113, et en retirant ces emplois de la Société des grands projets inscrits sur le programme « infrastructure et services de transport ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000316
Dossier : 316
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Rassemblement National vise à garantir que les entreprises multinationales contribuent justement à l’impôt en France, à hauteur de la part réelle de leur activité économique sur notre territoire. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des travaux parlementaires conduits en 2013 par MM. Nicolas Dupont-Aignan et Alain Bocquet, auteurs du rapport d’information sur la lutte contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale internationale. Douze ans plus tard, le constat demeure inchangé : malgré les déclarations d’intention, la France perd chaque année entre 80 et 100 milliards d’euros de recettes publiques du fait de la fraude et de l’optimisation fiscales. Cette hémorragie affaiblit nos services publics, creuse les inégalités devant l’impôt et alimente un profond sentiment d’injustice fiscale parmi nos concitoyens. En l’absence d’une taxation unifiée et réellement contraignante au niveau de l’OCDE, il est impératif que la France mette en place une mesure nationale, simple et efficace, permettant de taxer les profits des multinationales en fonction de leur activité réelle sur notre sol. Concrètement, l’administration fiscale calculera le déficit fiscal mondial d’une entreprise – c’est-à-dire la différence entre l’impôt qu’elle aurait dû acquitter si ses bénéfices mondiaux étaient soumis au taux normal de 25 % et l’impôt effectivement payé. Le gage est un gage de forme, que nous demandons par conséquent au gouvernement de lever. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003162
Dossier : 3162
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l’indicateur de performance 648, qui prévoit de « contribuer à porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité en 2030 ». S’il est légitime de diversifier le mix énergétique et d’intégrer une part variable de production renouvelable, fixer un objectif aussi élevé de 40 % d’ici 2030 apparaît irréaliste et contre-productif au regard des contraintes techniques, économiques et environnementales. En premier lieu, la faible productivité moyenne des éoliennes françaises rend cet objectif difficilement atteignable. Selon les données de RTE et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le facteur de charge moyen des éoliennes terrestres en France ne dépasse pas 25 %, contre 90 % pour le nucléaire. En d’autres termes, une éolienne ne produit de l’électricité qu’un quart du temps en moyenne, en raison de l’intermittence du vent. Cette variabilité impose un recours massif à des moyens de compensation (centrales à gaz, importations, batteries), qui réduisent fortement le bénéfice carbone et alourdissent le coût global du système. Par ailleurs, les problèmes de raccordement ralentissent considérablement le déploiement des énergies renouvelables. Le rapport annuel de RTE (Bilan prévisionnel 2024) souligne que les délais de raccordement des nouveaux parcs éoliens dépassent souvent 5 à 7 ans, du fait de la saturation du réseau et des procédures administratives complexes. Dans certaines régions, les capacités du réseau électrique sont déjà insuffisantes pour accueillir de nouvelles installations sans travaux lourds et coûteux. Sur le plan environnemental, les éoliennes ne sont pas neutres : chaque mât nécessite jusqu’à 1 000 tonnes de béton pour son socle, enfouies dans le sol même après démantèlement, entraînant une artificialisation durable des terres agricoles ou naturelles. Leur construction mobilise également des matériaux rares (cuivre, terres rares, aluminium), souvent importés de pays tiers. Dans la production d’électricité, les EnR représentent environ 26 % en 2024, contre 18 % en 2017. L’objectif de 40 % d’ici 2030 supposerait presque un doublement en six ans, ce qui est irréaliste. Enfin, un mix énergétique comportant 40 % de renouvelables intermittents mettrait en péril la stabilité du réseau et la compétitivité du système électrique français, historiquement fondé sur une énergie nucléaire pilotable, décarbonée et souveraine. Le dernier rapport de la Cour des comptes (2023) a d’ailleurs souligné que les surcoûts induits par l’intégration massive des énergies intermittentes représentent déjà plusieurs milliards d’euros pour les consommateurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003164
Dossier : 3164
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer l’exonération de taxe à l’essieu dont bénéficient les poids lourds de plus de douze tonnes immatriculés dans un autre État membre de l’Union européenne. Actuellement, les transporteurs français s’acquittent chaque année de cette taxe, pour un montant pouvant atteindre près de 1 000 euros par véhicule, tandis que les poids lourds étrangers en sont totalement exonérés. Cette situation crée une distorsion de concurrence manifeste au détriment des entreprises françaises, alors même que leurs concurrents européens utilisent quotidiennement nos routes et infrastructures. Selon les données du ministère des Transports et du Comité national routier, environ 2,5 à 3 millions de camions étrangers traversent chaque année le territoire français. Parmi eux, près de 225 000 véhicules effectuent un trafic régulier, notamment sur les grands axes de transit européen (A1, A4, A6, A7, A9, A10). La taxe actuelle varie entre 418 € et 932 € par an et par véhicule, selon le poids et les essieux. Le produit moyen observé sur les camions français est d’environ 850 € par véhicule et par an. Ainsi, si la taxe s’appliquait aux 2,5 à 3 millions de véhicules européens traversant notre pays, les retombées économiques pour l’État français pourraient s’élever jusqu’à 2,1 à 2,5 milliards d’euros par an en fonction du taux de recouvrement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003165
Dossier : 3165
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Date inconnue
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L’article 1519 D du Code général des impôts institue une imposition forfaitaire sur les installations terrestres de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent. Fixée à 8,51 € par kilowatt installé, soit 8 510 € par mégawatt et par an, cette taxe n’a pas été substantiellement réévaluée depuis sa création en 2012. À titre de comparaison, les éoliennes en mer sont soumises à une taxe annuelle de 18 605 € par mégawatt (article 1519 B du CGI). Deux fois moins imposées, les parcs terrestres génèrent pourtant eux aussi des externalités territoriales significatives : artificialisation des sols, contraintes paysagères, saturation des réseaux de distribution, coûts de renforcement des lignes et tensions locales liées à l’acceptabilité. L’alignement du tarif de la taxe terrestre sur celui de l’offshore, soit 18 605 € par mégawatt installé, permettrait de rétablir l’équité fiscale entre les deux segments d’une même filière, de mieux compenser les collectivités locales qui accueillent les parcs, et de contribuer au financement des coûts systémiques liés au développement des énergies renouvelables (stockage, réseau, flexibilité). En 2025, la puissance éolienne terrestre installée en France métropolitaine est d’environ 22 gigawatts (GW), soit 22 000 MW. La taxe actuelle (8 510 €/MW/an) produit environ 187 millions d’euros par an. La taxe prévue par le présent amendement (18 605 €/MW/an) génèrerait environ 409 millions d’euros par an, soit un gain pour le budget de l’État de 222 millions d’euros par an. Ce rendement additionnel bénéficierait directement aux communes, intercommunalités et départements, selon la clé de répartition actuelle (20 % / 50 % / 30 %). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003166
Dossier : 3166
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Date inconnue
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La loi de finances pour 2021 a introduit une réduction de 50 % de la valeur locative cadastrale pour les installations industrielles, y compris les parcs éoliens. Cette mesure a contribué à alléger considérablement la fiscalité pesant sur les opérateurs de parcs éoliens, réduisant leurs coûts d'exploitation et favorisant un développement forcené de l’éolien en France en en faisant supporter le coût sur les collectivités. Cet amendement propose de supprimer la réduction de 50 % sur la valeur locative cadastrale, afin de renforcer les recettes fiscales locales et nationales. En effet, la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) est une source de financement importante pour les collectivités locales, et la baisse introduite par la réforme de 2021 a réduit leur capacité à financer des projets locaux, baisse qui vient s’ajouter aux nombreuses ponctions qui leur ont été imposées durant le mandat d’Emmanuel Macron. Selon la DGEC, les études de France Énergie Éolienne et les remontées fiscales, une éolienne terrestre moyenne génère entre 6 000 et 9 000 € de TFPB par MW et par an avant abattement. Après l’abattement de 50 %, le produit réel est d’environ 3 000 à 4 500 € par MW et par an. Supprimer l’abattement revient à doubler la base. Appliquée à 22 000 MW de puissance totale installée actuelle, cet amendement pourrait rapporter environ 77 millions d’euros pour les collectivités territoriales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003168
Dossier : 3168
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Date inconnue
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Cet amendement vise à augmenter le plafond d’emploi de l’OFB, opérateur rattaché au programme 113 Paysages, eau et biodiversité, de 71 ETPT. Depuis le 1er janvier 2020, l’Office français de la biodiversité (OFB) assure la préservation et la restauration de la biodiversité et le renforcement de l’efficacité des politiques publiques en matière de police de l’eau et de l’environnement. Il est le principal acteur dans le domaine de la biodiversité, qu’elle soit terrestre, aquatique ou marine. En 2026, l’OFB continuera à œuvrer à la réalisation de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), dont il est pilote de 14 actions, copilote de 20, et partenaire sur de nombreuses autres. Il participe également à la Stratégie nationale des aires protégées (SNAP) et au Plan Eau. Par ailleurs, l’OFB contribue activement à la Mission Adaptation, lancée en novembre 2024, en mettant son expertise de terrain au service des collectivités. À travers la plateforme Mission Adaptation, il conseille et accompagne les acteurs locaux pour intégrer les solutions fondées sur la nature et les enjeux de biodiversité dans leurs stratégies locales d’adaptation. Or, ces objectifs ambitieux sont mis en difficulté par des sous-dotations récurrentes en effectifs. L’OFB a connu une première baisse de 25 ETPT en 2025, suivie d’une nouvelle diminution de 16 ETPT en 2026, alors que la trajectoire initiale pluri-annuelle aurait dû être de +15 ETPT en 2025, au titre du contrat d’objectifs et de performance 2021‑2025 et de +15 ETPT en 2026. Afin de revenir sur ces baisses, l’amendement augmente le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 113 Paysages, eau et biodiversité de 71 ETPT. En compensation, il réduit le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 217 Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, du développement et de la mobilité durables de 71 ETPT. La minoration du plafond d’autorisations d’emplois des opérateurs du programme 217 vise à assurer la recevabilité de l’amendement. Le Gouvernement est appelé à lever le gage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003169
Dossier : 3169
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’exonération d’accise qui existe actuellement sur les carburants d’aviation (Jet A-1) utilisés par les jets privés et les vols non réguliers de passagers onéreux, afin de les soumettre au taux applicable aux carburéacteurs. Cette mesure permet de mettre fin à une assimilation malvenue entre l’aviation commerciale, qui bénéficie en tant que transport collectif d’un régime fiscal spécifique sur son taux de carburant et une aviation d’affaires ou non par jets privés qui ne concerne qu’une poignée de voyageurs, disposant de moyens conséquents. Un tel amendement permet de remettre de l’équité face au principe du « pollueur-payeur » en mettant face à leurs responsabilités une poignée de voyageurs qui décident sciemment d’utiliser un moyen de transport fortement polluant, compte tenu du nombre de passagers concernés. Ainsi, il s’agit d’une alternative de bon sens et juste. Le financement des transports collectifs ne doit pas peser sur ceux qui n’en bénéficient pas entièrement, puisque contraints, faute d’alternative suffisante à utiliser leur voiture. Cela revient à accentuer les inégalités territoriales : les habitants des zones peu ou mal desservies n’ont pas à payer pour un réseau dont profitent surtout les usagers des centres urbains, souvent titulaires d’un abonnement Navigo partiellement pris en charge par leur employeur. Nous défendons une transition écologique qui ne fasse pas peser le coût de la transformation sur les ménages les plus contraints. Si la perte de recettes anticipée pour Île-de-France Mobilités du fait de la fin programmée de l’affectation d’une part de TICPE – estimée à près de 80 millions d’euros en 2026 – doit effectivement être compensée, cette compensation ne peut se faire au détriment des automobilistes captifs. L’amendement propose donc une alternative plus équitable et cohérente avec les objectifs climatiques : remettre dans le droit commun l’aviation par jet privé, qui ne profite qu’à une petite poignée, afin de financer les transports publics franciliens. Cette mesure ferait contribuer les modes de transport les plus polluants au développement des mobilités collectives, dans un principe de justice environnementale et d’acceptabilité sociale. Afin d’assurer la recevabilité financière du présent amendement, la perte de recettes pour l’État résultant de l’affectation du produit de la nouvelle accise à Île-de-France Mobilités est compensée par un plafonnement de l’affectation du produit de la taxe de l’aviation civile. Ce mécanisme ne remet pas en cause l’existence ni le rendement de cette taxe, mais vise uniquement à ajuster, à la marge, les modalités d’affectation de son produit. Il ne porte atteinte ni aux missions régaliennes de l’État en matière de sécurité aérienne, ni aux obligations internationales de la France, celles-ci demeurant prioritaires et garanties. Ce redéploiement de recettes s’inscrit dans une logique de rééquilibrage entre les modes de transport, en cohérence avec les objectifs de transition écologique, en orientant une fraction limitée de ressources issues du secteur aérien vers le financement des transports collectifs du quotidien. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003172
Dossier : 3172
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exonérer de TICGN (Taxe Intérieure de Consommation sur le Gaz Naturel) le biométhane issu du traitement du biogaz, non injecté dans le réseau, et utilisé comme carburant (bioGNV). Il existe déjà des exonérations de la TICGN pour l’électricité d'origine renouvelable produite par de petites installations et consommée par le producteur et le biogaz combustible non injecté dans le réseau. Or, des nouvelles technologies de traitement du biogaz permettent de valoriser le biométhane issu de petites et moyennes installations autrement que sous forme électrique et combustible. Ce biométhane permet de décarboner l’économie du pays en accord avec les objectifs de neutralité carbone que s’est fixés la France dans le cadre européen. En effet, il se substitue aux énergies fossiles sous la forme de bioGNV quand il n’est pas injecté dans le réseau. La vente de biogaz assure également un revenu complémentaire pour les agriculteurs, le tout dans une logique de circuit court et d’économie circulaire. Cette exonération est capitale au développement de la filière. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003176
Dossier : 3176
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Date inconnue
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Le Gouvernement a fixé un objectif de 45 GW d’éolien en mer installés au large des côtes hexagonales en 2050. Cet objectif nécessitera des investissements massifs pour adapter les infrastructures portuaires à l’éolien flottant, financer la formation d’hommes et de femmes aux métiers des énergies renouvelables, et l’accompagnement de l’économie bleue.
Les différents niveaux de collectivité, et notamment les Régions au regard des compétences mentionnées, participeront activement à la montée en puissance de l’éolien en mer. Elles ne disposent pourtant aujourd’hui pas de ressources financières pour faire face à ces besoins de financement pour la transition énergétique et la montée en puissance de l’éolien en mer.
La répartition de la fiscalité de l’éolien en mer n’est prévue aujourd’hui que pour le domaine public maritime. Cette fiscalité a cependant été pensée comme une fiscalité de compensation, en attribuant 50% des recettes aux communes en visibilité dans les 12 milles nautiques, afin de dédommager un supposé désagrément, sans articulation avec les enjeux littoraux et de développement des infrastructures. Au regard des compétences des conseils régionaux, et de l’éloignement des futurs parcs des côtes, il est proposé de leur flécher 50% de la fiscalité vers les conseils régionaux, afin de financer l’adaptation des infrastructures portuaires, la formation, et le soutien à l’économie bleue.
Il est également proposé d’introduire la possibilité d’une ventilation dérogatoire de la part aujourd’hui fléchées vers les régions, afin de l’ouvrir aux différents niveaux de collectivités via un compte d’affectation spécial, là où un accord pourra être négocié dans le cadre de la conférence territoriale de l’action publique (CTAP), instaurée par la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (loi MAPTAM). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003177
Dossier : 3177
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Date inconnue
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Cet amendement supprime l’exonération d’accise qui existe actuellement sur les carburants d’aviation (Jet A-1) utilisés par les jets privés et les vols non réguliers de passagers onéreux, afin de les soumettre au taux applicable aux carburéacteurs. Cette mesure permet de mettre fin à une assimilation malvenue entre l’aviation commerciale, qui bénéficie en tant que transport collectif d’une exonération d’accise sur son taux de carburant et une aviation d’affaires ou non par jets privés qui ne concerne qu’une poignée de voyageurs, disposant de moyens conséquents. Un tel amendement permet de remettre de l’équité face au principe du “pollueur-payeur” en mettant face à leurs responsabilités une poignée de voyageurs qui décident sciemment d’utiliser un moyen de transport fortement polluant, compte tenu du nombre de passagers concernés. Ainsi, il s’agit d’une alternative de bon sens et juste. Le financement des transports collectifs ne doit pas peser sur ceux qui n’en bénéficient pas entièrement, puisque contraints, faute d’alternative suffisante à utiliser leur voiture. Cela revient à accentuer les inégalités territoriales : les habitants des zones peu ou mal desservies n’ont pas à payer pour un réseau dont profitent surtout les usagers des centres urbains, souvent titulaires d’un abonnement Navigo partiellement pris en charge par leur employeur. Nous défendons une transition écologique qui ne fasse pas peser le coût de la transformation sur les ménages les plus contraints. Si la perte de recettes liée à la suppression de la part de TICPE affectée à Île-de-France Mobilités – estimée à près de 80 millions d’euros en 2026 – doit effectivement être compensée, cette compensation ne peut se faire au détriment des automobilistes captifs. L’amendement propose donc une alternative plus équitable et cohérente avec les objectifs climatiques : remettre dans le droit commun l’aviation par jet privé, qui ne profite qu’à une petite poignée, afin de financer les transports publics franciliens. Cette mesure ferait contribuer les modes de transport les plus polluants au développement des mobilités collectives, dans un principe de justice environnementale et d’acceptabilité sociale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003178
Dossier : 3178
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Date inconnue
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Les montants issus de la taxe éolienne en mer en DPM dont bénéficient les communes littorales sont très importants, notamment pour certaines au regard de la taille de leur population, et ne répondent pas nécessairement à des besoins de financements relevant des compétences des communes.
Les collectivités territoriales, notamment les régions, participent activement à la montée en puissance de l’éolien en mer (investissements conséquents pour adapter les infrastructures industrialo-portuaires à l’éolien flottant, financer la formation dans ce domaine et accompagner la conciliation des activités maritimes et la préservation de l’environnement). Il est donc proposé d’introduire la possibilité d’une ventilation dérogatoire de la part de la taxe éolienne en mer sur le domaine public maritime aujourd’hui fléchées vers les communes, afin de l’ouvrir aux différents niveaux de collectivités, là où un accord pourra être négocié dans le cadre de la conférence territoriale de l’action publique (CTAP), instaurée par la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (loi MAPTAM).
Par ailleurs, il est proposé d’orienter l’utilisation des crédits versés aux communes vers des actions en faveur de la transition écologique. A titre de comparaison, d’autres taxes versées aux collectivités (taxe de séjour, taxe GEMAPI, taxe remontées mécaniques) sont déjà orientées de cette façon vers des actions spécifiques.
Enfin, dans le cas où aucune commune n’est en situation de visibilité sur un parc éolien en mer en DPM, une précision est ajoutée pour prévoir une affectation de la part dédiée au budget général de l’Etat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003182
Dossier : 3182
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Date inconnue
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Cet article porte sur la taxe sur les services de télévision. Cette taxe, affectée et collectée directement par le CNC, concerne les éditeurs et les distributeurs de services de télévision. Il concerne plus précisément le volet « éditeurs » de cette taxe. Il propose d'harmoniser les abattements dont bénéficient les chaînes de télévision, fixés depuis le PLF 2020 à 10 millions d'euros pour les chaînes diffusant des contenus publicitaires et à 30 millions d'euros pour les chaînes n'émettant pas de messages publicitaires. Cet écart est justifié par les différences importantes de recettes dont bénéficient les chaînes.
Ces deux mesures induiront une baisse de 34 millions d'euros de la taxe sur les services de télévision – volet éditeurs (TST-E). Cette baisse aura de lourdes conséquences sur le financement de la création cinématographique et audiovisuelle. Cette baisse s'ajoute à la diminution du budget de France Télévisions et fragilise encore davantage l'industrie de la création cinématographique et audiovisuelle. Ces deux décisions additionnées auront pour conséquence d'annuler de nombreux tournages de films et de séries et de fragiliser un peu plus ce secteur industriel et les emplois qui en dépendent. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003183
Dossier : 3183
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Date inconnue
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Cet amendement vise à augmenter le plafond d’emploi de Météo France, opérateur rattaché au programme 159 Expertise, information géographique et météorologie, de 42 ETPT, afin de doter cet établissement hautement stratégique des moyens humains nécessaires à la pleine réalisation de ses missions. Les effectifs de Météo-France ont chuté, passant de 3 457 ETP en 2010 à 2 583 ETP en 2025, soit une réduction de plus de 25 % en quinze ans. Entre 2018 et 2022, l’établissement a perdu près de 100 ETP chaque année. Une légère reprise a eu lieu en 2023 et 2024 (+48 ETP au total), mais le schéma d’emplois prévu pour 2025 reste inchangé. Ces réductions importantes ont nécessité d’importants efforts de réorganisation et ont conduit à la fermeture de deux tiers des implantations territoriales de Météo-France en France hexagonale. Pour rester au meilleur niveau mondial et répondre aux attentes croissantes de la société, les besoins en investissements humains sont désormais cruciaux. Météo-France est notamment un acteur central dans plusieurs domaines stratégiques. En matière d’Intelligence artificielle, Météo-France développe des solutions souveraines pour améliorer la rapidité et la précision des prévisions. Le premier prototype français de modèle de prévision par apprentissage profond a été conçu en 2024, ouvrant la voie à de nouvelles capacités d’analyse. En matière de cybersécurité, les contraintes budgétaires ont freiné la modernisation des outils informatiques, entraînant une dette technique et des besoins accrus en cybersécurité pour garantir la fiabilité et la continuité des opérations. Par ailleurs, Météo-France est un acteur essentiel de l’adaptation au changement climatique. Par ses informations, ses analyses et son expertise, il contribue directement à l’élaboration des politiques publiques en matière de climat et de prévention des risques. L’établissement joue également un rôle majeur dans la compréhension du réchauffement climatique et dans la lutte contre l’effet de serre. Dans un contexte où les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient, le renforcement de Météo-France constitue un enjeu stratégique. Lors des auditions, la direction de l’établissement a indiqué que 42 ETP supplémentaires seraient indispensables pour préserver la continuité opérationnelle de ses missions, améliorer la sécurité météorologique des personnes et des biens et renforcer notre souveraineté sur ces enjeux C’est pourquoi le présent amendement augmente le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 159 Expertise, information géographique et météorologie de 42 ETPT. En compensation, il réduit le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 203 « infrastructures et services de transports » de 42 ETPT. La minoration du plafond d’autorisations d’emplois des opérateurs du programme 203 vise à assurer la recevabilité de l’amendement. Le Gouvernement est appelé à lever le gage.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003184
Dossier : 3184
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Date inconnue
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L’article 24 sexies étend le champ du crédit d’impôt international (C2I) aux salaires des acteurs extra européens. Ce crédit d'impôt serait donc plus avantageux que le crédit d'impôt existant pour les productions nationales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003185
Dossier : 3185
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Cet amendement vise à – déplafonner le produit fiscal de la « Taxe sur les locations en France de phonogrammes musicaux et de vidéomusiques destinés à l’usage privé du public dans le cadre d’une mise à disposition à la demande sur les réseaux en ligne » et à l’affecter au Centre National de la musique (CNM). Le montant du produit affecté de cette taxe est plafonné à 58M€ dans le PLF. Or, le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 59,88 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement de 1,88 million d’euros en 2026. Etant donné la croissance spontanée de leur assiette, il convient de déplafonner cette taxe afin que la partie supérieure au plafond soit versée au Centre National de la musique. Les programmes d’aides financières du Centre national de la musique s’adressent à l’ensemble de la filière de la musique et des variétés : production phonographique, édition, disquaires indépendants, spectacle et export. Le CNM a notamment pour missions de : – favoriser le développement international du secteur de la musique et des variétés, en accompagnant et en soutenant l’exportation des productions françaises, le rayonnement des œuvres et la mobilité des artistes ; – soutenir l’écriture, la composition, l’interprétation, la production, l’édition, la promotion, la distribution et la diffusion de la musique et des variétés auprès de tous les publics, en complémentarité des dispositifs directement déployés par le ministère chargé de la culture.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003186
Dossier : 3186
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Date inconnue
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Cet amendement vise à – déplafonner le produit fiscal de la « taxe sur les locations en France de phonogrammes musicaux et de vidéomusiques destinés à l’usage privé du public dans le cadre d’une mise à disposition à la demande sur les réseaux en ligne » Le montant du produit affecté de cette taxe est plafonné à 21M€ dans le PLF. Or, le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à 21,33 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement de 0,33 million d’euros en 2026. Etant donné la croissance spontanée de leur assiette, il convient de déplafonner cette taxe afin que la partie supérieure au plafond soit versée au Centre National de la musique. Les programmes d’aides financières du Centre national de la musique s’adressent à l’ensemble de la filière de la musique et des variétés : production phonographique, édition, disquaires indépendants, spectacle et export. Le CNM a notamment pour missions de : – favoriser le développement international du secteur de la musique et des variétés, en accompagnant et en soutenant l’exportation des productions françaises, le rayonnement des œuvres et la mobilité des artistes ; – soutenir l’écriture, la composition, l’interprétation, la production, l’édition, la promotion, la distribution et la diffusion de la musique et des variétés auprès de tous les publics, en complémentarité des dispositifs directement déployés par le ministère chargé de la culture.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003194
Dossier : 3194
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Date inconnue
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Cet amendement de repli intègre une condition de ressources de l'acquéreur primo-accédant qui ne doivent pas dépasser de plus de 20% le plafond des barèmes de ressources retenus pour bénéficier des logements "prêts logement intermédiaires -PLI. La crise du logement inédite que notre pays traverse trouve ses causes dans différents facteurs que sont, notamment, l'augmentation des coûts d’accès à la propriété ou à la location, le manque de construction de logements et la chute de l’offre de logement dans le parc locatif privé et public, facteur aggravé par l’inégalité de traitement avec les bailleurs de locations de meublés de courte durée. Chacun s’accorde sur l’urgence d’agir et de mettre en place de nouveaux outils pour augmenter l’offre de logement.
L’objet de cet amendement vise à dynamiser l’offre de logements à destination des primoaccédants. Cela aura également pour conséquence de libérer des logements dans le parc locatif public et privé à l’issue de l'acquisition. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003195
Dossier : 3195
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Date inconnue
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La crise du logement inédite que notre pays traverse trouve ses causes dans différents facteurs que sont, notamment, l'augmentation des coûts d’accès à la propriété ou à la location, le manque de construction de logements et la chute de l’offre de logement dans le parc locatif privé et public, facteur aggravé par l’inégalité de traitement avec les bailleurs de locations de meublés de courte durée. Chacun s’accorde sur l’urgence d’agir et de mettre en place de nouveaux outils pour augmenter l’offre de logement. Le présent amendement prévoit, pour une durée de 2 ans, l’exonération des plus-values immobilières lorsque l'acquéreur est un primo-accédant qui s'engage à faire du bien acquis sa résidence principale pendant une durée minimum de 5 ans. Il intègre une condition de ressources de l'acquéreur primo-accédant qui ne doivent pas dépasser le plafond des barèmes de ressources retenus pour bénéficier des logements "prêts logement intermédiaires -PLI. L’objet de cet amendement vise à dynamiser l’offre de logements à destination des primoaccédants. Cela aura également pour conséquence de libérer des logements dans le parc locatif public et privé à l’issue de l'acquisition. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000320
Dossier : 320
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Ecologiste et Social vise à réduire, dans certains cas, le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (CISAP) de 12 000 à 1 250 € afin de correspondre au montant moyen du CISAP par foyer bénéficiaire. Le CISAP est la deuxième niche fiscale la plus importante (6,7 Mds€) et bénéficie pour moitié aux 10 % des ménages les plus riches. Le plafond de 20 000 € pour les personnes invalides est maintenu, tout comme celui de 12 000 € pour la garde d’enfant, l’assistance des personnes âgées, dépendantes ou en situation de handicap. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003205
Dossier : 3205
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instituer une taxe carbone spécifique applicable à l’utilisation des yachts de luxe et des navires de croisière, afin de tenir compte de leur contribution particulièrement élevée aux émissions de gaz à effet de serre. Ces activités de plaisance et de loisirs, qui se sont fortement développées au cours des deux dernières décennies, présentent une intensité carbone sans commune mesure avec leur utilité sociale, alors même qu’elles concernent une population limitée. Leur essor est, à ce titre, difficilement conciliable avec les trajectoires nationales et européennes de réduction des émissions résultant notamment de la stratégie nationale bas-carbone et des engagements climatiques internationaux de la France. Les données disponibles attestent de l’ampleur de l’impact environnemental du secteur (une seule escale de paquebot peut générer jusqu’à 200 tonnes de dioxyde de carbone, soit l’équivalent des émissions quotidiennes de plusieurs milliers de personnes). Entre 2019 et 2022, les émissions de CO2 imputables aux navires de croisière en France ont augmenté de 17 %, parallèlement à une hausse significative du nombre de navires en service. À l’échelle individuelle, un séjour d’une semaine en croisière représente environ 4,5 tonnes de CO2 par passager, excédant très largement le niveau d’émissions annuelles compatible avec les objectifs climatiques de long terme. Dans ce contexte, l’amendement propose la mise en place d’une éco-contribution assise sur les émissions de dioxyde de carbone, à l’instar de dispositifs existants dans d’autres secteurs du transport. Fixée à 100 euros par tonne de CO2 émise, cette taxe poursuivrait un double objectif : instaurer un signal-prix incitatif en faveur de modes de tourisme moins carbonés et contribuer au financement de la bifurcation écologique. Les recettes attendues sont estimées à environ 64 millions d’euros par an, permettant d’abonder des politiques publiques en matière de transition écologique. La définition retenue pour les navires de croisière, fondée sur leur vocation de loisirs et l’existence d’un hébergement à bord excédant deux nuitées, permet de cibler précisément les activités concernées, tout en excluant explicitement les navires assurant des missions de transport ou de continuité territoriale, tels que les ferries. De même, l’inclusion des yachts de luxe se justifie par leur niveau d’émissions exceptionnellement élevé, un seul super yacht pouvant, en une journée, émettre autant de CO2 qu’un foyer de quatre personnes sur plusieurs années. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003206
Dossier : 3206
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Non renseignée
Date inconnue
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L’article 36 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse des concours publics alloués à l’audiovisuel public de 70,8 millions d’euros (dont 65 millions d’euros, soit 92 % de la baisse, pour France Télévisions, 4 millions d’euros pour Radio France et environ 1 million d’euros pour l’Ina) pour atteindre 3,87 milliards d’euros. Cette réduction constitue la troisième baisse consécutive des ressources de l’audiovisuel public. Si elle était adoptée, le budget de l’audiovisuel public en 2026 frôlerait le niveau budgétaire des sociétés publiques de 2008 (3,45 milliards d’euros), malgré une inflation nette de 32,4 % sur la période. Cette drastique restriction budgétaire en 20 ans, fortement accentuée avec la perte de 776 millions d’euros constants depuis 2018, a des effets délétères sur le service public de l’audiovisuel : qualité de l’information et des programmes, diminution des budgets consacrés à la création française, diminution des effectifs en proximité et à l’international, précarité de l’emploi et des formations musicales permanentes de Radio France. Après plusieurs années d’efforts de gestion et d’économies reconnus par les récents rapports de la Cour des comptes sur les différentes entreprises de l’audiovisuel public, celles-ci atteignent aujourd’hui la limite de leurs capacités d’économie à missions constantes. Une nouvelle réduction des concours publics des sociétés de l’audiovisuel public conduirait ces sociétés à renoncer à certaines missions de service public. Dans une période d’ultra concentration des médias privés dans les mains d’industriels aux agendas politiques assumés, et de guerre informationnelle avec des puissances étrangères qui utilisent les réseaux sociaux pour déstabiliser nos fondements républicains, nous avons besoin d’amplifier les sources fiables d’information, donc d’un audiovisuel public suffisamment doté qui fasse vivre dans le paysage audiovisuel français un journalisme rigoureux, basé sur des principes déontologiques solides. Cet amendement, identique à celui de M. Masséglia, a pour objet de maintenir pour 2026 les crédits alloués à l'audiovisuel public en 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000321
Dossier : 321
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à renforcer la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus en portant ses taux de 3 % à 6 % et de 4 % à 8 %. Il s’inscrit dans une démarche de justice fiscale et de solidarité nationale, en sollicitant davantage les contribuables dont les revenus annuels excèdent 250 000 € pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. En renforçant la progressivité de l’impôt, cette mesure contribue à un meilleur équilibre du système fiscal et à une répartition plus équitable de l’effort collectif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003215
Dossier : 3215
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Non renseignée
Date inconnue
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L’article 15 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 aux lois de finances (LOLF) prévoit que les crédits de paiement disponibles à la fin de l’année peuvent être reportés, dans la limite de 3 % des crédits initiaux inscrits sur le même programme, et que ce plafond peut être majoré par une disposition de loi de finances. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003218
Dossier : 3218
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Date inconnue
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Cet amendement vise à recentrer le soutien à l’électrification dans la taxe annuelle incitative (TAI) au verdissement des flottes professionnelles aux véhicules électriques dont les chaînes de production et d’approvisionnement contribuent à notre résilience. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000322
Dossier : 322
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Ecologiste et Social vise à rehausser le taux de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) à 30 %, contre 20 % aujourd’hui. La situation budgétaire du pays est critique, et le dérapage des finances publiques que l’on constate depuis 2023 est principalement le fait d’une chute des recettes de l’État. Les politiques publiques essentielles dans le quotidien de nos concitoyens (éducation, santé, planification écologique et agricole) manquent cruellement de moyens au vu des nécessités liées à la transition démographique et au changement climatique. Dans ce contexte, la contribution à l’effort national doit s’inscrire dans une perspective de justice sociale. Chacun devrait y contribuer en proportion de ses facultés et de sa fortune. Or, parmi les 0,25 % des ménages disposant de revenus très élevés, à plus de 250 000 € par personne (500 000 € pour un couple), on constate des taux d’impositions effectifs anormalement faibles compte tenu de mesures d’optimisation fiscale. C’est la raison pour laquelle a été introduite la CDHR l’année dernière, visant à assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus. C’est un premier pas bienvenu, mais ce taux reste trop faible, là où la logique voudrait que l’effort demandé soit à la proportion des facultés et de la fortune, dans un contexte budgétaire difficile. C’est pourquoi le présent amendement relève à 30 % ce niveau d’imposition minimale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003220
Dossier : 3220
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Date inconnue
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La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détectée en France, pour la première fois, le 29 juin 2025 en Savoie. Cette maladie virale affectant les bovins conduit à des pertes de production importantes du cheptel infecté. Le présent amendement a pour objet d’exonérer d'impôt sur le revenu et d'impôt sur les sociétés et d’exclure de l’assiette de contributions sociales définie à l’article L. 136‑4 du code de la sécurité sociale certaines aides d’urgence attribuées aux éleveurs. Ces derniers devront avoir déposé une demande d’aide entre le 29 juin 2025 et le 31 janvier 2026. La présente mesure concerne ainsi deux aides distinctes : |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003221
Dossier : 3221
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Non renseignée
Date inconnue
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La compensation des coûts indirects du carbone, prévue par l’article 10 bis de la directive (UE) 2003/87/CE et par l’article L. 122-8 du code de l’énergie, constitue un levier essentiel de maintien de la compétitivité de l’industrie électro-intensive française exposée à la concurrence internationale. Elle compense les effets indirects du prix du carbone sur le prix de l’électricité et constitue à ce titre une aide d’environ 30 €/MWh pour l’électricité consommée par les entreprises bénéficiaires pour leur production de produits relevant des secteurs éligibles.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003222
Dossier : 3222
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à recentrer le soutien à l’électrification aux véhicules électriques dont les chaînes de production et d’approvisionnement contribuent à notre résilience. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003224
Dossier : 3224
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à exclure, au titre de l’année 2026, les départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Dans son dernier rapport sur les finances publiques locales, la Cour des comptes qualifie la situation financière des départements de « défavorable », conséquence de l’effet de ciseaux lié à la chute des recettes de droits de mutations à titre onéreux (DMTO) en 2023 et 2024 et à la hausse de leurs dépenses obligatoires en matière d’action sociale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003227
Dossier : 3227
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de mettre fin aux exonérations d’accises sur les carburants dont bénéficient les navires de croisière, lesquelles constituent une dérogation difficilement justifiable au regard des principes de justice fiscale et de responsabilité environnementale. Il est incohérent que des activités de loisir à forte intensité carbone continuent de bénéficier d’un régime fiscal privilégié, alors même que les ménages supportent la taxation des carburants pour des déplacements relevant, pour l’essentiel, de nécessités quotidiennes. La suppression de ces exonérations s’inscrit dans une logique de rétablissement de l’égalité devant l’impôt et de mise en cohérence de la fiscalité énergétique avec les objectifs climatiques de la France. Les impacts environnementaux et sanitaires des navires de croisière sont aujourd’hui largement documentés. Entre 2019 et 2022, les émissions de dioxyde de carbone imputables aux navires de croisière ont augmenté de 17 %, parallèlement à une forte progression de la flotte. Une seule escale de paquebot peut générer des émissions équivalentes à celles de plusieurs milliers de personnes sur une journée, tandis que les émissions de méthane, gaz au pouvoir de réchauffement global particulièrement élevé, ont connu une hausse spectaculaire sur la même période. À ces émissions atmosphériques s’ajoutent des pollutions marines significatives, liées tant aux rejets d’eaux usées qu’à l’utilisation de systèmes de lavage des fumées, ainsi que des nuisances sanitaires avérées pour les populations riveraines des zones portuaires, dont le coût pour la santé publique est particulièrement élevé. Afin de cibler strictement les activités concernées, l’amendement retient une définition précise des navires de croisière, fondée sur leur vocation de plaisance et la présence d’un hébergement à bord excédant deux nuitées. Ce périmètre exclut explicitement les navires assurant des missions de transport ou de continuité territoriale, notamment les ferries. La suppression des exonérations d’accises applicable à ces seuls navires permettra de dégager des recettes annuelles estimées à 22 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003228
Dossier : 3228
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social, présenté en commun par les groupes appartenant au Nouveau Front Populaire, prévoit de rétablir graduellement la CVAE, dans un premier temps pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros. La suppression de la part régionale de la CVAE a profité pour 2/3 en volume à 10 000 grandes entreprises, lesquelles viennent en majorité des secteurs polluants. Sans pour autant revenir sur sa suppression totale, il a été décidé d’échelonner sa disparition sur quatre ans après l’avoir déjà réduit de moitié à deux reprises en 2021 et 2023. Pourtant, la CVAE ne frappe que les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 € et il existe de nombreux régimes d’exception ouvrant droit à exonérations qui rendent cet impôt moins puissant. Nous dénonçons l’attitude de l’État vis-à-vis des collectivités. La Cour des comptes estimait déjà que le taux d’autonomie fiscale des collectivités était passé de 50 % en 2017 à 44 % en 2021, il n’est pas possible de poursuivre cette politique de réduction de l’autonomie fiscale des collectivités. Par ailleurs, il est faux de considérer que seul un faible niveau d’imposition contribue à l’attractivité d’un territoire. Les travaux du comité d’évaluation du plan France Relance ont montré que plusieurs autres critères comptaient parmi lesquels les infrastructures, la qualité des services publics ou les compétences des travailleurs. Nous proposons donc de rétablir la CVAE pour les entreprises ayant un CA supérieur à 1 milliard d’euros, puis de l’élargir progressivement aux ETI. Considérant que le produit de la CVAE en 2024 était de 3,9 Mds€ et que la réforme de 2024 consistait en un abaissement d’un quart du taux de CVAE pour chaque millésime à compter de l’imposition 2024, nous considérons comme une évidence que la présente mesure n'aura pas pour effet de rapporter au budget de l'Etat, pour l'année 2026, une somme supérieure à 6,6 Mds€ mais bien un montant inférieur, s'inscrivant ainsi pleinement dans le cadre d'un rendement égal ou inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS (soit 6,6 milliards d’euros). Conformément à une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, rappelée notamment par la décision n° 2011-642 DC sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, des dispositions nouvelles peuvent être introduites en nouvelle lecture lorsqu’elles ont pour objet de corriger une dégradation de l’équilibre financier du texte en discussion, dès lors que leur portée est strictement limitée à cette finalité et ne remet pas en cause l’économie générale du dispositif concerné. Au vu des éléments précédemment énoncés, le présent amendement satisfait à cette condition et doit donc faire exception à la règle dite de l’ « entonnoir ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000323
Dossier : 323
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Date inconnue
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Cet amendement vise à abaisser le plafond de revenus en-dessous duquel les journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux peuvent bénéficier d’exonérations d’impôts sur les allocations spéciales qu’ils perçoivent destinées à couvrir les frais inhérents à leur activité – à hauteur de 7 650 € par an. Ce plafond est aujourd’hui fixé à 93 510 € de revenu brut annuel, un montant largement supérieur au salaire moyen en France, y compris chez les cadres et professions intellectuelles supérieures. Cette exonération d’impôts qui a pour objectif de compenser les dépenses professionnelles particulières inhérentes à l’exercice des métiers du journalisme, visait initialement à soutenir les bas et moyens revenus de la profession. Le plafond très élevé prévu aujourd’hui permet donc à des contribuables aux revenus largement supérieurs à la moyenne nationale de bénéficier de cet avantage fiscal, à l’inverse de l’effet redistributif initial recherché par cette exonération. L’abaissement du plafond à 3,5 SMIC, ce qui représente aujourd’hui un revenu de 75 676 €, vise à mieux cibler le dispositif sur les journalistes dont les rémunérations demeurent modestes ou modérées, et à réduire le coût budgétaire d’un dispositif trop peu ciblé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003230
Dossier : 3230
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Date inconnue
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Cet amendement vise à créer une surtaxe sur les plus-values immobilières issues de la cession des logements loués en tant que meublés de tourisme non professionnels au cours des trois années précédent la vente. Cette surtaxe s’applique sur les plus-values de plus de 50 000 € et correspond à une imposition supplémentaire de 2 à 6 %.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003231
Dossier : 3231
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003233
Dossier : 3233
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Date inconnue
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La cotisation foncière des entreprises est due par les personnes physiques et les sociétés (les micro-entreprises en sont également redevables) exerçant une activité professionnelle non salariée sur le territoire français. Il s’agit de la première composante de la contribution économique territoriale (CET), la seconde étant la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Cet impôt sur la production est complexe et injuste. Complexité d’abord : le cadre général est jalonné de multiples exonérations, dont le foisonnement nuit à la lisibilité de cet impôt. L’exonération de CFE s’applique aux entreprises réalisant au plus 5 000 euros de chiffre d’affaires. Selon la direction générale des Finances publiques, pour bénéficier de l’exonération de CFE, l’activité du professionnel en question doit être « véritablement artisanale », mais les bouchers, charcutiers et boulangers, artisans par excellence, en sont exclus. De même, le transport de personnes (taxis et ambulances) est concerné par l’exonération, ce qui n’est pas le cas du transport de marchandises. Les activités situées dans un bassin urbain à dynamiser ou dans une zone de développement prioritaire peuvent bénéficier de l’exonération de cotisation foncière des entreprises. C’est aussi le cas dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), les zones de revitalisation rurale (ZRR) et les zones France ruralités revitalisation (FRR) Enfin, des exonérations dites « facultatives » peuvent être accordées aux nouvelles entreprises, pour une durée maximum de trois ans, par les communes. Le cadre de paiement de la CFE dépend donc du bon vouloir des 36 000 conseils municipaux de France. Ce ne sont là que quelques exemples des possibilités d’exonération du paiement de la CFE. Injustice ensuite : les règles de calcul de la CFE entraînent un taux supérieur pour les indépendants, TPE et petites entreprises. En se référant au barème détaillé à l’article L. 1647 D du code général des impôts, on obtient les données suivantes : – Pour un chiffre d’affaires de 32 600 euros, la CFE se situe entre 247 et 1 179 euros, soit entre 0,76 % et 3,62 % du chiffre d’affaires ; – Pour un chiffre d’affaires de 100 000 euros, la CFE se situe entre 247 et 2 477 euros, soit entre 0,25 % et 2,48 % du CA ; Enfin, pour un chiffre d’affaires de 500 000 euros, la CFE se situe entre 247 et 5 897 euros, soit entre 0,05 % et 1,18 % du CA. La cotisation foncière des entreprises pèse donc proportionnellement plus lourd sur les sociétés réalisant un chiffre d’affaires modeste que sur celles avec un CA plus élevé. C’est une injustice qui fait peser un poids fiscal important sur les petites entreprises, qui constituent pourtant la richesse de notre pays, concentrent une grande partie de l’emploi salarié et font tourner l’économie du pays. Cet amendement propose donc de mettre fin à ce système complexe et injuste en exonérant l’ensemble des micro-entreprises et petites entreprises du paiement de la cotisation foncière des entreprises, dans une double logique de simplification des dispositifs existants d’exonération de la CFE et d’allègement de la charge fiscale pesant sur les petites entreprises, cœur du tissu économique et productif tricolore. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000324
Dossier : 324
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à simplifier et à rendre plus efficace le mécénat des particuliers en faveur des formations musicales de Radio France en ouvrant la possibilité pour ces derniers de faire directement à Radio France des dons déductibles en partie de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur la fortune immobilière. Les quatre formations musicales de Radio France – l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique, le Chœur et la Maîtrise – jouent un rôle essentiel dans la diffusion du patrimoine musical français et international, conformément à la mission de service public qui lui a été attribuée par la loi du 30 septembre 1986 sur la liberté de communication. Depuis 2021, les entreprises peuvent bénéficier, en vertu de l’article 238 bis, 1.e quinquies du code général des impôts, d’une réduction d’impôt pour leurs dons à ces ensembles. Les particuliers, en revanche, ne disposent d’aucun dispositif comparable : leurs dons ne sont pas éligibles aux réductions d’impôt prévues aux articles 200 et 978 du même code. Actuellement, les dons des particuliers doivent transiter par la Fondation Musique et Radio, abritée par l’Institut de France. Ce système, assorti de procédures lourdes et coûteuses, réduit l’efficacité du mécénat et détourne une part des dons vers des frais administratifs. Dans un contexte marqué par des tensions budgétaires et des difficultés de financement des formations musicales de Radio France, la crainte d’une baisse des dons, liée à la conjoncture économique et à la complexité du dispositif actuel, renforce la nécessité d’une adaptation du cadre fiscal. Cet amendement propose donc d’ouvrir aux particuliers le bénéfice des réductions d’impôt prévues aux articles 200 et 978 du CGI pour les dons aux formations musicales de Radio France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000324
Dossier : 324
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), instaurée en 2019, a offert aux exploitants agricoles un outil fiscal à la fois souple et efficace, les encourageant à adopter une gestion plus prudente et responsable de leur trésorerie. Intégrée à une politique globale de gestion des risques en agriculture, la DEP complète les dispositifs assurantiels en renforçant, depuis plusieurs années, la résilience des exploitations agricoles françaises face aux aléas de toute nature. Concrètement, le chef d’exploitation dispose d’un délai de dix ans pour utiliser les sommes épargnées dans le cadre de la DEP, à condition qu’elles soient affectées à des dépenses liées à son activité professionnelle. Cependant, lors de l’utilisation de ces fonds, l’exploitant doit réintégrer le montant correspondant dans son résultat fiscal, ce qui limite partiellement l’avantage initial du dispositif. La loi de finances pour 2025 a introduit une mesure permettant une réintégration partielle, à hauteur de 70 %, en cas de sinistres climatiques, sanitaires ou naturels indemnisés par les assurances multirisques agricoles, le Fonds de mutualisation des risques sanitaires et environnementaux (FMSE), la solidarité nationale ou encore le dispositif des calamités agricoles pour les pertes de fonds. Pour renforcer l’attractivité de la DEP et en améliorer l’efficacité en situation de crise, il est proposé de réduire cette réintégration à 50 % des sommes déduites au titre de l’épargne de précaution, lorsque ces sinistres font l’objet d’une indemnisation par les dispositifs mentionnés. Cette adaptation permettrait d’alléger la charge fiscale des exploitants en période difficile, tout en préservant leur trésorerie. Le secteur agricole traverse en effet une période marquée par la récurrence d’aléas climatiques, tels que les sécheresses ou les inondations, ainsi que par une succession de crises sanitaires, comme les épizooties, la tuberculose ou encore la dermatose nodulaire contagieuse. Dans ce contexte, il est essentiel de doter les agriculteurs d’outils leur permettant de mieux absorber ces chocs et de pérenniser leur activité. Cette mesure, en améliorant l’efficacité du dispositif d’exonération partielle, offrira aux exploitants une trésorerie renforcée, leur permettant de faire face plus sereinement aux défis qu’ils rencontrent. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003242
Dossier : 3242
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Date inconnue
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En l’état actuel du droit, les établissements industriels de l’État exerçant des activités de construction, de fabrication ou de refonte de matériels militaires, sont soumis au paiement de la cotisation foncière des entreprises. Le service industriel de l’aéronautique (SIAé), au sein du ministère des Armées, doit s’acquitter de la cotisation foncière des entreprises (CFE). Le SIAé, qui est en charge de la maintenance du matériel aéronautique des armées, regroupe une direction de service et cinq ateliers industriels aéronautiques (AIA) répartis sur plusieurs sites : en Bretagne (avec les bases aéronautiques navales de Lann-Bihoué, Landivisiau et Lanvéoc-Poulmic), à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Ambérieu-en-Bugey, et Cuers-Pierrefeu-du-Var, près de Toulon (source : Rapport d’analyse budgétaire 2024 du compte de commerce 902 : Exploitations industrielles des ateliers aéronautiques de l’État). Assurant des activités stratégiques pour le maintien opérationnel des équipements de l’armée de l’Air et de l’Espace (maintenance et de modernisation sur les avions et hélicoptères des armées françaises), le SIAé est un outil essentiel pour la défense et l’autonomie stratégique française. Il nous semble essentiel de favoriser le développement de ces établissements industriels clés pour la défense nationale, la sécurisation de nos intérêts vitaux et la protection de nos compatriotes. Et cela passe, en premier lieu, par un allègement de la fiscalité qui pèse sur leur activité productive. Cet amendement propose donc d’exonérer du paiement de la cotisation foncière des entreprises, les activités de construction, de fabrication ou de refonte de matériels militaires exercées par l’État dans ses établissements industriels, ainsi que pour l’entretien et les grosses réparations, les activités d’étude et de recherche appliquées qui sont effectuées dans ces mêmes établissements. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000325
Dossier : 325
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Date inconnue
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Une exploitation agricole doit aujourd’hui plus que jamais anticiper les fluctuations de ses résultats, mais aussi les variations des charges fiscales et sociales qui pèsent sur les chefs d’exploitation. Face à l’intensification des aléas climatiques observés ces dernières années, une gestion économique pluriannuelle des exploitations s’impose comme une nécessité pour assurer leur pérennité. La déduction pour épargne de précaution, en tant qu’outil clé de la gestion pluriannuelle des risques, occupe désormais une place centrale aux côtés des dispositifs assurantiels. Elle permet aux exploitants de mieux appréhender les incertitudes économiques, mais son cadre actuel doit être adapté pour répondre aux réalités économiques des exploitations agricoles d’aujourd’hui. Cet amendement propose d’augmenter le plafond pluriannuel de la déduction pour épargne de précaution, afin de faire face à la volatilité croissante des résultats agricoles. La multiplication et l’ampleur des aléas climatiques rendent en effet indispensable une révision de ce plafond, permettant aux exploitants d’atteindre plus rapidement un niveau de déduction suffisant pour stabiliser leur résultat moyen. Une telle mesure est essentielle pour renforcer leur résilience face aux chocs économiques. Cette adaptation permettra, lors des années particulièrement favorables, d’accroître l’épargne dédiée à la gestion des risques, tout en atténuant l’impact fiscal et social des variations exceptionnelles de revenu. Il est ainsi proposé de relever le plafond pluriannuel de déduction à 250 000 euros. Ce montant, fixé il y a près de quinze ans dans le cadre de l’ancien dispositif de déduction pour aléas et repris sans modification dans le nouveau mécanisme de déduction pour épargne de précaution, doit être actualisé pour tenir compte de l’évolution économique réelle. En quinze ans, la taille moyenne des exploitations a considérablement augmenté, et l’inflation a réduit la pertinence du plafond actuel, le rendant déconnecté des réalités économiques des exploitations en 2026. Cette mesure permettra de rétablir un équilibre nécessaire pour accompagner les agriculteurs dans un environnement de plus en plus incertain. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003259
Dossier : 3259
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Date inconnue
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Par le présent amendement, est créé un indicateur visant à mesurer la proportion d’individus, parmi les jeunes âgés de 18 à 24 ans habitant dans des territoires ruraux, qui n’ont pas suivi de formation au cours des quatre semaines précédant l’enquête et qui ont quitté le système scolaire initial sans diplôme ou en étant titulaires uniquement du diplôme national du brevet. Par territoires ruraux, nous entendons l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, selon la définition actualisée de l’INSEE. En 2017, les territoires ruraux regroupaient 88 % des communes françaises et 33 % de la population. Le PAP 2026 de la mission Enseignement scolaire prévoit déjà un indicateur sur cette question, mais sans inclure de distinction géographique. Il nous semble utile de préciser les données pour les territoires ruraux : en effet, la Cour des comptes, dans un rapport récent sur l’enseignement primaire, relevait l’existence de ségrégations spatiales quant à la réussite scolaire des élèves, qui « apparaissent aussi au travers des parcours scolaires, le milieu rural étant marqué par une proportion de bacheliers généraux et technologiques bien plus faible que le milieu urbain ». Il y a donc tout intérêt à instituer un nouvel indicateur pour mesurer la proportion de jeunes ruraux ayant quitté le système scolaire sans diplôme ou seulement avec le brevet, pour mieux quantifier le phénomène, étape nécessaire pour adapter les politiques publiques d’éducation en faveur de la jeunesse rurale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000326
Dossier : 326
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Date inconnue
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Le régime d’exonération des plus-values professionnelles, prévu à l’article 151 septies du Code général des impôts, représente un outil fiscal essentiel pour encourager le renouvellement des agroéquipements et, par conséquent, pour maintenir la compétitivité des exploitations agricoles. Cependant, une décision récente de la Cour administrative d’appel de Paris, rendue le 28 mars 2025, risque de fragiliser ce dispositif. En effet, la Cour a considéré que les recettes issues de la cession d’actifs immobilisés doivent être regardées comme des recettes annuelles, liées à l’activité normale et courante de l’exploitation. Ces recettes doivent donc être prises en compte pour l’appréciation des seuils d’exonération, conformément à l’article 151 septies. Cette interprétation s’appuie sur les règles comptables en vigueur au moment des faits et se trouve renforcée par la nouvelle définition du résultat exceptionnelintroduite par le Plan comptable général, applicable obligatoirement aux exercices ouverts depuis le 1er janvier 2025. Dès lors, avec cette nouvelle définition comptable et cette jurisprudence récente, il devient évident que les recettes tirées de la vente d’un actif immobilisé par un agriculteur ne pourront plus être considérées comme exceptionnelles, dès lors que ces ventes s’inscrivent dans le cadre du renouvellement courant du matériel utilisé pour l’activité de l’exploitation. Bien que la Cour administrative d’appel de Paris ait rendu une décision favorable au contribuable, en s’appuyant sur l’opposabilité de la doctrine fiscale qui permettait jusqu’alors d’écarter ces recettes, cette doctrine administrative ne peut plus perdurer sans fondement comptable solide. Cette interprétation, déjà contestée localement, a par ailleurs été validée sur le fond par plusieurs cours et tribunaux. Par ailleurs, malgré les avancées réalisées par la loi de finances pour 2024, qui a relevé significativement les seuils d’exonération des plus-values, et par la loi de finances pour 2025, qui a prévu un nouveau rehaussement en cas de cession à un jeune agriculteur, la prise en compte des produits issus de la cession des immobilisations risquerait d’annuler les effets bénéfiques de ces mesures. C’est pourquoi il est proposé de préciser, pour l’appréciation des seuils de recettes dans le cadre du régime d’exonération des plus-values professionnelles (article 151 septies du CGI), qu’il convient de ne pas tenir compte des produits provenant de la cession d’éléments de l’actif immobilisé. Cette clarification permettrait de préserver l’efficacité de ce dispositif fiscal, essentiel pour accompagner les agriculteurs dans leurs investissements et assurer la pérennité de leurs exploitations. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000326
Dossier : 326
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement porte de 3 % à 15 % le taux de la taxe sur les services numériques. Alors que plusieurs grandes entreprises du numérique continuent de réaliser des bénéfices considérables en France, cette hausse vise à renforcer la justice fiscale et à assurer une meilleure participation de leur part à l’effort collectif. Cette disposition s’inscrit dans le contexte géopolitique actuel, à la suite notamment des annonces relatives à l’accord conclu entre l’Union européenne et les États-Unis sur la mise en œuvre de droits de douane de 15 % sur des produits européens. Face à ces pressions, il est essentiel d’affirmer la souveraineté fiscale de la France et de refuser que notre politique fiscale soit dictée par des considérations extérieures ou des rapports de force commerciaux. Par ailleurs, ce relèvement de taux permettrait de dégager des recettes supplémentaires significatives, utiles au financement de notre transition numérique et à l’accompagnement de notre propre écosystème technologique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003260
Dossier : 3260
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Non renseignée
Date inconnue
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Par le présent amendement, est créé un indicateur visant à mesurer la proportion de titulaires du diplôme national du brevet dans une génération fictive de jeunes, résidant dans des territoires ruraux, qui auraient, à chaque âge, les taux de candidature et de réussite observés l’année considérée. Cette proportion est obtenue en calculant, pour chaque âge, le rapport du nombre de titulaires à la population totale de cet âge, puis en faisant la somme de ces taux par âge : – Numérateur : diplômés du DNB, résidant dans des territoires ruraux, répartis par tranche d’âge à partir de 13 ans ; – Dénominateur : population rurale répartie selon les mêmes tranches d’âge. Par territoires ruraux, nous entendons l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, selon la définition actualisée de l’INSEE. En 2017, les territoires ruraux regroupaient 88 % des communes françaises et 33 % de la population. Le DNB est la première qualification scolaire évaluant nationalement les connaissances et compétences acquises à la fin du collège par les élèves. À ce titre, nous disposons, dans les documents budgétaires, de données sur le taux d’accès au brevet selon le sexe (garçons, filles). Avec l’indicateur que nous souhaitons intégrer via cet amendement, nous disposerons des données annuelles sur le taux d’accès au diplôme national du brevet des jeunes ruraux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003261
Dossier : 3261
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Date inconnue
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Par le présent amendement, est créé un indicateur visant à mesurer la proportion de bacheliers dans une génération fictive de jeunes, résidant dans des territoires ruraux, qui auraient, à chaque âge, les taux de candidature et de réussite observés l’année considérée. Ce taux d’accès est obtenu en calculant, pour chaque âge, le rapport du nombre de lauréats à la population totale de cet âge, puis en faisant la somme de ces taux par âge : – Numérateur : diplômés du baccalauréat, résidant dans des territoires ruraux, répartis par tranche d’âge à partir de 13 ans ; – Dénominateur : population rurale répartie selon les mêmes tranches d’âge Par territoires ruraux, nous entendons l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, selon la définition actualisée de l’INSEE. En 2017, les territoires ruraux regroupaient 88 % des communes françaises et 33 % de la population. Le projet annuel de performances pour 2026 de la mission Enseignement scolaire prévoit déjà un indicateur sur le taux d’accès au baccalauréat, avec des sous-indicateurs permettant de différencier ce taux selon le sexe (filles ; garçons), les différents types de bac, l’appartenance aux catégories socioprofessionnelles défavorisées. Il nous semble pertinent de rajouter un indicateur sur le taux d’accès au baccalauréat des élèves vivant en zone rurale, ce qui permettrait de mesurer clairement l’écart avec la population scolaire générale. La Cour des comptes, dans un récent rapport consacré à l’enseignement primaire, fait le constat d’un milieu rural marqué par une proportion de bacheliers généraux et technologiques bien plus faible que le milieu urbain. L’introduction d’un tel indicateur apporterait des données objectives sur ce sujet important pour notre pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003262
Dossier : 3262
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Date inconnue
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Le projet annuel de performances de la mission Enseignement scolaire inclut un indicateur s’intéressant à la poursuite d’études des nouveaux bacheliers dans l’enseignement supérieur, en distinguant selon le sexe, l’origine sociale des bacheliers accédant à l’enseignement supérieur (à partir du statut socioprofessionnel des familles). Par cet amendement, nous proposons d’affiner encore davantage les données en mesurant le taux de poursuite d’études des nouveaux bacheliers ruraux dans l’enseignement supérieur. Dans un rapport publié récemment consacré à l’enseignement primaire, la Cour des comptes fait état d’une proportion de bacheliers généraux et technologiques bien plus faible en milieu rural qu’en milieu urbain. À ce titre, il nous semble pertinent d’obtenir des informations précises sur le taux de poursuite d’études des bacheliers ruraux dans l’enseignement supérieur. Mode de calcul : Bacheliers inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur l’année suivant l’obtention du baccalauréat résidant dans des territoires ruraux. Par territoires ruraux, nous entendons l’ensemble des communes peu denses ou très peu denses d’après la grille communale de densité, selon la définition actualisée de l’INSEE. En 2017, les territoires ruraux regroupaient 88 % des communes françaises et 33 % de la population. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003263
Dossier : 3263
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003265
Dossier : 3265
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003266
Dossier : 3266
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Date inconnue
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Cet amendement vise à augmenter de 25 postes le plafond d’emplois du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), afin de revenir sur la baisse d’effectifs prévue par le projet de loi de finances pour 2026. Le Cerema joue un rôle essentiel dans la territorialisation des politiques environnementales et dans l’adaptation au changement climatique : • Il produit et diffuse une expertise nationale mutualisée, notamment sur la sécurité routière, l’aménagement durable, la gestion du littoral ou l’ingénierie climatique, qui constitue une référence technique commune pour les collectivités et les acteurs locaux. • Il accompagne directement les collectivités dans la mise en œuvre de projets de transition écologique (adaptation au changement climatique, gestion de l’eau, mobilités durables, lutte contre l’artificialisation, gestion des risques naturels, etc.), en leur apportant une ingénierie technique et stratégique de proximité. Le Cerema a su faire évoluer ses missions au-delà de ses compétences historiques en matière d’aménagement, pour proposer des services de conseil et d’appui opérationnels aux territoires confrontés à des défis émergents. Il pilote notamment, aux côtés de l’ADEME, l’expérimentation « Mission adaptation », qui répond aux besoins des collectivités souhaitant engager des travaux d’adaptation au changement climatique. Pour assurer pleinement ses missions d’intérêt général, l’établissement doit disposer des effectifs nécessaires. Or le CEREMA a perdu 20 % de sa dotation et de ses effectifs entre 2017 et 2022 et s’est profondément réformé pour faire face à cette baisse de moyens. La baisse de 25 etp supplémentaire en 2026 mettrait en péril sa capacité à assurer ses missions, et encore plus ses nouvelles missions comme l’AMO en appui au syndicat des eaux de Mayotte. C’est pourquoi le présent amendement augmente le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 159 Expertise, information géographique et météorologie de 25 ETPT. En compensation, il réduit le plafond des autorisations d’emploi des opérateurs de l’État du programme 174 Énergie, climat et après‑mines de 25 ETPT. La minoration du plafond d’autorisations d’emplois des opérateurs du programme 174 vise à assurer la recevabilité de l’amendement. Le Gouvernement est appelé à lever le gage.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003268
Dossier : 3268
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Date inconnue
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Amendement de coordination. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003269
Dossier : 3269
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000327
Dossier : 327
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Date inconnue
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Proposition issue du rapport d’information sur « le crédit d’impôt en faveur des entreprises de jeux vidéo » porté par la commission des finances dans le cadre du Printemps de l’évaluation 2024. Le crédit d’impôt jeu vidéo (CIJV) permet aux entreprises de création de jeux vidéo de déduire de leur impôt une part des dépenses de production d’un jeu. C’est l’un des dispositifs soutenant la création et l’innovation sur notre territoire, dans un contexte international très concurrentiel en la matière. Réformé en 2017, le CIJV montre toute son efficacité vis-à-vis de l’industrie française et internationale : développement des studios et de l’emploi, émergence de studios de taille intermédiaire, développement en France de grands projets internationaux et reconnaissance du savoir-faire français à l’international. Cet amendement vise à permettre le dépôt d’une demande d’agrément complémentaire de 2 ans à l’issue de la période applicable à la demande initiale du crédit d’impôt. Cette demande ferait l’objet d’une instruction spécifique du CNC pour en assurer la pertinence en fonction du modèle économique du jeu, du développement de contenu additionnel et du respect des barèmes applicables. La mesure permettrait d’adapter le CIJV à la tendance du marché où la production d’un jeu peut se poursuivre après la date de commercialisation initiale (notion de « game as a service »). Le 1° du I de cet article additionnel prévoit de d’étendre la clause du « grand-père » du CIJV aux dépenses engagées après l’obtention d’un agrément complémentaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000327
Dossier : 327
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Date inconnue
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La décision rendue par le Conseil d’État le 30 avril 2024 a apporté des précisions concernant l’application de l’exonération des plus-values professionnelles, prévue à l’article 151 septies du Code général des impôts. Selon cette interprétation, il découle de la combinaison de ces dispositions avec celles de l’article 70 du même code que, lorsqu’une plus-value de cession est réalisée par une société soumise à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices agricoles, le respect de la condition de durée minimale d’activité de cinq ans doit être apprécié individuellement pour chacun des associés exerçant une activité professionnelle agricole au sein de cette société, au sens de l’article 151 nonies du CGI. Cette lecture, désormais intégrée par la doctrine administrative, pénalise malheureusement les jeunes agriculteurs en phase d’installation et produit des effets contraires aux objectifs de renouvellement des générations en agriculture. En effet, elle conduit à imposer ces jeunes exploitants sur des plus-values générées par des périodes d’activité antérieures à leur installation, dont ils ne peuvent être tenus responsables. Elle entrave également les transmissions partielles d’actifs agricoles, tels que les bâtiments ou le matériel, qui sont pourtant essentielles pour permettre une reprise progressive des exploitations. Enfin, cette interprétation annule les bénéfices des relèvements des seuils de recettes ouvrant droit à l’exonération des plus-values professionnelles, tels qu’ils ont été adoptés dans la loi de finances pour 2025. C’est pourquoi il est proposé d’assouplir la condition de durée d’activité pour les jeunes agriculteurs, en l’appréciant au niveau de la société plutôt qu’à celui de chaque associé. Cette adaptation permettrait d’éviter une charge fiscale excessive lors de la transmission des exploitations et de préserver une équité fiscale entre les exploitations individuelles et les sociétés agricoles, en harmonisant leur traitement en matière de plus-values professionnelles. Conformément aux politiques publiques visant à favoriser l’installation et la transmission en agriculture, cette dérogation ne s’appliquerait qu’aux jeunes agriculteurs bénéficiaires des aides à l’installation. L’objectif est également d’accompagner leur parcours d’installation, en leur offrant un cadre fiscal plus favorable et en sécurisant leur projet professionnel. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003270
Dossier : 3270
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Non renseignée
Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003271
Dossier : 3271
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Non renseignée
Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003272
Dossier : 3272
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003273
Dossier : 3273
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003274
Dossier : 3274
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003275
Dossier : 3275
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Date inconnue
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Cet amendement vise à – déplafonner le produit fiscal de la «Taxe sur les spectacles vivants, fraction perçue sur les spectacles d’art dramatique, lyrique et chorégraphique (TSV, ADLC) » Le montant du produit affecté de cette taxe est plafonné à 8,5M€ dans le PLF. Or, le rendement prévisionnel de la taxe en 2026 s’élève à plus de 10 millions d’euros, ce qui représenterait un écrêtement de plus de 1,76 million d’euros en 2026. Etant donné la croissance spontanée de leur assiette, il convient de déplafonner cette taxe afin que la partie supérieure au plafond soit versée à l'Association pour le soutien du théâtre privé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003276
Dossier : 3276
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités pour l’année 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003278
Dossier : 3278
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à rétablir les dispositions du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 telles que déposées par le Gouvernement et définissant, à compter de l’exercice 2026, les modalités d’affectation du versement de la dynamique des fractions de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) affectées aux collectivités locales. L’affectation de cette nouvelle dynamique fiscale s’opère dans un cadre maîtrisé : le taux d’évolution du montant transféré est calculé, pour chaque exercice, en minorant la dynamique annuelle de la TVA, lorsqu’elle est positive, par le taux d’inflation. Le taux d’évolution du montant affecté aux collectivités locales ne peut, du seul fait de cette minoration, être négatif. Le produit qui est retenu à la source est affecté, au titre de l’année 2026, en priorité à l’abondement du fonds de sauvegarde des départements. Le présent amendement prend également acte du fait que la fraction de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), correspondant à l’ancienne part régionale de la dotation globale de fonctionnement (DGF), n’a pas été intégrée au sein des prélèvements sur les recettes de l’Etat, contrairement à ce que prévoyait initialement l’article 31 du PLF pour 2026. Il en tire les conséquences en proposant que l’évolution de cette fraction soit désormais soumise aux mêmes règles d’encadrement que les autres parts de TVA transférées. À compter de l’exercice 2026, le taux d’évolution du montant ainsi attribué serait déterminé, chaque année, en réduisant la progression de la TVA, lorsque celle-ci est positive, du taux d’inflation constaté. En outre, il la rattache au droit commun, en disposant qu’elle serait calculée sur la base de la TVA nationale de l’année précédente, à l’instar des autres fractions. Conformément aux engagements pris par le Gouvernement en faveur des départements les plus fragiles, cet amendement conserve également le doublement de leur fonds de sauvegarde adopté par le Sénat en première lecture, dont le montant est porté à 600 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000328
Dossier : 328
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à augmenter de 50 % les taux de la redevance pour pollutions diffuses (RPD). Le principe « pollueur-payeur » est un élément primordial de la lutte et de l’adaptation au changement climatique. Plus largement, le bénéfice de la redevance pour pollutions diffuses pourrait viser prioritairement la réparation des « externalités négatives » engendrées par l’usage des produits phytopharmaceutiques. Le projet de loi de finances pour 2024 du Gouvernement prévoyait une augmentation d’environ 20 % des taux de la redevance pour pollutions diffuses, avant qu’il ne fasse marche arrière face aux poids des lobbies. Cette augmentation aurait constitué une avancée. Néanmoins, ces moyens nous semblent largement insuffisants au regard des enjeux. Concernant la lutte contre la pollution des eaux, l’association Amorce estime qu’entre 500 millions et 1,7 milliard d’euros par an sont nécessaires. Ainsi, le présent amendement propose une augmentation de 50 % des taux de la RPD. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003280
Dossier : 3280
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Date inconnue
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L’actuel indicateur relatif à la SAU est insuffisant pour apprécier le pilotage des politiques publiques de soutien à l’agriculture biologique. Cet indicateur doit être conservé, en ce qu’il permet notamment de procéder à des comparaisons européennes et internationales et qu’il renvoie à des notions connues et utilisées pour la conduite de la politique agricole commune. L’indicateur est toutefois insuffisant en ce qu’il n’inclut pas de logique de production et de marché : une surface convertie à l’agriculture biologique mais qui ne donne lieu à aucune récolte sera ainsi comptabilisée alors qu’elle ne délivre aucun produit pour les consommateurs. Afin d’apprécier la performance économique de l’écosystème de l’agriculture biologique, il apparaît donc à la fois utile et pertinent de compléter le projet annuel de performance du programme 149 Compétitivité et durabilité de l’agriculture par un second indicateur relatif à la production issue des exploitations en agriculture biologique. Cet amendement à l'état G du projet de loi de finances pour 2026 vise donc à créer un nouvel indicateur au programme 149 relatif à la part de production agricole issue des exploitations en agriculture biologique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003281
Dossier : 3281
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Date inconnue
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Cet amendement vise à compléter l’alinéa 21 pour exonérer du Dilico les départements bénéficiaires, du fonds national de péréquation des droits de mutation à titre onéreux (FNP DMTO) au même titre que les collectivités bénéficiaires du fonds de sauvegarde tel que cela est déjà prévu. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003283
Dossier : 3283
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Date inconnue
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Le présent amendement propose de supprimer l'exclusion des véhicules de titrisation du champ d'application du Pilier 2 de l’OCDE, relatif à l’imposition minimale mondiale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003284
Dossier : 3284
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer la cohérence et la transparence de la lutte contre les fraudes fiscales, sociales et douanières, en instituant un dispositif d’évaluation coordonné au sein du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Les fraudes affectant les finances publiques représentent plusieurs dizaines de milliards d’euros par an selon diverses estimations, mais leur mesure demeure aujourd’hui parcellaire et non harmonisée entre administrations. Cette fragmentation nuit à la lisibilité de l’action publique et à la mesure de son efficacité. Le dispositif proposé permettra d’harmoniser les méthodes d’évaluation et de consolider les données disponibles pour produire chaque année des estimations transparentes et comparables, transmises au Parlement et rendues publiques. Ce mécanisme ne crée ni d’organisme nouveau, ni de charge financière nouvelle pour l’État, les missions étant exercées à moyens constants dans le cadre des effectifs et crédits existants. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003286
Dossier : 3286
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Date inconnue
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Cet amendement rétablit, dans la rédaction du texte initial du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, la compensation des pertes de recettes liées au rehaussement de 20 % à 30 % de l’abattement de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) sur les terres agricoles, tel que prévu à l’article 1394 B bis du code général des impôts et modifié en ce sens par le 3° du I de l’article 66 de la loi de finances pour 2025. Il vise ainsi à supprimer les dispositions introduites au Sénat en première lecture portant rétroactivité, au titre de 2025, de la hausse de la compensation et doublement de la compensation à compter de 2026. Ces dispositions ne paraissent en effet pas soutenables dans la mesure où elles représenteraient un surcoût de 100 millions d’euros en 2026. Le Gouvernement, conscient que cette taxe constitue une ressource non négligeable pour les plus petites communes rurales, en particulier les plus fragiles, avait prévu dans le texte initial du PLF pour 2026 un ajustement de la compensation historique en l’augmentant de 50 %. Cet ajustement représente un surcoût estimé à environ 50 millions d’euros, soit une hausse de plus de 50% du montant de la compensation initiale (102 millions d’euros). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003287
Dossier : 3287
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt pour la certification « Haute Valeur Environnementale » (HVE), créé dans le cadre du plan « France Relance » par la loi de finances pour 2021, vise à soutenir les exploitations agricoles qui adoptent des pratiques respectueuses de l’environnement et favorisent la transition écologique. Ce dispositif, prolongé pour les années 2022, 2023, 2024 et 2025, était prévu pour s’éteindre au 31 décembre 2025. Parallèlement, la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC) 2023‑2027 prévoit la disparition des aides spécifiques liées aux éco-régimes, dont bénéficiaient notamment les exploitations certifiées HVE. Cette évolution risque de fragiliser financièrement les exploitations engagées Cet amendement porté par le groupe Les Démocrates propose de prolonger le bénéfice du crédit d’impôt HVE, comme proposé par le Sénat au titre de l'année 2026, exclusivement pour les exploitations viticoles. Cette mesure répond à des enjeux environnementaux, économiques et sociaux, dans un contexte budgétaire contraint : la viticulture nécessite des pratiques culturales spécifiques pour limiter l’impact écologique, protéger la biodiversité et réduire l’usage des intrants chimiques. Elle représente un secteur stratégique pour l’économie française, pour lequel la qualité environnementale des productions constitue un atout majeur sur les marchés nationaux et internationaux. Le maintien de ce crédit d’impôt soutient également les exploitations viticoles, souvent de taille moyenne, dans les territoires ruraux, contribuant à l’emploi local et à la valorisation des produits du terroir. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000329
Dossier : 329
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Date inconnue
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Lorsqu’un exploitant agricole subit un événement climatique, il peut percevoir une indemnité de la part de son assurance pour couvrir tout ou partie des pertes de récolte qui en découlent. Selon les règles fiscales en vigueur, cette indemnité doit être comptabilisée et imposée dans les résultats de l’exercice au cours duquel elle devient une créance acquise, c’est-à-dire certaine dans son principe et dans son montant. Pourtant, la perte économique liée aux dommages subis par les cultures ne se matérialise généralement qu’au cours de l’exercice comptable suivant. Pour aligner fiscalement l’indemnité perçue et la perte qu’elle vise à compenser, l’article 72 B du Code général des impôtsprévoit une dérogation aux règles de rattachement des créances. Il dispose ainsi que « l’indemnité destinée à couvrir les dommages causés aux récoltes par des événements d’origine climatique, acquise au titre d’un exercice mais couvrant une perte effectivement subie au titre d’un exercice ultérieur, est imposable au titre de l’exercice de constatation de cette perte ». Bien que ce mécanisme soit utile pour les exploitants, il présente certaines limites : il ne couvre que les situations où l’indemnisation précède la perte, il est formulé de manière impérative, et il ne s’applique qu’aux indemnités d’assurance. C’est pourquoi le présent amendement propose d’élargir la portée de ce dispositif. Il s’agit de supprimer la condition selon laquelle l’indemnisation doit nécessairement précéder la perte, d’étendre son application à tout type d’indemnité visant à compenser une perte de récolte, et enfin, de le présenter comme un choix de gestion laissé à l’appréciation de l’exploitant. Ces ajustements permettront d’offrir une plus grande flexibilité aux agriculteurs, tout en tenant compte des réalités économiques et des aléas auxquels ils sont confrontés. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000329
Dossier : 329
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social, présenté en commun par les groupes appartenant au Nouveau Front Populaire, vise à mettre en place une contribution exceptionnelle sur les dividendes des grandes entreprises, dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 1 milliard d’euros. Elle vise à encadrer la hausse excessive des dividendes, en prévoyant une imposition de 5 % sur la part des distributions excédant 1,2 fois la moyenne des cinq exercices précédents. Dans un contexte de coupes budgétaires massives, nous montrons qu’il est possible de récupérer de nouvelles recettes fiscales plutôt que de s’attaquer aux services publics. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003296
Dossier : 3296
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social, présenté en commun par les groupes appartenant au Nouveau Front Populaire, vise à rétablir l’exit tax. Depuis 2017, les différents gouvernements et leurs majorités ont pris de nombreuses mesures favorables aux contribuables les plus aisés, parmi lesquels la suppression de l’ISF ou encore l’instauration de la flat tax – qui bénéficie aux 5 % des Français les plus riches. Ces nombreux cadeaux fiscaux sont aujourd’hui responsables de la situation budgétaire en France. L’exit tax consiste à taxer un contribuable domicilié fiscalement en France et détenant des actions lorsqu’il transfère son domicile fiscal hors de France. Il est imposé sur la plus-value latente qui résulterait de la vente de ses actions. La plus-value latente est constituée par la différence entre le coût d’acquisition d’un bien et sa valeur réelle. L’idée est ainsi de lutter contre les personnes transférant leur domicile hors de France simplement pour éviter l’imposition sur la plus-value résultant de la cession de leurs actions. Avec cette exit tax, le contribuable partant à l’étranger paye un impôt sur cette plus-value latente au moment de son départ même s’il ne vend effectivement pas ses actions. Il ne sera remboursé ou définitivement non-imposé que s’il conserve ses actions pendant 15 ans. Le contribuable concerné doit donc procéder annuellement à une déclaration au fisc français pendant 15 ans pour montrer que, même s’il n’est plus résident fiscal français, il n’a pas quitté la France à des seules fins fiscales et il est encore bien propriétaire de ses actions. Le dispositif est d’autant plus important qu’il permet au citoyen de s’acquitter d’obligations de suivi vis à vis de l’administration fiscale, ainsi destinataire de données pertinentes pour suivre et reconstituer l’évolution économique du patrimoine et des revenus du contribuable concerné donc mieux apprécier l’ensemble des contributions susceptibles d’être dûes. Au bout de 15 ans, ce contribuable, s’il remplit les conditions légales de conservation de ses actions, récupère l’imposition qu’il a éventuellement payée à son départ ou est définitivement exonéré d’imposition s’il faisait l’objet d’un sursis de paiement. Le présent amendement vise donc à abroger l’article 112 de la loi n° 2018‑1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019 et à revenir au régime initial de l’exit tax. Considérant que le dispositif d’exit tax, dans sa version initiale, a historiquement eu un rendement pour les finances publiques au total de l’ordre de 185,8 millions d’euros, entre 2011 et 2017, et que des évaluations récentes tablent sur un rendement annuel de l’ordre de 60 à 70 millions d’euros si la version antérieure était rétablie, nous considérons comme une évidence que la présente mesure n'aura pas pour effet de rapporter au budget de l'Etat, pour l'année 2026, une somme supérieure à 6,6 Mds€ mais bien un montant inférieur, s'inscrivant ainsi pleinement dans le cadre d'un rendement égal ou inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS (soit 6,6 milliards d’euros). Conformément à une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, rappelée notamment par la décision n° 2011-642 DC sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, des dispositions nouvelles peuvent être introduites en nouvelle lecture lorsqu’elles ont pour objet de corriger une dégradation de l’équilibre financier du texte en discussion, dès lors que leur portée est strictement limitée à cette finalité et ne remet pas en cause l’économie générale du dispositif concerné. Au vu des éléments précédemment énoncés, le présent amendement satisfait à cette condition et doit donc faire exception à la règle dite de l’ « entonnoir ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000033
Dossier : 33
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement propose la création d’un « orange budgétaire » dédié à la politique publique à destination des personnes en situation de handicap en France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000330
Dossier : 330
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Date inconnue
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Proposition issue du rapport d’information « sur le crédit d’impôt en faveur des entreprises de jeux vidéo » porté par la Commission des Finances dans le cadre du Printemps de l’Evaluation 2024. Le Crédit d’Impôt Jeu Vidéo (CIJV) permet aux entreprises de création de jeux vidéo de déduire de leur impôt une part des dépenses de production d’un jeu. C’est l’un des dispositifs soutenant la création et l’innovation sur notre territoire, dans un contexte international très concurrentiel en la matière. Réformé en 2017, le CIJV montre toute son efficacité vis-à-vis de l’industrie française et internationale : développement des studios et de l’emploi, émergence de studios de taille intermédiaire, développement en France de grands projets internationaux et reconnaissance du savoir-faire français à l’international. Cet amendement vise à étendre la période du crédit d’impôt de 3 à 5 ans, le cas échéant uniquement pour les jeux dont le budget est supérieur à 5 millions d’euros : cette évolution permet de mettre en cohérence la réalité économique du temps de production dans l’industrie du jeu vidéo avec la durée du CIJV. Il s’agit ainsi de sécuriser rapidement les studios de développement de jeux vidéo dans un contexte global d’allongement de la durée de production des jeux vidéo. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000331
Dossier : 331
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Date inconnue
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 envisage de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, ce qui reviendrait à remettre en cause la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. Cette disposition prévoit une application rétroactive au 1er janvier 2025, justifiée par le Gouvernement comme une correction d’un prétendu déséquilibre contractuel et une mesure de réduction des dépenses publiques, estimée à 150 millions d’euros par an. Pourtant, une telle approche soulève des inquiétudes majeures sur les plans juridique, économique et politique. Sur le plan juridique, cette mesure porte atteinte à la sécurité juridique et érode la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État, à un moment où la France fait face à une fragilité accrue, marquée par une dette publique élevée et une dégradation de sa note souveraine. Une remise en cause de cette nature créerait un précédent préoccupant : si la stabilité des contrats n’est plus garantie, les investisseurs hésiteront à s’engager dans des projets de long terme dans le secteur énergétique français, par crainte de voir leurs engagements remis en question. D’un point de vue économique, la rétroactivité fragiliserait une filière photovoltaïque qui repose sur des investissements de long terme. Elle alourdirait le coût du capital, détournerait les investissements privés vers des pays européens offrant un cadre plus stable, et compromettrait le développement de projets industriels essentiels. Les économies escomptées — 150 millions d’euros par an — apparaissent dérisoires comparées aux bénéfices apportés par cette filière : 60 000 emplois locaux, des recettes fiscales pour les collectivités, une réduction des importations d’énergie et une contribution significative à la sécurité d’approvisionnement. Les PME locales, actives dans la maintenance et l’exploitation des centrales, seraient particulièrement vulnérables face à une telle mesure. La France a su, jusqu’à présent, attirer des capitaux pour financer sa transition énergétique grâce à la stabilité de son cadre contractuel et à la fiabilité de sa « signature ». Remettre en cause ces engagements affaiblirait la crédibilité du pays et menacerait des projets industriels stratégiques, en contradiction avec les ambitions du plan de relance et de la réindustrialisation. C’est pourquoi le présent amendement propose de supprimer les dispositions de l’article 69 relatives à la révision des contrats photovoltaïques. Cette suppression permettrait de préserver la sécurité juridique, de maintenir la confiance des investisseurs et d’assurer la pérennité d’une filière indispensable à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle de la France. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003316
Dossier : 3316
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Date inconnue
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Cet amendement vise à revenir sur la suppression de la prise en charge par l'État des cotisations salariales pour les apprentis dans le secteur public non industriel et commercial. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003317
Dossier : 3317
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 71 du PLF 2026, qui prévoit la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC), établissement public créé en 1966 et acteur central de l’information et de la protection des consommateurs. Depuis près de soixante ans, l’INC exerce une mission d’intérêt général essentielle, notamment à travers la production d’informations indépendantes, la réalisation d’essais comparatifs et l’accompagnement des associations de consommateurs. Son magazine mensuel 60 Millions de consommateurs constitue à cet égard une référence reconnue par le grand public. Par cet amendement, le groupe EPR souhaite également interpeller le Gouvernement sur le devenir du magazine 60 Millions de consommateurs, dont l’indépendance et la pérennité doivent être garanties. La dissolution de l’INC ferait peser un risque majeur sur la protection des consommateurs et sur l’indépendance de l’information qui leur est destinée. Il apparaît donc nécessaire de maintenir l’Institut national de la consommation dans son intégralité |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003318
Dossier : 3318
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la limitation à vingt-quatre mois consécutifs de la possibilité, pour les auto-entrepreneurs, de bénéficier du revenu de solidarité active (RSA). En l’état du droit, aucun régime dérogatoire ne prévoit une telle restriction de durée du versement du RSA. Par cet amendement, le groupe EPR réaffirme son attachement au soutien de l’entrepreneuriat et s’oppose à toute mesure susceptible de constituer une désincitation à l’activité indépendante. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003319
Dossier : 3319
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Date inconnue
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L’article 12 octodecies du projet de loi consacre opportunément une définition juridique des gîtes ruraux à l’article L. 324-6 du code du tourisme, fondée sur des critères objectifs et stables : implantation hors métropole, capacité limitée des bâtiments et respect de signes de qualité touristiques officiels reconnus par l’État et faisant l’objet de contrôles réguliers. Cette définition permet de distinguer clairement les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes des meublés de tourisme urbains et des locations de courte durée de type plateforme, sans recourir à des zonages administratifs évolutifs. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale poursuit des objectifs légitimes de régulation des locations de courte durée dans les zones tendues. Toutefois, son application indifférenciée aux gîtes ruraux et aux chambres d’hôtes produit des effets de bord manifestement disproportionnés pour des activités majoritairement implantées en zone rurale, qui ne contribuent pas à la tension du marché locatif. Dès lors que la loi reconnaît désormais explicitement les gîtes ruraux comme une catégorie juridique distincte, il est cohérent d’en tirer les conséquences fiscales utiles en excluant ces hébergements, ainsi que les chambres d’hôtes lorsqu’elles relèvent du même régime fiscal, du champ d’application des dispositions issues de la loi de 2024 relatives à la réduction de l’abattement applicable aux meublés de tourisme classés. Le présent amendement vise ainsi à préserver un modèle touristique de proximité essentiel à l’économie et à l’attractivité des territoires ruraux, sans remettre en cause les objectifs de régulation poursuivis dans les zones urbaines caractérisées par une tension sur le logement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000332
Dossier : 332
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à harmoniser la fiscalité sur les produits bénéficiant d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) et de répliquer l’article L. 253‑8‑2 du code rural taxant le chiffre d’affaires des metteurs sur le marché de produits phytopharmaceutiques (PPP). Cette taxe permettrait de dégager des recettes qui doivent bénéficier directement aux agriculteurs dans leur transition vers des pratiques agricoles plus sobres en intrants de synthèse. L’agriculture française se fait livrer près de 9Mt d’engrais minéraux par an. En 2022, la France importait plus de 80 % de ses engrais, dont une large part en provenance de pays gaziers ou miniers en dehors de l’Union européenne, créant une double dépendance : aux pays tiers (Russie, États-Unis, Israël, Maroc, Tunisie…) et aux énergies fossiles. Les engrais minéraux produits sur le territoire français sont eux-mêmes produits à partir de ressources fossiles importées. Les engrais phosphatés sont également mis en cause dans les pollutions au cadmium, métal lourd cancérogène dont les enfants en France ont des taux quatre fois supérieurs à ceux des enfants en Allemagne et aux États-Unis. La réduction de la dépendance aux énergies fossiles pour la production de nos engrais minéraux constitue à la fois un enjeu de réduction des émissions de gaz à effet de serre agricoles, de santé publique, et de souveraineté alimentaire et énergétique. Pourtant, la fiscalité sur les engrais azotés minéraux est quasiment inexistante. De même, la législation actuelle, inopérante, empêche la mise en place d’une redevance : l’article 268 de la loi Climat et résilience prévoit que la possibilité de mise en place d’une redevance dépend de la non atteinte des objectifs de réduction des émissions liées à la consommation d’EAM. Or de tels objectifs n’existent pas. De plus, il n’existe ni rapport de suivi du plan d’action national (prévu par l’article L. 255‑1‑1 du code rural), ni rapport sur les conditions de mise en œuvre d’une redevance sur l’usage des EAM (article 268 de la loi Climat et résilience). Est proposée une taxe fixée à 0,9 % du chiffre d’affaires dès 2026, qui est le taux appliqué sur les ventes de PPP. Un tel taux dégagerait des recettes annuelles d’environ 20 millions d’euros*, sans conséquences financières fortes sur les entreprises ciblées. Afin que la taxe soit incitative à une transition du secteur industriel, elle doit s’inscrire dans une trajectoire haussière anticipable pour les acteurs de la filière. A terme, est proposée une taxe de 3,5 % (plafond de la taxation sur les PPP), qui rapporterait annuellement environ 80 millions d’euros (*selon le CA des ventes en 2023 et 2024). Cet amendement a été suggéré par l’association Les Amis de la Terre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000332
Dossier : 332
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Date inconnue
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En agriculture, le seuil de passage du régime réel simplifié au régime réel normal, actuellement fixé à 391 000 euros, mérite d’être revalorisé pour mieux refléter les réalités économiques des exploitations. Ce seuil, qui était de 365 000 euros jusqu’en 2022 avant d’être porté à 391 000 euros en 2023 dans le cadre de la revalorisation triennale, reste en décalage avec l’évolution du chiffre d’affaires des entreprises agricoles. Cette dernière a en effet connu une progression significative ces dernières années, notamment en raison des restructurations observées dans le secteur. Un relèvement de ce plafond à 500 000 euros pour le régime réel simplifié permettrait de concilier deux objectifs : actualiser ce seuil en fonction de la croissance du chiffre d’affaires des exploitations, tout en leur offrant la possibilité de maintenir une comptabilité simplifiée. Une telle augmentation serait d’ailleurs cohérente avec celle adoptée dans la loi de finances pour 2024 pour le plafond du régime micro-BA. Aujourd’hui, le passage au régime réel normal impose aux entreprises des obligations comptables plus lourdes et plus coûteuses, comme la valorisation des stocks selon les coûts de revient réels, sans pour autant leur apporter de réelle valeur ajoutée dans la gestion de leur exploitation. C’est pourquoi il est proposé de relever le seuil du régime réel simplifié à 500 000 euros. Cette mesure, qui n’engendrerait aucun coût supplémentaire pour les finances publiques, se traduirait simplement par une simplification des démarches comptables pour les exploitations, tout en s’adaptant mieux à leur développement économique. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003320
Dossier : 3320
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Date inconnue
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Le dispositif « Jeune docteur » du Crédit Impôt Recherche (CIR) est un dispositif qui a fait ses preuves et qui permet aux entreprises, notamment aux start-ups et PME innovantes d'embaucher des talents de haut niveau au service de l'innovation. C'est un lien humain essentiel entre recherche publique et entreprises privées. Le supprimer, c’est freiner l’intégration des jeunes docteurs dans le monde professionnel et affaiblir notre compétitivité technologique. Il faut soutenir notre recherche, il faut soutenir notre innovation, elles sont les conditions nécessaires de notre prospérité future et de notre capacité à maîtriser notre destin et porter nos valeurs dans ce monde de compétition technologique effrénée avec les Etats-Unis et la Chine. Il faut accélérer nos efforts sur l'innovation et non décélérer. Le dispositif jeune docteur avait été mis en place pour favoriser le recrutement en contrat à durée indéterminée (CDI) des titulaires d’un doctorat de recherche dans les entreprises privées (pour les docteurs n’ayant jamais été embauchés en CDI). Le dispositif « Jeune docteur » permettait donc aux entreprises qui proposaient un premier CDI à un docteur de disposer d’un CIR avantageux durant les 24 premiers mois suivant l’embauche. Le présent amendement propose de rétablir ce dispositif qui a été supprimé dans la loi de finances pour 2025, dans une version de repli de compromis qui a été adopté par l'Assemblée nationale lors de l'examen de première lecture du PLF 2026. Grace à l'activité économique générée, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 50M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003321
Dossier : 3321
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Date inconnue
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Cet amendement vise à faciliter la transmission intergénérationnelle des biens ruraux, aujourd’hui freinée par l’allongement de l’espérance de vie et les contraintes du régime fiscal applicable aux baux à long terme. Les exploitants agricoles héritent désormais de plus en plus tard : l’âge moyen auquel on reçoit un héritage dépasse aujourd’hui 50 ans. De nombreux agriculteurs se retrouvent ainsi à hériter à un moment de leur vie où ils sont eux-mêmes en âge de transmettre leur patrimoine. Or, la législation actuelle sur les baux à long terme, qui vise à garantir la stabilité et la pérennité des exploitations agricoles, empêche ces transmissions successives. Les bénéficiaires de l’abattement fiscal lié à ces baux doivent en effet conserver les biens pendant une durée minimale de cinq ou dix- huit ans. Toute nouvelle donation avant l’expiration de ce délai entraîne la remise en cause de l’avantage fiscal. Cet amendement propose donc de permettre au bénéficiaire d’une première transmission de procéder à une nouvelle donation au profit de la génération suivante, sans perdre le bénéfice de l’abattement. L’obligation de conservation serait alors transférée au nouveau donataire. Cette évolution préserverait l’objectif du dispositif — assurer la continuité et la stabilité des exploitations agricoles — tout en favorisant la transmission progressive des terres et du patrimoine rural entre générations. Grace à l'activité économique générée, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 50M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003323
Dossier : 3323
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Date inconnue
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Depuis 2017, avec Bpifrance, le programme France 2030, la Mission French Tech ou encore l’amélioration du dispositif jeune entreprise innovante (JEI) issue du rapport Midy, le soutien à l’innovation a été massif, ce qui a permis à la France de créer des millions d’emplois et d’être le pays le plus attractif d’Europe. Avec le plan Deep Tech, porté par Bpifrance, ce soutien s’est aussi porté sur l’innovation de rupture, pour renforcer notre souveraineté technologique, la réindustrialisation tout en favorisant le plein emploi et la transition écologique. Pour compléter ces dispositifs, il est proposé de créer une nouvelle catégorie de JEI, les jeunes entreprises innovantes à impact (JEII) qui bénéficieront des mêmes aides que les JEI afin de développer l’innovation sociale et à impact. Cette nouvelle catégorie permettra de soutenir les entreprises à impact du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS). Alors que la situation budgétaire contraint à réduire les moyens de nombreuses structures d’accompagnement, il est important de continuer à soutenir l’innovation sociale et solidaire qui répond à nos besoins économiques, sociaux et environnementaux. Ainsi, cet amendement proposé d’élargir à cette nouvelle catégorie d’entreprises des jeunes entreprises innovantes à impact (JEII) le dispositif de l’IR-JEI. Grace à l’activité économique générée, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 50M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003324
Dossier : 3324
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Date inconnue
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À la suite des recommandations du rapport visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, le groupe Ensemble pour la République a fait adopter dans la loi de finances pour 2024 le dispositif d’IR-JEI Midy, de soutien à l’investissement des particuliers dans les PME innovantes qui œuvrent pour le plein emploi, la transition écologique, la souveraineté et la réindustrialisation. Pour renforcer de dispositif, il est proposé d’augmenter les plafonds d’investissement par particulier. Grace à l'activité économique générée, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 50M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003325
Dossier : 3325
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Date inconnue
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À la suite des recommandations du rapport visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, le groupe EPR a fait adopter dans la loi de finances pour 2024 le dispositif d’IR-JEI Midy, de soutien à l’investissement des particuliers dans les PME innovantes qui œuvrent pour le plein emploi, la transition écologique, la souveraineté et la réindustrialisation. Parmi ces PME innovantes, les jeunes entreprises d’innovation de rupture (JEIR), dont les innovations demandent davantage de moyens pour franchir les barrières technologiques dans des secteurs de pointe comme l’intelligence artificielle ou le quantique, doivent faire l’objet d’un soutien accru. Ainsi, pour soutenir la souveraineté technologique de la France, il est proposé d’allonger la durée des aides aux JEIR de 8 à 12 ans, pour toutes celles créées à partir du 1er janvier 2026. Grace à l'activité économique générée, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 50M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003327
Dossier : 3327
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Date inconnue
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Cet amendement vise à défiscaliser les dons des grands-parents à enfant lorsqu'ils abondent un plan épargne retraite. Ce dispositif a vocation à accompagner le développement d'une part de capitalisation dans notre système de retraite et mieux orienter l’épargne des Français vers l’épargne de long terme pour investir dans la croissance de l’économie. Grace à l'activité économique générée, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 50M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003328
Dossier : 3328
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à défiscaliser les dons des grands-parents à enfant lorsqu'ils abondent un plan épargne retraite (PER). Ce dispositif a vocation à accompagner le développement d'une part de capitalisation dans notre système de retraite et mieux orienter l’épargne des Français vers l’épargne de long terme pour investir dans la croissance de l’économie. L'article 3 sexies ajouté par le Sénat vise directement les avantages fiscaux accordés aux versements réalisés par le titulaire d'un PER et ouvre les articles du code monétaire et financier relatifs au PER. A ce titre, le présent amendement a un lien direct avec l'article 3 sexies du présent projet de loi car il vise également les mêmes articles et les avantages fiscaux liés au PER. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003329
Dossier : 3329
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Date inconnue
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Le présent amendement s’inscrit dans l’esprit du dispositif « Balladur » visant à relancer les transferts patrimoniaux entre générations pour faciliter l’accession des jeunes à la propriété. Sur le modèle de l’abattement qui permet aux parents de transmettre, une fois tous les 15 ans, 100 000 euros à leurs enfants, il prévoit un abattement temporaire au titre des dons de sommes d’argent consentis entre arrière-grands-parents et arrière-petits-enfants, grands-parents et petits- enfants et entre parents et enfants, au titre des donations de sommes d’argents jusqu’à 100 000 euros affectés à l’acquisition ou à la construction de la résidence principale, ou aux travaux de rénovation énergétique du logement principal. La mesure est conditionnée à l’affectation des biens immobiliers, transmis pour la primo-accession à la résidence principale, pour une durée d’au moins cinq ans. Concernant le coût de cette mesure, il est pris l’hypothèse que la dépense fiscale sera étalée dans le temps (45 ans), car la mesure anticipe les successions futures. Avec une hypothèse de 50 000 donations conclues sur 18 mois, la dépense fiscale est nulle en 2025, inférieure à 5‑10 M€ en 2026 et 2027 et de l’ordre de 5‑15 M€ par an en moyenne jusqu’à 2045. Le coût par logement est estimé entre 13 600 et 50 600 € en fonction du type de donateur. Grace à l'activité économique générée, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 200M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000333
Dossier : 333
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Date inconnue
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L’article 58 de la loi de finances pour 2019 a rétabli un dispositif essentiel pour les exploitants agricoles soumis au régime réel d’imposition : le blocage des stocks à rotation lente. Ce mécanisme, optionnel et codifié à l’article 72 B bis du Code général des impôts, permet aux exploitants de ne pas réévaluer systématiquement la valeur de leurs stocks à la clôture de chaque exercice. Ainsi, ils évitent de devoir constater un produit imposable correspondant à la variation de valeur de ces stocks, alors même que cette variation ne se traduit pas par une entrée de trésorerie. Le produit lié à cette variation reste imposable, mais son imposition est reportée à l’exercice au cours duquel le stock concerné est effectivement vendu. Ce dispositif répond à un besoin concret des exploitants, notamment pour les stocks dont la valeur augmente d’un exercice à l’autre sans pour autant générer de liquidités, comme c’est le cas pour les stocks de vins ou de bovins. Pourtant, malgré son utilité, ce dispositif reste peu utilisé, y compris dans des secteurs comme la viticulture, qui traversent des difficultés sans précédent. L’une des raisons de cette sous-utilisation réside dans le fait que l’option pour le blocage des stocks est incompatible avec d’autres dispositifs fiscaux, tels que l’étalement des revenus exceptionnels (article 75-0 A du CGI) et, surtout, le régime de la moyenne triennale (article 75-0 B du CGI), ce dernier étant largement plébiscité par les exploitants agricoles et viticoles. Pourtant, ces exclusions ne se justifient pas pleinement : l’utilisation conjointe du blocage des stocks et de la moyenne triennale — ou, plus rarement, de l’étalement des revenus exceptionnels — n’a ni pour effet d’amplifier les avantages fiscaux de ces dispositifs ni de favoriser des optimisations abusives. En effet, la moyenne triennale s’applique à l’ensemble des bénéfices agricoles et non uniquement aux profits réalisés sur les stocks, qui ne font que bénéficier d’un lissage grâce à ce mécanisme. Aussi, afin de permettre aux exploitants agricoles et viticoles de tirer pleinement parti des outils fiscaux déjà existants, il est proposé de lever les restrictions actuelles. Cela leur offrirait la possibilité de cumuler le blocage des stocks avec d’autres dispositifs, comme la moyenne triennale, sans limitation de principe, et ainsi de mieux adapter leur gestion fiscaleà leurs réalités économiques. Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000333
Dossier : 333
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Non renseignée
Date inconnue
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Ces dix dernières années, le nombre de fast food, et en particulier de fast food franchisés a fortement augmenté en France. Par exemple, Burger King est passé de 222 restaurants en 2019 à 515 en 2023 tandis que Mc Donald’s annonçait en 2025 vouloir ouvrir près d’un restaurant par semaine. De fait, le marché de la restauration chaînée doit la croissance de son activité davantage à l’extension des réseaux qu’à une hausse de la fréquentation ou du chiffre d’affaires par point de vente. À l’inverse, les défaillances dans le secteur de la restauration ont atteint un niveau historiquement élevé. En nombre de restaurants, la restauration traditionnelle s’est faite désormais dépassée par les fast-foods. Face à cette prolifération de fast-food qui contribuent à la standardisation de l’alimentation et pose de réels enjeux de santé publique, des maires essayent régulièrement de s’opposer à l’ouverture de fast food dans leurs communes mais manquent d’outils pour le faire. Cet amendement vise à freiner cette prolifération de fast food. Concrètement, il propose d’instaurer une double taxe payée par les franchiseurs dont le chiffre d’affaire au niveau du groupe est supérieur à 200 millions d’euros : une taxe à l’ouverture d’un restaurant de fast food et une taxe – plus faible – à l’exploitation. Le montant de ces taxes serait par ailleurs doublé si le fast food est situé à moins de 300 mètres d’un établissement scolaire. En effet, des études scientifiques pointent la causalité statistique entre obésité des enfants et proximité géographique des fast-foods et des écoles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003330
Dossier : 3330
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Date inconnue
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L’accession sociale à la propriété, qui vise à permettre aux ménages aux revenus modestes d’acheter leur résidence principale et de devenir propriétaire à des conditions avantageuses, semble aujourd’hui en panne : le taux de propriétaires occupants, de 57,4 % en 2022, ne progresse plus depuis dix ans, alors qu’environ 80 % des Français sont ou souhaitent devenir propriétaires de leur logement. Ainsi, malgré la difficulté croissante pour les ménages, notamment les plus modestes, d’obtenir des prêts bancaires, la propriété reste un objectif attractif pour de nombreux Français alors que le marché locatif ne peut absorber seul la forte augmentation de la demande. Pour répondre à cette urgence, le bail réel solidaire (BRS) est un dispositif prometteur, sous condition de ressources, qui permet de développer une offre de logements en accession sociale pérenne. En effet, ce dispositif permet à des ménages d’accéder à la propriété à des prix 30 à 50 % plus faibles que sur le marché. Afin d’accélérer le développement des BRS, le présent amendement adopté dans le cadre de l'examen du PLF pour 2026 en Séance publique, vise à élargir le champ des bénéficiaires pour permettre à davantage de ménages de pouvoir être éligibles à ce dispositif. Le décret concerné ne pourra pas fixer des plafonds de ressources inférieurs aux plafonds de ressources existants pour le LLI / Pinel. De facto le champ des bénéficiaires sera ainsi élargi. Grace à l'activité économique générée, l’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 200M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003332
Dossier : 3332
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Date inconnue
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Le système de retraite français repose principalement sur la répartition et incarne un principe fondamental de solidarité intergénérationnelle. Ce modèle, au cœur de notre pacte social et républicain, repose sur une promesse : garantir à chacun une pension digne après une vie de travail. Cette promesse engage cependant l’État bien au-delà des seules dépenses budgétaires annuelles. Selon le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR), publié en juin 2025, le pilotage du système de retraite nécessite une vision de long terme, afin d’assurer sa soutenabilité et la confiance des assurés, notamment les plus jeunes. En 2024, le solde du système de retraite (régimes de base et régimes complémentaires) est déficitaire de 1,7 milliard d’euros (-0,1 % du PIB), hors charges et produits financiers. Les dépenses de retraite, quant à elles, représentent 407 milliards d’euros, soit 13,9 % du PIB et 24,4 % de l’ensemble des dépenses publiques. L’évolution de ces dépenses explique à elle seule une grande partie de la progression des dépenses publiques depuis 2002. Parmi les pays suivis par le COR, la France est le deuxième pays (après l’Italie) où la part des dépenses de retraite publiques dans le PIB est la plus élevée. Dans ce contexte, le présent amendement vise à renforcer la transparence des finances publiques en donnant aux citoyens et au Parlement, une vision exhaustive des engagements financiers implicites de l’État liés aux retraites. Il affirme la responsabilité de l’État face à ces engagements et reconnaît que la promesse faite aux retraités constitue une obligation durable pour les finances publiques, qui doit être anticipée, évaluée et pilotée avec rigueur. Le système actuel, fondé sur la répartition, implique un transfert de ressources entre générations, assimilable à une dette implicite vis-à-vis des futurs cotisants. Si cette dette n’apparaît pas dans la comptabilité budgétaire classique, sa reconnaissance et sa valorisation actuarielle permettraient de mieux appréhender les contraintes financières à long terme et d’éclairer la décision publique. Une telle comptabilisation sincère offrirait aux pouvoirs publics et au Parlement une base objective pour un débat éclairé sur la soutenabilité du système de retraite, la gestion prudente des engagements implicites et la planification des réformes nécessaires. Elle contribuerait ainsi à une maîtrise plus durable, responsable et transparente des finances publiques. Le présent amendement, adopté en Commission des Finances dans le cadre de l'examen du PLF pour 2026, vise donc à intégrer les engagements de retraite dans le bilan de l’État, afin de traduire pleinement la réalité des obligations futures et de renforcer la sincérité de notre information financière nationale. Neutre pour les finances publiques, cette mesure permettrait de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003335
Dossier : 3335
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à soutenir l’électrification des véhicules d’entreprises, qui représentent plus de la moitié des immatriculations neuves et structurent de manière déterminante le marché de l’occasion, auquel les ménages recourent à près de 80 %. Cette orientation revêt un enjeu à la fois climatique, industriel et social. La compétitivité des véhicules électriques fabriqués en France s’est en effet nettement renforcée ces dernières années : la part des voitures électriques produites sur le territoire national est désormais supérieure à celle des véhicules thermiques fabriqués en France rapportée à la production étrangère. Cette dynamique industrielle se traduit par des créations d’emplois significatives, notamment dans les Hauts-de-France avec l’émergence de la vallée européenne de la batterie. Toutefois, le cadre fiscal applicable aux flottes professionnelles demeure insuffisamment aligné avec ces évolutions, en particulier les règles d’amortissement des véhicules de société, qui continuent de favoriser, de manière contre-productive, les motorisations les plus émettrices. Le présent amendement propose ainsi de verdir progressivement ces règles afin d’orienter plus efficacement les choix d’investissement des entreprises et de mettre fin à certaines niches fiscales brunes incompatibles avec les objectifs climatiques. Cette évolution repose sur une réduction graduelle des valeurs maximales d’amortissement déductible pour les véhicules selon une trajectoire pluriannuelle sur la période 2026‑2030, à l’exception des véhicules zéro-émission atteignant le score environnemental requis. En parallèle, les plages du barème sont révisées en fonction de l’intensité carbone des véhicules afin de mieux refléter les évolutions technologiques. Deux plages additionnelles sont introduites pour distinguer les véhicules zéro-émission atteignant le score environnemental minimal des autres véhicules zéro-émission. Le seuil de 20 g de CO₂/km est remplacé par celui de 1 g de CO₂/km afin d’éviter les effets de bord liés aux véhicules hybrides rechargeables. Un seuil intermédiaire est également ajouté dans la plage comprise entre 50 et 160 g de CO₂/km. Enfin, à compter de 2030, l’amortissement serait nul pour les véhicules les plus polluants au-delà d’un certain seuil d’émission, consacrant ainsi un signal fiscal clair en faveur de la décarbonation des usages professionnels. Cette mesure permettrait de dégager un rendement budgétaire estimé à 70 millions d’euros dès 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003336
Dossier : 3336
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Date inconnue
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Le présent amendement porte deux modifications au code général des impôts afin d’accélérer le verdissement des véhicules professionnels : 1) Il vise en premier lieu à réformer les règles d’amortissement des véhicules de société, qui constituent un levier déterminant d’orientation des choix d’investissement des entreprises. Les véhicules d’entreprises représentent plus de la moitié des immatriculations neuves et structurent de manière déterminante le marché de l’occasion, auquel les ménages recourent à près de 80 %. Cette orientation revêt un enjeu à la fois climatique, industriel et social. La compétitivité des véhicules électriques fabriqués en France s’est en effet nettement renforcée ces dernières années : la part des voitures électriques produites sur le territoire national est désormais supérieure à celle des véhicules thermiques fabriqués en France rapportée à la production étrangère. Cette dynamique industrielle se traduit par des créations d’emplois significatives, notamment dans les Hauts-de-France avec l’émergence de la vallée européenne de la batterie. Toutefois, le cadre fiscal applicable aux flottes professionnelles demeure insuffisamment aligné avec ces évolutions, en particulier les règles d’amortissement des véhicules de société, qui continuent de favoriser, de manière contre-productive, les motorisations les plus émettrices. Le présent amendement propose ainsi de verdir progressivement ces règles afin d’orienter plus efficacement les choix d’investissement des entreprises et de mettre fin à certaines niches fiscales brunes incompatibles avec les objectifs climatiques. Cette évolution repose sur une réduction graduelle des valeurs maximales d’amortissement déductible pour les véhicules selon une trajectoire pluriannuelle sur la période 2026-2030, à l’exception des véhicules zéro-émission atteignant le score environnemental requis. En parallèle, les plages du barème sont révisées en fonction de l’intensité carbone des véhicules afin de mieux refléter les évolutions technologiques. Deux plages additionnelles sont introduites pour distinguer les véhicules zéro-émission atteignant le score environnemental minimal des autres véhicules zéro-émission. Le seuil de 20 g de CO₂/km est remplacé par celui de 1 g de CO₂/km afin d’éviter les effets de bord liés aux véhicules hybrides rechargeables. Un seuil intermédiaire est également ajouté dans la plage comprise entre 50 et 160 g de CO₂/km. Enfin, à compter de 2030, l’amortissement serait nul pour les véhicules les plus polluants au-delà d’un certain seuil d’émission, consacrant ainsi un signal fiscal clair en faveur de la décarbonation des usages professionnels. Cette première modification générerait un rendement budgétaire estimé à 70 millions d’euros en 2026. 2) Il rétablit la version initiale du texte qui recentre le dispositif de déduction exceptionnelle en faveur des poids lourds et véhicules utilitaires légers qui utilisent des énergies propres. Il propose de réserver son bénéfice aux seuls véhicules à émission nulle, fonctionnant exclusivement à l’électricité ou à l’hydrogène, qui sont des technologies ne générant aucune émission directe de CO₂ à l’usage. Ce recentrage vient renforcer la cohérence du dispositif d’incitation à l’acquisition des poids lourds et véhicules propres les moins polluants, avec la trajectoire de réduction des émissions issues du transport routier, en concentrant les incitations sur les motorisations les plus vertueuses au regard des émissions de gaz à effet de serre (GES). Cette seconde modification dégagerait un rendement budgétaire estimé à 60 millions d’euros en 2026.
Au total, ces deux mesures combinées permettraient un gain de recettes de l’ordre de 130 millions d’euros dès 2026, tout en renforçant la cohérence climatique, industrielle et sociale de la fiscalité applicable aux véhicules professionnels. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003338
Dossier : 3338
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Date inconnue
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Cet amendement vise à tenir compte de la spécificité des départements en intégrant le coût de leurs dépenses obligatoires en matière de prestations sociales dans le calcul du montant du plafond de la contribution au dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités territoriales, à défaut de supprimer le dispositif en lui-même. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003344
Dossier : 3344
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer le renvoi aux conditions d’éligibilité au compte personnel de formation (CPF) pour le financement du bilan de compétences. Dans sa nouvelle rédaction, l’article 81 instaure déjà une régulation du financement du bilan de compétences au moyen de mécanismes de plafonnement. Dès lors, un renvoi supplémentaire aux conditions d’éligibilité au CPF apparaît inutile, celles-ci étant d’ores et déjà définies et encadrées par les dispositions existantes du code du travail. En outre, le renvoi prévu est formulé en des termes particulièrement larges, ce qui est susceptible de créer une insécurité quant au champ d’intervention du décret d’application et à la portée des restrictions susceptibles d’être introduites. Afin d’assurer la clarté et la sécurité juridique du dispositif, il est donc proposé de supprimer cet alinéa. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003345
Dossier : 3345
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Date inconnue
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Dans le prolongement de la loi de programmation de la recherche, le présent amendement vise à permettre aux collectivités territoriales d’exonérer de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) les établissements d’enseignement supérieur d’intérêt général (EESPIG), reconnus comme opérateurs du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (articles L.732-1 du Code de l’éducation et L.112-2 du Code de la recherche).
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003346
Dossier : 3346
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l’actualisation du montant attribué par l’État aux communes et aux intercommunalités ayant subi une perte de bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) et dont la cotisation au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) excède 2% des recettes réelles de fonctionnement de leur budget principal. Le prélèvement sur recettes (PSR) de l’Etat prévu à l’article 78 de la loi n° 2009‑1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 fait l’objet d’une réévaluation annuelle, au plus près des pertes de bases effectivement constatées, de sorte que son calibrage demeure contemporain et adéquat. De plus, les contributions et reversements opérés au titre du FNGIR présentent, par construction, un caractère fixe avec reconduction d’exercice en exercice, sauf cas de modification du périmètre intercommunal ou de réattribution de la contribution d’une commune à son EPCI. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003347
Dossier : 3347
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer le dispositif de lissage conjoncturel. Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des départements. Leurs budgets sont constitués pour près de 70 % de dépenses sociales non pilotables, ce qui réduit fortement leurs marges de manœuvre. Une ponction supérieure à la croissance des recettes accentuerait leur fragilité et conduirait à asphyxier leurs capacités d’action. Si les moyens des départements continuaient d’être réduits, l’investissement serait la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités territoriales et l’aide aux communes pour leurs projets structurants. Or, la transition écologique exige des investissements massifs (rénovation thermique, renaturation, transports collectifs, etc.). Les besoins d’investissement des collectivités pour atteindre les objectifs climatiques sont estimés à 12 milliards d’euros par an. Le dispositif actuel ne répond pas à l’objectif de responsabilisation des collectivités : il s’apparente à une ponction uniforme, sans tenir compte des efforts déjà réalisés par les collectivités vertueuses. Une approche individualisée est nécessaire pour éviter toute sur-péréquation et préserver l’équité entre territoires. Il convient également de prendre en compte la spécificité des dépenses sociales obligatoires (AIS) et le poids croissant des dépenses liées aux mineurs non accompagnés (MNA) et à l’aide sociale à l’enfance (ASE) dans l’examen des trajectoires de dépenses. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003349
Dossier : 3349
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Ecologiste et Social vise à rehausser le taux de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) à 30 %, contre 20 % aujourd’hui. La situation budgétaire du pays est critique, et le dérapage des finances publiques que l’on constate depuis 2023 est principalement le fait d’une chute des recettes de l’État. Les politiques publiques essentielles dans le quotidien de nos concitoyens (éducation, santé, planification écologique et agricole) manquent cruellement de moyens au vu des nécessités liées à la transition démographique et au changement climatique. Dans ce contexte, la contribution à l’effort national doit s’inscrire dans une perspective de justice sociale. Chacun devrait y contribuer en proportion de ses facultés et de sa fortune. Or, parmi les 0,25 % des ménages disposant de revenus très élevés, à plus de 250 000 € par personne (500 000 € pour un couple), on constate des taux d’impositions effectifs anormalement faibles compte tenu de mesures d’optimisation fiscale. C’est la raison pour laquelle a été introduite la CDHR l’année dernière, visant à assurer une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus. C’est un premier pas bienvenu, mais ce taux reste trop faible, là où la logique voudrait que l’effort demandé soit à la proportion des facultés et de la fortune, dans un contexte budgétaire difficile. C’est pourquoi le présent amendement relève à 30 % ce niveau d’imposition minimale. Considérant que la CDHR à 20 % devrait rapporter à l’État un montant estimé de l’ordre de 1,5 milliard d’euros pour l’année 2026 selon les données disponibles, et l’augmentation du taux à 30 % pourrait donc générer un rendement supplémentaire d’environ 0,75 milliard d’euros pour l’année 2026, nous considérons donc que la présente mesure n'aura pas pour effet de rapporter au budget de l’État une somme supérieure à 6,6 milliards d’euros, mais bien un montant très inférieur, s'inscrivant ainsi pleinement dans le cadre d'un rendement égal ou inférieur au montant de la dégradation du solde de l’État lié à l’adoption du PLFSS (soit 6,6 milliards d’euros). Conformément à une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, rappelée notamment par la décision n° 2011‑642 DC sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, des dispositions nouvelles peuvent être introduites en nouvelle lecture lorsqu’elles ont pour objet de corriger une dégradation de l’équilibre financier du texte en discussion, dès lors que leur portée est strictement limitée à cette finalité et ne remet pas en cause l’économie générale du dispositif concerné. Au vu des éléments précédemment énoncés, le présent amendement satisfait à cette condition et doit donc faire exception à la règle dite de l’« entonnoir ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003352
Dossier : 3352
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l’extension par l’article 34 ter du prélèvement sur recettes (PSR) institué à l’article 78 de la loi n° 2009‑1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 au profit des communes ayant constaté une perte de bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) supérieure à 40% entre 2016 et 2020 et acquittant un prélèvement au titre du fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) représentant plus de 20% des recettes réelles de fonctionnement de leur budget principal. Le mécanisme de compensation existant bénéficie déjà aux collectivités situées dans des territoires en déprise économique, avec une condition de perte de base de CFE supérieure à 70%. La prévision d’une condition alternative d’éligibilité à 40% présenterait une double difficulté. D’une part, elle n’apparaît ni justifiée ni objectivée, notamment s’agissant des montants qui seraient perçus par les communes éligibles. D’autre part, elle représenterait un coût supplémentaire substantiel pour l’Etat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003353
Dossier : 3353
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Date inconnue
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Cet amendement vise à réduire le plafond des contributions des départements au dispositif de lissage conjoncturel (DILICO), en abaissant le taux de 2 % à 1 % des recettes réelles de fonctionnement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003355
Dossier : 3355
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Date inconnue
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Le présent amendement renforce la péréquation horizontale entre départements via le FNP-DMTO en portant le premier prélèvement proportionnel de 0,34 % à 0,38 % et en ajustant le plafond individuel du second prélèvement à 17 %. Afin de prévenir des à-coups excessifs pour les contributeurs, il prévoit un mécanisme de plafonnement annuel. Cette évolution répond à une hétérogénéité structurelle et conjoncturelle marquée entre départements. En effet, 18 départements ont aujourd’hui une épargne négative alors même que certains département investissent encore largement dans des secteurs qui ne sont pas de la compétence des départements. Par ailleurs, la part des DMTO dans les recettes et le niveau de richesse par habitant varient fortement selon la tension immobilière et la localisation (littoraux, métropoles, zones touristiques, à l’opposé de nombreux territoires ruraux). Ces écarts, accentués par les cycles immobiliers, creusent les différences de capacité d’autofinancement et fragilisent certains départements confrontés à des charges fixes élevées (voirie, transports scolaires, accès aux services et solidarités humaines). Le niveau global de péréquation relève du pouvoir législatif. En revanche, s’agissant de la répartition entre les différents départements, il est fortement souhaité d’associer très fortement les collectivités territoriales et leurs associations représentatives comme le comité des finances locales, à la définition des critères objectifs (richesse par habitant, dynamisme des DMTO, charges de structure, ruralité et isolement), à la conduite des simulations et aux ajustements réguliers nécessaires. Cette gouvernance partagée est la condition d’une répartition transparente, efficace et acceptée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003356
Dossier : 3356
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de redonner de la portée au fonds de solidarité régional et de lui restituer les moyens initialement prévus et votés par l’Assemblée nationale dans le projet de loi de finances pour 2021. Il s’inscrit dans une logique de renforcement de la péréquation horizontale entre régions en fixant l’objectif d’un fonds égal à 1 % des recettes réelles de fonctionnement (RRF) des régions. Ce relèvement répond à des disparités structurelles marquées entre territoires : dynamisme économique inégal, spécialisation sectorielle contrastée, exposition différenciée aux chocs conjoncturels, bases fiscales et ressources tarifaires hétérogènes, ainsi que des besoins d’investissement et de fonctionnement qui varient fortement selon la densité, l’accessibilité et la configuration des réseaux de transport, de formation et d’innovation. Ces écarts se traduisent par des différences substantielles de capacité d’autofinancement et de soutenabilité des politiques publiques régionales, au risque d’amplifier, au fil des cycles, les fractures territoriales. En réaffirmant l’ambition adoptée lors des discussions du PLF pour 2021, le dispositif proposé vise à rétablir un niveau de solidarité à la hauteur des besoins, à sécuriser la trajectoire financière des régions les plus contraintes et à renforcer l’efficacité de la péréquation en période de volatilité des ressources. Le calibrage à 1 % des RRF offre un ancrage clair, prévisible et lisible, compatible avec la soutenabilité d’ensemble des finances régionales et l’objectif d’égalité d’accès aux services publics et aux opportunités économiques. Le niveau global de péréquation relève du Parlement néanmoins s’agissant de la répartition du fonds entre régions, il est indispensable d’associer très fortement les collectivités territoriales et leurs associations représentatives à la définition et à la mise à jour régulière des critères objectifs (niveau de richesse par habitant, dynamisme des bases, charges de structure, contraintes d’accessibilité, efforts d’investissement, exposition aux chocs), à la conduite transparente des simulations et à l’évaluation ex post des effets. Cette gouvernance partagée est la condition d’une répartition équitable, efficace et acceptée, permettant au fonds de solidarité régional de remplir pleinement sa mission de cohésion. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003357
Dossier : 3357
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Ecologiste et Social vise à réduire, dans certains cas, le plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (CISAP) de 12 000 à 1 250 € afin de correspondre au montant moyen du CISAP par foyer bénéficiaire. Le CISAP est la deuxième niche fiscale la plus importante (6,7 Mds€) et bénéficie pour moitié aux 10 % des ménages les plus riches. Le plafond de 20 000 € pour les personnes invalides est maintenu, tout comme celui de 12 000 € pour la garde d’enfant, l’assistance des personnes âgées, dépendantes ou en situation de handicap. Considérant que le coût de cette niche fiscale est estimé à 6,7 milliards d’euros par an, il en résulte que la réduction ciblée des plafonds du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (CISAP) ne saurait, par construction, générer un rendement supérieur à ce montant global. La présente mesure ne pourra donc pas avoir pour effet de rapporter au budget de l’État, en 2026, une somme supérieure à 6,6 milliards d’euros, mais nécessairement un montant inférieur, s’inscrivant ainsi pleinement dans le cadre d’un rendement égal ou inférieur au montant de la dégradation du solde de l’État liée à l’adoption du PLFSS (soit 6,6 milliards d’euros). Conformément à une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, rappelée notamment par la décision n° 2011‑642 DC sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, des dispositions nouvelles peuvent être introduites en nouvelle lecture lorsqu’elles ont pour objet de corriger une dégradation de l’équilibre financier du texte en discussion, dès lors que leur portée est strictement limitée à cette finalité et ne remet pas en cause l’économie générale du dispositif concerné. Au vu des éléments précédemment énoncés, le présent amendement satisfait à cette condition et doit donc faire exception à la règle dite de l’« entonnoir ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000336
Dossier : 336
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et social, issu d’une proposition de Humane World for Animals et Convergence Animaux Politique, prévoit la mise en place d’une taxe sur les importations de tout ou partie d’animaux protégés figurant aux annexes du règlement européen transposant la CITES. Si l’objectif doit rester l’interdiction des importations, exportations et réexportations de tels animaux, ce que propose la proposition de loi n°1320 reprenant la rédaction adoptée en commission des affaires économiques, la mise en place de cette taxe dans l’attente d’une évolution législative ultérieure permettrait, en s’inspirant du principe pollueur-payeur, d’internaliser en partie le coût écologique de l’abattage d’individus d’une espèce protégée en le reportant sur le chasseur. Cette mesure est une exception à la règle de l’entonnoir en raison de la dégradation de l’équilibre budgétaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003367
Dossier : 3367
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose d’augmenter les droits de timbre concernant plusieurs procédures liées à l’immigration. Dans un contexte à la fois de forte pression migratoire et de dégradation des comptes publics, l’augmentation des droits de timbre à destination des étrangers qui souhaitent s’installer et vivre en France apparait justifiée. Aussi, le présent amendement propose de majorer de 50 % les hausses prévues par cet article pour les procédures suivantes : – Délivrance et renouvellement de titre de séjour ; – Délivrance d’une carte de séjour ou de résident ; – Délivrance et renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour ; – Visa de régularisation ; – Délivrance, renouvellement, duplicata ou changement des cartes de séjour. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000337
Dossier : 337
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Date inconnue
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Le présent amendement propose que dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la fiscalité applicable aux carburants E85, en comparaison avec celle des autres carburants fossiles et renouvelables afin de pouvoir mesurer les impacts socio-économiques et environnementaux d’un changement de fiscalité sur ces carburants et notamment sur les prix à la consommation, la compétitivité des filières, les émissions de gaz à effet de serre et l’indépendance énergétique.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003374
Dossier : 3374
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à soutenir nos éleveurs touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en exonérant intégralement certaines aides d'urgence. Le présent amendement a pour objet d’exonérer d'impôt sur le revenu et d'impôt sur les sociétés et d’exclure de l’assiette de contributions sociales définie à l’article L. 136‑4 du code de la sécurité sociale certaines aides d’urgence attribuées aux éleveurs. La présente mesure concerne ainsi deux aides distinctes :
Cette exonération s'appliquera aux agriculteurs ayant déposé une demande d’aide entre le 29 juin 2025 et le 31 décembre 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000338
Dossier : 338
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés LFI souhaitent conditionner les niches fiscales à un rapport démontrant leur efficacité pour chacune d'elles. Depuis de nombreuses années, la Cour des comptes alerte sur l’absence de maîtrise des niches fiscales, et sur le décompte trompeur qu'à mis en place la macronie, faisant croire à une baisse de ces dernières par la transformation du CICE en exonération, ou en "oubliant" purement et simplement d'inclure la niche sur les assurances-vie dans les droits de succession. Dans une note publiée le 6 juillet 2023, l’institution de contrôle des comptes publics réitère les mêmes recommandations pour ces dépenses qui coûtent selon elle plus de 90 milliards d’euros par an, sans pour autant que leur hypothétique efficacité ne soit évaluée. Le gouvernement Lecornu a prévu pour 2026 plus de 30 milliards d’euros d’économies, en tapant particulièrement sur les plus vulnérables de notre société : les malades graves et chroniques, les demandeurs de titres de séjour ou les parents d’enfants scolarisés. Au lieu de s’en prendre à ces populations, nous lui proposons une autre perspective pour remplir cet objectif d’économies : supprimer les niches fiscales qui n’ont aucune justification économique. Aujourd’hui, 465 niches fiscales existent. Elles ont coûté près de 92 milliards d’euros en 2025. Et encore, il s’agit d’un montant qui décompte opportunément certaines niches comme le pacte Dutreil, et qui sort l’ex-CICE au motif d’un transfert en exonérations de cotisations alors que ce dernier a monté en charge. Le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici a déclaré que « l’efficacité de ces dépenses n’est quasiment pas évaluée ». Nous pouvons rajouter que lorsqu’elles le sont, elles démontrent que leur seul but est d’offrir des cadeaux aux grandes entreprises. Par exemple, le groupe Carrefour a touché plus de 755 millions d’euros d’ex-CICE, désormais exonération de cotisations. Pour quel résultat ? La suppression de postes, notamment dans les zones les plus populaires, comme dans les quartiers nord de Marseille, précipitant les gens dans la précarité. Alors que le gouvernement ne cesse de répéter que les crédits d’impôts servent à « l’emploi », nous en attendons toujours les effets. Dans l’optique d’une meilleure maîtrise des politiques publiques, nous vous proposons donc de suivre les recommandations de la Cour des comptes en faisant évaluer les niches fiscales et leur efficacité lors de chaque création de niche semblable à une autre ou toute prolongation d’une niche existante. Afin de s'assurer que ce travail, sans cesse promis et jamais réalisé le soit bien cette fois-ci, nous conditionnons les dépenses fiscales à ces évaluations. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000339
Dossier : 339
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement propose d’exonérer les véhicules électriques d’occasion de la part régionale sur la taxe sur les certificats d’immatriculation. L’aspect économique reste primordial dans la décision d’achat d’un véhicule d’occasion et a fortiori s’agissant d’un véhicule électrique d’occasion. Dans une période où il faut soutenir le passage à l’électrique, maintenir la gratuité du certificat d’immatriculation pour les voitures électriques d’occasion permet de rendre d’améliorer l’accessibilité de la mobilité électrique à des ménages ne pouvant s’offrir un véhicule neuf. Cet amendement a été travaillé avec l’AVERE |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003398
Dossier : 3398
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l'instauration d'une "taxe casseurs". L'article 65 quinquies introduit par le gouvernement au Sénat conduit à instaurer une véritable "taxe casseurs" sur les Français les obligeant à payer une surprime à leurs contrats d'assurance pour couvrir le risque de dégradations causées par les émeutes urbaines. Cette disposition pose, à nos yeux, au moins deux problèmes de fond. Le premier étant qu'elle instille l'idée que les Français devraient payer deux fois pour pallier la carence de l'Etat à assurer l'ordre public. En effet, ils y contribuent déjà largement par leurs impôts, puisque nulle mission n'est plus consubstantielle à l'Etat que celle s'assurer la sécurité des biens et des personnes. Le second consiste à faire payer à la majorité le coût des agissements d'une minorité de délinquants. Ce n'est pas acceptable. Notre groupe propose, plutôt qu'une taxe sur les Français qui subissent ces actes, d'instaurer un véritable principe de "casseur-payeur" en suspendant par exemple le droit aux prestations sociales des auteurs d'émeutes, d'incendies, de dégradations. Aussi, nous proposons la suppression pure et simple de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003399
Dossier : 3399
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer un délai de résidence minimal de trois ans sur le territoire pour bénéficier des aides personnelles au logement (APL). Personne ne devrait avoir un droit automatique à bénéficier de la solidarité nationale en arrivant en France. Il est légitime de prévoir un délai minimal, en séjour régulier, pour qu’un étranger non ressortissant de l’UE puisse percevoir des prestations sociales non contributives. Une telle condition est d’ores et déjà en vigueur pour le RSA pour lequel la loi prévoit un délai de résidence préalable de cinq ans. Le présent amendement s’inscrit dans la volonté du législateur exprimée lors de l’adoption de dispositions analogues au sein de la loi « contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » en décembre 2023. Le Conseil constitutionnel avait censuré ces dispositions dans décision n° 2023‑863 DC du 25 janvier 2024 les considérant comme des cavaliers législatifs. Lors de l’examen du RIP déposé par les parlementaires Les Républicains, il avait jugé que le délai de 5 ans portait une atteinte « disproportionnée » aux exigences constitutionnelles (décision n° 2024‑6 RIP du 11 avril 2024). Prenant acte de la décision du Conseil constitutionnel, nous proposons l’instauration d’un délai de trois ans. Cette mesure permettra de dégager des économies budgétaires importantes. A titre de point de référence, l’Institut Montaigne chiffrait en 2022 à 2,1 Md€ les économies générées par la mise en place d’un délai de 5 ans pour les allocations familiales et les aides au logement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000034
Dossier : 34
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Date inconnue
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La loi de finances pour 2025 a réformé le mécanisme de capacité en confiant au gestionnaire du réseau public de transport (RTE) l’allocation de la taxe de répartition des coûts du mécanisme de capacité, par voie d’enchères concurrentielles, à des capacités, notamment, de production électriques, nécessaires pour garantir la sécurité du réseau. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003400
Dossier : 3400
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer de l’équité dans l’effort demandé aux collectivités territoriales. L’examen du projet de loi de finances au Sénat a conduit à réduire sensiblement l’effort demandé aux collectivités territoriales au titre du Dilico pour 2026, de 2 milliards d’euros à 890 millions d’euros. Cependant, cet allègement bénéficie intégralement aux communes, exclues du Dilico, et aux Départements et EPCI, qui ont vu leur contribution divisée par deux. Les Régions étant la seule strate de collectivités dont l’effort demandé au titre du Dilico augmentera en 2026 par rapport à 2025. Aussi le présent amendement prévoit, dans un souci d’équité, de réduire de 500 à 300 millions d’euros l’effort demandé aux Régions. Une baisse qui resterait moins importante, par rapport au texte initial, que la version adoptée par le Sénat pour les autres strates. De plus, afin de ne pas dégrader l’équilibre financier du texte, ce moindre effort au titre du Dilico serait gagé sur le retour à la minoration de la DCRTP prévue par le Gouvernement à l’article 31. Là aussi, il s’agit d’une mesure d’équité, le Dilico impacte l’ensemble des Régions tandis que la DCRTP ne concerne que quelques-unes d’entre elles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003401
Dossier : 3401
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose d’aligner le régime des arrêts de travail du secteur public sur celui du secteur privé. Cette mesure avait été adoptée par la commission des finances lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025. Elle comportait alors deux volets : l’instauration de trois jours de carence dans la fonction publique ainsi que la mise en place d’un taux de remplacement de 90 %. Soit la norme en vigueur dans le secteur privé. Si l’indemnisation à 90 %, en lieu et place du plein traitement, a bien été adoptée dans la loi de finances pour 2025, le Gouvernement d’alors avait finalement renoncé à l’instauration de trois jours de carence. Si l’absentéisme recule par rapport aux années précédentes, le rapport annuel sur l’état de la fonction publique pour 2025 confirme qu’un écart subsiste entre le nombre moyen de jours d’absence du secteur privé (10,6 en 2024) et celui de la fonction publique (11,1). De plus, il reste significatif selon les versants, notamment concernant la fonction publique territoriale (13,3 jours). Aussi, dans un contexte de hausse continue des dépenses d’indemnités journalières, le présent propose de parachever l’alignement de toutes les fonctions publiques sur le secteur privé. C’est une mesure d’équité et de bon sens, rien ne justifiant une telle disparité. En première lecture, cette disposition a été adoptée par la commission des finances. Selon un rapport de l’IGF et de l’IGAS, publié en juillet 2024, cette mesure permettrait de dégager des économies budgétaires de l’ordre de 289 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003407
Dossier : 3407
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à soutenir nos éleveurs touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en exonérant intégralement certaines aides d’urgence. Le présent amendement a pour objet d’exonérer d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés et d’exclure de l’assiette de contributions sociales définie à l’article L. 136‑4 du code de la sécurité sociale certaines aides d’urgence attribuées aux éleveurs. Ces derniers devront avoir déposé une demande d’aide entre le 29 juin 2025 et le 31 janvier 2026. La présente mesure concerne ainsi deux aides distinctes :
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003408
Dossier : 3408
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Date inconnue
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À La Réunion, l’alcool constitue l’un des premiers déterminants évitables de mortalité, de morbidité et de violences intrafamiliales. Il pèse lourdement sur les urgences, la psychiatrie, la protection de l’enfance et les parcours de vie. Toute mesure fiscale portant sur les alcools engage donc, avant toute autre considération, une responsabilité de santé publique.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000341
Dossier : 341
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Date inconnue
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Par cet amendement, la France Insoumise exprime son refus de mettre en place des plafonds des autorisations d’emplois de l’État, a fortiori quand ces derniers viennent minorer le nombre d'agents pour faire fonctionner nos services publics. En apparence, nous avons une augmentation de +8 167 ETPT par rapport au plafond autorisé par la loi de finances pour 2025. Cette hausse sur le papier n'est qu'un artifice comptable. Elle a la poursuite de l’intégration des AESH et des accompagnateurs scolaires dans les plafonds d’emplois, ce qui est tout sauf une bonne nouvelle. En réalité, en termes de schéma d’emplois, c’est-à-dire de solde global des créations et des suppressions d’emplois sur l’État, ce budget prévoit une suppression nette de 3 000 emplois. Ces suppressions sont particulièrement concentrées sur le Ministère de l’Action et des comptes publics (-565 ETP) et de le Transition écologique (-216 ETP). Le gouvernement justifie ces coupes par des mesures de « rationalisation » de l’action publique, ce qui est une manière quelque peu euphémistique de demander plus aux agents, avec toujours moins de moyens. Le ministère de l'Écologie est la principale victime de ces coupes budgétaires : les effectifs portés par la mission « Écologie, développement et mobilité durables » connaîtront une baisse en PLF 2026, après une première suppression de 322 ETP en 2025 ! Alors que la COP 30 débute au Brésil cette semaine, le Gouvernement démontre une nouvelle fois toute son hypocrisie en tenant – à l’international - un discours écologique volontaire tout en décidant de supprimer toujours plus de moyen au sein du Ministère censé mettre en œuvre notre politique environnementale. Alors que le montant baisse au global, les seuls ministères en augmentation sont les ministères régaliens : ministère de la Justice (+1 600 ETP), ministère de l’Intérieur (+1 550 ETP), ministère des Armées et des anciens combattants (+800 ETP). Ce n’est qu’une démonstration de plus de la volonté des macronistes de mettre à bas l’Etat-providence. Nous demandons par conséquent la suppression de cet article, premier pas pour mettre en place un budget défini par les besoins. Il est grand temps de garantir une véritable amélioration des conditions de travail et de rémunération des serviteurs de l'Etat afin de garantir l'existence d'une République sociale dans ce pays. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000341
Dossier : 341
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Date inconnue
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Depuis 2009, le montant de la dotation de continuité territoriale (DCT) versée à la collectivité de Corse est figé. Ce gel pèse d’autant plus sur les ressources de la collectivité que les coûts d’exploitation du service public de transport maritime et aérien ont fortement augmenté ces dernières années, notamment en raison du conflit en Ukraine et de l’explosion des prix du carburant. C’est dans ce contexte inflationniste que la loi de finances pour 2025 a prévu une majoration exceptionnelle de la DCT à hauteur de 50 millions d’euros. Ainsi, le présent amendement propose d’indexer le montant de la DCT sur l’évolution du produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) constaté en Corse afin de ne pas fragiliser le service public de transport maritime et aérien de l’île. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003411
Dossier : 3411
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à renforcer la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus en portant ses taux de 3 % à 6 % et de 4 % à 8 %. Il s’inscrit dans une démarche de justice fiscale et de solidarité nationale, en sollicitant davantage les contribuables dont les revenus annuels excèdent 250 000 € pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. En renforçant la progressivité de l’impôt, cette mesure contribue à un meilleur équilibre du système fiscal et à une répartition plus équitable de l’effort collectif. Considérant que le produit actuel de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus s’élève à environ 1,7 milliard d’euros par an, et que le relèvement des taux de 3 % à 6 % et de 4 % à 8 % applicable aux contribuables dont le revenu fiscal de référence excède respectivement 250 000 € pour une personne seule et 500 000 € pour un couple pourrait raisonnablement être estimé à un rendement supplémentaire de l’ordre de 1 à 1,5 milliard d’euros en 2026, nous considérons comme une évidence que la présente mesure n’aura pas pour effet de rapporter au budget de l’État, pour l’année 2026, une somme supérieure à 6,6 milliards d’euros, mais bien un montant inférieur. Elle s’inscrit ainsi pleinement dans le cadre d’un rendement égal ou inférieur au montant de la dégradation du solde de l’État liée à l’adoption du PLFSS (soit 6,6 milliards d’euros). Conformément à une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, rappelée notamment par la décision n° 2011-642 DC sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, des dispositions nouvelles peuvent être introduites en nouvelle lecture lorsqu’elles ont pour objet de corriger une dégradation de l’équilibre financier du texte en discussion, dès lors que leur portée est strictement limitée à cette finalité et ne remet pas en cause l’économie générale du dispositif concerné. Au vu des éléments précédemment énoncés, le présent amendement satisfait à cette condition et doit donc faire exception à la règle dite de l’« entonnoir ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003413
Dossier : 3413
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Date inconnue
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En premier lieu, cet amendement propose de définir l’autonomie fiscale comme le ratio entre les recettes fiscales sur lesquelles les collectivités disposent d’un pouvoir de taux et leurs ressources totales. Nous faisons le choix de ne pas retenir, dans la définition de l’autonomie fiscale, l’ensemble des recettes non fiscales dont les collectivités peuvent fixer le tarif : ne sont donc intégrées au numérateur que les recettes véritablement fiscales assorties d’un pouvoir de taux. Les compensations de recettes fiscales ne sont prises en compte que lorsqu’elles répondent à cette exigence de pouvoir de taux. Il pourrait par ailleurs être précisé, au moyen d’un sous-indice, la part des recettes fiscales ainsi définies qui ne sont pas libres d’usage pour les collectivités, par exemple celles affectées à une compétence spécifique de type GEMAPI. En second lieu, cet amendement prévoit que le ratio ainsi calculé pour chaque catégorie de collectivités, ainsi que pour l’ensemble d’entre elles, soit communiqué annuellement au Parlement par le Gouvernement. Cet amendement constitue la mise en œuvre de la première recommandation formulée par la communication du rapporteur général à la commission des finances du 21 juin 2023 sur l’autonomie financière et fiscale des collectivités territoriales à l’issue des réformes de la fiscalité locale. Un taux minimal d’autonomie fiscale ne pourrait être garanti que par une révision constitutionnelle. Il s’agit donc seulement pour cet amendement de contribuer à objectiver le débat sur les ressources locales en proposant une définition légale claire d’une notion qui n’a à ce jour pas d’existence juridique ou de définition officielle, mais qui est régulièrement évoquée dans les débats parlementaires relatifs aux finances locales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003414
Dossier : 3414
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Date inconnue
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Cet indicateur de performance vise à évaluer l’efficacité réelle du dispositif des maisons ATHOS dans la réhabilitation psychologique et sociale des militaires blessés psychiques. Il permet de mesurer la capacité de ces structures à favoriser la réinsertion professionnelle ou sociale durable des bénéficiaires, objectif central du dispositif. Suivre le taux de reprise d’activité six mois après la sortie permet d’apprécier concrètement l’impact de la prise en charge sur la reconstruction des militaires blessés. Mode de calcul : Le numérateur prend en compte le cumul du nombre de bénéficiaires ayant repris une activité professionnelle, suivi une formation, intégré un service ou un dispositif de reconversion dans les six mois suivant leur sortie d’une maison ATHOS au cours de l’année N. Le dénominateur prend en compte le nombre total de bénéficiaires sortis des maisons ATHOS au cours de l’année N. L’indicateur est exprimé en pourcentage. Sources de données : Institution de gestion sociale des armées (IGeSA), Direction des ressources humaines du ministère des Armées (DRH-MD), Cellules d’aide aux blessés des trois armées (CABAT, CABAM, SABAAE) et, le cas échéant, Défense Mobilité. Fréquence : Annuelle. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003415
Dossier : 3415
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Date inconnue
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L’article 65 quinquies prévoit de faire peser sur les assurés et, plus largement, sur l’ensemble des Français, le coût des destructions survenues lors des émeutes. Un tel mécanisme revient à socialiser les conséquences financières d’actes de délinquance grave, en les transférant vers des cotisants et des contribuables qui en sont totalement étrangers.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003416
Dossier : 3416
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Date inconnue
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La mise à la charge des frais de justice à l’égard des personnes condamnées constitue une mesure de bon sens : il est légitime que ceux qui commettent des infractions contribuent au coût des procédures qu’ils rendent nécessaires, plutôt que d’en faire supporter la charge à l’ensemble des contribuables.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003417
Dossier : 3417
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Date inconnue
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Cet amendement assume un choix de responsabilité : faire couvrir par les usagers le coût réel des procédures (titres de séjour, visa de régularisation) afin d’améliorer les délais, la sécurisation documentaire et l’égalité de traitement sur tout le territoire. C’est un signal de souveraineté et de sérieux : la France accueille, régularise et contrôle selon des règles lisibles et respectées ; il est légitime de décourager les recours abusifs et de financer un service public plus efficace sans solliciter davantage le contribuable général. La revalorisation proposée aligne nos tarifs sur les standards européens, renforce la crédibilité de la politique migratoire et consacre un principe simple : les démarches doivent être financées à leur juste niveau, au bénéfice des Français comme des demandeurs de bonne foi. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003418
Dossier : 3418
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable. Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable. Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances. Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants. Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement. Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003419
Dossier : 3419
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Date inconnue
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale. Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées.À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités. Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données. Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000342
Dossier : 342
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Le présent amendement propose de proroger le crédit d’impôt pour les investissements en Corse (CIIC) jusqu’au 31 décembre 2030. Instauré en 2002, le CIIC a démontré son efficacité. Depuis plus de vingt ans, ce dispositif fiscal accompagne et soutient les TPE et PME implantées en Corse. À ce jour, le CIIC est appelé à prendre fin le 31 décembre 2027. Il est donc proposé de modifier dès à présent le code général des impôts afin d’étendre son application jusqu’au 31 décembre 2030. Cette prolongation permettra de rassurer les chefs d’entreprise et les opérateurs économiques corses. En ce sens, cet amendement s’inscrit pleinement dans la ligne défendue par l’administration fiscale : offrir visibilité, stabilité et sécurité juridique aux entreprises. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000342
Dossier : 342
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI prévoient de supprimer le plafond d'emplois pour les opérateurs de l'Etat, qui n’ont pas à être arbitrairement limités par les gouvernements néolibéraux dans la bonne réalisation des missions de service public qui leur sont confiées. Pour les opérateurs de l’Etat, ce projet de loi de finances prévoit une suppression de 1 735 emplois après la destruction de 1 005 postes l’année dernière. Au nom d’une fantasmée « rationalisation administrative », les macronistes prévoit la poursuite de leur idéologie destructrice : la casse des services publics. Pourtant, ces agentes et agents remplissent des missions qui servent l'intérêt général et doivent à ce titre être préservés. On retrouve parmi ces opérateurs que le gouvernement vise des grands établissements publics comme les universités, France travail, Météo France, le CNRS ou l’INSERM. Après avoir déclenché une cabale médiatique contre certains de ces opérateurs, les macronistes poursuivent leur travail de sape avec ces suppressions d’emplois. Au moment où le chômage remonte en France du fait de l’échec patent de la politique de l’offre, les macronistes baissent les plafonds dans la mission « Travail, emploi et administration des ministères sociaux », qui comprend « l’accès et le retour à l’emploi » ainsi que le « Soutien des ministères sociaux » de 1 250 postes ! Pour les services de retour à l'emploi, la situation est intenable : il y avait l’année dernière 5,1 millions de personnes en recherche d'emploi de catégorie A, B ou C. Désormais ce sont 5,6 millions de personnes, et le nombre d’agents pour assurer leur suivi et leur conseils ne cesse de se réduire. Désormais les conseillers dits "renforcés" suivent en parallèle 70 demandeurs d'emploi, les conseillers "guides" doivent suivre en parallèle 150 personnes, et les conseillers "de suivis" doivent assurer le suivi de 200 à 350 personnes. Un tel volume de suivi par employé ne permet pas un travail personnalisé, cas par cas, permettant d'aider au mieux les demandeurs d'emploi. Et pourtant, c'est dans ces effectifs que le gouvernement souhaite tailler au nom du déficit. Ce travail à contre-sens ne fera que renforcer les inégalités dans la recherche d'emploi, et se soldera par un manque à gagner important pour l'Etat en impôt sur le revenu, et pour la sécurité sociale en cotisations. Nous proposons donc de supprimer ces blocages de recrutement pour l'ensemble des opérateurs de l'Etat, et plus largement de mettre fin à la logique néolibérale de casse des services publics. Si l’Etat délègue la réalisation d’une mission de service public, la moindre des choses est que l’opérateur dispose de la liberté et des moyens pour permettre la bonne réalisation de cette mission, le reste n’est que l’organisation de la défaillance de services publics pour mieux justifier leur destruction. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003421
Dossier : 3421
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Date inconnue
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Le PLF 2026 crée une contribution pour l’aide juridique de 50 € par instance civile et prud’homale (hors bénéficiaires de l’aide juridictionnelle, État, et procédures expressément exonérées). Porter ce montant à 100 € permet d’abonder plus fortement le financement de l’aide juridictionnelle et d’accélérer la modernisation des greffes et des outils numériques, sans peser sur les justiciables les plus fragiles qui demeurent exonérés de plein droit. Sur le plan constitutionnel, le Conseil constitutionnel a admis qu’une contribution modeste, exonérant les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et proportionnée au financement de la justice ne porte atteinte ni au droit au recours ni à l’égalité devant les charges publiques (décision n° 2012‑231/234 QPC, 13 avr. 2012). La hausse proposée s’inscrit dans ce cadre : montant raisonnable, exonérations maintenues, objectif d’intérêt général. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003423
Dossier : 3423
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Non renseignée
Date inconnue
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La valeur locative cadastrale constitue l’assiette des principales impositions locales (taxes foncières, taxes spéciales d’équipement, redevances adossées aux bases foncières) et conditionne, par ricochet, la sincérité des produits des communes et des établissements publics de coopération intercommunale. La publication d’une mutation immobilière au service de la publicité foncière offre un fait générateur objectif, exhaustif et aisément traçable. L’adosser à l’actualisation de la valeur locative permet d’intervenir au moment pertinent du cycle de vie du bien, sans sollicitation préalable de la collectivité et sans créer de procédure supplémentaire pour le propriétaire. Le mécanisme proposé consacre juridiquement cette mise à jour « de droit » pour l’ensemble des biens imposables, bâtis comme non bâtis. À chaque mutation publiée, l’administration procède d’office au réexamen. L’actualisation est conduite selon le cadre légal en vigueur : par comparaison pour les biens bâtis (logements, commerces, bureaux, entrepôts ordinaires), par méthode comptable pour les établissements industriels et par tarifs selon la nature de culture ou de propriété pour les biens non bâtis. La nouvelle valeur est substituée de plein droit et prend effet au 1er janvier de l’année suivant la publication, ce qui garantit l’articulation avec les calendriers de vote des taux et d’exécution budgétaire des collectivités. Afin d’éviter tout angle mort procédural, les informations issues de la publicité foncière sont réputées communiquées à l’administration fiscale à la date de leur publication. L’administration réalise les opérations d’actualisation et notifie, par voie dématérialisée, la valeur locative mise à jour au propriétaire, à la commune et, le cas échéant, à l’EPCI à fiscalité propre. Pour les collectivités territoriales, l’intérêt est double. D’une part, l’actualisation systématique au moment des mutations améliore l’équité horizontale entre contribuables en rapprochant les bases des caractéristiques réelles des biens, et consolide l’assiette des recettes locales (taxes foncières, TEOM lorsqu’elle est assise sur la valeur locative, taxes spéciales d’équipement), réduisant d’autant la pression sur les taux. D’autre part, l’entrée en vigueur calée au 1er janvier de l’année suivant la publication renforce la prévisibilité des produits et la capacité de programmation pluriannuelle, tout en demeurant entièrement compatible avec les voies de recours de droit commun. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003424
Dossier : 3424
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Date inconnue
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L’amendement supprime la déclaration DAS 2 comme obligation annuelle et la remplace par une transmission “à la demande” sous 30 jours. Il allège une formalité devenue redondante et coûteuse pour les entreprises, car fondée sur des retraitements manuels (paiements en année civile, montants TTC alors que la comptabilité est tenue en HT), sources d’erreurs et de surcharge administrative. L’effectivité du contrôle n’est pas amoindrie : l’administration conserve l’accès au fichier des écritures comptables (FEC) et peut solliciter, au cas par cas, les informations aujourd’hui portées sur la DAS 2. Le régime de sanction de l’article 1736 est maintenu et adapté, garantissant la bonne exécution des demandes. La mesure s’inscrit dans une logique de simplification et de dématérialisation des procédures, sans priver l’administration de ses moyens. Elle relève de la première partie d’une loi de finances, car elle modifie des règles de procédure applicables aux obligations déclaratives et au contrôle des impositions, sans impact certain et négatif sur les recettes de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003425
Dossier : 3425
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Date inconnue
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L’article 65 ter modifie la répartition du produit de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) lors du renouvellement d’un parc éolien terrestre ou d’une centrale photovoltaïque. Le rapporteur général souscrit à l’objectif porté par cet article permettant notamment d’intéresser financièrement les communes à l’installation d’infrastructures énergétiques sur leur territoire, tout en considérant que la rédaction adoptée par le Sénat soulève d’importantes difficultés : – les exposés sommaires des amendements à l’origine de cet article mentionnent à la fois l’IFER sur les éoliennes et l’IFER sur les centrales photovoltaïques, alors que leurs dispositifs tendent à modifier uniquement la répartition du produit de cette première ; – la définition proposée du « renouvellement » des installations n’exclut pas les situations dans lesquelles la « modification substantielle ou notable » du parc a pour effet de réduire la puissance installée et, in fine, le produit d’IFER dû aux collectivités territoriales bénéficiaires ; – la possibilité offerte aux EPCI de diminuer unilatéralement le montant des attributions de compensation (AC) aux communes ne respecte pas leur autonomie financière. En effet, le versement des attributions de compensation est une contrepartie à un transfert de compétences et non pas une compensation financière d’affectation de ressources. Par conséquent, il propose de concentrer le dispositif sur les éoliennes terrestres, qui soulèvent les plus grandes difficultés d’acceptabilité, de renforcer la définition du « renouvellement » et de supprimer la mesure relative aux attributions de compensation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000343
Dossier : 343
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés du groupe LFI comptent supprimer cet article antisocial qui prévoit la fin la prise en charge par l’État des cotisations salariales des apprentis dans le secteur public non-industriel et commercial. Un tel article illustre la macronie dans ce qu’elle a de plus cynique. La politique de cadeaux fiscaux aux entreprises, et en particulier de chèques en cas d’embauches d’apprentis a fait exploser le nombre d’apprentis préparant un diplôme dans le supérieur. Nous sommes passés de 152 000 apprentis de cette catégorie en 2016 à 658 000 en 2024. Cette politique, extrêmement coûteuse, a été réalisée aux bénéfices d’entreprises ravies de disposer d’une main d’œuvre peu chère, voire presque gratuite la première année. Elle a permis aux formations supérieures d’augmenter leurs frais de scolarité. Elle a permis à la macronie de gonfler artificiellement ses chiffres de création d’emplois. Mais la politique macroniste a laissé la jeunesse dans la précarité, sans que l’apprentissage n’y remédie. Le revenu des apprentis reste très faible : entre 27 et 78 % du SMIC pour les moins de 26 ans. Des revenus de survie. Puis, après avoir dépensé pour alimenter les profits des entreprises, vient l’heure de l’austérité au détriment des apprentis. Les lois de finances initiales pour 2025, considérées comme adoptées avec la complicité passive du Rassemblement national et du Parti socialiste, prévoyaient une première réduction de l’exonération de CSG/CRDS dont ils bénéficiaient. Non-contents de ce coup de butoir anti-social, les macronistes prévoient désormais la suppression totale de l’exonération dans le PLFSS, associée à la suppression de la prise en charge par l’État des cotisations salariales des apprentis dans le secteur public non-industriel et commercial. Cette mesure n’est pas simplement d’un cynisme cruel, elle est également d’une bêtise crasse : c’est parce que les rémunérations des apprentis (tout comme celles des stagiaires) dans le secteur public sont quasi-systématiquement fixées au minimum légal que cette exonération est mise en place. Elle permet de compenser, bien que trop partiellement, la faiblesse des revenus du secteur public, qui elle-même découle d’années et d’années d’austérité pour nos services publics. La moindre des choses est donc de supprimer cet article qui fait honte à la République sociale.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000343
Dossier : 343
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Date inconnue
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Cet amendement rédactionnel a pour objet d’assurer l’opérabilité de l’article 15 ter, adopté à l’Assemblée nationale et au Sénat de manière transpartisane. Cet article permet en effet de préserver l’équilibre financier des aéroports régionaux dont le trafic est inférieur à un million de passagers par an, en permettant l’apurement par la DGAC de leur déficit des coûts de sécurité-sûreté en fin de délégation de service public. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000344
Dossier : 344
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Date inconnue
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En France, le tabagisme représente un défi majeur pour la santé publique, entraînant chaque année environ 75 000 décès d'après l'Agence nationale de santé publique. Il est urgent que les législateurs prennent toutes les mesures à leur disposition pour lutter contre cette addiction. Dans cet esprit, les bons leviers doivent être actionnés afin d’accompagner les fumeurs vers le sevrage tabagique. Or, il apparaît que les multiples hausses de taxes sur le tabac mises en place au fil des vingt dernières années n’ont, hélas, pas endigué le phénomène, avec, selon Santé publique France, une prévalence du tabagisme, quotidien ou occasionnel, globalement stable entre 2021 et 2023. Plutôt que de mettre un terme à leur addiction, les fumeurs se tournent souvent vers le tabac de contrefaçon ou de contrebande dont les chiffres explosent avec les effets sanitaires délétères que l’on connaît. L’accompagnement semble, lui, plus prometteur que la répression. Outre les multiples campagnes de prévention, il existe des solutions encadrées par la médecine comme les patchs nicotiniques. Cependant, malgré le patch nicotinique, des envies physiques de fumer se font encore souvent sentir. Il est donc nécessaire d’explorer et de promouvoir d’autres formes de substituts nicotiniques afin d’élargir les possibilités pour les fumeurs qui souhaitent arrêter la consommation de cigarettes. En termes de traitement alternatif, les sachets de nicotine offrent des perspectives particulièrement intéressantes. Ainsi, ces substituts ont fait leur apparition sur le territoire national il y a quelques années et ont fait leurs preuves à l’étrange. Ils ne contiennent pas de tabac, et aucune combustion n’est nécessaire. Il est de la responsabilité des parlementaires d’encourager la promotion de cette alternative. Or, le Gouvernement a pris récemment un décret visant à interdire ces sachets à compter de 2026. Cette prohibition ne résout rien, ces sachets pouvant facilement se trouver sur Internet, et réduit les alternatives possibles pour les fumeurs, tout en encourageant la contrebande et la contrefaçon, avec les dangers liés à ces pratiques. D’ailleurs, le ministère de la Santé, dans son Programme national de lutte contre le tabagisme 2023-2027, recommandait d’élaborer « une feuille de route cohérente sur la réglementation applicable à l’ensemble des produits nicotinés, comme les sachets de nicotine ». Dans son rapport de septembre 2023, l’ANSES estimait de son côté que « l’émergence rapide des sachets de nicotine sur le marché […] appelle à la mise en place d’un cadre juridique européen pour ces produits ». De fait, il a apparaît plus pertinent d’en encadrer la vente. Tel est l’objet du présent amendement, qui prévoit notamment : - d’interdire la vente des sachets de nicotine aux mineurs ; - d’interdire la fabrication, la vente et la distribution de sachets contenant plus de 12 mg de nicotine. Cette dose maximale est en dessous de la dose recommandée par l’Institut fédéral allemand d'évaluation des risques, mais également de nombreux autres pays tels que l’Islande ou la Roumanie qui l’établissent à 20 mg ; - d’instaurer un monopole de la vente pour les buralistes ; - de mettre en place une taxation raisonnable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003441
Dossier : 3441
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Date inconnue
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Cet amendement enrichit le rapport sur l’impact environnemental du budget en y intégrant un panorama complet des dépenses publiques de soutien aux aéroports. Il prévoit ainsi la présentation consolidée des aides versées par l’État et les collectivités territoriales, tant en fonctionnement qu’en investissement, ainsi que des montants agrégés des modulations de redevances fondées sur les motifs prévus par le code des transports. Cet élargissement du périmètre informatif permet de rendre pleinement lisible l’articulation entre les politiques budgétaires et les objectifs climatiques, dans un secteur particulièrement concerné par les enjeux de transition écologique. Il offre au Parlement une vision d’ensemble des concours publics accordés au transport aérien et de leurs modalités, condition indispensable à un contrôle effectif de la cohérence de l’action publique. La mesure s’inscrit dans les exigences de transparence et de sincérité budgétaires prévues par la loi organique relative aux lois de finances. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003443
Dossier : 3443
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de répondre aux demandes exprimées par les acteurs socio-économiques dans le cadre de la concertation menée par l’Etat sur les projets de texte d’application de l’éco-contribution. Ces demandes visent, s’agissant des évolutions de tarifs de l’écocontribution et des modifications du réseau taxable, à instaurer un délai de quatre mois entre la délibération approuvant les nouveaux tarifs ou les modifications du réseau et leur entrée en vigueur effective afin de permettre aux acteurs socio-économiques de s’organiser pour prendre en compte ces modifications. Dans le même esprit, l’amendement pose également le principe d’une concertation dans un délai raisonnable lorsque le réseau taxable est modifié et la publication régulière de rapports sur la mise en œuvre et les investissements réalisés. En outre, l’amendement tend à adapter les modalités de calcul de la majoration prévue en cas de retard de paiement ou paiement incomplet à la suite de l'envoi d'un avis de paiement afin de remplacer le forfait du 10 % du montant dû par un intérêt de retard, qui a l’avantage d’être proportionné à l’importance de ce retard et de mieux refléter les ordres de grandeurs des autres domaines de télépéage existants en Europe. Il permet également de tenir compte de la prolongation, qui vient d’être adoptée par la Commission, de la période pendant laquelle les véhicules utilitaires lourds à émissions nulles peuvent bénéficier d’une exonération du tarif d’infrastructure de le taxe (cf. la directive (UE) 2025/2459 du Parlement européen et du Conseil du 26 novembre 2025 modifiant la directive 1999/62/CE). Enfin, il ajuste les modalités de recouvrement de la taxe. Cet amendement a été préparé avec la région Grand Est.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003446
Dossier : 3446
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instaurer une exonération de la taxe sur les véhicules de transport de marchandises (taxe poids lourds) pour les transporteurs qui agissent pour les coopératives agricoles. Aujourd'hui, seule les coopératives peuvent bénéficier d'une exonération de la taxe poids lourds, or, ces dernières peuvent faire régulièrement appel à des transporteurs tiers qui sont donc soumis à la taxe poids lourds. Instaurer une exonération pour les transporteurs agissant pour le compte des coopératives agricole est donc une mesure de bon sens. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003447
Dossier : 3447
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Date inconnue
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Cet amendement vise à modifier le taux de transfert d’une partie de la taxe affectée au DEFI, comité professionnel de développement économique de la mode et de l’habillement, au profit de l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH), tel que prévu par le texte du Gouvernement. Le secteur de la mode et de l’habillement traverse depuis plusieurs années une crise profonde, marquée par un recul de l’activité, des fermetures d’entreprises et une perte de compétitivité face à la concurrence internationale. Dans ce contexte, il importe de préserver la cohérence de l’action publique. Alors même que le Parlement a été unanime et déterminé à définir les réponses destinées à réduire les effets délétères, économiques, sociaux et environnementaux, de la mode ultra-express, et de son principal acteur Shein, il serait paradoxal d’affaiblir le principal outil collectif de soutien à la filière. Le DEFI joue en effet un rôle central dans la promotion, l’innovation et l’accompagnement économique des entreprises de la mode et de l’habillement. Ses actions contribuent directement à la vitalité des territoires, à la préservation des savoir-faire et à l’attractivité internationale de la création française, qui représente une part significative des exportations industrielles du pays. Toutefois, à l’issue des échanges et des négociations engagées avec les acteurs de la filière, ceux-ci ont indiqué être prêts à accepter un principe de solidarité financière, à condition que celui-ci soit strictement encadré. Le transfert initialement prévu à hauteur de 30 % apparaît excessif et de nature à fragiliser durablement ses capacités d’intervention. Le présent amendement propose donc de ramener ce transfert de taxe initialement affectée aux DEFI à 15 %. Cette évolution constitue un point d’équilibre acceptable par les professionnels, dans la mesure où elle s’inscrit exclusivement dans la perspective d’une fusion rapide, équilibrée et juste entre les structures concernées, permettant à terme une gouvernance rationalisée et une meilleure lisibilité de l’action publique au service de l’ensemble de ces filières. Il convient de rappeler que l’IFTH ne bénéficie pas exclusivement au secteur de la mode et de l’habillement, mais plus largement à l’ensemble de la filière textile, qui tire profit de ses travaux. Les professions réunies au sein du DEFI et de l’IFTH sont par ailleurs en capacité de construire, par le dialogue, une solution durable, négociée et équilibrée. Cette approche permet de soutenir l’IFTH tout en préservant la cohérence des politiques publiques, la solidarité entre les filières et la capacité du DEFI à accompagner un secteur stratégique pour l’économie, l’emploi et le rayonnement de la France. Le présent amendement a été travaillé en concertation avec l’UFIMH.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003448
Dossier : 3448
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Date inconnue
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Cet amendement vise à modifier le taux de transfert d’une partie de la taxe affectée au DEFI, comité professionnel de développement économique de la mode et de l’habillement, au profit de l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH), tel que prévu par le texte du Gouvernement. Le secteur de la mode et de l’habillement traverse depuis plusieurs années une crise profonde, marquée par un recul de l’activité, des fermetures d’entreprises et une perte de compétitivité face à la concurrence internationale. Dans ce contexte, il importe de préserver la cohérence de l’action publique. Alors même que le Parlement a été unanime et déterminé à définir les réponses destinées à réduire les effets délétères, économiques, sociaux et environnementaux, de la mode ultra-express, et de son principal acteur Shein, il serait paradoxal d’affaiblir le principal outil collectif de soutien à la filière. Le DEFI joue en effet un rôle central dans la promotion, l’innovation et l’accompagnement économique des entreprises de la mode et de l’habillement. Ses actions contribuent directement à la vitalité des territoires, à la préservation des savoir-faire et à l’attractivité internationale de la création française, qui représente une part significative des exportations industrielles du pays. Toutefois, à l’issue des échanges et des négociations engagées avec les acteurs de la filière, ceux-ci ont indiqué être prêts à accepter un principe de solidarité financière, à condition que celui-ci soit strictement encadré. Le transfert initialement prévu à hauteur de 30 % apparaît excessif et de nature à fragiliser durablement ses capacités d’intervention. Le présent amendement propose donc de ramener ce transfert de taxe initialement affectée aux DEFI à 15 %. Cette évolution constitue un point d’équilibre acceptable par les professionnels, dans la mesure où elle s’inscrit exclusivement dans la perspective d’une fusion rapide, équilibrée et juste entre les structures concernées, permettant à terme une gouvernance rationalisée et une meilleure lisibilité de l’action publique au service de l’ensemble de ces filières. Il convient de rappeler que l’IFTH ne bénéficie pas exclusivement au secteur de la mode et de l’habillement, mais plus largement à l’ensemble de la filière textile, qui tire profit de ses travaux. Les professions réunies au sein du DEFI et de l’IFTH sont par ailleurs en capacité de construire, par le dialogue, une solution durable, négociée et équilibrée. Cette approche permet de soutenir l’IFTH tout en préservant la cohérence des politiques publiques, la solidarité entre les filières et la capacité du DEFI à accompagner un secteur stratégique pour l’économie, l’emploi et le rayonnement de la France. Le présent amendement a été travaillé en concertation avec l’UFIMH.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000345
Dossier : 345
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Date inconnue
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Instauré en 2002, le crédit d’impôt pour les investissements en Corse (CIIC) accompagne et soutient les TPE et PME implantées sur l’île. Ce dispositif a démontré toute son efficacité au fil des années : la Corse bénéficie aujourd’hui d’un tissu économique particulièrement dynamique composé de nombreuses TPE-PME. En effet, sur l’île, les TPE représentent 38 % des emplois salariés, contre 19 % en métropole. Les PME, hors micro-entreprises, représentent 40,8 % des emplois salariés, contre 29,6 % en métropole. Afin de continuer à soutenir l’économie insulaire, il apparaît nécessaire de renforcer le CIIC. Le présent amendement propose ainsi de renforcer les taux prévus à l’article 244 quater E du code général des impôts relatif au CIIC. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003452
Dossier : 3452
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer les moyens de financement nécessaires à la cybersécurité en mobilisant la taxe sur les services numériques (TSN). Instaurée par la loi n° 2019‑759 du 24 juillet 2019 portant création d’une taxe sur les services numériques et modification de la trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés, la TSN visait — et vise toujours — à compenser partiellement les défaillances de l’assiette de l’impôt sur les sociétés (IS) en matière d’imposition des grandes entreprises du numérique. Elle s’applique notamment aux revenus tirés de la publicité en ligne, de l’intermédiation et des commissions perçues par les grandes plateformes numériques. Ces entreprises bénéficient directement des réseaux et d’un haut niveau de cybersécurité, sans contribuer de manière suffisante à l’effort fiscal collectif dans de nombreux pays, dont la France. Le présent amendement reprend les propositions de hausse du taux et d’abaissement du seuil d’entrée de la TSN déjà adoptées en première lecture au Sénat dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, sur amendements du groupe centriste (n° I-1016 et n° I-1017). Mobiliser de nouvelles ressources permettrait : •de répondre clairement aux besoins de financement de la cybersécurité ; •d’assurer une meilleure lisibilité de cet effort pour les acteurs publics et privés ; •de renforcer les capacités des acteurs publics nationaux, notamment de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) (voir à ce sujet le rapport de la Cour des comptes de mars 2025, « Réponse de l’État aux cybermenaces sur les systèmes d’information civils ») ; •d’accompagner les PME, TPE, collectivités territoriales et hôpitaux, particulièrement exposés aux cyberattaques et aux nouvelles menaces numériques, alors que leurs financements demeurent insuffisants, tant en volume qu’en lisibilité (voir le rapport précité). Agir en responsabilité implique de mobiliser des ressources nouvelles plutôt que de toujours redéployer des crédits au détriment d’autres missions publiques. Cet amendement propose ainsi un financement pérenne, équitable et adapté aux exigences actuelles. Selon nos derniers calculs appuyés sur la structure de cette imposition, le rendement envisageable avec notre amendement serait de 1,8 milliard d'euros en 2026 (891 millions d'euros en prévisionnel 2026 en PLF 2026 initial). Nous considérons comme une évidence que la présente mesure n'aura pas pour effet de rapporter au budget de l'Etat, pour l'année 2026, une somme supérieure à 6,6 Mds€ mais bien un montant inférieur, s'inscrivant ainsi pleinement dans le cadre d'un rendement égal ou inférieur au montant de la dégradation du solde de l'Etat lié à l'adoption du PLFSS (soit 6,6 milliards d’euros). Conformément à une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, rappelée notamment par la décision n° 2011-642 DC sur la loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, des dispositions nouvelles peuvent être introduites en nouvelle lecture lorsqu’elles ont pour objet de corriger une dégradation de l’équilibre financier du texte en discussion, dès lors que leur portée est strictement limitée à cette finalité et ne remet pas en cause l’économie générale du dispositif concerné. Au vu des éléments précédemment énoncés, le présent amendement satisfait à cette condition et doit donc faire exception à la règle dite de l’ « entonnoir ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003456
Dossier : 3456
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Date inconnue
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Dans un objectif de redressement de nos finances publiques et d’une plus juste répartition des efforts, le présent amendement propose de rétablir la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises prévue à l’article 4 du projet de loi de finances pour 2026, dans selon la logique retenue par l’Assemblée nationale en première lecture, en portant par ailleurs le seuil d’assujettissement à 1,5 Md€ afin de ne pas concerner les entreprises de taille intermédiaire. Cette contribution concernerait les 400 plus grandes entreprises pour un rendement d’environ 6,3 Mds€, contre 8 Mds€ en 2025 et un objectif initial de 4 Mds€ en PLF 2026. Par ailleurs, le présent amendement ajuste les mécanismes de lissage du taux de la contribution exceptionnelle pour faire bénéficier de ce mécanisme favorable les entreprises dont le chiffre d’affaires serait inférieur aux seuils d’assujettissement aux différents taux au titre de l’un des deux exercices, et dépasserait ces seuils de moins de 100 M€ au titre de l’autre exercice, y compris pour l’imposition due au titre du premier exercice clos à compter du 31 décembre 2025 ; En outre, il est proposé de reconduire, pour un exercice supplémentaire, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises de transport maritime instaurée par l’article 50 de la loi de finances pour 2025. Cette contribution s’appliquera ainsi également au second exercice clos à compter du 31 décembre 2025. Le taux de la contribution exceptionnelle, fixé à 12 % au titre du premier exercice, est abaissé à 10,3 % au titre du second exercice d’application.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003457
Dossier : 3457
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Date inconnue
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Le régime et les montants des taxes liées à la délivrance des titres de séjour n’ont pas été modifiés depuis la loi de finances pour 2020. Cette dernière avait pris en compte les propositions émises dans un rapport d’information de la Commission des finances de l’Assemblée nationale de 2019. Ainsi, les dispositions issues de cette loi de finances ont conduit d’une part à une simplification du dispositif des taxes liées aux titres de séjour par une réduction du nombre des tarifs et, d’autre part, à une baisse significative des différents montants. Cette baisse du niveau des taxes a induit, par rapport au régime tarifaire antérieur à 2020, une diminution des recettes pour le budget de l’État de l’ordre de 30 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003459
Dossier : 3459
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Date inconnue
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L'article 30 du présent projet de loi prévoit l’instauration d’un nouveau droit de timbre de 50 € pour toute requête en première instance introduite devant un tribunal judiciaire ou un conseil de prud’hommes. Le produit de ce timbre sera affecté à l’Union nationale des caisses des règlements pécuniaires des avocats (UNCA), association régie par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association et fédérant l’ensemble des caisses des règlements pécuniaires des avocats, afin de financer les dépenses d’aide juridique. Le présent amendement apporte plusieurs modifications rédactionnelles et techniques : - en premier lieu, il modifie le véhicule législatif qui définit les missions de l’UNCA en faisant référence à la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Cette modification est utile d’une part, pour permettre l’introduction du mécanisme dans un texte législatif gardant une cohérence avec la finalité dudit mécanisme, et d’autre part, pour garder une cohérence dans la présentation des instances et organes de la profession ; - en second lieu, il supprime une ambiguïté dans le texte qui pourrait être interprétée comme introduisant un principe de subsidiarité entre les dotations de l’aide juridictionnelle (AJ) prévues par le programme 101 et les nouvelles ressources crées par la contribution à l’aide juridique destinées au développement de l’AJ sur des champs aujourd’hui non couverts.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000346
Dossier : 346
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Date inconnue
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Instauré en 2002, le crédit d’impôt pour les investissements en Corse (CIIC) accompagne et soutient les TPE et PME implantées sur l’île. Ce dispositif a démontré toute son efficacité au fil des années : la Corse bénéficie aujourd’hui d’un tissu économique particulièrement dynamique, composé de nombreuses TPE-PME. En effet, sur l’île, les TPE représentent 38 % des emplois salariés, contre 19 % en métropole. Les PME, hors micro-entreprises, représentent 40,8 % des emplois salariés, contre 29,6 % en métropole. Afin de continuer à soutenir l’économie insulaire, il apparaît nécessaire de renforcer le CIIC. Ainsi, le présent amendement propose d’augmenter les taux prévus à l’article 244 quater E du code général des impôts relatif au CIIC et de prolonger le dispositif jusqu’en 2030. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003461
Dossier : 3461
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Date inconnue
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Le présent amendement ajuste, dans un objectif de sécurisation juridique et financière, l’article 65 ter du présent projet de loi de finances qui prévoit l’application aux centrales éoliennes renouvelées à compter du 1er janvier 2026 des modalités de la répartition du produit de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) s'appliquant à celles installées après le 1er janvier 2019. Conformément aux objectifs d’incitation au renouvellement des éoliennes, il propose de réserver cette nouvelle répartition, attribuant 20 % du produit de l’IFER éolien aux communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité professionnelle unique (FPU), aux éoliennes faisant l’objet de travaux induisant une augmentation de la puissance installée. En l’absence d’une telle modification, cette répartition s’appliquerait également aux éoliennes ayant fait l’objet de travaux sur leurs fondations sans incidence sur la puissance installée et ainsi sans hausse globale du produit de l’IFER. Par ailleurs, le présent amendement prévoit la suppression : - de l’application du tarif réduit de l'IFER à toutes les centrales photovoltaïques faisant l'objet d'un renouvellement qui pourrait avoir un coût important pour les collectivités à long terme ; - de la révision des attributions de compensation, sans transfert de compétence et à la seule discrétion de l’EPCI, qui présenterait un risque d'entrave à la libre administration des collectivités locales ; - et des dispositions superfétatoires et ainsi contraires à l’objectif d’amélioration de l’intelligibilité de la loi.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003466
Dossier : 3466
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à exonérer de l’impôt national complémentaires (INC) prélevé dans le cadre de l’imposition mondiale minimale (dite Pilier 2), les entités d’investissement cotées. Si la possibilité d’exonération des entités d’investissement est bien prévue par les règles du Pilier 2, elle n’a pas jusqu’à présent été mise en œuvre d’une façon large, afin de préserver l’assiette de l’impôt. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000347
Dossier : 347
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet d’aménager le crédit d’impôt pour certains investissements réalisés et exploités en Corse (CIIC) afin d’étendre son bénéfice aux TPE (moins de 11 salariés) qui cherchent à se développer en augmentant le nombre de leurs salariés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003472
Dossier : 3472
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de corriger deux fragilités juridiques du dispositif proposé par le Sénat permettant aux collectivités ultramarines qui le souhaitent de majorer les tarifs réduits d’accise sur les alcools dans un objectif de santé publique : |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003478
Dossier : 3478
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet, dans le contexte des Jeux olympiques et paralympiques, de simplifier le régime de taux de TVA applicable aux spectacles en intégrant dans le champ du taux réduit les quelques rares spectacles qui n’y sont pas déjà : courses de taureaux, spectacles pyrotechniques etc. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000348
Dossier : 348
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Date inconnue
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Le présent amendement propose de supprimer l’article 11 du projet de loi de finances pour 2026, qui prévoit d’anticiper la suppression progressive de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), initialement prévue pour 2030, à 2028. S’il est indispensable de soutenir la réindustrialisation de notre pays, notamment au travers de dispositifs fiscaux et d’investissements stratégiques ciblés, la situation budgétaire actuelle ne nous permet pas d’anticiper une telle suppression, dont le coût dépasserait le milliard d’euros pour nos finances publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003485
Dossier : 3485
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Date inconnue
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Dans un contexte de chute du rendement de la taxe d’aménagement et afin de simplifier les règles et les procédures de la taxe dans l’objectif d’optimiser son recouvrement, l’article 27 undecies prévoit divers correctifs techniques ainsi que des mesures de simplification en matière de fiscalité de l’aménagement. Il améliore également la procédure de taxation d’office afin de lutter plus efficacement contre la fraude et l’absence de déclaration en dépit de relance du pétitionnaire. Cette procédure, adaptée pour les constructions sans autorisation d’urbanisme et pour le défaut de déclaration dans un processus dématérialisé malgré les relances du pétitionnaire, permet la taxation sans mise en demeure préalable des personnes qui ont procédé illégalement à des constructions. En raison de l’absence de publication de la loi de finances pour 2026 avant le 1erjanvier 2026, le présent amendement adapte les dispositions d’entrée en vigueur de l’article 27 undecies afin de ne pas supprimer rétroactivement une procédure fiscale actuellement applicable au contribuable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003488
Dossier : 3488
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Date inconnue
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L’article 36 ter du projet de loi de finances pour 2026, adopté par le Sénat en première lecture, prévoit, à compter du 1er janvier 2026 : - de rendre éligibles à la réduction d'impôt mécénat les versements effectués au profit de sociétés publiques locales (SPL) – qui sont des sociétés de capitaux détenues intégralement par une ou plusieurs collectivités territoriales – au même titre que les sociétés de capitaux dont les actionnaires sont l’État ou un ou plusieurs établissements publics nationaux, seuls ou conjointement avec une ou plusieurs collectivités territoriales ; - pour les organismes publics ou privés, y compris ces sociétés de capitaux, d’étendre le champ de la réduction d'impôt aux activités à caractère culturel faisant l'objet d'une délégation de service public ou à la gestion d'un musée de France ; - que le conseil d’administration ou de surveillance de la SPL statue sur l’acceptation des dons qui lui sont consentis au titre de ses activités de présentation au public d’œuvres dramatiques, lyriques, musicales, chorégraphiques, cinématographiques, audiovisuelles et de cirque ou d’organisation d’expositions d’art contemporain, ou plus largement toute activité à caractère culturel faisant l’objet d’une délégation de service public ou la gestion d’un musée de France. Pour rappel, les SPL sont constituées pour répondre à un objectif d’intérêt public local et non national. Den effet, en application de l'article L. 1531-1 du code général des collectivités territoriales, les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent créer, dans le cadre des compétences qui leur sont attribuées par la loi, des SPL dont ils détiennent la totalité du capital. Ces sociétés revêtent la forme de société anonyme et exercent leurs activités exclusivement pour le compte de leurs actionnaires et sur le territoire des collectivités territoriales et des groupements de collectivités territoriales qui en sont membres. Des collectivités territoriales étrangères et leurs groupements peuvent détenir, ensemble ou séparément, jusqu’à la moitié du capital ou des droits de vote dans les organes délibérants. Or, le régime du mécénat est réservé aux seuls organismes d’intérêt général. L’éligibilité des sociétés de capitaux (CGI, art. 238 bis, 1, e), qui constitue une exception, a été strictement limitée à des situations très particulières afin de ne pas dénaturer l’esprit du dispositif. Dans ces conditions, pour que des versements effectués au profit de sociétés de capitaux ouvrent droit à la réduction d’impôt, il est indispensable que l’État ou un établissement public national en soit actionnaire, le cas échéant avec des collectivités. La présence de l’État est justifiée dès lors que la société commerciale bénéficie d’un versement qui ouvrira droit, pour l’entreprise versante, à une réduction d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés. Or, l’État n'a aucune participation dans les SPL qui sont des sociétés de capitaux dont les actionnaires sont des collectivités territoriales et leurs groupements français, voire étrangers. Les collectivités territoriales demeurent libres de retenir d'autres formes juridiques pour mener à bien leurs missions, tels les établissements publics ou les fonds de dotation. Or, les versements effectués au profit de ces organismes peuvent ouvrir droit à la réduction d'impôt. Enfin, s’agissant de l’extension du champ de la réduction d’impôt, pour les organismes publics ou privés, y compris les SPL, à toute activité à caractère culturel faisant l'objet d'une délégation de service public ou à la gestion d'un musée de France, cela pourrait conduire à inclure dans le régime du mécénat des organismes délégataires d'une mission culturelle, mais dont la gestion n'est pas désintéressée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003489
Dossier : 3489
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 27 sexdecies. L’article 27 sexdecies fait peser sur les employeurs des régions et collectivités d'Outre-mer une hausse des prélèvements obligatoires, qui nécessite d'être évaluée, en tenant compte des enjeux spécifiques à ces territoires. Le cadre de gouvernance ultra-marin présente également des spécificités avec le cas de l’autorité organisatrice de la mobilité unique pour favoriser une gouvernance plus intégrée pour mutualiser l’action en matière de mobilités. C’est le cas de Martinique Mobilités, pourtant indistinctement concernée par cet article. Par ailleurs, les enjeux de mobilité dans les collectivités ultra-marines se différencient de ceux des régions métropolitaines, le budget de ces dernières étant consacré pour une part importante à des services ferroviaires. Pour toutes ces raisons, il est proposé de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000349
Dossier : 349
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Date inconnue
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Instaurées en 2019, les zones de développement prioritaire (ZDP) permettent aux entreprises exerçant une activité industrielle, commerciale ou artisanale, au sens de l’article 34 du code général des impôts, de bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu ou d’impôt sur les sociétés au titre des bénéfices réalisés. Aussi utile soit-il, la pérennité de ce dispositif est pourtant menacée. En effet, comme le précise l’article 44 septdecies du code général des impôts, il ne concerne pour l’instant que les entreprises créées entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2026. Le dispositif de ZDP est pourtant essentiel en Corse, seule région métropolitaine actuellement éligible, où il accompagne un grand nombre d’entreprises. Le présent amendement propose ainsi de supprimer les bornes temporelles actuellement en vigueur afin de soutenir toutes les entreprises exerçant une activité industrielle, commerciale ou artisanale, quelle que soit leur date de création. Pour conserver un cadre, il maintient un système progressif en trois étapes : 8 mois, 16 mois, puis au-delà de 16 mois après la date de création de l’entreprise. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003491
Dossier : 3491
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Date inconnue
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L’article 24 ter du projet de loi de finances pour 2026, adopté par le Sénat en première lecture, augmente, pour les œuvres d’animation, le plafond du crédit d’impôt pour dépenses de production déléguée d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles de 3 000 € à 6 000 € par minute produite et livrée. Le présent amendement propose de supprimer cet article. Ce crédit d'impôt a déjà été fortement renforcé ces dernières années afin d’adapter le régime aux évolutions du secteur et de mieux faire face à la concurrence internationale : - pour les œuvres audiovisuelles, son plafond a récemment été porté de 1 300 € à 3 000 € par minute pour les œuvres d’animation ; - son taux a été relevé à 30 % pour les œuvres cinématographiques d’animation et les œuvres cinématographiques réalisées principalement ou intégralement en langue française ; - pour les œuvres audiovisuelles, le taux a été porté à 25 % (au lieu de 20 %) pour les œuvres de fiction, d'animation et documentaire. Ces élargissements ont contribué au dynamisme important de la dépense fiscale, dont le coût a fortement augmenté depuis sa création : la part du financement public dans la production cinématographique et audiovisuelle atteint ainsi 30 %, doublant en 10 ans. Or, la différence entre les plafonds applicables aux œuvres audiovisuelles de fiction, d'animation et de documentaire est la conséquence des différences de coûts de relocalisation de la production des œuvres. Le doublement du plafond applicable aux œuvres d’animation risquerait donc de compromettre l'efficience et la cohérence du dispositif. Elle remettrait également en cause son mécanisme incitatif en faveur des œuvres qui sont le plus intensives en dépenses et, par extension, qui sont donc susceptibles de mobiliser le plus de ressources humaines du secteur audiovisuel et cinématographique sur le territoire français. Enfin, la production d’œuvres audiovisuelles bénéficie d'autres sources de financement que le crédit d'impôt, telles les aides versées par le centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) et les financements assurés par les diffuseurs TV, qui ont l’obligation de soutenir financièrement la création audiovisuelle. Le financement des œuvres audiovisuelles par les diffuseurs est ainsi assuré à hauteur de 68 % pour la fiction, de 24 % pour l’animation et de 49 % pour le documentaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000035
Dossier : 35
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Date inconnue
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Afin de garantir la stabilité et la fiabilité de l’approvisionnement électrique national, a été institué un mécanisme de capacité, Dans le cadre de la réforme de ce mécanisme introduite par la loi de finances pour 2025, et conformément à l’article L. 316-6 du code de l’énergie en attente d’entrée en vigueur, il revient désormais à RTE, gestionnaire du réseau public de transport, d’organiser la sélection des capacités de production nécessaires au moyen de mises en concurrence sous forme d’enchères. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000350
Dossier : 350
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Date inconnue
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Le non-respect par l'assujetti de l'obligation d'émission d'une facture sous une forme électronique donne lieu à l'application d'une amende de 15 € par facture, sans que le total des amendes appliquées au titre d'une même année civile puisse être supérieur à 15 000 €. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000350
Dossier : 350
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Date inconnue
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En application de la loi n° 2025‐640 du 15 juillet 2025, portant création, au 1er janvier 2026, de l’établissement public du commerce et de l’industrie de la collectivité de Corse, en substitution de la chambre de commerce et de l’industrie de région de Corse, il convient de prévoir les modalités de financement de ce nouvel établissement au titre de la taxe pour frais de chambres (TFC). À cet effet, il est nécessaire de faire évoluer la rédaction de l’article 1600 du code général des impôts, lequel prévoit actuellement comme affectataire unique CCI France, et comme bénéficiaires finaux, les seules chambres de commerce et d’industrie de région placées sous son contrôle, conformément au 10° de l’article L. 711‐16 du code de commerce. La loi du 15 juillet 2025 organise un transfert de tutelle de l’État vers la collectivité de Corse sur ce nouvel établissement public, en vue de lui conférer un contrôle analogue, permettant de justifier une exception de quasi-régie. Cette exception autorise l’attribution, sans mise en concurrence, des concessions de gestion des ports de commerce et des aéroports de l’île. Dans ce contexte, il apparaît rationnel et cohérent qu’une part du produit de la TFC soit affectée à la collectivité de Corse. Celle-ci déterminera les modalités de mise à disposition de la ressource qui lui sera affectée, au bénéfice de l’établissement public, notamment par la conclusion d’un contrat d’objectifs et de performance, à l’instar de ce que pratique aujourd’hui l’État avec CCI France, placée sous sa tutelle, et/ou d’une convention d’objectifs et de moyens, telle que celle conclue conjointement par l’État et CCI France au profit des chambres de commerce et d’industrie de région. Il est également prévu que les deux composantes de la TFC – la taxe additionnelle à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe additionnelle à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) – puissent être affectées à la collectivité de Corse, dans la limite d’un plafond annuel, selon des modalités analogues à celles prévues pour CCI France. Ces nouvelles modalités d’affectation sont sont sans incidence sur le budget général de l’État, dans la mesure où la part affectée à la collectivité de Corse sera précomptée sur la ressource actuellement attribuée à CCI France, qui n’aura plus à la répartir au profit de la chambre de commerce et d’industrie de région de Corse, laquelle sera supprimée à compter du 1er janvier 2026, conformément à la loi précitée du 15 juillet 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003500
Dossier : 3500
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Date inconnue
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Le présent amendement conforte l’avantage fiscal pour l’acquisition d’un logement ancien en vue de réaliser un investissement locatif sous la forme d’un mécanisme d’amortissement, en visant les acquisitions de biens nécessitant des travaux de rénovation d’une ampleur conséquente pour contribuer à accroître l’offre locative. L’objectif ainsi poursuivi est d’inciter à l’acquisition de biens aujourd’hui exclus du marché locatif, en raison des travaux de remise en état qui dissuade les propriétaires de les rénover, tout en favorisant la location abordable, grâce au plafonnement du loyer et des ressources du locataire. Ainsi, outre des modifications rédactionnelles, il est proposé de viser les réhabilitations de logements anciens, qui, lorsqu’elles n’aboutissent pas à la production d’un immeuble neuf au sens de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), doivent consister en des réhabilitations lourdes répondant à des conditions de performance énergétique exigeantes et à des critères de sécurité d'usage, de qualité sanitaire et d'accessibilité proche du neuf, et pour lesquelles les travaux d’amélioration réalisés doivent représenter au moins 40 % du prix d’acquisition du bien. En complément, pour accompagner pleinement la rénovation des logements pour les autres types de biens, le dispositif de doublement de la capacité d’imputation du déficit foncier sur le revenu global au titre des dépenses de rénovation énergétique est prolongé de deux ans. Cette mesure contribuera à inciter à la rénovation de ces logements, et bénéficiera également à leurs propriétaires actuels.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003501
Dossier : 3501
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Date inconnue
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Le présent amendement complète le dispositif fiscal adopté par le Sénat en faveur de l’investissement locatif abordable pour le locataire et de la construction de logements neufs, en y insérant plusieurs apports qui avaient été adoptés par l’Assemblée nationale en première lecture. Ainsi, outre des améliorations rédactionnelles et des précisions, il réintroduit : - un ciblage au profit des logements acquis neufs dans un bâtiment d’habitation collectif, afin de concilier la nécessaire relance de la construction neuve avec les objectifs de zéro artificialisation nette des sols en 2050 ; - il porte de neuf ans à douze ans l’engagement de location, pour encourager la location sur le long terme ; - dans la perspective de lutter contre les montages abusifs, il exclut les mises en location de bien réalisées au sein du cercle familial. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000351
Dossier : 351
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet d’assurer l’intégration du financement de la péréquation du gaz de pétrole liquéfié (GPL) en Corse dans le dispositif de solidarité territoriale des énergies de chauffage, financé par une composante dédiée de l’accise sur ces énergies depuis la loi de finances pour 2025. L’accord intervenu en 2023 entre la Collectivité de Corse et l’État au sujet de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) Corse prévoit, dans la limite de 15 ans à compter de son adoption, la conversion des usages du gaz de pétrole liquéfié faisant l’objet d’une distribution publique par réseaux, à l’électricité ou aux énergies renouvelables. Dans ce cadre, l’État assure, en application des dispositions de l’article L. 111‑111 du code de l’énergie la prise en charge partielle des surcoûts en résultant, prise en charge notamment conditionnée par la conclusion d’un accord préalable passé entre les communes organisatrices de la distribution et l’État. La participation de l’État, dans le cadre de la phase transitoire, est estimée à environ 10 M€ au titre de 2026 et sera fixée qu’au moment de la signature des conventions. Le coût total pris en charge par l’État pourrait atteindre jusqu’à 600 M€ sur une période de vingt ans. Par ailleurs, il est prévu d’accompagner les consommateurs, afin qu’ils changent d’énergie pour se chauffer ou pour cuisiner pour parvenir au démantèlement total du réseau de GPL en Corse. Le coût total pris en charge par l’État pourrait atteindre jusqu’à 152 M€ sur une période de dix ans, en faisant levier sur toutes les aides de droit commun mobilisables (les aides maprimerenov ou encore les certificats d’économie d’énergie). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003510
Dossier : 3510
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Date inconnue
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La référence au chiffre d’affaires pour déterminer le champ d’application de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises aboutit à toucher plus durement les entreprises ayant une forte activité sur le territoire français alors même que ce sont celles qui contribuent le plus à l’économie locale et nationale, et qui sont les plus fortes contributrices à l’impôt sur les sociétés en France. Le présent amendement permet aux entreprises ayant choisi de maintenir leur activité sur le territoire français de bénéficier d’une diminution du montant de cette contribution en fonction de leur contribution à l’effort national. Cette réduction dépend de la proportion du chiffre d’affaires réalisé sur le territoire français par rapport au chiffre d’affaires total du redevable ou de son groupe, étant précisé qu’elle ne s’applique que pour les groupes qui réalisent au moins 50 % de leur chiffre d’affaires mondial en France. Lorsque l’entité appartient à un groupe GloBE, la notion de groupe retenue pour le calcul de cette réduction, est celle utilisée pour les besoins de la réglementation Pilier 2 de l’OCDE applicable en France, à la suite de la transposition par la loi de finances pour 2024 de la directive européenne (UE)2022/2523 du 15 décembre 2022. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003512
Dossier : 3512
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Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver le déplafonnement des taxes affectées au Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). Les taxes affectées au CNC sont des taxes portant sur l'activité du secteur audiovisuel et cinématographique. À titre d'illustration, elles peuvent prendre la forme d'une part du prix des places de cinéma ou d'une fraction du tarif des abonnements aux chaînes de télévision à la demande. Ces taxes permettent de financer de manière autonome et mutualisée cette filière industrielle d'excellence française. L'industrie cinématographique représente 0,9 % du PIB et 1 % de l'emploi total en France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003513
Dossier : 3513
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Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver le déplafonnement des taxes affectées aux structures ayant un rôle primordial pour l'emploi :
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003514
Dossier : 3514
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Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver le déplafonnement des taxes affectées à la caisse de garantie du logement social. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003515
Dossier : 3515
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFi souhaite définir un seuil de rente infra marginal pour chaque centrale de production, en fonction de ses coûts complets de production, et rétablir les tarifs règlementé de vente pour protéger les consommateurs. Nous saluons la suppression par le Sénat de la version initiale de l'article 41 et le dispositif du versement nucléaire universel. L’électricité étant un bien de première nécessité relevant du service public selon l’article L121-1 du Code de l’Énergie, les superprofits des producteurs comme des fournisseurs ne sont pas acceptables sur ce secteur. Elles ont mis les consommateurs de toute taille en grande difficulté depuis deux ans et coûté très cher aux Finances Publiques. Il convient donc de les encadrer strictement. Le dispositif de taxation et redistribution des surprofits d’EDF tirés du nucléaire historique appelé « versement nucléaire universel » et imposé par 49.3 à l’occasion du projet de loi de finances pour 2025 ne permet pas cet encadrement strict. Il est lacunaire et promet des instabilités à moyen terme. Ce dispositif est applicable seulement en cas de grand envolée des prix. Ainsi il laisse présager d’une faible taxation des revenus d’EDF, particulièrement dans la mesure où le calcul des seuils prend en compte la situation financière de l’exploitant et les investissements dans le nouveau nucléaire. De plus, le dispositif ne comprend pas de prix plancher, et ne donne ainsi pas de garantie minimale de revenus à EDF. Par ailleurs, les seuils du dispositif sont le fruit d’une négociation entre l’Etat et l’énergéticien, sans que le législateur ou les défenseurs des consommateurs ne soient en mesure d’apprécier la légitimité des niveaux de revenus et de redistribution choisis. Ainsi, la redistribution aux consommateurs des sur-revenus d’EDF est très incertaine et impossible à anticiper. C'est donc un élément positif que l'article 41 ait été supprimé au Sénat. Le groupe LFI propose lui un dispositif alternatif d’encadrement strict des rentes infra marginales pour chaque centrale de production. Les coûts de production des différentes centrales étant très hétérogènes y compris au sein d’une même filière, une approche reposant sur des seuils par filière ne peut convenir et conduit nécessairement à accepter de maintenir des rentes très élevées pour certains producteurs au risque d’en forcer d'autres de vendre à perte. A titre d’exemple, le coût moyen d’une centrale de production hydraulique au fil de l’eau exploité par EDF varie de 34 à 179 €/MWh sur la période 2015-2019 d’après la Cour de comptes. En l’absence de retour à une propriété publique des centrales, que nous appelons de nos vœux, nous proposons donc un dispositif qui limite la marge des producteurs pour chaque centrale à 3,5%, ce qui permet de prendre en compte cette hétérogénéité des coûts. En cas de remontée du prix de marché, les seuils de captation de la rente inframarginale d'EDF, même s'ils étaient intégralement répercutés sur les factures ne permettent pas d'atteindre un prix cible de 70€/MWh promis par Emmanuel Macron. Dans l'hypothèse où le prix de marché se situe autour de 82€/Mwh, le prix résultant du mécanisme serait de 81€/MWh, dans l'hypothèse ou le prix de marché grimperait à 200€/MWh le prix résultant de la mise en œuvre du mécanisme se situerait entre 140 et 170€/MWh soit entre 2 et 2,5 fois le coût de production. Enfin, revenir à un tarif réglementé de vente de l'électricité, situé au plus près des coûts de production est la seule voie pour permettre aux consommateurs de bénéficier d'une électricité qu'ils ont financé avec leurs impôts. Ainsi il convient d’encadrer et de modérer de façon plus pérenne les prix de l’électricité et du gaz, d’une part en révisant le mode de calcul des tarifs réglementés de vente d’électricité afin qu’ils soient établis de manière à refléter les coûts de production du système électrique français, et non pas les prix de marché. Et d’autre part, en rétablissant les tarifs réglementés de vente de gaz. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003516
Dossier : 3516
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Date inconnue
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Toute politique de taxation de l’alcool n’est efficace que si elle produit un effet réel sur les comportements de consommation. La différenciation envisagée entre alcools produits localement et alcools importés peut modifier les arbitrages des consommateurs sans nécessairement réduire les volumes consommés, ce qui en affaiblirait l’impact sanitaire nonobstant les impacts économiques et sociaux. C’est pourquoi une étude d’impact sanitaire approfondie est indispensable afin d’évaluer les effets de la mesure sur l’alcoolisation, les hospitalisations, les violences et les parcours de soins. L’étude d’impact économique est intégrée à cette évaluation dans une logique subordonnée : elle vise à s’assurer que la politique de santé publique déployée ne crée pas d’effets de contournement ou de déséquilibres contre-productifs sur les plans économiques et sociaux qui viendraient, in fine, nuire à l’objectif sanitaire poursuivi. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003517
Dossier : 3517
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Date inconnue
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À La Réunion, l’alcool constitue l’un des premiers déterminants évitables de mortalité, de morbidité et de violences intrafamiliales. Il pèse lourdement sur les urgences, la psychiatrie, la protection de l’enfance et les parcours de vie. Toute mesure fiscale portant sur les alcools engage donc, avant toute autre considération, une responsabilité de santé publique. L’article 25 sexdecies entend répondre à cet enjeu par une hausse de la fiscalité sur les alcools forts. Encore faut-il que cette augmentation soit réellement structurée comme un outil de prévention, de réduction des risques et de prise en charge des personnes en difficulté, et non comme une simple recette budgétaire supplémentaire. Or, l’affectation du produit de cette majoration au Département de La Réunion ne permet pas aujourd’hui de garantir cette finalité. En l’état du droit, la politique de lutte contre les addictions, la prévention, le soin et la réduction des risques relèvent principalement de l’État et de l’Agence régionale de santé. Sans mécanisme de fléchage explicite, le lien entre la taxe et la politique de santé publique devient fragile, alors même que les besoins sanitaires sont massifs et documentés. Cet amendement propose donc d’affecter le produit de la majoration de la taxe à l’ARS de La Réunion. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003518
Dossier : 3518
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Date inconnue
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Cet amendement prévoit d’instaurer une contribution exceptionnelle à hauteur de 10 % sur les dividendes distribués par les entreprises du CAC40, en excluant les dividendes versés par les filiales établies dans un autre État membre à une société mère. Comme l’année 2021, comme l’année 2022, comme l’année 2023, l’année 2024 a été une année blanche pour des millions de gens qui ont vu baisser leurs revenus réels. Les actionnaires du CAC 40, eux ont vite retrouvé le sourire. Au titre de l’année 2024, ils ont perçu près de 100 milliards d’euros en dividendes et rachats d’actions. Cette générosité ne profite qu’à une toute petite minorité : un petit pourcent des foyers fiscaux capte 96 % des dividendes. À l’autre bout du spectre social, 9,8 millions de personnes vivent désormais sous le seuil de pauvreté. La France est ainsi encore la championne d’Europe des versements de dividendes, « et en même temps », la championne du G7 de la perte de pouvoir d’achat pour les classes moyennes et populaires, avec l’INSEE qui anticipe une nouvelle baisse pour 2025. Deux médailles d’or, qui, mises côte à côte, appellent à une meilleure redistribution des richesses. Ces bénéfices et dividendes colossaux ne génèrent pas de recettes nouvelles pour l’État. En 2024, les recettes fiscales ont non seulement été moins élevées que prévues, mais leur légère hausse est portée par les hausses de taxes sur le gaz et l’électricité, des taxes qui pénalisent directement les ménages, en particulier les plus pauvres. Si les gouvernements précédents avaient eu la sagesse de retenir l’amendement prévoyant cette contribution exceptionnelle lors de ses nombreux recours au 49al3, c’est une recette nouvelle de 6,7 milliards d’euros qui aurait ainsi abondé le budget de l’État, et donc mis à contribution de nos services publics, leur évitant l’austérité imposée au nom du déficit. Quand bien même une telle taxe viendrait dissuader les entreprises du CAC40 de verser des dividendes colossaux, ce serait une excellente nouvelle pour l’activité économique de pays : les bénéfices investis se retrouveraient employés en commandes, en embauches, et en augmentations de salaires. Il est ainsi proposé de créer une contribution exceptionnelle de 10 % sur les dividendes distribués par les entreprises du CAC40 afin de financer la protection sociale des citoyennes et des citoyens de ce pays, en excluant les dividendes versés par les filiales établies dans un autre État membre. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 3 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003519
Dossier : 3519
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Non renseignée
Date inconnue
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L'amendement de M. Juvin propose de baisser de baisser les plafonds de plusieurs taxes affectées, dont celles affectées au Centre national de la musique (CNM). Ce sous-amendement propose de revenir sur les baisses de plafonds de la taxe billetterie et de la taxe streaming affectées au CNM. L'auteur de ce sous-amendement s'oppose en effet à une baisse des ressources du CNM, alors que le PLF 2026 prévoit déjà une diminution de la SCSP de l'opérateur de 7 millions d'euros. Les conséquences sur le secteur seraient désastreuses. L'auteur de ce sous-amendement défend au contraire un déplafonnement des taxes affectées au CNM, dans le but à terme de rapprocher le CNM du modèle du CNC. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000352
Dossier : 352
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Non renseignée
Date inconnue
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L’article 28 porte de 250 à 500 euros l’amende applicable aux assujettis en cas de manquement à leurs obligations de transmission des données de paiement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003521
Dossier : 3521
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer le mécanisme de plafonnement de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Pour rappel, comme l’ancien impôt de solidarité sur la fortune (ISF), l’IFI est plafonné. Ainsi, le montant cumulé de l’IFI et des impôts dus au titre des revenus de l'année précédente ne peut excéder 75 % des revenus nets perçus au cours de la même période. Lorsque ce seuil est dépassé, l’excédent vient en diminution de l’IFI dû. Un impôt sur la fortune plafonné en fonction des revenus est par nature inefficace pour lutter contre les stratégies d’évitement fiscal des plus grandes fortunes. En pratique, ce mécanisme conduit à neutraliser l’impôt pour les contribuables les plus aisés. En effet, un nombre significatif de milliardaires déclarent un revenu fiscal de référence nul. Cette situation a été expressément confirmée par l’administration fiscale elle-même à Eric Lombard, alors en fonction à Bercy, que « parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Ils ne paient aucun impôt sur le revenu ! ». Dans ces conditions, plafonner un impôt sur la fortune en fonction d’un revenu égal à zéro conduit mécaniquement à annuler l’impôt dû. Concernant l’argument tiré de l’inconstitutionnalité de la suppression du plafonnement, celui-ci ne saurait être retenu. Le Conseil constitutionnel a en effet admis que le législateur peut limiter la réduction de l’imposition sur la fortune, qui résulte de son plafonnement en fonction des revenus, afin de : « faire obstacle à ce que ces contribuables [redevables de l’impôt sur la fortune] n’aménagent leur situation en privilégiant la détention de biens qui ne procurent aucun revenu imposable ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003522
Dossier : 3522
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Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver le déplafonnement des taxes affectées au CNC. En effet, il ne semble pas justifié que la fiscalité supplémentaire à laquelle le secteur du cinéma et de l'audiovisuel est soumise dans le but de financer le secteur et de garantir son dynamisme et sa pérennité soit finalement en partie ponctionnée pour être redistribuée au budget général de l'Etat. Les taxes affectées assurent un financement autonome et mutualisé de la filière. En étant non plafonnées, les recettes du CNC évoluent en fonction de la santé économique réelle du secteur. Le soutien au secteur n'est alors pas soumis aux aléas et contraintes du budget général de l'État, lui assurant une certaine stabilité. Ponctionner les recettes du CNC met en danger le consentement à l'impôt du secteur, ainsi qu'un modèle qui a fait ses preuves depuis des décennies, au point d'être repris à l'international. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003524
Dossier : 3524
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Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver le déplafonnement des taxes affectées à l'office français de la biodiversité (OFB) L'amendement 2188 de Monsieur le rapporteur général baisse l'affectation de ces taxes de 965 000 € soit près de 18% du rendement prévisionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003525
Dossier : 3525
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Date inconnue
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Ce sous-amendement propose de réduire aux 2 premiers mois de l’année 2026 le gel des taux de la taxe incitative relative à l’utilisation d’énergie renouvelable dans les transports (TIRUERT) prévu sur toute l’année 2026 dans l’amendement n°3463 du Gouvernement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003526
Dossier : 3526
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Date inconnue
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Le présent amendement permet aux entreprises ayant choisi de maintenir leur activité sur le territoire français de bénéficier d’une diminution du montant de cette contribution en fonction de leur contribution à l’effort national. Cette réduction dépend de la proportion du chiffre d’affaires réalisé sur le territoire français par rapport au chiffre d’affaires total du redevable ou de son groupe, étant précisé qu’elle ne s’applique que pour les groupes qui réalisent au moins 50 % de leur chiffre d’affaires mondial en France. Lorsque l’entité appartient à un groupe GloBE, la notion de groupe retenue pour le calcul de cette réduction, est celle utilisée pour les besoins de la réglementation Pilier 2 de l’OCDE applicable en France, à la suite de la transposition par la loi de finances pour 2024 de la directive européenne (UE)2022/2523 du 15 décembre 2022. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003527
Dossier : 3527
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Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver l'affectation prévue dans le PLF pour les taxes affectées au Centre National de la musique (CNM). Le PLF 2026 prévoit déjà une diminution de la subvention pour charges de service public (SCSP) au CNM de 7 millions d'euros. L'amendement 3509 prévoit une baisse complémentaire de 8 millions d'euros concernant l'affectation des taxes.
Les programmes d’aides financières du Centre national de la musique s’adressent à l’ensemble de la filière de la musique et des variétés : production phonographique, édition, disquaires indépendants, spectacle et export. Le CNM a notamment pour missions de : – favoriser le développement international du secteur de la musique et des variétés, en accompagnant et en soutenant l’exportation des productions françaises, le rayonnement des œuvres et la mobilité des artistes ; – soutenir l’écriture, la composition, l’interprétation, la production, l’édition, la promotion, la distribution et la diffusion de la musique et des variétés auprès de tous les publics, en complémentarité des dispositifs directement déployés par le ministère chargé de la culture. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003528
Dossier : 3528
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Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver l'affectation prévue dans le PLF pour la taxe affectée à France Compétence.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000353
Dossier : 353
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Date inconnue
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Une entreprise agricole se doit d’anticiper au mieux les variations de son résultat, mais également les variations des charges fiscales et sociales des chefs d’exploitation. Or, la récurrence des aléas climatiques s’est amplifiée ces dernières années rendant de plus en plus indispensable une gestion économique pluriannuelle des exploitations. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003530
Dossier : 3530
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Date inconnue
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Le sous-amendement vise à : |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000354
Dossier : 354
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Date inconnue
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Depuis 2009, le montant de la dotation de continuité territoriale (DCT) versée à la collectivité de Corse est figé et n’évolue plus en fonction de l’inflation. Ce gel pèse d’autant plus sur les ressources de la collectivité que les coûts d’exploitation du service public de transport maritime et aérien ont fortement augmenté ces dernières années, notamment en raison du conflit en Ukraine et de l’explosion des prix du carburant. C’est dans ce contexte inflationniste que la loi de finances pour 2025 a prévu une majoration exceptionnelle de la DCT à hauteur de 50 millions d’euros. Afin de continuer à compenser les effets de l’inflation, et ainsi ne pas fragiliser le service public de transport maritime et aérien de l’île, le présent amendement propose de réindexer la DCT sur l’inflation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000355
Dossier : 355
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Date inconnue
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La taxe sur les services numériques (TSN), prévue aux articles L. 453‐45 à L. 453‐83 du code des impositions sur les biens et services, frappe à hauteur de 3 % les recettes issues des services de publicité ciblée et d’intermédiation numérique réalisés en France par les grandes plateformes mondiales (chiffre d’affaires consolidé supérieur à 750 millions d’euros, chiffre d’affaires France supérieur à 25 millions d’euros). Selon les données officielles, son rendement est évalué à environ 750 millions d’euros. Le présent amendement propose de porter le taux de la taxe de 3 % à 6 %, afin de mieux faire contribuer un secteur dont la rentabilité a fortement progressé sans lien proportionné avec son ancrage fiscal national. Son rendement doublerait alors. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000355
Dossier : 355
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Date inconnue
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. La disposition prévoit une rétroactivité au 1er janvier 2025, justifiée par le Gouvernement au nom de la correction d’un supposé déséquilibre contractuel et d’une réduction de dépenses publiques à hauteur de 150 M € par an. Une telle approche soulève toutefois de graves préoccupations juridiques, économiques et politiques. Sur le plan juridique, cette mesure menace la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État, alors même que la France traverse une période de fragilité liée à sa dette publique et à la dégradation de sa note souveraine. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun investisseur ne pourra envisager sereinement des projets de long terme dans le secteur énergétique français. Sur le plan économique, la rétroactivité fragiliserait une filière photovoltaïque fondée sur des investissements à long terme. Elle augmenterait le coût du capital, détournerait l’investissement privé vers des pays européens offrant un cadre plus stable et compromettrait l’essor de projets industriels essentiels. Les économies attendues — 150 M € par an — sont faibles au regard des apports de la filière : 60 000 emplois locaux, recettes fiscales pour les collectivités, réduction des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement. De nombreuses PME territoriales actives dans la maintenance et l’exploitation des centrales seraient particulièrement touchées. La France a jusqu’ici su attirer des capitaux pour financer sa transition énergétique grâce à la stabilité de son cadre contractuel et à la qualité de sa « signature ». Remettre en cause ces engagements affaiblirait la crédibilité du pays et menacerait des projets industriels stratégiques, en contradiction avec les objectifs du plan de relance et de la réindustrialisation. En conséquence, le présent amendement propose de supprimer les dispositions de l’article 69 relatives à la seule révision des contrats photovoltaïques, afin de préserver la sécurité juridique, la confiance des investisseurs et la pérennité d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle de la France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003555
Dossier : 3555
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Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à exclure la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques du plafonnement des taxes affectées proposé par le rapporteur général. Si l'instauration d'un plafond de rendement peut se justifier sur les taxes dont "le dynamisme n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires", pour reprendre les termes de l'exposé des motifs de l'amendement du rapporteur, tel n'est pas le cas des sociétés mères des courses hippiques. Comme l'a souligné l’Inspection Générale des Finances dans un récent rapport, la filière française des courses hippiques traverse aujourd’hui une crise économique sans précédent. Les sociétés de courses sont en effet confrontées à une diminution drastique de leurs ressources : en une dizaine d’années, le PMU a perdu la moitié de ses clients notamment en raison d'une concurrence accrue, liée au développement des jeux et paris en ligne ainsi qu'aux évolutions des pratiques de jeu. Le risque que la tendance à la baisse des enjeux du pari hippique se poursuive durablement a ainsi été soulevé par l'IGF. Pourtant, la filière équine dans son ensemble génère 11 milliards d'euros de flux financiers et près de 66 000 emplois en activité principale, dont 29 000 dans le secteur des courses hippiques selon les chiffres de l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE). Par ailleurs, les sociétés mères de la filière, qui agissent de manière associative, se sont vu confier par l’État des missions de service public d’amélioration de l’espèce équine, de formation, de promotion de l’élevage et de développement rural. Au confluent des politiques d’aménagement du territoire, de développement rural et d’emploi, le secteur repose ainsi sur un modèle unique: les ressources issues des paris permettent de soutenir la filière hippique française en finançant les courses et l’élevage. Ainsi, grâce à ce modèle, la filière hippique est autonome financièrement. Elle redistribue tous ses revenus aux acteurs agricoles qui la composent et contribue significativement au budget de l’Etat, à hauteur de 825 millions d’euros en 2023, ainsi qu’à l’économie des territoires. Ce modèle économique essentiel et vertueux pour les mondes agricole et rural, crée toutefois une forte interdépendance entre le niveau des recettes des courses et des paris et la capacité des sociétés mères à financer la filière et remplir correctement ses missions de service public. Dès lors, limiter le rendement de la redevance sur les paris hippiques priverait la filière de moyens vitaux et pourrait, en l’absence d’autres financements, mettre en péril son avenir. C'est la raison pour laquelle ce sous-amendement vise à sortir la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques - France Galop et la Société d'Encouragement à l'élevage du Trotteur Français (SETF) - du plafonnement des recettes prévue par l'amendement n°2188. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003556
Dossier : 3556
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Non renseignée
Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à exclure la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques du plafonnement des taxes affectées proposé par l'amendement du groupe Les Démocrates. Si l'instauration d'un plafond de rendement peut se justifier sur les taxes dont le dynamisme n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires, tel n'est pas le cas des sociétés mères des courses hippiques. Comme l'a souligné l’Inspection Générale des Finances dans un récent rapport, la filière française des courses hippiques traverse aujourd’hui une crise économique sans précédent. Les sociétés de courses sont en effet confrontées à une diminution drastique de leurs ressources : en une dizaine d’années, le PMU a perdu la moitié de ses clients notamment en raison d'une concurrence accrue, liée au développement des jeux et paris en ligne ainsi qu'aux évolutions des pratiques de jeu. Le risque que la tendance à la baisse des enjeux du pari hippique se poursuive durablement a ainsi été soulevé par l'IGF. Pourtant, la filière équine dans son ensemble génère 11 milliards d'euros de flux financiers et près de 66 000 emplois en activité principale, dont 29 000 dans le secteur des courses hippiques selon les chiffres de l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE). Par ailleurs, les sociétés mères de la filière, qui agissent de manière associative, se sont vu confier par l’État des missions de service public d’amélioration de l’espèce équine, de formation, de promotion de l’élevage et de développement rural. Au confluent des politiques d’aménagement du territoire, de développement rural et d’emploi, le secteur repose ainsi sur un modèle unique: les ressources issues des paris permettent de soutenir la filière hippique française en finançant les courses et l’élevage. Ainsi, grâce à ce modèle, la filière hippique est autonome financièrement. Elle redistribue tous ses revenus aux acteurs agricoles qui la composent et contribue significativement au budget de l’Etat, à hauteur de 825 millions d’euros en 2023, ainsi qu’à l’économie des territoires. Ce modèle économique essentiel et vertueux pour les mondes agricole et rural, crée toutefois une forte interdépendance entre le niveau des recettes des courses et des paris et la capacité des sociétés mères à financer la filière et remplir correctement ses missions de service public. Dès lors, limiter le rendement de la redevance sur les paris hippiques priverait la filière de moyens vitaux et pourrait, en l’absence d’autres financements, mettre en péril son avenir. C'est la raison pour laquelle ce sous-amendement vise à sortir la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques - France Galop et la Société d'Encouragement à l'élevage du Trotteur Français (SETF) - du plafonnement des recettes prévue par l'amendement n°3104. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000356
Dossier : 356
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à compléter la liste des objectifs de performance de la mission Enseignement scolaire en y ajoutant la garantie du respect des principes de laïcité et de neutralité du service public d’éducation. Depuis plusieurs décennies, le principe de laïcité fait l’objet de remises en cause répétées dans les établissements scolaires. Les personnels enseignants, d’éducation et de direction sont de plus en plus souvent confrontés à des refus d’application du principe de neutralité, à des pressions communautaires, et parfois à des menaces directes liées à l’exercice de leurs fonctions. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000356
Dossier : 356
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Date inconnue
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La loi de finances pour 2012 a instauré une contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), fonctionnant comme une tranche additionnelle du barème de l’impôt sur le revenu (IR). Dans un double objectif de justice fiscale et d’amélioration du rendement, le présent amendement propose de relever les taux applicables aux deux tranches de la CEHR. Ainsi, la fraction du revenu fiscal de référence comprise entre 250 000 € et 500 000 € pour les contribuables célibataires sera désormais soumise à un taux de 3,5 %, au lieu de 3 % actuellement. Par ailleurs, un taux de 5 % sera appliqué à la fraction du revenu fiscal de référence excédant 500 000 €, contre 4 % jusqu’à présent. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003562
Dossier : 3562
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Non renseignée
Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver le déplafonnement des taxes affectées aux structures ayant un rôle primordial pour l'emploi :
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003563
Dossier : 3563
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Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver le déplafonnement des taxes affectées au Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). Les taxes affectées au CNC sont des taxes portant sur l'activité du secteur audiovisuel et cinématographique. À titre d'illustration, elles peuvent prendre la forme d'une part du prix des places de cinéma ou d'une fraction du tarif des abonnements aux chaînes de télévision à la demande. Ces taxes permettent de financer de manière autonome et mutualisée cette filière industrielle d'excellence française. L'industrie cinématographique représente 0,9 % du PIB et 1 % de l'emploi total en France.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003564
Dossier : 3564
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Non renseignée
Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver le déplafonnement des taxes affectées à la caisse de garantie du logement social et à l'action logement.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003565
Dossier : 3565
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Non renseignée
Date inconnue
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Ce sous-amendement vise à préserver le déplafonnement des taxes affectées à l'office français de la biodiversité (OFB) L'amendement 2188 de Monsieur le rapporteur général baisse l'affectation de ces taxes de 965 000 € soit près de 18% du rendement prévisionnel. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000357
Dossier : 357
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Date inconnue
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Actuellement, le taux du crédit d’impôt recherche (CIR) est de 30 % pour la fraction des dépenses de recherche inférieure ou égale à 100 millions d’euros et de 5 % pour la fraction des dépenses de recherche supérieure à ce montant. Le coût annuel du dispositif pour les finances publiques est estimé à environ 7 milliards d’euros. Dans un objectif de rationalisation, le présent amendement propose de supprimer la seconde tranche du crédit d’impôt recherche. Les entreprises ne pourraient ainsi plus bénéficier du dispositif pour la fraction des dépenses de recherche supérieure à 100 millions d’euros. Il prévoit également la mise en place d’un plafonnement du montant total du crédit d’impôt, fixé à 30 millions d’euros par entreprise. Ce plafond est ajusté pour les départements et régions d’Outre-mer ainsi que pour la collectivité de Corse afin de tenir compte des taux spécifiques qui leur sont applicables. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000357
Dossier : 357
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Date inconnue
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Depuis les assassinats de Samuel Paty (2020) et de Dominique Bernard (2023), l’école de la République et ses valeurs sont devenues une cible privilégiée des menées islamistes et séparatistes. Si les chiffres transmis par le ministère de l’Éducation nationale font état d’une baisse apparente des signalements d’atteintes à la laïcité, cette diminution ne saurait être interprétée comme une amélioration réelle. Plusieurs observateurs, dont l’inspecteur général Jean-Pierre Obin, soulignent que de nombreuses atteintes à la laïcité ne sont pas remontées aux autorités académiques, les chefs d’établissement craignant une stigmatisation médiatique ouadministrative. Selon lui, il faudrait multiplier par 100 le nombre d’atteintes à la laïcité pour s’approcher de la réalité du terrain. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000358
Dossier : 358
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Date inconnue
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Cet amendement vise à créer un indicateur de sortie (output) mesurant le niveau de maîtrise en lecture des jeunes Français à la fin de la scolarité obligatoire. Les Journées Défense et Citoyenneté (JDC) offrent un outil d’évaluation fondé sur des tests standardisés portant sur la compréhension de l’écrit. Chaque année, environ 750 000 jeunes de 17 ans y participent, ce qui permet d’obtenir une photographie représentative du niveau de lecture à l’issue de la scolarité. Selon la DEPP, plus de 10 % des jeunes sont en situation de quasi-illettrisme. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000358
Dossier : 358
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Date inconnue
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L’article 244 quater E rend éligible au crédit impôt pour les investissements en Corse (CIIC) les travaux de rénovation d’hôtel et de rénovation d’établissements de santé privés. Le texte de l’article ne comporte aucune définition ni précision sur ce qu’il convient d’entendre par « travaux de rénovation » alors que cette notion peut prêter à diverses interprétations qui sont sources d’insécurité. La Collectivité de Corse a déjà rappelé la nécessité d’apporter plus de précisions au sein de cet article afin de permettre aux opérateurs économiques corses d’anticiper et de s’assurer qu’ils respectent les conditions du CIIC. À défaut de précision, c’est la doctrine administrative qui définit les « travaux de rénovation » et qui applique sa doctrine sous le contrôle du juge de l’impôt. L’investissement économique a besoin de sécurité au moment où il est décidé. Les entreprises hôtelières et les établissements de santé ne peuvent se satisfaire de cette situation de procédure pour décider de réaliser ou non des travaux de rénovation sans savoir si cet investissement ouvrira droit ou non au CIIC. La réponse à cette question est décisive pour prendre les décisions puisqu’elle correspond pour le moins à 20 % du coût des travaux. Il est donc nécessaire de sécuriser ce crédit d’impôt pour« travaux de rénovation » en intégrant à l’article 244 quater E la définition des travaux éligibles au crédit d’impôt. Il est donc proposé d’inscrire (en acceptant de l’alourdir) dans le texte de l’article 244 quater E du CGI les éléments caractérisant les « travaux de rénovation ». Cette définition légale est d’autant plus nécessaire que la doctrine administrative n’est pas d’une totale clarté et semble réductrice. Par ailleurs une interrogation peut naître sur la question de qui peut bénéficier du crédit d’impôt que la loi devrait aussi lever. S’agissant de « travaux de rénovation » sur des biens immobiliers, les professionnels s’interrogent sur le fait de savoir qui peut bénéficier du crédit d’impôt lorsque le professionnel hôtelier ou établissement de santé n’est pas le propriétaire du bien et qu’il réalise les travaux de rénovation. Dès lors que l’objectif est de développer l’investissement en Corse, cette question devrait pouvoir se traiter le plus simplement possible en considérant que le professionnel qui supporte les travaux et qui exploite quelle qu’en soit la forme peut bénéficier du crédit d’impôt. L’inscription à l’actif d’une entreprise hôtelière ou un établissement de santé est une formule qui règle les cas le plus souvent rencontrés des « entreprises locataires (assez rares pour de la rénovation) » « des entreprises en location gérance » et « des nouveaux exploitants sans conditions particulières ». |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003588
Dossier : 3588
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de permettre aux bailleurs privés de cumuler le dispositif Loc’Avantages avec leur statut fiscal de bailleur privé. Cette disposition vise à renforcer l’attractivité de la location à loyers modérés, encourager la mise en location de logements rénovés, soutenir l’investissement privé dans le parc locatif ancien, tout en garantissant la sécurité juridique et fiscale des bailleurs.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003589
Dossier : 3589
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de permettre aux bailleurs privés de cumuler le dispositif Loc’Avantages avec leur statut fiscal de bailleur privé. Cette disposition vise à renforcer l’attractivité de la location à loyers modérés, encourager la mise en location de logements rénovés, soutenir l’investissement privé dans le parc locatif ancien, tout en garantissant la sécurité juridique et fiscale des bailleurs.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000359
Dossier : 359
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt investissement Corse (CIIC) est une mesure fiscale importante en faveur des petites et moyennes entreprises qui réalisent certains investissements productifs en Corse, dans le cadre d’une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. À ce jour, il n’existe aucune distinction entre les investissements réalisés en faveur de la transition écologique et les autres. En métropole comme en Corse, il apparaît pourtant essentiel d’opérer une différenciation afin d’encourager davantage les acteurs économiques à orienter leurs investissements vers la transition écologique. C’est pourquoi, le présent amendement propose de créer, à titre expérimental, un nouveau taux de 40 % au sein de l’article 244 quater E du code général des impôts relatifs au CIIC lorsque les investissements réalisés poursuivent des objectifs de transition écologique. Ce « CIIC vert » permettrait ainsi de mieux orienter les investissements des opérateurs économiques vers la transition écologique et énergétique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000359
Dossier : 359
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer le paragraphe XII de l’article 36, qui prévoit d’assujettir à la taxe d’apprentissage l’ensemble des acteurs du secteur privé non lucratif, notamment les associations, fondations, fonds de dotation, congrégations et syndicats à activités non lucratives. Alors que la loi de finances pour 2025 avait déjà mis fin à l’exonération des mutuelles, le Gouvernement entend désormais étendre cette fiscalisation à toutes les structures de l’Économie sociale et solidaire (ESS), y compris celles gérant des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, comme les adhérents de la FEHAP. Cette disposition repose sur une double modification du Code du travail : elle rend ces organismes explicitement redevables de la taxe (1°) tout en abrogeant le dispositif qui les en exonérait jusqu’à présent (2°). Elle va engendrer un accroissement de 0,68% de la masse salariale des structures sanitaires, sociales et médico-sociales à but non-lucratif qui ne pourra être compensé par les autorités de tarification et de contrôle dans un contexte de gel des tarifs dans le secteur sanitaire et d’une prévision de revalorisation moyenne de 0,93% des dotations des structures médico-sociales. L’adoption de cette mesure va par conséquent accroitre les difficultés financières d’un secteur d’ores et déjà fragilisé par la faible augmentation de l’ONDAM adopté en Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. De plus, cette mesure méconnaît la spécificité du modèle non lucratif, fondé sur une gestion désintéressée et l’absence de but commercial. En alignant le régime fiscal de ces structures d’intérêt général sur celui des entreprises lucratives, ce texte participe d’une banalisation dangereuse du secteur de la solidarité. Par ailleurs, les établissements de santé et les structures sociales et médico-sociales, notamment ceux relevant du I de l’article L.312-1 du Code de l’action sociale et des familles et de l’article L.6111-1 du Code de la santé publique, sont confrontés à une pénurie structurelle de professionnels qualifiés. Dans ce contexte, l’apprentissage constitue un levier essentiel pour renforcer l’attractivité des métiers du soin et de l’accompagnement. Il permet aux futurs professionnels de découvrir concrètement les réalités du terrain, de contribuer au fonctionnement des équipes en tension, et d’acquérir les compétences pratiques et théoriques nécessaires à une prise en charge de qualité. Le maintien de cette exonération pour les établissements et services relevant des articles précités est donc une nécessité impérieuse, à la fois pour garantir la continuité des soins et accompagnements ainsi que pour soutenir les dynamiques de professionnalisation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003599
Dossier : 3599
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Date inconnue
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L’amendement 1629 vise à rehausser le plafond de la taxe billetterie affectée au CNM, actuellement fixé à 58M€ dans le PLF 2026, à 80M€. Ce sous-amendement propose de minorer la hausse proposée à 65M€, pour être davantage en cohérence avec le rendement prévisionnel de la taxe billetterie en 2026. En 2025, le rendement de la taxe billetterie a atteint 64,2M€, soit un écrêtement de 11,2M€ pour un plafond fixé en LFI 2025 à 53M€. L’année 2026 sera marquée par la poursuite d’une dynamique comparable avec une programmation en hausse des salles de très grandes jauges des artistes et groupes tant internationaux que francophones, couplée à l’augmentation tendancielle des prix ainsi que la performance du CNM dans la perception de la taxe d’autre part. Actuellement fixé à 58 millions d’euros dans le PLF 2026, ce plafond ne correspond plus aux réalités économiques d’un secteur en pleine expansion. La différence entre le rendement de la taxe et son plafond se traduit également par une diminution des ressources disponibles pour financer la filière musicale, qui repose sur une logique de mutualisation. Ainsi, l’écrêtement de la taxe billetterie en 2024 et 2025 a constitué une perte de ressources pour l’établissement de près de 17M€. Il est indispensable que les ressources affectées au CNM suivent la dynamique des secteurs sur le chiffre d’affaires desquels elles sont assises, de sorte à conserver une juste proportion entre le niveau d’activité économique et le niveau de soutien accordé par l’établissement et préserver l’effet d’entraînement vertueux permis par son action. A l’inverse, l’écrêtement de ces ressources au-delà d’un plafond conduirait à une baisse relative du soutien de l’établissement et entraverait cet effet de levier vertueux, générant des risques immédiats pour la diversité de la création et de la production dans le champ de la musique et des variétés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000360
Dossier : 360
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Date inconnue
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L’article 58 de la loi de finances pour 2019 a rétabli le dispositif du blocage des stocks à rotation lente au profit des exploitants titulaires de bénéfices agricoles déterminés selon le mode réel. Ce dispositif, optionnel, codifié à l’article 72 B bis du CGI, permet à l’exploitant de ne pas réviser à la clôture de chaque exercice la valeur de ses stocks et évite ainsi de devoir constater un produit imposable à concurrence de la variation susceptible d’en résulter. Le produit considéré demeure imposable, mais ne le sera qu’avec les résultats de l’exercice au cours duquel intervient la vente du stock considéré. Le dispositif répond à un besoin des exploitants agricoles en leur permettant de ne pas être fiscalisés sur leurs stocks dont la valeur augmente à chaque clôture mais qui ne leur apportent aucune trésorerie faute d’être vendus (stocks de vins ou de bovins par exemple). Pour autant, ce dispositif intéressant reste d’une mise en œuvre marginale. Alors même qu’il pourrait être utilisé par la viticulture en proie à des difficultés sans précédent. En effet, l’option pour le blocage des stocks est exclusive de celles prévues pour l’étalement des revenus exceptionnels, article 75-0 A du CGI et surtout pour le régime de la moyenne triennale, article 75-0 B du CGI, très largement pratiqué par les exploitants agricoles et viticoles. Ces exclusions ne sont cependant pas justifiées : l’utilisation conjointe du blocage des stocks et de la moyenne triennale, voire rarement de l’étalement des revenus exceptionnels, n’ont pas pour conséquence d’amplifier les effets fiscaux des dispositifs précités ni de générer des optimisations. La moyenne triennale vise l’ensemble des bénéfices agricoles et non les seuls profits sur stocks qui se trouvent seulement lissés par l’effet de la moyenne. Dès lors, il est proposé de permettre aux exploitants agricoles et viticoles soumis au régime réel d’imposition de bénéficier pleinement des dispositifs déjà instaurés par la loi fiscale, sans restriction de principe. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000360
Dossier : 360
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Date inconnue
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La Corse, du fait de sa dimension insulaire et de sa dépendance structurelle au transport maritime et aérien, se trouve particulièrement exposée aux effets économiques du système européen d’échange de quotas d’émission (ETS). L’extension du dispositif ETS au secteur maritime, puis au transport aérien, entraîne un renchérissement des coûts d’exploitation des compagnies desservant l’île, qui se répercute directement sur les prix des billets et du fret, et donc sur la compétitivité de l’économie corse. Cette situation pèse d’autant plus lourdement que les transports aériens et maritimes assurent des missions de service public essentielles à la continuité territoriale. Dans ce contexte, le présent amendement vise à ce que les montants issus de la participation des compagnies opérant au départ ou à destination de la Corse au système ETS soient réaffectés à la Collectivité de Corse (CDC). Ces ressources permettraient à la CDC d’accélérer la transition environnementale sur le territoire insulaire, en soutenant notamment : – les investissements verts dans les infrastructures portuaires et aéroportuaires ; – la décarbonation des transports (flottes hybrides, carburants alternatifs, électrification des quais, etc.) ; – et plus largement la résilience énergétique et écologique de l’île. Ainsi, cet amendement a pour objectif d’assurer une justice environnementale et territoriale, en garantissant que les recettes liées au système ETS contribuent directement à compenser ses effets économiques sur les territoires insulaires et à financer leur transition écologique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003600
Dossier : 3600
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Date inconnue
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Cet amendement met à jour les prévisions sous-jacentes au projet de loi de finances pour 2026 concernant le solde public et les grands agrégats de finances publiques présentés dans l’article liminaire. En comparaison au texte voté par le Sénat le 15 décembre 2025, cette actualisation intègre: · Les conséquences de la non-adoption du projet de loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre, qui conduirait à dégrader le solde public de -2 Md€ en 2026. Cela implique à la fois l’annulation de l’effet des mesures qui ne peuvent plus être prises rétroactivement (forfaitisation de l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite et diverses mesures de rationalisation des dépenses fiscales présentées à l’article 5, notamment la fiscalisation des indemnités journalières pour les affections de longue durée et la suppression de la réduction d’impôt sur les frais de scolarité) mais aussi la diminution du rendement des mesures en recettes pour lesquelles la mise en place postérieurement au 1er janvier vient amputer le rendement initialement prévu, la principale étant la taxe sur les petits colis. · Les informations nouvelles liées aux remontées comptables pour l’année 2025 et leur impact mécanique pour 2026. Compte tenu du caractère non définitif de l’exécution, les modifications concernent principalement les conséquences des bonnes nouvelles sur les prévisions de recettes de l’État les plus importantes, mais aussi les remontées disponibles à date sur les dépenses des collectivités locales – légèrement moins dynamiques que dans la prévision sous-jacente au texte initial. · Les mesures supplémentaires en recettes intégrées dans ce projet de compromis, notamment la prolongation de la surtaxe à l’IS en excluant cependant les ETI et une indexation complète du barème de l’IR sur l’inflation pour protéger le pouvoir d’achat des ménages. Au total, la prévision de solde public s’établirait désormais à −5,0 % du PIB en 2026, en amélioration de 0,3 point de PIB par rapport au texte voté par le Sénat. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003601
Dossier : 3601
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Date inconnue
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Le présent amendement modifie le rendement et le plafond d’accise sur les énergies perçue en métropole sur les produits autres que les charbons, les gaz naturels et l’électricité, affectée à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) à hauteur de 150 M€. Cette baisse tient compte d’un étalement des décaissements de l’AFITF, à la suite de sous-exécutions constatées en fin de gestion 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003602
Dossier : 3602
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Date inconnue
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Le montant du plafond des redevances affectées aux agences de l’eau est diminué de 40 millions d’euros afin de contribuer à l’effort d’économies annoncé par le Premier ministre. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003603
Dossier : 3603
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Date inconnue
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Afin d’optimiser la trésorerie de tiers bénéficiaires de taxes affectées, le présent amendement a pour objet de plafonner plusieurs d’entre elles. Il reprend des mesures proposées par l’amendement n°2188 déposé par le rapporteur général du budget en nouvelle lecture à l’Assemblée nationale. Les tiers concernés sont l’Association nationale pour la formation automobile, la Caisse des dépôts et des consignations, le Centre national de la fonction publique territoriale, le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins et l’Office français de la biodiversité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003604
Dossier : 3604
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Date inconnue
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Afin de contribuer à l’effort d’économies annoncé par le Premier ministre, l’affectation de l’indemnité de défrichement à l’Agence de services et de paiement (ASP), dont le rendement était estimé à 2 millions d’euros en 2026, est supprimée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003605
Dossier : 3605
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Date inconnue
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Le montant de taxe sur la valeur ajoutée affecté au titre de l’année 2026 au compte de concours financiers (CCF) « Avances à l’audiovisuel public » est abaissé de 30 M€. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003606
Dossier : 3606
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Date inconnue
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Afin de contribuer à l’effort d’économies structurelles annoncé par le Premier ministre et au vu du niveau de trésorerie de l’Agence, le plafond des recettes issues de la mise aux enchères des « quotas carbone » affectées à l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) est fixé à 600 millions d’euros, soit une baisse de son plafond de 100 millions d’euros par rapport au texte initial. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003607
Dossier : 3607
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Date inconnue
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Afin d’optimiser la trésorerie de tiers bénéficiaires de taxes affectées, le présent amendement a pour objet d’abaisser de 10 millions d’euros les rendements et plafonds des taxes spéciales d’équipement (TSE) affectées aux établissements publics fonciers (EPF). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003608
Dossier : 3608
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer à compter de 2026 l’affectation d’une fraction correspondant à un douzième du produit de la taxe sur l'exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD) aux départements. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003609
Dossier : 3609
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Date inconnue
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La loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises ont recentré le périmètre des missions des chambres de commerce et d’industrie (CCI) et des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) en transférant certaines de leurs compétences, notamment en matière de formation, à France compétences, aux opérateurs de compétences (OPCO) ou aux régions, ou à l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) s’agissant des démarches administratives d’entreprises. Or, le niveau des ressources publiques affectées aux CCI n’a pas été revu en conséquence. Les rapports de l’Inspection générale des finances et de la Cour des comptes ont par ailleurs souligné à plusieurs reprises que les missions exercées par les CCI et les CMA en matière d’accompagnement des entreprises et financées par ces ressources recoupent des activités financées par l’État via d’autres opérateurs, par les collectivités ou par des acteurs privés, appelant à rechercher des synergies. Compte tenu des débats intervenus en première lecture, cet amendement vise à proposer une réduction alternative du plafond des différentes taxes affectées à CCI France et aux chambres régionales de métiers et de l’artisanat (CRMA) à hauteur d’un total de 39 millions d’euros par rapport à la loi de finances initiale pour 2025, contre 232 millions d’euros au sein du texte initial du projet de loi de finances pour 2026. Celui-ci proposait en effet une diminution de 175 millions d’euros du plafond des taxes affectées aux CCI et de 57 millions d’euros pour les CMA. Cet amendement propose une réduction ramenée à 20 millions d’euros des taxes affectées aux CCI et de 19 millions d’euros de celles aux CMA. Ces taxes représentent une part minoritaire des ressources des CCI (29% en 2023) et des CMA (21% en 2023). Cette diminution de 39 millions d’euros n’est dès lors pas de nature à fragiliser la situation financière des chambres, dont les deux réseaux disposent d’un fonds de roulement et d’une trésorerie élevés, mais doit conduire à initier dès 2026 une transition de leur activité au profit de missions tarifées, un effort de mutualisation et d’adaptation de leur offre de services en priorisant celles dont la pertinence et l’efficacité sont positivement évaluées, en s’assurant de leur complémentarité avec l’offre des autres opérateurs de l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000361
Dossier : 361
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Date inconnue
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Afin d’accélérer la transition écologique dans les transports, cet amendement a pour objet de réduire le taux de TVA applicable aux services publics de transport terrestre régulier de personnes (tels qu’évoqués à l’article L. 1221‑1 du code des transports) à 5,5 %. Pour les voyageurs, une baisse de la TVA se traduirait par une augmentation de leur pouvoir d’achat via une baisse du prix des billets et des abonnements et les inciterait à réduire leur recours à la voiture individuelle. Pour les employeurs (entreprises, collectivités, État), elle impliquerait une baisse de charge via le remboursement de 50 % des frais d’abonnement aux transports publics de leurs salariés. Pour les pouvoirs publics et l’environnement, elle permettrait de renouer avec nos engagements climatiques en créant les conditions effectives du report modal de la voiture individuelle vers ces modes collectifs et partagés moins dépendants d’énergies fossiles. Cette « perte » de recettes sera compensée par une augmentation du nombre de voyageurs et par une hausse de la fiscalité sur le gazole pour les transports publics utilisant ce carburant. Cette proposition est compatible avec le droit européen qui prévoit que les Services d’Intérêt Economique Général (SIEG) peuvent faire l’objet d’un régime dérogatoire au principe de libre concurrence. Il s’agit de services qui remplissent un intérêt général mais interviennent dans les secteurs marchands. Les transports en commun en font partie. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003610
Dossier : 3610
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Le présent amendement vise à tirer les conséquences de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026, ainsi que des annonces du Premier ministre sur les allègements généraux, sur la fraction de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) affectée aux administrations de sécurité sociale, afin de préserver le solde prévisionnel de la sécurité sociale tel qu’adopté en LFSS pour 2026. En premier lieu, alors que le texte initial du projet de loi de finances prévoyait une minoration de 3,1 Md€ de la fraction de TVA affectée aux administrations de sécurité sociale au titre des allègements généraux (dont 1,6 Md€ au titre de 2025 et 1,5 Md€ au titre de 2026), cette dernière est désormais majorée de +0,4 Md€. Le différentiel est lié : - d’une part, à la réaffectation à la sécurité sociale du gain procédant de la réforme des allègements généraux de cotisations patronales prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, dont il prévu au moment au moment du vote de la LFSS pour 2026 qu’il intervienne pour solde de tout compte à hauteur de 2,0 Md€ ; - d’autre part, à la neutralisation intégrale de l’effet sur le solde de la sécurité sociale du retrait, par voie réglementaire, de la mesure d’économie supplémentaire prévue en 2026 au titre des allègements généraux annoncé par le Premier ministre, ce qui conduit à une majoration de la fraction de TVA affectée à la sécurité sociale de 1,5 Md€. En second lieu, la fraction de TVA est ajustée afin de tenir compte des mouvements suivants relatifs aux amendements adoptés dans le cadre de la LFSS pour 2026 :
- la compensation des effets de la réforme des exonérations ciblées sur la réduction générale dégressive unique est revue à hauteur de -0,01 Md€ à la suite de la suppression de la réforme du dispositif d’exonération de cotisations sociales spécifique aux Outre-mer (LODEOM) introduite initialement à l’article 23 de la LFSS, portant ainsi le niveau de compensation à 0,2 Md€ ;
- la restitution à l’État de la perte d’impôt sur les sociétés résultant de la rationalisation des niches sociales applicables aux compléments de rémunération est révisée à la baisse de -0,157 Md€, compte tenu des nouvelles dispositions votées à l’article 15 de la LFSS pour 2026 qui ne portent plus que sur les indemnités de rupture conventionnelle. En conséquence, le présent amendement porte cette minoration à 0,043 Md€ ;
- l’adoption de l’article 105 de la LFSS relatif à la suspension de la réforme des retraites conduit à ajuster la fraction de TVA à hauteur de –0,01 Md€ portant ainsi l’abondement au titre du transfert du rendement de la réforme pour le régime de la fonction publique d’État (FPE) à la branche vieillesse à 0,06 Md€.
Enfin, le transfert de 0,74 Md€ prévu dans le texte initial au titre de l’affectation à la sécurité sociale du produit de l’alignement de la fiscalité des indemnités journalières liées aux affections de longue durée sur celle des indemnités journalières de droit commun est maintenu en dépit du retrait de cette mesure.
Compte tenu de ces différents mouvements, la fraction de TVA affectée à la sécurité sociale s’élève désormais à 29,05% contre 27,36% dans le texte initial, portant ainsi le niveau prévisionnel affecté à 58,4 Md€, soit une hausse de 3,6 Md€ par rapport au texte initial. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003611
Dossier : 3611
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de traduire, dans le tableau relatif à l’équilibre du budget de l’État, l’incidence des amendements retenus par le Gouvernement dans le cadre de la nouvelle lecture de la première partie du projet de loi de finances pour 2026 à l’Assemblée nationale. À l’issue de la première lecture du PLF pour 2026 au Sénat, le solde budgétaire s’établissait à
Cette évolution par rapport à la première lecture au Sénat résulte des mouvements suivants : · une hausse des recettes fiscales nettes de +3,4 Md€ ; · une hausse des recettes non fiscales de +0,2 Md€ ; · une baisse des recettes des comptes spéciaux de –0,03 Md€ ; · une baisse des prélèvements sur recettes au profit des collectivités territoriales de
Dans le tableau de financement de l’État, cette amélioration du solde se traduit par une mobilisation moins importante des ressources tirées de l’encours de titres d’État à court terme qui porte sa variation dans le tableau de financement à –0,7 Md€. Les recettes fiscales nettes sont majorées de +3,4 Md€ (hors prélèvements sur recettes). Les recettes nettes d’impôt sur le revenu (ligne 1101-Net) sont minorées de –3,1 Md€, compte tenu de : - la non-applicabilité de la suppression de l’abattement de 10 % en faveur des personnes retraitées en l’absence d’adoption du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 au 31 décembre 2025, entraînant une minoration des recettes de –1 205 M€ ; - l’amendement n° 2998 (et identiques) qui indexe sur l’inflation (0,9 %) les tranches du barème de l’impôt sur le revenu et les seuils et limites qui lui sont associés, entraînant une minoration de recettes de –1 000 M€ ; - la non-applicabilité de la suppression de diverses niches fiscales en l’absence d’adoption du PLF pour 2026 au 31 décembre 2025, entraînant une minoration des recettes de –932 M€ ; - l’amendement n° 2042 qui revient sur la hausse de plafond du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique, entraînant une majoration de recettes de +53 M€ ; - la non-applicabilité du crédit d’impôt au titre des dépenses de mécanisation collective engagées entre 2026 et 2028 par les entreprises adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA) en l’absence d’adoption du PLF pour 2026 au 31 décembre 2025, entraînant une minoration des recettes de –6 M€.
Les recettes nettes d’impôt sur les sociétés (ligne 1301-Net) sont majorées de +2,7 Md€, compte tenu de : - l’abandon de la réforme des allègements généraux pour 2026, entraînant une majoration de recettes de +400 M€ ; - la suppression de l’article 11 du PLF pour 2026 relatif à l’anticipation de la suppression progressive de la CVAE, entraînant une minoration de recettes de –200 M€ ; - la non-applicabilité du doublement de plafond du crédit d’impôt audiovisuel pour les œuvres d’animation en l’absence d’adoption du PLF pour 2026 au 31 décembre 2025, entraînant une majoration de recettes de +4 M€ ; - l’amendement n° 2042 qui revient sur l’augmentation du plafond du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique, entraînant une majoration de recettes de +3 M€ ; - l’actualisation due à la reprise en base de l’exécution des recettes nettes d’impôt sur les sociétés pour 2025, entraînant une majoration de recettes de +2 500 M€.
Les recettes d’accises sur les énergies (ligne 15) sont majorées de +0,6 Md€, compte tenu de : - la suppression de l’article 27 octodecies qui prévoyait pour 2026 et 2027, l’accompagnement financier de l’État, aux régions, pour le financement de la création et de la pérennisation de places en institut de formation en soins infirmiers, entraînant une majoration de recettes de +215 M€ (ligne 1501) ; - la prise en compte de l’ensemble des amendements à l’article 36 relatif à l’affectation de ressources à des tiers, entraînant une majoration de recettes de +150 M€ (ligne 1501) ; - l’amendement n° 2184 qui supprime le tarif particulier d’accise relatif au biocarburant Huile Végétale Hydrotraitée (HVO), entraînant une majoration de recettes de +100 M€ (ligne 1501) ; - l’amendement n° 3504 qui décale l’entrée en vigueur de la hausse des tarifs normaux d’accises sur l’électricité au 1er août 2026, entraînant une majoration de recettes de +100 M€ (ligne 1503).
Les recettes nettes de taxe sur la valeur ajoutée (ligne 1601-Net) sont minorées de –2,8 Md€, compte tenu de : - l’amendement n° 3059 qui supprime l’article 25 septies relatif à l’instauration d’un taux réduit de TVA aux opérations de réparation de certains biens, entraînant une majoration de recettes de +350 M€ ; - l’amendement n° 3126 qui supprime l’article 25 sexies relatif à l’instauration d’un taux réduit de TVA sur les margarines et les graisses végétales, entraînant une majoration de recettes de +49 M€ ; - l’amendement n° 3605 qui diminue la TVA revenant au compte de concours financiers « Avances à l’audiovisuel public », entraînant une majoration de recettes de +30 M€ ; - le décalage de l’entrée en vigueur de l’article 21 du PLF pour 2026 relatif au verdissement de la fiscalité des déchets, entraînant une majoration de recettes de +10 M€ ; - l’amendement n° 1517 qui supprime l’article 25 nonies relatif à l’instauration d’un taux réduit de 10 % de TVA pour les vols commerciaux en montgolfière, entraînant une majoration de recettes de +7 M€ ; - l’actualisation du montant de TVA transféré à la Sécurité sociale, entraînant une minoration de recettes de –3 637 M€ ; - l’actualisation due à la reprise en base de l’exécution des recettes nettes de TVA pour 2025, entraînant une majoration de recettes de +400 M€.
Les autres recettes fiscales nettes sont majorées de +6,0 Md€, compte tenu de : - l’amendement n° 2540 qui réintroduit une contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises et en modifie les modalités de calcul, entraînant une majoration de recettes de +7 300 M€ (ligne 1441) ; - l’amendement n° 883 qui supprime l’article 11 du PLF pour 2026 relatif à l’anticipation de la suppression progressive de la CVAE, entraînant une majoration de recettes de +1 300 M€ (ligne 1497) ; - l’amendement n° 3507 qui modifie le tarif de la taxe sur les petits colis et du décalage de l’entrée en vigueur du dispositif, entraînant une minoration de recettes de - la non-applicabilité de l’impôt sur la fortune immobilière en l’absence d’adoption du PLF pour 2026 au 31 décembre 2025, entraînant une majoration de recettes de +600 M€ (ligne 1406) ; - la non-applicabilité de la taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales en l’absence d’adoption du PLF pour 2026 au 31 décembre 2025, entraînant une minoration de recettes de –100 M€ (ligne 1439) ; - l’amendement n° 3459 qui prévoit l’affectation du produit de la contribution pour l’aide juridique à l’Union nationale des caisses de règlements pécuniaires des avocats et la non-applicabilité des évolutions des dispositifs relatifs aux droits de timbre en l’absence d’adoption du PLF pour 2026 au 31 décembre 2025, entraînant une minoration de recettes de –72 M€ (ligne 1721) ; - la prise en compte de l’ensemble des amendements à l’article 36 relatif à l’affectation de ressources à des tiers, entraînant une majoration de recettes de +55 M€ (lignes 1407, 1429, 1499, 1789, 1798, 1799) ; - l’amendement n° 2692 qui abaisse la trajectoire de hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) pour les opérations d’incinération des déchets non dangereux et du décalage de l’entrée en vigueur du dispositif, entraînant une minoration de recettes de –30 M€ (ligne 1706) ; - l’amendement n° 1161 qui maintient l’exonération de malus masse pour les véhicules électriques et les véhicules à hydrogène, entraînant une minoration de recettes de - l’amendement n° 1362 qui supprime l’article 15 bis relatif à l’exonération du tarif de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers (TTAP) prévue pour les vols d’aménagement du territoire, entraînant une majoration de recettes de +6 M€ (ligne 1799) ; - l’actualisation due à la reprise en base de l’exécution des recettes de contribution différentielles sur les hauts revenus (CDHR) pour 2025, entraînant une minoration de recettes de –1 000 M€ ; - l’actualisation due à la reprise en base de l’exécution des autres remboursements et dégrèvements d’impôts d’État pour 2025, entraînant une minoration de recettes de
Les recettes non fiscales sont majorées de +0,2 Md€ compte tenu de : - la prise en compte de l’ensemble des amendements à l’article 36 relatif à l’affectation de ressources à des tiers, entraînant une majoration de recettes de +170 M€ (ligne 2399). Les prélèvements sur recettes (PSR) au profit des collectivités territoriales sont minorés de - l’amendement n° 3369 qui revient au niveau prévu en texte initial de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) des régions, entraînant une minoration des PSR de –181 M€ (ligne 3119) ; - l’amendement n° 3360 qui supprime le PSR à destination de la Collectivité de Corse en vue de compenser les effets de l’inflation, entraînant une minoration du montant des PSR de –62 M€ (ligne 3169) ; - l’amendement n° 2977 qui rétablit l’article 34 dans sa version initiale, en supprimant la hausse de la compensation attribuée aux collectivités territoriales au titre de leur perte de TFNB, entraînant une minoration des PSR de –50 M€ (ligne 3167) ; - l’amendement n° 2980 qui revient sur l’extension du bénéfice du PSR de compensation au titre du fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) aux communes ayant constaté une perte de bases de cotisation foncière des entreprises supérieure à 40 % entre 2016 et 2020 et acquittant un prélèvement FNGIR représentant plus de 20 % des recettes réelles de fonctionnement de leur budget principal, entraînant une minoration de –1 M€ (ligne 3146). Les recettes des comptes spéciaux sont minorées de –0,03 Md€ compte tenu de : - l’amendement n° 3605 qui diminue la TVA revenant au compte de concours financiers « Avances à l’audiovisuel public », entraînant une minoration de recettes de –30 M€. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003612
Dossier : 3612
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Date inconnue
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Le présent amendement supprime les indicateurs de performance du programme 137 introduits par le Sénat. En effet, les indicateurs proposés ne sont pas adaptés, en raison de l’impossibilité opérationnelle de mesurer le taux de demandes de parcours de sortie de prostitution (PSP) validées par les commissions départementales dans l’année et celui de recours à l’aide universelle parmi l’ensemble des victimes de violences conjugales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003613
Dossier : 3613
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer l’indicateur de suivi de l’automaticité du versement du chèque énergie. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003614
Dossier : 3614
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Date inconnue
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L’article 15 de la loi organique aux lois de finances (LOLF) prévoit que les crédits de paiement disponibles à la fin de l’année peuvent être reportés, dans la limite de 3 % des crédits initiaux inscrits sur le même programme, et que ce plafond peut être majoré par une disposition en loi de finances. L’article 58 du projet de loi de finances pour 2026 fixe ainsi la liste des programmes qui bénéficient d’une telle exception en 2026. Il est proposé par cet amendement de retirer la dernière colonne du tableau, mentionnant, pour 8 programmes sur 20, le volume de crédits disponibles au 2 décembre 2025, qui matérialise le plafond de crédits associé à chaque programme. En effet, cette colonne ne peut être maintenue dans la mesure où : · le plafond de 3 % s’applique aux seuls reports généraux. Or, les crédits disponibles au 2 décembre 2025 sont susceptibles d’intégrer des crédits de fonds de concours dont les critères de report sur 2026 ne relèvent pas de ce plafond de 3 % ; · le niveau des crédits disponibles au 2 décembre 2025 ne correspond pas au plafond de crédits reportables sur l’année suivante puisque ce volume intègre des crédits qui par définition seront partiellement consommés au cours du mois de décembre 2025 ; · le volume des crédits non-consommés au 31 décembre (y compris fonds de concours) est systématiquement inférieur au plafond proposé par cette colonne. En effet, par définition, le volume de crédits consommés sur le mois de décembre conduit mathématiquement à ne pas dépasser les crédits disponibles au 2 décembre 2025 ; · il est techniquement impossible de disposer du volume de crédits disponible au 2 décembre 2025 sur 12 programmes parmi les 20 programmes déplafonnés dans l’article. La conservation de cette donnée, uniquement sur 8 programmes en raison de l’indisponibilité ex-post sous CHORUS du disponible sur les 12 programmes restants, conduirait à créer une différence d’affichage au sein du même article. Par ailleurs, au regard de l’exécution de la gestion 2025, et des reports de charges identifiés sur l’exercice 2026, il est proposé d’ajouter à la liste actuelle le Programme 862 « Prêts pour le développement économique et social » de la mission « Prêts et avances à des particuliers ou à des organismes privés », afin d’assurer la couverture en 2026 des restes à payer relatifs à deux prêts non décaissés en 2025. Ainsi modifié, l’article de majoration des plafonds de report de crédits de paiement concernerait un total de 21 programmes, réduit de 2 par rapport à la loi de finances initiale pour 2025 (23 programmes concernés), de 22 par rapport à la loi de finances pour 2024 (43 programmes concernés), et s’établissant ainsi en-deçà de la moyenne des années précédant la crise sanitaire (24 programmes concernés). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003615
Dossier : 3615
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de rehausser le montant maximal de la garantie de l’Etat octroyée à l'Agence française de développement (AFD) au titre des prêts consentis à la Nouvelle-Calédonie ou aux collectivités territoriales de Nouvelle-Calédonie. À ce jour, l’État peut encore couvrir jusqu’à 200 M€ de nouveaux prêts de l’AFD. Or, d’après les dernières estimations, le déficit public du budget de la Nouvelle-Calédonie pourrait s’établir en 2026 à 513 M€. En 2026, l’État souhaite continuer son soutien par le financement des mesures de réforme et de relance de l’économie néo-calédonienne. En cohérence avec l’accord Elysée-Oudinot du 19 janvier 2026, la hausse de la garantie de l’Etat aux prêts AFD octroyés à la Nouvelle-Calédonie et ses collectivités permettra, en premier lieu, à la Nouvelle-Calédonie de solliciter auprès de l’AFD des prêts à hauteur de 300 M€ permettant de contenir le déficit budgétaire néo-calédonien. En second lieu, la garantie de l’Etat doit permettre de rééchelonner la dette calédonienne avec une couverture complémentaire à hauteur de 70 M€. Ce soutien supplémentaire de l’Etat en 2026, couplé à des mesures de relance et aux indispensables réformes de structure que le territoire sera amené à engager, a pour objectif de permettre au territoire de retrouver progressivement un équilibre financier. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003616
Dossier : 3616
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Date inconnue
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Il est proposé de maintenir la prise en charge par l’État des cotisations salariales de ses apprentis afin de garantir le niveau de rémunération nette mensuelle dont bénéficient les apprentis de l’État et de préserver l’attractivité de l’apprentissage dans l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003617
Dossier : 3617
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Date inconnue
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L’objet du présent article est, d’une part, de supprimer la version initiale de cette disposition, introduite par l’amendement n°697 adopté en première lecture par le Sénat. Ce dernier avait pour conséquence de supprimer la base juridique du Jaune « Opérateurs » au profit d’un Jaune « Organismes publics nationaux » faisant évoluer le périmètre de 431 opérateurs à plus de 1 000 organismes.
Élargir le champ du jaune « Opérateurs » à l’ensemble des organismes publics nationaux reviendrait à décentrer le jaune de sa focale sur les établissements à enjeux et à fragiliser son élaboration, qui est déjà de nature complexe, pour inclure des établissements à moindres enjeux budgétaires.
En revanche, le Gouvernement souscrit à l'objectif de transparence et de partage de l’information poursuivi par cet article, ainsi qu’à la nécessité de disposer de données sur l'ensemble du périmètre des organismes publics nationaux.
C’est pourquoi il est proposé : - de publier les données du Jaune actuel en open data ; - d’inclure dans le rapport des éléments agrégés sur les organismes publics nationaux non opérateurs afin d’en apprécier le nombre et le volume budgétaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003618
Dossier : 3618
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Date inconnue
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Entrée en vigueur au 1er février 2018 et créée par l'article 126 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, codifié à l’article L. 442-2-1 du code de la construction et de l’habitation (CCH), la réduction de loyer de solidarité (RLS) consiste en une baisse forfaitaire de loyer appliquée, sous condition de ressources, aux foyers logés dans le parc locatif social, qu'ils soient allocataires des APL ou non. Cette réduction est financée par les bailleurs sociaux en contrepartie d’une baisse concomitante et quasi équivalente de l’aide personnalisée au logement versée aux locataires. En première lecture au Sénat, l’adoption de l’amendement n° II-934 a abouti à l’insertion de l’article 67 bis qui recentre le champ d’application de la RLS sur les seuls locataires bénéficiaires de l'aide personnalisée au logement. Si le Gouvernement partage les objectifs poursuivis par cette mesure, le présent amendement entend en décaler l’entrée en vigueur au 1er octobre 2026 afin de garantir une mise en œuvre opérationnelle maîtrisée. Il vise aussi à instaurer une mise en extinction progressive, sur neuf mois, de la RLS dont bénéficient les locataires qui ne perçoivent pas l'aide personnalisée au logement afin d’éviter une situation de rupture brutale pour les ménages concernés. Par ailleurs, en première lecture au Sénat, le sous-amendement n° II-1945 à l’amendement n° II-1010 du Gouvernement a été adopté, rehaussant les crédits du programme 109 « Aide à l’accès au logement » en cohérence avec une cible de réduction de loyer de solidarité (RLS) fixée à 900 M€ en 2026. Cette cible, en diminution de 400 M€ par rapport au texte initial, est pleinement cohérente avec les dernières annonces du Gouvernement. Le présent amendement du Gouvernement en tire les conséquences. Afin de permettre cette modération de la RLS à un niveau de 900 M€, il prévoit d’adapter la règle d’indexation relative à la revalorisation en moyenne annuelle du montant mensuel de la RLS, en permettant une évolution inférieure à celle de l’indice de référence des loyers. En effet, en application des dispositions de l’article L. 442-2-1 du code de la construction et de l’habitation, les forfaits de RLS doivent être revalorisés chaque année par arrêté sur la base d’indices de référence et dans la limite de plafonds eux-mêmes indexés selon les mêmes modalités. La cible de RLS ayant été fixée à 1,1 Md€ en 2025, une dérogation à ces dispositions est nécessaire afin d’atteindre une cible de 900 M€ en 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003619
Dossier : 3619
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Date inconnue
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Le présent amendement abaisse la durée minimale du congé de reclassement ou de mobilité requise pour bénéficier du congé d’accompagnement spécifique prévu par l’article 71ter, qui est portée de douze à neuf mois. Cette modification est portée en concertation avec les éditeurs de presse. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000362
Dossier : 362
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Date inconnue
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Dans une démarche de simplification, le présent amendement prévoit le remplacement des taux « très particuliers » de 1,75 %, 1,05 % et 0,9 % applicables outre-mer et en Corse par le taux de 0 %. D’une part, le champ de ces taux en Corse et en outre-mer est particulièrement restreint, à savoir respectivement les ventes d’animaux vivants de boucherie et de charcuterie faites à des personnes non assujetties. Ils portent sur des enjeux financiers négligeables. D’autre part, ils sont sources d’une grande complexité administrative pour l’ensemble des entreprises, y compris celles qui ne réalisent pas ces opérations, car ils viennent complexifier la déclaration de TVA en portant de 7 à 10 le nombre des lignes de taux de TVA différents. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000362
Dossier : 362
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Date inconnue
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L’amendement adopté au Sénat (n°2335) dans le cadre de la deuxième partie du Projet de loi de finances prévoit la prorogation d’une année supplémentaire de la durée d’octroi des prêts garantis et l’intégration des coopératives spécialisées dans les secteurs de la viticulture et de l’arboriculture. Si cette mesure répond à un besoin réel des exploitations agricoles, elle s’accompagne de dispositions particulièrement préoccupantes : la réduction du plafond des encours de 740 millions d’euros à 500 millions d’euros et la réduction de la garantie octroyée à titre onéreux de 518 millions d’euros à 350 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003620
Dossier : 3620
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Date inconnue
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Le présent amendement rédactionnel rectifie des erreurs matérielles issues de l’ordonnance n° 2025-526 du 12 juin 2025 relative à la généralisation du compte financier unique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003621
Dossier : 3621
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réaliser deux coordinations à l’article 81.
En effet, les amendements adoptés par le Sénat conduisent de manière incidente à exclure la possibilité d’un plafonnement de prise en charge pour les préparations au permis de conduire du groupe léger et suppriment la possibilité pour le pouvoir règlementaire de préciser par décret les conditions d’éligibilité au CPF des actions non certifiantes.
Pour que des co-financements puissent être réalisés, il est donc nécessaire que l’ensemble du solde CPF ne soit pas mobilisé : le présent amendement prévoit donc de plafonner la prise en charge du permis de conduire pour les véhicules légers. Il est en parallèle proposé de déplafonner la prise en charge du permis de conduire pour les poids lourds.
Cet amendement rétablit également la possibilité pour le pouvoir réglementaire de définir les conditions d’éligibilité des actions non certifiantes. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003622
Dossier : 3622
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Date inconnue
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Le présent amendement procède à des corrections techniques nécessaires, visant à corriger la période à prendre en compte et pendant laquelle les pensions ont été liquidées et à supprimer la référence à l’arrêté fixant les modalités d’application du décret n° 2014‑445 du 6 mai 2014. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003623
Dossier : 3623
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Date inconnue
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La dotation globale de fonctionnement (DGF) doit être communiquée aux collectivités territoriales au 31 mars de l’année. La non adoption, au 31 décembre 2025, du projet de loi de finances pour l’année 2026, compromet la mise en œuvre du calcul de la DGF, qui débute dès la publication de la loi de finances de l’année qui en fixe les modalités de répartition. Dans ce contexte, comme en 2025, cet amendement supprime les dispositions non indispensables au calcul des concours financiers de l’État aux collectivités territoriales afin de pouvoir lancer, dès le mois de janvier, leur calcul sur les bases d’un droit stable et prévisible. Ces modifications visent à recentrer l’article sur un périmètre limité aux dispositions strictement nécessaires, afin de pouvoir procéder le plus rapidement possible à la répartition de la DGF et in fine, ne pas nuire à la continuité du service public. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003624
Dossier : 3624
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Date inconnue
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Le présent amendement créé un forfait complémentaire pour les aménités rurales. Son montant de 20 M€ sera financé par redéploiement de crédits de soutien à l’investissement au sein du programme 119. La création de ce forfait vise à reconnaître la contribution spécifique des communes très rurales, caractérisées par un habitat dispersé et très dispersé et une faible population, au maintien de surfaces non artificialisées sur leur territoire, lesquelles fournissent des services environnementaux. Ainsi, y seront éligibles des communes particulièrement rurales au sens de la grille de densité de l’INSEE (niveaux 6 et 7 de la grille, correspondant à un territoire « rural à habitat dispersé » et « rural à habitat très dispersé »), de faible population (inférieure à 350 habitants) et non bénéficiaires, l’année précédente, de la dotation de soutien aux communes pour les aménités rurales. Ce forfait complémentaire à la dotation de soutien aux communes pour les aménités rurales assure une juste reconnaissance de la contribution de la grande ruralité à la préservation de la biodiversité. Il bénéficiera à plus de 9 000 communes rurales, jusqu’alors inéligibles à la dotation de soutien aux communes pour les aménités rurales. En ce sens, il reconnaît pleinement la contribution des communes très rurales à la préservation de la biodiversité, indépendamment de la couverture de leur territoire par des outils spécifiques de protection (parcs nationaux, sites Natura 2000, parcs naturels régionaux ou marins, etc.). Cette mesure s’inscrit dans le sens du plein engagement du Gouvernement aux côtés des territoires ruraux dans les grandes transitions. Elle s’articule avec l’objectif de verdissement des concours financiers de l’État aux collectivités territoriales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003625
Dossier : 3625
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à étendre les dispositions de l’article 77 bis aux maires des communes de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie française, collectivités comportant des communes mais soumises au principe de spécialité législative, prévoyant le bénéfice de la reconnaissance financière des fonctions exercées par le maire au nom de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003627
Dossier : 3627
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Date inconnue
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Les aides personnelles au logement dont bénéficient les étudiants extra-communautaires ne sont aujourd’hui pas ciblées. Elles peuvent, de ce fait, bénéficier à des étudiants en mobilité internationale dont la situation financière personnelle ou familiale est déjà satisfaisante. Le recentrage de ces aides sur les étudiants extra-communautaires boursiers, permettrait ainsi de les réserver à un public précaire s’installant durablement sur le territoire. L’article 67 prévoit ce recentrage. Cet amendement vise à en préciser les modalités d’application en les encadrant par décret. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003628
Dossier : 3628
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir l’article 80 du projet de loi de finances pour 2026, qui prévoit la suppression de l’aide au permis de conduire dont peuvent bénéficier les apprentis. Cette aide génère des effets d’aubaine et induit une rupture d’égalité entre les étudiants. Elle n’est ni conditionnée au niveau de ressources de l’apprenti, ni ajustée en fonction des autres aides qu’il perçoit. Au surplus, ce dispositif se superpose avec de nombreux dispositifs existants par ailleurs, financés notamment par les collectivités territoriales ou par l’Etat (permis à 1€ pour les jeunes, compte personnel de formation, aides locales, etc.). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000363
Dossier : 363
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La première fraction de la dotation de solidarité rurale (DSR) est destiné aux communes de moins de 10 000 habitants, bureaux centralisateurs ou chefs-lieux de canton, ainsi qu'aux communes regroupant au moins 15% de la population du canton. Pour ce faire, les limites territoriales des cantons sont appréciées au 1er janvier 2014. Cela, afin d'éviter que, dans le cadre du redécoupage cantonal de 2015, les communes qui n'étaient plus appelées à avoir une population représentant plus de 15% de la population du canton mais qui avaient pourtant réalisé des équipements structurants, ne voient cette part de la DSR disparaître. Or, il n'a pas été pris en compte le cas inverse: celui de communes qui représentent plus de 15% de la population du canton prédécoupé, sans nécessairement être bourg-centre, mais qui doivent pourtant assumer des charges de centralisé. Cet amendement vise donc, pour les communes qui dépassent 15% de la population cantonale après redécoupage, à intégrer la prise en compte d'une limite territoriale de canton au 1er janvier 2015 pour l'éligibilité à la première fraction de DSR. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000364
Dossier : 364
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Les transporteurs corses supportent des coûts nettement plus élevés que leurs homologues du continent, en raison notamment du transport maritime de fret, des frais portuaires, des contraintes logistiques propres à ce mode de transport, ainsi que du prix des carburants. Ces surcoûts justifient un soutien fiscal de l’État. Or, les dispositions actuelles de l’article 244 quater E relatives au crédit d’impôt pour les investissements en corse (CIIC) excluent le secteur des transports du champ d’application de ce dispositif. Le présent amendement propose donc d’ouvrir le bénéfice de ce crédit d’impôt aux entreprises de ce secteur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003640
Dossier : 3640
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Cet amendement procède à des ajustements sur les plafonds des emplois des opérateurs de l’Etat. Il rétablit en premier lieu la diminution du plafond d’emplois de l’opérateur France Travail de 515 ETPT sur le programme « Accès et retour à l’emploi » de la mission « Travail, emploi et administration des ministères sociaux », conformément aux orientations fixées par le Gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2026. Le plafond d’emplois de Voies navigables de France (VNF), qui avait été augmenté de +35 ETPT lors de l’examen du PLF au Sénat, est réduit de 17 ETPT, ce qui porte l’ajustement net à +18 ETPT. Parallèlement, les ETPT des opérateurs du programme « Prévention des risques » (+35 ETPT) sont rétablis. L’amendement rétablit également le plafond d’emplois initialement proposé dans le PLF pour l’Agence nationale du numérique de la sécurité civile sur le programme « Sécurité civile » de la mission « Sécurités » (-4 ETPT), rétablissant ainsi les ETPT du programme « Police nationale » (+4 ETPT) Enfin, l’amendement procède à plusieurs levées de gages afin de prendre en compte les modifications adoptées lors de l’examen au Sénat concernant l’Agence nationale de la cohésion des territoires (+18 ETPT sur le programme « Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire ») et l’Office national des forêts (+32 ETPT sur le programme « Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt »). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003642
Dossier : 3642
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Date inconnue
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Depuis le début de l’examen parlementaire du PLF 2026, le Gouvernement s’est engagé dans un dialogue permanent avec les groupes politiques de l’Assemblée nationale et du Sénat. Le Gouvernement propose des évolutions importantes du projet de loi de finances afin de répondre aux priorités mises en évidence par les débats parlementaires : le pouvoir d’achat des travailleurs et le soutien au travail, la jeunesse, le logement, l’agriculture, et les territoires ultra-marins. Cet amendement propose de tirer les conséquences sur le plafond des autorisations d’emplois de l’État de l’ouverture de 500 postes supplémentaires d’AESH dans l’Éducation nationale pour porter le nombre de postes supplémentaires dédiés à l’inclusion scolaire à 2000. Le plafond d’emplois du ministère de l’éducation nationale est ainsi relevé de +500 ETPT. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000365
Dossier : 365
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Non renseignée
Date inconnue
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L’objet de cet amendement est d’élargir l’exonération de taxe foncière aux bâtiments agricoles à usage mixte sur le territoire de la Collectivité de Corse. Sur le territoire insulaire, les exploitants agricoles mènent fréquemment des activités annexes qui peuvent venir en complément de leur activité principale ou s’inscrire dans des domaines bien plus variés et qui peuvent être liées à des activités d’énergie, de commerce ou encore d’accueil du public. Cette diversification des activités des exploitations est un levier essentiel de la pérennité financière du monde agricole de l’île. Cependant, l’état actuel du droit entraîne un risque de voir la nature du bâtiment redéfinie et ainsi l’exonération de la taxe foncière suspendue. Le présent amendement vise à sécuriser les exploitants agricoles corses en excluant de la taxe foncière les bâtiments agricoles mixtes quelle que soit la surface du bâti consacrée à d’autres activités non agricoles. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000366
Dossier : 366
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Non renseignée
Date inconnue
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En raison de l’adoption des deux amendements à l’article 36 traitant du financement du nouvel établissement public du commerce et de l’industrie de la Collectivité de Corse créé par la loi n°2025‑640 du 15 juillet 2025, il ressort qu’un précompte de 4 000 000 € opéré sur les ressources à répartir en 2026 au réseau des CCI de Région placées sous le contrôle de CCI France au titre de l’article L. 711‑16 du code de commerce doit être réaffecté à la Collectivité de Corse. La Collectivité de Corse, tutelle de ce nouvel établissement, fera son affaire de l’affectation de ce prélèvement au nouvel établissement par un Contrat d’Objectifs et de Performance ou une Convention d’Objectifs et de Moyens. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000367
Dossier : 367
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir la clause « grand-père » du crédit d’impôt jeux vidéo, supprimée par la loi de finances initiale pour 2025, qui permet de bénéficier du crédit d’impôt pour des dépenses exposées après la date de bornage (aujourd’hui fixée au 31 décembre 2031), lorsque l’agrément provisoire a été délivré avant cette date. La durée de création des jeux vidéo est particulièrement longue : la mise en place d’une clause grand-père permet d’apporter une sécurité juridique aux entreprises du secteur pour les projets engagés avant la date de bornage, alors que la prorogation du crédit d’impôt n’est pas garantie, car dépendant d’une modification en loi de finances. Une telle clause permet d’encourager les investissements sur le territoire et d’éviter l’effet dissuasif que représente l’incertitude sur la prorogation du dispositif fiscal. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003684
Dossier : 3684
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à recalibrer le dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités territoriales (DILICO2) afin d’en augmenter l’efficacité et de limiter l’effort pesant sur les collectivités tout en confirmant le principe adopté au Sénat, d’un reversement inconditionnel garanti sur trois ans. Le montant total du dispositif atteindrait ainsi 740 millions d’euros, répartis à hauteur de 250 millions pour les établissements publics de coopération intercommunale, 140 millions pour les départements et 350 millions pour les régions. Le montant global de ce dispositif permet de maintenir une contribution des collectivités territoriales à l’effort de redressement des collectivités locales, tout en allégeant cet effort par rapport à 2025 et au projet initial. Le dispositif demeure ciblé, dans la mesure du possible, sur les collectivités les plus riches de chaque strate contributrice, de façon à répartir équitablement la charge qui en résulte. Conformément au souhait du Sénat, le reversement du prélèvement sera intégral et sans condition. Il sera étalé sur trois ans, avec une part de reversement destinée aux fonds de péréquation limitée à 10%. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003685
Dossier : 3685
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Date inconnue
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Depuis 2018, les dommages causés en France par des émeutes ont été particulièrement importants. Les réassureurs et les assureurs ont en conséquence durci les conditions de couverture de ce risque partout sur le territoire et ont retiré leurs garanties dans les zones qu’ils jugent les plus exposées. Le présent amendement modifie le projet initial de mécanisme de mutualisation du risque d’émeute afin de simplifier sa mise en œuvre et de concentrer l’effort sur les risques les plus importants. Il introduit une obligation pour les assureurs de couvrir le risque d’émeute, qui sont en contrepartie autorisés à le céder à un fonds garanti par l’État pour un prix réglementé. Les assureurs prennent ainsi librement en compte le risque émeutes dans leur tarification. Ils sont également libres de choisir les risques qu’ils souhaitent céder ou conserver, ce qui a pour effet de limiter l’effet de ces garanties sur le prix de l’assurance et protège donc les assurés des territoires les plus exposés. Le fonds prend en charge au moins 90% des dommages, dès le premier euro, dans des conditions qui pourront être adaptées à chaque territoire et type de contrat. Le fonds est alimenté par une contribution versée par les entreprises d’assurance, au motif de la solidarité nationale. L’amendement clarifie le statut du fonds, qui ne bénéficie pas de la personnalité juridique et est géré par la caisse centrale de réassurance (CCR) ou une de ses filiales. En outre, il maintient l’habilitation de CCR à réassurer, à prix de marché et avec la garantie de l’État, les risques résultant d’émeutes. Cette faculté ne sera donc utilisée que pour les garanties émeutes que les assureurs ne céderont pas au fonds. L’article ainsi modifié prévoit toujours que la Polynésie Française et la Nouvelle-Calédonie peuvent conclure avec l’État des conventions pour bénéficier du fonds de mutualisation. Le cas échéant, une fraction du fonds est dédiée à une prise en charge plus importante des dommages en Nouvelle-Calédonie, du fait de l’importance du risque sur ce territoire. Ce dispositif est ainsi une des pierres angulaires du plan de reconstruction et de refondation économique de la Nouvelle Calédonie : il permet aux collectivités et aux entreprises de ce territoire de reprendre leurs activités et d’accéder aux financements. Comme dans le projet initial, la rémunération des garanties de l’État et les sommes perçues par le fonds seront dimensionnées de telle sorte à ce que le coût du dispositif pour l’État soit nul en espérance. Mais il n’est pas à exclure, surtout pendant les premières années du dispositif, que la garantie de l’État soit appelée à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros en cas de sinistre important, constituant une dépense nouvelle susceptible d’être inscrite sur le programme 114 « Appels en garantie de l'État » de la mission « Engagements financiers de l’État ». Le II et le III de l’article sont inchangés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N003689
Dossier : 3689
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de traduire, dans le tableau relatif à l’équilibre du budget de l’État et, par coordination, à l’état A, l’incidence des amendements retenus par le Gouvernement dans le cadre de l’examen de la seconde partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 à l’Assemblée nationale. En fin de première partie, le solde budgétaire s’établissait à –131,9 Md€. Sur la base des amendements retenus pour la seconde partie du PLF, le solde budgétaire de l’État est porté à –134,6 Md€, en évolution de –10,3 Md€ par rapport au texte déposé et de –2,8 Md€ par rapport à l’équilibre tel qu’il ressortait à l’issue de la première partie du projet de loi de finances. Dans le tableau de financement de l’État, cette dégradation du solde se traduit par une mobilisation plus importante des ressources tirées de l’encours de titres d’État à court terme qui porte sa variation dans le tableau de financement à 2,0 Md€. Cette évolution résulte de mouvements de crédits d’un montant de +0,9 Md€ (hors mission « Remboursements et dégrèvements ») réalisés à trois titres : · A titre principal, la traduction du dialogue permanent que le Gouvernement a entretenu avec les groupes politiques de l’Assemblée nationale et du Sénat, depuis le début de l’examen parlementaire du PLF pour 2026. Sur cette base, le Gouvernement propose ainsi des évolutions importantes du texte initial afin de répondre aux priorités mises en évidence par les débats parlementaires : le pouvoir d’achat des travailleurs et le soutien au travail, la jeunesse, le logement, l’agriculture, et les territoires ultra-marins ; · Ensuite, la modification de la répartition des crédits résultant des amendements adoptés par le Sénat, en première lecture, pour lesquels le Gouvernement avait émis un avis défavorable ; · Enfin, la préservation d’un objectif de déficit n’excédant pas 5,0 % du PIB en 2026, qui conduit à procéder à un effort de nature transversale, principalement en annulant par avance une partie de la mise en réserve des crédits de la plupart des ministères. Par ailleurs, le présent amendement tire les conséquences, sur l’évaluation des recettes nettes d’impôt sur les sociétés présentée à l’état A, de l’amendement n° 3626. Celui-ci majore les crédits du programme 200 « Remboursements et dégrèvements d’impôts d’État (crédits évaluatifs) » de la mission « Remboursements et dégrèvements » à hauteur de +1 859 M€, hors actualisations liées à l’impact des dernières informations disponibles sur l’exécution budgétaire pour 2025, déjà intégré en sous-jacent des prévisions de recettes dans l’amendement du Gouvernement portant actualisation de l’état A en fin de première partie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000369
Dossier : 369
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Date inconnue
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Proposition issue du rapport d’information sur « le crédit d’impôt en faveur des entreprises de jeux vidéo » porté par la commission des finances dans le cadre du Printemps de l’évaluation 2024. Le crédit d’impôt jeu vidéo (CIJV) permet aux entreprises de création de jeux vidéo de déduire de leur impôt une part des dépenses de production d’un jeu. C’est l’un des dispositifs soutenant la création et l’innovation sur notre territoire, dans un contexte international très concurrentiel en la matière. Réformé en 2017, le CIJV montre toute son efficacité vis-à-vis de l’industrie française et internationale : développement des studios et de l’emploi, émergence de studios de taille intermédiaire, développement en France de grands projets internationaux et reconnaissance du savoir-faire français à l’international. Cet amendement vise à permettre aux entreprises d’inclure dans l’assiette du CIJV les dépenses de prototypage des six mois précédant la demande d’agrément provisoire. Ces coûts sont essentiels au développement du jeu et aident à présenter un dossier solide, respectant les critères culturels du CNC. Cela donnerait aux studios plus de flexibilité et de temps pour déposer des projets aboutis, représenterait également un véritable avantage concurrentiel pour les studios français, les dépenses de prototypage n’étant pas systématiquement prises en compte dans les crédits d’impôt accordés au secteur dans d’autres pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000037
Dossier : 37
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Date inconnue
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La certification « Haute Valeur Environnementale » (HVE) distingue les exploitations agricoles engagées dans des pratiques respectueuses de l’environnement, en matière de préservation de la biodiversité, de gestion raisonnée des intrants et d’utilisation durable de la ressource en eau. Afin d’encourager cette démarche vertueuse, la loi de finances pour 2021 a instauré un crédit d’impôt en faveur des exploitants ayant obtenu la certification de niveau 3, prorogé jusqu’en 2025. Dans un contexte marqué par de fortes tensions économiques et climatiques pesant sur le monde agricole, il apparaît nécessaire de poursuivre le soutien à ces exploitations exemplaires. Le présent amendement vise donc à proroger d’une année supplémentaire, jusqu’en 2026, le bénéfice du crédit d’impôt « Haute Valeur Environnementale », afin de consolider les efforts déjà engagés et de renforcer la transition agroécologique de notre agriculture. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000371
Dossier : 371
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI s’oppose à ce que la puissance publique abandonne l’argent que lui doit la société Air France-KLM, au nom du manque à gagner de cette entreprise pendant la pandémie. Cet article ne fait que suivre la logique de privatisation des profits et de socialisation des pertes qui a saccagé l’État social en 30 ans. Il est inadmissible de poursuivre sur cette voie. Cette mesure est d’autant plus scandaleuse que le groupe Air-France KLM a un résultat net positif de 317M€ en 2024. Il génère donc du profit. Ce n’est alors certainement pas aux contribuables de voler au secours des actionnaires. Si Air France-KLM a besoin de liquidités, que la société mette à contribution ses détenteurs privés, en premier lieu CMA-CGM qui dispose de tant de moyens que le groupe se constitue un empire médiatique. Une solution alternative serait que l’État français détienne une plus grande part du groupe, actuellement de 28 %, contre une contrepartie financière. Mais en aucun cas que l’État paie pour voir cet abondement détenu indirectement par les sociétés privées qui détiennent CMA-CGM. En conséquence, nous proposons de supprimer cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000372
Dossier : 372
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Date inconnue
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Proposition issue du rapport d’information « sur le crédit d’impôt en faveur des entreprises de jeux vidéo » porté par la Commission des Finances dans le cadre du Printemps de l’évaluation 2024. Le crédit d’impôt jeux vidéo (CIJV) permet aux entreprises de création de jeux vidéo de déduire de leur impôt une part des dépenses de production d’un jeu. C’est l’un des dispositifs soutenant la création et l’innovation sur notre territoire, dans un contexte international très concurrentiel en la matière. Réformé en 2017, le CIJV montre toute son efficacité vis-à-vis de l’industrie française et internationale : développement des studios et de l’emploi, émergence de studios de taille intermédiaire, développement en France de grands projets internationaux et reconnaissance du savoir-faire français à l’international. Cet amendement vise à rehausser le plafond actuel du crédit d’impôt de 6 à 10 millions d’euros par entreprise et par exercice pour attirer davantage de productions de jeux dits « AAA » . Il s’agit de renforcer l’attractivité du territoire avec un plafond calibré sur les budgets des plus grandes productions internationales et d’encourager le passage à l’échelle supérieure de studios proches du plafond actuel par entité juridique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000373
Dossier : 373
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de reconnaître la part que peut prendre le conjoint survivant d’un combattant dans l’engagement qui a été le sien au service de la Nation. Depuis le 1er janvier 2023, l’attribution de la demi-part supplémentaire aux veuves des titulaires de la carte du combattant, quel qu’ait été l’âge de leur conjoint à leur décès, a été accueillie avec une grande satisfaction par les 15% de veuves concernées. Cependant, les veuves de nos jeunes militaires, tombés sur les théâtres d’opération extérieures, ne sont hélas pas éligibles à ce dispositif, ces derniers n’ayant pas pu obtenir leur carte du combattant. Il serait donc tout à fait légitime que les conjointes de ces combattants uniquement titulaires du titre de Reconnaissance de la Nation, qui sont d’ailleurs des ressortissantes à part entière de l’Office National des Combattants et victimes de guerre (ONACVG), puissent bénéficier de la demi-part fiscale supplémentaire pour le calcul de leurs impôts. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000374
Dossier : 374
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Date inconnue
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Cet amendement permet de rendre réversible la retraite du combattant afin qu’elle soit versée au conjoint survivant au décès de celui-ci. En effet, la législation française ne prend en compte aujourd'hui que la situation des veuves de guerre ou de celles dont le mari est décédé des suites de la ou des infirmités pensionnées. Une réversion est accordée aux veuves dont le mari était titulaire d'une pension d'au moins 60 %. Alors que dans d’autres pays européens, tels la Belgique ou l’Allemagne, la retraite du combattant est réversible, il serait juste que notre pays reconnaisse davantage les sacrifices consentis par les épouses et époux de nos combattants. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000374
Dossier : 374
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à augmenter la taxation des produits phytopharmaceutiques redevable par les détenteurs d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) sur leur chiffre d’affaires des ventes de produits réalisés en France. Les pollutions de l’eau potable conduisent à des gouffres financiers. En France, les coûts de traitement liés à la pollution de l’eau potable par les pesticides et les engrais azotés minéraux sont estimés entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros par an (UFC – Que choisir, Générations Futures, « Pesticides dans l’eau du robinet », avril 2021). Cependant, ces chiffres sont très probablement sous-évalués, car ils n’ont pas été réactualisés depuis plus de dix ans et ils ne prennent absolument pas en compte les dépenses de santé induites. Une partie de cette somme colossale consacrée à ne traiter que partiellement la pollution de l’eau pourrait plus utilement être investie dans la prévention. Car globalement, nous estimons que le coût de la réparation serait trois fois supérieur au coût de la prévention. En parallèle, les fabricants de produits phytosanitaires engrangent des profits énormes. C’est à eux de payer la facture des pollutions, pas aux usagers du service d’eau. Taxer l’industrie des pesticides, c’est aussi pouvoir accompagner les agricultrices et les agriculteurs dépendant des produits phytosanitaires vers une transition agroécologique. Si rien n’est fait, le prix de notre eau au robinet pourrait doubler dans les prochaines années. Et les collectivités seront de plus en plus confrontées à des impasses techniques et financières. Le présent amendement prévoit ainsi un prélèvement complémentaire pour l’année 2026 de 2,6 % sur la taxe sur les produits phytopharmaceutiques. Le taux actuel de la taxe est en effet fixé par le Gouvernement à 0,9 % depuis l’arrêté du 27 février 2020 fixant le taux de la taxe sur la vente de produits phytopharmaceutiques. Le rendement prévisionnel de cette taxe pour l’année 2025 est établi à 4,179 millions d’euros ; un montant bien faible au regard des 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires de l’industrie phytopharmaceutique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000375
Dossier : 375
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt international (C2I) soutient les productions étrangères – films, séries et œuvres d’animation – dont la fabrication est partiellement ou totalement réalisée en France. Destiné aux sociétés françaises exécutant ces prestations pour le compte de donneurs d’ordre étrangers, ce dispositif a démontré son efficacité depuis sa création en 2009. D’après l’étude indépendante réalisée par EY pour le CNC en 2025 (« Évaluation de l’impact des crédits d’impôt relevant du CNC de 2017 à 2023 », juillet 2025) en 2023, le C2I a généré près de 1,9 milliard d’euros de retombées économiques pour une dépense fiscale de 254 millions d’euros, soit un effet de levier de 7,4 euros de dépenses totales et 1,31 euro de recettes fiscales et sociales pour chaque euro de crédit d’impôt. Entre 2017 et 2023, plus de 6 milliards d’euros ont ainsi été investis en France grâce au dispositif, évitant une délocalisation de ces dépenses vers d’autres pays. Par ailleurs, près de 40 % des jours de tournage sont réalisés en région ou dans les outre-mer, soutenant une économie locale diversifiée (hébergement, restauration, transport, artisanat, logistique). Au-delà de leur impact économique, les œuvres ayant bénéficié du C2I participent activement au rayonnement culturel et touristique de la France : une large majorité de visiteurs étrangers déclarent avoir été influencés par des films ou séries tournés en France. Les productions internationales nécessitant des temps de préparation longs, les décisions pour les tournages prévus en 2027‑2028 seront prises dès 2026. Or, le dispositif actuel est limité aux dépenses engagées avant le 31 décembre 2026, créant une incertitude préjudiciable à l’attractivité du pays. Dans un contexte où quinze pays – contre trois en 2019 – proposent désormais des incitations fiscales plus avantageuses que la France, il apparaît indispensable de prolonger dès à présent le C2I jusqu’au 31 décembre 2031. Cette prorogation offrirait la visibilité nécessaire aux producteurs internationaux et assurerait la cohérence de l’action publique en faveur des infrastructures de tournage et d’animation soutenues par le plan France 2030. Cette mesure, qui n’entraîne aucun coût supplémentaire en 2026, vise à sécuriser durablement l’attractivité fiscale et économique de la France pour les grandes productions audiovisuelles internationales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000375
Dossier : 375
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Date inconnue
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Cet amendement propose de mettre en place le versement de la rémunération due pour l’intégralité du mois de son décès pour les militaires tombés en entrainement. A ce jour, en cas de décès d’un militaire au cours d’une préparation militaire, la rémunération qu’il perçoit n’est due que jusqu’au jour du décès, les ayants droits étant tenus de rembourser le trop versé de la solde mensuelle. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000376
Dossier : 376
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Date inconnue
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Alors que notre société s’enfonce dans un cycle de violence inédit, les animaux ne sont malheureusement pas épargnés par cette recrudescence d’actes criminels. Qu’elles soient physiques ou psychologiques, la négligence et la maltraitance sont une réalité quotidienne pour de très nombreux animaux. Si de récentes mesures ont permis d’obtenir des avancées majeures pour la cause animale et d’améliorer les conditions de bien-être des animaux domestiques et sauvages, le travail est encore long et seule la mobilisation de tous permettra de faire évoluer notre société vers plus de justice et d’humanité envers nos petits compagnons. Notre devoir est de faire inverser cette funeste courbe de la maltraitance animale, qui, depuis plusieurs années, ne fait que progresser, l’année 2023 n’ayant pas échappé à cette règle avec une augmentation de 1,5% par rapport à l’année précédente. Cet amendement propose d’accorder un crédit d’impôt au propriétaire qui fera procéder à la stérilisation de son animal de compagnie. Cette disposition permettra de maîtriser la population féline et canine, de faire baisser la souffrance animale et de réduire le nombre d’animaux errants. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000377
Dossier : 377
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Date inconnue
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Cet amendement propose d’exonérer de la TVA les actes de stérilisation et de castration des chiens et des chats errants lorsqu’ils sont réalisés à la demande des associations de défense et de protection des animaux reconnues d’intérêt général ou d’utilité publique. Cette mesure permettra de soulager les finances des associations et des refuges. En effet, ce sont eux qui se retrouvent souvent confrontés à faire réaliser ces actes alors que, dans le même temps, ils doivent faire face à d’importantes difficultés de trésorerie et ne survivent que grâce aux dons. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000377
Dossier : 377
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Date inconnue
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Cet amendement vise à proroger le crédit d’impôt au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation d’un spectacle vivant musical ou de variétés (CISV) jusqu’en 2031. Le crédit d’impôt pour le spectacle vivant musical ou de variétés (CISV) est, avec le crédit d’impôt au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation de représentations théâtrales d’œuvres dramatiques ou de cirque (CIT), un dispositif structurant pour le secteur, qui contribue à sa vitalité et sa compétitivité, tout en assurant un retour économique positif pour l’État. La loi de finances pour 2024 a prorogé le CISV jusqu’en 2027, reconnaissant son efficacité. Afin de garantir la visibilité nécessaire aux entreprises et de consolider les investissements à long terme, une prorogation jusqu’en 2031 apparaît toutefois nécessaire. Le CISV favorise la prise de risque artistique et soutient la qualité des productions. En apportant une sécurité économique aux porteurs de projets, il permet de développer des créations plus ambitieuses, d’encourager l’expérimentation et d’accompagner l’émergence de nouvelles formes artistiques. Ce soutien à la créativité contribue au rayonnement du spectacle vivant français dans un contexte international marqué par une concurrence accrue. Ce crédit d’impôt joue également un rôle déterminant dans la résilience du secteur, fragilisé par la pandémie, l’inflation et la hausse des coûts de production. Il permet de rétablir les équilibres économiques, de maintenir la capacité d’investissement et de soutenir la diversification des activités. Sa prolongation offrirait une visibilité pluriannuelle indispensable à la poursuite des transitions écologique et numérique engagées par les entreprises culturelles. Le CISV bénéficie en priorité aux petites et moyennes entreprises, qui représentent la grande majorité des bénéficiaires. Ce ciblage renforce la diversité du tissu culturel et favorise la diffusion des spectacles sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones moins dotées en équipements. Ce crédit d’impôt contribue ainsi à la cohésion culturelle et à l’équilibre territorial. Enfin, le CISV est une dépense public rentable. D’après les données transmises par le syndicat Ekhoscènes, chaque euro investi génère en moyenne 2,40 euros de recettes fiscales et sociales. En soutenant l’emploi artistique et technique, il favorise la professionnalisation des équipes et renforce l’ensemble de la filière. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000378
Dossier : 378
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Date inconnue
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Cet amendement est un amendement de repli, au cas où une prorogation jusqu’en 2031 du crédit d’impôt au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation d’un spectacle vivant musical ou de variétés (CISV) était rejetée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000378
Dossier : 378
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à lutter contre les offres de cession en ligne d’animaux de compagnie, qu’elles soient à titre gratuit ou onéreux, lorsqu’elles émanent de particuliers. Les plateformes numériques sont devenues un canal majeur de diffusion d’annonces de cession d’animaux, souvent non encadrées. Ces publications peuvent masquer des ventes illégales, des trafics ou des « faux dons », favorisant la circulation d’animaux non identifiés, non vaccinés ou issus de reproductions non déclarées. Elles facilitent également les acquisitions impulsives, sources fréquentes d’abandons. En France, près de 200 000 animaux sont abandonnés chaque année, saturant les refuges et associations. En interdisant les cessions d’animaux de compagnie par voie d’annonces en ligne entre particuliers, le présent amendement vise à protéger les animaux et à responsabiliser les futurs détenteurs, en les orientant vers les circuits encadrés : refuges, associations agréées, éleveurs déclarés. Cette mesure complète la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale, en ciblant un vecteur de dérives aujourd’hui majeur : les plateformes de diffusion d’annonces. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000379
Dossier : 379
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer le dispositif issu de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 relative à la lutte contre la maltraitance animale et à la vente d’animaux de compagnie. Cette loi interdit notamment la vente de chiens et de chats en animalerie afin de limiter les achats impulsifs, souvent à l’origine d’abandons massifs. En effet, près de 200 000 animaux sont abandonnés chaque année en France. Cependant, certaines animaleries contournent l’esprit de cette interdiction en poursuivant la vente en ligne d’animaux de compagnie. Cette pratique entretient les comportements d’achat compulsif que la loi cherchait précisément à prévenir. Le présent amendement propose donc de supprimer la dérogation prévue à l’article L. 214-8 du Code rural et de la pêche maritime, qui autorise encore les animaleries à vendre des animaux par voie numérique. En cohérence avec l’objectif de la loi de 2021, cette mesure vise à renforcer la protection animale, à prévenir les abandons et à encourager des modes d’adoption plus responsables, notamment auprès d’éleveurs agréés et de refuges. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000379
Dossier : 379
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Date inconnue
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Cet amendement vise à proroger le crédit d’impôt au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation de représentations théâtrales d’œuvres dramatiques ou de cirque (CIT) jusqu’en 2031. Le crédit d’impôt pour le théâtre ou le cirque (CIT) est, avec le crédit d’impôt au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation d’un spectacle vivant musical ou de variétés (CISV), un dispositif structurant pour le secteur, qui contribue à sa vitalité et sa compétitivité, tout en assurant un retour économique positif pour l’État. La loi de finances pour 2024 a prorogé le CISV jusqu’en 2027, reconnaissant son efficacité. Afin de garantir la visibilité nécessaire aux entreprises et de consolider les investissements à long terme, une prorogation jusqu’en 2031 apparaît toutefois nécessaire. Le CISV favorise la prise de risque artistique et soutient la qualité des productions. En apportant une sécurité économique aux porteurs de projets, il permet de développer des créations plus ambitieuses, d’encourager l’expérimentation et d’accompagner l’émergence de nouvelles formes artistiques. Ce soutien à la créativité contribue au rayonnement du spectacle vivant français dans un contexte international marqué par une concurrence accrue. Ce crédit d’impôt joue également un rôle déterminant dans la résilience du secteur, fragilisé par la pandémie, l’inflation et la hausse des coûts de production. Il permet de rétablir les équilibres économiques, de maintenir la capacité d’investissement et de soutenir la diversification des activités. Sa prolongation offrirait une visibilité pluriannuelle indispensable à la poursuite des transitions écologique et numérique engagées par les entreprises culturelles. Le CISV bénéficie en priorité aux petites et moyennes entreprises, qui représentent la grande majorité des bénéficiaires. Ce ciblage renforce la diversité du tissu culturel et favorise la diffusion des spectacles sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones moins dotées en équipements. Ce crédit d’impôt contribue ainsi à la cohésion culturelle et à l’équilibre territorial. Enfin, le CISV est une dépense public rentable. D’après les données transmises par le syndicat Ekhoscènes, chaque euro investi génère en moyenne 2,40 euros de recettes fiscales et sociales. En soutenant l’emploi artistique et technique, il favorise la professionnalisation des équipes et renforce l’ensemble de la filière. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000038
Dossier : 38
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (AFITF). M. – Matthias Renault est le rapporteur spécial du domaine des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture pour la Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire. À cet égard, il a travaillé sur l’action 43 Ports du programme 203 Infrastructures et services de transports de la mission Écologie, développement et mobilité durables. Cette action est alimentée par des fonds de concours provenant de l’AFITF. Le rapporteur spécial avait déploré l’an dernier que « les subventions de l’État aux investissements effectués par les ports [fussent] financées par des fonds de concours en provenance de l’AFITF, et non par des crédits budgétaires examinés et votés par le Parlement » (rapport spécial n° 468 annexe 18 sur le projet de loi de finances pour 2025, 19 octobre 2024, p. 34). Il avait noté que sa critique était partagée par de nombreux acteurs, dont la Cour des comptes. En ce sens, le rapporteur spécial se félicite que les arguments qu’il avait exposés dans son rapport spécial de l’an dernier aient convaincu les membres de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi de simplification de la vie économique, dont il était également membre, d’adopter en commission spéciale un amendement supprimant l’AFITF (n° CS470, première séance du 24 mars 2025), l’Assemblée nationale s’étant par la suite en séance publique opposée au rétablissement de l’Agence (en rejetant les amendements identiques n° 1964, 1027 et 1193 à l’article premier, première séance du jeudi 10 avril 2025), confirmant donc sa suppression à compter du 1er janvier 2026. À l’occasion de ces débats, le rapporteur spécial était intervenu pour « [se réjouir] de cette suppression qui a été réclamée à trois reprises par la Cour des comptes pour des raisons de lisibilité budgétaire », rappelant que « la Cour a estimé que cette agence était une coquille vide, qui servait de courroie de transmission financière pour des fonds de concours, en particulier pour des ports », et que « en tant que rapporteur spécial, [il avait] recommandé sa suppression » (première séance du jeudi 10 avril 2025). Cependant, eu égard à l’avenir incertain dudit projet de loi et de cette disposition en particulier, le rapporteur spécial profite du véhicule budgétaire que constitue le projet de loi de finances pour proposer derechef une disposition supprimant l’AFITF de facto en lui retirant les affectations de taxe dont elle bénéficie. Dans la seconde partie, le Gouvernement pourra ensuite déposer des amendements pour abonder par des crédits budgétaires, examinés et votés par le Parlement, les montants ainsi reversés au budget général de l’État en raison de la suppression de cette affectation. Il conviendra ensuite, quand le véhicule législatif idoine se présentera, d’abroger les articles L. 1512‑19 et L. 1512‑20 du code des transports. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000380
Dossier : 380
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Date inconnue
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Cet amendement est un amendement de repli, au cas où une prorogation jusqu’en 2031 du crédit d’impôt au titre des dépenses de création, d’exploitation et de numérisation de représentations théâtrales d’œuvres dramatiques ou de cirque (CIT) était rejetée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000380
Dossier : 380
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Date inconnue
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La loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain dite loi SRU, renforcée par les lois n° 2013-61 du 13 janvier 2013, n° 2017-86 du 27 janvier 2017 et n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, impose aux communes de plus de 3 500 habitants appartenant à des intercommunalités de plus de 50 000 habitants de disposer de 25% ou de 20% de logement social, au regard des résidences principales, d’ici 2025. Le taux applicable dépend, en effet, du niveau de tension sur la demande en logement social. L’objectif initial de ces textes, certes louable il y a plus de vingt ans, était d’assurer la mixité sociale en matière de logement sur l’ensemble du territoire national. Si la loi « égalité et citoyenneté » de 2017 a permis d’introduire des cas d’exception d’application du taux de 25%, elle n’a malheureusement pas pris en compte l’accumulation des difficultés d’urbanisme auxquelles de nombreuses communes se retrouvent confrontées par la diversité de leur configuration géographique et de leur exposition aux risques majeurs. Alors que les textes sur la préservation de l’environnement se multiplient depuis de très nombreuses années - Grenelle I, Grenelle II, Climat et résilience, ZAN - les impératifs écologiques qui en résultent n’ont pas été croisés avec les exigences de la loi SRU, créant ainsi des incohérences législatives. Les municipalités se retrouvent donc confrontées à des injonctions contradictoires entre obligation en matière de logement social au titre de l’article 55 de la loi SRU et contraintes environnementales. En effet, à l’heure actuelle, une ville présentant 30% de son territoire en risques majeurs inondations et 35% d’espaces protégés doit se soumettre à l’obligation de 25% de constructions de logements sociaux, les deux conditions ne pouvant être cumulées. En rendant ces dispositions cumulatives, la commune prise en exemple présenterait 60% d’interdictions de construire et rentrerait dans le champ des exemptions fixé à 50%. Cet amendement vise à exempter du dispositif SRU les communes dont 50% du territoire sont soumis au cumul de plusieurs interdictions de construire.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000381
Dossier : 381
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Date inconnue
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La loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain dite loi SRU, renforcée par les lois n° 2013-61 du 13 janvier 2013, n° 2017-86 du 27 janvier 2017 et n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, impose aux communes de plus de 3 500 habitants appartenant à des intercommunalités de plus de 50 000 habitants de disposer de 25% ou de 20% de logement social, au regard des résidences principales, d’ici 2025. Le taux applicable dépend, en effet, du niveau de tension sur la demande en logement social. En cas de non-respect de ces taux obligatoires de construction de logements sociaux, l’article L 302-7 du Code de la Construction et de l’Habitation prévoit un prélèvement annuel effectué sur les ressources financières des communes, ressenti comme une mise au ban par ces dernières. Ces pénalités financières, plus communément appelés « amendes », apparaissent véritablement comme des injustices et grèvent considérablement les possibilités d’investissements des municipalités au profit de leurs administrés. Cet amendement permet de déduire des amendes SRU les subventions versées par les collectivités territoriales aux bailleurs sociaux visant à maintenir le bon entretien du parc locatif déjà existant.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000381
Dossier : 381
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Date inconnue
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Cet amendement des député-es du groupe Écologiste et social vise à mettre en place une contribution des sociétés d’assurance versée aux départements afin de financer les services d’incendie et de secours.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000382
Dossier : 382
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Date inconnue
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En cas de non-respect des taux obligatoires de construction de logements sociaux imposés par la loi SRU, l’article L 302-7 du Code de la Construction et de l’Habitation prévoit un prélèvement annuel effectué sur les ressources financières des communes, ressenti comme une mise au ban par ces dernières. Ces pénalités financières, plus communément appelés « amendes », apparaissent véritablement comme des injustices et grèvent considérablement les possibilités d’investissements des municipalités au profit de leurs administrés. Cet amendement prévoit de comptabiliser les Maisons d’Enfants à Caractère Social (MECS) dans le taux de logements sociaux obligatoires permettant ainsi de diminuer les pénalités financières dont doivent s’acquitter les communes pour non-respect de la loi SRU. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000383
Dossier : 383
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Date inconnue
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La lutte contre les formes les plus graves de délinquance appelle une mobilisation sans faille de tous les acteurs publics, en particulier des élus locaux qui, au plus près du terrain, subissent les conséquences directes de comportements mettant en péril la sécurité, la tranquillité publique et le pacte républicain. Parmi les outils de réponse à cette délinquance qualifiée, la résiliation du bail d’un logement social attribué à des individus se rendant coupables d’actes gravement contraires à l’ordre public constitue une mesure de bon sens, légitime, et attendue par de nombreux maires. Or, le cadre juridique actuel limite les possibilités d'action des communes. Si les bailleurs sociaux peuvent engager des procédures en résiliation de bail, les maires, pourtant en première ligne dans la préservation de la sécurité et de la cohésion sociale, ne disposent pas aujourd’hui d’un pouvoir autonome de saisine du juge en ce sens. Cette carence nuit à l’efficacité et à la réactivité des réponses apportées sur le terrain. Le présent amendement vise donc à donner aux maires la faculté de saisir directement le juge aux fins de résiliation du bail d’un logement social, lorsque des faits d’une particulière gravité, notamment liés à la récidive de délits aggravés ou à des activités illicites comme le trafic de stupéfiants, sont établis. Cette mesure permettra d’engager une procédure sans attendre l’initiative du bailleur, dans un objectif de protection des habitants, de préservation du cadre de vie et de respect de l’autorité républicaine. Ce pouvoir nouveau s’inscrit dans une démarche de fermeté proportionnée et ciblée, pleinement respectueuse des droits fondamentaux, puisque seul le juge demeurera compétent pour prononcer la résiliation. Il ne s’agit pas d’instaurer une justice administrative, mais de faciliter le déclenchement de la procédure lorsque l’urgence ou la gravité de la situation l’impose. En renforçant ainsi la capacité d’action des maires, cet amendement entend affirmer que le bénéfice d’un logement social ne peut s’accompagner d’un comportement manifestement contraire aux principes de la vie en société et aux règles de droit. Il participe à une logique de responsabilisation, de cohérence et de rétablissement de l’équité dans l’accès à l’aide publique.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000383
Dossier : 383
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Date inconnue
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La contribution différentielle sur les hauts revenus a pour objet de garantir une imposition effective minimale sur les revenus les plus élevés. Toutefois, certains mécanismes de calcul peuvent conduire à intégrer dans son assiette des éléments sans lien direct avec la capacité contributive réelle ou à atténuer excessivement son rendement. Le présent amendement apporte des ajustements afin de neutraliser les effets liés à l’expiration de reports d’imposition de plus-values et de clarifier les modalités de minoration de la contribution, notamment au regard de la composition du foyer fiscal. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000384
Dossier : 384
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Date inconnue
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La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) vise à garantir une imposition minimale de 20 % sur l’ensemble des revenus des foyers les plus aisés. Pourtant, seuls 24 300 foyers sur les 62 500 entrant dans le champ de la contribution seraient effectivement redevables, en raison de la multiplication des retraitements et correctifs réduisant artificiellement l’assiette. Le présent amendement vise à restaurer la cohérence et la portée du dispositif, en supprimant l’essentiel des retraitements introduits, sources de complexité et de déperdition de rendement. Il prévoit : – de retenir pour le calcul du seuil d’assujettissement le revenu fiscal de référence (RFR) déjà utilisé pour la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) ; – d’exclure la prise en compte des avantages fiscaux liés aux réductions et crédits d’impôt dans le calcul du taux effectif d’imposition ; – de supprimer les abattements forfaitaires liés à la situation de famille ; – d’ajuster le mécanisme de décote afin d’éviter les effets de seuil tout en assurant que la contribution s’applique effectivement à partir de 250 000 € de RFR pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. Cet amendement a été adopté en Séance lors de la 1ère lecture avant le rejet de la 1ère partie du texte. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000385
Dossier : 385
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Date inconnue
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L’impôt sur le revenu a pour vocation de répartir la contribution de chacun en fonction de ses facultés et de reconnaître les charges effectivement supportées par les foyers. Le mécanisme du quotient familial répond à cet objectif en tenant compte de la composition familiale et de l’entretien des enfants. Pourtant, son effet correcteur a été progressivement limité par un plafonnement toujours plus strict, aujourd’hui fixé à 1 791 euros par demi-part. Cette restriction a réduit la portée d’un outil essentiel pour la justice fiscale. Elle pèse particulièrement sur les classes moyennes, dont les revenus sont trop élevés pour bénéficier pleinement des aides sociales mais pas assez pour absorber la pression fiscale croissante. Ces foyers se retrouvent ainsi doublement pénalisés, alors même qu’ils constituent le cœur de la solidarité nationale. Dans son rapport d’octobre 2024 » Conforter l’égalité des citoyens devant l’imposition des revenus », le Conseil des prélèvements obligatoires a souligné que le plafonnement actuel du quotient familial pénalise de nombreux foyers des 8e et 9ᵉ déciles de revenu. Le Conseil a proposé deux scénarios de relèvement : porter le plafond à 2 000 euros (pour un coût de 0,8 milliard d’euros) ou à 2 500 euros (pour un coût de 2,1 milliards d’euros). Le présent amendement retient le scénario le plus ambitieux en relèvant le plafond de 1 791 euros à 2 500 euros par demi-part, afin de reconnaître pleinement les charges familiales. Ce choix traduit une orientation politique assumée : soutenir les familles, rétablir l’équité entre les foyers et redonner au système fiscal la confiance des classes moyennes, trop souvent désavantagées. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000039
Dossier : 39
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer les obligations des commerces qui obtiendraient l’agrément proposé par le Gouvernement pour distribuer des produits du vapotage. Dans la version du Gouvernement, seuls des critères liés aux « moyens humains et matériels propres à collecter l’accise, à la capacité juridique, à la probité et au niveau de formation des distributeurs » seraient retenus pour obtenir cette licence de vente. Or, ces critères peuvent être remplis par presque tout commerce, y compris des commerces non spécialisés. En l’état, le dispositif ne protège aucunement la population. Les dernières années ont montré, notamment au travers de la prolifération des puffs (cigarettes électroniques jetables) qu’un accès grand public aux produits du vapotage dans des commerces non spécialisés pouvait augmenter drastiquement la consommation de ces produits, notamment par les jeunes. Ces produits ne doivent pas pouvoir être commercialisés dans des commerces accessibles aux mineurs, et n’être vendus que par des enseignes spécialisées, correctement formées pour conseiller les utilisateurs de ces produits à risque. Pour cette raison, cet amendement propose d’ajouter un critère afin de se voir attribuer l’agrément de vente : la nécessité qu’au moins 20% du chiffre d’affaires déclaré par le vendeur soit issu de la vente des produits visés par cet article. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000391
Dossier : 391
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Date inconnue
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Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), instauré en 2018, a fixé à 30 % la fiscalité globale sur les revenus du capital, répartis entre 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. L’objectif affiché était de simplifier et d’harmoniser l’imposition des revenus du patrimoine. Sept ans après son entrée en vigueur, le bilan de cette réforme montre que la flat tax a surtout bénéficié aux ménages les plus aisés, concentrant une part très importante des gains sur les 5 % les plus riches. Dans le même temps, la charge fiscale pesant sur les revenus du travail a continué de croître. Le présent amendement vise à corriger cette iniquité. Il propose d’augmenter de trois points le taux d’imposition du PFU au titre de l’impôt sur le revenu, en le faisant passer de 12,8 % à 15,8 %. Le taux global du PFU atteindrait ainsi 33 %. En renforçant la contribution des revenus du capital, cette mesure participe à l’effort collectif de redressement des comptes publics, tout en rétablissant davantage de justice fiscale entre le travail et le patrimoine. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000392
Dossier : 392
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Date inconnue
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L’« exit tax » vise à prévenir l’évasion fiscale consistant, pour un contribuable domicilié fiscalement en France et détenant un patrimoine en actions ou titres, à transférer son domicile fiscal à l’étranger pour échapper à l’imposition de la plus-value lors de la cession ultérieure de ces actifs. Le principe est simple : le contribuable est imposé sur la plus-value latente de ses titres au moment de son départ, même sans cession effective. S’il conserve ses titres pendant un délai légal, l’impôt est effacé ou restitué. Ce mécanisme permet de garantir que l’impôt dû sur une richesse constituée en France ne soit pas éludé par un simple changement de résidence fiscale. Initialement instauré en 2011, le dispositif prévoyait un délai de conservation de 15 ans et des conditions strictes de sursis de paiement. La réforme de 2019 a considérablement réduit sa portée, en ramenant ce délai à 2 ans et en facilitant le sursis automatique. Ces allègements ont vidé la mesure de sa substance, en ne ciblant plus que des situations très limitées. Le présent amendement vise à rétablir l’efficacité du dispositif : · en revenant à un délai de 15 ans, · en supprimant le sursis automatique de paiement, · et en recentrant l’application du régime sur les transferts de domicile fiscal hors de l’Union européenne et de l’Espace économique européen lorsque les conditions de coopération fiscale ne sont pas réunies. Cette réforme permettra de lutter plus efficacement contre les stratégies d’optimisation ou d’évasion consistant à quitter le territoire national pour éviter l’impôt, tout en assurant une juste contribution des contribuables les plus fortunés à l’effort collectif. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000393
Dossier : 393
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Date inconnue
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La présente mesure reprend l’initiative portée par le groupe MoDem lors du projet de loi de finances pour 2024. Les rachats d’actions opérés par les grandes entreprises cotées françaises représentent chaque année un montant de l’ordre de 25 à 30 milliards d’euros, avec des pics récents proches de 40 à 50 milliards d’euros. Ces opérations, qui permettent essentiellement de soutenir le cours de bourse et de rémunérer indirectement les actionnaires, ne contribuent ni à l’investissement productif ni au partage de la valeur avec les salariés. Dans un contexte de nécessaire rétablissement des finances publiques, il est légitime de solliciter davantage ces pratiques. Le taux de la taxe est fixé à 2 % de la valeur des rachats d’actions réalisés par les sociétés dont le siège est situé en France, cotées sur un marché réglementé, et dont le chiffre d’affaires excède 1 milliard d’euros. Cette mesure aligne la France sur la dynamique internationale ouverte par les États-Unis avec l’Inflation Reduction Act, tout en adaptant le taux pour correspondre au poids réel des rachats d’actions en France. Elle permet de réorienter les comportements des entreprises vers l’investissement et le partage de la valeur, tout en assurant une ressource nouvelle et équitable pour l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000394
Dossier : 394
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Date inconnue
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Le gel de la dotation globale de fonctionnement (DGF), prévu à l’article 31 du PLF 2026, va amplifier la diminution de la dotation forfaitaire des communes et de la part « compensation part salaires » (CPS) des intercommunalités qui servent à financer l’accroissement des composantes de la DGF liées à la population et à la péréquation. Afin de ne pas déstabiliser plus fortement la part CPS des intercommunalités, le présent amendement propose de ne lui faire financer que l’accroissement de la péréquation intercommunale, et d’assurer le financement de l’accroissement de la péréquation communale uniquement au travers de la dotation forfaitaire des communes. Cet amendement est sans impact sur le budget 2026 mais il participe à une meilleure répartition de l’effort entre les communes et les intercommunalités. Cet amendement a été préparé en coordination avec les Intercommunalités de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000395
Dossier : 395
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Date inconnue
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. Cette disposition introduit une rétroactivité au 1er janvier 2025, que le Gouvernement justifie par la volonté de corriger un supposé déséquilibre contractuel et de réduire les dépenses publiques à hauteur de 150 M€ par an, une somme marginale au regard des bénéfices économiques, fiscaux et sociaux qu’apporte la filière solaire aujourd’hui (60000 emplois locaux, des recettes fiscales pour les collectivités, une réduction significative des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement.) Sur le plan juridique, cette mesure menace la confiance des acteurs économiques dans la parole de l’Etat. L’Etat les a poussés à réaliser des investissements colossaux basés sur des contrats de long terme, à 20 ans. Il ne peut pas en changer les règles en cours de route, car cela place des acteurs économiques au bord de la faillite et dans des situations personnelles très difficiles alors qu’ils respectent les contrats à la lettre. Une telle disposition créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun acteur économique ne pourra envisager sereinement d’investir à long terme dans le secteur énergétique français. Enfin, cette mesure rétroactive aurait des effets disproportionnés pour la filière photovoltaïque d’un point de vue économique. L’article 69 parle d’une « rémunération excessive de certains contrats », mais il est important de noter que le matériel acheté par les investisseurs avant 2010 l’était à un tarif bien plus élevé que maintenant, et que les prêts qu’ils ont contractés était par conséquent particulièrement élevés et longs à amortir. Ceux qui ont pris des risques à l’époque en se lançant dans l’aventure, encouragé par l’Etat, sont sanctionnés aujourd’hui, ce qui constitue une profonde injustice Cette mesure risque de freiner l’investissement privé et de détourner les investisseurs vers d’autres pays européens offrant un cadre plus stable et prévisible, voire de pousser certains investisseurs à abandonner leur activité, alors que l’urgence est à la revalorisation du travail et à la lutte contre l’assistanat. Le présent amendement vise donc à supprimer les dispositions de l’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 portant sur la révision de certains contrats de production photovoltaïque, afin de préserver la sécurité juridique des contrats conclus avec l’État, la confiance des investisseurs dans la stabilité du cadre public ainsi que la pérennité économique d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la réindustrialisation du pays.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000396
Dossier : 396
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Date inconnue
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L’article 76 du PLF 2026 prévoit une reconduction du dispositif de lissage conjoncturel des ressources des collectivités territoriales (Dilico), instauré par la loi de finances pour 2026. Mis en place dans l’urgence en 2025, le Dilico apparaissait comme un dispositif exceptionnel, aux limites évidentes. Dans son dernier rapport consacré aux finances publiques locales, la Cour des comptes pointe notamment “au-delà de 2025, un effet incertain sur les recettes des collectivités et sur le solde de l’État” et “une efficacité incertaine du prélèvement pour réduire le besoin de financement des collectivités”. En conséquence, il est proposé de supprimer cet article. Cet amendement a été préparé en coordination avec les Intercommunalités de France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000397
Dossier : 397
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à reporter à 2030 les dispositions de l’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 portant sur la révision de certains contrats de production photovoltaïque, afin de préserver la sécurité juridique des contrats conclus avec l’État, la confiance des investisseurs dans la stabilité du cadre public ainsi que la pérennité économique d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la réindustrialisation du pays. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000397
Dossier : 397
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Date inconnue
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Le présent amendement propose une réduction transversale et temporaire des dépenses fiscales en matière d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés. Concrètement, l’ensemble des réductions et crédits d’impôt recensés dans l’annexe « Voies et moyens – Tome II – Dépenses fiscales » est minoré de 10 % par l’application d’un coefficient de 0,90. Deux catégories sont expressément exclues de ce mécanisme : les dispositifs relatifs à la taxe sur la valeur ajoutée et aux accises ainsi que les régimes applicables exclusivement en Corse ou dans les outre-mer. L’objectif poursuivi est d’abord de contribuer à la maîtrise de la dépense fiscale, dont le coût global pèse lourdement sur les finances publiques. En procédant à une réduction uniforme et lisible, la mesure permet de mobiliser un rendement significatif sans entrer dans une logique de suppression ciblée, toujours contestable au plan économique ou social. Elle vise également à préserver la lisibilité du droit fiscal : le recours à un coefficient simple et identique pour tous les dispositifs concernés garantit une application homogène et transparente. Le dispositif est strictement borné dans le temps en ne s’appliquant qu’à l’année 2026. À défaut de reconduction expresse par une loi de finances ultérieure, les articles du code général des impôts concernés retrouveront automatiquement, à compter du 1er janvier 2027, leur fonctionnement antérieur. Enfin, l’amendement prévoit la remise par le Gouvernement d’un rapport d’évaluation au Parlement, avant le 1er octobre 2026. Ce rapport devra analyser le rendement de la mesure, la répartition de l’effort entre ménages et entreprises, l’impact sur les secteurs concernés ainsi que les éventuels effets de comportement. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000004
Dossier : 4
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Date inconnue
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Cet amendement vise à faire de la commande publique un levier actif de soutien à l’innovation et à la réindustrialisation en réservant une part minimale de 2% des achats courants de l’État aux produits et services innovants développés par les PME françaises. Ce dispositif s’inscrit dans la continuité de la stratégie nationale d’achats innovants pilotée par la direction des achats de l'État, mais fixe désormais une obligation chiffrée et suivie annuellement. Il renvoie à la proposition n°93 du rapport d’enquête parlementaire de M. Alexandre LOUBET sur les freins à la réindustrialisation de la France. Les dépenses d’achat courant de l’État s’élèvent à environ 50 milliards d’euros par an sur les 170 milliards d'euros de commande publique. L’application de ce quota de 2% permettrait de mobiliser environ 1 milliard d’euros, et même plus de 3 milliards d'euros sur l'ensemble de la commande publique, en faveur de l’innovation issue du tissu productif national, tout en renforçant la souveraineté technologique de la France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000403
Dossier : 403
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Date inconnue
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Face à la pénurie de logements pour les travailleurs saisonniers, essentiels à des secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration ou l’agriculture, de nombreux employeurs construisent ou aménagent des logements pour héberger leur personnel. Toutefois, ces investissements, soumis à la TVA au taux normal de 20%, pèsent lourdement sur leur coût, sans que les employeurs puissent bénéficier d’un droit à déduction de cette taxe. Or, la législation actuelle n’accorde ce droit à déduction qu’à la construction ou mise à disposition gratuite de logements pour le personnel de gardiennage, de sécurité ou de surveillance, créant ainsi une inéquité significative pour les employeurs saisonniers. Cet amendement propose donc d’étendre ce droit à déduction aux logements destinés au personnel saisonnier, à condition que le bien soit mis gratuitement à leur disposition et que la déduction soit accompagnée du traitement fiscal en avantage en nature. Cette mesure, tout en encourageant l’amélioration des conditions d’hébergement des saisonniers, contribuera à réduire le coût supporté par les employeurs et favorisera le maintien et la création d’emplois saisonniers, avec un impact budgétaire maîtrisé pour les finances publiques |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000403
Dossier : 403
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Non renseignée
Date inconnue
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Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile (CISAP), prévu à l’article 199 sexdecies du code général des impôts, représente plus de 6,8 milliards d’euros de dépense fiscale en 2025. Ce dispositif est très concentré sur les ménages aisés : plus de 50 % des foyers du dernier décile en bénéficient, pour un montant moyen deux fois supérieur à la moyenne nationale. Le présent amendement met en œuvre les recommandations du rapport sur la loi fiscale (RALF) en introduisant : une modération du taux du crédit d’impôt à 45 % au lieu de 50 %, afin de mieux maîtriser son coût budgétaire ; une différenciation des plafonds de dépenses éligibles selon la nature de l’activité. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000404
Dossier : 404
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Non renseignée
Date inconnue
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Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile (CISAP), prévu à l’article 199 sexdecies du code général des impôts, représente plus de 6,8 milliards d’euros de dépense fiscale en 2025. Ce dispositif est très concentré sur les ménages aisés : plus de 50 % des foyers du dernier décile en bénéficient, pour un montant moyen deux fois supérieur à la moyenne nationale. Le présent amendement met en œuvre les recommandations du rapport sur la loi fiscale (RALF) en introduisant une différenciation des plafonds de dépenses éligibles selon la nature de l’activité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000404
Dossier : 404
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Date inconnue
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Cet amendement vise à aligner la taxe de séjour applicable aux villages vacances sur celle des hôtels, des meublés touristiques et des résidences de tourisme, en fonction du classement par étoiles. L'exception instaurée par le système actuel pour les villages de vacances semble injustifiée. Elle crée une différence de traitement entre des établissements d’hébergement touristique présentant des niveaux de prestation comparables et s’adressant à une clientèle similaire. Les villages vacances, notamment ceux situés en zone littorale ou en zone de montagne, souvent classés et disposant d’infrastructures équivalentes à celles des hôtels, bénéficient ainsi d’une taxe de séjour inférieure à celle applicable aux hôtels, meublés et résidences de même catégorie. Cette disparité contribue à une distorsion de concurrence au sein du secteur touristique. Par ailleurs, la classification des hébergements par étoiles constitue aujourd’hui un indicateur pertinent de la qualité des prestations offertes, largement reconnu des usagers et des professionnels. En indexant la taxe de séjour sur le nombre d’étoiles, on assure une juste logique de contribution fondée sur la capacité de chaque établissement à générer des recettes et à répondre aux besoins des clientèles les plus exigeantes. Enfin, cette réforme permettrait d’accroître le rendement des ressources des collectivités territoriales, au bénéfice des politiques publiques locales de promotion touristique et d’aménagement. Cet amendement vise donc à rendre la fiscalité sur la taxe de séjour plus cohérente, plus équitable et plus adaptée aux réalités du secteur touristique, tout en soutenant la dynamique économique des territoires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000405
Dossier : 405
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Date inconnue
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Le tourisme est un facteur de dynamisme économique, d’attractivité des territoires et d’emploi pour de nombreux territoires en France.
Le logement des travailleurs saisonniers est une condition indispensable à l’embauche dans les boutiques, les restaurants, les hôtels situés dans ces zones..., par exemple près de deux tiers des magasins de sport de montagne hébergent au moins la moitié de leurs salariés. Il s’agit de territoires où la pression immobilière est très forte. Une grande partie de ces établissements optent pour la location de biens à la saison, qui est soumise à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Cet amendement vise à exonérer les logements loués par des entreprises pour l’hébergement de travailleurs saisonniers de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, dans les communes touristiques. Cette taxation apparaît inéquitable pour les entreprises qui mettent en œuvre des efforts significatifs pour attirer et loger leurs salariés dans un contexte de pénurie de logements. De plus, elle constitue une charge supplémentaire qui pèse sur leur compétitivité et peut décourager les initiatives visant à améliorer les conditions de travail des saisonniers. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000405
Dossier : 405
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Non renseignée
Date inconnue
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Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile (CISAP), prévu à l’article 199 sexdecies du code général des impôts, représente plus de 6,8 milliards d’euros de dépense fiscale en 2025. Ce dispositif est très concentré sur les ménages aisés : plus de 50 % des foyers du dernier décile en bénéficient, pour un montant moyen deux fois supérieur à la moyenne nationale. Le présent amendement met en œuvre les recommandations du rapport sur la loi fiscale (RALF) en introduisant une modération du taux du crédit d’impôt à 45 % au lieu de 50 %. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000407
Dossier : 407
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Date inconnue
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Le présent amendement recentre le crédit d’impôt recherche (CIR), dont le coût budgétaire avoisine 8 milliards d’euros par an, afin d’améliorer son efficacité économique et de renforcer la soutenabilité des finances publiques. Il poursuit trois objectifs précis : – Réduction du plafond de la première tranche : le seuil de dépenses éligibles au taux de 30 % est abaissé de 100 à 75 millions d’euros, ce qui permet de concentrer le soutien public sur les entreprises exposant des montants de recherche plus modestes, là où l’effet incitatif du dispositif est le plus fort. – Exclusion des dépenses de veille technologique : ces frais, intégrés forfaitairement dans les dépenses de fonctionnement, sont éloignés de la finalité de recherche et développement et doivent être distingués des opérations de R&D proprement dites. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000408
Dossier : 408
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Date inconnue
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Le présent amendement limite le bénéfice du CIR à 30 millions d’euros (30 % de 100 millions de dépenses) en supprimant la tranche à 5 %. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000409
Dossier : 409
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à instaurer une taxe de séjour additionnelle régionale en Bretagne. La Région Bretagne, qui a financé sur fonds propres avec les collectivités de Bretagne la LGV Bretagne-Pays de la Loire et qui est la seule à mettre en place un SERM à rayonnement régional, n’a bénéficié d’aucun dispositif fiscal d’accompagnement. En raison de sa périphéricité, la Région Bretagne assume des charges supplémentaires indispensables à un aménagement équilibré de son territoire, comme le financement d’un conventionnement supplétif pour que le TGV puisse desservir la pointe bretonne. Afin d’assumer les engagements financiers prévus dans le CPER signé avec l’État, tout en évitant de réduire l’offre, la Région Bretagne a voté en juin 2025 la mise en place d’un Versement mobilité régional et rural. Si cette ressource constitue une avancée pour le budget de la Région (quoique sous-dimensionnée puisque le VMRR représente moins de 10 % du budget transports de la Région), la mise en place d’un nouvel impôt de production dans un contexte économique incertain a fait vivement réagir l’ensemble des branches professionnelles, tout particulièrement les représentants des industries agroalimentaires et métallurgiques, stratégiques pour l’économie bretonne et dont le taux de rentabilité est structurellement faible. La Région Bretagne a donc travaillé ces derniers mois afin de trouver des solutions alternatives au VMRR pour le financement des infrastructures et services de transports bretons, dont la mise en place d’une taxe de séjour additionnelle régionale. Ile de France Mobilités perçoit depuis le 1er janvier 2024 une surtaxe additionnelle de séjour de 200 %. Cette taxe additionnelle s’ajoute à une taxe additionnelle régionale de 15 %. Conformément à la candidature retenue par l’État, Bretagne Mobilités portera le SERM breton. Il constitue donc la structure idéale pour héberger cette fiscalité nouvelle et investir en faveur des mobilités touristiques et des mobilités du quotidien sur l’ensemble de la région. Cet amendement a été travaillé de concert avec le Conseil Régional de Bretagne. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000410
Dossier : 410
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Date inconnue
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Le tourisme constitue un secteur économique clé qui appelle une coordination de la puissance publique. Il est à la croisée de nombreuses compétences régionales : développement économique par le poids qu’il représente en termes de croissance et d’emplois, aménagement du territoire, formation professionnelle, transports, préservation des milieux et valorisation de la biodiversité, culture et patrimoine, agriculture et agroalimentaire, autorité de gestion des fonds européens, promotion. Les Régions sont engagées depuis plus de dix ans, et de façon encore plus significative lors de la crise sanitaire, aux côtés de l’État et des autres niveaux de collectivités, pour soutenir la filière du tourisme et l’émergence d’une offre durable et d’excellence. Des politiques régionales ambitieuses en faveur du tourisme structurent notre économie touristique : renforcement de la professionnalisation des acteurs du secteur, accélération de la transformation numérique du tourisme et innovation digitale afin de les replacer au service de l’humain, création de dispositifs de soutien à l’innovation touristique et accompagnement de la filière événementielle. Aussi, cet amendement prévoit, au même titre que pour les départements, la possibilité pour les Régions d’instaurer une taxe additionnelle à la taxe de séjour. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000411
Dossier : 411
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Date inconnue
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La taxe sur les services numériques (TSN), prévue aux articles L. 453‑45 à L. 453‑83 du code des impositions sur les biens et services, frappe à hauteur de 3 % les recettes issues des services de publicité ciblée et d’intermédiation numérique réalisés en France par les grandes plateformes mondiales (chiffre d’affaires consolidé supérieur à 750 millions d’euros, chiffre d’affaires France supérieur à 25 millions d’euros). Selon les données officielles, son rendement est évalué à environ 750 millions d’euros. Le présent amendement propose de porter le taux de la taxe de 3 % à 6 %, afin de mieux faire contribuer un secteur dont la rentabilité a fortement progressé sans lien proportionné avec son ancrage fiscal national. Son rendement doublerait alors. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000411
Dossier : 411
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Date inconnue
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En 2016, 306 millions d’euros de subventions étaient accordés par l’État aux associations d’aide aux migrants dans le cadre de la mission « Asile, intégration et immigration » : depuis, cette somme a plus que triplé, puisque ce sont près de 981,2 millions d’euros qui leur ont été versés en 2022. Ces associations sont également financées par des dons et bénéficient généralement de la réduction d’impôt prévue par l’article 200 du code général des impôts. Les 20 associations recevant les montants les plus importants de la part de l’État en matière de subventions ont touché en 2022 557,3 millions d’euros, représentant quelques 56 % du total versé dans le cadre de la mission 3immigration, asile et intégration ». Or, certaines de ces associations agissent contre le respect de nos lois et la protection de nos concitoyens, en se mobilisant notamment pour empêcher que les mesures administratives d’éloignement (ITF, IRTF, expulsion, OQTF) qui concernent des étrangers présents illégalement sur notre territoire puissent être exécutées. Il est inacceptable que l’État français soutienne, en leur accordant des subventions mais aussi le bénéfice de la réduction d’impôt, des structures qui le combattent et qui nuisent aux intérêts de notre Nation. Le présent amendement vise donc à évaluer le montant des financements publics alloués aux associations d’aide aux migrants, notamment CIMADE, GISTI, France terre d’asile, Anafé, Forum réfugiés, groupe accueil et solidarité (GAS), afin de pouvoir retirer les subventions et le bénéfice de la réduction d’impôt aux associations dont les adhérents sont reconnus coupables d’actes visant à aider des personnes présentes illégalement sur le territoire français et faisant l’objet de mesures administratives d’éloignement à s’y maintenir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000412
Dossier : 412
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Date inconnue
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Cet amendement tend à élargir l’assiette de la TTF aux transactions intra journalières et aux dérivés. Il intègre des mesures qui tiennent compte d’un débat ouvert il y a plusieurs années : – D’abord, est inscrite une taxation des ordres d’achat plutôt que du transfert de propriété pour taxer les transactions intrajournalières. Il s’agit notamment d’une recommandation du prix nobel d’économie Joseph Stiglitz. Le risque de contournement paraît modéré dans la mesure où la collecte de la TTF repose déjà sur une base déclarative des transactions par les intermédiaires financiers auprès d’Euroclear, le dépositaire central unique de la Place de Paris, et où les acteurs, pour sécuriser leurs transactions, ont tout intérêt à respecter les règles mises en place par le législateur et contrôlées par l’administration fiscale et le régulateur. – En deuxième lieu, l’amendement exonère les apporteurs de liquidité de la TTF pour l’extension aux transactions intrajournalières. Ces « market makers » contribuent à la liquidité et au bon fonctionnement du marché. Il convient de les distinguer des intervenants purement spéculatifs. En effet, Euronext leur applique diverses obligations pour améliorer la qualité du marché et écarter ceux qui spéculeraient seulement entre eux-mêmes. Selon l’AMF, ce statut concerne une dizaine de prestataires. – Ensuite, l’amendement prévoit de restreindre le dispositif aux dérivés d’actions, afin de ne pas pénaliser l’utilisation de certains dérivés comme couverture, par exemple en matière agricole. Cette proposition suit l’exemple de la TTF italienne. – En quatrième lieu, l’amendement intègre la taxation des souscriptions de dérivés à un taux dix fois inférieur (0,03 %) au taux des achats d’actions (0,3 %), car portant sur le montant notionnel (montant théorique de l’actif sous-jacent), comme le prévoit le projet de TTF européenne dès 2011. – L’amendement propose la taxation des dérivés négociés hors marché réglementés à un taux deux fois supérieur (0,06 %), afin d’inciter à la transparence du marché. Cette proposition suit également l’exemple de l’Italie et permet de renforcer la part relative du marché réglementé par rapport au gré à gré. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000413
Dossier : 413
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Date inconnue
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Le présent amendement travaillé avec le Conseil national de l’ordre des experts-comptables vise à supprimer la déclaration DAS 2 en tant que déclaration annuelle obligatoire. Cette déclaration prévoit que, lorsque des honoraires ou des commissions sont versées à des personnes extérieures à l’entreprise, il faut déclarer ces sommes à l’administration fiscale. Elle est obligatoire lorsque leur montant excède 2400 € par an pour un même bénéficiaire. Or, l’établissement de la déclaration DAS 2 représente, pour les entreprises, une obligation déclarative complexe et chronophage. En effet, cette déclaration ne peut pas être directement produite à partir des écritures comptables : – D’une part, doivent être déclarées les sommes effectivement payées au cours de l’année civile, et non les dépenses engagées, ce qui oblige à retraiter manuellement les données comptables. – D’autre part, le seuil de déclaration doit être apprécié sur la base des montants toutes taxes comprises (TTC), alors même que la comptabilité est tenue en hors taxes (HT). Cela impose, pour chaque déclaration, une intervention manuelle supplémentaire, génératrice d’erreurs potentielles et de surcharges administratives. En pratique, la déclaration DAS 2 n’est d’ailleurs pas utilisée systématiquement par l’administration fiscale : lorsqu’une omission survient, le contribuable a la possibilité de corriger son erreur, y compris au cours d’un contrôle. En réalité, c’est souvent dans le cadre de ces contrôles que l’administration demande la production du formulaire. Par ailleurs, dans le cadre d’un contrôle fiscal, l’administration dispose déjà d’un accès complet au fichier des écritures comptables (FEC), qui lui permet de connaître précisément l’ensemble des honoraires, commissions et autres rémunérations versées au cours de l’année. L’utilité de la DAS 2 comme déclaration systématique est donc aujourd’hui largement réduite. La présente proposition vise donc à simplifier les obligations déclaratives des entreprises en supprimant la DAS 2 en tant que déclaration annuelle obligatoire. Elle serait remplacée par une déclaration « à la demande », que l’administration pourrait exiger de l’entreprise dans un délai de 30 jours. Le présent amendement permet donc : – D’alléger la charge administrative et de réduire les risques d’erreur pour les entreprises et leurs experts-comptables, en supprimant une obligation déclarative à la fois redondante et techniquement complexe. – De garantir à l’administration fiscale le maintien de l’ensemble de ses moyens de contrôle nécessaires, puisqu’elle continuerait à pouvoir accéder au FEC dans le cadre d’un contrôle et, le cas échéant, à demander communication des informations contenues dans la DAS 2. Cette proposition ne retire aucune garantie à l’administration, mais elle constitue un réel progrès de simplification pour les entreprises. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000418
Dossier : 418
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Date inconnue
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Les dépenses de la protection de l’enfance ou aide sociale à l’enfance (ASE) ont atteint 10 milliards en 2024, incluant un coût de prise en charge des MNA de plus de 1,5 milliard d’euros. Le nombre de jeunes reconnus MNA pris en charge dans chaque département dans le cadre de l’ASE est en hausse constante(19 893 en 2021 contre 29 965 en 2023). Or, certains jeunes prétendent être mineurs afin de pouvoir se maintenir sur le territoire français et bénéficier ainsi des dispositifs prévus pour les personnes mineures. Cette situation n’est pas acceptable. Cet amendement vise à rendre obligatoire le recueil des empreintes pour toute personne se présentant comme un mineur non accompagné pour pouvoir bénéficier des services de la protection de l’enfance, et à empêcher que des personnes majeures ne soient prises en charge de façon indue par ces services déjà saturés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000419
Dossier : 419
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Date inconnue
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Cet amendement propose de limiter à 2 ans le bénéfice du Revenu de Solidarité Active (RSA) pour les personnes aptes à travailler. Le RSA doit rester une allocation temporaire permettant de favoriser le retour à l’emploi. Alors que la France comptait 488 000 emplois non pourvus au 2ème trimestre 2025 (services à la personne, hôtellerie-restauration, aide à domicile…), le RSA maintient ses allocataires aptes au travail dans l’inactivité. Sur les 1,85M d’allocataires du RSA en août 2025, près de 40 % sont âgés de moins de 35 ans. Cette allocation crée une injustice vis-à-vis des Français qui font le choix de travailler. Aujourd’hui, une personne qui travaille pour 3 000 euros brut, aura 2 200 euros pour faire vivre sa famille, tandis qu’un couple au RSA avec 3 enfants touchera 2 300 euros en cumulant le RSA avec d’autres aides. Cet amendement vise donc à revaloriser le travail face à l’assistanat. La limitation à deux ans du RSA ne s’appliquerait pas aux personnes qui ne sont pas aptes à travailler, en raison notamment d’un handicap ou d’une maladie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000419
Dossier : 419
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Date inconnue
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Cet amendement vise à ne pas inclure l’octroi de mer et l’octroi de mer régional dans la base d’imposition de la TVA. Cette disposition est sans aucune incidence financière puisqu’elle existe déjà dans la législation, à l’article 45 de la loi n° 2004‑639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer : « Par exception aux dispositions du 1° du I de l’article 267 et du 1° de l’article 292 du code général des impôts, l’octroi de mer et l’octroi de mer régional ne sont pas compris dans la base d’imposition de la taxe sur la valeur ajoutée. » Toutefois, la loi relative à l’octroi de mer n’est pas toujours appliquée ; dans les faits, on constate trop souvent une pratique de double taxation. C’est pourquoi, le présent amendement, qui prévoit l’inscription de cette disposition dans le code général des impôts, devrait permettre sa meilleure application. Cet amendement a été inspiré par les travaux de la commission mixte ad hoc de la Guadeloupe pour le comité interministériel pour l’Outre-mer (CIOM 2023). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000420
Dossier : 420
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Date inconnue
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Face aux défis du réchauffement climatique et de multiplication des risques, les services d’incendie et des secours sont de plus en plus sollicités et le seront encore davantage. Il est donc indispensable de faciliter et optimiser leur financement, assuré à hauteur de 60 % par les Départements. Ces derniers bénéficient au titre du financement des SDIS d’une fraction de taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), mais leur contribution est plus de deux fois supérieure aux montants ainsi perçus. La mission Sécurité civile, de son côté, prévoit une dotation de soutien à l’investissement des SDIS dont l’enveloppe n’est pas pérenne et ne permet, de ce fait, aucune projection. Pour faire face aux investissements à venir dans le domaine de la Sécurité civile, les moyens doivent être durablement augmentés, d’autant que les Départements font face à des difficultés financières majeures, subissant une chute de leurs recettes et une augmentation de leurs dépenses de solidarité. Afin d’augmenter l’enveloppe globale et de maintenir un niveau suffisant de ressources pour leurs missions de sécurité civile, le présent amendement prévoit donc un reversement supplémentaire de TSCA aux Départements. Il s’agirait d’un changement d’affectation, sans incidence sur les taux de taxe et donc sur les contrats d’assurance : une partie des recettes actuellement versées à la Caisse nationale des allocations familiales serait fléchée vers ces collectivités, pour un montant équivalent à environ 200 millions d’euros. Cet amendement ne viendrait pas grever les ressources de la CNAF, puisque la Cour des comptes a relevé un excédent de la branche famille de plus d’un milliard d’euros en 2024. Les moyens des services de secours s’en trouveraient augmentés sur le long terme. Aux termes de l’article L.O. 111‑3‑16 du code de la sécurité sociale, cette proposition est bornée à trois ans afin d’en assurer la recevabilité. Cet amendement a été travaillé avec Départements de France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000421
Dossier : 421
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à ne pas subordonner la politique fiscale sur les résidences secondaires et, le cas échéant, les logements vacants à celle mise en œuvre à l’égard des entreprises, en corrigeant une disposition imaginée au moment de la suppression de la taxe d’habitation. Concrètement, depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, la taxe foncière sur les propriétés bâties est devenue l’impôt dit « pivot », c’est-à-dire, celui auquel sont amarrées les deux autres grandes taxes locales à pouvoir de taux : la cotisation foncière des entreprises et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Si, du temps de la taxe d’habitation, il était légitime de s’assurer que les entreprises ne soient pas fiscalement lésées vis-à-vis des ménages (ou l’inverse) en instituant des liens entre les taux votés par les conseils municipaux, cela n’est plus pertinent à l’heure de la taxe d’habitation sur les seules résidences secondaires. En effet, la politique fiscale envers les résidences secondaires vise notamment à réduire la sous-occupation et le phénomène de « volets clos », il serait inopportun que sa mise en œuvre ait des effets de bord sur les entreprises. Pour rappel, le taux voté de taxe d’habitation sur les résidences secondaires est identique au taux de taxe d’habitation sur les logements vacants applicable sur les territoires qui la mettent en place. Dans l’optique d’une fusion de la taxe d’habitation sur les logements vacants, actuellement perçue par les collectivités, et de la taxe sur les logements vacants, perçue par l’État, la déliaison entre les taux de taxe d’habitation et de la taxe foncière sur les propriétés bâties semble d’autant plus nécessaire. Cet amendement revient donc sur la modification des règles de lien entre les taux de taxe foncière (TFPB), de cotisation foncière des entreprises (CFE) et de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) pour une application au 1er janvier 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000422
Dossier : 422
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Depuis le 1er janvier 2023, les taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et les taux de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale (THRS) sont liés et doivent évoluer dans la même proportion. La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales a conduit à faire de la Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) l’impôt pivot des mécanismes de lien entre les taux. Il en résulte comme effet paradoxal qu’une commune souhaitant agir contre la sous occupation des logements en augmentant le taux de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires est obligée d’accroître la pression fiscale sur l’ensemble des propriétaires (dans la mesure où ces dernières sont soumises à la TFPB). En effet, il n’y a aucune logique à ce qu’une évolution de taux de THRS, levier de politique du logement visant notamment à réduire la sous-occupation et à promouvoir l’occupation des logements à titre de résidence principale, ait des effets de bord sur les populations dont les logements sont occupés. Le présent amendement prévoit ainsi une déliaison des taux de THRS et de TFPB. Cette simplification administrative aura un coût « nul » dans le budget de l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000422
Dossier : 422
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer le relevé des frais généraux. Le formulaire n°2067 a pour objet de déclarer les frais généraux des entreprises soumises à l'impôt sur le revenu dans la catégorie BIC ou à l'impôt sur les sociétés. Or, cela constitue une obligation déclarative supplémentaire pour les entreprises, alors même que les informations qu’il contient sont déjà communiquées à l’administration fiscale par d’autres voies. En effet, la quasi-totalité des données renseignées dans ce formulaire figure déjà dans la déclaration sociale nominative (DSN), transmise de manière mensuelle ou trimestrielle, et des échanges avec l’administration sont en cours pour intégrer les rares éléments manquants dans la DSN. Le maintien du relevé des frais généraux entraîne donc une redondance déclarative inutile pour les entreprises et leurs experts-comptables. Les omissions de déclaration sont fréquentes en raison de la complexité du formulaire, ce qui génère des corrections chronophages et des contentieux évitables alors que l’information existe déjà ailleurs. Le présent amendement vise à simplifier les obligations déclaratives des entreprises en supprimant le relevé des frais généraux en tant que déclaration systématique. L’information continuerait d’être tenue à la disposition de l’administration, qui pourrait en demander la production en cas de besoin. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000423
Dossier : 423
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Date inconnue
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Le plafond de la taxe affectée à l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP) est fixé à 8,5 M€ dans le projet de loi de finances pour 2026, alors même que la prévision d’encaissement inscrite dans ce même projet atteint 10 267 658 €. Ce niveau de plafond apparaît ainsi très en-deçà du produit attendu de la taxe. Ce décalage s’inscrit dans une dynamique déjà observée les années précédentes. En 2024, le plafond s’est révélé mordant à hauteur de 715 k€. En 2025, malgré un rehaussement à 8,5 M€, la collecte devrait atteindre 9,6 M€, soit un dépassement proche de 1 M€. Si le plafond devait être maintenu à 8,5 M€ en 2026, l’écrêtement atteindrait près de 2 M€, soit un niveau sans précédent. Un tel plafonnement apparaît profondément inadapté et inéquitable à plusieurs titres. D’une part, l’écrêtement d’une taxe acquittée par la filière théâtrale privée et destinée à son propre soutien constitue une forme de surtaxation pour un secteur dont le modèle économique repose sur la prise de risque artistique et financier, avec des marges structurellement faibles et incertaines. D’autre part, avec un plafond maintenu à 8,5 M€, près de 17 % du produit de la taxe serait écrêté en 2026, contre un taux d’environ 3 % pour le Centre national de la musique, créant ainsi une rupture manifeste d’équité entre dispositifs de soutien à des filières culturelles comparables. Enfin, ce mécanisme d’écrêtement est incompatible avec la logique même du droit à reversement, qui permet à chaque redevable de récupérer jusqu’à 65 % de la taxe acquittée. Ainsi, un écrêtement prévisionnel de 1,77 M€ en 2026 se traduirait en réalité par une perte de près de 2,92 M€ pour l’ASTP, fragilisant directement sa capacité d’intervention. Le maintien de ce plafond à un niveau insuffisant porte atteinte à la soutenabilité financière de l’ASTP, alors même que l’association a achevé, dans les délais impartis par les pouvoirs publics, deux réformes structurelles majeures : la refonte de sa gouvernance et la remise à plat de l’ensemble de ses régimes de soutien économique. Les nouveaux dispositifs d’aide, entrés en vigueur au 1er janvier 2026, se traduiront dès cette année par un élargissement des actions de l’ASTP et du nombre de bénéficiaires sur l’ensemble du territoire. Or, le renforcement de ces missions au bénéfice de l’ensemble de la filière théâtrale privée implique des besoins de financement accrus. À plafond constant, l’ASTP ne serait pas en mesure d’accompagner la dynamique de l’activité, alors même que la ressource fiscale qui lui est affectée progresse naturellement. Dans un contexte budgétaire contraint, le relèvement du plafond de la taxe affectée à l’ASTP constitue une mesure vertueuse, en ce qu’il permettrait d’autofinancer l’élargissement et le renforcement de ses actions, sans coût supplémentaire pour les finances publiques. Le présent amendement vise donc à relever le plafond de la taxe affectée à l’ASTP de 8,5 M€ à 9,5 M€, afin de le mettre en cohérence avec le niveau réel de la collecte et avec les missions confiées à l’association. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000424
Dossier : 424
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à aligner les déclarations professionnelles sur une date unique, pour les clôtures en année civile. En effet, le calendrier actuel des obligations déclaratives professionnelles crée une complexité inutile pour les entreprises et leurs conseils. En matière de déclaration des bénéfices (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés), la liasse fiscale doit être déposée au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai de l'année suivante, avec un délai supplémentaire de 15 jours calendaires accordé par l’administration. Il en va de même pour la déclaration de CVAE (formulaire n°1329-DEF de liquidation) et la déclaration annuelle de TVA (CA12). Toutefois, pour ces deux dernières, il n’existe aucun délai supplémentaire de 15 jours pour la télétransmission, contrairement à la liasse fiscale.
Une telle mesure présente de nombreux avantages :
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000426
Dossier : 426
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la déclaration DAS 2 en tant que déclaration annuelle obligatoire. Cette déclaration prévoit que, lorsque des honoraires ou des commissions sont versées à des personnes extérieures à l'entreprise, il faut déclarer ces sommes à l’administration fiscale. Elle est obligatoire lorsque leur montant excède 2400€ par an pour un même bénéficiaire. Or, l’établissement de la déclaration DAS 2 représente, pour les entreprises, une obligation déclarative complexe et chronophage. En effet, cette déclaration ne peut pas être directement produite à partir des écritures comptables :
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000426
Dossier : 426
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Date inconnue
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Le 31 janvier 2025, en l’absence de toute concertation, le Gouvernement a pris la décision d’augmenter de 3 points par an le montant de la cotisation vieillesse des employeurs territoriaux jusqu’en 2028, ce qui équivaudra à terme à une dépense supplémentaire non compensée d’environ 4,2 milliards d’euros par an pour les employeurs territoriaux et impliquera 1,05 milliard d’euros par an d’accroissements de charges successifs selon les données établies par le Gouvernement lui-même et communiquées fin 2024 au conseil national d’évaluation des normes (CNEN). Cette mesure augmentera mécaniquement d’au moins deux points par an la masse salariale des collectivités territoriales, sans que ces dernières ne procèdent au moindre recrutement et aboutira, comme le rappelle la Cour des comptes, à une hausse des charges de retraites des employeurs territoriaux de plus de 40 % en 4 ans, ce qu’aucune entreprise ne pourrait supporter sans être mise en péril. Si le redressement des comptes de la CNRACL – qui verse chaque année 26 milliards d’euros de prestations à 1,3 million de bénéficiaires – est nécessaire, il faut rappeler que la situation budgétaire actuelle est le résultat des plus de 100 milliards prélevés sur ce régime au titre de la compensation démographique, ce qui l’a privé de toute possibilité de mise en réserve de ses excédents pendant 50 ans, pour équilibrer d’autres régimes, dans le secteur privé. Il n’est pas cohérent de vouloir réduire les dépenses de fonctionnement des collectivités territoriales tout en leur imposant un tel choc contributif – dont les effets seront par ailleurs très insuffisants pour rétablir un équilibre pérenne des finances de la Caisse du fait du caractère structurel de son déficit – et de refuser d’envisager toute autre mesure structurelle parmi celles proposées par les inspections générales dans leur rapport de mai 2024 ou par le rapport de la Délégation aux collectivités de l’Assemblée nationale de mai 2025. Pour les collectivités, cette mesure, par son ampleur, vient menacer très concrètement la capacité à financer aussi bien les services aux habitants de nos territoires que les investissements nécessaires aux transitions. Du point de vue même de la contribution au redressement des comptes publics, cette mesure aussi brutale qu’injuste est pour le moins trompeuse : en portant les taux de cotisation à la CNRACL à des niveaux exorbitants (43,65 %) de ceux supportés au titre du régime général par les employeurs privés et en annihilant la capacité d’autofinancement de nos collectivités, cette décision constitue ni plus ni moins un transfert de déficit depuis notre système de protection sociale vers les collectivités territoriales. Aussi, le présent amendement appelle l’État à compenser les effets de cette hausse pour 2026, tout en rappelant le Gouvernement à sa responsabilité d’examiner et mettre en œuvre dans les meilleurs délais les mesures structurelles préconisées par un rapport qu’il a lui-même commandé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000427
Dossier : 427
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), instaurée en 2019, constitue un levier fiscal majeur permettant aux exploitants agricoles d’anticiper les aléas et de gérer leur trésorerie de manière plus Concrètement, la DEP autorise les agriculteurs à constituer une épargne déductible de leur résultat imposable, qu’ils peuvent mobiliser dans un délai de dix ans pour financer leurs dépenses professionnelles. Les sommes ainsi utilisées doivent ensuite être réintégrées dans leur revenu fiscal. La loi de finances pour 2025 a déjà fait évoluer ce dispositif en limitant la réintégration à 70% du montant mobilisé en cas de sinistre climatique, sanitaire ou naturel donnant lieu à une Le présent amendement propose d’aller plus loin en abaissant ce taux de réintégration de 70% à 50%. Cette adaptation rendrait la DEP encore plus attractive et efficace, en particulier pour les exploitants confrontés à des crises récurrentes — sécheresses, inondations, épizooties ou, plus récemment, En réduisant la part imposable lors de la reprise de la DEP, la mesure renforcerait la trésorerie immédiate des exploitations concernées et améliorerait leur capacité à affronter les difficultés |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000430
Dossier : 430
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Date inconnue
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Cet amendement vise à mettre fin au financement public de l'éolien Depuis plusieurs années, le financement public de l’éolien terrestre comme maritime en, France, principalement via la Contribution au Service Public de l’Électricité (CSPE), s’est transformé en un véritable gouffre financier, dont les conséquences sont lourdes et néfastes pour les consommateurs, les finances publiques et la compétitivité économique du pays. La CSPE, instaurée pour compenser le surcoût lié au développement de l’éolien est financée par une taxe prélevée sur les factures d’électricité. Globalement, cette taxe a connu une augmentation exponentielle. Cette hausse spectaculaire traduit la croissance incontrôlée des charges liées aux subventions versées aux producteurs d’énergies renouvelables pour l’éolien terrestre et l’éolien en mer. Ces charges sont aujourd’hui évaluées pour un coût de 2 024 753 540 euros sur un total de charges de service public de l’électricité atteignant environ 13 milliards, dont une part importante est supportée directement par l’État via ses ressources budgétaires. L’effet immédiat est double : une hausse de la facture d’électricité pour les ménages et les entreprises, et un alourdissement des charges publiques, en contradiction totale avec les objectifs d’efficacité économique et de maîtrise des dépenses publiques. Par ailleurs, la charge supportée par les consommateurs est non seulement croissante mais également volatile, du fait des mécanismes d’intégration de la production intermittente qui provoquent de fortes fluctuations des prix sur les marchés de l’électricité. De plus, la compétitivité de cette filière n’est pas avérée. Le coût moyen de rachat de l’électricité produite par l’éolien terrestre est de l’ordre de 185 €/MWh, quand le coût moyen de production d’un MWh d’électricité par EDF est d’environ 60 €. Ce différentiel creuse un subventionnement massif sans que les énergies renouvelables soient autonomes ou compétitives économiquement. La forte intermittence ce l’éolien génère des épisodes de surproduction qui font chuter les prix de marché, nécessitant un complément de rémunération croissant pour compenser les producteurs. En revanche, lors des pics de demande ou de l’absence de production renouvelable, les prix explosent, transférant l’instabilité au système public et aux consommateurs. Ce système ne bénéficie pas aux usagers, qui voient leurs factures augmenter sans amélioration réelle de la qualité ou de la sécurité de l’approvisionnement. Une pause dans le financement public de l’éolien est indispensable pour rétablir une vision économique rigoureuse, réévaluer la stratégie énergétique et garantir une meilleure maîtrise des coûts pour les consommateurs et l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000430
Dossier : 430
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Date inconnue
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En l’état actuel du droit, les établissements industriels de l’État exerçant des activités de construction, de fabrication ou de refonte de matériels militaires, sont soumis au paiement de la cotisation foncière des entreprises. Le service industriel de l’aéronautique (SIAé), au sein du ministère des Armées, doit s’acquitter de la cotisation foncière des entreprises (CFE). Le SIAé, qui est en charge de la maintenance du matériel aéronautique des armées, regroupe une direction de service et cinq ateliers industriels aéronautiques (AIA) répartis sur plusieurs sites : en Bretagne (avec les bases aéronautiques navales de Lann-Bihoué, Landivisiau et Lanvéoc-Poulmic), à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Ambérieu-en-Bugey, et Cuers-Pierrefeu-du-Var, près de Toulon (source : Rapport d’analyse budgétaire 2024 du compte de commerce 902 : Exploitations industrielles des ateliers aéronautiques de l’État). Assurant des activités stratégiques pour le maintien opérationnel des équipements de l’armée de l’Air et de l’Espace (maintenance et de modernisation sur les avions et hélicoptères des armées françaises), le SIAé est un outil essentiel pour la défense et l’autonomie stratégique française. Il nous semble essentiel de favoriser le développement de ces établissements industriels clés pour la défense nationale, la sécurisation de nos intérêts vitaux et la protection de nos compatriotes. Et cela passe, en premier lieu, par un allègement de la fiscalité qui pèse sur leur activité productive. Cet amendement propose donc d’exonérer du paiement de la cotisation foncière des entreprises, les activités de construction, de fabrication ou de refonte de matériels militaires exercées par l’État dans ses établissements industriels, ainsi que pour l’entretien et les grosses réparations, les activités d’étude et de recherche appliquées qui sont effectuées dans ces mêmes établissements. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000432
Dossier : 432
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instaurer une obligation pour l’ensemble des assujettis à la contribution des hauts patrimoines de déclarer l’intégralité de leur patrimoine. L’objectif serait de disposer enfin de données fiables sur la composition et la valeur des patrimoines des ultra-riches. En effet, en l’absence d’un impôt portant sur l’ensemble du patrimoine, il existe aujourd’hui un véritable manque d’information statistique. Or il est primordial de combler ce déficit. Le manque de données fiables touche l’ensemble de la fiscalité du patrimoine : successions, donations, taxation des hauts patrimoines, etc. Cette insuffisance de données ne relève pas seulement d’un enjeu statistique. Elle entre directement en contradiction avec l’évolution même de la stratégie de contrôle de la DGFiP. En effet, depuis le milieu des années 2010, celle-ci repose sur une approche globale du contribuable, fondée sur l’analyse de sa situation patrimoniale et financière d’ensemble, et non plus sur un contrôle isolé impôt par impôt. Pour que cette approche fonctionne, il faut disposer d’une vision complète, fiable et consolidée du patrimoine des contribuables. Aujourd’hui, faute de données suffisantes, cette stratégie est objectivement empêchée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000433
Dossier : 433
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, le financement public des énergies renouvelables en France, principalement via la Contribution au Service Public de l’Électricité (CSPE), s’est transformé en un véritable gouffre financier, dont les conséquences sont lourdes et néfastes pour les consommateurs, les finances publiques et la compétitivité économique du pays. La CSPE, instaurée pour compenser le surcoût lié au développement des énergies renouvelables, est financée par une taxe prélevée sur les factures d’électricité. Or, cette taxe a connu une augmentation exponentielle, passant d’environ 3 €/MWh en 2003 à près de 30 €/MWh en 2025, soit une multiplication par 10. Cette hausse spectaculaire traduit la croissance incontrôlée des charges liées aux subventions versées aux producteurs d’énergies renouvelables, en particulier pour l’éolien terrestre, l’éolien en mer et le photovoltaïque. La part de la CSPE finançant les EnR est estimée à près de 7,6 milliards d’euros pour 2026 par la CRE, sur un total de CSPE qui attendra environ 13 milliards, dont une part importante sera supportée directement par l’État via ses ressources budgétaires. L’effet immédiat est donc double : une explosion de la facture d’électricité pour les ménages et les entreprises, et un alourdissement des charges publiques, en contradiction totale avec les objectifs d’efficacité économique et de maîtrise des dépenses publiques. Par ailleurs, la charge supportée par le contribuable est non seulement croissante mais également volatile, du fait des mécanismes d’intégration de la production intermittente qui provoquent de fortes fluctuations des prix sur les marchés de l’électricité. De plus, la compétitivité de ces filières renouvelables n’est pas avérée. Le coût moyen de rachat de l’électricité produite par l’éolien terrestre est de l’ordre de 185 €/MWh, quand le coût moyen de production d’un MWh d’électricité par EDF est d’environ 60 €. Ce différentiel creuse un subventionnement massif sans que les énergies renouvelables soient autonomes ou compétitives économiquement. Cette situation découle d’une stratégie énergétique basée sur un tout-renouvelable promu sans adaptation des mécanismes de soutien. La forte intermittence de ces sources - dépendant du vent et du soleil - génère des épisodes de surproduction qui font chuter les prix de marché, nécessitant un complément de rémunération croissant pour compenser les producteurs. La PPE 3 prévoit d'ailleurs de continuer le financement de projets, se basant sur des hypothèses de consommation totalement irréalistes. En outre, la filière renouvelable reste largement dépendante des subventions publiques. Elle n’a pas atteint le seuil de maturité qui lui permettrait de s’autofinancer ou d’exister sans aides, ce qui remet en question la viabilité économique à long terme de ce modèle. Pire encore, cette dynamique de subvention croissante favorise la rente pour des promoteurs privés au détriment de l’intérêt général, en privatisant les gains et socialisant les pertes. Le système ne bénéficie pas aux usagers, qui voient leurs factures augmenter sans amélioration réelle de la qualité ou de la sécurité de l’approvisionnement. Ainsi, poursuivre le financement des énergies renouvelables dans ces conditions revient à condamner les Français à des factures d’électricité toujours plus élevées, à creuser le déficit public et à alimenter un modèle économique inefficace qui freine les transitions énergétiques alternatives, notamment l’innovation dans les technologies de stockage ou l’efficacité énergétique. Une pause dans le financement public des énergies renouvelables est indispensable pour rétablir une vision économique rigoureuse, réévaluer la stratégie énergétique et garantir une meilleure maîtrise des coûts pour les consommateurs et l’État. Cet amendement supprime donc toutes les dispositions légales permettant le financement des EnR par la CSPE. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000434
Dossier : 434
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Date inconnue
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Selon le rapport annuel 2024 du Comité de gestion des charges de service public de l’électricité (CG-CSPE), le coût total des engagements pris par l’État au titre des dispositifs de soutien à la production d’électricité d’origine renouvelable (pour la seule métropole continentale) est compris entre 113 et 167 milliards d’euros à horizon 2051, dont 53 milliards déjà versés à fin 2023 (Ministères de l’Écologie et de l’Aménagement). Ce montant illustre l’ampleur de la charge publique déjà engagée pour ces dispositifs, alors même que la situation des finances publiques impose des arbitrages budgétaires stricts. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000434
Dossier : 434
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Date inconnue
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Cet amendement vise à réformer la fiscalité des droits de succession et de donation, protéger les classes moyennes et populaires, et mieux redistribuer les richesses. Il répond au diagnostic du Conseil d’Analyse Économique d’un retour à une « société d’héritiers », où la part du patrimoine transmis dans la richesse détenue s’est fortement accrue et où l’origine familiale pèse de plus en plus sur les trajectoires. Aujourd’hui, la progressivité affichée est largement affaiblie par un empilement d’exemptions (assurance-vie, démembrements, régimes professionnels, etc.) qui mitent l’assiette et offrent aux plus aisés des voies d’évitement. La réforme proposée élargit l’assiette, neutralise ces niches, unifie le traitement des transmissions (notamment pour l’assurance-vie) et rehausse un abattement par bénéficiaire assorti d’un rappel à vie, afin d’épargner les patrimoines modestes et moyens. Elle n’impactera pas 95 % de la population, puisque seuls les héritiers recevant plus de 1,3 million d’euros verront leurs droits augmenter. A cette fin, il : – Crée un rappel fiscal à vie, c’est-à-dire que l’impôt sera calculé en faisant masse de tout ce qui a été reçu au cours de la vie du bénéficiaire, et non au coup par coup comme aujourd’hui. Cette mesure est une mesure d’équité en faveur de ceux qui ne peuvent transmettre qu’un patrimoine en fin de vie (généralement une maison familiale occupée jusqu’au décès ou presque), et non transmettre en « cash » plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque année (80 % des français ne reçoivent aucune donation du vivant) – Crée un abattement de 300 000 euros pour tous et quel que soit l’origine de l’héritage, afin de protéger les petits et moyens patrimoines et les héritages dit en ligne indirecte (familles recomposées, neveux et nièces, etc.) ; tout en permettant une taxation plus juste des très grands héritages. – Aligne la fiscalité de l’assurance-vie sur le droit commun. Par les exonérations offertes, ce produit est générateur de profondes inégalités (la transmission d’une assurance vie composée de produits financiers est exonérée d’impôts, alors que la transmission de l’appartement ou la maison de famille ne l’est pas). De plus ce produit a un intérêt pour l’économie et l’épargnant extrêmement limité (part limitée des investissements en actifs de long terme, superposition de nombreuses couches de frais de gestion, etc.). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000435
Dossier : 435
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe LFI a pour objectif de développer en France un principe d’ « impôt universel ciblé », notamment sur les paradis fiscaux, via un mécanisme de fiscalité limitée étendue, tel qu’il existe d’ores et déjà dans plusieurs pays européens. Cette contribution concernerait les plus hauts revenus, puisqu’elle serait assise sur la seule fraction de revenus dépassant cinq fois le plafond de la sécurité sociale, soit plus de 230 000 euros. Cette disposition, qui ne touche que les ressortissants les plus riches, est un atout fiscal dynamique. Dénoncer une convention fiscale artificiellement favorable à un paradis fiscal au détriment de la France aura des conséquences directes sur nous ressortissants les plus aisés établis dans ce pays. Aussi, cet amendement permettra de renégocier avantageusement les conventions déséquilibrées. La mondialisation néo-libérale, caractérisée par la libre circulation des capitaux, aboutit à la destruction des États providences par la capacité des contribuables les plus fortunés et des multinationales à contourner l’impôt. Par un jeu de concurrence malsaine, les gouvernements libéraux se sont lancés dans une course au moins-disant fiscal, corollaire au moins-disant social. En conséquence, l’assiette fiscale se resserre sur les classes populaires et moyennes qui doivent compenser l’avarice des ultra-riches. Nous sommes dans la situation décrite par Tocqueville au sujet de l’Ancien Régime où « L’impôt a pour objet non d’atteindre les plus capables de le payer, mais les plus incapables de s’en défendre ». Contrairement à certains de nos voisins européens comme la Suède, la Finlande ou l’Allemagne, la France ne dispose toujours pas à ce jour de mécanisme spécifique d’imposition limitée étendue. Le nivellement par le bas des barèmes d’imposition est un obstacle majeur à l’harmonisation fiscale entre les États. Le présent amendement permet de décourager l’exil fiscal, tout en limitant les facteurs incitatifs au dumping fiscal. Il permet donc de renforcer la voix de la France dans les tractations pour une harmonisation fiscale par le haut. Il s’agit donc ici d’ajouter un principe général d’imposition en fonction de la nationalité, ou d’une durée de résidence en France significative, qui pourra s’appliquer à chaque impôt portant sur le revenu des personnes (que ce soit l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les successions ou l’impôt sur les plus-values ou les dividendes), y compris lorsqu’ils sont perçus dans un autre pays que la France, ce qui en ferait un impôt universel. Poursuivant un objectif de lutte contre l’exil fiscal, ce dispositif cible les pays dont les taux d’imposition sont au moins 40 % inférieurs à celui de la France, que ce soit en matière d’impôt sur les revenus du travail, du capital ou du patrimoine. Compatible avec le droit européen, cette disposition respecte l’ensemble des centaines de conventions fiscales déjà signées par la France avec d’autres pays. Cet amendement ne fait que reprendre la proposition 3 du rapport de la mission d’information sur l’impôt universel rapportée par Messieurs Coquerel et Mattei en 2019. Une telle disposition permettra de lutter efficacement contre l’exil fiscal, comme prétend vouloir le faire le Gouvernement. Plus largement, il s’agit d’une question de justice sociale et de souveraineté : l’équité face à l’impôt et la capacité de la France à lever l’impôt ne peuvent ni ne doivent s’éteindre par le simple moyen d’un changement de résidence fiscale. En assurant une meilleure équité fiscale, cet amendement participera à résoudre « le problème de moindres recettes » constaté par l’exécutif, et améliorera le consentement à l’impôt de nos concitoyens. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000435
Dossier : 435
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Date inconnue
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L'article 46 prévoit que "les frais de justice criminelle, correctionnelle et de police sont à la charge de la personne physique ou de la personne morale condamnée." En revanche, il prévoit que ces frais restent à la charge de l’État pour les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et pour les mineurs. Dans un souci de justice et d'équité, cet amendement exige que l'ensemble des délinquants et des criminels prennent en charge leurs frais de justice. Les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle doivent eux aussi assumer financièrement les conséquences de leurs actes. Pour les mineurs, ces frais seront assumés par leurs tuteurs légaux.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000436
Dossier : 436
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Date inconnue
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La DCRTP est une dotation versée par l’État, depuis 2011, dont l’objectif était de compenser l’écart résiduel entre le montant des ressources fiscales perçues préalablement à la réforme de 2010 (suppression de la taxe professionnelle et réallocation des parts régionales du foncier bâti et non-bâti) et la somme des produits de substitution alloués aux Régions, afin d’aboutir à un montant équivalent. Les ressources de substitution étaient les suivantes : |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000437
Dossier : 437
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Date inconnue
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Dans une note publiée en juin 2023, l’Institut des Politiques Publiques (IPP) montre que "l'ensemble des impôts personnels reste progressif jusqu'à un niveau élevé de revenu (autour de 600 000 euros de revenu économique annuel, soit le top 0,1 %), mais il devient fortement régressif passé ce niveau." Ainsi, les 378 ménages les plus aisés du pays ne s’acquittent en moyenne que de 2 % d’impôt sur leur revenu économique. Ce phénomène s’explique notamment par le fait que les Français les plus riches peuvent contourner l’impôt grâce à la constitution de sociétés holdings. Selon l’Observatoire de la Justice Fiscale, plusieurs niches fiscales profitent quasi exclusivement aux contribuables les plus fortunés et alimentent ces stratégies d’optimisation fiscale. Parmi elles : La « niche Copé », qui exonère de l’impôt sur les sociétés les plus-values de cession de titres de participation détenus depuis plus de deux ans par des sociétés soumises à l’IS, représente un coût annuel estimé à 7 milliards d’euros.
Le présent amendement vise donc à mettre en place une taxation des holdings financières pour assurer la contribution des citoyens les plus riches à l’effort budgétaire de la Nation et éviter qu’ils échappent à l’impôt. Il propose de mettre fin aux niches fiscales mentionnées ci-dessus, en réformant la quote-part pour frais et charges (QPFC) de la manière suivante : 60 % pour les dividendes intragroupes (régime mère-fille) ; |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000438
Dossier : 438
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Date inconnue
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En lieu et place de la présente taxe vidée de son sens par de très nombreuses exemptions et réduite à un dispositif symbolique au Sénat, cet amendement instaure une taxation spécifique des profits qui échappent à l’impôt sur le revenu grâce au recours : – à la « thésaurisation » les bénéfices (en lieu et place d’un investissement ou d’une distribution aux associés). – à des sociétés « holdings » permettant de faire remonter des dividendes hors de la société productive mais sans les assujettir à l’IR du bénéficiaire effectif (l’actionnaire) Sur la base des comptes nationaux, le rendement de cet impôt est estimé à plus de 5 Md€ par an et ce sans impact négatif sur le tissu entrepreneurial réellement productif de notre pays. Le dispositif proposé est la transposition en droit français de deux dispositifs qui prévalent aux États-Unis : – Le dispositif dit « Personal holding company tax » existant dans l’internal revenu code américain (26 U.S. code § 541) – Le dispositif dit de l’Accumulated Earnings Tax (26 U.S. code § 532) Personal holding company tax : Le principal dispositif de contournement de l’impôt est relativement simple et est généralement connu sous le nom de holding. La holding consiste pour un individu fortuné (une personne physique), à détenir une entreprise dite « holding ». Cette holding (personne morale) détient elle le patrimoine de l’individu (actions d’entreprises, immobilier, brevets, droits d’auteurs, etc.). Les revenus de cette holding sont donc principalement des revenus « passifs » comme des dividendes, des loyers, des redevances, etc. Cette holding s’acquitte donc d’impôts sur les sociétés, mais ne verse à son détenteur (la personne physique) aucun ou très peu de dividendes, permettant donc d’éviter l’impôt sur le revenu (généralement le prélèvement forfaitaire unique) dont doit s’acquitter le commun des mortels (salariés, retraités, petits porteurs, etc.). Ce mécanisme permet donc à l’individu fortuné de « piloter » à sa guise son revenu imposable, et donc d’en réduire largement l’assiette. L’individu ne paye en effet l’impôt sur le revenu que le jour où il se verse les dividendes… potentiellement jamais dans de nombreux cas où la holding est simplement transmise aux héritiers (grâce généralement à un pacte Dutreil dont une réforme s’impose également de par ailleurs). Dès lors, afin d’éviter ce mécanisme de perpétuel report de l’impôt par cette manipulation du revenu imposable, il est proposé par cet amendement que les holdings s’acquittent d’un impôt spécifique portant sur le résultat non distribué aux actionnaires sous forme de dividende. Le montant de cet impôt est fixé à 20 %, équivalent à deux tiers du montant du prélèvement forfaitaire unique. Ce dispositif n’affecte pas les détenteurs d’une entreprise réellement productive, dans la mesure où il est calibré pour s’appliquer exclusivement aux entreprises dont les revenus sont à plus de 60 % des revenus dit « passifs », c’est-à-dire : – Dividendes – Loyers – Droits d’auteurs – Etc. Accumulated Earnings Tax (AET) : Pour faire face au deuxième écueil (la thésaurisation au niveau de la société opérationnelle et non de la holding, visée par le volet décrit précédemment), il est proposé en miroir du modèle américain de l’Accumulated Earnings Tax (AET), d’instaurer une taxe sur les bénéfices non distribués (TBND) à un taux de 20 %, applicable aux bénéfices accumulés au-delà de seuils raisonnables (250 000 € ). Ces seuils, permettent de cibler les accumulations excessives tout en préservant la trésorerie nécessaire au développement des entreprises et en les incitant à investir plutôt que de thésauriser. En synthèse, cet amendement poursuit deux objectifs principaux : – Encourager la redistribution des bénéfices vers les actionnaires, les salariés ou les investissements productifs, plutôt que leur thésaurisation stérile. – Limiter les stratégies d’évasion fiscale consistant à accumuler des bénéfices pour éviter l’imposition des dividendes. Ce dispositif est complémentaire des dispositifs dit de « contribution différentielle sur les hauts patrimoine ». En effet, il inciterait les actionnaires à distribuer sous forme de dividendes les profits réalisés au lieu de les accumuler. Ce faisant, les actionnaires s’acquitteraient du prélèvement forfaitaire unique, impôt par construction déduit du montant de l’impôt à acquitter pour la taxe différentielle sur le patrimoine. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000438
Dossier : 438
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe affectée à l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP), qui constitue sa principale source de financement. Fixé à 8,5 millions d’euros, ce plafond n’est plus adapté aux réalités économiques du secteur, dont l’activité et le dynamisme se sont fortement accrus. L’écart entre le rendement réel de la taxe et son plafond représente autant de ressources non mobilisées pour le financement de la filière théâtrale privée, fondée sur un principe de mutualisation. Conformément aux engagements pris, l’ASTP a mené une réforme de sa gouvernance, aboutissant en avril dernier à un renforcement de la présence des pouvoirs publics au sein de son conseil d’administration, ainsi qu’à la création d’un conseil professionnel associant représentants des employeurs, des salariés et des organismes de gestion collective. Il convient désormais de garantir à l’ASTP des moyens financiers à la hauteur de ses missions, afin de renforcer son soutien à la prise de risque artistique et à la diffusion des spectacles, objectif auquel répond le déplafonnement proposé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000439
Dossier : 439
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur les spectacles vivants affectée au Centre national de la musique (CNM), qui constitue sa principale ressource. Cette taxe s’applique, lorsqu’ils sont réalisés à titre onéreux, aux spectacles de variétés, concerts, tours de chant et représentations de jazz, de rock, de musiques électroniques et de musiques du monde. Fixé à 58 millions d’euros dans le projet de loi de finances pour 2026, le plafond de cette taxe n’est plus en cohérence avec la dynamique économique du secteur, marquée par une croissance régulière et plusieurs relèvements successifs depuis 2012. Malgré les augmentations prévues en lois de finances pour 2025 et 2026, le plafond demeure inférieur à la prévision d’encaissement du CNM. L’écart entre le rendement réel de la taxe et son plafond prive la filière musicale de ressources mutualisées essentielles, alors même que le PLF 2026 prévoit une diminution de la dotation publique du CNM. Le déplafonnement proposé s’inscrit en outre dans les objectifs du contrat d’objectifs et de performance 2024‑2028 du CNM, visant à renforcer ses ressources propres. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000439
Dossier : 439
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Date inconnue
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Dans une note publiée en juin 2023, l’Institut des Politiques Publiques (IPP) montre que "l'ensemble des impôts personnels reste progressif jusqu'à un niveau élevé de revenu (autour de 600 000 euros de revenu économique annuel, soit le top 0,1 %), mais il devient fortement régressif passé ce niveau." Ainsi, les 378 ménages les plus aisés du pays ne s’acquittent en moyenne que de 2 % d’impôt sur leur revenu économique. Ce phénomène s’explique notamment par le fait que les Français les plus riches peuvent contourner l’impôt grâce à la constitution de sociétés holdings. Plusieurs niches fiscales alimentent ces stratégies d’optimisation fiscale, parmi lesquelles la niche "Copé". La niche Copé est un mécanisme voté à l'occasion de la loi de finances pour 2005 de décembre 2004, qui prévoit l’exonération des plus-values sur les cessions de titres de participation détenus depuis plus de 2 ans par des sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés. Cette niche aurait coûté 7 milliards d’euros en 2018. Cet amendement de repli vise donc à relever la quote-part pour frais et charges (QPFC) applicable aux plus-values (« niche Copé ») à 100%, pour simplement appliquer le taux normal d'impôt sur les sociétés (IS) sur ces plus-values réalisées en cas de cessions de titres. Ce taux était appliqué jusqu'en 2004. Cette imposition au taux normal d’IS est d’autant plus nécessaire qu’il est établi que, chez les contribuables les plus aisés, les sommes perçues au sein des holdings suite aux cessions de titres ne sont que rarement distribuées aux actionnaires, et donc presque jamais imposées (ni dans la filiale, ni dans la holding). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000440
Dossier : 440
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Date inconnue
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Amendement de repli. En lieu et place d’une « taxe holding » vidée de son sens par de très nombreuses exemptions, cet amendement instaure une taxation spécifique des profits qui échappent à l’impôt sur le revenu grâce au recours à des sociétés « holdings » permettant de les y soustraire. Sur la base des comptes nationaux, le rendement de cet impôt est estimé à plus de 4 Md€ par an et ce sans impact négatif sur le tissu entrepreneurial réellement productif de notre pays. Un consensus existe sur l’actuelle rupture d’égalité devant l’impôt, dans la mesure où les ultra-riches s’acquittent de taux effectifs d’imposition significativement inférieurs aux classes moyennes (moins de 30 % pour les milliardaires contre plus de 50 % pour les classes moyennes). Le principal dispositif de contournement de l’impôt est relativement simple et est généralement connu sous le nom de holding. La holding consiste pour un individu fortuné (une personne physique), à détenir une entreprise dite « holding ». Cette holding (personne morale) détient elle le patrimoine de l’individu (actions d’entreprises, immobilier, brevets, droits d’auteurs, etc.). Les revenus de cette holding sont donc principalement des revenus « passifs » comme des dividendes, des loyers, des redevances, etc. Cette holding s’acquitte donc d’impôts sur les sociétés, mais ne verse à son détenteur (la personne physique) aucun ou très peu de dividendes, permettant donc d’éviter l’impôt sur le revenu (généralement le prélèvement forfaitaire unique) dont doit s’acquitter le commun des mortels (salariés, retraités, petits porteurs, etc.). Ce mécanisme permet donc à l’individu fortuné de « piloter » à sa guise son revenu imposable, et donc d’en réduire largement l’assiette. L’individu ne paye en effet l’impôt sur le revenu que le jour où il se verse les dividendes… potentiellement jamais dans de nombreux cas où la holding est simplement transmise aux héritiers (grâce généralement à un pacte Dutreil dont une réforme s’impose également de par ailleurs). Dès lors, afin d’éviter ce mécanisme de perpétuel report de l’impôt par cette manipulation du revenu imposable, il est proposé par cet amendement que les holdings s’acquittent d’un impôt spécifique portant sur le résultat non distribué aux actionnaires sous forme de dividende. Le montant de cet impôt est fixé à 20 %, équivalent à deux tiers du montant du prélèvement forfaitaire unique. Ce dispositif n’affecte pas les détenteurs d’une entreprise réellement productive, dans la mesure où il est calibré pour s’appliquer exclusivement aux entreprises dont les revenus sont à plus de 60 % des revenus dit « passifs », c’est-à-dire : – Dividendes – Loyers – Droits d’auteurs – Etc. Ce mécanisme est analogue sur son fonctionnement et sur le taux au dispositif dit « Personal holding company tax » existant dans l’internal revenu code américain (26 U.S. code § 541). Cet amendement permet donc en substance de remédier à l’utilisation des holdings pour la réduction de l’assiette de l’impôt sur le revenu sans avoir aucun impact négatif sur le tissu productif de notre pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000441
Dossier : 441
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Date inconnue
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La suppression de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves en 2014 a été perçue comme une injustice majeure par les personnes âgées, qui ont vu leurs revenus fortement impactés. En effet, cette mesure a entraîné une augmentation brutale de leur revenu fiscal de référence, les rendant éligibles à de nouveaux impôts. Cela a particulièrement pénalisé les veufs et veuves aux revenus modestes, qui se sont retrouvés soumis à des prélèvements supplémentaires comme la CSG et la Bien que la demi-part ait été partiellement rétablie pour les veuves d'anciens combattants, cette mesure reste insuffisante car elle ne concerne qu'un nombre restreint de bénéficiaires. Dans un souci de justice sociale, cet amendement vise à un rétablissement de la demi-part fiscale pour tous les veufs et veuves ayant eu un enfant, afin d’atténuer les difficultés financières qu'ils rencontrent. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000442
Dossier : 442
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure du dispositif du crédit d’impôt pour les investissements en faveur de l’industrie verte les entreprises industrielles et commerciales engagées dans des activités de production d’éoliennes. De nombreuses études corroborent l’impact négatif des éoliennes sur la faune sauvage, notamment sur les oiseaux, en entraînant une mortalité directe par collision et indirecte par la diminution de la qualité de l’habitat et de la disponibilité des ressources à proximité de ces installations. Alors que leur taille ne cesse d’augmenter et que leur remplacement requiert toujours plus de matériaux, l’impact néfaste sur la biodiversité ne se limite pas à notre territoire, en raison notamment de la déforestation qu’elles provoquent en Amazonie ou ailleurs pour la fabrication de leurs pales. Elles sont également source de nuisances sonores et visuelles pour nos concitoyens qui, souvent opposés à leur construction, doivent aussi participer à leur financement en payant une contribution au service public de l’électricité, dont le montant est en constante augmentation depuis plus de vingt ans. Ces dernières fonctionnent par intermittence et ne peuvent produire de l’électricité lorsque la vitesse du vent est inférieure à un certain seuil, rendant leur production dépendante des conditions météorologiques. Au vu de ces éléments et dans un contexte de nécessité de réduction des dépenses publiques, les éoliennes doivent être retirées du dispositif du crédit d’impôt pour les investissements en faveur de l’industrie verte et, plus largement, du mix énergétique de notre pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000443
Dossier : 443
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), instaurée en 2019, constitue un levier fiscal majeur permettant aux exploitants agricoles d’anticiper les aléas et de gérer leur trésorerie de manière plus responsable. Intégrée à une stratégie globale de gestion des risques agricoles, elle complète utilement les dispositifs assurantiels et contribue, depuis plusieurs années, à la résilience économique du secteur. Concrètement, la DEP autorise les agriculteurs à constituer une épargne déductible de leur résultat imposable, qu’ils peuvent mobiliser dans un délai de dix ans pour financer leurs dépenses professionnelles. Les sommes ainsi utilisées doivent ensuite être réintégrées dans leur revenu fiscal. La loi de finances pour 2025 a déjà fait évoluer ce dispositif en limitant la réintégration à 70% du montant mobilisé en cas de sinistre climatique, sanitaire ou naturel donnant lieu à une indemnisation publique ou assurantielle (assurance multirisque, FMSE, dispositif des calamités agricoles, etc.). Le présent amendement propose d’aller plus loin en abaissant ce taux de réintégration de 70% à 50%. Cette adaptation rendrait la DEP encore plus attractive et efficace, en particulier pour les exploitants confrontés à des crises récurrentes — sécheresses, inondations, épizooties ou, plus récemment, dermatose nodulaire contagieuse. En réduisant la part imposable lors de la reprise de la DEP, la mesure renforcerait la trésorerie immédiate des exploitations concernées et améliorerait leur capacité à affronter les difficultés conjoncturelles. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000454
Dossier : 454
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Date inconnue
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Sur notre territoire, de nombreux départements sont dans une situation financière critique ne leur permettant pas d’assurer leurs missions de service public. Cette défaillance de certains de ces services va pénaliser nos concitoyens, et plus particulièrement les plus vulnérables. Cette situation financière résulte notamment d’un sous-financement chronique de l’État vers les départements. Dans son rapport annuel 2025 sur la situation financière des collectivités territoriales, la Cour des comptes souligne la situation financière dégradée des départements, faisant face à l’explosion des dépenses sociales. Selon ce rapport, en 2024, 35 départements dégagent une épargne brute inférieure au seuil d’alerte de 7 % des produits de fonctionnement, 12 présentent une épargne nette négative, et 15 auraient besoin de plus de dix années d’épargne brute pour rembourser intégralement leur dette. Ces chiffres traduisent une crise structurelle qui s’étend à un nombre croissant de départements. Si l’objectif louable de cet article est de créer un nouveau fonds de sauvegarde pour les départements dont le montant passe de 100 à 300 millions d’euros, ce financement, rendu possible par les contributions financières des Français au travers de la myriade de taxes qui leur sont imposées, doit apporter des résultats permettant de sauver les finances de plusieurs départements. Au vu de l’augmentation de la dépense sociale, l’injection de simples liquidités n’est qu’une solution temporaire qui ne résoudra pas à terme la problématique des finances des départements. C’est pourquoi cet amendement vise à demander un rapport au Gouvernement sur l’efficacité du dispositif de fonds des départements pour 2026 en comparant la situation financière de l’ensemble des départements, bénéficiant ou non du fonds, par rapport à l’année précédente, afin que ce dernier tire les conséquences de la mise en place de ce type de dispositif à l’avenir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000456
Dossier : 456
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Date inconnue
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Cet amendement vise à mettre en place une contribution poids lourds pour financer les investissements dans les infrastructures ferroviaires et routières et favoriser la décarbonation du transport routier de marchandises. Face à l’état dégradé du réseau ferré et du réseau routier français, la qualité de service actuelle et future du transport de voyageurs et de marchandises est plus que préoccupante. Cette situation ne fera que s’aggraver, sauf si des investissements massifs sont entrepris de manière urgente. De plus, la décarbonation du transport de marchandises nécessite des investissements supplémentaires pour favoriser le report modal et réduire les émissions des poids lourds. Faute de marges de manœuvre budgétaires suffisantes, il nous faut trouver de nouvelles sources de financement. Alors que le secteur des transports est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France avec 34 % des émissions en 2023, le transport routier de marchandises ne contribue pas à la hauteur de ses externalités négatives, notamment de la dégradation des routes provoquée par le passage des poids lourds. La mise en place d’une « contribution poids lourds » kilométrique constitue une piste légitime et sérieuse à étudier, déjà mise en place par nombre de nos voisins européens comme l’Allemagne et la Suisse. En reposant sur la distance parcourue, elle s’appliquerait de façon égale aux transporteurs routiers français et étrangers et ne provoquerait pas de distorsion de concurrence. Elle pourrait être mise en place de manière progressive, en commençant avec un taux assez bas, les principales artères routières et les poids lourds les plus impactants, selon un calendrier précis permettant de donner de la visibilité aux acteurs du transport de marchandises. Le rendement possible d’une telle contribution serait de plusieurs milliards d’euros par an, ce qui permettrait de couvrir largement les besoins d’investissements identifiés, non seulement sur le réseau ferroviaire et ses équipements pour le fret, mais également sur le réseau routier et pour la décarbonation des poids lourds. Une telle contribution aurait vocation à se substituer aux contributions existantes en Alsace et dans la région Grand Est pour éviter la formation d’un mille-feuille fiscal et ainsi garantir l’existence d’une contribution nationale unique lisible. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000457
Dossier : 457
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Date inconnue
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Cet amendement propose de fixer une trajectoire progressive de diminution du tarif réduit sur le gazole pour le transport routier de marchandises avec l’objectif d’atteindre un niveau équivalent au tarif normal au 1er janvier 2030. Le tarif réduit pour les gazoles utilisés comme carburant par les véhicules routiers de transport de marchandises d’au moins 7,5 tonnes constitue la première dépense fiscale de la mission Ecologie, développement et mobilités durables (DF 800221). D’après la Cour des comptes, le coût de cette dépense s’élevait à 1,27 Md€ en 2024. Selon la classification du budget vert, son impact environnemental est défavorable. Pour rappel, cette dépense permet aux véhicules routiers de transport de marchandises d’au moins 7,5 tonnes de bénéficier d’un tarif réduit sur l’accise sur les gazoles de 45,19 €/MWh au lieu du tarif normal de 59,40 €/MWh (article L. 312‑48 du code des impositions sur les biens et services). L’article 130 de la loi « climat et résilience » de 2021 prévoit une « évolution de la fiscalité » du tarif réduit visant à aligner la tarification du gazole routier sur le tarif normal d’ici le 1er janvier 2030. Cet amendement s’inscrit donc dans la continuité d’une loi adoptée par le Parlement en 2021. Afin de respecter les objectifs de décarbonation du transport routier de marchandises, qui représente 13 % des émissions de gaz à effet de serre en France, et de favoriser le report modal ainsi que la décarbonation du transport routier de marchandises, cet amendement propose de fixer une trajectoire linéaire permettant d’atteindre le tarif normal au 1er janvier 2030, ce qui représente une augmentation de 2,84 €/MWh par an et permet de donner la visibilité suffisante au secteur. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000459
Dossier : 459
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Date inconnue
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Cet amendement du Groupe Socialistes et apparentés vise à compléter cet article créé au Sénat et inspiré des recommandations de la Cour des comptes sur le meilleur encadrement du pacte Dutreil. Il s'inspire également du dispositif proposé initialement avant la publication de ce rapport par la proposition de loi du groupe GDR et dont la Cour vient à son tour de valider la pertinence. Il s'agit ici de mettre en place un taux d'abattement de 50% et non 75% sur la valeur des parts au-delà de 50 millions d'euros, n'affectant dès lors pas l'immense majorité des pacte Dutreil portant sur des actifs de quelques millions d'euros au maximum. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000046
Dossier : 46
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instaurer un impôt plancher sur la fortune (IPF), ciblant les 0,01 % des contribuables les plus riches, c’est-à-dire les personnes détenant plus de 100 millions d’euros de patrimoine net. Il s’agit d’un impôt différentiel dont l’objectif est clair : s’assurer que ces contribuables paient au moins 2 % de leur fortune en impôts chaque année, tous impôts personnels confondus. Si la présente mesure fiscale est susceptible de constituer une exception à la règle de l’entonnoir, cette exception est pleinement justifiée par la dégradation de l’équilibre des finances publiques et par le rendement budgétaire significatif qu’elle est susceptible de générer. A cet égard, selon l’économiste Gabriel Zucman, une telle contribution pourrait rapporter entre 15 et 25 milliards de recettes supplémentaires Cet impôt plancher a déjà été adopté une première fois à l’Assemblée nationale en février dernier dans le cadre de l’examen des textes de la niche du groupe écologiste et social. Ce vote a constitué un signal politique fort : l’immunité fiscale des ultra-riches n’est plus tolérable. Contrairement à ce que ses détracteurs laissent entendre, la France ne serait pas une exception en rétablissant une fiscalité sur les grandes fortunes. Plusieurs pays européens disposent déjà d’un impôt sur la fortune ou de dispositifs équivalents. C’est le cas par exemple de l’Espagne, de la Norvège, de la Suisse, ou encore de la Belgique ou des Pays-Bas. Ainsi, la France n’est pas isolée, bien au contraire. Il est donc grand temps qu’elle s’engage, elle aussi, dans cette voie de justice fiscale, n’en déplaise aux opposants à la taxe Zucman dont les arguments tombent les uns après les autres, à commencer par la menace la plus tenace et anxiogène, celle de l’exil fiscal. En effet, le Conseil d’analyse économique (CAE) a démontré la fragilité de cet argument, dans une note publiée en juillet dernier. Oui, l’exil fiscal existe, mais il demeure marginal et n’aurait rien du raz-de-marée annoncé. Pendant que l’on agite le chiffon rouge de la fuite des ultrariches, la réalité est tout autre. Le patrimoine des 500 plus riches a augmenté près de quatre fois plus vite que le patrimoine médian des Français depuis 1998, et si notre système fiscal est globalement progressif, il devient régressif tout en haut de la pyramide : les 0,1 % les plus fortunés voient leur taux effectif baisser, de 46 % à l’entrée de ce groupe à 26 % pour les 0,0002 % les plus riches. Les plus riches paient donc moins d’impôts en proportion que les classes moyennes. Voilà la véritable anomalie. Et c’est la raison pour laquelle 86 % des Français sont favorables à la taxe Zucman. Autre argument souvent avancé contre cet impôt plancher, celui de « l’outil de travail », élément de langage n’ayant d’autre but que de permettre aux plus riches d’échapper à l’impôt. Les biens professionnels sont avant tout des actions d’entreprises détenues par les plus riches, dont le rendement peut être estimé entre 7 % et 10 % par an. Une taxation ne viendrait que minorer le rendement de ces milliardaires actionnaires, et non fragiliser les entreprises. Ce sont précisément les biens professionnels qui constituent le cœur du patrimoine des ultrariches. Les données de l’Institut des politiques publiques le confirment. Plus le patrimoine est élevé, plus la part des biens professionnels y devient écrasante, 66 % pour le dernier cent millième, et jusqu’à 90 % pour les patrimoines les plus élevés. Dernier argument avancé : les patrimoines dits « illiquides », notamment de fondateurs d’entreprises innovantes dont les entreprises sont très valorisées mais ne génèrent pas de bénéfices. On en déduit que leurs propriétaires ne pourraient pas s’acquitter de l’impôt. Cette situation existe, mais elle demeure très exceptionnelle et ne saurait justifier de balayer toute taxation du patrimoine. Pour y répondre, nous prévoyons une modalité de paiement spécifique pour permettre de s’acquitter de l’IPF sous forme de paiement en nature, et notamment en parts de sociétés, en étendant et modifiant le mécanisme de dation en paiement existant déjà pour les droits de mutation à titre gratuit, l'impôt sur la fortune immobilière et le droit de partage. La justice fiscale n’est plus négociable. Pas dans un pays où les besoins de financement public sont immenses, et encore moins dans une période où il nous faut, simultanément, garantir la soutenabilité de notre dette et répondre à l’urgence écologique. La justice fiscale n’est pas un luxe, c’est la condition de notre cohésion démocratique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000460
Dossier : 460
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Date inconnue
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La crise du logement en France atteint un niveau critique : ralentissement historique de la construction, flambée des prix, accès à la propriété et au logement locatif de plus en plus restreint, hausse du nombre de personnes sans domicile. Cette situation fragilise la cohésion sociale, creuse les inégalités territoriales et pèse sur le pouvoir d’achat des ménages. Pour répondre à cette urgence, il est nécessaire de relancer l’accession à la propriété, de stimuler l’offre de logements dans les zones tendues et de soutenir les ménages, notamment les plus modestes et les jeunes générations. L’action publique doit également s’inscrire dans les objectifs de transition écologique en favorisant des logements durables et sobres en carbone. Le PTZ constitue un outil essentiel pour soutenir l’accession à la propriété pour les ménages sous plafonds de ressources. Depuis 2014, les plafonds d’opération du PTZ n’ont pas été actualisés, et l’augmentation des taux d’intérêt ainsi que les règles d’octroi du crédit fixées par le Haut Conseil de Stabilité Financière ont fortement réduit l’accès au crédit immobilier, entraînant une chute de près de 40 % de la production de prêts à l’habitat entre 2022 et 2023. Le présent amendement adapte le PTZ aux conditions économiques actuelles en : - augmentant les plafonds d’opération (195 000 € maximum et 99 000 € pour les tranches réduites) ; - et en prolongeant le dispositif jusqu’au 31 décembre 2030 ; Cette mesure vise à relancer l’accession à la propriété, soutenir la construction de logements et préserver les finances publiques locales et nationales. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000461
Dossier : 461
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Le présent article créé au Sénat par un amendement du Groupe Union centriste a pour objet de réorienter le dispositif du plan d’épargne retraite (PER) vers l’objectif prioritaire de financement de la retraite qui lui a été initialement assigné. Dans cet objectif, il supprime l’ensemble des avantages fiscaux accordés aux versements réalisés par le titulaire d’un PER à compter de l’âge de 70 ans. Le présent amendement complète ce dispositif en rendant obligatoire le dénouement du PER lorsque le détenteur atteint l’âge de la retraite, permettant de continuer à encourager l’épargne de long terme et la constitution d’un complément de retraite – tout en supprimant le mécanisme d’optimisation aujourd’hui existant. En effet il existe aujourd’hui une opportunité d’optimisation fiscale massive, consistant pour un détenteur du PER de le conserver jusqu’à son décès. Outre les abattements de DMTG (que cet amendement ne modifie pas), dans cette situation, aucun impôt sur le revenu n’est dû ni par le défunt ni par les héritiers sur le capital transmis, qui aura dès lors fait l’objet d’une exonération totale d’impôt sur le revenu. La mesure générerait une recette supplémentaire estimée à 200 millions d’euros par an pour l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000462
Dossier : 462
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Date inconnue
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L’article 12 octodecies, introduit au Sénat, vient opportunément combler un vide juridique en consacrant une définition légale des gîtes ruraux, fondée sur des critères objectifs et stables : implantation hors métropole, exploitation dans une maison ou un petit immeuble, et respect de signes de qualité touristiques officiels reconnus par l’État et soumis à contrôles réguliers. Cette définition permet de distinguer clairement les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes des meublés touristiques urbains et des locations de type plateformes, sans recourir à des zonages administratifs évolutifs.
La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale, portée par les députés Annaïg Le Meur et Iñaki Echaniz, poursuit des objectifs légitimes de régulation des locations de courte durée dans les zones tendues. Toutefois, son application indifférenciée aux gîtes ruraux et aux chambres d’hôtes produit des effets de bord disproportionnés pour des activités majoritairement implantées en zone rurale, qui ne contribuent pas à la tension du marché locatif.
Dès lors que cette définition est désormais posée dans la loi, le présent amendement vise à en tirer toutes les conséquences fiscales utiles, en excluant les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes de la réduction de l’abattement fiscal applicable aux meublés de tourisme classés issue de la loi de 2024.
Cette clarification attendue par les acteurs qui font vivre nos territoires permettra de préserver un modèle touristique de proximité essentiel à l’économie des territoires ruraux, sans remettre en cause les objectifs de régulation poursuivis dans les zones urbaines tendues. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000463
Dossier : 463
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Date inconnue
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Cet amendement vise à instaurer une taxe annuelle sur les aéronefs d’affaires possédés ou utilisés par les sociétés, sur le même modèle que la taxe sur les véhicules de société. Cette taxe est due, d’une part, pour les jets immatriculés en France. Elle est due, d’autre part, pour les aéronefs d’affaires utilisés en France par une société ayant son siège social ou un établissement en France, dès lors qu’au moins un vol a pour point de départ ou d’arrivée le territoire français, y compris la Corse et les territoires ultramarins. Son exigibilité ne dépend pas uniquement de la propriété de l’aéronef d’affaires, mais également de son utilisation effective par la société. Sont ainsi concernés les aéronefs pris en location par la société, ceux mis à sa disposition par une autre entreprise ou par le siège d’un groupe implanté à l’étranger, ainsi que les aéronefs appartenant ou loués par ses salariés ou dirigeants lorsque la société prend en charge tout ou partie des coûts d’acquisition, de location, d’entretien ou d’exploitation du jet. La taxe est calculée selon un barème fondé sur le taux moyen d’émission de dioxyde de carbone de chaque aéronef, exprimé en grammes de CO2 par kilomètre parcouru. Ce barème, établi sur la base d’un prix de référence du carbone fixé à 100 euros par tonne de CO2 émise, détermine les tranches d’émissions et les tarifs correspondants, révisés chaque année pour tenir compte de l’inflation. L’objectif de cette mesure est triple : Ecologique, en dissuadant l’achat et l’usage de moyens de transport particulièrement émetteurs de CO2. Budgétaire, en dégageant des recettes nouvelles pour financer la transition écologique, notamment le développement du ferroviaire. Social, en adressant un signal d’équité et de responsabilité environnementale à l’égard des comportements les plus polluants. Si la présente mesure fiscale est susceptible de constituer une exception à la règle de l’entonnoir, cette exception est pleinement justifiée par la dégradation de l’équilibre des finances publiques et par le rendement budgétaire significatif qu’elle est susceptible de générer. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000465
Dossier : 465
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt recherche (CIR) représente une dépense fiscale de plus de 7 milliards d’euros en 2024, soit la première niche fiscale en faveur des entreprises. Selon la Cour des comptes, plus de 25 % du coût total du CIR bénéficie à des entreprises du secteur des services, dont les établissements financiers et d’assurance. D’après les estimations issues des données de la direction générale des finances publiques, les entreprises du secteur bancaire et assurantiel représentent environ 20 à 25 % de la valeur ajoutée du secteur tertiaire. En appliquant ce ratio à la part du CIR perçue par les services, ces entreprises pourraient bénéficier d’un montant annuel compris entre 400 et 600 millions d’euros de crédit d’impôt recherche. Sans remettre en cause le principe même du CIR, le présent amendement vise à rationaliser cette dépense fiscale en en réservant le bénéfice aux entreprises menant des activités à fort contenu scientifique et technologique et en excluant celles dont l’activité principale est de nature financière ou assurantielle. Il s’agit ainsi de mieux cibler la dépense fiscale vers la recherche industrielle, l’innovation et le soutien aux PME innovantes, tout en renforçant l’efficacité budgétaire et l’équité du soutien public à la recherche.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000466
Dossier : 466
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Date inconnue
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Cet amendement transforme en crédit d’impôt l’actuelle réduction d’impôt relative aux dons en faveur des organismes d’aide aux plus démunis, ou « niche Coluche ». Par cet amendement, il est ainsi proposé que chaque citoyen soit traité fiscalement dans les mêmes conditions lorsqu’il réalise un don, quand dans la situation actuelle seul les individus imposables bénéficient d’une compensation financière partielle. Ce dispositif peut permettre d’augmenter les dons en faveur des associations d’aide aux personnes en difficulté (Restos du Cœur, Croix Rouge, Secours populaire, Emmaüs…) dont les bénéficiaires ont significativement augmenter récemment ’hausse du coût de la vie, mécanismes de protection sociale mis à mal, etc.) |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000467
Dossier : 467
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Date inconnue
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Cet amendement des députés Socialistes et apparentés complète cet article créé au Sénat en y ajoutant une composante écologique. Il propose que soit taxée l’utilisation des navires de croisière sous contrat, effectuant des liaisons irrégulières, dans nos eaux territoriales, en fonction des émissions de dioxyde de carbone. Les paquebots de croisière figurent parmi les navires les plus polluants au monde : un seul de ces navires émettrait en moyenne chaque année 20 000 tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions annuelles de 10 000 voitures. Or, depuis les années 2000, le nombre de ces engins flottants a doublé. Cette aberration écologique constitue un anachronisme face à l’accélération du changement climatique et aux efforts d’adaptation qui nous obligent. Alors que qu’il conviendrait d’émettre deux tonnes de CO2 par an et par personne en 2050 pour respecter les trajectoires d’émissions carbones convenues par l’Accord de Paris, un méga‑navire, parmi les 53 plus grands en activité dans le monde mesurant plus de 300 mètres, a une consommation de 64 000 tonnes de carburant en huit jours ; c’est‑à‑dire, autant que la totalité du carburant consommé par l’ensemble des automobilistes de France cette même semaine. Comment faire accepter en effet aux Françaises et aux Français la sobriété nécessaire dans le cadre de la transition énergétique, pendant qu’en parallèle, une vie d’efforts d’un Français moyen peut être effacée par un séjour sur un navire de croisière ? Les navires de croisière échappant actuellement à tout encadrement d’ordre législatif, le présent amendement propose en premier lieu de compléter le code des transports en transposant la définition en vigueur dans le droit européen sur les navires de croisière. L’amendement pose ensuite le principe d’une taxe sur l’utilisation des navires de croisière en fixant le tarif à 100 euros par tonne de CO2. Faute de pouvoir interdire leur navigation dans les eaux françaises de l’Antarctique en loi de finances, le tarif de la taxe y est multiplié par 100. Des exceptions sont prévues pour les engins flottants d’État ou militaires, affectés à un service public, ainsi que ceux effectuant une mission de service public, de recherche, de sauvetage, de sécurité civile, de lutte contre les incendies, sanitaire, médicale, d’instruction ou d’essai. La mise en place du dispositif prévu par le présent amendement s’appuie sur des technologies qui existent déjà, notamment pour l’identification et le suivi des navires. Un croisement avec les caractéristiques de motorisation permettra ainsi de calculer les émissions de CO2 et donc la taxe. Enfin, cet amendement permet de lever, pour les navires de croisière, le moratoire sur la taxe carbone décidé à la fin de l’année 2018. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000468
Dossier : 468
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Date inconnue
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Tout en conservant le dispositif sénatorial visant rendre éligible les prestations de portage de repas au crédit d’impôt pour l’emploi des salariés à domicile (CISAP), cet amendement vise à en réduire le coût en réduisant le plafond des dépenses globales éligibles. Les ressources consacrées par l’État à cette dépense fiscale ont dépassé 7 milliards d’euros en 2025 ; et les montants inscrits au projet de loi de finances pour 2026 sont en augmentation de près de 200 millions par rapport à l’exercice précédent. Dans un rapport public de mars 2024, la Cour des comptes avait relevé que la consommation des services aux personnes se concentre sur les 20 % de foyers présentant les revenus les plus élevés. Elle a en outre observé que depuis la généralisation en 2018 du crédit d’impôt en faveur de l’emploi d’un salarié à domicile, l’État n’a pas évalué l’impact qualitatif du dispositif réformé, ni évalué ses effets d’aubaine. Dans un contexte de très forte tension sur les comptes publics, il est nécessaire que la charge de l’effort soit équitablement répartie et que ceux qui en ont les moyens y contribuent à raison de leurs facultés. La baisse de 25 % du plafond de dépenses ouvrant droit à crédit d’impôt et la diminution du plafond de remboursement de 50 % à 450 % des dépenses éligibles (sauf pour les plus bas revenus qui font garder leurs enfants, ont recours à une aide en cas de dépendance ou de handicap, ou qui emploient un-e salarié-e pour les tâches ménagères) permettra à l’État de dégager des ressources supplémentaires, de maîtriser la croissance de cette dépense fiscale devenue hors de contrôle; et d'éviter que les classes moyennes soient découragées de recourir à ce dispositif.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000469
Dossier : 469
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Date inconnue
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Cet amendement, proposé par le Groupe Ecologiste et Social en première lecture avait été adopté à l’Assemblée nationale. Le Groupe Socialistes et apparentés soutient ce dispositif permettant de concilier financement du transport collectif et justice fiscale. En effet, si la perte de recettes liée à la suppression de la part de TICPE affectée à Île-de-France Mobilités – estimée à près de 80 millions d’euros en 2026 – doit effectivement être compensée, cette compensation ne peut se faire au détriment des automobilistes captifs. L’amendement propose donc une alternative plus équitable et cohérente avec les objectifs climatiques : remettre dans le droit commun l’aviation par jet privé, qui ne profite qu’à une petite poignée, afin de financer les transports publics franciliens. Cette mesure ferait contribuer les modes de transport les plus polluants au développement des mobilités collectives, dans un principe de justice environnementale et d’acceptabilité sociale. Cet amendement propose dès lors de supprimer l’exonération d’accise qui existe actuellement sur les carburants d’aviation (Jet A-1) utilisés par les jets privés et les vols non réguliers de passagers onéreux, afin de les soumettre au taux applicable aux carburéacteurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000047
Dossier : 47
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Date inconnue
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Cet amendement de repli vise à instaurer un impôt plancher sur la fortune (IPF), à un taux réduit de 0,5 %, par dérogation au taux de 2 % prévu dans la version initiale du dispositif. Si la présente mesure fiscale est susceptible de constituer une exception à la règle de l’entonnoir, cette exception est pleinement justifiée par la dégradation de l’équilibre des finances publiques et par le rendement budgétaire significatif qu’elle est susceptible de générer. Même avec un taux limité à 0,5 %, cette contribution serait susceptible de générer plusieurs milliards d'euros de recettes annuelles pour l'Etat, de l'ordre de 3,5 milliards à plus de 6 milliards. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000475
Dossier : 475
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer l’efficacité de la taxe sur les transactions financières (TTF) en proposant plusieurs modifications majeures. Il prévoit ainsi : – L’élargissement de l’assiette de la taxe aux opérations intra-journalières, qui représentent en moyenne plus de 80 % des transactions financières. – L’extension de la TTF aux produits dérivés d’actions et aux produits dérivés négociés hors des marchés réglementés, à l’exception des dérivés qualifiés d’instruments de couverture. – L’augmentation du taux nominal de la taxe, passant de 0,4 % à 0,6 %, dans le but d’accroître le rendement de cette taxe. – Enfin, cet amendement exonère de la TTF les « apporteurs de liquidité », qui sont des acteurs nécessaires au bon fonctionnement du marché financier. L'augmentation proposée de la TTF opère une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l'équilibre financier du budget de l'Etat à plus de 6,6 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000476
Dossier : 476
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire la France insoumise s'oppose au plafonnement des droits mobilisables du compte personnel de formation (CPF) pour financer l'obtention du permis de conduire ou la réalisation d'un bilan de compétences. Après avoir libéralisé le secteur de la formation professionnelle, la macronie s'évertue désormais à la rendre inaccessible ou tout au moins à en faire supporter une part croissante des coûts aux travailleurs. Le Gouvernement a d'abord travaillé à démanteler la politique publique de la formation professionnelle. C'est ainsi qu'il a multiplié les coupes budgétaires et les suppression de postes au sein de l'Agence nationale de la formation professionnelle des adultes, avec plus de 2000 suppressions de postes sous le premier quinquennat Macron, 132 suppression de postes en 2025 et 506 suppressions de plus prévues pour 2026. De manière concomitante à la destruction des services publics chargés de mettre en œuvre la politique de formation professionnelle, la macronie a travaillé à la création d'un marché, notamment au moyen du compte personnel de formation et d'une complète licence accordée à tous les organismes de formation de s'emparer des fonds disponibles sur ces comptes, peu importe la qualité des formations dispensées. Ce marché est désormais en place, structuré et très rentable. Vient donc le temps où le Gouvernement souhaite pénaliser les travailleuses et travailleurs qui souhaiteraient utiliser les fonds de leur CPF pour se former d'une manière qui leur est utile, en obtenant leur permis de conduire ou en réalisant un bilan de compétences. Cette politique vise à empêcher l'utilisation du CPF à des de formation qui ne sont pas immédiatement valorisables par l'employeur. Très concrètement, il s'agit d'empêcher la mobilisation des droits du CPF pour qu'un travailleur réalise une mobilité professionnelle ou acquière des qualifications lui permettant de s'émanciper de la tutelle patronale. Il est proposé à cet article que la part des fonds du CPF pouvant être utilisée afin de financer un permis de conduire ou un bilan de compétences soit plafonnée à un montant fixé par décret. Cette mesure est injuste. Elle vient s'ajouter à l'obligation de participation forfaitaire de 102,23 € imposée par le Gouvernement en 2024 et augmentée l'an dernier. Pour toutes ces raisons, le groupe parlementaire la France insoumise s'oppose au plafonnement du financement d'un permis de conduire ou d'un bilan de compétences par les fonds disponibles sur le CPF. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000477
Dossier : 477
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de renfrocer la restriction du pacte Dutreil prévue à cet article en le plafonnant à deux millions d’euros, de sorte qu’il bénéficie avant tout aux TPE et PME, et qu’il cesse d’être un passoire fiscale pour ultra-riches. Notre amendement donne en outre la possibilité aux héritiers de s’acquitter si besoin des droits de succession en cédant des parts à l’État. Le pacte Dutreil permet la défiscalisation de la donation en ligne directe de 75 % des parts d’une entreprise à la condition que l’héritier exerce une fonction de direction. Cette exonération fiscale massive pour éviter les cessions d’entreprises à la mort de son dirigeant propriétaire a démontré ses effets pervers, aux dépens de nos finances publiques. Cette niche est d’autant plus absurde qu’en cas de non-respect des engagements de l’héritier, l’exonération n’est même pas remise en cause. Le pacte Dutreil abîme considérablement la progressivité des droits de succession. Comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport de juin 2024, pour la transmission en ligne directe d’un patrimoine de 2,5 millions d’euros, alors que le taux moyen devrait être de 30 %, le taux moyen effectif n’est que de 15 %. C’est ainsi, à l’aide des mécanismes dérogatoires, 375 000 € qui sont soustraits à la puissance publique. Ce pacte favorise en effet la construction de dynasties familiales dans les directions d’entreprises par stratégie d’évitement de l’impôt, au mépris d’un critère de crédibilité et de compétence. Il a répandu en France ce que la littérature économique appelle « l’effet Carnegie » : la désincitation au travail et au développement provoquée par le bénéfice d’un héritage assurant fortune. Ce dispositif, qui grève chaque année le budget de l’État de plus de 4 milliards d’euros, est d’autant plus inquiétant que le nombre de pactes Dutreil a fortement augmenté depuis une quinzaine d’années, comme le pointe le Conseil d’Analyse économique. Cependant, la cession d’une partie des parts de la société à d’autres acteurs privés est de nature à remettre en cause la direction politique de la société, en particulier vis-à-vis d’autres sociétés prédatrices, potentiellement étrangère. Par ailleurs, l’empressement lié à la vente et le volume de part alors vendu est de nature à engendrer une revente sous le cours de long-terme, altérant de fait la valorisation du patrimoine ainsi hérité. Afin de pallier cette double difficulté, nous proposons que l’État puisse accepter en guise de paiement de droits sur la succession l’équivalent en part de la société considérée. L’État n’étant pas sujet aux mêmes tensions de liquidité que les particuliers, il pourra alors prendre le temps de la revente, s’assurer d’un prix correct et que les acquéreurs ne sont pas de nature à menacer l’avenir de la société. Libéré du risque que ferait peser les droits de succession sur la continuité des entreprises, les héritiers pourront alors s’acquitter de leur contribution à la société, plutôt que de s’y soustraire comme c’est aujourd’hui le cas. Il leur sera même possible d’être eux-mêmes les acquéreurs des parts qu’ils ont cédés à l’État, en mobilisant la survaleur extraite au travers de leur société. Afin de mettre un terme aux exonérations à tour de bras qui empêchent les bénéficiaires d’héritages dorés de participer à la solidarité nationale, nous proposons donc de plafonner le pacte Dutreil à 2 millions d’euros afin que seules les transmissions de TPE et PME puissent en bénéficier et de permettre aux héritiers de céder leurs parts à l’État afin de s’acquitter de droits de succession. Pour respecter les obligations de l’article 40 de la Constitution, nous précisons que cette prise de participation n’induira pas d’autres charges que des charges de gestion. La réalité des entreprises et de leur gestion étant bien diverse, la clause d’absence de nomination de représentants de l’État ou de commissaires du Gouvernement supplémentaires au sein des instances de gouvernance ou de direction des sociétés concernées est un carcan prévu à des fins de recevabilité aux yeux de l’article 40. Nous appelons le Gouvernement à lever le gage. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000478
Dossier : 478
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Date inconnue
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Cet amendement instaure un taux unique de TVA de 5,5 % pour la primo-accession sur tout le territoire national dans les mêmes conditions que les opérations implantée aujourd’hui dans les quartiers politique de la ville (QPV).
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000481
Dossier : 481
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Date inconnue
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La crise du logement que traverse notre pays atteint aujourd’hui un niveau inédit : ralentissement de la construction neuve, flambée des prix, accès de plus en plus difficile à la propriété comme à la location, et hausse continue du nombre de personnes sans domicile. Cette situation fragilise la cohésion sociale, creuse les inégalités territoriales et pèse directement sur le pouvoir d’achat des ménages. Elle a également un impact significatif sur les finances publiques et sur l’activité économique, en particulier dans le secteur du bâtiment et de l’immobilier. Face à cette urgence, la politique du logement doit stimuler rapidement l’offre existante et redonner confiance aux acteurs privés, en particulier aux propriétaires bailleurs, qui constituent un levier essentiel et immédiatement mobilisable. Dans un contexte de ralentissement durable de la construction neuve, la remise sur le marché de logements du parc privé à loyers maîtrisés représente un enjeu central. Le dispositif Loc’Avantage constitue un outil pertinent pour développer cette offre locative, mais son attractivité demeure limitée, notamment pour les petits propriétaires faiblement imposés. Le présent amendement vise à renforcer son efficacité et son équité par deux mesures complémentaires : il prolonge le dispositif jusqu’au 31 décembre 2030, assurant ainsi une visibilité pluriannuelle aux acteurs du marché, et il transforme la réduction d’impôt existante en crédit d’impôt, permettant aux propriétaires modestes ou faiblement imposés d’en bénéficier pleinement. Cette évolution permet de mobiliser rapidement un vivier de logements existants, susceptibles d’être remis sur le marché à loyers maîtrisés, sans délai de construction ni artificialisation supplémentaire des sols. Elle combine justice fiscale et efficacité économique, en offrant un levier simple et immédiat pour relancer l’offre locative et répondre à l’urgence sociale du logement.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000482
Dossier : 482
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Date inconnue
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Afin de faciliter le redressement des copropriétés, l'article 4 de la loi n°2024-322 du 9 avril 2024 « visant à l’accélération et à la simplification de la rénovation de l’habitat dégradé et des grandes opérations d’aménagement stratégiques » a introduit la possibilité pour toutes les copropriétés de souscrire un prêt collectif, plus souple dans sa souscription, pour le financement de travaux essentiels et de rénovation énergétique. Ce type de prêt doit permettre d'accélérer la mise en œuvre des programmes de travaux en permettant d'associer directement la décision de vote de ceux-ci à la mise en place d'une solution de financement pour l'ensemble de la copropriété, les copropriétaires étant par défaut engagés dans le remboursement de ce financement. L’objectif était de réduire les délais de recherche de financement en facilitant l’obtention de solution bancaire. Cette mesure concerne à la fois les copropriétés aidées par la puissance publique, mais également les copropriétés engagées dans une démarche d'entretien "classique" ou de performance énergétique. La charge de la réalisation des travaux pourra être ainsi étalée sur plusieurs années afin de permettre aux copropriétaires de procéder plus facilement à l’entretien de leur immeuble. La présente proposition est une adaptation simple de la loi du 10 juillet 1965, modifiée par la loi du 9 avril 2024, relative au financement des copropriétés. Elle concerne notamment les copropriétés en difficultés comprenant un mécanisme de contre garantie par l’État. Cet amendement vise donc à élargir la nature de la contre-garantie du prêt collectif. L’adaptation proposée consiste en un élargissement du cautionnement solidaire à des contrats d’assurance ou tout autre mécanisme de sureté estimé équivalent par le prêteur. Enfin, la disposition concernant le refus d’un copropriétaire de participer à l’emprunt collectif est simplifiée : tout copropriétaire peut notifier son refus au syndic dans un délai de deux mois et régler directement sa quote-part du prix des travaux dans un délai de six mois, à défaut il est réputé tenu par l’emprunt. Cette clarification permet de garantir la bonne application du dispositif des prêts collectifs et de lever les obstacles à leur souscription.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000483
Dossier : 483
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Date inconnue
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Cet amendement vise à proroger jusqu’au 31 décembre 2030 le dispositif de réduction d’impôt dit Denormandie, qui constitue un outil important de soutien à l’investissement locatif dans l’ancien avec travaux. Ce dispositif permet notamment de mobiliser l’épargne privée pour rénover des logements existants et contribuer au maintien de l’offre locative. L’échéance actuellement fixée au 31 décembre 2027 apparaît trop rapprochée au regard de la nature des opérations concernées. L’investissement dans l’ancien avec travaux s’inscrit dans un temps long, nécessitant des délais significatifs pour le montage des projets, la réalisation des travaux et la mise en location. Une visibilité insuffisante freine la prise de décision des investisseurs et pèse sur la dynamique de l’offre locative. La prorogation du dispositif jusqu’au 31 décembre 2030 permettrait d’apporter une visibilité adaptée à un cycle d’investissement complet, de restaurer la confiance des investisseurs et de sécuriser l’engagement des établissements financiers. Elle renforcerait ainsi l’efficacité du dispositif, sans en modifier les paramètres ni l’économie générale. Dans un contexte de contraction de l’investissement immobilier, la stabilité du cadre fiscal constitue un levier essentiel pour relancer l’offre locative et éviter un décrochage durable de l’investissement privé.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000484
Dossier : 484
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (AFITF). M. – Matthias Renault est le rapporteur spécial du domaine des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture pour la Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire. À cet égard, il a travaillé sur l’action 43 Ports du programme 203 Infrastructures et services de transports de la mission Écologie, développement et mobilité durables. Cette action est alimentée par des fonds de concours provenant de l’AFITF. Le rapporteur spécial avait déploré l’an dernier que « les subventions de l’État aux investissements effectués par les ports [fussent] financées par des fonds de concours en provenance de l’AFITF, et non par des crédits budgétaires examinés et votés par le Parlement » (rapport spécial n° 468 annexe 18 sur le projet de loi de finances pour 2025, 19 octobre 2024, p. 34). Il avait noté que sa critique était partagée par de nombreux acteurs, dont la Cour des comptes. En ce sens, le rapporteur spécial se félicite que les arguments qu’il avait exposés dans son rapport spécial de l’an dernier aient convaincu les membres de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi de simplification de la vie économique, dont il était également membre, d’adopter en commission spéciale un amendement supprimant l’AFITF (n° CS470, première séance du 24 mars 2025), l’Assemblée nationale s’étant par la suite en séance publique opposée au rétablissement de l’Agence (en rejetant les amendements identiques n° 1964, 1027 et 1193 à l’article premier, première séance du jeudi 10 avril 2025), confirmant donc sa suppression à compter du 1er janvier 2026. À l’occasion de ces débats, le rapporteur spécial était intervenu pour « [se réjouir] de cette suppression qui a été réclamée à trois reprises par la Cour des comptes pour des raisons de lisibilité budgétaire », rappelant que « la Cour a estimé que cette agence était une coquille vide, qui servait de courroie de transmission financière pour des fonds de concours, en particulier pour des ports », et que « en tant que rapporteur spécial, [il avait] recommandé sa suppression » (première séance du jeudi 10 avril 2025). Cependant, eu égard à l’avenir incertain dudit projet de loi et de cette disposition en particulier, le rapporteur spécial profite du véhicule budgétaire que constitue le projet de loi de finances pour proposer derechef une disposition supprimant l’AFITF de facto en lui retirant les affectations de taxe dont elle bénéficie. Dans la seconde partie, le Gouvernement pourra ensuite déposer des amendements pour abonder par des crédits budgétaires, examinés et votés par le Parlement, les montants ainsi reversés au budget général de l’État en raison de la suppression de cette affectation. Il conviendra ensuite, quand le véhicule législatif idoine se présentera, d’abroger les articles L. 1512‑19 et L. 1512‑20 du code des transports. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000485
Dossier : 485
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs et au vu du rapport de la Cour des comptes du 11 mars 2024 préconisant la suppression de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur le transport aérien de passagers et du tarif de solidarité de 54 200 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000486
Dossier : 486
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs et au vu du rapport de la Cour des comptes du 11 mars 2024 préconisant la suppression de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le présent à amendement vise à minorer le plafond de l’accise sur les énergies perçue en métropole sur les produits autres que les charbons, les gaz naturels et l’électricité de 323 891 185 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000487
Dossier : 487
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs et au vu du rapport de la Cour des comptes du 11 mars 2024 préconisant la suppression de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur la distance parcourue sur le réseau autoroutier concédé de 113 333 400 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000487
Dossier : 487
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à revenir sur la suppression des 4 000 enseignants pour le rentrée 2026. Depuis 2017, ce seront près de 10 000 postes d’enseignants qui auront été supprimés dans l’éducation nationale ! L’argument avancé par le Gouvernement n’est pas entendable. Certes le nombre d’élèves est la baisse. Néanmoins, alors que la France fait encore partie des pays européens avec le plus d’enfants par classe, nous estimons que cette baisse d’effectif doit être l’opportunité de diminuer le nombre d’élèves par classes. Avoir des effectifs moins importants est un des leviers essentiels pour améliorer la réussite scolaire des élèves, pour favoriser un climat scolaire serein, et pour éviter les inégalités scolaire et lutter contre les discriminations. Cela permettrait ainsi d’améliorer les conditions de travail des enseignants que le Gouvernement peine à recruter ! Pour l’ensemble de ces raisons, cet amendement déplafonne les autorisations d’emploi de l’Education nationale de 4000 postes supplémentaires, au détriment de la ligne action et comptes publics » afin d’en garantir la recevabilité juridique. Le Gouvernement est appelé à lever le gage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000488
Dossier : 488
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs et au vu du rapport de la Cour des comptes du 11 mars 2024 préconisant la suppression de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance de 150 000 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000489
Dossier : 489
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond des diverses redevances allouées aux agences de l’eau de 504 524 000 €, en vue de leur réinternalisation à terme. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000490
Dossier : 490
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la fraction des produits annuels de la vente de biens confisqués allouée à l’AGRASC de 1 980 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000491
Dossier : 491
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond des recettes issues de la mise aux enchères des « quotas carbone » allouées à l’ANAH de 140 000 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000492
Dossier : 492
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond du prélèvement sur la participation des employeurs à l’effort de construction à l’ANCOLS de 1 290 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000493
Dossier : 493
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la cotisation versée par les organismes HLM à l’ANCOLS de 2 266 800 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000493
Dossier : 493
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Date inconnue
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Cet amendement propose un barème de nuit de la taxe sur les nuisances sonores aériennes en établissant un tarif et une modulation plus importante de la taxe en fonction de l’horaires de décollage, afin d’inciter à limiter les décollages de nuits, notamment des avions les plus bruyants, particulièrement nuisible pour la santé des riverains.
La taxe sur les nuisances sonores (TNSA) est payée par les compagnies aériennes pour chaque décollage. Elle permet le financement d’un diagnostic acoustique et des travaux d’insonorisation.
Ce constat nécessite de prendre des mesures drastiques afin de préserver la santé de nos concitoyens. La Direction générale du Trésor rappelle que le transport aérien, bien qu’important pour l’économie nationale, est sous-tarifié : en 2025,malgré la hausse de la TSBA, la tarification moyenne ne couvre que 34 % de ses externalités négatives, notamment climatiques et sonores. Il est donc légitime d’ajuster la fiscalité du secteur afin d’en internaliser les coûts réels et de rendre les vols de nuit économiquement dissuasifs. Instaurer un barème de nuit suffisamment dissuasif permet d’inciter économiquement les aérodromes à limiter les décollages de nuit tout en abondant le Fonds de compensation des nuisances aéroportuaires finançant l’isolation phonique des logements des riverains affectés.
Ce nouveau barème pourrait permettre de porter par voie règlementaire à 100% la prise en charge de l’isolation phonique aujourd’hui fixé à 80% - le reste à charge constituant aujourd’hui un frein à l’isolation des ménages les plus modestes. Dans un second temps, le périmètre des logements éligibles pourrait être élargi.
Cet amendement est issu de discussions avec l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA), les associations de riverains et les ONG. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000494
Dossier : 494
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond du prélèvement sur les paris sportifs en ligne de la FdJ et des nouveaux opérateurs agréés alloué à l’ANS de 46 088 800 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000495
Dossier : 495
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur la cession de droits d’exploitation audiovisuelle des manifestations sportives allouée à l’ANS de 11 933 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000496
Dossier : 496
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe liée aux dossiers de demande concernant les médicaments vétérinaires ou leur publicité allouée à l’ANSéS de 1 072 470 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000497
Dossier : 497
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe annuelle portant sur les autorisations de médicaments vétérinaires et les autorisations d’établissements pharmaceutiques vétérinaires allouée à l’ANSéS de 924 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000498
Dossier : 498
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe relative à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants, des matières fertilisantes et de leurs adjuvants et des supports de culture allouée à l’ANSéS de 2 100 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000499
Dossier : 499
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Non renseignée
Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe annuelle sur la vente des produits phytopharmaceutiques allouée à l’ANSéS de 840 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000500
Dossier : 500
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la fraction des droits de timbre relative aux titres de séjours allouée à l’ANTS de 2 898 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000501
Dossier : 501
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Non renseignée
Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe fixe sur l’immatriculation des véhicules allouée à l’ANTS de 7 240 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000501
Dossier : 501
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Date inconnue
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Cet amendement, présenté par le Groupe Socialistes et apparentés propose de rétablir l’ISF, en lieu et place de l’IFI, dans les moutures qui prévalait avant l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Afin de remédier au principal défaut de cet impôt, l’exclusion des biens professionnels, il est proposé d’inclure ces derniers à l’assiette de l’imposition mais en faisant l’objet d’un taux réduit, d’environ un quart du taux plein portant sur le reste du patrimoine et selon un barème très progressif, exonérant les entreprises dont la valeur est inférieure à 50 millions d’euros, et avec un taux marginal allant jusqu’à 0,25% pour la tranche supérieure à 200 millions d’euros. Concomitamment, il est proposé de revenir sur l’effacement des plus-value-latentes opéré lors d’une succession. Ces dernières seraient malgré tout imposées sur un barème inférieur à celui en vigueur dans le cas de la réalisation des plus-values du vivant. Le barème ainsi calibré exonère complètement d’effort 70% des français, le rendement de la mesure reposant pour 90% sur les « héritage dorés » du haut de la pyramide des richesses. Le rendement de cette mesure est estimé à 12 Md€. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000502
Dossier : 502
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à plafonner à 10 % de nombre de contractuels dans l’administration territoriale de l’État. Aujourd'hui, l'article L332-22 du Code général de la fonction publique dispose que "des agents contractuels de l'Etat peuvent être recrutés pour faire face à un accroissement temporaire ou saisonnier d'activité, si cette charge ne peut être assurée par des fonctionnaires de l'Etat", sans mettre toutefois de limite à ce recours. Cette absence de restriction a ouvert la voie à de nombreuses dérives dans un contexte où les coupes budgétaires n'en finissent plus d'étrangler les services publics. Le taux d’agents contractuels dans les préfectures est de 13,5 %. Comme l’a soulignée la Cour des comptes dans ses observations sur l’administration territoriale de l’État, nombre d’entre eux ne bénéficient que de contrats infra-annuels pour ne pas peser sur le schéma d’emplois. Ces contrats précaires sont occupés sept fois sur dix par des femmes alors qu'elles représentent 63 % du nombre total des agents publics. Selon la Cour des comptes dans ses observations de 2022, ce recours à un volume croissant de contractuels de courte durée s'explique par les suppressions d'emplois en préfecture (baisse de 14% entre 2010 et 2020 soit environ 4000 agents), que nous n'avons cessé de dénoncer. La Cour préconise aussi de limiter le recours aux contractuels infra-annuels. Dans son rapport de 2021 sur l'administration territoriale de l'Etat, la Cour balaie l'argument en vertu duquel ce recours aux contractuels mais aussi vacataires, services civiques, et autres contrats précaires, permettrait de faire des économies budgétaires : au contraire elle pointe que que ce recours excessif est plus couteux pour l'administration ! Dans les services d’accueil des usagers ou de traitement des demandes de titres, ce taux approche les 20 %. Ces contractuels occupent souvent des postes permanents contrairement à ce que prévoit l’article L. 322-22 du code général de la fonction publique. Il est grand temps de mettre fin à cette tendance à la hausse, qui précarise le personnel de l'administration territoriale de l'Etat. Dans le projet de loi de finances pour 2025, qui était déjà historiquement austéritaire, les député.es LFI ont fait adopter cet amendement en commission des finances, preuve que cette mesure de bon sens peut réunir une majorité. Elle a pourtant, comme les autres, été sèchement balayée par un énième 49-3. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000502
Dossier : 502
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur le renouvellement et l’échange du permis de conduire allouée à l’ANTS de 1 400 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000503
Dossier : 503
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la fraction des droits de timbre sur les passeports sécurisés allouée à l’ANTS de 42 408 600 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000504
Dossier : 504
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Non renseignée
Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la fraction des droits de timbre sur les cartes nationales d’identité allouée à l’ANTS de 2 400 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000504
Dossier : 504
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Date inconnue
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La multiplication des aléas climatiques, sanitaires et économiques oblige les exploitants agricoles à anticiper davantage les fluctuations de résultats et à adopter une approche pluriannuelle dans la gestion de leurs exploitations. Depuis son instauration en 2019 et son amélioration en 2025, la déduction pour épargne de précaution (DEP) s’est affirmée comme un levier majeur de cette gestion durable des risques. Cependant, pour demeurer pleinement efficace, son cadre doit évoluer afin de mieux refléter la réalité économique et la variabilité accrue des revenus agricoles. C’est la raison pour laquelle cet amendement vise à relever le plafond pluriannuel de la DEP, afin de permettre aux exploitants de mieux lisser leurs résultats sur plusieurs exercices et d’amortir les effets des fortes fluctuations conjoncturelles. Ainsi, cet amendement propose de rehausser de 100 000 euros le plafond pluriannuel de la déduction, afin de l’actualiser en euros constants par rapport au montant maximal fixé il y a une quinzaine d’années dans le cadre du précédent dispositif de déduction pour aléas (DPA), et repris sans modification lors de la création de la déduction pour épargne de précaution en 2019. Tel est l'objet de cet amendement adopté en première lecture à l'Assemblée nationale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000505
Dossier : 505
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel allouée au CELRL de 8 500 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000506
Dossier : 506
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Date inconnue
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Bien que participant de l’ « exception culturelle » française en matière cinématographique, le Centre national du cinéma et de l’imagerie animée (CNC) apparaît aujourd’hui en complet décalage avec d’une part les attentes de nos concitoyens, et d’autre part la situation budgétaire. Le rendement prévisionnel des taxes qui lui sont affectées s’élèvent à 846 557 000 € en PLF 2026, et viennent automatiquement financer des projets souvent idéologiquement orientés et uniformes pour une rentabilité nulle. L’argent des Français ne saurait durablement être ainsi gaspillé dans une vaste entreprise de propagande. Par conséquent, le présent amendement propose la suppression de l’affectations de ces taxes en vue de la suppression du CNC, pour les réaffecter au budget général. Il ne s’agit pas de supprimer brutalement le soutien public au cinéma, mais de le réduire dans le cadre du nécessaire effort sur les dépenses publiques, et de le réorienter. Nous souhaitons que 50 % de cette somme, dorénavant réaffectée au budget général, puisse continuer à financer des projets intéressants et rentables. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la suppression de l’affectation de la taxe au CNC ne supprime pas la taxe mais la réaffecte au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000507
Dossier : 507
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur les spectacles vivants et de la fraction perçue sur les spectacles de variétés allouées au CNM de 11 600 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000507
Dossier : 507
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Date inconnue
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Cet amendement vise à conditionner les aides à la presse des entreprises de presse papier et numérique à la mise en place d’un droit d’agrément des journalistes sur la nomination de tout responsable de la rédaction. Il est issu de la proposition de loi transpartisane visant à protéger la liberté éditoriale des médias sollicitant des aides de l’État. Un média n’est pas une entreprise comme une autre, c’est une entreprise qui produit un bien public : l’information. À ce titre, la liberté de la presse est un élément fondamental de la démocratie, protégé par notre Constitution. Pourtant, un actionnaire peut imposer un directeur de rédaction à la tête d’un journal contre l’avis de 99 % des journalistes qu’il emploie, comme l’atteste la situation récente du Journal du dimanche (JDD). Le constat est amer, l’ensemble de la rédaction assiste impuissante à un changement soudain de la ligne éditoriale qu’elle avait choisi en intégrant le journal. La situation du JDD n’est pas isolée, et les atteintes à l’indépendance des médias se multiplient. Elles sont le fait d’actionnaires qui refusent de se cantonner à jouer un rôle économique dans les médias qu’ils achètent, mais souhaitent y jouer un rôle de plus en plus politique ou commercial, quitte à exercer des pressions contre l’indépendance éditoriale des rédactions et la liberté de conscience des journalistes. La nomination à la tête du Journal du dimanche d’un nouveau directeur contre l’avis de l’ensemble de la rédaction, comme le parachutage de l’ancien à Paris Match, illustrent les enjeux que revêt ce poste dans la préservation de l’honnêteté de l’information et des programmes et de la déontologie du journalisme. Dans ce difficile arbitrage entre liberté d’entreprendre et liberté de la presse, le régulateur doit jouer un rôle et prévenir les situations où la première prend le pas sur la seconde. Visiblement impuissante à empêcher la Constitution de monopoles médiatiques et à préserver l’indépendance des rédactions, la législation doit évoluer en faveur d’un renforcement des droits des journalistes, en particulier celles et ceux qui exercent dans les titres qui traitent d’information politique et générale. Cette proposition est une mesure d’urgence, non exhaustive, qui en appelle d’autres pour répondre aux enjeux auxquels sont confrontés aujourd’hui nos médias : concentration, transparence, pluralisme, avenir de l’audiovisuel public, lutte contre la désinformation, conditions d’exercice du métier de journaliste, etc. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000508
Dossier : 508
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Date inconnue
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Cet amendement propose de supprimer l’abattement de 66 % dont bénéficient les opérateurs permettant l’accès à des contenus audiovisuels créés par des utilisateurs privés à des fins de partage (YouTube, TikTok, etc.). En effet, le modèle économique de ces plateformes a évolué ces dernières années ; elles sont désormais des acteurs systémiques ayant une influence massive, et rien ne justifie plus le fait de leur accorder un abattement de 66 %, ce qui portait le taux de la taxe à seulement 1,75 %. Les opérateurs traditionnels (chaînes de télévision publiques et privées) paient une taxe de 5,15 %. Or, il est nécessaire d’instaurer une égalité entre les opérateurs traditionnels et les géants du numérique. Le rendement attendu de cette taxe modifiée s’élèvera à minimum 90 millions d’euros en 2026, soit bien plus que le montant prévisionnel de 43 millions d’euros. En affectant le rendement complémentaire au budget de l'Etat, cet amendement opère une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade le solde budgétaire de l'Etat à hauteur de 6 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000508
Dossier : 508
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la taxe sur les locations en France de phonogrammes musicaux et de vidéomusiques destinés à l’usage privé du public dans le cadre d’une mise à disposition à la demande sur les réseaux en ligne allouée au CNM de 4 200 000 €, en vue de la réinternalisation à terme de l’opérateur. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000509
Dossier : 509
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Non renseignée
Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la participation au financement de la formation des professions non salariées (artisans) correspondant à 0,29 % du montant annuel du plafond de la sécurité sociale, dont micro entrepreneurs, allouée à France Compétences de 19 852 145 €, en vue de sa fusion à terme avec France Travail. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000510
Dossier : 510
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Non renseignée
Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond de la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance allouée à France Compétences de 2 206 351 655 €, en vue de sa fusion à terme avec France Travail. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000510
Dossier : 510
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à instaurer une surtaxe de 0,3 % sur les paris sportifs pour le financement des maisons sport-santé. Le modèle économique des maisons sport-santé (MSS) est en grande fragilité, avec un niveau médian d’accompagnement public estimé à 12 000 euros, alors que les besoins planchers des MSS sont appréciés à 50 000 euros par an, en l’absence de reconnaissance financière de l’activité physique adaptée. Le rapport de la mission interministérielle sport-santé – dit rapport « Delandre » – d’avril 2025 expose que sur les 573 maisons sport-santé existantes actuellement, 94 % considèrent posséder un modèle économique précaire et 20,8 % déclarent même être en situation déficitaire. Une des 72 recommandations de ce rapport est ainsi de réaffecter 30 % de l’enveloppe des taxes affectées sur les paris sportifs vers le sport-santé et le soutien financier aux MSS. Le présent amendement s’inscrit en cohérence. Ce prélèvement complémentaire permettrait ainsi de participer à la pérennisation des maisons sport- santé, qui maillent et irriguent le territoire hexagonal et ultramarin. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000511
Dossier : 511
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Date inconnue
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Depuis le grand rapport de 2012 publié par l’Inspection générale des finances, L’État et ses agences, les dépenses des opérateurs ont crû continûment alors qu’il était question de les rationaliser. Malgré une réduction de leur nombre, notamment en 2016 et en 2021, leur charge pour le budget de l’État a augmenté, passant de 48,9 Md€ en 2012 à 81,1 Md€ en 2024. Pour la seule période courant de 2017 à 2024, ce sont 30 Md€ de financements publics supplémentaires qui ont été alloués aux opérateurs, alors que le programme Action publique 2022 du président de la République Emmanuel Macron visait à réduire cette charge. Deux raisons peuvent être avancées concernant cette inflation. D’une part, alors que l’État a fait un effort sur ses dépenses – de personnel notamment – les règles plus souples des opérateurs leur permettent de recourir à l’embauche, avec plus de facilité dans la fixation des rémunérations. D’autre part, la faible taille de certaines structures rend difficile toute rationalisation, poussant aujourd’hui à réfléchir sur des fusions et des réinternalisations en vue de dégager des synergies et donc in fine de réduire les coûts. Outre les inefficacités caractérisées quant à la maîtrise de la dépense publique, la multiplication de ce type d’organismes peut nuire à la lisibilité de l’action publique. En effet, ils éloignent les ministres de l’exécution, si bien que leur responsabilité est moins facilement identifiable. Or, pour des structures voulues plus démocratiques, il est paradoxal que le contrôle du citoyen d’une part, et surtout de la représentation nationale devant laquelle les ministres engagent leur responsabilité d’autre part, soit moins évident. Considérant donc les problèmes budgétaires et démocratiques posés par la montée en puissance de certains opérateurs, le présent à amendement vise à minorer le plafond des redevances perçues à l’occasion des procédures et formalités en matière de propriété industrielle ainsi que de registre du commerce et des sociétés allouées à l’INPI de 18 800 000 €, en vue de sa fusion à terme avec CCI France International. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la baisse du plafond induit une réaffectation du rendement de la taxe au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000512
Dossier : 512
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Date inconnue
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L’Office français de la biodiversité incarne une dérive bureaucratique et punitive de la politique écologique qui harcèle les agriculteurs par des contrôles absurdes et humiliants, menés par des agents parfois armés, comme si nos paysans étaient des délinquants. Loin d’aider les exploitants à concilier production et respect de l’environnement, l’OFB s’affirme comme une police verte déconnectée du terrain, mue par une idéologie écologiste punitive plus que par le bon sens et la compréhension des réalités rurales. Symbole de la défiance de l’État envers le monde agricole, l’OFB doit être supprimée, ses quelques missions utiles réinternalisées au sein du ministère en charge des questions écologiques, et la police de l’environnement confiée à la gendarmerie. Par conséquent, le présent amendement propose la suppression de l’affectation des taxes qui viennent le financer, pour la réaffectation des 5 400 000 € de rendement prévisionnel au budget général. Il est demandé au Gouvernement de lever le gage, dans la mesure où la suppression de l’affectation de la taxe à l’OFB ne supprime pas la taxe mais la réaffecte au budget général, et constitue donc une mesure neutre du point de vue des recettes publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000513
Dossier : 513
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Date inconnue
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Le présent amendement s’oppose à la décision de maintenir en 2026 le montant des aides personnalisées au logement (APL) à leur niveau de 2025. Dans un contexte de hausse continue du coût de la vie et de forte tension sur le marché locatif, cette mesure constitue une atteinte directe au pouvoir d’achat des ménages les plus modestes. Les APL représentent un soutien essentiel pour des millions de nos concitoyens qui peinent à se loger dignement. En gelant leur montant, le Gouvernement envoie un signal négatif à l’ensemble des territoires confrontés à la précarité et aux difficultés économiques, renforçant ainsi le sentiment d’abandon et la fracture sociale déjà profonde dans certaines zones. Cette décision est d’autant plus incompréhensible que l’exécutif ne met en œuvre aucune politique efficace de régulation des loyers ni de maîtrise du coût du logement. Au contraire, la multiplication des normes contraignantes — telles que la RE2020, la progressive interdiction de location des logements les plus énergivores sur le fondement du DPE, souvent contestable, et la mise en œuvre de la Zéro Artificialisation Nette (ZAN) — contribue à réduire l’offre locative et à accroître la tension sur les loyers. Face à l’urgence sociale que représente la crise du logement, le présent amendement propose de rétablir une indexation automatique et régulière des APL afin d’assurer que cette aide suive l’évolution du coût réel du logement et des charges supportées par les ménages. Il s’agit d’un choix de justice sociale, de cohésion nationale et de responsabilité économique, afin que le droit au logement ne devienne pas une simple variable d’ajustement budgétaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000514
Dossier : 514
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Date inconnue
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Cet amendement des députés du groupe Rassemblement national vise à restreindre l’accès à un dispositif d’hébergement d’urgence aux seules personnes en situation régulière dans l’hypothèse où elles seraient sans-abri, en situation de détresse médicale, psychique ou social, et ce afin que l’accès à un tel dispositif ne soit plus dévoyé. Le système d’hébergement d’urgence, déjà sous tension, subit une pression croissante en raison de l’augmentation continue des arrivées de migrants en situation irrégulière. Initialement conçu pour répondre à des situations de détresse ponctuelles — sans-abrisme, violences conjugales, expulsions —, ce dispositif est aujourd’hui largement mobilisé pour accueillir des personnes étrangères en attente de régularisation ou d’examen de leur demande d’asile. Cette situation engendre un effet d’éviction préoccupant : les publics nationaux en grande précarité peinent désormais à accéder à un hébergement, faute de places disponibles. Dans plusieurs grandes villes, plus de la moitié des nuitées d’urgence sont aujourd’hui occupées par des personnes en situation administrative irrégulière. Selon la DRESS, 81 % des personnes hébergées ne sont pas de nationalité Française et 77 % sont des ressortissant d’un pays hors de l’Union Européenne. Le coût pour la collectivité est considérable. Le budget de l’hébergement d’urgence représente ainsi 14 % d’un budget global dans le PLF 2026 sur les 22,2 milliards d’euros alloué à la mission « cohésion des territoires », ce qui équivaut à 3,108 milliards d’euros, soit une hausse de 110 millions d’euros. Les dépenses liées à l’hébergement d’urgence ont doublé en moins de dix ans, dépassant plusieurs milliards d’euros par an. Une part significative de cette hausse résulte directement de la prise en charge prolongée de publics migrants, en raison de procédures administratives longues et du laxisme migratoire. Cette dérive fragilise la soutenabilité du système, détourne les moyens de leur objectif premier et alimente un sentiment d’injustice chez nos concitoyens. Il est donc impératif de réaffirmer la vocation nationale et sociale de l’hébergement d’urgence, de mieux contrôler les flux migratoires illégaux, et de rétablir la capacité d’accueil pour ceux que ce dispositif était censé protéger en priorité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000515
Dossier : 515
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Date inconnue
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Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la diffusion en ligne d’enregistrements phonographiques musicaux et de vidéomusiques affectée au Centre national de la musique (CNM). Cette taxe, créée par la loi de finances pour 2024, constitue, aux côtés de la taxe sur la billetterie des spectacles, l’une des ressources affectées du CNM. Actuellement plafonnée à 18 millions d’euros, son rendement est appelé à croître rapidement, dès lors que l’ensemble des acteurs du secteur y est désormais assujetti et que les usages numériques connaissent une progression continue. Le maintien de ce plafond conduirait mécaniquement à priver la filière musicale de ressources pourtant issues de son propre dynamisme. L’écart entre le rendement réel de la taxe et son plafond représente autant de moyens en moins pour le financement d’un secteur fondé sur la mutualisation et la redistribution des ressources entre ses acteurs. Le déplafonnement proposé s’inscrit pleinement dans les objectifs du contrat d’objectifs et de performance 2024-2028 du CNM, adopté par son conseil d’administration et signé par la ministre de la Culture, visant à renforcer les ressources propres de l’établissement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000515
Dossier : 515
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Date inconnue
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Cet amendement vise à mieux protéger nos agriculteurs face aux aléas en réduisant la part des sommes de l’épargne de précaution qui sont réintégrées dans le résultat fiscal de l’exploitation. La déduction pour épargne de précaution (DEP) crée par la loi de finances pour 2019 est venue remplacer la déduction pour investissement (DPI) et de la déduction pour aléas (DPA) dont le succès a été très limité, notamment en raison de l’obligation d’épargne bancaire qui obligeait les exploitants à bloquer de la trésorerie sur plusieurs années. Le dispositif DEP, en intégrant une souplesse plus adaptée aux contraintes du monde agricole, permet de faire face à la volatilité des revenus en réduisant la fraction imposable du bénéfice agricole. Il constitue ainsi une incitation fiscale efficace pour une gestion pluriannuelle responsable des trésoreries des exploitations. La multiplication des aléas climatiques, sanitaires et économiques nécessite donc de favoriser la constitution de cette épargne de précaution. Pour cela, sans remettre en cause le principe de la réintégration de la déduction dans le résultat fiscal, il est proposé que seules 50 % des sommes déduites au titre de l’épargne de précaution soient réintégrées contre 70 % aujourd'hui. Cette mesure permettra d’améliorer l’efficacité de ce dispositif d’exonération partielle en assurant une trésorerie supplémentaire aux exploitants qui en font usage lors de la survenance des risques. Tel est l’objet de cet amendement issu des travaux de la proposition de loi « Entreprendre en Agriculture » proposée par la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA) en août 2024. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000516
Dossier : 516
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Date inconnue
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Cet amendement, adopté à l’Assemblée nationale en première lecture, vise à mettre fin à une inégalité fiscale qui pénalise la mutualisation de la restauration scolaire en proposant d’étendre aux syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) l’exonération de TVA applicable à la fourniture de repas dans les cantines scolaires. En effet, la fourniture de repas dans les cantines situées au sein même des établissements scolaires, et pour le seul bénéfice de leurs élèves, constitue une prestation étroitement liée à l’enseignement scolaire. Elle est ainsi exonérée de TVA au titre de l’article 261 du code général des impôts (CGI). Le premier alinéa de l’article 256 B du CGI précise d’ailleurs que les personnes morales ne sont pas assujetties à la TVA pour l’activité relevant des services éducatifs. Or, un syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) qui dispose d’une compétence exclusivement limitée à l’exploitation d’une cuisine territoriale, capable de répondre aux besoins de plusieurs communes, n’est pas chargé de l’enseignement et par conséquent n’est pas éligible à l’exonération de TVA prévue à l’article 256 B du CGI. Ainsi, il existe une différence de traitement incohérente et injustifée selon que la commune exerce seule ou par le biais d’un SIVU la fourniture de repas aux cantines. Une commune produisant seule pour son propre compte est exonérée de TVA, tandis que plusieurs communes s’unissant au sein d’un syndicat, toujours pour leurs propres comptes, sont assujetties à cette taxe. Afin d’encourager les collectivités locales à mutualiser leurs moyens dans le but d’investir davantage dans leurs infrastructures de restauration collective, d’accélérer leur transition vers une alimentation plus durable et de privilégier les circuits courts de distribution, il est nécessaire de corriger cette anomalie fiscale et de faire bénéficier aux SIVU l’exonération de TVA pour leurs seules missions de fourniture de repas scolaire à leurs adhérents. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000516
Dossier : 516
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Date inconnue
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Cet amendement vise à préserver l’équilibre territorial que garantissent les Départements. Le soutien à ceux en grande difficulté doit passer par la solidarité nationale et non, comme le prévoit l’article 33 du PLF initial, par une ponction des recettes de TVA des collectivités. L’État ne saurait se désengager d’un abondement du fonds de sauvegarde. Pour les collectivités à compétences départementales, la situation financière atteint son niveau le plus critique depuis 2010. Cette dégradation résulte d’un effet ciseaux particulièrement marqué : d’une part, l’augmentation des dépenses, notamment sociales, imposées par l’État ; d’autre part, par l’effondrement des recettes, liées à la conjoncture. Cette situation est aggravée par la suppression, depuis 2019, de tout levier fiscal propre aux Départements. Le fonds de sauvegarde pour les Départements en difficulté, créé en 2020, est abondé par la dynamique de TVA, associée à la part supplémentaire de TVA reçue en compensation de la perte du foncier bâti. Malgré les efforts de péréquation horizontale important dans un contexte contraint (1,5 milliard d’euros en 2025), le nombre de Départements ayant des difficultés à boucler leur budget s’accroît. Un soutien aux Départements en difficulté, sur la base de critères objectifs, est donc indispensable au titre de la péréquation verticale et de la solidarité nationale. Un outil existe pour ce faire : le fonds de sauvegarde pour les Départements en difficulté précédemment mentionné. En loi de finances 2024, le Gouvernement avait doublé le rendement de ce fonds pour le porter à 100 M€. 14 Départements en grande difficulté étaient, alors, éligibles. En loi de finances 2025, ce fonds n’a pas été abondé. 29 Départements en grande difficulté y auraient pourtant été éligibles. Le nombre de Départements en grande difficulté pourrait atteindre 60 à la fin de l’année. Il est donc indispensable que l’État abonde, au titre de la solidarité verticale, ce fonds à hauteur de 600 M€ pour maintenir l’effet de sauvegarde de 2024 et rattraper l’absence d’abondement en 2025. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000517
Dossier : 517
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Date inconnue
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Face au réchauffement climatique et à la multiplication des risques, les services d’incendie et de secours (SDIS) sont de plus en plus sollicités et le seront encore davantage à l’avenir. Il est donc indispensable de sécuriser et d’optimiser leur financement, assuré à près de 60 % par les Départements. Si ces derniers perçoivent une fraction de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) au titre du financement des SDIS, leur contribution effective demeure plus de deux fois supérieure aux montants ainsi reçus. Par ailleurs, la dotation de soutien à l’investissement des SDIS inscrite dans la mission « Sécurité civile » n’est pas pérenne, ce qui empêche toute programmation à moyen terme. Dans un contexte de fortes tensions financières pour les Départements, cet amendement propose un reversement supplémentaire de TSCA en leur faveur, par un simple changement d’affectation, sans impact sur les assurés. Une fraction des recettes actuellement affectées à la Caisse nationale des allocations familiales serait ainsi fléchée vers les Départements, à hauteur d’environ 200 millions d’euros, sans fragiliser la branche famille, excédentaire en 2024. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000518
Dossier : 518
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer durablement les moyens des Services Départementaux d’Incendie et de Secours (SDIS), dont le modèle de financement atteint aujourd’hui ses limites, alors même que les besoins augmentent sous l’effet du changement climatique et de la multiplication des risques. Il est proposé de créer une taxe additionnelle sur le foncier bâti, dont le produit serait exclusivement affecté au financement des SDIS. Cette taxe serait acquittée par les propriétaires et pourrait être répercutée au titre des charges locatives, permettant ainsi une contribution élargie et proportionnée de l’ensemble des usagers à la sécurité civile. Le taux de cette fraction additionnelle, rattachée à un impôt historiquement perçu par les Départements, serait voté par l’assemblée départementale, dans la limite d’un plafond fixé à 0,5 % pour 2026, puis à deux fois et demie le taux moyen national constaté l’année précédente. Afin de garantir la transparence et l’affectation effective de cette ressource, il est prévu que son produit soit retracé en annexe du compte administratif, dans l’état des recettes grevées d’une affectation spéciale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000519
Dossier : 519
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Date inconnue
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Cet amendement vise à préserver la capacité d’action des Départements face à la dégradation continue de leurs marges financières tout en renforçant l’attractivité touristique locale. Destinée à promouvoir le développement touristique des départements, la part additionnelle à la taxe de séjour est une faculté offerte aux conseils départementaux, à hauteur de 10 % de celle perçue par les communes ou EPCI. Dans un contexte d’asphyxie des finances des départements, la compétence tourisme est en péril alors que les marques départementales font partie de l’identité des territoires. Les départements ont pleinement pris leurs responsabilités en matière de développement touristique en assurant la maîtrise d’ouvrage des vélo-routes, en cofinançant les infrastructures nécessaires, en étant le lien indispensable avec les porteurs de projets, les têtes de réseau, en organisant le tourisme social et jeunesse ou encore en organisant le tourisme de pleine nature. Afin de conforter cette compétence, le présent amendement vise à permettre de relever le taux de taxe additionnelle, en fixant un taux compris entre 10 % et 30 % de la taxe de séjour communale ou intercommunale. À titre d’illustration : le montant maximal de la taxe de séjour étant de 4,80 euros par nuitée (dans un palace), un département décidant d’appliquer le taux maximal de 30 % générera une taxe additionnelle d’1,44 euro. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000519
Dossier : 519
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et social vise au maintien de l’Institut national de la consommation et de ses activités d’intérêt général. L’Institut National de la Consommation (INC) est un EPIC, placé sous la tutelle de la DGCCRF, chargé de fournir un appui technique aux associations de défense de consommateurs, de regrouper et de produire des études et enquêtes et de mettre en œuvre des campagnes d’informations à destination du grand public sur les questions de consommation. L’INC constitue un centre de ressources et d’expertise essentiel pour les associations de consommateurs, dans l’identification des fraudes et abus, et pour la défense de leurs droits. Ses compétences et moyens lui permettent de réaliser des essais comparatifs de produits et de services, avec une déontologie stricte (achat anonyme des produits dans le commerce, mise au point d’un protocole de test par nos experts, tests réalisés dans des laboratoires indépendants des fabricants), qui constituent ensuite une référence pour les acteurs du secteur. Il offre en outre une source d’information importante pour nos concitoyens au travers de son magazine « 60 Millions de consommateurs » et de ses émissions ConsoMag et l’Instant Conso. Ces outils sont particulièrement réputés et bien identifiés par le grand public.L’impact de ses publications, qui ne peut être mesuré aux seules ventes du magazine, a permis de faire émerger de nombreux scandales en matière de santé ou de sécurité qui ont permis au législateur de faire évoluer le droit, contribuant ainsi à mieux protéger nos concitoyens au quotidien. La reprise du magazine « 60Millions de consommateurs » est très improbable s’agissant d’un titre dont la ligne éditoriale repose sur l’absence de publicité commerciale et le paiement d’études comparatives coûteuses. Par ailleurs, un repreneur qui ne respecterait pas la déontologie en matière d’essais comparatifs nuirait considérablement à la fiabilité et la qualité des informations transmises aux consommateurs. Dans une économie mondialisée qui expose de plus en plus les Français à des produits ne respectant pas les normes sanitaires et de sécurité, la dissolution de l’INC aurait par conséquent un impact dramatique sur l’information des consommateurs et sur la capacité de réaction de la DGCCRF. Dernier exemple en date : la DGCCRF a été alertée par la rédaction de 60 millions de consommateurs de la vente de poupée sexuelle aux allures d’enfants par la plateforme Shein. L’amendement propose donc la suppression de cet article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000520
Dossier : 520
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Date inconnue
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Cet amendement vise à appeler l’État à compenser, pour 2026, les effets de la hausse des cotisations vieillesse des employeurs territoriaux décidée unilatéralement par le Gouvernement le 31 janvier 2025. Cette décision prévoit une augmentation de trois points par an jusqu’en 2028, représentant à terme une charge supplémentaire non compensée de 4,2 milliards d’euros par an pour les collectivités territoriales, soit plus d’un milliard d’euros de charges nouvelles chaque année. Cette mesure entraînera une hausse mécanique de la masse salariale, sans création d’emplois, et conduira à une augmentation de plus de 40 % des charges de retraite des employeurs territoriaux en quatre ans, situation insoutenable pour les finances locales. Si le redressement de la CNRACL est nécessaire, son déséquilibre résulte largement de prélèvements historiques au profit d’autres régimes. Imposer un tel choc contributif aux collectivités est incohérent avec les objectifs de maîtrise de leurs dépenses et menace leur capacité à financer les services publics locaux et les investissements. Cette décision revient en réalité à transférer le déficit du système de protection sociale vers les collectivités territoriales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000521
Dossier : 521
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Date inconnue
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Cet amendement vise à corriger les effets indésirables de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent les finances des collectivités territoriales et compromettent la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE). Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme des directions départementales des territoires vers la DGFiP a entraîné un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte, comme l’a relevé le rapport d’information de juin 2025 de David Amiel et Christine Pires Beaune. Si la baisse de l’activité de construction ou l’évolution du fait générateur peuvent expliquer certaines variations, l’ampleur des écarts constatés ne peut résulter que de dysfonctionnements, alors que la réforme était annoncée comme neutre financièrement. La taxe d’aménagement finance pourtant des politiques essentielles de préservation de l’environnement et le fonctionnement des CAUE. Selon Départements de France, la perte atteindrait 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont une part significative est imputable à ces anomalies. En l’absence de calendrier de reversement et de mesures transitoires, il est urgent de compenser les pertes subies par les Départements afin de préserver ces missions. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000522
Dossier : 522
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Non renseignée
Date inconnue
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Le 25 juin 2024, un accord a été agréé par le Gouvernement afin d’étendre la prime « Ségur » aux professionnels du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif jusqu’alors non concernés. Cette décision, prise sans concertation préalable avec les Départements, aurait dû être examinée en comité des financeurs afin d’en garantir la soutenabilité financière, conformément aux engagements pris depuis 2022. Dans un contexte de finances départementales fortement dégradées, les Départements ne peuvent assumer seuls le coût de cette mesure, estimé par l’État à 170 millions d’euros en année pleine, ni être réduits à un rôle de simple financeur de décisions nationales. Conscients de la nécessité de renforcer l’attractivité des métiers du secteur médico-social, ils ont pris acte de l’engagement de l’État de compenser 50 % de cette dépense à compter de 2025, soit 85 millions d’euros par an. Il demeure toutefois nécessaire de compenser l’année 2024, première année d’application rétroactive de l’accord au 1er janvier. Cet amendement prévoit donc une compensation de 85 millions d’euros au titre de 2024, afin de permettre aux Départements de contribuer durablement à la mise en œuvre de cette mesure. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000523
Dossier : 523
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement propose que toute dépense décidée par l’État et imposée aux collectivités doit être intégralement compensée, en particulier pour les Départements dont la plupart des charges ne sont pas pilotables. En 2025, les Départements, financeurs du revenu de solidarité active (RSA), ont été appelés sans concertation à absorber une revalorisation de 1,7 % liée à l’inflation, soit environ 170 millions d’euros en année pleine. Or, leurs dotations sont gelées depuis plusieurs années, tout comme la dynamique de TVA. Ces décisions nationales, si pertinentes soient-elles, augmentent mécaniquement les dépenses de fonctionnement des Départements alors même qu’on leur impose de les réduire par d’autres mécanismes contraignants. Dans ce contexte, de nombreux Départements ont suspendu les avances aux CAF pour alerter sur cette pratique. Sur 6 milliards de dépenses imposées entre 2022 et 2025, les revalorisations successives du RSA représentent 1,37 milliard d’euros non compensés. Le présent amendement prévoit donc une compensation de 170 millions d’euros en année pleine à compter de 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000523
Dossier : 523
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et social vise à garantir la progression des aides personnalisées au logement et leur maintien pour les étudiants extra communautaires non boursiers. Présenté comme un effort budgétaire collectif, le gel des prestations sociales, dont les APL, est une sanction pour nos concitoyens précaires, dépendant de celles-ci dans leur vie quotidienne. Elles représentent un outil de prévention des impayés indispensable, et de cohésion sociale. Le niveau de vie des plus précaires baissera d’environ 0,60 % en conséquence de ce gel. Pourtant, ces quinze dernières années, les APL ont augmenté deux fois moins vite que les loyers. 4,1 millions de personnes d’ores et déjà de mal logement, et le quart des ménages les plus modestes consacrent plus de 30 % de leur revenu à leur logement. L’atteinte à ce dispositif d’APL déjà fragilisé, précarisera durablement et aggravera la crise du logement que connaît notre pays. Sous couvert d’assainissement des finances publiques, cette mesure budgétaire est un choix politique portant atteinte à la capacité de vivre dignement des personnes, notamment précaires. D’autre part, la suppression des APL pour les étudiants étrangers extra communautaires est injuste et insensée. Leur population est d’environ 320 000, et la grande majorité n’est pas éligible aux critères sociaux pour cause de conditions difficiles à satisfaire (titre de séjour temporaire, deux années de domiciliation, ou encore statut de réfugié). Ceux-ci seraient privés de 200 euros par mois en moyenne. Les étudiants étrangers sont déjà confrontés à une grande précarité. L’observatoire de la vie étudiante précise que 62 % ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin, contre 22 % des étudiants français. Les conséquences sur les trajectoires des étudiants concernés constitueront une faillite individuelle et collective. Individuelle car renforçant les vulnérabilités à l’origine d’abandons d’études, ou encore de situations de sans-abrisme. Collective car privant la France de talents étrangers nourrissant nos universités par la diversité de leurs savoirs et de leurs expériences. Par conséquent, cet amendement entend remettre en cause l’idée que le rétablissement des finances publiques peut se faire sur le dos de nos concitoyens les plus vulnérables. Il porte une vision juste de l’action publique, conforme à nos valeurs d’égalité et d’équité face à l’effort national. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000524
Dossier : 524
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Date inconnue
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Le présent amendement propose, en application du principe de clarté et de sincérité des débats parlementaires, de corriger une erreur intervenue lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, en excluant les revenus du PER de la hausse du taux de CSG applicable aux revenus du patrimoine et de placements, de manière à conformer le texte législatif à l’intention exprimée par l’Assemblée nationale lors des débats. L’Assemblée nationale a adopté dans la loi de financement de la sécurité sociale une hausse de 1,4 point du taux de CSG applicable à certains revenus du patrimoine et des placements pour financer la prise en charge de l’autonomie. Afin de préserver l’épargne de la majorité de nos concitoyens, l’Assemblée a voté un amendement de compromis déposé par le Gouvernement peu avant la discussion. Cet amendement visait notamment à exclure de cette hausse les revenus des plans et comptes épargne logement, les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les revenus de l’assurance vie ainsi que les « supports d’épargne salariale ou d’épargne retraite », comme le soulignait Madame la Ministre de l’Action et des comptes publics devant la représentation nationale. Toutefois, le texte de l’amendement gouvernemental adopté par l’Assemblée nationale, à rebours des explications données en séance publique et donc à ce que les députés ont souhaité voter, met dans le champ de l’augmentation du taux de CSG à 10,6 % les revenus issus de plans d’épargne retraite versés sous forme de rente viagère ou de capital exonéré, en cas de déblocage anticipé pour accident de la vie. Cela s’explique notamment par la complexité législative de l’imposition des produits des plans d’épargne retraite régis par les dispositions des articles L224-1 du code monétaire et suivants. Ces derniers sont ainsi imposés sous diverses modalités lorsqu’ils sont conclus auprès d’une société d’assurance, selon que le versement de la prestation servie intervient sous forme de rente ou de capital, et notamment selon la nature et le régime fiscal des sommes ayant alimenté ledit plan de retraite. Dès lors qu’elles sont versées à l’issue de contrats d’assurance vie, ces prestations en capital relèvent donc en matière d’imposition sur le revenu des produits générés pendant la phase d’épargne, des dispositions de l’article 125-0A du code général des impôts, avec l’application par renvoi, des taux du prélèvement forfaitaire unique prévus à l’article 200 A du même code. En conséquence, ces produits entrent dans le champ des dispositions du 3° du II de l’article L136-7 du code de la sécurité sociale et restent donc soumis au taux de CSG de 9,2 %, par application des dispositions du projet d’article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale. Ce n’est pas le cas d’autres modalités de versement des prestations issues de plans d’épargne retraite, qui au titre de l’intention du législateur devraient pourtant suivre le même régime en matière de CSG en restant soumises au taux de 9,2 %. Cet amendement propose de corriger cette incohérence de la loi, avec comme objectifs :
Cet amendement a été travaillé avec France Assureurs. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000524
Dossier : 524
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Date inconnue
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Le secteur des loisirs sportifs marchands regroupe les salles de sport (fitness, yoga) et les activités marchandes de sport indoor et outdoor. Il s’agit d’une offre de loisirs sportifs payante et non rattachée à une fédération sportive. La directive européenne « Taux » rend éligible ces entreprises à un taux de TVA réduit. Or, la France n’a pas fait le choix de l’octroyer aux acteurs du sport marchand, alors que l’ensemble des activités ludiques et de loisir en bénéficie. le Gouvernement avait élargi en lors de l’examen du PLF 2024, le régime de TVA réduite aux compétitions d’e-sport ainsi qu’à l’équitation, qui est un sport olympique. Ainsi, cet amendement a pour objet de mettre fin à une inégalité de traitement entre des activités relevant du champ du sport et d’engager la réflexion sur la nécessité de lisser les taux de TVA pour les activités similaires que sont le sport, le loisir et le divertissement. En effet, dans une logique d’équité face à l’impôt, rien ne justifie que le sport marchand soit taxé à 20 %, l’accrobranche, le mini-golf et l’escalade ludique à 10 % et l’équitation à 5,5 %. En outre, comment justifier que l’activité physique et sportive – bénéfique pour la santé physique et mentale – subisse un taux plein de TVA, quand des activités plus sédentaires comme le spectacle sportif, le cinéma et désormais l’e-sport sont soutenues fiscalement avec un taux de 5,5 % ? À l’avenir, le lissage des taux de TVA doit pouvoir se faire au taux de 10 % pour l’ensemble de ces activités : sport marchand, loisir et divertissement. Il permettra l’égalité de traitement et sera bénéfique pour les finances publiques grâce au relèvement des taux de TVA réduit de 5,5 %. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000525
Dossier : 525
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Date inconnue
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Le tourisme sportif est un facteur de dynamisme économique, d’attractivité des territoires et d’emploi. Sa pratique s’étend sur tous le territoire – montagne, littoral, plaine. À l’échelle des stations de montagne, les entreprises du commerce d’article de sport représentent 1400 magasins de station qui accueillent chaque année 7 millions de vacanciers et qui emploient 10 000 personnes. À l’échelle du littoral, c’est 185 marques qui contribuent à l’activité de 2,8 millions de touristes et 4000 emplois pour 1,8Mrds€ de chiffre d’affaires. Si bien que la filière de la glisse est considérée comme la deuxième filière économique en Nouvelle-Aquitaine. Près de 11 millions de Français sont adeptes du tourisme sportif de pratique, et 5 millions pratiquent le tourisme sportif d’itinérance. Le logement des travailleurs saisonniers est désormais une condition indispensable à l’embauche, si bien que deux tiers des magasins de sport de montagne hébergent au moins la moitié de leurs salariés. Il s’agit de territoires où la pression immobilière est très forte. Une grande partie de ces magasins optent pour la location de biens à la saison, qui est soumise à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). L’article 1407 ter du code général des impôts permet aux conseils municipaux des communes mentionnées au I de l’article 232 de majorer d’un pourcentage compris entre 5 % et 60 % la part lui revenant de la cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires due au titre des logements meublés. De plus, il est déjà prévu une exonération de cette taxe pour les salariés devant louer un logement pour se rapprocher de leur lieu de travail. Cet amendement donc vise à en exonérer les logements loués par des entreprises pour l’hébergement de travailleurs saisonniers de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Cette mesure répond à une situation d’injustice fiscale rencontrée par de nombreux employeurs dans les régions touristiques, où le marché locatif est extrêmement tendu. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000526
Dossier : 526
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Date inconnue
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Le tourisme sportif est un facteur de dynamisme économique, d’attractivité des territoires et d’emploi. Sa pratique s’étend sur tous le territoire – montagne, littoral, plaine. À l’échelle des stations de montagne, les entreprises du commerce d’article de sport représentent 1400 magasins de station qui accueillent chaque année 7 millions de vacanciers et qui emploient 10 000 personnes. À l’échelle du littoral, c’est 185 marques qui contribuent à l’activité de 2,8 millions de touristes et 4000 emplois pour 1,8Mrds€ de chiffre d’affaires. Si bien que la filière de la glisse est considérée comme la deuxième filière économique en Nouvelle-Aquitaine. Près de 11 millions de Français sont adeptes du tourisme sportif de pratique, et 5 millions pratiquent le tourisme sportif d’itinérance. Le logement des travailleurs saisonniers est désormais une condition indispensable à l’embauche, à l’activité économique et à la fidélisation des travailleurs saisonniers. Si bien que deux tiers des magasins de sport de montagne hébergent au moins la moitié de leurs salariés. Il s’agit de territoiresoù la pression immobilière est très forte. Malgré les efforts consentis par les employeurs, un nombre important d’emplois de saisonniers offerts ne sont pas pourvus. Il importe donc d’en améliorer l’attractivité. Pour remédier à cette pénurie, un nombre significatif d’employeurs ayant recours au travail saisonnier construisent ou aménagent des locaux afin de loger leur personnel saisonnier. Mais le coût de ces constructions ou aménagements supporte la TVA au taux normal de 20 %, ce qui majore d’autant le prix de production des logements du personnel. Il est donc proposé de déduire la TVA pour la construction, l’acquisition ou l’entretien des logements fournis à titre gratuit aux travailleurs saisonniers. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000527
Dossier : 527
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Date inconnue
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Cet amendement propose de relever le taux de la taxe sur les transactions financières (TTF) de 0,4 % à 0,5 %, à l’instar du Royaume-Uni, afin de respecter le souhait exprimé par les parlementaires lors de l’examen du PLF 2025, tout en proposant un compromis intermédiaire entre la position initiale du Parlement et celle du Gouvernement. Selon les prévisions pour 2026, cette hausse permettrait d’augmenter les recettes de 2,5 milliards à environ 3,125 milliards d’euros, soit 625 millions supplémentaires. La TTF, considérée par de nombreux économistes comme une taxe « indolore », n’entrave pas l’économie réelle et n’affecte pas la compétitivité de la place financière française. L’augmentation proposée permettrait à l’État de renforcer sa contribution à la lutte contre la pauvreté, les inégalités et les crises mondiales, notamment en soutenant l’aide publique au développement via le Fonds de solidarité sur le développement. Cette mesure assure une contribution équitable du secteur financier sans alourdir la fiscalité des ménages, en cohérence avec la loi de programmation du 4 août 2021 sur le développement solidaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000527
Dossier : 527
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Non renseignée
Date inconnue
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Par cet amendement d’appel, le groupe LFI souhaite garantir aux collectivités territoriales une compensation équitable des décisions gouvernementales en matière de revalorisations salariales depuis 2017 qui impactent directement leurs budgets. Comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport d’octobre 2024, la croissance des dépenses de personnel des collectivités « trouve principalement son origine dans la dynamique de la partie indiciaire des rémunérations (...) les décisions gouvernementales ont des effets importants sur la masse salariale des collectivités ». La Direction générale des collectivités locales (DGCL) estime l’impact cumulé des mesures gouvernementales depuis 2017 (revalorisations du point d’indice dont la dernière de +1,5 % en juillet 2023, mesures du Ségur, revalorisations des catégories C, etc.) à au moins 5,5 milliards d’euros. Les collectivités ne s’opposent nullement à revaloriser leurs agents, surtout au regard de la perte d’attractivité de la fonction publique territoriale et du nécessaire soutien au pouvoir d’achat. Cependant, elles dénoncent la méthode employée : comment concevoir la libre administration lorsque les collectivités n’ont pas la main sur leurs recettes, qui stagnent et baissent en termes réels, alors même que leurs budgets sont en grande difficulté ? Selon La Banque Postale, leur épargne brute stagne cette année, avec une hausse des dépenses de personnel de +3,3 %. Il est normal que ces décisions gouvernementales soient assorties de compensations financières. Les élus locaux ne peuvent assumer les décisions nationales sans nouvelles ressources, au risque de devoir réviser à la baisse d’autres parties de leur budget. La qualité des services publics ne peut qu’être amoindrie en l’absence de compensations, et ce sont finalement les citoyens qui en paient le prix. Nous proposons donc de compenser aux collectivités territoriales le coût de l’ensemble des revalorisations salariales décidées par le Gouvernement afin de préserver leur capacité d’action et la qualité du service public local. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000528
Dossier : 528
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Date inconnue
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Cet amendement vise à simplifier et à rendre plus efficace le mécénat des particuliers en faveur des formations musicales de Radio France en ouvrant la possibilité pour ces derniers de faire directement à Radio France des dons déductibles en partie de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur la fortune immobilière. Les quatre formations musicales de Radio France – l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique, le Chœur et la Maîtrise – jouent un rôle essentiel dans la diffusion du patrimoine musical français et international, conformément à la mission de service public qui lui a été attribuée par la loi du 30 septembre 1986 sur la liberté de communication. Depuis 2021, les entreprises peuvent bénéficier, en vertu de l’article 238 bis, 1.e quinquies du code général des impôts, d’une réduction d’impôt pour leurs dons à ces ensembles. Les particuliers, en revanche, ne disposent d’aucun dispositif comparable : leurs dons ne sont pas éligibles aux réductions d’impôt prévues aux articles 200 et 978 du même code. Actuellement, les dons des particuliers doivent transiter par la Fondation Musique et Radio, abritée par l’Institut de France. Ce système, assorti de procédures lourdes et coûteuses, réduit l’efficacité du mécénat et détourne une part des dons vers des frais administratifs. Dans un contexte marqué par des tensions budgétaires et des difficultés de financement des formations musicales de Radio France, la crainte d’une baisse des dons, liée à la conjoncture économique et à la complexité du dispositif actuel, renforce la nécessité d’une adaptation du cadre fiscal. Cet amendement propose donc d’ouvrir aux particuliers le bénéfice des réductions d’impôt prévues aux articles 200 et 978 du CGI pour les dons aux formations musicales de Radio France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000529
Dossier : 529
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Date inconnue
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Le présent amendement propose de proroger le crédit d’impôt international (C2I) pour les films et séries d’initiative étrangère jusqu’au 31 décembre 2031, afin de sécuriser le cadre fiscal pour les productions prévues après 2026. Ce dispositif, efficace depuis 2009, a généré en 2023 près de 1,9 milliard d’euros de dépenses en France pour une dépense fiscale de 254 millions, soit un effet multiplicateur de 7,4 € de dépenses pour 1 € de crédit d’impôt, tout en contribuant à 1,31 € de recettes fiscales et sociales directes. Le C2I soutient l’emploi local, l’animation et l’industrie audiovisuelle, et bénéficie aux territoires hors Île-de-France et aux outre-mer. Il renforce également le soft power et l’attractivité touristique de la France. Face à la concurrence internationale accrue et aux besoins de visibilité pour les producteurs, cette prorogation anticipée est indispensable pour garantir la décision et la réalisation des projets internationaux, sans coût supplémentaire pour 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000529
Dossier : 529
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune, supprimé en 2018, afin d'opérer une coordination avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade le solde budgétaire de l'Etat de plus de 6 milliards d'euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000530
Dossier : 530
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe La France insoumise demande la compensation intégrale aux collectivités territoriales du surcoût résultant de la décision gouvernementale du 31 janvier 2025 d’augmenter de 3 points par an le taux de cotisation vieillesse des employeurs territoriaux jusqu’en 2028. Cette mesure, décidée sans concertation, entraînera une dépense supplémentaire non compensée de 4,2 milliards d’euros par an à terme, soit 1,05 milliard d’euros d’accroissement annuel dès 2026, selon les données transmises par le Gouvernement lui-même au Conseil national d’évaluation des normes (CNEN). Elle augmentera mécaniquement d’au moins deux points par an la masse salariale des collectivités sans création d’emplois supplémentaires et provoquera, selon la Cour des comptes, une hausse de plus de 40 % des charges de retraites en quatre ans, qu’aucune entreprise ne pourrait supporter sans déséquilibre majeur. Si le redressement des comptes de la CNRACL, qui verse 26 milliards d’euros de prestations à 1,3 million de bénéficiaires, est nécessaire, il convient de rappeler que ses difficultés résultent avant tout des plus de 100 milliards d’euros prélevés depuis cinquante ans au titre de la compensation démographique. Ces transferts ont privé le régime de la possibilité de constituer des réserves et expliquent en grande partie la situation actuelle. Il est incohérent de prétendre maîtriser les dépenses publiques locales tout en imposant aux collectivités un tel choc contributif, dont l’effet sur la situation structurelle de la CNRACL restera marginal. Le Gouvernement refuse par ailleurs d’envisager les réformes structurelles proposées par les inspections générales dans leur rapport de mai 2024 ou par la Délégation aux collectivités territoriales de l’Assemblée nationale en mai 2025. Cette hausse massive des cotisations met en péril la capacité des collectivités à financer les services publics locaux et à investir dans la transition écologique et la cohésion territoriale. En portant le taux de cotisation à 43,65 %, soit un niveau très supérieur à celui du régime général, l’État opère en réalité un transfert de déficit de la sécurité sociale vers les budgets locaux, en réduisant leur épargne et leur capacité d’autofinancement. Le présent amendement vise donc à compenser les effets de cette hausse dès 2026, et à rappeler la nécessité pour l’État de rechercher des solutions structurelles pérennes pour le redressement de la CNRACL, plutôt que de faire peser son déséquilibre sur les collectivités territoriales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000530
Dossier : 530
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Date inconnue
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La durée de réalisation des œuvres cinématographiques et audiovisuelles peut prendre plusieurs années. Cela est en particulier le cas pour les œuvres d’animation qui nécessitent plus de 3 années, en sus de leur préparation. Cela s’applique aussi aux séries lorsque le choix d’un pays porte sur plusieurs saisons. Les décisions de localisation se font au moins une année à l’avance. Il est nécessaire de rassurer les producteurs sur la perception de l’incitatif fiscal sur la durée effective de réalisation de l’œuvre, dont la durée peut excéder la date limite votée du crédit d’impôt. La mise en place d’une clause « grand-père » est une mesure sécurisant la décision des producteurs afin que les productions agréées et en cours de réalisation lors d’une éventuelle extinction (ou suspension) du dispositif fiscal, dont la décision intervient par nature au dernier moment, en bénéficient jusqu’à leur achèvement. Cela est d’autant plus important que la durée votée pour le dispositif fiscal est courte (3 ans) par rapport au temps de cycle de réalisation d’une œuvre cinématographique ou audiovisuelle de fiction ou d’animation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000531
Dossier : 531
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Date inconnue
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Cet amendement est un amendement de repli pour sécuriser la nécessaire visibilité à court terme pour les producteurs de projets internationaux dans un contexte concurrentiel international fortement sous tension. Parmi les principaux pays de production, si en 2019 trois pays avaient un dispositif mieux disant par rapport à la France, ils sont aujourd’hui quinze, et notamment l’ensemble de nos voisins limitrophes. Il est indispensable de prolonger le crédit d’impôt pour les productions internationales par anticipation jusqu'au 31 décembre 2028, soit 3 ans à compter de la fin de cette année, et deux ans par rapport à la situation présente, faute de quoi les productions en train d’être décidées échapperont à la France. Le bilan économique de ce crédit d’impôt est positif pour la France : il bénéficie à de nombreux secteurs au-delà du cinéma et de l’audiovisuel (hôtellerie, restauration, logistique, artisans du bâtiment, loueurs de matériel), et est réparti sur les territoires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000531
Dossier : 531
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Date inconnue
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Par cet amendement, nous proposons la transformation en subventions de la dette contractée par la Nouvelle-Calédonie auprès de l’État. L’examen du projet de loi constitutionnelle de dégel partiel du corps électoral en mai 2024 a provoqué de fortes contestations en Nouvelle-Calédonie et le caillou est tombé dans une situation de crise explosive qui perdure. L’exécutif est pleinement responsable de cet embrasement causé par une sortie de route totale de l’esprit de l’accord de Nouméa qui avait permis de maintenir la paix localement depuis 1998. Le bilan humain de ces révoltes est dramatique avec 14 personnes tuées et des centaines de blessés. La crise économique et sociale qui préexistait en Nouvelle-Calédonie s’est considérablement aggravée. Le PIB calédonien a reculé de 13,5 % en 2024, les recettes fiscales ont diminué de 21 % en 2025, s’ajoutant à une baisse déjà constatée de 7 % entre 2023 et 2024. Face à cette situation catastrophique, l’État a apporté son soutien financier principalement sous forme de prêts et d’avances remboursables, conduisant la Nouvelle-Calédonie dans une spirale d’endettement totalement insoutenable. Le prêt garanti par l’État (PGE) accordé par l’Agence française de développement s’élève autour de 1 milliard d’euros. En 2025, le remboursement de la dette représente à peu près un quart du budget propre de la Nouvelle-Calédonie. La majorité de cette somme est destinée à restituer les avances consenties par l’État en 2024. Le remboursement du PGE est prévu à partir de 2027 et rien que les intérêts représentent près de trois fois le budget annuel de Dumbéa, deuxième ville du caillou. Face à cette situation d’endettement abyssale et insoutenable, les forces politiques calédoniennes, des indépendantistes aux loyalistes, réclament la transformation de ces prêts en subventions. Dès le 28 août 2024, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a voté une résolution proposée par le parti non-indépendantiste Calédonie ensemble et adoptée quasi unanimement (de l’UC à LR) appelant l’État à financer un plan de reconstruction 2024‑2029 de 4,2 milliards d’euros, comprenant notamment 420 millions d’euros pour effacer les emprunts « Covid » de 2020 et 2021 afin de faire respirer la collectivité. En octobre 2025, lors des discussions sur le pacte de refondation économique et sociale, il y a de nouveaux étaient réclamé la transformation en subvention du prêt garanti par l’État. Il est temps que l’État assume pleinement ses responsabilités face à l’écroulement de la situation socio-économique en Nouvelle-Calédonie qu’il a lui-même provoqué par ses choix politiques désastreux. L’aide financière apportée jusqu’à présent par l’État est largement insuffisante et, surtout, prend majoritairement la forme d’avances remboursables et de prêts qui ne font qu’aggraver le fardeau de la dette. Transformer ces prêts en subventions n’est pas un cadeau, c’est une question de justice et de responsabilité politique. L’État français a une dette historique envers le peuple kanak et envers l’ensemble des Calédoniens. La crise de 2024 est directement imputable aux choix du Gouvernement français de rompre unilatéralement avec l’esprit de l’accord de Nouméa. Nous proposons donc par le présent amendement de transformer en subventions des dettes contractées par la Nouvelle-Calédonie |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000532
Dossier : 532
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Date inconnue
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Cet amendement vise à maintenir le financement des bilans de compétences par le Compte personnel de formation (CPF), que le projet de loi de finances pour 2026 prévoit de supprimer. Outil reconnu d’orientation et de sécurisation des parcours professionnels, le bilan de compétences accompagne chaque année plus de 80 000 actifs dans leurs transitions professionnelles. Son exclusion du CPF créerait une rupture d’équité avec d’autres dispositifs comparables tels que la VAE ou le permis de conduire. Placé sous un plafond de prise en charge, il permettrait de maîtriser la dépense publique tout en préservant un levier essentiel d’employabilité et de mobilité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000539
Dossier : 539
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Date inconnue
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Cet amendement d’appel conditionne l’éligibilité des aides personnelles au logement (APL, ALF, ALS) pour les ressortissants non français à la justification de cinq années de cotisations ou, à défaut, de la perception de revenus au titre d’une activité professionnelle soumise à cotisations pendant une durée de cinq ans cinq ans. Les aides à l’accès au logement bénéficiaient à près de six millions de ménages fin 2022. Elles représentent un effort budgétaire significatif de 16 milliards d’euros et jouent un rôle majeur de solvabilisation des ménages modestes. Selon des données transmises par le ministère de la Transition écologique, 859 000 ménages étrangers hors Union européenne percevaient, fin 2022, l’une des aides au logement, soit 14,8 % des bénéficiaires (environ un million si l’on inclut les ressortissants de l’UE). Le montant perçu par les ménages hors UE s’élevait à 2,4 milliards d’euros en 2022, soit 16,4 % de la dépense totale d’aides au logement. Parallèlement, le parc locatif social loge 4,6 millions de ménages en 2022 (environ 16 % des ménages en logement ordinaire). Les immigrés y sont structurellement sur-représentés par rapport aux non-immigrés : 30 % des immigrés sont locataires d’un HLM contre 11 % des non-immigrés (2022). Ces écarts tiennent notamment aux revenus plus faibles et à la taille des ménages. La France, qui fait face à un flux migratoire record de 500 000 entrants par an, n’a plus les moyens de financer une immigration massive non solvable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000539
Dossier : 539
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement prévoit de plafonner le CIR en abaissant le seuil existant de dépenses R&D de 100 à 50 millions d’euros et en supprimant le taux de 5 % qui s’appliquait au dessus du seuil. Cet amendement permettra ainsi de limiter les effets d’aubaines et l’explosion du cout de cette dépense fiscale. De plus, il propose en outre que ce plafond soit apprécié au niveau du groupe, comme le recommande l’IGF, et d’exclure des dépenses éligibles l’immobilier d’entreprise. Plusieurs rapports, dont l’un d’entre eux commis par la Cour des comptes, ont pointé du doigt les logiques d’optimisation conduites par des grands groupes en vue de maximiser l’avantage fiscal au titre du crédit d’impôt recherche. Des entreprises comme Sanofi ont touchés des dizaines de millions d'euros de CIR tout en diminuant ses effectifs de recherche. Au regard du coût du dispositif, 7 milliards d’euros par an, il y a lieu d’opérer d’importants ajustements pour réduire la dépense fiscale et mettre fin à l'automaticité du CIR attribué sans condition. Des recettes pouvant être attendues suite à l'adoption d'un tel amendement, il fait exception à la règle de l'entonnoir, et participe au rééquilibre de notre situation budgétaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000540
Dossier : 540
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Non renseignée
Date inconnue
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À travers cet amendement, le groupe parlementaire LFI propose de supprimer l’ensemble des taxes et droit de timbre sur les titres de séjour. Une mission d’information de la commission des Finances, menée par la rapporteure Mme Dupont et présidée par M. Parigi, a révélé dans un rapport publié en juin 2019 le caractère excessif des montants exigés pour la création et le renouvellement d’un titre de séjour en France. Ces taxes peuvent atteindre jusqu’à 425 euros par an pour une personne sollicitant une carte de séjour d’un an, à quoi s’ajoutent 200 euros pour chaque renouvellement. Cette somme, exigible pour une simple carte de séjour temporaire valable un an, reste démesurée et sans équivalent quand on sait par exemple qu’un passeport valable 10 ans coûte au plus 86 euros. Quant au renouvellement d’un titre de séjour, le bénéficiaire devra payer 200 euros. La mission d’information indique ainsi que ces tarifs placent la France à la deuxième place, parmi les 21 pays étudiés, concernant la taxation pour les titres de séjour de longue durée. Ces taxes sont particulièrement injustes puisqu’elles touchent principalement des personnes ayant de faibles revenus et ne pouvant s’acquitter d’une pareille somme. Ils accroissent la précarité des plus modestes et constituent un obstacle arbitraire et inégalitaire à l’obtention d’un titre de séjour en France. Faire du patrimoine personnel le critère d’obtention d’un titre de séjour est profondément révoltant, et contraire aux valeurs de notre République. Le coût du renouvellement, à savoir de 200 euros par an, illustre le mépris du caractère vital du renouvellement annuel de ce titre de séjour, ainsi que ce qu’un tel coût annuel implique pour des travailleurs pauvres en France. Pour un travailleur au SMIC, il s’agit de plus de 1 % de son salaire net qui lui est substitué, sans autre justification que sa nationalité, ce qui vient encore accroître sa condition de précarité. Enfin, ces taxes et droit de timbre sur les titres de séjour contreviennent directement au principe d’égalité devant les charges fiscales, consacré par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Les citoyens français et les ressortissants de l’Union européenne ne sont pas assujettis à l’obtention d’un titre de séjour, et nous nous en félicitons. Ils ne sont donc pas assujettis à ces taxes et droits de timbre. Aussi le seul critère de non-européanité d’un ressortissant étranger vient provoquer le paiement d’une taxe supplémentaire de plus de 1 % du SMIC. Cette iniquité fiscale est scandaleuse, et doit cesser ! Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons de supprimer les diverses taxes et droits de timbre sur les titres de séjour. Cet amendement a été travaillé à la suite d’échanges avec AIDES et La Cimade. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000540
Dossier : 540
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement de repli conditionne l’éligibilité des aides personnelles au logement (APL, ALF, ALS) pour les ressortissants non français à la justification de cinq années de résidence sur le territoire, ou trois ans de cotisations ou, à défaut, de la perception de revenus au titre d’une activité professionnelle soumise à cotisations pendant une durée de trois ans. Les aides à l’accès au logement bénéficiaient à près de six millions de ménages fin 2022. Elles représentent un effort budgétaire significatif de 16 milliards d’euros et jouent un rôle majeur de solvabilisation des ménages modestes. Selon des données transmises par le ministère de la Transition écologique, 859 000 ménages étrangers hors Union européenne percevaient, fin 2022, l’une des aides au logement, soit 14,8 % des bénéficiaires (environ un million si l’on inclut les ressortissants de l’UE). Le montant perçu par les ménages hors UE s’élevait à 2,4 milliards d’euros en 2022, soit 16,4 % de la dépense totale d’aides au logement. Parallèlement, le parc locatif social loge 4,6 millions de ménages en 2022 (environ 16 % des ménages en logement ordinaire). Les immigrés y sont structurellement sur-représentés par rapport aux non-immigrés : 30 % des immigrés sont locataires d’un HLM contre 11 % des non-immigrés (2022). Ces écarts tiennent notamment aux revenus plus faibles et à la taille des ménages. La France, qui fait face à un flux migratoire record de 500 000 entrants par an, n’a plus les moyens de financer une immigration massive non solvable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000544
Dossier : 544
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Ecologiste et Social vise à compenser, pour l’année 2026, la charge nouvelle de plus d’un milliard d’euros imposée aux employeurs territoriaux par la hausse du taux de cotisation à la CNRACL décidée sans concertation. Le 31 janvier 2025, en l’absence de toute concertation, le Gouvernement a pris la décision d’augmenter de 3 points par an le montant de la cotisation vieillesse des employeurs territoriaux jusqu’en 2028, équivalant à 1,05 milliard d’euros par an d’accroissements de charges successifs pour les collectivités selon les données établies par le Gouvernement lui-même et communiquées fin 2024 au conseil national d’évaluation des normes (CNEN), soit une dépense supplémentaire non compensée d’environ 4,2 milliards d’euros au total pour les employeurs territoriaux d’ici 2028. Cette mesure augmentera mécaniquement d’au moins deux points par an la masse salariale des collectivités territoriales, sans que ces dernières ne procèdent au moindre recrutement et aboutira, comme le rappelle la Cour des comptes, à une hausse des charges de retraites des employeurs territoriaux de plus de 40 % en 4 ans, ce qu’aucune entreprise ne pourrait supporter sans être mise en péril. Par cet amendement, le groupe Ecologiste et Social souhaite préserver la capacité des collectivités à financer les services publics et les investissements locaux, aujourd’hui menacée par ce choc contributif. Comme nous l’avions souligné dans notre rapport de 2025, avec mon collègue Nicolas Ray, les collectivités subissent déjà la baisse des ressources et la hausse des charges imposées par l’État, l’augmentation de la cotisation CNRACL, sans concertation, aggrave cette injustice et menace l’emploi public local. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000547
Dossier : 547
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Date inconnue
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Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, avec un effort financier de l’État en faveur des associations dépassant 11 milliards d’euros pour 2024, dont plus de 1,77 milliard d’euros au titre de la réduction d’impôt sur les dons faits par les ménages et 1,5 milliard pour les entreprises, il est crucial de s'assurer que seules les associations respectant la légalité bénéficient de ce dispositif fiscal avantageux. Les associations qui contribuent au non-respect des lois, notamment celles facilitant directement ou indirectement l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’étrangers, ne doivent pas pouvoir bénéficier des subventions publiques ni des réductions d’impôt associées aux dons qui leur sont versés. Ainsi, pour garantir l'usage approprié des deniers publics et maintenir un cadre législatif en phase avec la politique migratoire et l’ordre public il est proposé de retirer ce cadre fiscal avantageux aux associations ne respectant pas les lois de la République française. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000548
Dossier : 548
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à rétablir le tarif de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) et le tarif de l’aviation civile, tels qu’ils étaient avant la hausse générale massive décidée dans la dernière loi de finances. Sept mois après son entrée en vigueur, chacun peut constater les conséquences néfastes de cette charge fiscale supplémentaire qui pèse sur le secteur aérien. Ainsi, les premières données dont disposent les acteurs du secteur font état d’une baisse constante des ventes des compagnies nationales pour la destination Paris, quand Londres et Munich continuent de croître. Cela représente plusieurs millions de tourisme en moins sur le territoire français, avec des pertes directes engendrées pour l’ensemble de notre économie. Cette hausse pénalise durablement notre pavillon national, représentant un surcoût d’1,35 milliard d’euros cette année, avec un effet direct sur les prix des billets d’avion proposés à nos concitoyens. En contrepartie le rendement théorique de la taxe, estimé à 850 millions d’euros par an, pourrait être totalement annulé, voire dépassé, par les conséquences économiques négatives qu’elle entraîne. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000548
Dossier : 548
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure du bénéfice du pacte Dutreil les professions réglementées. Cette proposition, issue des recommandations de la Cour des comptes, rappelle la philosophie originelle du pacte Dutreil qui se veut permettre une transmission facilitée d'entreprises pouvant être soumises à des prédations étrangères. Or, les professions réglementées, protégées par notre droit national, ne sont pas dans cette situation et doivent être, de fait, exclues de son bénéfice. Cet amendement fait exception à la règle de l'entonnoir mais doit être considéré recevable dans la mesure où il est susceptible de produire des recettes, et participer, de fait, à l'équilibre de notre situation budgétaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000550
Dossier : 550
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Date inconnue
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Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, avec un effort financier de l’État en faveur des associations dépassant 11 milliards d’euros pour 2024, dont plus de 1,77 milliard d’euros au titre de la réduction d’impôt sur les dons faits par les ménages et 1,5 milliard pour les entreprises, il est crucial de s'assurer que seules les associations respectant la légalité bénéficient de ce dispositif fiscal avantageux. Les associations qui contribuent au non-respect des lois, notamment celles facilitant directement ou indirectement l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’étrangers, ne doivent pas pouvoir bénéficier des subventions publiques ni des réductions d’impôt associées aux dons qui leur sont versés. Ainsi, pour garantir l'usage approprié des deniers publics et maintenir un cadre législatif en phase avec la politique migratoire et l’ordre public il est proposé de retirer ce cadre fiscal avantageux aux associations ne respectant pas les lois de la République française. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000552
Dossier : 552
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Date inconnue
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La réforme de la taxe d’aménagement a provoqué de graves dysfonctionnements depuis le transfert de sa liquidation à la DGFiP, entraînant une chute sans précédent des recettes pour les collectivités. Selon Départements de France, les pertes atteindraient 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont au moins 300 millions dus à ces dysfonctionnements. Cette situation fragilise directement les politiques locales d’aménagement, de biodiversité et surtout les CAUE, dont l’expertise est pourtant essentielle à la transition écologique et à la qualité du cadre de vie. Le Gouvernement a reconnu des difficultés mais sans apporter ni calendrier de correction ni compensation financière. Les départements se retrouvent ainsi privés de ressources qu’ils étaient assurés de percevoir. Cet amendement vise donc à réparer une anomalie administrative en compensant les pertes subies, afin de préserver la continuité des missions de service public portées par les CAUE et de rétablir la confiance entre l’État et les collectivités territoriales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000553
Dossier : 553
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Date inconnue
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Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, avec un effort financier de l’État en faveur des associations dépassant 11 milliards d’euros pour 2024, dont plus de 1,77 milliard d’euros au titre de la réduction d’impôt sur les dons faits par les ménages et 1,5 milliard pour les entreprises, il est crucial de s'assurer que seules les associations respectant la légalité bénéficient de ce dispositif fiscal avantageux. Les associations qui contribuent au non-respect des lois, notamment celles facilitant directement ou indirectement l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’étrangers, ne doivent pas pouvoir bénéficier des subventions publiques ni des réductions d’impôt associées aux dons qui leur sont versés.
Ainsi, pour garantir l'usage approprié des deniers publics et maintenir un cadre législatif en phase avec la politique migratoire et l’ordre public il est proposé de retirer ce cadre fiscal avantageux aux associations ne respectant pas les lois de la République française. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000556
Dossier : 556
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Date inconnue
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Le présent texte instaure une « taxe casseurs » via une surprime d’assurance destinée à couvrir les dégradations liées aux émeutes urbaines. Cette disposition est injuste car elle ferait payer nos concitoyens deux fois pour leur sécurité, alors qu’ils y contribuent bien évidemment déjà par le biais de l’impôt. Elle les pénaliserait pour les actes d’une minorité délinquante ! Il est préférable d’appliquer un principe de « casseur-payeur » qui cible directement les auteurs des violences urbaines. L’amendement proposé supprime en conséquence l'article 65 quinquies de ce PLF. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000056
Dossier : 56
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Date inconnue
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Cet amendement vise à modifier la contribution des hauts patrimoines, en ajustant, notamment, son seuil d’assujettissement et en élargissant son assiette. . Plus précisément, cet amendement propose de : - maintenir le seuil de déclenchement de l’imposition à 1,3 million d’euros comme cela est le cas actuellement avec l’IFI. - conserver le principe actuel selon lequel toutes les personnes physiques ayant leur domicile fiscal en France sont imposables à la contribution des hauts patrimoines sur l’ensemble de leurs biens soumis à la contribution des hauts patrimoines, qu’ils soient situés en France ou à l’étranger. - maintenir dans l’assiette de la contribution des hauts patrimoines les biens meubles et immeubles non affectés à une activité professionnelle et élargir aux biens immobiliers loués car il n’est pas question d’être moins-disant que l’IFI actuel en créant un privilège fiscal pour les rentiers. - intégrer dans l’assiette de la contribution des hauts patrimoines les objets d’art dont la valeur dépasse 250 000 euros. - limiter les possibilités de déductions des dettes contractées par le redevable pour déterminer la valeur nette imposable, en supprimant la déductibilité des dettes contractées pour des travaux d’amélioration, de construction ou d’agrandissement, qui sont généralement plus coûteux que les simples frais de réparation ou d’entretien. - Enfin, instaurer deux nouvelles obligations déclaratives : * une obligation pour les ménages milliardaires assujettis à la contribution des hauts patrimoines de déclarer chaque année à l’administration fiscale une évaluation de l’empreinte carbone totale de leur patrimoine soumis à la contribution afin d’inciter ces contribuables fortunés à réduire l’empreinte carbone de leurs biens. Pour rappel, le patrimoine financier de 63 milliardaires français a généré, en une seule année, au moins 152 millions de tonnes d’équivalent CO2, soit autant de gaz à effet de serre que 50 % de la population française. Pourtant, contrairement aux grandes entreprises qui sont tenues de publier des données extra financières, notamment sur leur impact environnemental et les stratégies adoptées pour le réduire, certains patrimoines privés, dont l’ampleur peut être comparable, voire supérieure à celles des grandes entreprises, échappent encore à toute obligation de transparence. * une obligation pour l’ensemble des assujettis à la contribution des hauts patrimoines de déclarer l’intégralité de leur patrimoine. L’objectif serait de disposer enfin de données fiables sur la composition et la valeur des patrimoines des ultra-riches. En effet, en l’absence d’un impôt portant sur l’ensemble du patrimoine, il existe aujourd’hui un véritable manque d’information statistique. Or il est primordial de combler ce déficit. En effet, le manque de données fiables touche l’ensemble de la fiscalité du patrimoine : successions, donations, taxation des hauts patrimoines, etc. Cette insuffisance de données ne relève pas seulement d’un enjeu statistique. Elle entre directement en contradiction avec l’évolution même de la stratégie de contrôle de la DGFiP. En effet, depuis le milieu des années 2010, celle-ci repose sur une approche globale du contribuable, fondée sur l’analyse de sa situation patrimoniale et financière d’ensemble, et non plus sur un contrôle isolé impôt par impôt. Pour que cette approche fonctionne, il faut disposer d’une vision complète, fiable et consolidée du patrimoine des contribuables. Aujourd’hui, faute de données suffisantes, cette stratégie est objectivement empêchée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000560
Dossier : 560
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet d’instaurer un délai de résidence de trois ans en situation pour les étrangers en situation régulière non ressortissants de l’UE afin de bénéficier des aides personnelles au logement (APL). Il s’inscrit dans une logique similaire à celle déjà appliquée au RSA et va dans le sens des décisions du Conseil constitutionnel, qui a jugé le délai de cinq ans disproportionné. Ce délai à trois ans respecte donc le cadre constitutionnel tout en réalisant des économies budgétaires significatives, estimées à plusieurs milliards d’euros. Le bénéfice de la solidarité nationale en arrivant sur le territoire national doit répondre à cette condition et ne doit en aucun cas relever d’un quelconque automatisme. Tel est l’objet de cet amendement |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000564
Dossier : 564
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer le relevé des frais généraux (formulaire n° 2067), qui constitue une obligation déclarative superflue pour les entreprises soumises à l'impôt sur le revenu (BIC) ou à l'impôt sur les sociétés. Ce formulaire a pour objet de déclarer les frais généraux, mais la quasi-totalité de ces donnéesfigure déjà dans la déclaration sociale nominative (DSN), transmise mensuellement ou trimestriellement à l'administration fiscale. Des échanges sont en cours pour intégrer les rares éléments manquants dans la DSN, rendant le maintien du formulaire 2067 redondant et inutilement chronophage pour les entreprises et leurs experts-comptables. Malgré le relèvement récent des seuils (arrêté du 28 janvier 2025 : 540 000 € CA / 270 000 € bilan), les omissions de déclaration restent fréquentes en raison de la complexité du formulaire. Cela génère des corrections longues et des contentieux évitables, alors que l'information existe déjà ailleurs et est accessible par d'autres canaux. Le présent amendement transforme cette obligation systématique en production sur demande de l'administration, dans un délai raisonnable de 30 jours, conformément à l'article 54 quater CGI modifié. Les entreprises conservent l'obligation de tenir les informations à disposition, préservant ainsi toutes les garanties de contrôle fiscal tout en réduisant significativement la charge administrative. Cette mesure de simplification pragmatique allège les contraintes déclaratives des entreprises sans compromettre les prérogatives de l'administration fiscale, au bénéfice direct de la compétitivité économique et de la fluidité des relations avec les services des impôts. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000565
Dossier : 565
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à aligner les déclarations professionnelles sur une date unique (15 mai) pour les clôtures en année civile, simplifiant ainsi un calendrier déclaratif actuellement complexe pour les entreprises et leurs conseils. Aujourd'hui, le calendrier est incohérent : la liasse fiscale (IR/IS) doit être déposée au 2e jour ouvré après le 1er mai, avec un délai supplémentaire de 15 jours accordé par l'administration. En revanche, la CVAE (formulaire 1329-DEF) et la TVA annuelle (CA12) sont exigées au 2e jour ouvré après le 1er avril, sans ce délai supplémentaire. Cette superposition de dates proches mais non alignées crée une charge administrative superflue. Les entreprises et leurs experts-comptables doivent mobiliser leurs équipes sur une période réduite pour gérer des échéances décalées, ce qui multiplie les risques d'erreur et de retard. L'amendement propose de fixer toutes ces déclarations au 15 mai, date déjà retenue pour la liquidation de l'impôt sur les sociétés. Cette mesure offre une simplification immédiate : - lisibilité totale pour les entreprises ; Cet alignement rationalise le système déclaratif sans compromettre le contrôle fiscal, au bénéfice concret des entreprises et des services fiscaux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000569
Dossier : 569
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer la Commission nationale du débat public. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000571
Dossier : 571
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit d'élargir les dispositions de cet article bienvenue et de mettre un terme à la TVA sur les produits de première nécessité partout en France. Cette baisse de TVA est assortie d’un blocage des prix de ces produits, permettant de limiter les marges des distributeurs. La TVA, avec plus de 200 milliards d’euros par an, est de très loin la première recette de l’Etat. C’est un impôt socialement injuste parce qu’il est notablement régressif. Alors que les 10 % des Français les plus pauvres consacrent 12,5 % de leur revenu disponible à payer la TVA, les 10 % les plus riches n’y consacrent que 4,7 %, soit près de trois fois moins ! Et pourtant, les dépenses contraintes des ménages, assujetties à un taux de 5,5 % de TVA, pesant un poids plus lourd dans les dépenses des foyers modestes. Comme l’a montré le Conseil de Prélèvement Obligatoires (CPO) en 2023, la part de la consommation, hors loyer, soumise au taux de 5,5 %, est de 5,5 point plus élevée pour le premier décile que pour le dernier décile de niveau de vie. En d’autres termes, la TVA est profondément régressive, alors même que les taux réduits de TVA viennent en principe limiter la régressivité sociale de cet impôt ! La politique de l’offre menée depuis 8 ans par Macron a plongé plus d’un million de personnes dans la pauvreté. À cela, se sont ajoutés les effets de l’inflation subie en 2022 et en 2023. Si les prix croissent aujourd’hui à un rythme moins rapide, ils ne sont bien sûr pas revenus à leur niveau d’avant crise. Pour lutter contre cette crise sociale rampante qui menace les classes populaires, tout doit être mis en œuvre pour leur permettre d’avoir de quoi mener une vie digne. Cela passe par l’augmentation des salaires, avec le SMIC à 1 600 € nets que nous proposons, et cela passe par la fin de la TVA sur les produits de première nécessité. Nous proposons donc l’application d’un taux de TVA exceptionnel à 0 % partout en France sur les produits de première nécessité, afin de réduire la régressivité de la TVA, et de soutenir le pouvoir d’achat foyers les plus modestes. Pour que cette baisse de la fiscalité antisociale ne soit pas instantanément captée par les entreprises et en particulier les distributeurs, cette baisse de TVA est assortie d’un blocage des prix de ces produits. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000574
Dossier : 574
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Date inconnue
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Cet amendement propose de corriger une erreur intervenue lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, en excluant les revenus du PER de la hausse du taux de CSG applicable aux revenus du patrimoine et de placements, de manière à conformer le texte législatif à l’intention exprimée par l’Assemblée nationale lors des débats. L’Assemblée nationale a adopté dans la loi de financement de la sécurité sociale une hausse de 1,4 point du taux de CSG applicable à certains revenus du patrimoine et des placements pour financer la prise en charge de l’autonomie. Afin de préserver l’épargne de la majorité de nos concitoyens, l’Assemblée a voté un amendement de compromis qui visait notamment à exclure de cette hausse les revenus des plans et comptes épargne logement, les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les revenus de l’assurance vie ainsi que les « supports d’épargne salariale ou d’épargne retraite » Toutefois, la rédaction revient à mettre dans le champ de l’augmentation du taux de CSG à 10,6 % les revenus issus de plans d’épargne retraite versés sous forme de rente viagère ou de capital exonéré, en cas de déblocage anticipé pour accident de la vie. Ce qui n’est pas le cas pour les PER assurantes qui restent soumis au taux de 9,2 %. Cet amendement propose de corriger cette incohérence. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000575
Dossier : 575
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Date inconnue
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Par cet amendement, le rapporteur souhaite insérer un indicateur de performance afin d'augmenter l'information du Parlement sur le financement extrabudgétaire (par les Certificats d'économie d'énergie) d'une politique publique qui touche les Français dans leur quotidien, la politique d'électrification à marche forcée de leur voiture ou autre véhicule. Le Gouvernement ayant fait le choix de basculer toutes les aides - sauf la prime au rétrofit - du budget de l'Etat vers les CEE pour fuir le Parlement, il propose cet indicateur qui devra permettre de connaître le nombre de véhicules bénéficiant de CEE, la répartition par types de véhicules (voitures, VUL, poids lourds, 2 roues motorisés, cycles) ainsi que le montant moyen de CEE en € perçus par chaque type de véhicule. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000581
Dossier : 581
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Date inconnue
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Amendement d'appel. Cet amendement vise à appliquer un taux de TVA à 5,5 % pour les pièces remanufacturées ou d’occasion visant à réparer ou rénover des véhicules. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000582
Dossier : 582
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de faire passer en crédit d’impôt la réduction d’impôt pour les frais de scolarité, afin que chaque famille, surtout les plus populaires, puisse en bénéficier, au lieu de supprimer honteusement ce petit dispositif social. Dans ce PLF, le gouvernement prévoit de faire des économies sur tout le monde sauf les plus riches ! Il s’en prend ainsi aux malades graves et chroniques, aux demandeurs de titres de séjour, aux micro-entrepreneurs, et désormais aux parents d’enfants scolarisés. L’article 5 du projet de loi de finances prévoit ainsi de supprimer la réduction d’impôt visant à aider les parents payant des frais de scolarité à leurs enfants. Déjà écrasées par les années d’inflation, par la flambée du prix de l’énergie décidée par le gouvernement Bayrou lors de la dernière loi de finances et par le coût de l’immobilier qui progresse partout, les familles sont les nouvelles sacrifiées par la macronie. Les dépenses d’éducation pèsent déjà lourdement sur les budgets des familles les plus modestes : selon la CNAF, elles représentent 600 euros par an pour le primaire, 890 pour le collège et plus de 1 120 euros pour le lycée. Cette même étude constate que 16 % des familles sont même contraintes à devoir emprunter de l’argent à leurs proches pour passer cette période de l’année. Selon l’OCDE, la France continue d’être le pays où le système scolaire est le plus inégalitaire. La capacité financière des familles est un élément central, sans être l’unique, dans la perpétuation des inégalités intergénérationnelles. La République se doit de garantir à tous les enfants, quels que soient leurs milieux d’origine, la capacité à étudier dans des conditions dignes et égales. Pour matérialiser cette ambition, notre groupe a proposé de multiples amendements pour rendre la cantine et l’école intégralement gratuite. Alors que le Gouvernement propose de supprimer cette réduction fiscale, notre amendement vise à le transformer en crédit d’impôt afin de l’ouvrir à davantage de familles et de pouvoir mieux cibler les parents le plus dans le besoin. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000583
Dossier : 583
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à rétablir les dispositions de l’article 3 de la loi n°2023-479 du 21 juin 2023 visant à faciliter le passage et l’obtention de l’examen du permis de conduire que le gouvernement a, par décret, largement dégradé. Ledit article ouvrait le droit à financer, par le compte personnel de formation, l’ensemble des permis de conduire, notamment ceux du groupe léger : A, A1, A2, B, B1… Par un décret contesté par toutes les organisations professionnelles du secteur, le gouvernement est venu réduire drastiquement la portée des dispositions légales en interdisant la mobilisation du CPF pour le financement d’un des permis du groupe léger dès lors que la personne dispose d’ores et déjà d’un des permis de ce type. Il a ainsi interdit à des jeunes disposant de permis pour les petites motos nécessaires pour leurs apprentissages de passer, avec leurs CPF, un permis auto et réciproquement pour les personnes voulant disposer d’un permis deux roues notamment en vue de faciliter leur déplacement en milieu urbain. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000591
Dossier : 591
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Date inconnue
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Le présent amendement du groupe Horizons & Indépendants vise à proroger l’exonération fiscale et sociale des pourboires jusqu’en 2028. Instauré par la loi de finances pour 2022, ce dispositif fiscal a permis de soutenir le pouvoir d’achat des professionnels particulièrement affectés par les conséquences de la crise sanitaire, en exonérant d’impôt sur le revenu les pourboires qu’ils perçoivent. Cette mesure, initialement prévue jusqu’au 31 décembre 2025, a démontré son efficacité tant pour améliorer les revenus des salariés concernés que pour renforcer l’attractivité de leurs métiers. Or, les secteurs d’activité concernés continuent de faire face à d’importantes difficultés de recrutement et à des enjeux de revalorisation des conditions de travail. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de maintenir ce soutien fiscal qui constitue un levier concret d’amélioration de la rémunération nette des salariés. En conséquence, le présent amendement propose de prolonger de deux années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2028, l’exonération fiscale et sociale des pourboires, afin d’accompagner durablement les professionnels concernés. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000593
Dossier : 593
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Date inconnue
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Cet amendement est issu des propositions émises par les membres du Comité national du trait de côte (CNTC), comité spécialisé du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML). Le CNTC, créé par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, a confronté les avis d’élus locaux, de scientifiques, d’acteurs socioprofessionnels, d’associations environnementales et des services de l’État. Il a été accompagné par des inspecteurs généraux de l’IGEDD et de l’IGA. En complément, le Cerema a été chargé de produire un rapport sur les enjeux du recul du trait de côte à différents horizons (5 ans, 30 ans et 100 ans). Des estimations en nombre et en valeur de biens (logements et bâtiments professionnels) et d’équipements publics menacés par l’érosion côtière ont été présentées au CNTC. L’érosion côtière, phénomène naturel prévisible, n’est pas intégrée à la liste des risques naturels majeurs. À ce titre, le Fonds Barnier ne peut pas être mobilisé pour financer des actions d’adaptation des territoires littoraux exposés aux effets du changement climatique. Cet amendement répond à la volonté de ne pas alourdir la dette publique. Il fait appel à la solidarité nationale par la création d’une taxe additionnelle à la DMTO. Le pourcentage de cette taxe additionnelle, très limité (0,01 %), modifiable à chaque PLF, n’affecte pas le budget des acquéreurs (10 € par tranche de 100 000 €). Sur la base d’une assiette de 200 milliards d’euros, le produit de 20 millions d’euros, au profit de l’État, devra être dédié au Fonds érosion côtière (FEC), créé en deuxième partie du PLF 2026 (nouveau programme dans la mission Écologie, développement et mobilité durables). Le FEC participera au financement des stratégies locales de gestion intégrée du trait de côte (SLGITC) des communes dans le cadre d’un plan partenarial d’aménagement littoral (PPAL), créé par la loi ELAN. Il s’agit de financer des projets d’acquisition foncière, de relocalisation, de protection et de renaturation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000594
Dossier : 594
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Date inconnue
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Cet amendement est issu des propositions émises par les membres du Comité national du trait de côte (CNTC), comité spécialisé du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML). Le CNTC, créé par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, a confronté les avis d’élus locaux, de scientifiques, d’acteurs socioprofessionnels, d’associations environnementales et des services de l’État. Il a été accompagné par des inspecteurs généraux de l’IGEDD et de l’IGA. En complément, le Cerema a été chargé de produire un rapport sur les enjeux du recul du trait de côte à différents horizons (5 ans, 30 ans et 100 ans). Des estimations en nombre et en valeur de biens (logements et bâtiments professionnels) et d’équipements publics menacés par l’érosion côtière ont été présentées au CNTC. L’érosion côtière, phénomène naturel prévisible, n’est pas intégrée à la liste des risques naturels majeurs. À ce titre, le Fonds Barnier ne peut pas être mobilisé pour financer des actions d’adaptation des territoires littoraux exposés aux effets du changement climatique. Cet amendement répond à la volonté de ne pas alourdir la dette publique. Il vise à créer une taxe additionnelle à la taxe facultative pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) pour les communes littorales. Pour rappel, l’une des attributions de cette taxe est la protection contre la mer. Depuis le 1er janvier 2018, la compétence GEMAPI est une compétence obligatoire des communes concernées, qui a été transférée de droit aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Son montant est actuellement plafonné à 40 euros par habitant. La taxe additionnelle permettrait d’augmenter le plafond de 20 euros, passant ainsi de 40 à 60 euros par habitant, au maximum. Cet amendement laisse la liberté aux communes de déterminer le montant de la taxe GEMAPI en fonction de la nature du projet visant à pallier le risque observé. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000595
Dossier : 595
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Date inconnue
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Cet amendement est issu des propositions émises par les membres du Comité national du trait de côte (CNTC), comité spécialisé du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML). Le CNTC, créé par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, a confronté les avis d’élus locaux, de scientifiques, d’acteurs socioprofessionnels, d’associations environnementales et des services de l’État. Il a été accompagné par des inspecteurs généraux de l’IGEDD et de l’IGA. En complément, le Cerema a été chargé de produire un rapport sur les enjeux du recul du trait de côte à différents horizons (5 ans, 30 ans et 100 ans). Des estimations en nombre et en valeur de biens (logements et bâtiments professionnels) et d’équipements publics menacés par l’érosion côtière ont été présentées au CNTC. L’érosion côtière, phénomène naturel prévisible, n’est pas intégrée à la liste des risques naturels majeurs. À ce titre, le Fonds Barnier ne peut pas être mobilisé pour financer des actions d’adaptation des territoires littoraux exposés aux effets du changement climatique. Cet amendement répond à la volonté de ne pas alourdir la dette publique. Il propose d’instaurer une taxe sur les commissions encaissées par les plateformes de locations touristiques de courte durée dans les communes littorales. Le produit de ladite taxe devra être dédié au Fonds érosion côtière (FEC) créé en deuxième partie du PLF 2026 (nouveau programme dans la mission Écologie, développement et mobilité durables). Le FEC participera au financement des stratégies locales de gestion intégrée du trait de côte (SLGITC) des communes dans le cadre d’un plan partenarial d’aménagement littoral (PPAL), créé par la loi ELAN. Il s’agit de financer des projets d’acquisition foncière, de relocalisation, de protection et de renaturation. Cet amendement avait été adopté en séance publique lors de l’examen du PLF 2025, mais n’avait pas été retenu par la commission mixte paritaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000596
Dossier : 596
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Date inconnue
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Cet amendement est issu des propositions émises par les membres du Comité national du trait de côte (CNTC), comité spécialisé du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML). Le CNTC, créé par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, a confronté les avis d’élus locaux, de scientifiques, d’acteurs socioprofessionnels, d’associations environnementales et des services de l’État. Il a été accompagné par des inspecteurs généraux de l’IGEDD et de l’IGA. En complément, le Cerema a été chargé de produire un rapport sur les enjeux du recul du trait de côte à différents horizons (5 ans, 30 ans et 100 ans). Des estimations en nombre et en valeur de biens (logements et bâtiments professionnels) et d’équipements publics menacés par l’érosion côtière ont été présentées au CNTC. L’érosion côtière, phénomène naturel prévisible, n’est pas intégrée à la liste des risques naturels majeurs. À ce titre, le Fonds Barnier ne peut pas être mobilisé pour financer des actions d’adaptation des territoires littoraux exposés aux effets du changement climatique. Cet amendement répond à la volonté de ne pas alourdir la dette publique. Il vise à augmenter sensiblement les moyens des établissements publics fonciers (EPF) dans le cadre d’opérations d’aménagement du territoire, plus spécifiquement du littoral. Le plafond de la taxe spéciale d’équipement (TSE) actuellement fixé à 20 euros par habitant situé dans le périmètre de l’EPF passerait ainsi à 40 euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000597
Dossier : 597
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Date inconnue
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Cet amendement est issu des propositions émises par les membres du Comité national du trait de côte (CNTC), comité spécialisé du Conseil national de la mer et des littoraux (CNML). Le CNTC, créé par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, a confronté les avis d’élus locaux, de scientifiques, d’acteurs socioprofessionnels, d’associations environnementales et des services de l’État. Il a été accompagné par des inspecteurs généraux de l’IGEDD et de l’IGA. En complément, le Cerema a été chargé de produire un rapport sur les enjeux du recul du trait de côte à différents horizons (5 ans, 30 ans et 100 ans). Des estimations en nombre et en valeur de biens (logements et bâtiments professionnels) et d’équipements publics menacés par l’érosion côtière ont été présentées au CNTC. L’érosion côtière, phénomène naturel prévisible, n’est pas intégrée à la liste des risques naturels majeurs. À ce titre, le Fonds Barnier ne peut pas être mobilisé pour financer des actions de protection et d’indemnisation. Cet amendement répond à la volonté de ne pas alourdir la dette publique. Il propose une répartition du produit de la taxe sur les installations d’éoliennes off-shore en zone économique exclusive (ZEE). Depuis 2022, la taxe éolienne en mer est applicable dans la zone économique exclusive (ZEE), dans le cadre de l’exploitation des ressources naturelles dans cette zone, autorisée par la convention de Montego Bay. Cette taxe est identique à celle appliquée au sein du domaine public maritime : en 2024, elle est égale à 19 890 €/MW installé. Elle permet le financement des actions de développement durable de l’espace maritime. Le rapport du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), publié en 2021, sur le statut juridique et fiscal des éoliennes en mer en zone économique exclusive (ZEE), précise une adaptation nécessaire de la fiscalité aux particularités de la ZEE afin de concilier les enjeux économiques et environnementaux. En effet, la fiscalité liée à cette exploitation est à la discrétion de l’État côtier dont dépend la ZEE. Le rendement potentiel de la fiscalité en ZEE en 2050 est estimé, selon l’une des hypothèses du rapport, à 293 M€. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000006
Dossier : 6
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à renforcer la conditionnalité des aides publiques accordées aux entreprises, en exigeant des contreparties claires en matière d’emploi, de production et d’achats locaux. Cette mesure introduit également une clause de remboursement obligatoire en cas de non-respect des obligations contractuelles, afin de garantir que l’argent public soutienne effectivement les acteurs économiques participant à la souveraineté et à la réindustrialisation du pays. Le dispositif est neutre pour le budget de l’État et améliore l’efficacité de la dépense publique en ciblant les bénéficiaires les plus vertueux. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000600
Dossier : 600
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de faire passer la réduction d'impôt à la générosité des particuliers en faveur des organismes d'aide aux plus démunis, ou "niche Coluche", à un crédit d’impôt. Cette niche, qui permet d’inciter les contribuables à la générosité envers une association d’aide aux personnes en difficulté (Restos du Cœur, Croix Rouge, Secours populaire, Emmaüs…) en défiscalisant plus de 75 % du montant du don, est essentielle à la survie de notre tissu associatif. Celles-ci ont vu le nombre de leurs bénéficiaires se multiplier sous l'effet des politiques anti-sociales de la macronie : à titre d'exemple, les Restos du Cœur ont enregistré une augmentation de 400 000 bénéficiaires en plus sur 5 ans seulement, atteignant un chiffre record de 1,3 million de personnes accueillies. Dans un contexte d’austérité, beaucoup hésitent avant de procéder à un don : chaque euro compte pour une famille modeste. Si cette réduction fiscale est salutaire, puisqu’elle réduit le coût de la générosité, elle demeure en partie inefficace. En effet, un nombre non-négligeable de personnes fait régulièrement des dons à des associations, mais n'est pas redevable à l’impôt sur le revenu. Ainsi, ces personnes ne bénéficient pas de cette réduction fiscale. Nous souhaitons élargir ce dispositif pour que les personnes les plus modestes de notre pays puissent bénéficier de ces remboursement pour l'aide qu'elles apportent à ces associations. Cet amendement propose donc de transformer en crédit d’impôt la niche Coluche pour élargir son bénéfice à l’ensemble de la population et ainsi favoriser les dons vers ces associations essentielles pour l’aide aux personnes en difficulté. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000601
Dossier : 601
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Date inconnue
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Le présent amendement propose de corriger une erreur intervenue lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, en excluant les revenus du PER de la hausse du taux de CSG applicable aux revenus du patrimoine et de placements, de manière à conformer le texte législatif à l’intention exprimée par l’Assemblée nationale lors des débats. L’Assemblée nationale a adopté dans la loi de financement de la sécurité sociale une hausse de 1,4 point du taux de CSG applicable à certains revenus du patrimoine et des placements pour financer la prise en charge de l’autonomie. Afin de préserver l’épargne de la majorité de nos concitoyens, l’Assemblée a voté un amendement de compromis déposé par le Gouvernement peu avant la discussion. Cet amendement visait notamment à exclure de cette hausse les revenus des plans et comptes épargne logement, les revenus fonciers, les plus-values immobilières, les revenus de l’assurance vie ainsi que les « supports d’épargne salariale ou d’épargne retraite » , comme le soulignait Madame la Ministre de l’Action et des comptes publics devant la représentation nationale. Toutefois, le texte de l’amendement gouvernemental adopté par l’Assemblée nationale, à rebours des explications données en séance publique et donc à ce que les députés ont souhaité voter, met dans le champ de l’augmentation du taux de CSG à 10,6 % les revenus issus de plans d’épargne retraite versés sous forme de rente viagère ou de capital exonéré, en cas de déblocage anticipé pour accident de la vie. Cela s’explique notamment par la complexité législative de l’imposition des produits des plans d’épargne retraite régis par les dispositions des articles L224-1 du code monétaire et suivants. Ces derniers sont ainsi imposés sous diverses modalités lorsqu’ils sont conclus auprès d’une société d’assurance, selon que le versement de la prestation servie intervient sous forme de rente ou de capital, et notamment selon la nature et le régime fiscal des sommes ayant alimenté ledit plan de retraite. Les PER souscrits auprès d’un assureur entraînent l’adhésion à un contrat d’assurance vie, dans la majorité des cas alimenté par des versements volontaires, déduits fiscalement ou non, et dont les prestations servies à l’issue du plan sont versées en capital. Dès lors qu’elles sont versées à l’issue de contrats d’assurance vie, ces prestations en capital relèvent donc en matière d’imposition sur le revenu des produits générés pendant la phase d’épargne, des dispositions de l’article 125-0A du code général des impôts, avec l’application par renvoi, des taux du prélèvement forfaitaire unique prévus à l’article 200 A du même code. En conséquence, ces produits entrent dans le champ des dispositions du 3° du II de l’article L136-7 du code de la sécurité sociale et restent donc soumis au taux de CSG de 9,2 %, par application des dispositions du projet d’article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale. Ce n’est pas le cas d’autres modalités de versement des prestations issues de plans d’épargne retraite, qui au titre de l’intention du législateur devraient pourtant suivre le même régime en matière de CSG en restant soumises au taux de 9,2 %. Cet amendement propose de corriger cette incohérence. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000602
Dossier : 602
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Le présent amendement vise à renforcer la sécurité juridique du dispositif de garantie émeute adopté par le Sénat, ainsi qu’à éviter les difficultés opérationnelles susceptibles de résulter d’une définition trop imprécise.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000605
Dossier : 605
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000605
Dossier : 605
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Date inconnue
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Dans le prolongement du « plan eau » annoncé par le Président de la République le 30 mars 2023, le présent amendement a pour objet d’adapter, à compter du 1er janvier 2026, la fiscalité aux enjeux environnementaux relatifs à la pollution et à la raréfaction de la ressource en eau. Il vise ainsi à renforcer les principes de pollueur-payeur et préleveur-payeur, tout en rééquilibrant la charge fiscale sur l’eau pesant sur les différentes catégories de redevables. La réforme proposée, qui s’appuie sur les travaux des « Assises de l’eau » de 2019 et du « Varenne agricole » de 2021, permettra d’augmenter les ressources des agences de l’eau et d’assurer le financement des mesures du plan eau. À cette fin, deux évolutions sont proposées par le présent amendement. En premier lieu, il renforce la redevance pour pollutions diffuses qui porte sur les produits phytopharmaceutiques, en relevant le tarif associé aux substances les plus nocives pour la santé et l’environnement. Ces évolutions sont de nature à favoriser le développement de pratiques culturales plus favorables d’un point de vue environnemental et sanitaire. En deuxième lieu, il permet une meilleure articulation de la redevance pour prélèvement sur la ressource en eau avec le principe du préleveur‑payeur. Le relèvement des tarifs plafonds, combiné à l’introduction de seuils minimum pour fixer les tarifs d’imposition, permettra de renforcer le signal‑prix associé à la raréfaction de l’eau. Il incitera également au comptage réel des volumes prélevés, traduisant ainsi l’objectif du plan eau de mieux piloter la ressource. Ces dispositions, devraient permettre de lever respectivement 37 et 10 millions d’euros. Ce sont ces arguments qui ont conduit le Gouvernement d’Élisabeth Borne, et son ministre de la transition écologique Christophe Béchu, à proposer cette réforme des redevances pour l’eau en 2023 – réforme finalement abandonnée ou reportée. Pourtant, les questions de quantité et de qualité de l’eau n’ont pas disparu, pas plus que la question du financement des politiques de l’eau. « Oui, l’annulation […] de l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse [par la Première ministre en décembre 2023] constitue un accroc dans la réalisation du plan eau », avait concédé le ministre de la Transition écologique devant la commission des Finances de l’Assemblée, le 15 mai dernier. C’est la raison pour laquelle le groupe écologiste et social défend, a minima, la mise en œuvre de cette réforme proposée il y a deux ans par le Gouvernement. Le groupe écologiste et social aurait pu proposer une réforme générale et plus ambitieuse des redevances sur l’eau : – Le plafond mordant des agences de l’eau aurait pu être supprimé. De ce fait, les agences de l’eau pourraient chercher à augmenter les redevances dans une approche environnementale, ou pour financer leur action, ce qui est inutile aujourd’hui puisque leur plafond les oblige à restituer le fruit de ces augmentations au budget général de l’État. – La logique de plafonnement des taux pourrait être remplacée systématiquement par une logique de plancher. Cela assurerait une taxation minimale de l’eau, tout en laissant des marges de manœuvre aux agences de l’eau. – Les niches fiscales défavorables à la sobriété hydrique pourraient être supprimées, notamment sur la redevance pour prélèvement du commun qu’est l’eau. – L’ensemble des acteurs (usagers, acteurs économiques) pourraient payer l’eau à des taux similaires à ceux des particuliers pour mieux partager les efforts. – La redevance pour stockage de l’eau en période d’étiage, dont le rendement est très faible, pourrait être transformée en une redevance pour stockage de l’eau, pour taxer le déploiement des méga-bassines et des bassines, qui ne pourraient plus être financées par les agences de l’eau. Ces propositions feraient largement écho aux travaux de la Cour des Comptes s’agissant des redevances sur l’eau. Des demandes en ce sens ont été formulées par le WWF, Générations Futures, la Confédération Paysanne ou encore France Eau Publique. L’IGEDD, dans son rapport de mai 2025, rappelle encore une fois que « Alors qu’à la différence des autres usagers son prélèvement est quasiment net (seule une faible proportion de l’eau prélevée retourne au milieu), ce qui en fait de loin le principal consommateur d’eau, le secteur agricole est le plus faible contributeur à la redevance prélèvement. L’augmentation de 20 % des redevances prélèvement et pollutions diffuses initialement inscrite dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024 et qui représentait près de 50 M€ a finalement été abandonnée. » Dans un esprit de compromis, il n’est ici proposé qu’une simple réforme : celle proposée il y a deux ans, et qui n’a pu aboutir, conduisant le Président de la République à ne pas tenir ses propres promesses formulées le 30 mars 2023. Cette réforme ne devait d’ailleurs pas être annulée, mais reportée : la Première ministre Élisabeth Borne s’était engagée le 5 décembre 2023 à ce que ces évolutions s’étalent sur plusieurs années, avec l’adoption d’une trajectoire pluriannuelle à partir de 2025 concernant les deux redevances. Tel est l’objet de cet amendement. S’agissant de sa recevabilité au regard de la règle de l’entonnoir, l’amendement améliorerait le solde du budget de l’État grâce à un recette de près de 50 millions d’euros ; un montant qui n’excède pas 6,6 milliards d’euros, soit le niveau de la dégradation du solde résultant de la discussion et de l’adoption du PLFSS pour 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000608
Dossier : 608
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La décision du Conseil d’État du 30 avril 2024 a précisé pour l’application de l’exonération des plus-values professionnelles prévue à l’article 151 septies du CGI, qu’il résultait de la combinaison de ces dispositions et de celles de l'article 70 du même code que, dans le cas où la plus-value de cession est réalisée par une société dont les bénéfices sont soumis à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices agricoles, le respect de la condition de durée d’activité (5 ans) doit s’apprécier au niveau de chacun des associés exerçant, dans le cadre de la société en cause, une activité professionnelle agricole au sens de l'article 151 nonies du CGI. Cette interprétation intégrée récemment par la doctrine administrative pénalise les jeunes agriculteurs qui s’installent et crée plusieurs effets contraires à l’objectif de renouvellement des générations en agriculture. En effet, elle conduit à imposer les jeunes exploitants sur des plus-values réalisées après leur installation, générées par des périodes d’activité antérieures dont ils ne sont pas responsables. Elle bloque également les transmissions partielles d’actifs agricoles, notamment les bâtiments et le matériel, nécessaires à la reprise progressive des exploitations. Enfin, cette interprétation neutralise les effets des relèvements des seuils de recettes ouvrant droit à l’exonération des plus-values professionnelles, tels qu’adoptés dans la loi de finances pour 2025. La présente dérogation vise donc à assouplir la condition de durée d’activité pour les jeunes agriculteurs en l’appréciant au niveau de la société afin d’éviter une charge fiscale excessive lors de la transmission des exploitations. Ce dispositif permet également de maintenir une équité fiscale entre les exploitations individuelles et les sociétés agricoles, en harmonisant leur traitement au regard des plus-values professionnelles. En cohérence avec les politiques publiques d’installation et de transmission en agriculture, cette dérogation n’est applicable qu’aux jeunes agriculteurs bénéficiaires des aides à l’installation. L’objectif est aussi que cette dérogation accompagne le parcours à l’installation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000609
Dossier : 609
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. La disposition prévoit une rétroactivité au 1er janvier 2025, justifiée par le Gouvernement au nom de la correction d’un supposé déséquilibre contractuel et d’une réduction de dépenses publiques à hauteur de 150 M € par an. Une telle approche soulève toutefois de graves préoccupations juridiques, économiques et politiques. Sur le plan juridique, cette mesure menace la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État, alors même que la France traverse une période de fragilité liée à sa dette publique et à la dégradation de sa note souveraine. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun investisseur ne pourra envisager sereinement des projets de long terme dans le secteur énergétique français. Sur le plan économique, la rétroactivité fragiliserait une filière photovoltaïque fondée sur des investissements à long terme. Elle augmenterait le coût du capital, détournerait l’investissement privé vers des pays européens offrant un cadre plus stable et compromettrait l’essor de projets industriels essentiels. Les économies attendues — 150 M € par an — sont faibles au regard des apports de la filière : 60 000 emplois locaux, recettes fiscales pour les collectivités, réduction des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement. De nombreuses PME territoriales actives dans la maintenance et l’exploitation des centrales seraient particulièrement touchées. La France a jusqu’ici su attirer des capitaux pour financer sa transition énergétique grâce à la stabilité de son cadre contractuel et à la qualité de sa « signature ». Remettre en cause ces engagements affaiblirait la crédibilité du pays et menacerait des projets industriels stratégiques, en contradiction avec les objectifs du plan de relance et de la réindustrialisation. En conséquence, le présent amendement propose de supprimer les dispositions de l’article 69 relatives à la seule révision des contrats photovoltaïques, afin de préserver la sécurité juridique, la confiance des investisseurs et la pérennité d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle de la France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000611
Dossier : 611
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose de rétablir progressivement la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), dans un premier temps pour les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse un milliard d’euros, avant un élargissement progressif aux entreprises de taille intermédiaire (ETI). La suppression de la part régionale de la CVAE a constitué un nouveau cadeau fiscal aux grandes entreprises. Les chiffres sont sans appel : les deux tiers des gains liés à cette suppression ont bénéficié à 10 000 grandes entreprises, souvent issues des secteurs les plus polluants. Après l’avoir réduite de moitié en 2021 puis en 2023, Sébastien Lecornu annoncé son souhait de la faire disparaître dès 2028, poursuivant une politique de démantèlement fiscale au profit des plus grands groupes. Pourtant, la CVAE ne concernait que les entreprises réalisant plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires, et de nombreux régimes d’exonération en limitaient déjà la portée. Cette décision s’inscrit dans une logique de fragilisation des finances locales. En supprimant un impôt dynamique et directement lié à l’activité économique des territoires, l’État a privé les collectivités d’un levier fiscal essentiel. La note de conjoncture sur les finances locales de la banque postale de 2025 démontre que jamais en 15 ans la trésorerie et l’épargne nette des collectivités locales n’ont été aussi faible. La compensation promise est, de surcroît, largement insuffisante, car elle repose sur une moyenne de recettes calculée sur les années 2020 à 2022, période particulièrement défavorable pour la CVAE en raison de la crise sanitaire et économique, avec une chute de recettes de 6 % en 2020. Ce choix affaiblit encore l’autonomie financière des collectivités, pourtant garantie par la Constitution. En parallèle, le Gouvernement justifie ces cadeaux fiscaux au nom de la compétitivité et de l’attractivité économique du territoire. Cet argument ne résiste pas à l’examen. Le Comité d’évaluation du plan France Relance, dans son rapport de janvier 2024 sur la réduction des impôts de production, souligne que la France était déjà le pays le plus attractif d’Europe avant la suppression de la CVAE. Les véritables facteurs d’attractivité sont ailleurs : infrastructures de qualité, services publics performants, formation et compétences des travailleurs. Une fiscalité juste et stable n’est pas un frein, mais une condition de développement équilibré. Enfin, le rapport conjoint du président de la commission des finances Éric Coquerel et de l’ancien rapporteur général du budget Jean-René Cazeneuve a montré la facilité avec laquelle les grandes entreprises peuvent minorer leurs résultats pour échapper à l’impôt, renforçant encore l’injustice de cette mesure. Ainsi, les députés LFI proposent de rétablir graduellement la CVAE pour les très grandes entreprises, puis son extension aux ETI. Contrairement à la volonté du gouvernement de poursuivre toujours plus loin une politique de l'offre qui a lamentablement échoué, cet amendement constitue une mesure de justice fiscale et de soutien aux collectivités locales, tout en contribuant à la bifurcation écologique par une meilleure contribution des secteurs les plus polluants. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000613
Dossier : 613
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de ne retenir que l’année 2023 pour le calcul de la compensation de la perte de la CVAE versée aux collectivités territoriales. En effet, le dispositif actuellement retenu par le Gouvernement repose sur une moyenne des produits de CVAE des années 2020, 2021 et 2022, or ces exercices ont été profondément affectés par la crise du Covid-19 et par la dégradation conjoncturelle de l’activité économique. Le produit de la CVAE a ainsi diminué sensiblement en 2021 et 2022, faussant à la baisse la base de compensation. Cette situation a été largement dénoncée par l’Association des maires de France (AMF) et l’Association des départements de France (ADF). La fraction de TVA censée remplacer la CVAE s’avère par ailleurs instable et peu dynamique, car elle dépend directement de la conjoncture économique. Or, les recettes de TVA ont ralenti en 2023 et 2024, ce qui aggrave encore la perte de ressources locales. Les collectivités se voient donc doublement pénalisées : privées d’un impôt dynamique et durable, et mal compensées par des mécanismes fragiles et conjoncturels. Les gouvernements successifs poursuivent une logique inquiétante : imposer de nouvelles charges aux collectivités d’une main, tout en affaiblissant leur autonomie fiscale de l’autre. Face à cette situation, et tout en réaffirmant notre opposition ferme à la suppression de la CVAE, les députés LFi proposent a minima que la compensation de cette suppression soit calculée uniquement sur l’année 2023, seule année représentative d’un niveau de recettes post-crise, afin de mieux garantir les ressources des communes et des départements. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000615
Dossier : 615
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de modifier le mode de calcul de la compensation de la CVAE afin de ne pas retenir les années 2021 et 2022 dans la moyenne actuellement utilisée. En effet, ces exercices correspondent au produit de CVAE versée en 2020, année profondément marquée par la crise sanitaire du Covid-19, qui a provoqué un effondrement temporaire de l’activité économique et une baisse mécanique des recettes fiscales des collectivités. Le maintien de ces années dans le calcul fausse la compensation en la minorant artificiellement, au détriment des communes, départements et régions. Cette situation est d’autant plus injuste que la suppression de la CVAE, à laquelle nous demeurons fermement opposés, prive déjà les collectivités d’un levier fiscal essentiel et affaiblit leur autonomie financière, pourtant garantie par la Constitution. Afin de mieux compenser la perte de recettes liée à la disparition de la CVAE et de préserver les moyens d’action des collectivités locales, les députés LFi proposent a minima d’exclure les années 2021 et 2022 du calcul de la compensation, afin de ne pas pénaliser injustement les collectivités. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000619
Dossier : 619
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Date inconnue
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Le présent amendement adopté lors de la lecture initiale par l’Assemblée nationale vise à ramener de vingt-deux à dix-sept ans la durée de détention ouvrant droit à exonération totale d’impôt sur la plus-value immobilière applicable aux résidences secondaires et autres biens immobiliers non affectés à l’habitation principale. Le régime actuel prévoit un abattement progressif conduisant à l’exonération totale au terme de vingt-deux années de détention. Une telle durée, fixée en 2014, contribue à figer le marché immobilier et dissuade de nombreux propriétaires de céder leur bien avant cette échéance, alors même que la demande de logements est forte sur l’ensemble du territoire. Ramener cette durée à dix-sept ans permettrait de fluidifier le marché immobilier, de favoriser la mise en vente de logements vacants et de stimuler les transactions dans l’ancien, tout en maintenant un cadre dissuasif pour les opérations spéculatives à court terme. Cette mesure équilibrée répond à un triple objectif : relancer la mobilité résidentielle, répondre à la tension sur le logement et redonner de la cohérence au régime d’imposition des plus-values immobilières, sans pour autant fragiliser les finances publiques grâce à un rythme d’abattement simplement ajusté. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000620
Dossier : 620
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Date inconnue
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Cet amendement vise à transformer l’aide médicale d’État en une aide médicale d’urgence. Cette disposition avait été adoptée par le Sénat lors de l’examen de la loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration. Entre 2015 et 2024 le nombre de bénéficiaires de l’AME a augmenté de 150 000 pour atteindre 466 000 bénéficiaires. Le coût de l’AME représente en 2024 environ 1,3Md€ avec une hausse de près de 50 % depuis 2017. Rien ne justifie que des étrangers qui sont venus illégalement sur notre sol bénéficient de soins gratuits non urgents. Aussi, par cet amendement il est proposé de recentrer l’aide médicale sur la prise en charge des situations les plus graves et sous réserve du paiement d’un droit de timbre. Le ministre chargé de l’action sociale conserverait néanmoins sa faculté d’accorder l’AMU par décision individuelle afin de pouvoir répondre aux situations exceptionnelles. Ne seront ainsi couverts que la prophylaxie et le traitement des maladies graves et des douleurs aiguës, les soins liés à la grossesse et ses suites, les vaccinations réglementaires, ainsi que les examens de médecine préventive Concrètement, un étranger en situation irrégulière présent sur sol national depuis moins de 3 mois pourra continuer bénéficier, dans les conditions actuelles, de l’aide médicale d’État « soins urgents » prévue au chapitre IV du titre V du livre II du code de l’action sociale et des familles. Au delà du délai de carence de 3 mois, l’étranger devra déposer une demande d’AMU dont le périmètre est plus restreint que celui de l’AME actuel. Les II, IV et V du présent amendement sont uniquement d’ordre rédactionnel et permettent de mettre en cohérence la rédaction du code de l’action sociale et des familles avec la nouvelle appellation de cette aide. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000621
Dossier : 621
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Date inconnue
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Le présent amendement adopté lors de la lecture initiale par l’Assemblée nationale vise à instaurer une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties pendant cinq ans pour les constructions nouvelles réalisées sur des friches. La réutilisation d’une friche entraîne généralement un surcoût compris entre 20 % et 30 % pour le porteur de projet, en raison des opérations de dépollution, de démolition ou de viabilisation nécessaires. Cette situation peut dissuader les entreprises ou les collectivités d’y implanter de nouveaux projets. Accorder une exonération temporaire de taxe foncière permettrait de compenser en partie ce surcoût et de favoriser la réhabilitation de ces espaces délaissés plutôt que l’artificialisation de nouveaux terrains. La loi n° 2021‑1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets a consacré dans le droit français l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN). Elle a également défini la notion de friche dans le code de l’urbanisme, ouvrant la voie à la mise en œuvre d’incitations ciblées en faveur de leur reconversion. En prolongeant la durée d’exonération de taxe foncière pour les projets implantés sur des friches, cet amendement envoie un signal fort en faveur de la revitalisation des territoires, encourage les projets structurants et contribue à limiter l’étalement urbain tout en soutenant la transition écologique et économique des collectivités. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000622
Dossier : 622
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Date inconnue
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Cet amendement vise à réserver la qualité d’ayant-droit d’un bénéficiaire de l’AME aux seuls enfants mineurs. En 2023, sur les 446 532 bénéficiaires de l’AME, 125 772 étaient des ayants‑droit dont seulement 98 926 étaient mineurs. Le reste des ayant droit étaient les conjoints, concubins, partenaire de PACS ou personne à charge majeure vivant depuis douze mois consécutifs avec la personne bénéficiaire de l’aide. Dans leur rapport remis au Gouvernement, Claude Evin et Patrick Stefanini recommandent de prévoir l’émancipation des majeurs ayants-droits pour le bénéfice de l’AME afin de réduire les risque d’abus ou de fraudes qui pourraient encore être mieux maîtrisés. C’est pourquoi cet amendement vise à réserver la qualité d’ayant‑droit d’un assuré à l’AME aux seuls enfants mineurs afin d’aligner le régime de l’AME sur le droit commun de la sécurité sociale qui exclut de la qualité d’ayant‑droit les conjoints, concubins, partenaires de PACS et personnes à charge. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000623
Dossier : 623
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Date inconnue
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Cet amendement a pour objet de prendre en considération les revenus du conjoint dans la détermination du plafond de ressources applicable au calcul de l’aide médicale d’État (AME). Aujourd’hui, seules les ressources personnelles du demandeur sont prises en compte pour l’appréciation de ses droits, à l’exclusion de celles de son conjoint. Pourtant, ce dernier bénéficie automatiquement de la protection de santé en qualité d’ayant droit du titulaire de l’AME. Cette situation crée une incohérence dans le dispositif, en permettant à un foyer disposant de ressources globales largement supérieures au plafond de bénéficier de l’AME. L’amendement propose donc de rétablir une plus grande équité, en conjualisant les ressources du bénéficiaire et de son conjoint pour le calcul du plafond applicable à l’AME, afin d’assurer une évaluation plus juste de la situation économique du foyer, comme le préconisent Claude Evin et Patrick Stefanini dans leur rapport remis au Gouvernement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000624
Dossier : 624
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure du bénéfice de l’AME et basculer dans le dispositif des « soins urgents » les personnes frappées d’une mesure d’éloignement du territoire prononcée pour motif d’ordre public, les personnes qui ont été condamnés à une peine d’interdiction du territoire français, ainsi que les personnes qui ont été déchus de leur nationalité française pour avoir été condamnées pour un crime ou un délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou constituant un acte de terrorisme. Comme le recommande le rapport Evin / Stefanini, il est souhaitable que l’éligibilité à l’AME tienne compte, de manière complète, des décisions prises en matière d’éloignement par l’autorité administrative ou judiciaire à l’égard des bénéficiaires de l’AME. Actuellement, cette prise en compte est asymétrique. Lorsqu’un bénéficiaire de l’AME obtient un titre de séjour, quelle qu’en soit la nature, il cesse de bénéficier de l’AME. En revanche, l’édiction par une autorité administrative ou judiciaire d’une mesure d’éloignement du territoire est sans effet sur l’éligibilité à l’AME. Claude EVIN et Patrick STAFNINI recommandent donc que l’intervention d’une mesure d’éloignement concernant les étrangers dont le comportement constitue une menace pour l’ordre public entraîne la suppression du bénéfice de l’AME. Cet amendement reprend cette recommandation complète cette mesure en l’étendant aux personnes qui ont été condamnés à une peine d’interdiction du territoire français, ainsi qu’aux personnes déchus de leur nationalité française pour avoir porté atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou participé à un acte de terrorisme. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000624
Dossier : 624
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Date inconnue
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Le présent amendement adopté lors de la lecture initiale par l’Assemblée nationale a pour objet d’exonérer de taxe d’habitation les locaux constituant un habitat inclusif, tel que défini par le code de l’action sociale et des familles. L’habitat inclusif correspond à une forme d’habitat partagé et inséré dans la vie locale, destinée aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap. Ces logements constituent pour leurs occupants leur résidence principale. Ils ne peuvent donc être assimilés à des structures commerciales ou à des hébergements temporaires. Or, depuis la suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales, certaines structures d’habitat inclusif sont désormais assujetties à la taxe d’habitation. Cette évolution crée une injustice manifeste, car les personnes accueillies sont exonérées à titre individuel tandis que la structure qui porte leur habitat collectif est imposée. L’exemple de l’association Étincelle, implantée à Laurenan dans les Côtes-d’Armor, illustre cette situation. Depuis 2006, cette association gère un habitat inclusif composé de douze logements occupés à l’année par des personnes en situation de handicap. Chaque résident y trouve un lieu de vie adapté, rythmé par des activités, des ateliers et des projets favorisant l’autonomie et l’inclusion. Malgré cette vocation sociale et non lucrative, l’association s’acquitte désormais chaque année d’une taxe d’habitation en hausse constante, ce qui fragilise directement son équilibre financier. Les habitats inclusifs apportent une réponse concrète aux besoins d’autonomie et d’inclusion des personnes âgées ou handicapées. Ils participent au dynamisme local et à la solidarité entre les générations. Le maintien de leur assujettissement à la taxe d’habitation affaiblit leur modèle économique et contrevient à l’esprit de la réforme initiale de cet impôt. Cet amendement vise à corriger cette incohérence du droit en vigueur en précisant explicitement que les locaux destinés à l’habitat inclusif sont exonérés de taxe d’habitation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000625
Dossier : 625
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), adoptée en 2019, a permis de doter les exploitants d’un outil fiscal souple et efficace en les incitant à une gestion plus raisonnée et responsable de leur trésorerie. La DEP fait ainsi partie d'une politique globale de gestion des risques en agriculture : elle permet depuis plusieurs années, au côté des outils assurantiels, d’améliorer la résilience des exploitations agricoles françaises. Sur le plan pratique, le chef d’exploitation doit ainsi utiliser le montant de l’épargne de précaution dans les dix années qui suivent sa constitution pour effectuer des dépenses liées à l’activité professionnelle. Toutefois, lors de l’utilisation des sommes, l’exploitant est tenu en contrepartie de réintégrer la déduction correspondante dans son résultat fiscal. La loi de finances pour 2025 prévoit cependant une réintégration partielle, à hauteur de 70 %, en cas de sinistres climatiques, sanitaires ou naturels faisant l’objet d’une indemnisation par les assurances multirisques agricoles, le FMSE, la solidarité nationale ou le dispositif des calamités agricoles pour les pertes de fonds. Afin de donner à la DEP un caractère encore plus incitatif en renforçant son efficacité en cas de sinistre, il est proposé que seules 50 % des sommes déduites au titre de l’épargne de précaution soient réintégrées dans le résultat fiscal de l'exploitation considérée en cas d’indemnisation au titre des dispositifs précités. Depuis plusieurs années, le secteur agricole fait face à une récurrence d’aléas climatiques (sécheresse, inondations…), et à une succession de crises sanitaires (épizootie, tuberculose et dermatose nodulaire contagieuse plus récemment…) ; il est nécessaire de donner aux agriculteurs les outils leur permettant de pouvoir surmonter ces risques. Cette mesure permettra d’améliorer l’efficacité du dispositif d’exonération partielle en offrant une trésorerie améliorée aux exploitants qui en font usage. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000626
Dossier : 626
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Date inconnue
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L’article 11 septies du projet de loi de finances, introduit au Sénat, supprime l’exonération d’IFER « mobile » applicable aux antennes implantées en zone de montagne. Or cette exonération a été créée pour tenir compte des contraintes objectives propres à ces territoires – relief, altitude, conditions climatiques, dispersion de l’habitat, accès aux sites – qui renchérissent fortement les coûts d’ingénierie, d’installation et de maintenance, et rendent ces zones structurellement moins attractives pour l’investissement privé. Depuis son entrée en vigueur en juin 2017, ce dispositif a démontré son efficacité en accélérant le déploiement des réseaux mobiles en montagne, avec l’installation de plus de 13 500 sites 4G dans des conditions nettement plus contraignantes qu’en zones denses. En constituant un signal fiscal clair, l’exonération a eu un effet incitatif déterminant, en permettant aux opérateurs de flécher prioritairement une partie de leurs investissements vers des secteurs où la rentabilité est plus faible mais où l’enjeu d’aménagement du territoire est majeur. Sa suppression, en particulier lorsqu’elle est envisagée de manière rétroactive, fragiliserait cet équilibre et ferait peser un risque sur la poursuite des déploiements en zones rurales et de montagne, en réduisant les marges de manœuvre financières dédiées à ces investissements. En outre, le champ de l’exonération demeure strictement circonscrit : il ne concerne qu’une liste limitative d’installations, représentant moins de 9 000 stations, à comparer aux plus de 329 000 stations assujetties à l’IFER mobile. Le manque à gagner pour les collectivités territoriales est donc marginal et, en tout état de cause, appelé à être largement compensé par l’augmentation mécanique du produit global de l’IFER mobile, liée à la poursuite du déploiement de nouvelles stations sur l’ensemble du territoire. Enfin, à l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030, la robustesse des infrastructures de connectivité en montagne revêt une dimension stratégique accrue, tant pour répondre aux besoins des organisateurs, des sportifs, des médias et du public que pour garantir un héritage durable au bénéfice des territoires hôtes. Dans ce contexte, fragiliser aujourd’hui les conditions d’investissement dans ces zones irait à rebours des objectifs de couverture, de sécurité et d’attractivité que la puissance publique doit précisément conforter. Le présent amendement vise donc à maintenir l’exonération d’IFER mobile applicable aux antennes installées en zone de montagne. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000626
Dossier : 626
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Date inconnue
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Cet amendement propose de limiter l’Aide Médicale d’État au niveau de prise en charge dont tous les Français peuvent bénéficier. Le coût réel de l’Aide Médicale d’État, qui permet aux étrangers en situation irrégulière d’accéder aux soins, ne cesse de croître au fil des années. Entre 2015 et 2023, le nombre de bénéficiaires de l’AME a augmenté de 150 000 pour atteindre 466 000 bénéficiaires. Le coût de l’AME représente en 2024 environ 1,2Md€ avec une hausse de près de 50 % depuis 2017. Afin de limiter la dynamique inflationniste des dépenses liées à l’Aide Médicale d’État, le présent amendement propose d’exclure du champ de l’Aide Médicale d’État le forfait hospitalier défini à l’article L. 174‑4 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que les franchises médicales, notamment sur les consultations et la boîte de médicaments. Enfin, le présent amendement précise l’alinéa 8. Actuellement, les bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État ont la possibilité de se faire rembourser des soins non urgents. La liste est fixée par voie réglementaire, dans l’article R251‑3 du code de l’action sociale et des familles, et comprend : Libérations de nerfs superficiels à l’exception du médian au canal carpien ; Libérations du médian au canal carpien ; Interventions sur le cristallin avec ou sans vitrectomie ; Allogreffes de cornée ; Interventions sur le cristallin avec trabéculectomie ; Rhinoplasties ; Pose d’implants cochléaires ; Interventions de reconstruction de l’oreille moyenne ; Interventions pour oreilles décollées ; Prothèses de genou ; Prothèses d’épaule ; Prothèses de hanche pour des affections autres que des traumatismes récents ; Interventions sur la hanche et le fémur sauf traumatismes récents ; Interventions sur le sein pour des affections non malignes autres que les actes de biopsie et d’excision locale ; Gastroplasties pour obésité ; Autres interventions pour obésité. Il est proposé de préciser que les frais ne sont pas pris en charge lorsqu’ils correspondent à des prestations liées à des pathologies non sévères quand elles ne concernent pas des traumatismes, fractures, brûlures, infections, hémorragies, tumeurs suspectées ou avérées. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000627
Dossier : 627
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Date inconnue
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Une entreprise agricole se doit d’anticiper au mieux les variations de son résultat, mais également les variations des charges fiscales et sociales des chefs d’exploitation. Or, la récurrence des aléas climatiques s’est amplifiée ces dernières années rendant de plus en plus indispensable une gestion économique pluriannuelle des exploitations. La déduction pour épargne de précaution, en tant que pierre angulaire de la gestion pluriannuelle des risques de l’exploitation agricole, occupe désormais, avec l’assurance, une place centrale dans les outils à disposition des exploitants, mais doit être adaptée à la réalité économique des exploitations agricoles. L’objet de cet amendement est d’augmenter le plafond pluriannuel de la déduction pour épargne de précaution afin de répondre à la volatilité grandissante des résultats agricoles. La récurrence croissante des aléas climatiques et leur amplitude nécessitent une augmentation du plafond pluriannuel de déduction, afin que les exploitants puissent, plus rapidement, atteindre un niveau de déduction à même de leur garantir un résultat moyen constant, gage de résilience. Cette évolution permettra lors des très bonnes années d’augmenter l’épargne dédiée à la gestion des risques de l’exploitation, tout en limitant l’impact fiscal et social de ces variations inhabituelles du revenu. Le plafond pluriannuel de déduction devra être relevé à 250 000 €, pour maintenir, en euros constants, un montant maximum arrêté il y a maintenant environ 15 ans dans le cadre du précédant dispositif de la déduction pour aléas et repris sans modification dans le nouveau dispositif de déduction pour épargne de précaution. De plus, en 15 ans, la taille moyenne des exploitations a augmenté et plusieurs dizaines de points d’inflation constatés ont déconnecté le plafond pluriannuel des réalités économiques des exploitations de 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000628
Dossier : 628
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Cet amendement vise à restreindre le panier de soins de l’aide médicale de l’État afin d’en exclure des soins esthétiques y figurant actuellement ainsi que certains actes en lien avec la stérilisation et le transsexualisme L’aide médicale de l’État (AME) a pour objet de garantir l’accès aux soins des personnes en situation irrégulière sur le territoire national, pour les traitements nécessaires à la préservation de la santé publique et individuelle. Toutefois, le panier de soins actuellement couvert par l’AME comprend certains actes qui ne relèvent pas strictement de cette finalité de santé publique ou de soins indispensables. Parmi ces actes figurent, à titre d’exemple, des interventions à visée esthétique ou réparatrice non urgentes, ainsi que certains actes dont la finalité ne répond pas à un impératif médical immédiat. En recentrant l’AME sur sa mission première — assurer les soins urgents et essentiels —, cette mesure vise à renforcer la cohérence et la soutenabilité du dispositif, tout en maintenant les principes fondamentaux d’humanité et de santé publique qui le fondent. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000629
Dossier : 629
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Cet amendement vise à permettre la collecte de la nationalité des demandeurs et des bénéficiaires de l’AME et des « soins urgents ». La connaissance fine des publics bénéficiaires de l’AME demeure lacunaire, notamment s’agissant de la nationalité des bénéficiaires. En effet, l’administration ne collecte pas systématiquement cette information, ce qui limite fortement la capacité des pouvoirs publics à évaluer l’impact, le profil et l’évolution des bénéficiaires de l’AME et des soins urgents. Cette absence de données complètes entrave l’élaboration d’une politique publique éclairée, fondée sur des éléments objectifs et chiffrés, et nuit à la transparence du dispositif auprès des citoyens comme du législateur. Pour y remédier, cet amendement prévoit d’insérer deux nouveaux articles L. 251‑2‑2 et L. 254‑1‑1 dans le code de l’action sociale et des familles afin d’autoriser la collecte de la nationalité. La collecte de la nationalité ne vise pas à instaurer une quelconque discrimination, mais à mieux documenter les flux, les besoins et la réalité des bénéficiaires, afin de permettre une évaluation rationnelle et sereine des politiques d’accès aux soins pour les étrangers en situation irrégulière. De telles données sont déjà recueillies dans d’autres domaines de l’action publique, notamment pour les demandeurs d’asile ou les titulaires de titres de séjour, sans que cela ne soulève de difficultés juridiques ou éthiques particulières. Par ailleurs, cette mesure répond à une demande croissante de transparence et d’objectivation du débat public sur l’AME. Une collecte systématique, dans le strict respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et du principe de proportionnalité, permettrait d’assurer la fiabilité des informations transmises au Parlement et à la Cour des comptes, ainsi que d’améliorer la gestion et le pilotage de ces dispositifs par l’administration. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000629
Dossier : 629
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L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. La disposition prévoit une rétroactivité au 1er janvier 2025, justifiée par le Gouvernement au nom de la correction d’un supposé déséquilibre contractuel et d’une réduction de dépenses publiques à hauteur de 150 M € par an. Une telle approche soulève toutefois de graves préoccupations juridiques, économiques et politiques. Sur le plan juridique, cette mesure menace la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État, alors même que la France traverse une période de fragilité liée à sa dette publique et à la dégradation de sa note souveraine. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun investisseur ne pourra envisager sereinement des projets de long terme dans le secteur énergétique français. Sur le plan économique, la rétroactivité fragiliserait une filière photovoltaïque fondée sur des investissements à long terme. Elle augmenterait le coût du capital, détournerait l’investissement privé vers des pays européens offrant un cadre plus stable et compromettrait l’essor de projets industriels essentiels. Les économies attendues — 150 M € par an — sont faibles au regard des apports de la filière : 60 000 emplois locaux, recettes fiscales pour les collectivités, réduction des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement. De nombreuses PME territoriales actives dans la maintenance et l’exploitation des centrales seraient particulièrement touchées. La France a jusqu’ici su attirer des capitaux pour financer sa transition énergétique grâce à la stabilité de son cadre contractuel et à la qualité de sa « signature ». Remettre en cause ces engagements affaiblirait la crédibilité du pays et menacerait des projets industriels stratégiques, en contradiction avec les objectifs du plan de relance et de la réindustrialisation. En conséquence, le présent amendement propose de supprimer les dispositions de l’article 69 relatives à la seule révision des contrats photovoltaïques, afin de préserver la sécurité juridique, la confiance des investisseurs et la pérennité d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle de la France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000631
Dossier : 631
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Date inconnue
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L’article 58 de la loi de finances pour 2019 a rétabli le dispositif du blocage des stocks à rotation lente au profit des exploitants titulaires de bénéfices agricoles déterminés selon le mode réel. Ce dispositif, optionnel, codifié à l’article 72 B bis du CGI, permet à l’exploitant de ne pas réviser à la clôture de chaque exercice la valeur de ses stocks et évite ainsi de devoir constater un produit imposable à concurrence de la variation susceptible d’en résulter. Le produit considéré demeure imposable, mais ne le sera qu’avec les résultats de l’exercice au cours duquel intervient la vente du stock considéré. Le dispositif répond à un besoin des exploitants agricoles en leur permettant de ne pas être fiscalisés sur leurs stocks dont la valeur augmente à chaque clôture mais qui ne leur apportent aucune trésorerie faute d’être vendus (stocks de vins ou de bovins par exemple). Pour autant, ce dispositif intéressant reste d’une mise en œuvre marginale. Alors même qu’il pourrait être utilisé par la viticulture en proie à des difficultés sans précédent. En effet, l’option pour le blocage des stocks est exclusive de celles prévues pour l’étalement des revenus exceptionnels, article 75-0 A du CGI et surtout pour le régime de la moyenne triennale, article 75-0 B du CGI, très largement pratiqué par les exploitants agricoles et viticoles. Ces exclusions ne sont cependant pas justifiées : l’utilisation conjointe du blocage des stocks et de la moyenne triennale, voire rarement de l’étalement des revenus exceptionnels, n’ont pas pour conséquence d’amplifier les effets fiscaux des dispositifs précités ni de générer des optimisations. La moyenne triennale vise l’ensemble des bénéfices agricoles et non les seuls profits sur stocks qui se trouvent seulement lissés par l’effet de la moyenne. Dès lors, il est proposé de permettre aux exploitants agricoles et viticoles soumis au régime réel d’imposition de bénéficier pleinement des dispositifs déjà instaurés par la loi fiscale, sans restriction de principe. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000631
Dossier : 631
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Non renseignée
Date inconnue
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Par l'ajout de cet article, le Sénat a souhaité encadrer le "dispositif Dutreil". Cet amendement vise à encadrer également l'âge des bénéficiaires afin d'éviter des détournements. Cette disposition a été adoptée par la Commission des finances de l'Assemblée nationale en première lecture. Le dispositif Dutreil a été mis en place afin de favoriser la transmission des entreprises au sein de la famille, en évitant ainsi leur démantèlement ou leur vente externe. Cependant, il n’intègre aucun critère d’âge des donataires, ce qui peut nuire à l’efficacité économique du mécanisme. Cette proposition de rédaction vise à réformer le pacte Dutreil en introduisant un cadre d’âge pour les donataires : au moins l’un d’entre eux doit être âgé entre 18 et 60 ans au jour de la transmission Ce critère simple et équilibré permet de favoriser une reprise active de l’entreprise, tout en évitant les transmissions purement patrimoniales dépourvues d’intention entrepreneuriale réelle. Par ailleurs, cet amendement a pour vocation de produire des recettes supplémentaires pour compenser la dégradation du solde résultant de la discussion et de l'adoption du PLFSS pour 2026. La recette supplémentaire serait néanmoins modeste, autour de 10 millions d'euros par an.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000634
Dossier : 634
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à lancer une expérimentation de la dématérialisation de la propagande électorale pour les Français établis hors de France, à l’occasion des scrutins nationaux organisés au suffrage universel direct, à savoir les élections des députés des Français établis hors de France et l’élection présidentielle. Cette dématérialisation s’impose déjà s’agissant des élections des Conseillers des Français de l’étranger (élus locaux des Français de l’étranger) qui se tiennent tous les six ans. A chaque tour des scrutins susmentionnés, les candidats sont tenus de produire, d’imprimer et d’expédier leur propagande officielle par voie postale à tous les électeurs français inscrits sur les listes électorales consulaires, les frais générés par ces opérations étant entièrement pris en charge par l’État dès lors que le candidat remporte un minimum de 5% des suffrages. Or, les délais de production et d’envoi de cette documentation officielle, auxquels s’ajoutent les défaillances, voire l’inexistence, des services postaux locaux, ne permettent pas, à la très grande majorité de nos compatriotes de l’étranger, de la recevoir avant la tenue du scrutin. Il arrive même très fréquemment que celle-ci n’arrive jamais à destination. Son coût financier, environnemental et logistique est donc exorbitant en comparaison aux bénéficies quasi nuls que l’on en tire sur le plan démocratique et en faveur de l’information éclairée des électeurs. Ce constat est d’autant plus évident depuis la mise en place du vote électronique pour certains scrutins, en particulier pour les élections législatives, qui incitent naturellement les électeurs à consulter cette propagande en ligne, sur la page dédiée du ministère des affaires étrangères. En effet, la réglementation prévoit déjà sa mise en ligne systématique lors des différents scrutins. Cette expérimentation ne nécessiterait donc pas de nouveaux investissements sur le plan digital. Elle pourrait être opportunément menée dans les zones les plus éloignées où les services postaux sont lacunaires, ce qui pourrait permettre de mettre en lumière, au-delà des économies qu’elle générerait et de son impact environnemental positif, les conséquences qui en découlerait sur la participation aux scrutins et l’information des électeurs. La réversibilité du dispositif en l’absence de généralisation, conduirait simplement à réintroduire la production et l’envoi papier qui sont la norme aujourd’hui. Enfin, afin de garantir l’égalité d’accès à l’information et de tenir compte de la diversité des situations numériques, le dispositif de la présente expérimentation prévoit également la possibilité pour chaque électeur d’opter, sur demande, pour un envoi papier de la propagande électorale.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000635
Dossier : 635
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à améliorer la connaissance et le suivi des difficultés bancaires rencontrées par les Français établis à l’étranger, en intégrant un nouveau volet dans le rapport annuel que le Gouvernement remet au Parlement sur leur situation. De nombreux Français résidant à l’étranger rencontrent des obstacles pour maintenir un compte en France, notamment du fait de contraintes de conformité ou de leur résidence fiscale hors UE. La Banque de France et la Fédération bancaire française disposent de bases de données exploitables permettant d’éclairer objectivement ces difficultés ; leur mobilisation permettrait de mieux cibler les politiques publiques et d’identifier les pratiques bancaires restrictives. Ce rapport enrichi contribuerait ainsi à garantir le maintien du lien économique et civique entre les Français établis hors de France et la République. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000636
Dossier : 636
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à instaurer une taxe d’entrée touristique applicable aux ressortissants extra-européens se rendant en France à des fins touristiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000637
Dossier : 637
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet d’enrichir le rapport annuel du Gouvernement sur la situation des Français établis hors de France en y intégrant un volet d’évaluation des dispositifs de soutien au tissu associatif et à la solidarité des communautés françaises à l’étranger. Les programmes STAFE et OLES jouent un rôle essentiel dans le soutien au dynamisme du réseau associatif et à la cohésion sociale des Français établis à l’étranger. Pourtant, aucune synthèse publique consolidée n’est aujourd’hui établie sur l’attribution, la répartition ou l’usage des subventions correspondantes. Ce bilan annuel permettra de mieux évaluer l’efficacité de ces dispositifs et de garantir la transparence dans l’emploi des fonds publics. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000640
Dossier : 640
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Date inconnue
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La France demeure le premier contributeur à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et à ses principaux opérateurs : l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), l’Association internationale des maires francophones (AIMF), ou encore l’Université Senghor d’Alexandrie. Ces structures constituent des leviers essentiels de la présence et de l’influence française dans l’espace francophone. Pourtant, les relations financières qui unissent l’État à ces organismes reposent aujourd’hui sur une logique essentiellement budgétaire et annuelle, qui ne permet ni la prévisibilité des ressources pour les opérateurs, ni une véritable articulation entre les priorités stratégiques de la France et les actions menées sur le terrain. A ce propos, la réduction drastique de la dotation française à ces organismes -en particulier à l’AUF– au cours de l’année 2025, les a considérablement fragilisés, menaçant jusqu’à leur pérennité et compromettant leur capacité à mener à bien des projets phares, tel que -dans le cas d’espèce- le programme international mobilité employabilité francophone (PIMEF), érigé pourtant en engagement prioritaire à l’issue du Sommet de la Francophonie de Villers-Cotterêt en 2024. L’absence de conventions d’objectifs et de moyens (COM), pourtant largement utilisées dans d’autres champs de l’action publique, limite la capacité de l’État à piloter de manière stratégique la politique francophone, à mesurer les résultats obtenus, et à conditionner les financements à l’atteinte d’objectifs clairs et partagés. La mise en place de telles conventions permettrait donc de donner de la visibilité et de la stabilité aux opérateurs, tout en les incitant à poursuivre un objectif de diversification de leur ressource réduisant ainsi leur dépendance aux aléas budgétaires de notre pays. Elle doit aussi contribuer aligner les financements publics sur des objectifs précis, qu’il s’agisse de la promotion de la langue française, du développement des mobilités étudiantes, du soutien à l’innovation culturelle ou de l’appui aux collectivités francophones. Elle doit permettre de renforcer la redevabilité et la transparence dans l’utilisation des fonds publics et enfin, de faire évoluer la posture française, en passant d’une logique de simple bailleur de fonds à une logique de pilotage stratégique, cohérente avec l’ambition politique de la France pour la francophonie. Dans un contexte budgétaire contraint, il est nécessaire d’optimiser l’impact des financements français et de donner corps, par une gouvernance rénovée et des engagements mutuels, à une francophonie d’influence, d’action et de résultats. Ce rapport offrirait ainsi au Parlement et au Gouvernement les éléments d’analyse nécessaires pour envisager la contractualisation future de la relation entre l’État et les opérateurs de la francophonie, dans un esprit de responsabilité partagée et de performance publique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000643
Dossier : 643
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Date inconnue
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L’article 92 de la loi de finances pour 2025 a modifié le régime fiscal des bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) en distinguant le gain, de nature salariale, constaté lors de l’exercice des BSPCE et le gain de cession, de nature patrimoniale. Cette modification a ainsi supprimé la possibilité pour le contribuable de se prévaloir, en cas d’apport de titres souscrits en exercice des BSPCE, des mécanismes de sursis ou de report d’imposition pour la fraction du gain afférente au gain d’exercice, possibilité qui avait été confirmée par le Conseil d’Etat pour l’application du texte dans sa rédaction précédente, lequel renvoyait alors au régime de droit commun des plus-values de cession de valeurs mobilières pour l’intégralité du gain. La modification introduite par la loi de finances pour 2025 est donc susceptible de constituer un frein aux opérations d’apport, dès lors que de telles opérations rendront immédiatement exigible l’imposition du gain d’exercice, alors même qu’aucune liquidité ne sera dégagée par l’apporteur. Afin de ne pas dissuader ces opérations, qui facilitent notamment les opérations de réorganisation de l’actionnariat d’entreprises, le présent article propose d’étendre à celles-ci le mécanisme aujourd’hui uniquement applicable aux opérations « d'offre publique, de fusion, de scission, de division ou de regroupement réalisée conformément à la réglementation en vigueur ». Ce mécanisme sera applicable y compris en cas d’échanges successifs, mais l’impôt sera, en tout état de cause, au plus tard dû au titre de la dixième année qui suit l’année au cours de laquelle l’opération d’apport initiale concernée est intervenue. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000646
Dossier : 646
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Date inconnue
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En raison de la dégradation de l'équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s'inscrit dans un cadre d'exception à de la règle de l' « entonnoir », et ce, afin d'apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. L’impôt sur les sociétés (IS), dans sa forme actuelle, est un impôt à taux forfaitaire. Ce principe conduit à imposer les petites entreprises (TPE et PME) au même taux nominal que les grands groupes, sans tenir compte de leurs capacités contributives respectives. Or, les dispositifs d’optimisation disponibles pour les grandes entreprises – tels que les crédits et réductions d’impôt – leur permettent d’afficher un taux effectif d’imposition nettement inférieur à celui des petites structures. Ainsi, selon l’INSEE, entre 2016 et 2022, le taux implicite brut d’imposition des PME a atteint 21,4 %, contre seulement 14,3 % pour les grandes entreprises (INSEE, « Le taux d'imposition implicite des profits entre 2016 et 2022 est plus élevé pour les PME que pour les grandes entreprises », Insee Analyses, n° 112, septembre 2025).. Ce déséquilibre fiscal, renforcé par la nature forfaitaire de l’impôt, accentue les inégalités entre entreprises et contribue également à une inégalité d’imposition entre particuliers, les plus hauts revenus tirant principalement leurs ressources du capital. L’Institut des politiques publiques souligne ainsi que, pour les ménages les plus fortunés, l’impôt sur les sociétés constitue la principale forme d’imposition, rendant le système globalement régressif. Ainsi, le taux d'imposition global devient régressif au sommet de la pyramide de richesse, atteignant 26 % pour les 0,0002 % des plus riches. (IPP, Quels impôts les milliardaires paient-ils ?, Notes IPP, n°92, juin 2023). La présente réforme vise à introduire une progressivité de l’impôt sur les sociétés, en s’inspirant du modèle des tranches de l’impôt sur le revenu. Cette mesure permettrait :
– la première tranche à 15 % maintient le taux réduit actuel pour les TPE et PME, en cohérence avec le droit existant ; – la seconde tranche à 25 % correspond au taux normal actuel, ce qui entraîne une neutralité fiscale pour la majorité des PME rentables ; – la troisième tranche à 30 % cible les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et modère la progressivité ; – la quatrième tranche à 33 % revient sur le taux d’imposition précédant la réforme fiscale de la loi de finances pour 2018 ; – la cinquième tranche à 40 % poursuit la logique de progressivité de l’imposition des plus grosses entreprises réalisant des bénéfices importants. Enfin, la sixième tranche à 50 % concerne les entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de bénéfices, réinstaurant un taux d’imposition en vigueur dans les années 1980.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000065
Dossier : 65
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer l’exemption de taxation du kérosène, dès 2026, pour les vols domestiques. Plus précisément, il propose de mettre fin au « tarif réduit » applicable aux carburants ou combustibles consommés pour les vols aérien internes, qui correspond en réalité à un taux zéro, alors même qu’il s’agit d’un carburant fortement émetteur de gaz à effet de serre (GES). En effet, selon l’ADEME, le kérosène émet en moyenne 3,75 kilogrammes de CO2 par kilogramme consommé, dont 16 % sont liés à sa production et sa distribution (extraction, raffinage, transport et distribution), et 84 % à sa combustion. En outre, la combustion du kérosène libère d’autres gaz à effet de serre, tels que le méthane et le protoxyde d’azote. Si la convention de Chicago de 1944 exempte de toute taxe le carburant aérien destiné aux vols internationaux, elle n’empêche pas la taxation pour les vols domestiques, qui est effective dans des pays comme les États-Unis ou le Japon. Pourtant, le kérosène continue d’échapper à toute taxation, demeurant l’un des rares carburants bénéficiant d’une telle exemption, alors même qu’il alimente l’un des modes de transport les plus polluants. Aussi, la suppression de ce tarif réduit pour les vols domestiques est également légitime d’un point de vue social puisque ces vols sont empruntés par les classes sociales les plus aisées dans une large majorité de cas. De plus, d’après le Réseau Action Climat, la suppression de cette dépense néfaste au climat permettrait à la France d’économiser de l’ordre de 500 millions d’euros par an. À travers cet amendement, il s’agit donc de rétablir une fiscalité socialement plus juste et davantage conforme aux objectifs de lutte contre le dérèglement climatique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000651
Dossier : 651
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social, vise à supprimer le prélèvement forfaitaire unique (PFU), pour permettre une progressivité de l’impôt sur le capital. En raison de la dégradation de l'équilibre budgétaire particulièrement importante au regard des prévisions sur les recettes attendues, cet amendement s'inscrit dans un cadre d'exception à de la règle de l' « entonnoir », et ce, afin d'apporter de nouvelles recettes fiscales à l’État. L’augmentation des marges et l’inflation qui en découle ont plongé dans la pauvreté des millions de nos concitoyennes et de nos concitoyens. Notre pays fait face aux plus grandes privations alimentaires et matérielles depuis la Seconde Guerre mondiale. Dans la septième puissance économique mondiale, un parent sur trois se prive de manger pour nourrir ses enfants. Pendant ce temps, les Français les plus fortunés ne se sont jamais enrichis aussi rapidement que depuis 2017. Cette accumulation de richesse apparemment sans limites échappe aujourd’hui à la juste contribution à la solidarité nationale. Sous couvert de « simplification » l’instauration du PFU, avec la baisse de l’impôt sur les sociétés et la suppression de l’ISF, constitue l’un des principaux cadeaux fiscaux du Gouvernement aux plus riches, dont le bilan est un échec budgétaire, économique et social (voir par exemple Paul Dutronc-Postel, Brice Fabre, Chloé Lallemand, Nolwenn Loisel et Lukas Puschnig, Effets redistributifs des mesures socio-fiscales du quinquennat 2017-2022 à destination des ménages, IPP Note n°81, Mars 2022). L’année de l’instauration du PFU, les dividendes déclarés par les particuliers ont augmenté de 60 %, comme le note France stratégie. Et ce phénomène s’accentue encore cette année : la France est une nouvelle fois championne d'Europe des dividendes versés, avec 54,3 milliards d'euros au deuxième trimestre de 2024, en hausse de 7 % par rapport à 2023 qui constituait déjà un record absolu et une hausse sans précédent. À elle seule, la France représente désormais plus du quart des dividendes versés en Europe. Résultat : aujourd’hui, un dixième des citoyens de ce pays détiennent presque la moitié du patrimoine total. Cette tendance est encore plus marquée pour les ultra-riches : depuis 2017, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes a plus que doublé, pour atteindre les 1228 milliards d’euros en 2024 : la plus forte hausse jamais enregistrée. Par ailleurs, loin d’avoir un impact bénéfique sur l’activité, la « flat tax » est venue priver les entreprises de capacités d’autofinancement pour leurs investissements, au bénéfice du versement de dividendes. Là encore, la crise n’a pas freiné cette tendance : les dividendes et rachats d'actions atteignent plus de 107 milliards d’euros rien que pour le CAC 40 en 2023. La France doit donc largement son titre de championne du monde de la rémunération du capital aux réformes telles que le PFU. Le fait que la « flat tax » ait rapporté plus que prévu à la suite de sa mise en œuvre est donc tout sauf une bonne nouvelle : elle indique simplement que le transfert des salaires et des investissements vers les versements de dividendes a été plus important que prévu. Nous savons pertinemment que l’augmentation des taxes sur les dividendes ne freine pas l’investissement, c’est même le contraire. Afin d’encourager les entreprises à réinvestir leurs bénéfices dans l’économie productive, pour dégager plus de moyens pour nos services publics, et pour assurer la progressivité de l'impôt, nous proposons donc la suppression du prélèvement forfaitaire unique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000654
Dossier : 654
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, les députés du groupe LFI proposent de remplacer le seuil de déclenchement de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, actuellement fixé à 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, par un seuil fixé à 200 millions d’euros. En 2024, le Gouvernement a mis en œuvre un accord de l’OCDE en instaurant un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices de multinationales situées en France dont le chiffre d’affaires dépasse le seuil de 750 millions d’euros. Mais ce seuil est trop faible puisque seules 10 % des multinationales sont concernées par la mesure, comme l’indique l’association Oxfam. Nous ne pouvons nous contenter d’une imposition si faible qui ne permet pas de lutter suffisamment contre l’évasion fiscale. Selon le Conseil d’Analyse Économique (CAE), cette taxe devait rapporter 6 milliards d’euros à la France, alors que l’évitement de l’impôt des entreprises lui coûte environ 100 milliards d’euros par an. Nous proposons donc d’abaisser le seuil de déclenchement de cet impôt de 750 millions d’euros à 200 millions d’euros pour que ce taux minimal de 15 %, bien que trop faible, soit appliqué plus largement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000655
Dossier : 655
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Date inconnue
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Le dispositif « Jeune docteur » du Crédit Impôt Recherche (CIR) est un dispositif qui a fait ses preuves et qui permet aux entreprises, notamment aux start-ups et PME innovantes d’embaucher des talents de haut niveau au service de l’innovation. C’est un lien humain essentiel entre recherche publique et entreprises privées. Le supprimer, c’est freiner l’intégration des jeunes docteurs dans le monde professionnel et affaiblir notre compétitivité technologique. Il faut soutenir notre recherche, il faut soutenir notre innovation, elles sont les conditions nécessaires de notre prospérité future et de notre capacité à maîtriser notre destin et porter nos valeurs dans ce monde de compétition technologique effrénée avec les États-Unis et la Chine. Il faut accélérer nos efforts sur l’innovation et non décélérer. Le dispositif jeune docteur avait été mis en place pour favoriser le recrutement en contrat à durée indéterminée (CDI) des titulaires d’un doctorat de recherche dans les entreprises privées (pour les docteurs n’ayant jamais été embauchés en CDI). Le dispositif « Jeune docteur » permettait donc aux entreprises qui proposaient un premier CDI à un docteur de disposer d’un CIR avantageux durant les 24 premiers mois suivant l’embauche. Le présent amendement propose de rétablir ce dispositif qui a été supprimé dans la loi de finances pour 2025. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000657
Dossier : 657
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à faire entrer les frais afférents à la location auprès d'acteurs européens de moteurs de calcul GPU et CPU dans l’assiette du CIR. Cette extension du CIR prend le nom de crédit d’impôt innovation pour l’intelligence artificielle (CII-IA). Comme l’a rappelé le récent prix Nobel d’économie français Philippe Aghion : la croissance provient de notre capacité à innover. Pour préserver notre indépendance et renforcer notre prospérité collective, il nous faut donc accélérer dans le champ de l’innovation et en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle. A ce titre, le présent amendement doit permettre de soutenir l’écosystème français d’intelligence artificielle. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000067
Dossier : 67
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Date inconnue
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Cet amendement des députés du groupe LFI prévoit de rétablir le système d’Exit Tax antérieur à 2019, et d’assurer la pleine application du dispositif en limitant les contraintes pour son application, afin de pleinement lutter contre l’exil fiscal, privilège d’une oligarchie qui s’est pourtant enrichie sur le territoire français. L’Exit Tax permet de taxer les plus-values latentes ou en report d’imposition sur les droits sociaux (comme les titres boursiers) détenus par les contribuables qui quittent le territoire national, à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Elle avait été instaurée en 2011 pour éviter que ces personnes transfèrent leur domicile hors de France simplement pour éviter des impositions notamment celle portant sur la plus-value résultant de la cession de leurs actions. En effet, les grandes fortunes, comme Bernard Arnault domicilié fiscalement en Belgique, s’auto-délocalisent dans des pays avec une imposition sur les plus-values de cession dérisoire. La proposition de restauration de l’Exit Tax figurait déjà en 2019 parmi celles du rapport de la mission d’information sur l’impôt universel conduite par Éric Coquerel et Jean-Paul Mattei. Le rétablissement a même été adopté chaque année depuis 2022 avant d’être honteusement retiré par le Gouvernement, après l’utilisation du 49al3. Nous attendons que le travail parlementaire soit cette fois-ci respecté. En conséquence, nous proposons de rétablir l’Exit Tax. Toutefois, y compris dans sa version antérieure à 2019, le mécanisme souffre de failles : – Il faut avoir résidé au moins 6 ans sur les 10 dernières années en France, les « touristes fiscaux » ne sont donc pas imposés sur leurs plus-values. – Les valeurs ou droits sociaux doivent représenter au moins 50 % des bénéfices sociaux d’une société et être supérieurs à 800 000 €, sans quoi ils ne sont pas considérés, ce qui permet de faire du micro-exil fiscal pour échapper à toute forme d’imposition sur les plus-values. Ces mécanismes de déclenchement n’étant pas justifiés, nous proposons de passer la limite de temps passé en France de 6 ans à 3 ans, et de supprimer ce double critère des 50 % et des 800 000 €. Selon le conseil des prélèvements obligatoires, l’Exit Tax aurait pu rapporter 800 millions d’euros en 2016, si elle avait été convenablement perçue et si tous les revenus visés avaient été convenablement imposés. Les ressources publiques dégagées par le rétablissement et le renforcement de l’Exit Tax pourraient en conséquence être du même ordre. Au-delà des recettes directes, le rétablissement et renforcement de cette taxe désincite à l’évasion fiscale des actifs spéculatif, et participe donc directement à l’investissement et à l’activité en France. C’est par ce genre de mesure que nous pourrons, partiellement, résoudre le problème de « moindres recettes » soulevé par Emmanuel Macron. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000672
Dossier : 672
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Date inconnue
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Cet amendement vise à faciliter la transmission intergénérationnelle des biens ruraux, aujourd’hui freinée par l’allongement de l’espérance de vie et les contraintes du régime fiscal applicable aux baux à long terme. Les exploitants agricoles héritent désormais de plus en plus tard : l’âge moyen auquel on reçoit un héritage dépasse aujourd’hui 50 ans. De nombreux agriculteurs se retrouvent ainsi à hériter à un moment de leur vie où ils sont eux-mêmes en âge de transmettre leur patrimoine. Or, la législation actuelle sur les baux à long terme, qui vise à garantir la stabilité et la pérennité des exploitations agricoles, empêche ces transmissions successives. Les bénéficiaires de l’abattement fiscal lié à ces baux doivent en effet conserver les biens pendant une durée minimale de cinq ou dix- huit ans. Toute nouvelle donation avant l’expiration de ce délai entraîne la remise en cause de l’avantage fiscal. Cet amendement propose donc de permettre au bénéficiaire d’une première transmission de procéder à une nouvelle donation au profit de la génération suivante, sans perdre le bénéfice de l’abattement. L’obligation de conservation serait alors transférée au nouveau donataire. Cette évolution préserverait l’objectif du dispositif — assurer la continuité et la stabilité des exploitations agricoles — tout en favorisant la transmission progressive des terres et du patrimoine rural entre générations. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000673
Dossier : 673
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Cet amendement vise à permettre aux exploitants agricoles et viticoles soumis au régime réel d’imposition de cumuler le dispositif du blocage des stocks à rotation lente avec les mécanismes d’étalement des revenus exceptionnels et de moyenne triennale, afin de renforcer l’efficacité des outils fiscaux existants. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000674
Dossier : 674
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Cet amendement adopté en première lecture à l'Assemblée nationale vise à favoriser les transferts patrimoniaux entre générations afin de faciliter l’accession des jeunes ménages à la propriété. Sur le modèle de l’abattement de droit commun permettant aux parents de transmettre à leurs enfants, tous les quinze ans, jusqu’à 100 000 euros en exonération de droits, il instaure un abattement temporaire applicable aux dons de sommes d’argent consentis entre arrière-grands-parents et arrière-petits-enfants, grands-parents et petits-enfants, ainsi qu’entre parents et enfants. Cet abattement s’applique dans la limite de 100 000 euros par donataire, dès lors que les sommes transmises sont exclusivement affectées à l’acquisition ou à la construction de la résidence principale. Le bénéfice de la mesure est strictement conditionné à l’affectation du bien immobilier ainsi financé à l’usage de résidence principale du bénéficiaire pendant une durée minimale de cinq ans, afin de garantir que l’avantage fiscal contribue effectivement à la primo-accession. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000675
Dossier : 675
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Date inconnue
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Il est souvent reproché aux droits de mutation à titre gratuit dus au décès d’une personne de ne pas tenir compte de l’évolution des structures familiales, notamment de l’essor des familles recomposées où des liens affectifs se tissent entre personnes non-parentes. Actuellement, l’enfant du conjoint ou du partenaire de pacte civil de solidarité (PACS) issu d’une autre union peut bénéficier des avantages de la ligne directe (abattements, exonération et taux) lorsqu’il a fait l’objet d’une adoption simple par son beau-parent. Ce mécanisme peut procurer à l’enfant adopté un droit à succession au même titre que les autres enfants. Toutefois, aucune disposition particulière n’existe en l’absence d’adoption. Ainsi, compte tenu du nombre croissant de familles recomposées en France, le présent amendement vise à mieux prendre en compte l’évolution des formes familiales en instaurant un abattement spécifique pour les transmissions consenties par un défunt aux enfants de son conjoint ou partenaire de PACS qu’il n’a pas eus avec celui-ci et avec lesquels il n’a aucun lien de filiation légale ou adoptive, dès lors qu’il leur a procuré des secours et soins ininterrompus au titre d’une prise en charge effective et continue. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000677
Dossier : 677
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Date inconnue
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Le plafond actuel des recettes accessoires agricoles (100 000 € ou 50 % des recettes agricoles, article 75 du CGI) n’a pas été revalorisé depuis 2018. Il limite le développement des activités de diversification — en particulier l’agritourisme et l’œnotourisme — qui constituent pourtant un levier essentiel de maintien du revenu et de valorisation des productions locales. Le relèvement à 150 000 €, sans toucher à la règle de proportion (50 %), permettrait d’adapter ce seuil à la réalité économique des exploitations agricoles diversifiées et de soutenir les initiatives contribuant à la vitalité des territoires ruraux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000677
Dossier : 677
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Date inconnue
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Les infrastructures à Mayotte sont trop souvent déficientes ou insuffisantes, ce qui s’explique principalement par l’insuffisance des investissements depuis plusieurs décennies. Le rapport d’information du Sénat sur le fonds d’investissement outre-mer a mis ainsi en évidence des taux d’équipements significativement plus faibles par rapport à la France hexagonale pour les équipements culturels, sportifs, les services d’urgence et d’action sociale. Les infrastructures de transports sont également saturées. Par exemple, à Mayotte, il n’existe que 4 routes nationales. Il faut plusieurs heures de route pour effectuer quelques kilomètres. Les réseaux d’eau et d’assainissement sont également défaillants. Nos compatriotes ultramarins ont trop souvent, et à juste titre, le sentiment d’être oubliés. C’est pour cela que cet amendement propose d’établir un rapport sur des moyens financiers concrets afin de répondre efficacement aux besoins d’infrastructures et d’équipements du département. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000678
Dossier : 678
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à rétablir la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises dans sa version initiale, telle qu’elle avait été prévue par la loi de finances pour 2026 et supprimée par le Sénat. Dans un objectif de redressement des comptes publics et de répartition équitable de l’effort, cette contribution est reconduite pour une durée d’un an, tout en respectant son caractère exceptionnel. Afin de tenir compte des engagements du Gouvernement sur la question, son niveau est divisé par deux par rapport à l’année précédente. La contribution demeure strictement ciblée sur les plus grandes entreprises, soit environ 400 sociétés, dont le chiffre d’affaires réalisé en France est au moins égal à 1 milliard d’euros et qui sont redevables de l’impôt sur les sociétés. Elle ne concerne donc pas la grande majorité des entreprises. Deux taux sont maintenus afin d’assurer une répartition équilibrée de l’effort :
Cette contribution exceptionnelle devrait rapporter environ 4 milliards d’euros, participant ainsi au financement du redressement des comptes publics. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000679
Dossier : 679
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Date inconnue
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L’article 12 octodecies, introduit au Sénat, vient combler un vide juridique en consacrant une définition légale des gîtes ruraux, fondée sur des critères objectifs et stables : implantation hors métropole, exploitation dans une maison ou un petit immeuble, et respect de signes de qualité touristiques officiels reconnus par l’État et soumis à contrôles réguliers. Cette définition permet de distinguer clairement les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes des meublés touristiques urbains et des locations de type plateformes, sans recourir à des zonages administratifs évolutifs. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale poursuit des objectifs légitimes de régulation des locations de courte durée dans les zones tendues. Toutefois, son application indifférenciée aux gîtes ruraux et aux chambres d’hôtes produit des effets de bord disproportionnés pour des activités majoritairement implantées en zone rurale, qui ne contribuent pas à la tension du marché locatif. Ces hébergements, gérés pour l’essentiel par des particuliers ou des exploitants agricoles, constituent un levier essentiel du développement local. Le réseau Gîtes de France génère 2,2 milliards d’euros de retombées économiques globales chaque année et représente plus de 31 500 emplois équivalents temps plein et près de 850 millions d’euros d’investissements annuels dans la création, la rénovation et l’entretien du patrimoine, au bénéfice des artisans, TPE et PME locales. Les chambres d’hôtes jouent quant à elles également un rôle essentiel pour la vitalité de nos territoires. Elles constituent souvent la seule solution d’hébergement à la nuitée dans les zones rurales, contribuant à la lutte contre la désertification, et représentent une activité économique essentielle pour de nombreux ménages, De plus, en accueillant personnellement leurs hôtes, les propriétaires valorisent le savoir-vivre et le savoir-accueillir à la française, faisant de ce type d’hébergement une spécificité culturelle enviée à l’international. Elles mettent également en avant la gastronomie et la cuisine de terroir tout en participant à l’entretien de bâtisses de caractère, assurant ainsi la préservation de notre patrimoine. Enfin, elles ne se prêtent pas aux locations longue durée, étant obligatoirement situées au sein de la résidence principale du loueur ou dans une dépendance. Conscients de cette spécificité, les co-rapporteurs du texte avaient exprimé leur souhait d’exclure les gîtes ruraux et les chambres d'hôtes du champ d’application de la loi. Cette intention n’a toutefois pu être concrétisée faute de définition juridique de cette catégorie d’hébergements dans le code du tourisme. Cette définition étant désormais posée dans la loi, le présent amendement vise à en tirer toutes les conséquences fiscales, en excluant les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes de la réduction de l’abattement fiscal applicable aux meublés de tourisme classés issue de la loi de 2024.
Cette clarification permettra de préserver une activité essentielle à la vitalité économique et au maintien de l’accueil touristique en zone rurale, sans remettre en cause les objectifs de régulation poursuivis dans les zones tendues
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000068
Dossier : 68
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI prévoit de supprimer la niche Copé, niche permettant aux holdings d'échapper à la majorité de l'imposition. Elle est aussi coûteuse que socialement injuste. L’impôt sur les sociétés, abaissé de 33,3 % à 25 % depuis 2017, souffre aujourd’hui d’un taux à la fois trop élevé pour les TPE et PME, et surtout beaucoup trop faible pour les grandes multinationales. À ce taux s’ajoutent des exemptions fiscales injustifiées et honteuses. La niche Copé permet notamment aux entreprises de ne s’acquitter de l’impôt sur les sociétés que sur 12 % des plus-values réalisées lors de la revente de part de sociétés dont elles détiennent plus de 5 % des parts depuis plus de deux ans. Elles se retrouvent de fait soumises à un taux d’impôt sur les sociétés de 3 %, près de dix fois inférieur au taux nominal de 25 %. Cette exonération colossale profite avant tout aux holdings patrimoniales et aux grandes fortunes qui les détiennent. Elle favorise les opérations de rachat avec effet de levier (ou LBO) pour des entreprises dont la seule activité est d’emprunter pour spéculer sur les marchés financiers. Ces opérations spéculatives ne profitent en rien à l’économie réelle, et participent au renforcement d’un capitalisme rapace, tourné vers la rentabilité à court terme pour satisfaire les actionnaires du jour. Le chiffrage du coût de cette niche est délicat. En 2019, Éric Woerth, alors président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, estimait le coût annuel de cette niche à 5 milliards d’euros chaque année. Compte tenu de l’envolée boursière ayant eu lieu depuis 5 ans, le coût actuel est probablement beaucoup plus élevé. Ce sont donc plus 5 milliards d’euros qui au lieu de venir financer l’école publique ou l’hôpital, viennent alimenter l’explosion du patrimoine des plus fortunés. Afin de résoudre la crise sociale que traverse le pays, il est grand temps de mettre un terme à la constitution de réserves d’épargne défiscalisée par les plus riches, au détriment du budget de l’Etat et de nos services publics. Nous proposons donc la suppression de cette niche qui accroît les inégalités sans effet positif sur l’économie réelle. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000681
Dossier : 681
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Date inconnue
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Par cet amendement la France insoumise souhaite modifier l'abattement fiscal dont bénéficient les retraités, afin que le plafond de 3 000 € s'applique par personne au sein du foyer fiscal et non pour l’ensemble du foyer fiscal. Si la réécriture opérée par le Sénat a permis d'éviter la suppression pure et simple de l'abattement de 10 % pour l'ensemble des retraités, telle qu'elle était initialement prévue par le gouvernement, le dispositif adopté présente une injustice qui doit être corrigée. En effet, en fixant un plafond de 3 000 € par foyer fiscal, et non par retraité, cet article pénalise particulièrement les couples de retraités modestes. Concrètement, un couple dont chaque membre perçoit une pension de 1 500 € par mois (soit 18 000 euros par an chacun) se verra privé de l'abattement, alors que chacun individuellement se situe largement en dessous du seuil. Un couple percevant 3 000 € de pensions mensuelles cumulées n'a rien d'un foyer aisé. En étant à 1 500 € il ce situe même à un niveau de vie médian bien inférieur à celui de l’ensemble des retraités qui se situait à 1970 euros en 2024 selon la DREES. Il s'agit de retraités aux carrières souvent hachées, aux pensions incomplètes, qui ont déjà subi de plein fouet la désindexation des pensions et la hausse du coût de la vie, notamment de l'énergie et de l'alimentation. Appliquer le plafond par foyer fiscal plutôt que par personne revient à faire supporter l'effort fiscal à des retraités qui n'ont pas les moyens de le supporter. Nous proposons donc de le modifier pour rendre cette mesure plus juste. En fixant le plafond de 3 000 € par retraité et non par foyer fiscal, un couple de retraités pourrait continuer à bénéficier de l'abattement tant que chacun des conjoints perçoit une pension inférieure à 3 000 € mensuels, soit un plafond effectif de 6 000 € pour le couple. Cette modalité est équitable, lisible et protège les petites classes moyennes et populaires retraitées d'une ponction fiscale injustifiée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000682
Dossier : 682
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Date inconnue
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La déduction pour épargne de précaution (DEP), adoptée en 2019, a permis de doter les exploitants d’un outil fiscal souple et efficace en les incitant à une gestion plus raisonnée et responsable de leur trésorerie. La DEP fait ainsi partie d'une politique globale de gestion des risques en agriculture : elle permet depuis plusieurs années, au côté des outils assurantiels, d’améliorer la résilience des exploitations agricoles françaises. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000683
Dossier : 683
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Date inconnue
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Malgré les progrès accomplis depuis plusieurs années, le chemin reste encore long avant de pouvoir faire de l’aide publique au développement (APD) un outil connecté à nos priorités politiques en matière de lutte contre l’immigration irrégulière. Comme le relevait le rapporteur Marc Le Fur dans son rapport sur l’Aide publique au développement annexé au PLF 2024, il est difficile de connaître avec précision l’attitude des pays bénéficiant de l’APD française à l’égard des demandes de la France en matière migratoire. Néanmoins, force est de constater qu’un certain nombre de pays fortement aidés par la France font aujourd’hui preuve d’une attitude peu coopérative quant aux retours de leurs ressortissants. Cela se manifeste en particulier par le faible niveau d’octroi de laissez-passer consulaires (LPC) de la part de ces pays. Selon les données de la DGEF retranscrites dans un rapport sénatorial de 2023, à peine plus d’un laissez-passer sur deux a été délivré à la France dans un délai utile par les autorités consulaires compétentes en 2021 (53,7 %) ; ce taux connaissant de fortes fluctuations selon les années et d’importantes disparités selon les pays concernés. Afin de pouvoir disposer d’informations fiables et actualisées sur le taux de coopération en matière migratoire des pays bénéficiaires de l’APD francaise et ainsi de mieux connecter ces deux politiques, cet amendement propose d’ajouter aux documents budgétaires de la mission Aide publique au développement deux indicateurs relatifs à la coopération en matière migratoire des pays bénéficiaires, l’un portant sur le taux de laissez-passer consulaires obtenus dans des délais utiles, et l’autre sur le taux d’éloignement des personnes faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Cet amendement reprend ainsi l’amendement proposé par Marc Le Fur dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000689
Dossier : 689
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable. Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable. Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70 % de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances. Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants. Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement. Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000069
Dossier : 69
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, les députés LFI prévoient d’augmenter les quotes-parts des frais et charges (QPFC) qui s’appliquent aux distributions de dividendes ou aux gains en capital résultant de la vente de participations, en s’assurant qu’au moins la moitié des plus-values soient bien fiscalisées. Dans le système actuel, lorsqu’une entreprise reçoit des dividendes, elle n’est pas soumise au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), mais à l’impôt sur les sociétés. Sous le régime mère-fille, où une société verse des dividendes à une autre détenant des parts dans la première, une exonération fiscale est accordée pour prévenir la double imposition. La société distributrice a déjà acquitté l’impôt avant de distribuer les dividendes, et la société bénéficiaire doit déduire ces dividendes de son résultat imposable. Pour bénéficier de cette exonération, la société bénéficiaire doit posséder au moins 5 % des parts de la société distributrice et s’engager à conserver ces titres pendant au moins deux ans. À cette exonération est tout de même appliquée une quote-part pour frais et charges de 5 % du montant total des dividendes reçus. Ce pourcentage est réduit à 1 % si la société mère détient 95 % ou plus du capital social. En conséquence, comme le confirme le rapport sur la fiscalité du patrimoine de MM Mattei et Sansu, ces distributions de dividendes sont en réalité taxées à seulement 1,25 % (soit le taux normal de l’IS de 25 % multiplié par la QPCF de 5 %) ou même 0,25 % (soit 25 % multiplié par le taux de QPCF réduite de 1 %). Les rapporteurs soulignent que « les ménages les plus aisés peuvent ainsi maintenir une grande partie de leurs revenus financiers sous forme de plus-values non réalisées ou de liquidités au sein de sociétés patrimoniales ». Sur plus de 1 000 milliards d’euros de patrimoine financier professionnel, 98 % sont détenus par les 10 % les plus riches, qui bénéficient d’une fiscalité très avantageuse grâce à des stratagèmes fiscaux. C’est pourquoi nous proposons d’augmenter les taux de cette quote-part pour frais et charges. Dans un contexte où la distribution de dividendes a explosé, des dernières doivent cesser d’être prioritaire face à l’augmentation des salaires des travailleurs. Actuellement, la QPFC est de 5 % pour les produits nets de participations bénéficiant du régime mère-fille, de 1 % pour les dividendes reçus de sociétés intégrées fiscalement, et de 12 % pour les plus-values de cession. Notre amendement prévoit d’augmenter les différentes QPFC applicables aux dividendes remontés ou aux plus-values de cessions de participations, conformément à la mise en place d’une des propositions du rapport Mattei Sansu concernant la fiscalité du patrimoine. Dans leur rapport, les rapporteurs Mattei et Sansu ne se sont pas exprimés en faveur d’un taux spécifique. Nous proposons donc d’augmenter chacun des taux actuels à un taux plancher de 50 % : l’évitement fiscal d’une poignée d’oligarques n’a que trop duré. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000690
Dossier : 690
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Date inconnue
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Cet amendement vise à faire contribuer les plateformes de l’ubérisation à l’effort national. Il a été adopté dans le Projet de loi de finances pour 2025, mais n’a pas été retenu par le Gouvernement lors de l’adoption du texte via l’article 49‑3. Plus particulièrement, une directive européenne a été adoptée et doit être transposée avant fin 2026, qui prévoit notamment la présomption de salariat, c’est-à-dire la requalification en salariés de l’ensemble des travailleurs ubérisés qui travaillent actuellement sous le statut d’auto-entrepreneurs alors qu’ils sont de fait subordonnés à la plateforme. Cette mesure va engendrer des coûts pour la collectivité pour sa mise en œuvre (augmentation des postes pour le contrôle de son effectivité, accompagnement des travailleurs dans le plein accès à leur droit, …). Pourtant, si l’on doit requalifier ainsi massivement des travailleurs, c’est parce que les plateformes ont sciemment contourné la loi en usant du statut de travailleur indépendant pour s’exonérer de leurs obligations patronales : paiement des cotisations (engendrant un manque à gagner pour la Sécurité sociale de 1,5 milliards d’euros par an), salaire minimum, droit du travail… Ainsi, dans la quasi totalité des cas, lorsque les travailleurs mènent les démarches – longues et coûteuses – pour obtenir leur requalification devant un tribunal, ils l’obtiennent, avec des dédommagements importants. Il semble donc plus que légitime que les plateformes, dont les comportements illégaux engendrent des coûts conséquents pour les finances publiques, soient imposées via une contribution spécifique pour contribuer au financement de l’action publique et à l’intérêt général. Ces recettes pourraient notamment être affectées à la création de poste dans les services de contrôle (inspection du travail, finances publiques, DGCCRF…), ou dans des moyens d’accompagnement des droits des travailleurs afin de rendre effective la présomption de salariat lorsque la directive sera transposée (financement pour les collectivités de lieux tels que des Maisons des travailleurs ubérisés, moyens pour l’aide juridique…). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000691
Dossier : 691
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à corriger la réforme du régime fiscal de la location meublée non professionnelle (LMNP) intervenue dans la loi de finances pour 2025. Cette réforme, initialement destinée à cibler les locations de type Airbnb, a eu une portée beaucoup plus large. Elle impose la réintégration des amortissements fiscalement déduits dans le calcul de la plus-value lors des ventes d'immeubles LMNP. L'objectif affiché était de supprimer « le biais fiscal en faveur du régime de la LMNP [qui] concourt à renforcer les incitations économiques en faveur de la location de courte durée et à accroître les tensions sur le marché locatif » et de lutter contre « l'attrition de l'offre de logements affectés à la résidence principale ». Pour limiter cette mesure aux logements d'habitation, la loi prévoit déjà une exonération pour les résidences gérées étudiants et séniors. Cependant, le statut LMNP est également utilisé pour les résidences para-hôtelières « affaires et tourisme » (Les Citadines, Adagio, Appart'City, Pierre & Vacances), qui n'ont pas été exonérées. Cette omission constitue une anomalie manifeste à corriger, car : – ces biens ont été construits spécifiquement pour l'exploitation para-hôtelière et n'impactent pas l'offre locative longue durée ; Cet amendement propose donc d'étendre l'exonération aux résidences para-hôtelières affaires et tourisme, restaurant ainsi la cohérence de la réforme tout en préservant son objectif initial de lutte contre la location touristique de courte durée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000692
Dossier : 692
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Date inconnue
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L’article 12 octodecies, introduit au Sénat, vient opportunément combler un vide juridique en consacrant une définition légale des gîtes ruraux, fondée sur des critères objectifs et stables : implantation hors métropole, exploitation dans une maison ou un petit immeuble, et respect de signes de qualité touristiques officiels reconnus par l’État et soumis à contrôles réguliers. Cette définition permet de distinguer clairement les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes des meublés touristiques urbains et des locations de type plateformes, sans recourir à des zonages administratifs évolutifs. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale, portée par les députés Annaïg Le Meur et Iñaki Echaniz, poursuit des objectifs légitimes de régulation des locations de courte durée dans les zones tendues. Toutefois, son application indifférenciée aux gîtes ruraux et aux chambres d’hôtes produit des effets de bord disproportionnés pour des activités majoritairement implantées en zone rurale, qui ne contribuent pas à la tension du marché locatif. Dès lors que cette définition est désormais posée dans la loi, le présent amendement vise à en tirer toutes les conséquences fiscales utiles, en excluant les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes de la réduction de l’abattement fiscal applicable aux meublés de tourisme classés issue de la loi de 2024. Cette clarification attendue par les acteurs qui font vivre nos territoires permettra de préserver un modèle touristique de proximité essentiel à l’économie des territoires ruraux, sans remettre en cause les objectifs de régulation poursuivis dans les zones urbaines tendues. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000693
Dossier : 693
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Date inconnue
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Les transferts de fonds vers l’étranger réalisés par des prestataires de services de paiement (notamment de type Western Union, MoneyGram ou Ria) représentent chaque année plusieurs milliards d’euros sortant du territoire français. Ces flux, bien que légitimes dans leur principe, échappent à toute contribution spécifique, contrairement à d’autres opérations financières. Le présent amendement vise à instaurer une taxe de 10 % sur ces transferts de fonds lorsqu’ils sont effectués vers des pays situés en dehors de l’Union européenne. L’objectif de cette mesure est double : Participer à l’effort de solidarité nationale par une contribution sur des flux sortants qui ne participent pas au financement de l’économie française ; Le dispositif prévoit donc une exonération de taxe, par décret, pour les États ayant conclu avec la France un accord de coopération sur la réadmission de leurs ressortissants. Cette mesure instaure ainsi un mécanisme incitatif et équitable, conciliant justice fiscale, cohérence de la politique migratoire et respect des engagements internationaux de la France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000694
Dossier : 694
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Date inconnue
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L'abattement fiscal spécifique de 7 650 euros accordé aux journalistes, rédacteurs, photographes, directeurs de journaux et critiques dramatiques et musicaux constitue une niche fiscale qui coûte environ 35 millions d'euros par an à l'État. Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, il est nécessaire de rationaliser les dépenses fiscales et d'assurer une meilleure équité entre les différentes professions. Cet avantage, instauré à une époque où les journalistes devaient supporter eux-mêmes des frais importants pour l’exercice de leur métier, ne se justifie plus dans les mêmes termes aujourd'hui, d'autant que la plupart des salariés bénéficient déjà d'un abattement forfaitaire de 10 % sur leurs revenus professionnels pour couvrir ce type de frais. L'extension de cet abattement spécifique aux journalistes n'est donc plus adaptée à la réalité économique et fiscale actuelle. Cet amendement propose ainsi de supprimer cet abattement spécifique, inscrit dans l'article 81 du Code général des impôts, afin de contribuer à l'effort collectif de réduction des niches fiscales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000007
Dossier : 7
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Le budget consacré à la prise en charge des anciens mineurs est marqué par une baisse continue. Cette dernière met les organismes mis en place pour la prise en charge de ces populations (Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs et Filières qui a succédé à la Caisse autonome nationale de sécurité sociale dans les mines) dans une situation budgétaire difficile. Les anciens mineurs paient le prix de ces réductions de budget successives, en voyant la prise en charge d’une partie de leurs frais de santé progressivement réduite, en particulier en Moselle-Est. Cette évolution budgétaire se fonde sur la diminution progressive du nombre de bénéficiaires du régime minier. Toutefois, la baisse statistique de la démographie ne doit pas effacer le fait que les besoins en matière de frais de santé d’une population vieillissante ont, au contraire, tendance à s’accroître. Par ailleurs, le développement d’un certain nombre de contentieux sociaux concernant l’ANGDM risque encore d’accroître les besoins de financement. Le budget prévu pour la gestion sociale de l’après-mine en 2026 est ainsi loin de couvrir les besoins, plaçant organismes en charge de cette mission et anciens mineurs dans une situation difficile. C’est la raison pour laquelle cet amendement sollicite un rapport du Gouvernement afin d’établir un véritable état des lieux, de définir les besoins de financement et d’ouvrir la réflexion sur ce sujet. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000007
Dossier : 7
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Date inconnue
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L’article 34 bis vise à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées par le biais d’une avance. Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement. Si la modification de la baisse de l’activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme. Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec toutefois une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l’environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), structures d’ingénierie territoriale. Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités. Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d’aménagement a chuté de 40 %. La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue. Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l’Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d’aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées. Pourtant, à ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n’a été annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités. Cette situation constitue un cas grave – et révélateur – de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données. Les missions des collectivités et les Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000070
Dossier : 70
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, les députés LFI prévoient d’augmenter les quotes-parts des frais et charges (QPFC) qui s’appliquent aux distributions de dividendes ou aux gains en capital résultant de la vente de participations, en s’assurant qu’au moins le cinquième des plus-values soient bien fiscalisées. Dans le système actuel, lorsqu’une entreprise reçoit des dividendes, elle n’est pas soumise au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), mais à l’impôt sur les sociétés. Sous le régime mère-fille, où une société verse des dividendes à une autre détenant des parts dans la première, une exonération fiscale est accordée pour prévenir la double imposition. La société distributrice a déjà acquitté l’impôt avant de distribuer les dividendes, et la société bénéficiaire doit déduire ces dividendes de son résultat imposable. Pour bénéficier de cette exonération, la société bénéficiaire doit posséder au moins 5 % des parts de la société distributrice et s’engager à conserver ces titres pendant au moins deux ans. À cette exonération est tout de même appliquée une quote-part pour frais et charges de 5 % du montant total des dividendes reçus. Ce pourcentage est réduit à 1 % si la société mère détient 95 % ou plus du capital social. En conséquence, comme le confirme le rapport sur la fiscalité du patrimoine de MM Mattei et Sansu, ces distributions de dividendes sont en réalité taxées à seulement 1,25 % (soit le taux normal de l’IS de 25 % multiplié par la QPCF de 5 %) ou même 0,25 % (soit 25 % multiplié par le taux de QPCF réduite de 1 %). Les rapporteurs soulignent que « les ménages les plus aisés peuvent ainsi maintenir une grande partie de leurs revenus financiers sous forme de plus-values non réalisées ou de liquidités au sein de sociétés patrimoniales ». Sur plus de 1 000 milliards d’euros de patrimoine financier professionnel, 98 % sont détenus par les 10 % les plus riches, qui bénéficient d’une fiscalité très avantageuse grâce à des stratagèmes fiscaux. C’est pourquoi nous proposons d’augmenter les taux de cette quote-part pour frais et charges. Dans un contexte où la distribution de dividendes a explosé, des dernières doivent cesser d’être prioritaire face à l’augmentation des salaires des travailleurs. Actuellement, la QPFC est de 5 % pour les produits nets de participations bénéficiant du régime mère-fille, de 1 % pour les dividendes reçus de sociétés intégrées fiscalement, et de 12 % pour les plus-values de cession. Notre amendement prévoit d’augmenter les différentes QPFC applicables aux dividendes remontés ou aux plus-values de cessions de participations, conformément à la mise en place d’une des propositions du rapport Mattei Sansu concernant la fiscalité du patrimoine. Dans leur rapport, les rapporteurs Mattei et Sansu ne se sont pas exprimés en faveur d’un taux spécifique. Nous proposons donc d’augmenter chacun des taux actuels à un taux plancher de 20 % : l’évitement fiscal d’une poignée d’oligarques n’a que trop duré. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000704
Dossier : 704
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à proroger jusqu’au 31 décembre 2040 les exonérations fiscales prévues à l’article 44 sexies du code général des impôts, applicables aux entreprises implantées dans les zones d’aide à finalité régionale (AFR) et les zones de revitalisation rurale (ZRR). L’échéance actuelle du 31 décembre 2027 ne couvre qu’un seul cycle économique de Juglar (7 à 11 ans en moyenne). Or, la période 2020 à 2030 correspond à une phase de récession, ouverte par la crise sanitaire et caractérisée par une faiblesse persistante de l’investissement, tandis que la période 2030 à 2040 constitue la phase de reprise, nécessaire pour que les investissements déploient pleinement leurs effets. En repoussant l’échéance à 2040, le législateur couvre deux cycles économiques complets (récession et reprise), ce qui permettrait : • D’assurer une visibilité et une stabilité de long terme aux investisseurs ; • De pérenniser l’activité économique et l’emploi dans les territoires fragiles ; • De renforcer la cohérence macroéconomique et territoriale des dispositifs. • L’amendement demeure conforme au droit européen (article 107 TFUE), sous réserve de notification à la Commission européenne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000708
Dossier : 708
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Date inconnue
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Par cet amendement le groupe LFI demande au Gouvernement la remise d'un rapport détaillant les modalités de contrôle des subventions aux radios associatives locales exercées par les DRAC, notamment en lien avec la mise en œuvre du contrat d’engagement républicain (CER). Ce rapport évalue l'impact pour les finances publiques d'un tel contrôle puisque celui-ci a déjà pu engendrer des refus de versements de subventions. Le dispositif du CER, qui impose aux associations bénéficiaires de subventions de se conformer aux "valeurs républicaines", a généré des effets de censure politique dans plusieurs départements et régions. En effet, plusieurs associations culturelles et médias de proximité, malgré la qualité reconnue de leur travail, se sont vu refuser des subventions, ce que nous observions déjà pour l’année 2024. Cette situation s’explique par l’intervention des préfets de région dans le processus de sélection des bénéficiaires, non plus uniquement sur des critères culturels ou professionnels, mais sur la base d’évaluations sécuritaires. Une enquête de Médiapart d'octobre 2025 tend d'ailleurs à montrer qu'il ne s'agit pas de cas isolés : en effet, depuis 2022, le ministère de l’Intérieur demande que les renseignements territoriaux inspectent dans chaque département la liste des associations demandant une subvention au titre du fonds de développement de la vie associative, afin d’en exclure celles qui seraient jugées trop militantes (essentiellement de gauche, écologistes, féministes, et altermondialistes, donc). Ces interventions, justifiées par une interprétation restrictive des critères du CER, menacent les libertés fondamentales, dont la liberté d'association et d'expression, et ce à des fins idéologiques. La Ligue des droits de l'Homme (LDH) a alerté le gouvernement sur ce point, pointant que la "méconnaissance du CER" est "susceptible d’être reprochée à une très grande partie des associations et syndicats poursuivant un objet militant ou menant des actions destinées à dénoncer l’action gouvernementale". L'ONG alertait dès les prémices du CER sur une future possible "autocensure généralisée de la part du monde associatif". Ce rapport permettra de chiffrer ce que ces refus représentent pour les finances publiques, mais aussi pour les radios associatives concernées, dans un contexte où celles-ci subissent déjà un coup de rabot sans précédent dans ce PLF pour 2026, après en avoir déjà été menacées pour 2025. En effet les crédits consacrés au Fonds de soutien à l’expression radiophonique se voient réduits de presque 45%, ce qui menace l'ensemble du secteur et les nombreux emplois qui en dépendent. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000709
Dossier : 709
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe parlementaire La France Insoumise propose la remise d’un rapport par le Gouvernement au Parlement sur les conséquences de la concentration dans la chaîne du livre sur la diversité et l’indépendance du secteur, et ses implications pour les finances publiques. Le secteur du livre souffre aujourd’hui d’un grave problème de concentration qui doit nous interroger à plusieurs égards, notamment sur le fléchage des aides publiques. Dans l’édition, cinq groupes se partagent à eux seuls près de 75 % du chiffre d’affaires du secteur en France. Si l’on y ajoute les cinq grands groupes suivants, ce sont 87 % des revenus qui se trouvent entre les mains de seulement dix entreprises, ne laissant que 13 % du marché aux plus petites structures et aux éditeurs indépendants. Ces grands groupes, à l’image d’Hachette, ne sont pas seulement éditeurs : ils assurent également la diffusion – soit la promotion commerciale des ouvrages – et la distribution, en prenant en charge le stockage, l’expédition et la facturation des livres. Les grands groupes produisent en masse et inondent les librairies, profitant d’économies d’échelle considérables, tandis que les structures indépendantes, incapables de rivaliser, voient leurs ouvrages relégués dans l’ombre ou absents des rayons. À cela s’ajoute la force de frappe médiatique de ces groupes : leurs moyens financiers leur permettent d’investir massivement dans la publicité, d’acheter des espaces dans la presse ou de promouvoir leurs ouvrages dans des médias à large audience – dont certains groupes sont eux-mêmes propriétaires. Ces opérations économiques vont parfois de pair avec des revirements éditoriaux et idéologiques, comme l’a illustré le cas de la maison Fayard après son rachat par le groupe Vivendi. Face à cette concentration, les éditeurs et distributeurs indépendants subissent un double phénomène d’écrasement et d’invisibilisation, qui porte préjudice à la diversité et l’indépendance du secteur. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000071
Dossier : 71
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI prévoit d’abaisser de 100 à 5 millions d’euros le niveau de dépenses de recherche et de développement (R&D) au-delà duquel le taux de crédit d’impôt recherche (CIR) passe de 30 % à 5 %. Pour éviter tout contournement du plafond, comme c’est le cas aujourd’hui, nous prévoyons également d’instaurer un plafond global de 350 millions d’euros pour l’application du CIR qui serait apprécié au niveau du groupe d’entreprises, et non plus seulement d’une antenne. Cette dépense fiscale coûtera plus de 7,7 milliards d’euros à l’État en 2025, soit environ 13,5 % de l’impôt sur les sociétés, soit plus que le budget du ministère de l’Agriculture. Alors qu’elle connaît un dynamisme considérable, passant de 1,8 milliard d’euros en 2007, à 5 milliards en 2015 et s’approchant désormais du seuil des 8 milliards, les effets de cette niche sont mitigés. En effet, si la France consacre un budget plus important au soutien public à la R&D des entreprises, celles-ci investissent en moyenne moins que les autres pays de l’OCDE : alors qu’en Allemagne ou aux États-Unis, les entreprises privées consacrent 2,2 % du PIB en R&D, ces dépenses n’atteignent que 1,4 % du PIB en France. Le crédit d’impôt pour la recherche démontre ainsi toute son inefficacité. Au lieu de permettre aux TPE/PME d’investir dans l’innovation, cette niche fiscale est largement utilisée par les grands groupes pour bonifier leurs marges. En effet, ce dispositif profite essentiellement aux très grandes entreprises : les 50 plus gros consommateurs de CIR représentent 43 % du coût de la niche fiscale, alors que 28 800 entreprises ont recours au dispositif. Ces 50 plus gros bénéficiaires ne représentent donc que 0,17 % des entreprises concernées, et accaparent presque la moitié de cette niche. Pourtant, comme l’affirme une note de 2022 du Conseil d’analyse économique (CAE), le « retour sur investissement » du CIR est deux fois plus élevé lorsqu’il est dirigé vers les TPE et PME, qui ont une propension plus grande à réaliser des innovations de rupture. Comme le démontre le rapport du Sénat du 17 novembre 2022, 1 euro de CIR versé entraîne un accroissement de dépense de 1,4 euro pour les PME, contre 40 centimes seulement pour les grandes entreprises. Les plus petites entreprises, qui n’ont pas forcément la trésorerie disponible pour entamer un processus de recherche sur moyen ou long terme, doivent être davantage soutenues par l’État sans que les multinationales ne profitent d’un effet d’aubaine. C’est en cela que nous proposons de diminuer le plafond du taux de 30 % à 5 millions d’euros au lieu de 100 millions actuellement. Ce niveau de plafond pour la défiscalisation massive des dépenses de R&D reste plus de dix fois supérieur au montant moyen déclaré en dépenses de R&D, à savoir environ 900 000 euros. Les grands groupes ne seront pas lésés, mais cesseront simplement d’être indûment avantagés : ils bénéficieront d’un crédit d’impôt proche de ce que touche une PME. Cet amendement abaisse donc le plafond de la tranche à 30 % du CIR, ce qui stimulera la recherche et l’innovation de rupture portée principalement par nos TPE/PME et réduira le coût de cette niche fiscale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000712
Dossier : 712
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFi souhaite définir un seuil de rente infra marginal pour chaque centrale de production, en fonction de ses coûts complets de production, et rétablir les tarifs règlementé de vente pour protéger les consommateurs. Nous saluons la suppression par le Sénat de l’article 41 et le dispositif du versement nucléaire universel. L’électricité étant un bien de première nécessité relevant du service public selon l’article L121‑1 du code de l’Énergie, les superprofits des producteurs comme des fournisseurs ne sont pas acceptables sur ce secteur. Elles ont mis les consommateurs de toute taille en grande difficulté depuis deux ans et coûté très cher aux Finances Publiques. Il convient donc de les encadrer strictement. Le dispositif de taxation et redistribution des surprofits d’EDF tirés du nucléaire historique appelé « versement nucléaire universel » et imposé par 49.3 à l’occasion du projet de loi de finances pour 2025 ne permet pas cet encadrement strict. Il est lacunaire et promet des instabilités à moyen terme. Ce dispositif est applicable seulement en cas de grand envolée des prix. Ainsi il laisse présager d’une faible taxation des revenus d’EDF, particulièrement dans la mesure où le calcul des seuils prend en compte la situation financière de l’exploitant et les investissements dans le nouveau nucléaire. De plus, le dispositif ne comprend pas de prix plancher, et ne donne ainsi pas de garantie minimale de revenus à EDF. Par ailleurs, les seuils du dispositif sont le fruit d’une négociation entre l’État et l’énergéticien, sans que le législateur ou les défenseurs des consommateurs ne soient en mesure d’apprécier la légitimité des niveaux de revenus et de redistribution choisis. Ainsi, la redistribution aux consommateurs des sur-revenus d’EDF est très incertaine et impossible à anticiper. C’est donc un élément positif que l’article 41 ait été supprimé au Sénat. Le groupe LFI propose lui un dispositif alternatif d’encadrement strict des rentes infra marginales pour chaque centrale de production. Les coûts de production des différentes centrales étant très hétérogènes y compris au sein d’une même filière, une approche reposant sur des seuils par filière ne peut convenir et conduit nécessairement à accepter de maintenir des rentes très élevées pour certains producteurs au risque d’en forcer d’autres de vendre à perte. A titre d’exemple, le coût moyen d’une centrale de production hydraulique au fil de l’eau exploité par EDF varie de 34 à 179 €/MWh sur la période 2015‑2019 d’après la Cour de comptes. En l’absence de retour à une propriété publique des centrales, que nous appelons de nos vœux, nous proposons donc un dispositif qui limite la marge des producteurs pour chaque centrale à 3,5 %, ce qui permet de prendre en compte cette hétérogénéité des coûts. En cas de remontée du prix de marché, les seuils de captation de la rente inframarginale d’EDF, même s’ils étaient intégralement répercutés sur les factures ne permettent pas d’atteindre un prix cible de 70 €/MWh promis par Emmanuel Macron. Dans l’hypothèse où le prix de marché se situe autour de 82 €/Mwh, le prix résultant du mécanisme serait de 81 €/MWh, dans l’hypothèse ou le prix de marché grimperait à 200 €/MWh le prix résultant de la mise en œuvre du mécanisme se situerait entre 140 et 170 €/MWh soit entre 2 et 2,5 fois le coût de production. Enfin, revenir à un tarif réglementé de vente de l’électricité, situé au plus près des coûts de production est la seule voie pour permettre aux consommateurs de bénéficier d’une électricité qu’ils ont financé avec leurs impôts. Ainsi il convient d’encadrer et de modérer de façon plus pérenne les prix de l’électricité et du gaz, d’une part en révisant le mode de calcul des tarifs réglementés de vente d’électricité afin qu’ils soient établis de manière à refléter les coûts de production du système électrique français, et non pas les prix de marché. Et d’autre part, en rétablissant les tarifs réglementés de vente de gaz. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000719
Dossier : 719
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Date inconnue
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Le présent amendement s’inscrit dans le cadre des ajustements apportés à l’article 77 du présent projet de loi relatifs aux mécanismes de reversement et de redistribution de certaines ressources entre collectivités territoriales ainsi qu’aux dispositifs de dotation et de compensation au sein du bloc local. Il vise à compléter ce cadre en offrant aux communes et à leurs établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre un outil supplémentaire de souplesse et d’adaptation locale, permettant l’organisation, par accord local, d’un reversement de fiscalité entre communes et intercommunalités. Ce mécanisme facultatif répond à deux objectifs opérationnels fréquemment exprimés par les élus locaux : Fondé exclusivement sur des délibérations concordantes, ce dispositif respecte pleinement le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales prévu à l’article 72 de la Constitution et ne crée aucune obligation. Il ne se substitue à aucun dispositif existant - attributions de compensation, fonds de concours ou pactes financiers - et intervient en complément des instruments prévus par le code général des collectivités territoriales (CGCT), afin d’offrir une souplesse adaptée à la diversité des situations territoriales. Enfin, cette mesure est strictement neutre pour l’État : elle n’affecte ni ses ressources, ni l’assiette ou les modalités des impositions nationales, et n’emporte aucune charge nouvelle.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000072
Dossier : 72
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Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe LFI prévoit d’abaisser de 100 à 10 millions d’euros le niveau de dépenses de recherche et de développement (R&D) au-delà duquel le taux de crédit d’impôt recherche (CIR) passe de 30 % à 5 %. Pour éviter tout contournement du plafond, comme c’est le cas aujourd’hui, nous prévoyons également d’instaurer un plafond global de 350 millions d’euros pour l’application du CIR qui serait apprécié au niveau du groupe d’entreprises, et non plus seulement d’une antenne. Cette dépense fiscale coûtera plus de 7,7 milliards d’euros à l’État en 2025, soit environ 10 % de l’impôt sur les sociétés, l’équivalent du budget du ministère de l’agriculture. Alors qu’elle connaît un dynamisme considérable, passant de 1,8 milliards d’euros en 2007, à 5 milliards en 2015 et s’approchant désormais du seuil des 8 milliards, les effets de cette niche sont mitigés. En effet, si la France consacre un budget plus important au soutien public à la R&D des entreprises, celles-ci investissent en moyenne moins que les autres pays de l’OCDE : alors qu’en Allemagne ou aux États Unis, les entreprises privées consacrent 2.2 % du PIB en R&D, ces dépenses n’atteignent que 1.4 % en France. Le crédit d’impôt pour la recherche démontre ainsi toute son inefficacité. Au lieu de permettre aux TPE/PME d’investir dans l’innovation, cette niche fiscale est largement utilisée par les grands groupes pour bonifier leurs marges. En effet, ce dispositif profite essentiellement aux très grandes entreprises : les 50 plus gros consommateurs de CIR représentent 43 % du coût de la niche fiscale, alors que 28 800 entreprises ont recours au dispositif. Ces 50 plus gros bénéficiaires ne représentent donc que 0,17 % des entreprises concernées, et accaparent presque la moitié de cette niche. Pourtant, comme l’affirme une note de 2022 du Conseil d’analyse économique (CAE), le « retour sur investissement » du CIR est deux fois plus élevé lorsqu’il est dirigé vers les TPE et PME, qui ont une propension plus grande à réaliser des innovations de rupture. Comme le démontre le rapport du Sénat du 17 novembre 2022, 1 euro de CIR versé entraîne un accroissement de dépense de 1,4 euros pour les PME, contre 40 centimes seulement pour les grandes entreprises. Les plus petites entreprises, qui n’ont pas forcément la trésorerie disponible pour entamer un processus de recherche sur moyen ou long terme, doivent être davantage soutenues par l’État sans que les multinationales ne profitent d’un effet d’aubaine. C’est en cela que nous proposons de diminuer le plafond du taux de 30 % à 20 millions d’euros au lieu de 100 millions actuellement. Ce niveau de plafond pour la défiscalisation massive des dépenses de R&D reste plus de dix fois supérieur au montant moyen déclaré en dépenses de R&D, à savoir environ 900 000 euros. Les grands groupes ne seront pas lésés, mais cesseront simplement d’être indûment avantagés : ils bénéficieront d’un crédit d’impôt proche de ce que touche une PME. Cet amendement abaisse donc le plafond de la tranche à 30 % du CIR, ce qui stimulera la recherche et l’innovation de rupture portée principalement par nos TPE/PME et réduira le coût de cette niche fiscale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000721
Dossier : 721
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Date inconnue
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Cet amendement poursuit un objectif simple : rétablir la transparence et la fiabilité du recouvrement des taxes d’urbanisme, dont dépendent directement les finances des départements et la pérennité des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE). Depuis le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme à la direction générale des finances publiques, il est fait état d’une baisse inédite des recettes effectivement reversées, en particulier de la part départementale de la taxe d’aménagement. En 2024, le reversement moyen de cette part a diminué d’environ 40 %, soit, selon les estimations des départements, un manque à gagner global de l’ordre de 230 millions d’euros. Ni la conjoncture économique ni le changement du fait générateur de la taxe ne permettent d’expliquer de tels écarts, dont une part importante résulte de dysfonctionnements de liquidation, documentés notamment par le rapport d’information de M. David Amiel et de Mme Christine Pires Beaune (juin 2025). Cette situation a d’ailleurs été reconnue par le ministère de l’économie et des finances dans un communiqué en date du 29 janvier 2025, indiquant que la direction générale des finances publiques avait rencontré des difficultés pour mettre en œuvre le nouveau processus, difficultés conduisant à ralentir les encaissements et à différer une part significative des recettes sur l’exercice suivant. Le ministère indiquait également que les redevables sont bien identifiés et que les taxes dues seront encaissées et reversées aux collectivités. Or, près d’un an plus tard, aucun montant consolidé ni calendrier précis de régularisation n’ont été communiqués, ce qui entretient une incertitude budgétaire lourde de conséquences pour les collectivités concernées. Ces anomalies fragilisent directement les politiques publiques locales d’aménagement, de transition écologique et d’ingénierie territoriale. Elles ont déjà conduit certains CAUE à réduire ou interrompre leurs missions, alors même qu’aucun impact financier négatif n’avait été annoncé lors de la réforme. Le rapport demandé vise donc à établir de manière précise : - l’ampleur réelle des écarts de liquidation ; Cette clarification est indispensable pour rétablir la confiance entre l’État et les collectivités territoriales et pour sécuriser des politiques publiques locales essentielles à l’aménagement équilibré des territoires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000722
Dossier : 722
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Date inconnue
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La France et le Grand-Duché du Luxembourg ont signé une nouvelle convention fiscale le 20 mars 2018. En 2019, un avenant a été signé entre la France et le Luxembourg visant à éviter la double imposition induite pour certains frontaliers par la nouvelle convention fiscale qui devait pourtant permettre d’éliminer ce phénomène de double-imposition. Cette nouvelle convention a donc fait l’objet d’un moratoire pour les années 2020, 2021, 2022 et 2023 permettant ainsi aux travailleurs frontaliers français de recourir à la précédente convention fiscale de 1958. Désormais, alors que l’entrée en vigueur de la nouvelle convention est prévue pour les revenus perçus en 2024, aucune solution n’a été avancée par le Gouvernement afin de répondre aux préoccupations des travailleurs frontaliers qui refusent l’application d’un régime de double-imposition. En effet, alors que la convention fiscale de 1958 stipulait que les travailleurs frontaliers devaient reporter leur salaire brut luxembourgeois, moins les cotisations, moins les impôts payés au Luxembourg, ils devront désormais uniquement reporter leur salaire brut moins les cotisations, créant de facto un régime de double imposition et conduisant de nombreux frontaliers au passage à une nouvelle tranche d’imposition. Cette situation est inacceptable et vécue comme un véritable matraquage fiscal par les travailleurs célibataires qui perçoivent un revenu locatif en France, mais également les pluri pensionnés, les indépendants qui perçoivent des revenus d’activités en France, ou bien encore les couples mariés avec l’un des conjoints travaillant au Luxembourg et l’autre en France. Après plusieurs moratoires et aménagements temporaires, cette convention fiscale est vécue comme une injustice fiscale par les travailleurs frontaliers. Il est par conséquent urgent de renégocier cette convention dans une logique de justice fiscale. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000723
Dossier : 723
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Date inconnue
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Certaines associations, pourtant financées par des fonds publics, participent directement ou indirectement à l’aide à l’entrée et au séjour irréguliers d’étrangers en France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000724
Dossier : 724
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Date inconnue
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La suppression de la demie-part fiscale des veuves et des veufs sous la présidence de Nicolas Sarkozy et confirmée sous la présidence de François Hollande est vécue, à juste titre, comme une injustice pour nos ainés. La suppression de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves entre 2008 et 2014 a provoqué une augmentation brutale de leur revenu fiscal de référence, devenant alors éligibles à certains impôts. Si un pas a pu être fait avec son rétablissement partiel pour les veuves d’anciens combattants, cela reste bien insuffisant et ne concerne qu’un nombre restreint de veufs et veuves. Cet amendement vise par conséquent à la rétablir pour toutes les veuves et veufs. Dans le contexte actuel, il est crucial de protéger davantage ceux que la vie n’a pas épargnés. Permettons-leur ainsi, par cet amendement de justice fiscale, de vivre dans de bonnes conditions sans être assujetti à certains impôts supplémentaires. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000073
Dossier : 73
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Date inconnue
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Cet amendement des députés LFI vise à plafonner le CIR au niveau d’un groupe, et non d’une entité, en prenant pour seuil de détention 50 % du capital des sociétés, pour éviter des effets de contournement du plafond par ventilation artificielle. Avant 2008, le CIR était principalement destiné aux PME, mais le relèvement du plafond à 100 millions d’euros cette année-là, a permis d’en faire une niche dont les grands groupes usent et abusent. Alors que les PME et les ETI constituent 96,7 % des bénéficiaires du CIR, elles ne perçoivent que 32 % de la créance fiscale, dont le versement demeure très concentré. En effet, les cinquante premières entreprises bénéficiaires du CIR concentrent à elles seules près de 45 % du bénéfice du dispositif, les 200 premières entreprises représentent près des deux tiers du coût total, et les 10 % des bénéficiaires les plus importants perçoivent 77 % du montant total du CIR. Une telle concentration est la marque d’une niche détournée. En plafonnant le CIR au niveau d’une filiale, mais pas au niveau d’un groupe, nous laissons ce dispositif être utilisé dans des montages d’évasion fiscale : les groupes l’utilisent, puis cèdent leurs brevets à une de leurs filiales établies dans un paradis fiscal et déduisent des redevances de leur bénéfice imposable en France. Il est possible pour les grands groupes d’élaborer des montages par l’intermédiaire de leurs filiales, leur permettant ainsi de cumuler des créances CIR sans atteindre le plafond de 100 millions d’euros. Il suffit pour cela de répartir les dépenses en R&D du groupe entre ses différentes entités de façon à ce qu’aucune ne dépasse individuellement le plafond. Cet accaparement du CIR par les grandes entreprises exige de réinterroger ses modalités d’attribution. Comme le démontre le rapport du Sénat du 17 novembre 2022, 1 euro de CIR versé entraîne un accroissement de dépense de 1,4 euro pour les PME, contre 40 centimes seulement pour les grandes entreprises. Il est alors nécessaire de revoir l’efficacité du dispositif, dont le coût total s’élève à 7,7 milliards d’euros en 2025, en hausse de 325 % depuis 2007, avant le relèvement du plafond. Cet amendement propose donc de revoir les modalités d’appréciation du plafond actuel de 100 millions d’euros de dépenses au-delà duquel le taux du CIR passe de 30 % à 5 %. En effet, celui-ci doit être désormais apprécié au niveau du groupe et non plus au niveau des entités, car tant que le plafonnement est réalisé au niveau d’une filiale. Selon les projections de l’IGF, cette seule disposition permettra d’économiser au moins 960 millions d’euros, tout en limitant les abus qui s’opèrent dans le cadre de groupes fiscalement intégrés ou assimilés. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000730
Dossier : 730
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Date inconnue
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La lutte contre le changement climatique suppose une réduction rapide et durable de la consommation d’énergies fossiles. Après la flambée des prix de 2022, les prix du gaz sur les marchés connaissent aujourd’hui une tendance à la baisse et à la stabilisation, liée à la diversification des approvisionnements, à la baisse de la demande et à la montée en puissance des énergies renouvelables. Or, cette évolution, si elle n’est pas accompagnée d’un signal-prix cohérent, risque d’entraîner un relâchement dans l’urgence d’accélérer la transition énergétique, au moment même où la France doit accélérer la décarbonation de son mix énergétique. Le présent amendement vise ainsi à instaurer un prix plancher énergie-climat sur le gaz naturel, en introduisant un mécanisme automatique d’ajustement de la TICGN. L’actuelle TICGN, définie à l’article L. 312-36 du code des impositions sur les biens et services, serait donc modifiée pour être complétée d’un montant variable. Concrètement, ce montant serait actualisé chaque trimestre de sorte que la somme du coût d’approvisionnement du gaz, soit le prix du gaz sur le marché de gros français, le PEG (Point d’Échange de Gaz), complétée du coût des certificats d’économies d’énergie (CEE), ne descende pas en dessous de 45 €/MWh. Ce niveau correspondrait ainsi pour les consommateurs finaux, à un prix TTC de l’ordre de 130 à 140 €/MWh. Le coût d’approvisionnement du gaz est celui communiqué par la CRE, conformément à l’arrêté du 18 avril 2023 relatif à la référence de prix du gaz sur les marchés représentative des coûts d'approvisionnement des fournisseurs. Ce niveau de 45 €/MWh a été retenu car il correspond, selon les analyses du réseau d’accompagnement des collectivités et acteurs locaux en matière de transition énergétique AMORCE, au seuil en deçà duquel le gaz fossile devient artificiellement plus compétitif que la chaleur renouvelable et de récupération (EnR&R). Ce seuil vise donc à préserver la compétitivité et l’attractivité de la chaleur renouvelable par rapport au gaz fossile, et à garantir la cohérence du signal-prix en faveur des énergies renouvelables. En outre, ce niveau minimal demeure modéré afin de préserver la soutenabilité sociale de la transition énergétique tout en maintenant un signal-prix cohérent avec les objectifs climatiques L’amendement ne prévoit pas de mécanisme symétrique de plafonnement. D’une part, parce que les perspectives de marché montrent une tendance structurelle à la baisse et à la stabilisation des prix du gaz, comme expliqué précédemment. D’autre part, en cas de flambée exceptionnelle des prix, des mécanismes d’intervention étatiques (boucliers tarifaires, chèques énergie) pourront toujours être mobilisés. Enfin, dans un contexte d’urgence climatique, la priorité est de maintenir un signal-prix dissuasif à la consommation d’énergie fossile, non de le neutraliser. Ce dispositif serait également favorable aux finances publiques. Sur la base d’analyses effectuées par le réseau AMORCE, les recettes supplémentaires pour l’État d’un tel dispositif auraient été estimées à environ 2 milliards d’euros en 2021, 0 en 2022 (année de crise), 2 milliards en 2023, 2 milliards en 2024 et 1 milliard en 2025. Ces montants témoignent du potentiel de rendement stable d’un tel mécanisme en période de prix bas, tout en réduisant la volatilité des recettes fiscales issues des énergies fossiles. Les recettes additionnelles issues de ce mécanisme pourraient utilement être affectées au Fonds chaleur, afin de soutenir le développement des réseaux de chaleur renouvelables et de récupération. Cette affectation renforcerait la cohérence écologique du dispositif : les ressources générées par les énergies fossiles contribueraient directement à financer la sortie du gaz fossile et à accélérer la décarbonation du chauffage. Cet amendement est inspiré d’une proposition de l’association AMORCE. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000731
Dossier : 731
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à inclure les PFAS dans la liste des substances assujetties à la Taxe Générale des Activités Polluantes (TGAP) sur les émissions de substances polluants dans l’air. Instaurée en 1999 par la loi de finances, la TGAP Air applique le principe pollueur-payeur aux émissions de polluants des installations classées (ICPE) soumises à autorisation ou enregistrement. Or, malgré leur grande persistance et leur impact sanitaire avéré, les PFAS ne figurent pas encore parmi les substances concernées. Cette mesure viendrait ainsi renforcer le plan d’action interministériel sur les PFAS (avril 2024) en appliquant le principe du pollueur-payeur aux industries émettrices, ce qui devrait contribuer à une réduction plus rapide des émissions de PFAS dans l’atmosphère. Elle permettrait aussi de contribuer financièrement à la surveillance dans l’air ambiant des PFAS au travers du dispositif de dons libératoires de TGAP prévu par l’article 266 decies du code des douanes ; dons qui participent au financement des organismes agréés de surveillance de la qualité de l’air mentionnés au L221-3 du code de l'environnement. A noter qu’à ce jour, la surveillance des PFAS dans l’air est assurée grâce à l’autofinancement des organismes agréés de surveillance de la qualité de l’air. C’est notamment le cas des travaux menés par ATMO Auvergne-Rhône-Alpes, dont le coût s’est élevé à 120 000 € en 2024 et à 80 000 € en 2025, financés par des fonds publics afin de développer la méthodologie et de réaliser les premières campagnes de mesure. Tel est l’objectif de cet amendement, travaillé avec ATMO France. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000733
Dossier : 733
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réformer la fiscalité applicable au transport routier de marchandises afin de garantir une contribution plus équitable des poids lourds à l’entretien et à la modernisation du réseau routier national. L’actuelle taxe à l’essieu, prévue au 2° de l’article L.421-94 du code des impositions sur les biens et services, présente plusieurs limites. Son assiette, fondée sur les caractéristiques du véhicule et non sur l’usage réel des infrastructures, ne reflète ni l’intensité des circulations ni les coûts d’usure qu’elles engendrent. Cette déconnexion nuit à l’efficacité économique et à l’acceptabilité du dispositif. Afin de mettre en place une fiscalité plus juste, incitative et conforme aux attentes des entreprises de transport, le présent amendement abroge la taxe à l’essieu et instaure une redevance kilométrique applicable aux véhicules lourds de transport de marchandises circulant sur le réseau routier national hors réseau concédé. Cette redevance, due par tous les véhicules concernés quelle que soit leur nationalité, repose sur le principe « utilisateur-payeur » : plus un véhicule parcourt de kilomètres sur le réseau public, plus sa contribution est proportionnée à l’usure et aux coûts externes qu’il génère. Elle constitue ainsi un signal-prix encourageant l’optimisation des trajets, le report modal et l’amélioration de l’efficacité énergétique du transport routier. Le produit de cette redevance sera intégralement affecté à l’entretien, à la modernisation, à la sécurisation et au développement des infrastructures routières publiques, garantissant que les sommes prélevées bénéficient directement au réseau emprunté. Un décret en Conseil d’État précisera les modalités d’assujettissement, de calcul, de tarification, de perception et de contrôle de la redevance, en veillant à la simplicité administrative, à l’équité entre transporteurs nationaux et étrangers, et à la soutenabilité économique du dispositif. Enfin, afin de préserver l’équilibre des finances publiques, il est prévu que le rendement global de la redevance ne puisse être inférieur à celui de la taxe à l’essieu l’année précédant son abrogation. Cette réforme permet ainsi d’aligner la fiscalité du transport routier sur les principes de justice, d’efficacité et de transition écologique, tout en sécurisant les ressources nécessaires à l’entretien de nos infrastructures. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000074
Dossier : 74
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI conditionne le versement du crédit d’impôt recherche (CIR) à l’interdiction pour l’entreprise de délocaliser les activités de l’entreprise pendant une période de 10 ans. Depuis sa réforme en 2008, le coût du CIR est en constante augmentation et approche les 8 milliards d’euros cette année, ce qui en fait la dépense fiscale la plus coûteuse pour les finances publiques. Elle a été multipliée par quinze en 20 ans, ce qui correspond à une évolution plus de dix fois plus rapide que notre économie, le PIB en valeur ayant été multiplié par moins de 2 sur la même période. Malgré ce dynamisme considérable, les effets du CIR sur la recherche privée sont mitigés, comme l’a par exemple montré l’évaluation de France Stratégie de juin 2021 selon laquelle, pour chaque euro d’aide fiscale reçue, les grandes entreprises (250 salariés ou plus) investissent seulement 0,4 euro dans la recherche. Toujours selon le rapport de France Stratégie, notre pays France est actuellement considéré comme le pays où le poids relatif de l’ensemble des aides à la R&D privée par rapport au PIB est le plus élevé au monde. Le soutien public à la R&D privée en France est un des plus importants de l’OCDE. L’État finance près de 20 % des dépenses de R&D privée à travers des incitations fiscales, contre 6 % en moyenne dans l’OCDE et 4 % seulement aux États-Unis. La France de Macron n’est ni la championne de la terre, ni la championne de la recherche, mais bien la championne du monde des cadeaux fiscaux ! Des cadeaux fiscaux qui ne sont pas forcément bénéfiques à l’économie nationale. Entre lesdites licornes françaises qui sont vendues au plus offrant loin du territoire national et des grandes entreprises qui n’hésitent pas à délocaliser comme c’est le cas de Stellantis. L’argent public sert alors directement des profits privés, au détriment des finances publiques et des emplois locaux. Il apparaît donc évident et nécessaire d’enfin conditionner toute dépense fiscale à la poursuite sur le long terme de l’activité de l’entreprise sur le territoire national. C’est l’objet de cet amendement qui prévoit un remboursement du crédit d’impôt perçu en cas de transfert d’activité à l’étranger en deçà de 10 ans après en avoir bénéficié, et une pénalité au prorata de la durée de vie de l’entreprise sur le territoire national. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000075
Dossier : 75
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Date inconnue
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Par cet amendement du groupe LFI, nous proposons de conditionner le CIR à un engagement de la part des entreprises bénéficiaires : celui de ne pas supprimer des postes consacrés à la recherche. En cas de non-respect, soit de licenciement de postes de chercheurs et de techniciens, il sera exigé le remboursement du crédit d’impôt, majoré d’une pénalité financière. Le crédit d’impôt recherche (CIR) constitue la principale niche fiscale en France. Son coût, de l’ordre de 7,7 milliards d’euros, est supérieur au budget de la totalité du ministère de l’agriculture. Une telle niche ne peut décemment perdurer sans que l’État soit plus vigilant sur son utilisation. Son efficacité est aujourd’hui faible, comme de nombreuses autres niches fiscales. En effet, nous constatons, à la suite d’une note du Conseil d’analyse économique de septembre 2022, que le CIR bénéficie proportionnellement plus aux très grandes entreprises. Le CAE dénonce ainsi un « effet d’aubaine » du CIR qui subventionne des dépenses qui auraient été effectuées, même sans aide de l’État. Ainsi, le CIR ne parvient pas à atteindre son premier objectif : celui de stimuler la R&D privée. Malgré une aide publique plus importante que dans les autres pays, les dépenses en R&D du privé en France n’atteint que 1,44 % du PIB contre 1,72 % de PIB en moyenne des pays de l’OCDE. D’autre part, cette niche n’est pas assortie d’engagements véritables. Une partie de ces entreprises utilise ce crédit d’impôt uniquement pour accroître leurs marges : certaines décident même de supprimer des postes au sein de leurs départements de recherche ! À titre d’exemple, Sanofi, qui avait perçu 1,3 milliard d’euros au titre du CIR entre 2011 et 2021, a annoncé en pleine pandémie mondiale, un plan de licenciement de 1700 employés, dont 1000 en France, parmi lesquels 400 chercheuses et chercheurs. Sans action de la part du législateur, cette histoire est vouée à se répéter et s’amplifier : ce même Sanofi, qui a encore touchés quelque 300 millions d’euros de crédit d’impôts recherche en 2022 et 2024, licencie 330 postes en France dans la R&D. Pourtant, l’entreprise est loin d’être dans le rouge, et dégage un bénéfice net de 8, 91 milliards d’euros en 2024 ! Les dépenses de personnel pouvant représenter jusqu’à 80 % de l’assiette annuelle du CIR, il paraît pertinent sur le plan économique que les entreprises bénéficiaires de cette niche fiscale s’engagent à des contreparties en matière d’emploi. La situation est doublement dramatique : dramatiques en premier lieu pour les personnes qui perdent leur emploi, et dramatique pour nos politiques publiques, qui abondent généreusement les grands groupes bénéficiaires au lieu d’investir dans la lutte contre la pauvreté et contre le réchauffement climatique. À quoi bon dilapider l’argent public en crédits d’impôts, si ces derniers viennent directement renforcer les bénéfices, et ne garantissent pas, a minima, le maintien de poste de recherche sur notre territoire ? Cet amendement vise donc à subordonner l’accès au CIR au respect des objectifs ayant motivé sa mise en place par le législateur : le soutien à la recherche et à l’innovation. Pour s’assurer du respect de cet engagement, nous proposons des pénalités élevées, égales aux sommes indûment touchées, qui ont une valeur dissuasive. Si les entreprises souhaitent licencier, qu’elles aient au moins la décence de ne pas capter de crédits d’impôts pour faire l’inverse en parallèle ! |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000755
Dossier : 755
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Date inconnue
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Le présent amendement propose la remise au Parlement, avant le 30 septembre 2026, d’un rapport sur la trajectoire budgétaire, la soutenabilité et les perspectives de financement de l’insertion par l’activité économique (IAE). Les structures de l’IAE - entreprises d’insertion, ateliers et chantiers d’insertion, associations intermédiaires et entreprises de travail temporaire d’insertion - accompagnent chaque année plus de 300 000 personnes éloignées de l’emploi. Elles constituent un levier essentiel du service public de l’emploi et un outil éprouvé de cohésion sociale et territoriale. Les récentes évolutions budgétaires - réduction des aides au poste, diminution des crédits de formation, suppression ou non-reconduction de certains outils de financement - fragilisent la visibilité financière du secteur et sa capacité à planifier ses recrutements et ses investissements. Les données disponibles confirment pourtant le rendement positif des politiques d’insertion : selon la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) et la Cour des comptes, chaque euro investi dans l’IAE génère un retour compris entre 1,3 et 1,6 euro pour les finances publiques, via la baisse des dépenses sociales et la hausse des contributions fiscales et sociales. Afin d’éclairer les choix budgétaires du projet de loi de finances pour 2027 et d’assurer une programmation pluriannuelle stable, il est indispensable de disposer d’une évaluation consolidée, objective et prospective de l’impact économique, social et budgétaire de ce dispositif. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000758
Dossier : 758
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à étendre l’éligibilité au prêt à taux zéro (PTZ) des acquisitions de logements anciens sous condition de travaux aux départements d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte), classés en zones tendues. Cette mesure d’extension temporaire, jusqu’à fin 2027 en cohérence avec la prorogation du PTZ votée en LFI pour 2024, permettrait de favoriser la rénovation et de lutter contre la vacance, problématique majeure en outre-mer. Cette mesure s’appliquerait à compter du 1er janvier 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000760
Dossier : 760
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Date inconnue
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Par cet amendement qui élargit les dispositions adoptées au Sénat, les députés du groupe LFI proposent d’étendre le crédit d’impôt pour dépenses de remplacement pour les agriculteurs et agricultrices de notre pays, même lorsque leur activité ne requiert pas leur présence sur l'exploitation chaque jour de l'année. Aujourd’hui, le crédit d’impôt bénéficie aux agriculteurs dont « l'activité exercée requiert la présence sur l'exploitation chaque jour de l'année ». Cette rédaction est trop restrictive et empêche une partie de nos paysans de bénéficier de cette aide, et donc de pouvoir s’absenter pour congés de leur exploitation. Il est inacceptable que des agriculteurs ne puissent disposer d’un seul jour de repos au titre de cette restriction ! Nous soutenons le droit au repos par les vacances pour nos agriculteurs et nos agricultrices. Parce que les cycles naturels ne s’arrêtent pas, ces travailleurs et travailleuses sont dans l’obligation de trouver un remplaçant avant de pouvoir partir, une pression tant pour la recherche de la personne que pour la contrainte financière que cela implique. La problématique est largement partagée : en 2023, plus de 52 % des agriculteurs indiquent rencontrer des difficultés à organiser leurs congés. Par ailleurs, la limitation à seuls 17 jours par an (contre 25 pour les salarié-e-s) évite tout abus ou détournement du dispositif. La possibilité effective de prendre des vacances pour les agriculteurs a des effets positifs en termes de diminution du stress et des risques psychosociaux pour les paysan-nes. La possibilité de prendre un arrêt-maladie permet à nos travailleurs d’être remis sur pied plus rapidement, et évite les drames provoqués par les maladies ignorées trop longtemps. Le remplacement a également un impact favorable en termes de dynamique territoriale, avec la création d’emplois stables et sécurisés au sein des services de remplacement. Ces salarié-e-s, qui resteront plus longtemps et connaîtront davantage les fermes dans lesquelles ils travaillent, constitueront en outre un vivier de renouvellement des générations. Nous demandons un engagement de l’État pour soutenir l’ouverture du dispositif de remboursement des dépenses de remplacement à l’ensemble des paysan-nes, même si leur activité ne requiert pas leur présence sur l'exploitation chaque jour de l'année. Aujourd’hui, le périmètre du crédit d’impôt remplacement est restreint, et le remboursement très partiel, ne couvrant que 60 % des dépenses. Le coût du remplacement continue à être un obstacle au droit au repos et au droit à la remise en bonne santé. Pour permettre à un maximum de bénéficiaires d’y avoir recours, nous proposons de supprimer les conditions relatives à la contrainte de présence chaque jour pour les agriculteurs et agricultrices. Cet amendement a été travaillé avec la Confédération paysanne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000763
Dossier : 763
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Date inconnue
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Cet amendement propose de créer un indicateur « taux d'effectivité du suivi des prises de position du Contrôleur général des lieux de privation de liberté ». À l'instar de l'ancien indicateur « Taux d'effectivité du suivi des prises de position » du Défenseur des droits, le Contrôleur général doit bénéficier d'un indicateur qui permettrait d'évaluer le suivi de ses positions. Cet indicateur permettrait aux parlementaires de disposer de données chiffrées concernant le suivi des recommandations de la CGLPL par l'administration pénitentiaire. À l'heure de la surpopulation carcérale et du déploiement de politiques pénales toujours plus sécuritaires, les positions du CGLPL, garantes des droits et libertés des personnes détenues, doivent être prises en compte par l'administration pénitentiaire. Ce taux d'effectivité permettrait le cas échéant de visibiliser les difficultés structurelles de cette administration. C'est pourquoi, les parlementaires du groupe LFI proposent de créer un indicateur "taux d'effectivité du suivi des prises de position du Contrôleur général des lieux de privation de liberté" qui permettra de faire évoluer dans un sens positif la politique carcérale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000764
Dossier : 764
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Date inconnue
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Par cet amendement qui élargit les dispositions adoptées au Sénat, les députés du groupe LFI proposent de mieux prendre couvrir les risques liées aux maladies et aux accidents du travail de nos agriculteurs en prenant en charge à 100% les coûts de remplacement et mettant un terme au plafond exprimé en jours pour bénéficier de ce crédit d’impôt. À date, le crédit d’impôt remplacement permet à un agriculteur malade, ou victime d’un accident du travail, de couvrir 80 % de ses frais de remplacement pendant 17 jours, à condition de ne jouir d’aucun jour de congé dans l’année. Malheureusement, les maladies et les accidents du travail ont le mauvais goût d’arriver sans prévenir, et de nécessiter des soins et des arrêts extrêmement variables. Il est possible de ne pas nécessiter d’arrêt-maladie pendant cinq ans, mais de devoir impérativement s’arrêter 3 mois l’année suivante. Aussi, ce seuil de 17 jours est artificiellement rigide, et menace la santé de nos agriculteurs. Ainsi, faute de prise en charge suffisante et suffisamment longtemps, beaucoup d’agriculteurs ne prennent pas de congés et continuent le travail malgré la maladie. C’est particulièrement le cas dans le cadre des maladies chroniques qui exigent souvent un suivi régulier au sein du système hospitalier et médical. La possibilité de prendre un arrêt-maladie permet à nos travailleurs d’être remis sur pied plus rapidement, et évite les drames provoqués par les maladies ignorées trop longtemps. Nous demandons un engagement de l’Etat pour soutenir l’ouverture du dispositif de remboursement à 100 % des dépenses de remplacement à l’ensemble des paysan-nes devant cesser temporairement de travailler à la suite d’une maladie ou d’un accident de travail. Aujourd’hui, le remboursement est partiel, ne couvrant que 80 % des dépenses. Le coût du remplacement continue à être un obstacle au droit à la remise en bonne santé. Par ailleurs, cet amendement est dans la continuité de la distinction entre les congés et les arrêts de travail : il est indigne de décompter les congés, le repos auquel un travailleur a droit, alors que ce temps a été employé pour se remettre d’une maladie. À ce titre, les salariés peuvent désormais récupérer leurs congés en cas d’arrêt-maladie. La moindre des choses est donc que les agriculteurs n’aient pas à consommer le peu de congés qu’ils ont pour se remettre d’une maladie. Nous devons inciter à s’arrêter lorsque la situation d’un travailleur l’exige, décision assurée par un médecin. Pour cela, il est nécessaire de réduire le reste à charge qui est trop souvent un obstacle insurmontable. C’est pourquoi nous préconisons une prise en charge à 100 % du remplacement pour les motifs de congé maladie ou d’accident du travail, tout en mettant un terme au plafond exprimé en jours par an.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000768
Dossier : 768
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Cet amendement vise à instaurer un moratoire de dix ans sur l’installation de nouveaux projets éoliens terrestres et maritimes. Malgré un soutien public massif, l’éolien demeure une énergie intermittente nécessitant un adossement constant à des moyens pilotables. Son coût complet, incluant les subventions et le raccordement au réseau, pèse lourdement sur la facture des ménages et sur les finances publiques, sans garantir la sécurité d’approvisionnement. En substituant une énergie intermittente à des moyens pilotables, la France s’expose à une dépendance accrue aux importations d’électricité et aux fluctuations du marché européen. Ce modèle fragilise la stabilité du réseau et va à l'encontre de l’indépendance énergétique française fondée sur le nucléaire. De plus éoliennes défigurent les paysages, dégradent la biodiversité (oiseaux, milieux marins) et génèrent des nuisances sonores pour les riverains. Leur construction implique l’utilisation de matériaux non recyclables et l’importation de composants à forte empreinte carbone. Ce moratoire de dix ans permettra de mener une évaluation indépendante et transparente du coût global de la filière éolienne, de ses effets sur l’environnement, la santé publique, l’emploi et la balance énergétique. Il offrira à la puissance publique le temps de redéfinir une stratégie cohérente, centrée sur les énergies pilotables, décarbonées et souveraines, notamment le nucléaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000077
Dossier : 77
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La France insoumise propose, à travers cet amendement, de supprimer la niche tonnage pour le transport maritime de marchandise. Cette niche fiscale coûteuse, injuste et inutile n’a qu’une seule fonction : permettre aux grandes entreprises maritimes, et en particulier CMA-CGM, de se soustraire au financement de la solidarité nationale. Cette niche fiscale permet de calculer l’assiette de l’impôt sur les sociétés, non à partir des bénéfices réels réalisés, mais en fonction du tonnage de la flotte. Au lieu de payer l’impôt sur les sociétés, les entreprises de ce secteur, au nombre de 57, peuvent s’acquitter d’une taxe de 24 centimes d’euros par tonne de marchandise convoyée. À l’heure où le Gouvernement présente un projet de budget austéritaire, cette niche fiscale représente un coût insupportable pour les finances publiques de l’État : 5,76 milliards d’euros de manque à gagner en 2023. C’est autant d’argent public qui n’est pas alloué à la bifurcation écologique ou à nos services publics essentiels. Plus scandaleux encore, une grande partie de cette exonération fiscale bénéficie seulement à un groupe, l’entreprise CMA-CGM, qui a pu économiser 615 millions d’euros. Encore s’agissait-il d’une « mauvaise » année pour la multinationale : en 2023, la CMA-CGM a payé 180 millions d’euros en s’acquittant de la taxe tonnage. Si elle avait été soumise à l’impôt sur les sociétés, elle aurait versé 5,61 milliards de plus à l’État. En d’autres termes, cette niche a permis à une seule entreprise d’empocher l’équivalent du budget des ministère de la Culture et de la Jeunesse et des Sports réunis ! Ce cadeau fiscal est d’autant plus aberrant au regard des bénéfices record de ce groupe : plus de 14 milliards de profit net en 2024, soit parmi les bénéfices les plus importants de l’ensemble des entreprises du CAC 40. Une telle gabegie financière a la faveur des multinationales est d’autant plus honteuse face à l’urgence écologique. La pollution du transport maritime représente actuellement 3 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde ; si le secteur n’entame pas de changements, les émissions s’élèveront à 17 % d’ici à 2050. Au lieu de leur faire bénéficier de niche, le système fiscal doit limiter le coût environnemental des produits que nous consommons, ce qui passe notamment par une réorganisation locale de nos modes de production. Pour mettre un terme au gavage organisé des grandes multinationales, et pour financer des services publics aujourd’hui étranglés par l’austérité renforcée d’année en année, nous proposons donc de supprimer la niche tonnage pour le transport maritime de marchandise. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000771
Dossier : 771
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Le présent amendement vise à encourager les entreprises à s’inscrire dans des démarches de mécénat permettant aux organisations bénéficiaires de mener leurs actions de manière durable. Actuellement, la réduction d’impôt prévue à l’article 238 bis du code général des impôts est plafonnée à 20 000 € ou 0,5 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Afin de favoriser les engagements pérennes, le présent amendement permet aux entreprises qui ont atteint ce plafond de bénéficier d’un doublement de celui-ci, à condition que les versements supplémentaires soient réalisés dans le cadre d’une convention pluriannuelle d’au moins trois exercices consécutifs. Cette mesure s’inscrit dans le contexte d’une croissance soutenue du mécénat d’entreprise en France. Selon le dernier baromètre Admical, le nombre d’entreprises mécènes a été multiplié par 1,8 entre 2018 et 2023 pour atteindre le cap des 170 000, tandis que le montant total des dons déclarés a progressé de 40 % pour atteindre 3 milliards d’euros, dont les entreprises de taille intermédiaire représentent près d’un tiers. Dans un contexte de restrictions budgétaires et de besoins croissants de prévisibilité pour nos associations, cette disposition répond également à une attente forte de la société : selon un sondage paru en novembre 2024, 80 % des Français jugent important que les entreprises participent davantage au débat public. Encourager un mécénat durable et pluriannuel, c’est donc permettre aux bénéficiaires de stabiliser leurs actions et donner corps à cette aspiration collective d’un engagement plus visible et plus soutenu des entreprises dans la vie de la cité. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000078
Dossier : 78
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Cet amendement, proposé par les députés LFI, vient pérenniser et renforcer la taxation mise en place pour les entreprises ayant recours à la niche tonnage, une niche injuste permettant de se soustraire en totalité à l’impôt sur les sociétés. Au cours du projet de loi de finances pour 2025, nous avons eu l’occasion de débattre sur la contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises, ainsi que pour celles bénéficiant de la niche tonnage. Revenons tout d’abord sur l’iniquité de cette niche tonnage, sans laquelle un dispositif adapté ne serait pas nécessaire. Cette niche fiscale coûteuse et injuste n’a aujourd’hui qu’une seule fonction : celle de permettre aux grandes entreprises maritimes, et en particulier CMA-CGM, de se soustraire au financement de la solidarité nationale, afin de les supplier de ne pas s’exiler fiscalement. Elle permet de calculer l’assiette de l’impôt sur les sociétés, non à partir des bénéfices réels réalisés, mais en fonction du tonnage de la flotte. Au lieu d’être soumis à l’IS, les entreprises de ce secteur, au nombre de 57, peuvent s’acquitter d’une taxe de 24 centimes d’euros par tonne de marchandise convoyée. 24 centimes, par tonne. Pour illustrer le caractère absurde d’une taxation aussi faible, rappelons que la tonne de CO2 se négocie à 77 euros, soit 320 fois plus ! Cette contribution était bien dérisoire après les volumes de profits parfaitement indécents et défiscalisés par CMA-CGM au cours des années précédentes. Pour la seule année 2024, c’est 5,76 milliards qui ont été soustraits à l’État. Pourtant, alors que le Gouvernement Barnier voulait la mettre en place pour deux ans, c’est finalement une seule petite année qui avait été retenue par Bayrou, pour le plus grand bonheur de Rodolphe Saadé. Ce dernier a alors pu démontrer que les montagnes de profits qu’il accumule ne le sont pas en vain, mais pour constituer un empire médiatique, dont Brut est, après BFM, la dernière acquisition. Sans doute que le rabotage de cette contribution faisait elle aussi partie de « concessions remarquables » qu’il aurait été dommage de refuser en votant une motion de censure. Alors que nos services publics sont en grande difficulté de financement, la moindre des choses est donc de prolonger cette contribution, tout en la renforçant. Cette contribution étant assise sur le résultat d’exploitations soir les bénéfices nets de charges opérationnelles, nous proposons de relever le taux de 12 % à 25 %, soit le taux normal d’impôt sur les sociétés auquel les entreprises de transport maritime se soustraient. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000078
Dossier : 78
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise souhaite supprimer cet article 77 sexies, qui généralise la procédure d'accord préalable de l'assurance maladie pour que les bénéficiaires de l'Aide médicale d’État (AME) puissent bénéficier d'une prise en charge de soins programmés et dits "non urgents". Cet article est issu d'un amendement de la droite sénatoriale qui, chaque année, mène ses attaques sur l'Aide médicale d'Etat. Il s'agit désormais de compliquer l'accès à la prise en charge de soins pour tous les bénéficiaires de l'AME en étendant à tous ces bénéficiaires le régime d'accord préalable pour le rendre permanent. Ces bénéficiaires devraient obtenir un accord préalable de prise en charge de la part du service du contrôle médical de l'Assurance maladie pour tous les soins inscrits sur la liste de l'article R. 261-3 du code de l'action sociale et des familles (CASF). Ce régime est aujourd'hui limité aux nouveaux entrants à l'AME, le CASF prévoyant que les bénéficiaires de l'AME ne peuvent bénéficier de la prise en charge de nombreux soins programmés et non urgents pour une durée de 9 mois après leur admission en tant que bénéficiaire de l'AME. Ce n'est que lorsque "l'absence de réalisation de ces prestations avant l'expiration de ce délai est susceptible d'avoir des conséquences vitales ou graves et durables sur l'état de santé de la personne" que la prise en charge devient possible, après accord du service du contrôle médical de l'Assurance maladie. Le rapport Evin-Stefanini de 2023 qui inspire ces mesures notait pourtant le faible poids budgétaire de ces soins programmés non urgents, avec une enveloppe dédiée de l'ordre 5 millions d'euros par an (pour environ 2200 dossiers). Les interventions en question sont à 55% des opérations de la cataracte. Suivent les poses de prothèses de genoux pour 6,6% des dossiers. Nous pouvons en déduire que la droite sénatoriale souhaite diminuer les capacités visuelles et la capacité à marcher de bénéficiaires de l'AME. Les régressions pour les bénéficiaires de l'AME ne s'arrêteront pas là, car le Gouvernement dispose d'un décret prêt à être publié et prévoyant l'élargissement de la liste des actes soumis à accord préalable de l'Assurance maladie. Ces actes et prestations sont ceux listés dans le décret n° 2020-1325 du 30 octobre 2020. Cette liste se trouverait étendue aux soins médicaux et de réadaptation pratiqués à l’hôpital et liés à l’obésité, à la chirurgie sur les varices et le traitement non chirurgical des varices, à de nombreux actes de kinésithérapie en orthopédie et rhumatologie, pour les pathologies du visage et de la mâchoire, les troubles ORL tels que des vertiges sévères, les troubles périnéo-sphinctériens, à la rééducation à la déambulation, donc à la marche, chez les personnes âgée, aux dispositifs d’aides auditives ou les lunettes de vue, aux soins dentaires, tels la pose de couronnes sur implant ou d’onlay (prothèse posée après une carie), aux séances d’orthophonie et d’orthoptie. Ces mesures seront donc cumulatives : tous les bénéficiaires de l'AME seront donc privés, par défaut, de davantage de soins sauf à obtenir un accord du service du contrôle médical de l'Assurance maladie. Une telle mesure va considérablement dégrader leur état de santé et leur qualité de vie, en même temps qu'elle engendrera des surcoûts pour l'Assurance maladie, par des prises en charge plus tardives de pathologies s'étant aggravées et par davantage de dossiers soumis au service du contrôle médical. En outre, le motif invoqué pour justifier de telles restrictions ne se fonde sur aucune réalité mais bien sur des fantasmes xénophobes et racistes. Les amendements de la droite sénatoriale à l'origine de la mesure citent le rapport Evin-Stefanini qui lui-même rappelle que le régime de l'accord préalable avait été imaginé pour "limiter, par l'application d'un délai de carence, les risques de tourisme médical" largement imaginé. Notons que ce passage à un régime d'accord préalable permanent irait bien au-delà de ce premier objectif (qui reste illégitime et infondé). Cette orientation politique est un non-sens sanitaire et relève de l'anti-humanisme politique. Cela justifie la suppression du présent article. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000781
Dossier : 781
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à réformer les droits de donation, afin de favoriser la mobilité du patrimoine entre les générations.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000782
Dossier : 782
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement vise à réformer les droits de donation afin de favoriser la mobilité du patrimoine entre les générations. En effet, si l’on souhaite favoriser le pouvoir d’achat des jeunes générations, il est indispensable de permettre aux ascendants de disposer pleinement de leurs biens, jusqu’à en faire don à leurs descendants, sans être surtaxés. La France se situe bien en retard de ses voisins européens, quand on pense que certains pays comme l’Autriche ou la Suède ont entièrement supprimé les impôts sur les transmissions afin de favoriser la mobilité du patrimoine envers les jeunes, ou que le seuil d’abattement en Allemagne est actuellement fixé à 400 000 euros. De plus, la fiscalité des donations revient à taxer une nouvelle fois des biens qui ont déjà été taxés au moment où ils ont été achetés ou détenus par leurs donataires. Cet effet de « double peine » est encore plus violent lorsqu’il survient au moment des successions, la fiscalité étant alors perçue comme un « impôt sur la mort ». C’est pourquoi cet amendement vise à :
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000782
Dossier : 782
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. Ce dispositif, conçu pour dissuader les achats individuels de véhicules fortement émetteurs, ne prend pas en compte la réalité d’usage de certains professionnels, notamment les loueurs de courte durée. La location courte durée est très spécifique en raison de la rotation extrêmement rapide du parc. Avec une durée de détention de 6 à 8 mois en moyenne, contre 3 à 5 ans pour les autres flottes et plus encore pour les particuliers, ils sont soumis au malus de manière excessive. Ils paient l’intégralité du malus pour seulement quelques mois de détention. Pour une durée de 5 ans, un loueur courte durée paiera près de dix fois le malus !Cette situation est intenable sur le plan économique. Le malus est devenu un impôt de production dissuasif pour les entreprises de location courte durée. Par ailleurs ils n’achètent pas de véhicules pour les utiliser eux-mêmes mais pour les mettre à disposition de particuliers ou d’entreprises pour des trajets ponctuels répondant à des besoins spécifiques (tourisme, activité professionnelle, remplacement de véhicule, etc.). Seul l’utilisateur final – le client – choisit le véhicule qu’il souhaite utiliser. Le malus n’a pas d’effet comportemental sur cette demande. La location courte durée joue un rôle de soupape permettant aux particuliers comme aux entreprises ou aux collectivités de ne pas acheter un véhicule lourd ou thermique car ils savent qu’ils ont la possibilité de le louer ponctuellement selon leur besoin. Elle participe, de ce fait, à la décarbonation des mobilités. Ce rôle de soupape doit être pris en compte car il suppose ainsi une flotte plus diversifiée et donc plus lourde que celle d’un ménage ou d’une entreprise, adaptée à la faible demande en véhicules électriques sur ces segments spécifiques d’activité. Chaque année, le secteur achète de l’ordre de 200 000 véhicules neufs qui alimentent le marché de l’occasion et de facilitent le renouvellement de véhicules anciens et très émetteurs que de nombreux Français conservent, faute de moyens pour en acheter un nouveau. Il est essentiel de permettre aux loueurs de maintenir ce rythme d’achat pour soutenir le renouvellement du parc. Aujourd’hui, la charge fiscale, notamment liée au malus, est devenue disproportionnée et exponentielle pour le secteur, composé à 90 % de TPE-PME, qui ne peut pas compenser par une hausse des tarifs ou une baisse des coûts. En 2026, les loueurs seront dans l’incapacité de soutenir la hausse du malus décidée par la précédente loi de finances, y compris pour des modèles de petit gabarit. A titre d’exemple, la trajectoire du malus votée l’année dernière prévoit une augmentation de 50 % du malus sur une Renault Clio TCE 90 et un doublement pour une Citroën C3 MAX PureTech 100 BVM 6. Cette situation appelle une réponse ciblée, tenant compte des spécificités du modèle des loueurs. Il est ainsi proposé d’introduire un abattement spécifique du malus poids pour les véhicules destinés à la location de courte durée. L’abattement demandé est proportionné. Bien plus faible que les abattements qui existent déjà dans le CGI, il correspond au décalage d’un an du renforcement du malus. Il permet de donner aux loueurs la visibilité sur l’usage des véhicules et sur la gestion de leur flotte pour rendre ce malus absorbable par la profession. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000783
Dossier : 783
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Date inconnue
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Amendement de repli.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000784
Dossier : 784
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Date inconnue
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Amendement de repli. Le présent amendement vise à réformer les droits de donation, afin de favoriser la mobilité du patrimoine entre les générations. En effet, si l’on souhaite favoriser le pouvoir d’achat des jeunes générations, il est indispensable de permettre aux ascendants de disposer pleinement de leurs biens, jusqu’à en faire don à leurs descendants, sans être surtaxés. La France se situe bien en retard de ses voisins européens, quand on pense que certains pays comme l’Autriche ou la Suède ont entièrement supprimé les impôts sur les transmissions afin de favoriser la mobilité du patrimoine envers les jeunes, ou que le seuil d’abattement en Allemagne est actuellement fixé à 400 000 euros. De plus, la fiscalité des donations revient à taxer une nouvelle fois des biens qui ont déjà été taxés au moment où ils ont été achetés ou détenus par leurs donataires. Cet effet de « double peine » est encore plus violent lorsqu’il survient au moment des successions, la fiscalité étant alors perçue comme un « impôt sur la mort ». C’est pourquoi cet amendement vise à revenir sur la baisse du seuil d’abattement à 100 000 euros de fixer ce seuil à 150 000 euros comme ce fut le cas avant la réforme.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000785
Dossier : 785
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Date inconnue
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Amendement de repli. Le présent amendement vise à réformer les droits de donation afin de favoriser la mobilité du patrimoine entre les générations. En effet, si l’on souhaite favoriser le pouvoir d’achat des jeunes générations, il est indispensable de permettre aux ascendants de disposer pleinement de leurs biens, jusqu’à en faire don à leurs descendants, sans être surtaxés. La France se situe bien en retard de ses voisins européens, quand on pense que certains pays comme l’Autriche ou la Suède ont entièrement supprimé les impôts sur les transmissions afin de favoriser la mobilité du patrimoine envers les jeunes, ou que le seuil d’abattement en Allemagne est actuellement fixé à 400 000 euros. De plus, la fiscalité des donations revient à taxer une nouvelle fois des biens qui ont déjà été taxés au moment où ils ont été achetés ou détenus par leurs donataires. Cet effet de « double peine » est encore plus violent lorsqu’il survient au moment des successions, la fiscalité étant alors perçue comme un « impôt sur la mort ». C’est pourquoi cet amendement vise à assigner l'abattement des droits de donation à une durée de 10 ans contre une durée de 15 ans actuellement.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000785
Dossier : 785
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Date inconnue
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Cet amendement des députés Socialistes et apparentés vise d’une part à renforcer l’incitation fiscale à la réduction et au recyclage des déchets en réhaussant la TGAP sur les déchets non dangereux et d’autre part à maintenir une modulation incitative des tarifs en fonction de la performance des installations de traitement. Pour le premier tableau, la trajectoire des tarifs pour les déchets non dangereux est relevée à hauteur du PLF initial, afin de renforcer le signal fiscal et encourager les acteurs à privilégier le recyclage et la valorisation énergétique plutôt que l’élimination. Les déchets dangereux restent indexés pour tenir compte de l’évolution des coûts de traitement. Pour le second tableau tableau, les montants modulés selon la performance des installations sont maintenus à leurs niveaux initiaux. Cette mesure permet de récompenser les installations performantes et pénaliser les moins performantes, tout en évitant une surcharge financière excessive et en conservant la lisibilité et la sécurité juridique de la TGAP modulée. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000786
Dossier : 786
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réformer les droits de donation et de succession, afin de favoriser la mobilité du patrimoine entre les générations.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000787
Dossier : 787
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Date inconnue
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Amendement de repli. Le présent amendement vise à réformer les droits de donation, afin de favoriser la mobilité du patrimoine entre les générations.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000788
Dossier : 788
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Date inconnue
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Amendement de repli
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000789
Dossier : 789
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réformer les droits de donation afin de favoriser la mobilité du patrimoine entre les générations.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000079
Dossier : 79
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose de taxer grandes entreprises sur l’explosion des dividendes versées à leurs actionnaires par rapport à la dernière période d’avant crise, soit 2019. Comme les années 2020, 2022, 2023 et 2024, l'année 2025 sera une année blanche pour des millions de gens qui ont vu baisser leurs revenus réels. En parallèle, le gouvernement veut appliquer la même cure à des services publics à l’os. Les actionnaires du CAC40 eux, n’ont aucune raison de perdre le sourire. Au titre de l'année 2024, ils ont perçu près de 100 milliards d'euros en dividendes et rachat d'actions. Les dividendes et les rachats d’actions ne cessent de battre des nouveaux records. Pourtant, l’économie réelle ne connait pas la même croissance. En 2024, le PIB ralentit encore, avec une croissance de 1,2 %, inférieure à celle de 2023. 2025 poursuit cette tendance avec une croissance attendue à 0,6 %. En d’autres termes, la sphère financière prélève toujours plus d’argent en proportion de la richesse créée. Qui plus est, cette explosion des dividendes ne profite qu’à une toute petite minorité de nos concitoyens : comme l’a démontré France Stratégie, 1 % des foyers fiscaux captent à eux seuls 96 % des dividendes, soit la quasi-totalité. Et cette concentration se renforce encore pour les ultra-riches : 0,01 % des foyers fiscaux captent à eux seuls un tiers des dividendes. En d’autres termes, 4 000 foyers fiscaux perçoivent chacun plus d'un million d'euros en dividendes chaque année. À l’autre bout du spectre social, il y a désormais 9,8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté en 2023. Par cette taxe exceptionnelle sur les superdividendes, nous proposons donc une alternative aux grandes entreprises : la première option est de renoncer à déverser de telles sommes à leurs actionnaires, et utiliser leur bénéfice pour investir en interne dans les équipements, les embauches, et les salaires. La seconde option est de poursuivre cette course sans fin à la satisfaction actionnariale, et de contribuer alors à la solidarité nationale et aux services publics qu’elles utilisent elles aussi. Parce que nous nous ne résoudrons jamais à faire peser le poids des excès des uns sur les besoins des autres, et parce que dans la crise sociale terrible que nous traversons, nous avons besoin d’un État fort et protecteur, capable de mettre en place un plan d’urgence sociale, nous proposons donc une contribution exceptionnelle de 20 % à 33 % sur les dividendes exceptionnels afin de financer la protection sociale des citoyennes et des citoyens de ce pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000790
Dossier : 790
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Date inconnue
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Amendement de repli |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000791
Dossier : 791
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Date inconnue
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Amendement de repli |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000792
Dossier : 792
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Date inconnue
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Amendement de repli
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000794
Dossier : 794
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Date inconnue
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Cet amendement vise à corriger un phénomène fiscal malheureusement bien connu, selon lequel la base d'imposition de la TVA sur les carburants englobe également les taxes auxquelles ces carburants sont déjà assujettis. Ainsi, à chaque passage à la pompe, les Français sont "taxés sur des taxes". Alors que le prix du litre d'essence est déjà composé entre 50% et 60% de taxes, cet amendement vise à redonner du sens à la fiscalité, en excluant la TICPE de la base de calcul de la TVA, tout en redonnant du pouvoir d'achat aux Français en leur faisant économiser, en se basant sur les prix actuels de l'essence et leur composition, environ 15 centimes par litre d'essence à la pompe.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000794
Dossier : 794
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe écologiste et social vise à conditionner l’accès au crédit d’impôt recherche (CIR) au respect du principe de non-discrimination, disposition nouvelle mais produisant des recettes supplémentaires dans une proportion qui n'excède pas 6,6 Mds d'euros. Cette mesure repose sur un constat alarmant et documenté : en France, les discriminations dans l’emploi demeurent massives, structurelles et persistantes. Selon le Défenseur des droits, elles représentent chaque année plusieurs milliers de réclamations, dont près de la moitié concernent le monde du travail, confirmant que les entreprises restent un lieu majeur d’exposition aux injustices. Il n’est pas acceptable que des entreprises reconnues coupables de discriminations continuent à bénéficier de soutiens publics importants financés par les contribuables. L’argent public doit récompenser l’innovation, non la violation des droits fondamentaux. L’exclusion temporaire des entreprises sanctionnées au pénal comme au civil du bénéfice du crédit d’impôt recherche permettra de renforcer la fonction dissuasive de la sanction judiciaire tout en garantissant le bon usage des deniers publics. Le décret d’application permettra d’assurer la sécurité juridique du dispositif, en prévoyant les modalités de vérification de l’absence de condamnation. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000796
Dossier : 796
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000797
Dossier : 797
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000008
Dossier : 8
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Date inconnue
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Cet amendement vise à améliorer l’utilité des objectifs et indicateurs de performance du programme 203 Infrastructures et services de transports. Il est ainsi proposé de créer 5 indicateurs pour les objets mentionnés dans le dispositif de l’amendement, qui répondent aux préoccupations sociales et environnementales les plus importantes pour le secteur des transports. Afin de ne pas surcharger la documentation budgétaire et de ménager les services, il est proposé de supprimer d’autres indicateurs peu lisibles et compréhensibles. Il s’agit de : – L’indicateur « Réduction de l’empreinte carbone des opérations de construction et de régénération des routes » ; – L’indicateur « Réduction des émissions du secteur du transport routier de marchandises » ; – L’indicateur « Contrôle des transports routiers ». |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000008
Dossier : 8
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Date inconnue
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Aux termes du II de l’article 1378 octies du code général des impôts, l’administration fiscale est tenue de suspendre les avantages fiscaux des associations au titre des dons, versements et legs lorsqu’une décision pénale définitive a été rendue au titre de certaines infractions. Toutefois la rédaction restrictive de cet article ne permet pas de couvrir dans le champ de la suspension des avantages fiscaux de nombreux actes illégaux et parfois violents perpétrés par certaines associations dans notre pays. Il est donc proposé d’élargir la liste des infractions pénales susceptibles d’exclure les associations du champ de la réduction d’impôt accordée au titre des dons réalisés par les particuliers (article 1378 octies du CGI) en visant : – l’entrave aux conditions de travail et à l’activité économique par discrimination (article 225‐2 du code pénal), – l’introduction dans le domicile d’autrui (article 226‐4 du code pénal), – le montage réalisé avec les paroles ou l’image d’une personne sans son consentement (article 226‐8), – le fait de « squatter » un terrain appartenant à autrui (article 322‐4‑1 du code pénal), – la destruction ou la menace de la destruction d’un bien par l’emploi d’un engin explosif ou incendiaire (article 322‐6 et 12 du code pénal), – la communication ou la divulgation de fausses informations dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise (article 322‐14 du code pénal) Ces actes peuvent faire l’objet de condamnation pénales à l’encontre des individus qui les ont perpétrés ; condamnations qui peuvent s’étendre à la personne morale de l’association dont ces personnes sont membres, s’il est établi qu’elles ont agi pour son compte (article 121‑2 du code pénal). Cette mesure, qui est source d’économies pour les finances publiques, vient donc renforcer un dispositif existant afin de protéger le monde agricole, de sanctionner les comportements illégaux et de réaffirmer la légitimité du travail des éleveurs, des ouvriers de l’agroalimentaire et des bouchers-charcutiers, qui méritent le respect et la considération de la Nation. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000080
Dossier : 80
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Date inconnue
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Par cet amendement, les députés LFI viennent mettre un terme au plafond mordant pour les agences de l’eau. En 2018, le Gouvernement a instauré le plafond mordant pour les agences de l’eau, récupérant l’ensemble du montant des taxes et redevances excédant le plafond et l’affectant au budget général. Jusqu’au 29 décembre 2023, date d’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2024, ce plafond était fixé à 2,1 milliards d’euros, somme au-delà de laquelle les recettes des agences devaient être reversées au budget général de l’État. Aujourd’hui, ce plafond est fixé annuellement par arrêté conjoint des ministres chargés de l’écologie et du budget. Ce prélèvement sur les fonds de roulement des agences de l’eau dans les faits, sur leurs réserves financières, fut de l’ordre de 110 millions d’euros en 2018. De plus, et malgré une hausse prévue dans le 12e programme d’intervention publié en octobre 2024, le 11e programme d’intervention (2019‑2024) est en recul de 1 milliard d’euros par rapport au précédent. Dans le même temps, près de 200 postes ont été supprimés sur trois ans. C’est autant d’argent en moins pour préserver la ressource en eau et signifie l’arrêt de certaines aides pourtant toujours nécessaires pour les territoires. Alors que le PLF pour 2025 reportait encore d’un an la marge de manœuvre financière supplémentaire pour les agences de l’eau, le redoublement des macronistes dans le ferveur austéritaire pour 2026 ne permettra pas aux agences de l’eau de se financer correctement. Le plafond mordant remet en cause le principe de l’eau paie l’eau. C’est grâce aux redevances, qui constituent les recettes de l’agence de l’eau, que des aides sont accordées aux collectivités, aux industriels, aux agriculteurs et aux associations pour lutter contre la pollution des eaux, protéger la santé, préserver les milieux aquatiques et la biodiversité, et garantir la qualité et la disponibilité de l’eau. Les aides pour la transition écologique seront les premières impactées par ces manques notamment pour les aides de reconversion des agriculteurs vers la culture bio qui seront limitées à des zones prioritaires. Le budget d’aide à l’assainissement non-collectif sera lui supprimé. Faire mieux avec moins, tel est le credo pourtant intenable des macronistes. Le plafond mordant instauré par le Gouvernement n’a aucune justification si ce n’est celle de réduire les capacités des agences publiques. Rappelons que 1 euro de redevance collecté, ce sont 3 euros d’investissements injectés pour l’eau. Il s’agit de la ressource la plus précieuse qui puisse exister et nous savons qu’elle va manquer. Le Gouvernement refuse d’agir alors le manque d’investissement nous fait perdre 3 400 litres par jour. La part de recettes perçues par chaque agence excédant le montant fixé par l’arrêté prévu au 1 pourra ainsi être reversée à un fonds national pour le droit à l’eau géré conjointement par les comités de bassin. Ce fonds financera les dépenses en fonctionnement ou en investissement des communes, de leurs groupements ou opérateurs visant à : – améliorer le taux de rendement du réseau d’eau potable ; – améliorer la qualité de l’eau au captage par le biais de subvention à la conversion ou au maintien en agriculture biologique ; – favoriser l’accès l’eau pour tous par le raccordement des campements et bidonvilles ; – favoriser l’installation de bains-douches publics et de toilettes publiques. Toutefois, si la somme des recettes perçues par l’ensemble des agences, après soustraction des montants devant être reversés en application du premier alinéa du présent 2, est inférieure au plafond défini au I, le reversement au fonds national destiné pour le droit et l’accès à l’eau effectué par les agences ayant dépassé leur plafond est réduit, au prorata des dépassements réalisés par chaque agence, de l’écart entre la somme des recettes perçues après soustraction des montants susmentionnés et le plafond mentionné au I. Cet amendement vise donc à supprimer ce plafond mordant, et à réaffecter les sommes excédentaires à un fonds national pour le droit et l’accès à l’eau, pour la rénovations des infrastructures et la prévention du gaspillage, pour que les redevances des usagers paient pour la gestion de la ressource. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000800
Dossier : 800
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à reporter d’un an, soit à avril 2027, l’entrée en vigueur de la contribution spéciale « CDG Express », aujourd’hui prévue à compter d’avril 2026. Il s’inscrit dans la continuité des précédents amendements gouvernementaux qui avaient acté un premier report de 2024 à 2026, en cohérence avec le calendrier de mise en service du Charles-de-Gaulle Express. Dès lors que la mise en circulation de cette liaison ferroviaire rapide entre Paris et l’aéroport Charles-de-Gaulle n’est désormais prévue qu’en avril 2027, il paraît justifié et cohérent de faire coïncider le début de la perception de la contribution avec l’entrée effective en service du projet qu’elle est destinée à financer. Ce décalage permet par ailleurs de limiter, à court terme, les charges supplémentaires pesant sur le secteur aérien, qui contribue déjà significativement au financement des transports publics en Île-de-France à travers le versement mobilité. Enfin, ce report constitue une mesure d’équilibre entre les impératifs de financement public et les capacités contributives des opérateurs aériens.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000801
Dossier : 801
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Date inconnue
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Les transmissions de biens ruraux interviennent de plus en plus tardivement dans la vie des exploitants agricoles. L’espérance de vie augmentant, l’âge moyen auquel on hérite de ses parents ne cesse de reculer. En effet, selon les données récentes, cet âge dépasse désormais 50 ans.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000802
Dossier : 802
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Date inconnue
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Le présent amendement actualise les plafonds des droits perçus au profit de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) dont les montants actuels ont été fixés par la loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 de finances rectificative pour 2012. Conscients des enjeux budgétaires de notre pays et très attachés à la cogestion des SIQO, les professionnels ont, en responsabilité dans une période de crise agricole, votés une augmentation des droits perçus par l’INAO pour mener à bien ses missions. Sur proposition des professionnels des filières sous Signes de Qualité réunis au sein du Comité Permanent de l’INAO, il convient d’intégrer cette augmentation de recette pour l’Etat et de modifier le Code Rural pour entériner cette augmentation des « droits INAO ». Cette augmentation des « droits INAO » vise à consolider les modalités de financement de l’établissement à long terme. L’ensemble des produits bénéficiant de ces signes de qualité participent aux contributions professionnelles au budget de l’INAO. Par conséquent, il faut augmenter le plafond d’affectation 2026 d’autant et l’augmenter du montant de la ressource supplémentaire attendue par l’effort des filières sous Signes de Qualité.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000803
Dossier : 803
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir des conditions de concurrence équitables entre les entreprises françaises et les entreprises des principaux pays fluviaux européens en modifiant le dispositif actuel d’exonération de plus-value de cession de bateaux fluviaux. Ce dispositif est aujourd’hui réservé aux entreprises de transport fluvial de marchandises et est limité par un plafond de 100 000 €, limitation que ne connaissent pas les autres Etats fluviaux européens (Allemagne, Belgique, Pays-Bas). Cet amendement vise donc à adapter les plafonds d’exonération dans l’objectif d’accompagner l’accélération du renouvellement de la flotte d’un mode de transport vertueux sur le plan environnemental et des émissions de gaz à effet de serre. Le renforcement de la non-imposition totale des plus-values de cession permettraient en effet d’améliorer les conditions de réinvestissement de ces plus-values dans un bateau plus récent et plus performant sur un plan environnemental, concourant ainsi à renforcer le report modal. Ce second plafond s’appliquera jusqu’au 31 décembre 2027, soit pendant une période de trois ans. Avant l’issue de cette période, il conviendra d’en faire une évaluation afin de décider de la relance d’une nouvelle période d’application.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000804
Dossier : 804
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Non renseignée
Date inconnue
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La Taxe Incitative relative à l'utilisation de l'énergie renouvelable dans les transports (TIRUERT) est indispensable pour décarboner les transports. Dans le cadre de la transposition en droit national des objectifs de la RED III pour le transport, il était prévu que ce dispositif prenne fin au 31 décembre 2025 pour laisser place au mécanisme IRICC (Incitation à la Réduction de l’Intensité Carbone des Carburants) à compter du 1er janvier 2026. Finalement, la TIRUERT sera prolongée jusqu’au 31 décembre 2026, puis l’IRICC lui succèdera à compter du 1er janvier 2027. Compte tenu de ce changement de calendrier, il convient de mettre en place, dès 2026, dans le mécanisme de la TIRUERT les avancées qui auraient dû entrer en vigueur à la même date dans le cadre de l’IRICC. Parmi celles-ci, la possibilité pour les redevables d’obtenir des droits de comptabilisation de quantités d'hydrogène éligibles auprès de plusieurs opérateurs économiques, et ainsi de faciliter l’atteinte de leurs obligations nationales et pour la France son objectif européen (RED III). Tel est l’objet du présent amendement qui permettra ainsi d’encourager et de valoriser la production d’hydrogène renouvelable et bas-carbone produit en France pour le processus de raffinage ou comme carburant, dès 2026 sans attendre 2027.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000805
Dossier : 805
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Date inconnue
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L’article 81 restreint l’accès au compte personnel de formation pour la préparation au permis de conduire, en limitant l’éligibilité aux seules catégories de véhicules du groupe lourd et, pour les catégories légères, aux seuls demandeurs d’emploi ou aux cas de financement par un tiers. Cette restriction fragilise directement l’accès à l’emploi. Le permis de conduire constitue aujourd’hui un pré-requis professionnel indispensable dans de nombreux secteurs, notamment dans le BTP, la logistique, les services à la personne et le commerce, et dans les territoires ruraux ou périurbains où la mobilité individuelle est souvent la seule solution pour se rendre au travail. Limiter l’accès au financement du permis via le CPF revient à freiner l’insertion professionnelle et les reconversions, et à réduire les opportunités des actifs de sécuriser leur emploi. Le présent amendement propose de supprimer ces restrictions, afin que le compte personnel de formation permette à tous les titulaires d’accéder au financement de la préparation au permis de conduire, quel que soit leur statut, et ainsi favoriser la mobilité professionnelle, l’emploi et l’égalité territoriale. Il se propose par ailleurs de maintenir la volonté première du Gouvernement d’introduire un plafond maximal de dépenses dans un souci de maintien de la trajectoire des finances publiques. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000806
Dossier : 806
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Date inconnue
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L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées. Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000809
Dossier : 809
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Date inconnue
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Le présent projet de loi de finances prolongeant, à son article4, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandesentreprises, il serait anormal que la contribution exceptionnellesur les armateurs, qui ne paient pas d’impôt sur les sociétés, nesoit pas également reconduite. Tel est l’objet du présentamendement.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000811
Dossier : 811
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à plafonner à 10 % de nombre de contractuels dans l’administration territoriale de l’État. Aujourd'hui, l'article L332-22 du Code général de la fonction publique dispose que "des agents contractuels de l'Etat peuvent être recrutés pour faire face à un accroissement temporaire ou saisonnier d'activité, si cette charge ne peut être assurée par des fonctionnaires de l'Etat", sans mettre toutefois de limite à ce recours. Cette absence de restriction a ouvert la voie à de nombreuses dérives dans un contexte où les coupes budgétaires n'en finissent plus d'étrangler les services publics. Le taux d’agents contractuels dans les préfectures est de 13,5 %. Comme l’a soulignée la Cour des comptes dans ses observations sur l’administration territoriale de l’État, nombre d’entre eux ne bénéficient que de contrats infra-annuels pour ne pas peser sur le schéma d’emplois. Ces contrats précaires sont occupés sept fois sur dix par des femmes alors qu'elles représentent 63 % du nombre total des agents publics. Selon la Cour des comptes dans ses observations de 2022, ce recours à un volume croissant de contractuels de courte durée s'explique par les suppressions d'emplois en préfecture (baisse de 14% entre 2010 et 2020 soit environ 4000 agents), que nous n'avons cessé de dénoncer. La Cour préconise aussi de limiter le recours aux contractuels infra-annuels. Dans son rapport de 2021 sur l'administration territoriale de l'Etat, la Cour balaie l'argument en vertu duquel ce recours aux contractuels mais aussi vacataires, services civiques, et autres contrats précaires, permettrait de faire des économies budgétaires : au contraire elle pointe que que ce recours excessif est plus couteux pour l'administration ! Dans les services d’accueil des usagers ou de traitement des demandes de titres, ce taux approche les 20 %. Ces contractuels occupent souvent des postes permanents contrairement à ce que prévoit l’article L. 322-22 du code général de la fonction publique. Il est grand temps de mettre fin à cette tendance à la hausse, qui précarise le personnel de l'administration territoriale de l'Etat. Dans le projet de loi de finances pour 2025, qui était déjà historiquement austéritaire, les député.es LFI ont fait adopter cet amendement en commission des finances, preuve que cette mesure de bon sens peut réunir une majorité. Elle a pourtant, comme les autres, été sèchement balayée par un énième 49-3. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000812
Dossier : 812
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à demander au Gouvernement la remise d’un rapport au Parlement sur les conditions de délivrance des titres sécurisés dans notre pays. Autrefois monopole du service public, et en tous cas compétence stratégique relevant de la souveraineté de l'Etat, cette activité fait désormais intervenir de nombreux acteurs du secteur privé. Déjà en 2018, nous alertions sur les conséquences pour les usagers de la privatisation du centre d'appels de l'ANTS, externalisée à une société sous-cursale de l'empire de Patrick Drahi, comme suite logique de la fermeture des services d'accueil en préfectures et sous-préfectures des guichets de demandes de cartes grises et de permis de conduire. Cette dérive a aussi été rendue possible par le fait que la délivrance des titres sécurisés est, depuis 2017, largement dématérialisée, seule l'obtention d'un passeport ou d'une carte d'identité nécessitant un double accueil physique. Ces acteurs privés se rémunèrent donc en se proposant comme intermédiaires, facilitant la réalisation de ces démarches en ligne, qui sont devenues difficilement accessibles aux usagers en raison des délais nécessaires, de leur complexité ou de l’absence d’interlocuteurs pour les aider. L'usager ne mesure bien souvent pas toutes les implications de sa situation, faute d'information suffisante, notamment quant au délai d'obtention d'un titre. Ces acteurs privés ont aussi proliféré à la faveur de délais de délivrance qui n'ont cessé de croître, faute de moyens suffisants. Ainsi, le délai moyen pour une prise de rendez-vous en mairie est passé de douze jours en 2021 à plus de deux mois en 2022, auquel s'ajoutent des délais allongés d'instruction du titre en centre d'expertise et de ressources titres (CERT), plateformes de téléprocédure traitant des demandes collectées sur le site de l'ANTS, qui ont remplacé les services préfectoraux. Ces délais ont, depuis le second trimestre 2022, continué à augmenter de manière déraisonnable, comme le pointe la Cour des comptes dans un rapport dédié en mars 2024. Ce rapport nous semble d'autant plus nécessaire que les crédits consacrés à cette compétence majeure de l'Etat apparaissent trop faibles au vu des nombreux défis susmentionnés et confirment le constat d'un désengagement progressif de la puissance publique. Cette année, la hausse des crédits versés à l'action 2 du programme 354 est encore trop faible (+2,43% en autorisation d'engagement) et ne compense pas la baisse drastique que cette action avait connu dans la loi de finances pour 2024 (-4,83%). Les indicateurs de performance de ce PLF 2026 confirment que l’allongement des délais d’obtention des titres d’identité ne sera pas résorbé. Ce rapport vise donc à éclairer les conséquences financières, pour l’État et pour les usagers, de l’intervention du secteur privé pour faciliter la délivrance de certains titres. Il serait aussi, à ce titre, un outil de prévision bienvenu dans l'optique des renouvellements massifs de titres attendus en 2031 et 2033 par le ministère de l'intérieur et l'ANTS. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000813
Dossier : 813
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à maintenir, à droit constant, l’éligibilité du bilan de compétences au compte personnel de formation, alors que l’article 81 du projet de loi supprime le 2° du II de l’article L. 6323-6 du code du travail, ce qui aurait pour effet d’exclure ce dispositif du champ du CPF. Le bilan de compétences constitue un outil essentiel de sécurisation des parcours professionnels. Il est mobilisé chaque année par près de 100 000 actifs, notamment des salariés en reconversion, exposés à l’usure professionnelle ou confrontés à une évolution de leur emploi. Pour un coût moyen d’environ 1 900 euros, il représente une part limitée des dépenses du CPF. Ses effets sont largement documentés : amélioration de l’orientation avant l’entrée en formation, réduction des abandons, prévention du chômage de longue durée et meilleur ciblage des reconversions, notamment au bénéfice des femmes et des salariés les moins qualifiés. Supprimer ce levier serait contre-productif, en accroissant le risque d’erreurs d’orientation et de dépenses inefficaces, et en fragilisant les parcours de reconversion à un moment où les mutations économiques s’accélèrent. L’article 81 introduit par ailleurs un mécanisme de plafonnement réglementaire des actions éligibles au CPF. Le maintien du bilan de compétences dans le périmètre du CPF permet précisément son encadrement par décret, dans une logique de régulation responsable et de maîtrise de la dépense publique. Le présent amendement vise ainsi à préserver un droit utile, faiblement coûteux et cohérent avec l’objectif d’une gestion plus efficiente et plus qualitative du compte personnel de formation, au service de la sécurisation des parcours professionnels et de l’efficacité de la dépense publique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000814
Dossier : 814
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Date inconnue
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D’après les recherches de Fabienne Federini parues dans l’Observatoire des Inégalités en 2023, l’écart de la composition sociale entre le privé et le public n’a cessé d’augmenter ces trente dernières années. L’écart du nombre d’élèves favorisés dans le privé par rapport au public est ainsi passé de dix points en 1989 à 23 points en 2020. Ce phénomène s’explique notamment par un évitement scolaire, particulièrement de la part des familles les plus aisées, en faveur du privé. De nombreux établissements publics sont ainsi en concurrence directe avec des établissements privés. S’il est aisé de prétendre que ce phénomène est lié à une meilleure performance des établissements, rien ne permet de le démontrer. Les établissements privés sélectionnent en effet leurs élèves, la demande étant supérieure à l’offre. Ces établissements choisissent donc des « bons » profils d’élèves, et/ou ceux qui sont issus des familles qui ont les moyens de régler les frais de scolarité. En parallèle, les établissements privés ne jouent pas le jeu de l’inclusion. Ainsi, lorsque presque un collège REP+ sur deux comprend une section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), seulement 5 % des collèges privés en sont dotés. De même, les unités locales pour l’inclusion scolaire (Ulis) sont présentes dans plus de 60 % des collèges en REP+ contre moins de 20 % dans l’enseignement privé. Les rares études disponibles sur les performances de l’enseignement privé tendent à démontrer que les meilleurs résultats affichés par ces établissements comparativement aux établissements publics sont essentiellement expliqués par les caractéristiques sociales et scolaires des élèves. Dans le même temps, l’État participe à cette ségrégation sociale. Franceinfo a ainsi révélé en septembre 2024 que la dotation horaire globale (DHG) et le nombre d’heures par élève (H/E) étaient bien souvent supérieurs dans les établissements privés que dans les établissements publics. Cette logique, quoique quelque peu différente, se retrouve également au niveau de l’enseignement supérieur privé. Les chiffres parlent ainsi d’eux-mêmes. L’enseignement supérieur privé a multiplié par trois son nombre d’étudiants en 25 ans, représentant aujourd’hui plus d’un étudiant sur quatre. Entre 2010 et 2022, alors que la croissance globale du nombre d’étudiants est de 25 %, la hausse dans le secteur public est de 15 % contre 70 % dans le privé (Collectif « Nos Services Publics », Rapport sur l’état des services publics, Enseignement supérieur, 2024). Cette hausse du secteur privé dans l’enseignement supérieur a été favorisée par la dégradation du service public, la hausse de la sélection et la libéralisation de l’alternance pour laquelle les aides de l’État ces six dernières années ont coûté autant que le financement des universités publiques. Cette extension du domaine du privé entraîne une concurrence directe avec le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, tout en privant dans la majorité des cas leurs étudiants du lien entre formation et recherche qui est pourtant au cœur de la formation supérieure. Il s’agit d’une volonté de poursuivre le séparatisme social du primaire et du secondaire pour celles et ceux qui ont les moyens d’en payer les frais d’inscription. Subsidiairement, ces réductions d’impôts posent un problème de transparence et d’équité territoriale sur le financement des établissements privés. Ce sujet étant divisé entre le Ministère du Budget et des Comptes publics et le Ministère de l’Éducation nationale et celui de la Jeunesse des sports, il met un peu plus en exergue les difficultés qualitatives et quantitatives de suivi et d’évaluation de la niche de réduction d’impôt, particuliers comme entreprises, au profit des structures privées (voir Cour des Comptes, Note d’exécution budgétaire Mission Jeunesse Sport et vie associative 2023, avril 2024, p. 63 et 64, notamment). Ainsi, face à ce séparatisme social, il apparaît invraisemblable que l’État poursuive le financement indirect des établissements privés en accordant une réduction d’impôt sur le revenu correspondant aux deux tiers des dons accordés par les contribuables domiciliés en France au profit des établissements privés. Le sens de cet amendement est donc d’exclure les établissements privés et les établissements d’enseignement supérieur privés des réductions d’impôts accordés sur les dons des contribuables domiciliés en France et d’apporter des recettes supplémentaires à l’État. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000816
Dossier : 816
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Il est proposé la remise au Parlement d’un rapport du Gouvernement sur l’opportunité d’établir une trajectoire annuelle de réduction de la contribution française au budget de l’Union européenne. Dans son rapport d’avancement annuel 2025 du plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) pour la période 2025‑2029, le Gouvernement fixait sa stratégie pluriannuelle des finances publiques 2026‑2029. Dans celle-ci, le déficit public serait réduit de 2,6 points de PIB entre 2026 et 2029 (4,6 % de déficit en 2026 ; 4,1 % de déficit en 2027 ; 3,4 % de déficit en 2028 et 2,8 % de déficit en 2029). Entre 2026 et 2029, l’effort cumulé sur la dépense publique représenterait 110 milliards d’euros, dont 40 milliards dès l’année prochaine. Le redressement des comptes publics rend impératif la réalisation d’économies substantielles : à ce titre, il est plus qu’étonnant que la trajectoire du prélèvement sur recettes en faveur de l’Union européenne soit en hausse pour la même période. La note d’analyse de l’exécution budgétaire 2024 de la Cour des comptes consacrée à ce poste budgétaire relève que « le PSR-UE devrait connaître une hausse significative dans les trois prochaines années. Dès 2025, celui-ci est attendu à 23,1 Md€, puis 30,4 Md€ en 2026 et 32,4 Md€ en 2027, soit près de 10 Md€ supplémentaires en trois ans » (P. 6 de la NEB). Cette hausse significative du PSR-UE serait aggravé, dès 2028, par le paiement des échéances liées à Next Generation EU (le plan de relance européen lancé en 2020). Selon la Cour, cela représenterait un coût total de 75 milliards d’euros pour la France, à raison de 2,5 milliards d’euros par an. La trajectoire de redressement des comptes publics du pays est incompatible avec les prévisions haussières de la contribution de la France au budget de l’Union européenne : notre pays étant contributeur net et finançant les rabais des autres pays membres, il est plus que légitime que soit réalisé un effort substantiel sur ce poste budgétaire ô combien coûteux pour notre pays. Tandis que le Gouvernement exige des Français qu’ils se serrent la ceinture et réalisent des efforts, nous ne pouvons pas accepter que le montant alloué au budget de l’Union européenne continue de grimper, alors même que la France est déjà contributrice nette et finance les rabais des autres pays membres. Cet amendement propose donc la remise au Parlement d’un rapport établissant une trajectoire annuelle de réduction de la contribution française au budget de l’Union européenne cohérente avec les efforts exigés par la mise en œuvre du plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) 2025‑2029. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000816
Dossier : 816
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Date inconnue
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Les fonctionnaires hexagonaux bénéficient d’un certain nombre de dispositifs lorsqu’ils sont amenés à travailler outre-mer : « sur-rémunération », congés bonifiés, indemnité d’installation, retraite majorée, etc.Ces dispositifs se justifient par leur éloignement géographique et la cherté de la vie outre-mer.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000082
Dossier : 82
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI prévoit la suppression de la niche fiscale sur le kérosène aérien, niche aussi coûteuse qu’anti-écologique. Aujourd’hui, la fiscalité énergétique est allégée sur le kérosène utilisé par l’aviation commerciale. Alors que les gouvernements macronistes successifs ont toujours rejetés les moyens nécessaires à la bifurcation écologique, le maintien de cette niche fiscale, aussi coûteuse que polluante, est inacceptable. Avant sa chute, le Gouvernement Bayrou ne savait que redoubler d’alarmisme sur la situation actuelle des finances publiques, cette fiscalité allégée constitue un manque à gagner considérable pour le budget de l’État. D’après un rapport de l’Inspection Générale des Finances, la niche fiscale sur le kérosène conduit à une perte de près 3,6 milliards d’euros en 2023, soit près du tiers du budget de la Justice ! Isolation thermique des bâtiments, développement d’énergies renouvelables, déploiement de mobilités accessibles et décarbonées, les chantiers ne manquent pas. En lieu et place de participer activement au profit des grands groupes aériens internationaux, l’État devrait engager ces ressources budgétaires dans l’investissement écologique et dans la mutation du secteur aérien qui devra connaître une décroissance au cours des prochaines années. Plus encore, cette niche fiscale désavantage les autres modes de transports, tel que le train, en rendant l’aviation artificiellement moins chère. Cette aviation émet pourtant 10 à 50 fois plus de CO2 par kilomètre parcouru ! L’avion est de très loin le moyen de transport le plus polluant : il représente à lui seul 7 % des émissions totales du pays et 16 % des émissions du secteur du transport. Son impact sur le climat a doublé en vingt ans et, si nous ne faisons rien, il devrait tripler d’ici 2050. Il est temps d’inverser cette tendance. Pour l’ensemble de ces raisons, nous proposons la suppression cette niche fiscale qui induit un manque à gagner important pour le budget de l’État, désincite au report modal et contrevient au droit des générations futures à disposer d’un environnement viable. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000821
Dossier : 821
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Date inconnue
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Il est proposé la remise au Parlement d’un rapport du Gouvernement sur les besoins de trésorerie de court terme de l’État et la progression des intérêts à payer sur les titres de court terme. En 2024, l’encours de dette continue de progresser : en fin d’année, cet encours atteignait la somme historique de 2 602 milliards d’euros, dont 2 400 milliards pour les obligations assimilables du Trésor (titres de créances à moyen et long terme) et 201 milliards pour les bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés (titres de créances à court terme). Dans son rapport consacré aux résultats et à la gestion du budget de l’État en 2024, la Cour des comptes relève que l’encours de dette de l’État « affiche ainsi une augmentation de 1 075 Md€ en 10 ans, dont près de 780 Md€ depuis 2019 » (P. 43 du rapport de la Cour). Par manque de trésorerie disponible, l’État a recours à un endettement de court terme par l’intermédiaire des bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés (BTF). Les volumes d’émission ont progressé entre 2023 et 2024, passant de 345 milliards à 413 milliards d’euros, tandis que l’encours des titres de court terme est passé, toujours selon la Cour des comptes, de 169 milliards d’euros fin 2023 à 201 milliards d’euros en fin d’année 2024. Cela a entraîné des conséquences financières importantes pour le budget de l’État. Le coût de la dette de l’État a donc été impacté, en 2024, par le renchérissement des intérêts à payer sur les titres de court terme : « les charges d’intérêts des BTF sont passées de moins de 500 M€ en 2022 à 5,65 Md€ en 2023 et 6,44 Md€ en 2024 » (P. 41 du rapport de la Cour des comptes). Le Gouvernement se doit donc d’apporter des éléments détaillés à la représentation nationale concernant la progression spectaculaire des intérêts à payer sur les titres de court terme, eu égard à leur coût croissant pour les comptes publics. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000828
Dossier : 828
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Date inconnue
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Le présent amendement demande au Gouvernement un rapport mesurant l’impact sur les finances publiques de la politique d’achat du ministère de l’Éducation nationale et les pistes qui permettraient de rationaliser cette politique d’achat. En particulier, il semble que le prix du matériel pédagogique fixé par les vendeurs agréés soit très élevé par rapport à des produits similaires, ce qui impose des dépenses coûteuses aux établissements et réduit leur marge de manœuvre budgétaire. De manière plus générale, la maitrise de la politique d’achat doit permettre d’éviter une inflation des dépenses de fonctionnement de la mission Enseignement scolaire pour pouvoir recentrer l’affectation des moyens budgétaires sur le maintien des effectifs d’enseignants pour lutter contre la baisse du niveau scolaire. Le rapporteur spécial souhaite insister sur l’importance d’un bon encadrement de la politique d’achat du ministère de l’Éducation nationale, eu égard à un impératif simple : celui de la bonne gestion des deniers publics. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000828
Dossier : 828
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Date inconnue
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L'objectif du présent amendement est d'inciter à une meilleure transmission des entreprises familiales dans notre pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000829
Dossier : 829
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à diminuer la limite d’âge à partir de laquelle les veuves d’anciens combattants bénéficient d’une demi-part fiscale supplémentaire, pour le porter à 65 ans.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000830
Dossier : 830
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Date inconnue
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Notre pays traverse une crise de la natalité, avec un taux de naissance au plus bas depuis 1945. La politique familiale française historique, joyau de la Libération, a été systématiquement affaiblie pour des raisons idéologiques contraires à l’intérêt national et au droit au bonheur des familles.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000831
Dossier : 831
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Le présent amendement vise à supprimer l’article 71 du PLF 2026 qui engage la dissolution de l’Institut national de la consommation (INC), un établissement public créé en 1966 et reconnu comme un centre d’expertise et de ressources au service des consommateurs et des associations de défense des consommateurs. L’INC remplit depuis près de 60 ans une mission d’intérêt général essentielle. Il produit, analyse et diffuse des informations, études et enquêtes ; réalise des essais comparatifs de produits et services ; accompagne les associations de consommateurs ; et met en œuvre des actions d’éducation et de formation aux droits des consommateurs. Son magazine 60 Millions de consommateurs et ses émissions telles que ConsoMag constituent des références incontournables pour nos concitoyens, renforçant leur capacité à faire des choix éclairés dans un marché complexe et ultra-mondialisé. Prononcer la dissolution de l’INC serait un signal négatif, tant pour les consommateurs que pour les salariés de l’institut, qui exercent leur mission avec rigueur et sens du service public. Une privatisation ou une fermeture fragiliserait l’indépendance et l’efficacité d’un acteur clé, exposant le champ des consommateurs à des intérêts privés souvent incompatibles avec la protection de leurs droits. En tant que ministre, je me suis toujours opposée à toute privatisation ou réduction de financement de l’INC. Aujourd’hui, en tant que députée, je réaffirme cet engagement : il est indispensable de préserver l’existence et le caractère public de cet institut, et de continuer à soutenir son rôle central pour la protection et l’information des consommateurs. Pour ces raisons, nous proposons la suppression de l’article 71 et le maintien intégral de l’Institut national de la consommation.
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000833
Dossier : 833
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer le transfert d’une partie de la taxe affectée au DEFI, le comité professionnel de développement économique de la mode et de l’habillement, au profit de l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH). Le secteur de la mode et de l’habillement traverse depuis plusieurs années une crise profonde, marquée par un recul de l’activité, des fermetures d’entreprises et une perte de compétitivité face à la concurrence internationale. Dans ce contexte, il importe de préserver la cohérence de l’action publique. Alors même que le Parlement a été unanime et déterminé à définir les réponses destinées à réduire les effets délétères (économiques, sociaux et environnementaux) de la mode ultra-express, et de son principal acteur Shein, il serait paradoxal d’affaiblir le principal outil collectif de soutien à la filière. Le DEFI joue en effet un rôle central dans la promotion, l’innovation et l’accompagnement économique des entreprises de la mode et de l’habillement. Ses actions contribuent directement à la vitalité des territoires, à la préservation des savoir-faire et à l’attractivité internationale de la création française, qui représente une part significative des exportations industrielles du pays. Réduire ses ressources comme le propose le texte du Gouvernement reviendrait à priver la filière des leviers indispensables à l’accompagnement de sa transition écologique, économiques et de son développement international. En outre, cette ponction du DEFI ne se justifie pas : l’IFTH ne bénéficie pas exclusivement à la mode et à l’habillement, mais à l’ensemble de la filière textile, qui tire plus largement profit de ses travaux. Les professions de la filière habillement, réunies au sein du DEFI et l’IFTH sont par ailleurs à même de trouver une solution équilibrée et négociée par et pour eux. Cette approche permettrait de soutenir l’IFTH tout en préservant la cohérence des politiques publiques, la solidarité entre les filières et la capacité du DEFI à accompagner un secteur stratégique pour l’économie, l’emploi et le rayonnement de la France. Cet amendement a été adopté en commission. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000835
Dossier : 835
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Date inconnue
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L’article 12 octodecies du projet de loi consacre opportunément une définition juridique des gîtes ruraux à l’article L. 324-6 du code du tourisme, fondée sur des critères objectifs et stables : implantation hors métropole, capacité limitée des bâtiments et respect de signes de qualité touristiques officiels reconnus par l’État et faisant l’objet de contrôles réguliers. Cette définition permet de distinguer clairement les gîtes ruraux et les chambres d’hôtes des meublés de tourisme urbains et des locations de courte durée de type plateforme, sans recourir à des zonages administratifs évolutifs. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale poursuit des objectifs légitimes de régulation des locations de courte durée dans les zones tendues. Toutefois, son application indifférenciée aux gîtes ruraux et aux chambres d’hôtes produit des effets de bord manifestement disproportionnés pour des activités majoritairement implantées en zone rurale, qui ne contribuent pas à la tension du marché locatif. Dès lors que la loi reconnaît désormais explicitement les gîtes ruraux comme une catégorie juridique distincte, il est cohérent d’en tirer les conséquences fiscales utiles en excluant ces hébergements, ainsi que les chambres d’hôtes lorsqu’elles relèvent du même régime fiscal, du champ d’application des dispositions issues de la loi de 2024 relatives à la réduction de l’abattement applicable aux meublés de tourisme classés. Le présent amendement vise ainsi à préserver un modèle touristique de proximité essentiel à l’économie et à l’attractivité des territoires ruraux, sans remettre en cause les objectifs de régulation poursuivis dans les zones urbaines caractérisées par une tension sur le logement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000837
Dossier : 837
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Date inconnue
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Dans l’audit flash qu’elle a publié sur le Pacte enseignant en juillet 2025, la Cour des Comptes a souligné le manque de lisibilité du système existant de rémunération des enseignants. Elle a notamment relevé que « Certaines missions couvertes par le Pacte étaient auparavant rémunérées en heures supplémentaires effectives (HSE) ou en indemnités pour mission particulière (IMP) » et que « La création du Pacte n’a pas fait disparaître ces outils de rémunération, si bien qu’une même mission peut aujourd’hui être rémunérée selon des modalités et des taux différents » (Le Pacte enseignant. Audit flash, juillet 2025, p. 27). De plus, au cours des auditions qu’il a menées pour la préparation de son rapport, le rapporteur spécial a constaté que le taux de recours au Pacte enseignant différait entre l’enseignement public et l’enseignement privé sous contrat et entre l’enseignement public et l’enseignement agricole. Enfin, les dotations allouées au Pacte ne sont pas stables, ce qui empêche les chefs d’établissement de mettre en place une programmation adéquate et a un effet désincitatif sur les enseignants qui pourraient être volontaires. Il est donc indispensable de faire le point sur ce dispositif. C’est pourquoi le présent amendement demande au Gouvernement un rapport faisant le bilan sur le Pacte et sur son impact sur le budget de l’État. Ce rapport doit aussi comparer le coût du recours au Pacte avec le coût du recours au dispositif des « heures supplémentaires effectives » pour les missions de remplacement de courte durée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000838
Dossier : 838
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Date inconnue
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Le dispositif « Devoirs faits » s’adresse à tous les élèves de sixième et à tous les collégiens des autres niveaux volontaires. Ce dispositif se fait sur un temps dédié, en dehors des heures de classe et dans l’établissement. « Devoirs faits » n’est pas un cours supplémentaire, mais un temps dédié à la réalisation des devoirs, en lien avec les connaissances et compétences travaillées en classe. Ce dispositif peut avoir des effets très bénéfiques pour les élèves, notamment pour ceux issus de milieux modestes qui ne bénéficient pas d’un appui extrascolaire à la maison. « Devoirs faits » participe positivement au renforcement des acquis scolaires, et c’est pourquoi il serait utile d’entamer une réflexion sur son extension à l’ensemble de l’enseignement secondaire, pour en faire profiter les lycéens volontaires. Le présent amendement demande donc la remise d’un rapport au Parlement sur l’impact budgétaire d’une extension du dispositif « Devoirs faits » à l’ensemble des établissements scolaires du second degré. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000839
Dossier : 839
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Date inconnue
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La reconquête de la souveraineté numérique française et le refus de la dépendance à l’égard d’entités étrangères en matière de collecte et de gestion des données personnelles des citoyens constituent des objectifs louables. Mais, dans les faits, la dépendance numérique de notre pays, et plus largement de l’Union européenne, est quasi-totale du fait de la prédominance des acteurs américains et chinois. Dans la grande majorité des cas, le choix d’un acteur numérique extra-européen apparaît comme une évidence, au détriment des entreprises françaises qui proposent des solutions technologiques souveraines. Ce phénomène de préférence étrangère en matière technologique s’observe au sein même de l’appareil d’État et des ministères. L’article 16 de la Loi n°2016‑1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique affirme un principe clair : les administrations publiques (État, collectivités territoriales) de même que les personnes publiques ou privées exerçant une mission de service public « veillent à préserver la maîtrise, la pérennité et l’indépendance de leurs systèmes d’information. Elles encouragent l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l’achat ou de l’utilisation, de tout ou partie, de ces systèmes d’information ». La réalité des pratiques est bien différente des prescriptions édictées la loi. Le rapport d’enquête sénatorial sur les coûts et les modalités effectifs de la commande publique et la mesure de leur effet d’entraînement sur l’économie française, publié en juillet 2025, s’est intéressé, pour illustrer la persistance de la dépendance française aux offres numériques étrangères, au ministère de l’Éducation nationale. Celui-ci a conclu, en mars dernier, un accord-cadre pour le renouvellement de ses licences Microsoft, le montant du marché oscillant entre 75 et 152 millions d’euros HT sur quatre ans. L’objectif de ce contrat est de garantir le fonctionnement optimal des 800 000 postes de travail équipés du système d’exploitation Windows et de la suite bureaucratique Office (Word et Excel), installés dans les établissements scolaires de notre pays. Un projet d’une telle ampleur doit être soumis au contrôle de la délégation interministérielle au numérique (Dinum), qui rend un avis de conformité aux règles applicables relatives à l’exposition des données publiques tricolores au risque de transfert à des acteurs étrangers. Selon Mme Stéphanie Schaer, directrice interministérielle du numérique, ce contrôle a priori n’a pas été réalisé s’agissant du renouvellement des licences Microsoft au sein du ministère de l’Éducation nationale. La Dinum n’a donc pas pu exercer sa mission, qui s’avère pourtant essentielle pour préserver la souveraineté numérique de notre pays et éviter que des données françaises potentiellement sensibles tombent entre les mains d’acteurs étrangers. L’aspect financier d’un tel projet interroge également : comme le rappelle le rapport d’enquête, la « dépendance à Microsoft a un coût, qui se fait par exemple sentir à chaque mise à jour de son système d’exploitation » (P. 258). Alors que les acteurs du numérique tricolore sont écartés, au prétexte d’un déficit de compétitivité et d’un manque supposé de compétences par rapport à leurs homologues étrangers, la dépendance du ministère à l’égard des solutions numériques américaines mérite d’être interrogé d’un point de vue financier. Notre préoccupation est vive quant à l’état de dépendance des services du ministère de l’Éducation nationale vis-à-vis de solutions numériques étrangères, et de ses conséquences pour la souveraineté française. Nous demandons donc la remise d’un rapport au Parlement consacré aux implications financières du recours par le ministère de l’Éducation nationale à des solutions numériques étrangères, en lieu et place de solutions souveraines françaises. Ce rapport devra également s’intéresser aux enjeux de préservation de la souveraineté numérique française et de protection des données tricolores, eu égard à la situation de dépendance du ministère de l’Éducation nationale vis-à-vis d’acteurs numériques étrangers. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000084
Dossier : 84
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Date inconnue
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Par cet amendement de repli, le groupe parlementaire de La France insoumise propose de taxer modestement l’explosion des dividendes versées par ces grandes entreprises à leurs actionnaires, tout comme chaque groupe du Nouveau Front populaire le proposait en 2025. Comme les années 2020, 2022, 2023 et 2024, l’année 2025 sera une année blanche pour des millions de gens qui ont vu baisser leurs revenus réels. En parallèle, le Gouvernement veut appliquer la même cure à des services publics à l’os. Les actionnaires du CAC40 eux, n’ont aucune raison de perdre le sourire. Au titre de l’année 2024, ils ont perçu près de 100 milliards d’euros en dividendes et rachat d’actions. Les dividendes et les rachats d’actions ne cessent de battre des nouveaux records. Pourtant, l’économie réelle ne connait pas la même croissance. En 2024, le PIB ralentit encore, avec une croissance de 1,2 %, inférieure à celle de 2023. En d’autres termes, la sphère financière prélève toujours plus d’argent en proportion de la richesse créée. Qui plus est, cette explosion des dividendes ne profite qu’à une toute petite minorité de nos concitoyens : comme l’a démontré France Stratégie, 1 % des foyers fiscaux captent à eux seuls 96 % des dividendes, soit la quasi-totalité. Et cette concentration se renforce encore pour les ultra-riches : 0,01 % des foyers fiscaux captent à eux seuls un tiers des dividendes. En d’autres termes, 4 000 foyers fiscaux perçoivent chacun plus d’un million d’euros en dividendes chaque année. Au même moment, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Par cette taxe exceptionnelle sur les superdividendes, nous proposons donc une alternative aux grandes entreprises : la première option, de loin préférable, est de renoncer à déverser de telles sommes à leurs actionnaires, et utiliser leur bénéfice pour investir en interne dans les équipements, les embauches, et les salaires. La seconde option est de poursuivre cette course sans fin à la satisfaction actionnariale, et de contribuer alors à la solidarité nationale et aux services publics qu’elles utilisent elles aussi. Parce que nous nous ne résoudrons jamais à faire peser le poids des excès des uns sur les besoins des autres, et parce que dans la crise sociale terrible que nous traversons, nous avons besoin d’un État fort et protecteur, capable de mettre en place un plan d’urgence sociale, nous proposons donc une contribution progressive, démarrant à 5 %, sur les dividendes exceptionnels afin de financer la protection sociale des citoyennes et des citoyens de ce pays. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000856
Dossier : 856
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Date inconnue
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Cet amendement vise à introduire une dérogation au régime général de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, en faveur des agents publics soumis à une obligation de logement liée à une nécessité absolue de service. Actuellement, la taxe d’habitation s’applique aux résidences secondaires, ce qui peut représenter une charge fiscale importante pour certains agents publics qui, en raison de leurs fonctions, doivent occuper un logement sur leur lieu de service.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000086
Dossier : 86
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire de la France Insoumise propose d’instaurer une taxe sur les jets privés équipés d’un moteur à réaction. La taxe proportionnelle à la puissance de l’engin, et donc à son impact négatif sur le climat. Alors que la sobriété énergétique est au cœur de toutes les politiques pour faire face au dérèglement climatique et que chacun est amené à en prendre sa part. Les ultra-riches, eux, ne semblent pas touchés ou affectés dans leur quotidien pourtant largement plus consommateur en énergie que la moyenne des individus. Le niveau de pollution individuel est en effet très corrélé aux niveaux de richesse. Depuis 1990, les 10 % les plus riches du monde sont responsables de deux tiers du réchauffement climatique. L’étude d’Oxfam de 2024, les Inégalités carbone tuent, montre que les 1 % les plus riches de la planète ont épuisé leur part du budget carbone annuel mondial au bout de 10 jours, 2 jours lorsqu’il s’agit de Bernard Arnaud. En comparaison, il faudrait environ 3 ans à une personne appartenant au 50 % les plus pauvres de la population mondiale pour épuiser sa part du budget carbone annuel. Pourtant, ce sont bien les 50 % les plus pauvres qui subiront les conséquences, dramatiques, du réchauffement climatique. En France, 63 milliardaires polluent plus que 34 millions de personnes uniquement au travers de leur patrimoine financier. Parmi eux, de nombreux consommateurs de déplacement en jet, au premier rang desquels Rodolphe Saadé qui a rejeté, uniquement pour ses trajets en jets, 2468 tonnes d’équivalent CO2 entre mai 2023 et avril 2024, soit 274 ans d’empreinte carbone d’un Français moyen. Les jets privés sont le symptôme d’une classe qui refuse obstinément de prendre sa part dans l’effort collectif pour faire front face au réchauffement climatique. Cette consommation ostentatoire, inutile et écocidaire doit être taxée au niveau de risque qu’elle fait peser à l’ensemble de la population mondiale. La France est la championne européenne du nombre de départs en jet, prenant la 3e place mondiale après les États-Unis et le Canada. Le montant est éloquent tant en valeur absolue qu’en termes de proportions : en France, un décollage sur dix effectué est celui d’un jet privé. Ce statut peut sembler d’autant plus étonnant que la France est bien dotée en alternatives ferroviaires tels que les trains de nuit qui ont été réouverts sur des destinations prisées par les ultra-riches, telle que la Côte d’Azur. Face à l’urgence climatique, il est nécessaire de prendre des mesures fortes et de dissuader les comportements anti-écologiques. À défaut de pouvoir proposer une interdiction pure et simple des jets privés, ce qui serait pourtant une question de justice sociale et environnementale, nous proposons une taxation spécifique sur ce type d’appareils. Cette taxation permettra à la fois de décourager l’usage de ce moyen de transport, et pour les plus riches qui souhaiteraient tout de même maintenir cette pratique de les faire contribuer réellement au financement de la lutte contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, une telle taxe permettrait également d’avoir de nouvelles ressources pour financer l’adaptation nécessaire de nos modes de vie face au dérèglement climatique. Cet amendement prévoit que la taxe ne s’applique pas pour les rares exceptions pour lesquelles ces véhicules correspondent à un usage social, comme pour une évacuation sanitaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000866
Dossier : 866
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose d’aligner le régime des arrêts de travail du secteur public sur celui du secteur privé. Cette mesure avait été adoptée par la commission des finances lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025. Elle comportait alors deux volets : l’instauration de trois jours de carence dans la fonction publique ainsi que la mise en place d’un taux de remplacement de 90%. Soit la norme en vigueur dans le secteur privé. Si l’indemnisation à 90%, en lieu et place du plein traitement, a bien été adoptée dans la loi de finances pour 2025, le gouvernement d’alors avait finalement renoncé à l’instauration de trois jours de carence. Si l’absentéisme recule par rapport aux années précédentes, le rapport annuel sur l’état de la fonction publique pour 2025 confirme qu’un écart subsiste entre le nombre moyen de jours d’absence du secteur privé (10,6 en 2024) et celui de la fonction publique (11,1). De plus, il reste significatif selon les versants, notamment concernant la fonction publique territoriale (13,3 jours). Aussi, dans un contexte de hausse continue des dépenses d’indemnités journalières, le présent propose de parachever l’alignement de toutes les fonctions publiques sur le secteur privé. C’est une mesure d’équité et de bon sens, rien ne justifiant une telle disparité. En première lecture, cette disposition a été adoptée par la commission des finances. Selon un rapport de l’IGF et de l’IGAS, publié en juillet 2024, cette mesure permettrait de dégager des économies budgétaires de l’ordre de 289 millions d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000868
Dossier : 868
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à limiter l’AME aux soins d’urgence. L’aide médicale de l’État de droit commun assure la couverture des soins des personnes étrangères en situation irrégulière résidant en France de manière ininterrompue depuis plus de trois mois et dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond. La dépense liée à cette aide a augmenté de 50 % depuis 2017 et le nombre de bénéficiaires a explosé. Rien ne justifie que des étrangers qui sont venus illégalement sur notre sol bénéficient de soins gratuits. Il apparait aujourd’hui nécessaire de limiter la prise en charge aux soins considérés comme vitaux c’est à dire aux soins relatifs à la vaccination, aux maladies contagieuses, à la prophylaxie et à la maternité. Les mineurs et les femmes enceintes ne seraient pas concernés par cette restriction. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000868
Dossier : 868
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Date inconnue
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Amendement de repli. L’objet du présent amendement est d’aligner la fiscalité sur les transmissions en ligne directe aux petits-enfants sur celles au profit des enfants. Dans un contexte où l’espérance de vie augmente, il est fondamental de permettre aux grands- parents détenteurs d’un patrimoine de pouvoir aider davantage leurs petits-enfants en bénéficiant d’une fiscalité plus avantageuse. Ce dispositif est prévu pour une durée de 3 années à compter de 2026. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000869
Dossier : 869
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Date inconnue
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L’objet du présent amendement est d’aligner la fiscalité sur les transmissions en ligne directe aux petits-enfants sur celles au profit des enfants. Dans un contexte où l’espérance de vie augmente, il est fondamental de permettre aux grands- parents détenteurs d’un patrimoine de pouvoir aider davantage leurs petits-enfants en bénéficiant d’une fiscalité plus avantageuse. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000087
Dossier : 87
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Par cet amendement d’appel, le groupe LFI propose un principe simple : qu’au sein des entreprises les petits paient petit et que les gros paient gros. En d’autres termes, il s’agit d’en finir avec le taux unique d’impôt sur les sociétés, pour mettre en place la progressivité de cet impôt, comme c’est le cas pour l’impôt sur le revenu, en modulant le taux d’imposition marginal selon des tranches de bénéfices réalisés par les sociétés. Le versement de près de 100 milliards d’euros en dividendes et rachats d’actions par le seul CAC40 en 2024 témoigne de leur incapacité à réinvestir leurs profits dans l’économie productive. À l’inverse, les bénéfices des petites entreprises sont soit réinvestis l’année d’après en achats, en recrutement. Même lorsqu’ils sont sortis de l’entreprise, c’est pour irriguer l’économie réelle en permettant aux dirigeants de subvenir à leurs besoins, pas pour acheter une nouvelle résidence secondaire ou pour gonfler leur portefeuille d’actions. Nous voulons aussi corriger un mythe répandu : le taux d’impôt sur les sociétés en France serait parmi les plus élevés des pays de l’OCDE, nécessitant une réduction jusqu’à un taux unique de 25 %. Or, ce taux nominal ne reflète pas la réalité, car il est appliqué sur une assiette fiscale très réduite et ne tient pas compte des nombreuses déductions et crédits d’impôt disponibles. Alors que l’impôt sur les sociétés « brut » aurait dû représenter 2,7 % du PIB français, ce taux tombe à moins de 2 % (1,96 % en 2024) après déduction des crédits et réductions d’impôts, bien en dessous de la moyenne de l’OCDE qui est de 2,4 %. Les grands groupes ont les moyens de contribuer davantage à l’effort national, mais ne le font pas. Les multinationales peuvent engager des avocats fiscalistes et bénéficier de nombreuses niches fiscales qui réduisent leur taux d’imposition effectif. En 2023, un nouveau record a été atteint avec près de 150 milliards d’euros de bénéfices pour le seul CAC40, dont plus des deux-tiers partent en dividendes et en rachats d’actions, qui ne participent en rien ni à l’activité productive, ni à la création de meilleures conditions de vie. Le « repli » supposément subi ensuite, à 131 milliards d’euros en 2024 ferait pâlir d’envie les actionnaires de 2019 et leur 80 milliards d’euros de bénéfices ! Les réductions d’impôts successives n’ont fait qu’augmenter la distribution de dividendes, sans impact significatif sur l’emploi et l’investissement, et ont contribué à l’augmentation des inégalités, tout en asséchant les caisses de l’État. Il s’agit autant d’un amendement de restauration des comptes publics qu’un amendement de justice fiscale. Pendant que les multinationales échappent très largement à l’impôt sur les sociétés en exploitant à leur profit les nombreuses niches fiscales encore autorisées (lorsqu’elles ne dissimulent pas tout simplement leurs bénéfices dans les paradis fiscaux), les petites entreprises, elles, s’en acquittent plein pot ! Les petites et moyennes entreprises ont un taux d’impôt effectif supérieur à celui des grandes entreprises : près de 6 points de plus. Par la mise en place d’un barème indexant le taux sur les montants des bénéfices, nous proposons donc aux petites entreprises de pouvoir réemployer leurs bénéfices, tout en contraignant les superprofiteurs à participer à la solidarité nationale. Pour les entreprises comme pour les personnes, il est temps que les petits paient petit et que les gros paient gros ! |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000871
Dossier : 871
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à prolonger le bénéfice du crédit d’impôt pour les entreprises de production cinématographique ou audiovisuelle pour la production d’œuvres d’adaptation audiovisuelle de spectacles vivants, qui arrive à échéance au 31 décembre 2024. Ce crédit d’impôt représente un véritable effet levier pour encourager la captation du spectacle vivant. Depuis sa création, 333 œuvres ont pu en bénéficier. Selon les évaluations du Centre national du cinéma (CNC), qui gère le recours au dispositif, ce crédit d’impôt a une forte capacité d’autofinancement par les recettes fiscales qu’il permet de générer par ailleurs (1 euro de crédit d’impôt correspond à 1,9 euro de recettes fiscales). Ce crédit d’impôt représente un véritable soutien à la mise en valeur de la scène française et à sa diffusion auprès d’un large public, notamment grâce au service public de l’audiovisuel. Les spectacles du festival interceltique de Lorient, des Chorégies d’Orange ou du festival d’Avignon sont ainsi diffusés au plus grand nombre. Il contribue également à l’attraction de la scène française pour les artistes internationaux, qui font ainsi le choix de réaliser la captation de leur tournée lors de leur passage en France, alors même que les coûts de production sont souvent moins élevés dans d’autres pays. La France a développé un véritable savoir-faire unique au monde et reconnu à l’international en matière de captation du spectacle vivant, comme en témoigne la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques, suivie par un milliard de téléspectateurs dans le monde. Face à la forte augmentation des coûts de production des œuvres, il est nécessaire de poursuivre le soutien de l’État à la production d’œuvres d’adaptation du spectacle vivant, partie intégrante et structurante de l’exception culturelle cinématographique et audiovisuelle française. Cet amendement a été travaillé avec le syndicat des producteurs indépendants. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000872
Dossier : 872
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vise à contrôler l’action des prestataires privés qui agissent dans le cadre de la mission de service public du programme 151. Plus d'un million de Français, mais également d’étrangers, dépendent du réseau consulaire pour avancer sur toute une série de démarches essentielles. Les points de blocage liés à ces externalisations se démultiplient, particulièrement dans le traitement des visas. Cette demande de rapport vise à comprendre la prévalence de ces situations. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000875
Dossier : 875
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Date inconnue
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Suite à la réforme de la taxe professionnelle, l'article 78 de la loi de finances pour 2010 a prévu un mécanisme de péréquation, le Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) dont la vocation initiale était d'assurer la stricte neutralité financière de cette réforme pour les collectivités territoriales.
Le FNGIR devait permettre à chaque collectivité de disposer d'un niveau de ressources identiques avant et après la suppression de la taxe professionnelle. Les collectivités "sur-compensées" par le nouveau panier de ressources institué après la suppression de la taxe professionnelle sont ainsi prélevées au profit des collectivités qui auraient été "sous-compensées". Les montants prélevés ou reversés au titre du FNGIR sont fixes et reconduits pour un montant identique chaque année. Or, depuis sa mise en oeuvre, le panier de ressources sur lequel repose le mécanisme du FNGIR a connu des évolutions importantes. Initialement perçues par les communes, la plupart des recettes prises en compte dans ce panier ont été transférées vers d'autres acteurs institutionnels, à l'instar de la fiscalité économique. Elles ont aussi parfois été supprimées, comme ce fut le cas de la taxe d'habitation. Par ailleurs, certaines collectivités contributrices nettes au FNGIR ont, durant cette période, été confrontées au départ d'entreprises importantes de leur territoire. Dès lors pour les collectivités confrontées à la fois à des baisses importantes de fiscalité économique et au transfert ou la suppression de recettes fiscales initialement prises en compte, la contribution au FNGIR est devenue un poids financier conséquent et ne répondant plus aux objectifs initiaux du mécanisme de péréquation que représente le FNGIR. 1/2APRÈS ART. 35 N° I-3784 L'article 79 de la loi de finances pour 2021 a partiellement pris en compte l'obsolescence du mécanisme du FNGIR en créant un prélèvement sur les recettes de l'Etat au profit de certaines communes et EPCI à fiscalité propre contributeurs au FNGIR. Ce prélèvement profite toutefois de façon très limitative aux collectivités, excluant de fait certaines d'entre elles pourtant particulièrement touchées par la fixité du FNGIR.
L'amendement présenté a donc pour objectif de faire évoluer les conditions cumulatives du mécanisme mis en place par l'article 79 de la loi de finances pour 2021, la perte de base de CFE d'une part et la part de recettes réelles de fonctionnement représentée par le prélèvement au titre du FNGIR d'autre part, au profit de la prise en compte d'une seule de ces conditions |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000876
Dossier : 876
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Date inconnue
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Cet amendement propose de limiter la niche fiscale accordée aux serres chauffées. Depuis 2020, la production de légumes de contre-saison bénéficie d’une aide annuelle d’environ 25 000 euros par hectare, alors qu’elle était auparavant plafonnée à 20 000 euros sur trois ans, ce qui favorise principalement les grandes exploitations et va à l’encontre de l’engagement gouvernemental de réduire les avantages fiscaux nuisibles à l’environnement. Il préconise de recentrer les aides publiques, déjà rares dans cette filière, vers la réduction du chauffage et le développement de techniques alternatives, en accord avec les attentes citoyennes. Enfin, cet amendement propose de revenir au régime précédent en soumettant le remboursement partiel de la taxe intérieure sur la consommation finale de gaz naturel (TICGN) au plafond des minimis agricoles, via un retour au taux réduit de 0,119 €/MWh. Cet amendement a été suggéré par la Confédération paysanne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000878
Dossier : 878
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Date inconnue
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Selon l’OMS, les nuisances liées au transport aérien et leur effet sur le stress ou le sommeil entrainent une perte estimée d’environ trois années d’espérance de vie en bonne santé dans certaines communes les plus impactées. Les dernières études de Bruitparif et du Conseil National du Bruit, révèlent que le trafic aérien impacte plus de 2,2 millions de personnes rien qu’en Île-de-France. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000879
Dossier : 879
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Date inconnue
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La procédure d’indemnisation des victimes des essais nucléaires demeure manifestement insuffisamment connue des ayants droit. La plupart d’entre eux ignorent qu’ils peuvent saisir le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) au nom de leur proche décédé. Lorsqu’ils en ont connaissance, la démarche s’avère particulièrement longue et complexe, notamment en raison des obstacles administratifs, matériels et linguistiques, qui sont encore plus marqués dans les territoires et archipels isolés et éloignés. Afin de répondre à ces difficultés en Polynésie française, la mission « Aller vers » dédiée au recensement des personnes éligibles et à l’accompagnement dans les démarches de constitution et de dépôt de dossiers de demandes d’indemnisation a été créée en 2021. Elle repose notamment sur une démarche de proximité dans les îles éloignées. Cette action est essentielle au regard des difficultés techniques, logistiques et linguistiques auxquelles les populations sont confrontées. Toutefois, le droit en vigueur contraint désormais cette mission, ainsi que les associations mobilisées, à délaisser une partie des ayants droit, faute de délais suffisants pour constituer et déposer les dossiers. En effet, lorsque la victime est décédée après la promulgation de la loi n° 2018‑1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019 — c’est-à-dire entre le 28 décembre 2018 et le 31 décembre 2019 — la demande d’indemnisation n’est plus recevable depuis le 31 décembre 2025. La loi de finances pour 2025 a certes pris en compte la situation des ayants droit des victimes décédées avant la promulgation de la loi n° 2018‑1317, en prolongeant le délai de dépôt jusqu’au 31 décembre 2027. En revanche, les ayants droit des victimes décédées en 2019 et en 2020 demeurent soumis à des échéances plus rapprochées, fixées respectivement au 31 décembre 2025 et au 31 décembre 2026. Cette différence de traitement crée une rupture de cohérence et compromet, en pratique, l’accès effectif au droit à réparation. Pour remédier à cette situation et permettre à la mission de proximité, comme aux associations et acteurs engagés, de poursuivre pleinement leur travail d’information, d’accompagnement et d’assistance auprès des ayants droit, le présent amendement vise : d’une part, à repousser au 31 décembre 2028 l’échéance de dépôt des demandes d’indemnisation présentées par les ayants droit des personnes décédées avant la promulgation de la loi n° 2018‑1317 du 28 décembre 2018 ; d’autre part, pour les ayants droit des personnes décédées après cette promulgation, à prévoir que la demande de réparation puisse être présentée jusqu’au 31 décembre de la dixième année suivant le décès, soit d’inscrire une prescription décennale dans le dispositif d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (délai proposé dans tous les autres dispositifs d’indemnisation de victimes, seul celui-ci a un délai de prescription de 6 ans). Enfin, le présent amendement n’a aucune conséquence sur les recettes de l’État, dès lors que la dotation permettant le versement des indemnisations gérées par le CIVEN est fixée chaque année au titre de la mission « Direction de l’action du Gouvernement ». Cette dotation n’étant jamais intégralement consommée, la mesure proposée n’affecte pas l’équilibre budgétaire. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000088
Dossier : 88
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe parlementaire de la France Insoumise vise à garantir une taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) cohérente avec les engagements pris par la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans le cadre des Accords de Paris. Pour cela, nous demandons à ce que : – Cette TSBA comptabilise le fret et le courrier aérien, à raison de 50 € par tonne. – Les long-courriers soient considérés comme tels à partir de 2 200 kilomètres, contre 5 500 actuellement. – La taxe de solidarité soit automatiquement revalorisée sur l’inflation. – L’aéroport de Mulhouse-Bâle, situé sur le territoire français, participe également au financement de la bifurcation écologique. Les émissions du secteur aérien ont augmenté de 85 % entre 1990 et 2019 en France (ADEME). Dans son rapport de 2025, la Cour des comptes a indiqué que les émissions du transport aérien représentaient 20,8 millions de tonnes de CO2 en 2023, soit 5,3 % des émissions globales françaises. Cette dynamique est poussée par une augmentation massive du nombre de passagers transportés, en effet, en l’absence de régulation, les projections de l’industrie indiquent que le nombre de passagers au départ des aéroports européens devrait doubler en 2050 par rapport à 2019. Cette dynamique entraînera une hausse de la consommation de carburant de 59 %, toujours par rapport à 2019. La rupture technologique avancée par le secteur et notamment l’introduction de biocarburant ne permettra pas d’éviter l’augmentation massive des émissions de gaz à effets de serre du secteur lié à l’augmentation du trafic. L’amélioration de l’efficacité énergétique des avions et le déploiement des biocarburants ne seront en mesure de produire des effets que sur le long terme. Dans ses scénarios de décarbonation l’ADEME a bien pointé que seule la voie de la régulation du trafic peut produire des effets immédiats et à grande échelle en termes de réduction des émissions de CO2. Sans cela, le pic d’émission est attendu pour 2049. Cette croissance des émissions aériennes est incompatible avec la neutralité carbone promise par la France d’ici 2050 : il nous faut diviser par six les émissions de gaz à effet de serre du territoire. À date, le transport aérien est le seul moyen de transport pour lequel les prévisions d’émissions de CO2 augmentent de manière continue. La décarbonation du secteur aérien joue donc un rôle phare dans l’atteinte de cet objectif. Malheureusement, notre fiscalité est actuellement insuffisante pour limiter certains comportements néfastes pour l’environnement. L’idée de cet amendement provient de la Convention citoyenne pour le climat. Il vient compléter la hausse de la taxe de solidarité ayant eu lieu en mars 2025. La taxe que nous proposons permet d’atteindre deux objectifs : agir contre le réchauffement climatique tout en luttant contre une injustice sociale. Car si le trafic augmente, cela reste limité à une certaine partie de la population qui a les moyens de se déplacer fréquemment. Nous nous félicitons de la victoire culturelle que La France insoumise a remporté l’année dernière, par la mise en place d’une TSBA proportionnelle à la classe des billets et à la distance parcourue, comme nous le demandons de longue date. Nous regrettons que la macronie ait limité la portée de cette TSBA en retenant le seuil de 5 500 kilomètres pour un long-courrier, soit plus de deux fois la distance d’un Paris-Moscou ! Aussi, nous proposons de nous doter d’une véritable TSBA, sans en changer le barème. La hausse du montant des recettes pourra être affectée à l’investissement dans le ferroviaire et les transports en commun. Une partie de ces recettes peut également financer l’accompagnement des salariés du secteur via des dispositifs publics de formation et de transition professionnelles. Parce que nos émissions de gaz à effet de serre ne réduiront pas sans que nous ne changions notre approche des transports, il est nécessaire de mettre en place une politique ambitieuse et courageuse profitant à tous. Nous appelons donc à désinciter fiscalement le transport aérien, mode de transport le plus polluant. Cette mesure présente l’avantage de réduire notre dette budgétaire tout en s’attaquant à la dette la plus importante, notre dette climatique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000880
Dossier : 880
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Date inconnue
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Cet amendement vise à préserver l’équilibre territorial que garantissent les Départements. Le soutien à ceux en grande difficulté doit passer par la solidarité nationale et non, comme le prévoit l’article 33 du PLF initial, par une ponction des recettes de TVA des collectivités. L’Etat ne saurait se désengager d’un abondement du fonds de sauvegarde. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000882
Dossier : 882
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à adapter les modalités de contrôle de résidence applicables aux bénéficiaires de l’indemnité temporaire de retraite (ITR) dans les territoires ultramarins, afin de mieux tenir compte des réalités locales. En outre-mer, près de 39 000 retraités de la fonction publique de l’État perçoivent l’ITR, qui vient compléter une pension civile particulièrement faible puisque son calcul n’intègre pas la part indiciaire majorée. Le taux de remplacement des pensions se révèle automatiquement très inférieur à celui observé en Hexagone : il s’établit à 36,6% à Wallis-et-Futuna, 40,8% en Polynésie française, 43,4% en Nouvelle Calédonie et 53,6% à Saint-Pierre-et-Miquelon, contre 73,8% pour les fonctionnaires retraités en Hexagone. Afin de maintenir le versement intégral de son ITR, le bénéficiaire doit justifier de sa résidence effective sur son territoire et ne doit pas cumuler plus de trois mois (90 jours) d’absence hors de son territoire de résidence sur l’année. Or, les procédures de contrôle actuellement en vigueur sont complexes, lourdes et souvent inadaptées à la diversité des situations rencontrées. C’est au demandeur de prouver qu’il respecte les conditions effectives d’octroi et de maintien de l’indemnité temporaire de retraite. En Polynésie française, des retraités peuvent séjourner plusieurs mois auprès de leur famille, résidant parfois sur d’autres îles ou archipels polynésiens ou recevoir des soins hospitaliers loin de leur résidence principale, sans pour autant quitter la Polynésie. Ils peuvent alors se trouver injustement privés de leur indemnité car considérés hors de leur territoire si leur facture d’électricité, par exemple, présente une baisse de consommation. Le présent amendement propose de simplifier ces démarches : les justificatifs multiples seront remplacés par une simple déclaration sur l’honneur du bénéficiaire. Il atteste de sa résidence et de ses absences cumulées sur l’année civile. Dans le cadre de la recherche d’infractions réprimées par le présent article, les services de contrôle devront prouver le non-respect des conditions d’octroi et de maintien de l’indemnité temporaire de retraite précisées par décret. A ce titre, l’administration conserve la faculté d’effectuer tout contrôle a posteriori, lorsqu’une infraction serait présumée, garantissant la vérification effective des absences tout en allégeant les formalités administratives pour les bénéficiaires. Cette mesure réaffirme le principe de présomption de bonne foi, déjà reconnu en matière fiscale, selon lequel les déclarations des administrés sont réputées sincères jusqu’à preuve du contraire par les services de contrôle. Enfin, la mesure proposée n’entraîne aucune charge supplémentaire pour les finances publiques. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000885
Dossier : 885
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Date inconnue
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En 1952, l’Etat a attribué aux fonctionnaires en poste dans certains territoires ultramarins, l’indemnité temporaire de retraite (ITR). La réforme de l’ITR de 2008, ayant pour objet de la supprimer progressivement, est entrée en vigueur dès le 1er janvier 2009. Elle a été motivée par les abus de certains fonctionnaires d’Etat se prétendant « résidents » dans un territoire dit d’Outre-mer dans le seul but de percevoir une retraite plus confortable. Le gouvernement s’est engagé à plusieurs reprises à proposer un mécanisme de compensation suite à la suppression de cette indemnité. Ainsi, la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 met en place un dispositif de substitution à cette indemnité, la cotisation volontaire au régime (CVR) au régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), sans apporter de réponse au calcul incomplet de la pension civile. Force est de constater que la CVR ne répond à la problématique puisque au 17 octobre 2024, date limite d’adhésion, en Polynésie française, seuls 30% des effectifs concernés ont opté pour ce dispositif. Le peu d’engouement pour ce dispositif a conduit le Gouvernement a prolongé le délai d’option au 31 décembre 2025 dans la loi de finances pour 2025, aujourd’hui encore, très peu de fonctionnaires ont opté pour la CVR, et certains agents ayant opté pour le dispositif souhaitent revenir sur leur décision. En l’état actuel du droit, le ratio pension civile / traitement indiciaire des fonctionnaires en poste dans une collectivité du Pacifique est inférieur à 44% alors que celui des fonctionnaires en poste en France hexagonale est de 75%, comme le prévoit l’article L13 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Dans les collectivités du Pacifique, la rémunération des fonctionnaires de l’État était multipliée par le coefficient de majoration mentionné par le décret n°67-600 du 23 juillet 1967 au traitement brut, c’est-à-dire avant déduction des retenues pour pension civile et sécurité sociale. Mais l’article 20 de la loi n°74-1114 de finances rectificatives pour 1974 prévoit l’application du coefficient de majoration après déduction des retenues sociales. Avant cette loi, le coefficient de majoration était appliqué sur le traitement indiciaire brut et les retenues pour pension civile et sécurité sociale étaient assises uniquement sur le traitement indiciaire brut de base, comme c’est le cas dans les départements et régions dits d'Outre-mer. Depuis cette loi n°74-1114 de finances rectificatives pour 1974, le coefficient de majoration est appliqué sur le traitement net. Le changement opéré par l’article 20 de la loi n°74-1114 de finances rectificatives pour 1974 conduit à une illusion presque parfaite. En effet, le fonctionnaire pense cotiser au titre des retenues pour pension civile et sécurité sociale uniquement sur son traitement indiciaire brut de base. En réalité, depuis 1974, des « retenues » existent bel et bien : en effet, la somme équivalente aux retenues pour pension civile et sécurité sociale assises sur la part indiciaire majorée n’est plus servie à l’actif et donc retenue par l’État. Ce sont des sommes qui n’alimentent ni le compte d’affectation spéciale « Pensions » des fonctionnaires, ni les caisses de la Sécurité sociale et s’évaporent dans le budget de l’État. Par exemple, depuis la loi n°74-1114 de finances rectificatives pour 1974, un fonctionnaire en poste en Polynésie qui perçoit un traitement indiciaire brut de 1.000 €. En premier lieu, sur cette somme de 1.000 €, il cotise 158,5 € au titre des retenues pour pension civile (11,1%) et sécurité sociale (4,75%) ; à ce stade, il reste 841,5 €. En second lieu, le coefficient de majoration (0,84) est appliqué à cette somme de 841,5 € soit une part indiciaire majorée de 706,86 € ; le traitement net est alors de 1.548,36 €, la somme des deux. Avant cette loi, le même fonctionnaire avait une part indiciaire majorée de 840 € qui s’ajoutait au 841,5 € donc un traitement net de 1681,5 €. La subtilité réside dans le fait qu’en pratique les 133,14 € (résultat de la différence entre le traitement net avant et après la loi de 1974 : 1681,5 € – 1548,36 €) ne sont pas versés à l’actif et sont retenus par l’État. Or, cette somme de 133,14 € correspond exactement aux retenues pour pension civile et sécurité sociale qui aurait pu être calculées sur la part indiciaire majorée avant la loi de 1974, c’est-à-dire 840 €. Les chiffres sur le nombre de fonctionnaires dans les collectivités du Pacifique et a fortiori dans tous les territoires d’Outre-mer ne sont accessibles qu’aux services de l’Etat, seuls à même de produire un rapport présentant de manière exhaustive les impacts et conséquences sur les économies de ces collectivités d’un calcul équitable. Il existe en effet des conséquences sociales et économiques insoupçonnées qui vont de la réticence de certains fonctionnaires en fin de carrière à prendre leur retraite jusqu’à l’accès au logement. L’amendement proposé demande au Gouvernement un rapport évaluant l’impact de l’instauration d’un système de cotisation équitable, fondé sur la prise en compte de la part indiciaire majorée dans le calcul des retenues sociales des fonctionnaires, magistrats et militaires en poste dans une collectivité du Pacifique. Élargir l’assiette des retenues sociales alimentera la sécurité sociale et le système de retraite des fonctionnaires en poste dans une collectivité du Pacifique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000089
Dossier : 89
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI propose la mise en place d’une taxe, cette fois-ci bien véritable, de 10 % sur le rachat d’actions. Le rachat d’actions par les entreprises, qui n’est qu’un complément au versement de dividendes, est doublement favorable aux actionnaires : – Premièrement, elle vise à augmenter artificiellement la demande des actions de l’entreprise sur les marchés financiers, et valorise donc le portefeuille des actionnaires. – Deuxièmement, elle diminue les actions en circulation, et augmente donc le dividende par action. Cependant, cette pratique ne génère aucun bénéfice pour l’économie réelle. En 2024, sur les 98,2 milliards d’euros reversés aux actionnaires du CAC 40, près de 24 milliards le sont sous la forme de rachat d’actions. C’est plus de 32 milliards d’euros pour le SBF 120. Conséquence d’un capitalisme financiarisé et spéculatif, le rachat d’actions ne s’élevait qu’à 11 milliards d’euros en 2019. Au lieu d’orienter les bénéfices vers l’investissement productif, ou dans la bifurcation écologique de l’outil de travail, les grandes entreprises préfèrent siphonner leur trésorerie au profit de leurs actionnaires. Ce système n’est qu’une nouvelle démonstration du caractère nuisible du capitalisme, incapable de financer les besoins réels de notre économie. Le rachat d’actions est préjudiciable pour notre économie, car il incite les entreprises à privilégier la valorisation boursière plutôt que l’investissement dans l’économie réelle. Le 22 mars 2023, Emmanuel Macron évoquait un « cynisme à l’œuvre, quand on a des grandes entreprises qui font des revenus tellement exceptionnels qu’ils en arrivent à utiliser cet argent pour racheter leurs propres actions », et parlait même de la mise en place d’une « contribution exceptionnelle quand il y a des profits exceptionnels ». Les gouvernements Barnier et Bayrou ont prétendu mettre en place une taxe rachat d’actions à partir de l’année 2025, en la vendant abondamment de plateau télé en plateau télé. Comble de l’hypocrisie, cette taxe, en plus d’exempter les sociétés financières, se fonde sur la valeur nominale des actions, et non sur leur valeur réelle lors du rachat d’actions. À titre d’exemple, pour une action LVMH, qui fluctue en septembre 2025 aux alentours de 500 euros, et sera donc rachetée à ce montant, seule sa valeur nominale, à savoir 60 centimes d’euros sera comptabilisé. Avec un taux de 8 %, cela correspond donc à une taxe de 4,8 centimes d’euros, pour le rachat d’une action à plus de 500 euros. Les macronistes ont mis en place une taxe sur les rachats d’actions, en omettant de préciser que le taux de cette taxe était de moins d’un dix-millième ! Pour ces raisons, nous proposons de taxer à hauteur de 10 % le rachat d’actions, en fondant l’assiette sur les montants véritablement dépensés par la société pour racheter ses propres actions. Cela permettrait de freiner les pratiques financières cyniques des entreprises et de réorienter les bénéfices des entreprises vers l’investissement productif. Si ces dernières s’y refusent, elles financeront l’investissement public et la bifurcation écologique. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000891
Dossier : 891
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Date inconnue
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Les consommateurs comme les entreprises ont plus que jamais besoin de visibilité dans les dispositifs, à plus forte raison dans le contexte actuel de transition énergétique et écologique qui impose des investissements importants pour les acteurs de la filière. Les chefs d’entreprises évoluent toujours dans un climat d’incertitude et d’attentisme. Dans un tel contexte, une augmentation irréaliste de la fiscalité aurait un effet délétère sur l’activité des entreprises. La dynamique de reprise et de soutien aux entreprises est plus que jamais nécessaire, en donnant notamment des perspectives aux consommateurs et aux entreprises pour stabiliser le marché. Les entreprises de la filière automobile ont subi une hyperfiscalisation, sans commune mesure avec nos voisins européens, des blocages et « stop and go » dus aux incessants changements réglementaires (durcissement du malus CO2 et du malus poids, réforme des avantages en nature, taxe sur le verdissement des flottes, suppression des exemptions pour les cartes grises, ...), sans concertation et évaluation préalable, condamnant les clients, particuliers comme professionnels, à l’attentisme. Cette situation, n’offrant aucune projection, entraîne des pertes considérables pour tous les acteurs, les entreprises, dont les commandes chutent, mais également l’État, qui subit une perte de recettes fiscales et de TVA significative. Les dernières refontes du malus ont pour conséquence de toucher 66 % des ventes de véhicules en 2025, 72 % en 2026 et 77 % en 2027, avec des recettes évaluées à plus de 700 millions en 2025 et plus d’un milliard d’euros en 2027. Aussi, l’amendement vise à supprimer les barèmes prévus, pour l’année 2028, pour le malus CO2, la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques. Cet amendement a été réalisé avec le concours de Mobilians. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000892
Dossier : 892
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Date inconnue
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La loi de finances pour 2025 a opéré un double durcissement du malus automobile. Ce durcissement s’inscrit dans un contexte fiscal plus large, marqué à la fois par un alourdissement continu de la fiscalité automobile et par un manque de visibilité dû aux modifications récurrentes des dispositifs en vigueur. Si ce cadre fiscal est défavorable aux particuliers comme professionnels de métropole, il frappe encore plus durement nos concitoyens ultramarins. Le malus touche directement plusieurs véhicules lourds particulièrement prisés dans les Outre-mer, dont les pick-ups par exemple. Ces véhicules, essentiels à la vie économique et quotidienne de ces territoires en raison de leur robustesse, de leur adaptabilité et de leur capacité de transport, représentaient déjà plus de 2 000 immatriculations en 2023. En parallèle, le déploiement du véhicule électrique dans les territoires ultramarins reste confronté à de fortes contraintes structurelles. Le réseau de bornes demeure insuffisant, en raison d’un retard de déploiement aussi bien dans les municipalités que dans les logements collectifs et sociaux. À cela s’ajoute une production électrique encore largement carbonée, qui limite l’intérêt environnemental des véhicules électriques tant que les infrastructures de recharge ne seront pas alimentées de manière beaucoup plus significative par des énergies renouvelables. Enfin, l’impossibilité de rapatrier ou de recycler localement les batteries endommagées — en raison du risque élevé d’incendie pour les compagnies maritimes — génère un surcoût important pour les distributeurs, contraints de procéder à un surstockage des batteries neuves. Ainsi, le malus automobile, dans sa forme actuelle, est incompatible avec les réalités économiques et les spécificités des modes de vie ultramarins. Si la transition écologique se doit d’être ambitieuse, elle doit également être bénéfique et réalisable par tous. Appliquer uniformément une fiscalité sans prendre en compte les réalités de nos territoires serait contre-productif. Aussi, cet amendement vise faire bénéficier les véhicules immatriculés dans les Outre-mer d’un abattement de 50 % de taxe sur les émissions de dioxyde de carbone et sur la masse en ordre de marche. Cet amendement a été réalisé avec le concours de Mobilians. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000892
Dossier : 892
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable. Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable. Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances. Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants. Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement. Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000894
Dossier : 894
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rehausser le taux d’abattement du régime microfoncier qui permet aujourd’hui à un propriétaire mettant son bien immobilier en location (nue), de bénéficier d’un abattement de 30% jusqu’à 15 000 euros. Le nombre de logement en location a été divisé par 2 en 4 ans et la croissance des locations meublées s’accélère au détriment du parc locatif nu. Dans ce contexte il est indispensable d’encourager la remise sur le marché de locations nues, d’une part, plus sécurisante pour les locataires détenteurs d’un bail de trois ans (contre un an pour de la location meublée) et, d’autre part, moins onéreuse. En effet la mission sur la Réforme de la fiscalité locative menée par la députée AnnaÏg Le Meur, l’IGF et l’IGEDD en 2024, soulignait, dans son rapport, un coût des locations meublées supérieur de 10 à 20%, alors même que « les frais d’ameublement d’un logement et le taux d’occupation ne suffisent pas totalement à expliquer la majoration de loyer observé ». Cette mesure fiscale vise à être compensée par un abaissement des abattements dont bénéficient les propriétaires de meublés de tourisme au micro-BIC. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000895
Dossier : 895
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Date inconnue
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Les transmissions de biens ruraux interviennent de plus en plus tardivement dans la vie des exploitants agricoles. L’espérance de vie augmentant, l’âge moyen auquel on hérite de ses parents ne cesse de reculer. En effet, selon les données récentes, cet âge dépasse désormais 50 ans. Les exploitants agricoles se retrouvent souvent à hériter à un moment où ils sont eux-mêmes déjà avancés en âge. Pour résumer, ils héritent lorsqu’ils sont déjà en âge de transmettre. Cependant, le dispositif fiscal lié aux baux à long terme, qui vise à favoriser la stabilité et la pérennité des exploitations agricoles, paralyse cette transmission. En effet, la législation actuelle impose que les bénéficiaires de l’abattement des baux à long terme conservent les biens pendant une durée déterminée (5 ou 18 ans). Pendant ce délai, ils ne peuvent pas procéder à leur tour à la transmission des biens reçus sans remettre en cause l’abattement des baux à long terme dont ils ont bénéficié. L’amendement proposé vise donc à permettre au bénéficiaire d’une première transmission de procéder à son tour à une nouvelle donation à la génération suivante, tout en maintenant l’obligation de conservation sur la tête du bénéficiaire de cette nouvelle donation. En transférant l’obligation de conservation au bénéficiaire de la nouvelle transmission, le dispositif de soutien fiscal conserve pleinement son objectif, qui est de favoriser la stabilité des exploitations et des terres agricoles qui en sont le support. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000896
Dossier : 896
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Date inconnue
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L’article 793 bis, dans sa rédaction actuelle, impose une conservation en nature du bien transmis, sans tenir compte de l’évolution croissante de la gestion agricole au travers des structures sociétaires, notamment les sociétés foncières agricole (GFA) ou de droit commun (SC) et les sociétés d’exploitation agricoles, civiles (GAEC, EARL, SCEA), ou sous forme commerciale (SARL, SAS, …). Or, il paraît opportun de permettre, pendant la durée d’engagement de conservation, l’apport pur et simple des biens transmis à une société, à condition que l’objet social de cette dernière soit strictement limité à la propriété ou l’exploitation de biens agricoles, et que l’engagement de conservation se trouve transféré de plein droit sur les parts reçues en contrepartie. Un tel aménagement répondrait à plusieurs objectifs complémentaires. Il faciliterait, d’une part la gestion collective du patrimoine par une société, de manière organisée à la différence d’une indivision. D’autre part, il permettrait une meilleure adaptation aux réalités économiques de l’exploitation agricole moderne, souvent rendue plus efficiente par l’outil sociétaire. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000897
Dossier : 897
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Date inconnue
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Cet amendement de repli vise à rehausser le taux d’abattement du régime microfoncier qui permet aujourd’hui à un propriétaire mettant son bien immobilier en location (nue), de bénéficier d’un abattement de 30% jusqu’à 15 000 euros. Le nombre de logement en location a été divisé par 2 en 4 ans et la croissance des locations meublées s’accélère au détriment du parc locatif nu. Dans ce contexte il est indispensable d’encourager la remise sur le marché de locations nues, d’une part, plus sécurisante pour les locataires détenteurs d’un bail de trois ans (contre un an pour de la location meublée) et, d’autre part, moins onéreuse. En effet la mission sur la Réforme de la fiscalité locative menée par la députée AnnaÏg Le Meur, l’IGF et l’IGEDD en 2024, soulignait, dans son rapport, un coût des locations meublées supérieur de 10 à 20%, alors même que « les frais d’ameublement d’un logement et le taux d’occupation ne suffisent pas totalement à expliquer la majoration de loyer observé ». Cette mesure fiscale vise à être compensée par un abaissement des abattements dont bénéficient les propriétaires de meublés de tourisme au micro-BIC. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000899
Dossier : 899
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Date inconnue
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Le présent amendement actualise les plafonds des droits perçus au profit de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) dont les montants actuels ont été fixés par la loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 de finances rectificative pour 2012. Conscients des enjeux budgétaires de notre pays et très attachés à la cogestion des SIQO, les professionnels ont, en responsabilité dans une période de crise agricole, votés une augmentation des droits perçus par l’INAO pour mener à bien ses missions. Sur proposition des professionnels des filières sous Signes de Qualité réunis au sein du Comité Permanent de l’INAO, il convient d’intégrer cette augmentation de recette pour l’Etat et de modifier le Code Rural pour entériner cette augmentation des « droits INAO ». Cette augmentation des « droits INAO » vise à consolider les modalités de financement de l’établissement à long terme. L’ensemble des produits bénéficiant de ces signes de qualité participent aux contributions professionnelles au budget de l’INAO. Par conséquent, il faut augmenter le plafond d’affectation 2026 d’autant et l’augmenter du montant de la ressource supplémentaire attendue par l’effort des filières sous Signes de Qualité. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000090
Dossier : 90
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI propose de taxer tout jet privé qui traverse l’espace aérien français, qu’il soit immatriculé en France ou non, qu’il se pose en France ou non, en fonction du volume d’émissions de gaz à effet de serre qu’il rejette. Un vol d’une heure en jet privé est à l’origine de deux tonnes de CO2 en moyenne, et peut aller jusqu’à 5 tonnes. Au kilomètre, un jet émet jusqu’à 20 fois plus de gaz à effet de serre qu’un avion de ligne classique. Selon Médiapart, une cinquantaine de jets privés immatriculés en France ont émis pas loin de 80 000 tonnes de CO2, réalisé 11 000 vols et parcouru environ 11 millions de kilomètres entre mai 2023 et avril 2024. Si l’on ramène ces émissions au nombre de voyageurs transportés, le bilan écocidaire de ces aéronefs est encore plus catastrophique : un jet privé dispose en général d’une dizaine de places, contre 75 à plus de 800 places pour les avions long-courrier de ligne classique. En dépit de l’aberration qu’ils représentent d’un point de vue écologique, ces aéronefs ont vu leurs ventres croître sans discontinuer depuis des années. Ils étaient moins de 10 000 en 2000, contre plus de 26 000 en 2024, soit une augmentation de 160 % en 24 ans. Loin d’accuser le coup face au nécessaire virage écologique que nous devons prendre, le secteur de l’aviation d’affaire se porte bien et a enregistré une hausse de 28,4 % du nombre de vols en jet entre 2020 et 2024. Faute de pouvoir proposer une interdiction pure et simple des jets privés, il apparaît vital de désinciter à leur usage. Il s’agit d’un impératif écologique, mais aussi d’une question de justice fiscale et sociale : comment faire accepter à nos concitoyens la sobriété nécessaire dans le cadre de la transition énergétique, pendant qu’en parallèle, une vie d’efforts d’un Français moyen peut être effacée par un trajet en jet privé d’un multimilliardaire représentant 0,0008 % de la population mondiale ? Car il s’agit bien de cela : de l’égoïsme de quelques-uns. Selon un rapport du think tank Institute for Policy Studies, la fortune médiane d’un propriétaire de jet privé est de 190 millions de dollars. En outre, les études montrent que le niveau de pollution individuelle est très corrélé aux niveaux de richesse. À l’échelle mondiale, les 1 % les plus riches polluent autant que les 50 % les plus pauvres. Et pourtant, ce sont ces 50 % les plus pauvres qui subiront en premier lieux les conséquences catastrophiques du réchauffement climatique. Ces préoccupations ne sont pas théoriques : elles renvoient directement aux recommandations n°2 et 3 de l’OCDE aux États pour réussir à rendre acceptables les politiques écologiques. D’ailleurs, la multiplication des comptes en ligne de « flight tracker » permettant le suivi des vols des jets privés est éloquente, et témoigne bien de l’indignation légitime de nos concitoyens face à ces symboles des caprices d’ultra-riches, anachroniques au regard de l’urgence qui est la nôtre aujourd’hui. Lorsqu’un ministre va voter, ou se rend à un Conseil municipal en jet privé, il pollue autant qu’il abîme la confiance des citoyens dans la République. La moindre des choses est bien que les pollueurs particulièrement aisés participent eux aussi au financement de la bifurcation écologique par l’acquittement d’une taxe proche de la taxe carbone européenne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000900
Dossier : 900
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Date inconnue
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Le prélèvement forfaitaire unique, instauré en 2018 pour renforcer l’attractivité des placements, a accentué le déséquilibre entre l’imposition du travail et celle du capital en permettant aux revenus mobiliers d’échapper au barème progressif. Son caractère forfaitaire bénéficie principalement aux détenteurs de hauts revenus du capital et ne corrige pas les inégalités. Le présent amendement tend à réintroduire un élément de progressivité en majorant d’un point le taux du prélèvement forfaitaire unique au-delà d’un premier seuil de revenus du capital, puis de deux points au-delà d’un second seuil. En pratique, la mesure n’affecte pas une majorité des épargnants, et vise ainsi à assurer une contribution accrue des patrimoines les plus élevés dans une logique de justice fiscale. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) est un impôt créé par la loi de finances pour 2018, qui s’applique aux revenus de l’épargne et du capital hors immobilier. Son objectif est de simplifier et d’alléger la fiscalité de l’épargne française. Le taux global du PFU est de 30 %, incluant 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux. Il s’agit d’un taux forfaitaire car ce taux ne prend pas en compte la tranche d’imposition et le revenu fiscal de référence. Dans un contexte budgétaire marqué par la nécessité d’accroître les investissements en matière de santé, de transition énergétique et de défense, il est impératif d’identifier de nouvelles sources de financement sans solliciter davantage les classes moyenne et populaire. L’instauration du prélèvement forfaitaire unique représente un coût estimé à 1,8 milliard d’euros pour l’État, selon le rapport économique, social et financier annexé au projet de loi de finances pour 2022, tandis que le rebond des dividendes, passés de 14 milliards d’euros en 2017 à 23 milliards en 2018, a été capté à 62 % par 0,1 % des ménages, selon France Stratégie. Dès lors, il apparaît urgent de faire contribuer davantage les patrimoines les plus élevés en rendant le prélèvement forfaitaire unique plus progressif, à défaut d’une réforme de redistribution plus ambitieuse à court terme. Le présent amendement vise à moduler le taux de flat tax en augmentant son niveau pour les hauts revenus du capital. Avec un dispositif à deux seuils, intégrant un point de plus pour les revenus supérieurs à 1000 € et deux points de plus pour les revenus supérieurs à 1 M€, le taux de PFU augmente progressivement afin d’atteindre une hausse moyenne d’un point supplémentaire en moyenne sur les revenus soumis au PFU. L’immense majorité des épargnants (avec un revenu inférieur à 1000 €) ne seraient pas concernés par cette hausse du taux. La logique de cet amendement vise à introduire un élément de progressivité minimale pour un impôt qui en est dépourvu, tout en préservant l’incitation à investir dans l’économie productive. Il ne diminue pas la capacité d’autofinancement des entreprises, car la flat tax s’applique aux dividendes déjà distribués aux actionnaires et non aux fonds réinvestis. En ciblant les revenus du capital mobiliers les plus élevés avec un supplément d’un puis deux points de PFU, cet amendement rétablit un principe de progressivité et fait mieux contribuer les revenus issus du capital les plus importants. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 2 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euro. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000901
Dossier : 901
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Le présent amendement vise à introduire dans le code du tourisme une définition juridique des gîtes ruraux et à les exclure du champ d’application des dispositions de l’article 7 de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale. En effet, cette proposition de loi portée par les députés Annaïg Le Meur et Inaki Echaniz, qui a conduit à réduire l’abattement fiscal applicable aux meublés de tourisme (de 71 % dans la limite de 188 700 € à 50 % dans la limite de 77 700 €), poursuit des objectifs légitimes de régulation des locations de courte durée et de lutte contre l’attrition locative dans les zones tendues. Toutefois, son application indifférenciée aux gîtes ruraux et chambres d’hôtes produit des effets de bord importants pour les propriétaires de ces structures, dont l’activité, très majoritairement implantée en zone rurale, ne contribue en rien à la tension du marché locatif. Ces hébergements, gérés pour l’essentiel par des particuliers ou des exploitants agricoles, constituent au contraire un levier essentiel du développement local. Le réseau Gîtes de France génère 2,2 milliards d’euros de retombées économiques globales chaque année, dont 530 millions d’euros de retombées fiscales et sociales annuelles directes et indirectes pour l’État et les collectivités. Il représente par ailleurs plus de 31 500 emplois équivalents temps plein et près de 850 millions d’euros d’investissements annuels dans la création, la rénovation et l’entretien du patrimoine, au bénéfice des artisans, TPE et PME locales. Conscients de cette spécificité, les corapporteurs du texte avaient exprimé leur souhait d’exclure les gîtes ruraux du champ d’application de la loi. Cette intention n’a toutefois pu être concrétisée faute de définition juridique de cette catégorie d’hébergements dans le code du tourisme. Le présent amendement propose donc de combler ce vide en consacrant une définition légale des gîtes ruraux, alignée sur le régime des meublés de tourisme, mais assortie de critères spécifiques (maison ou petit immeuble hors d’une métropole, respect de signes de qualités officiels reconnus par l’État). Cette clarification permettra de distinguer les gîtes ruraux et chambres d’hôtes des meublés touristiques urbains et des plateformes type Airbnb, et de préserver une activité essentielle à la vitalité économique et au maintien de l’accueil touristique en zone rurale, sans remettre en cause les objectifs de régulation poursuivis dans les zones tendues. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000904
Dossier : 904
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Date inconnue
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Cet amendement vise à recentrer les dépenses de R&D éligibles au CIR sur les dépenses ayant un lien direct avec les efforts de recherches comme le salaire des chercheurs ou l’achat de matériel spécifique. Il prévoit ainsi d’exclure de l’assiette de calcul du CIR : – La catégorie « autres dépenses de fonctionnement » dont l’appréciation fait l’objet de nombreuses largesses ; – L’immobilier, pour lequel le lien avec l’effort de R&D est limité dans la majorité des cas (principalement un effet d’aubaine). L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 1,77 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euro. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000905
Dossier : 905
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Date inconnue
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Cet amendement vise à abaisser le plafond de dépenses de R&D de 100 millions d’euros à 20 millions d’euros, avec un taux à 30 % inchangé, afin de recentrer l’effort consenti par l’État pour ce dispositif sur les TPE et PME. La rapporteure spéciale de la mission Remboursements et dégrèvements fait sienne les propositions du Conseil des prélèvements obligatoires dans son rapport de 2022 sur la fiscalité de l’innovation. Cette dépense fiscale, dont le montant devrait atteindre près de 8 milliards d’euros en 2025, est la plus coûteuse pour les finances publiques. Malgré ce dynamisme considérable, les effets du CIR sur la recherche privée sont mitigés, comme l’ont récemment montré une évaluation de France Stratégie de juin 2021, le rapport du CPO précité ainsi qu’un rapport de la mission d’information du Sénat sur l’excellence de la recherche et de l’innovation (juin 2022). Les chiffres de la banque mondiale soulignent que les dépenses de R&D en France en % du PIB sont stables depuis 30 ans alors qu’elles ont cru significativement en Allemagne, aux États-Unis ou au Japon (x1,5) alors que ces pays n’ont pas un CIR aussi généreux que le nôtre. Le rapport du CAE de 2022 explique la faible efficacité du CIR et rappelle que les facteurs « fiscaux » ne sont que des déterminants très secondaires de l’effort en R&D des entreprises : « il ressort de plusieurs études portant sur les déterminants de la localisation de la R&D des entreprises multinationales que les facteurs de coûts (incitations fiscales, coût du travail) sont des déterminants moins importants que la qualité de l’environnement d’innovation : qualité et quantité de personnels de R&D, proximité avec des universités d’excellence, présence d’un écosystème d’entreprises innovantes. » Afin de recentrer ce crédit d’impôt sur les PME, c’est-à-dire sur les entreprises en ayant le plus besoin et qui ont la propension la plus grande à réaliser des innovations de rupture, et d’éviter des effets d’aubaine chez les grandes entreprises, il est donc proposé d’instaurer un plafond de 20 millions d’euros de R&D pour un taux unique de 30 %. D’après le rapport du CAE de 2022, cette réforme diminuerait le coût du CIR d’environ 2,5 milliard d’euros et permet donc de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euro |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000906
Dossier : 906
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à supprimer la règle de liaison des taux entre la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et la taxe foncière. La suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales a conduit à faire de la Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) l’impôt pivot des mécanismes de lien entre les taux. Il en résulte comme effet paradoxal qu’une commune souhaitant agir contre la sous occupation des logements en augmentant le taux de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires est obligée d’accroître la pression fiscale sur l’ensemble des propriétaires (dans la mesure où ces dernières sont soumises à la TFPB). De ce fait, l’impact de cette taxe, qui a d’abord un objectif comportemental avant la recherche d’un rendement, est largement entravé. En effet, il n’y a aucune logique à ce qu’une évolution de taux de THRS, levier de politique du logement visant notamment à réduire la sous-occupation et à promouvoir l’occupation des logements à titre de résidence principale, ait des effets de bord sur les populations dont les logements sont occupés. Il est à noter que cet amendement a été adopté à une écrasante majorité par l’Assemblée nationale ces deux dernières années avant de disparaître à l’occasion de l’utilisation par le Gouvernement de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à la demande des services de Bercy, sans justification apparente. Le présent amendement prévoit ainsi une déliaison des taux de THRS et de TFPB. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000907
Dossier : 907
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Date inconnue
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Le présent amendement du Groupe Socialistes et apparentés vise à réhausser le barème des droits de mutation à titre gratuit appliqués aux gros héritages (exonère d’effort supplémentaire 90 % des légataires), afin de financer la hausse des dépenses de protection sociale induites par le vieillissement démographique. Pour se faire, le barème est rendu plus progressif, avec la création d’une tranche à 25 %, et les taux des tranches supérieures sont réhaussées de 1 %. Le rendement de cette mesure est estimée à 1 milliard d’euros. Le vieillissement démographique s’accompagne d’une hausse des dépenses de la Sécurité sociales (pensions, dépenses de santé, autonomie, etc.). Le poids de ces dernières repose actuellement en grande partie sur les actifs d’aujourd’hui, en « sous nombre » eu égard aux dépenses à financer. Cet amendement permet dès lors de générer des ressources pour la Sécurité sociale sans mettre davantage à contribution les actifs, en mobilisant le levier de l’imposition des grandes successions. Il permet de mettre à contribution les plus hauts patrimoines de la génération baby-boom pour financer les dépenses relatives au vieillissement de cette même génération. Cette proposition fait échos à une recommandation formulée par le rapport Vachey sur le financement du grand âge, et reprise dans le rapport du Haut conseil du financement de la protection sociale, du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, et du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge de juin 2025. Il est ainsi proposé d’augmenter la progressivité de l’impôt en ajoutant une tranche au barème (tranche à 25 % sur les héritages compris entre 200 000 € et 552 324 €) et en augmentant de 1 point le barème d’imposition sur les tranches supérieures à 200K€. Dans la mesure où 90 % des Français reçoivent moins de 200 000 € d’héritage (source CAE), cette mesure ne toucherait que les plus grandes fortunes. Le rapport Les droits de succession de la Cour des comptes indique qu’en 2023 les recettes des droits de succession se sont élevées à 16,6 milliards d’euros. Le rendement du présent amendement est estimé à 1 milliard d’euros, soit environ 5 % des recettes actuelles relatives aux DMTG. Ce un surcroît de recettes estimé à 1 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euro |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000908
Dossier : 908
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Date inconnue
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Le Crédit d’impôt services à la personne a coûté, en 2024, 6,1Md€ à l’État, en hausse de près d’1 milliard par rapport à 2023. Ce crédit d’impôt a initialement deux vertus : – Stimuler la demande pour des prestations de services – Encourager le travail déclaré Si ces objectifs sont partiellement atteints (cet amendement ne remet pas en question les fondements de ces crédits d’impôts), le mécanisme actuel présente de nombreux écueils et cet amendement propose d’en corriger l’un des principaux : l’accaparement progressif des « produits » de ce crédit d’impôt par des plateformes de mise en relation ou mandataires administratifs, parfois détenues par des fonds d’investissement, au détriment des particuliers employeurs, des employés et de l’État. Une part croissante des prestations de service à domicile sont « intermédiées » par des plateformes, intervenant comme « mandataire ». Sur un modèle désormais connu sous le terme « d’uberisation », ces dernières n’emploient pas les travailleurs (qu’ils soient professeurs particuliers, personnel d’entretien, etc.) mais les mettent en relation avec des particuliers et se limitent à fournir un support administratif. Deux problèmes majeurs coexistent : D’une part la situation de la plupart de ces travailleurs (notamment dans le secteur du service à la personne) est extrêmement précaire eu égard au modèle économique : dépendance à une plateforme, quasi-impossibilité de prendre des congés au risque de perdre ses clients, asymétrie significative du pouvoir de négociation, etc. D’autre part, le crédit d’impôt est « capturé » par les plateformes et les mandataires. Ainsi à titre d’exemple, pour une prestation de 1h de ménage facturée 50 € de l’heure (« remboursée » pour moitié par le crédit d’impôt), le travailleur touche généralement moins de 15 €. Cet amendement ne change pas le taux du crédit d’impôt mais propose d’en limiter l’assiette au salaire réellement touché par l’employé prestant le service. Le salaire retenu dans l’assiette inclut logiquement les cotisations sociales associées mais exclu d’une part les frais prélevés par les plateformes intermédiaires et d’autre part les frais de transports, faisant régulièrement l’objet de manipulation permettant de verser du « salaire déguisé », hors cotisations et droits associés. Ainsi, dans l’exemple ci-dessus, le crédit d’impôt pour le particulier serait réduit à 7,5 € (50 % des 15 € de salaires réellement versés à l’employé, sur les 50 € facturés au particulier). Ce crédit d’impôt pourrait cependant atteindre 20 € si 40 € des 50 € facturés par la plateforme étaient réellement versés à l’employé. Cet amendement permet dès lors un meilleur partage de la valeur, sans remettre en question le modèle du crédit d’impôt service à la personne. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 200 M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euro |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000909
Dossier : 909
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Date inconnue
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La niche fiscale de la taxe au tonnage, qui permet un taux effectif d’imposition d’environ 2 %, et est l’une des plus coûteuses pour l’État, 3,8 milliards en 2023 et toujours 1,4 Md€ en 2025 malgré le recul des prix du fret, selon l’évaluation des voies et moyen annexée au présent projet de loi de finances. Dans un contexte de déficit public accru, maintenir cette niche fiscale sans limite n’est pas justifiée. Dans la mesure où ce dispositif permet à CMA-CGM de bénéficier d’un avantage pour lutter face aux entreprises chinoises concurrentes massivement subventionnées, il semble toutefois dangereux de supprimer totalement la taxe au tonnage. Cet article propose donc d’en limiter l’avantage possible à 500 millions d’euros au maximum. À titre d’illustration, si ce dispositif avait été mis en place depuis 2022, il aurait permis à la fois de garantir la compétitivité mondiale du groupe français et de rapporter 10,4 Md€ à l’État sur la période 2022‑2025. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 1,5 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000909
Dossier : 909
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Date inconnue
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L’objet de cet amendement est d’arrêter de financer les grands projets inutiles et imposés. La logique est chaque fois la même : une décision verticale, prise avec des considérations essentiellement économiques, réelles ou fantasmées. Les conséquences sont toujours similaires : expropriations, destructions d’espèces protégées et segmentations d’habitats, artificialisation des sols, avalanche d’argent public. Ces grands projets inutiles et imposés sont des gouffres financiers : nul·le ne peut prétendre s’attaquer au problème du déficit public sans s’en préoccuper. Ainsi par exemple, le fonds hydraulique coûte chaque année 20 millions d’euros, pour financer les méga-bassines. Pour la LGV Lyon-Turin, 162 730 000 € en autorisation d’engagement et 367 070 438 € en crédit de paiement été budgétés en 2024 (source : rapport d’activité de l’AFIT pour 2024). Pour le Bordeaux Toulouse, on compte 51,93 millions d’euros annuels de taxes affectées (en plafond). L’ensemble des grands projets routiers (2x4 voies et plus) pourrait coûter jusqu’à 664 millions d’euros par an. Le canal Seine Nord, c’est 56 millions d’euros en crédit de paiement pour 2024. Enfin, de nouveaux aéroports pourraient coûter des centaines de millions d’euros – Notre-Dame-des-landes aurait pu coûter 559 millions, d’après Vinci Airport. L’adoption de cet amendement permettrait ainsi d’économiser entre 900 millions et 1.16 milliards d’euros rien que pour cette année 2026. Pour des raisons légistiques, cet amendement ne vient pourtant pas à bout de tous les grands projets inutiles et imposés. C’est le cas notamment pour les JO d’hiver (400 707 649 € en AE, et 54 805 758 en CP), les Giga factories, le développement d’un nouveau parc électronucléaire... D’autres amendements s’en chargent. Pour préserver notre démocratie locale et environnementale, pour défendre notre environnement et nos paysages, pour préserver nos finances publiques, il faut arrêter de financer ces grands projets inutiles. Considérant les spécificités des territoires ultra-marins et de la Corse, cet amendement les exclut du dispositif. Tel est l’objet de cet amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000091
Dossier : 91
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Par cet amendement de repli, le groupe LFI propose de corriger la faille majeure construite par les macronistes dans la taxe sur les rachats d’actions, en fondant cette taxe non sur la valeur nominale des actions, mais bien sur le prix de marché des actions rachetées. Il est parfaitement clair et parfaitement établi que le rachat d’actions ne génère aucun bénéfice pour l’économie réelle, et n’est qu’un mode alternatif aux dividendes pour rémunérer les actionnaires. Il est d’ailleurs plus pernicieux : en rémunérant les actionnaires par valorisation de leurs titres, il évite à ces actionnaires d’être imposés sur les dividendes engrangés, au prétexte d’une hypothétique taxe sur les plus-values qui n’interviendra que bien plus tard, ou pas du tout. En mars 2023, Macron lui-même se positionnait contre l’explosion des rachats d’actions parallèle à l’explosion des profits du CAC40, et déclarait : « Il y a quand même un peu un cynisme à l’œuvre, quand on a des grandes entreprises qui font des revenus tellement exceptionnels qu’elles en arrivent à utiliser cet argent pour racheter leurs propres actions ». Il a depuis su prouver qu’il n’avait rien à leur envier en termes de cynisme et faisant mettre en place une taxe rachat d’actions vidée de toute substance pour tenter de clore le sujet. Les gouvernements Barnier et Bayrou ont prétendu mettre en place une taxe rachat d’actions à partir de l’année 2025, en la vendant abondamment de plateau télé en plateau télé. Comble de l’hypocrisie, cette taxe, en plus d’exempter les sociétés financières, se fonde sur la valeur nominale des actions, et non sur leur valeur réelle lors du rachat d’actions. À titre d’exemple, pour une action LVMH, qui fluctue en septembre 2025 aux alentours de 500 euros, et sera donc rachetée à ce montant, seule sa valeur nominale, à savoir 60 centimes d’euros sera comptabilisé. Avec un taux de 8 %, cela correspond donc à une taxe de 4,8 centimes d’euros, pour le rachat d’une action à plus de 500 euros. Les macronistes ont mis en place une taxe sur les rachats d’actions, en omettant de préciser que le taux de cette taxe était de moins d’un dix-millième ! Pour ces raisons, nous proposons de fonder l’assiette sur les montants véritablement dépensés par la société pour racheter ses propres actions. Cela permettrait de freiner les pratiques financières cyniques des entreprises et de réorienter les bénéfices des entreprises vers l’investissement productif. Si ces dernières s’y refusent, elles financeront l’investissement public et la bifurcation écologique. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000910
Dossier : 910
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Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile (CISAP), prévu à l’article 199 sexdecies du code général des impôts, représente plus de 6,8 milliards d’euros de dépense fiscale en 2025. Ce dispositif est très concentré sur les ménages aisés : plus de 50 % des foyers du dernier décile en bénéficient, pour un montant moyen deux fois supérieur à la moyenne nationale. Le présent amendement, proposé en première lecture par le groupe LIOT, met en œuvre les recommandations du rapport sur la loi fiscale (RALF) en introduisant : une modération du taux du crédit d’impôt à 45 % au lieu de 50 % etune différenciation des plafonds de dépenses éligibles selon la nature de l’activité. Cet amendement proposé par le Groupe socialiste permet, avec des effets de bord nuls ou limités, d'engendrer un surcroît de recettes estimé à 150 M€ et de permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000915
Dossier : 915
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Adopté en commission des finances le 19 octobre 2024, cet amendement vise à générer des recettes supplémentaires pour les finances publiques. Il se présente ainsi comme une exception à la règle de l’entonnoir, justifiée par la détérioration des comptes publics. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000919
Dossier : 919
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Date inconnue
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Cet amendement adopté lors de la première lecture à l'Assemblée nationale vise à soutenir les particuliers soumis aux obligations légales de débroussaillement, essentielles à la prévention des incendies et à la sécurité civile. Face à des travaux de plus en plus coûteux, notamment la coupe d’arbres, il propose la création d’un crédit d’impôt restituable afin que les ménages non imposables, puissent en bénéficier. Ce dispositif encourage la participation citoyenne à la résilience face aux feux de forêt, conformément aux orientations du Beauvau de la sécurité civile. En effet, les Obligations légales de débroussaillement (OLD) ont été mises en place sur le fondement que « l’Humain créé du risque ». Or, aujourd’hui, avec le réchauffement climatique et la hausse des risques, c’est l’ensemble du territoire national qui est concerné. Ainsi, les obligations légales de débroussaillement (OLD) constituent un levier essentiel de prévention des incendies et de protection des populations, en maintenant des coupe-feux facilitant l’intervention des secours. Les derniers feux de l’été 2025 démontrent leur intérêt dans la lutte opérationnelle. Rappelées et renforcées à plusieurs reprises, notamment dans le cadre du Beauvau de la sécurité civile, ces obligations participent d’un nouveau paradigme de résilience collective : celui d’une population actrice de sa propre sécurité face à l’intensification des risques climatiques. Les OLD s’inscrivent ainsi dans la stratégie nationale visant à mieux préparer les territoires aux feux extrêmes et à soutenir l’action des services d’incendie et de secours. Cependant, la mise en œuvre de ces obligations représente une charge financière croissante pour les particuliers, en particulier dans les zones à risque élevé où les territoires apportent déjà de fortes aménités à la Nation. Or, les travaux d’obligations légales de débroussaillement vont aujourd’hui au-delà du simple de débroussaillement et puisqu’elles concernent aussi la coupe d’arbres, le broyage et l’évacuation de volumes importants de végétaux. Ces dépenses, souvent contraintes, ne tiennent pas compte des ressources des ménages. Aujourd’hui, les dispositifs existants permettent un avantage fiscal pour les contribuables imposables, mais excluent de facto les foyers à faibles revenus, notamment les ménages non imposables, qui doivent pourtant assumer ces mêmes obligations légales. Afin de rétablir l’équité entre nos citoyens et de renforcer la capacité de chacun à contribuer à la prévention des incendies, le présent amendement propose la création d’un crédit d’impôt pour dépenses de débroussaillement, restituable, afin que tous les contribuables soient à égalité face à cette obligation. Il s’agit d’un dispositif simple, équitable, cohérent avec les objectifs du Beauvau de la sécurité civile, et qui permet d’éviter des dépenses opérationnelles et une prise de risque humaine pour la Sécurité civile. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000092
Dossier : 92
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose la suppression de cet article 79 bis A, qui propose de limiter à 24 mois la possibilité pour les micro-entrepreneurs de bénéficier du revenu de solidarité active (RSA). La droite souhaite créer un régime d'exception pour les micro-entrepreneurs bénéficiaires du RSA, socle ou différentiel. Alors qu'il n'existe pas de limitation de durée pour le bénéfice du RSA tant que le bénéficiaire respecte les critères d'éligibilité, cet article vise à créer une durée maximale spécifique de 24 mois pour les micro-entrepreneurs. Cette mesure a pour objectif de forcer la reprise de n'importe quel emploi, à tout prix, par des personnes ayant une activité sous le statut de micro-entreprise. Cette disposition s'apparente à une véritable mesure disciplinaire. La droite, inconséquente car elle a soutenu le développement de ce statut précaire, souhaite désormais replacer les travailleurs micro-entrepreneurs sous l'autorité patronale directe au sein de l'entreprise. Cette mesure témoigne d'un alignement simpliste sur la volonté et les intérêts irréfléchis du patronat qui ne supporte pas que des travailleurs aient fait le choix de fuir le contrôle de proximité et la domination managériale en se tournant vers un statut d'indépendant. Ce faisant, il réclame de couper les vivres aux indépendants, pour provoquer des reprises d'emploi de mauvaise qualité, précaires, mal rémunérés, pénibles. Très pratiquement, une telle mesure revient à priver de quelques dizaines à quelques centaines d'euros de RSA des micro-entrepreneurs aux faibles revenus. Plus largement, ce sont tous les travailleurs qui sont attaqués. En jetant dans la pauvreté des milliers ou des dizaines de milliers de micro-entrepreneurs, la compétition organisée par le patronat entre les travailleurs sera exacerbée et les salaires tirés à la baisse et des conditions de travail qui vont se dégrader pour toutes et tous. Le revenu de solidarité active est un minima social qui protège, faiblement, contre l'extrême pauvreté. Son bénéfice ne peut être limité dans le temps, sauf à rompre avec les fondamentaux de l'expression de la solidarité nationale et à briser le principe constitutionnel du préambule de la Constitution de 1946 selon lequel la nation garantit à chacun des "moyens convenables d'existence". Pour toutes ces raisons, nous proposons la suppression de cet article 79 bis A qui limite à 2 ans le bénéfice du RSA pour les micro-entrepreneurs. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000920
Dossier : 920
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Date inconnue
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Cet amendement propose de rehausser la taxe de séjour d’un montant dépendant du type d’hébergement fréquenté par le touriste, pour financer les SDIS. Avec l’augmentation des catastrophes liées au dérèglement climatique, les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) sont confrontés à des défis sans précédent, comme l’été 2025 l’a encore démontré (incendies dans l’Aude, dans l’Hérault, à Marseille de manière concomitante). Or, le financement des SDIS s’avère aujourd’hui largement déconnecté des besoins croissants, et repose sur des mécanismes pour beaucoup datés, dans un contexte où les départements sont de plus en plus en difficultés. Le fléchage de cette hausse de la taxe de séjour vers les SDIS demandé par les acteurs de la sécurité civile est justifié par le fait que les activités touristiques et les variations d’affluence de la population à certaines saisons font peser sur les services de secours une forte tension et imposent aux SDIS la nécessité de renfort pour faire face, d’ajoutant ainsi aux risques climatiques auxquels ces derniers sont déjà confrontés Un financement de la Sécurité civile déconnecté des besoins croissants Les collectivités locales (départements, EPCI et communes) représentent plus de 90 % des budgets de fonctionnement des SDIS. Les ressources de ces dernières sont largement contraintes (perte d’une partie de leur fiscalité, multiplication des postes de dépense en lien avec les transferts de compétences) si bien qu’elles n’ont pas aujourd’hui les marges de manœuvre leur permettant de répondre aux besoins des professionnels et volontaires de la Sécurité Civile. Un financement basé sur des mécanismes datés : les immatriculations de voitures Le financement des SDIS est aujourd’hui basé pour partie sur une fraction de la taxe spéciale sur les contrats d’assurance (TSCA), collectée par l’État auprès des assureurs et reversée aux départements selon une clé de répartition devenue obsolète et inadaptée. En effet, celle-ci est assise sur le nombre de véhicules circulant en 2005. Cette approche n’est ni « à jour » ni « juste », dans la mesure où les interventions de la Sécurité Civile sont corrélées à de nombreux autres facteurs (climat, déplacements de population, etc.). Les interventions sur accidents de la route représentent en effet moins de 10 % des interventions des SDIS. Une nécessaire prise en compte de l’activité touristique En revanche, l’activité touristique est un déterminant croissant des (sur)-sollicitations de la Sécurité Civile. Elle crée un déséquilibre, dans la mesure où les ressources financières locales doivent supporter le fardeau supplémentaire induit par le tourisme, sans bénéficier de compensation, de péréquation ou de solidarité nationale. Ce lien direct entre la sollicitation des SDIS et l’activité touristique est parfaitement illustré par les données du Ministère de l’Intérieur sur l’activité des SDIS. Les départements où le nombre d’interventions rapporté au nombre d’habitants excède significativement la moyenne nationale sont très majoritairement des territoires accueillant un large volume de touristes chaque année. Prendre en compte les impacts de l’activité touristique sur le modèle d’une taxe de séjour dédiée Afin d’éviter légitimement aux contribuables locaux d’avoir à supporter l’entièreté des aménagements relatifs à l’activité touristique, les communes et EPCI prélèvent une taxe de séjour, dont le montant est à leur discrétion au sein de bornes fixées par l’État. Ce modèle de fiscalité permet de mettre en adéquation les particularités de chaque territoire et ses recettes. Proposition : la taxe de séjour Sécurité civile Il s’agit dès lors par la présente proposition d’instaurer un mécanisme analogue à la taxe de séjour existante (permettant de financer les aménagements touristiques), en l’objet d’une taxe de séjour dite « Taxe Sécurité civile ». Cette dernière permettrait de doter les SDIS des ressources nécessaires à leur bon fonctionnement lors des périodes d’affluence sur leur zone et de garantir aux touristes un dispositif de secours efficace. Cette contribution permettra (i) d’augmenter les recettes des SDIS à l’échelle nationale puisque l’immense majorité (près de 80 %) des communes françaises appliquent aujourd’hui une taxe de séjour ; (ii) tout en tenant compte des spécificités de chaque territoire puisqu’elle reposera sur une assiette variant selon le nombre de nuitées de touristes par département. La proposition ci-après s’appuie sur le cadre existant (code des collectivités territoriales) en : – Réhaussant la taxe de séjour d’un montant modeste mais incompressible, dépendant du type d’hébergement fréquenté par le touriste (voir tableau infra) – Allouant les recettes supplémentaires au financement les SDIS des départements où se situent les communes/EPCI collectant la taxe (ou au financement de la BSPP pour les départements 75, 92, 93, 94). Les ressources supplémentaires pour les SDIS sont estimées à 170 millions d’euros, pour une augmentation moyenne de la taxe de séjour de 0,2 € par nuitée, principalement portée par les touristes fréquentant des établissements haut de gamme. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000921
Dossier : 921
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Date inconnue
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Cet amendement vise à préserver la capacité d’action des Départements face à la dégradation continue de leurs marges financières tout en renforçant l’attractivité touristique locale. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000922
Dossier : 922
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Date inconnue
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Cet amendement vise à supprimer les exonérations de taxe sur les conventions d’assurance (TSCA) dont bénéficient les secteurs maritime et aérien, afin d’instaurer un taux de 18 % sur leurs contrats d’assurance et ainsi renforcer le financement des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Il rétablit ainsi l’équité fiscale entre les modes de transport et encourage la transition vers des transports moins émetteurs, notamment le rail. Face à la multiplication des catastrophes liées au dérèglement climatique — comme les incendies dévastateurs qui ont mobilisé cet été plus de 2 000 femmes et hommes dans l’Aude, ou encore les inondations du Nord de la France — la pression exercée sur nos services de secours n’a jamais été aussi forte. Outre leurs missions traditionnelles de secours aux personnes, les SDIS sont de plus en plus sollicités pour répondre à des situations d’urgence climatique, mais aussi pour pallier les difficultés du système de santé, marqué par la pénurie médicale et la crise de l’hôpital public. Le fléchage de la TSCA vers les SDIS est ici justifié par le fait qu’aujourd’hui, les compagnies d’assurances sont les premières à bénéficier de l’intervention des SDIS dans la lutte face au réchauffement climatique et l’assistance aux personnes. Garantir un égal accès aux secours, partout sur le territoire, constitue une exigence fondamentale du pacte républicain. Les SDIS, souvent dernier service public disponible 24h/24 dans de nombreux territoires, doivent disposer de moyens financiers à la hauteur des enjeux. C’est une condition essentielle pour assurer la sécurité de nos concitoyens comme celle des sapeurs-pompiers, volontaires et professionnels. Cet amendement vise ainsi à préserver le modèle français de sécurité civile — unique en Europe — tout en lui donnant les outils nécessaires pour faire face à l’intensification des risques climatiques. Le principe de la « valeur du sauvé », aujourd’hui largement partagé y compris dans les travaux du Beauvau de la Sécurité civile, justifie que les compagnies d’assurance — principales bénéficiaires des interventions des SDIS — contribuent davantage à leur financement via la TSCA. Cette taxe, acquittée par les assureurs, alimente principalement les budgets départementaux, dont une part est reversée aux SDIS. Or, les départements, qui financent déjà environ 60 % du budget des SDIS (dont 20 % via la TSCA), disposent de marges de manœuvre de plus en plus limitées en raison de la perte de leur autonomie fiscale et de la hausse des dépenses liées à leurs compétences obligatoires (collèges, action sociale, transports, etc.). Face à l’urgence de renforcer durablement les moyens des SDIS, il est donc proposé d’augmenter significativement les recettes issues de la TSCA, en garantissant que ces ressources soient intégralement fléchées vers les services d’incendie et de secours. Cette mesure permettrait une hausse de 50 % des recettes issues de la TSCA pour les SDIS, soit environ +10 % de leur budget global. Cette réforme répond à une logique d’équité en mettant fin à plusieurs exemptions fiscales aujourd’hui injustifiées : · suppression des exonérations sur les contrats d’assurance des navires de commerce (hors pêche), des aéronefs et des poids lourds ; · non-prolongation de l’exonération sur les voitures électriques, déjà largement subventionnées par ailleurs ; · maintien du taux actuel pour les contrats couvrant les activités quotidiennes des Français (automobile, habitation, agriculture, industrie, etc.). Les recettes supplémentaires ainsi dégagées seront intégralement destinées aux SDIS, via les départements, afin de renforcer leurs capacités d’intervention et de préparation face aux défis climatiques à venir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000924
Dossier : 924
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Date inconnue
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Afin d’augmenter l’enveloppe globale et de maintenir un niveau suffisant de ressources pour leurs missions de sécurité civile, cet amendement prévoit un reversement supplémentaire de TSCA aux Départements. Il s’agirait d’un changement d’affectation, sans incidence sur les taux de taxe et donc sur les contrats d’assurance : une partie des recettes actuellement versée à la Caisse nationale des allocations familiales serait fléchée vers ces collectivités, pour un montant équivalent à environ 200 millions d’euros. Face aux défis du réchauffement climatique et de multiplication des risques, les services d’incendie et des secours sont de plus en plus sollicités et le seront encore davantage. Il est donc indispensable de faciliter et optimiser leur financement, assuré à hauteur de 60 % par les Départements. Ces derniers bénéficient au titre du financement des SDIS d’une fraction de taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), mais leur contribution est plus de deux fois supérieure aux montants ainsi perçus. Le programme P161 (mission sécurité – Sécurité civile), de son côté, prévoit une dotation de soutien à l’investissement des SDIS dont l’enveloppe n’est pas pérenne et ne permet, de ce fait, aucune projection. Il est prévu que le dispositif mis en place soit abrogé le dernier jour du 36ème mois qui suit l’entrée en vigueur de l’article de loi afin de respecter le domaine réservé des lois de financement de la sécurité sociale, qui comprend les allégements sociaux d’une durée égale ou supérieure à trois ans (2° du I de l’article LO. 111‑3-16 du code de la sécurité sociale). Pour faire face aux investissements à venir, les moyens doivent être augmentés, d’autant que les Départements font face à des difficultés financières majeures, subissant une chute de leurs recettes et une augmentation de leurs dépenses de solidarité. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000924
Dossier : 924
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Date inconnue
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Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000930
Dossier : 930
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Date inconnue
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Cet amendement permet de renforcer le dispositif dit CDHR en proposant de : – de retenir pour le calcul du seuil d’assujettissement le revenu fiscal de référence (RFR) déjà utilisé pour la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) ; – d’exclure la prise en compte des avantages fiscaux liés aux réductions et crédits d’impôt dans le calcul du taux effectif d’imposition ; – de supprimer les abattements forfaitaires liés à la situation de famille ; – d’ajuster le mécanisme de décote afin d’éviter les effets de seuil tout en assurant que la contribution s’applique effectivement à partir de 250 000 € de RFR pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. Il a été proposé en première lecture par Charles de Courson et été adopté par l’Assemblée. En nouvelle lecture il a également été adopté en commission des finances. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000931
Dossier : 931
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Date inconnue
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Cet amendement adopté en commission des finances permet de remédier à une faille présentée par l’article 750 ter du code général des impôts, relatif au champ d’application des DMTG. Cette faille permet aujourd’hui aux grandes fortunes de transmettre plusieurs millions d’euros de patrimoine financier à leurs petits-enfants de moins de 6 ans sans payer le moindre euro d’impôt, en s’expatriant seulement une année à l’étranger. Cet amendement fait suite à une question écrite adressée au Ministre de l’économie et des finances par la députée Christine Pirès Beaune le 25 mars 2025 et restée sans réponse. Le dernier alinéa de l’article 750 Ter du CGI stipule que les biens (meubles ou immeubles) non situés en France ne sont soumis aux DMTG que si le donataire ou l’héritier a résidé fiscalement en France au cours de six des dix dernières années. Concrètement, se présentent des cas d’évitement de l’impôt fréquents et mis en œuvre par des avocats fiscalistes et autres conseillers spécialisés, reposant sur le schéma suivant : – Un individu fortuné transfère sa résidence fiscale hors de France, généralement dans un pays ayant une fiscalité sur les donations très avantageuse (Belgique, Italie, Grande-Bretagne, Luxembourg, etc.) – Cet individu fait une donation de ce patrimoine à un ou des enfant(s) de moins de 6 ans résidant en France (généralement ses petits-enfants). – Le patrimoine transféré par ce biais est intégralement exonéré de DMTG, dans la mesure où le donateur ne réside pas fiscalement en France et où l’enfant de moins de 6 ans ne « comptabilise » pas six années de résidence fiscale en France Notamment eu égard au contexte budgétaire actuel, il est primordial d’accorder une attention particulière aux trous dans la raquette des impôts existants, cet amendement propose de gommer l’un d’entre eux en s’inspirant des dispositifs existants chez certains de nos voisins (Allemagne, Finlande) qui taxent les donations que le donateur ou le donataire soit résident de l’État, et ce sans condition d’antériorité de résidence. Cet amendement propose ainsi de supprimer le dispositif permettant d’exonérer de DMTG les actifs transférés par un donateur situé à l’étranger à un donataire ayant moins de six années parmi les dix dernières années de résidence fiscale en France. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 50 M€ par an et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000933
Dossier : 933
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Date inconnue
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Le présent article créé au Sénat par un amendement du Groupe Union centriste a pour objet de réorienter le dispositif du plan d’épargne retraite (PER) vers l’objectif prioritaire de financement de la retraite qui lui a été initialement assigné. Dans cet objectif, il supprime l’ensemble des avantages fiscaux accordés aux versements réalisés par le titulaire d’un PER à compter de l’âge de 70 ans. Le présent amendement, adopté en commission, complète ce dispositif d’alignement de la fiscalité du PER sur son essence (la constitution d’une épargne pour la retraite) en proposant de soumettre les sommes détenues dans les PER à l’impôt sur le revenu, selon le taux et le barème applicables au défunt au moment du décès, préalablement à toute application des droits de mutation à titre gratuit. Ce mécanisme conserve l’esprit du PER – encourager l’épargne de long terme et la constitution d’un complément de retraite – tout en supprimant le mécanisme d’optimisation successorale aujourd’hui ouvert. En effet il existe aujourd’hui une opportunité d’optimisation fiscale massive, consistant pour un détenteur du PER de le conserver jusqu’à son décès. Outre les abattements de DMTG (que cet amendement ne modifie pas), dans cette situation, aucun impôt sur le revenu n’est dû ni par le défunt ni par les héritiers sur le capital transmis, qui aura dès lors fait l’objet d’une exonération totale d’impôt sur le revenu. La mesure générerait une recette supplémentaire estimée à 200 millions d’euros par an pour l’État. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000936
Dossier : 936
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Date inconnue
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Le crédit d’impôt pour les services à la personne (CISAP) est la deuxième dépense fiscale la plus coûteuse pour les finances publiques avec un montant estimé à 7,21 milliards d’euros en 2025. Dans le souci de concilier la lutte contre le travail dissimulé et le redressement des comptes publics, cet amendement propose de réduire le coût du crédit d’impôt pour les services à la personne (CISAP) en abaissant les plafonds de dépenses éligibles. Il est actuellement fixé à 12 000 €. Abaissé à 10 000 €, il permettrait de réaliser une économie d’environ 110 millions d’euros d’après les chiffres qui ont été communiqués par la direction générale des finances publiques à la rapporteure spéciale de la mission Remboursements et dégrèvements. La diminution de ce plafond impliquerait de réduire en parallèle les plafonds de dépense pour la première année de recours au CISAP (13 000 € au lieu de 15 000 € actuellement). Pour chaque enfant à charge ou membre du foyer de plus de 65 ans, la majoration de 1 500 € demeurerait inchangée. Toutefois le plafond de 15 000 € (18 000 € la première année) de cumul de ces majorations serait également abaissé à 13 000 € (16 000 € la première année). Il est rappelé que seuls les ménages les plus aisés atteignent les plafonds en question. Enfin, l’auteure de l’amendement indique qu’un plafond global de 2 000 € pour les activités mentionnées à l’article D. 7233‑5 du code du travail (travaux de petit bricolage, assistance informatique et Internet à domicile, interventions de petits travaux de jardinage des particuliers) à la place des trois plafonds respectifs 500 €, 3 000 € et 5 000 € permettrait une économie de 200 millions d’euros. Cette mesure relèverait toutefois du pouvoir réglementaire. L’amendement, adopté en commission, engendre un surcroît de recettes estimé à 150 M€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros". |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000937
Dossier : 937
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Date inconnue
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Cet amendement vise à générer des recettes supplémentaires pour les finances publiques. Il se présente ainsi comme une exception à la règle de l’entonnoir, justifiée par la détérioration des comptes publics. En premier lieu, l’assiette de la taxe demeure trop étroite. Comme l’a souligné le Rapport d’information sur l’application de la loi fiscale (RALF 2025) présenté par M. Charles de Courson, alors Rapporteur général, la TTF reste « centrée sur un nombre restreint de titres et d’opérations » et ne couvre pas les transactions intraday, qui représentent pourtant une part importante des volumes échangés sur les marchés financiers. L’élargissement de l’assiette aux opérations intraday ainsi qu’aux dérivés d’actions — à l’exclusion des instruments de couverture et avec une exonération ciblée pour les apporteurs de liquidité — permettra de mieux capter la valeur créée par les acteurs de marché à haute fréquence et d’accroître significativement le rendement de la taxe. En second lieu, le taux nominal évolue afin de passer de 0,4% à 0,5% et ainsi de créer de nouvelles recettes. Enfin, le recouvrement de la taxe par Euroclear — dispositif historiquement dérogatoire — a été pointé par le Rapporteur général comme présentant « des limites en matière de transparence et de contrôle fiscal » et appelant à « des améliorations substantielles ». La recentralisation de ce recouvrement par la DGFiP, sur la base des registres RDT2 tenus conformément au règlement européen MiFIR, permettra une collecte exhaustive et automatisée, améliorant à la fois la fiabilité des recettes et la capacité de contrôle de l’État. L’ensemble de ces mesures — élargissement de l’assiette, hausse du taux à 0,5 % et recentralisation du recouvrement — répond à un double impératif : moderniser et sécuriser la TTF, et renforcer son rendement et sa légitimité au service de l’intérêt général. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000939
Dossier : 939
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Date inconnue
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Alors même que les politiques fiscales ont jusqu’alors échoué à réduire efficacement la prévalence tabagique en France, les sachets de nicotine sans tabac, consommés par 1,4 million de citoyens en Europe, représentent une alternative crédible à la cigarette traditionnelle. L’exemple suédois est éclairant : grâce à l’usage encadré des alternatives à la cigarette, ce pays affiche un taux de prévalence tabagique de 5,6%, soit le plus bas de l’Union européenne. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000094
Dossier : 94
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe parlementaire La France Insoumise s’oppose à la suppression de l’allocation adulte handicapé (AAH) pour les personnes détenues. Cet article rattaché, issu d'un amendement de la droite, vient transposer dans la loi les orientations budgétaires du Gouvernement concernant la suppression de l'AAH pour les personnes détenues. L’AAH dont bénéficient les détenus est déjà minorée à 30% de son montant initial, sauf pour les détenus allocataires avec enfant à charge, ascendant à charge ou conjoint/concubin non-travaillant. Les bénéficiaires de l’AAH sont souvent en incapacité de travailler, et les détenus ne font pas exception. Sauf que le coût de la vie en prison n’est pas nul, avoir un apport sur son compte est nécessaire pour cantiner et s’acheter de quoi faire sa lessive, utiliser une plaque de cuisson, un frigo ou tout simplement maintenir un lien social et faire des démarches administratives et juridiques en téléphonant, ce qui coûte jusqu’à 110 euros par mois en moyenne pour 20 min d’appel quotidien. Ainsi, l’Observatoire International des Prisons rappelle que les personnes incarcérées considérées en pauvreté carcérale sont dans des situations de grande vulnérabilité puisque les autres détenus peuvent profiter de leurs avantages pour faire du chantage. Dans le cas des personnes détenues et en situation de handicap, leur position est déjà plus vulnérable du fait du manque d’autonomie personnelle et de la dépendance aux autres, et cette mesure ne va que l’aggraver. Cette attaque fondamentale aux droits des personnes détenues allocataires de l’AAH survient alors que le handicap des détenus est une préoccupation inexistante. Nous considérons de manière générale que les personnes en situation de handicap n'ont pas leur place en détention. La France est régulièrement condamnée par des juridictions internationales pour traitements inhumains et dégradants en prison, elle l’a été en 2013, 2016, 2020, 2023 et 2024 par la Cour Européenne des droits de l’Homme. En effet, les conditions de détention sont indignes imposent aux détenus la surpopulation dont les taux atteignent 200% dans plusieurs établissements, l’insalubrité, la vétusté, les matelas à même le sol, les pratiques de fouille intégrales, résultats de la politique répressive des gouvernements successifs. C’est pourquoi le présent amendement du groupe parlementaire La France Insoumise vise donc à supprimer cet article 79 bis B. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000947
Dossier : 947
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Date inconnue
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Le présent amendement permet la création d’un crédit d’impôt d’accompagnement à la transmission. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000948
Dossier : 948
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réintégrer les dépenses liées aux brevets et de certificats d’obtention végétale dans l’assiette ducrédit d’impôt recherche (CIR). |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000949
Dossier : 949
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à réintégrer les dépenses liées aux brevets dans l’assiette du crédit d’impôt recherche (CIR). |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000949
Dossier : 949
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Date inconnue
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Aujourd’hui, l’électricité est nettement plus taxée que le gaz, alors qu’elle est produite sur le territoire national grâce à nos filières nucléaires et renouvelables, tandis que le gaz est essentiellement importé et fossile. Pour les ménages, la fraction d’accise sur l’électricité est deux fois plus élevée que celle sur le gaz (29,98 €/MWh contre 15,43 €/MWh, sans tenir compte de la TVA qui alourdit encore cette différence). La politique fiscale n’apparait donc pas cohérente avec la stratégie française de sortie des énergies fossiles : elle n’envoie pas les bons signaux aux consommateurs, en particulier pour leurs choix en matière d’équipements de chauffage, et pénalise ainsi l’atteinte de nos objectifs en matière de souveraineté et de climat. D’après les derniers chiffres-clés publiés par le ministère chargé de l’énergie, la facture gazière de la France s’est ainsi élevée à 17,4 milliards d’euros en 2024 ; elle reste supérieure à son niveau d’avant-crise malgré la baisse des importations nettes de gaz naturel. Le présent amendement vise à mettre fin à cette incohérence. Une trajectoire de révision progressive des taxes sur les énergies de chauffage doit être engagée de façon transparente afin d’apporter de la visibilité aux ménages, aux collectivités et aux entreprises. amendement suggéré par EDF |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000095
Dossier : 95
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vient appliquer la taxe carbone à l’ensemble des yachts qui viennent émettre dans l’espace maritime français. Les yachts incarnent l’injustice climatique. Privilège appartenant aux plus riches de ce monde, la plaisance à bord d’un yacht constitue une activité désastreuse d’un point de vue environnemental. Ainsi, la seule flotte des 300 plus gros superyachts en activité émet chaque année près de 285 000 tonnes de dioxyde de carbone, soit autant qu’un pays comme le Belize, ou encore 57 000 Français ! Ce seul chiffre devrait nous tous et toutes alerter : il devient prioritaire de réguler un capitalisme de luxe devenu un danger pour le bien commun planétaire. Parce qu’avec 10,2 millions de kilomètre carré, la France dispose du deuxième territoire maritime mondial, nous avons un rôle clef à jouer dans la promotion internationale de l’application du droit en mar. Ici, il s’agit de promouvoir une fiscalité plus juste, capable de cibler les plus riches et les plus gros pollueurs, pour en faire bénéficier la bifurcation écologique. En plus d’abonder les recettes de l’État, cette taxe, concentrée de par sa construction sur les ultra-riches et sur les holdings qu’ils possèdent, permettra de financer la protection de nos ressources maritimes et de nos fonds marins, aujourd’hui victimes de l’intensification de la pêche et du réchauffement climatique. La taxe prévue applique un tarif proportionnel aux émissions de CO2 tous les yachts traversant l’espace maritime français, qu’ils soient immatriculés en France ou non, qu’ils fassent escale ou non. Sont exemptés les navires assurant des missions de service public, les bâtiments militaires, ainsi que les navires de transport de marchandises, bien que ces derniers méritent également d’être pris en considération à l’avenir. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000951
Dossier : 951
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement a pour objectif la création d’une taxe sur les produits électroniques grand public, dans le but de financer un fonds de mobilisation départementale pour les jeunes en souffrance psychologique. Considérant l’augmentation préoccupante des troubles psychiques chez les jeunes, il est devenu impératif de renforcer les moyens alloués à leur prise en charge. En effet, un jeune sur sept âgé de 10 à 19 ans souffrant d’un trouble mental, et la moitié des troubles apparaissant avant l’âge de 14 ans, il est nécessaire de proposer une intervention précoce et adaptée. Les départements jouent un rôle central dans l’accompagnement, la prévention et la coordination des soins pour ces jeunes en souffrance psychologique. Toutefois, ils font face à des contraintes budgétaires limitant leur capacité d’action. Cet amendement crée une taxe dédiée sur la mise à la consommation de produits électroniques grand public, tels que les téléphones, ordinateurs et autres équipements numériques, au taux de 1 % du prix hors taxe. Cette taxe, due dès la première mise sur le marché national, permettra de dégager des ressources stables et pérennes. Les recettes ainsi générées seront intégralement affectées au « Fonds de mobilisation départementale pour les jeunes en souffrance psychologique », institué par un autre amendement. Ce fonds a pour objet de soutenir les départements dans le développement d’actions concrètes de prévention, d’accompagnement et de soins à destination des jeunes en situation de souffrance psychologique. La création de cette taxe permet donc de garantir un financement dédié et sécurisé, tout en assurant un lien direct entre la solidarité nationale et l’action locale. Elle offre aux départements les moyens d’agir efficacement pour améliorer la santé mentale des jeunes, enjeu essentiel pour la cohésion sociale et la prévention des situations de crise. Tel est l’objet du présent amendement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000952
Dossier : 952
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Date inconnue
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Cet amendement propose la création d’un fonds de dotation doté de 200 millions d’euros, alimenté par un prélèvement sur les recettes de l’État, afin de soutenir durablement les départements dans leurs missions d’accompagnement des jeunes en souffrance psychologique. L’enfance et l’adolescence sont des périodes structurantes de la vie d’un être humain, mais également des périodes durant lesquelles se déclenchent les premiers troubles relatifs à la santé mentale. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un jeune âgé de 10 à 19 ans sur sept souffre d’un trouble mental (soit 13% sur cette tranche d’âge). Sachant que la moitié des troubles mentaux apparaissent avant l’âge de 14 ans (comme le rappelle Santé publique France) il est absolument urgent de renforcer les dispositifs d’accompagnement et de prévention en santé mentale à destination des enfants et adolescents. Les départements, en tant que collectivités chargées les acteurs de proximité essentiels pour coordonner les actions, assurer le suivi des jeunes en souffrance et organiser des parcours de prise en charge intégrés, grâce à leur connaissance fine des ressources locales et des besoins spécifiques. En tant que collectivités chargées de la protection de l’enfance, les départements semblent être l’échelon de destination pertinent du fonds créé par cet amendement. En assurant une dotation stable et pérenne, ce dispositif vise à réduire les inégalités territoriales d’accès aux soins, améliorer la détection précoce des troubles, diminuer le recours excessif aux médicaments et limiter le recours aux urgences psychiatriques. Il prévoit également un cadre rigoureux de gestion, avec une répartition équitable des crédits selon les besoins locaux. Par cet engagement financier fort, l’État affirme sa responsabilité solidaire tout en renforçant l’efficacité des politiques départementales, contribuant ainsi à mieux protéger la santé mentale des jeunes générations, facteur déterminant de cohésion sociale et d’inclusion durable. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000952
Dossier : 952
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à reprendre le dispositif de laproposition de loi enregistrée le 14 octobre 2025, visant à limiter la vacance des locaux commerciaux. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000953
Dossier : 953
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Date inconnue
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Cet amendement, présenté par le Groupe Socialistes et apparentés propose de rétablir l’ISF, en lieu et place de l’IFI, dans les moutures qui prévalait avant l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. Afin de remédier au principal défaut de cet impôt, l’exclusion des biens professionnels, il est proposé d’inclure ces derniers à l’assiette de l’imposition mais en faisant l’objet d’un taux réduit, d’environ un quart du taux plein portant sur le reste du patrimoine et selon un barème très progressif, exonérant les entreprises dont la valeur est inférieure à 50 millions d’euros, et avec un taux marginal allant jusqu’à 0,25 % pour la tranche supérieure à 200 millions d’euros. Concomitamment, il est proposé de revenir sur l’effacement des plus-value-latentes opéré lors d’une succession. Ces dernières seraient malgré tout imposées sur un barème inférieur à celui en vigueur dans le cas de la réalisation des plus-values du vivant. Le barème ainsi calibré exonère complètement d’effort 70 % des français, le rendement de la mesure reposant pour 90 % sur les « héritage dorés » du haut de la pyramide des richesses. "L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 6 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros" |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000954
Dossier : 954
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Date inconnue
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Le présent amendement vise à porter de 3 % à 6 % le taux prévu à l’article L. 453‑70 du code des impositions sur les biens et services dite « Taxe GAFAM », afin de renforcer la contribution des grandes entreprises numériques à l’effort collectif. La taxe sur les services numériques (TSN) vise précisément les grandes entreprises du numérique, souvent désignées sous le terme de « GAFAM ». Ces entreprises tirent d’importants revenus de leurs activités sur le territoire national tout en contribuant de manière limitée au financement des services publics. Par des mécanismes d’optimisation fiscale, une part importante de leurs profits est transférée vers d’autres juridictions à fiscalité réduite, ce qui crée une distorsion de concurrence avec les entreprises nationales et prive l’État de ressources légitimes. Dans un contexte de forte contrainte budgétaire et de besoin de financement accru des services publics, il est nécessaire que les acteurs économiques les plus profitables, notamment dans le secteur numérique, participent à hauteur de leurs capacités. Cette mesure vise donc à rétablir davantage d’équité fiscale et à mobiliser de nouvelles recettes sans peser sur les ménages ou les PME. L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 0,8 Md€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000955
Dossier : 955
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Date inconnue
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Cet amendement des députés Socialistes et apparentés, porté par le groupe SER au Sénat, vise à proposer un calendrier régulier d’abaissement du seuil de déclenchement du malus poids, à raison de 50kg par an, sur 3 ans, en cohérence avec la philosophie de l’article 13 du projet de loi de finances. En effet, l’exposé des motifs du présent article explique que « En premier lieu, concernant les taxes sur les véhicules, le premier objectif poursuivi est de permettre à tous les acteurs concernés (constructeurs, gestionnaires de flottes, professionnels, particuliers) de disposer d’une visibilité sur trois années sur les barèmes des quatre principales taxes sur les véhicules de tourisme ». Malheureusement, cette visibilité sur trois ans n’est pas appliquée à la taxe sur la masse en ordre de marche, ce que vient corriger cet amendement. Concrètement : du point de vue des entreprises, cette proposition vise à engager une dynamique forte d’allègement du parc de voitures thermiques et hybrides vendues en France d’ici leur interdiction en 2035. Seule cette visibilité permet aux constructeurs automobiles d’adapter leur offre et leur développement en conséquence puisque le temps de développement d’un modèle est aujourd’hui généralement de 3 à 4 années ;du point de vue des politiques environnementales, elle permettrait de générer des recettes fiscales propres à financer une transition écologique et sociale, notamment la politique de leasing social ; elle contribuerait à ce qu’émergent progressivement sur le marché des véhicules de plus en plus légers, et donc structurellement plus sobres, mais aussi plus accessibles pour les classes moyennes et les moins favorisées. Tel est l’objet de cet amendement, travaillé notamment à partir de propositions du WWF et de Transport et Environnement. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000956
Dossier : 956
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Date inconnue
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À l’occasion du troisième comité interministériel de l’enfance (CIE) du 20 novembre 2023, Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, entouré de la Première ministre Élisabeth Borne et de la secrétaire d’État chargée de l’Enfance, Charlotte Caubel, lançait le dispositif « scolarité protégée ». L’objectif de ce dispositif était de permettre un renforcement du lien entre éducation nationale et protection de l’enfance. Parmi les volontés du Gouvernement de l’époque, il avait été mis en lumière plusieurs éléments : – nécessité de simplification des mesures administratives ; – importance de la lutte contre le décrochage scolaire ; – mise en place d’entretiens personnalisés d’orientation à la fin du collège ; – désignation de référents pour coordonner les acteurs et limiter le risque de cumul des vulnérabilités. Cet amendement vise à demander au Gouvernement un rapport sur la mise en œuvre effective de ce dispositif. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000957
Dossier : 957
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Date inconnue
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Cet amendement des députés socialistes et apparentés propose de porter la taxe sur la distance parcourue sur le réseau autoroutier concédé de base à 9 € par 1 000 km, afin de faire contribuer davantage un secteur particulièrement rentable et d’augmenter les moyens financiers destinés aux infrastructures de transport. Cette hausse pourrait potentiellement rapporter 160 millions d’euros supplémentaires par an. La taxe sur la distance parcourue sur le réseau autoroutier concédé, recodifiée dans les articles L. 421‑175 à L. 421‑180 du CIBS, s’applique au nombre de kilomètres parcourus sur les autoroutes concédées et constitue une ressource de l’État depuis 2013. Le tarif unitaire, fixé à 7,32 € par 1 000 km, n’a jamais été réévalué malgré la hausse continue du trafic et les bénéfices importants des sociétés concessionnaires. "L’amendement engendre un surcroît de recettes estimé à 160 Millions d'€ et permet de tirer les conséquences de l’adoption de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025, qui dégrade l’équilibre financier du budget de l’État de plus de 6,6 milliards d’euros"
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000958
Dossier : 958
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Date inconnue
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Le plafond de la taxe affectée à l’ASTP a été fixé à 8,5 M€ dans le PLF 2026, très en-deçà de la prévision d’encaissement de la taxe par l’ASTP et inscrite dans le PLF 2026 (10 267 658 €). Ce plafond s’avère totalement insuffisant au regard du dynamisme de la collecte : en 2024, le plafond a été mordant de 715 k€. En 2025, malgré un rehaussement du plafond à 8,5 M€, il sera dépassé de près d’1 M€ avec une prévision de collecte de 9,6 M€. Dans l’éventualité où le plafond soit maintenu à 8,5 M€ en PLF 2026, l’écrêtement représenterait alors près de 2 M€. Le maintien à 8,5 M€ du plafond de la taxe sur la billetterie collectée par l’ASTP serait également profondément injuste, à plusieurs titres : - L’écrêtement de la taxe acquittée par / et affectée à la filière théâtrale privée représente une surtaxation pour ce secteur dont l’activité est fondée sur la prise de risque, et dont les capacités de marges sont à la fois réduites et très incertaines ; - Avec un plafond de 8,5 M€, ce serait ainsi près de 17% de la taxe collectée qui serait écrêtée en 2026 – là où l’écrêtement infligé au CNM serait de l’ordre de 3% ; - L’écrêtement est incompatible avec la notion de droit à reversement, qui permet à tout redevable de récupérer 65% de la taxe acquittée. Ainsi, l’écrêtement prévisionnel de 1,77 M€ en PLF 2026 coûterait en réalité 2,92 M€ à l’ASTP.
Par conséquent, la fixation de ce plafond à 8,5 M€ porte atteinte à la soutenabilité de l’ASTP¸ dans un contexte où l’association vient d’achever une double réforme structurante, dans les délais impartis par les pouvoirs publics : après la refonte de sa gouvernance, elle vient d’achever la remise à plat de ses régimes de soutien économique. Les nouvelles aides de l’ASTP sont ainsi entrées en vigueur au 1er janvier 2026. Ces réformes structurelles vont se traduire, dès début 2026, par un élargissement de ses actions et de ses bénéficiaires.
Or, le renforcement des missions de l’ASTP au bénéfice de l’ensemble des acteurs de la filière sur tout le territoire français va générer un besoin de moyens nouveaux. Avec ce niveau de plafond trop limité, le soutien développé par l’ASTP ne sera pas en mesure de répondre aux besoins liés à la dynamique de l’activité, alors même que la ressource fiscale qui l’abonde l’est directement.
Dans le contexte budgétaire contraint actuel, le rehaussement du plafond de la taxe collectée par l’ASTP à 9,5 M€ est vertueux, en ce qu’il permettrait d’autofinancer l’élargissement et le renforcement de ses actions au bénéfice de tous les acteurs de la filière théâtrale privée.
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000096
Dossier : 96
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe LFI vient reconduire la surtaxe sur les entreprises qui ont recours à la niche tonnage, et assurer que cette surtaxe soit assurée au niveau d’un groupe d’entreprises non de chaque filiale. Alors que les services publics subissent les saignées des coupes budgétaires macronistes, le Gouvernement a opportunément oublié de reconduire cette surtaxe. CMA-CGM va ainsi pouvoir continuer à éviter de participer au budget français. Par ailleurs, la construction de la taxe visait déjà des évitement avec le calcul d’atteinte du seuil par entreprises et non par groupe. Nous corrigeons donc cette faille béante au milieu du dispositif. Pour que la France puisse redevenir une démocratie sociale, chacun doit contribuer à la hauteur de ses moyens. Même s’il possède BFM et est l’ami de Monsieur Macron. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000961
Dossier : 961
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000962
Dossier : 962
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Date inconnue
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Amendement rédactionnel. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000966
Dossier : 966
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Date inconnue
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Les bénévoles jouent un rôle majeur dans des millions d'associations existant en France. Engagés, dévoués et acharnés, les bénévoles servent des projets au service de la justice sociale, de la solidarité, de la protection des plus fragiles, ou en contribuant à la vie culturelle, civique et sportive dans les territoires. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000967
Dossier : 967
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Date inconnue
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Le présent amendement a pour objet de demander au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport évaluant l’importance des carences en matière de gestion et de prévention des aléas climatiques sur les biens d’habitation et les locaux professionnels dans les territoires ultramarins. Il s’agit d’un amendement d’appel destiné à mettre en lumière les enjeux d’assurabilité des territoires ultramarins, notamment face aux catastrophes naturelles. Dans le contexte des derniers évènements climatiques majeurs qui ont frappé plusieurs territoires ultramarins, le désengagement de la part de certains assureurs français de la couverture des dommages aux biens est devenu une réalité qu’il n’est plus possible de nier. Dans une tribune publiée le 31 juillet 2025 dans Les Échos, la Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurance (agéa), la Fédération des entreprises des outre-mer (FEDOM), le président de la délégation outre-mer de l’Assemblée nationale et la présidente de la délégation sénatoriale aux outre-mer alertaient sur la crise assurantielle en cours dans de nombreux territoires ultramarins, en particulier s’agissant de la couverture des biens à usage professionnel. En effet, si les problèmes d’assurance et de réassurance en outre-mer sont anciennes, la multiplication récente des évènements climatiques et des situations d’émeutes a créé une prise de conscience pour les assureurs en place que ces régions n’étaient plus rentables, entraînant un risque accru de retrait et hypothéquant ainsi l’avenir économique et social des territoires d’outre-mer. Cependant, les services de l’État ne semblent pas disposer de données relatives au taux de couverture assurantielle des biens particuliers et professionnels en outre-mer. D’ailleurs, le rapport de mission sur l’assurabilité des risques climatiques, conduit par Monsieur Thierry Langreney, ne mentionne pas les difficultés d’assurance des biens dans ces régions. Face à cette situation, le risque est de laisser les compatriotes ultramarins sans solution assurantielle pour les prochaines années. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000097
Dossier : 97
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Date inconnue
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Cet amendement du groupe parlement LFI prévoit une réforme globale des droits de succession : la mise en place d’un barème plus progressif d’imposition sur l’héritage, le relèvement de l'abattement sur les droits de succession, et la comptabilisation d'un héritage perçu tout au long de la vie, plutôt que réinitialisé tous les 15 ans pour permettre aux plus riches de se soustraire à l'impôt. Par l'application de cette réforme, tous les héritages en dessous de 550 000€ seront gagnants. Le néolibéralisme défendu par les macronistes a fait de la France une société d’héritiers. Jamais, depuis le XIXe siècle, le patrimoine n’aura joué un rôle si central dans la constitution des fortunes et des trajectoires sociales. Le Conseil d’analyse économique (CAE) estime que le flux total des transmissions patrimoniales annuel représente désormais plus de 15 % du PIB, soit 300 milliards d’euros. Comme l’avance une note de la Fondation Jean Jaurès de septembre 2025, la mobilité sociale devient quasi inexistante dans une société où les inégalités patrimoniales sont si prégnantes. L’héritage, à contrario, constitue un élément déterminant dans des trajectoires sociales. Aujourd’hui, les inégalités de patrimoines entachent la promesse de l’égalité républicaine : les 10 % les plus riches détiennent près de la moitié du patrimoine national (47,1 %, selon l’INSEE). Cette situation est aggravée par l’inacceptable concentration du patrimoine dans notre pays. La part des 1 % des fortunes les plus élevées dans le patrimoine total est passée de 16,1 % à 27,2 % entre 1985 et 2023. C’est une tendance lourde : chaque année cette part détenue augmente de 0,3% à 0 ,9%, et cette tendance ne sera pas endiguée sans changement de cap économique. Or, l’impôt sur les successions est aujourd’hui inefficace à mettre un terme à cette concentration renforcée. Son assiette est mitée par d’innombrables exonérations (sur l’assurance-vie, donations en nue-propriété avec réserve d’usufruit, les Pactes Dutreil…) qui nuisent à sa progressivité. Ainsi, si la fiscalité sur les transmissions affiche des taux qui peuvent sembler élevés, le taux effectif d’imposition est en réalité très faible : les 0.1% plus riches, qui reçoivent environ 13 millions d’euros de transmission ne paient qu’à peine 10% de droits de succession sur l’ensemble du patrimoine hérité, très loin du taux marginal de 45% affiché par le barème au-delà d’1.8 million. Olivier Blanchard, ex-économiste en chef du Fonds monétaire international, et Jean Tirole, Prix Nobel d’économie, estimaient ainsi que « l’impôt sur les successions ne joue pas le rôle qu’il pourrait jouer dans l’amélioration de l’égalité des chances » Résultat, la fortune héritée représente désormais 60 % du patrimoine total contre 35 % en moyenne au début des années 1970. Cette tendance, commune à tous les pays développés, est particulièrement forte en France. Pourtant, un impôt efficace et progressif sur les successions serait de nature à rapporter beaucoup aux finances de l’État et à nos services publics : ce sont plus de 10 milliards qui viendraient s’ajouter au rendement actuel des DMTG. Nous devons réformer l’impôt sur les successions pour le rendre plus juste et efficace. Il est nécessaire d’agir pour éviter que la France ne devienne une société à deux vitesses, où la naissance octroi un titre de quasi-noblesse, avec ses privilèges et son patrimoine. Nous souhaitons, d’autre part, mettre en place un héritage maximum, de 12 millions d’euros, soit plus de 700 années de SMIC. Les recettes permises par cette réforme de la fiscalité de l’héritage permettront de financer les grands enjeux de notre siècle, et en particulier la bifurcation écologique dont notre pays a tant besoin. Alors que les libéraux aiment mythifier la prétendue hostilité des citoyens aux droits de succession, ils oublient de préciser que cette hostilité cesse dès lors qu’il s’agit d’imposer justement les plus fortunés, soit précisément ce que nous proposons avec cet amendement : 60% des Français se montrent favorables à une taxation plus forte des héritages les plus élevés (sondage réalisé par Verian pour Oxfam France). Il est grand temps d’agir pour mettre un terme à la société d’héritier qui se construit devant nous, et où des dynasties bourgeoises se consolident, comme à l’époque des « illusions perdues » de Balzac. Par ailleurs, chacun.e peut aller tester l'application de ce barème sur sa situation sur https://impots.lafranceinsoumise.fr/heritage |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000098
Dossier : 98
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Date inconnue
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Cet amendement de repli du groupe LFI vient pérenniser la surtaxe tonnage, opportunément oubliée par le Gouvernement dans ce PLF qui pourtant reconduit la surtaxe d’impôt sur les sociétés. Les impôts ont vocation à faire contribuer chacun en fonction de ses moyens pour financer l’action publique, et pas à permettre à Monsieur Saadé de constituer un empire médiatique lui permettant de renvoyer l’ascenseur à son ami à l’Élysée. CMA-CGM doit en conséquence cesser d’échapper à l’impôt. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000981
Dossier : 981
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Date inconnue
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L’article L. 213‑11‑12‑1 oblige les entreprises de négoce agricole à payer avant le 30 juin de chaque année un acompte de 40 % du montant des redevances pour pollutions diffuses (RPD). Ces dernières sont chargées de la collecte de ses redevances auprès des agriculteurs qui sont leurs clients. Or, le paiement de cet acompte, qui est calculé sur la base des années antérieures, a pour conséquence de venir amputer la trésorerie des entreprises de négoce puisqu’elles doivent avancer le montant des redevances avant d’être elle-même payées par les agriculteurs. Cette situation est d’autant plus préoccupante dans le contexte actuel marqué, d’une part par la remontée des taux de la RPD du fait de l’indexation automatique de l’inflation et, d’autre part, du fait de l’augmentation du risque accrue d’impayés liés aux difficultés que rencontrent les agriculteurs dans leur activité. Cet amendement propose de supprimer l’acompte de 40 %. Le présent amendement a été travaillé avec Négoa. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000982
Dossier : 982
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Date inconnue
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Cet amendement prévoit de lutter contre les héritages dorés grâce à la mise en place de différentes mesures : La mise en place du flux successoral tout au long de la vie qui assoit les droits de successions et de donations sur l’ensemble des sommes perçues tout au long de la vie et ce par toute personne. Ce dispositif permet d’une part d’éviter les mécanismes d’évitement basés sur la multiplication des donations de différents ascendants et, d’autres part, d’alléger la fiscalité pour les successions en lignes indirectes La suppression de la niche fiscale de l’assurance-vie, qui entrerait de plein droit dans l’actif successoral Cette nouvelle mesure fiscale constitue une exception à la règle de l’entonnoir, en générant des recettes supplémentaires dans la limite de la dégradation du solde résultant de l’examen et de l’adoption du PLFSS pour 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000983
Dossier : 983
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Date inconnue
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Cet amendement vise à renforcer l'assiette de la taxe sur les rachats d'actions. En conséquence, il prévoit de diviser son taux par deux. Cette nouvelle mesure fiscale constitue une exception à la règle de l’entonnoir, en générant des recettes supplémentaires dans la limite de la dégradation du solde résultant de l’examen et de l’adoption du PLFSS pour 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000985
Dossier : 985
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Date inconnue
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Cet amendement vise la suppression du prélèvement forfaitaire unique (PFU) afin de permettre une progressivité de l’impôt sur le capital. Cette nouvelle mesure fiscale constitue une exception à la règle de l’entonnoir, en générant des recettes supplémentaires dans la limite de la dégradation du solde résultant de l’examen et de l’adoption du PLFSS pour 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000987
Dossier : 987
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Date inconnue
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Le dispositif « Jeune docteur » du Crédit Impôt Recherche (CIR) est un dispositif qui a fait ses preuves et qui permet aux entreprises, notamment aux start-ups et PME innovantes d'embaucher des talents de haut niveau au service de l'innovation. C'est un lien humain essentiel entre recherche publique et entreprises privées. Le supprimer, c’est freiner l’intégration des jeunes docteurs dans le monde professionnel et affaiblir notre compétitivité technologique. Il faut soutenir notre recherche, il faut soutenir notre innovation, elles sont les conditions nécessaires de notre prospérité future et de notre capacité à maîtriser notre destin et porter nos valeurs dans ce monde de compétition technologique effrénée avec les Etats-Unis et la Chine. Il faut accélérer nos efforts sur l'innovation et non décélérer. Le dispositif jeune docteur avait été mis en place pour favoriser le recrutement en contrat à durée indéterminée (CDI) des titulaires d’un doctorat de recherche dans les entreprises privées (pour les docteurs n’ayant jamais été embauchés en CDI). Le dispositif « Jeune docteur » permettait donc aux entreprises qui proposaient un premier CDI à un docteur de disposer d’un CIR avantageux durant les 24 premiers mois suivant l’embauche. Le présent amendement propose de rétablir ce dispositif qui a été supprimé dans la loi de finances pour 2025, dans une version de repli de compromis qui a été adopté par l'Assemblée nationale lors de l'examen de première lecture du PLF 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000988
Dossier : 988
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Date inconnue
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Cet amendement adopté en première lecture à l'Assemblée nationale propose de porter de 3 % à 6 % le taux de la taxe sur les services numériques, dite taxe « GAFAM ». Cette mesure vise à assurer une contribution plus juste des grandes plateformes numériques au financement des politiques publiques françaises. Par ailleurs, il relève le seuil de taxation au niveau mondial à hauteur de 2 milliards d’euros. La France a instauré cette taxe en 2019 pour remédier à l’inégalité fiscale entre les entreprises du numérique, souvent étrangères, et les acteurs économiques soumis à l’impôt sur le territoire. Son rendement, d’environ 700 millions d’euros en 2024, demeure sans rapport avec les profits réalisés en France par les grands groupes du secteur. Le doublement du taux constitue une réponse proportionnée aux tarifs douaniers décidés par les États-Unis à l’encontre de produits français, en réaction à la taxe actuelle. Il s’agit d’un acte de souveraineté fiscale, affirmant la capacité de la France à déterminer librement son régime d’imposition, sans céder à des pressions commerciales extérieures. Cette mesure s’inscrit dans l’attente de la mise en œuvre du dispositif multilatéral de taxation des grandes entreprises numériques prévu par l’OCDE. D’ici là, la France assume la responsabilité de défendre une fiscalité équitable, fondée sur le principe que les bénéfices tirés du marché français doivent y être imposés. Le surplus de recettes attendu contribuera à la souveraineté numérique et à la consolidation des finances publiques, sans peser sur les ménages ni sur les entreprises nationales. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000988
Dossier : 988
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Non renseignée
Date inconnue
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Le présent amendement apporte une modification technique à l’article 199 sexdecies du code général des impôts (CGI) relatif au crédit d’impôt en faveur des services à la personne, afin de clarifier le traitement des services fournis à l’extérieur du domicile du contribuable, éligibles au crédit d’impôt lorsqu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à son domicile. Par sa décision n° 442046 du 30 novembre 2020, le Conseil d’État a annulé les commentaires administratifs, référencés BOI-IR-RICI-150‑10 (§ 80), qui admettaient que des prestations de services réalisées à l’extérieur du domicile du contribuable soient éligibles au crédit d’impôt en faveur des services à la personne, en principe réservé aux services fournis au domicile du contribuable, dès lors que ces prestations étaient comprises dans une offre incluant un ensemble d’activités effectuées au domicile. L’article 3 de la loi n° 2021‑1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022 a rétabli, dès l’imposition des revenus de l’année 2021, le champ antérieur à la décision des services éligibles au crédit d’impôt, en inscrivant dans la loi les commentaires administratifs annulés. Ainsi, le crédit d’impôt est applicable aux services mentionnés aux 2°, 4° et 5° du I et aux 8° à 10°, 15°, 16°, 18° et 19° du II de l’article D. 7231‑1 du code du travail dès lors qu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence. Le présent amendement précise que la notion d’ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence s’entend de services fournis au contribuable par un même salarié, association, entreprise ou organisme. Il prévoit par ailleurs que les services éligibles fournis à l’extérieur du domicile, lorsqu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activités effectuées à la résidence, n’ouvrent droit au crédit d’impôt que lorsque le montant annuel des dépenses engagées au titre des services éligibles fournis à l’extérieur du domicile n’excède pas, pour chaque ensemble de services, le montant annuel des dépenses engagées au titre des services éligibles fournis au domicile. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000989
Dossier : 989
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Non renseignée
Date inconnue
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Cet amendement vise à faciliter la transmission intergénérationnelle des biens ruraux, aujourd’hui freinée par l’allongement de l’espérance de vie et les contraintes du régime fiscal applicable aux baux à long terme. Les exploitants agricoles héritent désormais de plus en plus tard : l’âge moyen auquel on reçoit un héritage dépasse aujourd’hui 50 ans. De nombreux agriculteurs se retrouvent ainsi à hériter à un moment de leur vie où ils sont eux-mêmes en âge de transmettre leur patrimoine. Or, la législation actuelle sur les baux à long terme, qui vise à garantir la stabilité et la pérennité des exploitations agricoles, empêche ces transmissions successives. Les bénéficiaires de l’abattement fiscal lié à ces baux doivent en effet conserver les biens pendant une durée minimale de cinq ou dix- huit ans. Toute nouvelle donation avant l’expiration de ce délai entraîne la remise en cause de l’avantage fiscal. Cet amendement propose donc de permettre au bénéficiaire d’une première transmission de procéder à une nouvelle donation au profit de la génération suivante, sans perdre le bénéfice de l’abattement. L’obligation de conservation serait alors transférée au nouveau donataire. Cette évolution préserverait l’objectif du dispositif — assurer la continuité et la stabilité des exploitations agricoles — tout en favorisant la transmission progressive des terres et du patrimoine rural entre générations. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000099
Dossier : 99
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Date inconnue
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Par cet amendement, le groupe LFI souhaite supprimer la niche fiscale dont bénéficient les locations meublées, en particulier les locations touristiques de courte durée. Actuellement, les revenus tirés de ces locations relèvent du régime fiscal des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), qui leur accorde des abattements très favorables et permet de recourir à des mécanismes d’amortissement et de report de déficit. Ce biais fiscal a largement contribué au développement massif des locations touristiques depuis une décennie, facilité par les plateformes numériques. On estime aujourd’hui à plus d’un million le nombre de meublés touristiques en France. Ce phénomène aggrave une crise du logement déjà dramatique : 5 millions de jeunes adultes vivent encore chez leurs parents faute de logement, 12 % des étudiants renoncent à leurs études pour cette raison, et de nombreux Français sont contraints de se loger en camping ou en auberge de jeunesse. Dans le même temps, 10 % des ménages les plus riches détiennent 44 % du patrimoine immobilier, et 3,5 % des ménages concentrent la moitié des logements mis en location. Le régime BIC procure de copieux avantages par rapport aux locations nues, qui ne sont aujourd’hui plus justifiés. Extraire les locations meublées du régime des BIC permet de toucher les plus grands investisseurs qui n’ont pas recours au micro-foncier, mais plutôt au régime réel. Enfin, si modifier le micro-régime était essentiel, se cantonner à cette mesure reviendrait à créer une inégalité de traitement entre des loueurs occasionnels percevant des revenus limités et des loueurs professionnels profitant d’amortissements sur l’ensemble de leurs biens et de reports de leurs déficits sur plusieurs années. Plusieurs rapports publics convergent depuis plus de 15 ans pour dénoncer cette distorsion : Conseil des prélèvements obligatoires (2018), IGF et CGEDD (2016, 2022), rapports parlementaires (2008, 2022, 2023). La suppression de cette niche fiscale s’impose donc, non seulement pour rétablir la justice fiscale, mais aussi pour enrayer l’« airbnbisation » du logement et réorienter les biens vers le marché locatif traditionnel. Compte tenu de l’impact néfaste du logement touristique meublé sur les niveaux de loyers et de la nécessité absolue de répondre aux besoins des citoyens en termes d’offre de logement public, cet amendement donc de supprimer tout abattement fiscal pour les propriétaires de meublé touristique de courte durée. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000992
Dossier : 992
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Date inconnue
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À la suite des recommandations du rapport visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, le groupe Ensemble pour la République a fait adopter dans la loi de finances pour 2024 le dispositif d’IR-JEI Midy, de soutien à l’investissement des particuliers dans les PME innovantes qui œuvrent pour le plein emploi, la transition écologique, la souveraineté et la réindustrialisation. Pour renforcer de dispositif, il est proposé d’augmenter les plafonds d’investissement par particulier. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000993
Dossier : 993
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Date inconnue
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À la suite des recommandations du rapport visant à soutenir l’investissement dans les start-ups et les PME innovantes remis au Gouvernement en juin 2023, le groupe Renaissance a fait adopter dans la loi de finances pour 2024 le dispositif d’IR-JEI Midy, de soutien à l’investissement des particuliers dans les PME innovantes qui œuvrent pour le plein emploi, la transition écologique, la souveraineté et la réindustrialisation. Parmi ces PME innovantes, les jeunes entreprises d’innovation de rupture (JEIR), dont les innovations demandent davantage de moyens pour franchir les barrières technologiques dans des secteurs de pointe comme l’intelligence artificielle ou le quantique, doivent faire l’objet d’un soutien accru. Ainsi, pour soutenir la souveraineté technologique de la France, il est proposé d’allonger la durée des aides aux JEIR de 8 à 12 ans, pour toutes celles créées à partir du 1er janvier 2026. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000994
Dossier : 994
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Date inconnue
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Cet amendement vise à rétablir le dispositif Madelin pour les investissements indirects via des FCPI. L’objectif est de soutenir le financement de nos PME dans un contexte économique morose et à un coût très faible pour les finances publiques |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000994
Dossier : 994
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000995
Dossier : 995
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Date inconnue
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Depuis plusieurs années, les pouvoirs publics ont engagé un durcissement progressif du malus automobile, dans un objectif légitime de lutte contre les émissions de CO₂. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000995
Dossier : 995
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Date inconnue
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Cet amendement vise à défiscaliser les dons des grands-parents à enfant lorsqu'ils abondent un plan épargne retraite. Ce dispositif a vocation à accompagner le développement d'une part de capitalisation dans notre système de retraite et mieux orienter l’épargne des Français vers l’épargne de long terme pour investir dans la croissance de l’économie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000996
Dossier : 996
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Date inconnue
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Cet amendement vise à défiscaliser les dons des grands-parents à enfant lorsqu'ils abondent un plan épargne retraite. Ce dispositif a vocation à accompagner le développement d'une part de capitalisation dans notre système de retraite et mieux orienter l’épargne des Français vers l’épargne de long terme pour investir dans la croissance de l’économie. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000997
Dossier : 997
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Date inconnue
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Le présent amendement s’inscrit dans l’esprit du dispositif « Balladur » visant à relancer les transferts patrimoniaux entre générations pour faciliter l’accession des jeunes à la propriété. Sur le modèle de l’abattement qui permet aux parents de transmettre, une fois tous les 15 ans, 100 000 euros à leurs enfants, il prévoit un abattement temporaire au titre des dons de sommes d’argent consentis entre arrière-grands-parents et arrière-petits-enfants, grands-parents et petits- enfants et entre parents et enfants, au titre des donations de sommes d’argents jusqu’à 100 000 euros affectés à l’acquisition ou à la construction de la résidence principale, ou aux travaux de rénovation énergétique du logement principal. La mesure est conditionnée à l’affectation des biens immobiliers, transmis pour la primo-accession à la résidence principale, pour une durée d’au moins cinq ans. Concernant le coût de cette mesure, il est pris l’hypothèse que la dépense fiscale sera étalée dans le temps (45 ans), car la mesure anticipe les successions futures. Avec une hypothèse de 50 000 donations conclues sur 18 mois, la dépense fiscale est nulle en 2025, inférieure à 5‑10 M€ en 2026 et 2027 et de l’ordre de 5‑15 M€ par an en moyenne jusqu’à 2045. Le coût par logement est estimé entre 13 600 et 50 600 € en fonction du type de donateur. |
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AMANR5L17PO838901B2247P0D1N000997
Dossier : 997
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Date inconnue
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L’objectif de faire en sorte que le CPF conduise à une progression des actifs et de leur capacité à occuper un emploi n’est pas contestable. Il n’est cependant en aucun cas antinomique avec l’analyse qui peut être portée sur les permis du groupe lourd qui conditionnent à la fois la capacité à occuper un emploi et à évoluer professionnellement. En effet, les permis lourds C, D, CE sont fondamentalement (et souvent exclusivement) des permis à usage professionnel. De leur obtention dépend bien la capacité à occuper un emploi, et même des emplois différenciés au sein du groupe lourds. Il n’existe en conséquence pas de raison objective de procéder à une mise en cause, partielle ou totale, de leur éligibilité du CPF, et ce d'autant moins que le constat peut être fait que le CPF est très utilisé (1er financement des permis lourds) pour le passage des permis lourds. Pour ces raisons, les dispositions résultant des alinéas 3 à 9 de l’article 81, qui modifient l’article L6323-6 du Code du travail, du projet de loi de finances pour 2026 sont inadaptées à la situation de formation professionnelle des entreprises de transports routiers. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000998
Dossier : 998
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Date inconnue
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L’accession sociale à la propriété, qui vise à permettre aux ménages aux revenus modestes d’acheter leur résidence principale et de devenir propriétaire à des conditions avantageuses, semble aujourd’hui en panne : le taux de propriétaires occupants, de 57,4 % en 2022, ne progresse plus depuis dix ans, alors qu’environ 80 % des Français sont ou souhaitent devenir propriétaires de leur logement. Ainsi, malgré la difficulté croissante pour les ménages, notamment les plus modestes, d’obtenir des prêts bancaires, la propriété reste un objectif attractif pour de nombreux Français alors que le marché locatif ne peut absorber seul la forte augmentation de la demande. Pour répondre à cette urgence, le bail réel solidaire (BRS) est un dispositif prometteur, sous condition de ressources, qui permet de développer une offre de logements en accession sociale pérenne. En effet, ce dispositif permet à des ménages d’accéder à la propriété à des prix 30 à 50 % plus faibles que sur le marché. Afin d’accélérer le développement des BRS, le présent amendement adopté dans le cadre de l'examen du PLF pour 2026 en Séance publique, vise à élargir le champ des bénéficiaires pour permettre à davantage de ménages de pouvoir être éligibles à ce dispositif. Le décret concerné ne pourra pas fixer des plafonds de ressources inférieurs aux plafonds de ressources existants pour le LLI / Pinel. De facto le champ des bénéficiaires sera ainsi élargi. |
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AMANR5L17PO59048B2247P0D1N000999
Dossier : 999
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Date inconnue
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Cet amendement propose de porter de 3 % à 6 % le taux de la taxe sur les services numériques, dite taxe « GAFAM ». Cette mesure vise à assurer une contribution plus juste des grandes plateformes numériques au financement des politiques publiques françaises. Par ailleurs, il relève le seuil de taxation au niveau mondial à hauteur de 2 milliards d’euros. La France a instauré cette taxe en 2019 pour remédier à l’inégalité fiscale entre les entreprises du numérique, souvent étrangères, et les acteurs économiques soumis à l’impôt sur le territoire. Son rendement, d’environ 700 millions d’euros en 2024, demeure sans rapport avec les profits réalisés en France par les grands groupes du secteur. Le relèvement du taux constitue une réponse proportionnée aux tarifs douaniers décidés par les États-Unis à l’encontre de produits français, en réaction à la taxe actuelle. Il s’agit d’un acte de souveraineté fiscale, affirmant la capacité de la France à déterminer librement son régime d’imposition, sans céder à des pressions commerciales extérieures. Cette mesure s’inscrit dans l’attente de la mise en œuvre du dispositif multilatéral de taxation des grandes entreprises numériques prévu par l’OCDE. D’ici là, la France assume la responsabilité de défendre une fiscalité équitable, fondée sur le principe que les bénéfices tirés du marché français doivent y être imposés. Le surplus de recettes attendu contribuera à la souveraineté numérique et à la consolidation des finances publiques, sans peser sur les ménages ni sur les entreprises nationales. |